Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • Contact

Recherche

3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 20:28
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
Kylian M’BAPPE a été insulté à travers un faux compte de Twitter. Celui qui se dit «Christophe JOLAIN» a volé la photo de M. Marcin JABLONSKI. Si compte est apparemment truqué, celui qui se cache sous nom de Christophe JOLAIN, a bien twitté le 29 juin 2021, à 12 h 26 : «Kylian M’Bappé, ce sale nègre, mérite se de prendre une centaine de coups de fouets et se vendre en Libye ; ce négro ne mérite pas la République française. Direction le Cameroun ou les champs de coton, pour ce sale négro des champs, même pas capable d’être nègre de maison». Quand on lit ce texte, apparemment avec une rhétorique d’une organisation politique structurée, on se rend compte que, depuis quelques temps, la fachosphère agit, de façon dissimulée et frauduleuse, pour brouiller les pistes. Au lieu d’assumer, les fachos préfèrent la clandestinité et la lâcheté, comme dans les attaques contre les députés Laetitia AVIA et Joseph M’BAYE. En tout cas, si ce prétendu «Christophe JOLAIN» avait insulté une autre communauté, son compte serait immédiatement clôturé, une enquête menée, il serait recherché activement et condamné pénalement, rapidement. Comme par hasard, les indignations sélectives n’appellent pas à manifester à la Place de la République. Et silence radio, comme ces 52 personnes mortes cramées à Paris, dans les années 80. Aussi, ces attaques anonymes et peu courageux à l’encontre le footballeur, M. Kylian M’BAPPE, ont suscité une forte indignation de la part de certaines personnes dont Harry ROSELMACK, Sonia ROLLAND et Hélène SY : «Chers Kylian, chers Bleus, représenter, servir son pays, c’est aussi représenter des ingrats et des salauds. Cela fait partie de la noblesse de la tâche» écrivent-ils.
La libération de la parole raciste est devenue un fonds de commerce, non seulement pour l’extrême-droite, mais aussi pour bonne une partie des organisations politiques traditionnelles. On l’a vu aux régionales, et notamment en Ile-de-France, où la campagne électorale a été menée sur le thème de la sécurité, un domaine n’étant pas des compétences fondamentales de la région. Le projet de loi sur le séparatisme, l’intolérance à l’égard des retraités (bientôt la retraite à 64 ans), des chômeurs, des personnels soignants et des étudiants étrangers, s’inspirent aussi de ces idées nauséabondes. Pourtant, le racisme n'est une opinion, mais un délit. Si on peut insulter, impunément Mme Christiane TAUBIRA, Mme Danièle OBONO, Mme Assa TRAORE, Mme Maboula SOUMAHORO, Mme Rokia DIALLO, le professeur Achille M’BEMBE, M. Lilian THURAM, et condamner M. Franco LOLLIA pour avoir badigeonné une statue d'un esclavagiste, reconnaître le Rassemblement National comme parti légal et légitime, tolérer les insultes d'Éric ZEMMOUR qui a maintenant des ambitions présidentielle, tout cela ce n'est pas seulement que de la faute aux autres. J’ajouterai à cette liste, qui commence à être fastidieuse, des membres ou dignitaires noirs de la République en Marche (Joseph M’BAYE, Laetitia AVIA, Sibeth N’DIAYE). Les fachos insultent, calomnient et discréditent ; enfin de compte, même les gens ordinaires, abusés et intoxiqués, finissent par dire : «mais ils ont raison !».
Kylian M'BAPPE, vedette au P.S.G., qui avait été encensé en 2018, en qualité de champion du monde, est maintenant lynché, avec notre grande lâcheté. Chacun détourne la tête, jusqu'à ce que son tour arrive. On doit avoir peur de haïr, d’être injuste avec les autres. Quand on réclame l’égalité, la fraternité le respect et la justice, on est libéré de toute peur. Apprenons donc à refuser l'inacceptable, par les moyens encore légaux, avant qu'il ne soit, un jour, trop tard !
Je le redis, calmement, tant qu'on est encore en démocratie, la meilleure façon de se battre pour ses droits et sa dignité, c'est la carte électorale. Une bonne partie de classe politique est pourrie, mais les politiciens, attachés à leurs privilèges, ne respectent que ceux qui votent et adoptent une démarche citoyenne. Or, les racisés se réfugient dans l'abstention électorale, sont divisés, éparpillés, peu organisés et ne s'attachent souvent qu'à des débats futiles ou à leur petite soupe.
Dans ce pays des droits de l'homme avec son message universel, on se permet d'attaquer uniquement les racisés sur leurs origines ethniques cette fois-ci à visage découvert. Le Rassemblement national est légalisé et légitimé. L'odieux Éric ZEMMOUR qui nous insulte chaque jour dans une chaîne de la Françafrique s'apprête à se présenter aux élections présidentielles. Pourquoi nous racisés on ne se bat pour le terrain électoral et citoyen afin de faire respecter notre dignité ?
Il y a quelque chose qui ne va pas en nous si l'on se borne à des commentaires sans voter et sanctionner tous les partis lepénisés ?
Par conséquent, le respect se mérite. Aussi, j’ai demandé à Mme Anne HIDALGO, si elle se présente à la présidentielle, et si elle est élue, une Maison d’Afrique à Paris, pour en faire un haut lieu du bien-vivre ensemble. Bien des racisés, de bonne foi, pensent que la politique se réduit aux mensonges et aux combines. Pour ma part, la Politique, au sens noble du terme, c’est la poursuite du bonheur et de l’égalité réelle. Les racisés que l’on égare souvent à travers de faux débats, devraient se recentrer les vrais enjeux. La Politique, c’est la poursuite du Bonheur pour chacun, et donc c’est une question éminente de partage du gâteau. Les racisés ne seront de vrais citoyens, que s’ils accèdent aux lieux de décisions politiques, économiques et culturels, pour faire entendre leur voix, et échapper ainsi au Code de l’Indigénat. Faisons donc entendre, démocratiquement, calmement, mais fermement, notre voix, notamment aux présidentielles d’avril 2022, pour nous faire respecter !
Nous avons le pouvoir de les virer. Les Américains l’ont fait et l’équipe BIDEN-HARRIS est en train de faire un bon travail. Je n’imagine pas un seul instant la situation du monde et de l’Amérique, si Donald TRUMP, le complotiste, le négrophobe, islamophobe et misogyne était réélu. Assénons une autre claque retentissante, aux présidentielles de 2022, à toutes les organisations lepénisées ; ce serait salutaire pour la démocratie française qui est en train de prendre de l’eau.
Par ailleurs, je le dis souvent, mes publications, dont celles-ci, disparaissent pendant plusieurs minutes. Je l'ai signalé à plusieurs reprises à Facebook sans réponse. Je crois que ne sommes pas en Chine ou en Russie. J'exprime mes opinions, et je ne suis ni un séparatiste, ni un terroriste, mais un modeste citoyen, un lutteur dans l’arène, appelant au bien-vivre ensemble, mais dans le respect mutuel. Pourquoi donc cette censure et ce contrôle dictatorial de mes postes, quand d'autres nous insultent, impunément, à longueur de journée, dans certains médias ? Trop, c'est trop !
Je vais saisir la Commission informatique et libertés ainsi que la Défenseure des droits contre cette censure et ce harcèlement moral.
Paris, le 3 juillet 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
Partager cet article
Repost0
1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 12:00
«Hommage à Brahim BOURAAM au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
Depuis 26 ans, Mme Anne HIDALGO toujours restée fidèle au 1er mai, chaque année, est venue rendre hommage à la mémoire de Brahim BOURAAM, jeté à la Seine par les fachos en 1995. La ville de Paris a fait apposer une plaque sur le Pont du Carrousel en souvenir à ce martyr de l’intolérance : «N’oublions jamais» dit Mme Anne HIDALGO. La bête immonde n’est pas morte.
En revanche, en 2017, le candidat Emmanuel MACRON qui avait fait acte de présence au Pont du Carrousel, le temps d’une campagne électorale, n’est jamais revenu sur ces lieux tragiques. Sans doute qu’il avait envoyé, une seule fois, son porte-parole en 2018. Et puis depuis lors silence radio ; ce n’était, comme d’habitude, que de la communication. C’est maintenant, en guise de cadeau à la diversité, une loi sur le séparatisme et la célébration, le 5 mai 2021, du bicentenaire de la mort de Napoléon, l’esclavagiste. Le président MACRON a même créé un poste de délégué à l'immigration chargé de casser du bougnoule et du nègre. En effet, Julien MARION, ancien Directeur général de la Police nationale, a pris ses fonctions, ce 1er mai 2021 auprès du répressif Préfet de police, Didier LALLEMANT. Comme les temps changent !
Dans ce climat délétère de fin règne de la Macronie et de stigmatisation de l’autre, rappelons-nous, qu’il y a des mots qui tuent. Brahim BOURAAM a été assassiné par la haine. Et maintenant de hauts gradés militaires, classés à l’extrême-droite, font librement leur tribune dans la presse, pour défier l’autorité de l’Etat. Cela rappelle bien les ligues factieuses, comme en 1936. Qui est donc séparatiste ?
Je rappelle que,= François MITTERRAND était, le 1er mai 1995, venu jeter un bouquet à la Seine, accompagné de Pierre AIDENBAUM et de Fodé SYLLA, de SOS-RACISME. Modestement, j’étais là. «I was there !», comme le diraient les Anglais. Madame Anne HIDALGO célébrera le 9 mai 2021, les 40 ans de la victoire de la Gauche. Est-ce que Mme Anne HIDALGO marche sur les pas de cette «Force Tranquille», pour 2022 ? En tout cas, Mme Anne HIDALGO est sur le chemin de l’honneur et de la victoire pour 2022. Une Femme présidente, pour combattre ces mauvais vents, ce serait une belle victoire !
Étaient notamment présents au Pont du Carrousel, à Paris :
 
  • Mme Lamia EL AARAJE, candidate à une législative partielle dans le 20ème arrondissement des 30 mai et 6 juin 2021 ;
 
  • Mme Audrey PULVAR tête de liste aux régionales des 20 et 27 juin 2021 ;
 
  • ainsi que notamment M. David ASSOULINE, Mme Stéphanie VENEZIANO, et Mme Léa FILOCHE, conseillère de Paris et élue du XIXème arrondissement, et d’autres militants du bien-vivre ensemble.
Le 1er mai 1993, c'est aussi la disparition tragique de Pierre BEREGOVOY (1925-1993), ancien premier ministre. Nous n’oublierons jamais «Béré» ; On se souvient encore de ce coup de gueule de François MITTERRAND à l’encontre de cette presse à scandale qui avait poussé l’ancien premier ministre au suicide : «Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu’on ait pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme, et finalement sa vie, au prix d’un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de la République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d’entre nous» dit-il le 4 mai 1993, l’occasion des obsèques de Pierre BEREGOVOY.
Bonne fête du travail !
Paris, le 1er mai 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
«Hommage à Brahim au Pont du Carrousel à Paris, par Mme Anne HIDALGO» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #AnneHidalgo
Partager cet article
Repost0
1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 11:07
«Une décision du 28 avril 2021 de la Cour de Justice de la CEDEAO sur le parrainage électoral au Sénégal très controversée» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Dans ce jugement du 28 avril 2021 rendu par la Cour de Justice de la CEDEAO, estimant que le fait de demander à tous les partis, un parrainage entre 0,8 et 1% des électeurs, répartis dans 7 régions, conduirait à exclure certaines organisation politiques du jeu électoral. Par conséquent, l'opposition crie, trop hâtivement, à la victoire et la majorité présidentielle dénonce une hérésie juridique, peu conforme à ce qui se fait dans les pays dits démocratiques. En fait, dans la loi électorale sénégalaise de 2018, tous les partis politiques sont soumis au parrainage, majorité comme opposition ; il n’y a pas eu de distinction arbitraire. «C’est une décision assez surprenante, le Sénégal compte parmi les pays les plus démocratiques de la CEDEAO»  dit Seydou GUEYE porte-parole de la Présidence.
Je crois que cette affaire, il faudrait distinguer les élections présidentielles des élections locales en vue pour 2022.
S'agissant des élections présidentielles la Cour de Justice de la CEDEAO fait référence à un précédent du 13 juillet 2015 (Burkina Faso). Il faudrait quand même rappeler, notamment à ceux qui n'ont pas lu ce précédent, que les nouvelles autorités Burkinabé avaient interdit, carrément, à tous les dignitaires de l'Ancien régime, sans qu'ils soient individuellement déchus de leurs droits civiques, de se présenter aux élections présidentielles. Après l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, les élections du 29 novembre 2015 devaient constituer un nouveau départ démocratique pour le Burkina Faso. Une modification de la loi électorale survenue le 7 avril 2015 frappe toutefois d’inéligibilité les personnes ayant soutenu la tentative de révision constitutionnelle d’octobre 2014, les partisans de Blaise COMPAORE. Cette modification constitutionnelle fut interprétée par les partisans de l’Ancien régime déchu comme un acte d’exclusion politique. C'est finalement, cette Fatwa générale et impersonnelle, couvrant une vaste catégorie de personnes, qui a été censurée le 13 juillet 2015 : «Il ne fait aucun doute que l’exclusion d’un certain nombre de formations politiques et de citoyens, de la compétition électorale qui se prépare, relève d‘une discrimination difficilement justifiable en droit. Le caractère ambigu des critères de l’exclusion et l’application expéditive et massive qui en est faite, que la Cour juge contraire aux textes. Interdire de candidature toute organisation ou personne ayant été politiquement proche du régime défait, mais n’ayant commis aucune infraction particulière, revient, pour la Cour, à instituer une sorte de délit d’opinion qui est évidemment inacceptable» souligne la CJ de la CEDEAO.
Le parrainage du Sénégal, contrairement à la pratique du Burkina après l’éviction de Blaise COMPAORE, est une mesure de rationalisation. Il y avait, si je m'abuse en 2018 pas moins de 300 partis politiques ; c'est ce que signale l'Union Sociale Libérale (USL), elle-même, dans son recours dirigé contre le Sénégal devant la Cour de Justice de la CEDEAO. L'équité, ce n'est pas l'anarchie.
Au Sénégal, et comme dans les pays occidentaux, il n'y a pas de liberté générale et absolue de se présenter, sans conditions aux élections présidentielles (conditions d’âge, de caution, et de minimum de représentativité, par le parrainage).
Il y a des limitations et en France, c'est la candidature de Coluche en 1981, qui avait déclenché un système de parrainage par des élus qui soulève, par ailleurs, des difficultés, même pour les grands partis, comme le Rassemblement national.
Au Sénégal, le choix s'est porté sur un parrainage citoyen, afin de ne pénaliser les partis qui n'ont pas encore d'élus. Songez seulement que le Sénégal compte pas moins de 136 partis politiques dont des partis dits «cabines téléphoniques». Tous les scrutins au Sénégal montrent que 5 partis sortent du lot ; ce n’est donc pas le parrainage, une mesure de rationalisation et de vérification du sérieux des candidatures qui est en cause, mais le manque de représentativité de certains partis politiques, peu représentatifs.
S'agissant des élections locales, contrairement aux présidentielles qui sont par nature un scrutin uninominal, ce sont des scrutins de liste. La tendance dans les pays occidentaux c'est le rejet du parrainage non adapté à ce genre compétition. Cependant, il a été introduit un système électoral en France notamment de mixage entre le scrutin majoritaire et la proportionnelle. La liste qui arrive en tête rafle la moitié des sièges et l'autre moitié est répartie à la proportionnelle entre toutes les listes. Ce système garantit à la fois l'équité et l'efficacité. L'équité en ce sens que chaque liste représentative a un minimum d'élus et l'efficacité en ce sens qu'il existe une solide majorité.
Au Sénégal, les Assises nationales ont préconisé d’écarter le parrainage pour les élections locales et donc de s’inspirer du système à la française qui a fait ses preuves. Aux dernières élections locales au Sénégal, il y avait un nombreux incalculables de listes et les électeurs étaient perdus dans leur choix.
Par ailleurs, et en raison de la forte contrainte budgétaire, il serait souhaitable de regrouper les élections et d’éviter ces campagnes électorales permanentes, paralysant le pays dans des débats oiseux.
Je crois qu'il faut encourager la progression de l'Etat de droit en Afrique notamment dans le secteur particulièrement sensible et controversé du droit électoral.
Cependant, la Cour de Justice de la CEDEAO devrait mieux soigner le raisonnement et la motivation de ses décisions, sérier et circonstancier les questions afin de mieux asseoir son autorité dans un continent où nous avons parfois besoin d'un arbitre externe afin de vider pacifiquement certains conflits internes.
Références
Union sociale libérale contre Etat du Sénégal arrêt du 28 avril 2021 de la Cour de Justice de la C.E.D.E.A.O, 32 pages ;
Union Africaine, Charte africaine de la démocratie, des élections de la Gouvernance, 53 articles, charte adoptée à Addis-Abeba, le 30 janvier 2007  ;
Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) et Autres contre l’Etat burkinabè, arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO du 13 juillet 2015.

