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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 22:11
«Mali : transition de 24 mois. Levée de l'embargo. Nouvelles allégations d’un d'Etat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
La situation au Mali oscille «entre guerre et paix» en référence au titre d'un roman de Léon TOLSTOI (1828-1910).
Après un bras de fer contre la Françafrique via la CEDEAO interposée, la junte militaire a finalement accepté une transition de 24 mois à partir du 26 mars 2022, soit jusqu'au 25 mars 2024. En contrepartie la CEDEAO a annoncé le 3 juillet 2022 la levée des sanctions à l'encontre du Mali. Il faut dire que cet embargo était préjudiciable aux intérêts français comme ceux du Sénégal, le port de Dakar étant un transit pour le fret malien, un pays enclavé. Kibili TOURE en charge pour relancer la question du transport Dakar Bamako.
Initialement cette transition était de 18 mois soit jusqu'en février 2021. Lors d'un congrès du Parti de Choguel MAIGA de décembre 2021, cette transition a été portée entre 5 et 10 ans. La CEDEAO a profité de cette incertitude pour infliger des sanctions et un embargo au Mali.
Ce délai de 24 mois sera-t-il tenu ? Qui pourra participer aux élections de 2024 ? La paix sera-t-elle rétablie sur l'ensemble du territoire malien de manière à assurer des élections libres et transparentes ? Quel avenir des relations avec la France ?
Plus de 600 civils ont été tués au Mali en 2021. En mars 2022, 27 soldats maliens et en avril 2022 6 soldats maliens ont été tués. On ne compte plus les victimes militaires. La situation reste encore instable en raison des attaques terroristes et des allégations persistantes de coups d'état manqués. Cela pourrait être un prétexte pour remettre en cause la transition et une plus grande ouverture du Mali au reste du monde.
En effet au mois de mai 2022 plus de 120 militaires maliens sont morts dans une attaque terroriste, dans l'indifférence générale. Le 17 mai 2022 la junte militaire avait annoncé un coup d’Etat manqué, mais deux des mis en cause viennent d'être disculpés.
Le 10 juillet 2022 le gouvernement malien a annoncé un nouveau coup d’Etat manqué. Il y aurait 49 mercenaires lourdement armés qui viendraient de la Côte-d'Ivoire.
 
Auparavant le 17 mai 2022 le gouvernement malien qui avait annoncé un coup d’Etat déjoué, a finalement disculpé deux mis en cause.
Tout cela ressemble aux oracles de Cassandre qui présidait un malheur aux Troyens assiégés par les Grecs, jusqu'à que ce «Cheval de Troie» signa leur défaite. De même que Ahmed Sékou TOURE (1922-1984) à longueur journée les complots de l'impérialisme et des Peuls. On l'a su plusieurs décennies après que la Françafrique avec la complicité de Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001) avait envoyé quatre des mercenaires pour assassiner, en vain, le dirigeant guinéen qui avait dit NON au référendum de 1958.
Ce qui se joue au Mali, c'est tout simplement l'avenir de la Françafrique dans le continent noir. Si les Maliens sont dans la difficulté en raison de la guerre de Nicolas SARKOZY perdue en Libye, en 2011, ayant provoqué l'arrivée massive de djihadistes au Mali, un Etat déjà faible. Je crois que le président Emmanuel MACRON qui entretient le ressentiment et la colère des populations africaines n'osera plus de sitôt convoquer un sommet franco-africain.
Paris, le 13 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
«Mali : transition de 24 mois. Levée de l'embargo. Nouvelles allégations d’un d'Etat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 20:20
«Sénégal : ouverture de la campagne électorale des législatives du 31 juillet» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Contrairement à la France qui a déjà célébré la fête de l'Aïd El-Ada le samedi 9 juillet 2022, au Sénégal cette fête, appelée la Tabaski, est pour le dimanche 10 juillet 2022.  Cette date du 10 juillet 2022 coïncide également avec l'ouverture officielle de la campagne électorale des législatives du 31 juillet 2022.
Dans son message, à la Nation, le président Macky SALL a rappelé que des instructions, très fermes, ont été données au Ministère de l'intérieur, afin que la campagne électorale et le scrutin des législatives se déroulent, dans la paix, la sécurité et la transparence. «Nous allons entamer, ce jour même (10 juillet 2022), la campagne électorale pour les législatives. C’est l’occasion d’appeler les acteurs politiques et de rappeler que la période de campagne électorale n’est pas une période de non droit. Que la violence doit être bannie et que l’Etat restera vigilant pour que cette période de 21 jours soit une période de campagne électorale» dit le président Macky SALL.
La tension qu'entretient, une certaine opposition, dans ses dérives putschistes, ethnicistes et régionalistes, est toujours vive au Sénégal. Le chef de l’opposition a toujours utilisé les jeunes contre les forces de l’ordre ; il veut marcher sur des cadavres pour prendre le pouvoir.
Force restera à la Loi et il appartiendra au peuple souverain de trancher, et à lui seul. Ceux qui voudront marcher sur des cadavres pour leur ambition personnelle, en brûlant et en saccageant, prendront leurs quartiers d'été à la prison de Rebeuss. A bon entendeur salut et très bonnes vacances !
Sans aucun projet politique alternatif crédible, l'opposition qui ne peut s'en prendre qu'à elle-même ayant gravement merdouillé dans la confection de ses listes électorales en ne respectant pas le principe de parité, et en tentant, au mépris des lois, de discréditer les lois républicaines.
Avant même d'accéder au pouvoir outre ce crime  d’un maire de l’opposition, contre un militant du PDS avec 17 balles, ces insulteurs, ces assassins d'un juge constitutionnel ou ce gendarme peu scrupuleux par rapport à des accusations de viol, voilà qu'une maire de Patte d'Oie, Mme Maimouna DIEYE, est impliquée dans un scandale de détournement de 9 millions de FCA (13400 €). Sa ligne de défense confuse n'a, pour l'instant, convaincu personne. On voit bien que ces donneurs de leçon ne veulent que se servir, au lieu de servir. Il y a eu dans le passé les détournements de Karim WADE et de Khalifa SALL, comme si le statut d’opposant peut tout justifier y compris les crimes, les saccages, les viols et les vols.
Le grand «Saye Saye» ou bandit, l'ethniciste, l'antifrançais et le régionaliste, le saccageur, sans aucun projet qui crie à la "discrimination" ? Sa requête délirante été naturellement rejetée par la justice internationale. Il a besoin de quelques séances de massage !
En revanche c'est un fait indéniable le président Macky SALL un Pharaon des temps modernes a considérablement changé la physionomie du Sénégal par ses grands travaux. Ces infrastructures du président Macky SALL, un Pharaon des temps modernes, ont considérablement amélioré les conditions de vie des Sénégalais et désenclavé la Casamance.
Ndioulémo Wouri ndioulémo Kewdo. Bonne fête de Tabaski au Sénégal et à ses diasporas !

Paris, le 10 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
«Sénégal : ouverture de la campagne électorale des législatives du 31 juillet» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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9 juillet 2022 6 09 /07 /juillet /2022 13:07
«Jose Eduardo DOS SANTOS (1942-2022) ancien président d’Angola et son héritage» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Le brouhaha de la tragédie de l'assassinat du premier ministre Japonais a couvert la mort le 8 juillet 2022 à Barcelone du 2ème président de l'Angola, Jose Eduardo DOS SANTOS. Il est né le 28 août 1942, à Sambizanga, dans la banlieue de Luanda, de parents immigrants de conditions très modestes, originaires de Sao Tomé et Principé. Son père, Alvino DOS SANTOS, est maçon, et sa mère, Jacinta JOSE PAULINO, employée de maison. La capitale de l’Angola est Luanda «Luanda est une ville chaotique, bruyante, aux trottoirs défoncés ou inexistants et à la circulation automobile anarchique. Située sur les hauteurs de la ville, la «Cidade Alta» (quartier présidentiel), est un havre de verdure, de silence et d’ordre. On y entend les oiseaux chanter» écrit Estelle MAUSSION dans «Dos Santos et Company». Grandissant dans un système colonial oppressif, le jeune Jose Eduardo, s’engage au sein du MPLA. Quand éclate la révolte du 4 février 1961, il est obligé de réfugier au Congo, l’actuel Zaïre. Pendant son exil, le MPLA le choisit pour recevoir une bourse pour aller suivre à Bakou, en Azerbaïdjan, une formation d’ingénieur spécialisé dans l’industrie du pétrole, un secteur stratégique pour l’avenir de l’Angola. C’est là où il rencontre Tatania KUKANOVA sa première épouse, une russe ; ils ont eu, en 1973, une fille, Isabel, surnommée «La Princesse» et mariée à un collectionneur d’art congolais. A son retour en Afrique, DOS SANTOS sera en charge de la communication au sein du MLA et deviendra un proche collaborateur de Agostinho NETO (1922-1979), futur premier président d’Angola, le 11 novembre 1975. Il est nommé dans le premier gouvernement Ministre des affaires étrangères. Jose Eduardo DOS SANTOS échappe aux purges de 1978, en se rendant utile ; il accède au poste de Ministre du Plan. Le 10 septembre 1975, Agostinho NETO meurt à Moscou. Il a eu comme successeur, Jose Eduardo DOS SANTOS, deuxième premier de l'Angola, qui devient le plus jeune président africain à 37 ans.

L'Angola est un pays d'Afrique australe couvrant une superficie de 1246 700 km2, soit 16,51 fois son colonisateur, le Portugal, un minuscule territoire de 92 212 km2, soit 2,2 fois la France avec ses 543 940 km2. L'Angola est délimitée à l'ouest par l'océan Atlantique, au Nord par les deux Congo, à l'Est par la Zambie et au Sud la Namibie, dernier pays africain à accéder à l'indépendance, le 21 mars 1990. L’Angola est constituée d’une multitude de groupes ethniques, dont les plus importants sont les Ovimbundu (37 % de la population), les Ambundu (25 %) et les Bakongo (13 %). On compte également 2 % de métis, 258 920 Chinois, et environ 200 000 Portugais. Or, les Ovimbundu, au centre, les M’Bundu à Luanda, et la Bakongo, au Nord et dans le Cabinda, bases du mouvement de Libération nationale, ont confisqué le pouvoir ; et cette ethnicisation de la vie politique, s’est gravement accentuée en raison de la guerre civile.

En particulier et contrairement à ce qui est dit l'Afrique, même si elle a une forte natalité, non maîtrisée reste encore un pays sous-peuplé. Ainsi en 2021, l'Angola, un vaste territoire comptait 33 933 611 habitants, soit une densité de 27 habitants au km2. L'ancien colonisateur portugais, avec ses 10 928 252 habitants a une densité de 112 habitants au km2. L'Angola, comme le Mozambique et la Guinée Bissau, sont de anciennes colonies portugaises qui n'ont accédé à l'indépendance que tardivement en 1975, après des guerres de libération nationale. Pour l'essentiel, les anciennes colonies françaises ont accédé à l'indépendance en 1960, mais ligotés, mais un ingénieux système mis en place le général Charles de GAULLE (1890-1970) et Jacques FOCCART (1913-1997) dit de la Françafrique (Voir mon article Charles de Gaulle et l’Afrique), une indépendance dans la dépendance (Accords de coopération civile et militaire Française CFA). Dans «ce protocole de l'Elysée» en référence au titre d’un ouvrage de Thierno Alassane SALL, rien ne doit bouger dans les «provinces françaises» d'Afrique.

Les gens l'oublient trop souvent, les premiers européens, maitrisant la navigation, à débarquer en Afrique, c'étaient les Portugais, bien avant les Français et les Anglais. Pendant longtemps, les Occidentaux, enveloppés dans un nuage de superstitions, croyant que les mers étaient habitées par le Diable ou les mauvais esprits, n’osaient pas traverser les océans. Cependant, le voyage, à la Mecque, en 1324, de Kankan Moussa (1280-131337), du 10ème Mansa, un empereur malien avec des centaines de kilogrammes d'or, a considérablement changé la donne, en attirant toutes les convoitises sur les richesses naturelles africaines. La vie de Kankan Moussa nous est parvenue grâce à l'historien tunisien, Ibn KHALDOUN (1332-1406). Le Mali était, à l'époque, le pays le plus riche du monde.

Les Portugais, à travers l'explorateur Diogo CAO (1450-1486) envoyé par le roi Jean II (1455-1495), ont débarqué, pour la première fois en Afrique australe vers 1482 et ont planté une croix sur la côte angolaise et ont expédié de nombreux esclaves angolais au Brésil. Cependant, cette occupation des côtes est accompagnée d'une résistance des royaumes traditionnels à l'intérieur des terres. La lutte héroïque de la Reine Anne NZINGUA (1583-1663) une femme éduquée, stratège et diplomate, a été louée pendant la guerre d'indépendance.

Jose Eduardo DOS SANTOS est resté au pouvoir en vrai chef de village pendant 38 ans et 15 jours, soit du 21 septembre 1979 au 25 septembre 2017. Aux élections de 1992, il rafle 81,6% de voix et recueille 191 députés sur 220. L’UNITA, le parti d’opposition aura donc 10,4%, soit 70 députés. En septembre 2008, le parti du président remporte, avec plus de 80 p. 100 des voix, les élections législatives, les premières organisées depuis 1992. Mais l’élection présidentielle est à nouveau reportée. Une nouvelle Constitution, adoptée en 2010, met fin au suffrage universel direct : elle établit que le chef de l’État sera le leader du parti vainqueur aux élections. Une limite de deux mandats de cinq ans est instaurée ; mais, sans effet rétroactif, elle permet au président Jose Eduardo DOS SANTOS de rester encore dix ans au pouvoir. Ainsi, lorsque le MPLA remporte les élections législatives en août 2012, le président Dos Santos est automatiquement confirmé à son poste à la tête de l'État. Cependant, en février 2017, il annonce qu’il ne briguera pas de nouveau mandat. À l’issue des élections générales d’août 2017, le candidat du MPLA João Lourenço, ex-ministre de la Défense, remplace José Eduardo dos Santos à la tête de l’État, celui-ci conservant toutefois la direction du parti jusqu’au congrès du MPLA en septembre 2018.

