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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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5 juin 2022 7 05 /06 /juin /2022 12:00
«Pierre PASTEL : «Je veux parler à un humain». Pour une société de Bienveillance» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Dans son nouvel ouvrage, «Je veux parler à un humain», paru en avril 2022, Pierre PASTEL, universitaire, sociologue, psychothérapeute, addictologue et coach, s'interroge sur la nature des relations humaines. «Nous faisons merveille quand il s’agit de construire des machines ou bien de vendre. Mais quand il s’agit seulement de parler l’un à l’autre, nous avons peur et tirons nos revolvers» écrit Richard WRIGHT (voir mon article). «Si nous savons écouter notre silence intérieur, nous pourrons construire un autre monde en dépression pour une éducation à la bienveillance universelle»  dit le professeur Pierre PASTEL auteur d'un livre «Je veux parler à un humain».
Lire cet ouvrage du professeur Pierre PASTEL, «Je veux parler à un humain», cela vous transfigure et remet les choses à l'endroit. On s'interroge parfois, et souvent intuitivement, sur des questions essentielles de la vie : quel sens devrions-nous donner à notre existence ? On ne sort pas indemne de cet opuscule du professeur Pierre PASTEL, d’une très haute facture, «Je veux parler à un humain», par la qualité de son expression écrite, son riche et savant vocabulaire, mais surtout en raison de sa dimension initiatique et ésotérique qui vous transfigure ; il vous transporte vers l’essentiel et le sens de notre vie. De nombreux textes, mis en annexe, permettent de mieux saisir le message que veut nous délivrer l’auteur.
Depuis les temps immémoriaux, deux forces gouvernent le monde : le Bien et le Mal. Tout le sens de la mythologie grecque, c’est ce chemin menant du Chaos à l’Harmonie. Pierre PASTEL milite ardemment pour une relation humaine portée vers une culture de Bienveillance individuelle et collective. Dans cette quête du Graal, l’auteur dialogue, non pas, avec les Djins, mais un esprit invisible se définissant comme étant «la Dimension Qui Embrasse Tout». On finit par comprendre que Pierre PASTEL dialogue avec lui-même, avec sa conscience «Je suis ici et partout à la fois. Tu ne peux ni me voir, ni me toucher, mais je suis bien là, avec toi, à côté de toi, autour de toi».
Il y a quelque chose de particulièrement subversif dans ce livre, «Je veux parler à un Humain». Pierre PASTEL y déconstruit de nombreux concepts ; certains s’acharnent à détruire cet esprit cartésien et critique, le «mensonge est érigé en mode de gestion politique» écrit-il. En effet, les forces du Chaos, appelant au conformisme et à la docilité, s’évertuent à faire taire l’esprit critique libérateur et à étouffer la grandeur de l’esprit humain, considéré comme un délit.
Par conséquent, Pierre PASTEL constate que quelque chose ne tourne pas rond dans notre société prétendue rationnelle «Dans un univers cartésien, matérialiste, où le réalisme s’est fait fondement, le rationalisme expert gestionnaire, la raison raisonnée ossature lumière du monde et où l’émotion est sommée de rester croupie au 100ème sous-sol, je vois qu’une ombre est élevée au rang de réel ; elle devient prétexte de tout, pour tout, l’impassable, la justification de l’inacceptable» écrit Pierre PASTEL. Certaines personnes, au lieu d’éclairer les consciences, deviennent des «spécialistes de tout, dans tout et sur tout, mais à propos de rien» écrit-il.
Dans ce système politique du mensonge, du «monopole de la souffrance» et de la dissimulation, on fabrique des êtres «radicalisés», sans raison et sans morale, programmés vers la «perte de soi et l’anéantissement des autres ; détruire l’autre, sans état d’âme ; l’autre, et paradoxalement soi-même et ceux qu’on aime» écrit Pierre PASTEL. Par une folie aimante, afin d’être traité d’égal à égal, un regard laser sur la vie pouvant bousculer notre conscience, Pierre PASTEL convoque «la capacité à résister à l’infâme».
Aussi, face à la montée des forces du Chaos, Pierre PASTEL, comme d’ailleurs Hannah ARENDT (1906-1975) et Antonio GRASMCI (1891-1937), interpelle demande à chacun d’entre nous, de «tenir son rang d’Homme» suivant Sénèque, de prendre ses responsabilités, d’entrer en résistance : «Le silence est d’or lorsqu’il constate la quiétude effective de l’Homme, mais qu’il est fiel, qu’il est crime lorsqu’il encense la putréfaction de l’élégance humaine» écrit-il. En dépit des menaces de représailles ou de marginalisation, Pierre PASTEL fait appel aux accompagnants aux passeurs, aux éveilleurs de conscience ou de Bienveillance, ces «cadres non-fakes qui donnent de leur générosité, de leur temps pour décrypter, décoder le bout du réel qu’ils maîtrisent et les divulguent avec force, modestie et détermination, parfois au risque de perdre leur poste de travail ou leur vie tout court» écrit-il. Pierre PASTEL lance un cri «ça suffit !» dans toutes les langues «J’entends des milliards d’humains, crier, dire la même chose : ça suffit ! Tous les jeux sont des jeux. Cependant, casser du bois dans le derrière d’un macaque n’en est pas un» écrit-il. Pierre PASTEL exhorte à la lucidité et à une culture universelle de l’Amour : «Il ne peut y avoir de valeurs plus constructives que celles finalisées par des aspirations d’amour inconditionnel, trans-personnel» écrit-il.
En ces temps de crise sanitaire mondiale, Pierre PASTEL dresse un tableau, sans complaisance, contre la recrudescence de «Fakes humains» propagateurs du «règne de l’illusion».  En effet, j'avais cru, naïvement, un instant, que cette pandémie avait réveillé la conscience humaine universelle, pour une société internationale de bienveillance, au cœur de la pensée de Pierre PASTEL, en vue d’une réflexion globale «d'un monde d'après», une coopération internationale équitable, la justice, la fraternité et la paix entre les peuples. Erreur tragique. Les bruits de botte retentissent depuis l'Ukraine, avec une résurgence de la Guerre Froide, au temps de l'arme nucléaire, avec un risque d'un troisième conflit mondial. Le plus grave de tout cela, dans leur manque de bienveillance, les Occidentaux qui avaient engagé des guerres locales, injustes, fort coûteuses, qu'ils ont toutes perdues, avaient refusé d'accueillir les réfugiés du tiers-monde, livrés à la drogue et aux calomnies. Pendant ce temps, l'Europe, reçoit plus de 6 millions de réfugiés Ukrainiens, à bras ouverts, envoient massivement des aides et des armes à l'Ukraine. Tant pis, si tout cela débouchait sur un troisième conflit mondial à l'ère nucléaire.
Sur le plan interne, loin de la bienveillance, des réformes funestes, comme l'âge de la retraite à 65 ans, ressurgissent. La vie est chère pour les gens de conditions de modestes, les riches qui se sont bâfrés de 134 milliards de profits en 2021, ne consentent à ceux qui souffrent, suivant une théorie du «ruissellement», que quelques miettes.
Le professeur Pierre PASTEL a doublement raison d'interpeller notre conscience au sujet de la bienveillance universelle et collective. Moi qui vient d'une société traditionnelle africaine, en particulier peule, celle du partage, de la compassion, notamment à l'égard des faibles (personnes âgées, femmes, pauvres), j'observe, avec une grande consternation, une crise de ces valeurs humanistes. Le monde ancien n'a pas encore disparu, mais un nouveau monde n'a pas encore vu le jour. Bref, c'est la crise, comme le dirait un intellectuel italien, Antonio GRAMSCI (1891-1937). Au nom de la solidarité, et sans aucune recherche d'autonomie ou de développement de la valeur travail ou du civisme, l'assistanat est devenu la règle. Nos gouvernants, loin de bien gérer nos ressources, ont encouragé parfois des parasites, comme les religieux, une clientèle politique  cupide, loin des valeurs de la bienveillance. L'argent a tout pourri dans les sociétés africaines. J'ai parfois l'impression, à grand regret, que mon pays d'origine, le Sénégal, est devenu une nation de 16 millions de mendiants. Très souvent si quelqu'un vous appelle, après de très longues et pénibles salutations, ce n'est pas vraiment pour prendre de vos nouvelles, c'est pour solliciter un service ; ce n'est pas une faveur, c'est surtout, dans son esprit, un dû. Où est donc cette société de bienveillance d'antan, que veut reconstruire, le professeur Pierre PASTEL ? Oui, je veux parler à un humain !
Face à la pauvreté des relations sociales, Pierre PASTEL crie, fort justement, à la face du monde «Je veux parler à un humain». Dans ma rue, au café, dans le bus 71 que je prends pour aller au boulot, comme à ma mairie ou à la cantine, j'ai tendance à saluer tout le monde, ces visages si familiers, mais dont j'ignore le nom. Pour l'essentiel, ils sont humains et vous répondent avec empressement et joie. Malheur à toi, si tu saluais trop longuement à l'africaine ou deux fois dans la journée un Européen. Il te répondra sèchement soit : «On se connaît ?», ou «Je t'ai déjà vu !». Les Africains vivant de longue date en France, redoutant une sollicitation, sont inquiets dès qu'on leur adresse parole : «Tu veux quelque ?». Maintenant comme l'indique le titre de l'ouvrage de Pierre PASTEL, «Je veux parler à un humain», je saurais quoi répondre.
Arrivant très tôt au travail, et découvrant que les agents d'entretien attendaient devant le portail, sous la pluie ou la neige, je leur dis, avec mon Pass : «Bonjour Mesdames. Veuillez-vous donner la peine d'entrer. Je vous offre un café». Aussitôt après une dame d'origine ivoirienne se mit à verser de chaudes larmes, et me dit, qu'à la veille de son départ à la retraite, après plus de 35 ans de services, les gens passent toute la journée sans la voir, une minorité invisible.
Il est vrai que ces relations sociales avaient déjà été considérablement dégradées depuis que la France est passée de la société rurale à l'ère industrielle, avec son individualisme forcené. On abandonne ses parents, qui s'étaient bien occupés de vous, dans des hospices fort coûteux et parfois peu sécurisants. Cette dégradation des relations sociales s'est encore accentuée avec la révolution du numérique ; on parle beaucoup aux autres, mais à distance, essentiellement, par des nouvelles technologies, comme Facebook, on like, on envoie des messages vocaux par WhatsApp ou par Skype ; mais on prend peu de temps pour s'arrêter et rencontrer ceux qu'on aime.
Si cette crise sanitaire, loin d'être terminée, avait eu le grand mérite de remettre les valeurs essentielles de la vie, dont la bienveillance qu'évoque le professeur Pierre PASTEL au centre du jeu. En effet, pendant longtemps, les sociétés industrielles, au mépris des valeurs de la vie, avaient mis les profits financiers au-dessus de tout. En raison d'une sacro-sainte rigueur budgétaire, il ne fallait pas plus de 3% de déficit. Afin de conserver les marges de leurs profits, les riches s'acharnaient, sans arrêt, sur les faibles. Et voilà subitement que les nantis se rendent compte que, sans la santé, rien ne va ; dans un monde globalisé, la solidarité entre pays pauvres et pays riches, en matière de soins, est nécessaire pour bien combattre le Covid-19. Subitement, les milliards pleuvent et en un temps record, là où on pas encore trouvé un vaccin efficace contre le SIDA, le cancer, le diabète ou les maladies dans les pays du tiers-monde, les laboratoires ont rivalisé d'ingéniosité et d'efficacité.
Pierre PASTEL dénonce avec humour et férocité, les forces du Chaos, en raison d'un grave déni de dignité humaine, à travers ce qu’il appelle les «présidents Fakes» protecteurs des nations, garants du bien-être et du bien-vivre ensemble et qui provoquent «la peur, la désolation des populations, la discrimination, soutenir avec force et brutalité l’organisation du désordre et du chaos» écrit-il. Certains traitent les êtres humains comme le Kakos ou des bouts de viande.
Le déclic de ce combat de la bienveillance est venu à la suite d’une visite, à la Maison des esclaves de Gorée, en 1980, Boubacar Joseph N’DIAYE (1922-2009), conservateur de l’époque, ayant mené la visite sur «un ton aimant et doux, malgré la gravité» du sujet. «Prenons garde que les gestes commémoratifs politiques ne constituent point, par leurs doubles mesures, des injures aux blessures toujours sanguinolentes. C’est par une profonde intelligence du cœur que méritent d’être soignées les plaies historiques et mémorielles qui affectent  notre vécu collectif. Il s’agit bien de construire un être-ensemble profondément fraternel, respectueux et apaisé» écrit-il le 10 mai 2021, «pour un projet de bienveillance universelle».
Ici, en France mon pays d'adoption, après plusieurs siècles de colonisation d'esclavage et maintenant d'indépendance dans la dépendance, à travers la Françafrique, la presse de Vincent BOLLORE, et certains médias, distillent, à longueur de journée leur, discours de haine. La violence et le mépris dans lesquels on tient les faibles sont insupportables. Aussi, Pierre PASTEL dénonce ce lynchage médiatique : «Je vois une légion d’humains Fakes, détenteurs d’un certain pouvoir d’influence, humilier, discréditer, intimider» et tous ces «propagandistes de l’incertitude» n’ont qu’un seul but : l’abandon de l’esprit critique au bénéfice d’une «confiance aveugle exigée». En fait, les «vulgaires et les voyous, ce sont qui pensent avoir le monopole de la souffrance, être les seuls à exiger une thérapeutique, le pardon et la réparation» écrit Pierre PASTEL.
Cette France de la diversité, par la colonisation l'esclavage l'effort aux guerres mondiales la reconstruction de ce pays pendant les 30 glorieuses et récemment sa mobilisation pendant le COVID-19, mériterait un peu de respect et de considération. Les forces du Chaos et de la Discorde, dans le profond déni de ce racisme institutionnel et systémique, sortent, constamment, le fouet à chaque fois qu'un racisé émerge. Jadis c'étaient Danièle OBONO, Christiane TAUBIRA, Sibeth N’DIAYE, Audrey PULVAR et maintenant c'est Pap N’DIAYE avant même qu'il n'ait pris ses fonctions ministérielles. Tous rejetés au fond de la cale, parce qu’illégitimes, par principe, d’occuper de hautes responsabilités au sein de l’Etat. Et pourtant le multiculturalisme est en Marche ; il faudra donc à vivre dans la bienveillance et se parler comme le recommande Pierre PASTEL. Bref vivre ensemble dans le respect mutuel.
Au cœur de toute cette violence à l'encontre des racisés se cache la question du partage du gâteau. Quelle que soit sa couleur, ses origines, sa religion ou son orientation sexuelle, chacun d’entre nous aspire au Bonheur «de ne pas souffrir et de vivre le bonheur, de traverser cette vie dans la quiétude, la paix intérieure» écrit Pierre PASTEL. Dans ce pays des droits de l’Homme, avec son message universel, on assiste à une résurgence grave et sans précédent des forces du Chaos s’acharnant contre les racisés «Nous sommes face à un dérèglement sociétal, une dépression collective qui bouscule notre identité nos identités, la dignité humaine» écrit Pierre PASTEL. Ce racisme institutionnel et systémique est fait de tromperie, d’hypocrisie et de mensonge pour discréditer et disqualifier les racisés, devenus boucs émissaires et ennemis de l’intérieur, à occuper les emplois valorisants dans ce pays «Les uns se croient naturellement aptes : aptes à recevoir, à gérer le bien commun, à jouir de l’honorabilité ; les autres devant systématiquement négocier leur légitimité à pouvoir jouir de tout cela» écrit Pierre PASTEL. Cependant, il faudrait quitter cette démocratie ethnique pour revenir à l’universalisme, à la vraie promesse d’égalité républicaine. En effet, un bien-vivre ensemble sans partage du pouvoir serait une escroquerie. Oui, je dis, comme le professeur Pierre PASTEL, mon cher ami, la poursuite du bonheur, pour tous, requiert «un partage équitable et durable du gâteau commun, une éducation généralisée à la dignité humaine».
Dialoguer avec sa conscience est une épreuve à haute voltige. Parfois ça patine, et on remet la cogitation à un autre jour. En lisant cet ouvrage de Pierre PASTEL, «je veux parler à un humain», subitement, on se dit ce qu'il raconte ça me parle. Dans ses exhortations à conserver notre dignité humaine «il ne te suffit pas d’avoir des oreilles pour entendre, il te faut surtout avoir un cœur pour comprendre» écrit-il. Pierre PASTEL, loin de recommander un «activisme déboussolé», appelle chacun à «agir concrètement, maintenant, avec détermination, respect soi et son concurrent, sans complaisance» écrit-il. Pierre PASTEL nous demande de «choisir mentalement le chemin de la vie ; cela réveille en toi ton armée intérieure, créatrice et bienfaitrice» écrit-il. Pas de liberté, sans effort. Dépassons nos peurs qui inhibent ; chacun peut apporter sa pierre en vue de la construction de ce gigantesque édifice de la Bienveillance, pour l’Harmonie de la société «Ma petite pierre à l’édifice, même si elle est de la taille de la charge d’eau que supporter le colibri, voulant braver l’incendie, me paraît contributrice de ce qui doit advenir» écrit Pierre PASTEL de façon messianique.

Références bibliographiques

PASTEL (Pierre), Je veux parler à un humain, préface de Max-Auguste Dufrénot, Paris, Les 3 Colonnes, 2022, 125 pages, au prix de 14 €.
Autres références
PASTEL (Pierre), «Boucanier, Hachoir, lugubre à Kakos», Madinin’Art, 22 juin 2020 ;
PASTEL (Pierre), «Crime esclavagiste et engagement sociétal et mémoriel», Madinin’Art, 27 mai 2021 ;
PASTEL (Pierre), «De qui, de quoi as-tu donc peur ?», Revue Alizés, juin-juillet-août 2015 ;
PASTEL (Pierre), «L’échec un instant sur la chaîne de notre existence : le rebond à portée, dans notre for intérieur», Revue Alizés, avril-mai 2014 ;
PASTEL (Pierre), «L’Homme, ce solide ouaté», Revue Alizés, mai 2008 ;
PASTEL (Pierre), «L’utile, le Futile, l’Essentiel : de l’expérience à la sérénité», Revue Alizés, septembre-octobre 2007 ;
PASTEL (Pierre), «La normalité n’est pas la santé : Civilisation gangrénée, Civilisation malaisée», Revue Alizés, février 2011 ;
PASTEL (Pierre), «La vie aux couleurs inattendues», Madinin’Art, 22 mai 2020 ;
PASTEL (Pierre), «Le déni de la dignité humaine : un frein à la tranquillité individuelle et sociétale», Madinin’Art, février 2011 ;
PASTEL (Pierre), «Les gens ordinaires, les vulgaires et les voyous, les extraordinaires ou les inaccoutumés», Madinin’Art, avril 2016 ;
PASTEL (Pierre), «Qu’ai fais-je de mon intelligence ?», Revue Alizés, 2006 ;
PASTEL (Pierre), «Quel libre choix devant notre société ?», 30ème congrès de l’Association française du Transpersonnel, du 28 janvier 2018, à Paris 13ème ;
PASTEL (Pierre), «Un projet de Bienveillance universelle : hommage aux victimes de la traite des Nègres et de l’esclavage», Madinin’Art, 10 mai 2021 ;
REVEL (Jean-François), La connaissance inutile, Paris, Grasset, 1988, 408 pages.
Paris – Bastille, le 1er juin 2022, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
 
«Pierre PASTEL : «Je veux parler à un humain». Pour une société de Bienveillance» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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2 juin 2022 4 02 /06 /juin /2022 23:04
 
