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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 17:23
«Maitre Malick SALL, Garde des Sceaux Ministre la Justice et son constant Jihad du cœur» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Le Ramadan approche, un Ramadan caniculaire (Plus de 45 degrés), il serait malséant de parler de Ramadan infernal. Dans cette épreuve pénible, maitre Malick SALL, agit au concret ; il est là pour tous pour ceux qui le soutiennent, mais aussi pour les autres, y compris ceux qui le dénigrent, souvent à tort. Sa grandeur d'âme, son désintéressement est justement, dans ses interventions humanitaires, de dépasser ces débats mesquins, de prendre de la hauteur et de ne s'occuper que l'humain. Maître Malick SALL fait de la Politique, mais au sens noble même du terme, c'est-à-dire la prise en charge les besoins de tous. La politique, c'est la poursuite du Bien commun, disait un philosophe grec, Aristote.
Aussi, et spécialement, pour ce mois de Ramadan 2021, trois camions de vivres ont été envoyés au Fouta-Toro : 80 tonnes de riz, 1000 cartons de dattes, 1000 cartons d'huile, 700 cartons de jus de fruit, 200 packs d'eau, 700 cartons de sucre, des sacs de lait, des centaines de boite de café. Ces vivres sont destinés à Matam, Ogo, Houdalaye, Salalatou et à différents chefs religieux pour les distribuer à des nécessiteux (Thiernos Samassa, Aliou Thiam, Wane).
Au premier jour du mois de Ramadan, maître SALL fera le sacrifice de 4 bœufs et au 15ème jour idem, pour Danthiady.
Il a prévu 4 motos-pompes à des villages du Dandé-Mayo (bord du fleuve) que sont Garly, Khoundel, Tiguéré et Thioubalel, ainsi qu'une participation à la finale de football à Ouro-Sogui.
Une autre initiative heureuse, est la formation agro-alimentaire des femmes concernant le jus, le savon et eau de javel et le yahourt pour les villages de Boyinadj, Galoya et Hombo.
Hors de la période du Ramadan et sur ses deniers personnels, maître Malick SALL vient aussi en aide aux nécessiteux et accompagne plus de 143 de personnes, dans toutes les 14 régions du Sénégal.
Paris le 11 avril 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 17:23
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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 15:35
«Je m'interroge fort légitimement sur ces traitements différenciés : un appel à l’Egalité réelle et la Fraternité» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
A chaque fois qu'un être humain meurt, même à un âge très avancé, cela me rend profondément triste. La vie de chaque individu est unique et irremplaçable ; d'autant plus que cette existence du prince Philippe MOUNTBATTEN, duc d’Edimbourg (10 juin 1921 – 9 avril 2021), est l'incarnation même d'un amour d'une longévité de 73 ans, me remplissant d'envie et d'administration.
Cependant, je m'interroge fort légitimement face à cet emballement médiatique honorant le prince Philippe, qui n'était pas un chef d'Etat. Dans la Charte du Mandé il est dit en substance «une vie vaut une autre ; une vie ne vaut pas mieux qu'une autre vie» ; c’est à la fois l’affirmation, avec force du caractère sacré de la vie, mais aussi et surtout, la promotion du principe d’égalité, et donc l’interdiction de distinctions arbitraires. Or, à sa mort en 2001, le président Léopold Sédar SENGHOR (1901-2001) académicien, membre fondateur de la francophonie, pièce maîtresse de la Françafrique en temps de guerre froide et marié, à sa «Normande» Colette HUBERT (1925-2019), et socialiste, n'a pas eu tant d'égards et d’attentions. Bien au contraire. Le premier ministre, de l'époque, M. Lionel JOSPIN, a choisi de bouder les obsèques de Léopold Sédar SENGHOR, pourtant un grand ami et éminent serviteur de la France, notamment pendant la Guerre froide où il a dû batailler contre le remuant voisin, M. Sékou TOURE (1922-1984).
Aussi, je m'interroge encore sur ce traitement différencié, sur ce déni permanent de la persistance de nos jours, de l’esprit colonialiste et esclavagiste, à travers le rétablissement du Code l’Indigénat par la Macronie.
Je recherche des explications au pays de la rationalité. Peut-être qu'il n'y en a pas. Rassurez-moi ?
En dépit de la célébration du centenaire la Commune de Paris, de celui du Congrès de Tours, ainsi que les 40 ans de la victoire de François MITTERRAND, le jeudi 8 avril 2021, le groupe de discussion, «Paris en Commun», s’interrogeait également : «Mais où est donc passé le peuple de gauche ?».
«Je suis le dernier des grands présidents, après moi il n’y aura que des financiers et des comptables» disait François MITTERRAND (1916-1996).  A chaque fois qu’un terroriste assassine l’un des nôtres, naturellement et fort légitimement, un sentiment de dégoût et de révolte, nous submerge tous. Cependant, face à cette pandémie, nos gouvernants, des financiers, ont choisi, délibérément, l’économie au détriment de la vie et de la santé . Nous allons atteindre bientôt les 100 000 morts en France, et tout le monde s’en bat les couilles. «La maison brûle, mais on préfère regarder ailleurs» suivant une formule célèbre du président Jacques CHIRAC (1932-2019). Pourtant la gestion de cette pandémie, laissant seules les familles dans leur immense douleur, est faite d’entêtements, de mensonges et de dissimulations, ainsi que de forfaitures. Il y avait eu le manque de masques, la procédure chaotique des tests, et maintenant l’extrême lenteur du  rythme des vaccinations face à un progression exponentielle du virus (100 000 cas par jour). Et tout cela sans aucune stratégie industrielle, un criant de lits d’hôpitaux, ainsi que d’urgentistes. On nous disait que tout allait bien, les restaurants allaient rouvrir le 20 janvier 2021.
Nous vivons une époque dépressive, angoissante et pleine de menaces sur la République. Pourtant, notre génération névrosée, pour l’essentiel obnubilée par les questions identitaires et de souveraineté, est frappée par une grande dose de cécité devant les vents mauvais, soufflant fort sur ce pays (Loi sur le séparatisme et maintien de réformes injustes).
Célébrer la vie, c’est aussi refuser ces guerres locales injustes, coûteuses, sans objectifs atteignables et qui nous rapportent que des cercueils. Le seul chemin qui vaille, c’est le combat pour la démocratie, et surtout une nouvelle coopération avec l’Afrique, équilibrée, avantageuse et respectueuse de tous.
La situation en France, dans le déni du racisme institutionnel et systémique, des violences policières et à l’encontre des faibles (retraités, chômeurs, les pauvres), ainsi que ce lourd héritage colonial et esclavagiste, on préfère parler d’autres choses ; c’est plus commande que parler du duc d’Edimbourg et des réunions non mixtes.
Cette stratégie de diversion face aux enjeux majeurs de notre temps, tranche bien avec la situation américaine. L’équipe BIDEN-HARRSI, en moins d’un an, là où certaines affaires sont étouffées en France depuis longtemps, le procès des assassins de  George FLOYD (14 octobre 1973-25 mai 2020) ainsi qu’un débat sur un projet de loi concernant  les violences policières, sont en cours. Une vaste opération, et sans précédent, de régularisation des sans-papiers, a été engagée. Par ailleurs, à la suite des crimes de l’esclavage et des discriminations aux Etats-Unis depuis 1619, le Congrès a engagé un débat sur l’indemnisation des descendants d’esclaves noirs. Les politiques ségrégationnistes, depuis 4 siècles, ont façonné la démocratie ethnique américaine et provoqué de graves inégalités raciales, y compris devant la mort, en ce temps de pandémie.