«Sur le papier, l’Angola est une démocratie. Il y a une Constitution, des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire séparés, des élections organisées régulièrement. Dans les faits, le président angolais décide de tout, tout seul» écrit, en 2019, Estelle MAUSSION dans «Dos Santos et Company». L'autre particularité du président Jose Eduardo DOS SANTOS, il a été marié 5 fois et a eu 9 enfants connus. Jose Eduardo DOS SANTOS considère le pays comme sa propriété privée ; il n’administre pas un Etat, il règne sur une entreprise familiale, en distribuant des prébendes à sa famille et à ses amis. Autoritaire, on dit que Isabel, métisse née avec une épouse russe, la fille aînée de Jose Eduardo DOS SANTOS, est devenue milliardaire en contrôlant, dans un pays appelé «le Dubai de l’Afrique», l’industrie du diamant, les banques, les télécoms, l’immobilier et le commerce.

Si Edouardo DOS SANTOS avait renoncé à se représenter à l’élection présidentielle, il n’avait pas abandonné la présidence du MPLA, où il avait été réélu en 2015 jusqu’en 2022. De l’assemblée nationale aux membres du gouvernement, le MPLA détient la majorité des postes et des places. Son candidat, le ministre de la défense, Joao Lourenço, lui a succédé à la présidence de la République et une bonne partie de son clan est resté aux postes clés aux commandes de l’Angola (Armée, Police et Renseignements).

Par conséquent, aussi bien Angola, en Algérie ou ailleurs en Afrique, les mouvements de libération nationale ont utilisé «une rente mémorielle», suivant une expression que j'emprunte au président MACRON, pour se maintenir abusivement au pouvoir.

L'actuel président de l'Angola, Joâo LOUREçO, est au pouvoir depuis septembre 2017. La prochaine élection présidentielle en Angola se tiendra le 24 août 2022. Pour le chef de l’opposition, Adalberto COSTA Junior, de l’UNITA, un député, «Le gouvernement angolais a déjà démontré qu'il n'a pas la volonté d'organiser un acte transparent». Depuis son arrivée au pouvoir, en 2017, le président Joâo Lourenço, a lancé une campagne pour récupérer les milliards supposément détournés sous le règne de son prédécesseur, DOS SANTOS, accusé de népotisme ; certains, notamment sa fille Isabel devenue milliardaire, estiment qu’il s’agirait d’une «chasse aux sorcières» en vue de s’éterniser, lui aussi, au pouvoir.

Un point commun des dirigeants africains ils meurent presque tous dans les pays occidentaux. Ils n'ont pas confiance en leur système de santé. L'Angola détient le triste record de taux de mortalité infantile, 74,7% des enfants meurent avant l'âge de 5 ans et l'espérance moyenne de vie ne dépasse pas 62 ans.

Il est à mettre au crédit de Jose Eduardo DOS SANTOS non seulement d’avoir survécu à une longue guerre civile, mais d’avoir aussi reconstruit son pays, devenu le deuxième grand pays africain producteur de pétrole. Mais la répartition des richesses a été largement accaparé par les membres de sa famille et la Nomenclatura.

Les résultats en matière d’éducation sont contrastés. A l'indépendance et après 5 siècles de présence portugaise, 75% de la population était analphabète. Le gouvernement angolais consacre 3,5% de son produit intérieur brut à l'éducation devenue obligatoire, basé sur le portugais, à partir de l'âge de 6 ans et a construit des universités. L'Angola est un pays très jeune, les 0 à 14 ans représentent 46% de la population. La guerre civile jusqu'en 2002 avait gravement perturbé le système éducatif avec des résultats mitigés. On estime maintenant le taux d'alphabétisation à 71% dont 82% pour les hommes 61% pour les femmes qui représentent 50,5% de la population. Les zones rurales sont particulièrement défavorisées et on estime que le niveau a baissé en raison d'enseignants mal formés.

Par conséquent, ce qui compte c'est la qualité de la population. Ainsi la minuscule Belgique a pu coloniser l'immense Congo Kinshasa. La population est donc une ressource, Israël et la Chine le pratique, si on sait la faire fructifier, en la formant, et en mettant au travail en abandonnant cet assistant et cette irresponsabilité. Les diasporas africaines, réduites actuellement en pompes à fric, peuvent être d'une grande utilité en expertise pour les pays africains, si on leur faisait confiance.

L'Angola, un pays riche de son pétrole a accédé à l'indépendance après une lutte de libération nationale entre 1961 et 1974, avec l'appui des Soviétiques, en temps de Guerre froide. Aussitôt après, entre 1975 et 2002, ce pays connaîtra une guerre civile entre le MPLA au pouvoir d'obédience communiste et l’Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola, U.N.I.T.A, de Jonas SAVIMBI (1934-2002), appuyée par l’Afrique du Sud et les Etats-Unis, en ciblant la province du Cabinda, regorgeant abondamment de pétrole. Faisant preuve de souplesse et de pragmatisme, Jose Eduardo DOS SANTOS tente d'améliorer les relations de son pays avec l'Occident, notamment avec les États-Unis, qui ne reconnaissent toujours pas le gouvernement du MPLA Au début des années 1990, il abandonne la doctrine marxiste-léniniste et ordonne le retrait d'Angola des troupes cubaines qui y étaient stationnées depuis la fin des années 1970. Cette évolution ne modifie pourtant pas la position de l'UNITA qui intensifie ses attaques. Sous la pression internationale, Jose Eduardo DOS SANTOS signe, le 31 mai 1991, un accord de paix avec Jonas SAVIMBI et accepte d'organiser des élections libres et pluralistes. Mais son succès en 1992 conduit l'UNITA à reprendre les armes. Un nouvel accord de paix, signé à Lusaka (Zambie) en novembre 1994, qui prévoit un partage du pouvoir, permet la constitution d'un gouvernement d'unité et de réconciliation nationale. Toutefois, la reprise de la lutte armée et l'extension des combats à l'ensemble du pays poussent Jose Eduardo SANTOS à prendre, à partir du 29 janvier 1999, les pleins pouvoirs. La mort au combat, le 22 février 2002, de Jonas SAVIMBI, et son exhumation et inhumation, en janvier 2019, dans son village au cours d'obsèques publiques, ont été placées sous le signe de la «réconciliation» nationale, mettant ainsi fin à cette guerre du pétrole, avec ses 500 000 morts. Un ultime accord de paix, signé le 4 avril 2002, ramène le calme dans le pays après vingt-sept années de conflit. Cette réconciliation a été rendue possible à la suite du départ en 2017 du président Eduardo DOS SANTOS. Depuis lors, l’UNITA est devenu un parti légal participant aux différents scrutins.

Dans leur grand malheur les populations africaines, après les indépendances sont restées les jouets des puissances étrangères et de leurs chefs de village. Par conséquent, il y a quelque chose qui ne va pas pour l’Afrique et ses diasporas, en dépit des 62 ans d’indépendance, toujours dans la servitude et la dépendance. Quoi exactement ? Que faudrait-il faire pour retrouver notre souveraineté, notre dignité et notre liberté d’Hommes, tout restant en commerce équitable avec le reste du monde ? Ce n’est pas toujours de la faute aux autres. L’individu, entendant conserver ou conquérir sa liberté, et sortir de la Minorité, devrait suivre l’injonction du philosophe allemand, Emmanuel KANT (1724-1804) ; ce qui caractérise les Lumières c’est «émancipation de la personne humaine par la connaissance, comme l'acquisition par l'homme de son autonomie intellectuelle – soit une rupture avec l'autorité des traditions : oser penser par soi-même, «Sapere Aude», et se libérer des vérités imposées de l'extérieur qui maintiennent l'humanité en tutelle» écrit-il.

Le combat est difficile de rester en paix avec soi-même et avec les autres, mais je suis en permanence habité par l’Espérance : «Même après la nuit noire, l'aube se lèvera» écrivait dans «les Misérables» Victor HUGO (1802-1885).

Brèves références bibliographiques

BAPTISTA (Emmanuel), The Rise and the Fall of Jose Eduardo Dos Santos, Global Press, 2022 ;
BIRMINGHAM (David), Histoire de l’Angola de 1820 à nos jours, Paris, Chandeigne, 2019, 309 pages ;
DEVEAU (Jean-Michel), La reine Nzinga et l’Angola au XVIIème siècle, Paris, Karthala, 2015, 163 pages ;
KONE (Amadou), La guerre civile angolaise de 1991 à 1992, Paris, Connaissances et savoirs, 2013, 598 pages ;
MESSIANT (Christine), L’Angola colonial : histoire et société. Les prémisses du mouvement nationaliste, P. Schlettwein Publishing Switzerland, 2006, 443 pages ;
MAUSSION (Estelle), La Dos Santos Company : Main mise sur l’Angola, Paris, l’Harmattan, 2019, 208 pages ;
MESSIANT (Christine), «Angola, les voies de l’ethnicisation et de la décomposition», Lusotopie, 1994, n°1, pages 155-210 ;
Paris, le 8 juillet 2022, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Jose Eduardo DOS SANTOS (1942-2022) ancien président d’Angola et son héritage» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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7 juillet 2022 4 07 /07 /juillet /2022 23:46
«Mme Danielle SIMONNET, nouvelle députée, la Lionne de Paris. Quelle rénovation des valeurs républicaines ?» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
J'ai rencontré fortuitement dans le métro Danielle SIMONNET, une des rares élues circulant régulièrement en transports en commun. Danielle SIMONNET, revenant du long débat mouvementé, à l'occasion de l'investiture la Première Ministre Elisabeth BORNE à l'assemblée nationale, était épuisée aussi par cette longue campagne des législatives. Cependant, et comme à l'accoutumé, Danielle SIMONNET, toujours affable, a entretenu le fil de la conversation.
Candidate malheureuse aux municipales à Paris en 2014 et 2020, aux législatives en 2012, 2017 et 2021, visiblement, Danielle SIMONNET savoure sa victoire du 19 juin 2010, contre Mme Lamia EL AARAJE, aux dernières élections législatives. Lors du premier affrontement à une législative partielle en 2021, c'était Mme Lamia EL AARAJE qui l'avait remporté. Mais l'élection a été annulée par le Conseil constitutionnel, en raison de la présence irrégulière d'une liste royaliste. Mme Danielle SIMONNET me dit qu'elle hostile au cumul des mandats et se concentrera sur ses fonctions de députée.
Née, sous le signe du cancer en Seine-et-Marne, psychologue de formation, Danielle SIMONNET est venue s’établir dans le 20ème arrondissement, avec ses parents sculpteures, qu’elle n’a plus quitté, un arrondissement populaire et riche de ses solidarités. Mère de deux filles, ses grands premiers combats concernent la démocratie, la citoyenneté, notamment les conseils de quartiers ou résidents étrangers ou du logement «J’ai toujours baigné dans la politique. Je vendais la main «Touche pas à mon pote» quand j’étais au collège. J’ai fait le mouvement étudiant de 1986 contre la loi Devaquet, avant de devenir adjoint à la jeunesse, puis conseillère de Paris» dit-elle. Ancienne socialiste depuis 1989, Danielle SIMONNET a rejoint Jean-Luc MELENCHON en 2008.
Ce qui caractérise, avant tout, Danielle SIMONNET c'est sa jovialité, son accessibilité et surtout son humanisme. Auparavant, et pendant la campagne des législatives de juin 2022, je m'étais rendu à la Place des fêtes pour interviewer, Sarah LEGRAIN, une candidate de la NUPES du 19ème arrondissement, encore inconnue du grand public. Mme LEGRAIN voulait que je passe par son Directeur de campagne, un autre illustre inconnu. Surpris et scandalisé par ce protocole absurde, j'y ai renoncé.
Depuis sa victoire en qualité de députée de la 15ème circonscription de Paris, Mme Danielle SIMONNET est subitement invitée à tous les plateaux de télévision. Un mandat de députée, dans une période de combat où la Macronie a perdu de sa superbe, cela revigore et donne de la visibilité, à la Lionne de Paris, voulant en découdre avec tous les conservatismes.
L'autre trait de caractère inébranlable de Danielle SIMONNET, c'est la force de ses convictions et la solidité, comme un roc, de ses engagements pour une société d'égalité, de fraternité et de justice. En effet, Mme Danielle SIMONNET est toujours présente le 1er mai de chaque année au Pont du Carrousel, pour rendre hommage à Brahim BOUARRAM, jeté à la Seine par des sympathisants du Front national. Quand il s'agit de dénoncer l'intolérance, on peut compter sur la pugnacité de Danielle SIMONNET ; elle mène le combat et trouve les mots et l'énergie nécessaire pour le dire.

La NUPES s'était engagée à abroger la loi sur le séparatisme. Cette grande complicité entre la Macronie et le RN lors du second tour des législatives et deux sièges de vice-présidents du RN, interpelle notre conscience de Républicains. Une logique de trahison des valeurs républicaines est En Marche.
Aussi, en raison de la subite irruption sur la scène nationale, de Mme Danielle SIMONNET, «la Lionne de Paris», ça va chauffer au conseil de Paris et à l'assemblée nationale.

