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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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6 octobre 2018 6 06 /10 /octobre /2018 15:21
Artiste immense et monstre sacré de la chanson française, poète de génie, mélodiste surdoué, acteur de cinéma, défenseur ardent et infatigable de la langue française,  «Charles Aznavour est devenu unanimement un des visages de la France», dit le président MACRON lors de l’hommage national aux Invalides du 5 octobre 2018. «Au fil des années, cette présence, cette voix, cette intonation reconnaissable entre toutes s’est installée dans nos vies, quelle que soit notre condition, quel que soit notre âge» ajoute-t-il. Cet hommage national est un désaveu cinglant pour tous ceux qui agitent les peurs irrationnelles et redoutent le multiculturalisme. En effet, Charles AZNAVOUR, tout en revendiquant sa citoyenneté française, n’a jamais renié l’Arménie, le pays d’origine de ses parents. AZNAVOUR est un homme qui n'a jamais oublié ses racines, il évoque souvent l'Arménie, la bohème, les voyages, l'amour, l'amitié, avec tendresse. Il a dénoncé le génocide arménien commencé en 1894 pour reprendre en 1915, sa mère ayant perdu ses parents et ses frères lors de ce massacre : «Le but n'est pas de parler uniquement du génocide arménien mais des génocides. C’est important de commémorer pour ne pas sombrer dans l’oubli» dit-il. Bien d’artistes français ont, paraît-il, des origines arméniennes (Michel LEGRAND, Pascal LEGITIMUS, Hélène SEGARA, Patrick FIORI, Sylvie VARTAN). Après le tremblement de terre de 1988, AZNAVOUR a crée une fondation «Aznavour pour l’Arménie». Beaucoup de places publiques et de théâtres portent son nom. A sa mort à 94 ans, l’Arménie a décrété un jour de deuil national. AZNAVOUR est un légitimiste de droite, un Sarkozyste, résidant en Suisse, prêt même à accepter un gouvernement du Front national : «Je n’ai pas voté pour vous (François HOLLANDE), mais vous êtes le président de tous les Français, je suis français, donc vous êtes mon président. J’irai même plus loin : je crois que si Marine Le Pen, un jour, était élue, elle serait aussi ma présidente» dit-il. Pourtant, dans sa chanson, «Comme ils disent», il s’est battu pour la cause des invertis : «J’étais entouré de gays, Le Luron et d’autres... Ils étaient intelligents, brillants. Parmi ceux qui nous ont quittés, comme Jean-Claude Brialy, ce sont les homos que je regrette le plus. Ils ont un esprit, un humour, une tendresse pour l’amitié» dit AZNAVOUR.
De son vivant, et en dépit de son immense talent et de ses combats pour la défense de la langue française, Charles AZNAVOUR n’a jamais été projeté «en haut de l’affiche» au même titre que les monstres sacrés de la chanson française comme Jacques BREL, Georges BRASSENS ou Léo FERRE. Les intellectuels l’ont boudé. En effet, fils d’immigrés arméniens, Charles AZNAVOUR, par le hasard de l’histoire, voit le jour à Paris le 22 mai 1924. Ses parents, arrivés en France en 1923, habitaient, à l’époque, au n°36, rue Monsieur-le-Prince, à Paris 6ème, dans un hôtel meublé, avec peu de confort. Il ne devait pas s’appeler Charles, son vrai nom étant «Shahnourh Varinag AZNAVOURIAN», mais l’infirmière n’a pas sur le transcrire correctement : «Oui, en effet, c’était Shahnourh. Mais l’infirmière n’a pas su l’écrire. Je ne l’ai jamais revue pour la remercier» dit-il avec humour. Apparemment, le vrai nom de la famille c’est «AZNAOURIAN» et non «AZNAVOURIAN» ; son nom de famille a été, également, mal orthographié. Sa sœur, Aïda, est née à Salonique, en Grèce, le 13 janvier 1923. «Mon père Mischa Aznavourian et ma mère Knar Baghdassarian apatrides de passage en France, attendaient un visa pour les USA avec une enfant en bas âge, ma soeur Aida née en Grèce durant ce périple. Tout ce petit monde n'aurait jamais imaginé qu'il s'installerait pour toujours ici. Ma naissance un 22 mai 1924 dans un hôpital du 5ème arrondissement, rue Assas devait changer le cours de nos vies» dit Charles AZNAVOUR. Micha, son père, un baryton, né en Géorgie, est le fils d’un cuisinier du gouverneur d’Arménie. Knar BAGHDASSARIAN, sa mère, une comédienne, est issue d’une famille de commerçants arméniens originaires de Turquie. Ses parents sont affectueux et débrouillards, et son père qu’il décrit comme étant «un être confiant et dépensier, coureur et fêtard», ouvrent un restaurant d’abord, «Le Caucase», au 5 rue Champollion, à Paris 5ème, puis, un autre le «Caucase Bis» à la rue de la Huchette qui fait également faillite ; son père prend alors la gérance d’un café au 25 rue Cardinal-Lemoine, à Paris 5ème. Ils habitent un studio au dessus de ce restaurant : «Mon père, un être merveilleux et fantasque, travailleur, mais piètre homme d'affaire était plus doué pour pousser la chansonnette que pour diriger un commerce. Il ouvrit son propre restaurant rue Monsieur Le Prince où il eut la bonne idée d'engager un orchestre hongrois qui lui coutait souvent plus que sa recette étant donné qu'il offrait le couvert aux étudiants sans le sous de l'école de médecine et faisait crédit aux amis de passage» précisera-t-il.
Charles AZNAVOUR est élevé dans une atmosphère de musique, de théâtre et de poésie. À neuf ans, il entre à l’École du spectacle ; il y restera six ans. Puis, il se met à la chanson en suivant sa sœur Aïda dans une troupe de variétés. Ses mentors en musique sont Maurice CHEVALIER et Charles TRENET. Ami d’Edith PIAF, il n’a jamais obtenu ses faveurs «Ce n’était pas mon genre. Je les aime blondes aux yeux bleus et à la peau pâle. Ça a failli une fois, mais je ne peux pas le raconter» dit-il. Faux loser, vrai séducteur AZNAVOUR a été marié trois fois, et sa dernière femme, mariée en janvier 1967, Ulla THORSELL, lui a donné trois enfants, et il en avait déjà trois autres. «Du gavroche déluré, vaillant mais complexé, au débutant sensible, volontaire, audacieux et inspiré, de la vedette reconnue, admirée, voire aimée, mais toujours sur ses gardes, fébrile et timide, à la star internationale glorifiée, formidable showman qui conserve son humour, mais n’en finit pas de se vanter et de ressasser ses anciennes rancoeurs, le «petit Charles» semble avoir vécu plusieurs vies, parallèles ou successives» écrit Robert BELLERET, un de ses biographes.
En 1941, par l’entremise d’Edith PIAF, il fait la connaissance de Pierre ROCHE, jeune pianiste-compositeur avec qui il parcourt les cabarets de France et de Belgique. À la fin des années 1940, le duo AZNAVOUR-ROCHE part pour les États-Unis et aboutit à Montréal, au «Faisan Doré», où il reste à l'affiche pendant quarante mois. Mais la conquête du grand public tarde à venir et il examine, lucidement, ses limites ! «Quels sont mes handicaps ? Ma voix, ma taille, mes gestes, mon manque de culture et d'instruction, ma franchise, mon manque de personnalité. Ma voix, impossible de la changer. Les professeurs que j'ai consultés sont catégoriques : ils m'ont déconseillé de chanter. Je chanterai pourtant quitte à m'en déchirer la glotte. D'une petite dixième, je peux obtenir une étendue de près de trois octaves. Je peux avoir les possibilités d'un chanteur classique, malgré le brouillard qui voile mon timbre». Les professeurs que j’ai consultés sont catégoriques : ils m’ont déconseillé de chanter. Je chanterai pourtant, quitte à m’en déchirer la glotte» dit-il. En effet, les médias apprécient ses chansons, mais trouvent sa voix inaudible et son style de chanteur-acteur peu commercial.
En 1952,  AZNAVOUR rentre en France et commence à chanter en solo, sans succès immédiat. En revanche, il se fait vite un nom comme parolier et compositeur pour plusieurs artistes féminines célèbres. Le 2 décembre 1958, AZNAVOUR est la vedette à l’Olympia, d’un «Musicorama» retransmis en direct sur Europe 1. Le 12 décembre 1960, il chante à L’Alhambra, à Paris, notamment «Je me voyais déjà», et le triomphe arrive enfin. «Il n’y a pas de grandes ou petites chansons, il y a la chanson, un point, c’est tout. Celle que vous aimez, celle qui chante à vos cœurs et à vos mémoires, qui est et restera celle qui rend la vie meilleure, ou plus douce ou plus belle» dit AZNAVOUR. Dès lors, adopté par le public français, il enchaîne les tournées dans le monde avec un succès sans cesse grandissant, avec des titres comme : Il faut savoir, Et pourtant, La Bohème, La Mamma, For Me Formidable, Comme ils disent, Que c’est triste Venise. Partout, il devient un incontournable de la chanson française. Avant d’arriver à cette consécration, il en a bavé, comme on le dit, familièrement  «on m’a hué, envoyé des sous, des canettes de bière, mais j’ai tenu et je suis là». Finalement, il restera en haut de l’affiche, pendant plus de 84 ans.
Poète de la nostalgie, Charles AZNAVOUR chante la désespérance. Ainsi, dans «Comme ils disent», il écrit «J’habite seul avec maman dans un vieil appartement, rue Sarasate. J’ai, pour me tenir compagnie, une tortue, deux canaris et une chatte». Dans «Emmenez-moi», il mentionne : «Emmenez-moi au bout de la terre. Emmenez-moi au pays des merveilles. Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil». Jean COCTEAU s’est interrogé «Comment s’y prend-il cet Aznavour pour rendre l’amour malheureux sympathique? Avant lui, le désespoir était impopulaire». En fait, cet éloge de la tristesse est un plaidoyer pour l’Amour et l’espérance. Face aux incompréhensions et difficultés de l’amour, Charles AZNAVOUR rétorque «n’aie pas peur de la froidure, je te réchaufferai». Dans «Et pourtant», il fredonne : «Un beau matin, je sais que je m’éveillerai, différemment des autres jours. Et mon cœur délivré enfin de notre amour. Et pourtant, et pourtant, sans un remords, sans un regret, je partirai devant moi, sans espoir de retour, loin des yeux, loin du cœur, j’oublierai pour toujours, et ton corps et tes bras et ta voix, mon amour». Dans «Il faut savoir», il lance, face aux difficultés, ses préconisations : «Il faut savoir encore sourire quand le meilleur s’est retiré et qu’il ne reste que le pire. Dans une vie bête à pleurer, il faut savoir, coûte que coûte, garder sa dignité. Et malgré ce qu’il nous en coûte s’en aller sans se retourner».
Parallèlement à sa carrière de chanteur, AZNAVOUR entamera, dès 1955, un riche parcours d’acteur. Il jouera dans quelque 60 films.
Travailleur infatigable «rien ne peut vaincre 17 heures de travail par jour», telle est la devise d’AZNAVOUR. «Doué d'un talent et d'une ténacité hors du commun, Charles Aznavour a gravi les échelons de la gloire avec difficulté, mais sans jamais reculer» écrit José CORREA. Il a compris que tout se conquiert par un travail acharné : «On ne m’a jamais rien donné, même pas mon âge».  Son savoir-faire lui a permis d'atteindre au niveau mondial un sommet quasi absolu, au moins pour un Français, en termes de notoriété. Nourri d'influences multiples, il a su créer une oeuvre au ton original qui touche un public, notamment féminin, extrêmement large.
Auteur de nombreux ouvrages AZNAVOUR est resté modeste, il ne se considère pas comme un intellectuel : «Je ne me prends pas pour ce que je ne suis pas. Je ne suis pas un écrivain ni un intello, je suis un gamin de la rue. Ce livre est un cahier de brouillon» dit-il à propos de son livre «Retiens la vie», un recueil de ses pensées. Au début de son enthousiasme pour la littérature, il avait demandé des conseils de lecture à Jean COCTEAU qui lui a fait une petite liste de recommandations où l’on trouve Stendhal et Tolstoï, Conrad et Benjamin Constant, Dumas et Jack London. AZNAVOUR a raconté sa vie à travers notamment trois ouvrages A voix basse, D’une porte à l’autre, Tant que battra mon cœur ainsi que Retiens la vie ; il expose ses ambitions littéraires : «Parfois, devant la page blanche de mon ordinateur, je mets à rêver éveillé et je me dis : être l’auteur d’un immense succès, quel bonheur, quelle joie, quel pied ! (..) Nulle stricte obligation d’avoir le génie de l’écrivain, même s’il faut avoir un peu de talent. Encore faut-il avoir des choses à raconter, et à partager. (…) Raconter sa vie, partager ses souvenirs, livrer plus son intimité, n’est pas chose facile». Il n’aime pas critiquer les autres, dévoiler ses conquêtes amoureuses ou inciter son public à l’applaudir ; il y a toujours, en lui, une certaine retenue. Il n’écrit pas pour la postérité, la bibliothèque nationale est remplie d’ouvrages que personne ne lit plus. Sa seule force c’est sa création artistique : «mon travail est ma seule carte de visite» écrit-il. «J’écris une fois encore, même je ne suis pas ce qu’on appelle un écrivain, je dis nombre de chose avec humour, mais aussi ma vie, à prendre avec sérieux. Je n’ai pas rêvé, j’ai œuvré. J’ai rêvé les yeux ouverts, les pieds droits dans mes bottes, laissant les rêveurs impénitents sur le quai de la gloire, tandis que je prenais le train brinquebalant de l’aventure de la vie» écrit-il.
Charles AZNAVOUR est, désormais, élevé au rang de poète ; il est devenu «français par la langue. C’est par là qu’Aznavour devint ainsi français et même disait-il parisien, ancrant par les mots son imaginaire dans une identité qui n’était pas celle de ses parents, prenant pied dans la longue tradition des conteurs, des poètes» dit le président MACRON.
Au fil des ans, AZNAVOUR, devenu «Roi des cœurs» en référence au titre d’un ouvrage d’Annie REVAL, cumule prix et distinctions, tant pour ses films que pour ses chansons. Il est mondialement aimé et demeure toujours en haut de l'affiche. Professant la discipline et le travail, chantant dans cinq langues et ayant vendu plus de 200 millions de disques, l’homme aux mille chansons est devenu populaire dans le monde. En 2009, il s’est vu décerner un prix spécial pour l'ensemble de sa carrière par le Salon des professionnels de la musique. Charles AZNAVOUR a été élu officier de l’Ordre national du Québec en 2009. En 1993, le président d’Arménie le nommait ambassador-at-large ainsi qu’ambassadeur auprès de l’U.N.E.S.C.O, et, il devenait ambassadeur en Suisse de la République d’Arménie. Charles AZNAVOUR a, également, été élevé, en 2004, par le président Jacques CHIRAC aux rangs de commandeur de la Légion d’honneur et de commandeur dans l’Ordre national du mérite.
AZNAVOUR avait évoqué la mort : «Moi, je ne peux pas ne pas vivre et je vis en scène. Je suis heureux en scène et ça se voit» dit-il. Il était âgé, mais pas vieux, et se donnait comme objectif de devenir centenaire. «Un peuple sans poète, est un peuple sans folie. Un peuple sans folie est un peuple qui ne présente aucun intérêt» dit-on. «Pendant longtemps encore, des millions d’hommes et de femmes entendront soudain naître dans un coin de leur mémoire la mélodie lointaine et les mots vrais de Charles Aznavour. Parce qu’en France, les poètes ne meurent jamais» dira le président Emmanuel MACRON.
Indications bibliographiques
1 – Contributions de Charles Aznavour
AZNAVOUR (Charles), A voix basse, Paris, Don Quichotte, 2009, 225 pages ;        
AZNAVOUR (Charles), Aznavour par Aznavour, Paris, Fayard, 1970, 311 pages ; 
AZNAVOUR (Charles), Aznavour, en haut de l’affiche, Paris, Flammarion, 2011, 264 pages ;
AZNAVOUR (Charles), Aznavour, l’intégrale, Paris, Don Quichotte, 2010, 665 pages ;
AZNAVOUR (Charles), Charles Aznavour (choix de textes), Paris, Seghers, 1970, 192 pages ;
AZNAVOUR (Charles), D’une porte à l’autre, Paris, Points, 2012, 157 pages ;
AZNAVOUR (Charles), DURANT (Philippe), Aznavour, ma vie, mes chansons, mes films, Paris, éditions de la Martinière, 2015, 232 pages ;
AZNAVOUR (Charles), Images de ma vie, Paris, Flammarion, 2005, 158 pages ;
AZNAVOUR (Charles), Le temps des avants, Paris, Flammarion, 2003, 354 pages ;
AZNAVOUR (Charles), Mes chansons préférées, Saint-Cyr-sur-Loire, C. Pirot, 2000, 256 pages ;
AZNAVOUR (Charles), Mon père, ce géant, Lyon, éditions de la Loupe, 2008, 174 pages et Paris, Flammarion, 2007, 152 pages ;
AZNAVOUR (Charles), Petit frère (lettres), Paris, J’ai Lu, 1987, 284 pages ;
AZNAVOUR (Charles), Retiens la vie, Paris, Don Quichotte, 2017, 175 pages ;
AZNAVOUR (Charles), SAKA (Pierre), Un homme et ses chansons, Aznavour, Paris, éditions 1, 1994, 612 pages ;
AZNAVOUR (Charles), SALGUES (Yves), Charles Aznavour, Paris, Robert Laffont, 1964, 191 pages, et Paris, Seghers, 1987, 192 pages ;
AZNAVOUR (Charles), Tant que battra mon coeur, Paris, éditions Points, 2015, 228 pages ;
AZNAVOUR (Charles), Temps de pause, Paris, éditions Alternatives, 2000, 112 pages.
