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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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28 juillet 2022 4 28 /07 /juillet /2022 22:25
«Législatives du dimanche 31 juillet 2022 pour une majorité écrasante au président Macky SALL un Pharaon des temps modernes» par Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr #mackysall
Après cette riche et palpitante campagne électorale avec ses rebondissements les électeurs disposent de toutes les données pour choisir librement leurs députés.
Deux camps s'affrontent d'une part, le président Macky SALL, un Pharaon des temps modernes qui a consolidé l'image de ce «Grand petit pays» qu'est le Sénégal et d'autre part, une opposition bavarde, dans ses menaces et incantations puériles dirigée par Pinocchio, le grand «Saye Saye».
«Les faits sont têtus» dit un dicton bien français. «Seule la Vérité est révolutionnaire» disait Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine (1870-1924). Je crois qu'une thèse de doctorat ne suffirait pas uniquement pour dresser la liste des réalisations depuis 2012 du président Macky SALL, ce Pharaon des temps modernes. Il faudrait bien d'autres thèses de doctorat pour évaluer l'impact, très positif, des réalisations du président Macky SALL sur la vie quotidienne des Sénégalais ainsi que le développement économique du pays.
On sait bien qu'en Afrique, la logistique est devenue un enjeu majeur, sans laquelle ni le commerce, ni le déplacement rapide et sûr des populations ne sont assurés. On se souvient encore de l'effroyable tragédie du «Diola» et des difficultés à l'époque de se rendre en Casamance. Je me souviens, en 1989, avec des amis Américains, je voulais visiter la Casamance. Nous avons attendu pendant 4 heures et demi sous un soleil brûlant sans abri, et la traversée du bac n'avait duré que moins de 15 minutes. Les différents ponts mis en place par le président Macky SALL ont renforcé le sentiment d'appartenance des Casamançais au Sénégal. Je me souviens aussi en 1961, je devais aller de Danthiady à Kaolack avec ma mère ; nous avons deux jours et demi. En raison de l'état lamentable des routes, le car qui ne pouvait pas rouler vite, est tombé en panne à deux reprises. Aujourd'hui entre Dakar et mon village Danthiady on ne fait que 4 heures et demi. Les produits frais comme le poisson, les légumes ou la viande arrivent au village maintenant électrifié. Ce sont là des faits vérifiables. Partout au Sénégal de long en large en diagonal ou en perpendiculaire on peut aller et revenir dans la journée sûrement. Ces infrastructures, par la fluidité de la libre circulation des marchandises, des personnes et des idées vont accélérer la consolidation de la nation sénégalaise par une meilleure compréhension entre tous.
Infatigable bâtisseur d'un Sénégal Emergent le président Macky SALL continue son travail de Pharaon des temps modernes à travers la Vedrenne et le BRT. Il y a tant à faire et le président Macky SALL rattrape un retard de 40 ans perdus sous l'ère socialiste.
Je me dis que le président SENGHOR, le fondateur de la nation sénégalaise, qui nous parlait à longueur de journée de culture et du Sénégal de l'An 2000, nous a retardé le développement Sénégal. Il a nous a endormi avec ses docteurs honoris causa. Par conséquent, savons rendre gré à ce qui est à César : le président Macky SALL, un Pharaon des temps modernes, a conforté l'image du «Sénégal un grand petit pays», en référence au titre de mon troisième livre.
Dans le camp d'en face, nous avons une opposition bavarde et pleurnicharde, sans aucun projet politique alternatif crédible. Entendons-nous bien, l'opposition doit être respectée et honorée en ce sens qu'elle appuie là où ça fait mal et contribue, dans une démocratie multi-partisane vivante, comme le Sénégal à faire avancer les choses dans le bon sens.
L'opposition ne devrait pas être qu'une force de témoignage ; elle est légitime un jour à devenir la majorité à condition de disposer d'un projet alternatif crédible pouvant rassembler une majorité de Sénégalais. Et c'est là où le bât blesse. Pendant longtemps le leadership de l'opposition était âprement disputé entre Karim WADE, Khalifa SALL et Ousmane SONKO. Du côté du PDS, et en dépit l'entêtement du président Abdoulaye WADE à vouloir placer son fils à la tête de ce parti et à la suite d'un détournement de l'équivalent de 6 milliards d'euros, Karim WADE a fini par s'enfuir en jet privé ; un aller simple sans retour. Dissident du parti socialiste et entouré d'un Barthélémy DIAS condamné pour avoir tué un militant du PDS, l'attaque du siège de son ancien parti et surtout le détournement de deniers de la mairie de Dakar ont mis hors-jeu Khalifa SALL. C'est finalement, Ousmane SONKO qui est devenu par défaut chef de l'opposition et il y a beaucoup de chose à dire sur ce casse du siècle.
Tout d’abord, Ousmane SONKO, on l’a vu s’improviser en Pinocchio. Il va au salon de massage chez Adji SARR, avec ses gardes du corps et son pétard, non pas pour dégorger son poireau, mais pour soigner son mal de dos. Mais Pinocchio est un récidiviste, il avait déjà engrossé une lycéenne mineure à Thiès, mère de son fils aîné.