Paris, le 30 avril 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Une décision du 28 avril 2021 de la Cour de Justice de la CEDEAO sur le parrainage électoral au Sénégal très controversée» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Partager cet article
Repost0
19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 13:27
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Dans ce conflit entre le Bien et le Mal, les partisans du Chaos encore minoritaires, mais fort bruyants, sont en train de prendre le dessus sur les adeptes de l’Harmonie, l’immense majorité, restée silencieuse. «La haine fait beaucoup de bruit, mais il y a dans un monde beaucoup plus d'amour qu'on ne l'imagine» écrit Charlie MACKESY, dans «l’enfant, la taupe, le renard et le cheval», une ode à l'innocence et à bienveillance dans ce monde de brutes. La seule, et la vraie France, c’est celle de la République, respectueuse de la diversité des croyances et des origines ethniques. Jadis, c’est à Paris, dans les années 20, que les artistes et écrivains noirs américains de Harlem Renaissance (Langston HUGUES, Richard WRIGHT, Chester HIMES, James BALDWIN, Miles DAVIS, Sidney BECHET, Joséphine BAKER, etc.), fuyant la ségrégation raciale aux Etats-Unis, étaient venus se réfugier en France. De nos jours, Ta-Nehisi Coates a perpétué cette tradition. C’est à Paris, dans les années 30, que la Négritude et diverses associations d’étudiants luttant pour les indépendances, ainsi qu’une maison d’édition, Présence africaine d’Alioune DIOP (1910-1980), ont pu éclore et s’épanouir. C’est pendant également la IVème République, avant qu’elle ne sombre dans ses odieuses guerres coloniales, que des Ministres noirs, de haut rang, comme Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001) et Félix HOUPHOUET-BOIGNY (1905-1993), ont pris d’importantes responsabilités gouvernementales.
Pour autant, la France, dans le déni permanent de son passé colonialiste et esclavagiste, refuse, obstinément, d’assumer son multiculturalisme. Le président MACRON veut laver plus Blanc que l'entreprise familiale LE PEN. En effet, de nos jours, la France, pays des droits de l’Homme avec son message universel, a le triste privilège d'avoir le plus puissant parti d'extrême-droite ayant lepénisé une bonne partie de l'opinion publique. La liberté d’expression ou la laïcité, détournées de leur sens noble, sont devenues des prétextes hypocrites commodes, pour calomnier et vilipender les racisés. A mon sens, ces amoureux de la haine ne sont pas la France, ce sont des imposteurs. Dans résurgence du conservatisme, des idées monarchistes rappelle les années sombres, où Louis IX, Saint-Louis (1214-1270), tant glorifié de nos jours, avait expulsé de France, par ordonnance du 3 septembre 1258 les Juifs et voulant obliger les Juifs à se convertir au Christianisme, il leur avait imposé le port d’un «Signum» ou signe distinctif, appelé «Rota», pièce de tissu circulaire de couleur safran. Celui qui ne portait pas la rouelle avait une amende et son vêtement était confisqué. Louis XIV, «Le Roi Soleil» (1738-1715), porteur de Lumière, persécutait pourtant les Protestants, en ratifiant en 1685 l’Édit de Fontainebleau, il mit fin à la pluralité des religions pour n’en tolérer qu’une seule : le catholicisme. La révocation de l’Edit de Nantes avait plongé la France dans le Chaos. Le Maréchal Philippe PETAIN (1856-1951), dans son infamie, utilisait la délation et la police française dans ses rafles contre les Juifs, et bien sûr personne n’a rien vu, rien entendu quand on venait chercher son voisin.
Cette loi immonde de la Macronie de 2021, sur le séparatisme, rétablissant le Code de l’indigénat, est un héritage de ces idées nauséabondes. L’actualité de notre temps, foisonne du tintamarre des adversaires de la République. Ainsi, un enseignant, en mal de popularité et instrumentalisé par une Macronie islamophobe, négrophobe et vichyste, jette sa Fatwa, au nom d'une fausse défense de la laïcité, sur 32 000 habitants, d'une ville, Trappes, qui deviennent, tous, de dangereux séparatistes, menaçant la République. Les autres peuvent croire, ou ne pas croire, mais les musulmans sont devenus comme les Juifs pendant l’Occupation ; chaque jour, notre chère France s'enfonce un peu plus dans la banalisation des idées nauséabondes d’un passé qu’on croyait révolu à jamais. Ali RABEH, un socialiste, devenu premier Français d'origine musulmane maire de cette ville de Trappes, est obligé de solliciter une protection de l'Etat, sa sécurité étant menacée. Je rappelle quand même que Trappes c'est la ville natale, notamment de Omar SY, de Djamel DEBBOUZE, artistes, et de Nicolas ANELKA, footballeur. La banlieue ce sont aussi des pépites d'Or comme Kylian M’BAPPE que le monde entier célèbre du haut de ses 22 ans.
Depuis que le communisme a presque disparu, le redoutable ennemi, c’est le Musulman, l’immigré ou celui qui n’a pas la bonne couleur. A les entendre, tous ces braves habitants et ces héros du quotidien de ces zones de relégation, sont tous, par principe, et en raison de leurs origines ethniques et leur religion, de dangereux terroristes. Pourtant, dans leur écrasante majorité, ces racisés ont fondamentalement contribué à garantir la liberté, le développement et le bien-être de ce pays, jadis durant ces deux guerres mondiales, et maintenant en ces temps de pandémie, dans les maisons de retraite, les hôpitaux, les cantines, les transports, etc. Un jour, il va falloir que tous les racisés cessent de travailler, afin de montrer leur vraie place dans cette société. Dès qu'un racisé commence à percer, à gravir l’ascenseur social, la fachosphère s’acharne, aussitôt, à le discréditer et à le délégitimer. Mesdames Christiane TAUBIRA, Danièle OBONO, Assa TRAORE, Maboula SOUMAHORO, Rama YADE, Sibeth N’DIAYE ; la liste est longue de ces personnes victimes du lynchage, comme le «Strange Fruit» de Billie HOLIDAY (1915-1959). Les racisés sont toujours au fond de la cale, comme au temps de l'esclavage ; contre ceux qui relèvent la tête, c'est le fouet. Seule Rachida DATI a pu résister aux nombreux assauts qui n'ont pas pu, jusqu'ici à la briser.
Notre faiblesse d'organisation et notre grande lâcheté, mais surtout notre incapacité à utiliser les armes de la République (vote et combat citoyen) ont favorisé ces lynchages. Et comme par hasard, Mme Audrey PULVAR, tête de liste socialiste aux régionales en Ile-de-France de juin 2021, est sommée de s'expliquer, non pas sur son projet, mais sur la conduite de son père, il y a de cela plusieurs décennies. Doit-on demander au jeune Emmanuel MACRON comment il s’est infiltré dans la famille de Brigitte TROGNEUX et d’André-Louis AUZIERE (1951-2019), et comment il a trahi la confiance de son mentor, François HOLLANDE ainsi que le Front républicain l’ayant porté au pouvoir, contre le RN en 2017 ? Je rappelle quand-même que Mme Carla BRUNI avait une proximité bizarre avec ses parents ; son mari, promoteur de l’identité nationale, probablement l'assassin de Mouammar KADHAFI (1942-2011), trainant de nombreuses casseroles, ne quitte plus le président MACRON, et a pu même promouvoir ses lieutenants au sein du gouvernement. Pire encore, Moussa DARMANIN, accusé de viol, est maintenu Ministre de l'intérieur, en dépit de la «jurisprudence Balladur». Johnny HALIDAY, accusé également de viol, et devant plus 9 millions d'euros au fisc, au eu droit à des funérailles nationales aux frais des contribuables. Les BALKANY, Carlos GHOSN et Roman POLANSKI, nous narguent toujours. Et ces magistrats qui vont déjeuner dans des restaurants clandestins ? De qui se moque-t-on ?
De mauvais vents soufflent sur notre chère France républicaine menacée dans son fondement par des mensonges, des calomnies et des instrumentations. Le président MACRON, dans son ignominie, au lieu de rassembler tous, s’évertue à nous diviser. Ainsi, le président MACRON envisage de célébrer, en grandes pompes, le bicentenaire de la mort de Napoléon, le 5 mai 2021, celui-là même qui avait rétabli l’esclavage le 20 mai 1802. Dans la glorification de sa démocratie ethnique, le président MACRON avait déclaré le 14 juin 2020 «La République n'effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire. Elle n'oubliera aucune de ses œuvres. Elle ne déboulonnera pas de statues». Les racisés des choses, des sous-hommes n’inspirant de sa part aucun respect ou dignité. On tape sans retenue, chaque jour, sur les racisés. Les théories complotistes fleurissent et sont relayées, massivement et officiellement par la Macronie. On ne parle plus d’Islam, de cette religion de paix, mais «d’Islamisme», pour faire peur. Dans sa grande bassesse, Frédérique VIDAL, une Ministre de la République, qui a raté une occasion de se taire, invente même le terme «d'islamo-gauchisme». Ce concept, sans aucune valeur scientifique, une rhétorique assumée d’extrême-droite, est une arme de guerre contre les racisés, pour les calomnier et les exclure. Dans la presse très conservatrice, «Le Figaro», Jacques JULLIARD, un germaniste, s’interroge : «Pourquoi ces intellectuels, pour la plupart agnostiques et libertaires, se sont-ils brusquement pris de passion pour la religion la plus fermée, la plus identitaire, dans sa version islamiste, la plus guerrière, la plus violente ?». Le concept «d’islamo-gauchisme», une sorte de police académique, s’inspire d’une théorie complotiste «Alt-Right» (Alternative Right ou Alt Droite), une galaxie de néo-nazis et de militants du Ku-Klux-Kan, lancée en 2008 par Richard Bertrand SPENCER, un néonazi originaire de Boston : «L’Amérique était il y a encore une génération, un pays blanc fait pour nous et [pour assurer] notre prospérité. C’est notre création, notre héritage et elle nous appartient» dit-il.  Par conséquent, «Alternative Right» est donc une organisation suprémaciste, raciste et antisémite prônant un nettoyage ethnique ainsi qu’une supériorité de la race blanche, donc un mouvement d’extrême-droite ayant favorisé l’ascension au pouvoir, en 2016, de Donald TRUMP en qualité de président américain, et de Jair BOLSONARO au Brésil. Il n’est pas étonnant qu’il y ait eu des attaques antisémites dans les synagogues américaines. Si le Rassemblement national, pour des raisons tactiques, pour conquérir le pouvoir, ménage la communauté juive, elle-même virulente à l’égard des Musulmans à travers le CRIF, il y aura un jour un désastre dans ce pays. La montée du racisme et de l’antisémitisme écrasera, un jour, tout sur son passage. Nous devrions donc tous rester solidaires, dans la lutte contre la bête immonde menaçant la République.
Pendant qu’on cogne sur les racisés, le diable et son racisme décomplexé, est devenu respectable dans ce pays des droits de l’Homme. A la première invitation de Jean-Marie LE PEN, le 13 février 1984, il y avait des protestations violentes devant Antenne 2. En 2002, les abstentionnistes honteux et fumistes disaient «Plus jamais ça». En 2017, certains républicains tièdes disaient «c'est normal que les fachos soient représentés, ils sont soutenus par les Français qui sont excédés». Hitler était venu également au pouvoir par les élections. Si le Rassemblement national accédait au pouvoir quelle sera la conduite des Républicains ? Le ver est dans le fruit.
Maintenant c'est aux républicains authentiques de se justifier dans leur lutte contre les fachos, dans leur croisade contre les racisés. Les temps changent, et les vents mauvais soufflent fort. Quand la Défenseure des droits, Mme Claire HEDON, dénonce ces contrôles d'identité au faciès ayant conduit à ces 113 jeunes étouffés à mort, tout de suite les chiens sont lâchés. Christophe CASTANER ayant seulement osé entrevoir des sanctions disciplinaires contre les ripoux, est immédiatement viré par les syndicats de police qui acclament maintenant la loi sur le séparatisme rétablissant le Code l’Indigénat. Ceux qu’on encense et célèbre, ce sont ceux qui crachent leur haine sur les racisés.
De nos jours, loin d’être un délit un délit, le racisme, quand il ne vise que les racisés, est devenu une valeur politique hautement estimable, pouvant rapporter des voix aux élections. Ainsi, j'apprends aussi que divers milieux d'extrême-droite font monter la mayonnaise, afin que Éric ZEMMOUR, pour se présenter aux présidentielles, dans le but de réduire l'influence de la petite entreprise familiale. Pour «Valeurs actuelles» un journal d’extrême-droite, si Eric ZEMMOUR était élu «La première rupture concernerait bien sûr la politique d'immigration, […] c'est la question essentielle, voire existentielle», dit-il. En premier lieu, la suppression du regroupement familial incluant l'abolition de la naturalisation par le mariage. De même pour le droit d'asile, le droit du sol, les allocations familiales pour les étrangers ou encore la double nationalité pour les non-Européens. Conclusion : «Revenir à ce qui se faisait en France jusqu'aux années 1970». Il appliquera, strictement la préférence nationale.
A les écouter les problèmes fondamentaux de ce pays, ce n'est la mauvaise gestion de cette pandémie et le défaut de projet industriel (Masques, vaccins, Respirateurs) de la Macronie, ainsi que le manque de lits dans les hôpitaux, mais tout est de la faute des racisés, qui bossent et courbent l’échine. Le président MACRON ayant constaté la cuisante défaite de Donald TRUMP, essaie de sauver sa tête, pour rééditer son confrontation à Marine LE PEN, et forcer ainsi la main aux républicains. On connaît la formule de Charles PASQUA (1927-2015) pour noyer le poisson, il faut déplacer le problème, en créant à côté un autre buzz. «Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien» disait l’ancien Ministre de l’Intérieur et le fondateur du SAC.
Par conséquent, cette loi macronienne sur le séparatisme est la plus grande forfaiture de notre temps, un crime grave contre la République. Les digues sont tombées ! La France est la dernière puissance coloniale au monde, avec d'importantes colonies rebaptisées, pudiquement, «départements d'outre-mer». Aimé CESAIRE (1913-2008) dans son poème, «Moi Laminaire», écrivait : «J’habite une blessure sacrée. J’habite des ancêtres imaginaires. J’habite un vouloir obscur. J’habite un long silence. J’habite une soif irrémédiable. J’habite un voyage de mille ans. J’habite une guerre de trois cent ans». Quand on est un citoyen de la République, il faut refuser l'injustice, la servitude et l'ignominie et savoir dire NON dit Edwy PLENEL, patron de Médiapart, qualifié «d’islamo-gauchiste» par les fachos. Dans notre hétéronymie, l’écrivain Fernando PESSOA (1888-1935) nous exhorte à ne pas arrêter de penser et d’agir. Par conséquent, personne ne fera le travail de défense de notre dignité à notre place.
Par conséquent, il faut s'inscrire massivement sur les listes électorales et reprendre le Conseil régional d'Ile-de-France avec Mme Audrey PULVAR. C'est un point d'appui majeur pour sanctionner, gravement, Emmanuel MACRON le séparatiste en 2022, et élire, pour la première fois, une femme présidente, Mme Anne HIDALGO.
Tiens bon Ali RABEH, maire de Trappes ! Audrey PULVAR tu vas reconquérir le Conseil régional d'IDF, en juin 2021 !
Paris le 18 février 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
 