Plus que jamais, nous avons besoin, non pas d’une gauche gestionnaire ou financiarisée, mais de dirigeants ayant une vision stratégique pour l’avenir, pour l’égalité réelle, la fraternité et le bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel.
Il est grand temps, aux régionales des 23 et 30 juin 2021, ainsi qu’aux présidentielles de 2022, de redonner de l’espoir et de l’espérance à ce pays.
Vite, Mme Anne HIDALGO !
Paris le 10 avril 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 15:34
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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 16:32
«Hermann HESSE (1877-1962),  Prix Nobel de littérature, un loup des steppes et son Siddhartha» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Tout lecteur qui fréquentera la vaste, grandiose, savante et mystique contribution littéraire de Hermann HESSE, n’en sortira jamais indemne ; on finit, devant les conflits intérieurs, par être apaisé et fortement réconcilié avec soi-même, et donc avec les autres. Les fragrances et les réminiscences des enseignements de Hermann HESSE vous poursuivront tout au long de votre vie, avec cette injonction majeure : perfectionne-toi, rend-toi chaque jour meilleur au contact de l’autre, en apprenant à entrer en symbiose avec lui, débarrassé de toute haine et habité par la Compassion. L’œuvre de cet humaniste, marquée par Friedrich NIETZSCHE (1844-1900) et les philosophies d’Extrême-Orient, s’ancre dans les profondeurs de l’âme et l’amour de la nature : «La tendresse est plus forte que la dureté, l’eau plus forte que le rocher, l’amour plus fort que la violence» dit Hermann HESSE. Il est également un puissant trait d’union entre l’Europe et l’Asie, en recherchant une synthèse, de toutes les religions sur la base d'une mystique universelle, «une religion en dehors, au milieu et au-delà des confessions, qui soit indestructible» écrit-il. En effet, Hermann HESSE recommande la philosophie bouddhiste, celle du juste milieu, à savoir l’accomplissement de soi, la sagesse et la découverte de son identité. «Je suis persuadé depuis longtemps que l'esprit européen en est à son déclin et a besoin de retourner à ses sources asiatiques. J'ai vénéré Bouddha durant des années et j'ai lu la littérature indienne dès ma toute première jeunesse» écrit-il.
 «Siddhartha», roman paru en 1922, une quête existentielle et spirituelle, est une puissante apologie sur le renoncement au réel, comme moyen de conquérir l’individualité la plus authentique. Les thèmes de ce roman irriguent toute l’œuvre de Hermann HESSE, à savoir l'étude de l'évolution de l'Homme vers un idéal dont il sera le principal acteur. Siddhartha, un jeune homme admiré pour sa beauté, son intelligence et sa sagesse, va quitter sa famille et ses richesses, afin de parcourir le monde. Accompagné de son fidèle ami Govinda, il désire parvenir à l'Illumination. Le personnage de Siddhartha Gautama, dit «Bouddha», est un passeur, réconcilié avec le monde et avec la vie, ayant appris à comprendre et à aimer. Il lui aura fallu passer, comme tout un chacun, par les affres des possessions et de la souffrance, pour parvenir à ce détachement parfait, qui n'est pas l'indifférence et le mépris de la condition humaine, mais bien plutôt son accomplissement par-delà les agitations et les troubles de l'âme. Siddhartha ayant dépassé la sagesse de son Brahmane de père, n'en reste pas moins frustré quant à sa recherche du Nirvana que ne peuvent combler ni la compagnie des ascètes Samanas, ni la rencontre avec le grand Bouddha. Poursuivant son éveil, en compagnie de la belle courtisane Kamala qui lui fait découvrir amour et cupidité, il en perd presque son âme, et c'est en fin de vie au bord du fleuve qu'il trouve enfin la sagesse. «Le Savoir peut se communiquer, mais pas la Sagesse. On peut la trouver, on peut en vivre, on peut s'en faire un sentier, on peut, grâce à elle, opérer des miracles, mais quant à la dire et à l'enseigner, non, cela ne se peut pas» écrit-il. Siddhartha, dans sa quête de la sagesse et du bonheur, finira, à la fin de ce voyage initiatique, par un renoncement aux biens matériels et spirituels, et adopter l’oubli de soi, le jeûne, la solitude et la méditation. Le chemin de la vie est semé d’embûches, mais il peut finir par «l’illumination», qui sait aimer et être exigeant avec lui-même.
Il n'est guère possible de comprendre Hermann HESSE sans connaître ses origines familiales qui l'ont imprégné. Dans ses racines familiales, le monde dans lequel Hermann HESSE vit le jour se caractérise par son côté à la fois étriqué et ouvert : d'un côté la rigueur intègre du piétisme de sa ville natale et de la maison paternelle, de l'autre l'ouverture au monde et la grande culture de ses parents et grands-parents. Ses deux grands-pères, dont il portait le prénom, ont eu notamment une grande influence sur lui. Hermann HESSE est né le 2 juillet 1887, à Calw, près de Stuttgart, en Forêt noire, dans le Bade-Wurtemberg, dans le Sud de l’Allemagne «Ma naissance eut lieu à la tombée de la nuit, et sans le savoir, cette chaleur que j’ai aimée et recherchée tout ma vie. Je suis né vers la fin de l’époque moderne, peu avant le Moyen-Age, sous le signe du Sagittaire et sous les rayons propices de Jupiter» écrit-il dans sa brève autobiographie. Son père, Karl Otto Johannes HESSE (1847-1916), est un missionnaire, directeur d’édition et écrivain, est de Lubeck, mais dont les ancêtres sont des russes de l’Estonie. Sa mère, Marie GUNDERT DUBOIS, veuve ISANBERT (1842-1902), née en Inde, est d’ascendance suisse romande. «Mes parents avaient une religion ; je les aimés tendrement et les eussent encore aimés davantage encore si on ne m’avait pas familiarisé, très tôt, avec le quatrième commandement. Dès que j’entendais dire «tu dois», tout se hérissait en moi et je devenais buté. On peut imaginer la fâcheuse influence qu’exerça ce trait de caractère sur ma vie d’écolier. Toute tentative de faire de moi un être socialement utile se soldait par un échec, souvent par un scandale infamant qui aboutissait à la fuite et à l’exclusion», écrit-il. En effet, Hermann HESSE, déjà révolté contre son éducation piétiste qui doit faire de lui un pasteur, décide de devenir poète et rien d’autre, ce que sa famille rigide et conservatrice interprète comme un signe de démence. En 1892, exaspéré par la discipline religieuse que lui imposait la vie de séminaire, il s’enfuit de l’internat. Il s’ensuit une quête d’identité et de conflit avec sa famille «L’école ne m’avait pas réussi, je commençais à l’âge de quinze ma propre éducation, avec énergie et lucidité. J’eus la chance et le plaisir que la maison familiale abritait l’immense bibliothèque de mon grand-père». En effet,  son grand-père maternel, Hermann GUNDERT (1814-1893), dont il porte le nom est un théologien et directeur d’une maison d’édition ; à un âge avancé, il fera de lui son assistant. Hermann HESSE découvre alors le goût de la lecture et sa vocation littéraire. Le jeune Hermann va, par la suite, acquérir la bibliothèque de son grand-père aura une solide formation culturelle. La recherche d'une identité propre et sa confrontation avec celle-ci, irriguent toute l'œuvre de Hermann HESSE «La première transformation importante de mon existence s’était opérée au moment où, en toute conscience, j’avais décidé de devenir poète. Je me voyais, à nouveau, en conflit avec le monde, qui m’avait laissé vivre en paix jusqu’ici. Une fois de plus j’échouais dans toutes mes entreprises, je retrouvais ma solitude et ma misère. Tout ce que je pouvais dire ou pensait, éveillait l’hostilité ou créait le malentendu» écrit-il.
