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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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6 août 2022 6 06 /08 /août /2022 14:49
«Macky SALL : après les législatives comment rebondir ?» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
J'accueille le résultat de ces législatives du 31 juillet 2022, tels qu'ils ont été proclamés de façon provisoire par la Commission électorale le 4 août 2022 (82 sièges pour la majorité, 80 sièges pour l'opposition et 3 sièges pour trois autres formations politiques), avec sérénité et une très grande satisfaction.
La joie et le soulagement se situent au niveau de la performance et l’exemplarité de la démocratie sénégalaise ; c'est le Sénégal, «Ce Grand petit pays», en référence au titre de mon troisième ouvrage, qui a gagné. Si, jusqu'en 2000, le Sénégal était dominé par un seul parti, celui de Léopold SENGHOR et Abdou DIOUF, à échéances régulières les élections sont âprement disputées ; il y a déjà eu deux grandes alternances. Pour ces législatives du 31 juillet 2022, on a frôlé, sans l'atteindre, la cohabitation. En raison de ce résultat, plus que serré, le centre de gravité de la vie politique sénégalaise, jusqu’ici concentré au palais présidentiel et sans premier ministre, vient de se déplacer vers le Parlement. Par conséquent, le débat politique promet d’être riche et animé. C’est donc un élan, un nouveau souffle de vitalité pour la démocratie sénégalaise, déjà citée en exemple en Afrique, c’est le contraire de certains régimes monarchiques ou la résurgence de coups d’Etat militaires.
Ma sérénité est aussi dans la confiance que je place dans cette solide démocratie du Sénégal, administrant la preuve que celle-ci, contrairement à ce qu’avait théorisé, avec un grand paternalisme, Jean-François BAYARD, un politologue français et Directeur de recherches au C.N.R.S, loin d'être un luxe, est une nécessité impérieuse et vitale pour les pays du tiers-monde. Si on souffre en Afrique, c'est en raison d’un lourd déficit démocratique et non le contraire. Les débats sont violents et menaçants, mais le résultat des élections finit toujours, au Sénégal, par être accepté de tous. C'est l'occasion de rendre un vibrant hommage à l'un des inestimables héritages du président Abdou DIOUF, peu mis en valeur par les observateurs politiques, à savoir que cette presse privée, alliée aux réseaux sociaux, publie, instantanément, les résultats de chaque bureau de vote. Par conséquent, personne ne s'avisera de les tripatouiller.
 
Ma sérénité se situe aussi à un autre point de vue, à savoir que le président Macky SALL trouvera des alliances avec une partie de l'opposition, une majorité absolue pour gouverner sereinement. Ce qui est à souligner au Sénégal, c'est la première fois, depuis l'indépendance, qu'un gouvernement est sans majorité absolue. Cependant, ailleurs, ce n'est pas une situation inédite, puisqu'en France le gouvernement de Michel ROCARD (1930-2016, voir mon article, sur ce champion de la Deuxième gauche) avait une majorité relative. Actuellement le président Emmanuel MACRON est réélu en 2022, sans majorité absolue, avec une forte représentation de la Gauche et de l'Extrême-Droite.
 
Comment donc, pour le président Macky SALL, rebondir face à cette situation inédite ?
 
Je ne m’en cache pas, pour ma part, et depuis l’indépendance, le président Macky SALL est un grand bâtisseur, et je surnomme «Le Lam-Toro», c’est son titre aristocratique, sans aucune flagornerie, «Un Pharaon des temps modernes». Par ses infrastructures, après plus de 40 ans d’immobilisme des Socialistes, le Sénégal a changé profondément de visage. En effet, le président Macky SALL a considérablement amélioré les conditions de vie des Sénégalais. Il faudrait plusieurs thèses de doctorat, d’une part pour recenser l’ensemble des réalisations du président Macky SALL, mais aussi d'autre part, procéder à ce qu’on appelle des «études d’impact», pour bien évaluer leurs incidences, sur les plans économiques, sociaux, politiques et culturels de ces infrastructures. Sans logistique, on ne peut rien faire, c’est la base de tout. Je me souviens, enfant, le président Léopold Sédar SENGHOR était venu à mon village, Danthiady, dans le Fouta-Toro. Il est arrivé avec toute sa délégation, avec un retard considérable, et surtout couvert de poussière rouge. Ne pouvant pas faire tout suite son discours, il est allé dans la maison d’un DIA, employé à l’époque à l’Assemblée nationale, prendre rapidement une douche. L’opposition, souvent bipolaire, critiquant, sans discernement et sans retenue, ces infrastructures, parce que seulement elles sont l’œuvre du président Macky SALL, a dû les apprécier pendant cette campagne des législatives, en sillonnant partout et dans de très bonnes conditions, tout le Sénégal, en un temps record.
Et là est mon interrogation, comment un gouvernement, ayant un si excellent bilan, a échappé de justesse à la guillotine, n’eût été l’excellent travail fait par maître Malick SALL, Garde des Sceaux Ministre de la Justice au Fouta-Toro ? Comment analyser ce résultat très serré aux législatives, et donc cette forte poussée de l’opposition (+ 43 députés) ?
Il y a ce que le philosophe italien, Antonio GRAMSCI (1891-1937, voir mon article), appelle «l’hégémonie culturelle». L’opposition, curieusement, sans aucun projet politique, et nous bassinant à longueur de journée, comme un disque rayé, du Code électoral, d’un troisième mandat et des revenus du pétrole, ainsi que ses relents ethnicistes nauséabonds stigmatisant les Foutankais, a occupé le terrain et caporalisé les esprits. Comment l’opposition a-elle pu progresser, considérablement, sans aucune exemplarité ou probité, avec un discours aussi répétitif et médiocre intellectuellement ?
C’est l’un des grands mystère de la vie politique au Sénégal, l’opposition, ressemblant, à s’y méprendre, pour l’essentiel, à une association de malfaiteurs, traîne, avec elle, de nombreuses casseroles, notamment des poursuites pour viol, assassinat d’un militant du PDS, détournement de deniers publics, recrutement d’insulteurs ou assassins d’un juge (maître Babacar SEYE), stigmatisation des Foutankais avec une ethnicité à l’encontre des Peuls, sans lesquels aucune alternance n’est possible. En tout cas, ces comportements, peu exemplaires de l'opposition, n’inspirent, rien de bon, pour l’avenir.
Pendant ce temps, la communication du gouvernement est devenue illisible. Le refus du président Macky SALL de s’exprimer clairement sur ses intentions en 2024, accrédite ce débat fumeux de l’opposition sur le 3ème mandat. Mais 3ème mandat, à partir de quand ? Toute la confusion réside sur ce point. Je le dis souvent, le mandat en cours en 2016 n’est pas concerné par l’interdiction du cumul de plus de 2 mandats. Tous les apprentis juristes savent qu’il y a une non-rétroactivité des lois plus sévères. Par ailleurs, il est évident que la suppression du poste de Premier Ministre n’a pas provoqué le «Fast Track» attendu. Le Parti présidentiel, l’APR, comme ses alliés (Parti Socialiste, AFP, Idrissa SECK) n’ont pas montré une grande combativité. Au Fouta-Toro, en particulier, Farba N’GOM, un griot milliardaire, un grave boulet pour le président Macky SALL, a commis des dégâts lors des municipales ; ce qui a provoqué l’ascension de l’opposition confirmée à ces législatives du 31 juillet 2022. Heureusement que maître Malick SALL, qui n’était candidat ni aux municipales, ni aux législatives, a sauvé la mise au Fouta-Toro.
Je ne doute pas, un seul instant, que le président Macky SALL, disposant de 82 sièges au Parlement, trouvera des alliances confortables, pour bien gouverner, la majorité absolue étant de 83 sièges. Pour ma part, mon interrogation essentielle n’est pas la question de cette tambouille politique, c’est d’ici 2024, mais comment rebondir, à travers un projet politique solide, allant au-delà des infrastructures, pour continuer à améliorer, substantiellement, les conditions de vie des Sénégalais ?
