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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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27 décembre 2021 1 27 /12 /décembre /2021 16:11
«Transition au Mali Assises Nationales de la Refondation des 27 au 30 décembre 2021» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Reportées à deux reprises, les Assises nationales de la Refondation des 27 au 30 décembre 2021, traiteront de treize thématiques couvrant tous les aspects de la vie politique, économique et sociale du Mali, tant au plan interne qu’externe :
- les questions politiques et institutionnelles, la gouvernance électorale ;
- la défense et la sécurité, la lutte contre le terrorisme, les questions géostratégiques et géopolitiques ;
- la justice et les droits de l’Homme, la gouvernance, la transition numérique et les médias ;
- les politiques étrangères, la coopération internationale, les Maliens à l'extérieur et l'intégration africaine ;
- Le dialogue social : enjeux, défis et perspectives, les réformes sociales, la fonction publique, la formation, l'emploi des jeunes et l’entreprenariat ;
- La planification, le développement économique, social et industriel, le développement rural, les questions économiques et financières, la fiscalité et les dépenses publiques ;
- la santé et les affaires sociales, les questions humanitaires, Les réfugiés et les déplacés internes ;
- l'administration du territoire, la réorganisation territoriale, la détermination des circonscriptions électorales, la décentralisation, l'accès aux services sociaux de base et les questions foncières ;
- La paix, la réconciliation et la cohésion sociale, l'approbation de l'accord pour la paix au Mali issu de l'accord d'Alger, la démobilisation, le désarmement et la réintégration ;
- La jeunesse, le sport, l'éducation civile et la construction citoyenne ;
- Le développement durable, l'environnement, l'assainissement ;
- L'éducation, les questions scolaires, universitaires et de recherche scolaires.
Mme Anna MAIGA, au titre de la diaspora malienne, participe à ces Assises nationales de la Refondation du Mali, dont l'un des thèmes est consacré au Maliens de l'extérieur.
Après le congrès du MPR  des 11 et 12 décembre 2021, le président malien, Assimi GOITA, disait «Les assises nationales de la refondation de l’État du Mali constitueront un moment privilégié d’examen collectif de conscience et de prospective, un événement précurseur du processus de renaissance de notre pays».
L’Imam Mahmoud DICKO, grandiloquent, bavard et versatile, a choisi de boycotter ces Assises nationales. «Aujourd’hui, nous sommes au regret de constater que les autorités de la transition s’adonnent de plus en plus au clanisme en mettant au second plan certains acteurs connus» dit-il.
Qu’est-ce qui donc sortira concrètement, de ces Assises de la Fondation, et mènera le Mali vers la Paix, l’Unité, le Bien-être et la Démocratie ?
C’est aux actes qu’il faudra juger.
On suivra, attentivement, ces travaux.
Paris, le 27 décembre 2021 par Amadou Bal BA - http://

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26 décembre 2021 7 26 /12 /décembre /2021 17:54
«Desmond TUTU (1931-2021) Prix Nobel de la paix, extraordinaire combattant contre l'Apartheid et de la Réconciliation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Puissant symbole de la lutte contre l’Apartheid, Prix Nobel de la Paix, Desmond TUTU, premier archevêque noir du Cap et de Johannesburg de l'église anglicane d'Afrique du Sud, depuis 1960, vient de nous quitter, le 26 décembre 2021, à l'âge de 90 ans. «Un homme d’une intelligence extraordinaire, intègre, invincible contre les forces de l’Apartheid, il était aussi tendre et vulnérable dans sa compassion pour ceux qui avaient souffert de l’oppression» écrit le président sud-africain, Cyril RAMAPHOSA.
Enseignant, puis théologien, fils d'un instituteur et d'une lavandière,  Desmond TUTU est né le 7 octobre 1931, à Klerksdorp (Transvaal), à 150 km de Johannesburg. Marié à Nomalizo Leah SHENZANE, depuis 1955, il avait quatre enfants. Desmond TUTU n'avait pas fermé les yeux devant les crimes de l’Apartheid. Homme de paix, il utilisait l’humour comme arme de défense : «Quand l’homme blanc est arrivé, il avait la Bible et nous avions la terre. L’homme blanc nous a dit «venez, agenouillons-nous, et prions ensemble». Quand nous rouvert les yeux, voilà ! Nous avions la Bible, et il avait la terre» dit-il. En effet, Desmond TUTU dans son opposition radicale à l’Apartheid savait bien manier la dérision pour mieux faire partager ses indignations et sa grande sagesse. «Soyez gentils avec les Blancs, ils ont besoin de vous pour redécouvrir leur humanité» confiait-il, en octobre 1984, au «New York Time». Desmond TUTU a toujours pensé que l’Apartheid, «incarnation du Mal», n’est pas réformable : «Je ne suis pas intéressé de ramasser les miettes de compassion lancées de la table de quelqu’un qui se considère mon maître. Je veux le menu complet des droits» dit-il.
Conscience de son siècle, dans sa lutte résolue contre toutes les formes de discriminations, plein d'humour et de fantaisie, Desmond TUTU savait aussi aimer et pardonner. Après les révoltes des jeunes étudiants de Soweto et la mort de Steve BIKO (1946-1977), il a toujours été aux côtés de ceux qui souffrent, tout en militant pour la réconciliation entre Blancs et Noirs, à condition d’abolir l’Apartheid. Il a donc été récompensé Prix Nobel de la Paix, le 16 octobre 1984, pour son œuvre humaine exceptionnelle, «pour son rôle de leader et de rassembleur dans la campagne visant à résoudre les problèmes de l’apartheid en Afrique du Sud» par des moyens pacifiques. Ce Prix Nobel de la Paix est «un triomphe pour le peuple invisible qui travaille […], le peuple sans voix des ghettos», a déclaré le président de la SACC, le révérend Manas BUTHELEZI. Après les premières élections multiraciales en 1994, Nelson MANDELA, nomme Desmond président de la «Commission Vérité et Réconciliation». Le titre d’un de ses ouvrages est «No Future, without Forgiveness» ; «il n’y a pas d’avenir, sans pardon» publié chez Albin Michel.
Aussi et après cette longue et merveilleuse vie au service des causes Nobles et Justes que doit-on dire à la mémoire de Desmond TUTU ?
Merci infiniment. Mission accomplie !
Pendant longtemps, les Occidentaux avaient choisi, de n'y voir dans l’Apartheid, qu’un bouclier contre le communisme, refusant ainsi de condamner ce système de ségrégation raciale, longtemps en vigueur aux Etats-Unis. Comme si la défense des droits de l'homme, avec ses indignations sélectives, pouvait être coupée en rondelles de saucisson.
Je vois ces nombreux messages parfois hypocrites qui affluent ; mais on n'est pas à une contradiction près. Que dire d’une partie de cette Gauche, aux egos surdimensionnés, fonçant joyeusement dans le mur ? Et pourtant, après la loi sur le séparatisme, les digues sont tombés, la Droite s’est ciottisée et l’extrême-droite, à deux têtes, avec la complicité d’une partie de la presse, veut abolir les lois républicaines, et y instaurer, au pays des droits de l’Homme, un système de «préférence nationale», de taxation des mandats des immigrés, d’interdiction du regroupement familial, d’abrogation du droit du sang. Les menaces contre la démocratie, c’est encore peut-être, pour certains, le nuage de Tchernobyl.
Pourtant, les pays occidentaux, comme le montre le précédent mandat de Donald TRUMP, ne sont pas à l’abri d’une catastrophe. Je dois, ici rappeler, et si la Gauche française n'est pas unie autour d'une primaire citoyenne, une dramaturgie est en train de se mettre en place, contre notre France républicaine. Partout où la haine et l'intolérance ont surgi, jadis sous HITLER avec l'Allemagne nazie, Francisco FRANCO ou le Caudillo, en Espagne, Benito MUSSOLINI, le Duce en Italie, les Colonels en Grèce et Antonio SALAZAR au Portugal, les forces de destruction et du Chaos n'avaient épargné personne.
Desmond TUTU disait que l’un des buts essentiels était «la construction d’une société juste et démocratique, sans division». En effet, Nelson MANDELA et Desmond TUTU, en dépit des souffrances et des tragédies de l'Afrique du Sud, avaient choisi le seul chemin qui vaille, celui d'une nation arc-en-ciel, de l'amour, de la fraternité et du bien-vivre ensemble.
Au moment où les forces du Chaos se sentent requinquées, Desmond TITU est une leçon de vie à méditer pour ces présidentielles d’avril 2022 en France, un pays multiracial, mais qui nie sa diversité.
Quelques références bibliographiques
TUTU (Desmond), No Future, Without Forgiveness, Doubleday, 1999, 287 pages ;
TUTU (Desmond), Il n’y a pas d’avenir sans pardon, Paris, Albin Michel, 2000, 283 pages ;
CROMPTON (Samuel, Willard), Desmond Tutu : Fighting Apartheid, New York, Chelsea House, 2007, 121 pages ;
PONS (Sophie), Le rêve de Desmond Tutu : Miracles et mirages sud-africains, Paris, Bord de l’eau, Le Livre de Poche, 2015, 218 pages.
Paris, le 26 décembre 2021, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 

 
Desmond TUTU (1931-2021)
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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 07:47
 «Le Congrès de Bamako des 11-12 décembre 2021 du MPR le parti de Choguel MAIGA, premier ministre de transition du Mali», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Le congrès du MPR de Bamako, des 11-12 décembre 2021 vient à un moment décisif de l'histoire du Mali. Le mouvement du 5 juin 2020 après avoir débarqué pacifiquement, l'indolent et l'homme de la Françafrique, IBK, a failli perdre le bénéfice de cette victoire à la suite du coup d’Etat militaire du 18 août 2020.
Le parti colonial à la manœuvre a tenté vainement de reprendre le contrôle de la situation en positionnant ses hommes. C'est dans ces circonstances que les militaires ont fait appel à Choguel MAIGA.
Congrès de Bamako du MPR est un clin d’œil aux historiques Congrès du RDA des 18 au 21 1946, des 27 au 31 octobre 1947 et des 25 au 30 septembre 1957, dans la future capitale malienne, épicentre du nationalisme africain. Le colonisateur avait des ambitions de conserver sa main mise sur le continent africain, à travers des conseils de notables, une administration directe. Cependant, pour le RDA, créé à Bamako le 21 octobre 1946, sous l’égide de Félix HOUPHOUET-BOIGNY, à l’époque un farouche nationaliste, le sujet dominant était le fédéralisme, l’unité africaine gage de souveraineté. Que faudrait-il donc retenir de ce congrès du MPR à Bamako des 11-12 décembre 2021 ?
On retrouve cette même tendance nationaliste, 61 ans après les indépendances, depuis l’arrivée de Choguel MAIGA au pouvoir en qualité de Premier ministre de transition. Dans les débats, il émerge l’idée, non encore validée, de prolonger la transition, pour 5 ans, renouvelable une fois, à compter du 27 février 2022. La classe politique acceptera-t-elle une si longue transition de 10 ans ? Il ne faudrait pas que le provisoire devienne le définitif.
Les relations entre le Mali et la France, même si le dialogue n’est pas rompu, restent cependant tendues et empreintes d’une grande méfiance. Le président Emmanuel MACRON avait envisagé de se rendre au Mali, en décembre 2021, mais souhaitait y organiser une rencontre de la CEDEAO, ce que les autorités maliennes, ont carrément rejeté. Pour le Mali, la CEDEAO serait devenue une courroie de transmission de la Françafrique. Dans les débats du Congrès du MPR, il a émergé l’idée d’une sortie du France FCA, la suspension de l’adhésion à la CEDEAO, l’abandon de la langue française comme langue nationale au profit du Bamanan, et refuser l’aide au développement. En revanche, la Mali souhaite négocier avec la Guinée, l’émergence d’une fédération et créer une compagnie militaire en relation frontalière, en relation avec l’Algérie, la Mauritanie, le Niger et le Burkina-Faso.
L’une des grandes originalités, de ce congrès du MPR, est la présence, pour la première fois de deux représentants de la diaspora malienne : Mme Anna MAIGA et M. Mamoudou CISSOKO. Ils ont transmis une copie de la contribution de la section MPR-France aux Assises Nationales de la Refondation du Mali est audacieuse en 15 points :
1) Prolongation du délai de la transition pour cinq (5) renouvelable une fois à compter du 27 février 2022 pour permettre au gouvernement de sécuriser définitivement et pacifier l'ensemble du territoire en recouvrant l’intégrité totale.
2) Le gouvernement doit tout mettre en œuvre pour achever les travaux de port pour les bateaux (CANAL) à AMBEDEDINE sur le fleuve Sénégal dans le cadre de l'OMVS
3) Faire des études sur le foncier rural, bornage des limites territoriales de nos villages afin de limiter les conflits inter-villageois, campagnes d'informations de la population de ses devoirs et droits en permanence
4) Retirer le pouvoir d'attribution des parcelles aux Préfets et aux Maires car ils ont causé trop de dégâts au Mali
5) La lutte contre l'impunité et la corruption doit être intensifiée et durcir les condamnations
6) Création d'une compagnie militaire à la frontière des pays suivants : Algérie, Mauritanie, Niger et Burkina-Faso, création d'un bataillon militaire dans chaque Cercle (Préfecture) et la réactivation du service militaire obligatoire.
7) Négocier avec la Guinée Conakry pour faire une fédération entre nos deux pays
8) Mettre en application réelle la séparation entre l'état et les religions
9) Refuser l'aide au développement des pays tiers et les dons des ONG à tout va ; ceux ne sont que des cadeaux empoisonnés ; contrôler les sources de financement ;
10) Restreindre les activités des ONG et Associations
11) Suspendre notre adhésion à la CEDEAO, sortir dans la monnaie FCFA et l'UEMOA
12) Interdire le financement des partis politiques avec les fonds publics, durcir les conditions de création de parti politique et association ;
13) Prendre une loi pour que la langue Bamanan ou Bamanakan soit notre langue officielle à la place du français
14) Dans le cadre de l'éducation nationale, l’école doit être obligatoire jusqu'à la majorité des enfants ; insister sur l'instruction civique, la morale, l'histoire du Mali y compris l'histoire politique, la géographie, développer la formation professionnelle
15) Développer le tourisme à l'intérieur du pays pour que les maliennes découvrent leurs terroirs et l’apprécient mieux.
Paris, le 11 décembre 2021, actualisé le 6 décembre 2021, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