En loup des steppes, Hermann HESSE a un rapport parfois difficile à l’autre ; il s’est marié trois fois : d’abord, le 4 août 1904, à Maria BERNOULLI (1869-1963), photographe et pianiste, puis, le 11 janvier 1924, à Ruth WENGER (1897-1994), chanteuse, et enfin, le 14 novembre 1931, à Ninon DOLBIN (1895-1966), historienne de l’art. Hermann HESSE a eu trois enfants : Bruno HESSE (1905-1999), Hans, Heinrich dit Heiner HESSE (1909-2003) et Martin HESSE (1911-1968), ainsi que sept petits-enfants. Voyageur et sédentaire, Hermann HESSE a vécu son enfance à Calw, à Bâle, Göppingen et au cloître de Calw, et va s’installer, à partir de 1904, avec sa première épouse, Maria, Gaienhofen, sur la rive allemande du Lac de Constance, puis en Italie et dans le Tessin. Pour lui, la stabilité est un frein à la création «Pour un artiste, le tout est de recréer un climat propre à son imagination. La façon dont on s’installe est aussi fondamentale est aussi importante que la pièce d’habitation elle-même» écrit-il. «L’amour n’est pas fait pour nous rendre heureux. Je crois qu’il est fait pour nous révéler dans quelle mesure nous avons la force de souffrir et de supporter» écrit-il.
Solitaire, enfant s’étant déjà révolté contre les grandes rigueurs morales de ses parents, Hermann HESSE est, en fait, «le loup des steppes» ; homme souffrant il s’est égaré, perdu dans un monde qu'il ne reconnaît plus. Le thème de la solitude revient dans «Peter Camenzind», un jeune garçon solitaire, vit dans un petit village perdu des Alpes suisses. A la mort de sa mère, et devant sa répugnance pour les travaux de la terre, son père l'autorise à gagner la ville pour y suivre des études de philologie. A Zurich, le jeune homme se lie avec un garçon de son âge, Richard, aristocrate, musicien, qui lui révèle les joies de l'amitié tout en lui donnant confiance en ses dons d'écrivain. Ce premier élan enthousiaste et plein d'espoirs va se heurter à bien des obstacles : de drames en déceptions, d'amours déçues en désillusions, Peter va lentement faire l'apprentissage de ce qu'est la vie.
Hermann HESSE est un «loup des steppes», mais la vie n'est pas partagée entre instinct et esprit. «Je sens brûler en moi une soif sauvage de sensations violentes, une fureur contre une existence neutre, plate, réglée et stérilisée, un désir forcené de saccager quelque chose, un grand magasin, une cathédrale ou moi-même, de faire des sottises engagées, d'arracher leurs perruques à quelques idoles respectées. Comment ne serais-je pas un loup des steppes ?» écrit-il. Publié en 1926, son roman «le loup des steppes», est inspiré de la philosophie bouddhiste, de la psychanalyse de Carl Gustave JUNG (1875-1961) et du romantisme de Johann Wolfgang von GOETHE (149-1832) : «La folie, au sens élevé du terme, est le fondement de toute sagesse» écrit-il. Pour Hermann HESSE, la frontière entre folie et génie est particulièrement ténue « la schizophrénie est le fondement de tout art, de toute création de l’imagination» écrit-il. Censuré par les Nazis, mais adopté par le mouvement Hippie, «ce livre m’a appris à lire» dira Thomas MANN (1875-1975), prix Nobel de littéraire et ami de Hermann HESSE. C’est dans «Le loup des steppes», paru à la veille de la grande dépression, une époque dépressive et pleine de menaces sur la paix mondiale, que son roman témoigne du caractère visionnaire de Hermann HESSE. Il met en garde une Seconde guerre mondiale menaçante, décrit la névrose d’une génération et la maladie de son époque, à savoir l’intolérance, et affirme, ostentatoirement, son immense humanité, ainsi que son pacifisme : «Personne ne veut éviter la prochaine guerre ; personne ne veut épargner à soi-même et à ses enfants le prochain massacre de millions d’hommes» écrit-il. Hermann HESSE est un pacifiste qui dénonce la montée du nazisme, et toute d’une folie d’une génération, «Non, je ne pouvais pas me réjouir de vivre une grande époque, , dès le début la guerre me fit souffrir ; tandis qu’autour de moi chacun agissait comme si justement le malheur l’élevait au sommet de la félicité» écrit-il.
«Le loup des steppes» brosse le portrait d’un quinquagénaire, Harry Hailer, vivant seul, sa femme l’ayant quitté ; c’est un intellectuel surdoué, aimant la musique classique, la philosophie, la poésie, mais introverti ; aussi, il évite ses semblables et ne sort qu’à la tombée de la nuit, et pour cette raison, il s'est donné le sobriquet de «Loup des steppes». Harry Hailer a des pulsions suicidaires. Finalement, cet homme singulier, marginal, en retrait de la société et de la vie, au milieu de ses livres, ses seules joies sont celles de l’élévation de l’âme : «Je suis incapable de comprendre quels plaisirs et quelles joies les hommes recherchent dans les trains et les hôtels bondés, dans les cafés combles où résonne une musique oppressante et tapageuse, dans les bars et les music-halls des villes» écrit-il. Vivant en reclus il souffre de cette position, déchiré par les deux facettes de sa personnalité qui se livrent bataille en lui : celle d’un homme affable et raffiné et d’autre part celle d’un «loup des steppes», un homme «des carnets du souterrain» pour reprendre le titre d’un livre de Fiodor Mikhaïlovitch DOSTOIEVSKI (1821-1881). Profondément déprimé, hostile au monde moderne, en révolte contre la société bourgeoise mais attiré par le confort et l'ordre, ascète et antisocial, en raison de la vacuité de son existence, le personnage principal, Harry Hailer, dans sa vie plate et vide, craignant de se suicider, un soir craignant de se suicider, rentre dans une taverne ; il fait la connaissance d’une pétillante jeune femme, Hermine, qui lui «apprend à vivre et à rire». En effet, Hermine, la belle fille de joie hédoniste, ainsi que son ami le saxophoniste Pablo, lui apprendront à réconcilier corps et esprit, à trouver son équilibre, à «jouer au petit jeu de l’existence immédiate». On retrouve là les grands thèmes abordés dans «Siddhartha». L’éducation à la vie, de Harry Hailer, se fera au grand bal : «Lors de cette nuit de bal, il me fut donné d’éprouver un sentiment que j’avais toujours ignoré en 50 ans d’existence, bien qu’il fût familier à n’importe quelle jeune-fille ou étudiant : c’était le sentiment de fête, l’ivresse de la liesse collective, le mystère de la dissolution de l’individu dans la foule, de l’union mystique à travers la joie partagée». Cependant, cette tentation de mortification d’antan, de souffrance et négation de soi, ne l’a pas complètement abandonné ; toujours en conflit avec lui-même, Hermann HESSE fera dire à Harry Hailer : «J’ai la nostalgie de souffrances qui me donneraient la capacité et le désir de mourir». Il n’a pas non plus rompu complètement avec ce désir de vie : «Petit loup, pelage de velours. Duvet volant, duvet naissant. Truffe luisante, noir étincelant. Deux yeux implorent l'amour» écrit Hermann HESSE.