2 – Critiques de Charles Aznavour
BELLERET (Robert), Vie et légende de Charles Aznavour, Paris, Archipel, 2018, 638 pages ;
CORREA (José), Charles Aznavour, Paris, éditions BD Music, 2011, 32 pages ;
DELOEUVRE (Guy), Charles Aznavour : Mélodie d’un mortel, Paris, Indepently Published, 2018, 114 pages ;
DUREAU (Christian), Charles Aznavour : le comédien, le musicien, le magicien, préface de Fred Mella, Paris, D. Carpentier, 2010, 140 pages ;
LAMET (Christian), Charles Aznavour, Paris, Librio, 2004, 93 pages ;
MOREAU (Danielle), 80 ans et toujours fringants, Paris, Michel Lafon, 2013, 206 pages ;
PANTCHENKO (Daniel), ROBINE (Marc), Charles Aznavour, ou le destin apprivoisé, Paris, Fayard, Brezolles, «Chorus», 2006, 606 pages ;
REALI (Corinne), REVAL (Bernard), Aznavour, passionnément, préface de Del Roma, Paris, City éditions, 2007, 398 pages ;
REVAL (Annie), REVAL (Bernard), Aznavour, le roi de coeur, Paris, France-Empire, 2000, 443 pages.
Paris, le 5 octobre 2018, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
«Charles AZNAVOUR (1924-2018), poète défenseur de la langue française, chanteur de la désespérance» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 11:38
«Une Rentrée ratée de M. MACRON, d'un jeune représentant d'un vieux monde à bout de souffle : le début de la fin ?», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Pendant tout l'été 2018, claquemuré dans son fort et barbotant dans sa piscine, Jupiter attendait et espérait, ardemment, que la désastreuse affaire d'Etat d'un barbouze, BENALLA, soit oubliée. En dépit des groupies qui l'attendaient devant son château, dans sa grande majesté, il s'est fait désiré pendant longtemps. Et puis, par mansuétude, Jupiter, le magnanime, a daigné venir serrer quelques paluches, avec une mise en scène savamment orchestrée. Que Jupiter soit ainsi loué dans sa grande charité ! Alléluia !
Durant ces vacances, Brigitte faisait joujou, de manière indécente et outrageuse, avec son vélo et son scooter de mer, pendant que son mari refusait de répondre aux sollicitations d'un bateau de migrants, l’Aquarius, transportant des naufragés dont les vies sont menacées. Quelle indécence !
Sitôt revenu, bien bronzé pour organiser sa rentrée gouvernementale, voila que des nuages noires s'accumulent. La démission de Nicolas HULOT signe une rentrée bien ratée d'un président des riches, loin de la foule et des préoccupations sociales ou humanitaires. Jupiter, dans sa croisade contre le «vieux monde» avait fait illusion le temps d'une campagne électorale. Cependant, dans les faits, et comme l’avaient théorisé Hannah ARENDT, Michel FOUCAULT et Samir AMIN, la société libérale est devenue une démocratie contre la liberté. En effet, le pouvoir financier et mondialisé a pris et contrôle, désormais, le pouvoir politique. C’est la logique et la dictature des marchés. M. MACRON, tout en cajolant les riches, avait, en fait, un agenda caché : conformément aux injonctions des riches qui ont financé sa campagne électorale ; il est entrain de mettre en place, méthodiquement et sûrement, «une société disciplinaire», punitive, au sens où l’entendait Michel FOUCAULT, en réprimant, notamment, les étrangers, les chômeurs, les retraités, les veuves, les fonctionnaires et les collectivités locales. Le rôle du libéralisme, sans aucune conscience sociale, est de contrôler les corps et les esprits, afin de maximaliser les profits, la population étant devenue une richesse, qu’il faut «surveiller et punir», suivant FOUCAULT, si elle n’était plus docile. Pourtant «nos vies valent plus leurs profits», pour paraphraser Olivier BESANCENOT. En dépit des graves échecs d'un gouvernement qui fonce dans le mur, un communiqué de l'Elysée réitère que les réformes vont bien continuer. Les Gaulois ne sont pas «réfractaires» aux réformes à condition qu'elles soient justes, efficaces et cohérentes.
Le gouvernement a démissionné devant les lobbies de toutes sortes. Il y a une urgence climatique. «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs» disait Jacques CHIRAC. Il faut inverser l'échelle des priorités et mettre fin à l'égoïsme et à la cupidité. Mme Ségolène ROYAL pense, à juste titre, que la France doit continuer à se battre pour son leadership en matière de défense de l'environnement. Que de cette crise sortent des progrès !
Jupiter, président des riches, très autoritaire et centralisateur, arrogant et sûr de lui-même, est maintenant bien démasqué. A chaque rendez-vous électoral, notre classe politique nous berce d'illusions. Sitôt au pouvoir, c'est la dictature des marchés financiers, sans aucune conscience sociale ou pour la justice, la fraternité et l'égalité. Rien ne sera plus comme avant, l'embellie est finie pour Jupiter, et la confiance est définitivement rompue.
Jupiter avait gagné contre les partisans de la haine et grâce un front républicain. Il a donc une responsabilité particulière devant l'Histoire et face à la montée des populismes en Europe et en Amérique.
En attendant ces démissions successives de Mme Laura FESSEL, pour des raisons personnelles (elle n’avait pas déclaré une société d’image, suivant Médiapart) et des «vacances de Monsieur Nicolas HULOT», ces couacs qui se multiplient, tout cela désordre dans la machine huilée, jusqu'ici, de l'Elysée. En effet, M. MACRON a choisi un gouvernement de techniciens et de personnalités, sur lesquels il conserve son emprise totale. Pourtant, «le maître des horloges» a, désormais, perdu la main, tout lui échappe, et il commence à douter, y compris pour le timing de la constitution de son gouvernement ou le calendrier de certaines réformes comme la retenue à la source. En effet, la politique ce n'est pas l'amateurisme, c'est un vrai métier ; Ces personnalités populaires ou les techniciens du gouvernement n'ont aucune envergure politique face à un monde compliqué, avec des batailles politiques violentes en raison des réformes injustes en cours. Par ailleurs, le président MACRON a centralisé à l'Elysée tous les pouvoirs. Par conséquent le Parlement et le gouvernement dont les pouvoirs constitutionnels sont confisqués, sont devenus des pantins, sans réels pouvoirs. Cela génère un gâchis et des frustrations pour des compétences non optimisées.
Pour l’instant, le président MACRON a choisi, dans un remaniement limité, un remplacement poste par poste. Ainsi, François de RUGY prend le poste de Nicolas HULOT. L’ancien président de l’assemblée nationale, M. de RUGY, c’est celui, lors de la Primaire socialiste qui avait trahi ses engagements de soutenir le vainqueur, M. Benoît HAMON, a finalement choisi M. MACRON. Il perd le perchoir pour un Ministère, non pas de la «révolution» énergétique, mais de la «transition» écologique, c’est-à-dire de la compromission avec les objectifs du libéralisme et des différents lobbies.
Dernière nouvelle en date, M. Gérard COLLOMB, Ministre d'État et Ministre de l'intérieur, quitte le gouvernement. M. COLLOMB étant un poids lourd, homme de confiance et premier soutien du président MACRON, son départ fragilise encore, un peu plus, le président MACRON. Le navire est entrain de prendre l'eau, mais le président est dans le déni ; ce n'est «qu'une péripétie», lâche-t-il à l'encontre du départ de son fidèle ami Gérard COLLOMB. Pourtant rien ne va plus dans le fonctionnement normal du gouvernement qui ne fait que gérer des crises successives.
Franc-maçon et véhiculant pendant longtemps des valeurs humanistes et de fraternité, il fut un temps où notre Gérard était socialiste. J'avais échangé longuement avec lui au congrès de Poitiers. Hélas, M. COLLOMB est allé se compromettre avec ces Marcheurs, et notamment leur loi scélérate sur l'immigration avec des relents xénophobes. Mis en difficulté aux présidentielles, M. MACRON fait, parfois, du LE PEN sans LE PEN. J'espère que M. COLLOMB retrouvera le chemin de l'honneur et de la dignité qu'il n'aurait jamais dû quitter. En effet, rien ne va pas pour la Macronie ; le vent peut tourner, et Manuel valsera. On nous dira peut-être que «ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent», suivant une belle formule d'Edgar FAURE.
Le «maître des horloges» est dépassé par les évènements. Paralysé par ces crises ministérielles répétitives, Jupiter a déjà quitté le domaine de l'action pour celui des incantations : le travail gouvernemental et les réformes continent. Mais croit-il, lui-même, encore à ses coups de menton ?
Dans cette atmosphère de sauve-qui-peut quel sera le prochain Ministre à annoncer son départ à la presse ?
En raison de ces turbulences récurrentes et du manque de résultats probants, et de cette profonde crise de confiance à l'égard du gouvernement, les cartes sont, désormais, rebattues ; longtemps une victoire espérée facile des Marcheurs aux européennes de 2019 et aux municipales de 2020, est devenue, maintenant, hautement aléatoire.
Désormais, il appartient aux forces de gauche, de cesser leurs guerres de picrocholine, de s'ouvrir à la société dans sa diversité et de proposer une espérance et un espoir.
En ce 28 août, on se remémore ce rêve de Martin Luther KING d'une société plus juste, plus fraternelle.
Paris, le 28 août 2018, actualisé le 3 octobre 2018, actualisé le 4 septembre 2018 - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Une Rentrée ratée du jeune représentant d'un vieux monde à bout de souffle», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 11:55
Passé le temps de l'étonnement, la surprise, le choc de voir cette ancienne fonctionnaire des Nations unies, femme noire, musulmane, devenir Secrétaire générale de la puissante de la fédération internationale de football association (F.I.F.A) Mme Fatma SAMOURA exprime ses motivations et ses défis pour l’avenir. La FIFA existe depuis 1904, il a fallu attendre le 66ème congrès à Mexico du 13 mai 2016, pour qu’une Africaine puisse prendre ses fonctions de Secrétaire générale, le 20 juin 2016, à Zurich, en Suisse : «Aujourd'hui plus que jamais, la politique de la Fifa est zéro tolérance pour tout ce qui est acte discriminatoire. Il y a des gens qui ne pensent pas qu'une femme noire devrait diriger l'administration de la FIFA, c'est parfois aussi simple que ça» déclare-t-elle. La nomination de Mme SAMOURA à ce poste prestigieux est hautement symbolique : «Le plafond de verre a été brisé» estime-t-elle.
Ceux qui l’ont inspirée dans sa vie sont ses parents qui lui ont insufflé le pouvoir de croire en elle et quand on croit en soi on peut aller bien loin. En effet, le combat des femmes pour l’égalité, est hautement symbolique pour la diaspora qui se bat contre toutes sortes de discriminations. On ne demande jamais à un homme s’il est compétent pour faire le travail. En revanche, dès qu’il s’agit de quelqu’un issu de la diversité, et s’il s’agit en particulier d’une femme, on s’interroge, on se questionne ou fouille, même dans sa vie privée, pour débusquer une incompétence ou une soi-disant imposture. On doit constamment, travailler deux fois plus que les autres, se justifier et prouver qu'on est bien à une place méritée. Au début de sa prise de fonctions, certaines personnes envieuses et racistes, ont voulu prétendre que Fatma Diouf SAMOURA serait une parente d’El Hadji DIOUF, footballeur sénégalais, et qu'il y aurait donc un conflit d'intérêts ; les enquêtes ont montré que tout cela n’était qu’affabulation et intention de nuire. Mme SAMOURA a été «blanchie», si je puis m'exprimer ainsi.
S’exprimant parfaitement en français, anglais, espagnol et italien, après des études à l’Institut d’études supérieures spécialisées à Lyon, Mme Fatma SAMOURA a débuté sa carrière aux Nations Unies à Rome, en tant que responsable de la logistique du Programme alimentaire mondial en 1995. Par la suite, elle a occupé les fonctions de représentante nationale ou de coordinatrice adjointe pour les opérations humanitaires dans sept pays : Djibouti, Cameroun, Tchad, Guinée, Niger, Madagascar et Nigeria. En 21 ans de carrière aux Nations Unies, Mme SAMOURA a lancé et développé plusieurs programmes humanitaires à travers le monde, et, a mené, avec succès plus de cent projets professionnels comportant des enjeux financiers et budgétaires considérables. Fatma est fière de l’organisation du processus électoral au Madagascar quand elle était un agent des Nations Unies, et cela en dépit de diverses pressions et menaces, y compris sur sa fille.
Quand elle a pris ses fonctions à la FIFA, cette organisation était considérablement discréditée par des incidents racistes et homophobes défrayant la chronique dans les stades, et surtout des scandales ou soupçons de corruption, de trafic d’influence. Auparavant, la cupidité était décelable au plus haut niveau au sein de la FIFA : Sepp BLATTER, président de 1998-2016, l’ex-secrétaire général Jérôme VALCKE, ex-Secrétaire général de 2007-2015 et son adjoint Markus KATTNER se sont partagés, entre 2011 et 2015, 80 millions de dollars en augmentation de salaires et autres bonus. M. Jérôme VALCKE, a été licencié, puis suspendu 12 ans par la FIFA, notamment pour son implication dans un trafic de billets pour le Mondial 2014 au Brésil. En raison de ces activités quasi mafieuses, la FIFA avait, en 2016, un déficit de 369 millions de dollars.
Le personnel, fortement attaché au football, était démoralisé. Par l’échange et la conviction, elle a restauré le moral de ses salariés. Mme SAMOURA croit aux vertus du dialogue, mais aussi une dirigeante, pour être crédible, doit être exemplaire. Et, elle l'est.
La F.I.F.A a donc recruté, en a la personne de Mme Fatma SAMOURA, un dirigeant sortant du sérail, qui ne faisait pas partie de cette grande famille du football, qui avait une expérience en matière de réformes ; elle apporte la diversité place l’aspect humain et la bonne gouvernance au centre des décisions de la F.I.F.A. Ses méthodes de management étant appréciées en interne, Fatma s’est pourtant vu confier l’épineux dossier de la restructuration et la moralisation de la fédération internationale. La réforme des statuts se fonde sur certains principes de transparence et de moralisation de l’organisation : séparation et définition des pouvoirs ; limitation des mandats ; communication des rémunérations annuelles des cadres supérieurs de la FIFA ; renforcement du contrôle des mouvements financiers. Les commissions, dont le nombre a été réduit, disposent d'une plus grande indépendance et impliquent davantage de femmes, avec une parité hommes-femmes et une meilleure représentativité de toutes les zones géographiques, y compris au niveau du Conseil de la FIFA. Les statuts prévoient un système d'équilibre des pouvoirs destiné à lutter contre la corruption. Dans un souci d’éthique, l'une des initiatives fondamentales prises dès le premier jour a été le lancement d'audits financiers et légaux, ainsi que l'adoption d'une politique de tolérance zéro vis-à-vis des actions répréhensibles. La FIFA a introduit, sans ses règles de fonctionnement, le souci de respecter les droits, notamment pour les marchés publics. Ainsi, pour le Mondial 2022 au Qatar, avec ses controverses, la Secrétaire générale de la FIFA s’est employée à ce que les migrants, travaillant sur les chantiers de la future Coupe du monde, fassent l’objet d’un traitement équitable : «Au cours des six derniers mois, nous n'avons rien entendu de négatif au sujet de la condition des travailleurs au Qatar», a-t-elle déclaré.
Fatma n’est pas une femme de pouvoir, mais une personne d’influence pour peser sur le cours des choses, dans un sens positif. La F.I.F.A compte plus de 600 salariés, 52 nationalités et 40% du personnel, grâce à son action, est composé de femmes. Son grand combat, avant 2026, est de propulser, comme le football masculin, le football féminin sur le devant de la scène. Mme Fatma SAMOURA souhaiterait que les compétitions féminines génèrent plus de profits : «L'idée pour les compétitions féminines, c'est d'attirer beaucoup plus de sponsors, de faire en sorte que la Coupe du monde féminine puisse se financer elle-même, et qu'on puisse en tirer des revenus aussi bien au niveau des droits TV que de la commercialisation», dit-elle. Le football féminin est une question d’égalité et de lutte les discriminations : «Je pense qu'en tant qu'Africaine, femme, musulmane, à la tête de la Fifa, on ne peut pas trouver un meilleur avocat pour pouvoir parler de l'équité, du droit des femmes et de la non-discrimination parce que ce sont des choses que je vis au quotidien» dit-elle. Le football féminin, jusqu'alors le «parent pauvre» de ce sport prend «un essor irréversible» ajoute-t-elle. L’objectif est d’avoir 60 millions de licenciées femmes et donc de doubler le chiffre actuel. Mme SAMOURA est optimiste pour l’avenir du football féminin : «J'y crois dur comme fer, quand je vois le niveau d’enthousiasme suscité par la Coupe du monde féminine (au Canada en 2015) et l'engouement dans la préparation au jour le jour de la Coupe du monde en France en 2019, qui se passera notamment dans la ville où j'ai étudié, à Lyon, je dis bravo, maintenant il faut juste que les moyens suivent».
Bonne continuation à Mme Fatma SAMOURA, à la  FIFA, pour la diversité, et que le football, sport populaire, reste toujours une grande fête, au service d'une meilleure fraternité entre les peuples !