«Richard WRIGHT (1908-1960) : Humaniste, Tiers-mondiste et Anticolonialiste» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La couleur n'est pas ma patrie. Je suis un être humain avant d'être un Américain ; je suis un être humain avant d'être un Noir et si je traite des problèmes raciaux, c'est parce que ces problèmes ont été créés sans mon consentement, sans ma permission. Je suis opposé à toute définition raciale. Si j'écris sur les problèmes raciaux, c'est précisément pour mettre fin aux définitions raciales. Et je ne souhaite pas que qui que ce soit dans le monde où nous vivons se place à un point de vue racial, qu'il soit blanc, noir ou jaune» disait Richard WRIGHT, dans un entretien du 18 août 1960 accordé à «l’Express».  En grand humaniste, et en pleine ségrégation raciale aux Etats-Unis, Richard WRIGHT, en raison de ses éminentes qualités intellectuelles, a poussé un cri de révolte retentissant contre l’injustice. En dépit de tous les obstacles de la vie, Richard WRIGHT, originaire du Sud, est devenu un écrivain célèbre, un secteur où les portes sont restées pendant closes pour les Noirs. En effet, les Noirs américains, après quatre siècle d’esclavage ayant enrichi l’Amérique, ont apporté un effort considérable pendant les première et deuxième guerre mondiale, sans pour autant que leur situation ne s’améliore, et cela a généré du ressentiment : «Personnellement, je suis, de plus en plus, obsédé par le sentiment, qui est devenu une conviction, que la vie américaine est pleine d’éléments étrangement inhumains. Il m’apparaît clairement que notre civilisation américaine a été construite, malgré ses traditions des premiers jours, sur un mépris complet des émotions, des sensibilités et des personnes humaines» dit-il, en 1947, dans un entretien accordé aux «Lettres françaises». Richard WRIGHT est en révolte contre cette société américaine conservatrice, créatrice de l’enfermement et d’un ghetto culturel : «Alors comment pouvait-on vivre dans un monde dans lequel l'intelligence et la perception des faits ne voulaient rien dire, et où l'autorité et la tradition étaient tout ?», écrit-il dans «Black Boy». En effet, la vie des Noirs aux Etats-Unis est faite d’une grande pauvreté, surtout d’une grande misère intellectuelle : «Chaque fois que je pensais à l'esprit essentiellement morne de la vie noire en Amérique, je me rendais compte qu'il n'avait jamais été donné aux Nègres de vivre pleinement l'esprit de la civilisation occidentale; ils y vivaient tant bien que mal, mais n'y vivaient pas. Et quand je songeais à la stérilité culturelle de la vie noire, je me demandais si la tendresse pure, réelle, si l'amour, l'honneur, la loyauté et l'aptitude à se souvenir étaient innés chez l'homme» écrit-il dans «Black Boy». C’est ce sentiment de révolte de Richard WRIGHT, contre l’état d’ignorance dans lequel sont tenus les Noirs, la misère et la violence des rapports entre Blancs et Noirs, et afin de sortir du carcan dans lequel on veut l’enfermer, qui a fait naître, en lui, par la lecture, une ambition littéraire : «C'est grâce à ces romans, à ces nouvelles et à ces articles, grâce au choc émotionnel des constructions imaginatives de faits héroïques ou tragiques que j'avais senti sur mon visage la douce chaleur d'un rayon de lumière inconnue ; et en partant, je me dirigeais instinctivement vers cette lumière invisible, en tâchant toujours de tourner et d'orienter mon visage de façon à ne pas perdre l'espoir qu'avait fait naître sa faible promesse, et en m'en servant comme d'une justification de mes actes» écrit-il dans «Black Boy».
Les récits autobiographiques de Richard WRIGHT font grandir et émanciper ce jeune auteur noir issu du Sud, dans un monde plombé par l’intolérance, la pauvreté et les violences, notamment policières. «Je savais que je vivais dans un pays où les aspirations des Noirs étaient circonscrites, délimitées. Cependant, j’avais le sentiment que je devais m’en aller quelque part et faire quelque chose qui rachète ma vie» écrit-il dans «Black Boy». Richard WRIGHT voulait combattre la ségrégation raciale aux Etats-Unis, afin de «rassembler deux mondes, celui des blancs et celui des noirs, afin de n'en faire plus qu'un» écrit-il. C’était un rêveur, animé d’une espérance, il espérait qu’un miracle inattendu puisse s’accomplir et que le Sud raciste, lui aussi, «pourrait vaincre sa peur, sa haine, sa lâcheté, son héritage de crimes et de sang, son fardeau d'angoisse et de cruauté forcenée» écrit-il. En 1944, Richard WRIGHT accepta que l'on publie seulement la partie de son autobiographie qui traitait de son enfance dans le Sud, «Black Boy». L’identité et la personnalité de Richard WRIGHT se forgent à travers ses déplacements, à Memphis, Chicago, puis à New York. Il ne voulait pas être la place que les Blancs lui avaient assignée «Je fuyais quelque chose plutôt que je n'allais vers quelque chose» écrit-il. L’auteur a tâtonné avant de trouver son chemin «Le départ de Black Boy, avait posé une question : quelle force de volonté un Noir doit-il posséder pour vivre et mourir dans un pays qui nie son humanité ? Je m’efforçai d’exprimer la même chose d’une autre manière» dit-il. En effet,  Richard WRIGHT trouve surtout sa voie par sa création littéraire «J’avais soif des livres, de façons de voir et de concevoir. L’important n’était pas de croire ou de ne pas croire à mes lectures, mais de ressentir du neuf, d’être affecté par quelque chose qui transformât l’aspect du monde. Je savais maintenant ce que représentait d’être Nègre. J’étais capable de supporter la faim. J’avais appris à vivre dans la haine. Mais de sentir que certains sentiments m’étaient refusés, que l’essence même de la vie était inaccessible, cela me faisait mal, me blessant par-dessus tout. Une fin nouvelle était née en moi» écrit-il dans «Black Boy» ou une «Jeunesse noire». Cette autobiographie remporta un immense succès.
Remarquable conteur, engagé, fidèle à la tradition populaire et naturaliste, par démarche prophétique et poétique, Richard WRIGHT, premier Afro-américain à connaître un succès littéraire, place la question raciale au centre de son œuvre. Spécialiste du roman sociologique résultant de ses différentes expériences, il utilise la méthode de l’interactionnisme, une relation entre différents groupes en milieu urbain. «Nous faisons merveille quand il s’agit de construire des machines ou bien de vendre. Mais quand il s’agit seulement de parler l’un à l’autre, nous avons peur et tirons nos revolvers» dit-il. Ce qui frappe dans la contribution littéraire, c’est cette juste et brillante description de la fracture de la société américaine de son temps «La guerre de Sécession avait aboli l’esclavage, mais les relations entre les Blancs et les Noirs étaient encore imprégnées des habitudes du temps de l’esclavage. Les Noirs pouvaient souffrir de l’état d’infériorité où ils étaient maintenus, mais ils l’admettaient, plus ou moins passivement. Quand ils ont touché les hauts salaires, ils ont commencé à en vouloir aux Blancs de les avoir exploités et les Blancs reprochent maintenant aux Noirs de rejeter la tutelle» dit Richard WRIGHT dans un entretien aux «Lettres Françaises».
Richard Nathaniel WRIGHT est né le 4 septembre 1908 à dans une plantation, à Roxie, dans le Mississippi. Son père, Nathan WRIGHT Jr (1882-1940), un alcoolique et tyrannique, est un ouvrier meunier cumulant d’autres emplois. La famille vit dans des conditions difficiles «C’est dans ce taudis que je pris, pour la première fois, conscience de la personnalité de mon père. Il était concierge de nuit chez un droguiste de Beale Street, et ne prit d’importance et ne devient pour moi un objet de contrainte que le jour où j’ai appris qu’il m’était défendu de faire du bruit pendant qu’il dormait la nuit» écrit-il dans «Black Boy» Sa mère, Ella WILSON (1884-1959), est une maîtresse d’école. «Ses grandes qualités de cœur et d’intelligence, son amour de l’ordre, sa persévérance, son naturel réservé et rêveur lui conféraient une personnalité réservée» écrit Michel FABRE, un de ses biographes. Après la séparation de ses parents, il grandit avec ses oncles et tantes, jusqu’à 12 ans, il n'aura pas eu une éducation normale. A Memphis, un lieu d’initiation et d’imitation en littérature, il peut emprunter des livres, par une connaissance, à une bibliothèque qui ne prête qu’aux Blancs, et découvre notamment les romans de Henry Louis MENCKEN (1880-1956), «le Sage de Baltimore», un journaliste et critique littéraire, aux éditoriaux satiriques et acerbes : «Il m’a apprit ce qu’on peut faire des mots pour tourner en dérision les fausses valeurs et les absurdités qui nous entourent» écrit Richard WRIGHT. Timide et peu extraverti, Richard WRIGHT commence à s’intéresser à la culture populaire, à l’esprit de Beale Street. A l’âge de 15 ans, il décide de s’émanciper de son milieu familial. Son oncle étant assassiné, en 1927, il quitte le Sud ségrégationniste pour Chicago, une ville du Nord idéalisée, symbolisant la liberté face à l’oppression du Sud, fut d’abord un choc : «Mon premier coup d’œil sur les étendues noires et plates de Chicago me remplit d’abattement et de découragement ; la réalité se moquait de mes rêves. Chicago me semblait une cité irréelle. Le fracas de la cité pénétra ma conscience, s’y installa pour des années à venir. Je savais que cette ville-machine était gouvernée par d’étranges lois, et je me demandais si je les apprendrais jamais» écrit-il. Engagé comme livreur, par des commerçants Juifs, il est traité avec bienveillance. Il obtient, par la suite, un emploi, dans une cafétaria ; il est le seul Noir, mais sans aucune animosité de ses collègues. En Sudiste toujours sur la réserve, hostile aux mondanités, il écoutait et observer ses collègues blancs : «Leurs préoccupations constantes du monde extérieur, leurs folies des autos, des postes de radio et mille autres babioles, faisaient qu’ils ne rêvaient que de la pacotille d’existence» écrit Richard WRIGHT.
Tout en continuant à lire et à se documenter, il trouve, en 1928, un emploi à la poste centrale. S’il se mêlait à des conversations en ville, Richard WRIGHT étonnait ses interlocuteurs, par la vigueur et la rigueur de son esprit, et sa grande résolution à vouloir devenir écrivain. Il commence à fréquenter des cercles littéraires composés de Noirs, mais il trouve guindés et trop préoccupés de «problèmes sexuels tortueux». A Chicago, il découvre le militant, ainsi que la vocation littéraire à travers l’œuvre de Henry Louis MENCKEN (1880-1956), écrivain et critique littéraire. Refusant les dérivatifs des laissés-pour-compte, les prétentions de la bourgeoisie noire, la consolation et le défaitisme des institutions religieuses, Richard WRIGHT, dans une démarche encore exclusivement littéraire, sans une dimension politique, devient un admirateur de Marcus GARVEY (1887-1940), du moins, son dynamisme, sa fierté et la logique révolutionnaire de sa pensée. La crise économique de 1929, plongeant les Noirs, dans la plus grande détresse (expulsions locatives de masse, soupe populaire, chômage, etc), précipita la prise de conscience politique de Richard WRIGHT. Il finit par perdre son emploi à la Poste, mais, en raison de ses qualités rédactionnelles, il trouva un emploi de journaliste, dans la presse noire, à grand tirage, chez «Abbott’s Monthly Magazine». Richard WRIGHT s’inspire des Joseph CONRAD (1857-1924) et d’Edgar Allan POE (1809-1949), dans sa technique journalistique. Abandonnant la dimension de « superstition» de ses récits, il s’oriente progressivement vers le réalisme, la sociologie, l’histoire et la psychologie. Travaillant occasionnellement pour une compagnie funèbre, il visite de nombreux appartements délabrés, surpeuplés et sordides occupés par des Noirs. C’est à ce moment que Richard WRIGHT a une liaison avec une jeune fille noire, mais qui ne partageait pas ses aspirations intellectuelles et ne voulait qu’assouvir ses désirs sexuels.
A partir de 1931, la crise économique aboutit à des expulsions massives de Noirs, mais la NACCP, trop légaliste, fut vite doublée par le Parti communiste. Mais ce grand dénuement, et en dépit de la victoire de Franklin Delano ROOSEVELT (1882-1945) avait l’avantage d’abattre les barrières raciales, Richard WRIGHT est désormais invité chez des Blancs déclassés. Il trouvera un emploi l’hôpital Michael Reese. En 1932, sous la direction de Henry Alan POTAMKIN (1900-1933), et s’inspirant du l’ouvrage de John Silas REED (1887-1920), «Dix jours qui ébranlèrent le monde», Richard WRIGHT participent à des cercles littéraires d’obédience communiste. Richard WRIGHT est recruté par un magazine prolétarien de Jack CONVOY. Il a assista aux réunions de comités de rédaction de journaux de gauche, comme «Left Front», «New Masses» ou «International Literature», une revue à laquelle collabore le poète, romancier et dramaturge, Langston HUGHES (1902-1967, voir mon article). Aussi, Richard WRIGHT oriente ses recherches littéraires vers l’oppression des Noirs, ainsi que les conditions de leur libération ; il s’en inspire pour publier son roman, «Une faim d’égalité», un récit de sa jeunesse à Chicago, dressant un tableau, sans indulgence, de l'Amérique des années 30, de sa lutte quotidienne pour survivre dans un ghetto décimé par le grand krach économique de 1929 et condamne sans appel le racisme. Il retrace ses débuts d'écrivain, ses démêlés avec le club communiste John REED et sa découverte des chefs-d'œuvre de la littérature. «Les paroles révolutionnaires jaillissaient de la page imprimée et me frappaient avec une force terrible. Il me paraissait, qu’ici, enfin, dans le domaine de l’expression révolutionnaire, l’expérience noire pourrait trouver  un foyer, une valeur d’action et un rôle à jouer» écrit-il.
En 1934, Richard WRIGHT est licencié par l’hôpital et obligé de résider dans un taudis. Il trouve un petit emploi de surveillance de jeunes en difficultés dans son misérable quartier ; ce qui donne de la matière pour écrire son roman, «Un enfant du pays». En 1940, dans «Native Son» ou «enfant du pays», il explique bien le phénomène du racisme «Et les blancs riches n'étaient pas tellement durs avec les noirs. C'étaient des blancs pauvres qui détestaient les noirs. Ils détestaient les noirs parce qu'ils n'avaient pas leur part du gâteau» écrit-il. Les Sudistes encouragent le larbinisme et la lâcheté afin de pouvoir continuer à tenir en laisse les Noirs «Les Blancs du Sud préféraient faire travailler les Nègres qui les volaient que les Nègres qui avaient ne fût-ce qu'un très vague idée de leur valeur humaine. C'est pourquoi les Blancs donnaient une prime à la malhonnêteté des Noirs; ils encourageaient l'irresponsabilité et ils nous récompensaient, nous autres Noirs, dans la mesure où nous leur donnions un sentiment de sécurité et de supériorité» avait-il déjà écrit dans «Black Boy».
Aussi, dans «Native Son» ou «enfant du pays», Bigger Thomas, incarne non pas un personnage soumis, mais révolté et transgressif ; il est ce jeune chauffeur noir de la famille Dalton. Le roman psychologique, «Native Son», comparé à «crime et châtiment» de Fiodor DOSTOIESVKI (1821-1881), décrit les préjugés raciaux en racontant la vie d’un jeune homme vivant dans un quartier pauvre de Chicago. Richard WRIGHT avec la ferme intention de confronter la société américaine à ses propres démons, en la mettant face à une œuvre «si dure, si analytique qu’il faudrait l’affronter sans pouvoir se consoler par les larmes» écrit-il. Il cherche à reproduire la réalité de la vie d’un jeune Afro-Américain qui grandit dans le contexte de ségrégation des Etats Unis. «Je fis cette découverte que Bigger Thomas n’était pas noir tout le temps. Il était blanc aussi, et il y avait littéralement des millions de Bigger, partout. (…) Je sentais aussi que le plan d’oppression dans le sud n’était qu’une dépendance d’un mécanisme de profits commerciaux beaucoup plus vaste et, à bien des égards, plus impitoyable et plus impersonnel» écrit Richard WRIGHT dans la postface de son œuvre. Le personnage principal, Bigger Thomas, incarne ce jeune Afro-Américain âgé de 20 ans vivant dans un quartier du South Side, partie sud de la ville de Chicago alors réservée aux Noirs. Sa famille (sa mère ainsi que son frère et sa sœur) loge dans un appartement d’une unique pièce, vétuste et infesté de rats. Sa mère peinant à subvenir aux besoins de la famille, Bigger Thomas se voit contraint de se faire employer auprès de la famille Dalton – riche famille bourgeoise blanche américaine – en tant que chauffeur. Et c’est le destin tragique. La fille de ses patrons, Mary, dilettante de gauche, se fait conduire par lui dans un bistrot du ghetto noir. Elle s'enivre au point que, de retour chez elle à l'aube, Bigger doit transgresser malgré lui le premier tabou de la ségrégation raciale et la porter dans sa chambre. Alertée par le bruit, la mère aveugle de Mary pénètre dans la chambre où Bigger, pris de panique, tente d'étouffer les balbutiements de la jeune fille. Meurtrier par mégarde, mais Noir et domestique dans une Amérique raciste et une société fondée sur l'argent, Bigger sait qu'il n'a aucune chance. Terrorisé, il brûle le corps, projette de demander une rançon. Il tue son amie Bessie par peur d'une trahison. C'est la chasse à l'homme, puis la capture et l'ombre du lynchage.
 Dans «Native Son» ou «enfant du pays», le procès de Bigger Thomas, enfin, est l'occasion pour Richard WRIGHT, par la voix de l'avocat Max, de dénoncer «l'honneur moral de la vie d'un Noir aux États-Unis» dans les années quarante. L’œuvre de Richard WRIGHT, condensée dans la plaidoirie du personnage de l’avocat Max, permet donc de mettre en exergue trois éléments importants concernant la question noire aux Etats-Unis. Premièrement, l’institution judiciaire est le fruit de l’histoire et des rapports de domination qui la constituent. Elle ne peut donc pas avoir un fonctionnement neutre et égalitaire pour l’ensemble des Américains, blancs comme noirs. Deuxièmement, les faits reprochés à Bigger Thomas étant largement le produit des interactions des membres de la société américaine, la responsabilité de ces faits est nécessairement partagée collectivement. Enfin, s’il est possible de reconnaître des responsabilités individuelles, il existe également une responsabilité impersonnelle qui est celle de la structure de la société américaine. Le droit en tant que structure de la société doit donc opérer un travail sur lui-même afin de se transformer. Le rôle de l’avocat est ici fondamental, car c’est lui qui a la possibilité de confronter l’abstraction du droit aux réalités subjectives.
C’est à Chicago que Richard WRIGHT fait la connaissance de brillants esprits, les Joyce GOURFAIN et Jane NEWTON. Les clubs communistes n’avaient pas bien avancer sa création littéraire, Richard WRIGHT se met à lire Marcel PROUST, TS ELLIOT, James JOYCE et William FAULNER. «Je passais mes nuits à lire Proust, admirant cette prose lucide, subtile, mais vigoureuse, stupéfait par cette éblouissante magie, bouche bée devant cet ensemble psychologique et grandiose de ce récit épique de mort et de décadence. L’exemple éblouissant que j’avais sous les yeux me donnait l’impression d’être à jamais incapable (d’écrire)» dit-il.
A New York, les écrivains célèbres sont écoutés et font partie d’une baronnie locale. Chicago n’était donc qu’un accident local. «Je déchirai mon avis de nomination à la poste, partis en auto-stop pour New York, et depuis ce jour-là j’ai connu l’enfer et la satisfaction» écrit-il. Le séjour de dix ans, à New York, dans les quartiers de Harlem, Brooklyn ou Greenwich Village, est une période faste et créatrice pour Richard WRIGHT. Il participe au magazine de Dorothy WEST, fondé en mars 1934, le «Challenge» et fréquente Langston HUGHES, Arna BONTEMPS, Claude McKAY, Zora Neale HURSTON et Countee CULLEN. C’est New York qu’il écrit «Native Son» ou un «Enfant du pays».
«Rite de passage» retrace la vie à Harlem, à partir de 1940. Le héros, Johnny Gibbs, quinze ans, aime ses parents et respecte ses professeurs. Soudain, son univers bascule : il apprend qu’il a été abandonné à sa naissance et que l’Assistance le place dans une autre famille. Choqué, désorienté, il s’enfuit et rejoint un «gang» de garçons qui, comme lui, ont découvert brutalement leur condition d’orphelin et mènent une vie précaire et marginale. En quelques heures, Johnny va sortir de l'enfance, faire l’apprentissage du déchirement et de la solitude, et se trouver confronté à un monde violent, inconnu.
«Huit hommes» : huit hommes noirs dans un univers régi par les Blancs, qui se demandent «s'il y avait jamais eu dans toute l'histoire une atteinte à la personnalité humaine plus corrosive et destructrice que l'idée de discrimination raciale» et doivent, à des titres divers, et selon leurs moyens, élaborer leurs propres règles d'éthique, de morale et de fidélité. 
Dans «Les enfants de l'oncle Tom», tous ont pour personnages principaux des Noirs, et pour décor tout à la fois sociologique et géographique le Sud profond des États-Unis, dans sa réalité dure, tragique, mais aussi tendre et drôle. Big-Boy tue sans le vouloir un Blanc qui le menaçait. Tout enfant qu'il soit, il doit se cacher, puis quitter le pays, filer vers le nord, inconnu.
Son roman, «The Man Who Lived Underground», ou «Homme qui vivait sous terre», écrit en 1941, traitant des violences policières, a été censuré pendant plus de 80 ans. Ce roman prophétique, a resurgi au-devant de l’actualité littéraire depuis l’affaire George FLOYD (1973-2020) et le mouvement «Black Lives Matter». Dans ce roman, Fred Daniels, un Afro-Américain, qui revenait de son travail, accusé, par des policiers blancs, d’un meurtre qu’il n’a pas commis, et croyant sen sortir, fini par avouer. Recherché pour meurtre et poursuivi par la police, un Noir américain s'est glissé dans un trou d'égout. Réfugié sous la ville, il découvre un monde étrange, humide et mystérieux, un monde aux règles différentes de celui «sur terre», celui des Blancs.
Refusant de s’engager dans l’Armée, Richard WRIGHT est taxé par les conservateurs d’antiaméricain et d’antipatriotique : «On nous demande de mourir pour une liberté que nous n’avons jamais eue» écrit-il dans «Faim d’égalité». Menacé par le Maccarthisme en pleine guerre froide, Richard WRIGHT quitte, en 1946, les Etats-Unis pour venir s’installer avec sa femme à Paris et sa fille, Julia. «Aucun écrivain noir américain ne me paraît aussi doué, aussi profond que Richard Wright, dont la venue en France, l’année dernière, a été accueillie par une presse aussi bienveillante qu’incompétente, à en juger par les gloses fantaisistes publiées à droite et à gauche sur ses romans. Bien des Français savent de quelle indigne façon sont traités les Noirs aux Etats-Unis, en raison du «préjugé de couleur» Ce sont ces réactions que Wright nous faire vivre dans «Black Boy» et «Native Son». Vivre es le mot, car Wright est un vrai romancier. Il n’explique pas. Il raconte. Et ce qu’il raconte, se dégage une force hallucinante, la psychologie d’une race débordante de vitalité» écrit Hugues PANASSIE. En 1947, Richard WRIGHT prend la nationalité française. Sa femme, Ellen POPLAR, est blanche, le couple ne pouvait plus vivre normalement aux Etats-Unis, en pleine ségrégation raciale. Il avait une résidence principale au Quartier Latin, au 14 rue Monsieur le Prince, à Paris 5ème, et une maison secondaire en Normandie, au Moulin d’Andé, entre Rouen et Andelys. Pour lui, Paris «C’était une capitale de la liberté. Et la première destination pour qui aimait les arts» dit-il.
L’auteur est donc un admirateur de Paris. «Parmi les impressions, les plus aiguës que j’ai ressenties à Paris, comme partout en France, est ce sentiment humaniste de la vie qui pénètre si profondément les rites et habitudes de l’existence quotidienne, tout comme la littérature, l’architecture et les arts en France» dit-il dans un entretien aux «Lettres françaises». Aussi, converti à l’existentialisme, Richard WRIGHT, fréquentant Albert CAMUS, Jean-Paul SARTRE et Simone de BEAUVOIR qu’il avait connu à New York. Richard WRIGHT offrit à J-P SARTRE un débat vigoureux sur les dimensions nihilistes de la vie moderne. Il percevait, tout comme J-P SARTRE, que dans la lutte pour l’importance nous nous trouvons souvent face à des situations dans lesquelles les perdants gagnent et les gagnants perdent. Cette fréquentation des existentialistes lui inspirera, en 1953, «Le Transfuge (1953). «J’ai été spécialement intéressé par la pièce de J-P Sartre : «La putain respectueuse». L’expression littéraire de Sartre m’intéressé énormément, car il me fait ressentir profondément la réalité de mon pays. Sartre a réussi à mettre le doigt au cœur même de la situation. En particulier, le caractère de la prostitué est fondamentalement vrai, aussi bien au point de vue humaine qu’à celui de l’Amérique d’aujourd’hui» dit-il. «Le transfuge» étape de Chicago le héros, Cross Damon, un  Noir de Chicago, est employé des P.T.T. Marié, père de trois enfants, il a séduit une fille de seize ans. Un hasard lui permet d'échapper aux conséquences de son acte : pris dans un accident de métro, il passe pour mort. Mais peut-on changer de personnalité ? Reconnu par un camarade, Cross le tue. Il s'enfuie à New York, réussit à se procurer des papiers et devient Lionel. Mis en rapport avec les communistes, Lionel est sollicité par eux de s'inscrire au parti. Mais une fatalité du crime semble peser sur Lionel.
 