«Pour que le possible se réalise, il faut toujours tenter l'impossible» dit-il. Sa contribution littéraire, en raison de son opposition au nazisme et de la part belle faite à l’Orient, n’avait pas été initialement bien comprise. Hermann HESSE a fini par triompher en raison de ses éminentes qualités humaines et intellectuelles. Prix Nobel de littérature en 1946, élevé par des parents piétistes ayant vécu en Inde, Hermann HESSE s'est toujours révolté contre l'ordre établi et a choisi dans ses écrits d'opter pour «la voie du milieu», celle du Bouddhisme. Hermann HESSE récompensé, jusque après la Seconde guerre mondiale, n’est pas allé, le 10 décembre 1946, à la remise de son Prix Nobel et s’est contenté d’envoyer un message et son épouse, Ninon. Il n’en reste moins vrai que l'attribution de ce Prix Nobel, juste après la guerre, a une signification politique, considérable. En effet, Hermann HESSE est récompensé pour sa contribution à la «reconnaissance de la langue allemande et l'Allemagne de la culture». Les Nazis l’avaient présenté comme un «traître à la patrie» et avaient interdit la parution de ses livres en Allemagne. Or, le Prix Nobel le présente comme «un représentant de la culture allemande irréprochable et moralement crédible» ; en cela c’est une grande victoire personnelle. Ce Prix Nobel de littérature, obtenu sur recommandation de Thomas MANN, a été violemment attaqué et dénigré par les milieux conservateurs allemands «Tu ne sais rien de la sagesse, tant que tu n’as pas fait l’épreuve des ténèbres, qui te retranche de chacun, sans recours, sans bruit» dit Hermann HESSE.
«Demian», paru en 1919, est le roman initiatique, onirique et spirituel, sur la jeunesse où apparaît un passeur de vie, Max Demian. En effet, Emile Sinclair, au sortir de l'enfance prend pleinement conscience de la dualité du monde qui l'entoure : d'un côté le cocon rassurant d'une famille aimante et attentionnée, de l'autre une société bigarrée, faite de choses monstrueuses, attirantes et énigmatiques. Par craintes de réprimandes parentales, Émile subit la tyrannie de Kromer, un vaurien qui exerce sur lui un affreux chantage et l'oblige à commettre de menus larcins. Sa rencontre avec Max Demian, un nouveau camarade de classe à la personnalité mystérieuse, le délivre du joug de Kromer et sert de catalyseur à l'émergence de ses doutes, de son esprit critique, de son besoins de connaissances des choses de la vie. En effet, Max Demian enseigne au jeune Emile Sinclair à ne pas suivre l'exemple de ses parents, à se révolter pour se trouver, à traverser le chaos pour mériter l'accomplissement de sa destinée propre. Au bout de ce chemin où le divin et le démoniaque se mêlent, la crainte d'être un exilé, un séparé, un étranger est annihilée. Il n'est pas d'autre mesure à l'humain que la liberté. Finalement,   Max Demian, a permis au jeune héros, Sinclair, de franchir le fleuve séparant le monde de l'enfance et celui de l'âge adulte. Chaque peut vivre intérieurement, en lui, deux êtres en conflit : le divin et le démoniaque. Lorsqu'il commence l'écriture de son «Demian», en 1917, Hermann HESSE est un quarantenaire perturbé. Antifasciste, pacifiste et résident en Suisse, il est violemment attaqué par les Nazis allemands. Dans le même temps, de lourds problèmes familiaux achèvent de le déstabiliser au point de l'obliger à suivre une psychothérapie au cours de laquelle il fait la connaissance du psychanalyste, Carl Gustav JUNG, qui a analysé ses crises conjugales et spirituelles. «Demian» est la promesse d’un homme nouveau, mais dont le regard n’a point d’âge.
Hermann HESSE est un voyageur intérieur, entre Orient et Occident, comme dans son roman «le jeu des perles de verre». Dans les «perles de verre», paru en 1943, un roman énigmatique dont le récit se déroule au XXIème siècle, il est question d'une biographie fictive, celle de Joseph Valet, de la «Castalie», une société de savants, éloignée des plaisirs du monde, jusqu'au moment où le héros rencontre un ami, Plinio, du monde dit du «Siècle», un monde normal. Cependant le monde des savants représentent-il une société idéale et le monde profane la vulgarité ? C'est quoi l'utopie (le rêve) ou la dystopie (cauchemar) ?
En adepte de Confucius, Hermann HESSE finira par conclure que la vie contemplative n'est pas forcément opposée à la vie profane. Le savant doit retourner à la vie profane pour enseigner sa science et aider la société à progresser. C'est encore la recherche de «la voie moyenne».
«La vraie mission de tout homme est celle-ci : parvenir à soi-même» telle est l’injonction emblématique que nous adresse Hermann HESSE, dans «Narcisse et Goldmund» paru en 1930. Dans l'Allemagne du Moyen Âge, Narcisse est un jeune novice au couvent de Mariabronn, où il enseigne. Il se prend d'amitié pour l'un de ses élèves,  Goldmund et le pousse à réaliser sa destinée en lui faisant quitter le couvent. Goldmund, n'ayant aucun souvenir de sa mère, qui l'abandonna enfant, part à la recherche de la mère originelle, celle des Arts, qui unit la naissance et la mort, le bien et le mal. la vie de Goldmund le mène d'une aventure amoureuse à l'autre, mais les temps sont dangereux et la cruauté des hommes, la maladie et la mort se placent sur le chemin du jeune homme, épris d'absolu et de liberté. Narcisse, devenu grand prêtre, le guidera. Goldmund poursuivra inlassablement sa quête, celle de la mère, l'Eve éternelle car, comme il le dit lui-même : «Sans mère, on ne peut pas aimer, sans mère, on ne peut pas mourir» écrit Hermann HESSE.
Par conséquent, Narcisse est la voie initiatique de la recherche de la conscience, et Goldmund, (bouche d'or) c'est le choix de vivre les expériences de la vie par l'évasion. Initialement, le roman caresse le rêve d’un monde idéal et harmonieux : «Qu'adviendrait-il si, un jour, la science, le sens du beau et celui du bien se fondaient en un concert harmonieux ? Qu'arriverait-il si cette synthèse devenait un merveilleux instrument de travail, une nouvelle algèbre, une chimie spirituelle qui permettrait de combiner, par exemple, des lois astronomiques avec une phrase de Bach et un verset de la Bible, pour en déduire de nouvelles notions qui serviraient à leur tour de tremplin à d'autres opérations de l'esprit ?»,  écrit-il. Or, dans la vraie vie, la douleur et le plaisir peuvent prendre les mêmes traits. A la fin, ces choix de vie, apparemment irréconciliables, finiront par se rejoindre.
La merveilleuse littérature de Hermann HESSE est un viatique pour la recherche de son être. Écrivain intempérant, il est resté ouvert et a fouillé dans les recoins de son âme et nous adresse cette injonction : Il faudrait en permanence se perfectionner par et au travers de l'autre, par la recherche d'une voie moyenne de synthèse, entre l'Orient et l'Occident. En fait, Siddhartha Gautama, dit «l'éveillé», c'est aussi Hermann HESSE.