Le président Macky SALL, un grand stratège ayant du sens politique, seul maître à bord, cherchera à trouver les bonnes réponses aux grands défis du moment, qui sont, à mon modeste avis :
- C’est tout d’abord, une gouvernance «sobre et vertueuse», un slogan du président Macky SALL, ayant fait mouche en 2012, et qui, plus de jamais, est d’une grande actualité. Concrètement, il s’agira de dégager d’importantes marges financières, dans le budget du Sénégal et de les orienter vers de grands projets (agriculture, commerce, artisanat, début industrialisation, etc.) qui sont au cœur du PSE du président Macky SALL. Il y a des difficultés liées aux hommes dans la mise en œuvre de ce projet. Il faudrait arrêter d’engraisser ces castes de parasites (Marabouts, Dahiras) ou de groupes de pression vivant sur le dos de l’Etat (Grèves à répétition, enseignants, étudiants cartouchards avec la bourse pour tous. Absentéisme ou manque d’assiduité dans la fonction publique) et bien contrôler les finances publiques (Marchés publics gonflés, frais d’essence ou de déplacements, ateliers débats, etc.), certains cumuls d’emplois (Médecins, enseignants). L’argent a tout pourri dans la société sénégalaise, aussi bien dans la sphère publique que privée. On est en permanence dans la consommation et la dépendance, sans aucune autonomie.
- Ensuite, on ne produit pas ce qu’on consomme (riz) ; pour le peu de terres, non encore vendues aux multinationales, on cultive le mil, uniquement pendant la très courte saison des pluies (juillet à septembre) avec des outils moyenâgeux ( la daba ou le hilaire) ; les neuf mois restant de l’année, on procrastine. L’accès à la terre, à l’eau, à l’énergie et la modernisation des outils agricoles, sont des enjeux majeurs. On continue à cultiver massivement l’arachide, pour l’exportation, comme au bon vieux temps colonial. L’axe stratégique étant donc de définir un modèle de consommation et une agriculture vivrière au Sénégal. L’élevage, tel qu’il est pratiqué, contribue à la déforestation et à l’avancée du désert. On en est encore à cette pêche artisanale et son lot de noyades en mer ; et, même les habitations, tout ou presque vient de l’étranger ;
- C’est ensuite réintroduire la valeur travail, la probité et le civisme. On l’a vu dans ces incendies des hôpitaux, les structures étaient neuves. Par conséquent, Macky, le Pharaon des temps modernes, a fait le job. En revanche, on a des doutes sérieux sur les marchés publics, dans une structure hospitalière récente à Tivaoune, avec des nouveau-nés, sans installations électriques viables, ni alarme incendies, et des agents ayant désertés leur poste, laissant les bébés se garder tout seuls. On connaît la situation de l’Etat civil au Sénégal, sans archivage électronique, et tenu parfois sans aucune rigueur, et cela a des conséquences graves pour la diaspora, en termes de transcription des mariages ou de pensions de réversion. Au Sénégal, tout individu qui a une caisse est tenté de la confondre avec ses deniers personnels, mais l’Etat, c’est nous. Je ne parle pas de ces journalistes mendiants, ne font leur article que s’ils ont eu, auparavant, leur billet de banque. Il n’est pas normal que les enseignants attendent 3 ou 4 ans, pour le remboursement de leurs heures supplémentaires ou le rappel d’un échelon ; les agents gestionnaires doivent faire leur travail ;
- Par ailleurs, la formation professionnelle des jeunes est un enjeu majeur ; la progression trop rapide de la population peut être une bombe ou un atout. En 1840, le Sénégal la population s’élevait à 200 000 habitants ; ce pays compte maintenant plus de 16 millions d’habitants, dont plus de 5 millions résident dans la région de Dakar. Or, les grandes villes, en raison de cette masse de la population, sont confrontées à de graves déficits pour l'alimentation en eau, ou en électricité ; sans canalisations viables, les inondations, dans les centres urbains, pendant la saison des pluies, sont récurrentes. La Chine, comme Israël, ont montré que la qualité de la population est une ressource inestimable. Bien formée, la première ressource la plus importante d’un pays, c’est la qualité de sa population «Nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons des idées» disait fort justement le président Valéry GISCARD-D’ESTAING (1926-2020) ;
- Enfin, il faudrait rééquilibrer la ville et la campagne. Le président Macky SALL, un Pharaon des temps modernes, dans son «Sénégal Emergent», a été bien inspiré de développer d’importantes infrastructures au Sénégal. On pourrait habiter à la campagne et venir travailler dans les grands centres urbains. Les matières premières, comme les principales terres agricoles, sont en Afrique qui dispose d’une réserve inépuisable de main-d’œuvre. Les villes sont engorgées de personnes désœuvrées, alors que les villes nouvelles, à la campagne, peuvent naître, mieux pensées, avec une dimension écologique et des parcs, des lieux de respiration.
Après la nomination d’un Premier ministre sachant mettre en ordre de bataille l’équipe gouvernementale, d’un nouveau Président de l’Assemblée nationale maîtrisant ses dossiers et les débats, en remplacement de Moustapha NIASSE (voir mon article), le Parlement sera au centre du jeu politique. Pour les observateurs de la vie politique, nous vivons une belle et riche période. Par conséquent, il ne faudrait pas se plaindre que la mariée soit trop belle.
Paris, le 6 août 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 

 
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1 août 2022 1 01 /08 /août /2022 06:48
«Sénégal : Victoire du président Macky SALL aux législatives du 31 juillet 2022» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Ces législatives au Sénégal du 31 juillet 2022 sont marquées par une très forte abstention à plus de 60%. Il y avait eu une forte pluie torrentielle la veille du scrutin qui aurait démobilisé certains électeurs.
Depuis le 31 juillet 2022 la tension était à son comble, la Commission nationale électorale a finalement, le 4 août 2022, publié les résultats provisoires : 82 députés pour le président Macky SALL, 80 députés pour la coalition Wallu-Yéwwi, et trois petits partis s’adjugent chacun un siège (Bokk Gis Gis de Pap DIOP, Les Serviteurs-MPR de Pap Djibril FALL et AAR-Sénégal de Thierno Alassane SALL). La majorité absolue est de 83 sièges, et d’ores et déjà, l’avocat mandataire du camp présidentiel, a déclaré des alliances seront nouées pour trouver cette majorité absolue.
Le président Macky SALL revendique la victoire aux législatives, dans un contexte de très forte poussée de l'opposition, mais qui n'a pas pu imposer la cohabitation : «Nous avons gagné 30 départements sur les 46 ; ceci nous donne incontestablement une majorité à l’Assemblée nationale» dit Mme Aminata TOURE dit Mimi, une ancienne première ministre et tête de liste de BENNO, la majorité présidentielle. Ces départements sont : Diourbel, Fatick, Foundiougne, Gossas, Birkilane, Kaffrine, Kounghel, Malem Hodar, Guinguinéo, Kaolack, Nioro, Kédougou, Salémata, Kolda, Médina Yoro Foula, Vélingara, Louga, Linguère, Kanel, Matam, Bounkiline, Ranérou, Dagana, Podor, Goudomp, Bakel, Goudiry, Koumpentoum, Tambacounda et M’Bour. La majorité présidentielle a aussi gagné l’Afrique du Nord, de l’Ouest et du Centre.
La majorité présidentielle de Macky SALL a essentiellement gagné dans les zones rurales. Ce qui a lui confère cette victoire à l'assemblée nationale. La majorité obtenue par le président Macky SALL est relative, mais il pourra gouverner. Dans la législature 2017-2022, la majorité détenait 125 sièges ;  elle a aurait donc perdu 43, au profit de l’opposition.
Dans ce résultat, il est indéniable que Fouta-Toro resté très fidèle au président Macky SALL. Maître Malick SALL qui n’était candidat ni aux municipales, ni à ces législatives, en soldat du Chef de l’Etat, a fait une très belle campagne dans le Nord, est devenu incontestablement le patron du Nord. Les Foutankais ont suivi les recommandations de maître Malick SALL, Garde des Sceaux Ministre de la Justice, une pièce-maîtresse de l’équipe gouvernementale du président Macky SALL.
En définitive, tout semble donc indiquer que le spectre de la cohabitation s'éloigne. «Nous récusons toute possibilité de cohabitation et rassurons nos militants que nous restons majoritaires à l'issue de ce scrutin, malgré une avancée de l'opposition» dit Mme Aminata TOURE. En effet, les électeurs ont apprécié, très hautement, le bilan positif du président Macky SALL, un Pharaon des temps modernes.  Les Sénégalais sont fait «le bon choix» en référence à une formule du président Valéry GISCARD D’ESTAING en 1978.
Naturellement, l'opposition, avant la publication des résultats avait  déja cette déclaration de Mme Aminata TOURE, tête de liste de la majorité présidentielle, et parle de «vulgaire mensonge» ou de «majorité préfabriquée» dit Barthélémy DIAS, dans une radio privée. Barthélémy DIAS, maire de Dakar, avait commencé à pavaner dans les rues de la capitale sénégalaise, comme si l’opposition avait imposé la cohabitation. Se fondant sur les tendances dans les villes, l’opposition faisait semblant de faire croire que la victoire lui serait acquise. «Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tannée» dit un dicton français. Juste avant la publication des résultats de la Commission nationale, l’opposition a estimé que ces résultats ne l’engageraient pas. Par conséquent, des recours sont possibles devant le juge constitutionnel.
