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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 18:39
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20 avril 2021 2 20 /04 /avril /2021 16:31
Décès de Idriss DEBY ITNO (1952-2021) président du Tchad, aussitôt remplacé par son fils et une junte militaire veillant sur les intérêts des compagnies pétrolières» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Idriss DEBY, président du Tchad depuis le 4 décembre 1990, est mort, à 69 ans, le mardi 20 avril 2021, officiellement, des suites de blessures reçues lors d'affrontements avec des rebelles, dans le  Nord du pays. Cependant, cette version d’un dictateur depuis plus de 30 ans, et autoproclamé maréchal à ses 60 ans, mort en héros les armes à la main, est fortement contestée. En toute vraisemblance, et d’après certains renseignements recueillis, le maréchal aurait été tué par son cousin et garde du corps, à la suite d’un différend politico-familial. En effet, depuis le 4 mai 2018, le poste de premier ministre, occupé par Albert Pahimi PADACKE de 2016 à 2018, a été supprimé. Aussi, le maréchal DEBY est devenu à la fois chef d’Etat et de gouvernement. Au cours d’une opération militaire contre un candidat qui s’était présentielle du 11 avril 2021, la tante de M. Idriss DEBY a été tuée ; cela a suscité une vive émotion dans la famille. Son cousin et garde du corps aurait abattu le président Idriss DEBY. Une tragédie rappelant les précédents d’Anouar EL SADATE (1918-1981) et Mme Indira GANDHI (1917-1984), assassinés par leurs gardes du corps. Le président Idriss DEBY venait d’être réélu, le 11 avril 2021, à 79,32% et M. Albert Pahimi PADACKE est arrivé en deuxième position, avec 10,32%.
En tout cas, ce qui est sûr, c’est la mort du maréchal Idriss DEBY.  «La France perd un ami précieux et courageux, et reste fermement attachée à l'intégrité territoriale du Tchad» dit un communiqué du gouvernement français. Immédiatement après cette mort, un Conseil militaire de transition (C.M.T.) a été mis en place, probablement par la Françafrique. En effet, le fils du défunt président, le général Mahamat Idriss DEBY (37 ans), a pris le pouvoir au Tchad. Une Charte nationale de transition sera promulguée à la place de la Constitution, laquelle est suspendue. En matière de transition militaire, tout ce qui est censé être «provisoire» est en fait définitif. Le nouvel homme fort du Tchad, Mahamat Idriss DEBY dirige depuis sept ans la Direction générale de service de sécurité des institutions de l'Etat (DGSSIE), le corps d'élite des forces armées de ce pays d'Afrique centrale.
En raison de la mort de Idriss DEBY, la France perd son plus solide allié dans la sous-région. «Il était le symbole d’un système qui s’effrite, la cooptation des dirigeants africains par Paris, menacée par la disparition progressive des dinosaures. Idriss DEBY, un militaire de carrière, formé en France et proche de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (Services secrets français) tenait le pays d’une main de fer. Les Français, pour qui les exigences de sécurité et de stabilité dans la région, l’emportent sur toutes les autres, ont fermé les yeux sur ses débordements autoritaires, sa corruption et son népotisme» écrit Mme Isabelle LASSERRE dans le Figaro. En effet, Idriss DEBY était arrivé au pouvoir, avec l'appui des Français, en 1990, son pays, dans la bande d'Aouzou, regorgeant de pétrole. Pièce maîtresse du dispositif de la Françafrique, Idrissa DEBY avait modifié la Constitution et pouvait se faire réélire indéfiniment. Mais en matière d'éternité, aucun homme ne peut s'en emparer. Il avait pris le pouvoir par les armes, Idriss DEBY a également péri par les armes.
Le «Lac Tchad» ou suivant le Kanembou, «Tshadu», signifiant «grande étendue d’eau»,  était auparavant recouvert par une vaste étendue lacustre, comme un immense marécage probablement recouvert dans les temps anciens par la mer. Sa capitale coloniale appelée Fort-Lamy, en référence à François LAMY (1858-1900), conquérant de ce pays en 1900, s’appelle depuis 1973 N’Djaména, «Nous nous sommes reposés» en arabe. Le Tchad est limité au Nord par la Libye, à l’Est par le Soudan, au Sud par la République centrafricaine, et à l’Ouest par le Cameroun, le Nigéria et le Niger. Etat enclavé, le Tchad, vaste de 1 284 000 km2, le 5ème plus vaste territoire africain, faisant deux fois la superficie de la France, est un pays sous-peuplé, en principe laïc. Territoire d’une grande diversité de sa population (12,49 millions d’habitants), une mosaïque ethnique inextricable (110 langues, 11 principaux groupes ethniques, les Sara, les Arabes et Berbères, les Peuls), d’un climat désertique, sahélien et soudanais, le Tchad est peuplé de Musulmans (53,9%, au Nord), de Chrétiens (24,5%) et d’Animistes (7,4%).
Pays aux frontières incertaines, héritées de la colonisation, le Tchad a vu l’affrontement sur son territoire entre Français, Anglais et Allemands. Le commandant Jean-Baptiste MARCHAND (1863-1934) a été évincé, un certain temps, par l’Anglais, Horatio Herbert KITCHENER dit Lord KITCHENER (1850-1956), lors de l’épisode de Fachoda, entre 1898 et 1899. L’opposition entre Rabih Fadlallah dit Rabah (1842-1900) et Mohamed Es-Sanoussi, fondateur de Ndélé est restée légendaire. La France a mis  20 ans (1894 à 1916), pour conquérir le Tchad. En effet, il y avait des royaumes traditionnels, notamment les chefferies peules, les Lamidats, rattachés au Kanem-Bornou, au Baguirmi et au Ouaddaï. Rabah, venu du Soudan, en 1893, s’est emparé du royaume du Bornou (Nigéria) et a établi sa capitale à Dikoa ; il annexa le Kanem. M’Bang GAOUARENG a dû s’enfuir, pour sauver sa vie. Le 22 avril 1900, le commandant François-Joseph-Amédée LAMY et le capitaine Léon Edmond de COINTET (1870-1948), ont abattu Rabah. Le Mahdi, grand Muhammad AL-SANOUSSI, résistera aux Français, de 1900 à 1913, dans le Nord du Tchad.
Le colonisateur français avait sa politique, face à cette diversité ethnique, sa politique a été «diviser, pour mieux régner» et avait instauré une politique conforme à ses intérêts nationaux, «le Tchad utile» avec une vaste production de coton, à partir de 1924, pour son industrie naissante. Mais cette culture de l’exportation provoquera des famines et une révolte en 1952, matée dans le sang.
Le Tchad, depuis 61 ans, n’a pas connu de stabilité et de démocratie. Il n’y a jamais eu entre Tchadiens de débat, de Justice ou de Réconciliation ; seules les armes ont droit à la parole ; la seule issue pour la minorité ou les vaincus, c’est le silence, la prison, l’exil ou la mort. Il est grand temps que les Africains parlent aux Africains. En effet, l’indépendance, le 11 août 1960, le Tchad disposait une très faible scolarité, notamment dans le Nord, en dépit de la prétention «d’une mission de civilisation". Aussi, ce sont les Sudistes qui ont pris le pouvoir, avec quelques strapontins pour les Nordistes. François TOMBALBAYE, le premier président du Tchad indépendant, s’est séparé de François LISETTE, un antillais, fondateur du Parti Progressiste Tchadien, section  du Rassemblement démographique africain. En 1963, une révolte des Nordistes a été durement réprimée. En 1966, le Front de Libération Nationale du Tchad, avait tenté de récupérer la révolte des paysans Moubis. En 1979, la guerre civile s’est généralisée. En effet, François NGarta TOMBALBAYE (1918-1975) avait été évincé du pouvoir à la suite d'un coup d'Etat où il avait perdu la vie, le 2 avril 1975. 52 chefs d'Etat ou de gouvernements africains ont été liquidés par la Françafrique. François TOMBALBAYE avait fait emprisonner Félix MALLOUM (1932-2009), chef d'état-major de l'armée qui a fini par prendre le pouvoir. Félix MALLOUM a été évincé du pouvoir, en 1979, meurt le 12 juin 2009 à Neuilly-sur-Seine, en France. Goukouni OUEDDEI (1944-2019) avait formé un gouvernement d’union nationale n’ayant survécu que de 1980 à 1982. En effet, Hissène HABRE (né en 1942), réfugié maintenant au Sénégal et emprisonné, avait enlevé, pendant plus de 1000 jours, une Française, Mme Françoise CLAUSTRE (1937-2006), archéologue du CNRS. Hissène HABRE, de l’ethnie Toubou, premier ministre du Tchad du 28 août 1978 au 29 mars 1979, un ancien rebelle, a été président du Tchad de 1982 à 1990. Idriss DEBY, bras droit de Hissène HABRE, est resté au pouvoir de 1990 jusqu’au 20 avril 2021, date sa mort et de son remplacement par son fils.
Jusqu’ici, l’analyse de la Françafrique consiste à nous faire croire que le conflit tchadien se résumerait entre Nordistes et Sudistes, entre Musulmans et Chrétiens ou animistes, entre partisans de l’ordre et rebelles ou terroristes. En fait, ces combats ne concernent nullement le contrôle de la production du coton, mais il s’agit de questions bassement matérielles. En effet, il a été découvert au Nord du Tchad, depuis les années 1970, d’importants gisements de pétrole dans ce pays, avec maintenant une capacité d’exportation de 172 000 barils par jour, un juteux gâteau que se partagent 30 compagnies étrangères. Un oléoduc, dans ce pays enclavé, de 1070 km, passant par le Cameroun et aboutissant à la ville de Kribi, a été installé. Or, l’instabilité gouvernementale ou la rébellion peuvent menacer ces colossaux intérêts financiers, profitant peu aux populations.