J'attends de Danielle SIMONNET une interpellation du gouvernement sur son inconscience devant ce fort rebond du Covid-19 ; on est subitement passé de 125 000 à 200 000 cas par jour. L'été et les touristes vont propager dans toutes les zones. Et pourtant, après les élections et ses meetings, le gouvernement devenu fragilisé, en raison de sa faible majorité, ferme les yeux devant cette 7ème vague pouvant encore bloquer l'économie et engorger le système de santé. La stratégie gouvernementale a été souvent, dans cette crise sanitaire, au lieu de prendre, après concertation, les mesures qui s'imposent, de culpabiliser les citoyens, de les infantiliser.
Je suppose aussi que dans ces politiques libérales et cette guerre coûteuse en Ukraine (livraisons d'armes et financements à tour de bras), dégradant gravement le pouvoir d'achat, une dénonciation de la politique du pouvoir d'achat dite du «ruissellement», ici en France, assimilable à de l'aumône, sera de mise. Les citoyens ne veulent ni des miettes ni de ces réformes injustes tendant à financer le «Quoi qu'il en coûte» dont l’essentiel est allé aux Amis de la Samaritaine. Les citoyens refusant, une fois de plus, le gaspillage des deniers publics dans des guerres locales toutes perdues, veulent vivre décemment du fruit de leur travail et avoir, après une vie laborieuse, une retraite digne.
Par ailleurs, tous ont remarqué que si la dématérialisation et le télétravail peuvent être un progrès, il faudrait, pour la qualité du service public, placer l'humain au centre de tout. Ainsi à la Bibliothèque nationale de France, avec un droit d'inscription à 50 euros, on ne peut même faire des photocopies, d'où une grève secouant ce bel héritage d'un grand pharaon, François MITTERRAND. S'agissant du renouvellement des titres de séjour, par Internet, les sites des préfectures fonctionnent mal, des étrangers en situation régulière sont en train de basculer dans l'illégalité. De nombreux services publics sont difficilement joignables et sans mail de contact. Très souvent ce qui bloque le dossier aurait pu être réglé rapidement, si un gestionnaire avisé était facilement joignable. Il n'a échappé à personne que la RATP à Paris a supprimé la vente des tickets dans les bus, sans mettre en place des bornes à l'intérieur de ces bus d'achat par carte bancaire sans contact. On peut multiplier à l'infini, ce grand saccage du service public par la Macronie qui veut maintenant supprimer la redevance de l'audiovisuel pour introduire une logique de l'audimat et la dictature des publicitaires dans le secteur public de l'information.

A la veille des municipales, et en janvier 2020, c'est Mme Danielle SIMONNET qui avait mis le feu aux poudres à la cérémonie des vœux de Mme Frédérique CALANDRA, à l'époque maire du 20ème arrondissement. Un début de la fin de règne de Mme Frédéric CALANDRA.