Ensuite, séparatiste, et régionaliste, Pinocchio s’est révélé être un adversaire surtout des Foutankais. Dans sa liste aux législatives, il n’a réservé qu’une proportion incongrue aux Foutankais. Macky SALL a bien désenclavé la Casamance et en a fait une région sénégalaise accessible, où il fait bien-vivre. «En 1968, de Thilogne à Dakar, nous avions fait trois jours. Notre Transil, une caisse avec un moteur allumé par une manivelle, s’est embourbé à hauteur de Doumga Wouro Alpha. Nous avons passé la nuit à Ouro-Sogui. Hier, pour aller à Thilogne, je faisais trois jours et 3 heures ; entre Sédhiou et Ziguinchor entre 3 et 4 heures, et maintenant, grâce du Pont de Marsassoum, le trajet est ramené à 45 minutes» me dit Ousmane N’DIADé.
Enfin, Pinocchio fait croire qu’il aime les jeunes, mais comme Cellou Dalein DIALLO, il se cache derrière ses gardes du corps et sa voiture blindée et les envoie au casse-pipe ; putschiste, il veut marcher sur des cadavres pour espérer prendre le pouvoir. Macky SALL réalise, sans cesse, de grandes et belles réalisations. Pinocchio, en adversaire du Sénégal, ne fait qu’inciter les jeunes à le saccager et à les brûler.
Pinocchio qui n'avaient cessé de dénigrer les infrastructures, parce qu'uniquement elles sont l’œuvre du président Macky SALL, devrait les apprécier à leur juste mesure, notamment pendant cette campagne électorale des législatives. Toute la classe politique sillonne le Sénégal de long en large dans un confort qui n'a rien à voir les conditions chaotiques du temps de SENGHOR où la délégation présidentielle venait couverte de poussière rouge de ces pistes éreintantes. Le président Macky SALL a bien amélioré les conditions de vie tous, y compris cette opposition bavarde et ingrate.
Pinocchio qui avait gravement combattu la réforme constitutionnelle du 20 mars 2020 limitant les mandats présidentiels, dans sa grande inconséquence ne parle maintenant que de cela. Même les étudiants en 1ère année de droit connaissent le principe de non-rétroactivité des lois. Aussi aux présidentielles de 2024 c'est le juge constitutionnel et le peuple sénégalais qui trancheront si le président Macky SALL souhaite se représenter ; ce n'est certainement pas à Pinocchio, lui qui n'a pas été foutu de dresser une liste paritaire aux législatives, de décider de la validation des candidatures aux présidentielles de 2024.
Par ailleurs, Pinocchio ne parle que des revenus du pétrole. Le président Macky SALL, sans les revenus du pétrole et du gaz, a déjà considérablement changé. Imaginez un seul s’il avait disposé de telles ressources à quel niveau serait alors l’Emergence du Sénégal. Il a encore une mission à remplir.
Une grande colère de Pinocchio, et je le comprends, il a gravement merdouillé dans la confection ; il n’a pas respecté le principe de parité et ne siégera donc pas à l’Assemblée, et ne peut donc s’en prendre qu’à lui-même.
En définitive, l'opposition dans ses injonctions contradictoires, ses mensonges et son manque de maturité politique ne fait que critiquer sans discernement et propose rien de solide. Les mêmes vont produire donc les mêmes effets. Le 24 février 2019, en raison de son bilan et de sa vision d'un Sénégal Emergent le président Macky SALL avait été réélu dès le premier tour aux présidentielles. A ces législatives l'opposition récidive dans ses incantations creuses et ses vociférations. Une cuisante défaite l'attend donc aux législatives du dimanche 31 juillet 2022 pour s'être entêtée dans l'erreur.
Je dois signaler que depuis plusieurs semaines, maître Malick SALL, Garde des Sceaux, qui n’est pas pourtant candidat à ces législatives, est allé s’installer à Danthiady, pour mener une grande et belle campagne électorale. On a vu les grands meetings que maître Malick SALL, sa campagne de proximité dans tous les villages de Ouro-Sogui aux confins Damga, mais aussi au Ferlo ; il a rendu visite à toutes notabilités du Fouta. Le meeting de clôture de ces législatives aura lieu, à Danthiady, notre village natal, le vendredi 29 juillet 2022. Il faudrait ici louer la qualité du travail de ses collaborateurs, les professeurs Abdoulaye Baïla N’DIAYE de l’IFAN, Harouna BAL dit Chita de l’université de Thiès, mais aussi cette Grande dame, discrète et précieuse, Mme Maïmouna SALL. Notre ami, Landing DIEDHOU, journaliste, me signale sa présence à Danthiady.
Les Foutankais et la jeunesse savent ce qu’ils doivent à maître Malick SALL qui a loué différents appartements, sur ses fonds personnels, dans toutes les villes universitaires, afin d’aider les étudiants Fountankais, méritants, à faire des études dans de bonnes conditions.