Devenu internationaliste et tiers-monde, il s’engage en faveur de l’indépendance des peuples coloniaux. En 1952, il part en Côte-d’Or, Gold Coast (Ghana) pour rencontrer Kwame NKRUMAH (1909-1972, voir mon article) qui réclame la fondation d'un Etat indépendant du Ghana. De ce voyage en Afrique, il en a fait un récit, «Puissance noire».  En 1955, il participe à la conférence de Bandung au sujet de laquelle il rédige un rapport intitulé «Le rideau de couleur». Seul grand témoin de cette conférence des Non-alignés, il est convaincu que cet événement représente «quelque chose de nouveau» dans l'histoire des relations internationales, et que cette rencontre inédite, qui va au-delà des clivages habituels entre le capitalisme et le communisme, ou la droite et la gauche, peut déboucher sur une reconfiguration du monde contestant la bipolarisation issue de la Guerre froide. Il est invité à la Sorbonne, à Paris, au premier congrès international des écrivains et artistes noirs, du 19 au 22 septembre 1956, organisé par Alioune DIOP (1910-1980). Il prend parti pour l’indépendance de l’Algérie. «Ecoute, l’Homme blanc» est un recueil d’une série de conférence de Richard WRIGHT. S’il est une démarche stérile, c’est bien celle qui consiste, pour un opprimé, à s’adresser au «cœur» de ses oppresseurs : il n’est pas d’exemple, dans l’histoire, d’une puissance dominante qui ait cédé aux objurgations, si émouvantes ou raisonnables soient-elles, de ceux qu’elle écrasait ; contre des intérêts matériels, sentiments et bon sens ne sont jamais entendus. On ne voit donc pas très bien quelle raison a pu inciter l’écrivain noir Richard Wright à solliciter la «compréhension» de «l’homme blanc» ; on En réalité, et comme l’avait fait Albert MEMMI, «Ecoute l’homme blanc» est un portrait du colonisé.
Dans sa «quête inachevée», en référence à la biographie que lui consacre Michel FABRE, l’auteur inquiet, non seulement de la montée du Gaullisme et des activités de l’Organisation de l’Armée Secrète, mais aussi de sa surveillance en France par le FBI : «Le venin de Wright, débité sans cesse par les expatriés aux terrasses des cafés et par des années de gros titres sur les lynchages, est parvenu à empoisonner la pensée européenne au sujet des problèmes raciaux aux Etats-Unis» écrit un journal américain. Richard WRIGHT recherche, sans succès l’asile politique au Ghana et en Grande-Bretagne. Il meurt, subitement, à l’âge de 52 ans, d’une crise cardiaque à Paris le 28 novembre 1960. Il était marié à une danseuse de ballet, une juive d’origine russe, Dhimah Rose MEIDEN (1936-2007) entre 1939 et 1940, puis à une juive d’ascendance d’Europe centrale, Ellen POPLAR (1912-2004) le 12 mars 1941 jusqu’à sa mort, en 1960. Ils sont eu deux enfants : Julia et Rachel. Sa fille, Julia, estime que Richard WRIGHT aurait été assassiné, par empoisonnement. Incinéré, ses cendres reposent au Père Lachaise. Il avait une fille, Julia et maintenant un petit-fils, Malcolm WRIGHT. Léopold Sédar SENGHOR écrivait de Richard WRIGHT, «C’était un homme déchiré, plutôt comme moi, tout bien considéré. Un homme déchiré entre le passé et l’avenir de sa race, entre les valeurs de la Négritude et celles de la civilisation européenne. J’ai toujours eu pour lui, pour l’écrivain et pour l’homme, la plus haute admiration, parce qu’au fond il était l’incarnation de «la passion noire» écrit-il le 26 février 1964.
«Wright assaults the formlessness of time and space because to accept the assumption that his experiences, as a Black, did not figure substantially into the human time and space he occupied» écrit James TROTMAN.
Références bibliographiques
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WILLIAMS (John, Alfred), The Most Native of Sons : A Biography of Richard Wright, New York, Doubleday, 1970, 141 pages.
Paris le 2 juin 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 23:02
«Amiens, capitale de la Picardie, et sa cathédrale» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
C’est la première fois, pour un voyage éclair, que je me rends à Amiens : «La découverte d’Amiens ressemble à un parcours initiatique. Au fil du regard, du temps, des rues, des saisons, la capitale de la Picardie offre différents visages à ceux qui prennent le temps de s’arrêter. De la splendeur gothique à la modestie de Saint Leu, de la végétation du Parc Saint-Pierre aux reflets du soleil dans l’eau des hortillonnages, des rues étudiantes aux monuments historiques, Amiens offre aux voyageurs et aux curieux un formidable choix de promenades et de découvertes. Notre ville est belle des hommes qui l’ont construite génération après génération» écrit Gilles de ROBIEN, ancien député-maire de la ville, dans la préface du livre de Michel CURIE.
Capitale de la Picardie, Amiens une ville du Nord, se situe dans la région les Hauts-de -France. On dit que sa cathédrale gothique Notre-Dame, édifiée entre 1220 et 1288, est plus grande et plus majestueuse que les médiatiques cathédrales de Paris et Reims. On est fortement impressionné par son riche et varié ornement : «La cathédrale d’Amiens est considérée, avec raison, comme le prototype des édifices vulgairement appelés gothiques, est le chef-d’œuvre de l’architecture du Moyen-Age. En effet, il est peu de temps de ce genre qui offrent autant de grandeur, d’unité de style et d’élégance dans l’ensemble et les détails» écrit, en 1833, Antoine-Pierre-Marie GILBERT. La cathédrale d’Amiens, détruite en 1218, à la suite d’un incendie, sera reconstruite en plus grandiose. Eugène VIOLLET-LE-DUC (1814-1879), architecte, a pu dire de la cathédrale d’Amiens qu’elle était «l’église ogivale par excellence». 
Dans les temps anciens, ville de tissage, de filature et de drapiers, Amiens avait renforcé le prestige du clergé. Saint-Firmin, patron d’Amiens, a été le premier évêque de Notre-Dame d’Amiens. Né en 272, à Pampelune (Espagne), fils d’un sénateur converti au christianisme, en raison du succès de ses prédications, qui incitèrent 3 000 personnes en trois jours à se convertir, Saint-Firmin est emprisonné dans le cachot de l’amphithéâtre transformé en forteresse, sur ordre du gouverneur Sébastianus qui le fit décapiter le 25 septembre 303. Aussi, le 25 septembre de chaque année, un hommage lui est rendu à ce martyr.
C’est en préparant un article sur Marcel PROUST (1871-1922) que je découvre que sa vocation littéraire est, en grande partie, liée à son entreprise de traduction de la «Bible d’Amiens», en 1904 du philosophe et esthète anglais, John RUSKIN (1819-1900) : «Mon admiration pour RUSKIN donnait une telle importance aux choses qu’elles semblaient chargée d’une plus grande valeur que celles de la vie» écrit Marcel PROUST. Cette bible d’Amiens éclaire, non seulement la pensée de RUSKIN, mais aussi la pensée de PROUST, notamment au regard de sa conception de l’art, sa recherche du temps perdu. John RUSKIN est venu, à plusieurs reprises, à Amiens, en 1844, 1849, 1854, 1856, 1868 et 1880. Cette cathédrale qu’il considérait, au début mièvre, trouve ses origines dans l’installation des Francs dans cette ville et son évangélisation. 
Le  vieux quartier de Saint Leu est le cœur mythique de la ville anciennement marécageuse, avec cet homme à la bouée au milieu de la rivière, non loin des Hortillonnages, ou maraîchers. Le beffroi, jadis une sinistre prison, se dresse, majestueusement, à proximité de l’hôtel de ville. Amiens est également une ville bourgeoise, conservatrice et royaliste, sa devise est un «lien puissant m’unit au Lys». Ville du Moyen-âge, Amiens, dotée en 1185 par Philippe AUGUSTE (1165-1223) d’une charte, dispose d’un maire depuis 1790, aussi bien sous l’Empire, la Restauration, la Monarchie de Juillet, la IIème République, le Second Empire, les IIIème, IVème et Vème République. La maire, depuis 2014, est Mme Brigitte FOURE, de l’UDI et avait été à la tête de cette ville entre 2002 et 2007. Alphonse FIQUET (1841-1916) et Maurice VAST (1898-1979) ont été trois fois maires de cette ville. Amiens a été dirigée, à deux reprises, par un maire de gauche : de 1971 à 1989, par un maire communiste, René LAMPS (1915-2007), un enseignant et résistant, et de 2008 à 2014, par un Socialiste, Gilles DEMALLY, un chimiste et universitaire.
L’histoire de la ville d’Amiens a été brillamment relatée par le vicomte Albéric CALONNE D’AVESNE (1843-1915) en trois volumes, Aimé DUTHOIT (1803-1869), Louis-François DAIRE (1713-1792), Antoine GOZE (1803-1874), Léon PAUL (1874-1962) ou Hyacinthe DUSEVELE (1796-1881). On dit que, jadis, Amiens était habitée par les Ambiens, tribu belge venue s'installer au bord de la Gaulle. La ville est ensuite conquise par les armées de Jules CÉSAR en 57 av. J-C. et connait une longue période de paix jusqu'à l'invasion des Francs au IVème siècle de notre ère. A cette époque, Saint FIRMIN, venu de Pamplune en Espagne, évangélise Amiens. Au VIe siècle, le royaume des Francs est divisé en plusieurs parties, le nord de la France, dont Paris et Soissons, se trouvant rattaché à la Neustrie où CHARLEMAGNE règnera en 768. En 860, les Normands prennent Amiens et les pillages s'y succéderont pendant près d'un demi-siècle. Après cette période d’insécurité, Amiens souffre du désaccord qui règne entre l'évêque et les premiers chefs féodaux, en particulier Enguerrand de BOVES (1042-1116), censés représenter l'autorité royale. Cette situation prend fin avec la prise de la forteresse de Castillon par le roi de France, Louis le GROS (1137-1081), venu au secours de l'évêque GEOFFROY (1065-1115). Amiens se voit alors attribuer une chartre de franchises. Cette charte est confirmée par Philippe AUGUSTE successivement en 1185 et en 1209 ; la ville connaît depuis lors une période de grande prospérité. 
L'industrie y est florissante, notamment celle de la draperie , dont les teintes pastel sont tirées de la Waide , plante tinctoriale. Le commerce n'est pas moins prospère , ainsi que le prouve l'appartenance d'Amiens à la Hanse, groupement commercial et bancaire de l'Europe du Nord et septentrionale , aux XIII-XVème siècles. Les noms des rues tels que la rue des Orfèvres, des Parcheminiers, des Gantiers, des Tanneurs, des Huchers, attestent de la diversité des corporations établies à cette époque qui est aussi l'époque de l'édification de la cathédrale (1220-1280). En 1337 débute la guerre de Cent Ans, conséquences des difficultés liées à la succession de Philippe le BEL revendiquée par Philippe de Valois son neveu et Edouard III d'Angleterre son petit-fils. L'occupation anglaise prend fin à Amiens en 1437 avec la venue de Charles VII ; une réception grandiose lui est offerte en la cathédrale illuminée de mille cierges. Les armées anglaises reviendront à Amiens en 1475 pour y rester jusqu'au traité de Picquigny signé par Louis XI et Edouard VII.
Devenue foyer protestant, Amiens va connaître, sous le règne de Charles IX , trente ans de guerre de religions qui prennent fin en 1597 grâce à Henri IV. En 1658 une terrible inondation ravage Amiens ; dix ans après, c'est la peste qui cause plus de 20.000 morts. En effet, Auguste DUBOIS (1824-1900) signale dans son ouvrage, en 1873, que diverses pestes ou contagions entre le XVème , XVIème et le XVIIème siècles ont failli décimer toute la population. «Après le choléra, il a fallu subir la guerre et l’occupation étrangère, tristes lots des infortunes qui s’abattent quelquefois sur les peuples» écrit-il.
Pendant la Révolution, la cathédrale d’Amiens est transformée en «Temple de la Déesse Raison» : elle est le théâtre de la fête de l'Etre Suprême, mais le monument ne subit qu'une faible détérioration. Le 25 mars 1802, la paix, signée à Amiens entre la France, l'Angleterre et la République Batave (la Hollande), restaure le calme en Europe, dans le pays et dans la ville. Cette paix sera pourtant rompue dès 1803. Pendant la guerre de 1870, la citadelle, sous les ordres du capitaine Jean-François VOGEL (1821-1870), résiste héroïquement aux Prussiens ; il est tué le 29 novembre 1870. En 1914, Amiens est occupée temporairement par les Allemands, lesquels de replient après la bataille de la Marne et de fixent à une trentaine de kilomètres. A partir de mars 1918, lors de la bataille de Picardie, la ville subit de nombreux bombardements. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Amiens est sinistrée à 60 %, notamment du fait des bombardements et incendies provoqués durant la bataille de la Somme. La cathédrale n'en sera que peu endommagée. 
Depuis l'après-guerre Amiens et son agglomération doivent faire face à une progression démographique continue, passant de moins de 85.000 habitants en 1947 à plus de 132.000 habitants au dernier recensement. Parallèlement la ville connaît un important essor économique. La fabrication du célèbre velours d'Amiens mérite toujours sa réputation, et la création d'une zone industrielle permet l'implantation de nombreuses industries nouvelles françaises et étrangères.
Amiens est composée essentiellement de trois quartiers : Saint-Leu, la vieille ville étudiante et très touristique, assimilée à une Venise du Nord, sa cathédrale et ses hortillonnages ; Henriville, très bourgeois ; Saint-Roch de la-Hotoie ; Saint-Maurice et Saint-Pierre. Dans les années 1970, le vieux et populaire, quartier Saint-Leu, est devenu insalubre. Finalement, au cours de la campagne des élections municipales de 1971, un projet de réhabilitation du quartier fut porté par le candidat communiste, René LAMPS et contribua à la victoire de son équipe aux municipales. Aussi, certaines bâtisses jugées trop vétustes furent détruites pour faire place l'artisanat et les commerces de proximité, à des lieux culturels, ainsi qu’une université, sur le site l'ancienne brasserie. On y trouve désormais une salle de spectacle, la Lune des Pirates, au Quai Bélu, une Maison de théâtre, 8 rue des Majots, un théâtre des Marionnettes Chés Cabotans, 31 rue Edouard David, et un cinéma, 33 rue Vanmarke. Ce qui conduit à la gentrification du quartier Saint Leu, les populations les plus modestes ont été rejetées à la périphérie, pour des classes plus jeunes et aisées. Les maires successifs n’ont pas remis en cause cette orientation d’un quartier Saint-Leu lieu touristique et de flânerie.
M. Emmanuel MACRON, 25ème président de la République française, est né le 21 décembre 1977 à Amiens. On pense que «MACRON» est une forme contractée de  «MAQUERON» désignerait en picard le menton ; ce pourrait donc être le surnom de celui qui a un menton proéminent. Son père, Jean-Michel MACRON, né le 29 juin 1951, à Vouët (Aisne) est fils d’un cheminot, M. André MACRON (1920-2010), professeur à l’université de Picardie, est un neurologue ayant soutenu une thèse sur «le fonctionnement physiologique de la respiration des chats». Sa mère, Mme Françoise NOGUES, médecin-conseil à la sécurité sociale, est née le 8 décembre 1950, à Poix-de-Picardie, dans la Somme, d’une famille d’enseignants. D’autres personnalités célèbres sont originaires d’Amiens, notamment Edouard BRANLY, (1844-1940) physicien et médecin, comme Jean-Pierre PERNOT (1950-2022) et Laurent DELAHOUSSE, journalistes. 
En raison d’une ancienne, intense activité littéraire et artistique, Amiens est une ville où l’imprimerie, «plus divine qu’humaine», suivant Louis XII (1462-1515), s’y est développée très tôt. Ce point n’avait pas fait l’objet de recherches approfondies jusqu’en 1861. «Des historiens nombreux ont payé un large tribut aux célébrités de la ville d’Amiens ; mais, par un oubli dont il est permis de s’étonner, une des branches importante de cette industrie, celle qui est considérée, à bon droit, comme un art, l’Imprimerie, est restée en dehors de la plume, sinon de la pensée, de tant d’écrivains, dont elle a pourtant fait passer les noms et les œuvres à la postérité» écrit Fernand POUY (1824-1891). Pourtant, à cette époque, cet auteur signale 101 éditeurs et lithographes, dont GAUTHIER-DESCHAMPS, dont l’activité remonte, à Amiens, à l’an 1461. Tout au début, cette ville était celle de féodalités, de châtelains, de princes et de barons, comme les FLIXECOURT et les VIGNACOURT. Les premiers sujets connus sont l’illustre et antique race des Amiens, dont un certain Adam d’AMIENS ou Guy d’AMIENS, son fils et successeur. C’est une famille d’artistes, auteurs de chansons et de fabliaux, comme Thibaud d’AMIENS au XIIème et XIIIème siècle, de poètes et conteurs, Girardin d’AMIENS. Jacques d’AMIENS (1250-1280) est l’auteur de chansons courtoises, d’une pastourelle, d’un Art d’aimer et d’un Remède d’amour ; il a inspiré Ovide (34 Avant J-C 17 Après J-C). Vicquier d’AMIENS était un poète. 
Au XXIème, à Amiens, la bande dessinée occupe une place importante dans les activités artistiques, à travers un «Rendez-vous de la Bande dessinée» créé par une association en 1995.
Jules VERNE, bien que né à Nantes le 8 février 1828, a épousé, le 10 janvier 1857, à Paris 10ème, une résidente d’Amiens, Honorine du FRAYSNE de VIANE (1829-1910), originaire de Vesoul.  «Sur le désir de ma femme je me fixe à Amiens, ville sage, policée, d’humeur égale, la société y est cordiale et lettrée. On est près de Paris, assez pour en avoir le reflet, sans le bruit insupportable et l’agitation stérile», écrit Jules VERNE dans une lettre en 1871. Jules VERNE a vécu à 2 rue Charles -Dubois à Amiens et il y est mort le vendredi 14 mars 1905 et enterré au cimetière de la Madeleine. Le couple aura un enfant, Michel VERNE (1861-1925). Par conséquent, Jules VERNE, dont la maison est devenue un Musée à Amiens, occupe une place importante dans cette ville où il a résidé pendant 34 années. En effet, l'auteur a été membre du conseil municipal de cette ville pendant 16 ans, de 1888 à 1904, initialement sous le mandat du maire, Frédéric PETIT (1836-1895). Jules VERNE a milité, activement, dans le milieu associatif. Ainsi, en 1872, il a été reçu à l’Académie d’Amiens, en 1895 nommé administrateur à la Caisse d’épargne et de 1898 à 1904, membre du conseil directeur de cet organisme. En 1889, il adhère à la Société industrielle d’Amiens.
L’œuvre de Pierre PUIS de CHAVANNES (1824-1898), un tenant de l’impressionnisme et ses peintures murales, a été magnifiée par le musée de Picardie, à Amiens. Gustave SCHIED lui a consacré, en 1907, un ouvrage.
Amiens, une ville à moins de 2 heures de Paris, très accessible, est à découvrir ou revoir.
Référence bibliographiques
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26 mai 2022 4 26 /05 /mai /2022 15:20
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26 mai 2022 4 26 /05 /mai /2022 12:37
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C’est la première fois, pour un voyage éclair, que je me rends à Amiens : «La découverte d’Amiens ressemble à un parcours initiatique. Au fil du regard, du temps, des rues, des saisons, la capitale de la Picardie offre différents visages à ceux qui prennent le temps de s’arrêter. De la splendeur gothique à la modestie de Saint Leu, de la végétation du Parc Saint-Pierre aux reflets du soleil dans l’eau des hortillonnages, des rues étudiantes aux monuments historiques, Amiens offre aux voyageurs et aux curieux un formidable choix de promenades et de découvertes. Notre ville est belle des hommes qui l’ont construite génération après génération» écrit Gilles de ROBIEN, ancien député-maire de la ville, dans la préface du livre de Michel CURIE.
Capitale de la Picardie, Amiens une ville du Nord, se situe dans la région les Hauts de France. On dit que sa cathédrale gothique Notre-Dame et son beffroi médiéval, édifiée entre 1220 et 1288, est plus grande et plus majestueuse que les médiatiques cathédrales de Paris et Reims. On est fortement impressionné par son riche et varié ornement : «La cathédrale d’Amiens est considérée, avec raison, comme le prototype des édifices vulgairement appelés gothiques, est le chef-d’œuvre de l’architecture du Moyen-Age. En effet, il est peu de temps de ce genre qui offrent autant de grandeur, d’unité de style et d’élégance dans l’ensemble et les détails» écrit, en 1833, Antoine-Pierre-Marie GILBERT. La cathédrale d’Amiens, détruite en 1218, à la suite d’un incendie, sera reconstruite en plus grandiose. Eugène VIOLLET-LE-DUC (1814-1879), architecte, a pu de la cathédrale d’Amiens qu’elle était «l’église ogivale par excellence».
Dans les temps anciens, ville de tissage, de filature et de drapiers, Amiens avait renforcé le prestige du clergé. Saint-Firmin, patron d’Amiens, a été le premier évêque de Notre-Dame d’Amiens. Né en 272, à Pampelune (Espagne), fils d’un sénateur converti au christianisme, en raison du succès de ses prédications, qui incitèrent 3 000 personnes en trois jours à se convertir, Saint-Firmin est emprisonné dans le cachot de l’amphithéâtre transformé en forteresse, sur ordre du gouverneur Sebastianus qui le fit décapiter le 25 septembre 303. Le 25 septembre de chaque année, un hommage lui est rendu à ce martyr.
C’est en préparant un article sur Marcel PROUST (1871-1922) que je découvre que sa vocation littéraire est en grande partie liée à son entreprise de traduction de la «Bible d’Amiens», en 1904 du philosophe et esthète anglais, John RUSKIN (1819-1900) : «mon admiration pour RUSKIN donnait une telle importance aux choses qu’elles semblaient chargée d’une plus grande valeur que celles de la vie» écrit Marcel PROUST. Cette bible d’Amiens éclaire, non seulement la pensée de RUSKIN, mais aussi la pensée de PROUST, notamment au regard de sa conception de l’art, sa recherche du temps perdu. John RUSKIN est venu, à plusieurs reprises, à Amiens, en 1844, 1849, 1854, 1856, 1868 et 1880. Cette cathédrale qu’il considérait, au début mièvre, trouve ses origines dans l’installation des Francs dans cette ville et son évangélisation.
Le  vieux quartier de Saint Leu est le cœur mythique de la ville anciennement marécageuse, avec cet homme à la bouée au milieu de la rivière, et non loin des Hortillonnages, ou maraîchers. Le beffroi, jadis une sinistre prison, se dresse, majestueusement, non loin de l’hôtel de ville. Amiens est également une ville conservatrice et royaliste, sa devise est un «lien puissant m’unit au Lys». Ville du Moyen-âge, Amiens, dotée en 1185 par Philippe AUGUSTE (1165-1223) d’une charte, dispose d’un maire depuis 1790, aussi bien sous l’Empire, la Restauration, la Monarchie de Juillet, la IIème République, le Second Empire, les IIIème, IVème et Vème République. La maire depuis 2014 est Mme Brigitte FOURE, de l’UDI, avait été à la tête de cette ville entre 2002 et 2007. Alphonse FIQUET (1841-1916) et Maurice VAST (1898-1979) ont été trois fois maires de cette ville. Amiens a été dirigée à deux reprises par un maire de gauche : de 1971 à 1989, par un maire communiste, René LAMPS (1915-2007), un enseignant et résistant, et de 2008 à 2014, par un Socialiste, Gilles DEMALLY, un chimiste et universitaire.
L’histoire de la ville d’Amiens a été brillamment relatée par le vicomte Albéric CALONNE D’AVESNE (1843-1915) en trois volumes, Aimé DUTHOIT (1803-1869), Louis-François DAIRE (1713-1792), Antoine GOZE (1803-1874), Léon PAUL (1874-1962) ou Hyacinthe DUSEVELE (1796-1881). On dit que, jadis, Amiens était habitée par les Ambiens, tribu belge venue s'installer au bord de la Gaulle. La ville est ensuite conquise par les armées de Jules César en 57 av. JC. et connait une longue période de paix jusqu'à l'invasion des Francs au IVe siècle de notre ère. A cette époque, Saint FIRMIN, venu de Pamplune en Espagne, évangélise Amiens. Au VIe siècle, le royaume des Francs est divisé en plusieurs parties, le nord de la France, dont Paris et Soissons, se trouvant rattaché à la Neustrie où Charlemagne règnera en 768. En 860 les Normands prennent Amiens et les pillages s'y succéderont pendant près d'un demi-siècle. Après cette période d’insécurité, Amiens souffre du désaccord qui règne entre l'évêque et les premiers chefs féodaux, en particulier Enguerrand de BOVES, censés représenter l'autorité royale. Cette situation prend fin avec la prise de la forteresse de Castillon par le roi de France, Louis le Gros, venu au secours de l'évêque Geoffroy. Amiens se voit alors attribuer une chartre de franchises. Cette charte est confirmée par Philippe Auguste successivement en 1185 et en 1209 et la ville connaît depuis lors une période de grande prospérité. L'industrie y est florissante, notamment celle de la draperie , dont les teintes pastel sont tirées de la Waide , plante tinctoriale. Le commerce n'est pas moins prospère , ainsi que le prouve l'appartenance d'Amiens à la Hanse, groupement commercial et bancaire de l'Europe du Nord et septentrionale , aux XIII-XVème siècles. Les noms des rues tels que la rue des Orfèvres, des Parcheminiers, des Gantiers, des Tanneurs, des Huchers, attestent de la diversité des corporations établies à cette époque qui est aussi l'époque de l'édification de la cathédrale (1220-1280). En 1337 débute la guerre de Cent Ans, conséquences des difficultés liées à la succession de Philippe le Bel revendiquée par Philippe de Valois son neveu et Edouard III d'Angleterre son petit-fils. L'occupation anglaise prend fin à Amiens en 1437 avec la venue de Charles VII ; une réception grandiose lui est offerte en la cathédrale illuminée de mille cierges. Les armées anglaises reviendront à Amiens en 1475 pour y rester jusqu'au traité de Picquigny signé par Louis XI et Edouard VII. Devenue foyer protestant, Amiens va connaître, sous le règne de Charles IX , trente ans de guerre de religions qui prennent fin en 1597 grâce à Henri IV. En 1658 une terrible inondation ravage Amiens ; dix ans après, c'est la peste qui cause plus de 20.000 morts. En effet, Auguste DUBOIS (1824-1900) signale dans son ouvrage, en 1873, que diverses pestes ou contagions entre le XVème , XVIème et le XVIIème siècles ont failli décimer toute la population. «Après le choléra, il a fallu subir la guerre et l’occupation étrangère, tristes lots des infortunes qui s’abattent quelquefois sur les peuples » écrit-il.
Pendant la Révolution, la cathédrale est transformée en «Temple de la Déesse Raison» : elle est le théâtre de la fête de l'Etre Suprême, mais le monument ne subit qu'une faible détérioration. Le 25 mars 1802, la paix, signée à Amiens entre la France, l'Angleterre et la République Batave (la Hollande), restaure le calme en Europe, dans le pays et dans la ville. Cette paix sera pourtant rompue dès 1803. Pendant la guerre de 1870, la citadelle, sous les ordres du capitaine Vogel, résiste héroïquement aux Prussiens. En 1914, Amiens est occupée temporairement par les Allemands, lesquels de replient après la bataille de la Marne et de fixent à une trentaine de kilomètres. A partir de mars 1918, lors de la bataille de Picardie, la ville subit de nombreux bombardements. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Amiens est sinistrée à 60 %, notamment du fait des bombardements et incendies provoqués durant la bataille de la Somme. La cathédrale n'en sera que peu endommagée. Depuis l'après-guerre Amiens et son agglomération doivent faire face à une progression démographique continue, passant de moins de 85.000 habitants en 1947 à plus de 132.000 au dernier recensement. Parallèlement la ville connaît un important essor économique. La fabrication du célèbre velours d'Amiens mérite toujours sa réputation, et la création d'une zone industrielle permet l'implantation de nombreuses industries nouvelles françaises et étrangères.
Amiens est composée essentiellement de trois quartiers : Saint-Leu, la vieille ville étudiante et très touristique, assimilée à une Venise du Nord, sa cathédrale et ses hortillonnages ; Henriville, très bourgeois ; Saint-Roch de la-Hotoie ; Saint-Maurice et Saint-Pierre.
M. Emmanuel MACRON, 25ème président de la République française, est né le 21 décembre 1977 à Amiens. On pense que «MACRON» est une forme contractée de  «MAQUERON» désignant en picard le menton ; ce pourrait donc être le surnom de celui qui a un menton proéminent. Son père, Jean-Michel MACRON, né le 29 juin 1951, à Vouët (Aisne) est fils d’un cheminot, André MACRON (1920-2010), professeur à l’université de Picardie, est un neurologue ayant soutenu une thèse sur «le fonctionnement physiologique de la respiration des chats». Sa mère Françoise NOGUES, médecin-conseil à la sécurité sociale, est née le 8 décembre 1950, à Poix-de-Picardie, dans la Somme, d’une famille d’enseignants. D’autres personnalités célèbres sont originaires d’Amiens, comme Edouard BRANLY, (1844-1940), comme Jean-Pierre PERNOT(1950-2022), Laurent DELAHOUSSE.
En raison d’une activité littéraire et artistique intense et ancienne, Amiens est une ville où l’imprimerie, «plus divine qu’humaine», suivant Louis XII, s’y est développées très tôt. Ce point n’avait pas fait l’objet de recherches approfondies jusqu’en 1861. «Des historiens nombreux ont payé un large tribut aux célébrités de la ville d’Amiens ; mais, par un oubli dont il est permis de s’étonner, une des branches importante de cette industrie, celle qui est considérée, à bon droit, comme un art, l’Imprimerie, est restée en dehors de la plume, sinon de la pensée, de tant d’écrivains, dont elle a pourtant fait passer les noms et les œuvres à la postérité» écrit Fernand POUY (1824-1891). Pourtant, à cette époque, cet auteur signale 101 éditeurs et lithographes, dont GAUTHIER-DESCHAMPS dont l’activité remonte à l’an 1461. Tout au début, cette ville était celle de féodalités, de châtelains, de princes et de barons, comme les FLIXECOURT et les VIGNACOURT. Les premiers sujets connus de l’illustre et antique race des Amiens sont la noblesse, dont un certain Adam d’AMIENS ou Guy d’AMIENS, son fils et successeur. C’est une famille d’artistes auteurs de chansons et de fabliaux, Thibaud d’AMIENS au XIIème et XIIIème siècle, de poète et conteurs, Girardin d’AMIENS. Jacques d’AMIENS (1250-1280) est l’auteur de chansons courtoises d’une pastourelle, d’un art d’aimer et d’un remède d’amour ; il a inspiré Ovide. Vicquier d’AMIENS était un poète. De nos jours, la bande dessinée occupe une place importante dans les activités artistiques, à travers un «Rendez-vous de la Bande dessinée» créé par une association en 1995.
Jules VERNE, bien que né à Nantes, a épousé, le 10 janvier 1857, Paris 10ème, une résidente d’Amiens, Honorine du FRAYSNE de VIANE (1829-1910), originaire de Vesoul.  «Sur le désir de ma femme je me fixe à Amiens, ville sage, policée, d’humeur égale, la société y est cordiale et lettrée. On est près de Paris, assez pour en avoir le reflet, sans le bruit insupportable et l’agitation stérile», écrit Jules VERNE dans une lettre en 1871. Jules VERNE a vécu à 2 rue Charles -Dubois à Amiens et il y est mort le 16 mars 1905 et enterré. Le couple aura trois enfants, Michel, Suzanne et Valentine. Par conséquent, Jules VERNE, dont la maison est devenue un Musée à Amiens, occupe une place importante dans cette ville où il a résidé pendant 34 années. L’auteur a été membre du conseil municipal de cette ville pendant 16 ans, de 1888 à 1904, initialement sous le mandat du maire, Frédéric PETIT (1836-1895). Jules VERNE a milité activement dans le milieu associatif. Ainsi, en 1872, il a été reçu à l’Académie d’Amiens, en 1895 nommé administrateur à la Caisse d’épargne et de 1898 à 1904, membre du conseil directeur de cet organisme. En 1889, il adhère à la Société industrielle d’Amiens.
L’œuvre de Pierre PUIS de CHAVANNES (1824-1898), un tenant de l’impressionnisme et ses peintures murales, a été magnifiée par le musée de Picardie, à Amiens. Gustave SCHIED lui a consacré, en 1907, un ouvrage.
Référence bibliographiques
CALONNE D’AVESNE (Albéric, Vicomte de), Histoire de la ville d’Amiens, Amiens et Paris, Piteux et Picard, Tome I, 1899, 501 pages, Tome II, 1900, 621 pages et Tome III,  1906, 467 pages ;
CURIE (Michel), Amiens au fil du regard, préface de Gilles de Robien, Amiens, La Martelle, 1999, 111 pages ;
DAIRE (Louis-François, Abbé), Histoire littéraire de la ville d’Amiens, Paris, Firmin Didot, 1782, 665 pages ;
DARRAS (Jacques), PIOCHE (Jacqueline), DEBRIE (René) IVART (Pierre), La forêt invisible, Amiens, édition des Trois Cailloux, Amiens, 1985, 482 pages ;
DEKISS (Jean-Paul), Jules Verne à Amiens : la maison des voyages, Paris, Belin, 2014, 123 pages ;
DUBOIS (Auguste), Les pestes ou contagions à Amiens pendant les XVème, XVIème et XVIIème siècles, Amiens, Emile Glorieux, 1873, 44 pages ;
DU CANGE (Charles Du Fresne), Histoire de l’Etat de la ville d’Amiens et de ses Comtes, Amiens, Duval et Herment, 1840, 498  pages ;
DURAND (Georges), Monographie de l’église Notre-Dame, cathédrale d’Amiens, Amiens, Yvert et Tellier, Paris, A. Picard et fils, 1901, Vo I, 641 pages et Vol II, 810 pages ;  
DUSEVEL (Hyacinthe), Histoire de la ville d’Amiens : depuis les Gaulois jusqu’en 1830, Amiens, Imprimerie R. Machart, 1832, 566 pages ;
DUTHOIT (Aimé et Louis), Le vieil Amiens, Amiens, T Jeunet, 1874, 137 pages ;
GILBERT (Antoine-Pierre-Marie), Description historique de l’église cathédrale de Notre-Dame d’Amiens, Amiens, Caron-Vitet, 1833, 377 pages ;
GOZE (Antoine, Michel), Histoire des rues d’Amiens, Amiens, Alfred Caron, 1854 en 4 volumes, et édition de la Tour Gilles, 1995, 869 pages ;
GOZE (Antoine, Michel), Nouvelle description de la cathédrale d’Amiens, Amiens, Alfred Caron, 1847, 215  pages ;
LEON (Paul), Amiens, la cathédrale, Paris, L’art et les artistes, 1918, 46 pages ;
MORLIERE (Adrien, de la), Les antiquités, histoires et choses remarquables de la ville d’Amiens,  Paris, Sébastien Cramoisy, 1642, 402 pages ;
NOULENS (Joseph), Maison d’Amiens. Histoire généalogique, Paris, Picard, 1888, 516 pages ;
PINCHEMEL (Philippe), GODARD (J), NORMAND (René), LAMY-LASSALLE (Colette), Visages de la Picardie, Éditions des Horizons de France, collection Les Provinciales, Paris, 1949, 177 pages ;
POUY (Ferdinand), Recherches sur l’imprimerie et la librairie à Amiens, Amiens, Amiens, Lemer Aimé, 1861, 203 pages ;
RUSKIN (John), La Bible d’Amiens, traduction, avant-propos et préface de Marcel Proust, Paris, 1904, Mercure de France, 347 pages ;
SALMON (Charles), Histoire de Saint-Firmin, martyr, premier évêque d’Amiens, Arras, Rousseau-Leroy, 1851, 523 pages ;
SCHIED (G. Gustave), L’œuvre de Puis de Chavannes à Amiens, Amiens, Office d’édition des musées et des arts, 1907, 68 pages.
Amiens, le 27 mai 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Hôpital de Tivaoune (Sénégal) : 11 bébés meurent dans un incendie. La question de la sécurité et de la qualité des soins dans les établissements de santé» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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22 mai 2022 7 22 /05 /mai /2022 20:21
«Idrissa Gana GUEYE, footballeur, ce racisme institutionnel et systémique : entre Liberté et Tolérance» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Idrissa Gana GUEYE, marié à une française, avec des enfants métis, milieu de terrain du Paris Saint-Germain, champion d’Afrique, n’a pas souhaité jouer à l’occasion de la journée de lutte contre l’homophobie. Son absence, le samedi 14 mai 2022, au match PSG contre Montpellier (4-0), a déclenché de violentes polémiques dans les réseaux sociaux.