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Des vents mauvais soufflent, très fort, sur notre chère France républicaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Partager cet article
Repost0
5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 23:50
«Le président MACRON a rétabli le Code de l’Indigénat ou le chemin de la honte et du déshonneur» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
France Info, ou France «Infaux» a annoncé que l’Assemblée nationale aurait adopté, à l’unanimité la répression d’un nouveau «délit de séparatisme», en prévoyant de punir de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende, toute personne menaçant, violentant ou intimidant un élu ou un agent du service public, dans le but de se soustraire aux règles. Je n’ose pas croire, un seul instant, que tous les élus républicains de Gauche aient voté, unanimement, en faveur de ce texte scélérat rétablissant le Code de l’Indigénat en France. Dans un avis rendu public jeudi 4 février 2021, la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) estime que le projet de loi sur le séparatisme de «fragilise les principes républicains. Les atteintes portées aux libertés fondamentales que sont la liberté d’association, la liberté d’expression, la liberté de l’enseignement et la liberté de culte par de nouvelles contraintes et obligations sont de nature à déstabiliser les cultes, ainsi qu’un secteur associatif investi dans l’éducation, la culture, le sport, la défense des droits ou encore la lutte contre la pauvreté, les inégalités et les discriminations, sans pour autant atteindre les objectifs proclamés par le Président de la République et le Gouvernement» estime la CNCDH. Le Conseil d’Etat, juge administratif et conseiller du gouvernement, a alerté sur les mesures potentiellement discriminatoires et anticonstitutionnelles et couvrant de vastes domaines ni nécessaires, ni proportionnées : «tous les droits et libertés publiques constitutionnellement et conventionnellement garantis, et les plus éminents d’entre eux : la liberté d’association, La liberté de conscience et de culte, les libertés de réunion, d’expression, d’opinion, de communication, la liberté de la presse, la libre administration des collectivités territoriales, la liberté d’enseignement, la liberté du mariage, la liberté d’entreprendre, la liberté contractuelle» estime le juge administratif.
Désormais nous avons comme au temps colonial, les citoyens de seconde zone, les indigènes de la République, devenus des parias de ce pays, comme les Juifs pendant l’Occupation. Le Conseil d’Etat a relevé que «l’exposé des motifs du projet de loi ne comporte pas d’exposé du contexte dans lequel le texte intervient, celui de tensions observées dans la société française et susceptibles de menacer l’unité de la Nation, pourtant rappelées à plusieurs reprises par les plus hautes autorités de l’Etat et auxquelles le projet de loi ambitionne d’apporter un ensemble de réponses. Il en résulte un décalage parfois important entre l’objet des mesures et la compréhension de leur justification» écrit le juge administratif. Le juge administratif fait l’éloge du multiculturalisme, maintenant sapé par ce projet de loi sur le séparatisme.  Le Conseil d’Etat a rappelé que la France est aussi une Nation ouverte sur le monde extérieur comme l’ont montré les vagues d’immigration successives et l’importance des acquisitions de la nationalité française par des étrangers. «Les principes républicains, avec les valeurs qui les inspirent, elles-mêmes héritées d’une longue histoire, font prévaloir, dans un esprit d’universalisme, une conception élective de la Nation, formée d’une communauté de citoyens libres et égaux sans distinction d’origine, de race ou de religion, unis dans un idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité» a martelé le Conseil d’Etat. Or, l’égalité, justement, devant la loi est l’un des principes essentiels même de la République et le président MACRON au lieu de rassembler la Nation, dans sa diversité, a fait voter une loi ségrégationniste. En effet, «le projet semble indirectement viser une catégorie très spécifique de la population, ce qui peut poser problème au regard des principes d’égalité et de non-discrimination, tantôt, pour ne pas le faire explicitement, il prévoit des interdictions et sanctions d’application tellement vastes qu’elles sont hors de proportion avec la difficulté qu’il souhaiterait traite» estime Mme Claire HEDON, Défenseure des droits, dans son avis 12-01 du 12 janvier 2021.
Par conséquent, élu en 2017, dans un front républicain, pour faire barrage au Rassemblement national, le président MACRON, en rétablissant le Code de l’Indigénat, a pris le chemin de la honte et du déshonneur. Il y a suffisamment de lois et de textes répressifs, dans le cadre des valeurs républicaines, permettant de sanctionner les délinquants, qui s’empilent et ne sont jamais appliqués. En fait, ce texte n’est dirigé que contre les Noirs, les Arabes et les Musulmans, encore considérés comme des Indigènes de la République, donc soumis à une réglementation spéciale, comme au temps colonial. Le Code de l’Indigénat, du 28 juin 1881, modifié en 1887 faisait des habitants des colonies, non pas des citoyens, mais des sujets, dépourvus de toute protection juridique, et soumis aux châtiments corporels, aux travaux forcés, à l’interdiction de circuler de nuit et d’autres vexations et caprices du colon. Le Code de l’indigénat est un ensemble de recueil de mesures discrétionnaires destiné à faire régner le «bon ordre colonial», celui-ci étant basé sur l'institutionnalisation de l'inégalité, de l’arbitraire et du déni permanent de justice. De nos jours, les familles des 113 jeunes issus de l’immigration et étouffés à mort n’ont pas encore reçu justice. Plusieurs circulaires, donc des textes non publiés soumettent les Français issus de l’immigration à diverses vexations. Comme au temps colonial, on doit présenter en permanence sa pièce d’identité partout (hôpital, envoi de mandats, à la banque, contrôle d’identité au faciès). Certains organismes (CAF et Assurance Retraite), et la Défenseure des Droits sait de quoi je parle, soumettent en permanence les Noirs et les Arabes à des contrôles incessants.
Dans cette mise en place du Code de l’Indigénat, les racisés sont désormais privés de certaines dispositions à valeur constitutionnelle. En effet, une autre disposition, en violation de la loi de 1901 de liberté d’association, vise spécifiquement les associations étrangères, et spécialement musulmanes, jugées, par principe, séditieuses : «Je ne suis pas à l’aise avec le mot de communautarisme. L’appartenance à une communauté peut être une forme d’identité en plus, qui est compatible avec la République». Au contraire, le séparatisme, c’est quand, au nom d’une religion ou d’une appartenance, on veut se séparer de la République, donc ne plus en respecter les lois et donc menacer la possibilité de vivre ensemble» avait dit à Mulhouse, le président MACRON, assidu aux dîners du CRIF, mais qui qualifie, tous les Musulmans, potentiellement,  de «séparatistes». A l’occasion des fêtes musulmans, ni le chef de l’Etat, ni le Ministre de l’Intérieur, pourtant censé être ministre de tous, n’adressent de message à la Oumah. Le projet de loi oblige les associations qui demandent une subvention à signer un «contrat d’engagement républicain». En février 2014, une charte, négociée avec tous les partenaires, d’engagements réciproques avaient été instaurées. Mais cette fois-ci, l’Etat macronien, profondément lepénisé, islamophobe et raciste, de façon unilatérale a imposé, unilatéralement, son «contrat d’engagement républicain». Si en elle-même cette obligation n’enfreint pas le principe de la liberté d’association, elle en affecte sérieusement les modalités d’exercice : beaucoup d’associations ont un besoin impératif de concours publics. Les associations chrétiennes et juives, pourtant fortement communautarisées, continueront d’être subventionnées à coup de millions, et les organisations musulmanes, censées être antirépublicaines seront asphyxiées par manque de subventions. Finalement, cette disposition est donc manifestement discriminatoire, puisque les Chrétiens sont assurés que leurs lieux de culte, classés monuments historiques, bénéficient de subventions. Les communautés juives peuvent construire leurs synagogues librement et leurs associations religieuses, parfois extrémistes comme les «Loubavitch», sont arrosées par millions de subventions (écoles et crèches confessionnelles), en particulier par la Ville de Paris. En Alsace et Lorraine, les religieux catholiques, plus de 12 00 prêtres, sont encore rémunérés par l’Etat. En revanche, les associations musulmanes, ou humanitaires d’aide aux migrants, et suivant la position du président MACRON, dans sa démocratie ethnique, sont une menace grave pour la République.
Par ailleurs, le projet de loi, en même temps qu’il étend les motifs de dissolution par décision administrative et non sur décision de justice, vise à faciliter l’imputation aux associations des activités répréhensibles de leurs membres. «Le moyen proposé à cette fin, qui s’apparente à un renversement de la charge de la preuve, est excessif» estime la Commission nationale des droits de l’Homme. «Les associations, comme toutes les personnes morales, ainsi que leurs membres, doivent évidemment respecter la loi. Des sanctions à leur égard sont déjà prévues lorsqu’elles ne le font pas. En conditionnant l’attribution de subventions à la signature d’un « contrat d’engagement républicain », l’article 6 du projet de loi opère un retournement en mettant les associations dans une position où il ne leur est plus simplement demandé de ne pas commettre d’infraction, mais aussi de s’engager positivement et explicitement, dans leurs finalités comme dans leur organisation, sur des principes qui sont ceux de la puissance publique. Il nous semble qu’un tel renversement fait courir le risque de dénaturer en partie le statut des associations, qui sont des tiers essentiels entre le citoyen et la puissance publique» ajoute Mme Claire HEDON, Défenseure des droits. Cette mesure vise également à envisager des expulsions massives d’étrangers que l’Etat fascisant de la Macronie considérerait comme «antirépublicaine». La Défenseure des droits s’interroge sur la pertinence de l’introduction d’une peine complémentaire d’interdiction du territoire français pour les étrangers et sur ses motifs, en particulier au regard de la rédaction initiale, qui faisait référence aux croyances ou convictions de l’auteur de l’infraction. «Le cumul des dispositions laisse penser à l’instauration d’un dispositif pénal ciblé sur une catégorie de la population et donc à cet égard susceptible d’être discriminatoire et de porter atteinte au principe d’égalité» écrit Mme Claire HEDON. Le texte vise à ériger une police des cultes, naturellement, qui ne réprimera que les cultes musulmans. Tout musulman fréquentant une mosquée dont les prêches sont jugées subversives, est lui-même, ipso facto, une menace pour l’ordre public, et donc expulsable. Ce projet de loi “risque de conforter une tendance générale (...) au renforcement global de l’ordre social. L’action publique se replie, une nouvelle fois dans la facilité apparente de la restriction des libertés pour atteindre un objectif d’intérêt général”, estime Mme Claire HEDON, Défenseure des droits. Par ailleurs, le projet de loi généralise le retrait du titre de séjour d’étrangers déjà installés, mais polygames. Comme dans le cadre du Code de l’Indigénat, les colons bénéficiaient de mariages locaux, qui tombaient dès qu’ils quittaient le territoire. En métropole, c’est au nom du principe de liberté, dans ce pays de couples recomposés, qu’on peut avoir, à profusion, des maîtresses.
Le texte, encore flou, est censé lutter contre la haine en ligne, mais ne vise que les propos haineux venant des musulmans, devenus des indigènes de la République, sans protection juridique particulière. La protection des agents publics est déjà garantie par la loi pénale, cette mesure de circonstance, liée à la mort tragique d’un enseignant Samuel PATY, est un empilement de réglementation souvent illisibles et inappliquées : «L’insertion de ce nouvel article dans une multiplicité de textes déjà compliquée, contribue à rendre la loi pénale peu lisible et peu accessible, notamment au regard du principe de légalité des délits et des peines, à valeur constitutionnelle. Il serait donc préférable, comme l’a suggéré le Conseil d’Etat, d’engager une réflexion pour donner plus de lisibilité et de cohérence aux incriminations relatives aux menaces, intimidations ou violences contre des personnes, et en particulier contre les agents publics qui ont droit à une légitime protection» estime Mme Claire HEDON, Défenseure des droits. Il n’a échappé à personne que les fonds de commerce du Rassemblement national, devenu légitime et légal, et maintenant de la Macronie, découlent de la haine de l’immigré et de l’Arabe. Eric ZEMMOUR, Alain FINKIELKRAULT et Elisabeth BADINTER, ainsi que certains journaux dont Valeurs actuelles ou des chaînes d’information continue, déversent à longueur de journée leur vomissures sur les racisés, au nom du principe de la liberté d’expression.  De quelle haine parle-t-on ? Toute haine est à proscrire, en raison du principe d’égalité républicaine et les lois traditionnelles permettent de réprimer les écarts inacceptables.
Le Code de l’Indigénat, favorise l’impunité de certains. En effet, il y a d’autres délinquants sexuels, des cinéastes qu’on applaudit aux Champs-Elysées ou qui commettent l’inceste, des viols, tout en poursuivent librement leurs activités. Des magistrats vont déjeuner, pendant la crise sanitaire, dans des restaurants clandestins. Moussa DARMANIN, accusé de viol,  une honte pour la République, est encore Ministre de l’Intérieur. Qui a tabassé les personnels soignants et les Gilets jaunes, jusqu’à les éborgner ?
Quand on parle de principe d’égalité devant la loi, on se rend compte, qu’aux yeux du Président MACRON, sa démocratie, purement ethnique, ne protège que certaines personnes. Nous sommes donc entrés dans l’ère des lois ségrégationnistes, comme auparavant dans le Sud des Etats-Unis. Certains députés de droite avaient même proposé d’abolir l’accès automatique à la nationalité des enfants d’étrangers nés en France. On n’aurait pas eu Omar SY qui fait décoller les ventes d’Arsène Lupin, et tous veulent redécouvrir Etretat !
Jadis, il y avait une honte et une pudeur d’avouer que le racisme institutionnel et systémique, dans ce pays des droits de l’Homme avec son message prétendument universel, l’existence de quelconques distinctions arbitraires. On ne cesse de proclamer sa solidarité avec les Ouighours, ces musulmans de Chine, écrasés par une dictature communiste. Mais ici, avec cette loi sur le séparatisme, une nouvelle étape cruciale vient d’être franchie, comme en 1940, dans le démantèlement de la République. Tout le monde pour l’instant reste zen, ces lois ne concernent ni les Protestants, ni les Juifs, ni les Invertis, l’homosexualité étant un délit jusqu’au 10 mai 1981.
Ce basculement dans le Code de l’Indigénat a été lent, mais les principales étapes, à mon sens, sont les suivantes. En 1983, une partie de la Droite s’était alliée au Front National aux élections municipales à Dreux. Et puis, il y a eu ce 21 avril 2002 funeste, avec ces éparpillement des candidatures de comme cela semble se profiler pour les présidentielles de 2022. Marine LE PEN, qui semble bien gérer son entreprise familiale, a eu l’intelligence de gommer ce détail de l’histoire de son père, en ménageant la communauté juive ayant pris, d’abord au Parti socialiste puis de SARKOZY à MACRON, les pouvoirs politiques, financiers et médiatiques. Mais cette stratégie de Marine LE PEN est hasardeuse, sa nièce cherche, pour 2022, à s’allier avec une partie extrême de la droite, comme en 1983, raciste et fondamentalement antisémite. Je crois fondamentalement et le nœud de la crise politique et du drame qui se met en place devant nos yeux est là ; il est celui qu’une bonne partie des Républicains ont intériorisé dans leur esprit que le RN ne serait pas un danger pour la République. En 1940, bien des Français croyaient aussi que le Maréchal faisant «don de sa personne» pouvait, comme par miracle les sauver du désastre de la défaite. Cette logique de la peur pourrait jouer à fond si la pandémie n’était pas jugulée à temps et si un chômage massif était évité. Cela n’en prend pas le chemin, compte tenu des milliards que M. Emmanuel MACRON a consenti aux entreprises, sans aucun projet industriel (Fabrication des vaccins, des tests, des masques et d’un matériel adéquat pour les urgences). Tout est mensonge, dissimulation et forfaiture chez ce président des riches, et maintenant trahison grave des valeurs républicaines.
François HOLLANDE a une grande part dans cette tragédie sans nom. Elu sur le slogan «le changement c’est maintenant», il a accouché d’un monstre, son bébé Emmanuel MACRON a sabordé pour les engagements d’unité nationale en 2017. La loi sur l’immigration et l’explosion des droits d’inscription des étudiants étrangers, tout cela montre que le président MACRON est devenu en fait et depuis longtemps, un vichyste, un islamophobe et un xénophobe. Par ailleurs, ses réformes odieuses (chômage, retraite, casse de l’hôpital) ne sont que suspendues. On essaie de rétablir le Code de l’Indigénat, pour nous faire oublier ces graves crimes du vrai séparatiste, qu’est le président MACRON.