Passionné du dessin et de la peinture, Hermann HESSE était en contact étroit avec la nature et savait admirer les choses les plus éphémères : «Je connais bien le sentiment de triste qu’inspire la précarité de toute chose, je l’éprouve à chaque fois qu’une fleur se fane. Mais il s’agit là d’une tristesse, sans désespoir» dit-il. Dans sa «bibliothèque idéale», il nous parle d'amour. Pas seulement d'amour des livres et de la littérature mais de toute la dimension affective de la lecture, de cette dimension personnelle et sacrée. Ne pas posséder des livres pour les posséder. Les accueillir. Il nous relate cette dimension émotionnelle et non intellectuelle de la lecture. «Ma propre bibliothèque est modeste. Ne s'y installent que les livres avec lesquels j'ai partagé un moment. Comme des rencontres. Il y a pas que des sourires, il y a des souvenirs. Il y a les silences qui se sont écrits et des absents, aussi. Les petits cailloux des sentiers de lecture. Cela ne veut pas dire que la lecture prend un caractère sentimental ou simplement d'empathie, pas du tout. Cela signifie que la lecture touche au-delà de l'intellect, qu'il s'agit de complétude, d'accomplissement, qu'elle permet justement à l'intellect de ne pas être vain» écrit Hermann HESSE.
Hermann HESSE est l’un des plus grands épistolier du XXème siècle ; il a eu à répondre à tous les messages qu’il recevait du monde entier, environ 20 000 lettres, soit le tiers de sa contribution littéraire. Il considérait que c’était son devoir, il représentait, pour beaucoup de lecteurs, une conscience morale à qui on demandait conseil.
Conteur et passionné de jardinage, dans son âme lyrique et sensible, il était aussi poète : «Indestructible est mon essence. Je suis heureux pacifié. Et, patiente, est ma verdure. Renaîtra cent fois sous la serpe. En dépit des peines, je reste amoureux d’un monde insensé» écrit-il dans un poème «le chêne taillé».
Hermann HESSE est mort, d’une hémorragie le 9 août 1962, à Montagnola, dans le Tessin (Suisse) : «La mort est notre sœur bonne et sage ; elle sait l’heure qui convient et nous devons lui faire confiance» écrit-il dans son «Peter Camenzind». Il est enterré à Sant’ Abbondio (ancienne commune suisse, devenue italienne).
Indications bibliographiques
HESSE (Hermann), Demian, histoire de la jeunesse d’Emile Sinclair, Paris, EAN, 1979, 192 pages ;
HESSE (Hermann), L’enfance d’un magicien, traduction d’Edmond Beaujon, Paris, Calmann-Lévy, 1994, 230 pages ;
HESSE (Hermann), La bibliothèque idéale, Paris, Rivages, Poche, 2012, 144 pages ;
HESSE (Hermann), Le jeu des perles de verre, Paris, Calmann-Lévy, 1994, 662 pages ;
HESSE (Hermann), Le loup des steppes, Paris, Calmann-Lévy, 2004, 240 pages ;
HESSE (Hermann), Le voyage en Orient, Paris, Librairie générale, 1993, 128 pages ;
HESSE (Hermann), Narcisse et Goldmund, Paris, Calmann-Lévy, 2005, 300 pages ;
HESSE (Hermann), Peter Camenzind, Paris, Calmann-Lévy, 2004, 168 pages ;
HESSE (Hermann), Siddhartha, Paris, EAN, 1975, 160 pages.
Paris le 7 mars 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Hermann HESSE (1877-1962),  Prix Nobel de littérature, un loup des steppes et son Siddhartha» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 16:32
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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 16:51
«Le président Macky SALL et son message pour la Fête nationale du 4 avril 2021 : un discours apaisant, rassembleur et visionnaire» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Dans son message à la Nation, le président Macky SALL, le «Lam-Toro» et Pharaon des temps modernes, a, une fois de plus, administré la preuve de ses grandes qualités d'homme d’Etat. Se plaçant au-dessus de la mêlée et des mesquineries partisanes, le président Macky SALL a pris de la hauteur.  Et en père de la Nation, il a assuré et rassuré, apaisé et indiqué le chemin pour un Sénégal harmonieux et souverain, répondant aux grands défis du moment. En effet, le président Macky SALL, dans sa noblesse d’esprit, a vanté la qualité du bien-vivre ensemble celui que les Sénégalais préfèrent, faisant l'honneur du Sénégal à l'étranger et dans lequel il n'y a pas de «place pour le particularisme».  Un des rôles de l’Etat, dans ses missions régaliennes, c’est d’assurer la sécurité des biens et des personnes, mais aussi et surtout d’assurer la promotion du bien-vivre ensemble, à travers la citoyenneté, le civisme, la coexistence pacifiques, le respect des institutions, et l’obéissance aux principes gouvernant la démocratie, l’Etat de droit et la République.
Le président Macky SALL, sans le dire expressément, condamne, très vigoureusement, ces dérives nauséabondes de l'ethnicité de la violence physique ou verbale pouvant menacer l'unité nationale. Il a rappelé, avec force et solennité, le sacro-saint principe du  bien-vivre ensemble, hérité des Anciens, à transmettre à nos enfants et aux générations futures : «Le Sénégal est, et reste, une Nation unie et indivisible, un pays de pluralisme intégrateur ; un pays de paix et de convivialité entre toutes ses composantes ; un pays de «Téranga» (hospitalité) qui accueille et protège ses hôtes, sans exclusive. Assurément, c’est ce Sénégal qui fait notre bonheur et, notre honneur et notre fierté. C’est ce Sénégal qui est connu et apprécié à travers le monde. Dans ce Sénégal, que nous aimons, il ne saurait y avoir de place pour le particularisme, quel qu’il soit. Au contrairement, chacun de nous doit adhérer, sans réserve, au Contrat social qui nous lie les uns aux autres, et nourrit notre commun vouloir de vie commune», martèle le président Macky SALL.
Il n'a échappé à personne qu'au-delà de l'esprit hédoniste des salons de massage, une partie de l'opposition souffle sur les braises, veut marcher sur des cadavres, pour prendre le pouvoir par surprise, installant ainsi une campagne électorale stérile depuis le 20 mars 2016. Cette violence verbale, sur le terrain politique, dans les réseaux sociaux, même quand il s'agit des faits de mœurs ou de corruption, déguisée en «résistance contre l'oppression», est particulièrement dangereuse, lorsqu'elle est instrumentalisée et manipulée en direction d'esprits faibles. Cette violence verbale a été marquée par le retour des insulteurs, comme Assane DIOUF qui s'est en pris à une très haute morale et religieuse en la personne du Calife du général des Mourides. M. DIOUF, soutenant les hédonistes, se rendant tardivement compte qu'à travers le Calife général des Mourides, il a en fait, insulté tous les Sénégalais, voire l'humanité entière, a fini par s'excuser platement. Mais le mal est fait «la parole, c'est comme de l'eau, une fois tombée à terre, on ne peut plus la ramasser» dit un proverbe peul. Evitons de dire de vilains mots dépassant la pensée, et ne faisant en rien avancer la cause du Sénégal. Le programme d’un parti politique voulant être crédible, ne peut pas reposer, uniquement, sur l’invective, les menaces et les injures. Faisons attention au poison de la haine ; le Sénégal, ce petit pays, mais grand par son rayonnement international, est montré comme un modèle de démocratie et de cohésion nationale.