Paris, le 31 août 2018, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
Mme Fatma Samba DIOUF - SAMOURA, une Sénégalaise Secrétaire générale de la FIFA
Mme Fatma Samba DIOUF - SAMOURA, une Sénégalaise Secrétaire générale de la FIFA
Mme Fatma Samba DIOUF - SAMOURA, une Sénégalaise Secrétaire générale de la FIFA
Mme Fatma Samba DIOUF - SAMOURA, une Sénégalaise Secrétaire générale de la FIFA
Mme Fatma Samba DIOUF - SAMOURA, une Sénégalaise Secrétaire générale de la FIFA
Mme Fatma Samba DIOUF - SAMOURA, une Sénégalaise Secrétaire générale de la FIFA
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Mme Fatma Samba DIOUF - SAMOURA, une Sénégalaise Secrétaire générale de la FIFA

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 20:51
«L’homme noir n’est pas entré dans l’histoire» avait prétendu, outrageusement, Nicolas SARKOZY. La colonisation, dans son entreprise mercantiliste et de domination, avait nié, vainement, l’originalité de la culture africaine, afin de mieux nous assujettir et nous exploiter. «L’histoire de l’Afrique constitue le plus gros mensonge civilisationnel des plus criminogène qui ait existé. Elle avait été sciemment falsifiée, dès l’exploration européenne du continent africain» écrit KOKO LONSI. Pourtant, l’Afrique, berceau de l’Humanité, a vu naître de grands hommes, parfois méconnus ou méprisés, qui ont contribué à son rayonnement culturel. La jeunesse africaine et la diaspora ont besoin de croire en Afrique à son message, et toutes les potentialités que recèle ce continent. C’est ainsi que M. Gaspard-Hubert LONSI KOKO incite, dans «les Figures marquantes de l’Afrique subsaharienne», les Africains à s’approprier leur histoire et à contribuer à l’émergence de leur continent. En chercheur rigoureux et honnête, M. LONSI KOKO ne fait pas l’apologie aveugle de l’Afrique. Il a tenu à séparer la bonne graine de l’ivraie. En effet, certaines personnalités ne font pas honneur à l’Afrique. L’histoire de l’Afrique est faite de personnalités emblématiques et héroïques, mais d’autres sont sinistres et sanguinaires ont été souvent : «au service de puissances extracontinentales dont les actes, meurtriers et inhumains, doivent inciter à refuser de sombrer dans l’obscurantisme et l’asservissement». Les nouvelles générations africaines et la diaspora doivent apprendre à combattre, sans concession, les régimes préhistoriques et dynastiques qui font tant de mal à l’Afrique. Dans son ouvrage, «les figures marquantes de l’Afrique subsaharienne» M. LONSI KOKO, à valoriser les héros, souvent tragiques, les personnalités exceptionnelles,  dont «les actions, les convictions et les principes, ainsi que les rêves, ont respectivement façonné les différentes époques dans le but de baliser le chemin qu’emprunteraient les futures générations. (…) Passés à la postérité, ils représentent des modèles auxquels doivent se référer les Africains, finalité à renouer avec les gloires étatiques de jadis afin de faire triompher un autre modèle de société» écrit-il.
M. KOKO-LONSI n’a pas limité sa recherche aux personnalités politiques ou célèbres,  la richesse et l’originalité de sa démarche est de l’avoir élargi à différentes couches de la société, avec une documentation riche et fouillée, ainsi qu’une analyse fine. Il commence, d’abord, par les guerriers, les rebelles et les conquérants (Soundiata, Kanka Moussa, Sonni Ali-Ber, Askia Mohamed, Nzinga Mbemba, le roi Amador,  le roi Denis, Chaka Zoulou, Maba Diakhou BA, Amon NDouffou II, Msiri, Samory Touré, Lat-Dior, Bokar Biro, Moro Naba Wobgho). M LONSI KOKO examine ensuite l’histoire des prophètes, messianistes et hommes d’Eglise (Francisco Kasola, Cheikh Ahmadou Bamba, le prophète Harris, Charles Lwanga, Simon Kimbangu, André Matsoua, Samao Toko, Bernandin Gantin). Ensuite, il a relaté l’histoire des femmes courageuses et exemplaires (Amina de Zaria, Nzinga Mbandi, Fatima Soudi Bint Abderramane, Dona Béatrice Kimpa Vita Nsimba, Manthatisi, la reine Pokou, Ranavalona 1ère, Ilen Embet, Yaa Asantewaa, Taytu Betul, Labotsibeni Mdluli, Nehanda Nyakasikana, la reine Ngalifourou, Joséphine Bakhita, Ntebogang Ratshoa, les Amazones du Dahomey, Rose Ziba Chibambo, Gisèle Rabesahala, Jeanne-Marie Ruth-Rolland). M. LONSI KOKO évoque aussi le cas du dernier empereur d’Ethiopie, Haïlé Sélassié 1er. Il traite à n’en pas douter des Panafricanistes et des pères de l’indépendance (Jomo Kenyatta, Albert Lutuli, Kwame Nkrumah, Félix Houphouët-Boigny, Léopold Sédar Senghor, Philibert Tsirana, Barthélémy Boganda, Hamani Diori, Joseph Kasa Vubu, Ahmed sékou Touré, Julius Nyerere, Kneth Kaunda, Sam Nujoma, Samora Machel). Il n’oublie pas les révolutionnaires et les héros nationaux (Martin-Paul Samba, Ruben Um Niobé, Nelson Mandela, Amilcar Cabral, Patrice Lumumba, Louise Rwasagore, Thomas Sankara), ainsi quelques intellectuels militants (Paul Panda Farnana, Amadou Hampâté BA, Joseph Ki-Zerbo, Nadine Gordimer, Cheikh Anta Diop, Miriam Makéba, Dulcie September, Wangari Maathai,  Ken-Saro Wiwa, Steve Biko).
Je ne peux que recommander cet ouvrage de M. Gaspard LONSI KOKO : «Le jour où l’antilope racontera son histoire, on ne fera plus l’éloge du chasseur» dit un proverbe africain. Il faudrait donc lutter contre la colonisation des esprits, pour se libérer de ces chaînes invisibles qui nous empêchent de prendre en main, correctement, notre destin. Connaître pour agir, tel l’enjeu majeur que pose ce livre sur les figures marquantes de l’Afrique. Car, l’un des enjeux majeurs des années à venir sera celui de la souveraineté et du combat pour une société internationale de paix, plus juste et plus fraternelle.  Les enfants de la diaspora pourront mieux assumer leur double culture et leur nouvelle citoyenneté.
Natif de Kinshasa et vivant à Paris de longue date, M. Gaspard-Hubert LONSI KOKO est à la fois essayiste réformiste, romancier et analyste politique. Ainsi est-il l’auteur de nombreux ouvrages et de plusieurs articles. En tant qu’essayiste, il a publié des ouvrages politiquement engagés notamment sur un nouvel élan socialiste et l’histoire du socialisme français, démontrant ainsi sa naissance et ses réalités. Se penchant sur le dialogue entre le Nord et le Sud, il livre un aperçu exhaustif sur la politique africaine de François MITTERRAND. Acteur politique congolais, à travers trois ouvrages, M. Gaspard-Hubert LONSI KOKO met en évidence «le degré zéro de la politique» en cours en République Démocratique pour mieux asseoir sa propre vision de ce pays et de la région des Grands Lacs.
Comme romancier, outre les romans dits «classiques», M. LONSI KOKO a surtout publié des polars mettant en scène des détectives africains, plus précisément zaïrois, menant des investigations à travers les continents européen et africain. Mais derrière ces enquêtes policières qui nous divertissent, le citoyen LONSI KOKO interpelle notre conscience sur des sujets graves. C’est un témoin important de l’histoire immédiate, au moment où certains ont choisi de détourner la tête, il dénonce l’inacceptable et invite à poursuivre le Bien souverain. Ainsi, dans «Le demandeur d’asile», Léopold Mwana Malamu est membre, dans son pays d'origine situé au coeur de l'Afrique centrale, d'un mouvement clandestin qui s'oppose de la manière la plus efficace et la plus habile possible à la dictature du régime en place. Il est arrêté, torturé. Il finit par gagner l'Europe : l'Italie d'abord, ensuite la Suisse ; puis la France où l'accueille à bras ouverts une charmante dame de la meilleure société. Reste pour lui à obtenir le statut de réfugié politique. Toutes les démarches du jeune homme échouent et trouver un travail lui est également impossible. "Refoulé administratif" dans son pays d'origine, il est à nouveau torturé. Cet ouvrage met en évidence la flagrante contradiction entre l'image de marque de la France et le labyrinthe dans lequel s'engage le candidat au statut d'asile politique après s'être enfui de la dictature corrompue que soutiennent avec immoralité certains pays occidentaux.
Ecrivain prolifique et engagé, observateur attentif de la vie politique, dans sa contribution littéraire et sa conception du socialisme, M. LONSI KOKO est un fervent défenseur de l’égalité réelle, de la liberté, de la justice ; il combat le colonialisme et le racisme sous toutes leurs formes.
Contribution littéraire de M. Hubert Gaspard LONSI-KOKO
1 - Essais :
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), Les figures marquantes de l’Afrique subsaharienne, Paris, Atelier de l’Egrégore, 2017, 332 pages ;
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), Congo-Kinshasa : le degré zéro de la politique, Paris, L’Harmattan, 2012, 152 pages ;
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), La République Démocratique du Congo, un combat pour la survie, Paris, L’Harmattan, 2011, 90 pages ;
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), Le Congo-Kinshasa en quelques lettres, Paris, Atelier de l’Egrégore, 2018, 194 pages ;
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), Ma vision pour le Congo-Kinshasa et la région des Grands Lacs, Paris, L’Harmattan, 2013, 160 pages ;
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), Mitterrand l'Africain ?, Paris, éditions de l’Egrégore, 2007, 232 pages ;
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), Socialisme : un combat permanent - Tome 1 - Naissance et réalités du socialisme, Paris, éditions de l’Egrégore, 2008, 321 pages ;
 - LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), Un nouvel élan socialiste, Paris, L’Harmattan, 2005, 212 pages.
2 - Romans :
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), Le demandeur d'Asile, Paris, Atelier de l’Egrégore, 2006, 192 pages ;
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), Drosera capensis, Paris, Atelier de l’Egrégore, 2006, 192 pages ;
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), La vie parisienne d'un Négropolitain, Paris, Atelier de l’Egrégore, 2017, 214 pages.
3  - Romans policiers :
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), Au pays des mille collines, Paris, Atelier de l’Egrégore, 2017,  229 pages ;
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), Dangereuse comédie à Bamako, Paris, atelier de l’Egrégore, 2018, 280 pages.
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), Dans l'œil du léopard Paris, Atelier de l’Egrégore, 2017, 350 pages;
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), La chasse au léopard, Paris, Atelier de l’Egrégore, 2017, 362 pages ;
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), La trilogie des Grands Lacs, Paris, Atelier de l’Egrégore, 2017, 806 pages ;
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), Le justicier exécuteur Paris, Atelier de l’Egrégore, 2017, 260 pages;
- LONSI KOKO (Gaspard-Hubert), Pagaille à Mavoula !, Paris, atelier de l’Egrégore, 2018, 238 pages ;
Sites :
- L’Atelier de l’Égrégore :
Paris, le 29 août 2018, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
M. Hubert-Gaspard LONSI KOKO et les "Figures marquantes de l'Afrique".
M. Hubert-Gaspard LONSI KOKO et les "Figures marquantes de l'Afrique".
M. Hubert-Gaspard LONSI KOKO et les "Figures marquantes de l'Afrique".
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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 10:51
Le président Donald TRUMP, grand prédateur sexuel, outrancier, autoritaire, ouvertement raciste, islamophobe, complotiste, xénophobe, homophobe, misogyne, isolationniste, populiste et acquis à la Russie, est sérieusement menacé de destitution (Empeachment). Un journaliste célèbre, Bob WOODWARD, se fondant sur une enquête sérieuse, dans un livre «Fear» (la peur) à paraître le 11 septembre 2018, dénonce un système de management à la Maison Blanche fondé sur la peur et l’intimidation. «C’est un idiot. Il est inutile d’essayer de le convaincre de quoi que ce soit. Il a déraillé, on est chez les fous, je ne sais même pas ce que nous faisons là. C’est le pire boulot que j’aie jamais eu», John KELLY, un chef de cabinet du président. Donald TRUMP est un enfant gâté qui n’écoute que lui-même. Tout ce qu’il touche brûle : «Everything Trump Touches Dies» tel est le titre d’un ouvrage de Rick WILSON. Naturellement, Donald TRUMP balaie d’un revers de main cette enquête, prétendant qu’il s’agirait de «Hoax News», d’un livre mauvais, négatif et inexact. «Des histoires fabriquées, souvent par d’anciens employés mécontents, pour montrer le Président sous son pire jour» dit Sarah SANDERS, la porte-parole de Donald TRUMP. Mais WOODWARD a déjà travaillé sur l’affaire Watergate et a brossé le portrait de 8 présidents américains, avec une grande rigueur et un professionnalisme. Rick WILSON n’hésite pas décrire que Donald TRUMP est «le pire des présidents américains».
On sait maintenant que les Russes sont intervenus, massivement, dans la campagne électorale des présidentielles américaines pour favoriser le candidat républicain Donald TRUMP au détriment de la démocrate, Mme Hillary CLINTON. Les enquêtes en cours ont montré que TRUMP avait eu de nombreux entretiens téléphoniques avec l’ambassadeur russe aux Etats-Unis, qui a maintenant quitté ce pays. Par ailleurs, lors de la rencontre, en tête à tête entre TRUMP et PUTIN, le 16 juillet 2018 à Helsinki, Donald TRUMP qui a fait l’éloge du président russe, est apparu aux yeux de l’opinion publique comme avoir trahi les intérêts de son pays. En effet, le président américain a refusé de condamner la Russie pour les fortes suspicions d’ingérence dans les élections américaines : «ce n'était pas la Russie (...) Et je ne vois pas pourquoi ça le serait» dit-il, laissant entendre qu’il croyait, sur parole, les dénégations de Vladimir POUTINE. Cette attitude conciliante et complaisante avec la Russie avait suscité stupeur et indignation aux Etats-Unis. Compte tenu du tollé général produit par les premiers comptes rendus de cette rencontre, Donald TRUMP a été contraint à un rétropédalage. Donald TRUMP représente une menace pour la démocratie américaine, suivant Greg MILLER.
D’autres enquêtes en cours, et concernant l’usage massif d’argent liquide pendant la campagne électorale, et à la suite de témoignages de hautes personnalités proches de TRUMP, mais qui ont obtenu une immunité judiciaire, mettent gravement en difficulté le président américain. L’étau se resserre contre Donald TRUMP.
Dans sa stratégie de défense, le président américain attaque, tour à tour, une partie de la presse accusée de mener contre lui une campagne permanente «haineuse» (Hate News) ou d’orchestrer «une chasse aux sorcières» (Witch Hunt) ; il s’en prend aussi à la classe politique, accusée d’instrumentaliser à son égard la justice, une justice à deux vitesses (Double standard). Donald TRUMP qui estime avoir bien travaillé depuis son arrivée (taux de croissance de 4% et bourse record) estime que toute agitation est due aux élections de mi-mandat en novembre 2018. Mais il n’évoque ni l’inflation, ni la hausse des taux d’intérêts. Donald TRUMP s’est déjà séparé d’un bon nombre de ses conseillers, et il a la grande tentation de licencier le Procureur en charge des enquêtes en cours. On sait, que sous NIXON, le fait d’avoir tenté de révoquer le Procureur en charge de l’affaire Watergate, avait précipité sa chute.
Michael COHEN, l’ex-avocat de Donald TRUMP, qui enregistrait toutes leurs conversations téléphoniques, a révélé que le président américain avait violé, en 2016, les règles de financement de campagne en achetant le silence de deux actrices du porno qui clamaient avoir eu, avec lui, des relations sexuelles.
Par ailleurs, Donald TRUMP est engagé dans une guerre commerciale contre le monde entier. Si les Européens, sont atlantistes et se sont couchés devant l’Oncle Sam, en revanche, les Chinois ont répliqué en ajustant les droits de douane. L’Arabie Saoudite bombarde, aveuglément, avec des armes américaines, les populations civiles yéménites, dont de nombreux enfants ; ce qui constitue un crime contre l’humanité. C’est Donald TRUMP qui a appuyé le très conservateur Benjamin NETHENYAOU, pour le transfert de la capitale israélienne à Jérusalem, conduisant à un massacre de populations palestiniennes venues manifester, légitimement, contre cette décision inique. C’est également Donald TRUMP qui pousse à une guerre contre l’Iran.
Sur le plan interne, le traitement des immigrants, séparés de leurs enfants, avait gravement choqué l’opinion publique américaine.
Qui avait dit que les Etats africains sont des pays de merde ?
N'est-ce pas TRUMP qui avait fait une blague de mauvais goût sur la maladie du sénateur John McCain qui vient de disparaître ?
En effet, le sénateur McCain était opposé à un projet de nomination d'une directrice de la CIA. Donald TRUMP avait dit : "Pas grave, il va mourir".
Le verdict d’Elizabeth HOLTZMAN est sans appel : President Donald Trump threatens our democracy. He lies, attacks our constitution, assaults the press, and obstructs justice. He causes unfathomable damage. The Constitution has a remedy for presidents who commit “great and dangerous offenses” : Impeachment”. Greg UNGER a décrit les relations entre Donald TRUMP et la mafia russe.
En dépit de ces fortes turbulences qu’affrontent Donald TRUMP, le Parti démocrate, dans la perspective des élections de mi-mandat en novembre 2018, est en panne de leader charismatique, et reste encore verrouillé par Hillary CLINTON. C’est un Parti inaudible dans ce débat politique virulent aux Etats-Unis, qui reste largement judiciaire. Je compte sur Michèle OBAMA, pour laver tous ces affronts. J’espère que Michèle OBAMA se présentera aux prochaines élections présidentielles américaines.