 

«Le Congrès de Bamako des 11-12 décembre 2021 du MPR le parti de Choguel MAIGA, premier ministre de transition du Mali», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 19:11
«Frédéric BISCHOFF, son roman «Corpus X», la démocratie, entre liberté et possible basculement dans un régime autoritaire, une démocratie «illibérale»» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Le roman de Frédéric BISCHOFF, «Corpus X» ne peut pas mieux tomber ; l’idée défendue est que la démocratie, même dans les pays occidentaux, un bien précieux, mais reste tout même fragile et peut être remise en cause. Bien que «Corpus X» de Frédéric BISCHOFF soit une création romanesque, c’est une fiction, de nos jours proche de la réalité. A la veille des élections présentielles, d’une part, les forces du Chaos sont unies et requinquées parfois par une certaine presse complaisante, et d’autre part, la Gauche, sans une Primaire populaire, reste divisée, et peut disparaître du paysage politique. Par conséquent, comme en 1936, les adversaires de la République, sont aux portes du pouvoir.
Finalement, Frédéric BISCHOFF, à travers son roman, «Corpus X», attire l’attention de chacun d’entre nous que la démocratie, un bien précieux,  n’est jamais acquise, de façon irréversible. C’est un combat de chaque instant. Plusieurs dans l’histoire de l’humanité, cette précieuse conquête a été gravement menacée. Frédéric BISCHOFF remonte aux temps anciens mettant l’égalité et la liberté au-dessus de tout, mais au bout d’un certain temps, on finit par s’en lasser «l’usage et l’habitude en firent perdre le goût et l’estime» cite-il Polybe dans son «Histoire générale». Déjà, le 6 février 1934, des ligues factieuses, dont «l’Action française», avaient failli renverser la République. Tous les chefs d’Etat français, Charles de GAULLE (1890-1970), Georges POMPIDOU (1911-1974) et François MITTERRAND (1916-1996), frappés par une grande cécité, avaient refusé de condamner le régime de Vichy, collaborationniste. Seul le président Jacques CHIRAC avait eu le courage et l’honneur de fustiger cette étrange défaite de la République. Depuis la Révolution, la République ne s’est imposée contre la Monarchie, qu’après une longue lutte, loin encore d’être achevée. En effet, depuis Arthur de GOBINEAU (1816-1882) avec sur livre sur «l’inégalité des races», jusqu’à la famille LE PEN en passant par Eric ZEMMOUR, deux France sont en compétition : la Républicaine et la conservatrice. Cette lutte sournoise, larvée, maintenant devenue violente, se manifeste par le refus d’assumer le passé colonialiste et esclavagiste de ce pays, notamment par la célébration de Napoléon et la glorification de Jean-Baptiste COLBERT (1619-1683). Aux Etats-Unis, la démocratie américaine avait failli péricliter avec putsch avorté, du 6 janvier 2021, de Donald TRUMP.
«Corpus X» relate un enchainement de circonstances plausibles favorisant l’avènement d’un régime autoritaire, une «démocratie illibérale», en France, dans un avenir proche. Il s’agit d’une création littéraire, une fiction, mais non éloignée de la réalité que nous vivons. Dans ce roman, la forme du récit choisi est d’une compilation de textes, inspirés notamment de l’actualité (articles de presse, courriers personnels et professionnels, retranscriptions d’interviews, publicités), favorisant aussi une lecture fluide et rythmée, à la manière d’un «fil d’actualité». Le lecteur se forme peu à peu un point de vue «impressionniste» du sujet, par juxtaposition progressive d’éléments nouveaux qui décrivent tour à tour des faits politiques de notre temps (nouvelles technologies avec la vidéo-surveillance, la reconnaissance faciale, émergence de mouvements antisystème, collecte et croisement d’informations, déserts médicaux, l’entre-soi à travers de cités Etats, les drones avec télétransmission d’images, une application sur le portable de chacun etc.). Frédéric BISCHOFF suggère progressivement, risque de confiscation progressive des libertés individuelles par diverses manipulations politiciennes. Face à un besoin croissant d’une partie de la population de sécurité, Frédéric BISCHOFF soulève, dans son roman, «Corpus X» cette redoutable «Le contrôle des populations peut-il protéger leur liberté ou bien la menace-t-il ? ». Un des personnages emblématique, du roman, une femme, Mme Elisabeth DA SILVA, incarne cette obsession sécuritaire «Le respect de l’ordre inclut le respect de l’ordre démocratique et républicain. (..) Si notre politique réduit drastiquement les troubles et met les citoyens à l’abri des attentats, des émeutes et des maladies, tout en préservant, sans transiger, nos institutions démocratiques et républicaines, ils y auront gagné la vraie liberté» dit-elle. Il est bien question, dans ce roman, une application proposée aux citoyens d’accéder à différents services, mais qui permettra à la fois «d’identifier, de suivre, sans doute d’intercepter des individus susceptibles de troubler l’ordre public» écrit Frédéric BISCHOFF.
 
Une intrigue se met graduellement en place au fil du livre : En préambule, une «présentation» du Corpus, rédigée par l’éditeur au moment de sa parution dans une dizaine d’années, explique que le texte lui est parvenu clandestinement à l’étranger. Celui qui a constitué le Corpus au fil des ans reste inconnu, mais on comprend qu’il a lui-même joué un rôle dans l’enchaînement des événements qui sont relatés. Ce recueil est son témoignage. A mesure que le lecteur progresse dans sa lecture, le contexte politique se tend et l’intrigue occupe une part croissante jusqu’au dénouement final.
 
Il s’agit donc d’un texte hybride. Une fiction, certainement, mais pas exactement un roman. Son ambition est autant politique que littéraire, et le choix d’une forme dystopique a pour objectif de proposer un débat sur des sujets de fond par le biais d’une lecture qui resterait accessible.
 
 
Qui est  donc Frédéric BISCHOFF ?
Frédéric BISCHOFF, riche de parcours professionnel, conjugué divers engagements politiques et sociaux avec des responsabilités importantes en entreprise, a vécu à l’étranger et beaucoup voyagé. Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, ancien cadre de grands groupes industriels, cofondateur d’une association d’aide aux familles en difficulté, notamment les migrants, et ancien membre du Réseau éducatif sans frontières, Frédéric BISCHOFF, est animé, manifestement par une ambition littéraire et de création artistique.  Je me consacre depuis quelques années à l’écriture et à des activités de création.
Un des premiers ouvrages, en 2005, de Frédéric BISCHOFF porte le titre «Caverne et compagnie : roman de vulgarisation comptable et financière ». Pour lui, la comptabilité est «une discipline amusante et simple» et invite le lecteur, avec des notions simples et de bon sens, à se familiariser avec cette discipline, réputée être rébarbative.
En 2012 c’est sous le pseudonyme de Samuel MARCKETT, que Frédéric a publié un autre ouvrage «En attendant le Week-end». C’est sous un angle humoristique que Frédéric BISCHOFF aborde le monde de l’entreprise qui lui est familier, sous l’angle du «Business Plan», un ensemble de documents financiers construits à l’envers, en partant du résultat souhaité, en vue de légitimer une décision prise à l’avance. Tout est dans la mise en scène.
C’est dans son livre, «La Démocratie, et après ?», en 2019, que Frédéric BISCHOFF avait déjà examine les causes de la crise de la démocratie, la désaffection des populations à l’égard de la classe politique, et donc les menaces d’une résurgence du populisme. Les citoyens deviennent des individus et se désintéressent de la chose publique «L’un des éléments frappants est de constater que ce sont les électeurs eux-mêmes qui expriment un sentiment de rejet, jusqu’à parfois remettre librement le pouvoir à des régimes autoritaires» écrit Frédéric BISCHOFF. Il pointe aussi du doigt les changements intervenus dans les sociétés occidentales, amplifiés par la révolution du numérique. Devant ces faiblesses, les adversaires de la démocratie, dans leur dissimulation avançant masqués, «ne l’affrontent pas frontalement, mais l’accompagnent dans son vieillissement. Opportunistes et patients, ils ne font qu’accentuer les fractures sous-jacentes et exacerber les tensions que le consensus démocratique avait longtemps estompé. Ils ne proposent pas de remplacer le modèle par un autre, mais l’incarner mieux, le porter plus loin» écrit Frédéric BISCHOFF.
Dans son roman, «Corpus X», Frédéric BISCHOFF dénonce, sous une forme romanesque et agréable à lire, cette société de surveillance de la population qui se met progressivement, mais sûrement, en place, sans parfois qu’on s’en rende compte. Le gouvernement traite la population, «non pas comme une communauté d’individus, mais comme un troupeau qu’il s’agit de contrôler, de canaliser. Un berger sait ce qui est bon pour ses moutons, le Gouvernement croit savoir ce qui est bon pour les citoyens» écrit Frédéric.  L’auteur ne manque pas à ce sujet de citer explicitement George ORWELL, «Big Brother is Watching you». En effet, cet auteur anglais est resté célèbre pour ses romans dystopiques, comme 1984 ou la ferme des animaux. Pour lui, et en pleine guerre froide, la dictature n’est pas l’apanage des pays soviétique ; elle peut émerger dans un pays occidental également : «Tout ce que j’ai écrit d’important depuis 1936, chaque mot, chaque ligne, a été écrit, directement ou indirectement, contre le totalitarisme et pour le socialisme démocratique tel que je le conçois. Ce qui me pousse au travail, c’est toujours le sentiment d’une injustice, et l’idée qu’il faut prendre parti. […] C’est toujours là où je n’avais pas de visée politique que j’ai écrit des livres sans vie» écrit, en 1946, George ORWELL (1903-1950) dans «Pourquoi j’écris ?». Cette tendance lourde vers l’autoritarisme, sous un prétexte de besoin de sécurité, découle du régime disciplinaire des néoconservateurs, dont l’ambition est de «surveiller et punir», suivant le titre d’un ouvrage de Michel FOUCAULT (1926-1984) ; les masses populaires sont censées, dans leurs revendications pour des conditions de vie plus décentes, représenter une menace des intérêts de la haute bourgeoisie. En effet, Frédéric BISCHOFF fait référence à mots couverts à la révolte des Gilets, brutalement réprimée.
Hannah ARENDT (1906-1975) avait également établi un diagnostic des menaces pesant sur les démocraties, déjà vaincues provisoirement par la Nazisme, et cela peut se reproduire. «Les régimes totalitaires, aussi longtemps qu’ils sont au pouvoir, et les dirigeants totalitaires, tant qu’ils sont en vie, commandent et s’appuient sur les masses jusqu’au bout. L’accession de Hitler au pouvoir fut légale selon la règle majoritaire, et ni lui ni Staline n’auraient pu maintenir leur autorité sur de vastes populations, survivre à de nombreuses crises intérieures ou extérieures et braver les dangers multiples d’implacables luttes internes au parti, s’ils n’avaient bénéficié de la confiance des masses», écrit Hannah ARENDT. Cependant, et en dépit de ces lourdes menaces, la République n’a pas encore dit son dernier mot. Donald TRUMP, Jair BOLSONARO et Boris JOHNSON n’ont pas convaincu. En fait, Hannah ARENDT, face aux menaces sur la démocratie, recommande aux citoyens, de ne pas laisser la vie démocratique confisquée et caporalisée par les professionnels de la Politique ; elle s’interroge sur les moyens de se préserver contre la tentation totalitaire. «Rien n’est plus dangereux que d’arrêter de penser. Le danger consiste en ce que nous devenions de véritables habitants du désert et que nous nous sentions bien chez lui» écrit Hannah ARENDT.
En définitive, le roman de Frédéric BISCHOFF, «Corpus X», à la veille de ces présidentielles d’avril 2022, incertaines, est «une fiction réaliste» suivant le journal «Ouest-France» qui est d’une grande actualité. Ni Prophète, ni Oracle «J’essaie juste d’agiter la sonnette dans mon coin» dit-il, fort modestement. Doit-on s’inquiéter ? Pour Frédéric BISCHOFF le citoyen doit garder son esprit critique et refuser toute manipulation ou instrumentalisation. La démocratie est un bien trop précieux pour s’en désintéresser.
 
