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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 20:08
Ce samedi, j’avais rendez-vous, avec un cousin de passage à Paris, le professeur Abdoulaye N’DIAYE, un éminent entomologiste et enseignant à l’université Cheikh Anta DIOP de Dakar. Il découvrait, pour la première fois, le marché africain de Château-Rouge, à la Goutte-d’Or, à Paris 18ème. Situé non loin de Barbès, ce marché appelé aussi «le Quartier africain». On a déjeuné dans un restaurant sénégalais, rue Ernestine, «La Différence», le bien-nommé. Auparavant, et en raison de la forte chaleur africaine de l’été 2018, nous avons pris une boisson, pour nous rafraîchir, au bar musical, «Vivre ensemble, avec nos différences», à la rue Doudeauville. Tout un symbole. A Bruxelles, il y a aussi le quartier de Matongé, métro Porte de Namur, qui tient son nom d’une place de Kinshasa, un marché pour les Congolais, et à Berlin, le marché de Maybachufer pour les Turcs.
Le marché africain de Château-Rouge qui existe depuis plus de 30 ans, appelé aussi avec une connotation péjorative, «marché exotique», c’est l’Afrique à Paris. On y trouve des produits alimentaires adaptés aux goûts africains, des textiles, des restaurants, des boucheries. Pour se dépayser, il n’est pas nécessaire d’aller à Sandaga, Soumbédioune ou Colobane, des marchés populaires à Dakar. Il suffit seulement de prendre un ticket de métro, et de descendre à la station Château-Rouge, sur la ligne 4, le folklore, dans la bonne ambiance et la sécurité sont garanties. On y croise des personnes aux costumes bigarrés, ces tissus de Wax venant, non pas du Sénégal, mais de la Hollande, les rabatteurs pour les salons de coiffure ; il n’y manque pas des produits cosmétiques, de la téléphonie, des publicitaires pour les marabouts et charlatans, des vendeurs de maïs, parfois des prostituées ou des drogués vous sollicitent. On trouve aussi des flâneurs, des glandeurs, assis là, par terre, à deviser sur le monde, avec dès fois, des discussions oiseuses. C’est tout un monde pittoresque, nonchalant, qui prend le temps de l’échange, de la découverte et du partage. Rien ne presse. Le grand-père, Doro Khady N’DIAYE, un savant en sciences occultes, recommandait d’aller, régulièrement, dans tous les lieux où se rassemblent des personnes (marché, arbre à palabre), le flux d’idées qui s’y dégagent ouvre l’esprit et rend favorable la sociabilité.
Il est curieux de constater que les employés de ces échoppes sont des Africains, mais les patrons sont, en général, des Asiatiques et qui connaissent bien les produits africains, par leur nom Ouolof. Certes, on a vu une boutique «Lampe Fall» avec un drapeau sénégalais. Mais pour l’essentiel, les Africains, qui sont les consommateurs de ce marché du Château-Rouge, ils ne sont pas, à quelques exceptions près, les propriétaires de ces boutiques. On comprend dès lors, comment la colonisation a été possible, avec ce manque de dynamisme. Au Sénégal, et ce début du XXIème siècle, la population se plaint que tous les secteurs du commerce soient pris par les étrangers, mais ne s’interroge jamais du comment pour occuper ces secteurs, notamment du rôle de l’Etat et des banques, pour financer leurs projets, notamment dans le commerce et l’agriculture. Le racisme n’est pas essentiellement une couleur de peau, mais une question économique. Le respect des autres viendra si les Africains, comme les Chinois et les Juifs à Paris, occupent des places fortes de l’économie. Un boxeur noir américain a bien résumé la situation : «Je ne suis plus Noir, parce que je suis maintenant riche» dit Mike TYSON.
Ce dynamisme du Marché de Château-Rouge s’explique, non seulement par l’offre de consommation adaptée, à bon marché, avec des produits frais, pour ces Français issus de l’immigration ainsi que les Antillais, mais aussi par l’accessibilité, la centralité, de cet endroit du Nord de Paris. En effet, la ligne 4 du métro, refaite à neuf, ainsi que les Gares du Nord et de l’Est, drainent facilement, des populations venues de la banlieue. Les Parisiens ne représentent que 40% des clients de ce marché. 60% des clients de ce marché, appelé pourtant «Quartier africain», viennent de la banlieue. Un commissariat a été installé dans le quartier qui a été rénové ces dernières années ; les taudis ont presque disparu.
Pourtant, le marché africain de Château-Rouge est gravement menacé. Paris, qui se boboïse sans cesse, est partagé entre un océan de richesses, et des îlots de relégation que les bonnes âmes ne veulent plus voir. Notre présence, à elle seule, même en qualité de consommateurs, les importune. En effet, la gentifrication résidentielle, vers les hauteurs de Montmartre, touche une bonne partie du XVIIIème arrondissement, habitée par des écrivains célèbrent comme Alain MABANCKOU qui a «mis le feu» au Collège de France, par ses lumineuses interventions en 2016, Jean ANOUILH (1910-1987), l’historien guinéen, Ibrahima Baba Kaké (1932-1994), des artistes, Dalida (1933-1987) ainsi que de nombreux peintres, Anne ROUMANOV, etc.
Château-Rouge, la partie populaire et démunie, donc jugée hideuse du 18ème arrondissement, est devenue une zone particulièrement convoitée par les promoteurs immobiliers, mais les activités commerciales de ce marché africain contrarient, considérablement, leurs projets juteux. Du même coup, cédant aux pressions des puissances d’argent, aux gens du château, la mairie de Paris n’a pas encore renoncé à bouter en banlieue, le marché du Château-Rouge à un site, très périphérique et inhospitalier, de la gare des Mines, à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. «Le foi et la viande ne se mélangent pas» (Kettel méméta Kégnel) dit, littéralement, un proverbe peul, en d’autres termes, «entre riches et pauvres, nous n’avons pas les mêmes valeurs». En effet, Lyne COHEN-SOLAL, adjointe au Maire de Paris, chargée du commerce, avait le 18 novembre 2002, justifié ce projet de transfert, par des arguments nauséabonds : «Tout est mis en oeuvre pour que (ce) quartier (...) soit rendu à ses habitants le plus rapidement possible». Mais de quels «habitants» nous parle-t-elle ?
Les réactions négatives que suscitent ce quartier qualifié de marché africain, attestent que nous vivons dans une société racisée et ethnicisée. En effet, ce qu’oublie de dire Mme COHEN-SOLAL, c’est qu’il y a d’autres commerces ethniques dans Paris, certes, ce ne sont pas des Noirs qu’on ne veut pas voir, mais leurs particularismes et leur communautarisation sont souligner. Ainsi, les Asiatiques sont présents à Belleville, dans le quartier du Sentier et dans le XIIIème arrondissement, les Juifs ont colonisé la rue Manin, dans le XIXème arrondissement, et surtout, les grands bourgeois, nos ancêtres les Gaulois, se cachent dans les quartiers huppés du XIVème, 5ème, 6ème, 7ème, 8ème et 16ème, et en particulier une bonne partie de Montmartre. Ils ne veulent pas de la mixité sociale. On est là au Marché de Château-Rouge, on s’y sent bien. «Nou pas bouger» a chanté Salif KEITA. On ne bougera pas d’ici. Nous sommes aussi de la France, nous faisons partie de ses habitants, n’est-ce pas Mme COHEN-SOLAL ?
Le Code de l’indigénat, c’est fini. L’Apartheid, aussi. Citoyens de la République, nous mettrons de la couleur dans ce pays, y compris à Paris, pour la mixité sociale et le bien-vivre ensemble !