 
Au Conseil de Paris, Mme Danielle SIMONNET a réitéré son hostilité à l'organisation des jeux olympiques de 2024 à Paris. C'est Mme Danielle SIMONNET qui avait aussi mené une violente charge contre le «Préfet éborgneur», M. Didier LALLEMENT. Celui-là même qui avait merdouillé au Stade de France.
En particulier, il est urgent de régulariser les sans-papiers les hôtels et restaurants ainsi que le bâtiment manquent de main-d’œuvre. Si on peut accueillir 5 millions d’Ukrainiens dont certaines se barrent avec le chef de famille pourquoi ne peut pas faire travailler ces migrants dont les matières de leur pays sont pillées depuis 5 siècles ou leur pays ravagés par des guerres locales injustes. Dans cette immigration illégale ou des réguliers en situation précaire, il y a sans doute des personnes utiles à la société française. Pendant longtemps, les diplômes de médecins africains (Maghreb ou du Bénin) n'étaient pas reconnus par les hôpitaux français qui les employaient. Ces médecins africains avaient des contrats précaires, alors qu’ils faisaient correctement leur travail. En revanche, les médecins roumains, et uniquement, parce qu’ils sont Européens, alors qu’ils maîtrisaient peu la langue française, avec des risques graves d’erreurs de diagnostic, étaient tous intégrés dans la fonction publique hospitalière. Subitement, quand vint la pandémie du Covid-19, ont s’est rendu compte de la place irremplaçable de ces médecins africains dans les hôpitaux français et ont vite intégrés, avec proposition d’un logement. Le nouveau Ministre, M. Pap N’DIAYE, ayant théorisé, fort bien, cet odieux, dogmatique racisme institutionnel et systémique, sait bien que l’Education nationale fait appel, massivement, à des auxiliaires africains, notamment en mathématiques ou autres disciplines scientifiques. Il serait urgent de les déprécariser comme l’ont été les médecins africains. Un Etat, dans le domaine de l’immigration, ne devrait pas, en dépit de la progression des forces du Chaos, rester enfermé, par principe, dans un dogmatisme colonial, esclavagiste, dans un racisme primaire et idiot. Le pragmatisme devrait être de rigueur : il y a deux catégories d’illégaux : ceux qui peuvent être utiles au pays, dont la situation pourrait réexaminée, attentivement, et les moins qui doivent partir, sans délai. Concentration sur eux.
J’en appelle, à travers la nouvelle députée de la NUPES, Mme Danielle SIMMONNET, à une rénovation très profonde de la façon de faire la politique, qui, de mon point de vue, devrait être la poursuite du bien-vivre ensemble, au sens où l’entendait Aristote, c’est-à-dire, le Bien commun. Les grands problèmes du pays ce n’est ni la guerre en Ukraine, l’avortement aux Etats-Unis, le «grand remplacement», une foutaise visant à un enfumage pour nous écarter des sujets fondamentaux. La France est un pays capitaliste, mais un capitalisme financier, ayant tout délocalisé en Chine, un pays pratiquant une doctrine autoritaire et stupide du zéro Covid et matraquant les Ouighours. Tout le monde parle, et à juste titre, matraque le Tsar des Russies, mais l’essentiel de nos entreprises sont en Chine, un pays peu respectueux des droits de l’Homme.
Par conséquent, l’enjeu principal de notre temps, est donc de réindustrialiser, relocaliser, avoir enfin une politique touristique d’ensemble et cohérente, défendre l’environnement, l’agriculture, de grands travaux, notamment un grand plan de construction de logements, avec un accès à la propriété des classes moyennes, et des transports adaptés, et surtout une défense résolue de notre système de santé, sans lequel rien ne va, un système éducatif et de formation performant, à la mesure de ces enjeux.
Naturellement, que le rôle de toute gouvernement, c’est de gouverner et l’opposition, c’est de s’opposer mais en formulant une alternative pour redonner de l’espoir. Devant l’avancée des forces du Chaos que presque tous minimisent, la France n’est la France que si elle reste républicaine. Boris JOHNSON, dans sa démagogie du BREXIT, a fini par jeter l’éponge.
Paris, le 6 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
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4 juillet 2022 1 04 /07 /juillet /2022 22:14
Peter BROOK (1925-2022) his Constant and Unwavering Solidarity with Africans” by Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
True political theatre is affirming the dignity of man”, says Peter BROOK. Far from the futile hustle and bustle of a self-centered, peaceful, affable, simple world, inhabited by an inner world of compassion, Peter BROOK in his vision of a world theater, has greatly valued the cultural heritage of Africa and its diasporas. “Peter Brook is the director of changing points of view and multiple truths. During his career, he often surprised critics with sudden and unforeseen variations. However, in the continual movement that characterizes his theater, a constant presence appears: Africa. Brook establishes with this continent a privileged relationship made of many trips, staging of African atmosphere and a long collaboration with African actors. In his search for regeneration, Brook detached himself from the theatrical trends of the time and embarked on a completely original journey: he was the first director to address Africa, while most theatre artists turned instead to the East, in order to grasp the secrets of ancient stage traditions rich in a thousand-year-old codification”, writes Rosaria RUFINI, in “Africultures”. Indeed, confirmed at the age of 16, as a follower of the Anglican Church, Peter BROOK, in his convictions, continued to wonder, aloud, about the meaning of spiritual commitment :It led me to think, “why would it be better than Islam ?” So, I read about Islam, and then about Buddhism. And that led me to India. But I'm still back to square one. Taste, test, question and never come to a conclusion," he says. "Denying what is the foundation of your path is artificial, it has always forbidden itself to consider a civilization, a way of thinking as superior to others, starting with his own”, says Peter BROOK.
Also, Peter BROOK, animated by a spirit of Brotherhood and Justice, had remarked, that because of serious colonial prejudices, Africa and its artists have been in Western capitals often marginalized and ostracized. “I am convinced that beyond a thousand real but superficial differences, all men are the same. If we start from this conviction, racism disappears”, says Peter BROOK, in his great benevolence. Therefore, Peter BROOK is, above all, a director opening doors to African actors in Paris, which have remained closed until now, if only for subordinate or decorative roles. Indeed, like René MARAN, who wanted to be a “Man like the others”, Peter BROOK gave the opportunity to African actors, exiled in Paris, to be able to express, fully, the measure of all their talents.
Born in Chiswick, London, on March 21, 1925, to Jewish parents from Latvia, Russian territory at the time, Peter BROOK, living in Paris since 1971, had the ambition to tear down the walls of misunderstanding between men. “The Paris I discovered in my youth was a hub and a boiling center for culture. In London, I found that culture was closed in on itself. My desire to go beyond borders also had a political meaning because you can't just stay on your own quant-à-soi”, he says. In 1974, Peter BROOK found an unusual and captivating place, the Bouffes du Nord theatre, closed for 20 years and located in the popular district of La Chapelle, between Barbès and the Gare du Nord. In its multiculturalism, it brings together artists from all countries, especially Africans, hitherto marginalized : “The discovery of the Bouffes du Nord was not due to chance: it was the continuation of three years of exploration, in Africa and elsewhere, with the International Center for Theatrical Creations. We first did hundreds of improvisations in places in the Paris region that had never been used for shows. In homes for immigrants, schools, with the disabled, in hospitals, prisons. Then we went to Africa and found that anywhere you could put on a carpet and have people sitting around”, says Peter BROOK.
Citizen of the world, rich in his encounters, Peter BROOK holds his openness to the others of his parents : “It is my parents who gave me this taste for travel. My father saw it as the best training. So did my mother. They were open people. They believed in progress through science. As much as a conviction, it was their true faith”, he said. Indeed, his father, from a liberal-minded family, Simon BROOK, born in Dvinsk in 1888, a supporter of the Mensheviks and follower of KARENSKI, will expatriate to Liège, Belgium. He took the name “BROUCK” and studied physics, mathematics and electrical engineering. His fiancée, Ida JANSEN, a chemist, joined him, marrying him in 1914. The couple moved to Brussels, then to Ostend, Paris, to settle in London, where Peter BROOK was born. His parents destined his brother Alex for medicine ; Peter was to become a lawyer. In 1942, at the age of 17, he revolted and wanted to become a director to make films. “I wanted to be a writer, journalist, composer, musician, painter but I quickly realized that I could never compete with the artists who were my references at the time”, he says.
Peter BROOK first tried his hand at various Western works in Britain, such as Hamlet or Dom Juan's opera. “In the extremely closed and grey England of those years, I first became interested in theatre because of the atmosphere there: a certain energy, a certain excitement. The theater itself was mortally boring, but, within this artificial form, there was great vitality”, he says. Bored in London, mobile spirit, fighting against conformism, and sometimes adventurous, Peter BROOK is constantly fighting against the routine, “the devil is boredom”, is the title of one of his books "the whole problem is whether there is this spark, this little flame that lights up and gives an intensity to this moment picked up or not" he writes. Also, to keep his audience constantly awake, he constantly fights boredom, in order to maintain the flame: "In the theater, boredom, like the devil, can arise at any moment. It only takes a little and it jumps on you. He watches, he is voracious ! He seeks the moment to slip invisibly inside an action, a gesture, a sentence. In the theater, as soon as boredom appears in me, it's a red flasher !" he writes.
In Paris, in this desire to discover the other, Peter BROOK is at ease in this multiculturalism : “It was at the invitation of Jean-Louis Barrault, who offered me to lead a workshop as part of the Théâtre des Nations, that I began to meet in Paris American, Portuguese, French, African and Japanese actors, who, at the time, were not present on any theater stage. What interested me was to bring together people from different cultures to work together on the same story”, he says. In his autobiographical book, “Forgetting Time” published in 2017, Peter BROOK recounts how much a life can be inhabited by a vocation as much as it can do it. In this book, the artist recounts his beginnings in London, his installation in Paris, his relationship with the Gurdjieff group, as well as his encounters with significant cultural figures of French and international cultural life. Adopting a bias of eclecticism, he successively presents authors as diverse as Jean-Paul SARTRE, André RUSSIN, Dostoevsky or Jean ANOUILH. Peter BROOK's ambition was to help others make their voices heard. Indeed, in Paris, Peter BROOK entrusted the role of Polonius, the lord chamberlain and adviser to the king, in the tragedy of Hamlet, to a Malian actor, Habib DEMBELE, known as Guimba. A specialist in William SHAKESPEARE, he rubbed shoulders with his literary production, through its many dimensions, always elusive and inaccessible “Shakespeare's plays are like planets. In an incessant movement, they approach us for a moment, then move away swirling in their orbit”, he writes.
In France, Peter BROOK made triumph, in Avignon, his “Mahabharata”, an Indian epic, recounting the dynastic struggle between two branches of the same family : the Pandava and the Kaurava. Their opposition will go so far as to jeopardize the existence of the world itself. Peter BROOK having spotted Sotigui KOUYATE (1936-2010), a Guinean artist of origin, Malian by birth, Burkinabe by adoption, performing a film by Christian RICHARD, “the courage of others”, he engages him in the “Mahabharata”, to embody the role of the sage Bhisma, a kind of voice of the Ancestors, embodying the forces of the spirit, with a certain fantasy. In 1990, during the premiere of William SHAKESPEARE's play, “The Tempest”, Peter BROOK also gave Sotigui KOUYATE the role of Prospéro. “Western actors have many qualities necessary to explore, in Shakespeare's plays, everything related to anger, political violence, sexual suffering, psychological introspection. But it's not easy for them to find images of an invisible world”, says Peter BROOK. This artist, who became Peter BROOK's favorite actor, collaborated with Sotigui KOUYATE for four years, notably in “Hamlet”, “Qui est là”, “Antigone”, “the man who took his wife for a hat” or the “The Suit" of the South African, Can TEMBA, as well as “Thierno Bocar” by Amadou Hampâté BA. In the end, Sotigui KOUYATE considered Peter BROOK, his mentor, as a representation of the father figure : “I never saw my father looking behind him. A noise, someone calling, he stopped, but did not turn around. After his death, I found an answer: he taught me to live in front of me, without ever going back. I find this in Peter Brook's work: what is done is done; we can't go back to a performance from yesterday to play today”, says Sotigui KOUYATE. Finally, Sotigui KOUYATE will say : “In the West they say : “You have to kill the father, to be; in our country we say : “Be your father, but surpass him”.
In Paris, seeking a cultural renaissance, Peter BROOK put color in the Parisian theatrical space “Peter Brook was one of the first to introduce diversity, and it was not a small revolution, a theater that was essentially white” says Olivier PY, director of the National Theater of Avignon. Indeed, in his relations with Africans, Peter BROOK has always considered that difference, far from constituting an Evil, is an extraordinary source of inspiration, a way of constantly renewing his art, fleeing boredom and conservatism. Therefore, Peter BROOK set himself the goal: to break down the partitions of misunderstanding artificially established between Men by the forces of Chaos. In his art, it is about revealing to the viewer what is hidden. Peter BROOK is convinced that Africa, a continent of the forces of the spirit, the cradle of Humanity, concentrates and unites, in itself, the profane and the sacred, the visible and the invisible. Speaking several languages and travelled a lot and rich in his encounters, Peter BROOK, curious about everything and others, has made the theater a powerful tool for rapprochement and understanding between peoples.
Peter BROOK was one of the first great directors to address Africa, adapting in 1979, with Michael BOWENS, Birago DIOP's “The Bone” :I have always been fascinated by the tradition of storytelling. That's how I became interested in the writings of Amadou Hampâté Bâ, Birago Diop or Thierno Bocar, played by Habib DEMBELE dit Guimba. I liked the ability of African storytellers to invent comedic situations to capture the attention of their audience” says Peter BROOK. Peter BROOK had mounted, in 2003, a play on one of the works of Amadou Hampâté BA, and concerning his spiritual guide and mentor, Thierno Bocar, persecuted by the French colonizer. Indeed, Peter BROOK is a supporter of the humanity of the smile: “Being too serious is not very serious” said Amadou Hampâté BA (1900-1991, see my article on this traditionalist). In his constant and unwavering solidarity with racialized people, Peter BROOK is in fact a great humanist. In his book, “The Space of emptiness. Written about the theatre”, he has greater ambitions. Theatre is for him, for sure, an end. But it is also the way to found and maintain a community of men and women capable of undermining, by their own example, an established order, of bringing a concern and happiness that other performing arts, too dependent on the economic forces they could denounce, cannot hatch. Also, Peter BROOK had also strongly supported Raliatou Fifi NIANE, one of the daughters of Djibril Tamsir NIANE (1932-2021, see my article), an African traditionalist.
Peter BROOK was also interested in black South African artists during apartheid : “In South Africa, with apartheid, it was infinitely more complicated. In this society of unparalleled cruelty, any form of art was forbidden to blacks. But I discovered an exception to the rule. Out of commercial necessity the Johannesburg market space was a place that ignored racial discrimination. Blacks and whites could rub shoulders there and this is what led Barney Simon to create the Market Theater with the possibility of bringing together a mixed cast and playing in front of a mixed audience. We became friends, that's when I discovered the pieces of Athol Fugard that we later brought to the Bouffes du Nord”, he says. In particular, Peter BROOK hires Habib DEMBELE, known as Guimba, born in San (Mali), candidate for the Malian presidential election of 2002, “for laughs”, to play, in 2006, in “Sizwe Banzi is dead”, a play written in 1972, by South African authors Athol FUGARD, John KANI and Winston NTSHONA. The role of an actor like Habib DEMBELE is to look at life, to celebrate it, to “highlight what normally goes unnoticed: impulses, reactions, everything that in the human being is hidden. Habib Dembélé, who stars in Sizwe Banzi, is an actor who looks at life like Cartier-Bresson, with an incredibly keen sense of observation and humor. And when he plays, because he has developed a body that responds to this, all this observation, this energy, and at the same time these feelings of joy in front of the absurdity of things, all this is expressed, is highlighted. It's much more than bodily expression, it's not personal expression: he's not just talking about himself doing this, he's talking about someone else”, says Peter BROOK.
Here, in this theater called “Townships”, of the left behind, in the time of Apartheid, focuses on a painful human experience, that of racism in its harshest harshness, a dehumanizing world of an entire black community struck by opprobrium. “In the 70s, when we were working in Europe and New York to change the theater, to involve not only the intellect of the actor but also his whole body, now these South African actors, using the basic materials of theater – the body, the imagination, the words – arrived at a theatrical form to which we aspired. It was a form of great vitality born in the streets from the need to communicate with the other”, says Peter BROOK. In 1950, in South Africa, racial identities were regulated, sexual relations and marital union between members of different “races” were prohibited, the freedom of movement of blacks was curtailed, and any such questioning was prohibited. Apartheid reinforced this system of racial segregation. Also, the main character of this play, Sizwe Banzi, an undocumented, will usurp the papers, in good standing of a dead, in order to be able to survive. However, by renouncing his real name, Sizwe Banzi must also renounce his identity, his history and this loss is a great tear ; indeed, to renounce one's name is a bit to die. Peter BROOK calls on a Belgian actor of Congolese origin, Pitcho Womba KONGA, in this play. In his humanism and concern Peter BROOK calls Apartheid “one of the most monstrous distortions in the modern world”.
This tragedy comedy, a lesson in courage and humanity, a suffering and a joy of life, makes “laugh not to cry” writes Aurélie OLIVIER. Sizwe Banzi is still very topical because of the tragedy experienced by migrants and undocumented migrants in rich countries. This play is a powerful denunciation of oppression and intolerance : “What's going on in this damn world ? I'm a man. I have eyes to see”, writes Sizwe Banzi.
In his ethic of curiosity and openness to Africans, Peter BROOK also directed in 1999, at the Bouffes du Nord, a short story by a South African, Can THEMBA (1924-1968), “The Suit” or “The Costume”. It is an evocation, in a system of dehumanizing Apartheid, of injustice, forgiveness and compassion. The setting that smells of sulfur, along with alcohol, music, knife and sex, takes place in Sofia, a black township on the outskirts of Johannesburg, now razed, embodying an island of joie de vivre. “This township with its crimes, its whores, its jazz musicians thirsty for illicit ambrosia, its poets, its photographers, its writers, its gangsters full of American cinema and even some whites: a mixture of people, a concentration of thought and talent having to do with the Saint-Germain-des-Prés or the Tangier of yesteryear has misery in addition” says Peter BROOK. It calls on three talented black actors : Bakary SANGARE, French native of Mali, for the role of Philemon, the cuckold husband, Mathilde JEAN-BAPTISTE, an English actress of Antiguan and Saint-Lucian descent, or the heroine Mathilde, a femme fatale, a strong sensual and free beauty, and a Malian actor, Sotigui KOUYATE who will be the lover, Maphikela.
Therefore, it is a play telling a story of adultery, in the context of Apartheid, South Africa. Indeed, Philemon, a black man is wrong to return home at an unusual time. He finds his wife, Mathilde, in bed with another black man, Maphikela. He is not the type to look for the fight and hides while the lover, feeling spotted, leaves pretty much naked in the street. Remains his costume. The husband, petty and resentful, will end up pretending to forgive, but in the form of a poisoned gift. The husband greets this jacket and trousers with solemnity, as if it were a human being, and asks his wife to take care of it as a precious friend, not to leave it, to pamper it, to feed it. Here is the adulterous woman forced to live, not with a lover, but with her ghost. Therefore, true forgiveness will not come, the memory of the fault being maintained through the costume, standing between this couple, an obstacle to any forgetfulness. The author of this play, Can THEMBA, in “The Suit”, a play written in 1950, a simple, beautiful and tragic story, but long censored, denounced the mistreatment of women. A talented and cursed writer, Can THEMBA, destroyed by Apartheid, died in exile, plagued by alcohol and despair. “Can Themba was the brightest and youngest journalist of the Drama, a local leaf. He burned his life. Night after night, he told stories. He wrote only short stories in this country where a black man, even an extralucid one, was not allowed to publish. Went into exile in Lesotho, where he was bored, near his wife, aware of the fragility of the moment, in a kind of intuition of not having it for long”, says Peter BROOK. Mathilde, the heroine of this play, lets herself die. Despite Sophia's dizzying festive spirit, this play is a nod to the mistreatment suffered by blacks during the apartheid era, dying.
Ultimately, Peter BROOK aimed to make his viewers more human and benevolent. Apostle of empty space, of a multicultural scene, Peter BROOK placed himself resolutely in the field of Fraternity and Justice. For Peter BROOK, theatre is a balance of the distant and the near, in order to reveal something unexpected, not banal, but the exotic must bring the spectator back, not to the strangeness but to the banality of everyday life. “I can take any empty space and call it a scene”, he said. As a result, Peter BROOK staged plays nourished by exoticism, with actors from different cultures, and toured all over the world, often in new places : from African villages to the streets of the Bronx, via the suburbs of Paris.
Setting up theater spaces in unusual spaces (Township, African villages, outlying neighborhoods), Peter BROOK revolutionized the set and staging, “Master of empty space, Peter Brook was one of the first to throw to the nettles the pageantry of the sets and the stage curtain to place the actor in the foreground and testify to the diversity of cultures by surrounding himself with an international troupe”, writes Marie-Hélène ESTIENNE in “Les Inrockuptibles”, of the 25 June 2019. He surrounded himself with African actors with a dimension of storytellers or griots, such as Sotigui KOUYATE or Habib DEMBELE. Passionate about the piano, Peter BROOK, director, actor, director and writer, believes that a good actor must be able to inhabit his character while filling him with the fullness of his experience and for this the artist must throw himself into the water. He renews the staging with a contemporary writing, a bold setting. “At the beginning of my career, in England, I quickly realized that theatre was totally blocked by pre-established conventions. My job has always been to free myself from it to get it out of the ruts of tradition”, says Peter BROOK. He then freed himself from the authority of the staging plan previously established to rely on the direct relationship with the actors and renew the process of developing the show.
In short, in his humanism, and in the face of the rise of the forces of Chaos, Peter BROOK invites us, permanently, to keep hope and persevere : “Never stop. We always back off as soon as something is about to happen”, he said.
Peter BROOK died in Paris on July 2, 2022, at the age of 97. His children wanted to keep the secret of this disappearance for a while, but there were leaks in the press. But can we reasonably remain silent for a long time, on this baobab that has just fallen ?
Peter BROOK was married to Natasha PARRY (1930-2015) who gave him two children Irina, born on April 5, 1962 in Paris, a former director of the Nice theater and Simon, born in London, a director, screenwriter and producer.
Very Brief References
1 – The Works de Peter Brook
BROOK (Peter), L’espace vide. Ecrits sur le théâtre, traduction de Christine Estienne, Paris, Points, Poche, 2014, 192 pages ;
BROOK (Peter), La qualité du pardon : Réflexions sur Shakespeare, traduit par Jean-Claude Carrière, Paris, Seuil, 2014, 112 pages ;
BROOK (Peter), Le diable, c’est l’ennui. Propos sur le théâtre, Arles, Actes Sud, 2015, 128 pages ;
BROOK (Peter), Oublier le temps. Une autobiographie, Paris, Seuil, Points, essais, 2017, 288 pages.
2 – Review or Criticism
BABLET (Denis), «Rencontre avec Peter Brook», Travail théâtral, octobre janvier 1973, n°10, pages 3-29, spéc sur l’expérience africaine pages 23-25 ;
BANU (Georges), Peter Brook. Vers un théâtre Premier, Paris, Seuil, 2005, 256 pages ;
BELZIL (Patricia), «Plaisir brut de conter : Le costume», Figures masculines de la scène québécoise, 2000, vol 4, n°97, pages 156-158 ;
BURELLE (Julie), «Sizwe Banzi est mort ; une fable puissante et tristement actuelle», L’Express, du 24 avril 2007 ;
CHEVILLEY (Philippe), «Peter Brook, le faiseur de théâtre universel», Les Echos, du 3 juillet 2022 ;
DEMIDOFF (Alexandre), «Peter Brook, nous sommes des conteurs à têtes multiples», Le Temps,  5 février 2000 ;
DESORGUES (Pierre), «Peter Brook, géant inspiré par l’Afrique», TV 5 Monde, du 3 juillet 2022 ;
ESTIENNE (Marie-Hélène), «Notre entretien avec la légende du théâtre, Peter Brook», Les Inrockuptibles, du 28 juin 2019 ;
HUNT (Albert), Peter Brook, New York, Cambridge Press, 1995, 288 pages ;
KUTOSW (Michael), Peter Brook, New York, Saint Martin’s Press, 2005, 334 pages ;
LA BARDONNE (Mathilde), «Brook, le Sud-Africain», Libération, du 11 décembre 1999 ;
MARIN LA MESLEE (Valérie), «The Suit, un costume enchanté aux Bouffes du Nord», Le Point, 6 avril 2012 ;
MEREUZE (Didier), «Peter Brook, le théâtre du monde», La Croix, du 26 décembre 2009 ;
OLIVIER (Aurélie), «Rire pour ne pas pleurer. Sizwe Banzi est mort», Théâtre et musique, 2007, vol 3, n°124, 65-68 ;
RATCLIFFE (Michael), «Peter Brook, Obituary», The Guardian, du 3 juillet 2022 ;
ROMEAS (Nicolas), «Rencontre avec un homme remarquable», Théâtre, 2 avril 2000 ;
RUFFINI (Rosaria), «Les Afriques du théâtre de Peter Brook», Africultures, 2013, vol 2-3, n°92-93, pages 284-291 ;
RUFFINI (Rosaria), Les Afriques du théâtre de Peter Brook, thèse université de Paris III avec l’université de Bologne, 2010, 607 pages ;
TREWIN (John, Courtney), Peter Brook, London, Macdonald and Co, 1971, 216 pages ;
WYNANTS (Jean-Marie), «Peter Brook, les Blancs ont les Noirs en eux. Woza Albert. Le Christ s’arrête à Soweto», Le Soir de Belgique, du 5 avril 1990.
Paris, le 3 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Peter BROOK (1925-2022), his Constant and Unwavering Solidarity with People of Color» par Amadou Bal BA http://baamadou.over-blog.fr/
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3 juillet 2022 7 03 /07 /juillet /2022 20:40
«Peter BROOK (1925-2022) sa constante et indéfectible solidarité avec les Africains : Abattre les cloisons de la Discorde entre les Hommes et ouvrir les portes de la Fraternité» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Le vrai théâtre politique, c’est affirmer la dignité de l’Homme» dit Peter BROOK. Loin des futiles agitations d’un monde autocentré, paisible, affable, simple, habité par un monde intérieur de la compassion, Peter BROOK dans sa vision d’un théâtre du monde, a considérablement valorisé l’héritage culturel de l’Afrique et de ses diasporas. «Peter Brook est le metteur en scène des points de vue changeants et des vérités multiples. Pendant sa carrière, il a souvent surpris la critique avec des variations soudaines et imprévues. Toutefois, dans le mouvement continuel qui caractérise son théâtre, apparaît une présence constante : l’Afrique. Brook instaure avec ce continent un rapport privilégié fait de nombreux voyages, de mises en scène d’ambiance africaine et d’une longue collaboration avec des acteurs africains. Dans sa recherche de régénération, Brook se détache des tendances théâtrales de l’époque et entreprend un parcours tout à fait original : il est le premier metteur en scène à s’adresser à l’Afrique, tandis que la plupart des artistes de théâtre se tournaient plutôt vers l’Orient, afin de saisir les secrets des anciennes traditions scéniques riches d’une codification millénaire», écrit Rosaria RUFINI, dans «Africultures». En effet, confirmé à 16 ans, comme adepte de l’église anglicane, Peter BROOK, dans ses convictions a continué à s’interroger, à haute voix, sur le sens de l’engagement spirituel : «Cela m’a conduit à penser, «pourquoi ce serait mieux que l’Islam ?» Alors j’ai lu sur l’Islam, et puis sur le Bouddhisme. Et cela m’a conduit en Inde. Mais je suis toujours à la case départ. Goûter, tester, questionner et jamais arriver à une conclusion» dit-il. «Nier ce qui est le fondement de votre voie est artificiel, il s'est toujours interdit de considérer une civilisation, un mode de penser comme supérieur aux autres, à commencer par le sien» dit Peter BROOK.