Par ailleurs, loin du discours incendiaire et belliqueux de l’opposition hédoniste, le président Macky SALL, particulièrement serein et apaisant, reste ouvert au dialogue national et à la concertation, afin de conforter l'unité du pays. «Épaule contre épaule» debout et soudés comme un seul bloc dans la lutte pour la souveraineté.  Ce dialogue peut faire «avancer les causes communes sur les bases des valeurs qui nous engagent, et nous protègent, solidairement. Des valeurs qui constituent notre soupape de sécurité individuelle et collective, et le socle sur lequel repose la nation sénégalaise. Nul n’a le pouvoir, ni le droit de les mettre en péril» dit le président Macky SALL.
Face à ceux qui veulent saccager, vandaliser et violenter l’Etat de droit et le bien-vivre ensemble, le président Macky SALL, toujours avec le sens de la mesure le caractérisant, sans varier de ses objectifs de 2012, reste fondamentalement attaché à un «Sénégal pour tous : une protection sociale pour tous», un développement inclusif, une équité territoriale et la justice sociale. En vue de cette construction de l’unité et la cohésion nationale, le président Macky SALL informe ou rappelle l’électrification de 2000 villages en cours, la modernisation des villes et des territoires frontaliers, la couverture médicale universelle et le soutien massif à l’entreprenariat des femmes et des jeunes. En effet, des chantiers pour le développement rural sont engagés : 63 entreprises sont mobilisées, pour 11 200 emplois directs et de 30 000 emplois indirects.
Dans sa grande lucidité et loin des incantations et du caquetage d'une partie de cette opposition hédoniste, le président Macky SALL a dédié ce 61ème à la jeunesse du Sénégal. Tout le monde se gargarise parfois de slogans creux, antifrançais, sur la souveraineté et l'indépendance nationale. Le président Macky SALL, en rupture avec 40 ans d'immobilisme, s'est révélé être un grand pharaon des temps modernes. Il a par ailleurs diversifié nos relations internationales notamment en direction de la Chine, de la Turquie et du Maroc.
Si les Sénégalais sont légitimes à aspirer à plus de dignité et de souveraineté, la France ne peut nullement nous empêcher de participer, collectivement ou individuellement, au développement de notre cher Sénégal, souverain depuis 61 ans. Aussi je considère que cette invitation du président Macky SALL à l'unité, dans l'effort, pour sortir du Sénégal de la crise et amorcer son industrialisation, comme particulièrement louable. Que proposent-ils ces membres d'une opposition bavarde, hédoniste et parfois versée dans la violence ?
En permanence, en campagne électorale, même pour 2024, soit à trois années de cette échéance, on a l'impression que pour les adeptes des salons de massage, la présidentielle a déjà eu lieu et qu'ils l'ont déjà gagnée. Un peu de sérieux et plus de maturité !
Les grands travaux se poursuivront et ont créé des emplois pour les jeunes mais il a aussi entendu et compris leur détresse. D'importants moyens financiers sont dégagés sur 3 ans et immédiatement 65 000 emplois pour les jeunes seront créés. La 3ème usine d’eau, de Keur Momar SARR, sera bientôt mise en route.
Quelle sera la place de la jeunesse dans une agriculture autocentrée ?
A priori bien des jeunes habitent les centres urbains et souhaitent parfois devenir des «étudiants professionnels», une bourse et rester le plus longtemps possible à la cité universitaire. Les autres sans formation préfèrent l'exode rural ou le rêve de l'immigration. Bref, le monde agricole, sa houe, sa daba, d'un autre âge et donc ses tâches ingrates, fait peu rêver les jeunes. Cependant, si certaines grandes surfaces françaises occupent ce créneau, avec une alimentation importée, c'est parce que le secteur agricole est porteur de gros profits. En cette période de pandémie bien des secteurs sont en crise, sauf les magasins d'alimentation qui se portent à merveille. En dépit de la difficulté du métier, l'agriculture reste un secteur porteur et rentable.
Que peut l'Etat pour impulser une dynamique nouvelle ?
Plusieurs problématiques se posent en termes d'accès aux terres arables, à l'eau, à l'énergie ainsi qu'aux machines agricoles modernes et leur maintenance. Les institutions financières au nom d'un libéralisme sauvage demandent aux Etats africains de ne pas subventionner l'agriculture. Or la politique agricole commune (PAC) finance bien les produits agricoles français contre la libre circulation des produits industriels allemand. L'Etat doit également être un Etat stratège, en investissant massivement dans l'agriculture vivrière et la pêche.
Est-ce que c'est possible ?
Différents diagnostics ont été faits ; nous la population qu'il faut et seulement 20% du territoire sénégalais est habité avec presque 25% de sa population concentrée dans la région de Dakar. Les terres sont donc disponibles. Et pour l'eau différents fleuves se jettent à la mer, et la solution des forages et des bassins de rétention d'eau de pluie n'a pas été explorée. Mamadou DIA, président du Conseil de 1960 à 1962, avait raison la traite arachidière appauvrissant les terres et les paysans, n'est pas dans l’intérêt national.
Et surtout arrêtons de parler. Au boulot !
Le «Focus Fongip» s’inscrit dans le cadre du  programme de «Résilience économique et sociale» (PRES) d’un montant de 200 milliards de FCA, pour accompagner les entreprises impactées par la crise.
Le centre de Diamniadio sera inauguré pour une économie numérique et une dématérialisation des procédures.
La vaccination, grâce à la Chine, rappelle aussi que la pandémie est toujours là, les Sénégalais sont invités, plus que jamais à respecter les gestes barrières, pour eux-mêmes, leur entourage et pour le pays.
Maîtres Aïssata TALL SALL et Malick SALL ont pris tout de suite leur bâton de pèlerins, afin de porter la bonne parole aux populations.
Paris le 3 avril 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Le président Macky SALL et son message pour la Fête nationale du 4 avril 2021 : un discours apaisant, rassembleur et visionnaire» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 16:49
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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 16:25
«René MARAN (1887-1960), Prix Goncourt de 1921 pour son Batouala, véritable roman nègre» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
C’est un honneur, un privilège et une joie immense que de commémorer, même fort modestement, le centenaire du premier Prix Goncourt attribué à un Noir, le 14 décembre 1921. «On hume les odeurs du village, on en partage les repas, on voit l’homme blanc, tel que l’homme noir le voit, et après y avoir vécu on y trouve la mort. C’est un grand roman» écrit Ernest HEMINGWAY (1899-1991). Auparavant, et pleine période coloniale, c’étaient les Occidentaux qui écrivaient sur les Africains, rarement en bien, et souvent en mal. «Quand une chèvre est présente, point de bêler à sa place !» disait Amadou Hampâté BA (1900-1991). Aussi, René MARAN a été le premier Noir, récipiendaire de cette distinction, à avoir écrit sur le colonialisme, les colonisés et la défense de l’environnement. «Depuis l’année 1903, c’est la première fois que les Noirs jouent et gagnent. C’est peut-être avec sa qualité de nègre, ce qui a séduit les Dix de l’Académie Goncourt, épris de couleur et d’étrangeté» écrit «Le Petit Parisien», un racisme décomplexé. Cet argument simpliste a été combattu par d’autres écrivains «L’attribution du prix Goncourt à un écrivain de race noire confirme ce que j’ai eu l’occasion de répéter ici, à maintes reprises, quant à la prétendue infériorité de la race noire. Cette infériorité est un mythe dans un autre genre, la prétendue supériorité du XIXème siècle sur les siècles précédents. Il y a dans la race noire une élite qui ne cède en rien à quelque autre élite que ce soit» écrit Léon DAUDET (1867-1942), en 1921. «René Maran n’est pas un bistre, comme un métis, mais noir, comme du cirage. Il n’a pas honte de sa race, puisqu’il entreprend de la défendre» écrit en 1922, Jean-Michel RAINAITUR (1896-1986) académicien. En effet, dans «Batouala», René MARAN expose les rapports difficiles, empreints de préjugés raciaux, faits de violences et de prédations, entre les coloniaux et les Africains.