La stratégie consiste à ne pas renouveler les baux des commerçants qui partent, pour tuer ce marché à petit feu. Dans le passé, il y avait eu des attaques contre les commerçants chinois, dans le Sentier à Paris (contrôles fiscaux, d'hygiène et de papiers), mais ils ont résisté vaillamment, et sont même partis, avec succès, à la conquête des tabacs parisiens, anciennement détenus par des bougnats. Dans cette jungle, à Château-rouge, entre différentes nationalités qui se concurrencent et se jalousent, il appartient aux commerçants africains de mieux s'organiser, et se concerter autour d'une association afin mieux défendre leurs intérêts.
Le quartier du Château-Rouge est hautement symbolique. Il concentre, de façon extraordinaire, toutes ces calomnies et ce mépris que nous vouent certains. Ainsi, la mosquée de la rue Polonceau a été fermée et rasée sous prétexte qu'il y aurait des prières de rue. L'islam est devenu la 2ème religion de France, mais toute construction ou rénovation d’une mosquée s'accompagne, ipso facto, de dénigrements et d'attaques devant le juge du permis de construire. On connaît le seul motif de ces calomnies : «avant on vivait mieux dans ce quartier bourgeois» disent les haineux. Pendant ce temps les autres lieux de culte fleurissent, et sans aucune menace judiciaire sur leur permis de construire, et on dépêche même des forces de Vigipirate pour les protéger.
Pourtant, Château-rouge un lieu de vie et de rencontres. On y a tenu de nombreuses réunions autour d'un repas à l'issue de nos débats au sein de la fédération du parti socialiste du Sénégal. Le Dibi, chez Aïda, 46 rue Polonceau, était bien le lieu indiqué. Coumba, la patronne du restaurant la «Différence» à la rue Ernestine, fait un excellent Thieboudieun (riz au poisson) aussi bon que celui de Saint-Louis, et dans un cadre familial et chaleureux. On s’installe et les échanges vont bon train, sans préalable, ni présentation. Si nos ancêtres les Gaulois ont leurs magnifiques cafés, nous aussi, nous avons la rue et la spontanéité. Le restaurant «Le Nioumré» qui a déménagé, est toujours dans le quartier, au numéro 7 de la rue des Poissonniers.
Endroits pittoresques, Château-Rouge et la Goutte-d’Or inspirent les romanciers, confortant ainsi le cosmopolitisme dans cette ville de Paris, aux 116 nationalités différentes. 70% des habitants de la capitale, ne sont pas nés à Paris. La Goutte-d’OR, quartier populaire et ouvrière, avant l’arrivée des Africains, était un lieu de brassage de population, avec l’arrivée de Juifs d’Europe de l’Est. Dans son roman, «Château-rouge», Henri ZELNIK raconte l'arrivée de ses parents, réfugiés russes, dans un Paris d’antan. Dans le quartier de Château-Rouge, les exilés de tous bords se réunissent, tentant de comprendre cette culture française, et de survivre, en raison de la nostalgie de leur pays d’origine. La prostitution était déjà présente ; aussi sa mère n’aimait pas attendre seule dans la rue et elle fit des reproches à son père : «elle était accostée par des hommes grossiers qui pensaient qu'elle faisait du racolage et devenaient furieux parce qu'elle ne répondait pas à leurs propositions» écrit-il. Les bandes de voyous faisant régner leurs lois étaient là : «C'étaient la bande à Gaston ou la bande à Maurice, ou bien celle de la rue Laghouat qui était très redoutée en raison de ses coups dans le quartier». Le commerce pittoresque, assurant la mixité sociale, était au service des habitants : «Il y avait une épicerie-laiterie, une boulangerie parisienne avec ses merveilleuses baguettes croustillantes et ses croissants, uniques au monde, également une boulangerie juive avec pain au cumin, pain brioché tressé avec des graines de pavot et pâtisseries aux noix avec du miel. Des boucheries, dont une kascher, une charcuterie, un marchand de vin, une blanchisserie, une mercerie, un quincailler, une menuiserie, un plombier, etc. et de nombreux cafés» écrit-il.
Le roman d’Alain MABANCKOU, «Black bazar», paru chez Seuil en 2009, en plein quartier de Château-rouge, a pour narrateur un surnommé «fessologue», en raison de sa connaissance des derrières de femmes ; c’est un sapeur congolais, un dandy amoureux des cols italiens et des chaussures Weston, victime de déconvenues amoureuses. «Il y a de la joie dans la peine, c'est comme ça dans mon petit pays» dit le narrateur. C’est un monde masculin en manque de présence féminine : «Mes personnages masculins sont des gens en quête : debout dans un bar, ils recherchent les femmes qui passent, ils vont dans les boîtes de nuit, etc. C'est la recherche de la belle aimée. Mais comment et où la trouver ? La seule femme qui traverse le livre de bout en bout, c'est Couleur d'origine, partie avec le joueur de tam-tam» dit Alain MABANCKOU. L’auteur, qui s’intéresse aux petites gens, restitue, admirablement, ce petit monde clos, avec ses espérances, ses jalousies, ses haines, la médiocrité et la douleur des exclus. C’est aussi une description de la vie quotidienne de ces parias, avec leurs logements miteux, exigus et obscurs, avec ses odeurs. Alain MABANCKOU nous invite à une promenade dans ce marché, avec une inspiration de la Négritude et de l’unité africaine. «Je suis présent dans chacun des personnages. La part d'autobiographie réside peut-être davantage dans le destin du narrateur, où je mets des choses que je puise à droite et à gauche de ma propre expérience. Le narrateur de Black Bazar est un apprenti écrivain, c'est un Congolais comme moi, et il aime les cols à trois boutons: je porte toujours des cols à trois boutons! Le rapprochement est vite fait» dit MABANCKOU. Le bazar, en lui-même, est constitué dans l’originalité de la vie des personnages qui fréquentent des lieux prisés par la communauté noire : le Jip’s, les boîtes de nuit, l’Alizée, le Cœur samba. Donc ce sont des personnages qui suivent l’itinéraire du monde noir à Paris, et puis aussi la contemplation de Château Rouge. Ce roman est une enquête sérieuse sur le regard nouveau à porter sur la condition de l’immigré en France, et spécialement à Paris. L’auteur s’interroge, de façon parfois polémique, sur les rapports entre Africains, Antillais et Arabes à Paris, et sur la place de la communauté noire dans le Paris en ce début du XXIème siècle ; et il chahute, au passage, bien des clichés : «Il y a une espèce de non-dit et une espèce de racisme qui existent parfois entre ces deux communautés et qu’on n’a jamais souvent rappelé. Vous verrez des Antillais qui vont reprocher aux Africains de les avoir vendus avec la complicité des Chefs de leurs tribus et vous verrez des Africains qui vont dire que les Antillais essaient de devenir comme des Blancs et traitent les Africains comme des barbares. Et ce type de rapport de conflit et de racisme fait de sorte que nous assistons parfois à une haine qui est même plus forte que celle que voue un racisme blanc à un Noir» dit Alain MABANCKOU. Sous le vernis drôle et facile, ce roman comique et tendre raconte tout plein d'histoires qui nous mettent le bazar de l'optimisme. Et l'on rit de tout avec le fessologue, du trou de la sécu, des allocations, de la colonisation, de la migration des femmes de toutes les couleurs et de lui-même. L’obsession de la femme et de leurs fesses, revient sans cesse. Le narrateur finira par conquérir la femme à la face B la plus expressive qu'il connaisse, surnommée «Couleur d'origine». Le dandy découvre sa vocation littéraire au détour d’un chagrin d’amour. En effet, depuis que sa compagne l'a quitté pour un joueur de tam-tam en emmenant leur petite fille, tente de surmonter sa colère en écrivant un journal sur une vieille machine à écrire, un livre intitulé «Black Bazar». Le narrateur «observe la communauté noire vivre, se confondre, si on peut le dire ainsi, avec la communauté blanche. Peut-être à travers ce livre, il essaie de revisiter les préjugés ou les questions que nous avons du colonialisme, du communautarisme ? Et beaucoup de ces questions qui minent aujourd’hui le monde noir sont traitées à l’intérieur de «Black bazar», dit MABANCKOU.