La disparition de Idriss DEBY comporte, pour les intérêts des Occidentaux et des compagnies pétrolières, d'importantes conséquences dans la sous-région. Auparavant la Françafrique, pour défendre ses intérêts évoquait la menace libyenne. Maintenant que Mouammar KHADAFI (1942-2011) a été probablement liquidé par Nicolas SARKOZY, la menace pour les puissances pétrolières, c'est toute velléité des tchadiens à retrouver la souveraineté sur leurs ressources pétrolières et surtout instaurer une vraie démocratie, un gros mot pour le grand capital. Idriss DEBY est le seul président africain à avoir reçu Marine LE PEN lors de la campagne des présidentielles de 2017.
Le Tchad est investi dans diverses interventions militaires en Afrique aux côtés de la France notamment au Mali, dans le Sahel et en République centrafricaine. Au Mali, la révolte populaire du 5 juin 2020 a été confisquée par la junte militaire. En Côte-d’Ivoire et en Guinée, les régimes ont survécu à un troisième mandat.
Le jeune Mahamat DEBY prend le pouvoir au Tchad, au lendemain d'une incursion des rebelles du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (FACT), un groupe armé basé en Libye voisine. C’est éternel recommencement de l’Histoire : la violence et des régimes fantoches.
Une affaire à suivre attentivement, dans un contexte de poussée du nationalisme africain, 61 ans après les indépendances.
Paris le 20 avril 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
«Décès de Idriss DEBY ITNO (1952-2021) président du Tchad, aussitôt remplacé par son fils et une junte militaire» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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20 avril 2021 2 20 /04 /avril /2021 16:30
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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 16:31
«Vers une candidature commune de la Gauche aux présidentielles de 2022 autour de Mme Anne HIDALGO ?» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
En vue des présidentielles de 2022, il bruisse de partout, à Gauche, comme à Droite, des candidatures. On avait connu le 21 avril 2002, et tout le monde avait dit deux choses : «Plus jamais ça !», et il faudrait «faire la politique autrement». Les abstentionnistes, la mort dans l’âme, jurant de tous les Dieux, ils ne se feront plus avoir, face aux menaces pesant sur la République.
Dans ce paysage politique morcelé, certains défaitistes se disaient que pour la Gauche, aux présidentielles de 2022, ce serait «plié» d'avance. Dans le camp de la Macronie, on se rassure avec des sondages, une photographie de l’instant, mais les données politiques sont en train de changer, dramatiquement, pour eux. «Qui rira bien, rira le dernier», dit-on. Par conséquent, c'est trop vite aller en besogne, méconnaître la force tranquille et la grande détermination de Mme Anne HIDALGO, une femme visionnaire, rassembleuse et solide comme un roc. En effet, Mme Anne HIDALGO sait ce qu'elle veut, ce qu’elle fait, et aussi où est-ce qu'elle va.
Le président Emmanuel MACRON, élu en 2017, sur un Front Républicain et un slogan plein de dissimulations nous disait que le socle de sa politique c’est «Ni de Gauche, Ni de Droite» ; en réalité, la Macronie maintenant lepénisée, a viré à Droite et même l’extrême-droite. Dans la lutte contre cette pandémie, une sorte de «guerre» engagée contre un tueur invisible, le président MACRON avait même annoncé «une société d’après», une réouverture des restaurants le 20 janvier 2021, puis maintenant en mai 2021 : «Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent» dit un diction. «Si le Macronisme est un peu énigmatique, cela s'explique. Pendant un temps, il y a eu le discours sur le Nouveau monde qui allait supplanter l'Ancien monde et puis la désillusion, la chimère s'est évanouie. Maintenant ce qui frappe c'est qu'Emmanuel Macron n'est pas inscrit dans l'Histoire, il est le produit d'un moment. Au fond sous le Macronisme, on trouve toujours Macron puisqu'il s'agit d'une aventure, d'un destin purement individuel» écrit avec brio, l’ancien premier ministre, Lionel JOSPIN.
Jupiter, du haut de son Olympe, avait, un certain temps, fait illusion, en déstabilisant les forces de Gauche et tous les partis politiques traditionnels. Les flagorneurs avaient même prévu un recentrage de la vie politique, Gauche-Droite, ce serait des concepts dépassés.
Et puis patatras, les révoltes des «Gilets Jaunes», des retraités et des personnels soignants ont été mâtées, férocement, avec des éborgnés. L'épisode de Alexandre BENALLA, venu tabasser des grévistes, à la Place de la Contrescarpe, à Paris, le 1er mai 2019, et la nomination d'un préfet ultra-répressif, Didier LALLEMANT, en remplacement du grand républicain et professionnel, M. Michel DELPUECH, ont mis en lumière, les pratiques détestables de la Macronie. En fait, Jupiter est descendu de son piédestal ; ce n'était que le président des riches, prêt à tout, dans ses réformes fondamentalement injustes, à se maintenir au pouvoir.
Cependant, et à la veille des municipales de 2020, dans un contexte de pandémie, d'une Gauche émiettée et déprimée, Mme Anne HIDALGO, ayant franchi, allègrement, le périphérique, a entrepris de rassembler, à travers toute la France, les forces de progrès. Ces municipales de juin 2020, avec de nouvelles villes conquises (Marseille, Bordeaux) et une éclatante victoire à Paris, ont redonné l'espoir et l'espérance. La donne, avec une Renaissance de la Gauche plurielle, a donc considérablement changé la donne, dans ce paysage politique où la Macronie voulait mener la République dans le camp de la honte du déshonneur.
Depuis quelques temps, des boules puantes sont lancées contre Mme Anne HIDALGO ou ses amis, mais cela ne trompe personne. Ces tirs groupés à l'encontre de Mme Anne HIDALGO, devenue de facto, la patronne de la Gauche sociale et écologiques, cela inquiète naturellement la Macronie. En effet, dans ses calculs mesquins et diaboliques, et comme si les municipales n'ont jamais eu lieu, tablant sur une prétendue «mort» de la Gauche fragmentée, le président MACRON a décidé, en accord avec lui-même, que les présidentielles de 2022 auront lieu, au 2ème tour, entre lui et l'héritière de cette entreprise familiale. Aussi, Jupiter, se prenant pour Napoléon, a rétabli le Code de l'indigénat, avec sa loi sur le séparatisme, droitisant ainsi plus que jamais le débat politique en France. Par ailleurs, il n'a échappé à personne que notre pays, en raison d'une gestion calamiteuse de la pandémie, nos gouvernants ayant choisi de privilégier l'économie au détriment de la santé, a dépassé les 100 000 morts. Mais l’empathie, ce n’est pas la qualité première du président MACRON, ce monstre froid de la finance.
Erreur tragique du président MACRON, dans son «Et en même temps», incapable de décider ou dégager des lignes claires et cohérentes, pour qui tout est communication, qui s'est gravement fourvoyé dans sa stratégie politique ! En effet, cette attitude de mépris et de diatribe, à l'encontre de Mme Anne HIDALGO, s'est révélée désastreuse pour la Macronie aux municipales de 2020. Si l'on dénigre constamment Mme Anne HIDALGO, cela veut qu'elle est au centre du jeu politique, et cela inquiète, plus que jamais, la Macronie. «Qu'on parle de moi, en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi !» disait fort justement, Léon ZITRONE (1914-1995).
Tout paraissait incertain dans cette bataille des présidentielles, et voila que se dessine, pour la Gauche, une espérance de rassemblement. En effet, en dépit des bleus et des blessures, Mme Anne HIDALGO, une femme debout, à qui on voulait assigner à son milieu, a survécu, haut la main, de tous les coups de griffes qu'on lui avait infligée, fort injustement et va engager la reconstruction de la Gauche plurielle : «La Gauche aujourd'hui est minoritaire en France, mais elle a toujours été minoritaire dans son histoire. En réalité, elle est la force, et peut-être la seule, si Emmanuel Macron continue d'aspirer la force qui se situe à droite et chez les Républicains, susceptible d'empêcher la répétition du tête à tête Emmanuel Macron - Marine Le Pen, dont ils disent ne pas vouloir. Les seuls moment où la Gauche a gagné c'est lorsqu'elle s'est rassemblée» écrit Lionel JOSPIN.