Bibliographie très sommaire,
HOLTZMAN (Elizabeth), The Case for Empeaching Trump, N.Y, Hot Books, 2018, 160 pages ;
MILLER (Greg), The Apprentice : Trump, Russia and the Subversion of American Democracry, New York, Custom House, 2018, 448 pages ;
UNGER (Craig), House of Trump, House of Putin : The Untold Story of Donald Trump and the Russian Mafia, New York, Bantam, 2018, 368 pages ;
WILSON (Rick), Everything Trump Touches Dies : A Republican Strategist Gets Real About the Worst President, New York, Free Press, 336 pages ;
WOODWARD (Bob), Fear, Donald Trump in the White House, New York, Simon and Chuster, 2018, 448 pages.
Paris, le 25 août 2018, actualisé le 5 septembre 2018, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
«Donald TRUMP menacé de destitution ?», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 11:24
L’ancien président des Etats-Unis, à 94 ans, vit avec sa femme, Rosalynn, dans une maison qu’il a construite avant son accession à la présidence des Etats-Unis, et valant 167 000 dollars. Contrairement à la plupart de nos chefs ou hauts fonctionnaires africains, qui se sont enrichis à une vitesse de météorite, dans un océan de pauvreté qui dévore nos jeunes, Jimmy CARTER est resté un exemple vivant de modestie, de probité, d’humanité et de grandeur. Il a mis en conformité sa vie avec les principes et valeurs qu’il a toujours défendus. En grand sage africain, Jimmy CARTER apprécie les vertus de l’âge avancé : «As we've grown older, the results have been surprisingly good» écrit dans «The Virtues of Aging».C’est un ancien président apaisé, appréciant la joie de vivre, et savourant, chaque instant, à la campagne. Le président CARTER a fait le bilan d’étape de sa vie dans un ouvrage «A Full Life : Reflexions at Nineties» ; Certains événements l’ont profondément marqué, avec des leçons grandes ou petites, amusantes ou des erreurs à ne plus commettre. Ce qui domine sa vie, selon lui, ce sont les années passées à la Maison Blanche. «Nous devons dire la Vérité, obéir à la Loi et préserver la Paix» lui disait le Vice-président Walter MONDALE, et CARTER ajoutait toujours, «dans le respect des droits de l’Homme».
Jimmy CARTER est, profondément, un homme du Sud rural, mais un homme habité par l’espoir et l’espérance, une grande tolérance, un sentiment de justice, d’égalité et de paix. The Carters were ordinary people whose dramatic and colorful story resonates with human life, defeat, courage, inspiration, hope, and extraordinary accomplishments”, écrit Stanly GODBOLD. Enfant, ses repas étaient préparés par une femme noire habitant la ferme. Il allait souvent jouer avec des enfants Noirs, ils allaient à la pêche ou à la chasse du petit gibier, ou il allait vendre ses cacahuètes à Plains. Jimmy n’avait pas encore conscience de la ségrégation raciale dans le Sud. Très jeune il avait certes remarqué que les écoles étaient séparées et que les Noirs n’avaient pas le droit de vote, il estime qu’il a été, au départ, abusé par l’émergence de notables noirs qui vivaient confortablement, comme le Bishop William Decker JOHN, qui avait une Cadillac, un chauffeur et s’était rendu à Paris en vacances. «Even when I was a child, my mother was known in our community for her refusal to accept any restraints on her treatment of the Black citizens as equals. (…) My father always treated his African American customers and employees with meticulous fairness and respect, but he believed completely that the two races must be segregated” écrit-il.
James, Earl CARTER Junior, dit Jimmy, 39ème président, (démocrate) des Etats-Unis est né le 1er octobre 1924, dans un petit village rural, Plains, en Géorgie, et il a grandi non loin de là, dans la communauté d’Archery. CARTER a relaté ses souvenirs d’enfance, durant Noël à Plains, la source de sa force spirituelle où respirent l’amour et l’amitié. Il décrit la vie des gens simples pendant cette période festive : «l’Eggnog» de son papa, une boisson faite de lait avec des œufs et du sucre, la décoration de la maison, la parade de Noël faite par les enfants de l’école et le feu d’artifice et la pauvreté touchante de ses voisins Noirs. Jimmy CARTER a pris l’habitude de passer tous les Noëls à son village Plains, sauf quand les Américains ont été pris en otage, en Iran. Il préféra pendant ces instants tragiques de rester à Camp David avec le personnel de la Maison Blanche et leurs familles. Il évoque tous ces souvenirs, dans ses mémoires, «An Hour before Daylight».
Son père, James Earl CARTER, Sr (1894-1953), était un fermier, législateur de Plains et homme d’affaires. Son père était strict, mais ne le corrigeait qu’après l’avoir entendu. Jimmy contrevenait rarement à ses instructions, et recherchait son approbation pour toute nouvelle initiative, et il recherchait aussi ses critiques constructives. Sa mère, Bessie Lillian Gordy CARTER (1898-1983), une infirmière, une assistante d’un physicien, une productrice de noix de pécan, une Volontaire du Corps de la Paix, et une conteuse hors pair. Ses parents sont des baptistes pratiquants. Chaque individu est largement influencé par son histoire familiale. Jeff CARTER a produit une remarquable biographie et une saga de la famille des CARTER, dans laquelle la violence reste présente. Ainsi, un de ses ancêtres, Wiley CARTER (1798-1864), tua, en légitime défense, dans le County de Wilkes, un homme nommé Usry. Bien qu’il fut acquitté, il en résulta un profond ressentiment de la part de la famille du défunt ; il sera donc obligé de déménager, à la mort de sa femme, dans un village à 10 km de Plains.  Le quatrième fils de Wiley, est le grand-père de Jimmy, il s’appelait Little Berry Walker CARTER (1829-1873) ; il a été militaire dans l’artillerie de l’armée confédérale. Little Berry  a été tué au cours d’une dispute qui a dégénéré. L’un de ses fils, Billy, et le grand-père de Jimmy, nommé William Archibald CARTER (1858-1903), déménagea en 1888, à Rowena, pour créer une ferme. Un jour, Billy se blessa, gravement, avec sa machette, alors qu’il coupait la canne à sucre. Billy sera tué lors d’une bagarre contre Will TIAFERRO qui lui avait volé une partie de sa récolte. En 1904, la famille CARTER vient à s’installer à Plains, et achète une ferme, à Archery, dans le comté de Webster, à 4,8 km de Plains, et la famille a occupé, à partir de 1928. Un endroit rustique, sans chauffage, ni électricité, ni eau courante, jusqu’en 1939.
Lillian GORDY, la mère de Jimmy, a abandonné sa fonction d’employée de la poste à Richland, pour venir s’installer, dans les années 20, à Plains, afin de devenir infirmière. 
La mère de Jimmy, en raison de sa fibre, sociale était fondamentalement antiraciste, dans un Sud où sévit, pourtant, la ségrégation raciale et la grande dépression. En dépit de ses nombreuses occupations, c’est une mère attentive et aimante : “My mother was often gone from home when I was a boy, serving as a nurse on private duty in her patients’ homes. She was supposed to receive six dollars for her twenty hours of service, but knew in advance that most of her families would never be able to pay. Since she came home around midnight to bathe and change into a fresh uniform, we children would sometimes miss seeing her for more than a week at a time. She would not forget, however, to leave written instructions on the front room table that prescribed our multiple chores.”
Le jeune Jimmy a suivi ses études primaires, à l’école publique de Plains, ses études à Georgia Southern College, et ses études supérieures à Georgia Institute of Technology, et il entre à l’académie navale en juillet 1943, et en sort en 1946, avec un diplôme du Bachelor du Science Degree. Il a accédé au grade de Lieutenant dans la Marine. Il a été choisi par l’amiral Hyman RICKOVER pour faire partie de l’équipe conduisant le programme nucléaire des sous-marins. Affecté à Schenectady à New York, il s’est spécialisé en réacteurs nucléaires et en physique nucléaire.
Jimmy CARTER se marie le 7 juillet 1946 avec Rosalynn SMITH à Plains. Rosalynn est la fille d’Edgar et Allie SMITH, des voisins de la famille CARTER. Ils ont quatre enfants : John William «Jack», né en 1947, James Earl III «Chip», né en 1950, Jeffrey Donnel, né en 1952 et Amy Lynn, née en 1967. Il dédie, un de ses ouvrages, à sa femme avec cette mention «To Rosalynn, who kept my life full of love» dans «A Full Life».
Le père de Rosalynn était le seul mécanicien automobile du coin. Quand le père de Jimmy meurt en 1953, il démissionne de la Commission navale et retourne à son village natal à Plains. Ila repris la ferme familiale, avec l’aide de sa femme. Jimmy devient vite le leader de sa communauté villageoise, avec des objectifs sociaux en matière d’éducation, de santé et il met en place une librairie. Le métier de planteur de cacahuète, quels qu'en soient les charmes, vantés par Jimmy CARTER lui-même, n'est pas assez exaltant pour cet homme ambitieux : il se lance dans la politique locale, comme démocrate, ce qui est la règle presque exclusive dans le Sud. Il a gravi tous les échelons de la politique en choisissant d’avoir une base locale. Ainsi, il est élu sénateur en 1962. Il échoue aux élections de gouverneur en 1966, mais il sera victorieux le 12 janvier 1971. Pendant ses deux mandats, il s'y montre conservateur en matière fiscale et libéral sur les problèmes sociaux. CARTER est élu gouverneur de Géorgie en soutenant le programme électoral de George WALLACE. Son discours d'investiture constitue une surprise pour ceux de ses électeurs qui l'avaient cru raciste. Il déclare, en effet : «Je dois vous dire franchement que le temps de la discrimination est terminé» ; il nomme alors des Noirs à des postes de responsabilité au sein de l’Etat de Géorgie.
CARTER a annoncé sa candidature aux présidentielles le 12 décembre 1974, il est désigné par son parti en 1976, et il est élu président des Etats-Unis le 2 novembre 1976. Jimmy CARTER rappelle qu’il n’avait pas à l’avance, un plan de carrière, tout a été décidé au fur et à mesure des étapes de sa vie : «There was never an orderly or planed path to get during my early life. Each step in my career, I made somewhat peremptory decisions about the next one» écrit-il. Jimmy CARTER sera président des Etats-Unis du 20 janvier 1977 au 20 janvier 1981. CARTER bat Gérald FORD (1913-2006) et devient le premier président originaire du Sud profond, «Deep South», depuis la guerre de Sécession (1861-1865). Sa victoire démontre une nette division du pays sur des bases géographiques. En plus d'avoir repris le contrôle de la Maison-Blanche, les démocrates conservent de fortes majorités au Sénat et à la Chambre des représentants.
Le président CARTER a toujours mis la justice sociale et les droits humains, au cœur de sa politique étrangère, rompant avec la politique cynique et de compromission du gouvernement de Richard NIXON (1913-1994), fondée sur la «Realpolitik». Durant son mandat, il aura accompli, notamment en politique étrangère, les traités du Canal de Panama, les accords de Camp David, le traité de paix entre l’Egypte et Israël, le traité Salt II avec l’Union soviétique, l’établissement de relations diplomatiques avec la Chine. Paradoxalement, CARTER lance aussi le premier grand programme audacieux de réarmement américain. En dépit de ces succès diplomatiques indéniables qui ont marqué les esprits, sa gestion brouillonne des affaires afghane et iranienne sème le trouble dans l’opinion publique, encore traumatisée par le grave revers au Vietnam. En effet, le président CARTER accueillit à contrecoeur le dictateur déchu, Mohammad Reza Chah Pahlavi, en tant que réfugié politique sur le sol américain, ce qui provoqua la grogne des révolutionnaires iraniens. En représailles, 52 employés de l’ambassade américaine en Iran furent pris en otage durant 14 mois. De plus, les accords SALT II furent suspendus suite au commencement de l'intervention soviétique en Afghanistan, en 1979. Par ailleurs, Anouar EL-SADATE (1918-1981) et Menahem BEGIN (1913-1992) seront, par la suite, assassinés. La politique étrangère de CARTER, en principe, basée sur le respect des droits de l'homme, a mis fin au soutien américain envers le gouvernement somoziste au Nicaragua. Le président CARTER ira même jusqu'à financer les opposants à ce gouvernement qui violait couramment les droits de l'homme. En revanche, le président CARTER ne s’est pas attaqué à l’Apartheid en Afrique du Sud, en pleine guerre froide, jugeant que les matières premières de ce pays étaient utiles à l’Occident.
Dans le domaine de la politique intérieure, il a mis en place un programme d’énergie, avec un Département de l’énergie, la dérégulation en matière d’énergie, de transport, de communications et de finances, un ambitieux programme sur l’éducation, un programme de défense de l’environnement, dont l’Alaska National Interest Lands Conservation Act.
Conservateur en matière économique, sa politique intérieure n’a pas été une restauration complète, après les présidences de Richard NIXON et de Gérald FORD, de la «New Deal». Au cours de la campagne électorale, Gérald FORD remontait dans les sondages, et subitement, le candidat CARTER a mis un peu plus un coup de barre à gauche. Voulant séduire les classes populaires, notamment les Noirs, il a promis programme massif de créations d’emplois pour les pauvres et les ouvriers et à venir en aide aux villes durement touchées par les restructurations industrielles et la diminution des subventions fédérales. En fait, pendant son mandat, l’emploi s’est détérioré, les revenus et le niveau de vie des pauvres ne se sont pas substantiellement améliorés.  Ses réformes économiques et sociales n’ont pas été remises en cause par son successeur Ronald REGEAN. Les Américains étaient de plus en plus réticents à l’augmentation des impôts et à la politique de l’offre consistant à favoriser les dépenses publiques. Aussi, l'augmentation des dépenses publiques pour venir en aide aux plus déshérités, pour freiner le développement du chômage, pour porter secours à de nombreuses entreprises en faillite, débouche finalement sur une reprise de l'inflation et une véritable récession malgré un déficit budgétaire de plus en plus fort ; ce qui n’a pas été apprécié par les classes aisées.
En revanche, Jimmy CARTER a restauré le prestige et l’honneur de l’administration américaine, largement abimée par les années du scandale de Watergate et de la guerre du Vietnam. En effet, en poste du 20 janvier 1969 au 9 août 1974, Richard NIXON a été contraint à la démission, pour éviter la destitution, en raison des écoutes téléphoniques illégales, dont celles du Parti démocrate. L’Amérique de Donald TRUMP, marquée par la culture du tweet, l’irrespect des minorités, des institutions, de la presse, des femmes, de la société internationale, tranche avec cette présidence sobre et éthique de CARTER.
Président d’un seul mandat, Jimmy CARTER a continué, autrement, son action pour la paix. En 1982, il devient un professeur émérite à l’université d’Atlanta, en Géorgie et créé une fondation, The Carter Center, dont le but est de résoudre les conflits internationaux, promouvoir la démocratie, protéger les droits de l’homme et lutter contre les endémies et autres maladies, ainsi que favoriser l’autonomie alimentaire. C’est ainsi que le président CARTER, à travers sa fondation a été nommé médiateur dans différents conflits, notamment en Ethiopie-Erythrée, en Corée du Nord, au Libéria, en Haïti, en Bosnie, au Soudan, aux Grands lacs en Afrique, entre le Soudan et l’Ouganda, au Venezuela, au Népal, entre l’Equateur et la Colombie. Sa Fondation a déjà envoyé, par 72 fois des observateurs à différentes élections.
Le 10 décembre 2002, Jimmy CARTER a été lauréat du Prix Nobel de la Paix  ; c’est une récompense pour son combat de l’ancien président des Etats-Unis «pour trouver des solutions pacifiques» aux conflits internationaux : “for his decades of untiring effort to find peaceful solutions to international conflicts, to advance democracy and human rights, and to promote economic and social development.” Pour le président CARTER cette distinction est une rétribution pour ses efforts pour la paix : «Je pense qu’il ne fait aucun doute que le prix Nobel encourage les gens à réfléchir à la paix et aux droits de l’homme, je suis donc très reconnaissant et honoré par cette récompense» dit-il.
Revenu vivre dans sa maison, avec des promenades dans les bois et la peinture, Jimmy CARTER a fait un bilan satisfaisant de sa vie, et fait face à l’avenir avec confiance et sérénité : «The life that we have now is the best of all. We have an expanding and harmonious family, rich life in our church and Plains community and diversity projects. (…) We are blessed with good health and look for the future eagerness and confidence, but are prepared for inevitable adversity when its comes” écrit-il. Atteint d’un cancer au cerveau, mais avec rémission, le président CARTER est apaisé : «J'ai eu une existence passionnante, (...) j'ai eu beaucoup de chance. Je suis à l'aise face à ce qui arrivera (...) Je suis prêt pour cette nouvelle aventure» déclare-t-il en 2015.