Achille N’GOYE, est le premier Africain à avoir été publié dans la «Noire» de Gallimard, avec son roman policier, «Ballet noir à Château-rouge» paru en 2001. «Avec le polar, j’avais une liberté de langage, et il n’y avait pas beaucoup d’auteurs africains sur le créneau. C’était pour moi une façon de parler de l’Afrique, et donc de moi-même. Mes personnages, même s’ils mènent l’enquête, ne sont pas des détectives au sens propre du mot, ce sont des messieurs Tout-le-Monde» dit Achille N’GOYE. Dans l’Est parisien, le les logements vétustes et délabrés qui avaient subsisté, notamment dans le quartier de la Goutte-Or, ont permis dans le cadre de cette urbanisation rapide, d’accueillir de nouvelles populations, notamment immigrées. Ces quartiers populaires défendus, jadis par des artistes et ouvriers, la présence des Africains est ressentie par la population autochtone comme une menace. Achille N’GOYE fait partie de ces auteurs, dans une volonté de réalisme, de parti-pris, de témoignage et d’engagement, qui défendent, à travers leur création littéraire, la légitimité de la présence de ces immigrés à Château-rouge. A côté des anciens habitants, comme les Juifs d’Europe de l’Est désormais bien intégrés, Achille N’GOYE s’intéresse aux Africains de Château-rouge : «Agglutinées sur le même trottoir que lui, au coin des rues Dejean et Poulet une poignée d’Africaines tentaient de fourguer des légumes déshydratées à un gogo de la même farine. Les commères caquetaient au point que d’autres congénères, alertées par leurs cris, rappliquaient pour soûler le pigeon, qui du petit linge, qui avec de la viande boucanée, qui avec des produits de beauté, le tout à un prix prétendument sans concurrence. Arnaque impitoyable. Classique chez les ACC, code secret des citoyens angolais, congolais et leurs cousins, ex-zaïrois, dont les pays, tirés à hue et à dia par des placiers de la faucille et du marteau, inculquent à leurs populations la culture de la débrouille sauvage. Le détective traversa le marché Dejean, immense dépotoir de cartons et cageots éventrés, de produits avariés et de gadoue que le service de nettoyage, expurgé de ses éléments de couleur, bichonnait et javellisait à coups de pompes d’eau (…) Myrha le réconciliait avec lui-même. Elle reflétait un pan de son univers. Par sa vétusté. Ses odeurs. Ses bruits. Ses ombres. Son effervescence continue : des zozos allaient et venaient, s’attroupaient, causaient gravement ou de manière relax» écrit-il. Achille a développé «l’ethno polar», suivant une expression de Françoise NAUDILLON. Ainsi, dans ce polar, Kalogun est chargé de retrouver l’auteur des malheurs qui ont frappé la vie de Djeli Diawara, soudainement disparu à la suite de contrôles dérangeants. Une photo le représentant, en compagnie d’une cinquantaine d’Africains, regroupés sur le parvis de l’église Saint-Bernard à Paris, sert de premier indice à une enquête pour le moins mouvementée, ponctuée d'embûches et jonchée de cadavres. Cet «ethno polar»  a reçu ses lettres de noblesse avec l’écrivain noir américain, Chester HIMES (1909-1984) : «Lorsque je décris Harlem et la vie qui s’y déroule, dans la misère et le dénuement moral, mais aussi dans une indubitable joie de vivre de tous les instants, bon nombre de mes personnages sont des délinquants, des victimes ou des criminels. Mais la plupart n’ont qu’une vision confuse de l’oppression qu’ils subissent, de ses mécanismes et des rapports entre l’exploitation économique et le racisme... Tout cela fait partie de leur vie quotidienne, mais ils n’y pensent pas tous les jours de façon précise et claire; ils sont trop occupés à survivre, à vivre comme tout un chacun, manger, boire, faire l’amour, passer du bon temps avec les  copains, courir les filles... Ils sont essentiellement humains» écrit HIMES.
Dans le roman de Khadi HANE, «des fourmis dans la bouche» paru en 2011 chez Denoël, on retrouve la vie quotidienne à Château-rouge, au marché Dejean, toute une faune bien particulière : gratteurs d'écailles dans une poissonnerie, vendeurs ambulants de montres de pacotille ou de statuettes en bois, journaliers payés au noir pour décharger des sacs d'un camion, hommes à tout faire d'un commerçant pakistanais qui revendait des pots de crème à l'hydroquinone censés procurer aux nègres l'éclat d'une peau blanche, la leur ne faisant plus l'affaire. L’héroïne du roman, Khadîja, née au Mali, élève seule quatre enfants à Paris, dans le quartier de Château-Rouge. Pétrie de double culture, musulmane, mais le doute chevillé au corps, elle se retrouve exclue de sa communauté du fait de sa liaison avec Jacques, le père de son fils métis. Cercle après cercle, depuis ses voisines maliennes jusqu'aux patriarches du foyer Sonacotra et à ses propres enfants, Khadîja passe en jugement. Mais cette absurde comparution, où Africains et Européens rivalisent dans la bêtise et l'injustice, réveille en elle une force et un humour inattendus. En effet, les conditions de Khadîdja, dans son quartier de Château-Rouge, deviennent l’enfer : non seulement l’assistante sociale ne donne plus rien, ni l’épicier arabe, non seulement l’amant blanc ne la loge plus gratuitement et ne quittera jamais sa femme pour elle, mais un de ses fils devient trafiquant de drogue. Ses quatre enfants la jugent mal à cause de sa liaison avec un Européen et disent qu’elle est une pute. Les voisines africaines s’attaquent à celle qui a désobéi au destin que la tradition assigne aux femmes et cherchent à voir l’enfant métis forcément un dégénéré. Les Sages du foyer Sonacotra organisent une sorte de procès pour la condamner, ils lui crachent dessus. Khadi HANE a bien décrit la condition de ces Africains qui vivent misérablement à Paris, mal payés mais ponctionnés par leurs familles en Afrique, et qui continuent pourtant à faire croire à leurs pays d’origine qu’ils vivent dans l’opulence, paradant lorsqu’ils reviennent au pays. Ce roman met particulièrement en relief un non-dit concernant les conditions de vie des Africains en Occident : ce non-dit continue à nourrir le fantasme des pauvres Africains qu’en France on vit comme des rois. Ce roman a reçu, en 2012, Prix Thyde MONNIER de la société des gens de lettres.
Château-rouge est aussi un haut lieu de la mode africaine. Les tailleurs sénégalais font des merveilles avec le Wax ou le Bazin. A côté de cette couture traditionnelle, le grand couturier franco-africain, pour les sapeurs, Jocelyn Armel, dit Le Bachelor, est installé dans le quartier de Château-Rouge, 12 rue de Panama : «Lorsque j'ai ouvert ma boutique ici en 2005, on m'a dit : Tu es fou de t'installer là-bas, au milieu des vendeurs à la sauvette et d'un marché principalement alimentaire. Certains Africains qui avaient réussi n'assumaient pas la population de ce quartier» dit Bachelor. Aujourd’hui, Bachelor est devenu célèbre ; il habille l’écrivain franco-congolais Alain MABANCKOU, dont certains romans évoquent ce monde des «Sapeurs» du 18èment arrondissement ; il a été le couturier de Papa WEMBA (1949-2016), et s’occupe de nombreuses célébrités parisiennes comme Vincent PEREZ et Ariel WIZMAN.
J.A BACHELOR requinqué par son succès à Château-rouge veut même étendre ses activités au Sénégal. Il est vrai que Château-Rouge est le seul endroit où toutes les nationalités africaines se côtoient. Les communautés sénégalaises et congolaises sont fortement présentes à Château-rouge.