On disait que ce n'était pas possible l'unité de la Gauche, et Mme Anne HIDALGO est en train de créer une dynamique pour la victoire. Le vent tourne, et dans le bon sens ! Certes, M. Jean-Luc MELENCHON un ancien socialiste, est déjà en campagne ; mais l’on se retrouvera, ensemble au 2ème tour. D’autres Socialistes qui avaient rejoint la Macronie, ou l'ont déjà quitté, observent encore là où le balancier va tourner. «Ce n'est pas la girouette qui tourne, mais c'est le vent» disait le président Edgar FAURE (1908-1988), un radical de gauche. Pour ces Socialistes égarés chez la Macronie, un président des riches, je reprendrai à mon compte ce slogan de Martin Luther KING : «Il n'est pas trop tard de faire ce qui est juste». A ces anciens camarades, marginalisés et humiliés au profit des Sarkozystes et des Juppéistes, nous leur souhaitons : «Bienvenue à la «Grande Maison !» qui vient de célébrer son centenaire. On en a vu d’autres crises qui ont été surmontées.
En définitive, tenace, visionnaire, stratège et rassembleuse, dans le calme et la sérénité, Mme Anne HIDALGO est en train de faire un travail remarquable, pour faire gagner la Gauche aux régionales des 20 et 27 juin 2021, une étape cruciale, et être, par la suite, la première Femme à remporter les présidentielles en France en 2022.
Pour l’instant, aux habitants du 20ème arrondissement, et en vue de cette législative partielle de la 15ème circonscription, des 30 mai et 6 juin 2021, n'oubliez pas d'aller voter pour Mme Lamia EL AARAJE.
Paris le 18 avril 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 16:30
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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 22:30
«Assane SECK (1919-2012), universitaire, nationaliste, diplomate, homme d’Etat et de culture» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
Assane SECK «symbolisait le Sénégal dans son unité et dans sa diversité. L’homme d’Etat remarquable qui, toute sa vie durant, a été un modèle d’engagement et de désintéressement, au service de sa région, de son pays et de l’Afrique. Ce militant des premières heures de l’émancipation et du développement du Sénégal incarnait le Sénégal dans son unité et sa diversité. Il symbolisait l’Afrique dans sa sagesse et son espérance» dit le président Macky SALL.
Educateur, ancien Tirailleur sénégalais, nationaliste, militant socialiste et homme d’Etat sénégalais Assane SECK a connu la plus longue et particulièrement riche carrière politique de 17 ans, en ayant été successivement ministre des Affaires culturelles (juin 1966-juin 1968), de l’Education nationale (juin 1968-mars 1973), des Affaires étrangères (mars 1973 - mars 1978), de la Culture (mars 1978-mars 1981) et de l’Equipement (juillet 1981-mars 1983). Assane SECK a été assimilé à un arbre emblématique du Sénégal : le baobab, «cet arbre majestueux qui a lui seul réuni toutes les vertus de la nature. Cet arbre dont la longévité et la robustesse symbolise la sagesse et la pérennité. L’arbre, au tronc ventru et au bois mou gorgé d’eau que l’on appelle pour cela “arbre bouteille“. Généralement très massif, mythique, sobre mais si impressionnant. Vous avez deviné qu’il s’agit du Baobab ! Assane Seck avait non seulement l’allure caractéristique du Baobab mais également toutes ses qualités» écrit Mme Annette SECK.
Le professeur Assane SECK a laissé derrière lui, une importante production intellectuelle, dont ses mémoires constituant un pan de l’histoire du Sénégal, et intitulés : «Sénégal, émergence d’une démocratie moderne (1945-2005)». Ecrivain et auteur de cinq ouvrages, ses premiers travaux concernent la Casamance, mais aussi en tant que géographe, Assane SECK s’est attelé au phénomène des grandes villes, dont Dakar.
On l’oublie souvent, Assane SECK, outre ses fonctions ministérielles, est avant tout un homme de culture. Président de la Société africaine de culture jusqu’à sa mort, une structure fondée par Alioune DIOP (1910-1980), à la base du Festival mondial des arts nègres de 1966 et de divers congrès. Si Assane SECK a été un prestigieux ministre de la culture, le Musée dynamique et l’université des Mutants, dans leur dimension élitiste n’ont pas bien été compris par les Sénégalais. Cependant, la Biennale de Dakar a survécu de cette politique senghorienne de la culture. Il restera surtout dans la mémoire des Sénégalais, que Assane SECK, avait joué, en 1940, dans une pièce historique de Fodéba KEITA (1921-1969), le rôle de «Bigolo», un surnom de Djinabeu (Djignabo) ou encore BADJI Bassène, à William Ponty. En effet, la légende de Bigolo, dans sa résistance contre le colonisateur, commençant à tomber dans l’oubli, fut ressuscitée, entretenue et amplifiée, par les élèves casamançais, dont Assane SECK, à William Ponty. Dans l’histoire de Bigolo, il y a un fait qui fait consensus. Jusqu’à la fin du XIXème siècle, la Casamance, abritée par d’épaisses forêts et isolée au milieu de lacs et fleuves, avait échappé à la domination coloniale. Les Français, convoitant notamment le bois casamançais ou d’autres produits, dans une atmosphère de méfiance et d’hostilité de la population, ont fait appel à des intermédiaires, des traitants, souvent étrangers ou venus d’autres régions du Sénégal.
Cependant, le capitaine LAUQUE, appuyé par 250 Tirailleurs sénégalais et un canon, a engagé une expédition du 24 octobre 1905 au 25 juin 1906. Aussi, l’oppression coloniale se mit en marche contre les autorités traditionnelles, notamment les féticheurs, révoltées contre la levée des impôts. C’est dans ces circonstances que Bigolo, ou Ahan-Boekin, a été tué à Séléki (commune rurale d’Enampore, arrondissement de Nyassia), dans des circonstances non encore élucidées.
Pour les Français, en bivouac, le 17 mai 1906 leur camp est attaqué, de nuit, par des guerriers Diola. Le tirailleur de faction lance deux sommations et finit par tirer. «Au petit matin, des villageois se présentent pour demander d’enlever le corps de leurs soldats tués la nuit ; ils apprirent, par la suite, que la victime, Djignabo était un grand féticheur de Séléki» écrit Philippe MEGUELLE. Suivant la tradition orale, Djignabo, surpris par les sommations d’un tirailleur, dont il ne comprenait pas la langue, Djignabo tenta de s’enfuir, mais une balle lui traversa le corps ; il s’écroula à côté d’un point d’eau. Suivant une autre version, il ne serait que blessé, lorsque ses parents vinrent le récupérer, il serait mort dans la concession  d’un de ses cousins à Séléki. Dans leur propagande les colons affirment que, dès la mort de Djignabo, la pacification de la Casamance aurait commencé.
Cette thèse accidentelle de la mort de Djignabo a été contestée : «Djignabo était l’âme de la résistance parmi les Séléki» écrit Christian ROCHE. En effet, le sacrifice de Djignabo aurait réveillé la résistance casamançaise. Un point acquis est que la légende de Djignabo, le résistant, a survécu dans la mémoire des populations. Dès sa tendre enfance, Bigolo se distingua par son courage et sa force physique, qui firent de lui un champion de lutte. Aussi, ses amis le surnommèrent «Egnab», c’est-à-dire l’éléphant en Diola, qui par déformation deviendra Djignabo. Dans ce mythe devenu tenace, les soldats français sont qualifiés «d’envahisseurs», Bigolo est devenu un porte-drapeau de la résistance «A Séléka, il se rapprocha du bivouac avec ses hommes, pour exécuter une attaque surprise, le 17 mai 1906. Tous les habitants de Séléka et leurs alliés furent mobilisés par le tam-tam de guerre pour se préparer à la lutte ; l’objectif étant de chasser les Français hors de leurs territoires» écrit Moustapha KEBE.
En définitive, Assane SECK est «un artiste, un comédien qui sait fasciner, un danseur, un acteur qui sait jouer les rôles du chef sage, du guerrier et du tribun» écrit Abdoulaye Racine SENGHOR. Il aura donc contribué à populariser l’image d’un Bigolo résistant. Un lycée, depuis 1964, porte le nom de Djignabo, à Ziguinchor. SEMBENE Ousmane (1923-2007), né à Marsassoum, dans son film «Emitaï», en 1971, a fait revivre le personnage de «Bigolo». Emitaï, dans la cosmogonie Diola, est un Dieu suprême, ayant fabriqué la vie en même temps que la mort, qui reste en l’état virtuel ou latent, tant que l’Homme ne l’a pas provoquée, notamment par l’action d’un sorcier. Bigolo aurait-il recherché la mort, en se posant en martyr ?
Assane SECK a été Ministre des Affaires étrangères à un moment clé de l’histoire du Sénégal. Après la période de glaciation, le poste de premier ministre a été rétabli, Mamadou DIA allait être libéré en 1974 et le multipartisme limité instauré. Cependant, sur la scène internationale, la Guerre froide était encore de rigueur, le Sénégal avait toujours son remuant voisin, Ahmed Sékou TOURE (1922-1984), l’Apartheid en vigueur et certains pays africains, dont la Guinée-Bissau, la Namibie, l’Angola et le Mozambique, étaient encore sous le joug colonial. Somme toute, le professeur Assane SECK aura contribué, de façon décisive, à renforcer la bonne image et le prestige du Sénégal. Cependant, la politique étrangère du président SENGHOR, arrimé à la Françafrique, n’était pas exempte de toute critique, notamment dans la tiédeur de son soutien aux mouvements de libération nationale.