Tout le monde a admis une forte percée de l'opposition à ces législatives qui a obtenu 80, entamée aux municipales qui se confirme, mais il s'agit de succès essentiellement dans les grandes villes. L'alliance entre Wallu et Yéwwi semble être profitable à l'opposition. La victoire de Guy Marius SAGNA, un homme estimable et de conviction, sans déclarations outrancières, est hautement symbolique pour l'opposition. Cependant, et en dépit de ce succès, l’opposition a raté son pari d’une cohabitation.
Il est incontestable que le Sénégal, «ce Grand Petit», est une véritable démocratie qui a déjà connu deux grandes alternances en 2000, maître Abdoulaye WADE ayant battu Abdou DIOUF, et en 2012, Macky SALL a vaincu son mentor, maître Abdoulaye WADE, et aux municipales du 23 janvier 2022, l’opposition a gagné des grandes villes ; ce qui se traduit maintenant en gain électoral à Dakar, en Casamance et à Saint-Louis.
L’opposition met en cause le résultat des votes au Fouta-Toro. Mais quand elle gagne à Touba, à Dakar et à Ziguinchor, c’est normal. Cette stigmatisation permanente des Peuls, des Foutankais, est insupportable. En effet, depuis que le président Abdou DIOUF a libéré les médias, et cela est peu souligné par les observateurs politiques, il est particulièrement difficile de frauder aux élections. En effet, le résultat des élections est annoncé, bureau par bureau, en direct, dans les télévisions et les radios privées. Par ailleurs, les observateurs, dans les bureaux de vote, avec leurs portables, publient, dans les réseaux sociaux, instantanément, partout au Sénégal et dans le monde, le résultat de leur secteur.
Au Sénégal, plus personne ne peut plus tenter de manipuler les chiffres des votes, en raison de ce phénomène de la modernité, et d’une presse privée libre ayant contribué, de façon décisive, à la transparence des élections. C’est pour cela, et en dépit des grandes gueules, de ce tapage ou terrorisme intellectuel d’une partie de l’opposition, le résultat des élections au Sénégal finit toujours par être accepté de tous.
Par conséquent, le président Macky SALL pourra donc nommer, librement, son Premier ministre, un poste qui avait été supprimé, puis rétabli. L'opposition avait espéré, vainement, par une victoire à ces législatives, pour essayer d’empêcher le président Macky SALL de se présenter aux présidentielles de 2024. Cette hypothèque est donc levée. Le président Macky SALL, élu pour la première fois, en 2012 pour sept ans, est réélu le 24 février 2019 pour cinq ans, soit jusqu’en 2024. Le referendum constitutionnel du 20 mars 2016, combattu violemment à l’époque par l’opposition, interdit de briguer plus de deux de deux mandats. Mais deuxième mandat à partir de quand ? L’opposition bipolaire, tirant à boulets rouges, sans discernement, y compris les infrastructures, ne s’était intéressait pas lors des débats parlementaires, à cette question importante de l’application des lois dans les temps. Pour ma part, j’estime que le mandat en cours, celui de 2012 de 7 ans, ne compte pas, en raison de l’interdiction de la non-rétroactivité des lois. Seul le Conseil constitutionnel et le peuple sénégalais, sont les juges en matière électorale en vue des présidentielles de 2024, comme c’est le cas dans ces législatives du 31 juillet 2022. Ce n’est donc pas à l’opposition, qui n’a pas respecté le principe de parité dans ces législatives, de s’improviser, très hasardeusement en juge électoral.
Dans tous les cas le Sénégal est un «Grand petit pays», en référence au titre de mon troisième livre. Les députés de la majorité présidentielle qui ont perdu ont félicité leur adversaire. Un fair-play remarquable signe de maturité politique et de démocratie.
Quelle recomposition politique après ces législatives ?
Il est évident que certains membres du PDS ou certains Socialistes dissidents peuvent être «compatibles» avec la majorité présidentielle ; mais seulement le Président Macky SALL, en maître des horloges, a les cartes en mains.
Au sein de l’opposition les lignes concernant le leadership ont gravement bougé. En effet, M. Ousmane SONKO, qui était sous la lumière, ne sera pas au Parlement. Il risque d’être éclipsé par Guy Marius SAGNON ou le bouillant Barthélémy DIAS. Par ailleurs, maître Abdoulaye WADE, en dépit de son grand âge, n’a pas encore perdu le Nord. On l’a vu dans l’affaire des salons de massage recadrer Ousmane SONKO, accusé d’être imprudent d’aller dans ces endroits peu recommandables.
En définitive, c’est la première fois depuis l’indépendance en 1960, qu’un président en exercice n’obtienne pas une majorité absolue à des législatives. On a donc le scénario à la française. La majorité présidentielle qui s’en sort bien, mais de justesse, devrait faire un examen de conscience, un bilan d’étape, en se posant de bonnes questions. Qu’est-ce qui marche et que faudrait améliorer, pour de meilleures conditions de vie et de sécurité pour les Sénégalais ?
Toute victoire oblige la majorité présidentielle, sans triomphalisme, chaque fois un engagement à faire toujours plus et mieux, afin de consolider cette démocratie vivante et parfois turbulente, dans un Sénégal de paix, uni et prospère. Dans une démocratie, rien n’est acquis définitivement ; c’est un combat de chaque instant.
Qui sera le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, après le départ de Moustapha NIASSE (voir mon article) ?
Les débats au sein de la nouvelle législature, en raison de la poussée de l’opposition seront animés. Cependant, il n’y a pas de bonne démocratie, mais il n’y a que de grands démocrates. La démocratie, c’est l’affaire des partis politiques, des forces vivantes de la société civile, mais aussi de chaque citoyen. Ce qui nous unit, avec certes des convictions politiques différentes, c’est le Sénégal, et cela est plus grand que ce qui nous divise.
Paris, le 1er août 2022, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
«Sénégal : Victoire du président Macky SALL aux législatives du 31 juillet 2022» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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31 juillet 2022 7 31 /07 /juillet /2022 10:07
«Le 31 juillet 2022 les Sénégalais de l'intérieur et de la diaspora élisent leurs députés» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Ce dimanche 31 juillet 2022, les Sénégalais de l’intérieur, comme de la diaspora, élisent leurs députés à l’Assemblée nationale (voir mon article du 23 juin 2022 sur les enjeux de ces législatives). Sur un total de 165 députés, élus pour 5 ans, dans cette législature 2017-2022, la majorité présidentielle dispose de 125 sièges. Les députés sont élus sur le principe de la base de listes paritaires et 15 sièges sont réservés à la diaspora (7 en Afrique, 6 en Europe, 2 en Amérique, Océanie, Asie et Moyen-Orient).
Aussi je rappelle les 20 lieux de vote en France, avec 58 685 inscrits, pour élire les députés de la diaspora. Les Parisiens votent dans mon 19ème arrondissement, bureau n°57, au Paris Event Center, 20 avenue de la Porte de la Villette. Il existe d’autres bureaux de vote à Creil, Mantes-la-Jolie, Le Havre, Lille, Strasbourg, Mulhouse, Orléans, Nantes, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Limoges, Pau, Marseille, Montpellier, Nice, Cannes et Toulon. Les bureaux de vote sont ouverts de 8 heures à 18 heures.
L’actuel président de l’Assemblée nationale depuis 2012, et président de l’AFP, M. Moustapha NIASSE, 82 ans, ne se représente pas à ces législatives (Voir mon article du 30 juin 2022). C’est maître Abdoulaye WADE (96 ans), ancien président de la République de 2000 à 2012, qui est tête de liste de l’opposition. C’est donc maître WADE, en sa qualité de doyen d’âge, qui présidera la séance d’ouverture de la nouvelle législature.
Au Sénégal et depuis 1914, les élections se sont toujours déroulées sous la tension ; ce fut le cas aux législatives de 1951, des partisans de maître Lamine GUEYE ont été assassinés en Casamance et en riposte les amis de Lamine GUEYE (voir mon article du 17 juillet 2022 sur Lamine GUEYE) avaient tué à Thiès Aynina FALL, un partisan de SENGHOR. A Saint-Louis les élections municipales de juillet 1960, avaient provoqué 7 morts, le Parti Africain de l'indépendance, voulant prendre les armes, avait été interdit et ses représentants exilés. Plus proche de nous, des bombes avaient explosé à Dakar en 1988, et en 1993, un avocat et juge maître Babacar SEYE avait été assassiné et ses assassins sont toujours en service, dans ces législatives.