Bibliographie très sélective
BACQUE (Marie-Hélène), FIJALOW (Yanté), «En attendant sa gentrification : discours et politique à la Goutte-d’Or (1982-2000)», Sociétés contemporaines, 2007, n°63, pages 63-84 ;
BARRERE (Céline) FIJALKOV (Yankel), «Le polar de Paris, une mise en scène des changements urbains de l’est parisien», Lieux communs, 2013, pages 75-95
BOULY de LESDAIN (Sophie), Château-Rouge, une centralité africaine à Paris, Paris, Paris, P.U.F, 1999, spéc pages 86-99 ;
CHABROL (Marie), «Evolution récente des quartiers d’immigration à Paris : l’exemple du «quartier africain» de Château-Rouge», Hommes et Migrations, 2014, n°1308, pages 87-95 ;
DOUMA (Jean-Baptiste), L’immigration congolaise en France : entre crise et recherche d’identité, Paris, L’Harmattan, 2003, 343 pages, spéc page 230 ;
GALISSOT (René), MOULIN (Brigitte), Les quartiers de la ségrégation : Tiers-monde ou Quart-monde ?, Paris, Karthala, 1995, 323 pages ;
HANAPPE (Florence), ESPONDA (Marc), coordonnateurs, Commerces et espace public à Château-Rouge, Paris, avril 2003, 58 pages ;
HANE (Khadi), Des fourmis dans la bouche, Paris, Denoël, 2011, 160 pages ;
MABANCKOU (Alain), Black Bazar, Paris, Seuil, 2009, 265 pages ;
N’GOYE (Achille), Ballet noir à Château-Rouge, Paris, Gallimard, série noire, 2001, 256 pages ;
NAUDILLON (Françoise), «Black polar», Présence francophone, 2003, vol 60, n°1, pages 98-112 ;
PINçON (Michel), PINçON-CHARLOT (Monique), Sociologie de Paris, Paris, Repères n°400, éditions La Découverte, 2014, 128 pages ;
TOUBON (Jean-Claude), MESSAMAH (Khélifa), Centralité immigrée : le quartier de la Goutte d’Or : dynamisme d’un espace pluri-ethnique : succession, compétition, cohabitation, Paris, L’Harmattan / C.I.E.M., 1990, tome I et II, 764 pages ;

ZELNIK (Henri), Château-Rouge, Paris, Naïve, 2011, 343 pages.

Paris, le samedi 4 août 2018, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
«Le marché africain de Château-Rouge, à Paris 18ème, un îlot dynamique de la diversité qui gêne», par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
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2 août 2018 4 02 /08 /août /2018 12:10
Je suppose que les images de la violente bagarre, à Orly, le 1er août 2018, doivent faire particulièrement plaisir à Alain FINKIELKRAUT et Eric ZEMMOUR, et à tous ceux qui animés d’un esprit colonialiste et esclavagiste, qui s’obstinent nous ramener au stade de la violence et de la bestialité. Je condamne, sans réserve, ce comportement puéril qui témoigne de l’esprit de quartier, au sens le plus péjoratif du terme.
Quand on est un artiste issu de l’immigration, on a une double responsabilité.
La première responsabilité, c’est le professionnalisme et l’exemplarité dans son travail et son abnégation de montrer aux jeunes de la banlieue, que même si c’est dur pour tout le monde, on peut s’en sortir. Et par ailleurs, les artistes administrent la preuve que le talent est multiple ; il n’y a pas seulement que les diplômes et les postes ministériels pour réussir dans la vie. Aujourd’hui, nos footballeurs, avec leurs pieds, rapportent des millions d’euros, bien plus que certains chefs d’entreprise ou énarques. Pélé et Kylian M’BAPPé incarnent bien ces symboles de cette réussite. C’est par la musique que les Noirs américains, en pleine période de ségrégation raciale, au début du XXème siècle, ont fait irruption sur la scène politique. Je vous ai conté les fabuleuses histoires de Louis ARMSTRONG et de Billie HOLIDAY (voir mes posts sur mon blog) qui ont imposé le Jazz sur la scène mondiale. Au début de cette saga, ils ne jouaient que dans les bars de la mafia, puis cette nouvelle vague de musique a conquis le monde entier, y compris les oreilles des ségrégationnistes.
La seconde responsabilité de l’artiste, en raison de la médiatisation de son travail et de la nécessité aussi de fidéliser ses fans, c’est de faire entendre sa petite musique pour la Justice et l’égalité réelle. Pourtant issus de l’immigration, on les a peu entendus sur la loi scélérate sur l’asile et immigration ou dans les affaires des 112 jeunes de banlieue, étouffés à mort par les forces de l’ordre (Adama TRAORE, Amadou Koumé) ou dans certains cas graves d'injustice (Théo, MUSENGA) ; cela aurait pu être eux ou l'un des leurs. En effet, l’artiste a un rôle éminent dans la sphère publique, et en particulier sur le plan politique, en raison de l’image qu’il véhicule ; il a une lourde responsabilité, un devoir écrasant pour indiquer le bon chemin, le Bien souverain. L’artiste doit, donc, soigner particulièrement son image et sa communication, et se faire aider par son entourage et les professionnels de son métier, afin d’éviter d’être catalogué à la rubrique des faits divers.
Sur le plan de l’engagement citoyen, je sais qu’il y a de nombreux artistes noirs, s’autocensurant, par peur de leurs sponsors et redoutant les réactions négatives, éventuelles, de leur public. Mais je leur dis, qu’en raison de ce monde racisé et ethnicisé, la façon de les traiter n’est pas la même que celle de l’ethnie dominante. On nous dit : «vous êtes des Français comme les autres, on ne parle ni de couleur, ni  de discrimination». Mais les faits contredisent ces bonnes intentions. C'est ainsi que dans cette affaire, pour Booba et Kaaris, c'est tout de suite l'interpellation, le menottage et la détention préventive. Quand on est un Nègre, dans ce pays, la sanction tombe, illico presto. La famille d’Adama TRAORE, tué par les gendarmes, qui protestait contre les lenteurs de la justice a été condamnée pour rébellion. Nous attendons toujours une enquête sérieuse sur les incendies criminels, dans les années 80, ayant provoqué la mort de 52 personnes ; des sociétés immobilières sont fortement soupçonnées pour ces crimes lâches. En revanche, Christine LAGARDE, directrice générale du F.M.I, pourtant condamnée, a été exonérée de la sanction. Tout a été fait pour éviter la prison à Jérôme CAHUZAC, en ne prononçant que des sanctions avec sursis. Les BALKANY nous narguent chaque jour, en dépit de leurs méfaits, et Serge DASSAULT, jusqu'à sa mort, a échappé à toute sanction. Par ailleurs, quand Alexandre BENALLA cogne sur un manifestant du 1er mai, il est aussitôt récompensé par une invitation aux 20 heures de TF1. Johnny HALYDAY, accusé de viol, avec diverses addictions, devant encore plus de 10 millions d’euros au fisc et ayant déshérité ses enfants, a eu droit, pourtant, à des funérailles nationales aux frais des contribuables. En revanche, Black M, un rappeur, dont pourtant le grand-père a été tirailleur sénégalais, a été interdit d’un concert à l’occasion d’une rencontre franco-allemande, hélas sous la présidence de François HOLLANDE. Chez nos artistes, même si la conduite est glorieuse, tout est prétexte à polémique et procès d’intention. Ainsi, Joe STAR, qui n’a pas sa langue dans la poche, est souvent victime de ces calomnies. Il est bien évident qu’une bataille rangée, en bande, peut-être pour des motifs futiles, non pas sous la cage d’escalier, mais à l’aéroport, devant le monde entier, nous renvoie une image particulièrement négative. Je préfère l’action des Bleus, non pas celle en Afrique du Sud en 2010, mais en Russie en 2018, en nous ramenant la coupe du monde. Par ailleurs, Mamoudou CAMARA, qui n’est pas un artiste, par sa bravoure, a rendu un hommage vibrant à tous les héros du quotidien. Ces personnes exemplaires ont accompli, par des actions positives, un Jihad, confortant ainsi le bien-vivre ensemble.