Assane SECK est né le 1 er février 1919 dans le village d’Inor à Sédhiou, son père y est un traitant.  Assane SECK a été élevé et grandi en Casamance, son fief politique, une région par excellence de la diversité où vivent les Baînounk, les Diola, Manjack, Mancagne, Balante, Mandingue, Peul et Ouolof «La Casamance, malgré son enclavement entre trois pays étrangers, est la région la plus cosmopolite du Sénégal» écrit Assane SECK. Il a des grands-parents maternels, des ancêtres Lébous du Cap-Vert et de Guet-N’Dar, ayant des attaches familiales chez les Sérères Niominka et en Basse Casamance. Il était prédestiné à «unir la mer et les sources de la savane et de la forêt» écrit Fadel DIA. En effet, son grand-père paternel, Alassane SECK, et sa grand-mère, Diodio N’DIAYE, sont nés à Rufisque. Leur fils, Ibrahima SECK, né en 1873, part pour la Casamance en 1905, avec son demi-frère, Assane SECK (homonyme du Ministre) pour s’installer à Adéane. Sa mère, Adam SARR, est  issue d’un père Sérère Niominka, originaire de Dionewar, et d’une mère casamançaise, Yandé DIATTA.
«A Marsassoum, je fus confié à un traitant Lébou ; j’y ai subi l’initiation par la circoncision» écrit-il dans ses mémoires. Comme tout enfant sénégalais, le jeune Assane est d’abord inscrit l’école coranique. Assane a effectué ses études de base en Casamance, entre 1930 et 1941. Il fréquente, par la suite, l’école française de son village, Marsassoum, puis l’école d’Adéane : «En 1930, mon demi-frère, Alassane (Maguette), devenu enseignant, me fit venir à Adéane» écrit-il. Meilleur élève du cercle de Ziguinchor, Assane est envoyé comme boursier à l’école régionale du chef-lieu. Sa promotion est presque exclusivement masculine ; il n’y a que quatre filles, dont deux Européennes, filles d’administrateurs. Au bout de deux années très studieuses (1933-1935), Asssane passe le Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE).  Il suivra après ses études à Saint-Louis de 1935 à 1938, à l’école primaire supérieure Blanchot. Assane SECK est admis à l’école normale William Ponty de 1938 à 1941. A William Ponty, transférée de Gorée à Sébikhotane, les élèves portent un uniforme ; ils le conservent quand ils partent en vacances, et cela leur donne un certain prestige, pour ne pas dire un prestige certain. Le régime est de trois ans d’études. A l’issue de la première année, une sélection est opérée pour orienter les élèves dans l’une des trois sections existantes : enseignement, médecine et administration. La médecine est très demandée (avec les vétérinaires, elle constitue le tiers de l’effectif d’une promotion) et réservée à ceux qui ont les meilleures notes, ce qui est le cas d’Assane SECK. Son directeur l’a donc inscrit d’office, mais il n’a pas de vocation médicale, et choisit l’enseignement.
Assane SECK, profondément enraciné dans la culture africaine, est ouvert aux autres, notamment à la culture française. D’une part, Assane SECK, un ancien tirailleur, a participé au débarquement en Provence du 19 août 1944, et en raison de ses qualités intellectuelles, il a su bénéficier du soutien de l'armée française dans ses études, à Cyr Deschamps. D’autre part, tout en restant enraciné dans la culture sénégalaise et celle de la Casamance, Assane SECK a partagé le point de vue de Léopold Sédar SENGHOR, à savoir : «assimiler et non être assimilé». Aussi, on comprend alors qu’il ait pu aller si loin dans la quête du savoir pour devenir un intellectuel sur le modèle occidental, mais sans été aliéné.
A la fin de ses études à William Ponty, Assane SECK a produit un mémoire, sous le titre, «Malick l’Étudiant noir», une histoire d’un jeune homme formé à l’école française et qui se trouve en porte-à-faux avec son environnement traditionnel. Une idylle avec une jeune fille dont la famille est effrayée par l’allure décidément trop moderne de Malick ne peut aboutir. Et pourtant elle l’aime. Assane SECK, pour ce mémoire  obtient la note de  18/20, avec la mention très bien et les félicitations du jury. Major de sa promotion, il peut choisir son poste ; il est donc nommé adjoint au surveillant général. Assane, africain modèle ou «évolué», premier enseignant africain en 1952, ne partira pas en Guinée son choix d’affectation en raison de l’éclatement de la Seconde guerre mondiale. Affecté dans un peloton spécial formant les gradés, au 7ème RTS (Régiment de tirailleurs sénégalais), pour devenir sous-officier, l'instruction ayant duré un an et demi. Au 1er décembre 1942, l’armée américaine a débarqué, entre-temps, en Afrique du Nord, maintenu sous les drapeaux, Assane SECK se retrouve au Maroc. Promu sous-officier, il participe au débarquement en Provence, et embarque, de ce fait, pour Toulon, en France métropolitaine, sous l’égide de l’armée américaine. Par conséquent, la participation des Tirailleurs sénégalais à la libération de la France a été décisive : «Vous avez rendu à la France son port de guerre le plus important et son premier port de commerce. Vous avez remporté une grande victoire et mérité la reconnaissance de la France et des Alliés» dira, le général américain,  Alexander PATCH (1889-1945).
En novembre, le sergent SECK s’est rendu à Paris pour suivre un stage de déminage. A Paris, Assane SECK n’a pas voulu abandonner les études, et a continué de travailler, seul, tout en étant inscrit aux cours par correspondance de l’Ecole Universelle. Son ambition était d’obtenir le baccalauréat pour accéder à l’Université. L’Armée, en dépit des réserves de l’administration coloniale, lui accorde un logement et une bourse en mars 1945. Le gouverneur de l’AOF avait un préjugé sur les Africains enrôlés dans l’Armée française ; il redoutait que les coloniaux, une fois démobilisés, deviennent des rebelles et indépendantistes. En effet, le général Pierre BOISSON (1894-1948), Haut-commissaire de l’Afrique noire, à ce titre gouverneur général de l’AEF et de l’AOF de 1940 à 1942 est, en fait, un partisan du maréchal Philippe PETAIN (1856-1951), un collaborationniste, révoqué sans pension sans pension en octobre 1944 et condamné en février 1946 à l’indignité nationale. Les partisans du général de Charles GAULLE avaient fait bombarder, vainement, Dakar les 23-25 septembre 1940. En novembre 1941, le général  Charles HUNTZIGER (1880-1941), celui-là même qui avait signé l’armistice du 22 juin 1940 au nom du gouvernement de Philippe PETAIN, vient inspecter les troupes de l’A.O.F., et son avion s’écrase, le 12 novembre 1941, au sol, lors de son retour en France. Aussi, les supérieurs hiérarchiques de Assane SECK, ayant une bonne opinion de lui, ont passé outre à ces directives. En effet, les autorités militaires lui ont accordé un congé de trois ans, ainsi qu’une bourse pour entamer en France des études supérieures.
Dans son projet universitaire, Assane SECK a fait une rencontre décisive en 1946, en faisant la connaissance, à Montpellier, de Babacar SEYE (1915-1993), futur avocat, maire de Saint-Louis et vice-président du Conseil constitutionnel, assassiné le 15 mai 1993. Babacar SEYE lui conseille de ne pas rentrer tout de suite au Sénégal, et d’entreprendre des études universitaires en France. Aussi, Assane SECK va s’inscrire à la Sorbonne, à Paris, sans pour autant quitter l’Armée. Muni de deux diplômes universitaires, le sergent-chef, Assane SECK va alors revenir au Sénégal. Démobilisé le 1er octobre 1948, au Camp de Thiaroye, promu au grade d’adjudant, Assane SECK est versé dans la réserve. Assane SECK soutient, en 1949 un mémoire de diplôme d’études supérieures (DES) de géographie consacré à la Moyenne-Casamance.  Admissible, à l'agrégation, le professeur Assane SECK enseigne au lycée Maurice Delafosse de Dakar de 1956 à 1958. En 1959 il est nommé assistant à l'université de Dakar, puis maître-assistant en 1961, chargé d'enseignement en 1966, maître de conférences et enfin professeur des universités, après sa thèse d'État consacrée à la ville de Dakar et soutenue en 1970. 