L’enjeu fondamental, reste le refus de l’éparpillement des candidatures comme en 2002. Entre la peste et le choléra, je m’abstiendrai. L’autre enjeu majeur aussi, c’est un programme fondamental de rupture avec ces politiques libérales et la participation massive de tous, notamment des racisés, d’abord aux régionales de 2021, et puis aux présidentielles de 2022.
Je respecte le choix des autres, mais ma candidate est connue de tous ; Mme Anne HIDALGO a suscité l’union de la Gauche dans ces municipales de 2020. Elle a donc franchi, allègrement, le périphérique, en devenant, de facto, la cheffe de l’opposition. Anne nous attendons, ta candidature !
Tous ensemble, pour combattre, sans concession, cette loi sur le séparatisme, rétablissant le Code de l’Indigénat et sauver la République, pour un bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel.
Indications bibliographiques
Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, avis n°A-2021-1 du 28 janvier 2021, sur un projet de loi confortant, par tous, le respect, des principes de la République, 12 pages ;
Conseil d’Etat, avis en Assemblée générale, n°401549, du 3 décembre 2020 sur un projet de loi confortant, par tous, le respect, des principes de la République, 57 pages ;
Défenseure des Droits, avis n°21-01 du 12 janvier 2021, sur un projet de loi confortant, par tous, le respect, des principes de la République, 9 pages.
Paris le 5 février 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
«Le président MACRON a rétabli le Code de l’Indigénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le président MACRON a rétabli le Code de l’Indigénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le président MACRON a rétabli le Code de l’Indigénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le président MACRON a rétabli le Code de l’Indigénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le président MACRON a rétabli le Code de l’Indigénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le président MACRON a rétabli le Code de l’Indigénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le président MACRON a rétabli le Code de l’Indigénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le président MACRON a rétabli le Code de l’Indigénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le président MACRON a rétabli le Code de l’Indigénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le président MACRON a rétabli le Code de l’Indigénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Partager cet article
Repost0
14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 21:08
Michel ZECLER, un producteur Noir, de musique tabassé et victime d'insultes racistes
Une affaire George FLOYD en France. Le 21 novembre 2020, à Paris 17ème, Michel, un Noir, producteur de musique, devant son studio, mais sans masque, de peur de prendre une amende à 135 €, regagne, subitement, ses locaux. Trois policiers poursuivent, lancent une grenade, rentrent dans le studio, le rouent de coups, avec des insultes à caractère racistes ; les policiers interpellent témoins. Au poste de poste de police Michel est accusé, par ces ripoux, de rébellion et de menace avec arme. Un coup classique, comme l’affaire Théo, intimidé sur la gestion de son association. Quand on tabasse un Nègre, on dit qu’il s’est rebellé ou représentait une menace. Ceux qui sont tués, de façon illégale, ne seraient que des délinquants, comme si le casier judiciaire serait devenu une permission de tuer. Mais ici, Michel est un Noir, producteur de musique, dans un quartier chic de Paris, le 17ème, mais ça c’est peut-être louche.
Ces policiers, pourtant assermentés qui ont commis ce faux en écritures publiques, ne savaient pas qu'ils étaient filmés. Le ministre de l'intérieur, Moussa DARMANIN a été contraint, images à l'appui ayant circulé dans les réseaux sociaux, de suspendre ces ripoux. On comprend donc mieux pourquoi le Séparatiste et président, Emmanuel MACRON, dans sa politique répressive et négrophobe assumée, ne veut plus que les policiers soient filmés. Silence, on tue, on matraque et on condamne pour rébellion. On se rappelle des violences 1er mai, d’Alexandre BENALLA, du congédiement d’un grand policier républicain, le préfet de police, M. Michel DEPUECH, que nous regrettons, remplacé par un ultra-répressif, Didier LALLEMANT. Celui-là même qui a molesté, copieusement et sans état d’âme, les Gilets jaunes et les personnels soignants, dont certains ont été éborgnés. Dès que le Ministre de l’Intérieur, Christophe CASTANER, avait évoqué l’idée d’une procédure disciplinaire contre les ripoux, et on ne parle que ceux-là, il a été très vite remercié, comme un mal propre, et remplacé par Moussa DARMANIN, que rien ne distingue du Rassemblement national.
Cependant je le redis, notre police est républicaine, l'écrasante majorité de nos forces de l'ordre n'a pas peur de la transparence. La Police, en tant qu’institution, n’est pas en cause ; ce que je dénonce, et avec force, c’est cette orientation politique, revendiquée par la Macronie, avec des idées nauséabondes. Il est urgent de sonner le tocsin. Je l’écrivais, l’autre jour, les démocraties ne sont pas à l’abri d’une dictature. Donald TRUMP en la parfaite illustration. Seul le président MACRON, dans son nouveau projet vichyste, islamophobe et négrophobe, redoute de ses démons. Mais comme Donald TRUMP, il sera bientôt viré, en 2022. Il partira, comme Donald TRUMP, dans la honte et le déshonneur. La bastonnade arrivera en 2022. Contre d'Etat et cet Apartheid qui se met en place, Racisés, inscrivez-vous, massivement, sur les listes électorales, ne vous pas laissez pas tabasser, impunément, par la Macronie.
L’esclavage, le Code noir ravalant au rang au chose que l’on peut tuer ou molester, c’est fini. Justice pour Michel, Théo, les familles d'Adama, de Bouna et Zyed, et pour les 113 jeunes étouffés à mort, mais aussi, les 53 Noirs, morts dans des incendies de squats à Paris, dans les années 80. On ne lâchera rien, jusqu'à ce que Justice soit faite !
Un rassemblement organisé le samedi 28 novembre 2020 à la Place de la République, a mobilisé plus de 50 000 personnes. Que les gens qui se disent indignés viennent également manifester pacifiquement et fermement contre ces violences policières. Aux différentes manifestations les racisés sont souvent peu mobilisés. Ils préfèrent le ministère de la parole dans les réseaux sociaux. Un peu de cohérence !
C'est ce défaut d'engagement citoyen cela qui cause, fondamentalement, cette impunité et cette montée du racisme et des violences à l’encontre des racisés. On nous chié sur la tête et ça passe. Et le racisme, légitimé, de devient même un argument électoral et rentable pour les négrophobes. Quand est on citoyen on s'engage activement pour ses droits et la République, même si elle est gravement menacée, offre encore des armes redoutables : la manifestation, la désobéissance civile et le vote sanction.
Je propose, depuis longtemps, que tous les racisés cessent, pendant trois jours d'aller travailler et restent chez eux et que cela se termine par une grand meeting de recueillement, sans autre slogan que "nous sommes différents, mais égaux. Inscription sur les listes électorales". Après tant de calomnies, on verra leur place irremplaçable dans cette société. Les vrais séparatistes ne sont pas ceux qu'on pense.
Vite, Mme Anne HIDALGO !
Paris le 26 novembre 2020 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Michel ZECLER, un producteur Noir, de musique tabassé et victime d'insultes racistes» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Michel ZECLER, un producteur Noir, de musique tabassé et victime d'insultes racistes» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Michel ZECLER, un producteur Noir, de musique tabassé et victime d'insultes racistes» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Michel ZECLER, un producteur Noir, de musique tabassé et victime d'insultes racistes» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Michel ZECLER, un producteur Noir, de musique tabassé et victime d'insultes racistes» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Michel ZECLER, un producteur Noir, de musique tabassé et victime d'insultes racistes» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Michel ZECLER, un producteur Noir, de musique tabassé et victime d'insultes racistes» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Michel ZECLER, un producteur Noir, de musique tabassé et victime d'insultes racistes» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Michel ZECLER, un producteur Noir, de musique tabassé et victime d'insultes racistes» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Michel ZECLER, un producteur Noir, de musique tabassé et victime d'insultes racistes» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Michel ZECLER, un producteur Noir, de musique tabassé et victime d'insultes racistes» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Partager cet article
Repost0
31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 15:37
Je demandais dans mon post du 8 juin 2020, que tous les Républicains sincères dénoncent ce racisme institutionnel et systémique, ainsi que cette mentalité colonialiste et esclavagiste. Le dire, ce n’est pas mettre en cause tous nos Ancêtres les Gaulois. Loin de là. Les racistes ne sont pas nombreux, mais ils font beaucoup de bruit. Pour cette vaste majorité silencieuse de bons Républicains, ne rien dire, c'est être complice de ces crimes et délits : «A la fin, nous ne nous rappellerons pas les mots de nos ennemis, mais le silence de nos amis» avait dit, fort justement, Martin Luther KING.
Une partie de la classe politique ou de certains médias, loin du débat de fond, excelle dans les invectives, les insultes et les stigmatisations à l’égard des racisés, afin de créer un buzz, pour en récolte le profit politique. Le racisme, seulement à l’égard des Noirs et des Arabes, est donc devenu, dans cette France républicaine, non seulement une banalité, mais surtout un gigantesque fonds de commerce, sans que cela ne choque les bonnes âmes. La députée de la France Insoumise, Mme Danièle OBONO, vient d’en être la énième victime de ce lynchage digne de «Strange Fruit». Or, le racisme n'est pas une opinion, mais un crime, légitimant les violences policières ayant tué 113 de nos jeunes et 53 personnes ont été brûlées vives, dans des squats, à Paris entre 1983 et 2005, sans aucune enquête sérieuse. Par conséquent, il y a bien des mots qui tuent. Aux États-Unis, des suprématistes, amis de Donald TRUMP, avaient assassiné des Juifs pendant des offices religieux. Tout récemment, dans l'affaire du 23 août 2020, à Kenosha, dans le Wisconsin où, Jacob BLAKE, un jeune Noir a reçu 7 balles dans le dos, c'est un jeune partisan de Donald TRUMP qui a tué avec une arme de guerre 2 manifestants. Pas un seul mot de compassion de Donald TRUMP qui a passé son temps à dénigrer les manifestants qui réclamaient Justice. Pour lui, comme pour la Macronie et tous les esprits lepénisés, même quand nous sommes victimes de graves crimes, filmés et diffusés dans le monde entier, nous serions tous que des délinquants, des séparatistes.
En France, depuis l’affaire George FLOYD, on essaie de nous convaincre que la ségrégation raciale n'existerait qu'aux États-Unis ; car la France, pays des droits de l'homme avec son message universel, serait au-dessus de tout cela. Force est de constater que nous vivons dans une démocratie ethnique. La première barrière à tomber est la reconnaissance du Rassemblement national, comme parti respectable et qui inocule son venin de la haine à longueur de journée. Le plus grave est que cette libération de la parole raciste, s'est accompagnée d'un déni permanent de ce fléau, mais aussi de calomnies permanentes à l'égard des racisés. Des journaux satiriques se moquent de nous et de nos prophètes, mais ce n’est que l’humour, la liberté d’expression ou la défense de la laïcité.  Quand on nous insulte, on doit nous taire, et peut-être dire Amen. Ainsi, quand Lilian THURAM avait protesté contre ceux qui nous traitaient de singe dans les événements sportifs, il a tout de suite été qualifié de «raciste antiblanc». C'est le monde à l'envers. La députée, Danièle OBONO, faisant souvent l’objet d’attaques racistes en raison de son engagement pour la Justice et l’égalité réelle, a été aussi affublé du qualificatif de «singe bonobo», une attaque gratuite purement raciste : «Je reçois des insultes, des injures, mon nom est traîné dans la boue, à la moindre occasion. A chaque fois, il ne s’agit jamais de désaccords politiques. Jamais ces attaques n’ont porté sur le fond. Je suis constamment stigmatisée, dégradée et diffamée» dit Mme la Députée, Danièle OBONO.
Je n'oublierai jamais ce projet de loi sur la déchéance de la nationalité qu'avait initié François HOLLANDE, dont la responsabilité dans la dégradation des valeurs républicaines est lourde. Maintenant tout le monde nous tape dessus, sans retenue et sans aucune honte. Certains médias d'information continue, comme BFMTV et CNews, à longueur de journée, nous bavent dessus. Même si BFMTV a fait un sérieux et républicain effort d’investigation et de traitement équilibré de l’information, dans ces attaques ignobles contre la députée Danièle OBONO, qu’il faut saluer. «Le Point» et «Valeurs actuelles» ça pue le racisme. Oseraient-il, un seul instant, insulter ainsi la communauté juive ?
Pour le Directeur de «Valeurs actuelles», la stratégie était de montrer que  «les indigénistes», comme la députée Mme OBONO, cacheraient la responsabilité des Africains dans la traite des esclaves : «C’est le désarroi d’une certaine France, son incapacité à endosser les ombres de son histoire, sans tenter d’en transférer sur d’autres la responsabilité» écrit Léonora MIANO. En effet, ces écrits de «Valeurs actuelles», présentant Mme Danièle OBONO, comme une esclave, constituent une forme d’acquittement au bénéfice du doute du commerce triangulaire organisé par les Occidentaux, et au nom de la Chrétienté, de la supériorité de la culture européenne, «Valeurs actuelles» étant un journal d’extrême-droite, assumé. «Cette image (de Valeurs actuelles) est blessante ; c’est une souillure. Au-delà de ma personne qui est salie, c’est une certaine idée du débat républicain, qui n’a jamais eu lieu, qui est sali. Aujourd’hui, on se contente d’attaques, de mauvaises polémiques. Mon sentiment, au départ, est celui de la colère, mais aussi celui de la détermination. C’est précisément ce que nous combattons. Nous nous mobilisons pour un débat de fond dans ce pays, contre le racisme, la stigmatisation, la symbolique visuelle, d’une partie de la population» dit la Députée, Mme Danièle OBONO. En effet, cette députée de la France Insoumise s’est toujours située dans le débat de fond, et contre les attaques personnelles. «C’est une insulte à mes ancêtres, à la République. Je suis députée de la République. Une ligne rouge a été franchie» dit Mme Danièle OBONO.
Devant ce procès d’intention manifestement raciste, la condamnation de la classe politique est unanime, même le président MACRON qui avait cajolé Eric ZEMMOUR, a finalement téléphoné à Mme Danièle OBONO. Horrifié par son crime contre la République, le Directeur de Valeurs actuelles a présenté des excuses à la Députée Mme Danièle OBONO, mais le mal est déjà fait «J’ai l’impression que du côté de la Droite-extrême, on a perdu tous les repères des valeurs républicaines. Comment peut-on, quand on parle de l’esclavage, mettre une députée de la République en esclave ? On ne peut pas s’imaginer, quand on regarde la maquette, que cela va être l’humiliation, une blessure, quelque chose de terrible, pour l’intéressée ? C’est un retour en arrière. Il y a des limites au débat. Trop souvent, on a franchi les limites. Il y a une «trumpisation» du débat en France. C’est un retour en arrière» dit Laurent JOFFRIN, journaliste.
Je suis surtout scandalisé par la stratégie du président MACRON, élu en 2017 face à Marine LE PEN pour sauver la République, au lieu de rassembler, fait maintenant du LE PEN sans LE PEN, avec des calomnies et des stigmatisations. Le Gardien du temple de la République est devenu son profanateur. Son Ministre de l’Intérieur, Moussa DARMANI pourtant accusé de viol, parle «d’ensauvagement de la société». Il y a des criminels dans tous les camps dont peut-être le Ministre de l’Intérieur on verra à l’issue des procédures judiciaires, mais c’est une responsabilité individuelle. En effet, la majorité des racisés que je connais sont de bons citoyens, travailleurs et respectueux des lois républicaines, mais qui ont été écartés injustement, en raison de préjugés raciaux, de tous les lieux de décisions. Nous avons du mal, parfois, à franchir «cette montagne raciale» en référence à une expression d’un écrivain américain, Langston HUGUES (1902-1967) Même quand, ils atteignent les hautes sphères de l’Etat, les racisés sont en permanence lynchés ou menacés à mort, comme au temps de l’esclavage (Danièle OBONO, Christiane TAUBIRA Sibeth N’DIAYE, Joseph MBAYE). Nous attendons avec détermination son projet de loi sur le «séparatisme» annoncé par le premier ministre sarkozyste, Jean CASTEX. Pour notre président Emmanuel MACRON, qui participe à ce lynchage, ceux qui réclament l’égalité et la Justice, ne seraient des adversaires dans sa démocratie ethnique, que des «séparatistes». Pourtant nos revendications sont purement républicaines. Ni «indigénistes» ni indigènes de la République,  ce que nous réclamons est simple : c’est notre juste place dans cette société à égalité de droits et d’obligations, en qualité de citoyens de la République. Ni plus, mais ni moins. La promesse républicaine d’égalité réelle a été trahie. En raison du principe d’égalité inscrit dans la Déclaration de 1789, que le président MACRON, gardien de la Constitution, ferait mieux de défendre au lieu de stigmatiser les racisés : «Nous tenons ces vérités comme allant de soi, que les Hommes naissent égaux. Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une Nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais à la mesure de leur caractère. Nous ne sommes pas satisfaits et nous ne serons satisfaits que le jour où la justice se déversera comme un torrent et la droiture comme un fleuve puissant» avait dit Martin Luther KING (1929-1968).  