Pour ces législative, et afin de prévenir les troubles à l'ordre public, un arrêté du 29 juillet 2022, du Ministre de l’Intérieur,  interdit du samedi 30 juillet 2022 au dimanche 31 juillet 2022, à minuit, la circulation en véhicule à moteur, de région à région.
Cependant, et en dépit de ces menaces à l'ordre public qui sont plausibles, le résultat des élections, au Sénégal pays démocratique, finit toujours par être accepté par les deux parties. Le Sénégal a choisi la forme civile du gouvernement et a rejeté toute forme militaire ou dévolution monarchique de son gouvernement.
Les Sénégalais votent depuis 1848, et disposaient d’un poste de député à l’Assemblée nationale française. Peuple souverain et mâture lors de l’alternance 10 mai 1914, avec l'élection de Blaise DIAGNE 1er député africain à l'assemblée nationale française (voir mon article) c'était un tremblement de terre pour les coloniaux qui détenaient ce député depuis 1848. Une grande et première fissure à l'époque du système colonial n'acceptant pas une remise en cause de sa domination. Lamine GUEYE (voir mon article) dans sa compétition avec SENGHOR dont il était le mentor et oubliant les campagnes, et ne s'intéressant qu'aux intellectuels ou «évolués», s'estimant plus légitime pour avoir fait abroger le Code de l'indigénat n'avait pas vu que les Sénégalais savaient se faire une opinion. Les Sénégalais ont voté en 2000, 2012, 2019 et lors de ces municipales du 23 janvier 2022 (Voir mon article du 27 janvier 2022) où il y a eu une alternance dans certaines villes, au sein de l'opposition. Les Sénégalais savent se faire une opinion en toute sérénité et lucidité et ce pour cela que le Sénégal est un «Grand petit pays» en référence au titre de mon 3ème livre.
Aux urnes citoyens ! «Faites le bon choix», pour reprendre une formule le 27 janvier 1978 de Valery GISCARD D'ESTAING (1926-2020) à Verdun-le-Doux, en Saône-et-Loire, redoutant une cohabitation.
Paris, le 31 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Le 31 juillet 2022 les Sénégalais de l'intérieur et de la diaspora élisent leurs députés» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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28 juillet 2022 4 28 /07 /juillet /2022 22:25
«Législatives du dimanche 31 juillet 2022 pour une majorité écrasante au président Macky SALL un Pharaon des temps modernes» par Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr #mackysall
Après cette riche et palpitante campagne électorale avec ses rebondissements les électeurs disposent de toutes les données pour choisir librement leurs députés.
Deux camps s'affrontent d'une part, le président Macky SALL, un Pharaon des temps modernes qui a consolidé l'image de ce «Grand petit pays» qu'est le Sénégal et d'autre part, une opposition bavarde, dans ses menaces et incantations puériles dirigée par Pinocchio, le grand «Saye Saye».
«Les faits sont têtus» dit un dicton bien français. «Seule la Vérité est révolutionnaire» disait Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine (1870-1924). Je crois qu'une thèse de doctorat ne suffirait pas uniquement pour dresser la liste des réalisations depuis 2012 du président Macky SALL, ce Pharaon des temps modernes. Il faudrait bien d'autres thèses de doctorat pour évaluer l'impact, très positif, des réalisations du président Macky SALL sur la vie quotidienne des Sénégalais ainsi que le développement économique du pays.
On sait bien qu'en Afrique, la logistique est devenue un enjeu majeur, sans laquelle ni le commerce, ni le déplacement rapide et sûr des populations ne sont assurés. On se souvient encore de l'effroyable tragédie du «Diola» et des difficultés à l'époque de se rendre en Casamance. Je me souviens, en 1989, avec des amis Américains, je voulais visiter la Casamance. Nous avons attendu pendant 4 heures et demi sous un soleil brûlant sans abri, et la traversée du bac n'avait duré que moins de 15 minutes. Les différents ponts mis en place par le président Macky SALL ont renforcé le sentiment d'appartenance des Casamançais au Sénégal. Je me souviens aussi en 1961, je devais aller de Danthiady à Kaolack avec ma mère ; nous avons deux jours et demi. En raison de l'état lamentable des routes, le car qui ne pouvait pas rouler vite, est tombé en panne à deux reprises. Aujourd'hui entre Dakar et mon village Danthiady on ne fait que 4 heures et demi. Les produits frais comme le poisson, les légumes ou la viande arrivent au village maintenant électrifié. Ce sont là des faits vérifiables. Partout au Sénégal de long en large en diagonal ou en perpendiculaire on peut aller et revenir dans la journée sûrement. Ces infrastructures, par la fluidité de la libre circulation des marchandises, des personnes et des idées vont accélérer la consolidation de la nation sénégalaise par une meilleure compréhension entre tous.
Infatigable bâtisseur d'un Sénégal Emergent le président Macky SALL continue son travail de Pharaon des temps modernes à travers la Vedrenne et le BRT. Il y a tant à faire et le président Macky SALL rattrape un retard de 40 ans perdus sous l'ère socialiste.
Je me dis que le président SENGHOR, le fondateur de la nation sénégalaise, qui nous parlait à longueur de journée de culture et du Sénégal de l'An 2000, nous a retardé le développement Sénégal. Il a nous a endormi avec ses docteurs honoris causa. Par conséquent, savons rendre gré à ce qui est à César : le président Macky SALL, un Pharaon des temps modernes, a conforté l'image du «Sénégal un grand petit pays», en référence au titre de mon troisième livre.
Dans le camp d'en face, nous avons une opposition bavarde et pleurnicharde, sans aucun projet politique alternatif crédible. Entendons-nous bien, l'opposition doit être respectée et honorée en ce sens qu'elle appuie là où ça fait mal et contribue, dans une démocratie multi-partisane vivante, comme le Sénégal à faire avancer les choses dans le bon sens.
L'opposition ne devrait pas être qu'une force de témoignage ; elle est légitime un jour à devenir la majorité à condition de disposer d'un projet alternatif crédible pouvant rassembler une majorité de Sénégalais. Et c'est là où le bât blesse. Pendant longtemps le leadership de l'opposition était âprement disputé entre Karim WADE, Khalifa SALL et Ousmane SONKO. Du côté du PDS, et en dépit l'entêtement du président Abdoulaye WADE à vouloir placer son fils à la tête de ce parti et à la suite d'un détournement de l'équivalent de 6 milliards d'euros, Karim WADE a fini par s'enfuir en jet privé ; un aller simple sans retour. Dissident du parti socialiste et entouré d'un Barthélémy DIAS condamné pour avoir tué un militant du PDS, l'attaque du siège de son ancien parti et surtout le détournement de deniers de la mairie de Dakar ont mis hors-jeu Khalifa SALL. C'est finalement, Ousmane SONKO qui est devenu par défaut chef de l'opposition et il y a beaucoup de chose à dire sur ce casse du siècle.
Tout d’abord, Ousmane SONKO, on l’a vu s’improviser en Pinocchio. Il va au salon de massage chez Adji SARR, avec ses gardes du corps et son pétard, non pas pour dégorger son poireau, mais pour soigner son mal de dos. Mais Pinocchio est un récidiviste, il avait déjà engrossé une lycéenne mineure à Thiès, mère de son fils aîné.
Ensuite, séparatiste, et régionaliste, Pinocchio s’est révélé être un adversaire surtout des Foutankais. Dans sa liste aux législatives, il n’a réservé qu’une proportion incongrue aux Foutankais. Macky SALL a bien désenclavé la Casamance et en a fait une région sénégalaise accessible, où il fait bien-vivre. «En 1968, de Thilogne à Dakar, nous avions fait trois jours. Notre Transil, une caisse avec un moteur allumé par une manivelle, s’est embourbé à hauteur de Doumga Wouro Alpha. Nous avons passé la nuit à Ouro-Sogui. Hier, pour aller à Thilogne, je faisais trois jours et 3 heures ; entre Sédhiou et Ziguinchor entre 3 et 4 heures, et maintenant, grâce du Pont de Marsassoum, le trajet est ramené à 45 minutes» me dit Ousmane N’DIADé.