Les combats politiques de Assane SECK commencent en 1955, une époque où deux géants de l’histoire politique sénégalaise s’affrontaient, Lamine GUEYE (1891-1968) et Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001). Il se défend d’avoir été autonomiste casamançais. Le Mouvement Autonome de la Casamance, dont il est membre, une organisation dissidente du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance, une organisation régionaliste en raison de l’enclavement de la Casamance, n’est nullement séparatiste. Assane SECK a même participé à différentes médiations entre l’Etat du Sénégal et le MFDC, notamment avec Sidy BADJI, chef du Front Nord, fondateur de la branche armée et l’abbé Augustin Diamacoune SENGHOR (1928-2007), est l’un théoricien. Un cessez-le-feu est conclu le 29 mars 1991. Assane SECK dément un prétendu accord secret entre L.S.S SENGHOR et Emile BADIANE (1915-1972) prévoyant une indépendance de la Casamance à partir de 1980. Dans le champ politique, initialement, Assane SECK était partisan de Lamine GUEYE, mais aux législatives du 2 janvier 1956, le tandem SENGHOR-DIA, bien implanté dans les campagnes, remporte les élections. Cependant, en fin politique, SENGHOR appelle à l’unité. Assane SECK connaissait SENGHOR depuis 1949 «A travers les péripéties que nous affronterons ensemble ou séparément, je découvris en lui, un homme travailleur, très organisé dans la pensée, déterminé dans l’action, ayant le courage de ses opinions ; mais méfiant, a priori, à l’égard de tout le monde» écrit-il. A cette époque, Assane SECK connaissait moins bien Mamadou DIA (1910-2009), mais «je n’ai retenu de lui que sa forte personnalité et, plus tard, les images de sa résistance aux Socialistes français au pouvoir lors du transfert de la capitale du Sénégal de Saint-Louis à Dakar» écrit-il.
Grâce à Assane SECK, le Parti du Regroupement Africain (P.R.A.) avait conservé une audience auprès des enseignants ou «l’Armée de la République» et des populations de la Casamance, le Mouvement Autonome de la Casamance (M.A.C.) ayant fusionné avec le Bloc Démocratique Sénégalais (B.D.S.) en 1957. Assane SECK faisait partie des porteurs de pancartes, partisans de l’indépendance «totale et immédiate» («Diotsarew», reprendre son pays, «Momsarew», se réapproprier son pays), lors de la visite du général de GAULLE, le 26 août 1958, à Dakar : «Il valait mieux souffrir dans la dignité, que d’accepter l’esclavage dans l’opulence» écrit Assane SECK dans ses mémoires. Ce jour-là, SENGHOR et DIA ont déserté Dakar, laissant à Lamine GUEYE et à Valdiodio N’DIAYE (1923-1984), ministre de l’intérieur, le soin d’accueillir le général de GAULLE : «Je veux dire un mot aux porteurs de pancartes. Voici ce mot : s’ils veulent l’indépendance qu’ils la prennent le 28 septembre !» dit Charles de GAULLE (1890-1970). Par conséquent, Assane SECK et ses amis du P.R.A seront dans l’opposition entre 1958 et 1966 : «On luttait, certes, pour l’indépendance, mais pas pour n’importe quelle indépendance. En nous débarrassant de tous les liens de dépendance, nous cherchions à bâtir pour notre continent et pour nos peuples, un avenir de paix, de justice et de progrès, à la mesure de leurs aspirations, à l’unité et au bien-être» écrit Amadou Mahtar M’BOW. Pour Assane SECK, tout étant un nationaliste : «La traite a été pour l’Afrique noire une catastrophe aux conséquences incalculables. Elle a expatrié au cours du XVIIIe siècle cent mille esclaves par an. Si l’on ajoute ceux qui mouraient en cours de capture et dans les cales des navires, on peut raisonnablement retenir le chiffre de 200.000 par an, soit 20 millions d’individus pour un siècle. Il faut ajouter que ce prélèvement s’adressait surtout à des jeunes en pleine possession de leurs facultés de procréation» dit Assane SECK.
En dépit de ses engagements politiques, Assane SECK est un rigoureux universitaire attaché à la Vérité «Sa lutte constante pour une rapide et complète indépendance (de son pays et de l’Afrique) est connue de tous. Mais son clair esprit scientifique et son honnêteté foncière l’ont toujours empêché d’adhérer aux slogans simplificateurs» dit Mme Suzanne DAVAU, géographe française. En effet, Assane SECK «sait aussi garder une distance critique et se poser quelques questions demeurées irrésolues. C’est un honnête homme devenu une sorte sage africain» écrit le professeur Djibril SAMB. En effet, le professeur Assane SECK, initialement un contestataire et autonomiste, devenu un baron du Parti socialiste, est cependant resté un grand sage, un modérateur et un pacificateur. En effet, les luttes entre les différentes tendances du Parti socialiste, pour la conquête ou la conservation du pouvoir, qui finiront par provoquer la première alternance en 2000, peuvent être parfois sanglantes, fratricides. «Minorer la majorité et majorer la majorité» telle est la pratique ancienne à l’Union Progressiste Sénégalaise (U.P.S.), devenue Parti socialiste. Membre du Bureau politique, respecté de tous, même en cas de tempête, Assane SECK «a su garder la tête froide et s’élever au-dessus des clans et des tendances. Il n’écoute que ses convictions, recadre les débats, convoque l’Histoire pour étoffer ses arguments» écrit Moustapha KA, ancien ministre de la Culture. En grand patriarche, Assane SECK savait réunir, chez lui à Fass, à Dakar, dans sa bibliothèque, baptisée «l’arbre à palabre», tous les protagonistes, pour trouver une solution satisfaisante. Le linge sale se lave en famille.
Par conséquent, la vie de Assane SECK est inspiré par de grandes valeurs morales ; «courageux, critique, ferme quand il s’agit de ses convictions les plus profondes», Asssane SECK est jaloux pour préserver sa liberté et sa dignité, comme le souligne El Hadji Ibrahima DIOP du FASTEF. Assane SECK est également décrit comme «un homme courtois, serein en toutes circonstances, d’un courage olympien et d’une loyauté sans commune mesure et d’une intégrité à l’envie, discret, humble et épris de justice» écrit Amadou N’Déné N’DAW. En raison de son humilité, et pendant sa longue carrière gouvernementale, Assane SECK n’a jamais quitté sa maison du quartier populaire de Fass, un quartier populaire de Dakar ; cette humilité, il a voulu l’inculquer à ses enfants, alors élèves au lycée Blaise Diagne, qui faisaient le trajet aller et retour à pied ; cela suscitait les remarques sarcastiques de leurs camarades : «Des enfants de ministre qui marchent pour aller à l’école ou en revenir !». Assane SECK représente l’exemplarité et la modestie.
Assane SECK, en raison de sa longue vie, a fait allusion à sa mort : «Je sens doucement venir la nuit. Je sais, en effet, ce qu’annonce le doux crépuscule du soir, plein de sérénité, qu’il m’arrive souvent d’absorber par tous les pores de mon être, notamment lorsqu’à la fin d’une promenade sur l’index tendu de la pointe des Almadies, les derniers rayons solaires plongeant dans l’océan profond m’incitent à la méditation, souvent dans une ferveur proche de l’extase. L’heure arrive qui mettra fin à une vie déjà exceptionnellement longue, dont je remercie mon Créateur» écrit Assane SECK, dans ses mémoires. Disparu le 27 novembre 2012, Assane SECK repose à Marsassoum ; une Ziara annuelle, accompagnée d’actions humanitaires, lui est consacrée.
De son vivant, en 2009, et à l’occasion de ses 90 ans, Assane SECK a été couvert d’éloges, bien mérités. «A nos yeux d’adolescents, puis d’adultes, Assane Seck était incontestablement, au figuré comme au propre, un colossal parmi les hommes de sa génération», écrit Makhily GASSAMA. Durant toute sa vie, en toutes circonstances, Assane SECK a su «rester digne en étant populaire» ; il a souvent pu «supporter, entendre ses paroles travesties par des gueux pour exciter les sots, être sage sans être moral ni pédant, être brave, jamais imprudent, aimer tous les amis en frère, être dur sans jamais être en rage», suivant le célèbre poème «Si» de Rudyard KIPLING (1865-1936). «Depuis 1950 à nos jours, Assane Seck a été ainsi au cœur même du combat démocratique au Sénégal ; il a connu des honneurs, des heures de gloire, comme il a connu des heures de souffrances morales et physiques, mais sa force a toujours consisté, quelle que fût la ruse ou la cruauté de l’adversité, à demeurer égal à lui-même : un homme humble mais intransigeant sur les grands principes qui constituent les piliers d’un Etat (…). Il fait assurément partie des grands ouvriers de la démocratie dans nos pays», ajoute Makhily GASSAMA.
L’Université de Ziguinchor, disposant d’une Unité de Formation et de Recherche (U.F.R.) de philosophie et de psychologie, de même qu’une UFR des sciences agro-pastorales, porte le nom de Assane SECK. Pour le président Macky SALL : «L’Université de Ziguinchor devra être au cœur des ruptures fondamentales pour la construction du futur Sénégal». Cette décision du président Macky SALL a profondément réjoui et honoré la famille de Assane SECK : «Lorsque vous avez annoncé cette décision au lendemain de sa disparition, vous aviez inondé nos cœurs d’un grand réconfort dans la grande douleur qui nous étreignait, en ce sens ce «Sénégalais à part entière» (Assane SECK) vouait à la Casamance, sa terre natale. Il n’a jamais manqué une occasion de revendiquer sa «casamancité», allant même jusqu’à risquer sa vie pour la construction d’une Casamance de paix, faisant partie intégrante du Sénégal. Cet attachement sincère et sans calcul vis-à-vis du terroir qui l’a vu naître et de son pays, son engagement dans tous les combats de sa génération, lui valent aujourd’hui d’entrer dans la postérité» a déclaré Karim SECK, son fils.
Références bibliographiques
1 – Contributions d’Assane SECK
 