René MARAN, d’origine guyanaise, est né le 5 novembre 1887, à Fort-de-France (Martinique). Son père Léon MARAN, commis des Directions de l’intérieur à Cayenne en 1885, affecté en 1887 à Fort-de-France, au Gabon en 1894, meurt en 1911, à Bordeaux. Orphelin, René est pensionnaire à Talence, puis au lycée Michel Montaigne de Bordeaux et passe son baccalauréat en 1905. En novembre 1909, René MARAN est nommé fonctionnaire des affaires indigènes en Oubangui-Chari. Il voit son roman, «Batouala» interdit en Afrique. Et, il reçoit de nombreuses lettres de menaces et d’injures des coloniaux, l’accusant d’avoir craché dans la soupe ; il est donc poussé à la démission de l’administration en 1924. «Je me suis proposé d'autres buts, en écrivant ces pages, que de donner au lecteur un aperçu sommaire, mais correspondant à la véritable vie coloniale d'Afrique. Mon unique souci a été celui de l'impartialité la plus complète vis-à-vis des Blancs comme vis-à-vis des Noirs. Je ne les ai pas opposés les uns aux autres, je les ai juxtaposés simplement, comme ils le sont dans la vie» dira-t-il. René MARAN rentre alors définitivement en France, et épouse le 9 août 1927, à Paris, Camille BERTHELOT (1894-1977). Ils ont adopté en 1943, une fille, Paulette CERNARD, rencontrée dans les Vosges. René MARAN a été enterré, au cimetière Montparnasse, à Paris, le 12 mai 1960, à la 11ème division.
Le roman, «Batouala», comporte un sous-titre, «véritable roman nègre». René MARAN, qui parle le Banda, a mis six années pour l’écrire, «une succession d’eaux fortes» dit-il. «Je sens dans tout ce que vous écrivez, un élan blessé, l’amertume d’un cœur qui résiste à l’injustice, un homme qui souffre enfin et se fortifie de volonté», écrit en 1934, André SUARES (1868-1948). C’est un roman basé sur l’expérience et l’observation d’un fonctionnaire colonial en Oubangui-Chari (République centrafricaine). «Ce roman est tout objectif ; il ne tache même pas à expliquer ; il constate. Il ne s’indigne pas : il enregistre. J’écoutais les conversations de ces pauvres gens. Leurs plaisanteries prouvaient leur résignation. Ils souffraient et riaient de souffrir» écrit-il. Par conséquent, René MARAN n’a fait que traduire ce qu’il avait vu là-bas et entendu, et a supprimé ses émotions qu’on aurait pu lui attribuer, les préjugés de l’époque à l’égard des Africains étant si grands : «Les Nègres de l’Afrique Equatoriale sont irréfléchis. Dépourvus d’esprit critique, ils n’ont jamais eu, et n’auront jamais aucune intelligence. Du moins, on le prétend. A tort, sans doute. Car, si l’intelligence caractérisait le Nègre, il n’y aurait que fort peu d’Européens» écrit-il. C’est une population affamée «Les indigènes allaient chercher, en un jour d’innombrables détresse, parmi les crottins de chevaux appartenant aux rapaces qui se prétendent leurs bienfaiteurs, les grains de maïs ou de mil non digérés, dont ils pouvaient faire leur nourriture !» écrit-il.
Ce roman, «Batouala», est avant tout un violent réquisitoire contre le colonialisme triomphant et arrogant. C’est un récit enragé contre la colonisation, cette entreprise de «destruction des cultures africaines et de leurs modes d'expression» afin d'imprimer dans la conscience des Noirs «la supériorité de la culture occidentale». C’est un livre où l’écrivain noir juge son maître ; l’auteur donne pour la première fois aux «Nègres» le statut de personnages principaux : «Voici des hommes noirs debout qui nous regardent et je vous souhaite de ressentir comme moi le saisissement d’être vus», écrivait Jean-Paul SARTRE (1905-1980), dans «Orphée noir» en 1948. Ce portrait de «l’homme blanc» s’oppose en tout point à celui du grand chef Batouala. Tout se passe en effet comme si Batouala était une figure allégorique, celle des traditions en passe d’être détruites par les Blancs. Les colons, ces «Dieux de la brousse» suivant une expression de Amadou Hampâté BA, sont soit tout-puissants ou lâches devant les graves férocités du système : La large vie coloniale si l’on pouvait savoir de quelle quotidienne bassesse elle est faite ; elle avilit peu à peu. On s’habitue à l’alcool. Ces excès et d’autres ignobles, conduisent à ceux qui excellent à la veulerie la plus abjecte. Pour avancer en grade il fallait qu’ils n’eussent pas «d’histoires». Hantés de cette idée, ils ont «abdiqué toute fierté, ils ont hésité, temporisé, menti et délayés leurs mensonges. Ils n’ont pas voulu voir. Ils n’ont pas eu le courage de parler. Et, à leur anémie intellectuelle, l’asthénie morale s’ajoutant, sans remords, ils ont trompé leur pays» écrit-il. Le colon ne doit pas remettre en cause le mot galvaudé, «civilisation» ou l’orgueil des Européens. Alors, civilisation «tu bâtis ton royaume sur des cadavres. Quoi que tu veuilles, quoi que tu fasses, tu te meus dans le mensonge. A ta vue les larmes de sourdre, et la douleur de crier. Tu es la force qui prime le droit. Tu n’es pas un flambeau, mais un incendie. Tout ce à quoi tu touches, tu le consumes» écrit René MARAN.
Le roman de René MARAN est un point d’aboutissement d’un processus de l’affirmation de l’identité noire contre l’esprit colonialiste et esclavagistes. En effet, cette contribution littéraire majeure a été précédée de la complainte de millions de Tirailleurs Sénégalais venus, pendant la Première guerre mondiale défendre la «mère-patrie», sans obtenir l’égalité et la reconnaissance ; un vent de conscience politique s’était alors levé. En France, et au début du XXème siècle, des écrivains noirs américains, du mouvement Harlem Renaissance, fuyant la ségrégation raciale aux Etats-Unis étaient venus se réfugier en France.
Cependant, «Batoula» est également le point de départ d’une puissante littérature de la Négritude qui allait s’attaquer à la très forte citadelle de la colonisation. C’est d’abord, un Peul et ancien tirailleur sénégalais, né en 1892 et mort en 1979 à M’Bala (région de Podor), Bakary DIALLO, qui écrira en 1926, un livre «Force-Bonté», descendu en flèche par la critique. Un autre Sénégalais, Lamine SENGHOR (1889-1927), voir mon article, de la gauche radicale et ancien tirailleur sénégalais, publiera en 1927, «violation d’un pays», un puissant réquisitoire contre le colonialisme. La Négritude, dans les années 30, prendra le relais. René MARAN, résidant au 26 rue Bonaparte, à Paris, rencontrera Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001), Paulette NARDAL (1896-1985), Aimé CESAIRE (1913-2008) et Jean PRICE MARS (1876-1969). Cependant, René MARAN est considéré comme un assimilationniste et non un fervent partisan de la Négritude, et ne voyait dans la Négritude «un racisme plus qu’une nouvelle forme d’humanisme» écrit Lilyan KESTELOOT (1931-2018).