L’assimilation, ou la renonciation à notre identité, est largement, un concept colonial de hiérarchisation des cultures. Si l’assimilation veut dire prendre les bonnes choses de cette France républicaine, c’est le bon sens qui le commande. Si l’assimilation signifie, et ce que défendent les conservateurs et les racistes, rendre le tablier et dénigrer notre identité, c’est une hiérarchisation des cultures inacceptable que nous refuserons toujours. En effet, nous ne renonceront jamais à notre héritage culturel africain. Ce pays s’est enrichi de l’esclavage, de la colonisation, de la contribution décisive des Tirailleurs sénégalais à sa liberté, et de l’apport au sortir de la Guerre et pendant les Trente Glorieuses, pour sa survie et son redémarrage économique, des immigrants, qualifiés péjorativement, «d’indigénistes». La plupart des gens que je connais, et particulièrement, pendant cette pandémie, sont dans les hôpitaux, les écoles, les maisons de retraite, et assurent comme les autres la survie de la Nation, dans un contexte difficile.
La diversité culturelle, dans le respect mutuel et la rencontre avec l’autre, est une richesse. Le bien-vivre ensemble n’est pas la confrontation, la stigmatisation, les calomnies et les injures permanentes, mais la recherche, constante, inaliénable, de l’égalité réelle, dans la Justice, la Fraternité et la Solidarité.
On connaît le titre de cet ouvrage de James BALDWIN «La prochaine fois le feu». Il n'y aura pas de paix dans la société sans la Justice. Nous sommes décidés, dans le cadre des lois républicaines et pacifiquement, à faire valoir nos droits de citoyens. Nous ne sommes pas des esclaves, comme le dit explicitement, Valeurs actuelles, à l’égard de la députée Mme Danièle OBONO. Finalement, cette représentation de Valeurs actuelles de Danièle OBONO, en esclave enchaîné, a eu au moins un grand mérite de nommer la chose : aux yeux de certains nous sommes encore des colonisés et des esclaves. C'est sans doute le sens profond de ce projet de loi sur le séparatisme de la Macronie, que dénonce Danièle OBONO dans l'interview qu'elle m'avait accordé le 16 juillet 2020, 4 ans après la mort d'Adama TRAORÉ. Nos jeunes on peut les tuer sans aucune conséquence, sans Justice, et c'est nous les séparatistes.
Si ces attaques racistes et ces meurtres impunis sont possibles, dans ce pays des droits de l’Homme, c’est que les racisés sont encore faibles dans la défense de leurs droits, sont fortement divisés et inorganisés, sont encore restés dans le verbiage et l’incantation. Par les mobilisations qu’elle a soulevées, Assa TRAORE a montré le chemin. Seule une démarche citoyenne résolue, peut contraindre les fachos à nous respecter. Aussi, une manifestation est prévue le samedi 5 septembre 2020, à 14 heures, devant le siège de Valeurs actuelles, 24 rue Georges Bizet, à Paris 16ème, métro Georges V, ligne 1.  Il faudrait aussi commencer à engager une action résolue contre CNEWS avec les prêches racistes d’Eric ZEMMOUR. Mme Danièle OBONO va engager une action judiciaire contre «Valeurs actuelles», tout le monde sera sur les ponts pour la soutenir, matériellement et moralement.
Pourquoi tant de haine et d’injustices à l’égard des racisés et des faibles ?
Si le privilège de l’Homme blanc perdure, c’est que le racisé n’a pas encore fait sa révolution mentale ; il a, en raison de son autolimitation, intégré cette mentalité colonialiste et esclavagiste qui le diminue : «L’obstacle dressé par l’hégémonie culturelle des Blancs est donc aussi intérieur : c’est un regard aliénant imprimé au fond de soi et dont il faut se défaire, ce qui exige une révolution mentale qu’il apparente à la difficile ascension d’une montagne escarpée» avait dit Langston HUGUES, dans son fameux article de 1926, sur «The Negro Artist and the Racial Mountain».
Albert MEMMI (1920-2020), un extraordinaire défenseur des opprimés et des dominés, et qui vient de nous quitter, a établi une relation très étroite entre le racisme et l’oppression, notamment coloniale : «Le racisme est la dévalorisation profitable d'une différence» ou, plus techniquement, «le racisme est la valorisation, généralisée et définitive, de différences réelles ou imaginaires, au profit de l'accusateur et au détriment de sa victime, afin de légitimer une agression», écrit Albert MEMMI. En effet, le Ministre de l’intérieur, Moussa DARMANI, dans ses outrances verbales, devenu VRP du Rassemblement national, et pourtant accusé de viol, et pour se faire oublier, évoque «l’ensauvagement de la société». Lui, dont les ancêtres sont Algériens, n’a-t-il pas honte d’utiliser le vocabulaire des fachos ?
Il va falloir lutter pour une Maison d’Afrique à Paris afin d’accompagner les racisés sur les chemins de l’excellence, de sortir de l’exclusion et de la marginalisation. Aussi, je demande plus que jamais à tous les jeunes de s'inscrire sur les listes électorales. 2021 c'est l'année des régionales et 2022 c'est les présidentielles. Il faudrait combattre sans relâche ce racisme institutionnel et systémique ainsi que ces violences policières. «Tant qu’un homme n’a pas découvert quelque chose pour laquelle il est prêt à mourir, il ne mériterait pas de vivre» disait Martin Luther KING. L’art doit être un moyen d’expression personnelle et un chemin vers l’élévation de l’esprit tandis que la propagande des dominants «perpétue la position d’infériorité d’un groupe alors même qu’elle la combat en ce qu’elle s’exprime dans l’ombre d’une majorité dominante qu’elle apostrophe, cajole, menace ou supplie» écrit Alain LOCKE dans son livre «Le rôle du Nègre dans la culture des Amériques».
Par conséquent, nous ne plierons pas, nous ne céderons pas, nous ne rendrons pas les armes, devant nos exigences légitimes, pour l’égalité réelle, la Justice, la Fraternité, la Solidarité et le bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel.
En fait, cet acharnement permanent contre les racisés occulte, gravement, les enjeux majeurs de notre temps, à savoir la violence et la prédation des gens du château à l’encontre de tous les faibles. Il n’y a pas si longtemps que cela, dans les différents mouvements sociaux, des Gilets Jaunes, pour la défense des retraités et des chômeurs, la Macronie inauthentique, dans ses réformes injustes, voulait davantage fragiliser les pauvres et cajoler les riches. Et voila qu’avec cette pandémie, les valeurs essentielles de la vie et la santé triomphent et les milliards, comme par enchantement sortent, à profusion. Plus de limites au déficit budgétaire !
Par conséquent, le vrai problème de notre temps, loin d’être les immigrés, les pauvres et les racisés, est celui de la construction d’une société plus juste, fraternelle, et harmonieuse, sans laquelle leurs profits s’envoleront, comme de la fumée. Nous avons donc, tous ensemble, de grands défis à relever dans cette belle France républicaine :
- vaincre cette cochonnerie qui menace la vie, la santé, l’économie et le risque de re-confinement, avec 12 millions d’enfants dans les écoles est grand avec un chômage de masse ; HITLER était venu au pouvoir en 1933, à la suite de la dépression de 1929, à l’époque les boucs-émissaires étaient les communistes, les invertis, les francs-maçons et les Juifs ;
- sauver l'économie et réindustrialiser ce pays en relocalisant les entreprises et aider à une agriculture performante, défendre et promouvoir l’environnement ; c'est dans ce contexte que la régularisation des sans-papiers a un sens. Cette crise a montré que ce pays ne pouvait pas produire, suffisamment, des masques, des produits hydroalcooliques, les respirateurs manquent dans les hôpitaux et les laboratoires pour les tests du COVID-19 sont débordés ;
- abroger toutes ces réformes injustes qui ne sont que suspendues ; Notre vie et notre santé vaut mieux que leurs millions ;
- mettre fin à ces guerres locales et coloniales ruineuses et injustes ; le cas du Mali est édifiant, l'opération Barkhane n'a fait que plonger davantage ce pays dans le Chaos ;
- réorienter la politique africaine de la France en Afrique dans le sens d'une coopération mutuellement avantageuse et en cessant de soutenir ces régimes monarchiques et préhistoriques qui font monter un sentiment antifrançais en Afrique. La France, concurrencée par la Chine, est un partenaire historique de l'Afrique et doit y rester ;
- promouvoir le bien-vivre ensemble dans le respect mutuel ; le multiculturalisme est une donnée majeure de notre temps. On ne partira pas, autant vivre ensemble harmonieusement.
Paris le 29 août 2020 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
«Solidarité avec Danièle OBONO : pour l'égalité réelle et contre ce racisme institutionnel et systémique» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Solidarité avec Danièle OBONO : pour l'égalité réelle et contre ce racisme institutionnel et systémique» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Solidarité avec Danièle OBONO : pour l'égalité réelle et contre ce racisme institutionnel et systémique» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Solidarité avec Danièle OBONO : pour l'égalité réelle et contre ce racisme institutionnel et systémique» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Solidarité avec Danièle OBONO : pour l'égalité réelle et contre ce racisme institutionnel et systémique» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Partager cet article
Repost0
29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 16:22
Solidarité avec Danièle OBONO : contre ce racisme institutionnel et systémique
Je demandais dans mon post il y a de cela quelque temps que tous les Républicains sincères dénoncent ce racisme institutionnel et systémique ainsi que cette mentalité colonialiste et esclavagiste. Les racistes ne sont pas nombreux, mais ils font beaucoup de bruit. Pour cette vaste majorité de Républicains, ne rien dire, c'est être complice de ces crimes et délits : «A la fin, nous ne nous rappellerons pas les mots de nos ennemis, mais le silence de nos amis» avait dit, fort justement, Martin Luther KING.
En effet, le racisme n'est pas une opinion, mais un crime qui légitime les violences policières ayant tué 113 de nos jeunes et 53 personnes ont été brûlées vives, dans des squats, à Paris entre 1983 et 2005, sans aucune enquête sérieuse. Or il y a bien des mots qui tuent. Aux États-Unis, des suprématistes amis de Donald TRUMP avaient assassiné des Juifs pendant des offices religieux. Tout récemment dans l'affaire du 23 août 2020 à Kenosha dans le Wisconsin où, Jacob BLAKE, un jeune Noir a reçu 7 balles dans le dos, c'est un jeune partisan de Donald TRUMP qui a tué avec une arme de guerre 2 manifestants. Pas un seul mot de compassion de Donald TRUMP qui a passé son temps à dénigrer les manifestants qui réclamaient Justice.
En France, depuis l’affaire George FLOYD, on essaie de nous convaincre que la ségrégation raciale n'existerait qu'aux États-Unis ; car la France pays des droits de l'homme avec son message universel serait au-dessus de tout cela. Force est de constater que nous vivons dans une démocratie ethnique. La première barrière à tomber est la reconnaissance du Rassemblement national, comme parti respectable et qui inocule son venin de la haine à longueur de journée. Le plus grave est que cette libération de la parole raciste, s'est accompagnée d'un déni permanent de ce fléau, mais aussi de calomnies permanentes à l'égard des racisés. Ainsi, quand Lilian THURAM avait protesté contre ceux qui nous traitaient de singe dans les événements sportifs, il a tout de suite qualifié de «raciste antiblanc». C'est le monde à l'envers. La députée, Danièle OBONO, a été aussi affublé du qualificatif de «singe bonobo». Je n'oublierai jamais ce projet de loi sur la déchéance de la nationalité qu'avait initié François HOLLANDE, dont la responsabilité dans la dégradation des valeurs républicaines est lourde.
Maintenant tout le monde nous tape dessus, sans retenue et sans aucune honte. Certaines d'information comme BFMTV et CNews, à longueur de journée, nous bavent dessus. Le Point et Valeurs actuelles ça pue le racisme. Oseraient-il, un seul instant, insulter ainsi la communauté juive ?
Pour le Directeur de «Valeurs actuelles», la stratégie était de montrer que  «les indigénistes», comme la députée Mme OBONO, cacheraient la responsabilité des Africains dans la traite des esclaves. Ce qui constitue une forme d’acquittement au bénéfice du doute le commerce triangulaire organisé par les Occidentaux, et au nom de la Chrétienté, de la supériorité de la culture européenne, «Valeurs actuelles» étant un journal d’extrême-droite, assumé. Devant ce procès d’intention manifestement raciste, la condamnation de la classe politique est unanime, même le président MACRON qui avait cajolé Eric ZEMMOUR, a finalement téléphoné à Mme Danièle OBONO. En effet, cette députée de la France Insoumise s’est toujours située dans le débat de fond, et contre dans les attaques personnelles.
Je suis surtout scandalisé par la stratégie du président MACRON qu'on avait élu pour sauver la République et qui fait du LE PEN sans LE PEN. Nous attendons avec détermination son projet de loi sur le séparatisme. Ce que nous réclamons est simple, c’est note juste place dans cette société à égalité de droits et d’obligations. Ni plus, mais ni moins. L’assimilation, ou la renonciation à notre identité, est largement, un concept colonial de hiérarchisation des cultures. Nous ne renonceront jamais à notre héritage culturel africain. Ce pays s’est enrichi de l’esclavage, de la colonisation, de la contribution décisive des Tirailleurs sénégalais à sa liberté, et de l’apport au sortir de la Guerre et pendant les Trente Glorieuses, pour sa survie et son redémarrage économique. La diversité culturelle, dans le respect mutuel et la rencontre avec l’autre, est une richesse. Le bien-vivre ensemble n’est pas la confrontation, la stigmatisation, les calomnies et les injures permanentes, mais la recherche, constante, mais inaliénable, de l’égalité réelle, dans la Justice, la Fraternité et la Solidarité.
La plupart des gens que je connais, et particulièrement, pendant cette pandémie, sont dans les hôpitaux, les écoles, les maisons de retraite, et assurent comme les autres la survie de la Nation, dans un contexte difficile.
On connaît le titre de cet ouvrage de James BALDWIN «La prochaine fois le feu». Il n'y aura pas de paix dans la société sans la Justice. Nous sommes décidés, dans le cadre des lois républicaines et pacifiquement, à faire valoir nos droits de citoyens. Nous sommes pas des esclaves, comme le dit explicitement, Valeurs actuelles, à l’égard de la députée Mme Danièle OBONO. Finalement, cette représentation de Valeurs actuelles de Danièle OBONO, en esclave enchaîné, a eu au moins un grand mérite de nommer la chose : aux yeux de certains nous sommes encore des colonisés et des esclaves. C'est sans doute le sens profond de ce projet de loi sur le séparatisme de la Macronie, que dénonce Danièle OBONO dans l'interview qu'elle m'avait accordé le 16 juillet 2020, 4 ans après la mort d'Adama TRAORÉ. Nos jeunes on peut les tuer sans aucune conséquence, sans Justice, et c'est nous les séparatistes.
Je demande plus que jamais à tous les jeunes de s'inscrire sur les listes électorales. 2021 c'est l'année des régionales et 2022 c'est les présidentielles. Il faudrait combattre sans relâche ce racisme institutionnel et systémique ainsi que ces violences policières. «Tant qu’un homme n’a pas découvert quelque chose pour laquelle il est prêt à mourir, il ne mériterait pas de vivre» disait Martin Luther KING.
Pourquoi tant de haine et d’injustices à notre égard ?
Nous avons, tous ensemble, de grands défis à relever dans cette belle France républicaine :
- vaincre cette cochonnerie ; le risque de re-confinement, avec 12 millions d’enfants dans les écoles est grand ; tous les chiffres sont au rouge ;
- sauver l'économie et réindustrialiser ce pays en relocalisant les entreprises et aider à une agriculture performante, défendre et promouvoir l’environnement ; c'est dans ce contexte que la régularisation des sans-papiers a un sens ;
- abroger toutes ces réformes injustes qui ne sont que suspendues ;
- mettre fin à ces guerres locales et coloniales ruineuses et injustes ; le cas du Mali est édifiant, l'opération Barkhane n'a fait que plonger davantage ce pays dans le Chaos ;
- réorienter la politique africaine de la France en Afrique dans le sens d'une coopération mutuellement avantageuse et en cessant de soutenir ces régimes monarchiques et préhistoriques qui font monter un sentiment antifrançais en Afrique. La France, concurrencée par la Chine, est un partenaire historique de l'Afrique et doit y rester ;
- promouvoir le bien-vivre ensemble dans le respect mutuel ; le multiculturalisme est une donnée majeure de notre temps. On ne partira pas, autant vivre ensemble harmonieusement.
Paris le 29 août 2020 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 