Bibliographie très sélective
1 – Contributions de Jimmy Carter
CARTER (Jimmy), A Full Life : Reflexion at Ninety, New York, Simon and Schuster Inc, juillet 2015,  155 pages ;
CARTER (Jimmy), A Government As Good As its People, University of Arkansas Press, 1996, 224 pages ;
CARTER (Jimmy), A Remarquable Mother, New York, Simon and Schuster, 2008, 240 pages ;
CARTER (Jimmy), Always a Reckoning and Others Poems, Times Books, 1995, 130 pages ;
CARTER (Jimmy), An Hour before Daylight : Memories of Rural Boyhood, New York, Simon and Schuster, 2000, 288 pages ;
CARTER (Jimmy), An Outdoor Journal, New York, Bantam Books, 1988, 300 pages ;
CARTER (Jimmy), Beyond the White House : Waging Peace, Fighting Deases, Building Hope, Riverside, New Jersey, Simon and Schuster, 2007, 462 pages ;
CARTER (Jimmy), CARTER (Amy), Christmas in Plains : Memories, Simon and Schuster, 2004,  160 pages ;
CARTER (Jimmy), CARTER (Rosalynn), Everything to Gain : Making the Most of the Rest of your Life, University of Arkansas Press, 1995, 176 pages ;
CARTER (Jimmy), Keeping Faith, Memoirs of a President, Toronto, New York, Bantam Books, 1982, 652 pages ;
CARTER (Jimmy), Le meilleur de nous-mêmes, traduction de France-Marie Watskin, Geneviève François-Poncet et Henri Robillot, préface de Eugène Clarence Braun-Munk, Paris, Stock, 1976, 266 pages ;
CARTER (Jimmy), Living Faith, NY, Times Books et Crown/Archetype, 1996 et 2011, 288 pages ;
CARTER (Jimmy), Negotiation : The Alternative to Hostility Mercer University Press, 2003, 57 pages ;
CARTER (Jimmy), Our Endangered Values : America’s Moral Crisis New York, Simon and Schuster, 2005, 212 pages ;
CARTER (Jimmy), Palestine Peace Not Apartheid, New York, Simon and Schuster, 2006, 360 pages ;
CARTER (Jimmy), Palestine, la paix, pas l’Apartheid, traduction de Jean-Paul Mourlon, Paris, L’Archipel, 2007, 255 pages ;
CARTER (Jimmy), Parlons de paix, traduction d’Isabelle Stoïanov, Paris, Michel Lafon, 1994, 244 pages ;
CARTER (Jimmy), Sharing Good Times, New York, Simon and Schuster, 2004, 192 pages ;
CARTER (Jimmy), Sources of Strength : Meditation on Scripture for a Living Faith, Crown/Archetype, 2011, 272 pages ;
CARTER (Jimmy), Talking Point : A vision for Next Generations, Dutton Children’s Books, 1993, 224 pages ;
CARTER (Jimmy), The Blood of Abraham, University of Arkansas, 1993, 243 pages ;
CARTER (Jimmy), The Hornet’s Nest : A Novel of Revolutionary War, Simon and Schuster, 2004, 496 pages ;
CARTER (Jimmy), The Nobel Peace Prize Lecture, Simon and Schuster, 2002, 32 pages ;
CARTER (Jimmy), The Vertus of Aging, Ballatine Publishing Group, 1998, 140 pages ;
CARTER (Jimmy), The Wit and the Wisdom of Jimmy Carter, Secausus, NY, Citadel Press, 1977, 156 pages ;  
CARTER (Jimmy), Through the Years with Jimmy Carter, Zondervan, 2011,  410 pages ;
CARTER (Jimmy), TURNER (Robert, L.), I Will Never Lie to You : Jimmy Carter in his Own Words, New York, Ballatine Books, 1976, 178 pages ;
CARTER (Jimmy), Turning Point : A Candidate, a State and a Nation Come of Age, Crown/Archetype, 2011, 256 pages ;
CARTER (Jimmy), We Can Have Peace in the Holy Land : A Plan that Will Work, Simon and Schuster, 2010, 256 pages ;
CARTER (Jimmy), Why Not the Best ? The First Fifty Years,  University of Arkansas Press, 1996, 166 pages.
2 – Critiques de Jimmy Carter
ARIAIL (Dan), HECKLER-FELTZ (Cheryl), The Carpenter’s Apprentice : The Spiritual Biography of Jimmy Carter, Grand Rapid, Michigan, Zondervan Pub. House, 1996, 186 pages ;
BOURNE (Peter, G), Jimmy Carter : A Comprehensive Biography from Plains to Post-Presidency, New York, Scibner, 1997, 584 pages ;
BRINKLEY (Douglas), The Unfinished Presidency : Jimmy Carter’s Journey to the Nobel Peace Prize, New York, Penguin Books, 1998, 587 pages ;
CALLAHAN (Dorothy, M.), Jimmy, the Story of the Young Carter, New York, Garden City, Doubleday, 1979, 202 pages ;
CARTER (Jeff), Ancesters of Jimmy and Rosalynn Carter, MacFarland Compagny, 2012, 216 pages ;
CARRIGAN (Mellonee), Jimmy Carter, beyond the Presidency, Plainfield, NJ, Logos International, 1976, 166 pages ;
DEMAUSE (Lloyd), EBEL (Henry), Jimmy Carter and American : Psychohistorical Explorations, New York, Two Continents, 1977, 146 pages ;
DUMBRELL (John), The Carter Presidency: A Re-evaluation, New York, NY, Manchester University Press, 1995, 235 pages ;
ELSTON (Heidi), Jimmy Carter, Edina, Minnesota, ABDO Pub Co, 2009, 50 pages ;
EVAN (Myke), Jimmy Carter : The Liberal Left and World Chaos, A Carter/Obama Plan that Will not Work, Phoenix, Arizona, Times Worthy Books, 2009, 610 pages ;
FINK (Gary, M) HUGUES (Davis, Graham), The Carter Presidency : Policy Choices in the Post-New Deal Era, Lawrence, University Press of Kansas, 1998, 310 pages ;
GEORGE (Linda), GEORGE (Charles), Jimmy Carter : A Builder of Peace, Children’s Press, 2000, 58 pages ;
GODBOLD (E., Stanly), Jimmy and Rosalynn Carter : The Georgia Years, 1924-1974, Oxford, (UK), New York, Oxford University Press, 2010, 402 pages ;
HARGROVE (Erwin, C.), Jimmy Carter as President : Leadership and Politics of the Public Good, Baton Rouge, Louisiana University Press, 1988, 258 pages ;
JONES (Charles, O), The Trusteeship Presidency : Jimmy Carter and the United-States Congress, Baton Rouge, Louisiana State Press, 1988, 266 pages ;
JOSEPH (Paul), Jimmy Carter, Edina, Minnesota, ABDO Pub Co, 1999, 44 pages ;
KENT (Deborah), Jimmy Carter, Children’s Press, 2005, 122 pages ;
KRAMER (Barbara), Jimmy Carter, a Life of Service, Berkley Heights, NJ, Enslow Elementary, 2005, 58 pages ;
LASKY (Victor), Jimmy Carter : The Man and the Myth, New York, R. Marek, 1979,  430 pages ;
LEGREZ (Philippe), Jimmy Carter et les élections américaines de 1976, Montréal, éditions Bellarmin, 1977, 207 pages ;
LINDOP (Edmund), Richard M. Nixon, Jimmy Carter, Ronald Reagan, Twenty-First Century Books, 1996, 74 pages ;
MBOK (Eric Bertin), Jimmy Carter et l’Afrique Noire, de la Maison Blanche au Centre Carter, thèse, sous la direction de Daniel Bourmaud, Université Montesquieu, Bordeaux, 2013, 581 pages ;
MELLOAN (George), MELLOAN (Joan), The Carter Economy, New York, John Wiley and Sons, 1978, 312 pages
MILLER (William), Jimmy Carter : l’homme et ses croyances, traduction de Michel Deutsch, Paris, Econimica, 1980, 251 pages ;
MITCHELL (Nancy), Jimmy Carter in Africa : Race and the Cold War,  Washington D.C, Woodrow Wilson Center Press, Standford University Press, 2016, 883 pages ;
MORRIS (Kneth, Earl), Jimmy Carter, American Moralist, University of Georgia Press, 1996, 440 pages ;
MORRIS (Kneth, Earl), Jimmy Carter, American Moralist, University of Georgia Press, 1996, 440 pages ;
NORTON (Howard, Melvin), SLOSSER (Bob), The Miracle of Jimmy Carter : A Builder of Peace, Children’s Press, 2000, 58 pages ;
SALINGER (Pierre), «Le grand atout de Jimmy Carter», L’Express, mai 1977, pages 116-118 ;
SHABBING (Laura), Jimmy Carter Country: A Man of One Mission, A Analysis of Carter’s Work to Restore Faith in the US Government, Master Thesis, 29 juin 2012, 51 pages ;
SHEPPARD (Peggy), Armchair Tour of Jimmy Carter Country, Leslie, GA, Sheppard Publications, 1977,  42 pages ;
SHOUP, (Laurence, H.), The Carter Presidency, and Beyond : Power and Politics in the 1980s, Berkeley, CA, Ramparts Press, 1980, 319 pages ;
SMITH (Betsy, Covington), Jimmy Carter, President, New York, Walker, 1986, 138 pages ;
STANTELLA (Andrew), James Earl Carter, Jr, Minneapolis, Minnesota, Compass Points Books, 2003, 74 pages ;
STEIN (Kneth, W), Heroic Diplomacy : Sadat, Kissinger, Carter, Begin, and the Quest for Arab-Israeli Peace, New York, Routledge, 1999, 324 pages ;
TENGEL (Brian), Good Jimmy, Bad Jimmy Carter and the Press, 1980-2010, Bachelor of Arts, University of Michigan, Department of History, 29 mars 2010, 136 pages ;
TROESTER (Rod), Jimmy Carter, a Peacemaker : a Post-presidential Biography, Westport, Connecticut, Praeger, 1996, 210 pages ;
ULLMANN (Marc), Quatre ans pour changer le monde,  Paris, Robert Laffont, 1977, 200 pages ;
UPDEGROVE (Mark, K.), Second Acts : Presidential Lives and Legacies after the White House, Guilford, Connecticut, Lyons Press, 2006, 376 pages ;
VENEZIA (Myke), Jimmy Carter : Thirty-Ninth President, 1977-1981, New York, Children’sPress, Scholastic, 2008, 42 pages ;
WIZNITZER (Louis), Jimmy Carter ou l’irrésistible ascension, Paris, A. Moreau, 1976, 187 pages ;
WOOTEN (James, T), Dasher : The Roots and the Risiang Jimmy Carter, New York, Summit Books, 1978, 394 pages ;
ZILZER (Julian, E), Jimmy Carter, Times Book, Henry Holt and Co, 2010, 218 pages.
Paris, le 23 août 2018, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 13:11
Deuxième africain Secrétaire général des Nations unies, après Boutros GHALI, de 1997 à 2006, M. Kofi ANNAN est décédé à la suite d'une brève maladie à Berne, en Suisse. Polyglotte, il parlait plusieurs langues africaines ainsi que le français. M. ANNAN est aussi Prix Nobel de la paix le 10 décembre 2001. Lorsqu’il lui a décerné ce prix, le Comité Nobel a noté que M. ANNAN avait joué un rôle déterminant pour ce qui est d’insuffler une nouvelle vie à l’Organisation. C’est en effet, un puissant message que délivre M. ANNAN lors de la remise de ce Prix Nobel. Pour M. ANNAN, les trois priorités de l'ONU au cours d'un XXIème siècle seraient : l'éradication de la pauvreté, la prévention des conflits et la promotion de la démocratie. «Nous sommes entrés dans le 3ème millénaire par une porte de feu. Si aujourd'hui, après l'horreur du 11 septembre, nous voyons mieux et plus loin, nous réaliserons que l'Humanité est indivisible», dit-il. A notre ère, il y a encore de graves menaces qui pèsent sur la paix mondiale : «Au tout début du XXIème siècle, un siècle qui a déjà fait son deuil de l'espoir que le progrès vers une paix et une prospérité mondiales allait de soi, cette nouvelle réalité ne peut plus être ignorée», a-t-il dit. Désormais, l’exigeante mission des Nations Unies sera de définir une prise de conscience, nouvelle et plus profonde, du caractère sacré et de la dignité de chaque vie humaine, quelle que soit sa race ou sa religion.
Né le 8 avril 1938 Kumasi au Ghana, Kofi Atta ANNAN, alors qu’il était vice-président du syndicat national des étudiants ghanéens, fut remarqué, lors d’une conférence à Sierra-Leone, par un représentant de la Fondation Ford qui décrocha, pour lui, une bourse, pour aller étudier l’économie, en 1959, à Macalester College, à Saint-Paul, dans le Minnesota. M. ANNAN a passé une bonne partie de sa vie aux Etats-Unis. Il a fait un troisième cycle en économie à l’Institut universitaire des hautes études internationales à Genève, et travaillé au Bureau des Nations Unies en Suisse. Il se marie d’abord, en mai 1965, à Genève, avec Titi Lola ALAKIJIA, une Nigériane, dont le père, fondateur du journal «The Daily Times», est juge à la Cour suprême du Nigéria. Ils auront deux enfants : une fille, Ama, et un garçon, Kodjo. M. ANNAN a essentiellement fait sa carrière aux Nations Unies ; il entre d'abord comme fonctionnaire des Nations Unies, d’administration et de budget, à partir de 1962 à l’OMS, à Genève. Il servira à la Commission économique, pour les Nations Unies, à Addis-Abeba, pendant 7 ans, puis à la Force d’urgence des Nations Unies (FUNU II) à Ismailia. En 1971, avec une bourse Alfred P. Sloan, il prend un congé sans solde, pour aller étudier au M.I.T.,  et il a obtenu un diplôme de maîtrise en sciences de gestion. En 1972, il est affecté, de nouveau, au bureau des Nations Unies à Genève. En 1974, il retourne au Ghana, en qualité de Directeur du tourisme, mais depuis la chute de Kwame NKRUMAH (1909-1972), la situation de son pays, a dramatiquement changé. Il retourne en 1976, à New York et occupe des fonctions de DRH aux Nations Unies. Il est détaché en qualité de DRH en août 1980, au H.C.R à Genève. Il a changé de résidence 12 fois, sa femme Titi le quitte et déménage à Londres. Kofi ANNAN rencontre, en 1981, une Suédoise, elle aussi divorcée et avec un enfant, Nane LAGERGREN, une juriste et artiste, une demi-sœur de Raoul WALLENBERG (1912, 1947 ? un diplomate accusé d’espionnage et disparu à Moscou). M. Kofi ANNAN est affecté, en 1983, à New York. M. ANNAN a été nommé, à New York, Sous-Secrétaire général à la gestion des ressources humaines et Coordonnateur des Nations Unies pour les questions de sécurité de 1987 à 1990 et Sous-Secrétaire général à la planification des programmes, au budget et à la comptabilité, puis Contrôleur de 1990 à 1992.
Par conséquent, Kofi ANNAN connaissait, mieux que quiconque, le fonctionnement interne des Nations unies. En 1997, il a été promu Secrétaire général des Nations unies au moment où la guerre froide a pris fin, mais de nombreux conflits locaux empoisonnent encore la société internationale. Kofi ANNAN, en diplomate professionnel, est un mélange de douceur de diplomatie et d'autorité. Son fils, Kodjo, a fait l’éloge du calme absolu du diplomate, qui ne se fâche jamais. Homme discret et médiatique, hésitant et habile, prudent et audacieux, «il fut, l'un des secrétaires généraux les plus «engagés» de l'histoire des Nations unies, homme de courage politique, et de cœur» souligne son biographe Frédéric ECKHARD. «Nous n’oublierons jamais son regard calme et résolu, ni la force de ses combats», dit le président Emmanuel MACRON.
Sous Boutros GHALI, il a été reproché aux Nations-Unies, n'avoir pas envoyé, en temps utile, les troupes nécessaires, afin d'éviter un génocide au Rwanda (massacre de plus 800 000 personnes, avril à juillet 1994) et en Bosnie, précisément à Srebrenica (massacre de 8000 personnes en juillet 1995). Cependant, avant d’être élu Secrétaire général, M. ANNAN a rempli les fonctions de Sous-Secrétaire général de mars 1992 à février 1993, puis de Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de mars 1993 à décembre 1996. M. ANNAN a fait, par la suite, un examen critique de ces défaillances des Nations unies. En effet, il a considéré que l'invasion de l'Irak, sans mandat des Nations Unis, aux motifs qu’il y aurait des armes chimiques, par Georges BUSH, n'était pas conforme aux règles du droit international. En effet, dans une interview datée de septembre 2012, il a estimé que seul M. Tony BLAIR, premier ministre britannique de l’époque, aurait pu avoir une influence positive sur la décision de M. BUSH et le faire changer d’avis : «en raison notamment de leur relation spéciale ainsi que du fait (...) que, parmi les grandes puissances, la Grande-Bretagne été la seule à avoir fait équipe avec lui. Si Tony Blair avait dit à George : c'est ici que nos chemins se séparent. Débrouille-toi», il aurait pu arrêter la guerre en Irak. Kofi ANNAN a été entraîné, dans l’engrenage du conflit irakien, avec une forte mainmise des Etats-Unis. L'accord «pétrole contre nourriture» en Irak a révélé que son fils, Kodjo, est mêlé à un scandale de corruption. Le général de GAULLE, en son temps, avait vivement dénoncé l’impuissance des Nations Unies à résoudre les conflits internationaux, en qualifiant cette organisation de «grand machin». De quelle marge de manœuvre, réelle, dispose donc un Secrétaire général des Nations Unis, pour promouvoir, apaiser et rétablir la paix ?