Alors que Gana GUEYE n’a rien dit et ne s’abritant que derrière la liberté d’expression et de conscience que garantie la loi française, il est subitement frappé d’une Fatwa ; son silence, considéré comme coupable, est interprété, abusivement, comme étant de l’homophobie : «En ne participant pas à cette opération, vous validez le comportement discriminatoire, le refus de l’autre et pas seulement de la communauté LGBTQI. Nous devons tous nous sentir concernés par toutes les discriminations et pas seulement celles qui nous touchent personnellement», écrit Patrick ANTON du Conseil national de l'Ethique. Par conséquent, Idrissa Gana GUEYE est sommé, de façon comminatoire, de sortir du silence et faire immédiatement acte de contrition : «Je soutiens Idrissa Gana Gueye. Ses convictions religieuses doivent être respectées» écrit le président Macky SALL, dans un tweet.

Valérie PECRESSE, présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, candidate ciottisée et lepénisée aux présidentielles de 2022, malmenée par Nicolas SARKOZY, a raté une occasion de se taire : «Les joueurs d’un club de football, et ceux du PSG en particulier, sont des figures d’identification pour nos jeunes. Ils ont un devoir d’exemplarité. Un refus d’Idrissa Gana Gueye de s’associer à la lutte contre l’homophobie ne pourrait rester sans sanction !» écrit Valérie PECRESSE dans un tweet.

Ce qu’on demande à Idrissa Gana GUEYE c’est d’être un bon footballeur, et il l’est à Paris et il l’est aussi au Sénégal, puisqu’il est champion d’Afrique. Vous remarquerez que même quand Gana GUEYE sort le PSG du pétrin dans le match, en septembre 2021, contre Manchester, la presse tait son nom ; on ne parle que de Lionel MESSI : «Quand on signe [un contrat avec un club], c'est pour jouer au foot, ce n'est pas pour faire la promotion de quoi que ce soit ou mettre de côté ses convictions» dit M. Matar BA, Ministre des Sports du Sénégal.

Idrissa Gana GUEYE aurait franchi la ligne rouge, s’il avait fait une déclaration homophobe ; ce qui n’est pas du tout le cas. En effet, si la liberté d’expression est garantie en France, en revanche, le fait de stigmatiser quelqu’un à raison, notamment, de son orientation sexuelle, serait punissable par la réglementation (Article 34 de la loi de 1881). Dans mon 19ème arrondissement, Musulmans, Gays, Lesbiennes, Chrétiens, Orthodoxes, Juifs et non-croyants vivent en harmonie. Divers partis politiques et les chaînes d'information continue de Vincent BOLLORE nous calomnient. Face à ce lynchage permanent qui a levé le petit doigt pour s'insurger contre ces discriminations ?

Par conséquent, la polémique soulevée par cette affaire Gana GUEYE, avec ses indignations sélectives, pose deux questions essentielles : c’est quoi la liberté et ses limites ? C’est quoi aussi la tolérance ?
 
I – La défense de la liberté dans la responsabilité

 
Comme François Marie AROUET, dit Voltaire, à qui j’ai consacré un article, je suis un défenseur de la liberté, mais dans la responsabilité. Toute liberté est conditionnée.

Par conséquent, Idrissa Gana GUEYE ayant choisi de n’écouter que sa conscience et sa liberté, n’a pas à être livré, à je ne sais quel Tribunal de l'Inquisition, comme au temps des Croisés. Il n’a échappé à personne que l’Histoire de notre temps est pleine d’indignations sélectives. Oui, condamnons fermement toutes formes de discriminations, y compris bien sûr l’homophobie, mais soyons cohérents. En effet, Pap N’DIAYE, en raison seulement de ses origines ethniques, a été livré aux chiens, alors même qu’il n’a pas encore commencé à exercer ses fonctions ministérielles. Il n’y a pas si longtemps que cela, pendant la campagne des élections présidentielles, on a vu le traitement, très différencié, des réfugiés du tiers-monde, abandonnés sous les ponts et livrés à la drogue, tandis que des communes qui ne voulaient pas voir les racisés se sont empressées d’accueillir les réfugiés Ukrainiens. C’est Mohamed ZEMMOUR qui a qualifié tous les Sénégalais de «délinquants». Valérie PECRESSE, qui ramène maintenant sa fraise, avait qualifié les Français issus de l’immigration de «Français de papiers». Quelle organisation ou association de défense des droits l'homme est montée au créneau pour condamner ces propos ignominieux ? Pourquoi cette hiérarchisation des valeurs de la vie ? Est-ce pour autant leur silence serait une légitimation du racisme ?

Idrissa Gana GUEYE a lui-même répondu à Valérie PECRESSE, une dirigeante lepénisée ayant ramassé une gamelle aux présidentielles : «Je suis le fils d'un Peuple qui a ses principes, ses convictions et son humanité. Mes choix vous ont choqués. Ils font ma fierté. J'ai joué avec des chrétiens, des Juifs, et des animistes. Je n'ai jamais jugé. Je vis de mes principes et vous me jugez ! Vous me taxez d’homophobe, alors que vous êtes xénophobe ! Quand on nous insulte dans les stades, vous restez fades. Alors, respecte mes convictions et garde les tiennes !» dit Gana GUEYE.

 
II – La défense résolue de la tolérance

 
Quand une polémique surgit, j’ai tendance à dire que la Vérité n’est ni Blanche, ni Noire ; elle est souvent Grise. Par principe, et suivant, Edgar MORIN, les choses, si on veut éviter d’être manichéen, sont souvent complexes.
Le Sénégal, «un Grand Petit pays», en référence au titre de mon 3ème livre, devrait conserver, intégralement, et non partiellement, sa marque de fabrique, son rayonnement travers le monde entier, à savoir un pays de liberté, mais aussi, et surtout, de tolérance.

Or, à certains égards, je ne partage pas et condamne vigoureusement, le sort fait au Sénégal aux homosexuels, aux francs-maçons, et cette ethnicité à l’encontre des Peuls.


Au Sénégal, pays musulman à 95%, et de longue date, les francs-maçons sont persécutés. Ainsi, Blaise DIAGNE (1872-1934), député du Sénégal, n’a pas été enterré dans le cimetière musulman de la Médina, à côté de FANN, à Dakar, mais à l’extérieur. Pendant longtemps, maître Abdoulaye WADE a été poursuivi, calomnié et vilipendé par des réseaux complotistes ou conservateurs.
Le sort des homosexuels, «Les Goor Jiguéen» (Homme-femme), suivant une expression ouolofe, est peu enviable au Sénégal. Ce sont de vrais parias, puisque l’homosexualité est criminalisée au Sénégal depuis l'époque de SENGHOR qui avait pris le pouvoir en 1962, en embastillant Mamadou DIA (1910-2009) avec la complicité des marabouts. En effet, les relations sexuelles entre personnes du même sexe sont passibles d’un emprisonnement pouvant aller jusqu’à 5 ans et une amende de 1 500 000 F CA (2 290€), suivant l'article 319 alinéa 3, du Code pénal, dans sa version issue de la loi n°66-16 du 12 février 1966. Une proposition avait été déposée, par le collectif «And Samm Jikko Yi», fondé par l'ONG islamique «Jamr», le 22 décembre 2021, à l’Assemblée nationale en vue de durcir les sanctions pénales homophobes. Par ailleurs, les conservateurs ont réclamé, en vain, lors d'une manifestation, le 20 février 2022, le doublement de cette peine de prison à l’encontre des Gays. Actuellement, une milice et police religieuse des moeurs, dite «Dahira Safinatoul Amane», a décidé de mener la chasse, la persécution et le lynchage des homosexuels.
Mohamed M’Bougar SARR, dans son livre, paru en 2018, «les Hommes purs», a eu parfaitement raison de dénoncer cette homophobie au Sénégal instrumentalisée par certains milieux religieux. Ce roman audacieux et courageux de Mohamed M’Bougar SARR relate comment le cadavre d'un homme est déterré, puis traîné hors d'un cimetière par une foule haineuse et hystérique. Une vidéo virale circule alors dans les réseaux. Dès qu'il la visionne, naît chez Ndéné GUEYE, jeune professeur de lettres déçu par l'enseignement et fatigué de l'hypocrisie morale de sa société, un intérêt, voire une obsession, pour cet événement. Qui était cet homme ? Pourquoi a-t-on exhumé son corps ? Au fond, la société sénégalaise ne serait-elle pas hypocrite ? C’est quoi être un homme pur, dans un société plombée par l'hypocrisie ?
Personnellement, et je le revendique, nous avons besoin d’une religion qui libère, éloignée de l’obscurantisme, de l’ostentation, de la cupidité ou de la libido. Mes ancêtres, Thierno Sileymane BAL et les Almamy du Fouta-Toro (voir mon article), tout en récusant la théocratie de nos jours, avaient avancé des principes essentiels : la lutte contre l’esclavage, la promotion de la bonne gouvernance et une charte des droits de l’Homme. De nos jours, une partie des confréries religieuses au Sénégal, à travers leurs Dahiras, sont devenus des moyens légaux de soutirer de l’argent à l’Etat. Un véritable business.