 

Voir les commentaires

Partager cet article
Repost0
23 août 2020 7 23 /08 /août /2020 12:49

Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !

Le Révérend Al SHAPRTON, fortement engagé contre le racisme et pour les droits civiques, prépare une marche pour le 28 août 2020 à Washington ; celle-ci fait écho à la marche de Martin Luther KING en 1963. On se souvient de ce fameux «I have a Dream» en pleine lutte pour les droits civiques aux États-Unis. «Il y a un siècle de cela, un grand Américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre Proclamation d’Émancipation. Ce décret capital se dresse, comme un grand phare illuminant d’espérance les millions d’esclaves marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce décret est venu comme une aube joyeuse terminer la longue nuit de leur captivité. Mais, cent ans plus tard, le Noir n’est toujours pas libre. Cent ans plus tard, la vie du Noir est encore terriblement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination. Cent ans plus tard, le Noir vit à l’écart sur son îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Cent ans plus tard, le Noir languit encore dans les coins de la société américaine et se trouve exilé dans son propre pays» constatait Martin Luther KING. Il est évident que l’Amérique a manqué à ses devoirs à l’égard des Noirs qui refusent l’injustice raciale ; il n’y aura pas de paix jusque la Justice soit réalisée. «Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux. Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Géorgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi, un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !» avait dit Martin Luther KING. Venu défendre des ouvriers grévistes à Memphis, et qui scandaient «I am a Man» (je suis un Homme), Martin Luther KING a été assassiné le 4 avril 1968. On a pensé que les deux mandats de Barack OBOMA (2004 à 2016) avaient réalisé le Rêve de Martin Luther KING, mais le premier Noir des Etats-Unis a été remplacé, en 2016, par Donald TRUMP, un président suprémaciste, raciste, homophobe, misogyne, sexiste et unilatéraliste. La mauvaise gestion de la pandémie par Donald TRUMP, plus de 176 000 morts, a affecté, de façon disproportionnée, les minorités ethniques, dont les Noirs.

Cependant cette année le contexte de la Marche du 28 août 2020 est très particulier. L'affaire George FLOYD a changé la face du monde. Un mouvement «Black Lives Matter» est né sous l'égide de Muriel BOWSER, maire de Washington. Joe BIDEN candidat démocrate est venu à l'occasion des funérailles de George FLOYD présenter ses condoléances à la famille et a choisi Kamala HARRIS, une métisse, comme colistière. Joe BIDEN, en raison de ses engagements pour la Justice, est fortement soutenu, notamment, par la communauté noire. «We know him, and he understands us» dit un sénateur noir du Sud, à propos de Joe BIDEN. Un vote massif en sa faveur est attendu le 3 novembre 2020, afin d’éviter l’expérience malheureuse de Hillary CLINTON, qui avait gagné en voix, mais avait perdu face à Donald TRUMP.

Le Révérend Al SHAPRTON a prononcé cet éloge mémorable : «ôtez votre genou de notre cou !» (Get your knee off our necks). On se souvient, tout récemment, et les télévisions du monde entier l’ont retransmis, c’est lui qui a prononcé l’éloge funèbre de George FLOYD (1973-2020), le 4 juin 2020, avec cette phrase choc «ôtez votre genou de notre cou !» et d’ajouter «Le combat commence maintenant, parce que, partout dans le monde, George, ils marchent en scandant ton nom. Le mouvement ne s'arrêtera pas tant que nous n'obtiendrons pas justice. Tu vas manquer à ta famille, George, mais ta nation n'oubliera jamais ton nom. Ta souffrance, c'est celle de nous tous. Va, et pars en paix, nous allons continuer la lutte» dit Al SHAPRTON. Ce thème de la Justice et de la Compassion est au cœur de la campagne des présidentielles américaines du 3 novembre 2020. Un hommage spécial a été rendu à John LEWIS (1940-2020) une des éminentes personnalités de la lutte pour les droits civiques, qui avait participé à la marche de Selma à Montgomery, le 7 mars 1965, et avait eu la tête fracassée. «La vie de John Lewis était, à tant d'égards, exceptionnelle. Engagé politiquement pour les démocrates, il s'est battu pour un meilleur contrôle des armes à feu et réduire les inégalités raciales. L'Amérique a été construite par des John Lewis. (...) Quand nous aurons terminé le voyage vers la liberté, John Lewis sera un père fondateur de cette Amérique meilleure et plus juste. Vous voulez rendre hommage à John ? Remettez en place la loi pour laquelle il était prêt à mourir. Nous pouvons encore voir notre gouvernement fédéral envoyer des agents utiliser du gaz lacrymogène et des matraques contre des manifestants pacifiques» dit Barack OBAMA, lors de son discours du 30 juillet 2020, en hommage à John LEWIS.

Le Révérend AL SHAPRTON veut rallumer la flamme de la Justice, mais il est peu connu du grand public en France et en Afrique, en raison des barrières de la langue. Mais c’est un formidable et infatigable combattant de la cause de l’Homme et de l’égalité réelle. Né le 3 octobre 1954, à Brooklyn, à New York, Al SHAPRTON, pasteur pentecôtiste, à 9 ans, faisait déjà partie des tournées de Mahalia JACKSON (1911-1972), la chanteuse de Gospel qui clôturait les meetings de Martin Luther KING par «We Shall Overcome». Il est ordonné pasteur pentecôtiste, à l’âge de 10 ans, à l’église de Dieu en Christ, à Washington. En 1969, AL SHAPRTON devient Directeur de la section jeunesse de la «Southern Christian Leadership Conference», à New York, dirigée par Jesse JACKSON, également un compagnon de route de Martin Luther KING (1929-1968). Le révérend Jessie Jackson lui confie les rênes de l'opération «panier de pain». Parallèlement à cela il a été le manager du chanteur James BROWN (1933-2006), de 1973 à 1980, qui va l’inspirer dans la lutte pour l’émancipation des Noirs «Il m'a dit «sois unique, défends ton peuple », il m'a même changé mon nom»,  dit AL SHAPRTON dans ses mémoires. Le 12 janvier 1991, alors qu'il se prépare pour une manifestation pour les droits civiques à Bensonhurst, à Brooklyn, AL SHAPRTON est poignardé grièvement dans la cour d'une école. Il fonde la «National Action Network» afin de mieux combattre l’injustice et les discriminations.

En 2004, candidat aux présidentielles pour l’investiture démocrate, AL SHAPRTON a terminé à une place honorable, en troisième position. Depuis lors, il a réorienté, fondamentalement, ses objectifs de vie : AL SHAPRTON, ce  formidable orateur, est cette une puissante voix dénonçant, constamment, une Amérique n’ayant pas honoré ses promesses, et donc confrontée à ses démons de l’esclavage et du racisme. C’est lui qui avait dirigé l’éloge funèbre de Michael JACKSON (1958-2009), le 7 juillet 2009 au Staple Center, à Los Angeles. En effet, pour AL SHAPRTON, le chanteur Michael JACKSON est «celui qui a contribué à briser les chaînes» de la communauté afro-américaine. Michael JACKSON est l’un des maillons ayant permis d’aboutir à l’élection de Barack OBAMA, premier président noir, ayant réalisé le «Rêve de Martin Luther KING». Je vous recommande de lire son autobiographie datant de 1996 : «Go and Tell Pharaoh»,

Cette marche du 28 août 2020 dépasse le cadre américain. En France, et dépit du déni du racisme systémique et institutionnel, ainsi que des violences policières, Jacques TOUBON, le Médiateur de la République a pris des décisions courageuses. Mme Assa TRAORÉ a mobilisé, massivement, les jeunes et personnes de toutes les couleurs pour un bien-vivre ensemble, pour que Justice soit aux familles des 113 jeunes étouffés à mort par les forces de l'ordre.

En dépit de cela, une Macronie lepénisée et vichyste, entend faire voter un projet sur le séparatisme. Diverses réformes injustes, qui ne sont que suspendues, peuvent être, à tout moment, réactivées. Les racisés seront plus que jamais mobilisés contre toutes les formes d'injustices. Assa TRAORE a soulevé un espoir en mobilisant les racisés contre les violences policières et les injustices, il faudrait que ce mouvement se structure et acquiert une dimension nationale, avec toutes les forces de progrès, pour le bien-vivre ensemble.

En Afrique, des mouvements populaires (Mali, Côte-d'Ivoire, Guinée Conakry) se sont levés pour chasser des régimes monarchiques et préhistoriques corrompus, à la solde de la Françafrique. Les Africains aussi réclament la Justice dans les relations, à la place de la violence, de la prédation et du fouet de la part de l’ancien colonisateur. Soucieux de vivre, dignement, dans la liberté et la souveraineté, en vue de sortir de la servitude, du paternalisme et de la minorité, les peuples africains crient : «Respect et coopération mutuellement avantageuse !». C’est en cela que leurs exigences de Justice rejoignent les combats que mènent les Noirs Américains, dont nous sommes profondément solidaires.

Notre époque lourde de menaces oscille entre le Chaos et la Lumière. La Justice et l'Harmonie vaincront les Ténèbres. Donald TRUMP et Emmanuel MACRON ne seront que les présidents d'un seul mandat.

Paris le 22  août 2020 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Le Révérend AL SHAPRTON et sa Marche à Washington du 28 août 2020 - Get your Knee off our Necks !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Partager cet article
Repost0
29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 20:24

«Derrière l’œuvre cruciale de Gisèle Halimi, on trouve un principe clair : le combat pour la dignité humaine. Contre la répression coloniale en Algérie, elle s’illustra par son courage et la force de sa conviction. Son action déterminante contribua à éclairer les consciences sur les atrocités et l’illégitimité du colonialisme» écrit Jack LANG, ministre de la culture, sous François MITTERRAND (1916-1996). Le président Emmanuel MACRON a écrit «La France perd une républicaine passionnée qui, comme avocate, militante et élue, fut une grande combattante de l’émancipation des femmes». Les hommages rendus à Gisèle HALIMI sont, pour l’essentiel, saucissonnés, tronqués et centrés sur l’action de défense des droits de la femme, occultant ou éclipsant ainsi, gravement, le combat en faveur des colonisés. La prétention de la lutte féministe en France recèle de graves ambiguïtés. Si elle signifie libérer la femme, victime de divers asservissements et violences, on ne peut que partager et glorifier cette réclamation pour l'égalité, contre toutes formes de discriminations, comme l'avait dit Gisèle HALIMI : «La femme n'est pas une catégorie, pas plus que l'homme n'en est une. La femme est une moitié de l'humanité, l'homme en est l'autre moitié et, à l'intérieur de ces deux moitiés de l'humanité, il y a toutes les catégories, les jeunes, les immigrés, les vieux, les handicapés, etc. Ce qui compte, par conséquent, c'est de faire en sorte que la différence fondamentale entre ces deux moitiés, au lieu d'être une source d'infériorisation et d'une identité réductrice, soit au contraire une source d'enrichissement des hommes et des femmes» écrit Gisèle HALIMI, en 1995.

En réalité, et pour certaines personnes, comme Elisabeth BADINTER, le combat féministe, comme laïcité, sont devenus une bombe contre les racisés, une démarche paternaliste, et un outil haineux de stigmatisation des racisés, au service d'une hiérarchisation des cultures. La femme colonisée serait, en raison du patriarcat de l'Islamisme, par principe, soumise et craintive. Cette position de principe et idéologique, empêche ainsi de pointer du doigt toutes les violences faites aux femmes en Occident, dans ces sociétés, fondamentalement, machistes. Un Ministre de l'intérieur, Moussa DARMANIN, peut être accusé de viol, même s'il faudrait défendre, sans concession, le sacro-saint principe de présomption d'innocence, fouler aux pieds «la jurisprudence BALLADUR», écartant du gouvernement un ministre mis en cause. Le maintien de M. DARMANIN dans ses fonctions de 1er flic de France est un mauvais signal, une injure grave faite aux combats féministes que Gisèle HALIMI avait porté haut, et sans concession. Aussi, quelle sincérité et quelle authenticité faudrait-il accorder aux hommages du chef de l'Etat, à Gisèle HALIMI, qualifiée de «combattante de l'émancipation des femmes» ? Auparavant, le président MACRON avait évoqué, en termes peu respectueux, «le ventre des femmes africaines». Quand le chef de l’Etat parle de l'émancipation des femmes, de quelles femmes parle-t-il ? J'aime bien cette formule d'un homme politique intègre et sincère, Lionel JOSPIN : «on fait ce qu'on dit. On dit ce qu'on fait». N'est-ce pas Jean-Yves LE DRIAN, le Ministre des affaires étrangères, tout récemment, qui s'était trompé de destinataire de son SMS, au lieu de l'envoyer au président MACRON, l'a adressé, par erreur, à Ségolène ROYAL, qualifiée : «cette folle de Ségo» ?