Je voudrais rappeler que les Foutankais doivent se souvenir le dimanche 31 juillet 2022, au moment de déposer un bulletin dans l’urne, et contrairement à ce que dit Pinocchio, ce n’est pas du «Fouta Tampi» mais avec les infrastructures c’est du «Fouta Fofti» que vivent maintenant les Foutankais, sous l’ère de Macky SALL. Les témoignages des Foutankais parlent d’eux sur l’extraordinaire amélioration des conditions de vie, «Fouta Fofti». Les voyageurs n’arrivent plus à destination immaculés de poussière rouge de ces chemins cahoteux d’antan «En 2003, le décès de mon père m’a trouvé à Dakar. Pour assister aux funérailles, ma famille et moi avons loué un véhicule. Nous sommes arrivés à N'Gouye en pleine nuit. Pour rallier Saldé situé à 7 km, il fallait prendre le bac qui avait arrêté sa navette aux environs de 19 heures. Nous dûmes passer la nuit sur la berge du marigot de Doué. Aujourd’hui la route est bitumée par le président Macky SALL et un pont était déjà établi sur le marigot. Un trajet qui durait 24 heures est fait en 7heures. Le courant électrique illumine villages et hameaux. Nous y buvons de l’eau fraîche et regardons la Télé» me dit le professeur Harouna Amadou LY. Un autre témoigne est celui de Mme Aoua Bocar LY-TALL : «Alors qu'il fallait des heures voire des jours, surtout quand il pleut, Moi-même, j’ai été surprise quand notre voiture a quitté Cascas, qu’on me dise 15 minutes après que je suis arrivée chez moi, à Saldé Tébégout, village aussi de Hamidou DIA, de Cheikh Hamidou KANE, d'Abdoulaye Elimane KANE, etc. En effet, les infrastructures routières réalisées partout au Sénégal, par le président Macky SALL . C'est là un facteur de développement de tout pays» dit-elle.
On ne change pas une équipe qui gagne. Ces temps-ci, le Sénégal, un «Grand petit pays», a renforcé son prestige, sous le président Macky SALL. Le chef de l’Etat, pendant la pandémie a été l’avocat de tous les pays africains. Les bonnes nouvelles ne font que s’empiler : une Coupe d’Afrique des Nations, un Prix Goncourt, avec Mohamed M’Bougar SARR, cent ans après René MARAN.
Dimanche, 31 juillet 2022, un seul bulletin de vote, celui de la majorité présidentielle, Benno Bokk Yaakaar ! «Caartaal Ko Gottal» en Peul.
Paris, le 28 juillet 2022, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
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21 juillet 2022 4 21 /07 /juillet /2022 20:32
«Jimi HENDRIX (1942-1970), un guitariste, un chanteur et compositeur hors pair, une étoile filante» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Je suis entré dans la littérature comme un météore, j’en sortirai par un coup de foudre», rongé par la syphilis, ainsi se confiait en novembre 1890, Guy de MAUPASSANT à José Maria de HEREDIA (1842-1905). Jimi HENDRIX s'intéressait à trois choses sa musique, les filles et la drogue. Guitariste, auteur-compositeur et chanteur, Jimi HENDRIX est une étoile filante disparue à l’âge de 27 ans. Ses années fastes ont été entre 1966 et 1970, mais il est allé au «bout de la nuit» de son art. Musicien particulièrement créatif et inventif du XXème siècle, la vie de Jimi HENDRIX a été brève, mais glorieuse vie ; il a considérablement marqué l’histoire de la musique, notamment en raison de son approche unique de la guitare électrique et des techniques d'enregistrement en studio. Son style innovant, combinaison de Fuzz, de Feedback et de distorsion contrôlée, fut à l’origine d’une musique nouvelle. Avec son groupe, «The Jimi Hendrix Experience», il est considéré comme «un des personnages les plus révolutionnaires de la musique pop, musicalement et sociologiquement parlant», dit Frank ZAPPA (1940-1993), un compositeur. Jimi HENDRIX, un guitariste gaucher, jouait sur une guitare de droitier, en improvisant ; il avait inversé les cordes. Il ne savait ni lire ni écrire la musique, mais sa musique profondément novatrice et moderne annonçait déjà toutes les audaces à venir, notamment le Heavy Metal. «Il y a quelques années, alors que la musique pop s’avérait rentable, un manager découvrit un monstre : Jimi Hendrix. Ce noir américain qui résidait en Grande-Bretagne, avait de quoi étonner : hirsute et sauvage, il ne se contentait pas de chanter, il avait inventé un style à une époque où le style officiel était celui des Beatles. Il semblait vivre dans un monde électronique et mythique» écrit le journal «Combat» du 19 septembre 1970. Jimi HENDRIX est un tenant de la musique psychédélique, délirante et parfois surréaliste : «La façon dont j'écris les choses est un clash entre la réalité et la fantaisie. Tu dois utiliser de la fantaisie pour montrer les différents côtés de la réalité. [...] Je déteste appartenir à une seule catégorie. Je déteste être juste un guitariste, un parolier ou un danseur de claquettes» dit-il dans un entretien du 11 septembre 1970, accordé à Keith ALTHAM du journal «The Independent». En effet, Jimi HENDRIX est bien plus qu’un guitariste de génie, c’est un musicien complet ayant une aversion profonde pour les clichés réducteurs : «Je déteste être catalogué. Je déteste seulement être considéré comme un guitariste, ou alors juste comme un compositeur ou seulement qu’un danseur de claquettes. J’aime seulement être dans les parages» précise-t-il.