René MARAN, loin de l’exotisme, parle des Noirs, des colonisés, et fait l’éloge d’un monde fondé sur le droit à la différence, avec ses croyances, habitudes et visions du monde. Rene MARAN est à la fois ethnologue et historien, c’est un témoignage exceptionnel et sans préjugé sur les populations africaines au début du XXème siècle. Les sentiments et comportements humains relatés, faits de violence, de jalousie, de lâcheté et de rivalité, relatent des comportements pouvant encore exister. Dans ce roman, dans la brousse africaine, un Mokoundji (chef de village) nommé Batouala, prépare la fête des Gan’zas qui doit bientôt arriver et marquant une étape dans la vie de chacun puisque les jeunes femmes sont excisées et les jeunes hommes circoncis. Cependant, il ne s’aperçoit pas que sa femme favorite, parmi ses neuf épouses, Yassigui’ndja, ne l’aime plus et commence à le tromper avec le jeune Bissibi’ngui. Batouala l’apprend finalement le jour de la fête des Gan’zas et cherche à se venger. La période des chasses arrive et Batouala invite son rival à chasser avec lui. Batouala dans le moment de terreur tente de viser Bissibi’ngui avec une sagaie, mais celui-ci y échappe de justesse. Mourou (la panthère) tue d’un coup de griffe Batouala, croyant avoir été visée. Il est ensuite ramené au village. On essaie de le soigner mais on n’y arrive pas. Il agonise pendant trois jours et finit tragiquement sa vie puisqu’il voit devant ses yeux Yassigui’ndja et Bissibi’ngui qui ne se cachent plus.
«Batouala» est un roman renfermant, au-delà de l’intrigue autour de la vie banale d’un chef de village en période coloniale, l’histoire de tout un peuple face à différentes situations causées par le colonisateur. En effet, le chef Banda, Mokoundji Batouala, avec sa force légendaire assène également des pics aux colons ; il s’interroge : «Les hommes blancs de peau, qu’étaient donc venus chercher, si loin de chez eux, en pays noir ? Comme ils feraient mieux, tous, de regagner leurs terres et de n’en plus bouger !». Pour lui, la vie est courte. En épicurien, ce qu’il professe, c’est la fainéantise tout à fait différente de la paresse : ne rien faire, c’était profiter de la vie. Dans cette cosmogonie africaine, l’Homme est une part intégrante de la Nature vivante. Du moins, il y a une osmose entre les deux : «L’herbe, qui mange la terre, les animaux, qui mangent l’herbe, L’homme, qui détruit l’herbe et les animaux, tout meurt. Louée soit la brousse. On la croit morte : elle est vivante, bien vivante, et ne parle qu’à ses enfants, et à eux seuls. Fumées, sons, odeurs, objets inanimés, elle emploie le langage qu’elle veut pour s’adresser aux espèces qu’elle commande» écrit-il. L’Homme doit donc vivre en harmonie avec la Nature l’entourant, pour une coexistence harmonieuse et fusionnelle. Le colonisateur est naturellement persuadé de la supériorité de sa culture, imbu de la hiérarchisation des cultures et n’accepte aucun apport positif de la culture africaine. C’est une rencontre de confrontation et de conflit : «Nos danses et nos chants troublent leur sommeil. Les danses et les chants sont pourtant toute notre vie. Nous dansons pour fêter Ipeu, la Lune, ou pour célébrer Lolo, le soleil. Nous dansons à propos de tout, à propos de rien, pour le plaisir» écrit-il.
Pendant longtemps, René MARAN était retombé dans l’oubli, souffrant parfois de son personnage ambigu ou de polémiques stériles, comme nous savons en construire contre nous-mêmes. En effet, il lui a été reproché sa conception assimilationniste en considérant que la France est le «pays de ses ancêtres», et surtout sa sympathie pour le maréchal Philippe PETAIN. Edmond PAUL, évoquant «Batoula», parlait de «ces routes qui ne mènent à rien». De nos jours, on entend de la part du Parti colonial encore ce message de soumission «le colonialisme, l’esclavage, c’est du passé. Assimilez-vous et rentrez dans les rangs, de cet universel ethnique !». Pourtant, le procès des assassins de Georges FLOYD (1973-2020) aux Etats-Unis, administre bien la preuve que l’esprit esclavagiste est encore vivace. En France le rétablissement du Code de l’Indigénat, avec cette loi sur le séparatisme, ainsi que ces régimes monarchiques et dynastiques en Afrique, tout cela témoignent des liens de servitude, d’indépendance dans la dépendance.
Puis, ce centenaire du Prix Goncourt de 1921, du roman «Batouala» montre, sous réserve d’un «bénéfice d’inventaire» suivant une expression de Lionel JOSPIN, une forte réhabilitation de René MARAN, ainsi sorti du Purgatoire. Les hommages se multiplient et l’université Cheikh Anta DIOP, de Dakar, au Sénégal, organisera un colloque international, des 25-26 novembre 2021, en souvenir de ce Prix Goncourt de 1921. René MARAN, à travers son «Batouala» avait conscience d’écrire pour l’Histoire, la postérité : «Je suis né en effet à Fort-de-France le 5 novembre 1887, que je sois né ici ou là n'a d'ailleurs, pour moi, qu'une importance relative. L'essentiel est de vivre et d'essayer de laisser une œuvre après soi. Le reste dirait Verlaine, n'est que littérature» disait-il. En s’attaquant au fondement même du colonialisme, dans sa théorie de hiérarchisation des cultures, René MARAN a jeté une «pierre dans la mare aux grenouilles littéraires» écrit Léon BOCQUET (1873-1954). «Batouala» dénonce l’infériorité du Noir, à travers à la modeste vie d’un chef traditionnel : «Si j'en juge par la préface de l'auteur, Batouala n'est pas le simple Mokoundji d'un village quelconque des rives de la Bamba ; Batouala dépasse le cadre du petit roman colonial couronné par l'Académie Goncourt ; Batouala est le Nègre opprimé qui saisit chaque occasion, sans danger pour lui, d'exprimer sa haine contre le Blanc envahisseur» écrit René TRAUTMANN (1875-1956).
Références bibliographiques très sélectives
MARAN (René), Batouala, véritable roman nègre, Paris, Albin Michel, 1920, 189 pages ;
BOCQUET (Léon), préface à René MARAN, Le Petit roi de Chimérie, Paris, Albin Michel, 1924, 237 pages ;
GENESTE (Elsa) «Autour de Batouala de René Maran, réflexions sur quelques formations racistes et antiracistes du mot «nègre», Nuevo Mundo Mundos, 15 novembre 2020 ;
L. B, «René Maran : Prix Goncourt», Le Petit Parisien, 15 décembre 1921, page 1 ;
PAUL (Edmond, Emile), «René Maran : Livingston et l’exploration de l’Afrique, ces routes qui ne mènent à rien», Le Petit Parisien, 24 mai 1938, page 4 ;
RAINAITUR (Jean-Michel), «Après le prix Goncourt, René Maran», La Pensée française, 14 janvier 1922, pages 16-18 ;
TRAUTMANN (René), Batouala au pays des Noirs et Blancs en Afrique, Paris, Payot, 1922, 254 pages.
Paris le 30 mars 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«René MARAN (1887-1960), Prix Goncourt de 1921 pour son Batouala, véritable roman nègre» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 16:23
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