Aussi, Peter BROOK, animé d’un esprit de Fraternité et de Justice, avait remarqué, qu’en raison de graves préjugés coloniaux, l’Afrique et ses artistes ont été dans les capitales occidentales souvent marginalisés et ostracisés. «J’ai la conviction, qu’au-delà de mille différences réelles, mais superficielles, tous les Hommes sont les mêmes. Si on part de cette conviction, le racisme disparaît» dit Peter BROOK, dans sa grande bienveillance. Par conséquent, Peter BROOK est, avant tout, un metteur en scène ouvrant aux comédiens africains à Paris, des portes restées jusqu’ici fermées, si ce n’étaient que pour des rôles subalternes ou décoratifs. En effet, comme René MARAN, qui voulait être un «Homme pareil aux autres», Peter BROOK a donné l’opportunité aux comédiens africains, exilés à Paris, de pouvoir exprime, pleinement, la mesure de tous leurs talents.

Né à Chiswick, à Londres, le 21 mars 1925, de parents Juifs originaires de Lettonie, territoire russe à l’époque, Peter BROOK, vivant à Paris depuis 1971, avait pour ambition d’abattre les murs d’incompréhension entre les Hommes. «Le Paris que j’ai découvert dans ma jeunesse était une plaque tournante et un centre bouillant pour la culture. A Londres, je trouvais que la culture était refermée sur elle-même. Mon désir de dépasser les frontières avait aussi un sens politique car on ne peut pas se contenter de rester sur son quant-à-soi» dit-il. En 1974, Peter BROOK déniche un lieu insolite et envoûtant, le théâtre des Bouffes du Nord, fermé depuis 20 ans et situé dans le quartier populaire de la Chapelle, entre Barbès et la Gare du Nord. Il y réunit, dans son multiculturalisme des artistes de tous les pays, notamment Africains, jusqu’ici marginalisés : «La découverte des Bouffes du Nord n’a pas été due au hasard: c’était la suite des trois ans d’exploration, en Afrique et ailleurs, avec le Centre International de Créations Théâtrale. Nous avons d’abord fait des centaines d’improvisations dans des lieux de la région parisienne qui n’avaient jamais été utilisés pour des spectacles. Dans des foyers pour immigrés, des écoles, avec des handicapés, dans des hôpitaux, des prisons. Puis nous sommes allés en Afrique et nous avons constaté que, n’importe où, on pouvait mettre un tapis et avoir des gens assis autour» dit Peter BROOK.

Citoyen du monde, riche de ses rencontres, Peter BROOK tient son ouverture aux autres de ses parents : «Ce sont mes parents qui m'ont donné ce goût des voyages. Mon père y voyait la meilleure des formations. De même que ma mère. C'étaient des gens ouverts. Ils croyaient au progrès par la science. Autant qu'une conviction, c'était leur vraie foi» dit-il. En effet, son père, d’une famille d’esprit libéral, Simon BROOK, né à Dvinsk en 1888, un partisan des Mencheviks et adepte de KARENSKI, s’expatriera à Liège, en Belgique. Il prend le nom de «BROUCK» et étudie la physique, les mathématiques et l’ingénierie électrique. Sa fiancée, Ida JANSEN, chimiste, le rejoint, pour l’épouser en 1914. Le couple part à Bruxelles, puis à Ostende, à Paris, pour s’installer à Londres, là où est né Peter BROOK. Ses parents destinaient son frère Alex, à la médecine ; Peter devait devenir un avocat. En 1942, à 17 ans, il se révolte et veut devenir un metteur en scène pour réaliser des films. «Je voulais être écrivain, journaliste, compositeur, musicien, peintre mais je me suis vite aperçu que je ne pourrais jamais rivaliser avec les artistes qui étaient mes références à l’époque» dit-il.

Peter BROOK s’est d’abord essayé en Grande-Bretagne à diverses œuvres occidentales, comme Hamlet ou l’opéra de Dom Juan. «Dans l’Angleterre extrêmement fermée et grise de ces années-là, je me suis d’abord intéressé au théâtre à cause de l’ambiance qui y régnait : une certaine énergie, une certaine excitation. Le théâtre lui-même était d’un ennui mortel, mais, à l’intérieur de cette forme artificielle, il y avait une grande vitalité» dit-il. S’ennuyant à Londres, esprit mobile, en lutte contre le conformisme, et parfois aventureux, Peter BROOK est constamment en lutte contre la routine «le diable, c’est l’ennui» tel est le titre d’un de ses ouvrages «tout le problème est de savoir s’il y a cette étincelle, cette petite flamme qui s’allume et qui donne une intensité à ce moment ramassé ou pas» écrit-il. Aussi, pour tenir, constamment en éveil son public, il combat sans cesse l’ennui, afin de maintenir la flamme : «Au théâtre, l'ennui, tel le diable, peut surgir à chaque moment. Il suffit d'un rien et il vous saute dessus. Il guette, il est vorace ! Il cherche le moment pour se glisser de manière invisible à l'intérieur d'une action, d'un geste, d'une phrase. Au théâtre, dès qu'apparaît en moi l'ennui, c'est un clignotant rouge !» écrit-il.

A Paris, dans ce désir de découvrir l’autre, Peter BROOK est à l’aise dans ce multiculturalisme «C’est à l’invitation de Jean-Louis Barrault, qui me proposait de diriger un atelier dans le cadre du Théâtre des nations, que j’ai commencé à rencontrer à Paris des acteurs américains, portugais, français, africains et japonais, qui, à l’époque, n’étaient présents sur aucune scène de théâtre. Ce qui m’intéressait, c’était de réunir des gens de cultures différentes pour les faire travailler ensemble sur une même histoire» dit-il. Dans son livre autobiographique, «oublier le temps» paru en 2017, Peter BROOK relate combien une vie peut être habitée par une vocation autant qu’elle peut la faire. L’artiste raconte, dans cet ouvrage, ses débuts à Londres, son installation à Paris, ses rapports avec le groupe Gurdjieff, ainsi que ses rencontres avec des figures culturelles marquantes de la vie culturelle française et internationale. Adoptant un parti pris d'éclectisme, il présente successivement des auteurs aussi divers que Jean-Paul SARTRE, André RUSSIN, Dostoïevski ou Jean ANOUILH. Peter BROOK avait pour ambition d’aider les autres à se faire entendre. En effet, à Paris, Peter BROOK confie le rôle de Polonius, le lord chambellan et conseiller du roi, dans la tragédie de Hamlet, à un comédien malien, Habib DEMBELE, dit Guimba. Spécialiste de William SHAKESPEARE, il s’est frotté à sa production littéraire, à travers ses nombreuses dimensions, toujours insaisissables et inaccessibles «Les pièces de Shakespeare sont comme des planètes. Dans un incessant mouvement, elles s’approchent un moment de nous, puis s’éloignent en tourbillonnant sur leur orbite» écrit-il.

En France, Peter BROOK a fait triompher, à Avignon, son «Mahabharata», une épopée indienne, relatant la lutte dynastique qui oppose deux branches d'une même famille : les Pandava et les Kaurava. Leur opposition ira jusqu'à mettre en péril l'existence du monde même. Peter BROOK ayant repéré Sotigui KOUYATE (1936-2010), un artiste guinéen d’origine, malien de naissance, Burkinabé d’adoption, performant un film de Christian RICHARD, «le courage des autres», il l’engage dans le «Mahabharata», pour incarner le rôle du sage Bhisma, une sorte de voix des Ancêtres, incarnant les forces de l’esprit, avec une certaine fantaisie. En 1990, lors de la création de la pièce, «La Tempête» de William SHAKESPEARE, Peter BROOK confie également à Sotigui KOUYATE le rôle de Prospéro. «Les acteurs occidentaux ont bien des qualités nécessaires pour explorer, dans les pièces de Shakespeare, tout ce qui touche à la colère, à la violence politique, à la souffrance sexuelle, à l’introspection psychologique. Mais il ne leur est pas facile de trouver des images d’un monde invisible» dit Peter BROOK. Cet artiste, devenu l’acteur fétiche de Peter BROOK va collaborer avec Sotigui KOUYATE pendant quatre années, notamment dans «Hamlet», «Qui est là», «Antigone», «l’homme qui prenait sa femme pour un chapeau» ou le «Costume» du Sud-africain, Can TEMBA, ainsi que «Thierno Bocar» de Amadou Hampâté BA. En définitive, Sotigui KOUYATE considérait Peter BROOK, son mentor, comme une représentation de la figure paternelle : «Je n’ai jamais vu mon père regarder derrière lui. Un bruit, quelqu’un qui appelle, il s’arrêtait, mais ne se retournait pas. Après sa mort, j’ai trouvé une réponse : il m’apprenait ainsi à vivre devant moi, sans jamais revenir en arrière. Je trouve cela dans le travail de Peter Brook : ce qui est fait est fait ; on ne peut pas revenir sur une représentation d’hier pour jouer aujourd’hui» dit Sotigui KOUYATE. Finalement, Sotigui KOUYATE dira «En Occident on dit : «il faut tuer le père, pour être ; chez nous on dit «soit ton père, mais dépasse-le».

A Paris, recherchant une renaissance culturelle, Peter BROOK a mis de la couleur dans l’espace théâtral parisien «Peter Brook a été un des premiers à introduire de la diversité, et ça n’a pas été une petite révolution, un théâtre qui était essentiellement blanc» dit Olivier PY, directeur du théâtre national d’Avignon. En effet, dans ses rapports avec les Africains, Peter BROOK a toujours considéré que la différence, loin de constituer un Mal, est une extraordinaire source d’inspiration, une façon de renouveler constamment son art, en fuyant l’ennui et le conservatisme. Par conséquent, Peter BROOK s’est fixé comme objectif : abattre les cloisons d’incompréhension établis, artificiellement, entre les Hommes par les forces du Chaos. Dans son art, il s’agit de révéler au spectateur ce qui est caché. Peter BROOK est convaincu que l’Afrique, continent des forces de l’esprit, berceau de l’Humanité, concentre et réunit, en elle seule, le profane et le sacré, le visible et l’invisible. Parlant plusieurs langues et beaucoup voyagé et riche de ses rencontres, Peter BROOK, curieux de tout et des autres, a fait du théâtre un puissant outil de rapprochement et de compréhension entre les peuples.

Peter BROOK fut l'un des premiers grands metteurs en scène à s’adresser à l'Afrique, en adaptant en 1979, avec Michael BOWENS, «l’Os» de Birago DIOP : «J’ai toujours été fasciné par la tradition du conte. C’est comme ça que je me suis intéressé aux écrits d’Amadou Hampâté Bâ, Birago Diop ou Thierno Bocar, incarné par Habib DEMBELE dit Guimba. J’aimais la capacité qu’ont les conteurs africains d’inventer des situations comiques pour capter l’attention de leur auditoire» dit Peter BROOK. Peter BROOK avait monté, en 2003, une pièce de théâtre sur un des ouvrages de Amadou Hampâté BA, et concernant son guide spirituel et mentor, Thierno Bocar, persécuté par le colonisateur français. En effet, Peter BROOK est un partisan de l’humanité du sourire : «Être trop sérieux n’est pas très sérieux» disait Amadou Hampâté BA (1900-1991, voir mon article sur ce traditionnaliste). Dans sa solidarité constante et indéfectible avec les racisés, Peter BROOK est en fait un grand humaniste. Dans son livre, «l’espace du vide. Ecrits sur le théâtre», il a de plus grandes ambitions. Le théâtre est pour lui, à coup sûr, une fin. Mais il est aussi le moyen de fonder et d´entretenir une communauté d´hommes et de femmes capables de porter atteinte, par leur seul exemple, à un ordre établi, d´apporter une inquiétude et un bonheur que d´autres arts du spectacle, trop dépendants des forces économiques qu´ils pourraient dénoncer, ne peuvent faire éclore. Aussi, Peter BROOK avait aussi fortement appuyé Raliatou Fifi NIANE, une des filles de Djibril Tamsir NIANE (1932-2021, voir mon article), un traditionnaliste africain.