Il est curieux de constater que lorsque Mohamed M’Bougar SARR a obtenu son prix Goncourt en 2021, les réseaux sociaux conservateurs qui n’avaient manifestement pas lu son livre, se sont encore déchaînés (voir mon article sur la réception de ce prix Goncourt).

A échéances régulières, le président Macky SALL, pourtant un Pharaon des temps modernes, ayant considérablement, depuis 2012, modifié le visage du Sénégal par de nombreuses infrastructures, est parfois renvoyé à ses origines ethniques peules : «Neddo Ko Bandoum» ; toutes ses nominations ne seraient que du pur népotisme. Pourtant, même si ses ancêtres viennent du Fouta-Toro, Macky SALL, de culture ouolofe, né en pays sérère, a épousé une Mouride. Le Sénégal doit donc rester libre et tolérant ; c’est cela sa force.

La France, on aime à le revendiquer, c’est le pays des droits de l’Homme et de la Liberté ; celui de Voltaire (voir mon article). Tous les courants de pensée, littéraires ou artistiques ou les grands combats pour l’indépendance de l’Afrique sont nés à Paris. Il y a ce qu’on appelle un «universalisme républicain» qui devrait être protégé et défendu. Or tous les signaux de notre temps attestent le contraire ; cette démocratie est devenue, très largement, ethnique ; on s’acharne, comme le montre l’affaire Gana GUEYE, sur les racisés ; on excuse ou passe sous silence les méfaits des adversaires de la liberté et de la tolérance. C’est devenu normal et banal, dès qu'on lynche un racisé, frappé du Code de l’indigénat, qui ne dit pas son nom, certains, pourtant grands donneurs de leçon, détournent le regard et se taisent.
 
Les sportifs noirs sont, régulièrement, dans les installations sportives, qualifiés de singes. Les anciens joueurs, les plus talentueux, n’ont pas toujours les promotions qu’ils mériteraient (arbitres, présidents de clubs, entraîneurs ou commentateurs dans les télévisions).

Dans l’affaire George FLOYD (1973-2020), dans nos combats pour déboulonner les statues d’esclavagistes en France, ainsi que la justice devant être rendue aux familles des 113 jeunes étouffés à mort par les forces de l’ordre, on n'a pas eu la solidarité de ces lobbies donneurs de leçon, et ne pensant qu'à eux-mêmes.

L’Islam est devenu la 2ème religion de France, mais depuis plus 45 ans, les Musulmans de France sont relégués au rang d’une minorité invisible. Aussi lors des fêtes musulmanes, aucune présence du Ministre des cultes, peu ou absence de messages officiels. Il est vrai que cette islamophobie est ancienne et date de la colonisation. Bien des religieux ont été persécutés, exilés ou tués en Afrique : Ahmédou Hamahoullah, dit Cheikh Hamallah (1883-1943), chef du Nioro au Mali, au Sénégal : Maba Diakhou BA (1809-1867), El Hadji Omar TALL Foutiyou (1794-1864), Cheikh Ahmadou Bamba BA (1853-1927) et en Guinée Samory TOURE (1830-1900) voir mes articles sur ces personnages. De nos jours, ce sont les détails vestimentaires des Musulmans qui sont devenus la focalisation d’une obsession identitaire de ce pays.

Le point commun du Sénégal et de la France, ce sont des pays multiculturels, par suite, la liberté et la tolérance sont au cœur du bien-vivre ensemble.

En définitive, dans cette affaire Gana GUEYE, un excellent footballeur, joueur de 33 ans, né à Dakar, a débuté en 2008, à Lille, puis il est passé à Aston Villa et à Everton. Il est depuis 2019, à Paris Saint-Germain. Marié à une Française, Gana fait le job au PSG. Pourquoi on veut le discréditer, comme on tente de le faire maintenant avec Pap NDIAYE ? Hier c'était Rama YADE, Christiane TAUBIRA, Audrey PULVAR, Sibeth N’DIAYE ; et demain c'est à qui le tour ? A chaque fois qu’un racisé émerge, des coupeurs de tête prenne le sabre.

A ces forces du Chaos, nous donnant des injonctions paternalistes, je dis : «Nous n'irons pas à Canossa !».

Les 12 et 19 juin 2022 aux législatives il faut que cela change et vraiment, pour une cohabitation à Gauche et une citoyenneté nouvelle !

Par conséquent, il ne faudrait pas saucissonner la défense des droits de l’Homme, un combat nécessitant la vigilance de tous, chaque instant ; car le combat pour la liberté et la tolérance est une affaire de tous, pour un bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel.

Paris le 22 mai 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 21:24
«Pap N’DIAYE, Ministre de l’Education nationale de France» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
M. Pap N’DIAYE, professeur à l’Institut d’études politiques, précédemment, à partir de mars 2021, à la tête du Musée national de l’histoire de l’immigration, vient d'être nommé, le 20 mai 2022, Ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en remplacement de M. Jean-Michel BLANQUER.
Pap N’DIAYE étant d’ascendance sénégalaise, sa nomination au Ministère de l’éducation nationale de la France confirme que le Sénégal est bien un «grand petit pays», en référence au titre de mon troisième ouvrage. En effet, il y aura eu Blaise DIAGNE (1872-1934) et N’Galandou DIOUF (1875-1941) députés à l'assemblée nationale française, Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001), ministre sous la IV République, Alioune DIOP (1910-1980), fondateur de Présence africaine, Amadou M’Barick FALL dit Battling Siki (1897-1925), champion du monde en 1924 contre Georges CARPENTIER, Pap DIOUF (1951-2020) président du football club de Marseille, Rama YADE, Sibeth N’DIAYE porte-parole du gouvernement, Oumar SY, artiste, Marie N’DIAYE, la sœur de Pape N’DIAYE, prix Goncourt en 2009, et Mohamed M’Bougar SARR, prix Goncourt 2021. Les choix qui lui appartiennent, et n'ont pas être discutés de Idrissa Gana GUEYE, joueur à Paris Saint-Germain, ont déclenché les foudres injustes de la fachosphère. Et pourtant Gana GUEYE fait partie de la fierté du Sénégal par son talent de footballeur.
Cependant, la nomination Pap N’DIAYE, au poste de Ministre de l'éducation nationale et de jeunesse, est hautement symbolique et focalise, à elle seule, les débats de notre temps entre le Bien et le Mal. Partisans de la République et des idées nauséabondes, d'un racisme arrogant et décomplexé, s'affrontent. La Gauche, la NUPES, à travers son programme, si elle remportait les élections des 12 et 19 juin 2022, se propose d'abolir le Code de l’indigénat qui est en train de se mettre en place, en vue de développer, notamment au sein de l'éducation nationale, des valeurs républicaines du bien-vivre ensemble, pour un respect mutuel. Aussi, M. Jean-Luc MELENCHON, chef de file de la NUPES, qui a critiqué le gouvernement de Mme Elisabeth BORNE, a épargné Pap N’DAYE, sa nomination étant considérée comme «une audace». Pour les syndicats de l’éducation nationale, la promotion de Pap N’DIAYE est «Un symbole de rupture qui va plutôt dans le bon sens. Mais on ne gouverne pas l'Éducation nationale à coups de symboles, on la gouverne par des actes», dit Mme Sophie VENITITAY, Secrétaire générale du Snes-FSU.
Pap N’DIAYE est à l'opposé de son prédécesseur, Jean-Michel BLANQUER, contaminé par les forces du Chaos, qui voulait lutter contre ce qu'il appelle «l’indigénisme» le «Wokisme», ou la lutte contre les inégalités et les discriminations, la «Cancel Culture», dénonçant et bannissant les personnes dites «problématiques» ;  selon l’ancien Ministre de l’Education nationale, un assimilationniste, ces concepts de lutte contre le racisme seraient «déstabilisateurs de notre civilisation» et donc contraires aux valeurs républicaines : «C’est finalement une pensée qui cherche d’abord et avant tout à définir les gens par leur identité supposée et qui met cela avant. Ce que nous, nous mettons en avant c’est-à-dire le fait que tous les hommes naissent libres et égaux en droits. On a besoin d’une société diverse où l’on se respecte et où l’on ne se définit pas par son degré de victimisation ou par son identité supposée, mais tout simplement comme citoyen » dit Jean-Michel BLANQUER, en octobre 2021. En revanche, Pap N’DIAYE est particulièrement attaché à l’égalité réelle et à l’excellence à l’école chemin de la réussite : «Mes premières pensées vont vers le monde enseignant, qui est le mien depuis longtemps.  Je suis le pur produit de la méritocratie républicaine dont l’école est le pilier. Je suis le symbole de la méritocratie et de la diversité. Je n’en tire aucune fierté, mais le sens du devoir et des responsabilités.  Le dialogue avec la communauté éducative sera aussi important» a déclaré M. Pap N’DIAYE.
Aigrie et haineuse, l’Extrême-droite qui l'a mauvaise, est vent debout :  «La nomination de Pap Ndiaye, indigéniste assumé, à l’éducation nationale est la dernière pierre de la déconstruction de notre pays, de ses valeurs et de son avenir» a déclaré Marine LE PEN du Rassemblement national. Pour Mohamed ZEMMOUR, le nouveau ministre est serait un indigéniste : «Emmanuel Macron avait dit qu'il fallait déconstruire l'Histoire de France. Pap Ndiaye va s'en charger. Il a participé à des réunions interdites aux blancs, c'est un vrai intellectuel indigéniste, un vrai ; c'est toute l'histoire de France qui va être revisitée à l'aune de l'indigénisme, de l'idéologie Woke et de l'islamo-gauchisme. Ilva être chargé de reformater les esprits des petits Français pour leur apprendre que les Blancs sont éternellement coupables, que les Noirs sont victimes et que nous sommes une terre d'immigration et que nous devons surtout continuer à l'être» dit Mohamed ZEMMOUR, du parti Reconquête.
Par conséquent, le lynchage a bien commencé, et quelle sera donc, dans la question d’une éducation pour un bien-vivre ensemble, la place de la lutte contre les discrimination dans une société fracturée, où la parole raciste s’est considérablement libérée ?
«Laissons la haine à ceux qui sont faibles pour aimer» disait Martin Luther KING (1929-1968). Dans ce racisme institutionnel et systémique, ses procès en incompétence ou en illégitimité à l’encontre des racisés, il y a déjà une fatwa de l'extrême-Droite à l'encontre de Pap N’DIAYE, avant même qu'il n'ait pris ses fonctions. Il faudrait combattre énergiquement cette grande hypocrisie qu'est cet universalisme ethnique. En fait, le seul universalisme authentique, c'est l'universalisme républicain ; la diversité n'est pas un mal mais une richesse. Il va falloir tout de même réconcilier et apaiser cette société française au bord de la rupture après ces présidentielles consacrant une forte montée du fascisme dans ce pays niant sa diversité, son multiculturalisme, une réalité irréversible. Il est donc urgent de promouvoir une éducation de la liberté dans la tolérance (voir mon article du Voltaire). Jamais dans l’histoire de l’Humanité, la haine n’a jamais triomphé, durablement, sur l’Amour, vecteur de progrès et de cohésion sociale.
«Je m’assume tel quel avec ma couleur de peau. J’ai un rôle civique à jouer. Il faut absolument préserver l’universalisme et faire en sorte qu’il soit valable pour tout le monde» avait dit Pap N’DIAYE, en juin 2021. En effet, une démocratie sans partage du pouvoir est une escroquerie. Les racisés aspirent comme les autres au bonheur, à l’égalité réelle, la visibilité et à la représentativité dans tous les lieux de décision. «Le génie français cache souvent un universalisme chauvin, d'homme, blanc, hétérosexuel. Il y a une double volonté d'invisibilité et de visibilité chez les personnes issues de l'immigration. Elles veulent être invisibles face aux institutions et reconnues pour leur apport culturel à ce qui fait la France» dit Pap N’DIAYE.
Le Musée de l'immigration que vient de quitter Pap N’DIAYE, devrait être transformé, à mon sens, en une Maison d'Afrique à Paris de promouvoir le bien-vivre ensemble, pour réconcilier et rassembler autour d’un projet républicain. De nos jours, pour Pap N’DIAYE, qui a travaillé sur les questions d’égalité et de lutte contre les discriminations, la «condition noire» désigne «une situation sociale qui n’est celle ni d’une classe, d’une caste ou d’une communauté, mais d’une minorité, c’est-à-dire d’un groupe de personnes ayant en partage l’expérience sociale d’être généralement considérées comme noires» écrit-il dans «la condition noire». Or, les questions raciales, de colonisation ou d’esclavage, sont encore tabous en France, la République, avec son message universel, pourtant obnubilée par l’immigration et l’Islam et ses détails vestimentaires, serait indifférente aux couleurs ; c’est le déni permanent du racisme institutionnel et systémique : «Si l’on veut déracialiser la société, il faudrait commencer par en parler» rétorque Pap N’DIAYE, un membre fondateur du CRAN. Les autres nous renvoient, en permanence, à nos origines ethniques ou à nos croyances religieuses, à travers cette question pernicieuse : «Tu viens d’où ?».
Ni crispé, ni frustré, sans aucune rancune, apaisé et conciliateur, Pap N’DIAYE, un spécialiste de l’histoire des minorités, est un homme serein assumant ses identités multiples, dans un esprit de dialogue des cultures, de «rendez-vous du donner et recevoir» suivant une belle expression du président SENGHOR (1906-2001). Né le 25 octobre 1965 à Antony, dans les Hauts-de-Seine, dans la proche banlieue parisienne, d'une mère française, Simone, professeure de sciences naturelles, et d'un père sénégalais, Tidiane N’DIAYE, premier ingénieur des Ponts et chaussées, Pap N’DIAYE est un spécialiste de la condition noire. Enfant, il passe ses vacances à la ferme de ses grands-parents, dans la Beauce. Son père rentre au Sénégal alors qu’il n’a que deux ans et ne reviendra que dix ans plus tard. «Papa est parti depuis si longtemps que personne n'espère plus son retour. Mais voilà que Papa revient, voilà que Papa exige de rentrer, sûr de son bon droit, dans la vie qu'il a fuie dix ans auparavant. Qui aime encore Papa ? Qui peut prétendre avoir besoin de lui ? Il a les apparences de la richesse et d'une jeunesse improbable. Il resplendit d'un éclat peu commun à Courbevoie. Surtout, il sait ce qu'on lui doit, même si ce n'est pas justifié, et qu'on l'aime encore, qu'on l'aimera toujours» écrit Marie N’DIAYE dans sa pièce, déjà inscrite au répertoire de la Comédie française «Papa doit manger». Pap N’DIAYE est père de deux enfants, Rose et Lucien, dont la mère est Jeanne LAZARUS, une sociologue à Sciences politiques et écrivaine, une spécialiste de l’économie des ménages et des politiques bancaires.
Sa petite sœur, Marie N’DIAYE, née le 4 juin 1967, à Pithiviers (Loiret) est allée vivre en Allemagne, avec son mari, l’écrivain Jean-Yves CENDREY, en protestation contre la politique de l’identité nationale développée, à l’époque, par le nouveau président, Nicolas SARKOZY. «Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage. Besson, Hortefeux, tous ces gens, je les trouve monstrueux. Pour moi, ces gens-là, représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible» disait, en 2009, Marie N'DIAYE. En effet, Marie N’DIAYE, admiratrice de William FAULKNER (1897-1962 voir mon article), une des grandes voix de la littérature contemporaine française, écrit des romans, des pièces de théâtre, des pièces radiophoniques, des scénarios et des livres d'enfants. Marie N’DIAYE a obtenu le Prix Femina en 2001 pour son roman «Rosie Carpe» et pose ces questions : «Où est ma famille ? Où sont mes enfants ?». Décalé et hanté par une culpabilité insondable, le personnage principal chez Marie N’DIAYE se trouve souvent en butte à l’hostilité d’un monde qui le rejette. Dans une langue musicale, Marie N’DIAYE, une métisse élevée par une mère seule, vivant maintenant entre Berlin et la Gironde, dépeint dans sa contribution littéraire des personnages mobiles, déclassés, sans appartenance et en butte dans le rapport aux autres, à un environnement étrange et menaçant. Ces personnages hors normes finissent par triompher en raison de leur résilience exceptionnelle.
Marie N’DIAYE a aussi reçu le Prix Goncourt, en 2009, pour son roman «Trois femmes puissantes». Dans «Trois femmes puissantes», le roman fait des allers et retours entre l'Afrique et la France, c'est la première fois que Marie N’DIAYE en évoquant ses origines sénégalaises ; elle met en scène sa propre géographie familiale. La première héroïne, Norah, vient au Sénégal où son abominable père l'appelle. En fait, c’est à 22 ans, que Marie N’DIAYE a revu son père cours de son premier voyage au Sénégal : «Mon père est rentré en Afrique quand j’avais un an. Je n’ai jamais vécu avec lui. J’ai grandi en banlieue, je suis 100 % française, avec les vacances dans la Beauce... On pense à tort que j’ai la double nationalité, la double culture. Mais je ne suis pas gênée que l’on dise de moi que je suis africaine. J’ai dû voir mon père trois fois et pas depuis au moins vingt ans. Mon vrai père est bien plus insignifiant que dans le roman. Ce n’est pas une figure, mon père, mais un homme terne» dit-elle.
Par conséquent, les N’DIAYE, un patronyme également de ma mère, sont une famille en or, comme il y en a beaucoup d'autres dans ce pays qu'on continue de calomnier et vilipender, à tort. Il y a des pépites d'Or dans cette France multicolore. Pap N’DIAYE en est la parfaite illustration. En effet, Maitre de conférences, Pap N’DIAYE a longtemps enseigné aux États-Unis. La première fois que je le rencontrais c'était au Collège de France avec le triomphe d'Alain MABANCKOU, professeur d'université également aux Etats-Unis. J'ai comme l'impression, pour les racisés en France, pour être reconnu dans ce pays, il faudrait d'abord traverser l'Atlantique à la nage.
Maintenant que Pap N’DIAYE est devenu Ministre de l’éducation nationale, il est urgent que des chairs d'études africaines fleurissent en France, comme aux États-Unis. La question du bien-vivre ensemble passe, non pas par des lois ségrégationnistes comme la loi sur le séparatisme, mais par une étude minutieuse du multiculturalisme et de la citoyenneté. Comment on doit-on apprendre à vivre ensemble, en encourageant à tous les lieux de décisions, au lieu de les enfoncer, toutes les personnes méritantes, comme le professeur Pap N’DIAYE ?
Pap N’DIAYE siège au comité scientifique de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage. On sait aussi que dans son «Et en même temps» le président MACRON a déjà célébré en grande pompe en mai 2021, le bicentenaire de la mort de Napoléon ; celui-là justement qui avait rétabli l'esclavage. Le chef de l’Etat, qui avait déclaré à Alger, le temps d’un voyage, que la colonisation est un «crime contre l’Humanité», refuse également de déboulonner les statues des colonialistes et des esclavagistes. Tout est communication !
Par conséquent, quelle marge de manœuvre aurait le professeur Pap N’DIAYE au Ministère de l’éducation, lui qui connaît bien les questions de discrimination et de citoyenneté ?
Le professeur Pap N’DIAYE est un historien et sociologue rigoureux, avisé. Mes souhaits les plus ardents c'est que tous les talents de ce pays, comme Omar SY, Mory et bien d'autres, puissent pleinement s'exprimer, pour un bien-vivre ensemble dans le respect mutuel. Celui qui perce ne doit pas se contenter de dire, égoïstement, «je suis le premier noir à avoir été nommé à ce poste», mais faire en sorte que son bon exemple fasse tache d’huile. Ne jamais oublier d’où on vient.
Il va falloir que Pap N’DIAYE, dans un secteur aussi explosif et clivant que celui de l’Education, puisse tenir bon et prendre les bonnes décisions. Depuis plusieurs décennies, chaque Ministre de l’éducation vient avec sa réforme voulant «dégraisser le Grand mammouth» en référence à une expression de Claude ALLEGRE. On a connu le désastre provoqué par Alain DEVAQUET (1942-2018) avec la mort de Malik OUSSEKINE (1964-1986) battu à mort, le 6 décembre 1986n par la brigade des «Voltigeurs». L’application de certains protocoles sanitaires du Covid-19 fluctuants, sans concertation, avaient soulevé l’ire des enseignants, peu reconnus dans leur métier. Les grands enjeux de l’éducation nationale sont pourtant connus : «Nous affirmons très clairement qu'il doit y avoir zéro décrocheur et que pour avoir un service public de qualité il est indispensable de recruter des personnels en nombre et de réduire le nombre d'élèves par classe» déclarent les partisans de la NUPES, pour une école de l’égalité et de l’émancipation, dont le programme tient en trois axes prioritaires : lutter contre la ségrégation scolaire, renforcer l'enseignement professionnel et revaloriser les personnels Education Nationale. Quelle place de la francophonie en relation avec cette décision scandaleuse du président MACRON d’augmentation injustifiée et discriminante des droits d’inscription des étudiants africains (3770 € au lieu 277 €) ? Le gouvernement va-t-il comme dans le système anglo-saxon, privatiser les universités françaises avec des droits d’inscription à 6000 € ?
D’une part, il va falloir que M. Pap N’DIAYE puisse affronter les vents contraires venant l’extérieur, dans ce contexte de droitisation grave de la vie politique, à laquelle le président MACRON porte une part importante de responsabilité. En dans le passé on connaît le lynchage, digne de «Strange Fruit», qui s'était abattu notamment Mme Rama YADE, Mme Christiane TAUBIRA et Mme Sibeth N’DIAYE. Dès que quelqu’un émerge parmi les racisés, les forces du Chaos s'abattent sur lui en raison d'une logique du Code de l’indigénat ; comme au temps de l’esclavage, un racisé ne serait pas légitime d'occuper la place qui lui revient. Il doit se contenter de rester une diversité alibi, un pot de fleurs pour mettre de la couleur dans le paysage politique.
D’autre part, et jusqu'ici, dans sa méthode de verticalité du pouvoir, la diversité telle que la conçoit le président MACRON est une «diversité alibi», pour mettre de la couleur par saupoudrage. Pour le président MACRON, qui n’est pas dans le faire, tout est communication. En effet, tous les députés noirs promus à l'assemblée (Joseph M’BAYE, Hervé BERVILLE, Laetitia AVIA, Patrice ANATO, Sira SYLLA) ont été bâillonnés, marginalisés, humiliés et vilipendés, sans avoir les moyens de leurs ambitions. Bref, la Macronie et ses élus issus de la diversité, c’est encore la célébration de l’esprit de la «Case de l’Oncle Tom».
En tout cas, je renouvelle mes vœux de plein succès à Pap N’DIAYE, un éminent universitaire réfléchi et pondéré, pouvant se révéler être un bon ministre l'éducation nationale. C’est aux actes que l’on jugera.