Jimi HENDRIX, de ses diverses origines ethniques (noire, blanche et indienne) a abattu toutes les barrières artificielles, en faisant de sa musique un mélange de Blues, de Soul, de Jazz et de Rock et se rapprochant de toutes communautés. Il avait pour amis les Beatles et les Animals et ses nombreuses  conquêtes féminines étaient de toutes les couleurs.
Dans ses grandes obsessions Jimi HENDRIX, un autodidacte, voulait être un musicien de blues, et compensait son handicap par l’écoute de grands musiciens comme B.B KING, Muddy WATERS ou Buddy HOLLY. En 1958, son père, Al, lui achète une guitare acoustique d’occasion cinq dollars. Perfectionniste, il répétait sans cesse ses morceaux jusqu'à épuiser et excéder ses accompagnateurs. Dévoré par la passion de son art, il ne vivait que par et pour sa musique et ne quittait que rarement sa guitare. «Je vivais dans une pièce plein de miroirs, je ne voyais que moi» dit Jimi HENDRIX, dans «Room Full of Mirors». Personnage timide et tragique, Jimi HENDRIX se révélait sur scène, à travers ses accoutrements et sa musique déjanté. Voyageur immobile, Jimi HENDRIX est constamment à la recherche de lui-même, d’un artiste ayant voulu constamment se dépasser «Si je suis libre, c’est parce que je cours toujours» disait-il.
En 1961, Jimi s’engage comme parachutiste dans l’Armée mais, il se casse la jambe, et sera libéré en 1962. Il s’installe en janvier 1964 à New York et obtient le premier prix amateur de l’Apollo Theater et intègre divers groupes. Il est engagé pour accompagner les artistes les plus en vue de l’époque, tels que Ike TURNER, Little RICHARD, Wilson PICKETT, Jackie WILSON, Sam COOKE, etc. En 1964, Jimi HENDRIX débarque à New York, où il accompagne différents groupes les Isley Brothers, John Paul HAMMOND, King CURTIS et, plus particulièrement, Curtis KGNIGHT, avec qui il écrit quelques chansons avant de les enregistrer sur son album. Le premier vrai groupe de Jimi Hendrix est formé en 1965 et adopte le nom de «Jimmy James et The Blue Flames», et continue la tournée des clubs de New York.
Aussi longtemps qu'il est resté en Amérique Jimi HENDRIX, resté dans l’anonymat, s’est contenté de  reprendre les morceaux des autres et joué dans des endroits essentiellement réservés aux Noirs. Jimi n’était pas un militant acharné des droits civiques, il ne s’exprimait qu’à travers sa musique. Et pourtant, au début de sa carrière, Jimi HENDRIX a été victime du racisme ordinaire «Désolé, les gars on ne sert pas les types comme vous ici. On a des règles, vous savez» lui dit, un jour, un barman.
C’est lors d’un concert au célèbre «Café Wha ?» que l’ex-bassiste des Animals devenu producteur, Chas CHANDLER (1938-1996), conquis par sa reprise de « Hey Joe » décide d’emmener Hendrix en l’Angleterre, le 24 septembre 1966 «Je me suis dit qu’il était impensable que personne n’ait encore signé ce type. Je n’arrivais pas à croire qu’il traînait là sans que personne ne se soit occupé de lui» dit Chas CHANDLER. En octobre 1966, Jimi HENDRIX reprend un tube de Tim ROSE, «Hey Joe». Le succès est immédiat : le titre s’installe au sommet des charts britanniques et le groupe est invité à faire la première partie des Who au Saville Theatre. Il restera dans les charts pendant 33 semaines, atteindra la deuxième place derrière le «Sergent Pepper Lonely Hearts Club Band» des Beatles. Le deuxième single, «Purple Haze», sort en mars 1967, un autre classique, est son premier album. Jimi HENDRIX rencontre les Beatles en pleine gloire, ainsi que de nombreux autres artistes, dont Eric CLAPTON et Mike JAGGER. En France, en première partie de Johnny HALLYDAY et se produit à l’Olympia le 18 octobre 1966. En virtuose halluciné, Jimi HENDRIX faisant pleurer et crier sa guitare. A Londres en 1966, ce mélange de rock, de blues et de musique psychédéliques détonne. Aussi, Jimi HENDRIX sort de l'anonymat et fait exploser son talent.