Par ailleurs, Mazarine PINGEOT, la fille du président MITTERRAND, et une littéraire, a dénoncé cette victoire de l'extrémisme, au nom de l'éthique qui discrédite les combats féministes. Mazarine demande d'en finir avec le ressentiment, la vengeance, la délation et la vindicte. «Cette jeunesse, sans désir, est pleine de colère» écrit-elle dans une tribune du Monde, «ce mortel ennui qui me vient». Alors qu'on donne des leçons de féminisme aux racisés, certains grands prédateurs sexuels, avérés, n'ont jamais été inquiétés en France, comme ce réalisateur de cinéma, Roman POLANSKI, bien que condamné aux États-Unis, où il n'ose plus retourner, a été acclamé et honoré aux Champs-Elysées. Sans une enquête américaine, après l’affaire du Sofitel, il est probable que DSK aurait été, en 2012, président de ce pays. Dans le grand scandale causé par le prédateur sexuel, Jeffrey EPSTEIN (1953-2019), aux États-Unis, les victimes en France, attendent toujours une enquête sérieuse et un procès. Dans une autre affaire, Tarik RAMADAN est au gnouf, depuis longtemps, bien au chaud, en ces temps caniculaires. C'est donc encore, sur ce point, la persistance du privilège de l'homme blanc, s'il est puissant. Une question de classe sociale, ces violences, ce racisme institutionnel et systémique, à l'encontre des femmes, avec une indignation, toujours, particulièrement sélective.

Par conséquent, c'est ici l'occasion de mettre au centre du débat les vrais combats de Gisèle HALIMI qui était révoltée contre l’injustice, une question centrale de notre temps. «De la Tunisie à l’Algérie puis au Congo en passant par Bobigny (France)... Un bel itinéraire, non pas touristique mais professionnel, fait de droiture, de passion, de sens de la justice, de doutes aussi» écrit Martine BULARD, à propos de Gisèle HALIMI. «C’est une grande femme qui disparait aujourd’hui. Une combattante qui aura consacré sa vie à la défense des droits. Une vie de liberté, pour l’égalité et dans la fraternité. Gisèle Halimi était une figure, un modèle, indocile, rebelle, militante de toutes les causes qu’elle pensait justes, car la justice pour tous a toujours été le moteur de sa vie» écrit Mme Anne HIDALGO, maire de Paris. La presse algérienne lui a rendu un vibrant hommage : «Gisèle s’en est allée doucement, avec la grandeur et la générosité qui siéent aux femmes de sa trempe, avec la singularité qui la caractérisait, elle qui a fait de sa vie un combat de tous les jours pour les causes justes. Durant toute sa vie, Gisèle a mis un soin particulier à faire cohabiter le courage, l’intransigeance et la faculté d’aller au bout de ses actes» écrit Hamid TAHRI, dans «El Watan». «Le nom de Gisèle Halimi est lié au combat contre les oppressions et les injustice» écrit Nadia BOUZEGRHRANE, dans «El Watan». Gisèle HALIMI est une avocate engagée qui a «marqué des générations de femmes et d’hommes attachées aux valeurs universelles de liberté et d’égalité» et elle a défendu l’indépendance de son pays natal, la Tunisie » dit Kaïs SAIED, président de la Tunisie. En effet Gisèle HALIMI, de par ses origines très modestes tunisiennes et sa culture politique, était fortement engagée aux côtés des vaincus, de ceux qui souffrent et réclament Justice, dans une société fortement marquée par un esprit colonialiste et esclavagiste : «Gisèle HALIMI était cette trempe d’auteurs et de juristes de renom, d’hommes et de femmes, qui n’hésitaient pas à condamner la barbarie coloniale et les pratiques abjectes» dit Abdelmadjid TEBBOUNE, le président algérien.

Défenseuse des femmes, Gisèle HALIMI était aussi notre mère protectrice qui défendait la cause des colonisés : «J'ai voulu clore ce cycle par la Kahina. Dans son contexte historique, je l'ai fait vivre, aimer, guerroyer, mourir. Comme mon père Edouard-le magnifique, l'aurait peut-être imaginée. La Kahina était-elle son ancêtre ? Peut-être. L'ai-je aimée en la faisant revivre ? Oui. Passionnément» écrit Gisèle HALIMI dans la «Kahina», cette reine des Berbères dont l’histoire est magistralement racontée par Ibn KHALDOUN. «Mon grand-père paternel me racontait souvent, par bribes, l'épopée de la Kahina. Cette femme qui chevauchait à la tête de ses armées, les cheveux couleur de miel lui coulant jusqu'aux reins. Vêtue d'une tunique rouge - enfant, je l'imaginais ainsi -, d'une grande beauté, disent les historiens. [...] Devineresse, cette pasionaria berbère tint en échec, pendant cinq années, les troupes de l'Arabe Hassan» écrit Gisèle HALIMI, dans un récit autobiographie, en 1988, «Le lait de l’oranger». Féministe, oui, mais, Gisèle HALIMI a redonné vie à cette reine berbère de l'Aurès qui, au VIIème siècle, résista aux troupes du général arabe Hassan. Entre son amour pour Khaled, le neveu de son ennemi et son implacable désir de victoire, elle incarne le destin d'une femme exceptionnelle qui, jusqu'à la mort, commanda aux hommes, des montagnes de l'Aurès aux plaines de l'oued Nini. Gisèle HALIMI retrace cette tragédie romanesque avec passion et talent. En dépit des calomnies, des conspirations du silence, nous continuerons de réclamer l’égalité. Seules les femmes, largement encore discriminées, peuvent entendre et comprendre, nos aspirations légitimes pour une égalité réelle : «Ne vous résignez jamais !» tel est le titre d’un des ouvrages de Gisèle HALIMI. Evoquant son enfant elle dit dans un entretien accordé à «J’observais que les Tunisiens, finalement, étaient aussi méprisés que les femmes»

En «avocate irrespectueuse» de cette omerta des vainqueurs, Gisèle HALIMI c’était la Kahina des colonisés ; l’Afrique est fondamentalement maternelle. Dans «Fritna» (fortunée en arabe) Gisèle HALIMI nous conte l’essence même de l’amour maternel : «Ma mère ne m'aimait pas. Ne m'avait jamais aimée, me disais-je certains jours. Elle, dont je guettais le sourire -rare- et toujours adressé aux autres, la lumière noire de ses yeux de juive espagnole, elle dont j'admirais le maintien altier, la beauté immortalisée dans une photo accrochée au mur où dans des habits de bédouine, ses cheveux sombres glissant jusqu'aux reins, d'immenses anneaux aux oreilles (...), elle, ma mère dont je frôlais les mains, le visage pour qu'elle me touche, m'embrasse enfin, elle, ma mère ne m'aimait pas» écrit-elle. Dans la Tunisie sous protectorat français, Gisèle HALIMI avait fait l’expérience du racisme. Dès son enfance, Gisèle HALIMI est horrifiée par le racisme français à l’adresse des «Arabes», et à l’école, elle est confrontée à l’antisémitisme, sans parler du mépris grossier des garçons à l’égard des filles : «La Tunisie sous protectorat français offrait une assise privilégiée à la discrimination, à l’exclusion. Comme dans une construction qu’un architecte machiavélique aurait façonnée pour les besoins d’une politique, les maîtres européens dominaient Juifs et Arabes, séparés eux-mêmes les uns des autres par des cercles parallèles. Le Juif, français ou tunisien, tenant dans le plus parfait mépris l’Arabe, situé dans la partie inférieure» écrit-elle dans un article «mémoires du pays natal».

Avocate, femme politique et écrivaine, Gisèle HALIMI, décédée le 28 juillet 2020 à 93 ans, est née Zeiza Gisèle Elise TAIEB le 27 juillet 1927 dans une famille modeste à La Goulette, en Tunisie. D’une mère Séfarade, Fortunée METOUDI, dite Fritna, et d’un père d’origine berbère, Edouard TAIEB, un garçon de courses, dans un cabinet d’avocats et sera clerc de notaires, elle entre au barreau de Tunis en 1949 et poursuit sa carrière à Paris, à partir de 1956, à l’indépendance de la Tunisie. Mariée en premières noces à Paul HALIMI, un administrateur civil au ministère de l’agriculture, de 1949 à 1959, puis en secondes noces, le 21 février 1961 à Claude FAUX de 1961 à 2017, un ancien secrétaire de Jean-Paul SARTRE, avec comme témoins du mariage : Louis ARAGON et Jean LURCAT. La jeune Gisèle est attirée par les propos anticonformistes d’un oncle du côté paternel, qui est engagé au parti communiste tunisien. Gisèle HALIMI a le «malheur» de naître fille à une époque où ce genre est considéré comme une malédiction pour la famille. Enfant déjà, celle qui deviendra avocate ne supporte pas les injustices, et encore moins celles assignées aux petites filles. A 10 ans, elle entame une grève de la faim pour protester contre les tâches ménagères dont ses frères sont exemptés : «Pendant plus de huit jours, je ne mangeais rien. Je défaillais et ils ont eu très peur. Ma mère a fait venir ma grand-mère, qui était pour moi une icône, la tendresse. J'étais une inconditionnelle de ce qu'elle pouvait dire et conseiller. Et malgré cela, j'avais résisté. Alors ils ont cédé. Et je me souviens que ce soir-là, dans un petit cahier que j'appelais mon journal, j'avais mis : "J'ai gagné mon premier morceau de liberté» dit-elle. Les parents de la jeune Gisèle abdiquent : «première victoire féministe». Gisèle défie les sentiments religieux de sa famille juive en refusant d’embrasser la Mézouza avant d’aller en classe «Mon milieu était un milieu inculte, pauvre. Et comme [souvent] dans ces milieux incultes et pauvres, on se rabat sur la religion qui, toujours, asservit les femmes. La tradition, tout cela, faisait que les filles étaient là pour servir les garçons» dit-elle à Laure ADLER. A 16 ans, Gisèle décline un mariage arrangé, et peut aller faire ses études de droit et de philosophie en France. En 1949, Gisèle HALIMI  devient avocate et s'inscrit au barreau de Tunis. Elle est la première femme du pays à participer à un concours d'éloquence, qu'elle remporte brillamment avec un sujet pour le moins précurseur : «Le droit de supprimer la vie». Au barreau de Tunis, stagiaire, elle défend un légionnaire déserteur d’un jour, "bat’ d’Af." du bagne de Foum Tataouine, pour avoir volé un sac de 3 kg de pomme de terre données à une famille tunisienne. 6 mois d’emprisonnement, «c’est le tarif». Pour un autre «bat d’Af» de Tataouine, qui n’est pas rentré au bagne pour suivre l’accouchement de sa femme, elle arrache par les "circonstances atténuantes", un mois d’emprisonnement déjà couvert. En 1953, le procès de Moknine offre une anticipation en mineur des procès militaires d’Algérie. 53 Tunisiens ont été arrêtés pour avoir participé de près ou de loin à des affrontements avec des gendarmes le 23 janvier 1952 ; trois condamnations à mort.

Native d’un pays colonisé, Gisèle HALIMI s’est forgée une sensibilité envers les opprimés du système mondial. Gisèle HALIMI a été sympathisante de la cause de Habib BOURGUIBA (1903-2000), un nationaliste tunisien, et son avocate : «J'étais une toute jeune avocate en Tunisie à l'époque. Et ses avocats parisiens, comme Bourguiba était exilé au nord de la Tunisie m'ont demandé si je voulais leur servir de Cicérone, les guider un peu. Et c'est comme ça que j'ai rendu visite à Bourguiba en exil et que je suis devenue son avocate. [...] On peut reprocher beaucoup de faits d'atteintes aux libertés [à Bourguiba]. Mais pour les femmes, il a toujours été tellement en avance que par moments, il n'a pas été compris» dit-elle. Gisèle HALIMI a surtout été l’avocate de la cause des Algériens, pendant leur guerre de libération ; cela a été soigneusement passé sous silence dans les différents hommages qui lui sont maintenant rendus. «L’injustice m’est physiquement intolérable. Toute ma vie peut se résumer à ça. Tout a commencé par l’Arabe qu’on méprise, puis le Juif, puis le colonisé, puis la femme», dit-elle au «Journal du Dimanche» en 1988. Enfant, Gisèle est témoin de la répression sanglante à Tunis d’une manifestation favorable à l’émancipation des Tunisiens, un épisode qui la marquera durablement : «J’avais onze ans lorsque éclata, à Tunis, la grande répression du 9 avril 1938 [une date charnière dans l’histoire du mouvement nationaliste tunisien]. Des mitraillettes tiraient dans la rue, des tanks barraient le boulevard Bab-Benat, des soldats, beaucoup de Noirs, des Sénégalais, j’en avais été frappée, sillonnaient, l’arme au poing, les ruelles de la Médina.  Le sang coula, notamment à la Zitouna (université religieuse située alors dans la mosquée éponyme), où plusieurs étudiants furent abattus» écrit dans un article «Mémoires la Tunisie natale». Habib BOURGUIBA est arrêté et la répression fait 200 morts. La Tunisie voulait un Parlement, des libertés démocratiques, un gouvernement.

Gisèle HALIMI deviendra ainsi une des avocates emblématiques de la cause anticoloniale. Licenciée en droit et en philosophie à Paris, élève de Sciences Po, la jeune femme s’inscrit au barreau de Tunis en 1949 et défend des syndicalistes et des indépendantistes tunisiens. C’est là le premier volet de sa carrière professionnelle, poursuivi à Paris et en Algérie où elle devient l’une des principales avocates des militants du Front de libération nationale (FLN). Avocate à Tunis, Gisèle HALIMI a d’abord commencé à défendre les légionnaires déserteurs et les syndicalistes au Barreau de Paris à partir de 1956. Après l’assassinat, le 26 décembre 1956, du maire de Boufarik et président des maires d’Algérie, Amédée FROGER (1882-1956), avec l’avocat de gauche, Yves DECHEZELLES (1912-2007), elle assure la défense de celui que la police présente au tribunal militaire comme étant l’exécuteur : Badèche BENMADI, originaire de Bou Saâda, sans preuves autres que des aveux extorqués après 11 jours de tortures. En mai 1958, elle est arrêtée et détenue par les paras en Algérie. Gisèle HALIMI faisait partie du collectif de 26 avocats qui défendaient ce qu’on appelle les «porteurs de valises». En effet, le 5 septembre 1960, 23 personnes comparaissent devant le Tribunal permanent des forces armées de Paris pour «atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat». Ce réseau dit de porteurs de valises, réuni autour du philosophe Francis JEANSON (1922-2009), dont Hamada HADDAD, chef fédéral du FLN et Hamini ALIANE, engagé aux côtés de l’Algérie libre, logeait les membres du FLN et transportait vers le Maghreb des faux papiers ou des sommes d’argent. Le gouvernement croit sans doute vouer les accusés à l’opprobre et pourfendre spectaculairement la trahison. Mais au bout de quelques jours, la situation se trouve renversée et le procès se transforme en arène politique : «C’est le gouvernement, l’armée, leur politique, c’est la guerre d’Algérie tout entière dont le procès commence. Accusés, témoins, avocats, débordant un tribunal stupéfait, transforment le prétoire en tribune de l’opposition» écrit Marcel PEJU dans «le procès du réseau Jeanson»121 intellectuels, dont Maurice BLANCHOT (1907-2003) et Simone de BEAUVOIR (1908-1986), publient le 6 septembre 1960, «une Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie». Dans une lettre, Jean-Paul SARTRE (1905-1980), apporte aux «porteurs de valises» son soutien en ces termes : «Ce (que les porteurs de valises) représentent, c’est l’avenir de la France, et le pouvoir éphémère qui s’apprêtent à les rejuger ne représente rien». Cependant, au 8ème jour du procès, Gisèle HALIMI, en désaccord avec le concept de Jacques VERGES de «défense de rupture», fit une déclaration fracassante, pour annoncer qu’elle renonçait à  défendre sa cliente, France BINARD, dite Véra HAROLD, une poétesse et céramiste.