Enfin, Pinocchio fait croire qu’il aime les jeunes, mais comme Cellou Dalein DIALLO, il se cache derrière ses gardes du corps et sa voiture blindée et les envoie au casse-pipe ; putschiste, il veut marcher sur des cadavres pour espérer prendre le pouvoir. Macky SALL réalise, sans cesse, de grandes et belles réalisations. Pinocchio, en adversaire du Sénégal, ne fait qu’inciter les jeunes à le saccager et à les brûler.
Pinocchio qui n'avaient cessé de dénigrer les infrastructures, parce qu'uniquement elles sont l’œuvre du président Macky SALL, devrait les apprécier à leur juste mesure, notamment pendant cette campagne électorale des législatives. Toute la classe politique sillonne le Sénégal de long en large dans un confort qui n'a rien à voir les conditions chaotiques du temps de SENGHOR où la délégation présidentielle venait couverte de poussière rouge de ces pistes éreintantes. Le président Macky SALL a bien amélioré les conditions de vie tous, y compris cette opposition bavarde et ingrate.
Pinocchio qui avait gravement combattu la réforme constitutionnelle du 20 mars 2020 limitant les mandats présidentiels, dans sa grande inconséquence ne parle maintenant que de cela. Même les étudiants en 1ère année de droit connaissent le principe de non-rétroactivité des lois. Aussi aux présidentielles de 2024 c'est le juge constitutionnel et le peuple sénégalais qui trancheront si le président Macky SALL souhaite se représenter ; ce n'est certainement pas à Pinocchio, lui qui n'a pas été foutu de dresser une liste paritaire aux législatives, de décider de la validation des candidatures aux présidentielles de 2024.
Par ailleurs, Pinocchio ne parle que des revenus du pétrole. Le président Macky SALL, sans les revenus du pétrole et du gaz, a déjà considérablement changé. Imaginez un seul s’il avait disposé de telles ressources à quel niveau serait alors l’Emergence du Sénégal. Il a encore une mission à remplir.
Une grande colère de Pinocchio, et je le comprends, il a gravement merdouillé dans la confection ; il n’a pas respecté le principe de parité et ne siégera donc pas à l’Assemblée, et ne peut donc s’en prendre qu’à lui-même.
En définitive, l'opposition dans ses injonctions contradictoires, ses mensonges et son manque de maturité politique ne fait que critiquer sans discernement et propose rien de solide. Les mêmes vont produire donc les mêmes effets. Le 24 février 2019, en raison de son bilan et de sa vision d'un Sénégal Emergent le président Macky SALL avait été réélu dès le premier tour aux présidentielles. A ces législatives l'opposition récidive dans ses incantations creuses et ses vociférations. Une cuisante défaite l'attend donc aux législatives du dimanche 31 juillet 2022 pour s'être entêtée dans l'erreur.
Je dois signaler que depuis plusieurs semaines, maître Malick SALL, Garde des Sceaux, qui n’est pas pourtant candidat à ces législatives, est allé s’installer à Danthiady, pour mener une grande et belle campagne électorale. On a vu les grands meetings que maître Malick SALL, sa campagne de proximité dans tous les villages de Ouro-Sogui aux confins Damga, mais aussi au Ferlo ; il a rendu visite à toutes notabilités du Fouta. Le meeting de clôture de ces législatives aura lieu, à Danthiady, notre village natal, le vendredi 29 juillet 2022. Il faudrait ici louer la qualité du travail de ses collaborateurs, les professeurs Abdoulaye Baïla N’DIAYE de l’IFAN, Harouna BAL dit Chita de l’université de Thiès, mais aussi cette Grande dame, discrète et précieuse, Mme Maïmouna SALL. Notre ami, Landing DIEDHOU, journaliste, me signale sa présence à Danthiady.
Les Foutankais et la jeunesse savent ce qu’ils doivent à maître Malick SALL qui a loué différents appartements, sur ses fonds personnels, dans toutes les villes universitaires, afin d’aider les étudiants Fountankais, méritants, à faire des études dans de bonnes conditions.
Je voudrais rappeler que les Foutankais doivent se souvenir le dimanche 31 juillet 2022, au moment de déposer un bulletin dans l’urne, et contrairement à ce que dit Pinocchio, ce n’est pas du «Fouta Tampi» mais avec les infrastructures c’est du «Fouta Fofti» que vivent maintenant les Foutankais, sous l’ère de Macky SALL. Les témoignages des Foutankais parlent d’eux sur l’extraordinaire amélioration des conditions de vie, «Fouta Fofti». Les voyageurs n’arrivent plus à destination immaculés de poussière rouge de ces chemins cahoteux d’antan «En 2003, le décès de mon père m’a trouvé à Dakar. Pour assister aux funérailles, ma famille et moi avons loué un véhicule. Nous sommes arrivés à N'Gouye en pleine nuit. Pour rallier Saldé situé à 7 km, il fallait prendre le bac qui avait arrêté sa navette aux environs de 19 heures. Nous dûmes passer la nuit sur la berge du marigot de Doué. Aujourd’hui la route est bitumée par le président Macky SALL et un pont était déjà établi sur le marigot. Un trajet qui durait 24 heures est fait en 7heures. Le courant électrique illumine villages et hameaux. Nous y buvons de l’eau fraîche et regardons la Télé» me dit le professeur Harouna Amadou LY. Un autre témoigne est celui de Mme Aoua Bocar LY-TALL : «Alors qu'il fallait des heures voire des jours, surtout quand il pleut, Moi-même, j’ai été surprise quand notre voiture a quitté Cascas, qu’on me dise 15 minutes après que je suis arrivée chez moi, à Saldé Tébégout, village aussi de Hamidou DIA, de Cheikh Hamidou KANE, d'Abdoulaye Elimane KANE, etc. En effet, les infrastructures routières réalisées partout au Sénégal, par le président Macky SALL . C'est là un facteur de développement de tout pays» dit-elle.
On ne change pas une équipe qui gagne. Ces temps-ci, le Sénégal, un «Grand petit pays», a renforcé son prestige, sous le président Macky SALL. Le chef de l’Etat, pendant la pandémie a été l’avocat de tous les pays africains. Les bonnes nouvelles ne font que s’empiler : une Coupe d’Afrique des Nations, un Prix Goncourt, avec Mohamed M’Bougar SARR, cent ans après René MARAN.
Dimanche, 31 juillet 2022, un seul bulletin de vote, celui de la majorité présidentielle, Benno Bokk Yaakaar ! «Caartaal Ko Gottal» en Peul.
Paris, le 28 juillet 2022, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 20:20
«Sénégal : ouverture de la campagne électorale des législatives du 31 juillet» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Contrairement à la France qui a déjà célébré la fête de l'Aïd El-Ada le samedi 9 juillet 2022, au Sénégal cette fête, appelée la Tabaski, est pour le dimanche 10 juillet 2022.  Cette date du 10 juillet 2022 coïncide également avec l'ouverture officielle de la campagne électorale des législatives du 31 juillet 2022.
Dans son message, à la Nation, le président Macky SALL a rappelé que des instructions, très fermes, ont été données au Ministère de l'intérieur, afin que la campagne électorale et le scrutin des législatives se déroulent, dans la paix, la sécurité et la transparence. «Nous allons entamer, ce jour même (10 juillet 2022), la campagne électorale pour les législatives. C’est l’occasion d’appeler les acteurs politiques et de rappeler que la période de campagne électorale n’est pas une période de non droit. Que la violence doit être bannie et que l’Etat restera vigilant pour que cette période de 21 jours soit une période de campagne électorale» dit le président Macky SALL.
La tension qu'entretient, une certaine opposition, dans ses dérives putschistes, ethnicistes et régionalistes, est toujours vive au Sénégal. Le chef de l’opposition a toujours utilisé les jeunes contre les forces de l’ordre ; il veut marcher sur des cadavres pour prendre le pouvoir.
Force restera à la Loi et il appartiendra au peuple souverain de trancher, et à lui seul. Ceux qui voudront marcher sur des cadavres pour leur ambition personnelle, en brûlant et en saccageant, prendront leurs quartiers d'été à la prison de Rebeuss. A bon entendeur salut et très bonnes vacances !
Sans aucun projet politique alternatif crédible, l'opposition qui ne peut s'en prendre qu'à elle-même ayant gravement merdouillé dans la confection de ses listes électorales en ne respectant pas le principe de parité, et en tentant, au mépris des lois, de discréditer les lois républicaines.