Références bibliographiques
BISCHOFF (Frédéric), Corpus X. Comment une démocratie peut renoncer à la liberté et faire le choix d’un régime autoritaire. Roman, Orthez, Publishroom Factory, juin 2021, 449 pages ;
BISCHOFF (Frédéric), Caverne et compagnie : roman de vulgarisation comptable et financière, Paris, éditions Zagros, 2005, 207 pages ;
BISCHOFF (Frédéric), alias Samuel MARCKETT, En attendant le Week-end, Paris, éditions Max Milo, 2012, 96 pages ;
BISCHOFF (Frédéric), La démocratie, et après ? Vers une nouvelle écologie politique, Paris, Fauves éditions, 2019, 231 pages.
Paris, le 20 décembre 2021, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Frédéric BISCHOFF, son roman «Corpus X», la démocratie, entre liberté et possible basculement dans un régime autoritaire, une démocratie «illibérale»» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Frédéric BISCHOFF, son roman «Corpus X», la démocratie, entre liberté et possible basculement dans un régime autoritaire, une démocratie «illibérale»» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 19:35
«Une onzième candidate à Gauche. Et si Anne HIDALGO avait raison ? Une Primaire populaire est urgente et vitale» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Mme Christiane TAUBIRA, constatant «une impasse» de la Gauche, envisage tout de même de se déclarer candidate à l'élection présidentielle d'avril 2022. Au total donc on recense, à Gauche, 11 candidats. Est-ce raisonnable, sans une Primaire populaire, comme le réclame Mme Anne HIDALGO ? Et si Mme Anne HIDALGO avait raison ?
Dans l’autre camp, les données sont connues. L'extrême-Droite à travers Marine LE PEN, Mohamed ZEMMOUR et Valérie PECRESSE, une Droite ciottisée, est mathématiquement puissante, voire majoritaire. Par conséquent, les forces du Chaos peuvent prendre le pouvoir soit aux présidentielles ou aux législatives.
Face au trop plein de candidatures à Gauche un débat, une sélection démocratique par la Primaire populaire est devenue nécessaire et urgente. ce serait manichéen que de vouloir opposer les «authentiques» aux «mauvais» candidats de la Gauche. Après la victoire inattendue d’Emmanuel MACRON, en 2017, la France Insoumise avait voulu, à elle seule, être le principal et l’exclusif opposant au président des riches. Et pour quel résultat ? En revanche, Mme Anne HIDALGO en rassemblant toutes les forces de progrès les a menées aux victoires des municipales de 2020 et aux régionales de 2020. En dehors de l’unité, dans le respect de chacun, point n’est de salut. En fait, ce qui fait sa faiblesse, mais aussi sa force et sa richesse, c’est avant tout la diversité des composantes de la Gauche. Personne ne peut, à lui seul et exclusivement, s’estampiller de Gauche et jeter l’anathème sur les autres. Par conséquent, le ou la victorieux (se) de la Primaire populaire devrait reprendre les meilleures idées ayant émergé dans le débat aux primaires citoyennes. Par ailleurs, une fois l'unique candidat de la Primaire populaire élu, tous les autres doivent le soutenir, avec énergie et loyalement. Sans unité de la Gauche dès le 1er tour, comme le réclame lucidement et justement, Mme Anne HIDALGO, c'est la mort subite de la Gauche, et pour longtemps. Fin de la récréation, rompez les rangs !
C’est un fait majeur et indiscutable que la Gauche divisée n'a aucune chance d'aller au second tour ; les législatives sont souvent un raz de marée du parti du nouveau président. Et pourtant, à Gauche, dans un bal déraisonnable d’egos, chacun s'auto-proclame comme étant le seul et l'authentique, le légitime  et unique candidat, et parfois même des déclaration imprudentes ou désobligeantes fusent. «Je sais les valeurs qui l’habitent (Mme TAUBIRA), mais à quatre mois de l’élection présidentielle, je poste une vidéo de trois minutes, et je reviens dans un mois, c’est pas totalement à la hauteur des difficultés que rencontre le pays. Je n’ai jamais envisagé d’être candidat ; je suis candidat, et on ne discutera pas de la candidature écologiste dans la France d’aujourd’hui, car ce sera la mienne» dit Yannick JADOT des Verts, en réaction à la candidature de Mme Christiane TAUBIRA. «Battez-vous entre vous et laissez-moi tranquille. Il y a une élection dans trois mois, vous croyez qu’on a le temps de faire un congrès du Parti socialiste avant ?» réagit M. Jean-Luc MELENCHON de la France Insoumise. Il ne faudrait pas insulter l’avenir.
Cependant la Gauche n'a pas encore dit son dernier mot si ses candidats se soumettaient à la Primaire populaire. «Débattons devant nos concitoyens à la télévision, et assumons ensemble de venir présenter nos propositions, de faire émerger les convergences et les différences» propose Mme Anne HIDALGO, calme, sereine et fondamentalement respectueuse de ses alliés. Au lieu d’aller joyeusement dans le mur, en chantant, se soumettre au suffrage des sympathisants de Gauche et accepter à l'avance son verdict me semble être la seule voie raisonnable ; celle qu'indique Mme Anne HIDALGO. C’est la voie du bon sens, et du Salut pour la République, gravement menacée. Et si Mme Anne HIDALGO avait raison ?
En tout cas les données sont claires, je ne voterai plus Emmanuel MACRON et le pire serait même PECRESSE contre LE PEN ou Éric CIOTTI. Chacun devrait prendre ses responsabilités face à l'Histoire. Tout peut basculer dans l'horreur et n'allez pas marcher à la Place de la République, comme en 2002, avec ce slogan inauthentique : «Plus jamais cela !» disait-on.  A l’époque, les 5% de Mme Christiane TAUBIRA avaient manqué à Lionel JOSPIN, installant durablement, le Rassemblement national dans le paysage politique de notre pays.
Paris, le 17 décembre 2021, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 


 

 