Dans cette bataille, pour l’égalité réelle, nous avons plus que besoin, non seulement de l’exemplarité, mais aussi et surtout, de l’engagement résolu et public de tous les artistes, pour une France républicaine, de justice et de fraternité. Force est de constater que l’esprit esclavagiste et colonialiste, et notamment la culture dite de «l’assimilation», redoute l’irruption, sur la scène citoyenne et politiques, des artistes dont la voix peut porter loin, dans les cités les plus reculées. Dans chacune de leur communauté, ils ont leurs politiciens comme le Rassemblement national, leur porte-flingues, comme Alain FINKIELKRAULT et Eric ZEMMOUR, ou les chaînes d’information continue, qui nous renvoient, à longueur de journée, une image négative de nous-mêmes. Albert MEMMI définit le racisme comme étant «la dévalorisation profitable d'une différence» ou, plus techniquement, «le racisme est la valorisation, généralisée et définitive, de différences réelles ou imaginaires, au profit de l'accusateur et au détriment de sa victime, afin de légitimer une agression». Dans ce contexte, le moins moindre fait dévalorisant est exploité un maximum, pour justifier, a posteriori, des préjugés raciaux. Pourtant, et pour l’essentiel, les gens de bien, sont plus que majoritaires, sinon, la vie en collectivité serait impossible.
Nos associations chargées, théoriquement, de porter la bonne parole et de distiller le devoir d’exemplarité, ne s’occupent, en fait, que de leur soupe, de leurs subventions, et donc de la promotion personnelle de leurs dirigeants, souvent entre deux avions, occupés, sans cesse à faire des conférences. Ces associations ne prennent pas en charge les sujets et les problèmes fondamentaux et stratégiques des Français issus de l’immigration, pour un bien-vivre ensemble.
Là aussi, les artistes noirs américains ont déjà indiqué le chemin. Ainsi, Louis ARMSTRONG et Duke ELLINGTON sont des membres fondateurs du groupe «Harlem Renaissance» (Voir mon post sur Langston HUGUES, le chef de file de ce groupe), un mouvement culturel et politique pour les droits civiques des Noirs aux Etats-Unis.
En revanche, en Europe, et depuis quelques jours, en Italie, en raison de la montée du fascisme, et donc des discours haineux de Mattéo SALVINI, ministre de l’intérieur italien, plus de 12 Noirs ont été molestés ou tués (Voir mon post), tout récemment. Pendant ce temps, nos artistes noirs n’ont rien d’autre trouvé que de se battre à coup de poings dans un aéroport. Bien des immigrants meurent dans la Méditerranée, une loi scélérate sur l’immigration est votée en France, mais nos artistes «s’en battent les couilles», pour reprendre une expression vulgaire des quartiers.
Par conséquent, je rends un vibrant hommage au travail extraordinaire qu’accomplit, inlassablement, M. Lilian THURAM, champion du monde de football de 1998, contre le racisme, et pour faire gagner le bien-vivre ensemble. Je suis, également, fier de notre Ousmane CAMARA, basketteur à Limoges et champion de France, et du chanteur de rapp du groupe «Sexion d’Assaut», M. Adama DIALLO dit Barack Adama. Ces deux artistes nés en France, sont de parents de mon village, Danthiady.
Se battre pour le bien-vivre ensemble, c’est tout faire pour que l’on soit meilleur. On doit viser l’excellence, prendre toute notre juste place, en fonction de nos capacités, au sein de la société française, et ne pas être évalués sur des préjugés raciaux. Or, on veut nous cantonner dans un rôle négatif ou insignifiant de «bon nègre», celui exécute les travaux ingrats et mal rémunérés, ou celui qui est condamné à la marginalité et à la violence, dont la place toute désignée ne peut que se situer en prison. Face à ces stéréotypes détestables, je redis, fermement, que nous sommes aussi la France. Citoyens de ce pays, à égalité de droits et d’obligations, nous ferons triompher le bien-vivre ensemble. Je partage cet optimiste de James BALDWIN (voir mon post) cet écrivain noir américain, qui aimait la France, nous sommes aussi des Hommes : «Je suis obligé de croire que nous pouvons survivre à ce qui met notre survie en jeu. L’avenir des Noirs dans ce pays sera exactement aussi radieux aussi sombre que celui du pays. C’est entièrement au peuple américain et à ses représentants, qu’il revient de décider s’il va, ou non, regarder en face cet étranger qu’il calomnie depuis si longtemps, s’occuper de lui et l’embrasser. Ce que les Blancs doivent faire, c’est de trouver au fond d’eux-mêmes pourquoi, tout d’abord, il leur a été nécessaire d’avoir un «Nègre», parce que je ne suis pas un «Nègre», je suis un Homme» écrit BALDWIN.
"Le problème des noirs, c'est que ceux qui "cognent" ne sont pas politisés, et ceux qui sont politisés ne "cognent" pas" dit-on. Par conséquent j'invite BOOBA et KAARIS, et tous les artistes issus de l'immigration, à venir se battre, non pas à coups de poing, mais d’allumer tous les feux pour faire triompher le bien-vivre ensemble et la fraternité. Ce n'est pas une question de couleur, mais de dignité, d'égalité républicaine. Quand est citoyen, on fait triompher la Vérité et la Justice, et la fraternité.
Paris, le 2 août 2018, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
Le devoir d’exemplarité et la nécessité de l’engagement de nos artistes issus de l’immigration au service du bien-vivre ensemble», par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
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2 août 2018 4 02 /08 /août /2018 11:58
On note une recrudescence d'attaques, à caractère raciste contre les Noirs, en Italie, depuis quelques temps. Pas moins de 12 agressions contre les Noirs. En mai 2018, un vendeur ambulant sénégalais a été abattu de 6 coups de revolver à Florence. Dans cette série, Daisy OSAKUE, une athlète italienne d'origine nigériane a été violemment agressée. Un Marocain a été poursuivi et battu à mort. Un Italien d'origine sénégalaise, Ibrahima DIOP, a été refusé dans un hôpital avec comme explication "Fous le camp ! Ce n'est pas un vétérinaire ici !". Un autre Sénégalais, serveur dans un bar, a été battu avec des cris "sale nègre".
On se souvient tout récemment quand la France a gagné la coupe du monde le 15 juillet les déclarations à caractère raciste sur la composition ethnique de notre vaillante équipe.
On peut donc dire que sous ce gouvernement fasciste italien, la chasse est ouverte. Les défenseurs des droits de l'homme sont curieusement silencieux. J'imagine qu'Alain FINKIELKRAUT et Marine LE PEN doivent jubiler.
Je pense que les Noirs et les Arabes sont devenus, dans certains pays (Hongrie) avec la montée du populisme, les nouveaux Juifs d'Europe. Il y a des mots qui tuent ; les premiers responsables de cette situation, ce sont qui font l'apologie de la haine. Ainsi Mattéo SALVINI, le ministre italien de l'intérieur, n'hésite plus, dans ses discours, de faire référence à Benito MUSSOLINI, devenu son maître à penser
La France qui a allumé pas moins de 5 guerres locales et faisant perdurer de sa Françafrique, alimentant le flux de réfugiés, a la particularité d'avoir un parti fasciste très fort sur le plan électoral et dans la guerre des idées. En France, bien des gens pensent que le Rassemblement national serait devenu un parti républicain, respectable et légitime. Mais un parti refusant l'égalité et la fraternité, est hors de la République.
Beaucoup de gens, parfois de bonne foi, croient que vivant dans les pays occidentaux la démocratie serait acquise de façon irréversible.
Or, le Rassemblement national a déjà été, par deux fois, au 2ème tour des présidentielles en 2002 et 2017. Il n'est pas inconcevable qu'il gagne un jour les élections, compte des dérives constatées, récemment, avec les ratonnades de manifestants.