La musique psychédélique de Jimi HENDRIX, repoussant toutes les limites du genre, exhale et incarne, à elle seule, toute une époque, celle des années 60. Jimi HENDRIX aspirait au changement et chacun, par son exemplarité devrait contribuer à rendre le monde meilleur. «Je pense qu’il faut que tout cela viennent de l’intérieur. Je crois qu’une personne devrait changer elle-même, afin d’être un exemple vivant de ce qu’elle chante. Afin de changer le monde, vous devriez d’abord avoir procédé à un examen de conscience, avant de donner de donner des leçons aux autres. Mes opinions politiques s’expriment dans ma musique. On a cette chanson, «Straight Ahead» qui dit « pouvoir au peuple, liberté de l’âme », transmets cela aux jeunes, comme aux vieux, et on s’en fout que tes cheveux soient longs ou courts» dit-il le 11 septembre 1970, à «The Independent». En effet, Chaque génération veut reconstruire le monde, celle de Jimi HENDRIX coïncide avec la lutte contre la guerre au Vietnam, les droits civiques pour les Noirs, la reconnaissance de la liberté et de l'orientation sexuelle, et c'est surtout cette génération «Flower Power» avec ses grands concerts en plein air notamment à Woodstock. C’est une époque de forte contestation de l’ordre établi par diverses forces, les anarchistes, les syndicalistes, les militants féministes, les héritiers de la Beat génération, les hippies décident de se retirer de ce monde violent et sans attraits et choisissent principalement la Californie. Jimi HENDRIX, dans sa musique psychédélique, est un disciple de l’écrivain et philosophe Aldous HUXLEY (1894-1963), toxicomane adepte de la mescaline, pour qui, l’utilisation des champignons hallucinogènes, et notamment l’absorption de drogues, entraînerait un élargissement de la conscience, permettant de vivre des expériences uniques et d’accéder à la rencontre du Divin. Jimi HENDRIX est donc un représentant authentique des années 60 : «J’ai pris pratiquement toutes les drogues possibles et imaginables, de l’herbe à la cocaïne ; mais je n’ai jamais utilisé d’héroïne» dit Jimi HENDRIX en 1969.
C'est en particulier au festival de pop music à Monterey, en Californie, du 16 au 18 juin 1967, que Jimi HENDRIX se révèle par sa musique détonante, son accoutrement, sa sensualité et ses Gimmick, ses artifices. «Toujours les gimmick ! J’en ai marre d’entendre que ça ! Le monde est gimmick. La guerre, les bombes au Napalm ; les gens qui se font brûler à la TV, des gimmicks ?» disait-il. En effet, il mime de faire l'amour sur un coin, il brûle sa guitare et en casse une autre, devant un public médusé. Cette subite notoriété est une aubaine pour lui ; il sera invité partout et enchaîne 57 concerts d'affilié en moins d'un an. Il est partout sur les radios, mais l'Amérique conservatrice lui refuse un passage à la télévision. Les Jeunes filles de la Révolution réclament que Jimi, jugé obscène et séducteur soit déprogrammé de ses salles de concerts.
James Marshall HENDRIX, né Johnny Allen HENDRIX, dit Jimi HENDRIX voit le jour le 27 novembre 1942, à Seattle, dans l’Etat de Washington. Son père, James Allen Ross HENDRIX (1919-2002), dit Al, un militaire, de Vancouver, de la Colombie britannique (Canada), arrivé à Seattle en 1940, travaillait initialement, pour une fonderie. Sa mère, Lucille JETER, (1925-1958), dont ancêtres originaires de Richmond, en Virginie, une fille jolie et naïve, était une serveuse. Ses parents se sont mariés le 31 mars 1942. Jimi, un fils aîné, il avait trois sœurs (Janie et Kathy et Pamela) et deux frères (Léon et Joseph). A neuf ans, ses parents de conditions modestes et sa mère alcoolisée, se séparent. Il apprend à jouer de la musique et son père lui achète une guitare. Il écoute les nombreux disques de son père et apprécie les musiques de Elvis PRESLEY, Little RICHARD, Muddy WATERS, BB KING ou Chuck BERRY.
Londres a permis à Jimi HENDRIX de devenir lui-même. Il avait trouvé un appartement, dans le quartier de Mayfair, au 23 Brook Street, à Londres. L’appartement devenu un musée, n’était, à l’époque, entouré que de magasins, ce qui permettait à Jimi HENDRIX de jouer sans guitare, en pleine nuit, sans importuner qui que ce soit.