 
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16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 17:22
«M. Emmanuel MACRON, président des riches, entre campagne électorale. La Gauche n'a pas encore dit son dernier mot» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Dans un entretien télévisé du 15 décembre 2021, avec une certaine presse de connivence, le président Emmanuel MACRON, ostensiblement candidat à sa succession, s'interroge «où va la France ?». Le président MACRON, dans le bilan flatteur qu'il dresse de son mandat, en accord avec lui-même, est dans l'autocélébration. Il dresse un bilan flatteur de son mandat. Comme le dirait un dicton du Sénégal ouolof, «le savon ne se lave pas lui-même».
M. Emmanuel MACRON, issu de la haute finance chez Rothschild, est arrivé au pouvoir par effraction, par un parricide contre son mentor François HOLLANDE. Minoritaire et sans alliés, M. MACRON a été surtout élu grâce un Front républicain contre la petite entreprise familiale. «Ni de Droite, ni de Gauche», M. Emmanuel MACRON nous annonçait, en référence au titre d'un de ses ouvrages, «une Révolution», en 2016, avec une réforme, en profondeur de la France. Il ne peut, lui-même, citer aucune réforme emblématique, comme l’avait fait François MITTERRAND (Abolition de la peine de mort, libération de l’audiovisuel et régularisation des sans-papiers). Dans son irrésolution, ce fameux «et en même temps», les diverses réformes manquent de cohérence. La réforme des retraites qu’il annonçait, il n’a pas eu le courage de la faire.
En dépit de ses 43 ans et de son sourire cosmétique enjoliveur, le président Emmanuel MACRON a été, d'une grande brutalité, en congédiant, sans ménagement, le grand républicain, M. Michel DELPUECH. Il s'est attaché des services de l'ultra répressif, Didier LALLEMANT, en mission commandée, qui a cogné, sans retenue et avec des éborgnés, sur les Gilets jaunes, les retraités, les chômeurs et surtout le personnel hospitalier. On a même vu son garde du corps, Alexandre BENALLA qui molestait des grévistes du 1er mai. Un grave scandale de la République qui a mis à jour certaines méthodes détestables. Et subitement, Jupiter est brutalement tombé de son Olympe, il a été démystifié.
Le président MACRON a aussi maltraité et marginalisé une bonne partie des Socialistes et des Républicains, ces Séides qui l'avaient accompagné dans son ascension au pouvoir. Que sont donc devenus l'ancien maire de Lyon et ministre de l'intérieur, M. Gérard COLLOMB, M. Christophe CASTANER et Mme Sibeth NDIAYE ? Ils ont été sacrifiés, comme des moutons de l'Aïd, dans une démarche de droitisation extrême du gouvernement, maintenant dominé par des Sarkozyste. Par ailleurs, et tout au début de la pandémie, ces mensonges sur les masques et ce grand cafouillage sur les tests, ont conduit aux larmes de l’ancienne Ministre de la santé, devenue bouc émissaire de ces fautes graves gouvernementales.
Dans sa stratégie, en vue d’un deuxième mandat présidentiel en avril 2022, le président MACRON, voulait refaire le match de 2017, écarter les autres candidats et affronter Marine LE PEN au deuxième, pour forcer la main aux Républicains. Cependant, les présidentielles de 2022 ne sont pas celles de 2017. Maintenant, on connaît qui est M. Emmanuel MACRON, dans sa grande complaisance à l’égard des idées nauséabondes (Augmentation substantielle et injustifiée des droits d’inscription des étudiants étrangers, loi sur le séparatisme, célébration de Napoléon l’esclavagiste ; une politique de la Françafrique arrogante, qualifiée de «marmite sale» à Montpellier). Et du même, ce renoncement aux valeurs républicaines, a considérablement bouleversé le paysage politique. Le camp des forces du Chaos s’est renforcé et diversifié. Désormais, Marine LE PEN est gravement concurrencée par Eric ZEMMOUR et Valérie PECRESSE, une candidate ciottisée.
De quelle réussite, au cours de son mandat, le président MACRON, peut-il se prévaloir ?
Le fameux «Quoi qu’il en coûte» a abouti en fait à enrichir davantage ses amis soit plus 2,8% pour ses amis de la Samaritaine. Il n’y a même pas eu de «ruissellement» pour les classes défavorisées dont le pouvoir d’achat, avec ces diverses hausses, est devenu négatif. Mme Anne HIDALGO a annoncé une revalorisation substantielle du SMIC de plus de 15% pour les bas salaires, des enseignants et de toutes les catégories au front dans la lutte contre cette pandémie.
Pendant le confinement de 2020, le président MACRON annonçait un «Monde d’Après» qu’on attend toujours. Sans politique industrielle et de recherche, Jupiter qui se complait dans le capitalisme industrielle et délocalisé n’a pas notamment aidé l’Institut Pasteur, dans ses recherches contre le vaccin. AstraZeneca a été finalement financé par les Britanniques.
L’Humanité avait connu la peste, le choléra, la syphilis, grippe espagnole et le SIDA, dont les vaccins ont tardé. En moins d’une année les vaccins contre le COVID-19 sont sortis. C’est la signifie que grâce à une volonté politique et au lieu d’arroser ses amis de la Samaritaine à coup de milliards, sans contrepartie, il est possible de développer une médecine préventive notamment contre le cancer, le diabète et les maladies cardiovasculaires, grevant lourdement le budget de l’Assurance Maladie.
Par ailleurs, les factures d’énergie explosent et pourtant un nucléaire coûteux et dangereux est privilégié, ainsi que la vente d’armes, source de réfugiés et de mort. Pourtant une recherche soutenue pour une énergie solaire et son stockage, pourrait également générer des économies budgétaires substantielles. Par ailleurs, des recherches pour une alimentation saine et durable, sont sources de préservation de la santé.
Toutes les réformes injustes de la Macronie orientées vers la punition des faibles et la diminution du nombre des fonctionnaires ne visent pas réellement à lutter contre une bureaucratie absurde et lointaine des besoins de la population et devenue parfois inhumaine.
Tous ces milliards économisés peuvent être réorientés vers des projets audacieux et innovants (logements, infrastructures, santé, etc,).
Devant ces coups de menton de Jupiter, plastronnant dans les médias acquis à sa cause, la Gauche n’a pas encore dit son dernier mot. Jupiter nous annonçait la mort des partis traditionnels et des syndicats et surtout une recomposition politique. Cependant Mme Anne HIDALGO a réveillé la Gauche aux municipales de 2021 et aux régionales de 2021.
Mme Anne HIDALGO, première femme Maire de Paris, et après 25 hommes, première femme présidente en avril 2022, dans une Gauche divisée, jusqu’ici, a son sonné le tocsin. Une primaire populaire à Gauche redonnera l’espoir et l’espérance aux forces de progrès. «Je gagner la primaire populaire. Le train est parti. Montez-dedans» dit-elle.
Paris, le 16 décembre 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 07:01
«René MARAN (1887-1960), 14 décembre 1921 : Centenaire de son Prix Goncourt 1921, pour son Batouala» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Le mercredi 14 décembre 1921, au restaurant Drouant, à Paris 2ème, c’est au 3ème tour, avec la voix prépondérante de son Président, que l’académie du Goncourt a primé René MARAN, un illustre inconnu des cercles littéraires parisiens. Le récipiendaire, en fonction en Oubangui-Chari (République centrafricaine), gratifié d’une somme de 5000 F, n’en a eu connaissance que trois jours plus tard, par télégramme de son éditeur, Albin Michel. «Ce prix prouve d’un seul coup à l’univers qu’un Nègre peut produire des œuvres de mérite, et pour tout dire, être quelqu’un» écrit René MARAN. Submergé de joie et exténué, il rajoute «Exténué, impaludé, malade de fatigue. La joie est venue m’éteindre» dit-il. René MARAN n’a pas manqué de remercié ses amis, dont Léon BOQUET (1876-1954), lillois, poète et romancier, son mentor qui a préfacé plusieurs de ses romans : «Excusez-moi mon écriture. Je suis harcelé de besogne administrative, aussi de fatigue depuis des mois. À présent, le succès étant venu, j’ai à faire face à une correspondance formidable. De tous les coins de France, des lettres me viennent Même si je ne les recevais pas, il me faudrait remercier et mes amis et mes bienfaiteurs. Car, malgré mon silence, j’étais depuis longtemps connu dans les milieux littéraires fermés, Léon Bocquet, Jean Michel Renaitour, Francis de Croisset et tant d’autres... ont fondé sur moi un grand espoir» écrit-il à René VIOLAINES.
Par conséquent, c’est un honneur, un privilège et une joie immense que de commémorer, même fort modestement, le centenaire du premier Prix Goncourt attribué à un Noir. Je m’en glorifie. Ce Prix Goncourt de 1921 coïncide à une époque, au début du XXème siècle, à la découverte de l’art nègre sous l’égide Pablo PICASSO (1881-1973, voir mon article), au combat des Tirailleurs sénégalais lors de la Première guerre mondiale et à l’exode, à Paris des écrivains et artistes noirs de Harlem Renaissance. Cependant, en 1921, ce prix Goncourt attribué, pour la première fois à un Noir, est une condamnation du colonialisme, censé être porteur de «civilisation». Il prévient le lecteur : «C’est à redresser tout ce que l’Administration désigne sous l’euphémisme «d’errements» que je vous convie. La lutte sera serrée. Vous allez affronter des négriers. Il vous sera plus dur de lutter contre eux que contre les moulins. Votre tâche est belle. A l’œuvre donc, sans attendre. La France le veut !» écrit-il dans «Batouala», un roman qui va susciter une tempête politique. Certains députés conservateurs exigeaient que René MARAN, administrateur colonial, soit jugé, pénalement, «pour avoir mordu la main qui le nourrit». Maurice DELAFOSSE accuse l’Académie Goncourt, le 26 décembre 1921, d’avoir commis «une mauvaise action» avec sa décision. «Une œuvre de haine. Batouala ou la calomnie. En couronnant ce pamphlet l’Académie Goncourt a commis une mauvaise action» écrit-il. En fait, ce roman est une révolution littéraire puisqu’auparavant, c’étaient les Occidentaux qui écrivaient sur les Africains, rarement en bien, et souvent en mal. «Depuis l’année 1903, c’est la première fois que les Noirs jouent et gagnent. C’est peut-être avec sa qualité de nègre, ce qui a séduit les Dix de l’Académie Goncourt, épris de couleur et d’étrangeté» écrit «Le Petit Parisien». Cependant, René MARAN avait également ses partisans. «On hume les odeurs du village, on en partage les repas, on voit l’homme blanc, tel que l’homme noir le voit, et après y avoir vécu on y trouve la mort. C’est un grand» écrit Ernest HEMINGWAY. En effet, René MARAN a été le premier Noir, récipiendaire de cette distinction, à avoir écrit sur le colonialisme, les colonisés et la défense de l’environnement. Cet argument simpliste a été combattu par d’autres écrivains «L’attribution du prix Goncourt à un écrivain de race noire confirme ce que j’ai eu l’occasion de répéter ici, à maintes reprises, quant à la prétendue infériorité de la race noir. Cette infériorité est un mythe dans un autre genre, la prétendue supériorité du XIXème siècle sur les siècles précédents. Il y a dans la race noire une élite qui ne cède en rien à quelque autre élite que ce soit» écrit Léon DAUDET, en 1921. «René Maran n’est pas un bistre, comme un métis, mais noir, comme du cirage. Il n’a pas honte de sa race, puisqu’il entreprend de la défendre» écrit en 1922, Jean-Michel RAINAITUR. En effet, dans «Batouala», René MARAN expose les rapports difficiles, empreints de préjugés raciaux, faits de violence et de prédation, entre les coloniaux et les Africains. «Le retentissement de Batouala, véritable roman nègre et sa célèbre préface ont contribué pendant longtemps à donner de René Maran deux images : l’une met en relief l’audace d’un homme et d’un écrivain qui trace un tableau sans complaisance de la colonisation et notamment du système concessionnaire que Gide devait dénoncer un peu plus tard dans son Voyage au Congo ; l’autre souligne les limites de son anticolonialisme et d’une conception du roman plus proche de la littérature coloniale que de la littérature de la négritude ou de la production romanesque des années 1950-1960» écrit Bernard MOURALIS.
Les commémorations du centenaire ont été précédées par la réédition, en 2018, par Albin Michel, du «Batouala», mais amputé d’une partie de son titre «véritable roman nègre». L’éditeur justifie, cette mutilation, probablement pour des raisons commerciales, le mot «Nègre» serait décalé par rapport à notre époque. Il faudrait saluer, sans retenue, la magistrale préface de Amin MAALOUF accompagnant cette nouvelle édition. «Batouala» est qualifiée d’œuvre littéraire «dense, inventive et ample» par Amin MAALOUF, et elle est construite autour de deux équilibres « Dans le corps du roman, un dosage subtil entre l’observation ethnographique d’un village africain et une histoire d’amour et de mort entre les protagonistes ; et, dans la préface, un autre dosage, plus rugueux, entre une protestation de fidélité totale à la France, la Nation, son histoire, sa langue et ses valeurs, et une condamnation sans appel de ce qui se pratiquait dans les colonies. Tous ces éléments se mélangeaient, s’opposaient et se répondaient » écrit Amin MAALOUF. Partisan de l’assimilation, de la «mission civilisatrice» de la colonisation, René MARAN est un grand admirateur de Pierre de SAVORGNAN de BRAZZA (1852-1905), un explorateur en Afrique centrale pacifiste, attaché à la fraternité et à la justice. En effet, René MARAN, derrière son ambition littéraire, voulait se borner à condamner les excès, les mesquineries et la grande brutalité de la colonisation. En effet, René MARAN arrive en Oubangui-Chari suite à l’implantation du système concessionnaire  «Cette région était très riche en caoutchouc et très peuplée. Sept ans ont suffi pour la ruiner de fond en comble. Les indigènes, continue-t-il, débilités par des travaux incessants, excessifs et non rétribués ont vu la maladie s’installer, la famine les envahir et leur nombre diminuer» écrit-il. La colonisation, entreprise de domination d’un peuple sur un autre, est-elle amendable, réformable ? Les réactions du parti colonial ont été violentes, et il ne pouvait en être autrement. Car, pour eux, il faut se soumettre ou se démettre.
Ce centenaire du Prix Goncourt, en dépit de la forte poussée en France, sur le plan politique, des forces du Chaos, c’est sur la scène littéraire que René MARAN, cent plus tard, a obtenu sa revanche. Déjà en 1992, Patrick CHAMOISEAU, pour son «Texaco» et en 2009, Marie N’DIAYE, et ses «trois femmes puissantes» ont obtenu un Prix Goncourt. C’est doute le Prix Goncourt du 3 novembre 2021, de Mohamed M’Bougar SARR, «la plus secrète mémoire des hommes» qui donne encore plus d’éclat à ce centenaire. Dans ce roman Mohamed M’Bougar SARR fait sortir du Purgatoire, l’écrivain malien, Yambo OUOLOGUEM, prix Renaudot de 1968, qui avait été accusé, fort injustement, de plagiat. Comme une bonne nouvelle ne vient pas seule, ce centenaire coïncide avec les trente ans de la disparition de Amadou Hampâté BA (1901-1991) avec des journées à l’université d’Evry, le Prix Nobel de littérature du tanzanien, Abdulrazak GURNAH, ainsi que le Booker Prize, à Londres, de Damon GALGUT, un Sud-africain. Et en plus, Joséphine BAKER entre au Panthéon, le 30 novembre 2021.
Par conséquent, et en raison de cette ambiance très favorable, des initiatives fleurissent, mais elles sont souvent peu coordonnées et non médiatisées. Aussi, je renouvelle, avec une grande insistance, ma proposition à Mme Anne HIDALGO d’une Maison d’Afrique à Paris où «dialoguent les cultures», en référence à un slogan du président-poète Léopold Sédar SENGHOR.
Au Sénégal, l’Université Cheikh Anta Diop a organisé le 25 novembre 2021. A Marseille, une exposition à la bibliothèque Alcazar est organisée du 16 novembre 2021 au 22 janvier 2022. René MARAN était-il un écrivain français ou francophone, un précurseur de la Négritude ? René MARAN ne se réclamait, explicitement, de la Négritude. Assimilationniste il voyait dans la Négritude «un racisme plus qu’une nouvelle forme d’humanisme» écrit Lilyan KESTELOOT. Cependant, Léopold Sédar SENGHOR a tenu à rendre hommage à son travail de précurseur. «C'est René Maran qui, le premier, a exprimé «l'âme noire», avec le style nègre en français» écrit le président-poète. René MARAN rencontrera chez les sœurs Paulette NARDAL, les pères fondateurs de la Négritude : Léopold Sédar SENGHOR, Aimé CESAIRE et Jean PRICE-MARS.  Il dénonçait le violent racisme de son époque, tout en étant loyal à la France républicaine et sollicite la solidarité des intellectuels de la Négritude «Honneur du pays qui m’a tout donné, mes frères de France écrivains de tous les partis ; vous qui, souvent, vous disputez de rien, et vous vous déchirez à plaisir et vous vous réconciliez tout à coup chaque fois qu’il s’agit de combattre pour une idée juste et noble, je vous appelle au secours, car j’ai foi en votre générosité. Mon livre n’est pas polémique. Il vient par hasard à son heure. La question Nègre est actuelle. Mais qui a voulu qu’il en fût ainsi ?» écrit René MARAN.
A Bordeaux, en particulier où avait vécu René MARAN, la bibliothèque Mériadec organise du 14 décembre 2021 au 5 janvier 2022, à l’initiative d’Agathe COSSE, petite-fille d’Alain FOURNIER, une exposition, conférences, débats et présentation du fonds René MARAN. En effet, pensionnaire dès l'âge de sept ans à Talence puis lycéen, il étudia à Bordeaux : «Après tout, je suis Bordelais autant que les Bordelais de vieille souche, mes amis d'enfance sont là. Mon succès est aussi celui de ma ville d'adoption» écrit René MARAN à un de ses amis. Son père Léon MARAN, commis des Directions de l’intérieur est affecté au Gabon en 1894 ; il meurt en 1911, à Bordeaux. A l’âge de 7 ans, René MARAN est pensionnaire à Talence, puis au lycée Michel de Montaigne, à Bordeaux, et passe son baccalauréat en 1905. Dans son roman, «le cœur serré», le héros est un être doux, que ses parents mettent en pension, dans un lycée, et qui ne sort de captivité que pour soigner sa mère malade, et se soumettre à la tyrannie de celle-ci, l’obligeant à renoncer à une fille qu’il aime. C'est à Bordeaux, qu'il rencontra notamment Félix EBOUE (1884-1944) qui resta son ami toute sa vie. Passionné de rugby, il est un grand admirateur de Marc AURELE «Cette expérience de la solitude a, sans aucun doute, laissé des traces durables chez Maran. Elle explique quelques aspects essentiels de son univers personnel : une passion de la lecture qui le conduit à voir dans les écrivains qui l’accompagneront tout au long de sa vie des amis qui ne le trahiront jamais, l’adhésion à un humanisme fait de solidarité avec les exploités et dans lequel les liens familiaux n’ont qu’une part réduite, une morale stoïcienne qui s’exprime notamment dans la référence à Marc-Aurèle, figure récurrente dans son œuvre» écrit Bernard MOURALIS. Il se lie d’amitié avec Manoël GAHISTO (1878-1948), écrivain et traducteur, à qui il a dédié son «Batouala». Il se passionne pour la lecture et la littérature ; il commence à publier des poèmes, à la revue «le Beffroi» de Léon BOCQUET. Un projet baptiser la bibliothèque municipale de Bordeaux Bataclan en René Maran n’a pas été abandonné par Bernard MICHEL qui a relancé la municipalité. En mai 1966, la ville de Bordeaux rendit hommage à René MARAN en donnant son nom à une place, située près du quartier de Bacalan.
L’université de Guyane a organisé un colloque numérique du 8 au 9 octobre 2021, sur la quête identitaire de René MARAN. Auparavant, du 16 au 18 juin 2021, un colloque «René Maran et la guyanité» a été organisé par UFAC et UFRN. En effet, René MARAN, d’origine guyanaise, est né le 5 novembre 1887, à Fort-de-France (Martinique). Il est le fils de Marie Corina LAGRANDEUR, (1865-1914), et de Léon Herménégilde MARAN (1864-1911), commis des directions de l’Intérieur à Cayenne, et affecté à Fort-de-France, en 1885. «Je suis en effet, à Fort-de-France, le 5 novembre 1887, que je sois né ici ou là, n’a rien d’ailleurs, pour moi, qu’une importance relative. L’essentiel est de vivre et d’essayer de laisser une œuvre après soi. Le reste, dirait Verlaine, n’est que littérature» écrit-il à Albert MAURICE en 1948.
Les Centrafricains ont organisé le samedi 27 novembre 2021, sous l’égide de maître Michel LANGA et son association «les amis de la République centrafricaine», une conférence à la Maison des associations de Paris XVIIIème à l’occasion de ce centenaire, en présence de Jean-Pierre MARA, ancien député centrafricain. Une conférence se tiendra le 16 décembre 2021 à Bangui, capitale de la République centrafricaine, accompagnée d’une pièce de théâtre et d’une bande dessinée destinée aux écoliers, avec le soutien de l’Alliance française. Jean-Pierre MARA est bien investi dans ces initiatives. En effet, René MARAN, en novembre 1909, est affecté en Oubangui-Chari (RCA), qualité de fonctionnaire, dans différentes zones, comme Grimari, Fort-Crampell, Fort-Sibut et Mobaye. C’est dans ce territoire, sur encouragement de son ami, Philéas LEBESGUE (1869-1958) critique littéraire chez Mercure de France, que, pendant six années, René MARAN s’est attelé à rédiger son Batouala. René MARAN suit son père, administrateur colonial au Gabon à partir de 1894, et ami de Savorgnan de BRAZZA, il a suivi les traces de son père, dans une carrière de fonctionnaire colonial de 1909 à 1923. Nommé fonctionnaire des affaires indigènes en Oubangui-Chari, René MARAN voit son roman, «Batouala» interdit en Afrique. Et, il reçoit de nombreuses lettres de menaces et d’injures des coloniaux, l’accusant d’avoir craché dans la soupe ; il est donc poussé à la démission de l’administration en 1924.
Batouala est une création à la gloire de l’Afrique traditionnelle encore intacte au début du XXème siècle. Vivant en pays Banda, dans la contrée de Grimari, très proche des populations locales, maîtrisant leur lange leur langue et leur culture, René MARAN, à travers son «Batouala», a fait œuvre d’historien et de sociologue. «Je me suis proposé d'autres buts, en écrivant ces pages, que de donner au lecteur un aperçu sommaire, mais correspondant à la véritable vie coloniale d'Afrique. Mon unique souci a été celui de l'impartialité la plus complète vis-à-vis des Blancs comme vis-à-vis des Noirs. Je ne les ai pas opposés les uns aux autres, je les ai juxtaposés simplement, comme ils le sont dans la vie» dira-t-il. En effet, René MARAN bien intégrée dans la population a su capter l’ère du temps et bien le restituer, légitimement et authentiquement, sous une forme littéraire. «J’ai poussé la conscience objective jusqu’à y supprimer des réflexions qu’on aurait pu m’attribuer» écrit-il. Grand observateur, René MARAN a su, avec un grand talent, introduire des noms ou mots Banda, dans la langue française, comme un «butin de guerre», comme le disait KATEB Yacine. Ainsi, le mot «Batouala», une création littéraire de René MARAN, viendrait, selon un écrivain centrafricain, M. Victor BISSENGUE, spécialiste des pygmées, de deux mots «M’Bata» ou siège, escabeau, donc symbole du pouvoir, et de «Ouala», ou le venin ou le mensonge. Pour les populations centrafricaines, l’homme politique serait un dissimulateur, un fourbe, un menteur. Le personnage de Batouala n’est pas seulement qu’un chef de village, mais aussi c’est un propriétaire terrien, avec une autorité politique et spirituelle ; il doit être enterré assis sur une chaise, un rituel égyptien. Il est l’interlocuteur des colons et des missionnaires. Si les récoltes ne sont pas bonnes et les impôts non levés, les sanctions des colons pleuvent. Cependant, le colon n’a pas le pouvoir de le destituer, ce serait une déclaration de guerre. René MARAN n’a pas manqué de vanter la grande bravoure d’antan des Banda : «Ils descendaient d’une famille robuste et guerrière, âpre au mal, dure à la fatigue. Ni les razzias Sénoussistes, ni de perpétuelles dissensions intestines n’avaient pu les détruire. Leur nom de famille garantissait leur vitalité. “Bandas” ne veut-il pas dire “filets”?» écrit-il. René MARAN connaissait le sens des fêtes initiatiques des Bandas, les «Gan’zas», un peuple confronté à la déchéance culturelle.