Avant même d'accéder au pouvoir outre ce crime  d’un maire de l’opposition, contre un militant du PDS avec 17 balles, ces insulteurs, ces assassins d'un juge constitutionnel ou ce gendarme peu scrupuleux par rapport à des accusations de viol, voilà qu'une maire de Patte d'Oie, Mme Maimouna DIEYE, est impliquée dans un scandale de détournement de 9 millions de FCA (13400 €). Sa ligne de défense confuse n'a, pour l'instant, convaincu personne. On voit bien que ces donneurs de leçon ne veulent que se servir, au lieu de servir. Il y a eu dans le passé les détournements de Karim WADE et de Khalifa SALL, comme si le statut d’opposant peut tout justifier y compris les crimes, les saccages, les viols et les vols.
Le grand «Saye Saye» ou bandit, l'ethniciste, l'antifrançais et le régionaliste, le saccageur, sans aucun projet qui crie à la "discrimination" ? Sa requête délirante été naturellement rejetée par la justice internationale. Il a besoin de quelques séances de massage !
En revanche c'est un fait indéniable le président Macky SALL un Pharaon des temps modernes a considérablement changé la physionomie du Sénégal par ses grands travaux. Ces infrastructures du président Macky SALL, un Pharaon des temps modernes, ont considérablement amélioré les conditions de vie des Sénégalais et désenclavé la Casamance.
Ndioulémo Wouri ndioulémo Kewdo. Bonne fête de Tabaski au Sénégal et à ses diasporas !

Paris, le 10 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 

 
«Sénégal : ouverture de la campagne électorale des législatives du 31 juillet» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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3 juillet 2022 7 03 /07 /juillet /2022 13:52
«Les élections législatives du 31 juillet 2022 auront bien lieu en dépit d'une glorification irresponsable de la violence» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

On ne peut pas accepter, dans une société démocratique, la glorification et l'instrumentation de la violence, notamment des jeunes, pour des ambitions politiciennes. Les mots ont leur sens et surtout venant de politiciens ; ils peuvent provoquer des dégâts incommensurables sur la cohésion et la paix dans une société. Dans une démocratie la liberté et la responsabilité sont indissociables.
Dans cette apologie de la violence, les jeunes sont en perte de repères et saccagent, tout y compris, en fin d'année, leur lycée à Yoff. Auparavant, ce fut le cas, à l'université de Thiès et au centre de documentation de l'université de Gaston Berger, à Saint-Louis. Cette violence gratuite ou crapuleuse est devenue particulièrement inquiétante au Sénégal, notamment quand elle est légitimée, excusée ou instrumentalisée au plan politique.
L'Etat consacre des sommes importantes au mobilier urbain, aux transports publics et aux établissements scolaires et universitaires ; au moindre mouvement d'humeur, tout part en fumée. Cela est d'autant plus grave, que certains politiciens, loin de condamner ces faits inacceptables, les excusent et les justifient, espérant y trouver une précieuse clientèle politique.
Par conséquent, j'attends, de certains politiciens, qu'ils condamnent, sans ambiguïté et fermement, en se désolidarisent de ces violences inadmissibles dans une société démocratique. Au-delà de nos divergences, nous avons en partage le Sénégal et ses valeurs fondamentales, notamment un esprit de civisme et de responsabilité, protégeant les biens publics comme privés, y compris ceux des investisseurs français ayant confiance à notre pays.
On ne peut plus tolérer qu'un politicien se place, délibérément, hors de la Loi commune et en disant, en substance «si je n'obtiens pas ce que j'exige, j’envoie des jeunes ou des voyou saccager tout», y compris quand il s’agit d’une convocation devant un Juge. Ainsi le 23 mai 2022, un opposant avait appelé, explicitement, à l’insurrection : «Si on prend la décision d’aller déloger Macky Sall au Palais, on le fera. La jeunesse du pays doit se lever et faire face. Je n’en ai rien à faire de l’appel à l’insurrection ; j’assume mes propos». Ce discours putschiste et insurrectionnel, mis dans la tête des jeunes ou d’esprits faibles, est explosif. Cette déclaration est d'autant plus grave que ce politicien a également recruté, dans sa garde rapprochée, des insulteurs, des assassins de maître Babacar SEYE et un gendarme légitimant des accusations de viol.
Tout cela n'augure rien de bon pour l'avenir, quand les moralisateurs, devant être exemplaires, participent, très activement, au pourrissement des valeurs républicaines, espérant ainsi en récolter un bénéfice politique, très hypothétique.
Les législatives du 31 juillet 2022 au Sénégal auront bien lieu et chacun prendra ses responsabilités, dans le respect strict des lois républicaines. Gare au gorille !
Paris, le 3 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 

 
«Les élections législatives du 31 juillet 2022 auront bien lieu en dépit d'une glorification irresponsable de la violence» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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23 juin 2022 4 23 /06 /juin /2022 13:52
«Sénégal : Les enjeux des législatives du 31 juillet 2022 : un Parlement stratège, au cœur du débat politique» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Les présidentielles et législatives en France ont un peu éclipsé les législatives au Sénégal, une nouvelle fois, programmées pour le 31 juillet 2022. Comme à l'accoutumé, le débat politique au Sénégal est empreint d'une rare violence, dans les réseaux sociaux dans la rue ou à travers différentes milices de l'opposition comme de la majorité. Les voyous sont à l'affût pour détrousser des magasins français que certains opposants montrent, à tort, d’une façon machiavélique et simpliste, comme étant un «butin de guerre» contre l'ancien colonisateur français. Ces établissements, même s’ils portent des enseignes françaises, emploient des Sénégalais et sont souvent tenus par des Sénégalais ; leur saccage font l’objet d’importantes indemnisations du gouvernement sénégalais. L’enjeu, éminemment stratégique de ces législatives, est, non pas de légitimer, glorifier les casseurs et délinquants, en attisant un sentiment antifrançais, mais de savoir comment faire émerger et créer les conditions de promotion d’une bourgeoisie nationale sénégalaise, ainsi qu’une coopération juste et équitable avec la France, notre partenaire historique ayant toute sa place en Afrique, à condition de nous respecter. Il est urgent, 62 ans après les indépendances, de mettre fin à cette Françafrique, une indépendance dans la dépendance.
Dans cette atmosphère électrique et insurrectionnelle habituelle de la vie politique sénégalaise, parfois le ridicule et la tragédie se côtoient. Certains opposants, prompts à organiser des concerts de casseroles, en fait traînent eux-mêmes de graves et parfois tragiques casseroles. Une bonne partie de l’opposition ressemble, à s’y méprendre, à une association de malfaiteurs ; en grands prédateurs sexuels, diffamant, menaçant, recrutant des insulteurs ou des repris de justice, tuant, et volant, uniquement en raison de leur statut d’opposants et avant même de prendre le pouvoir, certains opposants ont décidé de se placer au-dessus les lois républicaines. Où sont l’exemplarité et la probité dans tout cela, quand on aspire, légitimement, un jour, à prendre le pouvoir ? Ainsi, plus personne de l’opposition ne parle de Karim WADE, ancien ministre du Ciel et de la Terre, qui s’est sauvé avec son jet privé et devant plus de 6 milliards d’euros au Sénégal. On connaît maintenant un opposant adepte des salons de massage mais également prédateur sexuel de longue qui avait engrossé une mineure lycéenne à Thiès. Un ancien maire de Dakar, condamné pour détournements de fonds et privé de ses droits civiques. Le nouveau maire de Dakar a déjà fait la prison pour avoir assassiné, en 2011, N’Diaga DIOUF, un partisan de maître Abdoulaye WADE, de 17 balles ; il continue, en accord avec lui-même, dans une stratégie victimaire, de réclamer la légitime défense, même si certaines balles ont été tirées dans le dos de N’Diaga DIOUF. En d’autres termes, quand on est opposant au Sénégal, dans une stratégie victimaire et d’irresponsabilité totale, c’est toujours le slogan : «Responsable, mais jamais coupable !». François FILLON, ses costumes et ses emplois fictifs, le disait en 2017 ; en fait, même après cette forfaiture, il a continué d’émarger des jetons au conseil d’administration d’un groupe pétrolier public russe. Pourtant, voulant se draper du manteau de chevalier blanc, François FILLON disait auparavant en août 2016, perfidement, en direction de Nicolas SARKOZY : «Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ? Il ne sert à rien de parler d'autorité quand on n'est pas soi-même irréprochable ; Avoir une haute idée de la politique signifie que ceux qui briguent la confiance des Français doivent en être digne. Ceux qui ne respectent pas les lois de la République ne devraient pas pouvoir se présenter devant les électeurs» dit François FILLON, le 27 août 2016, dans la Sarthe.