En rivalité avec Jacques VERGES (1924-2013) qui défendait d’autres indépendantistes, comme Djamila BOUHIRED, une autre affaire marquera, profondément, les faits d’armes et la gloire de Gisèle HALIMI, en qualité d’avocate des Algériens. Le 20 août 1955, dans le village d’El Halia, à quelques kilomètres de Philippeville (Skikda), des insurgés algériens s’en prennent aux habitations et à la mine, massacrant une trentaine d’Européens. S’ensuit aussitôt une terrible répression. Il faut des coupables. Un procès des auteurs présumés de ce massacre s’ouvrira le 17 février 1958 à Philippeville. Alors jeune avocate de 31 ans, Gisèle HALIMI assure la défense des accusés. Malgré le doute qui pèse ainsi sur le dossier d’accusation, le commissaire du gouvernement demande neuf condamnations à mort. Il en obtiendra quinze. Le 9 avril 1958, à Alger, procès en cassation : le jugement de Philippeville est annulé. Au cours du second procès, à Constantine, le commissaire du gouvernement déclare le 28 octobre 1958 que «les résultats de l’autopsie contredisent en tous points les aveux». En fait, trente-quatre accusés sont acquittés. Maîtres HALIMI et MATARASSO ont gagné un procès délicat. En 2001, les aveux de Paul AUSSARESSES (1918-2013) sur l'exécution sommaire des soixante suspects de la tuerie d'el-Halia, en 1955, conduisent maître HALIMI à réclamer la réouverture d'un des dossiers judiciaires les plus symboliques de la «sale guerre», la justice ayant été instrumentalisée par les militaires. Paul AUSSARESSES, sans fausse honte et sans complaisance, a osé dire une vérité raconter la torture et les exécutions sommaires en Algérie. En effet, Paul AUSSARESSES, informé de l'offensive du FLN visant Philippeville et d'autres villes et villages du Constantinois, reconnaît d'ailleurs l'avoir laissée se développer afin de pouvoir mieux la «contrôler» et l'étouffer dans le sang. De fait, ces affrontements et atrocités donnèrent l'occasion d'une répression sauvage. La troupe ratissa la contrée, incendiant au napalm, exécutant sommairement des centaines de personnes, faisant en quelques jours des milliers de victimes algériennes. Des mineurs d'el-Halia furent accusés d'avoir pris part en masse au massacre des Européens, arrêtés, mis au secret pendant onze mois, torturés par les enquêteurs militaires. Le général Paul AUSSARESSES a été condamné, le 25 janvier 2002, à 7 500 € d’amende par la 17e chambre correctionnelle de Paris, pour «apologie de crimes de guerre», après la publication, le 3 mai 2001, de son ouvrage, «Services spéciaux, Algérie, 1955-1957».

Début janvier 1957, Gisèle HALIMI, dénonçant la torture, les disparitions et les procès expéditifs conduisant à la guillotine, l’avocate est arrêtée à l’hôtel Aletti et expulsée d’Algérie sur ordre du secrétaire général de la préfecture de police d’Alger, Paul TEITGEN (1919-1991) ; celui-ci, quand lui-même aura démissionné en dénonçant les disparitions de détenus, lui en donnera la raison ; elle risquait la mort pour le lendemain, tant les menaces du milieu colonial activiste étaient précises. 3024 personnes disparaîtront après la bataille d’Alger, en 1957. En 1960, Gisèle HALIMI défend Djamila BOUPACHA, née en 1938, aide-soignante à Beni-Moussa, cette militante algérienne du FLN accusée d'avoir posé une bombe à Alger en 1959 et qui fut torturée et violée par des parachutistes français. Le 2 juin 1960, son amie Simone de BEAUVOIR (1908-1986) publie dans «Le Monde» une tribune «pour Djamila Boupacha» dans laquelle elle écrit : «ce qu'il y a de plus scandaleux dans le scandale c'est qu'on s'y habitue. Il semble pourtant impossible que l'opinion demeure indifférente à la tragédie qu'est en train de vivre une jeune fille de vingt-deux ans, Djamila Boupacha». En septembre 1959 une bombe, qu'on désamorça avant qu'elle eût explosé, fut placée à la Brasserie des Facultés d'Alger. Cinq mois plus tard Djamila BOUPACHA fut arrêtée. Son procès va s'ouvrir le 17 juin ; aucun témoin ne l'a identifiée, il n'existe pas contre elle l'ombre d'une preuve. Pour établir sa culpabilité il fallait des aveux : on les a obtenus. Dans la plainte en séquestration et tortures qu'elle vient de déposer, Djamila les rétracte et elle décrit les conditions dans lesquelles elle les a passés. Un grand nombre de témoins dont elle cite les noms et les adresses sont prêts à confirmer les faits qu'elle rapporte. La nuit du 10 au 11 février, une cinquantaine de gardes mobiles firent irruption dans le domicile où Djamila vivait avec ses parents. Ils la battirent ainsi que son père et son beau-frère, et ils emmenèrent les trois suspects à El-Biar. Là, les militaires, dont un capitaine parachutiste, piétinèrent Djamila et lui défoncèrent une côte. Cinq jours plus tard elle fut transférée à Hussein-Dey, où les forces de l’ordre lui administrèrent «le second degré». On lui fixa des électrodes au bout des seins avec du papier collant Scotch, puis on les appliqua aux jambes, à l'aine, au sexe, sur le visage. Des coups de poing et des brûlures de cigarettes alternaient avec la torture électrique. Ensuite on suspendit Djamila par un bâton au-dessus d'une baignoire et on l'immergea à plusieurs reprises.  «On ne va pas te violer, ça risquerait de te faire plaisir», lui dirent, les hommes qui la questionnaient. Et Djamila BOUPACHA précise : «On m'administra le supplice de la bouteille ; c'est la plus atroce des souffrances ; après m'avoir attachée dans une position spéciale, on m'enfonça dans le ventre le goulot d'une bouteille. Je hurlai et perdis connaissance pendant, je crois, deux jours» dit-elle. Face aux violences de l’Armée endurée par Djamila BOUPACHA, l’écrivaine, Simone de BEAUVOIR écrit : «Il est temps de leur prouver que dans cette Algérie qu'ils disent française ils ne peuvent pas violer impunément les lois de la France». Gisèle HALIMI,  révélera, plus tard, le rédacteur en chef adjoint du «Monde» avait censuré le mot «vagin» utilisé par Simone de BEAUVOIR dans ce texte afin de décrire le viol de Djamila BOUPACHA par le goulot d'une bouteille. L’affaire Djamila BOUPACHA est un témoignage accablant contre le colonialisme, ses crimes, la torture et la raison d'État : «Depuis, 1954, nous sommes tous complices d’un génocide qui, sous le nom de répression, puis de pacification, a fait plus d’un million de victimes» écrit Simone de BEAUVOIR dans la préface du livre consacré à Djamila BOUPACHA. Il y a des cœurs rétifs à la honte, mais ce livre est une violente dénonciation du mensonge sur la guerre d’Algérie. Quoi qu’il en soit, le procès a mobilisé l'opinion publique sur les exactions de l'armée française en Algérie. Djamila BOUPACHA est finalement jugée en France, à Caen, en 1961. En dépit de la brillante plaidoirie de Gisèle HALIMI, elle est condamnée à mort, mais sera amnistiée et libérée en 1962 après les accords d’Evian qui mettent fin à la guerre d’Algérie. Devenue avocate des causes difficiles, un jour opposé à Robert BADINTER, elle avait commencé sa plaidoirie en disant : «Je ne me laisserai pas renvoyer à mes fourneaux par le professeur Badinter».

Solidaire avec les dominés, Gisèle HALIMI disait «Je ne veux pas me taire», à propos de la Palestine et du sort de Gaza. Membre du collectif d'avocats de Marwan BARGHOUTI, l’avocate des sans-voix disait : «J’ai participé au premier tribunal Russell, celui que présidait Jean-Paul Sartre sur les crimes américains au Vietnam. Je me souviens du jour où le grand Bertrand Russell nous a convoqués à Londres et a dit : «Maintenant, cela suffit avec le crime de silence» J’espère que cette fois aussi nous réussirons à briser le silence". Quant à la solution ? "Quand on est là-bas, elle est une évidence : mettez fin à l'occupation israélienne, et l'aurore se lèvera. Si les troupes se retirent, les voix de la paix se feront entendre» disait-elle. Gisèle HALIMI a toujours défendu les Palestiniens «Le peuple palestinien est en train de se faire massacrer, une armé le tenant en otage. Pourquoi ? Quelle cause défend ce peuple et que lui oppose-t-on ? J’affirme que cette cause est juste et sera reconnue comme telle dans l’Histoire» dit Gisèle HALIMI. Elle ne veut pas se taire et se résigner devant de graves injustices : «Je veux crier fort pour ces voix qui se sont tues et celles que l’on ne veut pas entendre. L’Histoire jugera mais n’effacera pas le saccage des innocents. Le monde n’a-t-il pas espéré que la Shoah marquerait la fin définitive de la barbarie ?» dit Gisèle HALIMI. Même après les indépendances, Gisèle HALIMI poursuivra sa lutte anticolonialiste. En 1967, elle préside la commission d’enquête du Tribunal Russel sur les crimes de guerre américains au Vietnam. En 1973, elle va défendre au Congo-Brazzaville, des coopérants accusés de complot par les continuateurs des pratiques coloniales après les indépendances mêmes.

En définitive, Gisèle HALIMI témoigne, dans sa vie  femme d’un parcours original, à la fois cohérent et multidimensionnel, le refus de la soumission et du rôle des assignés, la dignité de l’Homme, les droits des femmes et la lutte contre les discriminations,  une trajectoire donc marquée par la constance et la radicalité. Députée socialiste en 1981,  de 1984 à 1985, chargée de mission par le Premier ministre et ambassadrice déléguée de la France auprès de l’Unesco, puis présidente du comité des conventions et des recommandations de l’Unesco jusqu’en 1987, Conseillère spéciale de la délégation française à l’Assemblée générale de l’ONU en 1989, rapporteuse pour la parité entre hommes et femmes dans la vie politique, Gisèle HALIMI aura mené d’intenses activités pour l’égalité réelle.

Parallèlement à cela, la contribution littéraire de Gisèle HALIMI particulièrement riche : une «écriture est liée à la vie : elle est un cri d’amour. Ecrire est aussi une révolte contre l’injustice jusqu’à l’infini, pour oublier le souvenir d’un manque parfois aussi douloureux mais salutaire dans la mesure où est-il exhibé» dit Nabila HASSANI. Mère de trois garçons (Serge HALIMI du Monde diplomatique, Yves HALIMI, avocat et Emmanuel FAUX, journaliste), Gisèle HALIMI a confié qu’elle aurait aimé avoir une fille pour «mettre à l’épreuve» son engagement féministe.

Les obsèques de Gisèle HALIMI auront lieu le jeudi 6 août 2020, au cimetière Père Lachaise, à Paris.

Références bibliographiques

1 – Contributions de Gisèle HALIMI
HALIMI (Gisèle), «Un procès dans l’Algérie française», Le Monde diplomatique, novembre 1988, page 12 ;
HALIMI (Gisèle), «Mémoire du pays natal», Le Monde diplomatique, août-septembre 2018 ;
HALIMI (Gisèle), «Le complot féministe», Le Monde diplomatique, août 2003, page 28 ;
HALIMI (Gisèle), «Reconquérir la dignité», Le Monde diplomatique, décembre 1996, page 21 ;
HALIMI (Gisèle), BEAUVOIR de (Simone), Djamila Bouchapa, avec un dessin de Pablo Picasso représentant Djamila Bouchapa, Paris, Gallimard, collection Blanche, 1962, 296 pages ;
HALIMI (Gisèle), Droits des hommes et droits des femmes : une autre démocratie, Paris, éditions Fides, 1995, 42 pages ;
HALIMI (Gisèle), Fritna, Paris, France Loisirs, 2001, 218 pages ;
HALIMI (Gisèle), Histoire d’une passion, Paris, Plon, 2011, 194 pages ;
HALIMI (Gisèle), L’autre moitié de l’humanité, Paris, Alice, 1999, 91 pages ;
HALIMI (Gisèle), La cause des femmes, Paris, Gallimard, 1992, 305 pages ;
HALIMI (Gisèle), La Kahina, Paris, Plon, 2006, 260 pages ;
HALIMI (Gisèle), La nouvelle cause des femmes, Paris, Seuil, 1997, 226 pages ;
HALIMI (Gisèle), Le lait de l’oranger, Paris, Interforum éditis, 2001, 439 pages ;
HALIMI (Gisèle), Le viol, le procès d’Aix-en-Provence, Paris, L’Harmattan, 212, 415 pages ;
HALIMI (Gisèle), Ne vous résignez jamais !, Paris, Place des éditeurs, 2010, 173 pages ;
HALIMI (Gisèle), SARTRE (Jean-Paul), Le procès de Burgos, Paris, Gallimard, 1971, 321 pages ;
HALIMI (Gisèle), Une avocate irrespectueuse, Paris, Interforum éditis, 2003, 275 pages ;
HALIMI (Gisèle), Une embellie perdue, Paris, Gallimard, 1994, 403 pages.
2 – Autres références
ADLER (Laure), «Gisèle Halimi, avocate, militante féministe et politique», entretien, accordée à France Culture, mars 2012 ;
ANGELOFF (Tania), MARUANI (Margaret), «Gisèle Halimi, la cause du féminisme», Travail, genre et sociétés, 2005, vol 2, n°14, pages 5-25 ;
ALLOUCHE-BENAYOUN (Joëlle), «La Kahina», Clio, 2009, n°30, pages 265-267 ;
AUSSARESSES (Paul), Services spéciaux Algérie 1955-1957, Paris, Perrin, 2001, 200 pages ;
BARBEZAT (Eugénie), «Gisèle Halimi, la rebelle éprise de justice et de liberté», L’Humanité, 29 juillet 2020 ;
BEAUVOIR de (Simone), «Le Manifeste des 343 salopes», Le Nouvel Observateur, n°334 du 5 avril 1971 ;
BEAUVOIR de (Simone), «Pour Djamila Bouchapa», Le Monde, 2 juin 1960 ;
BOUTAGHOU (Maya), «Trois puissantes femmes : Simone de Beauvoir, Gisèle Halimi, Djamila Boupacha : entre lutte anticoloniale et combat féministe», Dalhousie French Studies, 2014, vol 103, pages 9-21 ;
GALLISSOT (René), «Gisèle Halimi, née TAEB Zeia», Le Maitron, 23 mai 2013, actualisé le 5 décembre 2016 ;
HAMON (Hervé) ROTMAN (Patrick), Les porteurs de valises : la résistance française à la guerre d’Algérie, Paris, Albin Michel, 1981, 432 pages ;
HASSANI (Nabila), «L’écriture autobiographique dans «Frina» de Gisèle HALIMI : l’intime et l’extime», Synergies (Algérie), 2010, n°11, pages 179-189 ;
Manifeste des 121, «Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie», Vérité-Liberté, 6 septembre 1960 ;
PEJU (Jeanson), Le procès du réseau Jeanson, postface de Jacques VERGES, Paris, 2002, 264 pages ;
PERRIN (Christophe) GAUNE (Laurence), Parcours d’avocats, Paris, Le cavalier bleu, 2010, 200 pages ;
RUSCIO (Alain) «Gisèle Halimi, la cause du féminisme», Travail, genre et sociétés, 2005, vol 2, n°14, pages 5-25 ;
SAVIGNEAU (Josiane), «Gisèle Halimi, défenseuse passionnée de la cause des femmes est morte», Le Monde, 28 juillet 2020 ;
TAHRI  (Hamid), «L’engagement des avocats et des intellectuels» in Les communistes et l’Algérie : des origines à l’indépendance (1920-1962), Paris, La Découverte, 2019, 662, spéc pages 458-478 ;
Paris, le 29 juillet 2020, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Gisèle HALIMI (1927-2020), la Kahina solidaires des racisés et des colonisés : Ne vous résignez jamais !» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
Partager cet article
Repost0

Liens