Indications bibliographiques
N’DIAYE (Pap) et autres, «Les Noirs de France : une invention utile ?», Esprit, n°335, juin 2007, pages 86-98 ;
N’DIAYE (Pap), «Pour une histoire des populations noires en France, préalables théoriques», Mouvement social, n°213, octobre-déc. 2005, pages 91-108 ;
N’DIAYE (Pap), DIAMOND (Andrew), Histoire de Chicago, Paris, Fayard, 2013, 450 pages ; ;

N’DIAYE (Pap), Du nylon et des bombes : du Pont de Nemours, le marché et l’Etat américain, 1900-1970, Paris, Belin, 2001, 390 pages ;
N’DIAYE (Pap), La condition noire : essai sur une minorité française, Paris, Calmann-Lévy, 2008, 440 pages ;
N’DIAYE (Pap), Les Noirs américains : en marche pour l’égalité, Paris, Gallimard, 2009, 159 pages ;
N’DIAYE (Pap), MADINIER (Louise), Le modèle Noir de Géricault à Matisse, la chronologie, Paris, Musée d’Orsay, 2019 95 pages ;
BOUYACOUB (Asma), L’enfant originel et original chez Violette Leduc et Marie N’Diaye, Université de Toulouse Mirail, Toulouse II, 2019, 418 pages ;
N’DIAYE (Marie), Rosie carpe, Paris, éditions de Minuit, 2001, 344 pages ;
N’DIAYE (Marie), Papa doit manger, Paris, éditions de Minuit, 2003, 96 pages ;

N’DIAYE (Marie), Trois femmes puissantes, Paris, Gallimard, 2009, 320 pages ;
LAZARUS (Jeanne), Les politiques l’argent, Paris, PUF, 2022, 288 pages.
Paris, le 20 mai 2022, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
«Pap N’DIAYE, Ministre de l’Education nationale de France» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 20:50
«Mme Élisabeth BORNE : Première ministre éphémère et de transition avant la cohabitation de juin 2022» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Tout ça pour ça ! Trois semaines pour un casting que l’on promettait original. «So Much Ado about Nothing» ou «Beaucoup de bruit pour rien» tel est le titre d'une pièce de William SHAKESPEARE (1564-1616). La montagne a donc accouché d'une souris. Je me félicite, qu'après l'expérience tentée, de mai 1991 à avril 1992, par François MITTERRAND, avec Mme Édith CRESSON, qu'une Femme soit nommée, 31 ans après, pour la deuxième fois Première ministre. Aucune femme n'a jamais été présidente aux Etats-Unis ou en France. On aime parler de la femme Ouighours, afghane ou des banlieues, mais la classe politique française, dure avec les racisés, reste encore très largement misogyne. C’est pour cela que je me sens solidaire avec toutes les Femmes du monde.

Cependant, et compte tenu de la dynamique enclenchée par la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale, NUPES, la Gauche a le vent en poupe et conserve encore de sérieuses chances de remporter les législatives des 12 et 19 juin 2022.

Une femme Première Ministre, mais pour quoi faire ?

Mme BORNE est née le 18 avril 1961 à Paris 15ème, de Joseph BORNE (1924-1972), un père un Juif d'origine russe et résistant et d'une mère normande, Marguerite LESCENE (1920-2015), pharmacienne du Calvados. Elle a été pupille de la Nation à 11 ans. Mariée de 1989 à  2008 avec d'Olivier ALLIX, un universitaire et ingénieur, ils ont eu un fils, Nathan ALLIX, né en 1995 et enseignant à Paris 2 Assas.

Venue de la Gauche réformiste, des cabinets ministériels Jacques LANG, Lionel JOSPIN et de Ségolène ROYAL, puis avec Bertrand DELANOE à Ville de Paris, Elisabeth BORNE a viré à Droite, va-t-elle inverser la vapeur ?

«Le peuple n'a pas prolongé le mandat qui s'achève. Le peuple a confié à un président nouveau un mandat nouveau» avait dit, le 7 mai 2022, le président MACRON, s’engageant à ce que son deuxième mandat ne pas uniquement la continuité du premier. En effet, le président MACRON avait dit qu'il donnera une autre tonalité à son deuxième mandat. Pinocchio avait bien un nez qui s'allonge à chaque fois qu'il mentait.

Mme Margaret THATCHER (1925-2013), première ultraconservatrice de Grande-Bretagne, n'a pas été un symbole de progrès humain. Mme Élisabeth BORNE est une femme terne, technocrate,8 polytechnicienne, peu charismatique, réservée, un peu revêche ou rigide. Travailleuse, surnommée «Burn Out», Mme BORNE écoute attentivement ses interlocuteurs, mais reste droite dans ses bottes ; elle ne dévie jamais de sa ligne. En effet, Mme BORNE, favorable à la retraite à 65 ans, a réalisé deux grandes réformes de casse sociale : la SNCF et l'assurance chômage avec la baisse des droits. Plusieurs fois ministre, Mme BORNE incarne la continuité d'un «Monde ancien», dans un pays divisé et fracturé par les forces du Chaos.

Finalement, Mme Élisabeth BORNE a été envoyée au casse-pipe, pour un contrat à durée déterminée, borné à 1 mois. Un vent de dégagisme commence à souffler, très fort. Bon courage Mme la Première ministre pour la fosse aux Lions !

Mobilisation de tous, notamment des racisés, pour un troisième tour des présidentielles, en vue d'une cohabitation de Gauche, avec la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale !