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SECK (Assane), «Introduction à l’étude des villes tropicales», Tiers-monde, 1965, t 6, n°21, pages 171-204 ;
 
SECK (Assane), «Joseph KI-ZERBO, un nationaliste sans concession», Présence africaine, 2006 I, n°173, pages 37-44 ;
 
SECK (Assane), «Le «Heug» ou pluie en saison sèche au Sénégal», Annales de géographie, 1962, t 71, n°385, pages 225-246 ;
 
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2 – Critiques d’Assane SECK
 
AWENENGO DALBERTO (Séverine), Les Joola, la Casamance et l’Etat (1890-2004), l’identisation des Joola au Sénégal, thèse sous la direction de Pierre Boilley, Université Paris VII, 2005, 3 vol. 1050 pages, spéc pages 268-269 et 831-842 (transcription de la pièce de théâtre Bigolo) ;
CAMARA (Ousmane), Mémoires d’un juge africain. Itinéraire d’un homme libre, Paris, Karthala, 2010, 306 pages ;
Capitaine LAUQUE, Rapport sur les opérations exécutées en Casamance par la 4ème Compagnie du 1er régiment de Tirailleurs sénégalais du 24 octobre 1905 au 25 juin 1906, Sédhiou, septembre 1906 ;
 
CISSE (N), Vie et œuvre de Djigneube dit Djinabo Bassène, Saint-Louis, non daté, 6 pages ;
 
CORNEVIN (Robert), Le théâtre en Afrique noire et à Madagascar, Paris, Le Livre français, 1970, 335 pages, spéc sur Bigolo, page 73  ;
 
DIA (Fadel) SY (Alpha, Amadou) éditeurs, Un homme de son temps : hommage au professeur Assane Seck, préface d’Amadou Mahtar M’BOW, Paris, l’Harmattan, 2019 144 pages ;
 