Les différents biographes ont voulu, comme trop souvent, ramener un artiste noir, Jimi HENDRIX, à des clichés superficiels. «On voit Hendrix se rouler par terre, frotter sa guitare entre ses jambes, trafiquer ses amplificateurs, passer son instrument derrière son dos, tout cela en plein solo. Et puis, Jimi amène sa guitare à sa bouche, comme pour l’embrasser ou la caresser, et d’un coup, joue avec ses dents» écrit Benoît FELLER, un de ses biographes. C’est uniquement un Noir jouant la musique des Blancs, le rock, un queutard, un junkie, issu d’une famille pauvre ayant su se hisser en haut de l’affiche. Il y a une part de vérité dans ce portrait, mais l’essentiel est ailleurs, à savoir que Jimi HENDRIX était un musicien de génie et les thèmes irriguant ses chansons sont riches et d’une hauteur de point de vue. On n’a pas encore recensé l’ensemble des chansons de Jimi HENDRIX, dont une part importante, n’ont pas encore diffusées. En effet, Jimi HENDRIX avait un studio d’enregistrement à New York, d’un valeur de 1 million de dollar, une fortune à l’époque et il passait une bonne partie de son temps à composer et enregistrer ses chansons. Les grands tubes, déjà diffusés, de Jimi HENDRIX sont notamment Hey Joe, Purple Haze, Wind Cries Mary, All Along Watchtower, Woodoo Chile, Star Spangled Banner, Little Wing, Foxey Lady ou Bold as Love.
La chanson «Hey Joe», enregistrée le 13 octobre 1966, une reprise de la version chantée de Tim ROSE,  et de celle de Billy ROBERTS en 1962, est une interpellation de deux personnages, qu’interprète le chanteur. Cette chanson qui a popularisé Jimi HENDRIX, est un standard du rock, déjà interprété par plus de 147 artistes. Le personnage de Joe envisage de tuer sa femme pour s’enfuir au Mexique ou dans le Sud, pour échapper à la peine de mort. «Hey Joe, where are you going with that gun on your hand ? I’m going down to shoot my old lady. You know, I caught her messing around with another man“ ou «Hé Joe, où vas-tu avec cette arme à la main ? Je descends abattre ma poule. Tu sais que je l’ai attrapée en train de me tromper avec un autre homme». Les conservateurs ont vu dans «Hey Joe» une chanson misogyne évoquant le meurtre d'une femme pour lequel Joe, qui n'en éprouve aucun remords, s'enfuit pour échapper à la Justice. En fait, Jimi HENDRIX, on l’a dit un représentant de la génération des années 60, où les violences conjugales ou, en pleine ségrégation raciales, les violences, tout court, faites à toutes les minorités, sont dénoncées et elles sont causées par l’alcool, la vente libre d’armes ou les drogues. Il s’agit donc à travers «Hey Joe» de dénoncer toutes les violences illégitimes, et d’esquisser les moyens de les combattre, qu’elles émanent de la sphère privée ou publique.
On a aussi voulu faire croire que, «Purple Haze», «Nuée violette », ou «Brume pourpre», une chanson composée et enregistrée par Jimi HENDRIX à Londres en janvier février 1967, serait une apologie des drogues ou substances hallucinogènes. En effet, aux Etats—Unis, on refuse pendant un certain temps, dans certaines radios, de diffuser «Purple Haze» une musique jugée «sale». Cependant, Jimi HENDRIX s’en défend et estime que «l’idée venait d’un rêve que j’avais fait, dans lequel je marchais sous la mer. C’était en rapport avec une histoire que j’avais lue dans un magazine de science-fiction. Il y est question d’une planète appelée «Danse Joy» où le ciel devient parfois violet la nuit et mauve le jour» dit-il, en référence à une nouvelle de Jose FARMER écrite 1957, mais publiée en 1966, «Night of Light Day of Dreams». Par conséquent, l’inspiration vient d’un récit de science-fiction. En effet, «Purple Haze» surnommé «Danse Joy», est une musique étrange, triste et exhalant la désespérance «Oh, help me. I cannot go like this» ou «Aidez-moi, je ne peux pas partir comme ça». Jimi HENDRIX semble s’embarquer pour une planète étrange, mais probablement, il s’agirait d’un voyage initiatique. Le chanteur est dans d’autres sphères, un souffle lui a ravi son esprit. Il invite à une communion de tous par le cœur et l’esprit.
La chanson, «All Along Watchtower», un rock psychédélique, est une reprise, le 21 septembre 1968, à Londres, d’une chanson de Bob DYLAN, composée en 1967. Cette interprétation de Jimi HENDRIX eut beaucoup plus de succès que celle de Bob DYLAN. En 2021 le magazine, «Rolling Stone» a classé la version «All Along Watchtower» de Jimi HENDRIX en 40ème position des 500 plus grandes chansons de tous les temps : «Les gens qui n’aiment pas les chansons de Bob Dylan, devraient lire ses textes. Ils sont faits de joie et de peines de la vie. Parfois, je joue des chansons de Dylan et elles me ressemblent tellement que j’ai l’impression de les avoir écrites» dit Jimi HENDRIX. Il se dégage de cette chanson, après un accident de moto de Bob DYLAN, une prise de conscience des valeurs de la vie ; la vie n’est pas un jeu. Dans cette chanson, une conversation s’engage entre «le Joker», bouffon, l’artiste et un voleur. L’artiste a l’impression que personne ne comprend vraiment son travail et n’est pas rétribué à la mesure de son talent. Le voleur, un marginal, estime que l’artiste, tous les deux apprécient la vie. Pendant qu’ils devisent, ils s’approchent d’un château et de son donjon ou «Watchtower» ; le château incarne l’ordre établi, les deux individus sentent qu’une confrontation entre deux valeurs de la vie est imminente. «There must be some kind of way out of here There is too much confusion. I cannot get no relief». ou «Il doit y avoir un chemin pour s’échapper de là. Il y a trop de confusion. Je ne peux pas obtenir la sérénité». En humaniste, Bob DYLAN face à cet ordre social rigide, appelle à la résurgence de nouvelles valeurs de la vie. Cette chanson de 1968, est pour Jimi HENDRIX, l’année de l’émancipation de Chas CHANDLER qui l’avait introduit en Grande-Bretagne. Il recherche de nouvelles sonorités de sa guitare, par une utilisation intensive de la stéréo.