Peter BROOK s’intéressait aussi aux artistes sud-africains noirs au temps de l’Apartheid : «En Afrique du Sud, avec l’apartheid, c’était infiniment plus compliqué. Dans cette société à la cruauté sans pareil, toute forme d’art était interdite aux Noirs. Mais j’ai découvert une exception à la règle. Par nécessité commerciale l’espace du marché de Johannesburg était un endroit qui ignorait la discrimination raciale. Les Noirs et les Blancs pouvaient s’y côtoyer et c’est ce qui avait conduit Barney Simon à y créer le Market Theater avec la possibilité de réunir une distribution mixte et de jouer devant un public mixte. Nous sommes devenus amis, c’est là que j’ai découvert les pièces d’Athol Fugard que nous avons fait venir plus tard aux Bouffes du Nord» dit-il. En particulier, Peter BROOK engage Habib DEMBELE, dit Guimba, né à San (Mali), candidat aux présidentielles maliennes de 2002, «pour rire», à jouer, en 2006, dans «Sizwe Banzi est mort», une pièce écrite en 1972, par des auteurs Sud-Africains Athol FUGARD, John KANI et Winston NTSHONA. Le rôle d’un comédien comme Habib DEMBELE est de regarder la vie, de la célébrer, de «mettre en relief ce qui normalement passe inaperçu : les impulsions, les réactions, tout ce qui chez l’être humain est caché. Habib Dembélé, qui joue dans Sizwe Banzi, est un acteur qui regarde la vie comme Cartier-Bresson, avec un sens de l’observation et un humour incroyablement aigus. Et quand il joue, parce qu’il a développé un corps qui répond à cela, toute cette observation, cette énergie, et en même temps ces sentiments de joie devant l’absurdité des choses, tout cela s’exprime, se met en relief. C’est bien plus que de l’expression corporelle, ce n’est pas de l’expression personnelle : il ne parle pas que de lui en faisant cela, il parle de quelqu’un d’autre» dit Peter BROOK. Ici, dans ce théâtre dit des «Townships», des laissés-pour-compte, au temps de l’Apartheid, se concentre sur une expérience humaine douloureuse, celle du racisme dans sa dureté la plus crue, un monde déshumanisant de toute une communauté noire frappée d’opprobre. «Dans les années 70, alors que l’on travaillait en Europe et à New York à changer le théâtre, à impliquer non seulement l’intellect de l’acteur mais également tout son corps, voilà que ces acteurs sud-africains, en utilisant les matériaux de base du théâtre – le corps, l’imagination, les mots – arrivaient à une forme théâtrale à laquelle nous aspirions. C’était une forme d’une grande vitalité née dans les rues de la nécessité de communiquer avec l’autre» dit Peter BROOK. En 1950, en Afrique du Sud, sont réglementées les identités raciales, interdites les relations sexuelles et l’union maritale entre membres de «races» différentes, réduite la liberté de déplacement des Noirs, et interdite toute remise en cause de cet ordre. L’Apartheid renforce ce système de ségrégation raciale. Aussi, le personnage principal de cette pièce de théâtre, Sizwe Banzi, un sans-papier, va usurper les papiers, en règle d’un mort, afin de pouvoir survivre. Cependant, en renonçant à son vrai nom, Sizwe Banzi doit également renoncer à son identité, à son histoire et cette perte est une grande déchirure ; en effet, renoncer à son nom, c’est un peu mourir. Peter BROOK fait appel, dans cette pièce de théâtre, à un comédien belge d’origine congolaise, Pitcho Womba KONGA. Dans son humanisme et son souci Peter BROOK qualifie l’Apartheid «d’une des plus monstrueuses distorsions du monde moderne». Cette une tragédie comédie, une leçon de courage et d’humanité, une souffrance et une joie de vivre, fait «rire pour ne pas pleurer» écrit Aurélie OLIVIER. Sizwe Banzi reste encore d’une grande actualité en raison du drame que vivent les migrants et les sans-papiers dans les pays riches. Cette pièce est une puissante de dénonciation de l’oppression et de l’intolérance «Qu’est-ce qui se passe dans ce foutu monde ? Je suis un homme. J’ai des yeux pour voir» s’écrit Sizwe Banzi.

Dans son éthique de curiosité et d’ouverture aux Africains, Peter BROOK a aussi mis en scène en 1999, aux Bouffes du Nord, une nouvelle d’un Sud-africain, Can THEMBA (1924-1968), «The Suit» ou «le Costume». C’est une évocation, dans un système d’Apartheid déshumanisant, l’injustice, le pardon et la compassion. Le décor qui sent le soufre, avec l’alcool, la musique, le couteau et le sexe, prend place à Sofia, un township noir de la banlieue de Johannesburg, maintenant rasé,  incarnant un îlot de joie de vivre. «Cette township avec ses crimes, ses putes, ses musiciens de jazz assoiffés d'illicites ambroisies, ses poètes, ses photographes, ses écrivains, ses gangsters gorgés de cinéma américain et même quelques Blancs : un mélange de gens, une concentration de pensée et de talent ayant à voir avec le Saint-Germain-des-Prés ou le Tanger de naguère. a misère en plus», dit Peter BROOK. Il fait appel à trois comédiens noirs talentueux : Bakary SANGARE, français originaire du Mali, pour le rôle de Philémon, le mari cocu, Mathilde JEAN-BAPTISTE, une actrice anglaise d’ascendance antiguaise et saint-Lucienne, ou l’héroïne Mathilde, une femme fatale, une beauté forte sensuelle et libre, et un acteur malien, Sotigui KOUYATE qui sera l’amant, Maphikela. Par conséquent, c’est une pièce de théâtre relatant une histoire d’adultère, dans un contexte de l’Apartheid, en Afrique du Sud. En effet, Philémon, un homme noir a le tort de rentrer chez lui à une heure inhabituelle. Il trouve sa femme, Mathilde, au lit avec un autre homme noir, Maphikela. Il n’est pas du genre à chercher la bagarre et se cache pendant que l’amant, se sentant repéré, part à peu près nu dans la rue. Reste son costume. Le mari, mesquin et rancunier, finira par faire semblant de pardonner, mais sous forme d’un cadeau empoisonné. Le mari salue cette veste et ce pantalon avec solennité, comme s’il s’agissait d’un être humain, et demande à sa femme de s’en occuper comme d’un ami précieux, de ne pas le quitter, de le bichonner, de le nourrir. Voilà la femme adultère contrainte de vivre, non pas avec un amant, mais avec son fantôme. Par conséquent, le vrai pardon ne viendra pas, le souvenir de la faute étant entretenu à travers le costume, se dressant entre ce couple, un obstacle à tout oubli. L’auteur de cette pièce, Can THEMBA, dans «le costume», une pièce écrite en 1950, une histoire simple, belle et tragique, mais longtemps censurée, dénonçait la mauvais traitement des femmes. Ecrivain talentueux et maudit, Can THEMBA, détruit par l’Apartheid, est mort en exil, miné par l’alcool et le désespoir. «Can Themba était le plus brillant et jeune journaliste du Drama, feuille locale. Il brûla sa vie. Nuit après nuit, il racontait des histoires. Il n'écrivit que des nouvelles dans ce pays où un Noir, même extralucide, n'avait pas le droit de publier. S'exila au Lesotho, où il s'ennuya, près de sa femme, conscient de la fragilité de l'instant, dans une sorte d'intuition de n'en avoir pas pour longtemps» dit Peter BROOK. Mathilde, l’héroïne de cette pièce, se laisse mourir. En dépit de l’esprit de fête étourdissant à Sophia, cette pièce est un clin d’œil aux mauvais traitements subis par les Noirs au temps de l’Apartheid, en train de mourir.

En définitive, Peter BROOK ambitionnait de rendre ses spectateurs, plus humains et bienveillants. Apôtre de l'espace vide, d'une scène multiculturelle, Peter BROOK se plaçait résolument dans le champ de la Fraternité et de la Justice. Pour Peter BROOK le théâtre est un équilibre du lointain et du proche, dans le but de révéler quelque chose d'inattendu, de non banal, mais l'exotique doit ramener le spectateur, non pas à l'étrangeté mais à la banalité du quotidien. «Je peux prendre n'importe quel espace vide et l'appeler une scène» disait-il. Par conséquent, Peter BROOK monte des pièces de théâtre nourries d'exotisme, avec des acteurs de différentes cultures, et tournera dans le monde entier, souvent dans des lieux inédits : des villages africains jusqu'aux rues du Bronx, en passant par la banlieue parisienne.

Mettant en place des lieux de théâtre dans des espaces inhabituels (Township, villages africains, quartiers excentrés), Peter BROOK a révolutionné le décor et la mise en scène, «Maître de l’espace vide, Peter Brook fut l’un des premiers à jeter aux orties l’apparat des décors et du rideau de scène pour placer le comédien au premier plan et témoigner de la diversité des cultures en s’entourant d’une troupe internationale» écrit Marie-Hélène ESTIENNE dans «Les Inrockuptibles» du 25 juin 2019. Il s’est entouré d’acteurs africains avec une dimension de conteurs ou de griots, comme Sotigui KOUYATE ou Habib DEMBELE. Passionné du piano, Peter BROOK, metteur en scène, acteur, réalisateur et écrivain, estime qu'un bon comédien doit pouvoir habiter son personnage tout en le remplissant de la plénitude de son vécu et pour cela l'artiste doit se jeter à l'eau. Il renouvelle la mise en scène par une écriture contemporaine, un décor audacieux. «Au début de ma carrière, en Angleterre, je me suis vite rendu compte que le théâtre était totalement bloqué par des conventions préétablies. Mon boulot a toujours été de m’en libérer pour le sortir des ornières de la tradition» dit Peter BROOK. Il se libère alors de l'autorité du plan de mise en scène préalablement établi pour se fier aux rapports directs avec les comédiens et renouveler le processus d'élaboration du spectacle.

En définitive, dans son humanisme, et devant l’ascension des forces du Chaos, Peter BROOK nous invite, en permanence, à garder l’espérance et à persévérer : «Ne t’arrête jamais. On recule toujours dès que quelque chose est sur le point de se produire» disait-il.

Peter BROOK est mort à Paris le 2 juillet 2022, à l'âge de 97 ans. Ses enfants voulaient conserver pendant un certain temps le secret de cette disparition, mais il y a eu des fuites dans la presse. Mais peut-on raisonnablement garder longtemps le silence, sur ce baobab qui vient de tomber ? Une cérémonie funéraire est organisée à Paris entre intimes et amis le lundi 11 novembre 2022 entre 11 h et 12 h et à l’automne, un hommage mondial, en ligne, sera rendu à Peter BROOK.
Peter BROOK était marié à Natasha PARRY (1930-2015) qui lui a donné deux enfants. Irina, née le 5 avril 1962 à Paris, a été directrice du théâtre de Nice, sur décision de Aurélie FILIPETTI, Ministre de la culture. Irina vivant entre la France et l’Angleterre, a étudié l’art dramatique auprès de Stella ADLER, suivant les techniques de l’Actor Studio. Ira revendique son engagement éco-théâtral «J’essaie de faire du théâtre un lanceur d’alerte. En dépit de la crise mondiale que nous traversons, il existe encore quelque chose d’unique, un baume sur les plaies, une inspiration pour les cœurs, un éveilleur de consciences, qui nous ramène à notre essence : le théâtre» dit-elle. Simon, né à Londres, un réalisateur, scénariste et producteur ; il est le réalisateur de «Brook par Brook», un portrait intime de son père diffusé en juillet 2022 sur Arté.
Références très brèves
1 – Les ouvrages de Peter Brook
BROOK (Peter), L’espace vide. Ecrits sur le théâtre, traduction de Christine Estienne, Paris, Points, Poche, 2014, 192 pages ;
BROOK (Peter), La qualité du pardon : Réflexions sur Shakespeare, traduit par Jean-Claude Carrière, Paris, Seuil, 2014, 112 pages ;
BROOK (Peter), Le diable, c’est l’ennui. Propos sur le théâtre, Arles, Actes Sud, 2015, 128 pages ;
BROOK (Peter), Oublier le temps. Une autobiographie, Paris, Seuil, Points, essais, 2017, 288 pages.
2 – Critiques
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Paris, le 3 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Peter BROOK (1925-2022) sa constante et indéfectible solidarité avec les Africains : Abattre les cloisons de la Discorde entre les Hommes et ouvrir les portes de la Fraternité» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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3 juillet 2022 7 03 /07 /juillet /2022 13:52
«Les élections législatives du 31 juillet 2022 auront bien lieu en dépit d'une glorification irresponsable de la violence» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