La stratégie de l'opposition, pour la conquête du pouvoir, coûte que coûte et par tous les moyens, est bien connue : vouloir marcher sur des cadavres (17 morts entre mars 2021 et juin 2022), en instrumentalisant des jeunes, alors que, eux, se cachent derrière leur véhicule blindé et leurs gardes du corps. Cette stratégie de terre brûlée a déjà été expérimentée par maître Abdoulaye WADE, à travers l'assassinat de maître Babacar SEYE (1915-1993) et les bombes à Dakar, lors des élections de mai 1988. En Guinée, l’opposant Cellou Dalein DIALLO, détenteur d'un véhicule blindé, compte les morts à chaque manifestation, en espérant toujours, et en vain, pour en récolter le bénéfice politique.
En dépit de cette atmosphère insurrectionnelle et de violence, j'ai confiance en la démocratie sénégalaise. A chaque fois on monte le ton très haut ; on menace, on intimide et on insulte, comme ce fut le cas aux dernières élections locales ; à chaque fois, majorité comme opposition tous acceptent le verdict des urnes, comme ce fut le cas, auparavant, aux grandes alternances de 2000 et 2012. C'est le peuple souverain, dans la paix et la sérénité, qui décide au Sénégal, une démocratie exemplaire et apaisée. C'est en cela que je considère que le Sénégal, en référence au titre de mon troisième ouvrage, est «un Grand Petit Pays».
Pour ces législatives du 31 juillet 2022, plusieurs questions interrogations me viennent à l'esprit et que je voudrais partager avec vous, à haute voix.
Les législatives, déjà reportées, pourront-elles bien se tenir le 31 juillet 2022 ?
A la suite des présidentielles du 24 février 2019, le président Macky SALL, a été réélu dès le 1er tour, à 58,26%.  Au Sénégal, les dernières élections législatives ont eu lieu le 30 juillet 2017, et la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel est intervenue le 14 août 2017. A cette législature du 30 juillet 2017, avec un mandat de 5 ans, la majorité détient 125 sièges sur un total de 165 sièges. Dans le respect strict du principe de parité, 112 députés sont élus à un scrutin de liste majoritaire, dans une à sept circonscriptions. 53 sièges sont élus à un scrutin plurinominal. Une grande particularité du Sénégal, 15 députés représentant la diaspora sont répartis en quatorze zones (7 en Afrique, 6 en Europe, 2 en Amérique, Océanie, Asie et Moyen-Orient).
Plusieurs points de blocage font peser des doutes sur la tenue ou la bonne tenue des législatives du 31 juillet 2022.
C’est d’une part, l’opposition a une conception curieuse, peu républicaine, et à géométrie variable de la Justice, toujours considérée comme instrumentalisée, lorsqu’elle sanctionne ses turpitudes. «Ils ont mis la pression sur le Conseil constitutionnel pour que le droit ne soit pas dit», prétend M. Alassane SALL, ancien ministre de l’Energie de juin 2015 à mai 2017. Discréditer la Justice, publiquement, est extrêmement grave dans une démocratie. Par conséquent, comment dans un Etat de droit, une certaine opposition, si elle est républicaine, peut-elle déclarer ne respecter une décision de justice que si elle lui est favorable, et à défaut, c’est le saccage, et le pouvoir de la rue, avec des jeunes instrumentalisés en première ligne de front ?
En fait et en vue des législatives, le Conseil constitutionnel a rendu, le 2 juin 2022, une série de décisions invalidant une partie des listes électorales aussi bien celles de la majorité, des suppléants, que celles de l’opposition, des titulaires. Or, l’opposition a refusé d’appliquer ces décisions de justice et appelé à participer, le 17 juin 2022, au cours de laquelle trois manifestants sont morts (1 à Dakar, 1 à Ziguinchor et 1 à Bignona) et deux députés (Déthié FALL et Mama Diarra FAM) ont été arrêtés et seront jugés en flagrant délit.
C’est d’autre part, la tenue de ces élections en pleine hivernage ou saison des pluies, les populations étant mobilisées pour la culture dans les champs. C’est surtout que les élections coûtent cher. En effet, le Sénégal étant presque une «nation de 16 millions de mendiants», l’argent à tout pourri. Les élections sont devenues un moment majeur où tous les candidats sont «rançonnés» par des électeurs promettant, parfois, voter pour chacune des listes, et même si elles sont adverses ou concurrentes. Un bon moment, pour certains, de s’en mettre plein les poches.
Par ailleurs, et l’autre point de tension et de blocage, réside dans le calendrier électoral. En effet, ces législatives placées avant les présidentielles de 2024, et après les locales, avec une alternance au sein de l’opposition dans deux grandes villes à Ziguinchor, pour M. Ousmane SONKO, à Dakar, pour M. Barthélémy DIAS, supplantant Khalifa SALL et anéantissant le retour de Karim WADE, attisent toutes les convoitises et fantasmes. Par ailleurs, le poste de Premier ministre supprimé, devait être rétabli, et puis silence radio. Quelle place d’un Premier ministre en vue des présidentielles de 2024 ?
Pour ma part, l’enjeu majeur est de savoir à quoi réellement sert un Parlement au Sénégal, une démocratie vivante, avec un débat parfois explosif ?
Dans une démocratie multipartisane et saine, plusieurs points, sans confusion des rôles, peuvent faire, après concertation entre majorité et opposition, d’un large consensus, dans l’intérêt de la Nation sénégalaise. Citoyens, comme élus, chacun devrait apporter sa contribution, pour un Sénégal meilleur. Les élus sont au service de la Nation ; ils ont pour une importante responsabilité de servir et non se servir.
1 – Un consensus sur le rôle des 15 députés de la diaspora
Le Sénégal, s’est doté de 15 députés représentant la Diaspora, une 15ème région du Sénégal, c’est une grande originalité en Afrique. Mais quel bilan et perspectives peut-on tirer de leur action positive pour la diaspora à l’issue de leur mandature ?
Pendant la crise du Covid-19, on avait connu cet épisode dramatique des Sénégalais «naufragés» en Chine, appliquant des consignes strictes de confinement. Subitement, on se rend compte que pour agir, le Sénégal devrait commencer par un recensement et une rigoureuse identification, avec mail et portable des Sénégalais à l’extérieur. Ce grave flottement a été corrigé après le déclenchement de la guerre en Ukraine, le Consulat du Sénégal à Paris ayant rapidement les Sénégalais confrontés à un racisme sans nom, des divers Etats européens, laissant une arrivée massive d’Ukrainiens et repoussant les Africains venus de ce pays. Pendant, ces deux crises, les 15 députés de la diasporas sont restés étrangement silencieux ; aucune commission d’enquête ou préconisations pour l’avenir, se contentant de gérer leurs indemnités.
Je n’ai pas eu connaissance de la réponse des 15 députés de la diaspora, notamment quand des Sénégalais de l’extérieur ont fait l’objet de graves attaques racistes (Affaire Gana GUEYE , Valérie PECRESSE qualifiant les citoyens français originaires du Sénégal de «Français de papier» ou Mohamed ZEMMOUR prétendant que tous les délinquants en France seraient des Sénégalais. Une salve de critiques se sont abattues sur Pap N’DIAYE, nouveau Ministre de l’Education, en raison uniquement de ses origines sénégalaises) ou ont été molestés, et certains même ont perdu leur vie. Les droits d’inscription des étudiants africains sont passés de 277 à 377 €, un système de renouvellement des titres de séjour, exclusivement par Internet, est entrain de faire basculer des Sénégalais en situation régulière, dans l’illégalité, le regroupement familial ou la transcription de mariages ou d’Etat civils d’enfants nés au Sénégal, mais de père français d’origine sénégalaise, sont devenus missions impossibles. Certains élus français veulent même s’attaquer, dans les cimetières aux carrés musulmans. On sait que de nombreux tirailleurs sénégalais sont morts pour la France et notamment son enterrés à Lyon, et un peu partout dans le pays. Pendant la campagne des présidentielles françaises, certains personnages d’une grande bassesse, ont même proposés que les mandats qu’envoient les immigrants sénégalais soient conditionnés à la réadmission au Sénégal des illégaux. La Grande-Bretagne a commencé d’expédier, par charters, des illégaux ou demandeurs d’asile, vers le Rwanda. En raison d’un groupe de 89 députés du RN et d’une Droite lepénisée, ces menaces pesant sur les droits et libertés des Africains en Europe, sont dans l’ordre du possible.