Les femmes occupent une place particulière dans le répertoire musical de cet artiste jouisseur qui avait le cœur en bandoulière, un croqueur de femmes. Aussi, il compose «Little Wing» ou «Petite aile» qui est «à propos des jolies groupies que je rencontre parfois. Et, ces jolies filles viennent et de te divertissent vraiment. Tu tombes vraiment amoureux d’elles, car c’est le seul amour que tu puisses avoir. Ce n’est pas toujours physique, ce n’est juste que des occasions. Elles te disent vraiment quelque chose, et te livrent différents éléments de leur moi intérieur» dit Jimi HENDRIX. L’artiste, un éminent représentant des années 60, voulait juste mordre la vie à pleine dents «Je voudrais juste me lever le matin, rouler hors de mon lit, tomber dans une piscine intérieure et nager jusqu' à la table du petit-déjeuner. Lever la tête hors de l'eau, prendre un jus d'orange, me laisser tomber de ma chaise jusque dans la piscine, nager jusqu'à la salle de bains et aller me raser ou peu importe» dit-il à Keith ALTHAM, dans un entretien du 11 septembre 1970 accordé à «The Independent». En effet, il séduisait ses groupies et les changeait, comme il changeait de chemise. «Des filles, Jimi Hendrix en a connu par dizaines. Mais il n'a jamais aimé comme il l'a fait avec Kathy Etchingham et Devon Wilson, deux femmes pourtant bien différentes» écrit le magazine, «Vanity Fair». Cependant, parfois, la jalousie et les peines du cœur transparaissent dans cette création musicale. Ainsi, «The Wind Cries Mary», sorti en 1967, un rock psychédélique, est composé à Londres, à la suite d’une querelle de jalousie. En effet, une de ses conquêtes, Kathy ETCHINGHAM, avait quitté la maison, après une dispute, et quand elle revient, le lendemain, Jimi HENDRIX avait composé cette chanson en utilisant son deuxième prénom. Leurs relations tumultueuses se poursuivront jusqu’au 9 avril 1969. Jimi HENDRIX avait rencontré à Los Angeles, une autre fille, Devon WILSON (1943-1971), originaire de Milwaukee, qui se suicidera en février 1971. Jimi HENDRIX avait consacré une chanson à Devon WILSON, intitulée «Dolly Jagger» diffusée en 1997, à titre posthume. Quand, Jimi est arrivé à Londres le 24 septembre 1966, il était sans le sou, partout où il passait dans les club, on lui demandait ses références, «Are you Experienced ?» d’où par la suite le nom de son groupe. Kathy ETCHINGHAM, née en 1946, une irlandaise, installée à Londres et devenue une Disc Joker, a été d’un grand secours pendant ces moments difficiles.  «Il avait l’air original, vraiment très beau. Il était frais, et il avait un accent américain vraiment très doux» avait dit de Jimi, Kathy ETCHINGHAM Les paroles oniriques évoquent une rupture, des sanglots, le bonheur fugace et les cris du vent. «After all the jacks are in their boxes and the cloxns have all gone in bed. You can hear happiness staggering on down street, footsep dressed in red and the wind whispers Mary» «Après tout que les valets soient rangés dans leurs boites et que les clowns soient couchés, tu peux entendre le bonheur descendre la rue en titubant, ses pas habillés en rouge et le vent murmure, Mary». Cette chanson poétique n'évoque nullement la consommation de la drogue. On y sent, certes, l’influence des Beattles qui l’ont bien accueilli à Londres, à travers «Strawberry Fields Forever» de John LENON, mais le message, de «The Wind Cries Mary», semble être ailleurs. C’est apparemment un hymne dédié à toutes les femmes qu’il a aimées. Il a écrit cette chanson «pour ses copines, nos tantes, et surtout notre mère qui nous surveillait dans l’Au-delà» écrit Léon HENDRIX, son frère.