DIENG (Amadou, Aly), Premiers pas de la FEANF, 1950-1955 : de l’Union française à Bandoung, Paris, l’Harmattan, 2003, 374 pages, spéc page 157 et 267-268 ;
 
DRAMANE (B), DIOP (M), SANE (M), TOUNKARA (C.S.), Bigolo. Le dernier des grands féticheurs du pays Diola, Saint-Louis, P. I Coly, 1938, 10 pages ;
 
GASSAMA (Makhily), BODIAN (Atab), MANE (Mamadou), Mélanges offerts au professeur Assane Seck, à l’universitaire, à l’homme d’Etat sénégalais, Dakar, Sénégal, NEA, 2012, 317 pages ;
 
KEBE (Moustapha), La domination coloniale française en Basse Casamance (1836-1960), thèse sous la direction de Ibrahima Thioub, Dakar, UCAD, 2006, 302 pages, spéc pages 101-102, doc UCAD THL-1294 ;
 
MAGUELLE (Philippe), La politique indigène du colonisateur dans le pays Diola de Basse Casamance (1828-1923), thèse sous la direction de Ousmane Faye, Dakar, UCAD, 2008, 632 pages, spéc pages 358-361, doc UCAD THL-1148 ;
 
N’DAO (Ibrahima), Sénégal, histoire des conquêtes démocratiques, Dakar, NEA, 2003, 525 pages, spéc pages 147-157 ;
 
NIANG (Mody), Abdou Diouf, 40 ans au cœur de l’Etat du Sénégal, préface d’Assane Seck, Paris, l’Harmattan, 2009, 199 pages ;

ROCHE (Christian), «La mort de Jinaabo», Notes Africaines, 1er avril 1972, n°134, pages 45-47 ;
 
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THOMAS (Louis-Vincent), Les Diola. Essai d’analyse fonctionnelle sur une population de Basse-Casamance, Dakar, IFAN, Université de Dakar, et Paris, 1959, 2 vol 821 pages, spéc page 452 ;
 
TRINCAZ (Pierre-Xavier), Colonisation et régionalisme. Ziguinchor et la Casamance, Paris, Orstom, 1984, 269 pages, spéc sur les différentes ethnies, pages 149-168.
 