Paris, le 16 mai 2022, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 

 
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11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 18:16
«Voltaire (1694-1778), symbole du Siècle des Lumières, entre Liberté et Tolérance», par  Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
«La vie de Voltaire doit être l'histoire des progrès que les arts ont dû à son génie, du pouvoir qu'il a exercé sur les opinions de son siècle ; enfin de cette longue guerre contre les préjugés, déclarée, dès sa jeunesse, et soutenue jusqu'à ses derniers moments» écrit Nicolas de CONDORCET (1743-1794), biographe et éditeur de Voltaire, après sa mort. La modernité et l'actualité des écrits indépassable des écrits ne souffrent d'aucune contestation sérieuse. En effet, icône de l’engagement intellectuel, de la tolérance et de la liberté de pensée au XVIIIème siècle, Voltaire est l’un des plus importants chefs de file du Siècle des Lumières «En ces temps-là, il était un Roi qui s’appelait Voltaire. Son royaume n’avait ni commencement, ni fin. Il fut sacré Roi de l’esprit humain à la cour de Prusse par son frère Frédéric II, dans cette belle Allemagne où Goethe a dit «Après avoir enfanté Voltaire, la Nature se reposa». Ses ministres furent tous les grands hommes : Diderot, D’Alembert, Buffon, Turgot, Condorcet. Voltaire n’est pas mort, il reviendra»  écrit, en 1858, Arsène HOUSSAYE dans son «Roi Voltaire». En effet, Voltaire incarne, à lui tout seul, la défense des principes de liberté et de tolérance, tant mis à mal par notre époque troublée, marquée par le triomphe d’une démocratie ethnique, les mensonges, les dissimulations et les instrumentalisations.
Voltaire ou l’anagramme d’AROUET, «Le Jeune», de son vrai nom François-Marie AROUET, est né, officiellement, le 21 novembre 1694, à Paris. Très chétif, il est doté d’une énergie hors norme. «Je suis né, tué» écrira-t-il. François de CASTAGNERES dit abbé CHATEAUNEUF (1650-1703), que certains pensent être son vrai père, un homme instruit et brillant, sera son parrain, et lui récite les fables de Jean de la FONTAINE. Voltaire, mort le 30 mai 1778, à Paris, à 84 ans, un âge très avancé à l’époque, a été très prolifique dans sa production littéraire. Appartenant à une famille aisée dont les ancêtres sont originaires du Poitou son père, François II AROUET (1649-1722), est notaire et conseiller du Roi. Il est le 5ème enfant de Marie-Marguerite DAUMARD (1660-1701). Le jeune Voltaire fait ses études au Lycée Louis Le Grand, à Paris, dirigé à l’époque par les Jésuites. Voltaire sera inscrit, par la suite, à la faculté de droit de Paris. Son père lui trouve une place dans un cabinet d’avocats, mais il préfère devenir écrivain et fréquente les salons littéraires parisiens. «Voltaire était au-dessous de la taille des grands hommes, c’est-à-dire un peu au-dessus de la médiocre. Il était maigre d’un tempérament sec ; il avait la bile brûlée, le visage décharné, l’air spirituel et caustique, les yeux étincelants et malins : tout le feu que vous trouverez dans ses ouvrages» écrit Elie HAREL. En dépit de son physique disgracieux, Voltaire avait du succès auprès des femmes. Sa dernière compagne, à partir de 1745, jusqu’à la fin de sa vie, a été sa nièce Marie Louise MIGNOT, dite Mme DENIS (1712-1790), qui sera sa gouvernante et sa légataire universelle.
Voltaire est né dans une période sombre de l’histoire de France d’absolutisme royal et de montée de l’intolérance. Ainsi, les temps anciens sont marqués par la bigoterie et les persécutions des faibles. En effet, Louis XIII dit «Le Juste» (1601-1643), a été un prince orageux, faible et dévot : «L’Europe était couverte de bandes d’intolérants, tous demandant la liberté de conscience, tous la refusant dès qu’ils étaient les plus forts. Ici, et au nom de Dieu, on égorgeait les Calvinistes, les Luthériens, tous ceux qui, sous quelque bannière qu’ils marchent, au courage de dire qu’il était honteux au Pape de faire payer au peuple, un infâme trafic d’indulgences, son luxe et ses plaisirs, joignaient l’imbécilité de croire que le Pape était le persécuteur de l’Antéchrist», écrit Théophile DUVERNET. En effet, Louis XIV (1638-1715), dit «le Grand» ou «le Roi Soleil», une monarchie absolue, de 1661 à 1679, tente de faire liquider le protestantisme de son royaume. Le 18 octobre 1685, il révoque l’Edit de Nantes promulgué le 13 avril 1598 par Henri IV, par des conversions forcées au catholicisme ; il fallait l’abjuration ou l’exil. «Sous le règne de Louis XIV, on osait même à peine penser, même dans le secret d’un intime ; le joug de l’autorité pesait sur les esprits» écrit Jean Le Rond D’ALEMBERT (1717-1783). Pendant le règne de Louis XV (1710-1774) dit le «Bien-aimé», et donc la Régence, on emprisonna, on exila et tourmenta ceux qu’on méprise. En effet, quand le «Grand roi» ou Louis XIV, un belliciste, meurt, et dans la joie de la délivrance, dans celle de la paix assurée, éclate la fête de la Régence. «Révolte contre la tristesse bigote et le lourd despotisme du dernier règne ; étalage débrayé de cynisme, de scepticisme et de débauche ; fureur de jeu, d’amour, de luxe ; bouillonnement hardi d’esprit, de rire et de satire ; mais aussi avidité d’argent et fièvre de spéculation : il faut de l’argent pour le plaisir ; pas de grand nom qui ne trafique et n’agiote» écrit Georges LANSON, en 1906, dans son «Voltaire». C’est pendant cette période de relâchement, au XVIIIème, que la bourgeoisie, une classe montante, par sa puissance matérielle et politique, est en train de prendre le dessus sur la royauté et la noblesse en ripaille. C’est dans ce vide du pouvoir politique, que se développe une révolution des mentalités aboutissant à remettre en cause l'Ancien Régime au profit de valeurs nouvelles, comme l'individualisme, la tolérance, la liberté, la croyance au progrès, la séparation des pouvoirs, l'égalité des hommes et la souveraineté du peuple.
Poète, philosophe, historien, épistolier, conteur et dramaturge, menacé à cause de ses critiques de l’Eglise et de l’absolutisme royal, Voltaire a été emprisonné à deux reprises à la Bastille (11 mois entre 1717 et 1718 et 2 semaines en 1726). En effet, Voltaire fréquentait, à Sceaux, le château Louise-Bénédicte de BOURBON (1676-1753), duchesse du Maine, petite-fille du Grand Condé, une coterie littéraire qui complotait contre le duc Philippe d’Orléans, le régent. A sortie de prison, il prend le nom de Voltaire : «Ne t’étonne pas ma chère de changement de nom : j’ai été malheureux avec l’autre que je veux voir si celui-ci m’apportera du bonheur» écrit-il à sa fiancée Olympe DUNOYER, dite Pimpette (1692-1769). Entre 1726 et 1729, Voltaire s’exile en Angleterre où la liberté d’expression est plus grande qu’en France. Esprit critique, Voltaire est un admirateur de John LOCKE (1632-1704), notamment son «essai sur l’entendement humain» et ses développements sur la liberté et la tolérance. En juin 1734, Voltaire, après la condamnation des «Lettres anglaises», part se réfugier à la campagne, au château de Cirey-sur-Blaise (Haute-Marne, au Sud de Saint-Dizier), appartenant à Gabrielle Emilie Le TONNELIER de BRETEUIL, dite la marquise du CHATELET (1706-1749). Entre 1744 et 1755, esprit mobile et polygraphe, devenant courtisan, après la mort de la Marquise du CHATELET, il se met à fréquenter la cour des princes : «Ma destinée était de courir de roi en roi, bien que j’aimasse la liberté avec idolâtrie» dit-il. Après avoir été nommé historiographe du roi Louis XV dit «Le Bien-aimé» (1710-1774), il accepte l’invitation du roi de Prusse, Frédéric II (1712-1786), et s’installe pendant trois ans à Berlin. Frédéric II favorise le développement des sciences et des arts et prend l’avis des philosophes des Lumières. En 1758, Voltaire se retire à Ferney (département de l’Ain, région Auvergne-Rhône-Alpes), près de Genève, en Suisse : il peut alors écrire librement, il s’investit dans de nombreux combats contre l’injustice et l’intolérance, notamment l’affaire Jean CALAS.
Faisant l’éloge de l’imprimerie chinoise dans l’émergence de la liberté d’expression, déiste et admirateur de Confucius (551-479 avant JC), un sage et prophète, Voltaire est partisan d’un Dieu architecte et horloger. «Quiconque a écrit sur nos devoirs a bien écrit dans tous les pays du monde, parce qu’il n’a écrit qu’avec sa raison. Ils ont tous dit la même chose : Socrate et Épicure, Confucius et Cicéron, ont eu la même morale» écrit Voltaire, dans son «dictionnaire philosophique». En effet, Voltaire est un tenant d’un déisme tolérant, un sensualisme excluant tout matérialisme véritable, une référence constante au bon sens, à la vertu trouvée dans le cœur des hommes, pour gouverner sagement, un despotisme politique tranquille ou éclairé, et un intérêt particulier porté à l’éducation et à la culture. Ni apologie, ni diatribe, partisans et adversaires de Voltaire se sont affrontés à travers l’histoire littéraire de France. A tout le moins, on peut dire que Voltaire domine et incarne la XVIIIème siècle, par son génie et sa production littéraire prolifique : «Voltaire, c’est un siècle fait homme» écrit Alphonse de LAMARTINE (1790-1869). Voltaire est qualifié, parfois, de superficiel, railleur sans blesser, mondain ou volage, rancunier, polémiste, agitateur, audacieux et philosophe des Lumières. «Quelque merveilleux qu’ait été son esprit, Voltaire s’est montré en tout frivole pour qu’on doive le compter parmi les philosophes» écrit Edme NOURRISSON. En particulier, ses adversaires estiment que voulant briller, Voltaire ne dédaignait pas la lumière : «C’était un homme dévoré du besoin d’activité, du besoin de bruit, du besoin de gloire. Qu’on parlât de lui, sans cesse, partout infatigablement, c’était chez lui une soif inextinguible. C’était un homme qui a pour dix millions de gloire et qui en demande encore pour deux sous» écrit Emile FAGUET, académicien et critique littéraire. La majorité des critiques littéraires a fini par célébrer les éminentes qualités d’intellectuel de Voltaire,  reconnu pour être «le poète facile, léger et badin, l’écrivain spirituel alerte, beau rieur, le critique incisif, le polémiste infatigable, le penseur. Mais ce qu’il y a de meilleur et de plus grand en lui, c’est l’homme» écrit, en 1867, Edouard de POMPERY, dans «le vrai Voltaire : l’homme et le penseur». Voltaire, religieux à la façon de Socrate et Marc-Aurèle, déiste comme Denis DIDEROT (1713-1784), a su sonder le cœur et les aspirations profondes de la France du XVIIIème siècle, en y introduisant, avec d’autres idées, un concept novateur, celui de la Raison, prélude à la Révolution de 1789.
Eminent intellectuel du XVIIIème siècle, dénommé aussi Siècle des Lumières, Voltaire est l’un des grands propagateur d’idées nouvelles, principalement une immense soif de liberté. Après la chute de l’empire romain, «le Siècle des lumières mit un terme fatal aux anciennes constitutions, politiques et même religieuses de l’Europe. Tout l’édifice social ne subsistait en France que comme un vain simulacre : il s’écroula» écrit en 1821, François-Antoine-Joan MAZURE dans «la vie de Voltaire».  «Les libres penseurs se multiplièrent à sa voie dans toutes les classes de la société. Voltaire avait formé dans l’Europe entière une ligue dont il était l’âme et dont le cri de ralliement était raison et tolérance» écrit Nicolas de CONDORCET. En raison du grand développement intellectuel et culturel, les Lumières ont pour ambition d’éclairer les hommes en s’aidant de la Raison et des sciences. C’est une importante période de remise en question de l’ordre politique et les valeurs traditionnelles, notamment des religions révélées, en réclamant la liberté individuelle, l’égalité des droits, la liberté de pensée et de croyance. Aussi, Voltaire critique la monarchie absolu de droit divin et les privilèges excessifs des nobles et du clergé, et appelle à une société dans laquelle les hommes seraient libres et égaux. Cette «philosophie des lumières», ou «Enlightenment» en langue anglaise, «Aufklärung» en allemand, a pour ambition de sortir des ténèbres, de combattre l’ignorance et la superstition, en vue de guider vers la lumière, le plus grand nombre de personnes sur la manière de vivre heureux et de fonder une société juste.
La contribution littéraire de Voltaire, à travers sa philosophie, ses contes, ses poésies ou romans est riche et vaste. Ses œuvres principales sont, notamment en 1747,  «Zadig» un conte satirique, retraçant les mésaventures d’un jeune homme, victime d’injustice, qui fait l’expérience du monde, face aux dangers et à l’injustice de la société ; il est exposé à différentes mésaventures, de désespoir et de souffrance. En effet, Zadig entreprend son apprentissage dans un univers partagé entre le bien et le mal. Trahi par Sémire et Azora, déçu par l'amour, Zadig trouve refuge dans la Nature, qui est à l'image de Dieu. Remarqué par le roi d'Égypte Moabdar, il retourne dans le tourbillon du monde et devient Premier ministre. Séduit par la reine Astarté et menacé par la jalousie du roi, il fuit bientôt Babylone. C'est l'occasion pour lui d'un retour sur soi et d'une réflexion sur les caprices de la fatalité. A travers Candide, Voltaire s’insurge contre une justice royale expéditive et approximative qui broie les petites gens, épargne les grands, avec la bénédiction des curés. En effet, Zadig est accusé d’avoir volé un chien et un cheval de la Reine, sans aucune preuve tangible, en dehors du fait que ces animaux ont disparu. Il est condamné au fouet et à l’exil à vie. Mais c’est une justice cupide ne rechignant pas devant la corruption ou les flatteries. Cependant, ce conte a une morale, un idéal de Justice. Lorsque Zadig devient ministre du Roi, ses jugements ne sont non pas arbitraires ; ils sont fondés la Raison, tout idéal de justice à la base de la pensée des Lumières. L’influence de Voltaire, comme philosophe, peut se résumer d’un seul mot : «Il a refait l’éducation de l’esprit humain, en opposant le relatif à l’absolu, en substituant, dans tous les domaines de la philosophie, le point de vue critique au point de vue dogmatique» écrit, en 1908, Georges PELLISSIER dans son «Voltaire philosophe».
En 1749, Voltaire publie «Candide», un naïf, dans ce roman d'apprentissage, un jeune homme à la poursuite de sa chère Cunégonde, à travers une Europe dévastée, avec une verve satirique, permet à l’auteur de poursuivre une mission : lutter contre les abus de toute sorte, les superstitions, le fanatisme, les horreurs de la guerre. Au «meilleur des mondes possibles» proclamé par Pangloss, Voltaire oppose la conclusion de Candide, au terme de son initiation : «Il faut cultiver notre jardin». En effet, Candide est en particulier, un conte philosophique de dénonciation de la guerre. Au début, Voltaire présente la guerre, à travers les yeux de Candide, comme une parade, une fête. Puis dans un second temps, Voltaire expose la guerre dans toute sa laideur avec champ lexical de l'horreur : femmes égorgées, filles éventrées et des cervelles répandues sur la terre.
En 1763, Voltaire écrit un texte majeur, le «Traité sur la tolérance», une vigoureuse défense de  Jean CALAS (1698-1762), un marchand d’étoffes protestant de Toulouse accusé, en 1761, et exécuté le 10 mars 1762, pour avoir assassiné son fils, afin d’éviter qu’il ne se convertisse au christianisme. Voltaire invite à la tolérance entre les religions et dénonce le fanatisme religieux et les superstitions.
«Des souvenirs tels que Titus, Trajan, Marc-Aurèle, Henri IV, sont, sans doute de grands dons de la nature, mais un don plus grand encore est un vrai philosophe ; et sous ce titre, Voltaire est sans contredit, le plus beau présent ait encore fait aux Hommes» écrit en 1786, DUVERNET, dans «la vie de Voltaire». Voltaire est une immense gloire littéraire, dont l’importance historique a eu une influence considérable sur son époque, et nous interpelle encore, de nos jours, en début du XXIème siècle. En effet, Voltaire est un philosophe des Lumières et un écrivain engagé : il dénonce la guerre, il critique le roi et l’Eglise : il veut réformer les structures sociales et judiciaires de son époque : il combat l’injustice et l’intolérance religieuse, il défend la liberté de penser et d’expression. Il a joué un rôle important auprès des monarques éclairés, qui écoutaient ses avis. Ses écrits ont été un des phénomènes déclencheurs de la Révolution française de 1789.
Voltaire incarne, de nos jours, un puissant symbole de la lutte contre l’intolérance, le fanatisme religieux ou politique ainsi que l’arbitraire du pouvoir étatique. Aussi, pour examiner son héritage, à la lumière des préoccupations de notre temps, je m’en tiendrai, fort modestement, à deux thèmes qui nous interpellent encore : la Liberté et la tolérance. Ces deux sujets restent d’une grande actualité dans l’Histoire de notre siècle.
I – Voltaire, un partisan de la Liberté
«Plus les hommes sont éclairés, plus ils sont libres ; car il y a une nécessaire union des lumières et de la liberté» dit Voltaire. Voltaire, en libéral, a bien cerné la liberté et ses limites. Quelle est l’étendue, les risques mais aussi les abus possibles, de l’usage de la liberté ? Comment jouir des bienfaits de la liberté, tout en maitrisant ses inconvénients, notamment la calomnie ou les injures ?
Ecrivain prolifique, Voltaire est constamment harcelé par la censure et la répression. Aussi sous l’Ancien Régime, un pouvoir absolu voulant distinguer, le problème de la liberté de la presse est une question centrale de la lutte pour la conquête ou la conservation du pouvoir. Pragmatiques et rusés, les écrivains afin de survivre, dans ce monde hostile, avaient tendance à privilégier la flatterie. «Un homme a de la fausseté dans le cœur quand il s'est accoutumé à flatter et à se parer des sentiments qu'il n'a pas. Cette fausseté est pire que la dissimulation» écrit Voltaire en 1764, dans «Le dictionnaire philosophique». Voltaire a été audacieux, en avançant l’idée que les livres puissent devenir séditieux. L’esprit voltairien est «une arme dangereuse : de quelque côté qu’on la touche, on s’y blesse» écrit Arsène HOUSSAYE. En effet, Voltaire milite en faveur d’une confiance totale dans le monde des idées ou la République des lettres, soit un territoire sans police ni frontières et sans inégalités autres que celles des talents. N’importe qui pouvait s’y installer pour peu qu’il exerçât l’un des deux attributs de sa citoyenneté, à savoir l’écriture et la lecture. Aux écrivains de formuler des idées, aux lecteurs d’en apprécier le bien-fondé. «Je connais beaucoup de livres qui ont ennuyé ; je n’en connais point qui aient fait de mal réel» écrit-il dans son «Dictionnaire philosophique» tome 19, page 586. Seule la lecture sait exposer le paisible progrès : «Chaque citoyen peut parler par écrit à la nation, et chaque lecteur examine à loisir, et sans passion, ce que ce compatriote lui dit par la voie de la presse. Nos cercles peuvent quelquefois être tumultueux : ce n’est que dans le recueillement du cabinet qu’on peut bien juger» écrit Voltaire dans, «Questions sur les miracles», tome 25, page 419.
«Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion» écrit Voltaire. En farouche anticlérical, du temps où l’Eglise, le Tiers-Etat et la noblesse dominaient tout, Voltaire apparaît comme un héros des Lumières : «Si le christianisme a été une dégradation, s’il a fait l’homme pire qu’il n’était, Voltaire, en l’attaquant, a été un bienfaiteur de l’Humanité ; mais si c’est le contraire qui est vrai, le passage de Voltaire sur la terre chrétienne, a été une grande calamité» écrit ROYER-COLLARD. En effet, Voltaire a exposé la liberté de penser dans un monde encore largement dominé par les croyances religieuses : «La superstition est à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie, la fille très folle d'une mère très sage» ou encore «Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer» écrit-il.
«Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire» est une citation apocryphe attribuée à Voltaire. En fait, s’adressant le 6 février 1770, à l’abbé Le RICHE a écrit : «Monsieur l’abbé, je déteste ce que vous écrivez, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez continuer à écrire».  La défense de la liberté d’expression est une réaction contre le système de la monarchie du de droit divin, agissant selon son bon vouloir, sans se préoccuper des besoins du peuple. En défendant la liberté d’expression pour tous, Voltaire fait acte d’opposition à la suprématie du pouvoir royal. «J’écris pour agir» dit Voltaire. Un philosophe engagé est comme un homme politique, il doit descendre dans l’arène afin de défendre les valeurs auxquelles il croit. Il agit en écrivant. Par conséquent, les hommes ont tous le droit de s’exprimer librement et il faut pouvoir faire preuve de tolérance envers les autres même lorsque leur avis nous déplait. Envisager de supprimer cette liberté d’expression, par la censure ou l’intimidation, porterait atteinte à la dignité de l’Homme.
C’est quoi donc la liberté, après plusieurs siècles d’esclavage, de colonisation, d’indépendance dans la dépendance, de mauvaise répartition des richesses, mais aussi de forte concentration des grands groupes de presse aux mains des nantis ?
Au début du XXème siècle, les artistes afro-américains, du groupe culturel dit «Harlem Renaissance» (Langston HUGUES, Richard WRIGHT, James BALDWIN, Joséphine BAKER), fuyant la ségrégation raciale Etats-Unis, sont venus se réfugier à Paris, symbole de liberté et de création artistique. C’est également à Paris que, sous l’impulsion de Léopold Sédar SENGHOR, Aimé CESAIRE, qu’est née la Négritude. Alioune DIOP a choisi, en 1947, de créer dans la capitale française sa maison d’édition et sa revue, Présence africaine.
En raison de la revendication des peuples colonisés à l’aspiration de la liberté et de l’indépendance, mais aussi des guerres coloniales contre les mouvements de libération nationale, notamment en Indochine et en Algérie, la censure et la torture ont pris le pas sur le pas sur cet esprit de liberté et de tolérance. L’éditeur engagé et solidaire avec les racisés, François MASPERO (1932-2015), à coups de condamnations judicaires, a fini par fermer, fort injustement, boutique. Certains auteurs, comme Yambo OUOLOGUEM (1940-2017) ou Calixte BEYALA ont même été accusés, à tort de plagiat, et sont maintenant réhabilités.
Il fut un temps où sous Charles de GAULLE (1890-1970), pourtant chef de la France Libre, la devise était «l’ORTF, c’est la voie de la France». François MITTERRAND (1916-1996)), en 1981, a libéré les ondes et organisé une extraordinaire liberté de la presse. Cependant, la multiplicité n’est pas toujours synonyme de liberté. En effet, la presse est de nos jours, pourtant plurielle, est standardisée, répétitive, insipide et fortement concentrée aux mains de certains groupes financiers, avec des calomnies, à longueur de journée, contre les racisés. «Nous avons assisté depuis quelques années à une poussée d’intolérance et de haine, vraiment surprenante dans notre pays fait de bon sens et de générosité. Les passions politiques, surexcitées par certains journaux, qui prennent le masque de la liberté de la parole pour cacher la pire des tyrannies, celle de la conscience, se sont déchaînées contre une race, contre une minorité religieuse, dont a voulu faire un bouc-émissaire de nos épreuves» écrivait déjà, en 1900, Gaston BONET-MAURY.
Depuis la fin de la Guerre froide, un concept est galvaudé, celui du Monde dit «libre» accaparant les matières premières des pays du tiers-monde, et sous prétexte de combattre le terrorisme ou l’islam, organise des guerres locales, pour défendre, non pas la sécurité des autres, mais ses propres intérêts. Les Occidentaux ferment les yeux sur les régimes autoritaires et dictatoriaux notamment africains, dès l’instant que ceux-ci servent leurs intérêts.
Victimes d’un matraquage idéologique et médiatique, les pays du tiers-monde, n’ont pas pu, jusqu’ici, décolonisé l’information, restant ainsi sous le joug de l’esclavage mental. Par ailleurs, une presse nationale africaine, souvent superficielle, cultivant le sensationnel ou l’anecdotique, n’a pas encore pu prendre toute sa place dans cette guerre idéologique entre le Nord et le Sud, et éduquer le peuple.
C’est ici, l’occasion de mettre en valeur et louer l’initiative de M. Edwy PLENEL, patron d’un journal en ligne, Médiapart. Chaque abonné dispose d’un blog ; toutes les publications sont diffusées, sans aucune censure ou modération, dans le Club Médiapart. Toute opinion peut s'y exprimer, librement, y compris en désaccord avec la ligne éditoriale du journal Médiapart ; naturellement le respect des autres est fondamental. La devise de Médiapart est «on peut tout acheter, sauf notre journal». Cette grande liberté suppose la responsabilité de tous ; aussi, pendant la campagne des présidentielles de 2022, et en raison des abus constatés, les écrits des blogs, auparavant confondus avec les articles des journalistes professionnels de Médiapart, ont été relégués en arrière-plan. Chacun doit rester à sa place. Point d’usurpation de fonctions. Il n’en reste pas moins que cette initiative unique et audacieuse de Médiapart devrait encouragée, défendue et valorisée et étendue à d’autres organes de presse, d’autant plus que cette grande et extraordinaire liberté de la presse est un espace appréciable d’expression pour les racisés, devenus presque invisibles dans cette montée des forces du Chaos.
II – Voltaire, un adversaire du préjugé et un promoteur de la Tolérance
Voltaire, dans son humanisme, s’est illustré par sa lutte contre le fanatisme religieux et la persécution des innocents condamnés. «Voltaire a fait un travail remarquable – il s’est fait le défenseur d’une personne injustement condamnée Sans parler de tant de préjugés sombres qu’il a anéantis, cette défense obstinée d’une affaire qui semblait sans espoir représente un véritable exploit. Il a compris qu’un homme doit être avant tout humain. Ce qui est primordial, c’est la justice» écrit Volodymyr  KOROLENKO (1853-1921), un auteur humaniste ukrainien.
Voltaire s’est fait l’apôtre de la liberté religieuse, contre toute forme de fanatisme, dans l’affaire Jean CALAS, un fait divers sur fond de conflit religieux entre protestants et catholiques. Voltaire met sa plume au service de la justice pour demander sa réhabilitation. Avec une ironie mordante et un style inimitable, l'écrivain plaide pour le respect des croyances et l'esprit de tolérance. En effet, Jean CALAS (1698-1762), protestant, est soupçonné d’avoir assassiné son fils, Marc-Antoine, qui voulait se convertir au catholicisme. Il est condamné. Voltaire s’engage à obtenir la révision du procès en publiant, en 1763, son «Traité sur la tolérance». Voltaire a estimé que l’État devrait avoir une religion officielle, les autres devant seulement être tolérées. Il lutte cependant contre la persécution des mécréants et des croyants d’autres religions, à commencer par les protestants. En fait, le fils de Jean CALAS s’était suicidé. Calas fut condamné à mort et exécuté le 10 mars 1762. En avril 1762, Voltaire commence son action pour la révision du jugement. En 1765, grâce à ses efforts, Jean CALAS fut proclamé innocent à titre posthume et sa famille libérée des persécutions. «Vous me demandez pourquoi je m’intéresse si fort à ce Calas qu’on a roué :  c’est que je suis un homme» écrit-il en 1792 à Charles-Augustin de FERRIOL d’ARGENTAL (1700-1788).
«L’histoire de mes malheurs», relate que le chevalier François-Jean de la BARRE (1745-1766) et son ami Dominique Gaillard d’ETALLONDE (1748-1788) furent accusés d’avoir profané un crucifix et commis des actes impies et blasphématoires. Lors d’une perquisition, on trouva chez de la BARRE des livres licencieux, ainsi que «le Dictionnaire philosophique» de Voltaire. D’ETALLONDE s’enfuit, tandis que de la BARRE et un troisième accusé, MOISNEL, furent appréhendés. De la BARRE, bien qu’il n’eût été prouvé coupable que de blasphèmes, fut soumis à la «question extraordinaire» ou la torture ; il fut exécuté ; on lui coupa la tête et ensuite son corps fut jeté au bûcher. Voltaire essaya, sans succès, d’obtenir la réhabilitation de La BARRE, mais il parvint à arracher aux persécutions d’ETALLONDE, qui s'enfuit en Prusse, où il devint, en 1767, sous-lieutenant, grâce à l'intervention de Voltaire, auprès de Frédéric II. Il fut réhabilité par la Convention en 1793.
L’affaire Jean-Paul SIRVEN (1709-1777), un artisan et protestant de Castres avait également défrayé la chronique et provoqué l’intervention de Voltaire. Jean-Paul SIRVEN, est installé à Saint-Alby, près de Mazamet, avec son épouse Antoinette Légier et leurs trois filles, Anne, Elisabeth et Jeanne. Accusé d’avoir tué sa fille, Elisabeth, ayant disparu le 16 décembre 1761 et retrouvée morte le 4 janvier 1762, il est condamné à mort. Prévenu, il s’enfuit vers la Suisse et demande l’aide de Voltaire. Le 25 novembre 1771, la chambre criminelle de Toulouse réforme la sentence du 29 mars 1764 et restitue à Jean SIRVEN tous ses biens. «Il n’a fallu que deux heures pour condamner à mort cette vertueuse famille et il nous a fallu neuf ans pour lui rendre justice» dira Voltaire. Finalement, Voltaire, par la compassion et la défense des faibles, «en adoucissant les maux de quelques individus, sert en même l’humanité entière» écrit Nicolas de CONDORCET.
Les notions de tolérance et de liberté sont au cœur de la pensée philosophique de Voltaire qui s’est nourrie de diverses persécutions au cours des siècles, notamment contre les Juifs, Protestants, et des Catholiques après la Révolution. Tolérer c’est admettre chez l’autre une manière de penser ou d’agir différente de la sienne. C’est, par exemple, respecter la liberté d’autrui en matière de religion ou d’opinions politiques. Mais peut-on tout tolérer ?
Voltaire refuse la tolérance aux intolérants : «Si vous voulez qu’on tolère ici votre doctrine, commencez par n’être ni intolérants, ni intolérables» écrit-il «Traité sur la tolérance». Paradoxalement, Voltaire était athée et nourrissait une haine farouche à l'égard des religions, et plus particulièrement de l'Église catholique qu'il ne désignait jamais dans ses écrits que sous l'abrégé «l’Inf» ou  pour l'Infâme. Ses écrits abondent de dénonciations des abus du clergé. Voltaire, dans son indignation sélective, ne manquait jamais une occasion de dénoncer d'éventuels abus du clergé, mais se montrait indifférent à toutes les autres formes d'abus.
C’est dans le domaine de la tolérance que les thèses développées par Voltaire restent également d’une grande actualité, en raison de la forte poussée notamment des forces du Chaos en France, avec un racisme décomplexé à l’égard des Français issus de l’immigration. Par trois fois, le Rassemblement national, promoteur du racisme, est arrivé au deuxième tour des élections présidentielles (2002, 2017 et 2022). Sa progression constante, depuis 1974, menace gravement le bien-vivre ensemble.