Si l’organisation des Nations Unies a empêché, jusqu’ici une 3ème guerre mondiale, il n’en reste pas moins que l’attitude des grandes puissances est ambiguë : 5 d’entre elles disposant d’un droit de véto, et ce sont, de surcroît, des marchands de canons alimentant les guerres locales, avec un déplacement massifs de réfugiés. Dès le départ, en pleine guerre froide, le conflit coréen en 1950, la crise de la baie des cochons en 1961, à Cuba, l’Apartheid, et, par la suite, la guerre en Afghanistan en 1980, tous ces conflits locaux sont alimentés par des armes que vendent les grandes puissances, et chaque camp soutenant l’une ou l’autre des parties. Et au milieu de cela les civils trinquent. Actuellement, les Occidentaux ont engagé une guerre en Syrie, mais ce pays est soutenu par les Russes, d’où l’impasse. En Afghanistan, depuis plus de 40 ans, la population civile en fait les frais. Dès les années 60, pour contrecarrer les Russes, les Américains ont utilisé les Nations Unies, sans mandat, et liquidé Patrice LUMUMBA, un Secrétaire des Nations Unis, Dag HAMMARSKJOLD (Né en 1905 et SG des NU de 1953-1961), est mort au Congo dans des conditions suspectes. Depuis lors, le Congo, pourtant riche en matières premières, est ruiné et instable. En Lybie, c’est M. SARKOZY, pour masquer le financement de sa campagne, qui a fait assassiner M. KADHAFI, le résultat, dans ce pays, c’est le chaos, l’affluent de réfugiés et la résurgence de l’esclavage. Au Yémen, une guerre sans images, l’Arabie Saoudite, un allié docile des Occidentaux, massacre les civils avec des armes américaines. On appelle cela des «dégâts collatéraux», mais des erreurs se répétant, continuellement, cela devient un crime contre l’humanité. En Corée, Donald TRUMP recherche la voie de la négociation pour mettre fin à ce conflit vieux de plus de 60 ans. Seule la négociation pourrait mettre fin au conflit israélo-arabe qui perdure sans vainqueur. Les Nations Unies avaient préconisé un partage en trois zones de la Palestine (une partie israélienne, une partie arabe et Jérusalem une ville internationale). Or, Israël, soutenu par les Etats-Unis, viole délibérément ces résolutions des Nations Unies. A mon sens, c’est avec ses ennemis qu’on fait la paix, et les Nations Unies doivent rester un cadre de concertation, de dialogue, d’apaisement et de résolution des conflits. Tout autre chemin, que celui de la force, du mensonge ou de l’instrumentalisation, ne peut que conduire à des larmes et à de graves crimes.
Considéré, à tort, comme étant l'homme des Américains, parce qu'installé contre Boutros GHALI, par la Secrétaire d'État Madeleine ALBRIGHT, M. ANNAN a toujours préféré une diplomatie secrète, pour résoudre des conflits, notamment aux Timores. Il a continué, même après son mandat aux Nations Unies, à oeuvrer pour la paix. Il a mis ses compétences de diplomate de carrière pour résoudre des tensions notamment au Kenya. «Plusieurs années de la vie de cet homme remarquable doublé d'un grand homme politique ont été consacrées au service des Nations unies. Ayant dirigé les Nations unies dans une période difficile, il a beaucoup fait pour réaliser les buts et objectifs de l'Organisation et renforcer son rôle central dans les affaires mondiales. Sa contribution personnelle au renforcement de la capacité de maintien de la paix des Nations unies et au règlement de nombre de conflits régionaux a été particulièrement significative», a déclaré Vladimir POUTINE, président russe.
M. ANNAN a créé une fondation pour résoudre des tensions, et il a engagé la lutte contre le SIDA en Afrique. Il conseillait des Etats africains pour un ordre mondial de paix et de justice. Le Président Macky SALL considère la disparition de M. ANNAN comme «une perte immense pour l’Afrique et les Nations Unies dont il a incarné et servi les idéaux pendant des années». Le président sénégalais a salué la mémoire de l’illustre défunt et rend hommage à son «œuvre remarquable au service de l’humanité».
En définitive, le Secrétaire général des Nations Unies n’est pas un homme providentiel, même d’importants espoirs pèsent sur ses épaules. Sa marge de manœuvre dépend, dans une large part, des stratégies et volontés des grandes puissances. Une fois élu Secrétaire général, M. ANNAN, conscient des faiblesses de l’organisation mondiale, s’est donné comme tâches prioritaires de revitaliser les Nations Unies par un programme complet de réformes, de renforcer l’action traditionnelle de cette institution, dans les domaines du développement et du maintien de la paix et de la sécurité internationales, de défendre les droits de l’homme et de propager le respect de la légalité et des valeurs universelles d’égalité, de tolérance et de dignité humaine qui figurent déjà dans la Charte des Nations Unies, et de rétablir la confiance de l’opinion publique dans l’Organisation en l’ouvrant à de nouveaux partenaires et, selon ses propres termes, en «rapprochant les Nations Unies des peuples». Ainsi, dans son ouvrage, «Une vie dans la guerre et la paix», paru chez Odile Jacob, M. Kofi ANNAN, qui a vu de l’intérieur, un système perverti et bloqués par des intérêts égoïstes, plaide pour que, dans le monde entier, les Nations unies servent plutôt les intérêts des hommes que ceux des États et qu’elles interviennent davantage dans les crises humanitaires au lieu de rester en dehors. Dans son rapport daté de 2006, il pense que le rôle des Nations Unis ne devrait pas se limiter à organiser des conférences. Un des phénomènes majeurs de notre temps est la mondialisation et donc la mauvaise répartition des richesses : «L’ONU doit apprendre à travailler avec le monde des affaires et la société civile. Elle doit aller vers la création de partenariats avec ces acteurs essentiels, pour, avec eux, amener des changements salutaires, favoriser la croissance et la sécurité, et fournir des services, en particulier, sur le terrain», écrit-il. Le commerce des armes ruine certains Etats, déjà faibles. Ce sont d’abord des conflits internes, avant de s’étendre à l’international, qui menacent la paix. Sans porter atteinte à la souveraineté des Etats, l’ONU peut participer à solutionner ces conflits internes. En avril 2000, M. ANNAN a publié son rapport, adopté par l’assemblée générale, sur le millénaire intitulé «Nous les peuples: le rôle des Nations Unies au XXIe siècle», dans lequel il invite les États Membres à s’engager en faveur d’un plan d’action pour l’élimination de la pauvreté et de l’inégalité, l’amélioration de l’éducation, la réduction du VIH/sida, la préservation de l’environnement et la protection des peuples contre les conflits et la violence.
En conséquence, et à la mémoire de M. Kofi ANNAN, nous insistons sur notre revendication permanente, pour une société internationale de paix, de bien-être, de justice et de fraternité !

 

Les obsèques de Kofi ANNAN auront lieu le 13 septembre 2018 au Ghana.

Indications bibliographiques très sommaires
ANNAN (Kofi), De La SABLIERE (Jean-Marc), Le Conseil de sécurité des Nations Unies : ambitions et limites, Paris, Larcier, 2015, 352 pages ;
ANNAN (Kofi), Interventions : une vie dans la guerre et la paix, Paris, Odile Jacob, 2013, 416 pages ;
ANNAN (Kofi), Les causes des conflits et la promotion de la paix et d’un développement durables en Afrique, Rapport aux Nations Unies, /52/871 et S/1998/318, 13 avril 1998 ;
ANNAN (Kofi), Nous les peuples : le rôle des Nations unies au XXIe siècle New York, Nations Unies, 2000, 91 pages ;
ANNAN (Kofi), Rénover les Nations unies : programme de réformes, New York, juillet 1997 ;
ANNAN (Kofi), Résoudre les problèmes d’un monde en mutation, rapport annuel sur l’activité de l’Organisation, New York, Nations Unies, 2006, 126 pages ;
ECKHARD (Frédéric), Kofi Annan : homme providentiel ?, traduction d’Annick Stevenson, préface de Bernard Kouchner, postface de sir Brian Urquhart, Paris, Tricorne, 2009, 307 pages.
Paris, le 18 juillet 2018, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
"Kofi ANNAN ancien secrétaire général des Nations unies est mort à l'âge de 80 ans" par M. Amadou Bal BA baamadou.overblog.fr
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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 22:07
Aretha ce n’était pas l’artiste qui se battait à coup de poings, dans les halls de l’aéroport d’Orly. Contrairement à ces brutes écervelées avec leur spectacle pitoyable, les batailles d’Aretha, outre l’amour pour son art en portant la Soul music au niveau le plus élevé, concernaient, avant tout, des valeurs comme l’égalité et la promotion des Noirs aux Etats-Unis, le bien-vivre ensemble. Venant d’un milieu très modeste, Aretha a donc mené une lutte acharnée, face aux adversités de la vie pour s’en sortir, et surtout pour améliorer la condition de vie des Noirs. «They are stories about the power and resilience of the human spirit» écrit Toyomi IGIS. Sébastian DANCHIN a tort de considérer qu’Aretha n’était pas politisée : «Je pense qu'une des raisons de son grand succès est sans doute le fait qu'elle n'ait jamais été politisée. Quand on a une conscience politique, et quand on traite des sujets qui sortent de l'espace privé, les producteurs et les gens qui écoutent sont un peu effrayés. C'est pour la même raison que Billie Holiday a eu des problèmes. [...] Aretha n'aborde pas ces sujets dans ses chansons, elle chante sa propre vie, et son contexte immédiat. (…). Elle a une conscience sociale, mais pas politique» écrit ce biographe, avec aussi des théories contestables sur la tyrannie du père d’Aretha, qui l’a en fait soutenue dans son ascension. En réalité, toute l’attitude d’Aretha contredit ses théories fumeuses. Aretha, du temps de la ségrégation raciale, refusait de se produire dans les lieux de spectacle où les Noirs étaient exclus. Aretha, comme son père, ont été, dès le départ, aux côtés de Martin Luther KING (1929-1968) ; ce qui aurait pu gêner sa carrière, le pouvoir économique étant détenu par les ségrégationnistes. Or, le 9 avril 1968, Aretha chante «Precious Lord, Take my Hand» aux obsèques de Martin Luther KING, un ami personnel de son père, qui a été assassiné  ; Martin Luther était venu soutenir à Memphis, la ville natale d’Aretha, des éboueurs en grève contre leurs mauvaises conditions de travail ; ils scandaient : «I am a Man». Cette musique liturgique accompagne ainsi la douleur et la foi immense de ceux qui pleurent le rêve d’une Amérique fraternelle brisé. Ainsi, quand,  Martin Luther KING était venu à Détroit, en 1963, c’est le père d’Aretha qui avait organisé cette marche, Aretha chantera à la rencontre. Aretha chantera également cette chanson gospel, en 1972 plus tard à l’enterrement de Mahalia JACKSON (1911-1972), une égérie de la lutte des droits civiques, avec sa chanson devenue célèbre : «We Shall overcome». C’est dans les hymnes, entre Gospel et Rythm and blues, entre sacré et profane, qu’elle trouve ses plus beaux accents, comme pour «I say a little prayer». L’album «Amazing Grace» enregistré en 1972 dans un temple baptiste de Los Angeles la porte encore plus haut. Aretha, une chanteuse qui a démarré pourtant en pleine ségrégation raciale, par son art, a pu conquérir tous les publics ; Aretha a donc, de ce fait, abattu, une partie des barrières raciales, non pas à coups de hache, mais par ses chansons envoutantes. Des chanteurs blancs, comme Elvis, commencent même à imiter la musique noire.
Aretha  n’a jamais oublié qu’elle venait du Sud plombé par la misère et le racisme, et ses combats pour la dignité de l’Homme noir, ont été menés, sans concession, jusqu’au bout.  En effet, Aretha est la première à soutenir publiquement Angela DAVIS, des «Blacks Panthers», au moment où c'était risqué de le faire. La musique sensuelle d’Aretha, c’est le son de la conquête des droits ­civiques, du Black Power, ce ­mélange de joie, de blackness, ce sens de la fierté, notre héritage afro-amé­ricain. Elle a su trans­mettre cette beauté intérieure dans ses chansons. «Aretha, for many people, just hearing her name brings powerful music to mind. Her music played a powerful part during a time of change and struggle in American history», écrit Rivera URSULA, une de ses biographes. «Respect» est interprété en 1967, une année importante pour la lutte contre la ségrégation raciale, une année du «Long, Hot Summer», avec une série d’émeutes raciales. La chanson «Respect» est devenue instantanément, «The New Negro national anthem», suivant Toyomi IGIS, un signe de ralliement pour les droits civiques, pour l’émancipation des Noirs, et le mouvement féministe. Sa chanson, «Natural Woman», invite les femmes noires à se libérer de leur complexe qui les inhibe ; les Noirs n’ont plus besoin de s’excuser pour exister. «It’s not cool to be Negro, or Jewish or Italian, or anything else. It’s just cool to be alive, to be around. You don’t have to be a negro to have soul» dit Aretha.  Dans son look et sa manière d’être, Aretha assume son africanité, son identité noire, et a montré, dans les années 70, une image plus afrocentriste, avec des tenues plus sobres et une coiffure afro. En 1964, Aretha déclare au magazine Ebony : «Ils savent, et ils savent que je sais, qu'ils n'ont pas mis tout leur poids derrière moi comme ils l'ont fait pour Barbara Streisand». Influencée par la musique de  deux grandes artistes de gospel, Clara WARD (1924-1973) et Mahalia JACKSON, tout au long de sa carrière, Aretha rendra hommage à Clara WARD en venant chanter, à ses funérailles, «The Day is Past and Gone». Aretha démocratise le «Rythm and Blues», sans pour autant renoncer à son identité noire, démontrant ainsi que la musique peut être un outil pour le combat culturel et politique, pour l’égalité réelle, c’est un signe de révolte et de protestation contre la ségrégation raciale.
Aretha est restée solidaire avec les forces du progrès, notamment à l’occasion de grandes manifestations politiques. Ainsi, Aretha chantera «God Bless America» pour l’investiture du président Jimmy CARTER en 1977, «I dreamed a dream» pour celle de Bill Clinton en 1993. Le président George W. BUSH lui remettra, en 2005 la médaille de la Liberté, la plus haute distinction américaine pour un civil. Présentée comme «The World-Renowned musical artist», nous avons encore en mémoire, le 20 janvier 2009 quand elle est venue chanter, «My Country Tis of Thee», à l’Inauguration Day, pour le nouveau, et premier président noir des Etats-Unis, Barack OBAMA, qui en a été ému jusqu’aux larmes. Après cette performance, les Rolling Stones ont considéré alors qu’Aretha est «one of the most influential and important voices in the history of popular music». Barack OBAMA a salué la mémoire d’Aretha, la «Divine», dans son rôle pour «façonner l'Amérique. Dans sa voix, nous pouvions lire notre histoire, dans son entièreté et dans toutes ses nuances : notre puissance et nos peines, notre côté sombre et notre lumière, notre quête de la rédemption et le respect gagné difficilement» dit l’ancien Président. Les hommages sont unanimes. Pour Bill CLINTON, Aretha, c’est «l'un des plus grands trésors nationaux américains. Elle a remué nos âmes pendant plus de 50 ans. Elle était élégante, gracieuse et fermement intransigeante dans son travail artistique (...) Elle sera à jamais la reine de la soul et beaucoup plus pour tous ceux qui la connaissaient personnellement et à travers sa musique». Hillary CLINTON estime aussi qu’elle «ne mérite pas seulement notre RESPECT, mais également notre reconnaissance éternelle pour avoir ouvert nos yeux, nos oreilles et nos cœurs».
Aretha, Louise FRANKLIN est née le 25 mars 1942 à Memphis, dans le Tennessee. Elle porte les prénoms de deux sœurs de son père. C’est la quatrième enfant de Clarence LaVaughn (1915-1984) et de Barbara Siggers (1936-1952). La musique a une grande importance dans sa famille, son père étant un curé qui officie dans une campagne du Sud corrompue par l’esclavage, la misère et le racisme. En effet, le révérend FRANKLIN était connu pour ses sermons passionnés, et son goût raffiné pour la musique : «The man with Million-dollar voice». Son père était aussi un grand communicateur, il a été le premier à utiliser la radio, pour que son message soit largement diffusé auprès des Noirs isolés dans la campagne du Sud. Quand la famille déménagea, en 1944, à Buffalo, à New York, il créa un nouveau show : «Voice of Friendship», et chante, lors de ses sermons enflammés, encore plus que jamais le gospel. Tout est musique chez son père : «He talked like he was singing. He talked» dira Aretha. Il devint une personnalité connue et reconnue dans la communauté noire, en raison de son engagement contre le racisme. Homme d’église progressiste et engagé aux côtés des pauvres, C.L. FRANKLIN, célèbre au plan national, a aussi été aux côtés du révérend Martin Luther KING dans sa lutte pour les droits civiques.