On ne peut pas accepter, dans une société démocratique, la glorification et l'instrumentation de la violence, notamment des jeunes, pour des ambitions politiciennes. Les mots ont leur sens et surtout venant de politiciens ; ils peuvent provoquer des dégâts incommensurables sur la cohésion et la paix dans une société. Dans une démocratie la liberté et la responsabilité sont indissociables.
Dans cette apologie de la violence, les jeunes sont en perte de repères et saccagent, tout y compris, en fin d'année, leur lycée à Yoff. Auparavant, ce fut le cas, à l'université de Thiès et au centre de documentation de l'université de Gaston Berger, à Saint-Louis. Cette violence gratuite ou crapuleuse est devenue particulièrement inquiétante au Sénégal, notamment quand elle est légitimée, excusée ou instrumentalisée au plan politique.
L'Etat consacre des sommes importantes au mobilier urbain, aux transports publics et aux établissements scolaires et universitaires ; au moindre mouvement d'humeur, tout part en fumée. Cela est d'autant plus grave, que certains politiciens, loin de condamner ces faits inacceptables, les excusent et les justifient, espérant y trouver une précieuse clientèle politique.
Par conséquent, j'attends, de certains politiciens, qu'ils condamnent, sans ambiguïté et fermement, en se désolidarisent de ces violences inadmissibles dans une société démocratique. Au-delà de nos divergences, nous avons en partage le Sénégal et ses valeurs fondamentales, notamment un esprit de civisme et de responsabilité, protégeant les biens publics comme privés, y compris ceux des investisseurs français ayant confiance à notre pays.
On ne peut plus tolérer qu'un politicien se place, délibérément, hors de la Loi commune et en disant, en substance «si je n'obtiens pas ce que j'exige, j’envoie des jeunes ou des voyou saccager tout», y compris quand il s’agit d’une convocation devant un Juge. Ainsi le 23 mai 2022, un opposant avait appelé, explicitement, à l’insurrection : «Si on prend la décision d’aller déloger Macky Sall au Palais, on le fera. La jeunesse du pays doit se lever et faire face. Je n’en ai rien à faire de l’appel à l’insurrection ; j’assume mes propos». Ce discours putschiste et insurrectionnel, mis dans la tête des jeunes ou d’esprits faibles, est explosif. Cette déclaration est d'autant plus grave que ce politicien a également recruté, dans sa garde rapprochée, des insulteurs, des assassins de maître Babacar SEYE et un gendarme légitimant des accusations de viol.
Tout cela n'augure rien de bon pour l'avenir, quand les moralisateurs, devant être exemplaires, participent, très activement, au pourrissement des valeurs républicaines, espérant ainsi en récolter un bénéfice politique, très hypothétique.
Les législatives du 31 juillet 2022 au Sénégal auront bien lieu et chacun prendra ses responsabilités, dans le respect strict des lois républicaines. Gare au gorille !
Paris, le 3 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
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2 juillet 2022 6 02 /07 /juillet /2022 22:20
«Vers une 7ème vague du Covid-19 : quelles dispositions à prendre ? Quel Monde d'Après ?» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Chacun croit que cela ne peut arriver qu'aux autres, et en France, après une accalmie, on enregistre désormais plus 125 000 cas de Covid-19 par jour. En raison notamment de l’ouverture des frontières, un nouveau variant Omicron, plus virulent et transmissible, circule, très activement. Ni la guerre en Ukraine, ni les présidentielles ou les législatives, n'ont tué cette cochonnerie. Il faudrait apprendre à vivre avec épidémie, comme avec la grippe.
Je n’exprime que mon point, et ne souhaite choquer ou contrarier personne, mais je tiens à la vie et à la santé de chacune et chacun d'entre vous. J'ai déjà remis le masque, en particulier, dans les espaces clos ou les transports en commun, et j’ao pris ma quatrième dose. On s'était un peu relâché, mais les gestes barrières, me semble-il, ne peuvent être que très vivement recommandés. Le vaccin n'empêche pas la maladie et des personnes peuvent l'attraper plusieurs fois, mais cela préserve des formes graves du Covid-19, et peut donc sauver des vies. Alors prenez grand soin de vous !
L'été et les vacances arrivent, un gouvernement fragilisé et sans majorité absolue, ne pourra pas imposer des mesures trop contraignantes qui ruineraient le peu de confiance qui lui reste. Sans doute que nos gouvernants s'orientent vers une limitation des déplacements vers les zones à risque. Globalement, et en dehors au début des tests, du matraquage des personnels soignants ou de la suppression des lits d'hôpitaux, la gestion des commerces essentiels ou les critères de fermeture des salles de classe, le président MACRON a finalement bien géré la crise sanitaire. Cela est à mettre à son crédit.
DENG Xiaoping (1904-1997), dans sa concurrence avec Mao ZEDONG (1893-1976), avait fait triompher son pragmatisme, en conciliant ce qui restait du communisme et son caractère autoritaire  avec l'économie de marché. Enrichissez-vous ! Le système dictatorial, avec son armée d'esclaves, a attiré toutes les entreprises occidentales en recherche d’une maximalisation de leurs profits.
Aussi, et en raison de cette doctrine du pragmatisme, la Chine est presque devenue la première puissance économique du monde, là où l'empire soviétique s'est disloqué et s'enfonce dans une guerre ruineuse, sonnant probablement la fin du règne du Tsar, Vladimir POUTINE.
Je suis très désagréablement surpris de l'entêtement, dans la grande bêtise, du gouvernement actuel de la Chine, dans sa doctrine du zéro Covid-19, d'autant plus qu'il porterait une lourde responsabilité dans l'émergence de cette grave pandémie. Dans cette politique du zéro Covid, les effets négatifs l'emportent au loin sur les bénéfices. En effet, les confinements à Shanghai (27 millions d’habitants) et à Beijing (22 millions d’habitants), sans revenus de remplacement, ont créé des drames et des révoltes. Il s'y ajoute, qu'en raison de la baisse de l'activité, l'Etat comme le secteur privé commencent à licencier à tour de bras. Du jamais vu en Chine ! Par ailleurs de nombreuses pièces électroniques fabriquées en Chine commencent à manquer dans les pays occidentaux en raison de la délocalisation massive de leurs entreprises dans ce pays. Le miracle économique de la Chine va-t-il donc perdurer ?
Par ailleurs, un des aspects du dynamisme de l'économie chinoise, c'est la manne financière que sa diaspora rapporte au pays, y compris par des circuits bancaires occultes ou en liquide. Or, les billets d'avion pour la Chine sont passés de 700 euros à 6000 euros, et quand on arrive en Chine, on est soumis à 2 mois de confinement à ses frais.

Ce confinement désastreux de la Chine, dans sa cécité incompréhensible, pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l'industrie du luxe français, déjà durement touchée par le boycott de la Russie, puisque les classes aisées chinoises vont moins voyager en Europe.
J'avais redouté, au début de la pandémie, que la population africaine soit entièrement décimée. L'Afrique du Sud, avec son variant, a été durement touchée. Cependant, les statistiques en Afrique concernant le nombre de morts, sont peu fiables, aussi bien pour les personnes qui meurent à domicile, comme à l'hôpital.
En plus de la guerre en Ukraine ayant provoqué une grave flambée de Prix, il n’en reste pas moins que cette pandémie a soulevé deux interrogations majeures, non encore résolues.
C'est d'une part, dans la hiérarchie des valeurs : sans la paix et la santé tout s'effondre. L'économie ne peut prospérer que dans un monde de paix et dans la santé, un bien particulièrement précieux. Je loue le caractère visionnaire du Conseil national de la Résistance dans son programme des «Jours Heureux» et qui nous a légués un système de sécurité sociale, de santé et de retraite solide valant des combats résolus pour leur défense. Aussi je ne comprends cette tendance de notre temps, dans une grande confusion et malhonnêteté à vouloir mettre sur le même plan le R.N. et les forces de Gauche.

C'est d'autre part, tous avaient appelé à «Un Monde d'Après» une réindustrialisation du pays, une relocalisation des entreprises, un système de santé renforcé, la solidarité et la justice ; tout cela  n'exclue nullement l'efficacité économique.
Prenez grand soin de vous et de vos proches !
Paris, le 2 juillet 2022, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
«Vers une 7ème vague du Covid-19 : quelles dispositions à prendre ? Quel Monde d'Après ?» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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2 juillet 2022 6 02 /07 /juillet /2022 15:34
«Le président MACRON passe de Jupiter à Machiavel. Le gouvernement BORNE en sursis avant la censure» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Après sa débâcle aux législatives du 19 juin 2022, une première pour un président nouvellement élu, M. Emmanuel MACRON continue, en dépit de ce cinglant désaveu, à placer son projet présidentiel au centre du jeu politique. Dans sa verticalité, pendant longtemps agissant en Jupiter, le président MACRON avait muselé le Parlement, avec ses députés «Playmobil» et snobé les corps intermédiaires. Il décidait seul de tout, du haut de sa Majesté. Faisant du Rassemblement national un épouvantail et forçant les Républicains à voter pour lui, à corps défendant au deuxième tour, et voilà que le monstre qu'il a engraissé, devenu incontrôlable, se retrouve avec 89 députés, avec deux postes de vice-présidents promus avec des voix de la Macronie.
Désormais, privé de majorité parlementaire, Jupiter, du haut de son Olympe, fait semblant d’ignorer sa cuisante défaite. Il va falloir quand même, à Jupiter, atterrir sur terre et poser la question de la confiance devant le Parlement. En effet, les législatives de juin 2022 ont déplacé le centre de gravité du pouvoir politique, de l’Elysée vers le Parlement qui sera, nous l'espérons, un vrai lieu de débat animé.
Je vois ce qu'essaye de faire le président MACRON. Sans majorité, il tente de bouffer à tous les râteliers en rafistolant, au gré de ses projets de loi des majorités de circonstances. Mandataire de ses amis de la Samaritaine, et au son premier mandat on connaît son slogan fumeux «Ni de Droite, ni de Gauche». Et comme Jupiter a été démasqué, devenu minoritaire, le chef d’Etat invente le «gouvernement d'union nationale», dont personne. Jupiter qui ne s'est pas encore rendu compte de ce qui lui arrive, avec la perte de sa majorité, pense encore pour ce deuxième mandat mal parti qu'il continuera de couillonner tout le monde, mais cette fois-ci son jeu dangereux avec l'extrême-Droite qu'il a valorisé pendant les présidentielles, ménagée durant ces législatives et maintenant engraisse avec ces deux postes de vice-présidents, a franchi la ligne. Bien des Républicains ont appelé à voter au 2ème tour pour le président MACRON ; il a encore la mordu la main de ses bienfaiteurs. Mais en matière de parricide, il s'y connaît. Il raté son deuxième mandat.
Pour autant, le président MACRON, en pêcheur en eaux troubles, feignant à peine de reconnaître ce qui lui est arrivé, maintient Mme Elisabeth BORNE en qualité de première ministre, tout en s'engageant vers une tambouille politique, sans poser la question de la confiance. Le président MACRON veut, et à défaut d'une coalition, négocier projet par projet, dans le respect des équilibres budgétaires. Mais ce machiavélisme visant à «mouiller» les forces politiques de tous bords, dans une confusion des genres ; la ficelle est trop grosse. Désormais placé sous tutelle du Parlement, même s'il ne parle plus des retraites, le président MACRON n'a pas encore renoncé à ses autres funestes réformes. Une partie de l’opposition, bien avisée, refusera sans doute de faire harakiri, un  devenant marchepied de la Macronie.
En raison de l'avènement de l’horizontalité, il viendra, rapidement, le temps, pour les parlementaires, dans ce jeu de dupes, de siffler la récréation, quand ce machiavélisme jupitérien s'invitera à travers divers projets de lois inacceptables. En effet, Mme Elisabeth BORNE, première ministre, sans majorité absolue, serait avisée de poser la question de la responsabilité de son gouvernement devant le Parlement, et à défaut l'opposition la soulèvera. Une question légitime est posée : pourquoi faire confiance à un gouvernement dont le patron a échoué et qui veut embarquer le pays dans sa politique déjà censurée aux législatives ?
Devenu démonétisé en France, et à comme à la veille du deuxième tour des législatives, et dépit de la profonde crise politique menaçant son quinquennat, le président MACRON a choisi la fuite en allant à Kiev. Mais que peut-on attendre sur la scène internationale d'un Président dont le dernier mandat est mal barré ?
La Russie prétend avoir saisi deux canons automoteurs, appelés Caesar français, livrés aux Ukrainiens (coût 10 millions d’euros). Pendant que les Français souffrent de la politique de «ruissellement» de la Macronie et de ses amis de la Samaritaine, les milliards et armes pleuvent pour les Ukrainiens ; on creuse aussi des fosses communes pour les migrants de Melilla, comme fut le cas des Tirailleurs sénégalais du camp de Thiaroye en 1944. Tout cet argent gaspillé dans des guerres locales, toutes perdues, et celle-ci risquant de faire basculer vers une 3ème guerre mondiale à l'ère nucléaire, le Parlement devrait se saisir de la question ukrainienne et interpeler le gouvernement.
La Bibliothèque nationale de France (B.N.F.) qui aurait dû le symbole de la culture et du savoir français symbolise, à elle seule, l'échec de la Macronie. La B.N.F. est l'un des héritages d'un grand pharaon, François MITTERRAND (1916-1996). Quels grands projets, depuis 2017, réalisés par le président MACRON, en dehors de la célébration du bicentenaire de Napoléon et la légitimation du Rassemblement national ?
 Depuis le 4 mai 2022, avec le soutien de la CGT-FSU-SUD, le personnel de la B.N.F. est en grève, pour dénoncer «une réorganisation du travail orchestrée par la Direction de l’établissement et un sous-effectif» et au cœur du conflit, un système de communication des documents, désastreux, aux usagers. En effet, la B.N.F. regorge de millions de documents très rares, mais pour les consulter, des procédures bureautiques d'une bêtise monstrueuse, ont été mises en place. On paye 50 euros de droits d’inscription à la BNF, par an, mais pour un service public d'une médiocre qualité. Il faut, à l’avance, réserver son livre et pour le photocopier ; on vous demande de le photographier d'abord avec votre portable ; et puis on vous donne accès à une photocopieuse avec un coût pharamineux. La procédure, idiote de dématérialisation de toutes les procédures de demande ou de renouvellement d'un titre de séjour, pour les étrangers, vient d'être annulée par le Conseil d'Etat, par une décision du 3 juin 2022, imposant «un accompagnement adapté ET une voie de substitution non dématérialisée en cas de défaillance technique» et annule donc partiellement les arrêtés du 27 avril 2021 et 19 mai 2021. En effet, auparavant, les étrangers s'acharnaient, jour et nuit, sur les sites des préfectures, pour obtenir un titre de séjour ou pour le retirer, de telle sorte que le nouveau titre de séjour de an, une fois délivré, est presque expiré ; et le calvaire recommence. La Défenseure des droits avaient même tendance à faire reposer la charge de la preuve sur les étrangers que le site de la Préfecture ne fonctionnait bien. Par ailleurs, on est à veille d'une 7ème vague du Covid-19, le télétravail à tout-va, si on n'a pas de dossiers dématérialisés et à jour, ce sont des vacances supplémentaires. Une aubaine dégradant encore la qualité du service public, notamment pour certaines administrations (CAF, Assurance retraite ou maladie), le dossier est bloqué et c’est souvent difficile d’avoir, une réponse fiable, de ce qui bloque, et comment solutionner la difficulté. 
Parmi les graves échecs de la Macronie, nécessitant un débat de fond et une réorientation, se situe la politique africaine de la France. Plus de 62 ans après les indépendances, avec beaucoup de mépris et d'arrogance, le président MACRON a tenu à perpétuer une politique africaine de la France condamnée par les peuples africains. Au sommet de Montpellier novembre 2021, les jeunes de la diaspora ont rappelé au président MACRON, dans ses indignations sélectives et sa défense des droits de l’Homme à géométrie, variable que la Françafrique ressemble à «une marmite sale» qu'il faudrait «récurer». Le Mali,  «abandonné en plein vol», et à la suite de l'assassinat de Mouammar KADHAFI (1942-2011) probablement par le président SARKOZY, est devenu un repère des terroristes libyens, une guerre locale inutile et encore perdue. Pourtant, le président MACRON a continué de cajoler le président Ali BONGO du Gabon, un légume ayant failli de s'écrouler sur le perron de l'Elysée. Le président MACRON nous fait des leçons de morale et de démocratie, il est pourtant allé installer, le 20 avril 2021, adouber le fils de Idriss DEBY (1952-2021), le général Mahamat Idriss DEBY ITNO, une dynastie du pétrole installée au Tchad depuis plus de 32 ans. Je ne parle pas du Togo, du Cameroun ou de la Guinée Equatoriale.
Je crois que, désormais, le président MACRON n'aventurera plus de convoquer un sommet franco-africain à Paris. Il est donc grand temps de réorienter, et avant qu'il ne soit trop tard, la politique africaine de la France, dans le sens d'une coopération mutuellement avantageuse et surtout dans le respect mutuel.
La France doit rester présenter en Afrique ; les diasporas africaines, tant houspillées et malmenées par les forces du Chaos, sont pourtant un atout pour un développement de relations harmonieuses. En effet, les droits des minorités dont des migrants et des étudiants étrangers avec une augmentation déraisonnable des droits d'inscription, devraient mieux protégés, en régularisant les clandestins utiles pour l’économie française qui délocalise d’entreprises en Chine. En particulier, dans cette démocratie ethnique, certains femmes ou hommes politiques s'attaquent gravement aux Français issus de l'étranger et les seules réponses du président MACRON ce sont la loi sur le séparatisme et la promotion des députés du RN au Parlement. Le Chef de l’Etat devrait être le garant de l’unité nationale, au lieu de souffler, en permanence, sur les braises. 
L'autre interpellation vigoureuse du Parlement serait la fonction du Chef de l'Etat, garant de l'unité nationale. En effet certains Ministres, même si le principe de la présomption d'innocence devrait être rappelés avec force, semblent mettre en cause l'honorabilité des femmes dont parlent souvent. Comment Damien ABAD, devenu un boulet pour le président MACRON, pourra-t-il venir défendre, sereinement et efficacement le point de vue du gouvernement devant les Parlementaires ?
Paris, le 22 juin 2022, actualisé le 2 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
«Le président MACRON passe de Jupiter à Machiavel. Le gouvernement BORNE en sursis avant la censure» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 21:18
 «L'odieux massacre de migrants africains à Melilla, une enclave espagnole au Maroc, un crime contre l'Humanité. Entre traitements différenciés et indignations très sélectives», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Je suis choqué par la mort tragique de plusieurs migrants africains à Melilla. J’exprime ma compassion et mes condoléances à leurs familles éplorées» écrit le président Macky SALL du Sénégal. Ces images, à la suite le 24 juin 2022, du massacre de migrants africains à Melilla, une enclave espagnole au Maroc, sont insoutenables ; si je les publiais, je donnerais une belle occasion à Facebook et à la cellule de l’Elysée de m'interdire, pour un bon moment, de la toile, au nom de la bienséance. Mais c'est quoi donc la bienséance, quand je vois des policiers tirer sur des migrants ou cogner à coups de crosse sur des blessés gisant sur terre et que personne ne veut naturellement secourir ?
Les migrants doivent mourir comme des chiens, leur vie, aux yeux de certains, n'ayant aucune importance. Plus de 500 blessés et 23 à 37 morts. Personne ne sait exactement combien d'immigrants africains ont été littéralement exécutés. Peu importe ! Espérer franchir la frontière d'un pays nanti, ou refuser de déférer à un banale contrôle d'identité, c'est l'exécution immédiate, la peine de mort, c'est de l'ordre de la normalité, de la banalité quotidienne que de tuer un racisé. L’Océan de la Méditerranée, avec ses 164 000 morts de migrants, est devenu un gigantesque cimetière, sans sépultures, de migrants africains, ces héros du quotidien. Maintenant, à Melilla la terre africaine est rouge de ses fils, abattus assassinés sauvagement.
 