Par conséquent, la bête immonde n'est donc pas morte. C'est l'abstention des bons, leur manque de vigilance, qui peut menacer la République. Je redis à tous nos compatriotes, notamment les Français issus de l'immigration, tentés par l'abstention lors des consultations élections cela fait le jeu des extrémistes.
Ensemble luttons, sans relâche, contre la peste brune, pour le bien-vivre ensemble dans le respect mutuel et la fraternité.
Solidarité avec les républicains italiens dans leur lutte contre les idées nauséabondes !
Paris, le 31 juillet 2018, par M. Amadou Bal BA baamadou.overblog.fr
"La chasse est ouverte en Italie sous un gouvernement fasciste" par M. Amadou Bal BA - baamadou.overblog.fr
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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 23:46
Jusqu’ici, comme s'il avait un bon marabout, tout avait réussi au candidat, puis au président Emmanuel MACRON ; il a la jeunesse, le sourire cosmétique et une arme de guerre censée faire voler en éclats «le vieux monde». Dans ses flagorneries, une certaine presse, obséquieuse, superficielle et de connivence, l’a surnommé Jupiter. Dans sa pensée complexe, le président MACRON incarnerait, de façon olympienne, la fonction présidentielle. Les partis traditionnels victimes d’un «dégagisme», en référence à une expression de Jean-Luc MELENCHON, sont entrés dans une crise et un coma profonds. Devant ce champ de ruines, sans combattants, le président MACRON a enchaîné, coup sur coup, diverses réformes contre les acquis sociaux, sans grands dommages politiques pour son gouvernement et pour son image. Les vaillantes résistances des partis de gauche, fortement divisés et affaiblis, et des syndicats, se sont émoussées devant la toute puissance de Jupiter.
On se disait, qu’avec une pareille aura, un tel talisman, c’est déjà plié pour les prochaines élections européennes et municipales. La République En Marche va encore poursuivre et accentuer son hégémonie en vue d'une éventuelle recomposition du paysage politique. Et voila que patatras, un grain de sable vient de perturber la planète Jupiter. Le marabout de M. MACRON ne serait qu'un piètre charlatan de Barbès. En effet, l’affaire Alexandre BENALLA, apparemment anecdotique, révèle à l’opinion publique, anesthésiée et assoupie, une des plus grandes escroqueries de l’histoire politique de ce début du XXIème siècle, à savoir, que derrière cette savante gesticulation, ces mises en scène, se cachent, savamment, le mensonge, la dissimulation, l’instrumentalisation, et surtout l'esprit de caste et de château. La Macronie n’était, en fait, que le plus grand casse du siècle. L’égalité devant la loi, la protection du faible devant le fort, la compassion, ce sont des mots que nous revendiquons dans notre démocratie. M. MACRON avait réprimandé un jeune qui l’avait appelé «Manu» et non «Monsieur le Président». Il faut respecter les institutions. Mais pour les puissants, ces principes restent cantonnés uniquement dans le domaine de la rhétorique et de la communication. Tout est dans le sourire !
Souvenez-vous, le candidat Emmanuel MACRON, dans une ascension fulgurante, se disait «ni de gauche, ni de droite», mais, en fait, il cajole les riches, et fouette les pauvres, les retraités, les fonctionnaires, les collectivités locales et les immigrés. Il faut qu’il publie la liste de ses donateurs pour sa campagne aux élections présidentielles de 2017 !
Dans une démarche républicaine, contraint et forcé de voter M. MACRON au deuxième tour, je découvre, avec grand effroi qu’il est un ami de Philippe de VILLIERS, un vicomte ouvertement raciste qui le conseille à la Rotonde. Cette loi scélérate sur l’immigration, avec des règles contraires aux normes européennes, doit être abrogée. Nous réclamons aussi justice pour les familles de jeunes de banlieue morts lors d’un banal contrôle faciès (Adama TRAORE, Amadou KOUMé, Bouna et Zied), justice également Naomi MUSENGA, morte sans secours et Théo, violé au tonfa.
Par ailleurs, M. MACRON qui évoquait «le ventre des mères africaines» agitant ainsi le spectre du «grand remplacement», avait, pourtant soutenu, à juste titre, dans son projet présidentiel que l’Afrique est un «continent d’opportunités». Sitôt élu voila que les discours colonialistes et esclavagistes réapparaissent, et certains présidents africains sont même qualifiés «d’électriciens».
L’affaire BENALLA a un grand mérite, c’est que maintenant nous pouvons sonner l’hallali : «le Roi est tout nu» ! Magicien de la communication, le système de duplicité de M. MACRON, masqué par son sourire enjoliveur et rassurant, est démasqué. Le «vieux monde», loin de mourir, est bien incarné par M. MACRON, président des riches et protecteur de ses amis. En effet, le concept «Ni de gauche, ni de droite» s’il signifiait abandonner le manichéisme, l’esprit partisan, et s’attacher exclusivement à l’intérêt général, dans la prise de décisions courageuses pour faire avancer la société dans le bon sens, les réformes seraient acceptables. Une bonne réforme, tout en cassant la logique des privilèges indus, devrait répartir les sacrifices de façon juste et équitable et poursuivre des objectifs de progrès social et économique. Or, ce qu’on appelle la réforme en France, ce sont des politiques libérales pour lesquelles les faibles sont un poids mort et devraient payer les pots cassés des erreurs du capitalisme financier. Ce sont toujours les mêmes, les exclus, qui trinquent, et les puissants sont épargnés. Pour toutes ces soi-disant réformes à venir de la Macronie, mais qui sont une atteinte aux droits sociaux et aux libertés, il faut plus que jamais dire STOP aux saccages !
L'espoir et l'espérance ne meurent jamais ; il y a encore dans ce monde des privilèges, de sérieuses raisons de se révolter et de se battre pour la justice, la fraternité, l'égalité réelle, la transparence et le bien-vivre ensemble dans le respect mutuel.
Paris, le 21 juillet 2018 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Un grain de sable dans la planète Jupiter : le Roi est tout nu», par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
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19 juillet 2018 4 19 /07 /juillet /2018 18:35
"Première visite d'Etat du président chinois XI Jinping, au Sénégal" par M. Amadou Bal BA baamadou.overblog.fr 
M. XI Xingpin, président chinois entame, au Sénégal les 21 et 22 juillet 2018, une tournée africaine qui le mènera au Rwanda et en Afrique du Sud.
Depuis la fin de la guerre froide, et pendant la France est restée focalisée et hantée par les questions migratoires, les Chinois ont pris des parts de marchés importants en Afrique. Au Sénégal, la Chine a déjà réalisé le Stade de l'amitié, un barrage de désalinisation en Casamance, l'hôpital régional de Casamance, un théâtre et des infrastructures portuaires. Actuellement la Chine est engagée dans de nombreux projets d'un "Sénégal émergent" comme la fameuse autoroute "Ila Touba", le pont de Fondiougne, les forages multivillages. Les Chinois veulent même installer une usine de textile et racheter des terres pour l'agriculture. Le président Macky SALL, en rupture avec la politique d'Abdoulaye WADE qui avait privilégié les relations avec TAIWAN, a choisi la République populaire de Chine qui est ainsi devenue le 1er investisseur au Sénégal et son 2ème partenaire commercial. La diplomatie chinoise se fonde sur quelques principes : des rapports mutuellement avantageux et un respect de la souveraineté, ainsi qu'une rupture manifeste avec "l'afro-pessimisme" entretenu par les Occidentaux. Les rapports entre la Chine et l'Afrique pourraient être du "gagnant-gagnant"  ; la Chine, 2ème puissance mondiale en pleine expansion, recherche des matières premières et les pays africains ont pour souci de diversifier leurs relations commerciales et de sortir ainsi de la logique du "pré-carré" dans laquelle l'ancien colonisateur les enfermés.