Batouala, une véritable dramaturgie, se prête bien au montage d’une pièce de théâtre. Bien qu’il s’agisse d’un territoire animiste, Batouala avait 9 épouses, des filles que la population avait l’habitude d’offrir à un chef traditionnel. Mais il ne pouvait pas, en raison de son âge, les honorer toutes. Concurrencé par Bissibi’ngui, un jeune convoitant son épouse préférée, Yassigui’ndja, il organise une chasse, dans le but de l’éliminer ; c’est Batouala qui tombera dans son piège. Il lance une sagaie contre Bissi’ingui, mais le rate ; irritée par ce coup qui ne lui était pas destiné, la panthère ouvre le ventre de Batouala d’un coup de patte. Pendant l’interminable râle de quinze nuits du Mounkoundi, les amants «seuls au monde, et maître de leur destin, rien ne pouvait dorénavant les empêcher d’être l’un à l’autre» écrit René MARAN.
«Batouala» est, avant tout, un hymne poétique à la défense de la faune et de la flore africaines «Concrète et méditative, riche et fluide, jamais inutilement alambiquée, la langue de Maran emprunte au style classique le meilleur de ses attributs : la précision. L’écriture de Maran n’est jamais aussi belle qu’au moment de nommer les choses, de donner à voir et sentir les atmosphères, de décrire les paysages» écrit Mohamed M’Bougar SARR. Dans cette cosmogonie africaine, l’Homme est une part intégrante de la Nature vivante. Du moins, il y a une osmose entre les deux : «L’herbe, qui mange la terre, les animaux, qui mangent l’herbe, L’homme, qui détruit l’herbe et les animaux, tout meurt. Louée soit la brousse. On la croit morte : elle est vivante, bien vivante, et ne parle qu’à ses enfants, et à eux seuls. Fumées, sons, odeurs, objets inanimés, elle emploie le langage qu’elle veut pour s’adresser aux espèces qu’elle commande» écrit-il. L’Homme doit donc vivre en harmonie avec la Nature l’entourant, pour une coexistence harmonieuse et fusionnelle.
Batouala est un roman condamnant la hiérarchisation des cultures professée par le colonialisme, une rencontre de confrontation et de conflit : «Nos danses et nos chants troublent leur sommeil. Les danses et les chants sont pourtant toute notre vie. Nous dansons pour fêter Ipeu, la Lune, ou pour célébrer Lolo, le soleil. Nous dansons à propos de tout, à propos de rien, pour le plaisir» écrit-il. René MARAN, loin de l’exotisme, parle des Noirs, des colonisés, et fait l’éloge d’un monde fondé sur le droit à la différence, avec ses croyances, habitudes et visions du monde. En effet, le chef Banda, Mokoundji Batouala, avec sa force légendaire et qui s’interrogeait : «Les hommes blancs de peau, qu’étaient donc venus chercher, si loin de chez eux, en pays noir ? Comme ils feraient mieux, tous, de regagner leurs terres et de n’en plus bouger !». Pour Batouala, la vie est courte. En épicurien, ce qu’il professe, c’est la fainéantise tout à fait différente de la paresse : ne rien faire, c’était profiter de la vie.
René MARAN a un lien particulier avec Paris, cette capitale culturelle de l’Afrique ; son petit-fils, Bernard MICHEL, résidant à Paris 20ème et travaillant à l’hôpital Thonon, s’est fixé une mission : entretenir la flamme. En effet, René MARAN rentre définitivement en France  en 1924 ; dans son ambition littéraire, Paris reste la ville des opportunités. Il épouse le 9 août 1927, à Paris XVème, Camille Rosalie BERTHELOT, couturière. Ils ont adopté en 1943, une fille, Paulette CERNARD devenue épouse MICHEL, rencontrée, dès 1930, dans les Vosges. René MARAN, décédé le 9 mai 1960, à Paris 13ème, a été enterré, au cimetière Montparnasse, à Paris, le 12 mai 1960, à la 11ème division. Sa fille adoptive, Paulette CERNARD, disparue le 5 décembre 2015, était mariée, en 1946, à Paul MICHEL. Ils ont eu deux enfants : Françoise, résidant à Châtellerault (Vienne, Nouvelle Aquitaine) ayant eu deux fils, et Bernard MICHEL, et ses deux fils.
Par conséquent, à Paris diverses cérémonies ont été réalisées ou sont envisagées. L’université de Paris VIII, Vincennes-Saint-Denis, a déjà organisé, avec la participation du professeur Romuald FONKUA, le 28 mai 2021, un colloque sur «René Maran, l’homme et l’œuvre, approches contrastées». La bibliothèque nationale de France a organisé une rencontre le 1er décembre 2021 sur «le centenaire du Prix Goncourt». M. Didier DECOIN, président de l'Académie Goncourt, M. Mohamed M’Bougar SARR, Prix Goncourt 2021, Mme George PAU-LANGEVIN, ancienne députée et vice-présidente de la Défenseure des droits, ainsi que Messieurs Fabrice GARDEL et Mathieu WESCHLER, réalisateur d’un documentaire, sur France télévisions, «René Maran, le premier Goncourt noir» étaient présents. Ce documentaire fait appel à des témoins prestigieux : Amin MAALOUF, Romuald FONKUA, Daniel MAXIMIM et Julien LAFERRIERE. A la BNF, un artiste centrafricain, Bibi Tanga a lu la sulfureuse et éblouissante préface de «Batouala, véritable roman nègre». C'est cette préface de 6 pages qui a soulevé l’ire des coloniaux et de la partie conservatrice de la population française. En effet, René MARAN, un fonctionnaire colonial en Oubangui Chari, actuelle République centrafricaine pose des mots sur la réalité coloniale «civilisation tu bâtis ton royaume sur des cadavres». André GIDE, ira 6 ans plus tard au Congo pour découvrir le travail forcé et les méfaits du colonialisme. Le roman, «Batouala», comporte un sous-titre, «véritable roman nègre». René MARAN, qui parle le Banda, a mis six années pour l’écrire, «une succession d’eaux fortes» dit-il. «Je sens dans tout ce que vous écrivez, un élan blessé, l’amertume d’un cœur qui résiste à l’injustice, un homme qui souffre enfin et se fortifie de volonté», écrit en 1934, André SUARES. C’est un roman basé sur l’expérience et l’observation d’un fonctionnaire colonial en Oubangui-Chari (République centrafricaine). «Ce roman est tout objectif ; il ne tache même pas à expliquer ; il constate. Il ne s’indigne pas : il enregistre. J’écoutais les conversations de ces pauvres gens. Leurs plaisanteries prouvaient leur résignation. Ils souffraient et riaient de souffrir» écrit-il. Par conséquent, René MARAN n’a fait que traduire ce qu’il avait vu là-bas et entendu, et a supprimé ses émotions qu’on aurait pu lui attribuer, les préjugés de l’époque à l’égard des Africains étant si grands : «Les Nègres de l’Afrique Equatoriale sont irréfléchis. Dépourvus d’esprit critique, ils n’ont jamais eu, et n’auront jamais aucune intelligence. Du moins, on le prétend. A tort, sans doute. Car, si l’intelligence caractérisait le Nègre, il n’y aurait que fort peu d’Européens» écrit-il. C’est une population affamée «Les indigènes allaient chercher, en un jour d’innombrables détresse, parmi les crottins de chevaux appartenant aux rapaces qui se prétendent leurs bienfaiteurs, les grains de maïs ou de mil non digérés, dont ils pouvaient faire leur nourriture !» écrit-il.
En particulier, la Ville de Paris, à la suite d’un vœu de Hamidou SAMAKE, adjoint à la maire de Paris, un équipement, probablement une bibliothèque, portera la nom de René MARAN. Il était envisagé de mettre une plaque au 26 rue Bonaparte, à Paris 6ème mais les propriétaires de l’immeuble, ont violemment rejeté cette initiative. La Ville de Paris recherche une autre solution. Par ailleurs, Mme Anne HIDALGO et sous l’égide de M. Jacques MARTIAL envisage d’organiser, probablement, le vendredi 7 janvier 2022, un colloque sur René MARAN, avec comme maître d’œuvre, le professeur à la Sorbonne, Romuald FONKUA, qui a préfacé, chez Présence africaine, la correspondance Maran-Gahisto, un ouvrage de 898 pages. Cette correspondance nous plonge dans la vie littéraire de l’époque «Initiée comme un contrat d’écriture et de lecture entre deux poètes, la correspondance entre Maran et Gahisto va se poursuivre sous la forme d’une conversation régulière entre deux amis où se dessine le tableau d’une vie, celle de René Maran. Il s’en dégage une mise à nu de l’homme qui éclaire plusieurs pans de son œuvre littéraire et de ses activités politiques, une mise au clair de ses préoccupations, de ses positions et de ses dispositions durant le XXe siècle qu’il incarne» note l’éditeur. La Ville de Paris vérifie la disponibilité des différents intervenants du 7 janvier 2022.
Ce roman, «Batouala», est avant tout un violent réquisitoire contre le colonialisme triomphant et arrogant. Ces «Dieux de la brousse» suivant une expression de Amadou Hampâté BA, ou fonctionnaires coloniaux sont soit tout-puissants ou lâches devant les graves férocités du système : «La large vie coloniale si l’on pouvait savoir de quelle quotidienne bassesse elle est faite ; elle avilit peu à peu. On s’habitue à l’alcool. Ces excès et d’autres ignobles, conduisent à ceux qui excellent à la veulerie la plus abjecte. Pour avancer en grade il fallait qu’ils n’eussent pas «d’histoires». Hantés de cette idée, ils ont abdiqué toue fierté, ils ont hésité, temporisé, menti et délayés leurs mensonges. Ils n’ont pas voulu voir. Ils n’ont pas eu le courage de parler. Et, à leur anémie intellectuelle, l’asthénie morale s’ajoutant, sans remords, ils ont trompé leur pays» écrit-il. Le colon ne doit pas remettre en cause le mot galvaudé, «civilisation» ou l’orgueil des Européens. Alors, civilisation «tu bâtis ton royaume sur des cadavres. Quoi que tu veuilles, quoi que tu fasses, tu te meus dans le mensonge. A ta vue les larmes de sourdre, et la douleur de crier. Tu es la force qui prime le droit. Tu n’es pas un flambeau, mais un incendie. Tout ce à quoi tu touches, tu le consumes» écrit René MARAN.
Didier DECOIN, président de l’Académie du Goncourt, a rappelé les diatribes de l'époque se sont focalisées sur l'origine ethnique de René MARAN. Il voulait être considéré comme un être humain, non pas catalogué en raison de ses origines ethniques, mais un écrivain tout court. En effet, son prix Goncourt de 1921 est avant tout une puissante œuvre littéraire poétique et qui parle de l'Afrique. Antillais, ayant vécu jusqu’à 7 ans au Gabon et étudié dans les meilleures écoles française, à Bordeaux, administrateur colonial, admirateur de Marc AURELE (121-180 après J-C), stoïcien et écrivain roman, symbole de rigueur morale et de discipline, René MARAN voudrait être un «homme comme les autres», préface de Mohamed M’Bougar SARR. Critique littéraire, il avait une ambition littéraire  «il se voulut aussi passionnément écrivain comme s’il lui apparaissait évident qu’on ne fait de la bonne littérature ni avec de bons sentiments, ni en se contentant de transcrire un vécu. Dans cette perspective, deux exigences comptaient particulièrement pour lui : la maîtrise de la langue et l’appartenance au monde de l’esprit» écrit Bernard MOURALIS.
La France conservatrice lui a toujours reproché d’avoir dénoncé les dérives du colonialisme «René Maran qui a fait scandale avec Batouala nous raconte, ici, l’histoire de l’ami quadrupède de son héros de couleur. Sa narration, assez décousue, est prétexte, comme le devine, à exhaler contre nous, c’est-à-dire contre nos coloniaux, l’amertume dont son cœur est plein. Ce que je retiens, de plus clair de son roman, c’est que l’homme est un loup pour l’homme. Mais si l’anarchie règne, ou l’injustice et l’arbitraire dans nos colonies, sans doute est-ce que la loi n’y est pas rigoureusement établie et observée. René Maran a d’excellentes qualités de peintre réaliste et naturaliste. Est-ce à dire qu’il soit rebelle à la culture et au génie des Européens ? Il a de l’amour et de l’admiration pour l’une et pour l’autre. C’est, peut-être, que sa passion le trouble et, en le rejetant à l’instinct de sa race, lui fait oublier ce qu’il a appris» écrit Jean CHARPENTIER, dans «Mercure de France».  En effet, René MARAN, ni Antillais, ni colonial, ni Français assimilé, René MARAN, est un grand Français patriote, «Parce la ville où j’ai grandi et vécu une ville de France, parce que la France est mon pays, enfin parce que je l’aime de si exclusif amour, que s’il venait à disparaître, vivre me serait à charge que la fortune sourit aux destins de la France» écrit-il dans son journal intime. Cependant, dans sa contribution littéraire, il était révolté par le poids du préjugé raciste et la grande brutalité des coloniaux. «La France est un pays où l’on n’est trop souvent  généreux qu’en parole. Dès qu’on essaie de l’incliner aux faits, elle se révèle tout autre ; il y a beau temps que je sais à quoi m’en tenir là-dessus et que le racisme français est plus profond qu’on ne le croit. A preuve mon tout dernier roman» écrit-il à Daphné TREVOR, en 1947. En effet, René MARAN estime que ces comportements déviants ont trahi la «mission de civilisation» de la France et sa grandeur. Homme au carrefour de civilisations multiples, René MARAN voulait surtout être reconnu comme «un Homme pareil aux autres», en référence au titre de son roman autobiographique, précédé dans sa nouvelle édition d’une préface de Mohamed M’Bougar SARR, Prix Goncourt 2021. En effet, fonctionnaire colonial, il était perçu par les centrafricains comme un colon, en charge de gouverner le territoire. Pour les colons, il reste un Nègre. Ainsi, lors d’un voyage au Congo, on lui avait refusé l’accès aux hôtels. «Maran n’a jamais pu trouver sa juste place, celle où il aurait pu être utile et efficace, sans compromettre ses principes et sa dignité. Il revendiquait deux appartenances, française et africaine, mais au contact de l’univers colonial, il n’a pas pu s’identifier ni à l’autre» écrit Amin MAALOUF. Dans ce roman, «un homme pareil aux autres», paru en 1947 et réédité en 2021, le héros, Jean Veneuse, est un Noir, un fonctionnaire colonial, s’apprêtant à retourner en Afrique, au Tchad, mais il est pris par un doute intérieur : amoureux d’un blanche, Andrée-Marielle, doit-il renoncer ? «Classique, le motif littéraire de l’amour contrarié, donc le principe dramatique du roman ; mais ce qui le fonde ici n’est pas la différence du rang social, ni l’incompatibilité entre deux éducations que leur écart condamnerait : c’est l’abîme de la race, le gouffre de la couleur de peau, qui se tiennent entre Veneuse et Andrée. Et ces précipices demeureront infranchissables» écrit Mohamed M’Bougar SARR, dans la préface. Jean Veneuse voudrait aimer comme un «homme pareil aux autres». En effet, pour lui «Somme toute, c’est au pied du mariage que l’on distingue les pays racistes des pays non racistes. Le racisme disparaît lorsqu’il a confusion de deux races. Il persiste et s’affiche dans le cas contraire» écrit-il le 27 octobre 1947, à Daphné TREVOR.
Gibelin pour les Guelfes, Guelfe pour les Gibelins, René MARAN est écartelé entre deux cultures «Je ne sais pas ce que sera capable de nous donner M. Maran le jour où il consentira d’exprimer, dans notre langue qu’il admire et manie en artiste, tout ce que ses ancêtres ont déposé dans son subconscient et qui doit y couver. Je suis étonné que pour décrire le berceau de sa race, dans «Batouala», il se soit en quelque sorte imposé la vision, je n’irai pas écrire d’un Chateaubriand, d’un Flaubert et d’un Zola. Et c’est très touchant ce qu’il emprunte à Rabelais, à La Fontaine, leurs personnages pour transformer en guignol la patrie de ces écrivains» écrit John CHARPENTIER, dans «Mercure de France». En définitive, dans sa crise identitaire insurmontable, nous rappelant cruellement, la période pré-électorale des présidentielles de 2022, il faut admettre que René MARAN était avant tout un écrivain. «Dans sa situation et à son époque, tout ce qu’il pouvait faire, en tant qu’homme et écrivain, c’était d’apporter son témoignage et de hurler sa rage C’est qu’il a fait dans «Batouala», le roman autant que la préface. Ce qui lui a valu d’être à la fois couronné et crucifié» écrit Amin MAALOUF. Par ailleurs, René MARAN ne voulait pas être ramené seulement qu’à son Prix Goncourt ayant éclipsé le reste de sa contribution littéraire. En effet, il est l’auteur de 11 romans, dont son «Batouala», 16 essais et 3 recueils de poésie. «Je confesse que le bruit si étranger à des soucis d’art ou littéraires qu’a soulevé «Batouala», l’an dernier, et du nom de son auteur, M. René Maran,  l’attribution du Goncourt m’a détourné de le lire. René Maran, poète, se réclame, quant aux sentiments de ses «stances », de Marc Aurèle et de Renan. C’est donc qu’il ne daigne pas de bien écrire et qu’il désire bien penser. Sa pensée, nette, franche et toujours soutenue se forme sous la forme de vers savamment, habilement construits. Bon prosateur, homme de pensée à coup sûr, il écrit des stances en homme intelligent» écrit André FONTANAIS dans «Mercure de France».
Et l’on l’oublie souvent, René MARAN était un grand critique littéraire, avec une importante correspondance. Exceptionnel critique littéraire, René MARAN a produit de nombreux articles notamment sur Françoise SAGAN, Maurice GENEVOIX et André MAUROIS.
Références bibliographiques très sélectives
1-1 – Romans de René MARAN
MARAN (René), Batouala, véritable roman nègre, Paris, Albin Michel, 1921, 189 pages et «Batouala», Albin Michel, préface Amin Maalouf intitulée «René MARAN ou les dilemmes du précurseur», Paris, édition de 2018, 261 pages ;
MARAN (René), La Maison du bonheur, Paris, éditions du Beffroi, 1909, 164 pages ;
 MARAN (René) La Vie intérieure, Paris, éditions du Beffroi, 1912, 163 pages ;
MARAN (René), Le Petit Roi de Chimérie, préface de Léon Boquet, Paris, Albin Michel, 1924, 237 pages ;
MARAN (René), Un Homme pareil aux autres, Paris, Albin Michel, 1947 et 1962, 252 pages et Marseille, éditions du Typhon, 2021, 225 pages, avec une préface de Mohamed M’Bougar Sarr, Prix Goncourt de 2021 ;
MARAN (René), Djouma, chien de brousse, Paris, Albin Michel, 1927, 253 pages ;
MARAN (René), Journal sans date, Paris, Fayard, «Les œuvres libres», n°073, 371 pages ;
MARAN (René) Le cœur serré, Paris, Albin Michel, 1931, 253 pages ;
MARAN (René), L'homme qui attend, Paris, Fayard, 1936, 130 pages ;
MARAN (René) Mbala, l'éléphant, illustrations de G. Barret, Paris, éditions Arc-en-Ciel, 1947, 186 pages ;
MARAN (René), Correspondance, Maran-Gahisto, préface de Romuald Fonkua, Paris, Présence africaine, 2021 898 pages ;
MARAN (René), Bacouya, le cynocéphale, Paris, Albin Michel, 1953, 241 pages.
  1. 2 Essais de René MARAN
MARAN (René) FINBERT (Elian Judas), Le livre de la sagesse nègre, Paris, R. Laffont, 1950, 109 pages ;
MARAN (René), Afrique Équatoriale Française : terres et races d'avenir, illustré par Paul Jouve, Paris, L'Imprimerie de Vaugirard, 1937, 82 pages ;
MARAN (René), Asepsie noire !, Paris, Laboratoires Martinet, 1931, 45 pages  et Paris, Jean-Michel Place, 2006, 64 pages ;
MARAN (René), Bertrand du Guesclin, l'épée du roi, Paris, Albin Michel, 1960, 323 pages ;
MARAN (René), Bêtes de la brousse, Paris, Albin Michel, 1952, 241 pages ;
MARAN (René), Brazza et la fondation de l'A.E.F., Paris, Gallimard, 1941, 304 pages ;
MARAN (René), Défense d’aimer, Paris, 1932, 39 pages ;
MARAN (René), DELONCLE (Pierre Eugène Marie Joseph), Le Tchad, de sable et d'or, Paris, Revue française, 1931, 159 pages ;
MARAN (René), Djogoni, eaux fortes, Paris, Présence Africaine,  38 pages ;
MARAN (René), Félix Éboué, grand commis et loyal serviteur, 1885-1944, Paris,  éditions Parisiennes, 1957, 128 pages, Paris, l’Harmattan, 2007, présentation Bernard Mouralis, 101 pages ;
MARAN (René), Le livre de la brousse, Paris, Albin Michel, 1956, 287 pages ;
MARAN (René), Le petit roi de Chimérie, préface de Léon Bocquet. Paris, Albin Michel, 1924, 237 pages ;
MARAN (René), Légendes et coutumes nègres de l’Oubangui Chari, Paris, Fayard, collection les oeuvres libres, 382 pages ;
MARAN (René), Les pionniers de l'empire, Paris, Albin Michel, 1943-55. Tome 1,  Jean de Béthencourt. Anselme d'Isalguier. Binot le Paulmeir de Gonneville. Jacques Cartier. Jean Parmentier. Nicolas Durand de Villegaignon. Jean Ribaut, 1943, Albi, Michel, 347 pages. Tome 2 : Samuel Champlain. Belain d'Esnambuc. Robert Cavelier de la Salle, 1946, 422 pages. Tome 3 André Brüe. Joseph-François Dupleix, René Madec, Pigneaux de Behaine, Paris, A Michel, 1955, 280 pages ;
MARAN (René), Livingstone et l'exploration de l'Afrique, Paris, Gallimard, 1938, 277 pages ;
MARAN (René), Peines de cœur. Paris, SPLE, 1944, 208 pages ;
MARAN (René), Savorgnan de Brazza, Paris, éditions du Dauphin, 1951 et 2009, 209 pages.1- 3 – Poésie de René MARAN
MARAN (René), La maison du bonheur, Paris, Le Beffroi, 1909, 164 pages ;
MARAN (René),  La vie intérieure; poèmes (1909-1912), Paris, Le Beffroi, 1912, 164 pages ;
MARAN (René), Le livre du souvenir, poèmes, 1909-1957, Paris, Présence Africaine, 1958, 143 pages.
1 – 4 Chroniques de René Maran
MARAN (René), «L’A.E.F. dans la littérature», Cahiers Charles Foucault, 1952 vol 28 pages 71-77 ;
MARAN (René), «André Gide et l’Afrique Noire», Présence Africaine, 1948, n°5, pages 739-748 ;
MARAN (René), «Le mouvement littéraire aux Antilles et à la Guyane», De West-Indische Gids, 33ste Jaarg, 1952 pages 12-22.
2 – Critiques de René Maran
ASTRUC (Charles) “René Maran, le poète”, in Hommage à René Maran, Paris, Présence Africaine, 1965, pages 71-77 ;
CHARPENTIER (John), “Compte rendu, Djouma, chien de brousse”, Mercure de France, du 1er septembre 1927, pages 405-406 ;
CHARPENTIER (John), “Compte rendu, le petit roi de Chimérie”, Mercure de France, du 15 septembre 1924, page 765 ;
DAMAS (Léon-Gontran), «René Maran n’est plus», Présence Africaine, février-mars 1960, nouvelle série, n°30, pages 125-126 ;
DELAFOSSE (Maurice), “Une œuvre de haine : «Batouala» ou la calomnie”, La Dépêche Coloniale et Maritime, 26-27 décembre 1921 ;
EGONU (Iheanacho, T.-G), «Le Prix Goncourt de 1921 et la querelle de Batouala»,  Research in African Literatures, hiver 1980, vol 11, n°4, pages 529-545 ;
FABRE (Michel), “Autour de René Maran”, Présence Africaine, 1973, vol 86, pages 165-172 ;
FONTANAIS (André), “Les poèmes, style de Maran”, Mercure de France, du 1er janvier 1923, pages 180-182 ;
FRAITURE (Pierre-Philippe), «Batouala : véritable roman d'un faux ethnographe ?», Francofonia, 2005, n°14, pages 23-37 ;
GAHISTO (Manoël), “La genèse de Batouala”, in Hommage à René Maran, Paris, Présence Africaine, 1965, pages 93-155 ;