Dans leur indignation sélective, le Tsar des Russies est odieux avec les Ukrainiens. On documente, à juste titre, ses méfaits en espérant, un jour, de le déférer devant un tribunal international. Mais qui jugera ceux qui ont assassiné ces migrants africains ? Mais la tragédie à Melilla, là plus personne ne parle de commission d’enquête pour les esclaves et les colonisés rejetés au fond de la cale. Qu'ils meurent donc sans faire trop de bruit !
Cependant, l’Union africaine, comme l’ONU, réclament pourtant une enquête internationale : «Il y a eu un recours excessif de la force des deux côtés de la frontière. Je veux dire que nous avons été choqués par les images de la violence à la frontière entre le Maroc et l’Espagne. Les personnes qui migrent dont des droits humains, et ceux-ci doivent être respectés ; et, nous les voyons trop souvent bafoués» dit M. Stéphane DUJARRIC, porte-parole de l’ONU.

Pourquoi l’homme noir est-il confronté, en permanence, au déni de son humanité ? Est-ce encore la persistance des stigmates de l’esclavage ? Et quelle est la responsabilité particulière dans cette tragédie du Maroc, un pays appartenant à l’Union africaine ?

Les policiers marocains ont bien participé au carnage. «Je regarde les images de corps inertes, vivants et morts, empilés par terre, tandis que des policiers marocains passent entre eux, en les secouant et en leur donnant des coups avec leurs matraques, pour vérifier s’ils respirent ou bougent» dit Daniel CANALES un chercheur au service d’Amnesty International. Le Maroc reste le seul pays du Maghreb sans législation réprimant le racisme. En fait, le racisme anti-noir est ancien et structurel, comme l’écrit Chouki EL HAMEL, dans son ouvrage «Le Maroc noir, une histoire de l’esclavage, de la race et de l’Islam». En effet, suivant cet auteur, les autorités marocaines ont rejeté leur africanité, l’homme noir y est souvent associé à l’esclave ; son corps étant réifié, on peut le soumettre aux traitements les plus dégradants «D’autres musulmans noirs ont été asservis en Afrique, mais l’exception marocaine réside dans l’ampleur et les méthodes de cette opération. Au total, sous le règne du sultan Moulay ISMAEL (1672-1727), plus de 221 320 personnes noires ont été humiliées, violées, privées de leurs droits légaux, dont leur liberté, bafouées» dit Chouki EL HAMEL. Le racisme fait partie de la structure politique marocaine. En effet, les Haratine ou Arabes noirs sont victimes de longue date d’un racisme au Maroc «la société marocaine était divisée par la couleur et la race. Ces concepts de «race» et de racisme ne sont pas une invention arabo-américaine. Dès le XVIème siècle, des dynasties marocaines ont lié «la blancheur» à la légitimité politique et à la liberté, comme le sultan Ahmed AL-MANSOUR (1578-1603)» dit Chouki EL HAMEL.
 
Où sont donc ces patentés donneurs de leçons, ces défenseurs de droits de l'Homme, avec leur message universel, dans leurs indignations, toujours particulièrement sélectives ? Ont-ils appelé à manifester à la Place de la République ? «A la fin nous ne souviendrons pas des mots de nos ennemis mais des silences de nos amis» disait Martin Luther KING (1929-1968).
On préfère parler du droit à l'avortement aux Etats-Unis, de la femme Afghane, celle des banlieues ou des Ouïghours ou même de l'interdiction des carrés musulmans dans les cimetières. Une fosse commune pour les Tirailleurs sénégalais, comme pour ces migrants sauvagement assassinés, à défaut de reposer au fond des mers, a été creusée pour les victimes de Melilla de juin 2022. A défaut de parler du Wokisme, du «Grand remplacement», de l'islamo-gauchisme, de la laïcité ou du Burkini à la piscine de Grenoble, ce crime commis contre les migrants africains est traité, furtivement, comme un simple fait divers et on passe tranquillement à autre chose.  Il y a eu l'esclavage en Libye des migrants, ceux qui sont bouffés par les poissons dans la Méditerranée, que nous mangeons, et maintenant cette odieuse tuerie à Melilla, ce crime contre l’Humanité. Les donneurs de leçon préfèrent détourner le regard. «Chaque parole a une conséquence. Chaque silence aussi» disait Jean-Paul SARTRE (1905-1980).

Du moins, quand on parle des droits de l’Homme, de quel «Homme» parlons-ils ?
Il est indubitable que dans leur conception des droits de l'homme à géométrie très variable, les Occidentaux pratiquent, dans leur hypocrisie très légendaire, des tris sélectifs en fonction de l'origine ethnique ou de leurs intérêts financiers à défendre, avec une grande complaisance à l’égard des dictatures africaines et des pays du Golfe, ainsi qu’avec la Chine où sont implantées leurs entreprises, pour maximaliser leurs profits.
Par ailleurs, un système de délégation du contrôle des frontières, avec un objectif de répression des réfugiés et immigrants n'ayant pas la bonne couleur, est en train de se mettre en place. C'est le cas de la relation entre la Grande-Bretagne et la France qui a déjà reçu des millions d'euros, mais aussi entre la Grande-Bretagne et le Rwanda dans le cadre de la réadmission de demandeurs d’asile qui n'ont même pas la nationalité rwandaise. Pour ce qui est des seules frontières terrestres de l'Espagne en Afrique à Ceuta et Melilla, c'est au Maroc qu'incombe la tâche du cerbère de réprimer ses frères africains, sans aucune considération. En France et pendant le débat des présidentielles de 2022, des voix se sont élevées pour supprimer les visas pour les ressortissants des pays africains refusant la réadmission des illégaux, interdire les transferts de mandats, le regroupement familial ou l'accès à la nationalité française des enfants d’étrangers résidant régulièrement en France.
L'OTAN a été mobilisée en août 2021 à l'encontre des réfugiés du tiers-monde aux portes de la Pologne avec une levée d’Etat d'urgence ; ils ont été refoulés dans les bois et la neige. S'agissant, en particulier, des réfugiés africains, à la Villette, à Paris, ils ont été entourés d'un mur de la honte, avec un défilé de Mohamed ZEMMOUR, comme au temps des zoos humains au Jardin d'acclimatation, déclarant que tous les délinquants en France seraient des Sénégalais.

Pendant la crise ukrainienne, aux frontières de la Pologne, il y avait deux files d'attente : les Ukrainiens d'une part et les Africains d'autre part qui fuyaient également la guerre, mais ont été discriminés. On se glorifie des visites des visites à Kiev, avec livraisons d’armes et financements, de l’arrivée massive des 5 millions de réfugiés ukrainiens, accueillis à bras ouverts et qui vont bientôt entrer dans l'union européenne, alors que la Turquie, membre de l'OTAN et du Conseil de l'Europe, frappe, désespérément, à la porte depuis plus de 50 ans.

Cependant, les quelques réfugiés du tiers-monde, à Paris, à Londres ou à Melilla, dont certains de leurs pays ont été pourtant saccagés par des guerres locales injustes, toutes perdues, avec parfois un assassinat arbitraire de leur chef d’Etat (Saddam HUSSEIN, Mouammar KHADAFI), sont exclus et marginalisés sans ménagement. Otez-vous de là très loin de notre vue !
Après 400 années d'esclavage, trois siècles de colonisation, le Camp de Thiaroye, les massacres à Sétif et à Madagascar, les 113 jeunes étouffés à mort et maintenant ces migrants, «I am a Man» disaient le 4 avril 1968, à Martin Luther KING, les éboueurs de Memphis confrontés à un déni de leurs droits fondamentaux. Alors nous continueront toujours à réclamer, haut et très fort, Justice, Justice, Justice !!!
Quelle réponse devant cette tragédie sans nom de l'Afrique détentrice de toutes les richesses naturelles, mais dont les enfants attaquent les barbelés, à mains nues, les enclaves de Ceuta ou Melilla ; certains prennent, joyeusement des pirogues, espérant vaincre les océans ?
En dépit de cette dramaturgie, 62 ans après les indépendances, la réponse est toujours en nous-mêmes : démocratie, souveraineté, coopération internationale juste et équitable, fraternité, industrialisation, agriculture et panafricanisme. «Je sais très bien que seul je ne changerai pas le monde et donc je chante des mots d'espoir pour les autres» écrit Pierre de CORNEILLE (1606-1684), dramaturge.
Or, on a tendance à courber l'échine, à endurer en acceptant l'inacceptable, à déserter les urnes avec 54% d'abstention aux législatives. Résultats : 89 députés du RN arrivent à l'assemblée française, avec des menaces sur la cohésion de la Nation et la dégradation accentuée des relations franco-africaines déjà largement abîmées. Cet esclavage mental est plus grave que tout le reste. «Vivre c’est participer» disait Antonio GRAMSCI (1891-1937). Personne ne nous respectera, si on ne se respecte pas soi-même : «Notre vie commence à s'arrêter à partir du moment où nous gardons le silence sur des choses graves» disait Martin Luther KING. Certains vous diront, bêtement, «je ne fais pas de politique». Mais la Politique au sens noble du terme, ce n’est d’autre que l'art du bien-vivre ensemble ou le partage du gâteau. A partir du moment où votre dignité d'homme est bafouée, et que même votre vie peut être menacée, c'est quoi la Politique ? «Tant qu'un homme n'a pas décidé quelque chose pour lequel il est prêt à mourir, il ne mérite pas de vivre» disait Martin Luther KING.
Abandonnés de tous, empêtrés en permanence dans la souffrance, en dépit notre dangereuse inertie et notre fatalisme, je resterai toujours habité par l'Espérance : «Même la nuit la plus sombre prendra fin, et le soleil se lèvera» écrit Victor HUGO (1802-1885), dans ses «Misérables».
Paris, le 27 juin 2022, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

 

 «L'odieux massacre de migrants africains à Melilla, une enclave espagnole au Maroc, un crime contre l'Humanité. Entre traitements différenciés et indignations très sélectives», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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