Paris le 16 avril 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 22:29
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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 11:06
«Le Ramadan en France et aucun message des autorités gouvernementales. Toujours ce silence méprisant» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
Le Ramadan, un mois béni pour les Musulmans, démarre en France le mardi 13 avril 2021, pour 29 ou 30 jours maximum, le mois musulman étant lunaire. Pendant ce mois béni, du lever au coucher du soleil, sauf pour raisons médicales ou les femmes quand elles ont leurs règles, il est interdit de manger boire ou avoir des relations sexuelles. C'est en l'An 622, ou l'Hégire quand Mahomet est allé se réfugier à Médine qu'il a formalisé le Ramadan, en s'inspirant notamment de l'Achoura de la communauté juive de Médine célébrant la libération des Juifs de l'Égypte.
En effet, le Recteur de la Mosquée de Paris a validé le démarrage du Ramadan édition 2021. Cette Mosquée, une dette de sang, a été construite en 1924 en hommage aux Tirailleurs Sénégalais venus mourir pour la «Mère-patrie», pendant la Première guerre mondiale.
Comme d’habitude, les hautes autorités gouvernementales n’ont pas daigné adresser un message aux Musulmans de France ; c’est toujours ce silence méprisant de nos hautes autorités françaises dans leur islamophobie assumée.
En revanche, le président Joe BIDEN, des États-Unis ainsi que Mme Stacey ABRAMS ont adressé un message de soutien et de sympathie à la communauté musulmane de leur pays. C'est une rupture avec les pratiques racistes et islamophobes de Donald TRUMP dont le premier acte symbolique en 2016, a été d'interdire aux États-Unis l'accès des Musulmans. Le premier ministre du Canada, M. Justin TRUDEAU, ainsi que le pourtant controversé premier ministre de Grande-Bretagne, M. Boris JOHNSON, adressent traditionnellement des messages à leur communauté musulmane.
L'Islam est la 2ème religion de France. J'ai noté les nombreux messages de soutien et de compassion de républicains à l'égard des Musulmans de France. C'est ici l'occasion et sans les citer, car ces humanistes et républicains sont l'écrasante majorité. C’est une immense joie et satisfaction.
J'écrivais l'autre jour dans un post que «je m'interroge légitimement sur ces distinctions arbitres». Le questionnement est toujours là, sur ce vivre ensemble. Pourquoi cette démocratie, avec son prétendu message universel, est obsédée par une laïcité à géométrie variable ? De la part de nos gouvernants y aurait-il donc dans ce pays des religions respectables et d'autres maudites ? 
Dès qu’on parle de «Musulmans» ou «d’Islam», le chiffon rouge est agité, les poils se hérissent : «attention, c’est la laïcité !» ; la laïcité n’interdit pas de rémunérer les religieux en Alsace et Lorraine, de financer les réparations d’églises, les écoles ou crèches d’organisations confessionnelles, parfois extrémistes. Pourtant la République, protège le droit de croire ou de ne pas croire et surtout un traitement égal de tous les citoyens de la République. Avant d’aller jusqu’en Chine, j’ai envie de dire à ces esprits étriqués : «Hé ho ! Nous sommes là !», cette minorité invisible. Je crois que même si nous sommes différents, nous sommes membres de cette communauté nationale.
Par conséquent, mon coup de gueule de ce matin s'adresse à nos hautes autorités publiques qui s'empressent à certains dîners, et notamment du CRIF ; je m'en félicite, très vivement et c’est cela une Nation, quand elle est respectueuse de tous. Je vois également tout le tintamarre hypocrites fait autour des Ouïghours, ces Musulmans de Chine, une opération digne de la guerre froide. 
Cependant, dès qu'il s'agit des Musulmans de France, c'est le silence radio. Jusqu’ici le chef de l'Etat, une incarnation de la nation, s’entête à considérer les Musulmans de France comme des séparatistes, tout en allant à certains dîners. En revanche, et c’est une première, à ma connaissance, le Ministre des cultes, un certain Moussa DARMANIN, ministres de tous les cultes, a souhaité bon Ramadan aux Musulmans de France, juste après mon post ; c’est pour cela que je ne l’avais pas vu. C’est un timide revirement et j’attends une déclaration du grand séparatiste, le président MACRON. Pour nos gouvernants, les Musulmans de France, citoyens de seconde zone, indigènes de la République tout ce qu'ils méritent c'est une loi sur le séparatisme et toutes les calomnies. «Ces moutons que l’on égorge dans la baignoire !» disent certains esprits étriqués, pour la fête de l’Aïd, pourtant une bonne affaire, pour nos paysans. Ceux qui osent avancer une voix dissonante ne seraient que des «islamo-gauchistes». Un Code de l’Indigénat, en disant pas son nom est bien entré en vigueur.
En définitive, face à ce mépris, je crois fondamentalement, aux armes de la République, les seules efficaces et qui vaillent : celles du droit de vote et les actions citoyennes. J’insiste particulièrement sur le fait que l'abstention aux élections c'est l'inefficacité et la sanctuarisation du Code l’Indigénat, et éventuellement l’arrivée au pouvoir de l’héritière d’une entreprise familiale.
Par conséquent, je rappelle les régionales et les départementales des 23 et juin 2021 sont un prélude pour la victoire de la République aux présidentielles de 2022. Je dis aux Musulmans de France : quand est citoyen on participe et on élimine les islamophobes.
Il faudrait arrêter de ruminer des idées noires seul dans son coin en allant les sanctionner très sévèrement, en les mettant au chômage ! c’est ce qui s’est passé aux Etats-Unis.
Vite Mme Anne HIDALGO !
Paris, le 13 avril 2021, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 19:27
«Sénégal : une Commission d’enquête libre et indépendante, à la suite d’un scandale sexuel concernant un opposant, sur les violences de mars 2021» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Le calme étant revenu et les esprits apaisés, le gouvernement du Sénégal a décidé, dans la sérénité, de mettre en place une Commission d'enquête libre et indépendante sur les graves violences en mars 2021, à la suite du scandale sexuel dans lequel un opposant est mis en cause.
Pendant longtemps havre de paix, de stabilité, et pendant quelques jours le Sénégal a basculé, à la suite d'un scandale sexuel, digne de l’affaire D.S.K, impliquant un opposant sénégalais, dans de graves violences urbaines. Ainsi, un tribunal celui de Diourbel, la maison de l’avocat défendant la cause de Mme Adji SARR, la victime d’un viol, ainsi que les antennes d’une télévision privée (TFM) ont été incendiés. Des magasins, des banques, des stations d’essencerie, et même au début des touristes français (Auchan, Carrefour, Total) ont été brutalisés et dépouillés de leurs biens ; tout ce qui ressemblait à une enseigne française a été pillé et saccagé. Des jeunes instrumentalisés ont parfois servi de chair à canon, une stratégie machiavélique de marcher sur des cadavres pour accéder au pouvoir, comme en 1988 et en 1993, dans le plan diabolique de maître Abdoulaye WADE. Au total, 13 personnes ont perdu la vie, des biens publics et privés vandalisés (145 biens publics, des mairies et préfectures et 139 biens privés) et 300 blessés, dont 100 agents des forces de l’ordre ont été recensés. Il s’en est suivi des violences verbales, des insultes, des attaques racistes fondées sur l’ethnicité, des diatribes et une atmosphère de terrorisme intellectuel, sans précédent, dans les réseaux sociaux, menaçant ainsi gravement l’unité nationale et le bien-vivre ensemble. Une liste de magistrats «à abattre» a été établie par les partisans de M. SONKO. Par ailleurs, M. Assane DIOUF, un des soutiens de l’opposant Ousmane SONKO, a copieusement insulté le Khalife général des Mourides, une éminente autorité morale et religieuse, ayant pourtant contribué à sa libération et à l’apaisement du climat politique. L’odieux Assane DIOUF a fini par s’excuser pour ses insultes répétitives, en ajoutant cette remarque ignominieuse, que le Sénégal était dirigé des «hommes venus de nulle part», faisant ainsi allusion aux origines ethniques peules de Macky SALL et d’une partie de son gouvernement.
Finalement, ces violences graves en mars 2021 ont jeté le doute et le discrédit sur l'excellente image d'un Sénégal, «ce grand petit pays» comme je le surnomme, modèle de démocratie et de tolérance. Les Sénégalais, comme le monde entier, ont le droit de savoir, ce qui s’est passé exactement afin de situer les responsabilités. La Vérité et la Justice sont des exigences majeures de toute démocratie apaisée et respectueuse des principes républicains.
Le 3 février 2021, une masseuse, Mme Adji SARR, a porté plainte de viols répétés, avec menaces de mort, contre M. Ousmane SONKO, député et président du parti «Pastef, les patriotes».  Convoqué la Police judiciaire, M. Ousmane SONKO avait d’abord nié en bloc les faits, mais les fait sont têtus ; M. SONKO finira par se raviser, en précisant qu’il avait bien fréquenté ce salon de massage : «Il m’a été recommandé par mon médecin orthopédiste, un régime et une cure consistant à arrêter la pratique du sport de contact et de faire régulièrement des séances de massage et de natation. Et depuis 2007, je suis ses recommandations. (...) Aucun sénégalais ne peut admettre que cela ait pu se faire. Je réfute toute idée de viol sur cette masseuse. C’est un complot politique» dit-il.
M. SONKO estime, que de toute de façon, il n’a pas à déférer à une convocation de la police judiciaire, parce que protégé par son immunité parlementaire. En effet, M. SONKO avait déclaré qu’il ne s’y rendrait pas à cette convocation «si la voie légale (n’était) pas respectée» et son avocat, maître Bamba CISSE de préciser : «Il faut nécessairement que l’Assemblée nationale soit saisie afin de lever l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko, car cette poursuite a été initiée en dehors d’un flagrant délit. Sans cela, les poursuites ne peuvent pas avoir lieu». M. Ousmane SONKO, dans le déni de ses responsabilités et sa stratégie d’impunité, a prétendu qu’il serait victime d’une «lâche cabale politique». Pourtant, dès le départ de ce scandale sexuel, maître Abdoulaye WADE, «Laye N’Diombor», un politique avisé et rusé, son ami politique, soutenant M. SONKO, comme la corde soutient le pendu, avait décelé une faute politique : un opposant doit, en toutes s circonstances, rester prudent dans ses fréquentations, et dans ses déplacements se faire accompagner par son épouse.
Lorsque le Parlement a régulièrement levé l’immunité parlementaire de M. SONKO, celui-ci s’est ravisé et a refusé de se présenter devant l’officier de police judiciaire. Il a invoqué, dans une conférence de presse surréaliste divers motifs fallacieux, à savoir que la commission parlementaire levant son immunité parlementaire serait irrégulièrement constituée (le Constitutionnel a rejeté son recours), les juges en charge de son dossier seraient aux ordres, et dans ce «complot ourdi» contre lui, il invoque son droit de «résistance à l’oppression». Pour M. SONKO, le gouvernement ne connaissant que le «rapport de force», il en appelle à ses militants de «faire bloc et de se dresser contre ce projet d’effacement de la démocratie. Le temps est venu de se battre au prix de sa vie». Loin d’appeler à l’apaisement, M. SONKO a délibérément appelé à la sédition en invitant ses partisans à «un mortal Kombat». Libéré le 8 mars 2021, après une garde à vue, M. Ousmane SONKO, dans sa stratégie insurrectionnelle, a continué d’inciter à la violence, en voulant ainsi transformer un scandale sexuel, digne de l’affaire DSK, en un complot politique à son encontre. Il a incité le peuple à marcher sur le palais président, pour sortir le président Macky SALL. Pourtant et par la suite, Mme Adji SARR, dans une déclaration télévisée a bien confirmée les viols, avec menace dont elle avait fait l’objet et a juré sur le Saint Coran, le caractère véridique de ses déclarations. Mme Adji SARR a mis au défi, non encore relevé de la part de M. SONKO, lui aussi, s’il s’estimait innocent, de jurer le Saint Coran.
Face à ces graves violences, le président Macky SALL a recherché la paix et la concorde en apaisant la société : «Rien ne m’importe plus que la préservation de ce qui forme l’âme de la Nation Sénégalaise, son cœur battant, sa source de vie et d’épanouissement : c’est-à-dire l’attachement aux valeurs du vivre ensemble dans la paix, la sécurité, la liberté, la démocratie, la tolérance et le respect de nos diversités» a dit le président Macky SALL, dans une déclaration solennelle. En dépit du caractère vulnérable de toute démocratie, le président Macky SALL a tenu son rang d’homme d’Etat. Cette posture forte, républicaine et responsable du président Macky SALL a permis de décanter la situation, de calmer les esprits, de rassurer les partenaires du Sénégal, et surtout de ramener la paix et la sérénité.
En définitive, le Sénégal est un Etat de droit qui protège la présomption d’innocence reconnue à tout justiciable mais aussi, le droit pour toute présumée victime de faits répréhensibles, de voir sa cause entendue. Le Sénégal est une société démocratique garantissant à chaque citoyen le libre exercice de ses libertés et la pleine jouissance de ses droits, sans entrave aucune, contre tous les abus, toutes les violences et atteinte à leur intégrité.
Aussi, dans le cadre de la recherche de la Vérité et de la Justice, l’Etat du Sénégal va mettre en place une commission d’enquête libre et indépendante, afin de situer les responsabilités à l’occasion de ces graves violences de mars 2021.
Paris, le 11 mars 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
«Sénégal : une Commission d’enquête libre et indépendante, à la suite d’un scandale sexuel concernant un opposant, sur les violences de mars 2021» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 19:27
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