Aretha passe l’essentiel de sa vie à Détroit, dans le Michigan, et réside à Bloomfield Hill, une proche banlieue boisée de Détroit. Ce qui domine l’enfance et l’adolescence d’Aretha, c’est la figure écrasante et imposante du père, homme d'église, homme d'affaires et homme à femmes, qui lui inculqua un sens rétrograde de la hiérarchie entre les sexes tout en prêchant la tolérance raciale, mais c’est cet homme qui  lui a aussi apprise à aimer la musique et à ne pas subir l’oppression. Ce père, à la forte personnalité, parfois étouffante, a généré chez Aretha des inhibitions, des complexes, de la timidité, voire des dépressions, mais Aretha a fini par s’affirmer et vaincre tous ces obstacles. En effet, son père, le révérend CL. FRANKLIN, devient, en 1946, le curé de la New Bethel Baptist Church, fondée en 1932, à Détroit. Son père était ouvert à toutes les catégories de musique (Jazz, Blues, Rythm and Blues, Gospel), il estimait qu’il n’y avait ni musique sacrée, ni musique profane, toutes les musiques viennent de Dieu. Il fut surnommé «The Jazz Preacher». De prestigieux artistes venaient rendre visite à son père, outre Clara WARD et Mahalia JACKSON qui l’ont encouragée et soutenue pour devenir musicienne, il y avait notamment Dinah WASHINGTON (1924-1963), une chanteuse de Jazz, Blues et Gospel, et B.B. KING (1925-2015), un musicien de Blues, Marvin GAYE (1939-1984), Lionel HAMPTON (1908-2002), etc. Aussi, la jeune Aretha, encore adolescente et à 9 ans, démarre dans la musique en accompagnant son père à l’église et dans ses tournées. Son père collectait des fonds pour Martin Luther KING, mais en pleine ségrégation raciale, il n’était pas facile de trouver un restaurant ou un hôtel, lors des déplacements. Chess Records, qui a enregistré les sermons du père, accepte de sortir, en 1956, le premier album de 9 chansons d’Aretha, tirées du gospel. Aretha est alors influencée par Sam COOKE (1931-1964), un musicien de gospel, sur lequel elle fantasmait ; dans sa grande sensualité et sa volupté, ses chansons sont pleines d’allusions sexuelles. Aretha n’a jamais appris à lire la musique, mais elle sait jouer du piano. Dans une famille de musiciens, Aretha se passionne, dès son enfance pour le gospel, et aime aussi le Rythm and Blues ainsi que le Jazz. De sa foi, elle tire l’énergie de son chant. À l’instinct, Aretha maîtrise le crescendo, sait jouer du silence et du cri, trouve les rythmes et les ruptures qui transcendent son chant, et la ferveur qui prend aux tripes. Aretha a tout, tout de suite : un timbre de voix hors norme qu’elle conservera toujours, une oreille absolue, une technique saisissante dès l’enfance, une voix de quatre octaves, une capacité à maîtriser la dramaturgie du gospel et à en répandre l’émotion sacrée. A 9 ans, Aretha enregistre deux disques, en choriste de son père, chez Gotham Records, et à 11 ans, elle devient soliste dans la chorale de son église.
Aretha sait ce qu’elle veut et se donne les moyens pour atteindre ses objectifs : «What you want/Baby, I got it». À 18 ans, en 1960, Aretha confie ses deux fils à sa grand-mère et part à New York, pour rejoindre un manager, John HAMMOND qui a découvert Billie HOLIDAY et Count BASIE qui la fait signer un contrat chez Columbia. Aretha sort son premier disque important, «The Great Aretha Franklin». Mais Columbia veut la cantonner dans le répertoire du Jazz, Blues ou Pop, où elle a du mal à décoller, même après plus de 12 albums. Aretha, elle-même croyait que la Soul, c'est «juste vivre et se débrouiller». Il est vrai qu’à cette époque, même l’industrie de la musique est pourrie par la ségrégation raciale, avec un hit-parade pour les Blancs et un autre pour les Noirs. Les arrangements étaient censés être adaptés aux goûts de chaque groupe ethnique, et aucune liberté n’était laissée à Aretha chez Columbia. «Ça ne marche pas si mal, mais ça n'est pas une superstar, on a voulu en faire une chanteuse de jazz de cabaret. Ce qu'elle est capable de faire, ce qu'elle a envie de faire parce que le jazz, pour quelqu'un de sa génération et de sa communauté, c'est la musique de l'élite, une musique intellectuelle, et donc quelque chose de prestigieux. Mais il faut voir qu'à l'intérieur de la communauté noire il y a des gradations presque sociales dans les musiques. [...] Il y a toujours ce complexe des musiciens de jazz face aux classiques. Le gospel, ça c'est accepté par tout le monde, c'est l'âme de cette communauté, mais à partir du moment où l'on devient une chanteuse profane, une chanteuse de jazz comme Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, ça c'est prestigieux. Mais ça lui attire quoi comme public ? Très peu de gens dans sa communauté. Donc elle va changer de maison de disques» écrit Sébastien DANCHIN, un de ses biographes.
Avec l’aide de son mari devenu son manager, Ted WHITE, Aretha finira par rejoindre la maison de disque Atlantic, une petite maison de disques indépendante, spécialisée dans la musique noire. Le producteur discographique, Jerry WEXLER (1917-2008), est un Blanc né dans le Bronx, un quartier noir à New York, et qui, contrairement aux méthodes rigides de Columbia, donne, désormais, à Aretha une certaine autonomie, notamment la liberté de choisir ses instruments, ses chansons et de les arranger. Aretha va donc s’investir dans la Soul Music, registre dans lequel elle s’impose comme un phénomène talentueux, génial, triomphant, insolent, avec un mélange de gospel et de Pop. Son premier single, «I Never Loved a Man the Way I Love You», une histoire de femme qui ne pouvait pas se résoudre à abandonner un homme pourtant tyrannique ; ce tube chez Atlantic, largement diffusé à la radio, s’est vendu, en 2 semaines, à plus de 250 000 exemplaires. L’album comptait 5 chansons, dont «Respect» une chanson d’Otis REDDING (1941-1967), disparu la même année, ce tube devient un hymne de libération, d’affirmation féministe et de provocation sexuelle. En réaction à ce succès, Otis REDDING avait dit «J’ai perdu ma chanson, cette fille me l’a prise». En cette année 1967, la situation est encore dure pour la jeunesse noire, discriminée, sans éducation ni emploi et les émeutes raciales se multiplient. Cette chanson, c’est le cri d’une femme noire, le son d’une époque. Dans «Respect» elle se fait l'avocate du droit des femmes «tout ce que je te demande, mon chéri, quand tu reviens à la maison, c'est de me respecter», chante-t-elle en direction de son premier mari qui la battait. Aretha veut aussi que les Noirs soient respectés dans leur dignité et leur authenticité d’hommes. Ce succès qui lui rapporte un Grammy Award, c’est aussi le timbre de sa voix exceptionnelle qu’elle a toujours conservé. Le New York Times a qualifié cette voix captivante de : «One of the glories of american music». En 1968, elle sort «Lady Soul». Le maire de Détroit déclare, pour sa ville, le 16 février 1968, une journée pour Aretha FRANKLIN qui a donné, en soirée, un concert à guichet fermé, tous les billets étant vendus. Martin Luther KING a assisté à ce concert, et demandé à écouter «Precious Lord». Cette même année, Aretha entame une tournée dans 5 pays européens (France, Allemagne, Hollande, Suède et Italie) et fait un triomphe à l’Opéra de Paris. En août 1968, en raison de sa notoriété et des combats pour l’égalité, elle chante à la convention du Parti démocrate américain. Une des conditions de sa percée, c’est d’avoir une bonne composition et une chanson qui a du sens, puis elle s’adapte : “I look for a good lyric, a good melody, something meaningful. When I get into the studio, I put everything in it. Even the kitchen sink. I’m a very versatile vocalist. That’s why I think, I singer should be. What ever it is, I can sing it”.
Aretha sort de l’anonymat et de sa timidité, devient célèbre, prend confiance en elle-même, et enchaîne avec des tubes à succès comme : «Respect», «Think», «The Chain of Fools». Aretha vend plus de 6 millions de single, et par 20 fois, elle caracole au sommet des Hits. Dans sa carrière, Aretha a remporté 21 disques d’or et 18 Grammy Awards. Aretha reste, aujourd'hui encore, la chanteuse a avoir vendu le plus de disques vinyles de tous les temps. On lui affuble, alors, le surnom de «Queen of Soul». La comédie musicale, «Les Blues Brothers», en 1980, l’a rendue encore plus célèbre. En 1999, dans son autobiographie, elle s’estimait comblée par Dieu, et qu’elle avait des projets, et que le meilleur est encore à venir : «I have dreams for the future. God has been good to me ; my life has been and is rewarding, exciting, and creative. And surely, is yet to come. There are many songs that I want to sing. And sing». Pourtant, Aretha, dans sa vie a affronté, victorieusement, différents obstacles. Ses parents se sont séparés quand elle avait 6 ans, sa mère, installée alors à Buffalo, est décédée relativement jeune, en 1952, d’un infarctus du myocarde. La vie amoureuse d’Aretha a été particulièrement chaotique ;  elle a été mère célibataire de deux garçons à partir de ses 14 ans. Mariée, en 1961, Ted WHITE, rencontré à Détroit, chez Dinah WASHINGTON, mais un homme à femmes, dépendant de l’alcool, qui la battait. Elle divorce deTed WHITE en 1969. En juin 1968, Times Magazine lui consacre la une, mais avec des indiscrétions blessantes sur sa vie privée (Obésité, addictions, dépression et violences conjugales). Le 11 avril 1978, Aretha quitte Ken CUNNINGHAM pour se marier avec Glynn TURMAN (né en 1947), un artiste qui travaille pour le cinéma et la télévision rencontré à Los Angeles. Ce qui donnera l’opportunité à Aretha de jouer en 1980, dans le film «Les Blues Brothers». Son père, C.L FRANKLIN, confronté à des addictions (alcool et drogue), victime d’une attaque armée d’un voleur le 10 juin 1979, restera dans le coma pendant 5 ans, et décédera le 27 juillet 1984. En 1981, Aretha remporte un Grammy Award  pour sa chanson «Hold I am coming» ; ce qui restaure son moral. En 1982, son mariage avec Glenn TRUMAN battait de l’aile, Aretha quitte Los Angeles pour se réinstaller à Détroit. En 1984, Aretha signe un contrat pour une tournée autour des chansons de Mahalia JACKSON, mais n’ayant pas honoré son engagement,  elle sera obligée de payer une pénalité de 200 000 dollars au producteur. Mais en 1985, Aretha a su rebondir, grâce au producteur Narada Michael WALDEN autour d’un album «Who’s Zoomin’ Who ?» et chante en duo, avec Annie LENNOX du groupe Eurythmics, «Sisters are doing it for Themselves». En 1987, Aretha remporte un Grammy Award sur un duo, avec George MICHAEL, «I Know you were waiting for Me». Sa soeur Carolyn, décède d’un cancer le 25 avril 1988. Son frère Cecil aussi disparait en décembre 1989, en raison de cette maladie. Aretha fera un exceptionnel concert, salué par tous les critiques, comme une réussite, à la radio City Music Hall, à New York. En 1994, Aretha est récompensée du Grammy Lifetime Achievement.
Depuis 2010, Aretha s’est battue, jusqu’au bout, courageusement, dignement et honorablement, contre cette maladie monstrueuse. Le 29 décembre 2015, celle que l'on surnommait «la reine de la soul» était montée sur la scène des Kennedy Center Honors de Washington, qui célébrait alors la carrière de cinq artistes dont Rita MORENO, George LUCAS et Carole KING. Installée derrière son piano elle avait interprété «You Make Me Feel Like a Natural Woman». Atteinte d’un cancer du pancréas, comme sa sœur et son frère, elle est morte le 16 août 2018. The day is past and gone. The evening shades appears.  O, may we all remember well the night of death draws near” (Le jour est passé, puis parti. Les ombres du soir apparaissent. O pouvons-nous tous bien nous souvenir que la nuit de la mort approche), chantait Aretha, en 1965, «The Day is Past and Gone».
We pray for our Soul Sister : Respect and Rest in Peace !
Bibliographie sélective
 
1 – Ouvrages de Aretha Franklin
 
FRANKLIN (Aretha), HAAG (John, L), Aretha Franklin, the Queen of Soul, Creative Concept, 1994,  96 pages ;
FRANKLIN (Aretha), RITZ (David), Aretha : From these Roots, New York, Wilard, 1999, 298 pages.
2 – Critiques de Aretha Franklin
BARNARD (Stephen), Aretha Franklin, Unanimous, 2001, 144 pages ;
BEGO (Mark), Aretha Franklin, The Queen of Soul, New York, Saint Martin’s Press, 1989, 378 pages ;
CARROLL (Jillian), Aretha Franklin, Chicago, Raintree, 2004, 64 pages ;
DANCHIN (Sébastian), Aretha Franklin : portrait d’une natural woman, Paris, Buchet-Chastel,  2005, 417 pages ;
GOURSE (Leslie), Aretha Franklin : Lady Soul, New York, F. Watts, 1995, 170 pages ;
HASKINS (James), Black Music in America, a History from the People, New York, T.W Crowell, 1987, 198 pages ;
IGIS (Toyomi), FREEMAN ELLIS (Veronica), WILSON WESLEY (Valerie), Great Women in the Struggle, préface de Collection Book of Black Heroes, vol. 10, 107 pages, spéc 9 pages 60-61 ;
LEHR WAGNER (Heather), Aretha Franklin : Singer, Chelsea House Publishers, 2010, 105 pages ;
MacAVOY (Jim), Aretha Franklin, Chelsea House Publishers, 2002, 112 pages ;
MEDINA (Nico), Who is Aretha Franklin ?, New York, Penguin, 2018, 112 pages ;
OLSEN (James, T.), Aretha Franklin, Creative Education, 1974, 27 pages ;
RITZ (David), Respect : The Life of Aretha Franklin, Hachette UK, 2014, 528 pages ;
RIVERA (Ursula), Aretha Franklin, New York, Rosen central, 2003, 112 pages ;
SHEAFER (Silvia, Ann), Aretha Franklin : Motown Superstar, Springfield, NJ, Enslow, 1996, 138 pages ;
WARNER (Jenifer), Respect : The Life and Times of Aretha Franklin, BookCaps Study Guide, 2014, 70 pages.
Paris, le 16 août 2018, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
«Aretha FRANKLIN (1942-2018), la Divine Soul Sister», par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 15:18
La réussite du bien-vivre ensemble dépend, pour une large part, de l’émergence d’une bourgeoisie noire en France. Les Chinois et la communauté juive ont indiqué le chemin. La réussite économique fera reculer, considérablement, le racisme, cette conception ethnique et racisée de la démocratie ne voyant en nous, que des indigènes de la République, d’éternels immigrants, voués aux travaux ingrats.
Pour l’instant, la communauté noire en France, encore très liée à l’Afrique, consacre l’essentiel de ses ressources à la consommation et à la solidarité avec les parents restés au pays ; ce qui empêche la constitution d’un capital pour l’accès aux affaires. Pourtant, les Français issus de l’immigration sont présents dans de nombreux secteurs, comme l’entretien, la sécurité et différents services d’aide à la personne. Ils restent d’éternels employés et n’arrivent pas à créer des entreprises, dans des secteurs où ils ont des compétences indéniables.
Dans ce tableau noir, si je puis m’exprimer ainsi, il y a de timides lueurs d’espoir, à valoriser. Ce sont des points d’appui pour envisager l’avenir avec plus d’optimisme. J’avais évoqué, dans mon article sur le marché de Château-rouge, ces restaurants sénégalais dans le 18ème arrondissement de Paris, ainsi que l’ascension de J.A. Le Bachelor, ce grand couturier franco-congolais qui envisage même d’étendre sa création au Sénégal.
Je passe chaque jour, à la rue de la Villette, dans le 19ème arrondissement, pour me rendre au Parc des Buttes-Chaumont (voir mon post sur l’histoire de ce parc entre tragédie et féérie), mon attention a été attirée par l’originalité et l’esthétique de la boutique de Bélinda, avec de belles robes et sacs à main faits à base de tissu de Wax. Quand je vois que les attaques des adversaires de la République sont concentrés sur les détails vestimentaires des Africains (Burqa, Burkini, voile, etc.), et la qualité de la création de Bélinda, qui allie la modernité et la tradition, je me suis dit que c’est une business woman à encourager, pour sa contribution au bien-vivre ensemble. Bélinda, qui ne veut pas s’enfermer dans le folklore et l’ethnicité, vise les Africains, mais aussi, et sur les Européens. Son souhait le plus grand, c’est que tout le monde puisse porter ses habits pour aller au bureau ou se promener aux Champs-Elysées.
De par sa formation et son expérience professionnelle, rien ne destinait, initialement, Bélinda, une franco-congolaise, aux affaires. Diplômée en finances et comptabilité à Montpellier, Bélinda a travaillé dans un cabinet comptable, puis a obtenu un master en comptabilité ; elle a travaillé au ministère de l’agriculture et dans le secteur privé. Mais Bélinda avait son rêve qui l’habitait toujours : monter une entreprise de haute couture. En effet, sa marraine lui a transmise le goût de la création artistique. Bélinda est dans le milieu des affaires depuis 2013. Cependant, pour préparer ses arrières-gardes, elle n’avait pas complètement lâché son activité salariée, pendant un certain temps. En 2014, sentant qu’elle a trouvé sa voie, Bélinda se consacre, désormais, exclusivement, à ses affaires. Bélinda, qui vient de la finance, a été utilement secondée, initialement, par une amie modéliste, et qui lui a apprise ainsi le métier (choix des tissus, coupes, faisabilité des modèles, couture). Elles ont fait ensemble, pendant deux ans, des marchés, des salons de créateurs. 
Pour trouver les fonds de démarrage, Bélinda a bénéficié de l’aide de sa famille, les banques étant frileuses quand il n’y a pas de garanties solides. Les salons étant chers, et les locaux hors de prix à Paris, Bélinda a d’abord loué un petit local de 15 mètres carrés dans le 17ème arrondissement, pour présenter sa collection, pendant deux ans. Afin de réduire les frais, comme le font les médecins et avocats, Bélinda a eu l’idée de partager son local avec d’autres créateurs ayant le même besoin, qu’elle avait rencontrés dans les salons. Une des difficultés, quand on est à plusieurs, c’est la gestion des permanences. Bélinda a fini par opter pour le concept des «boutiques éphémères» qui sont louées pour 2 ou 3 mois, sans garantie, sans caution. C’est facile à gérer, chacun vient avec sa clientèle, et il n’y a pas de frais fixes. Tout le monde y trouve son compte.
Bélinda a choisi de faire des produits de qualité, faits mains, originaux, et s’adapte aux demandes sa clientèle, souvent en recherche d’un cadeau original. Son souci c’est de proposer des produits qu’on ne trouve pas ailleurs, des produits uniques, non industrialisés ; le client peut demander à adapter le produit à ses goûts (couleur, tissu, détail supplémentaire). Le Wax est devenu à la mode, un produit aussi bien pour les hommes que les femmes et les enfants, quelle que soit l’origine ethnique. Les prix pratiqués sont abordables : aucun article ne dépasse les 100 €.