Par ailleurs, constatant que l'octroi d'un visa, même pour nos étudiants francophones est devenue un parcours de combattant en dépit des soit-disants liens de francophonie qui nous unissent, la Chine, à travers son Institut Conficius, accorde, massivement, des bourses aux étudiants africains. On sait que les liens culturels créent aussi une dépendance économique. Peu importe la méthode, pourvu que le chat attrape des souris disait, en substance, DENG Xiao Ping.
Une importante communauté chinoise est déjà installée à Dakar, et a supplanté les commerçants libano-Syriens, un vestige du colonialisme.

Le Sénégal, pour mieux assurer son indépendance a diversifié ses relations économiques, notamment avec la Turquie et le Maroc.

Dans cette République sénégalaise qui ne produisait que des cacahuètes, depuis que du pétrole et du gaz ont été découverts à profusion dans ce pays, les Français, qui nous snobaient, ont brutalement changé de fusil d'épaule. Désormais, la société Total réclame sa part de gâteau, les géants de la distribution, comme Casino, veulent s'installer au Sénégal. Un TER et le centre de Diame nadio sont en construction.
Le candidat MACRON avait fait une bonne analyse des rapports entre l'Afrique et la France qui sont des "opportunités à saisir". Sitôt élu, face à un Front national arrogant, le président MACRON a changé de fusil d'épaule ; le discours colonialiste, paternaliste et esclavagiste a repris le dessus, notamment avec une nouvelle loi scélérate sur l'immigration et cette théorie honteuse sur les "ventres" de nos mères agitant ainsi en filigrane la fumeuse théorie du "grand remplacement". Justement, la Chine, un pays sur-peuplé, a pu vaincre le sous-développement en moins de 30 ans.
Je suis persuadé, qu'en raison des liens historiques et la langue commune qui nous unissent à la France, une coopération équitable, fondée sur la justice et la fraternité, est préférable à cette rhétorique frontiste, contreproductive ne pouvant que nuire aux intérêts de la France, notre alliée naturelle. Bien qu'une partie de la France redoute le multiculturalisme, les Français issus de l'immigration auraient pu être un solide lien entre l'Europe et l'Afrique. En effet, les sociétés multinationales françaises, opérant en Afrique, devraient employer et valoriser ces Français issus de l'immigration qui sont un atout en raison de leur parfaite connaissance de l'environnement africain.
En tout cas, les Chinois, dans  leur pragmatisme, sont à l'assaut de l'Afrique ce "continent d'opportunités" comme l'avait si bien qualifié le président MACRON.
Paris, le 19 juillet 2018 par M. Amadou Bal BA baamadou.overblog.fr
"Visite d"Etat du président chinois XI Jinping au Sénégal" par M. Amadou Bal BA baamadou.overblog.fr
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15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 15:05
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15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 14:53
«Finale de la coupe du monde France-Croatie : Le Jour de Gloire est arrivé», par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
Ce dimanche 15 juillet 2018, 4 buts pour la France et 2 pour la Croatie. La France est championne du monde pour la 2ème fois. Quelle joie immense ! Cette victoire est d'autant plus belle que la Croatie est une équipe teigneuse, et peu de gens attendaient cette équipe française multicolore qui a fait un parcours exceptionnel forçant l’admiration et le respect. Cette coupe du monde 2018 a été surprenante, les hiérarchies ont été sévèrement bousculées. Les grandes nations de football (Brésil, Allemagne, Portugal, Espagne, Uruguay), congédiées par les petits pays, ont été, progressivement, écartées. La France est opposée à la Croatie, un pays de 4,5 millions d’habitants, participant, pour la première fois, à une coupe du monde.
Je sais que dans quelques jours les discours d'intolérance vont reprendre de plus belle, mais pour l'instant je savoure, pleinement, ces moments de bonheur et de concorde nationale. Je compatis pour Eric ZEMMOUR et Alain FINKIELKRAUT, dans leurs moments provisoires de solitude et d'isolement.
En 1998, quand l’équipe de France, conduite par Zinédine ZIDANE, un homme discret et modeste dans son triomphe, bien des gens, dans l’euphorie de la victoire, avaient avancé, imprudemment, que désormais les valeurs du multiculturalisme avaient triomphé. Et pourtant la peste brune a éliminé le valeureux candidat, Lionel JOSPIN en 2002, et en 2017, le candidat Emmanuel MACRON n’a été élu que grâce à la contreperformance au débat télévisé de la candidate de la haine. Depuis lors, les chants de l’intolérance ne cessent de pavoiser et de plastronner.
Pourtant Kylian M’BAPPE, Paul POGBA, N’Golo KANTE et Samuel UMTITI, des jeunes de banlieue, nous ont administré la preuve irréfutable que la différence, loin d’être un mal, est une extraordinaire richesse. En effet, l'équipe de France métissée de football a gagné la campagne de Russie, là où Napoléon avait essuyé la Bérézina. Mamoudou GASSAMA, à travers son héroïsme, nous dit que la couleur n’a pas d’intérêt ; la seule distinction valide, c’est la distinction entre les gens qui poursuivent le Bien souverain, et qui sont l’écrasante majorité, et les autres dont la conduite doit s’améliorer.
Quand Trevor NOAH, un humoriste sud-africain opérant aux États-Unis, avait dit que c'est l'Afrique qui avait gagné cette coupe du monde, cela avait suscité une protestation de l'ambassadeur de France et des polémiques parfois oiseuses dans les réseaux sociaux. Pourtant, on peut être Français et avoir une identité particulière (africaine, juive, alsacienne ou corse), la doctrine de l'assimilation comporte certains relents colonialistes de hiérarchisation des cultures. Il y en a qui se croient civilisés et supérieurs aux autres en raison uniquement de la pigmentation de leur peau, comme si la couleur de la peau était le signe exclusif d'intelligence. Cependant, incontestablement c’est la France qui a gagné cette coupe du monde ; ce n'est pas l'Afrique. Mais cette victoire n'a été possible qu'avec des joueurs français d'ascendance africaine. Tout en conservant fièrement nos racines africaines, nous sommes également très fiers, par la même occasion, de revendiquer notre citoyenneté française, comme l'avaient fait jadis les tirailleurs sénégalais : Différents mais égaux ; on va mettre de la couleur dans ce pays.
Le Jour de Gloire dont je parle, puisque nous venons de célébrer notre fête nationale du 14 juillet, c’est le temps d’une coupe du monde, la victoire des valeurs républicaines d’égalité, de fraternité et de liberté. J’ai parcouru les rues de Paris avec ma fille Arsinoé et mon cousin, Abdoulaye BA. Tous, quelle que soit leur origine, ont fêté ensemble cette belle victoire de la France. La France plurielle, multicolore, tant redoutée par les adversaires résolus de la République, vient de rassembler toute la Nation, pour la faire vibrer de joie et d’espérance. Nous souffrons ensemble, et nous explosons aussi de joie ensemble ; nous restons unis dans la peine, comme dans les jours heureux, c’est cela une Nation, et ça le Jour de Gloire que rejettent tant de gens à l’esprit étriqué. L'intégration est donc en partie pour cette minorité que certains veulent reléguer au rang de l'invisibilité, d'indigènes de la République. Cette équipe de la France métissée a donc fait «battre le cœur de la France» en référence à un slogan de Benoît HAMON. Il y a donc bien des causes qui nous dépassent, qui transcendent ces peurs irrationnelles que certains ne cessent de caresser pour leur petite soupe. Il faut abroger cette loi scélérate sur l'immigration, réconcilier la police et les jeunes issus de l'immigration et rendre justice aux familles dont un des leurs a été fauché au cours d’un contrôle d'identité au faciès (Adama TRAORÉ, Amadou KOUME, Bouna et Zied) ou blessé dans leur chair (Théo). Nous revendiquons, avec la plus grande énergie, le bien-vivre ensemble dans le respect mutuel.