Si la liberté de la presse doit être protégée, afin d’éviter les errements des années de GAULLE, une partie de la presse, sous prétexte de l’ironie, a choisi de cibler la communauté musulmane. L’ironie peut être parfois drôle, mais ce sont les mêmes qui sont ridiculisés, cela peut interpeler. Dieudonné et le groupe Black M. en savent quelque chose. En tout cas, pour certaines communautés, c’est l’intolérance zéro, le moindre écart, même sous forme humoristique, est sévèrement réprouvé et sanctionné.
Voltaire est un homme ambigu, et parfois plein de paradoxes. Prétentieux à souhait, riche, mondain, anticlérical et insolent, Voltaire a été décrit comme un libertin, dans un siècle aux mœurs corsetées et étriquées «frivole par nature et par système, il a fait l’éloge de la frivolité», écrit Alexandre VINET, dans son «histoire de la littérature française au XVIIIème siècle». Dans ses injonctions contradictoires, s’il a professé la tolérance, certains de ses écrits, en hiérarchisant les espèces humaines, sont manifestement à caractère raciste : «Il n'est permis qu'à un aveugle de douter que les Blancs, les nègres, les albinos, les Hottentots, les Chinois, les Américains ne soient des races entièrement différentes», écrit-il son «Essai sur les mœurs et l’esprit des nations». Dans un autre ouvrage, Voltaire, partisan de la théorie polygéniste, ne s’embrasse pas de détails : «s’il est clair pour tous que les poiriers, les sapins, les chênes, et les abricotiers ne viennent point d’un même arbre, il est tout aussi évident que les blancs barbus, les nègres portant laine, les jaunes portant crin et les hommes sans barbe ne viennent pas du même homme» écrit-il dans son «traité de métaphysique». Voltaire rajoute que les Blancs sont supérieurs aux Noirs : «comme les nègres le sont aux singes, et comme les singes le sont aux huîtres et aux autres animaux de cette espèce».
Dans un premier temps, cette théorie polygéniste donne l’occasion à Voltaire de légitimer l’esclavage. Suivant Voltaire, considérés, par nature inférieurs aux Blancs, les Noirs deviennent soumis et participent à leur servitude. Pour Voltaire, les Noirs participent d’ailleurs lucrativement à l’esclavage, puisqu’ils se vendent eux-mêmes : «celui qui se donne un maître était né pour en avoir» écrit-il. Par la suite, Voltaire rectifiera le tir, dans son «Candide», sera une condamnation, sans appel de l’esclavage. En effet, dans le chapitre 19, Candide demande à un Noir et esclave du Surinam, étendu par terre et vêtu seulement d’un caleçon, dont la jambe gauche et la main droite ont été amputées, que faisait-il là ? : «On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l'année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : «Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux ; tu as l'honneur d'être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par-là la fortune de ton père et de ta mère». Hélas ! je ne sais pas si j'ai fait leur fortune, mais ils n'ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous ; les fétiches hollandais qui m'ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germain. Or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user avec ses parents d'une manière plus horrible» lui répond l’esclave du Surinam.
Antisémite, sexiste et homophobe, Voltaire, s’il était encore vivant, serait un «Charlie» en raison de ses critiques féroces contre Mahomet, qualifié de «monstre», «imposteur», «barbare», «Arabe insolent», «brigand», «traître», «fourbe», «cruel», ne serait qu’un «novateur obscur, un vil séditieux» ; il ajoute : «Et de tous les tyrans c'est le plus criminel», écrit-il dans «le fanatisme ou Mahomet, le prophète, tragédie».
Voltaire revient, dans son livre, «le Siècle de Louis XIV» estimant que l’l’Histoire n’est pas seulement destinée qu’à flatter les grands hommes ; les faits passés doivent éclairer la conduite de chacune, en vue de la construction d’un avenir juste et fraternel. De notre temps, avec la montée des forces du Chaos en France, dès qu’on réclame l’égalité, aussitôt après des forces obscures, craignant pour leurs privilèges, vous qualifient de «communautariste», de «wokiste» ou «d’islamo-gauchiste». La meilleure défense, c’est l’attaque. En revanche, dans leur grande intolérance, assumée et revendiquée à l’encontre des racisés, ils seraient censés de représenter «la vraie France», avec son histoire de mille ans. De nos jours, les racisés sont devenus comme jadis les Protestants et les Juifs de France. Et pourtant, dans une société devenue multiculturelle, l’histoire de notre temps est celle du défi d’une société apaisée, en vue d’un bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel.
Il est curieux de constater que Voltaire, défenseur des Protestants, quand il est venu s’installer, à partir de 1755 en Suisse romande, entre Pragins, Genève et Lausanne, pays de Jean CALVIN (1509-1564), théologien de la Réforme, ayant proclamé la tolérance religieuse depuis 1760, certains Suisses étaient réticents de son séjour dans leur pays. Combattant de l’intolérance a donc été victime, une fois de plus, de l’intolérance. «Voltaire se faisaient d’ardents ennemis, ses adversaires multiplièrent leurs efforts pour le nuire. Ses ennemis ne manquaient pas de l’entourer d’intrigues et d’embarras de tous genres» écrit Jean GABEREL dans «Voltaire et les Genevois». A l’époque, les Catholiques ne pouvaient pas acquérir un bien immobilier en Suisse, Voltaire a dû recourir à des intermédiaires. Pour les Suisses, Voltaire confondrait le christianisme au fanatisme «Si Voltaire est grand, suivant son cœur, il travaille à la cause de l’humanité, il s’abaisse singulièrement lorsqu’il veut, par les efforts de son esprit, détruire les principes»  écrit Jean GABEREL. Aussi une partie de la presse et des philosophes suisses se mirent à harceler Voltaire. Il a été contraint, par la suite, de résider à Ferney.
Le 11 février 1778, Voltaire quitte Ferney construit à partir de 1758, pour venir s’installer à Paris chez le Marquis de la VILLETTE, devenue 27 quai Voltaire à Paris 7ème. «J’arrive mort, et je ne veux ressusciter que pour me jeter aux genoux de Mme La Marquise du Deffand» écrit-il. Le 26 mai 1778, il apprend que Thomas-Arthur de LALLY-TOLLENDAL (1702-1766), un militaire et haut fonctionnaire, condamné et exécuté injustement «pour avoir trahi les intérêts du Roi» (défaite de la guerre de 7 ans), qu’il avait défendu, a été réhabilité. Voltaire faisait grande usage du café, mais ce qui provoquait de graves insomnies, il prit à la place de l’opium. Gravement malade, il parlait difficilement et ne semblait plus rien entendre. Il a refusé au curé de Saint-Sulpice, l’abbé Louis GAUTIER (1746-1818), de se confesser, et suivant la légende, Voltaire lui dira : «Au nom de Dieu ne me parlez plus de cet homme (le Christ)» cité par Théophile DUVERNET. La grande ambition de Voltaire fut de vouloir guérir ses contemporains de la rage de la persécution des autres. Cependant, Voltaire, dans ses écrits, faisait transparaître son athéisme : «C’est un malheur et un crime, de n’avoir point de religion :  c’est une folie de s’en vanter. Mais le comble de la démence, c’est de répandre l’irréligion par ses discours et par ses écrits», écrit Jean-Jacques ROUSSEAU, dans une lettre à D’ALEMBERT.  Pourtant, à la fin de sa vie, Voltaire est resté serein «Je meurs en adorant Dieu, en aimant mes amis, en ne haïssant pas mes ennemis et détestant la superstition» disait-il.
Finalement, Voltaire meurt, à Paris ; le 30 mai 1778, vers 23 heures, à 83 ans, 6 mois et 19 jours, comme il a vécu : «De tous les auteurs que l’irréligion a produit dans le monde, aucun ne peut se vanter d’avoir poussé l’impiété à un plus haut degré que Voltaire» écrit Elie HAREL. Le corps de Voltaire, est transporté par son neveu, l’abbé Vincent MIGNOT (1725-1791), à l’abbaye de Sellières, à Romilly-sur-Seine, dans l’Aube ; il est inscrit sur son cercueil : «Il vengea Calas, La Barre, Sirven et Mont-Bailly. Poète, philosophe, historien, il fait prendre grand essor à l’esprit humain ; il nous a préparé à devenir libres». Même mort et ne craignant donc plus de persécution, pourtant l’évêque de Troyes, l’abbé Claude-Mathias-Joseph de BARRAL (1714-1803), envoya une défense d’enterrer Voltaire, mais lorsque ses ordres arrivèrent, la cérémonie funéraire était déjà achevée. Défense est faite aux journaux, comme à l’Académie française, Voltaire étant membre de cette institution depuis le 2 mai 1746, de faire état de sa disparition. Cependant, Frédéric II, d’Allemagne, fait dire une messe. Catherine II, de Russie, achète toute une bibliothèque et fait construire, un château à l’image de celui de Ferney «Voilà l’homme à qui je dois tout ce que je sais et tout ce que je suis» dira-t-elle. Jean-François DUCIS (1733-1816), dramaturge et poète, élu au fauteuil 33, en 1778, à la réception le 4 mars 1779, fera tout de même l’éloge de Voltaire : «Il est des grands hommes à qui l’on succède, et que personne ne remplace. Leurs titres sont un héritage qui peut appartenir à tout le monde ; leurs talents, qui ont étonné l’univers, ne sont qu’à eux. C’est à la suite des siècles, seule, à remplir le vide immense qu’ils ont laissé. Il se livra donc aux lettres avec cette impétuosité que lui donnaient son génie, son caractère et son âge. En vain l’intérêt, la fortune, le pouvoir même le plus absolu s’unirent pour le détourner de sa route. M. de Voltaire était dans cet âge heureux où tout ce qui est grand frappe puissamment l’imagination, où la passion de la gloire ne mesure rien et franchit tout, où le génie comme la valeur s’absout de sa témérité par ses succès» dit-il. 
On lisait des pancartes : «Si l’homme est créé libre, il doit se gouverner. Si l’homme a des tyrans, il doit les détrôner». Une partie du corps de Voltaire ne transférée que le 11 juillet 1791, treize ans, après sa mort, au Panthéon, inauguré le 4 avril 1791, pour recevoir les «Grands Hommes». Lors de l’exhumation du corps pour être transféré à Paris, on trouva un cadavre décharné, desséché, mais entier. Il est inscrit sur son caveau au Panthéon : «Pète, historien, philosophe, il a agrandi l’esprit humain et lui a appris qu’il devait être libre». Au Panthéon, Voltaire est face de Jean-Jacques ROUSSEAU, son ennemi. Voltaire et ROUSSEAU sont deux génies, au Siècle des Lumières, une haine destructrice les oppose. De la Gauche radicale, rêveur solitaire, estimant que l’homme bon à l’état de nature, est corrompu par la société, ROUSSEAU préconise la démocratie et l'égalité de tous devant la loi, grâce à un contrat social placé sous l'égide du «peuple souverain». En revanche, Voltaire est un partisan de la monarchie éclairée, du raffinement aristocratique, ami des privilégiés et des souverains, il préconise le libéralisme. Voltaire accuse ROUSSEAU d’avoir abandonné ses cinq enfants se déchaîne contre lui, avec une ironie féroce, à la publication de son discours sur l’inégalité : «J’ai reçu, Monsieur, votre nouveau livre contre le genre humain ; je vous en remercie ; vous plairez aux hommes à qui vous dites leurs vérités, et que vous ne les corrigerez pas. Vous peignez avec des couleurs bien vraies de la société humaines dont l’ignorance et la faiblesse se promettent tant de douceurs. On n’a jamais employé tant d’esprit à vouloir nous rendre Bêtes. Il prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage» écrit-il le 30 août 1755. En réponse à cette attaque, Jean-Jacques ROUSSEAU prit de la hauteur «Les injures de votre ennemi sont le cortège de votre gloire» dit-il.
Au Panthéon, il manque le cœur Voltaire, resté, un certain temps, au château de Ferney. «Son esprit est partout, son cœur est partout» dit le Marquis de la VILLETTE. En effet, à la mort de Voltaire, son ami, le Marquis Charles de la VILLETTE (1736-1793), ordonne d’extraire son cœur et rachète son château, pour l’y conserver et y restera jusqu’en 1785. Le château de Ferney étant été vendu, par la suite, le 16 décembre 1864, le cœur de Voltaire après différentes péripéties en 1924, 2010 et 2016, placé d’abord au département des Monnaies et Médailles, sera exposé, dans le salon d’honneur, à l’ancienne Bibliothèque nationale de France au 58 de la rue Richelieu, Paris 2ème, et sera placé, ainsi que le cerveau, dans le socle d’une statue du sculpteur, Jean-Antoine HOUDON (1741-1828), une statue exécutée en 1781, sur commande de Catherine II de Russie,(1796-1762).
En définitive, toute la moralité de l’action humaine a pour contrôle son utilité, la poursuite du Bien souverain. «Je suis un homme et rien de ce qui touche les hommes ne m’est étranger» disait Chrémès, un personnage d’une comédie latine de TERENCE (190-159 avant J-C). De sa souveraine et lumineuse clarté d’esprit, Voltaire en a fait une puissante arme pour combattre les ténèbres, au service de la grandeur de l’âme humaine. «Voltaire n’a pas tout vu ce qu’il a fait, mais il a fait tout ce que nous voyons» écrit Nicolas de CONDORCET. De son vivant, Voltaire sera écrasé, injurié, calomnié et persécuté, parce que toute sa contribution littéraire, en réaction à certains privilèges, tendait à défendre la liberté, la justice, la tolérance et l’humanité. «Après sa mort, Voltaire est encore plus consolateur et bienfaisant, comme il le fut pendant sa vie» écrit Edouard de POMPERY.
Bibliographie très sélective
1 – Ouvrages de Voltaire
Voltaire, Candide ou l’optimisme, Paris, Gallimard, Folio, 2015, 272 pages ;
Voltaire, Dictionnaire philosophique, rédacteur en chef Alain Pons, Paris, Gallimard, 2015, 560 pages ;
Voltaire, Essai sur les mœurs et l’esprit des nations, Paris, Treuttel et Würtz, tome I, 1835, 516 pages, tome II, 486 pages ;
Voltaire, Le fanatisme ou Mahomet le prophète : tragédie, Amsterdam, Jacques Desbordes, 1741, 112  pages ;
Voltaire, Le Siècle de Louis XIV, notes du Marquis de La Beaumelle, Paris, 1753, Vol I, 288 pages ;
Voltaire, Mémoires à servir à l’histoire de M. Voltaire, Amsterdam, Vol I, 1785, 263 pages ;
Voltaire, Nouvelles considérations sur l’histoire, Paris, 1744 nouvelle édition chez Gallimard, 1957, spéc pages 44-49 ;
Voltaire, Traité de métaphysique, Paris, Antoine-Augustin Renouard, 1784, 596 pages ;
Voltaire, Traité sur la tolérance, enrichi par Jacques Van Den Heuvel, postface de Philippe Sollers, Paris, Gallimard, 2016, 160 pages ;
Voltaire, Zadig ou la destinée, Paris, Gallimard, Folio, 2015, 176 pages.
2 – Critiques de Voltaire
AL-BAZAZ (Farès), Tolérance religieuse chez les hommes de lettres du XVIIIème siècle, différence, interférence archaïsme, thèse sous la direction de Jean-Jacques Tatin-Gourier, Université François Rabelais de Tours, 29 juin 2011, 218 pages ;
BOISDEFFRE (Pierre, de), «Voltaire 78»,  Revue des Deux-Mondes, août 1978, pages 268-282 et II, pages 551-561 ;
BONET-MAURY (Gaston), Histoire de la liberté de conscience en France depuis l’Edit de Nantes jusqu’à juillet 1870, Paris, Félix Alcan, 1900, 263 pages ;
CHAMPION (Edme), Voltaire : études critiques, Paris, Ernest Flammarion, 1893, 273 pages ;
CONDORCET (Nicolas, de), La vie de Voltaire, Paris, Garnier, 1787, 463 pages ;
DESNOIRESTERRES (Gustave, Le Brisoys), Voltaire et la société française au XVIIIème siècle, Paris, Didier, 1867-1876, Vol I, la jeunesse de Voltaire 492 pages et Vol II, Voltaire et Frédéric, 519 pages Voltaire et Jean-Jacques Rousseau, 516 pages ;
DUVERNET (Théophile, Imarigeon), La vie de Voltaire, Genève, 1786,  252 pages ;
FAGUET (Emile), Voltaire, Lecène Oudin, 1895, 237 pages ;
GABEREL (Jean), Voltaire et les Genevois, Paris, Joel Cherbuliez, 2ème édition, 1857, 172 pages ;
GALLO (Max), J’écris pour agir : La vie de Voltaire, Paris, Fayard, 2008, 257 pages ;
HAREL (Elie), Voltaire : Recueil particularités curieuses de sa vie et de sa mort, Paris, Jean Joseph Goetschy, 1781, 141 pages ;
HOUSSAYE (Arsène), Roi Voltaire, sa jeunesse, sa cour, ses ministres son peuple, ses conquêtes, sa mort, son Dieu, sa dynastie, Paris, Michèle Lévy, 1858, 226 pages ;
LANSON (Gustave), Voltaire, Paris, Hachette, 1906, 221 pages ;
LEBROCQUY (Guillaume), Voltaire peint par lui-même, Bruxelles, Comptoir universel d’imprimerie et de librairie, Paris, C. Dillay, 1868, 120 pages ;
LONGCHAMP, WAGNIERE, Mémoires de Voltaire et sur ses ouvrages, Paris, Imprimerie de Lebel, 1826, vol I, 515 pages vol II, 542 pages ;
MAYNARD (Michel, Ulysse), Voltaire, sa vie et ses oeuvres, Paris, Ambroise Bray, 1867, tome I, 500, tome II, 642 pages ;
MAZURE (François-Antoine-Joan), La vie de Voltaire, Paris, Alexis Emery, 1821, 345 pages ;
MILZA (Pierre), Voltaire, Paris, Perrin, 2007, 894 pages ;
NOEL (Eugène), Voltaire, sa vie, ses œuvres, sa lutte contre Rousseau, Paris, Maurice Dreyfous, 1878, 364 pages ;
NOURRISSON (Jean-Félix), Voltaire et le Voltairianisme, Paris, Lethielleux, 1896, 670 pages ;
PELLISSIER (Georges), Voltaire philosophe, Paris, Armand Colin, 1908, 304  pages ;
PIETRI (Gaston), De Voltaire à la liberté religieuse. De la tolérance à la vraie liberté, Paris, Salvator, 2012, 177 pages ;
POMPERY (Edouard, de), La vie de Voltaire. L’homme et son œuvre, Paris, Dentu, 1878, 277 pages ;
POMPERY (Edouard, de), Le vrai Voltaire : l’homme et le penseur, Paris, Agence générale de librairie, 1867, pages ;
PUJOL (Stéphane), Voltaire, entre la légende et l’histoire, Paris, Association pour la diffusion de la pensée française, 1994, 85 pages ;
RENARD (Georges, François), Vie de Voltaire, Paris, Charavay Frères, 1883,  256 pages ;
VINET (Alexandre), Histoire de la littérature au XVIIIème siècle, Paris, Chez les éditeurs, 1853, tome II, 378 pages, spéc sur Voltaire pages 1-130.
Paris, le 10 mai 2022, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
«Voltaire (1694-1778), symbole du Siècle des Lumières, entre Liberté et Tolérance», par  Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 18:18
«Législatives : Abrogation de la Loi sur le Séparatisme, le Code de l’Indigénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Je reviendrai sur chacune des propositions de «La Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale» ou N.U.P.E.S. Jadis, la Gauche, et comme en réponse à la poussée des Ligues factieuses en 1934, avait doublement réagi pour défendre la République, d’abord au Front populaire en 1936, puis au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, dans un contexte de chômage de masse, par le programme des Jours Heureux. De notre temps, les valeurs républicaines sont, de nouveau, gravement menacées, par une forte progression des forces du Chaos, et une convergence ou une collusion des esprits confusionnistes, soi-disant réformistes, mais qui sont ralliés aux idées dominantes de l’ultra-libéralisme.
L’accord du 4 mai 2022, négocié au siège de la France insoumise avec les Socialistes, dénommé «La Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale» ou N.U.P.E.S., créé une dynamique de la victoire aux législatives, en vue d'une cohabitation de Gauche.  Le philosophe italien, Antonio GRAMSCI (1891-1937), dans ses «Cahiers de prison» (voir mon article), avait théorisé le concept de «l'hégémonie culturelle» suivant lequel, la conquête du pouvoir présuppose celle de l'opinion publique. La politique se joue autant dans les esprits que dans les luttes sociales ou les urnes. Edwy PLENEL, patron de Médiapart, se réjouit de ces dynamiques positives, rassembleuses qui ne seraient pas dans les querelles de chapelles. «La responsabilité pour les gens de Gauche, c’est de passer de petites différences, pour aller à l’essentiel. Le piège est tendu, si les Gauches ne sont pas au rendez-vous du rassemblement, de ce moment historique. Au fond, le temps presse ; c’est un moment grave, toutes ces menaces qui pèsent sur la démocratie française, qui est immensément fragile. S’il n’y a pas ce sursaut, cette dynamique, l’extrême-droite sera au pouvoir» dit M. Edwy PLENEL.
Militant du bien-vivre ensemble,  deux propositions tendent vers l’abrogation d’un Code de l’Indigénat qui ne dit pas son nom. La Gauche, d’une manière générale, s’engage pour la défense de la République laïque et universaliste, la protection de la liberté́ de conscience et d’expression, une action résolue contre le racisme, l’antisémitisme et toute forme de discrimination et le combat contre les communautarismes et l’usage politique des religions.
En particulier, la Gauche s’engage pour l’abrogation de la loi du 24 août 2021 sur le séparatisme et sécurité globale portant atteinte à nos libertés individuelles, et initiatrice, en elle, une logique ségrégationniste ; en ne visant les Français issus de l’immigration, cette loi sur le séparatisme, légitimant la poussée des idées d’extrême-droite en France, rétablit, en fait, sans le dire, le Code de l’Indigénat, comme au vieux bon temps colonial ou esclavagiste. En effet, le président MACRON s’est empressé de célébrer les 200 ans de la mort de Napoléon. On réclamera l’amnistie d’un militant, Franco, qui a été condamné, pour avoir tagué une statue de Jean-Baptiste Colbert, le promoteur du Code noir.
L’Islam est devenue la deuxième religion de France et pourtant, les lieux de culte pour les musulmans manquent terriblement dans ce pays. A chaque vendredi ou fête musulmane, les fidèles se bousculent ou doivent une deuxième ou troisième fournée, pour pouvoir prier. Pendant, des mairies en France, arrosent à coup de millions de subventions des associations intégristes d’une autre religion ; tant pis si c’est une entorse grave au principe de laïcité. Le plus grave, les autorités gouvernementales ne souhaitent pas aux Musulmans une bonne fête de l’Aïd. Quand certains parlent de «laïcité», un concept très noble pour le bien-vivre ensemble, c’est souvent pour le dévoyer de son sens, pour en faire une arme de guerre contre les racisés.
La nième réforme du Code des étrangers par le président MACRON a allongé considérablement les délais de rétention passant de 45 à 90 jours. Par ailleurs, le président a augmenter déraisonnablement et de façon discriminante, les droits d’inscription des étudiants africains, passant de 277 € à 377 €. A abroger, sans délai ! La crise ukrainienne, montre au grand jour, ce Code de l’Indigénat : les réfugiés ukrainiens sont accueillis à bras ouverts et une aide financière, tandis que ceux du tiers-monde, dont parfois, les pays ont été ravagés, sont sous les ponts et livrés à la drogue.
Le plus grave dans tout cela, tous les demandes de rendez-vous en vue de renouveler les titres de séjour des personnes en situation régulière, sont dématérialisés, et les sites des préfectures fonctionnent. Il faut s’acharner, jour et nuit, pour obtenir un rd, et même quand le titre de séjour est prêt, c’est la croix et la bannière, pour le retire. Par conséquent, dans son Code de l’indigénat qui ne dit pas son nom, le président MACRON fabrique, artificiellement, des sans-papiers. En effet, pendant ces longs délais d’attente du renouvellement du titre du séjour, la CAF suspend les aides, l’intéressé ne peut pas voyager, avoir un travail ou effectuer certaines opérations bancaires.
Par ailleurs, ce Code de l’indigénat, remonte à loin, par des circulaires qu’il faudrait traquer et abroger. C’est ainsi que sous François HOLLANDE, encore lui, avec son projet de loi sur la déchéance de nationalité, que les étrangers, travaillant en France, ont perdu leur CAF et parts fiscales, si leurs enfants ne résident pas en France. En cas de décès, les banques mettent des obstacles injustifiés pour les héritiers récupèrent les avoirs du de cujus, ne parlons même pas de la pension de réversion, l’assurance retraite fait le mort ; c’est le cas de le dire. Je rappelle que François HOLLANDE avait annulé le concert de Black M, et n’avait pas honoré sa promesse du droit de vote des étrangers, alors que pour la première fois, la Gauche était majoritaire, à l’Assemblée nationale, mais surtout au Sénat.
Les Français issus de l’immigration, sont devenus des Indigènes de la République ; ils sont parqués dans certaines zones qualifiées de «système d’Apartheid» par Manuel VALLS. Il est grand temps de favoriser la mixité sociale, par un accès à la propriété, en raison aux logements sociaux qu’aux plus démunis.
Par ailleurs, dans ces zones de relégation où s’applique le Code de l’indigénat, les jeunes racisés sont soumis aux contrôles d’identité de faciès et parfois aux violences policières, masquées sous forme de légitime défense. L’affaire Michel ZECLER a été édifiante, les policiers ripoux avaient déjà préparé un faux rapport de légitime défense. C’est l’occasion de réaffirmer que la République, c’est l’égalité de tous devant la justice. 113 jeunes ont été étouffés à mort par les forces de l’ordre, dont notamment Bouna et Zied, ainsi que l’affaire emblématique d’Adama TRAORE. On ne lâchera rien ! Justice, ici et maintenant !
Dans ce Code de l’indigénat, avec une grave hiérarchisation de la valeur des vie, 53 personnes d’origine africaine, dans les années 80 ont péri dans des incendies de squat, à Paris. Aucune enquête criminelle sérieuse n’a été engagée contre les propriétés de ces biens immobiliers, qui n’ont pas hésité, à chaque fois, d’utiliser le bidon d’essence, comme technique d’expulsion de ces logements. Là aussi, on réclame Justice !
Je rappelle aussi que Français issus de l’immigration, quand ils se marient à l’étranger, ont toutes les peines du monde à obtenir le regroupement familial ou à faire transcrire l’état civil de leurs enfants nés à l’étranger. Les Britanniques sortis de l’Union européennes, comme d’ailleurs maintenant les Ukrainiens, ont tout de suite les papiers qu’il faut, et certains même viennent avec leurs animaux domestiques.
Ici l’occasion d’insister sur notre opposition ferme contre ces guerres locales  injustes et fondamentalement inefficaces, qui ont toute échoué, que les Occidentaux imposent aux pays du tiers-monde. Actuellement, la Russie, et à juste titre, est considérée comme un pays agresseur contre l’Ukraine. Mais qu’en est-il des agresseurs contre la Libye, l’Irak et l’Afghanistan ? Comment les jihadistes de Libye sont-ils venus au Mali ? Pour quel résultat ? Plus de 70 après le déclenchement de la guerre en Ukraine, avec ses 6 millions de réfugiés, ces milliards en armement, maintenant, tous redoutent le déclenchement d’une troisième guerre mondiale.
Un grand marqueur du Code de l’indigénat, cette indépendance, dans la dépendance. Depuis 1960, l’Afrique et les Africains, en raison de ses matières premières, c’est la chose du grand capital français. Tous les présidents français, y M. MACRON, s’étaient engagés à abolir la Françafrique, ce système de colonisation, transformant les pays africains en provinces françaises. Sitôt élus, ils ont été les promoteurs de régimes monarchiques et dynastiques ; cela développe un grave sentiment antifrançais en Afrique et fait progresser la Chine et la Russie en Afrique. La France, en raison de la communauté de langue (abolir la hausse des droits d’inscription des étudiants africains) et d’histoire, a encore sa place en Afrique, à condition de respecter les Africains. Les jeunes avaient dit à Montpellier au président MACRON, la Françafrique est devenue comme une «marmite sale» et qu’il fallait la récurer.
Pour mettre fin au Code de l’Indigénat, il faudrait mieux intégrer les Français issus de l’immigration, discriminés, calomniés et ostracisés. Il faudrait qu’ils soient, non pas des citoyens de seconde zone, mais des Français à part entière. Par conséquent, j’insiste particulièrement une vieille réclamation, que j’avais soumise à Mme Anne HIDALGO : Maison d’Afrique. Le Musée de l’Immigration, à Paris, pour être rebaptisé et réorienté dans ce sens. Le rôle de cette Maison d’Afrique serait, en s’inspirant des communautés juive et asiatique en France, en vue de l’apprentissage du bien-vivre ensemble, bien s’intégrer, accéder au pouvoir économique, culturel et politique, s’enrichir mutuellement. La double appartenance est une chance, comme l’a montré, tout récemment, Mohamed M’Bougar SARR, Prix Goncourt 2021.
Il faudrait réformer, très sérieusement, l’Institut du Monde Arabe, mais aussi la Fondation de l’esclavage dont la mission n’est pas seulement que de parler des routes de l’esclavage ou du marronage, mais de lutter contre l’esclavage mental, pour un réel devoir de mémoire. A ce titre, il faudrait ouvrir les archives coloniales (Camp de Thiaroye, Sétif 8 mai 1945, massacres à Madagascar en 1947, Algériens jetés à la Seine, torture pendant la guerre d’Algérie, etc.).
Les ultramarins, en grève depuis plusieurs mois, ont voté au premier tour, massivement à Gauche et au deuxième tour, en protestation pour Marine LE MEN. Ils feront le bon choix aux législatives. Dans le cadre de Code de l’indigénat, au lieu d’écouter et d’entendre leurs doléances, le président MACRON, comme il sait le faire avec les Gilets jaunes et les personnels hospitaliers et qui a failli supprimer les congés bonifiés, a envoyé les gendarmes, la matraque, et a radié les non-vaccinés. De très longue date, les ultramarins estiment que les biens sont confisqués par les Békés, ils n’ont pas le droit à un environnement sain (algues, eau potable) et ils exigent la continuité territoriale ainsi que le travail, notamment pour les jeunes.
Tout cela ne sera possible, si la Gauche gagnait largement aux législatives des 12 et 19 juin 2022 pour dérouler son programme. A chaque fois qu’on réclame l’égalité réelle, la justice et la fraternité, il y des forces obscures, qui ne viennent pas seulement que de l’extrême-droite ; pour eux, les antiracistes ne seraient que les partisans du Wokisme, du communautarisme ou des islamo-gauchistes. Naturellement, une bonne partie des Socialistes dit réformistes qui critiquent violemment M. Olivier FAURE, Premier secrétaire du Parti socialiste, ne défendent pas le progrès social ou l’égalité réelle, mais leurs propres avantages personnels ; ils s’étaient partagés les postes de députés, depuis longtemps. Mais voilà, leurs calculs sont tombés à l’eau et patatras ! Qu’ils ailleurs à la République en Marche, devenue Renaissance !
Et le président MACRON va vous dire, «maintenant que vous m’avez réélu, donnez-moi une majorité», mais pourquoi donc faire ? Continuer à appliquer et renforcer votre Code de l’Indigénat ?
Bien des racisés avaient voté massivement pour la Gauche, amplifiez ce mouvement aux législatives de juin 2022, pour une cohabitation de Gauche. Ça a bien marché avec Lionel JOSPIN.
Paris, le 7 mai 2022, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Législatives : Abrogation de la Loi sur le Séparatisme, le Code de l’Indigénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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