Les défis de Bélinda, c’est, en permanence, de créer, susciter et anticiper la demande, proposer des produits de qualité, pas seulement en France, mais aussi ailleurs (Londres, Amérique, Canada, Etats-Unis, Afrique). Si ses produits sont essentiellement fabriqués en France, Bélinda a aussi développé la solidarité avec les créateurs africains.
Finalement, le monde des affaires, c’est difficile et exigeant, mais chacun doit pouvoir poursuivre ses rêves et ses passions, comme le fait Bélinda. Réussir dans le business, c’est possible, si l’on quitte le terrain des lamentations et des incantations.
Contact permanent : My Bélinda Paris 06-52-35-78-66, infomybelinda@gmail.com Instagram My Belinda Paris – Contact temporaire «Boutique éphémère» au n°72, rue de la Villette, à Paris 19ème.
Paris, le 16 août 2018, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
«My Bélinda Paris, une mode africaine ambitieuse, entre tradition et modernité», par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
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12 août 2018 7 12 /08 /août /2018 23:50
Disparu, à Paris, le dimanche 12 août 2018, à l'âge de 87 ans, les obsèques de Samir AMIN ont eu lieu le samedi 1er septembre 2018, au Père-Lachaise, à Paris. Il repose auprès de sa mère ; son épouse, souffrante et hospitalisée, n’a pas pu assister à ses funérailles. Sa tombe est au n°97 de la Division Allée du Mur des Fédérés où sont enterrés, notamment Henri BARBUSSE, Paul VAILLANT-COUTURIER, Pierre SEMARD, Jacques DUCLOS et Waldeck ROUSSEAU.
Le président Macky SALL, du Sénégal, a tenu à se faire représenter par une importante délégation à ces funérailles composée notamment de M. Bassirou SENE,  ambassadeur du Sénégal à Paris, M. Amadou DIALLO, consul général et M. Ibrahima THIOUB, recteur de l’université de Cheikh Anta DIOP qui a pris la parole au nom de la délégation sénégalaise. «Le plus grand des penseurs vivants a cessé de penser ; ce qu’a perdu la science historique en cet homme, on ne saurait le mesurer. Le vide laissé par la mort de ce titan ne tardera pas à se faire sentir», le recteur citant ainsi Friedrich ENGELS dans son éloge funéraire sur la tombe de Karl MARX.  Son nom vivra, et son œuvre aussi !
Le Parti communiste français qui a organisé ces cérémonies était représenté par Mme Isabelle de ALMEIDA, présidente du conseil national du PCF : « La France fut tout autant ton pays que l’Egypte qui t’a vu naître et grandir, et où très jeune, tu as manifesté une sincère et profonde révolte contre la misère et l’exploitation ». Penser, enseigner, agir, rassembler pour transformer le monde, «voila ce qui était le moteur de ton existence». Par conséquent, Samir AMIN était l’inverse de «l’intellectuel en chambre, (..) assis sur son piédestal le plus souvent aussi médiatique que superficiel, qui jauge et juge les individus et les peuples, donne des leçons à tour de bras et se vautre dans les pires duplicités à coup de deux poids-deux-mesures qui n’ont qu’une seule logique, humilier celles et qui produisent les richesse du monde». Samir AMIN était dans l’intelligence et l’action collective, le combat de toutes les formes de domination raciale, patriarcale, économique, culturelle et politique, tout ce qui représentait les prédations et les aliénations de toutes formes.
Finalement, cette cérémonie funéraire, loin d’être larmoyante, était un vibrant hommage à la vie exemplaire du penseur et de l’homme d’action.  Samir AMIN qui a fustigé la mondialisation en ce qu’elle a permis le pouvoir financier d’assujettir le politique, n’était pas un marxiste orthodoxe ; il se définissait comme un communiste «sans rivage» et invitait les habitants du tiers-monde à penser par eux-mêmes pour suivre un développement autocentré, comme avait tenté de le faire Thomas SANKARA. Il appelait, sans cesse à une émancipation individuelle et collective. «Samir Amin aurait pu être un intellectuel choyé par ceux qui détiennent les pouvoirs ; il avait choisi de ne pas l’être et a préféré de dénoncer de manière opiniâtre l’occidentalo-centrisme. Il aurait pu être la référence et l’alibi des bourgeoisies d’Etat ; il avait choisi de ne pas l’être et a préféré critiquer sans concession les impasses des régimes construits sur l’héritage confisqué des libérations nationales. Sa profonde vivace culture égyptienne lui permettait de combiner la colère contenue devant l’injustice, la patience séculaire des peuples du Nil et un humour ravageur à fleur de peau. Samir Amin a donné l’exemple rigoureux et créateur, d’un homme libre et engagé» dit dans son hommage, Gustave MASSIAH.
Samir AMIN était économiste, d'un père égyptien, médecin, de l’aristocratie copte, et d'une mère française, médecin. Le multiculturalisme peut être signe de noblesse, de richesse intellectuelle et spirituelle. «Avec sa disparition, la pensée économique contemporaine perd une de ses illustres figures» dit le président Macky SALL. Dans une biographie que lui consacre Demba Moussa DEMBELE, le professeur Samir AMIN est qualité, comme le ferait Antonio GRAMSCI, «d’intellectuel organique au service de l’émancipation du Sud».
Durant son enfance à Port-Saïd, en Egypte, Samir AMIN fait ses études primaires et secondaires au lycée français. Après son premier baccalauréat obtenu en 1947, Samir AMIN part pour Paris où il passera son deuxième baccalauréat, série «mathématiques élémentaires», au Lycée Henri IV. C’est également à Paris qu’il poursuivra ses études supérieures. Ses professeurs lui avaient recommandé de faire sciences physiques, en raison de ses  bonnes dispositions dans cette discipline. Mais il choisira l’économie, et fera donc ses études supérieures en France de 1947 à 1957. Sa thèse de doctorat défendue en 1957, en avance sur son temps, analysait le sous-développement et le développement non comme des étapes successives mais comme l’endroit et l’envers de la même médaille : l’expansion mondialisée du capitalisme, l’accumulation à l’échelle mondiale. Samir AMIN a toujours associé réflexion théorique et action militante, raison pour laquelle ses analyses des défis auxquels les peuples sont confrontés ont eu une influence reconnue. Altermondialiste, Samir AMIN entame une carrière dans la gestion économique, l’enseignement et la recherche, et surtout un combat politique, sans relâche pour la souveraineté du tiers-monde. En effet, agrégé de sciences économiques, il a travaillé de 1957 à 1960 dans l'administration égyptienne du développement économique, au moment des nationalisations. Mais étant communiste, comme son directeur, il sera contraint de quitter l’Egypte, en 1960.  Il a été de 1960 à 1963, conseiller du gouvernement du Mali, sous Modibo KEITA, un gouvernement de gauche, pour la mise en œuvre du Plan. Il est resté le conseiller de nombreux gouvernements (Chine, Vietnam, Algérie, Venezuela, Bolivie, etc.) Il a été, par la suite, nommé professeur aux universités de Poitiers, Dakar et Vincennes. Il a été à partir de 1970, directeur de l’institut africain de développement économique et de planification de Dakar, puis à partir de juin 1980, directeur de recherches concernant les stratégies pour le futur de l’Afrique.
Le professeur Samir AMIN avait choisi de vivre à Dakar au Sénégal. Historien, économiste engagé et Directeur du Bureau africain du Forum du Tiers-monde, à partir de 1980, à Dakar, il est aussi le fondateur de l’IDEP, institut de développement économique et de planification (1970-1980), d’ENDA, environnement pour le développement de l’Afrique, et du CODESRIA, conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique. Samir AMIN est resté, jusqu'au bout, fidèle et solidaire avec le tiers-monde, et avec le Sénégal, en particulier. Né le 3 septembre 1931 au Caire (Egypte) avant la deuxième guerre mondiale, sa jeunesse militante est marquée par la lutte pour la décolonisation, dans un contexte de guerre froide. «Je dois dire que j'ai très tôt,  dès l'adolescence, pris une triple position inséparable pour moi, qui a constitué ma base de départ. D'abord, un refus de l'injustice sociale que je voyais autour de moi dans la société égyptienne, de la misère des classes populaires face à l'opulence et au gaspillage des classes riches. Je les ai toujours refusés. Cela été un point de départ de ma révolte sociale» dit-il. Pendant son adolescence, il a adopté une attitude antifasciste : «Mon adolescence se trouvait être pendant la Deuxième Guerre mondiale. Et sans doute, ma famille a joué un rôle. J'avais adopté une attitude résolument anti-fasciste, anti-nazi, n'acceptant pas du tout  ce  que certains autres Egyptiens acceptaient, en considérant que l'ennemi de mon ennemi était mon ami et donc que l'ennemi de la Grande Bretagne était mon ami. J'étais résolument anti-nazi et anti-fasciste, ce qui m'a amené à développer très tôt beaucoup de sympathie pour l'Union Soviétique qui conduisait la guerre contre les nazis» dit-il dans un entretien avec Amady Aly DIENG du 13 mai 2013.
Il revient sur ces luttes dans ses «mémoires, le réveil du Sud», entamés après l’explosion du bloc communiste, mais publiés en 2015. Avant Bandoeng, il y avait les pays du Nord, des sociaux-démocrates, les pays communistes, des pays populaires du Sud, mais ces trois systèmes ont fini par s’effondrer et le chaos s’est installé, sauf en Chine. Au lycée il se considérait comme communiste vers 18 ans, et se battait contre les nationalistes. En 1955, la conférence de Bandoeng (Indonésie) des pays non-alignés, est une révision de la stratégie de l’action révolutionnaire, une bifurcation de ses idées politiques. Les Russes et les Chinois n’avaient pas la même grille de lecture face aux interrogations des étudiants du tiers-monde concernant l’impact de Bandoeng, à la veille de l’indépendance : Qui va diriger les mouvements de libération nationale ? Est-ce les bourgeoisies nationales ou les classes populaires ? La grande masse paysanne est désarticulée. Etudiant à Paris, il n’était pas compris du Parti communiste français. Les organisations étudiantes du tiers-monde ont envoyé des messages à Moscou et en Chine pour avoir des instructions. Contrairement à Moscou, Pékin a envoyé un accusé de réception, sans répondre aux interrogations. En effet, Zhou Enlai (1898-1996) recommande au Tiers-monde, à partir de la lutte de libération nationale, on peut avancer vers le socialisme, mais il faut penser par soi-même. Par conséquent, Bandoeng a conduit à une radicalisation du régime de NASSER qui a compris que le capital étranger ne peut pas conduire au développement, et que le chef de file du capitalisme ce sont les Etats-Unis. «Ce que nous avions pris impossible, des Etats non dirigés par des classes populaires cela paraissait possible» dit-il. Mais Bandung s’est essoufflé 20 ans après, et c’est la grande offensive du capitalisme (Coups d’Etat, assassinats, capitulation des gouvernements qui se sont ralliés au capitalisme). Face à cela, dans les années 70, il  y a eu des explosions populaires, parfois non organisées, le néolibéralisme n’apportant aucune réponse satisfaisante. Il faut sortir du diktat, de la soumission, il y aura encore des révoltes, mais avec quelles stratégies ? 
Quel bilan faut-il tirer de Bandoeng ?
C’est le sens des échanges qui sont au cœur des travaux du Forum mondial. Il faudrait un «nouveau Bandoeng», des projets souverains, nationaux, populaires et démocratiques qui n’acceptent pas la mondialisation, pour contraire les puissances étrangères à être obligés à négocier. Les bénéficiaires de ces projets doivent être les classes populaires, et pas seulement les couches moyennes, les consommateurs visés par le capitalisme. Il faudrait une industrialisation tournée vers le marché interne. La démocratie, un processus sans fin, ne se réduit pas au pluripartisme et aux élections. Cela implique des avancées sociales, avec une socialisation de la gestion publique.
Pour lui, même après l'indépendance formelle des années 60, les Etats africains devraient reconquérir leur souveraineté et leur dignité. Le franc FCA est de ces symboles de la dépendance et de l’assujettissement. Le professeur AMIN s'est toujours insurgé, dans un ouvrage devenu un grand classique de l’économie, «l’échange inégal et la loi de la valeur», contre l'échange inégal entre le Nord et le Sud.
Hostile à l’européocentrisme, il militait pour un monde multipolaire et entrevoyait dans ses mémoires un réveil des nations du Sud. L’eurocentrisme se caractérise, d’une part, par «la conquête européenne de la planète, conquête militaire, économique, politique, idéologique, et même dans une certaine mesure ethnique. D’autre part, la question du capitalisme, comme système économique et social nouveau. (…). Ces deux questions sont inséparables, et je pense que l’incapacité que l’incapacité ou le refus de les penser ensemble a pour conséquence l’actuelle impasse où se trouvent les stratégies de réponse aux contradictions de la modernité». Le capitalisme mondial des monopoles généralisés, contrôle tout, les petites entreprises, l’agriculture, la classe politique nationale et internationale. On ne peut pas séparer l’économique du politique et du social, le capitalisme étant un seul et unique système mondial d’accumulation des profits, avec des «centres» ce sont les pays développés, et une «périphérie», les pays pauvres. Suivant Samir AMIN, le sous-développement n’est pas un «retard» lié à des caractéristiques spécifiques (sociales, culturelles, voire géographiques) des pays dits «pauvres». En réalité, le sous-développement n’est que le résultat de l’ajustement forcé de ces pays aux besoins de l’accumulation au bénéfice des pays situés au centre du système.
Dans cette mondialisation, Samir AMIN part du constat que l’idéologie dominante de l’heure, c’est la mondialisation et la régulation par le marché. Or, une bonne partie des pays du tiers-monde, ce «quart-monde», dans cette guerre économique, ne relèvent d’aucun segment de la production industrielle, et ne sont donc pas compétitifs. «Ce qui nous est proposé actuellement n’est pas un nouvel ordre, c’est un désordre total, un chaos ingérable» dit-il. Samir AMIN en appelle à une conscience politique, sociale et idéologique à la hauteur des défis auxquels sont confrontés les pays du tiers-monde. Il préconise une longue période transitoire et contradictoire qui emprunte beaucoup de choses au capitalisme dans ses méthodes d’organisation du travail et des rapports sociaux, mais aussi à des transformations sociales progressives importantes, avec des regroupements. Il préconise «la déconnexion» ; il faut échapper à la loi de la valeur mondialisée qui est fondée sur ce que la force de travail n’ait qu’une seule valeur pour l’ensemble du système mondial, et appliquer la loi de la valeur tout court, qui impliquerait que «les rémunérations du travail soient, partout à travers le monde, égales à la productivité égale» précise-t-il. Bref, il faut un autre développement, une société nationale populaire, associée à celle d’une économie nationale autocentrée, une production rurale, une stratégie d’industrialisation avec un soutien à l’agriculture, une structure des prix déconnectée du système mondial. Suivant Samir AMIN, contrairement au discours dominant, le succès chinois ne résulte pas d’une bonne insertion dans la mondialisation. «L’Egypte et le Mali sont intégrés dans la mondialisation de façon inconditionnelle, et c’est là l’origine du désastre, alors que la Chine est insérée dans ce processus mais d’une manière conditionnelle par elle-même, et c’est la clé de son succès» dit-il. En d’autres termes, les Chinois ont conditionné leur entrée dans la mondialisation par la mise en place d’un projet national souverain, contraignant les Occidentaux à s’adapter à leurs besoins de développement. Par conséquent, la question de la souveraineté est une condition essentielle du développement.
 
Honneur, admiration, gloire et respect à la mémoire de Samir AMIN !
Bibliographie très sommaire
 
AMIN (Samir), L’accumulation du capital à l’échelle mondiale, Paris, Anthropos, 1970, 592 pages ;
AMIN (Samir), L’échange inégal et la loi de la valeur : la fin d’un débat, Paris, Anthropos, IDEP, 1973 et 1988, 248 pages ;
AMIN (Samir), Impérialisme et sous-développement en Afrique, Paris, Anthropos, 1988, 588 pages ;
AMIN (Samir), Itinéraire intellectuel : regard sur le demi siècle (1945-90), Paris, L’Harmattan, 1993, 223 pages ;
AMIN (Samir), L’économie du Maghreb : la colonisation et la décolonisation, Paris, éditions de Minuit, 1966, vol 1, 351 pages et vol 2, 227 pages ;
AMIN (Samir), L’empire du chaos : la nouvelle mondialisation capitaliste, Paris, L’Harmattan, 1992, 140 pages ;
AMIN (Samir), L’eurocentrisme, critique d’une idéologie, Paris, Anthropos, 1988, 160 pages ;
AMIN (Samir), La déconnexion pour sortir du système mondial, Paris, La Découverte, 1986, 334 pages ;
AMIN (Samir), La faillite du développement en Afrique et dans le tiers-monde, Paris, L’Harmattan, 1993 et 1989, 383 pages ;
AMIN (Samir), Les défis de la mondialisation, Paris, L’Harmattan, 1996, 345 pages ;
AMIN (Samir), Mémoires : L’éveil du Sud, Paris, Indes savantes, 2015, 620 pages ;
AMIN (Samir), Pour un monde multipolaire, Paris, Syllepses, 2005, 240 pages.
DEMBELE (Demba, Moussa), Samir Amin, intellectuel organique au service de l’émancipation du Sud, Dakar, Sénégal, Codesria, 2011, 216 pages.
Paris, le 12 juillet 2018, actualisé le 1er septembre 2018, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
«Samir AMIN (1931-2018), un ami du Sénégal et du tiers-monde, in memoriam», par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
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