Par conséquent, je suis particulièrement fier, dans cette France métissée, de tous ceux qui participent, à leur niveau, souvent discrètement, au triomphe des valeurs républicaines du bien-vivre ensemble. J’exhibe, à ce titre, les personnalités nées en France et dont les parents sont originaires de mon village Danthiady, dans le Nord du Sénégal. Je veux citer, sans hiérarchiser, M. Ousmane CAMARA, champion de France de basketball, né à Oissel (Normandie) et qui joue à Limoges. Bien sûr que nous avons l’honneur d’avoir aussi M. Adama DIALLO, de Paris 9ème, plus connu sous le nom de Barack Adama, et qui le chanteur de rap français du groupe Sexion d’Assaut.
Je forme le vœu que cette coupe du monde, à travers la joie et les espoirs qu’elle draine, soit l’occasion de revenir aux enjeux fondamentaux auxquels nous sommes confrontés. L’immigration ne devrait pas cacher les responsabilités de notre classe politique. En effet, l’immigration est une chance ; c’est n’est pas un handicap. Les arguments de la peur et de la haine ne doivent, en aucune manière, occulter les problèmes liés aux politiques libérales avec leurs dégâts incommensurables.
Un grand BRAVO à cette équipe de «tirailleurs sénégalais», incarnant une France unie, et apaisée, continuera, je l’espère, à encore faire battre longtemps nos cœurs.
Vive la France républicaine métissée, solidaire et unie, dans le respect mutuel et le bien-vivre ensemble !

Paris, le 15 juillet 2018 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Bravo les Bleus !
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10 juillet 2018 2 10 /07 /juillet /2018 23:00
«La France, cette équipe de "tirailleurs", est en finale : on veut la coupe du monde comme en 1998 !», par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
Avec le but de UMTITI en 2ème mi-temps, on est en finale, pour la 3ème fois en 20 ans (1998, 2006 et 2018) ; la victoire est d'autant plus belle que la Belgique est une équipe solide. Le 15 juillet 2018 la France sera opposée à la Croatie, un pays slave qui va jouer pour la première fois une finale. On rêvait d'une finale contre l'Angleterre, mais on va avoir la Croatie, une équipe teigneuse, avec des ressources physiques mentales, ainsi que des qualités techniques indéniables. Comme en 1998, bien des Français ne croyaient pas en leur équipe, et pourtant l'aventure continue. On veut la coupe du monde !
Signe du destin c'est Malang DIEDHIOU, un Sénégalais, dernier représentant de l'Afrique, qui va arbitrer la finale du 15 juillet entre la France et la Croatie.
Apparemment, Jupiter qui agite les peurs irrationnelles ne vous soutient vraiment pas et s'est considérablement désintéressé de l'exploit de l'équipe de France. Mis en difficulté par le Front national lors des présidentielles de 2017, et devenu ami avec Philippe de VILLIERS, un raciste décomplexé, Jupiter semble, maintenant, habité par une obsession identitaire. Jupiter, dans ses stigmatisations, n'a pas hésité pas de fustiger le ventre de nos mères. Sensible aux difficultés des autres communautés et pour lesquelles il se manifeste immédiatement par un communiqué, Jupiter reste silencieux et peu compatissant à l'égard des familles des victimes de la banlieue (affaires Adama TRAORÉ, Théo, jeune abattu récemment à Nantes). Pour ma part, il faut condamner ces indignations sélectives ; quand on est censé être le président de tous les Français, UN égale UN.
Quelle dramatique transformation par rapport à son original et audacieux discours de candidat à la présidentielle ! La victoire de M. MACRON est la plus grande escroquerie de l'histoire politique, c'est un casse du siècle. En lui, tout n’est que vernis, dissimulation et instrumentalisation. En effet, et en dépit de ses allures juvéniles, sympathiques et rassurantes, Jupiter incarne, désormais, "ce vieux monde", cette grande hypocrisie esclavagiste et colonialiste, qu'il voulait, pourtant, combattre ; il oppose, sans cesse, les uns aux autres, notamment les riches contre les pauvres, les étrangers aux nationaux. Il cogne, sans ménagement, sur les pauvres, les retraités, les fonctionnaires et les collectivités locales, et il cajole, avec précaution et délicatesse, les riches.
Pourtant, il faudrait bien soutenir, sans failles, cette équipe de "tirailleurs sénégalais" comme les surnomme, avec ironie, mon ami Abou Oumar SENGHOTT. On croyait que les tirailleurs seraient ceux qui tirent ailleurs, mais cette équipe de la France métissée honore la République et vise juste, pour gagner ; elle a ainsi sorti, momentanément, le temps d’une coupe monde, les Français issus de l’immigration de la calomnie et de la stigmatisation. En effet, nous sommes loin de l'esprit désastreux de la coupe du monde, en 2010, en Afrique du Sud. Ici, en Russie, à travers Kylian M'BAPPÉ, un jeune talentueux de Bondy, issu d'une mère algérienne et d'un père camerounais, la France républicaine montre son beau et merveilleux visage, attestant ainsi que la différence est une formidable richesse, une chance.
Alors Jupiter n'ayez pas peur, entrez dans l'espérance ! Vous êtes à la tête d'un grand pays, cette France républicaine et multicolore avec de nombreux atouts et des talents, et qui est en finale à la coupe du monde. Apprenez donc à sourire et abandonnez cette sinistrose !
Allez les Bleus, continuez à nous faire rêver !
Vive la France métissée et républicaine ; restons unis et solidaires, dans la douleur comme dans la joie, pour le bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel.
 
Paris, le 10 juillet 2018 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"La France en finale de la coupe du monde de football 2018" par M. Amadou Bal BA baamadou.overblog.fr
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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 17:27
On redoutait un peu l'Uruguay une équipe très solide. Finalement c'est une victoire nette de la France qui confirme la solidité des nouvelles recrues.
2 buts pour la France, sans Blaise MATUIDI, de Rapgaël VARANE et Antoine GRIEZMANN contre l'Uruguay, sans Edinson CAVANI. La France sera opposée à la Belgique mardi 10 juillet 2018.
L'arbitre argentin a été trop complaisant à l'égard des charges irrégulières des uruguayens.
Kylian MBAPPÉ est en forme avec des accélérations et une bonne possession de balle. En dépit des relances approximatives, la France a maintenu son avance de 2 buts. Quelle immense contre la bêtise de MARADONA même l'arbitre de son pays a été vaincu.
Où est donc Jupiter ?
Dites-lui du haut de sa planète que l'équipe multicolore se bat pour une place en demi-finale et l'a gagnée de haute lutte.
Est-ce que notre président supporte l'équipe de France, lui qui a si peur de la diversité ?
Au lieu de taper sur les immigrés et les pauvres et de cajoler riches, il faudrait que Jupiter revienne sur terre ! Cette équipe de football de "tirailleurs" comme les surnomme Oumar SENGHOTT est toujours en compétition.
Cette équipe de France soutenue par tous les Africains est entrain de laver l'affront subi par les 5 pays africains éliminés et pour le bien-vivre ensemble. Pendant le temps du mondial, hormis la tragédie de Nantes, on ne parlera pas de l'immigration aux rubriques de la peur. N'est-ce pas Alain FINKIELKAUT ?
De grandes équipes (Allemagne, Brésil, Portugal, Espagne) ont été prématurément sorties dans ce mondial, mais la France est toujours en course. Cette coupe du monde est surprenante ; les hiérarchies sont bousculées.
Bravo les Bleus pour cette qualification.
Allez les Bleus encore plus loin ; on veut la coupe comme en 1998 ! En 1998, personne n'attendait, au début, les Bleus ; ce fut même au départ des quolibets, et puis, au fur et à mesure de la compétition, l'engouement s'est mis en marche.
Paris, le 6 juillet 2018, par M. Amadou Bal BA baamadou.overblog.fr
La France est en demi-finale par M. Amadou Bal BA baamadou.overblog.fr
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5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 22:56

Le Parc des Buttes-Chaumont à Paris entre tragédie et féérie.

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