HAUSSER (Michel), Les deux Batouala, Sherbrooke (Québec) et Bordeaux- Naaman, SOBODI, 1975, 110 pages ;
HEMINGWAY (Ernest), “Prize Winning Book is Center of Storm”, Toronto Star Weekly, 22 mars 1922 ;
KOFFI-TESSIO (Maria-Thérèse), «Djogoni, le roman d’un métis, ou l’initié de l’œuvre civilisatrice», Francofonia, 2005, n°14, pages 39-62 ;
L. B, «René Maran : Prix Goncourt»,  Le Petit Parisien, 15 décembre 1921, page 1 ;
LITTLE (Roger), «René Maran, poète français, francophone, francographe», Francofonia, 2005, n°14, pages 63-76 ;
LOCKE (Alain Leroy), “The colonial Literature of France”, Opportunity, November 1923, pages 331-335 ;
LÜSEBRINK (Hans-Jürgen), «La place de René Maran dans la littérature mondiale des années vingt», János Riesz  et Alain Ricard éditeurs, Mélanges offerts à Albert Gérard. Semper aliquid novi. Littérature comparée et littérature d’Afrique, Tübingen, GNV, 1990, pages 145-55 ;
MALELA (Buata), «L’homme africain et son monde : perception et appréciation du réel africain. L’exemple de l’eau chez René Maran», Francofonia, 2005, n°14, pages 77-86  ;
MALELA (Buata, Bundu), L’homme pareil aux autres : stratégies et postures identitaires de l’écrivain afro-antillais à Paris (1920-1960), thèse sous la direction de Pierre Halen et Paul Aron, Université Libre de Bruxelles, 2006 et Paris Karthala, 2008, 468, pages ;
MANGEON (Anthony), «René Maran et le monde antique : du lyrisme élégiaque au stoïcisme»,  Francofonia, 2005, n°14, pages 87-99 et Présence Africaine, 2013, vol 1-2, n°187-188, pages 183-196 ;
MONGO-M’BOUSSA (Boniface) “René Maran, Léopold Sédar Senghor : une relecture”, Présence Africaine, 2013, Vol 1-2, n°187-188, pages 245-251 ;
MOURALIS (Bernard René), «Maran et Gaston Monnerville : entre négritude et radicalisme», Francofonia, 2005, n°14, pages 101-122 ;
ONANO (Charles), René Maran : le premier Goncourt noir (1887-1960), Paris, éditions Duboiris, 2007, 193 pages ;
PAUL (Edmond, Emile), «René Maran : Livingston et l’exploration de l’Afrique, ces routes qui ne mènent à rien»,  Le Petit Parisien, 24 mai 1938, page 4 ;
RAINAITUR (Jean-Michel), «Après le prix Goncourt, René Maran»,  La Pensée française, 14 janvier 1922, pages 16-18 ;
RENAULT (Mathieu), «Autour de la race ou amour au-delà des races, Frantz Fanon lecteur de René Maran», Présence Africaine, 2013, Vol 1-2, n°187-188, pages 231-244  ;
RUBIALES (Lourdes), «Désillusion et frustrations : l’administration coloniale contre René Maran», Jean-Marie Seillan et Jean Sévry, éditeurs, Le désenchantement colonial, Paris, éditions Kailash, 2009, pages 218-237 ;
RUBIALES (Lourdes), «Notes sur la réception du Goncourt 1921 en France», Francofonia, 2005, n°14, pages 123-145 ;
SANKO (Hélène), «Les Mots pour le dire: L’Afrique d’après Batouala de René Maran», Francographies, 1993, vol 2, pages 131-41 ;
SENGHOR (Léopold) “René Maran, précurseur de la Négritude”, in Hommage à René Maran, Paris, Présence Africaine, 1965, pages 9-13 ;
TRAUTMANN (René), Au pays de «Batouala». Noirs et blancs en Afrique, Paris, Payot, 1922, 254 pages.
Paris, le 14 décembre 2021, le centenaire, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 21:09
«Le meeting de Anne HIDALGO du 12 décembre 2021 à Perpignan : rassembler la Gauche en vue du 1er tour des présidentielles» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
En vue des présidentielles d’avril 2021, les données de la situation sont connues :
- la Droite s'est réunifiée et elle est, sur son registre, farouchement concurrencée par M. Emmanuel MACRON, président des riches ;
- sur l'échiquier de l'extrême Droite, et en dehors des individualités, la petite entreprise familiale et Mohamed ZEMMOUR sont en ordre de marche ;
- à Gauche, 10 formations politiques se disputent le bout de gras ; isolées elles n'auront aucune chance, de compétir pour le second tour. Je n'ai plus nullement envie de voter pour le président MACRON. «Nous ne pouvons accepter un deuxième quinquennat d'amertume et de division, la France est trop fracturée, trop en colère, il y a trop de mépris, trop d'arrogance» a dit Mme Anne HIDALGO à Perpignan. «J'ai pris ma responsabilité, j'ai proposé publiquement sincèrement le seul chemin qui permette de se rassembler aujourd'hui, celui de la primaire avant le premier tour» dit Mme Anne HIDALGO.
Depuis le 4 mercredi décembre 2021, Mme Anne HIDALGO avait pris une forte et courage initiative, à savoir que tous les candidats de gauche se soumettent à la primaire populaire qui a déjà rassemblé 300 000 signatures. «Je viens ici à Perpignan lancer un appel à l’unité de la France, ici à Perpignan, je ne peux pas laisser les menteurs de la régression se pavaner sans réagir. Je ne laisserai pas s’imposer cette soi-disant préférence nationale qui en fait est une autre définition du racisme, je ne laisserai pas détruire le droit du sol, ce droit qui est un puissant moyen d’intégration, je ne laisserai pas ces forces obscures abîmer notre Constitution qui garantit notre liberté. Je ne laisserai pas faire de la France la honte de l’Europe. Et sur cette terre qui chante au vent d’Espagne, avec cet accent qui est celui de la liberté, je vous le dis avec toute mon âme, No Pasaran !» dit Mme Anne HIDALGO, dans son discours au meeting du 12 décembre 2021, à Perpignan.
En prenant ses responsabilités face à ce Bal des egos, Mme Anne HIDALGO a replacé la Gauche au centre du débat politique, en vue de redonner l'espoir et l'espérance aux forces de progrès et afin de sauver la République menacée par les forces du Chaos. «J’entends les Français, et notamment ceux de gauche, qui disent "on veut cette union, on ne peut pas être dans une situation où notre choix serait deux candidats d’extrême-droite et deux de droite» dit Mme Anne HIDALGO au meeting de Perpignan. «Comment ne pas entendre le désespoir, l'angoisse, de celles et ceux qui ne peuvent se résoudre à un débat politique, confisqué par deux candidats d'extrême droite et deux candidats de droite? Alors parce que sans union il n'y a pas de destin pour la gauche, mais sans la gauche, ce n'est plus la France, ce n'est plus la démocratie, alors nous allons tout tenter pour réaliser cette union» précise Mme Anne HIDALGO à Perpignan.
M. Eric PLIEZ, maire du 20ème arrondissement, vient de proposer que les maires refusent de donner leurs parrainages aux candidats de Gauche qui nous poussent vers l'abîme. «Venir à Perpignan est un choix clair. On ne peut pas constater la violence du débat médiatique, son orientation d’extrême droite, et ne pas avoir un discours fort sur l’attachement aux valeurs de la République : la solidarité, la tolérance, l’éducation, l’accès à la culture, l’égalité des chances» dit Mme Carole DELGA, présidente de la région Occitanie. «Quand le pays est au bord du précipice c’est toujours la gauche qu’on appelle à la rescousse, l’histoire le prouve. Je sais le vertige à voir réhabiliter Pétain dans un silence si honteux. Si nous ne portons pas les idées de la gauche, les populismes grandissent et peuvent être victorieux» rajoute Mme Carole DELGA.
Inscrivez-vous sur les listes électorales ! ce scrutin n’est pas comme les autres, la République est en danger.
Paris, le 12 décembre 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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8 décembre 2021 3 08 /12 /décembre /2021 21:35
«Présidentielles de 2022 : Mme Anne HIDALGO appelle à une Primaire populaire de la Gauche» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
Sur le journal télévisé de 20 h du 8 décembre 2021, Mme Anne HIDALGO appelle à une primaire de la Gauche. «La gauche, aujourd’hui fracturée, doit se retrouver et se rassembler pour gouverner. Ma responsabilité, je la prends ce soir : organisons une primaire de la gauche, arbitrée par nos concitoyennes et nos concitoyens qui souhaitent retrouver l’espoir» a déclaré Mme Anne HIDALGO. La Gauche était, jusqu'ici désunie et avançait, joyeusement dans le mur ; cette initiative heureuse de Mme Anne HIDALGO, qui avait gagné son camp aux municipales et aux régionales, est responsable et relance les chances du camp du progrès.
En raison de cette proposition d’une Primaire citoyenne, Mme Anne HIDALGO a pris de la hauteur, en relançant le débat démocratique à Gauche. Dans cette épreuve de nerfs, engagée entre les trois compétiteurs d’ici la primaire citoyenne du 13 janvier 2022, chacun feint d'ignorer l’autre. Chaque candidat guette la faute ou la mort subite du concurrent. Dans ces egos surdimensionnés et mal placés, pourtant l'heure est grave. La famille LE PEN et Mohamed ZEMMOUR occupent l'espace médiatique. Dans une certaine mesure la Politique, c'est aussi l'art de faire du bruit. Et, il ne faudrait pas sous-estimer M. Emmanuel MACRON et ses amis de la Samaritaine. «S’il n’y a pas de rassemblement, il n’y aura pas de gauche au second tour de l’élection présidentielle, alors que le pays est dans une situation extrêmement dure et que nos concitoyennes et nos concitoyens sont en colère et perdus face à cette absence» dit Mme Anne HIDALGO sur L.C.I.
Ce que j'ai toujours apprécié chez Mme Anne HIDALGO, devant les caricatures, les dénigrements et la violence des attaques injustes dont elle fait l'objet, c'est son calme, sa détermination, son sens de la mesure, sa résilience, et surtout elle ne perd jamais le Nord, à chaque fois, c’est pour rebondir et nous étonner. Là où une certaine presse encense, avec démagogie et irresponsabilité, les forces du Chaos, subitement Mme Anne HIDALGO a sifflé la fin de la récréation, pour redonner un cap aux forces du progrès. Mme Anne HIDALGO, en «Force tranquille», vient d'indiquer les conditions de succès de la Gauche de cette présidentielle d'avril 2022 ; ce scrutin, loin de sonner l'enterrement de la Gauche, est la preuve que la République n'a pas encore dit son dernier mot. Ce ne sont pas les sondages qui font les élections, Xavier BERTRAND en sait quelque chose ; chacun d'entre nous a la capacité, en allant voter, de dire haut et fort, que la seule vraie France, c'est la Républicaine.
En vue des présidentielles d’avril 2022, Mme Mathilde IMER, militante écologiste, Déléguée générale et porte-parole d'un collectif, envisage toujours d'organiser une primaire à gauche les 13 et 16 janvier 2022 (voir mon article). Ce collectif revendique déjà 250 000 inscrits. La Droite, apparemment, a un candidat unique, mais le score 40% de Éric CIOTTI, ami d’Eric ZEMMOUR, que rien ne distingue de l’extrême-droite, fait peser des menaces graves sur la République. En effet, il existe désormais dans le camp de la Droite de graves porosités avec l’extrême-droite. Après l'accident industriel de François FILLON, les quatre candidats fortement lepénisés, après avoir participé à trois débat, le vote 4 décembre a désigné Mme Valérie PECRESSE, une femme chiraquienne du centre, devenue ciottisée. et Éric CIOTTI que rien ne distingue de l’extrême-droite, avec son score de 40%, a fait chavirer le débat vers les forces du Chaos. Tous les candidats (Xavier BERTRAND et Michel BARNIER) se sont droitisés. Par conséquent, les Républicains qui ne méritent plus ce qualificatif ont vendu leur âme au diable. Ils ont eu le génie avec 30 euros par votant de renflouer leurs caisses après le scandale de Bygmalion.
A Gauche, on peut dire que d'ores et déjà M. Arnaud MONTEBOURG après sa proposition de taxer les mandats des immigrés à destination de l'Afrique, s'est flingué une balle dans le pied. Il est donc, comme le diraient les Anglais, il est Out ou hors-jeu. Au Parti socialiste, François HOLLANDE qui avait envoyé Stéphane LE FOLL flinguer la candidature de Mme Anne HIDALGO, a raté son putsch. Il peut continuer à commenter l'actualité et dédicacer ses livres. Il existe des candidatures traditionnelles de témoignages sur lesquelles on ne va s'attarder.
Le total, à ce jour, des intentions de vote pour les forces de Gauche est entre 28 et 32%, mais éparpillée et divisée, la Gauche a peu de chances de figurer au 2ème tour. Il reste donc trois candidats de poids et de valeur : Mme Anne HIDALGO du Parti socialiste, M. Jean-Luc MELENCHON de la France Insoumise et M. Yannick JADOT, des Verts. Chacun réclame l'unité mais à condition que cela soit autour de lui. Pourtant les données mathématiques, même si la politique c'est l'art de faire bouger les lignes sont connues. Les Verts, la France Insoumise et les Communistes, pour l’instant, refusent de participer à cette Primaire populaire. «Les écologistes auraient intérêt à participer à la Primaire populaire» dit Noël MAMERE.
Samuel GRZYBOWSKI, porte-parole de la Primaire populaire et cofondateur de Coexister, en charge du Pôle politique, qui a échangé avec Mme Anne HIDAGO, vise un objectif de 1 million de participants à cette Primaire ; il a entrepris, en dépit de leurs réticences, de convaincre Mme Christiane TAUBIRA, Jean-Luc MELENCHON et Yannick JADOT. Arnaud MONTEBOURG et Christiane TAUBIRA semblent favorables à cette démarche de rassemblement. Dix candidats de Gauche ont été recensés par cette Primaire populaire : «On va commencer à être fixés avant Noël mais on se donne jusqu'au 15 janvier pour décider du format investiture ou primaire, si c'est avec ou sans l'accord du candidat» dit Samuel GRZYBOWSKI. La Gauche rassemblée a des chances d'être présente au 2ème tour. «Aujourd’hui, la gauche est perdue. Nous sommes tous au fond de la piscine. Aucun d’entre nous n’a pu percer le plafond de verre des 10 %, la moitié de ce que font les autres candidats de la droite et de l’extrême droite. Face à cela, soit on se rapproche du siphon au fond de la piscine et on disparaît, ou bien on met un coup de talon et on remonte. Anne Hidalgo a mis ce coup de talon, ça ne plaît pas à tout le monde, je l’ai bien compris, mais aujourd’hui quelle est la solution sauf à dire au peuple de gauche de nous départager» a déclaré Patrick KANNER. 
Finalement, la Gauche divisée va vers l’échec et une marginalisation certaine dans la vie politique, après le séisme de 2017. C'est aux municipales de juin 2020 que Mme Anne HIDALGO avait réveillé les forces de progrès de léthargie ; l'espoir est revenu aux régionales de 2021, avec une défaite cuisante des forces du Chaos. «Dans l’histoire de notre pays, la gauche a toujours gagné lorsqu’elle était unie, contrairement à la droite qui, parfois, gouverne seule» a dit Mme Valérie RABAULT, députée et porte-parole de Mme Anne HIDALGO.
J'espère que Mme Anne HIDALGO, devenue candidate de toute la Gauche unie, en maintenant, plus que jamais sa participation aux primaires citoyennes de la Gauche les 13 et janvier 2022, entendra ma proposition d'une Maison d’Afrique à Paris où dialoguent les cultures et où on s'enrichit mutuellement.
On souhaiterait être associés à sa campagne, au sein de son QG, afin mieux la relayer. Les racisés ont d’autres demandes particulières en direction de la candidate, Mme Anne HIDALGO :
- Des Etudes africaines, dans toutes les universités françaises. Cette question du bien-vivre ensemble est actuellement polluée par les forces du Chaos. En revanche, les citoyens républicains sérieux et raisonnables ont été écartés de ce débat sur le bien-vivre ensemble, notamment les questions de la mémoire, l’accès aux archives coloniales (Camp de Thiaroye, divers massacres en Algérie, à Madagascar, au Cameroun), de meilleurs rapport entre les jeunes et la Police républicaine, la justice pour les familles des 113 jeunes étouffés à mort par les forces de l’ordre, une autorité disciplinaire indépendante ;
- Une tournée de Mme Anne HIDALO aux Antilles, dans un contexte de grave crise sociale et contre les méthodes coloniales et d’injustice (vie chère, continuité du territoire, autonomie, grèves de 2009 et 2021) ;
- Une tournée de Mme Anne HIDALO en Afrique (Mali, Sénégal, Guinée, la Françafrique est devenue «marmite est sale», suivant une jeune Burkinabé, qu’il faudrait récurer) CNews, Vincent BOLLORE, et ses ports, démocratie et coopération, francophonie, droits d’inscription des étudiants étrangers ;
- Une Tournée des banlieues, (abstention électorale, pas de consommation, accès aux lieux de décision, politiques, économiques et culturels) par la périphérie René MARAN, Mohamed M’Bougar SARR Inscrivez-vous sur les listes élections !
Ce scrutin n’est pas comme les autres, la République est en danger.  Chacun prendra ses responsabilités ses responsabilités ! Mme Anne HIDALGO a pris les siennes.
Paris, le 8 décembre 2021, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Présidentielles de 2022 : Mme Anne HIDALGO appelle à une Primaire populaire de la Gauche» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
«Présidentielles de 2022 : Mme Anne HIDALGO appelle à une Primaire populaire de la Gauche» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
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4 décembre 2021 6 04 /12 /décembre /2021 18:21
«Anne HIDALGO laboure le terrain de la France profonde : une campagne électorale audacieuse et innovante» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Il existe un grand contraste entre trois campagnes électorales : celle du président MACRON, des forces du Chaos et de la Gauche.
Le président MACRON a choisi d'être le VRP de l'industrie de la guerre, un marchand de canons, générateur de cadavres, de larmes de sang ainsi qu'un flot de réfugiés et probablement de djihadistes. La France a d'autres atouts à proposer en termes d'agriculture, d'environnement (eau, lutte contre la déforestation), infrastructures, etc.
Le président MACRON va cajoler le dictateur d'Arabie Saoudite celui-là même qui a découpé en petits morceaux un journaliste opposant. Est-ce donc ce message universel des droits de l'homme, à géométrie variable, que notre pays devrait distiller ? L'Arabie Saoudite, régime wahhabite, avec son régime islamique rigoriste, est le plus grand pourvoyeur du fondamentalisme dans le monde. En effet et pour l'essentiel le commando du 11 septembre était composé de Saoudiens, à leur tête Oussama BEN LADEN (1957-2011). Et pourtant c'est l'Afghanistan qui a été punie. Les guerres de l'Occident contre ce pays se sont traduites par la victoire des odieux Talibans et l'abandon de ceux qui avaient trahi leur pays, pour se ranger aux côtés des Occidentaux.
A Droite, incarnation des forces du Chaos, le racisme est devenu décomplexé. L'arrivée en tête des primaires de la Droite ami de Éric CIOTTI, au 1er tour, partageant les mêmes Valeurs que le Rassemblement national, est une grave source d'inquiétude pour la République. Éric CIOTTI a été battu au 2ème tour de cette primaire de la Droite, mais le poison de la haine qu'il a semé est désormais repris par Valérie PECRESSE. En effet désormais, cette Droite dure, lepénisée, versaillaise, n’est plus centriste ; les Fillonistes, les amis de Bruno RETALLEAU, Éric ZEMMOUR et le R.N., les fachos sont maintenant à même de conquérir le pouvoir au 2ème tour de la présidentielle d'avril 2022, dans un contexte d'une Gauche divisée.
Ce qui avait sauvé la République jusqu'ici, c’était l'idiotie de Jean-Marie LE PEN, dans un système électoral à tour, croyant qu'il pouvait gagner seul le pouvoir, avec un discours antisémite. Désormais les fachos peuvent, potentiellement, faire tomber la République. Valérie PECRESSE, victorieuse au 2ème tour de la primaire de la Droite, contre Eric CIOTTI, que rien distingue des fachos, dans sa déclaration du 4 décembre 2021, envisage de faire appel à «toutes les forces» ; entendez par-là, celles de l’extrême-droite que Éric CIOTTI a réhabilitées dans le camp de la Droite. Les digues sont rompues. Ainsi, Eric ZEMMOUR, dans une lettre, assure aux militants «Les Républicains», notamment les 40% ayant voté pour Eric CIOTTI, cette frange ultraconservatrice et raciste, qu’ils peuvent compter sur lui pour «hisser de nouveau très haut le drapeau de notre patrie. En portant Éric Ciotti en tête du premier tour de votre congrès, vous aviez choisi un homme bien, droit, fiable et sincère. Un indiscutable patriote, fidèle aux convictions que nous partageons. Je m’enorgueillis d’entretenir avec lui une réelle amitié. Je veux que vous sachiez que je pense à vous avec affection. Soyez certains de mon désir de nous voir, prochainement, monter à l’assaut de la fatalité, et hisser de nouveau très haut le drapeau de notre patrie» écrit-il. Et après le second tour du 4 décembre 2021, Eric ZEMMOUR comme Marine LE PEN se sont adressés, directement, aux électeurs d’Eric CIOTTI, «Vous pouvez compter sur moi et je sais que c’est réciproque. Je vous attends, demain, bientôt» leur dit Eric ZEMMOUR.
Les Républicains n’ont rien de républicains dans leur projet politique fortement lepénisé. Ainsi, Valérie PRECRESSE, née à Neuilly-sur-Seine et une versaillaise, qui n’est plus centriste s’est largement ciottisée ; elle préconise, notamment la «territorialisation des peines», c’est-à-dire que pour un même délit, un racisé sera plus sévèrement châtié que le résident blanc dans les beaux quartiers. Valérie PRECRESSE veut mettre des limites insupportables à l’acquisition de la nationalité par le droit du sol, une règle établie depuis la Révolution et faire passer l’âge légal de la retraite de 62 à 65 ans, compter la suppression de 200 000 postes de fonctionnaires et encore plus des cadeaux fiscaux à ses amis.
Cette étrange défaite de la République, cette lente, progressive, mais inexorable trahison des valeurs républicaines remonte au déni de la classe politique de faire un sérieux examen de conscience sur le passé colonial et esclavagiste de ce pays. Les idées d’Arthur de GOBINEAU (1816-1882) et son «essai sur l’inégalité des races humaines», et la Collaboration en 1940 de Philippe PETAIN (1856-1951), pourtant vainqueur de Verdun, ont brouillé le combat pour la victoire des valeurs républicaines. Le président François MITTERRAND (1916-1996) avait commis l'erreur tragique, pour casser la Droite aux élections européennes, de faire inviter, à la télévision, pour la première fois, Jean-Marie LE PEN, le 13 février 1984, à «l'heure de vérité» de François-Henri de VIRIEU (1931-1997). Auparavant, l'extrême Droite, devenue dédiabolisée, avait déjà  commencé son ascension politique aux élections municipales du 11 septembre 1983, Jean-Pierre STIRBOIS (1945-1988), Secrétaire général du Front national, ayant ravi aux Socialistes la mairie de Dreux. Nicolas SARKOZY, avec son concept «d'identité nationale» et son discours à Dakar «l'Afrique n'est pas entrée dans l'histoire», a banalisé la rhétorique de l’extrême-droite. François HOLLANDE, un président socialiste, à travers son projet de loi sur la déchéance de la nationalité et la nomination de Manuel VALLS en qualité de Premier ministre, après la défaite aux municipales de 2014, a enfoncé le clou et légitimité, plus que jamais les idées racistes dans ce pays. M. Emmanuel MACRON, élu sur un front républicain en 2017, fait une campagne, pour les présidentielles d'avril 2022, ouvertement, et parfois, sur des thèmes d'extrême-droite (loi sur le séparatisme, augmentation substantielle et injustifiée des droits d'inscription des étudiants étrangers, allongement des délais de rétention des sans-papiers, célébration de Napoléon et glorification de Jean-Baptiste COLBERT, deux esclavagistes, etc.).