2 – Vivre décemment au Sénégal de son travail
Nous avons besoin d’un Parlement stratège, au cœur du débat de la vie politique au Sénégal. Le pouvoir de la rue, par le saccage, au service d’ambitions personnelles, n’a rien résolu, jusqu’ici.
De jeunes sénégalais continuent à vouloir prendre des pirogues pour traverser les océans et une partie des émeutes au Sénégal. Comment vivre décemment au Sénégal ?
Il serait utile que le Parlement du Sénégal puisse se saisir de la question de l’immigration en termes de pouvoir économique et de projets audacieux en matière d’agriculture, de pêche ou de commerce, pour changer la vie des gens. Toute la question fondamentale restera comment passer de la consommation à l’autonomie ? En effet, tous les mandats qu’envoient la diaspora au Sénégal sont destinés à l’aide alimentaire des parents restés au pays. Le mois qui suit, il faut encore envoyer un autre mandat. Un véritable tonneau des Danaïdes.
Je crois aussi qu’on a tendance au Sénégal de mépriser ou de sous-estimer la place de la  diaspora, pouvant devenir, un pont entre l’Afrique et l’Europe, en termes d’expertise, de formation ou de projets audacieux.
Dans tous les cas, j’en appelle à de nouvelles relations équilibrées, respectueuses, mutuellement avantageuses avec la France et le Sénégal.
3 – Des commissions d’enquête et propositions sur l’Education et le système de santé
Quelle valeur ajoutée des parlementaires sénégalais dans une démocratie multipartisme  ? Le parlement doit rester un lieu de débat, de proposition ou d’enquête pour éclairer les citoyens ou faire jaillir la vérité. Cependant, les invectives, bagarres et insultes ont parfois terni sont image. Ainsi, les enseignants, comme le personnel des hospitalier, les deux gros bataillons grevant lourdement le budget du Sénégal, ont fait l’objet d’importantes revalorisations salariales, est-ce pour autant la situation s’est améliorée dans ces secteurs particulièrement revendicatifs ? Quel est le diagnostic du mal et les remèdes durables dans les domaines de l’éducation, où le niveau baisse sans cesse, et la santé, avec ses accidents graves ?
En particulier, les parlementaires ont une impérieuse responsabilité de se saisir de la place de l’argent dans la société sénégalaise qui a tout pourri, aussi bien dans la sphère publique que privée. Mais quelle réponse concernant la conscience que l’Etat, c’est chacun d’entre nous. L’hôpital de Tivaoune était neuf, mais pourquoi les installations électriques étaient non conformes ? Pourquoi ceux qui étaient chargés d’être auprès des bébés avaient déserté leur poste ?
Divers moyens astucieux, et en dehors de la sphère étatique, sont mis en œuvre pour détourner l’argent public : surfacturation des marchés publics, comme probablement dans le cas de l’hôpital de Tivaoune, multiplication de divers remboursement de frais (essence, kilométriques) et surtout ces rencontres dits d’ateliers de réflexion, dans des hôtels et on se refait attribuer des per diem. Il faudrait probablement organiser un séminaire national sur l’utilité de ces ateliers de réflexion, avait dit, en substance, sur un ton humoristique, maître Abdoulaye WADE.
Les parlementaires devraient s’accorder sur un montant annuel à ne pas dépasser pour les subventions accordées aux diverses confréries religieuses ou Dahiras. De même que l’Etat devrait fixer une liste limitative des passeports diplomatiques consentis aux autorités religieuses.
4 – Un accord sur les principales réformes structurant la vie publique sénégalaise
Derrière cette tension en vue des législatives du 31 juillet 2022 se cache une autre fatwa de l’opposition, visant à écarter d’office le président Macky SALL des présidentielles de 2024 «Que tout le Sénégal bruisse et que Macky Sall comprenne que les Sénégalais ne sont pas d'accord avec ses velléités dictatoriales ni avec son projet funeste de troisième mandat» dit M. Ousmane SONKO, maire de Ziguinchor et chef d’une coalition de l’opposition, «Yéwwi Askan Wi» ou «libérer le peuple».
Or, dans un Etat de droit, et on l’a dit, en ces de divergences, c’est le juge qui tranche sur la base du droit. Le président Macky SALL, comme d’autres personnes sont tout à fait légitimes à se présenter aux élections présidentielles de 2024. Comme lors de ces législatives du 31 juillet 2022, il n’appartient pas surtout pas à Ousmane SONKO de dire qui peut ou non se présent. Tout le monde parle de 2024 et l’interdiction d’un 3ème mandat, mais un troisième mandat à partir de quand ? Le mandat en cours était-il concerné, en raison de l’interdiction de la non-rétroactivité des lois ? Je crois que l’opposition qui avait combattu la réforme constitutionnelle du 20 mars 2020 du président Macky SALL limitant le nombre de mandats présidentiels, a manqué à tous ses devoirs, en ne demandant pas des précisions ou en formulant pas des amendements.
A chaque fois que le président Macky SALL ouvre un débat ou propose devant le Parlement des réformes majeures, l’opposition pratique la chaise vide. Pour dialoguer et entendre et en prendre en compte le point de vue des autres, il faudrait être à deux. Pour cette réforme constitutionnelle du 20 mars 2020, le débat a été d’une rare violence, des urnes ont été saccagées à Touba et des prêches séditieuses ont été tenues. De nos jours, l’opposition ne jure que par la limitation du mandat présidentiel. Un peu de cohérence, messieurs de l’opposition !
Le Parlement peut se saisir, majorité comme opposition, d’autres réformes majeures au cœur du blocage de la société sénégalaise :
 
  • C’est tout d’abord sur un modèle de consommation et une agriculture vivrière au Sénégal. Il faudrait en finir avec cette culture de l’arachide d’exportation, cette pêche artisanale et leurs lots de noyades en mer, et ouvrir largement à un modèle de consommation plus large, même les habits traditionnels ou les constructions de maisons tout vient de l’étranger ;
 
  • C’est ensuite réintroduire la valeur travail. En 1840, le Sénégal comptait 200 000 habitants ; ce pays compte maintenant plus de 16 millions d’habitants, dont plus de 5 millions résident dans la région de Dakar, avec de grandes villes confrontées à une alimentation en eau, électricité, et sans canalisations viables, sans parler de l’explosion du prix des terrains. La Chine, comme Israël, ont montré que la qualité de la population est une ressource inestimable. Bien formée, la première ressource la plus importante d’un pays, c’est la qualité de sa population «Nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons des idées» disait fort justement le président Valéry GISCARD-D’ESTAING (1926-2020) ;
 
  • C’est enfin rééquilibrer la ville et la campagne. Le président Macky SALL, un Pharaon des temps modernes, dans son «Sénégal Emergent», a été bien inspiré de développer d’importantes infrastructures au Sénégal. Aucun développement ne peut se faire sans logistique. On parle de crise alimentaire, en raison de la guerre en Ukraine, pays producteur de blé ; or, les matières premières, comme les principales terres agricoles sont en Afrique qui dispose d’une réserve inépuisable de main-d’œuvre. Les villes sont engorgées, alors que les villes nouvelles peuvent naître, mieux pensées avec une dimension écologique et des parcs, lieux de respiration. En dehors du surmoi habituel, avec son caquetage, son verbiage, ses gesticulations, ses menaces ou le refus de se soumettre à la loi commune, c’est quoi donc notre problème ?
 
  • Les parlementaires sénégalais devraient être vigilants sur la question du modèle de consommation. Après la question des ports, la dynastie des BOLLORE, au cœur de la Françafrique veut s'accaparer des terres agricoles africaines.
Références
Article L.  149 alinéa 6 du Code électoral sur la parité ; articles L 178-1 et 179-2 du Code électoral ;
Conseil constitutionnel, décision n°9, affaire 17/E/22, du 2 juin 2022, demandeur M. Déthié FALL, mandataire de la coalition «Yéwwi Askaan Wi» (recours dirigé la liste de Benno) ;
Conseil constitutionnel, décision n°11, affaire 15/E/22, du 2 juin 2022, demandeur M. Déthié FALL, mandataire de la coalition «Yéwwi Askaan Wi» (recevabilité de la liste de Yéwwi) ;
Conseil constitutionnel, décision n°12, affaire 20/E/22, du 2 juin 2022, demandeur M. Benoît SAMBOU, mandataire de la coalition «Benno Bokk Yaakar» ;
Conseil constitutionnel, décision n°10, affaire 14/E/22, du 2 juin 2022, demandeur M. Mamadou Lamine THIAM, mandataire de la «Grande Coalition Wallu Sénégal».
Paris, le 23 juin 2022, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 

 
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