Marine LE PEN, présidente du Front National, depuis 2011, a changé sa dénomination en Rassemblement national et abandonné, provisoirement, le discours antisémite et révisionniste, de son père, en concentrant ses attaques contre les Noirs et les Arabes, la partie inorganisée, la plus faible et sans conscience politique de la population, avec ses abstentions électorales record. L'arrivée de Éric ZEMMOUR et de Éric CIOTTI ont changé, fondamentalement, la donne politique. L'extrême Droite a été, par deux fois au 2ème tour des présidentielles, mais sans alliés au 2ème tour. Cette troisième participation, en 2022, fait peser de graves menaces sur la République. Il n'a échappé à personne que la Gauche divisée est menacée de disparition.
 
Après 25 présidents de la République française hommes, sans une seule femme, dans ce 1er tour de la présidentielle d’avril 2022, trois femmes présentes : 2 représentantes des forces du Chaos (Marine LE PEN et Valérie PRECESSE) et Mme Anne HIDALGO du camp républicain.

Dans ce contexte de grave crise, pour conjurer cette étrange défaite de la République Mme Anne HIDALGO a choisi de labourer la France profonde, afin de mieux coller aux attentes des Français. Les problèmes fondamentaux de la France de notre temps ne sont pas les questions d'immigration, de prédation, de violence et de haine, à l'égard des plus faibles. Ce qui préoccupe profondément tous, c'est les questions d'emplois, de réindustrialisation, d'innovation, de logement, de pouvoir d'achat, de défense du service public et notamment de la santé, d'une retraite, après une vie laborieuse, décente, de bonnes et performantes relations avec nos partenaires, notamment l'Afrique.

En particulier ce qui nous unit, c'est la République et l'impérieuse nécessité d'apprendre à vivre ensemble dans le respect mutuel. La promesse républicaine d'égalité devrait être poursuivie et développée. Partout où la haine s'est logée dans le cœur des Hommes, cela s'est traduit par un venin de destruction d'un pays. A la fin de la Guerre mondiale les Allemands se sont rendus compte que leurs vrais ennemis n'étaient ni les communistes, les résistants, les Noirs, les francs-maçons ou les Juifs ; c'était bien Adolphe HITLER (1889-1945). De nos jours ceux qui évoquent cette France pétainiste, raciste et xénophobe sont les vrais ennemis de la France.

J'espère que Mme Anne HIDALGO, candidate de Gauche, entendra ma proposition d'une Maison d’Afrique à Paris où dialoguent les cultures et où on s'enrichit mutuellement. On souhaiterait être associés à sa campagne, au sein de son QG, afin mieux la relayer.
 
Les racisés ont d’autres demandes particulières en direction de la candidate, Mme Anne HIDALGO :
 
  • Des Etudes africaines, dans toutes les universités françaises. Cette question du  bien-vivre ensemble est actuellement polluée par les forces du Chaos. En revanche, les citoyens républicains sérieux et raisonnables ont été écartés de ce débat sur le bien-vivre ensemble, notamment les questions de la mémoire, l’accès aux archives coloniales (Camp de Thiaroye, divers massacres en Algérie, à Madagascar, au Cameroun), de meilleurs rapport entre les jeunes et la Police républicaine, la justice pour les familles des 113 jeunes étouffés à mort par les forces de l’ordre, une autorité disciplinaire indépendante ;
 
  • Une tournée de Mme Anne HIDALO aux Antilles, dans un contexte de grave crise sociale et contre les méthodes coloniales faites d’injustices (vie chère, continuité du territoire, autonomie, grèves de 2009 et 2021, voir mes articles) ;
 
  • Une tournée de Mme Anne HIDALO en Afrique (Mali, Sénégal, Guinée), la Françafrique est devenue «marmite est sale», suivant une jeune Burkinabé,  qu’il faudrait récurer ; les Africains ont besoin de démocratie et coopération mutuellement avantageuse, d’une francophonie rapprochant les peuples et l’annulation de la hausse injustifiée des droits d’inscription des étudiants étrangers africains, remettant en cause cette francophonie. La France a sa place en Afrique, mais son image a été dégradée par des pratiques inacceptables de la Macronie ;
 
  • Une tournée des banlieues, en raison des taux élevés d’abstention électorale des racisés. C’est l’occasion d’abandonner les stratégie électoralistes fondées sur la consommation ; les racisés ont besoin d’accéder aux lieux de décision politiques, économiques et culturels. En cette fin d’année, c’est par la périphérie que le centenaire du Goncourt de René MARAN (1887-1960, voir mes différents articles), le Goncourt du 3 novembre 2021 de Mohamed M’Bougar SARR, le Prix Nobel de Littérature de Abdulrazak GURNAH, ont illuminé les scènes littéraires de France et du monde entier. De «grands remplacements» de ce genre, nous en avons besoin, par millions.
 
Inscrivez-vous sur les listes élections ! ce scrutin des présidentielles d’avril 2022 n’est pas comme les autres, la République est, gravement, en danger.
Paris, le 4 décembre 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Anne HIDALGO laboure le terrain de la France profonde : une campagne électorale audacieuse et innovante» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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