Jimi HENDRIX, tout en étant anticonformiste, n’a jamais été marqué par un engagement politique frontal. On a même dit qu’il était ouvertement anticommuniste ; il s’était même, un certain temps engagé dans l’Armée et ne s’intéressait qu’à sa musique. Il pense que les politiciens doivent s’occuper de la politique et les artistes leur musique. Les Blacks Panthers l’avaient reprocher de jouer pour un public blanc et qu’il appréciait trop les femmes blanches. Après l’assassinat de Martin Luther KING (1929-1968, le 4 mai 1968, à Memphis, suivi de graves émeutes, Sidney POITIERS, Sammy DAVIS Jr, Louis ARMSTRONG et Diana CAROLL ont annoncé qu’ils ne participeraient pas à la cérémonie des Oscars. Jimi HENDRIX a maintenu son concert programmé le 5 avril 1968, au Symphony Hall, à Newark, en New Jersey, un Etat du Sud. Il dira à l’entame du concert «j’ai perdu un ami». Le public blanc qui a compris qu’il parlait de Martin Luther KING, se mit à verser des larmes. Jimi HENDRIX donna de l’argent pour les funérailles du 9 avril 1968, de Martin Luther KING.
Au concert de Woodstock, du 15 au 18 août 1969, renouant avec l’ambiance de sa génération de contre-culture, il chante «The Star Spangled Banned», la «Bannière étoilée», ou l’hymne national des Etats-Unis, mais à sa manière, en protestation contre la guerre au Vietnam, la discrimination raciale et contre tous les conservatismes. A cette époque et à Woodstock, une période d’espoir et d’optimisme, émerge les mouvements «Flower Power» «Peace and Love», «Faites l’amour, pas la guerre». Jimi HENDRIX utilise toutes les palettes techniques possibles (pédales, vibrato) pour créer des effets sonores évoquant la guerre ; il fait hurler sa guitare, en mimant les bruits de bombardements et de sirènes. Cette interprétation de l’hymne national des Etats, avec un tempo lent, en gommant son aspect martial, est une forme de contestation de la guerre du Vietnam.
Le 4 juillet 1970, à quelques semaines de sa mort, Jimi HENDRIX participait à la deuxième édition de l’Atlanta Pop Festival, à Byron, en Géorgie, un Etat du Sud, marqué par la ségrégation raciale, l’intolérance et la haine. Ce qui déchaina la fureur de Lester MADDOX, gouverneur de cet Etat sudiste, en raison de la venue de 300 000 jeunes, essentiellement des hippies.
«Je sacrifie une part de mon âme, à chaque fois que je joue. Je ne suis pas sûr de vivre jusqu’à 28 ans. Je veux dire que lorsque je n’ai plus rien donner, au plan musical, je ne serai plus de cette planète, à moins que j’aie une femme et des enfants. A part cela, je n’ai aucune raison de vivre» il parlait parfois de sa mort. Jimi HENDRIX est décédé, le 18 septembre 1970, d’un cocktail de médicaments et de vin, à Londres, dans une chambre d’hôtel, en compagnie d’une amie allemande, Monika Charlotte DANNEMAN (1945-1996). Il a été étouffé par ses vomissures suite à une intoxication aux barbituriques mélangés à de l’alcool. On a retrouvé dans ses notes un message énigmatique : «The story of love is quicker than the wink of an eye. The story of love is hello and goodbye until we meet again». Comme Janis JOPLIN ou Billie HOLIDAY ou Kurt COBAIN, le chanteur Jimi HENDRIX est mort de ses excès. Jimi HENDRIX est inhumé à Renton, Greenwood Memorial Park à Washington, une banlieue Sud-Est de Seattle. L’artiste avait un fils, James SUNDQUIST, né le 5 octobre 1969, d’une mère suédoise, Eva SUNDQUIST. Suivant, James WRIGHT, et cela n’a pas été prouvé de façon convaincante, Jimi HENDRIX aurait été assassiné par Michael JEFFREY, son manager.
Comme le plus souvent, la mort d’un grand artiste est une cadavre exquis, les membres de sa famille se disputent autour de l’héritage, estimée à 80 millions de dollars. En 2002, à la mort du père et en l’absence en 1970 d’un testament, c’est Janie, la sœur adoptive, qui a été désignée pour gérer le patrimoine du musicien, «Experience Hendrix» et «Authentic Hendrix». Il n’a été laissé à Léon qu’un disque d’or. En 2004, la Cour suprême de l’Etat de New York a estimé que Léon HENDRIX ne pouvait pas contester le testament de son père, Al HENDRIX et devait en accepter la validité.
A sa mort, certains conservateurs disaient qu'il ne fallait pas rendre hommage à "un drogué". Cependant, Jimi HENDRIX ne vivant que son art, en dépit de sa vie brève, a transcendé toutes les générations. En dépit de ses excentricités dans ses effets vestimentaires, il voulait être reconnu comme un musicien sérieux et talentueux, en explorant des pistes nouvelles : «Chas nous encourageait toujours à aller plus loin, nous expliquant : la règle est qu'il n'y a pas de règles» disait-il. L’appartement qu’il occupait, entre 1968 et 1969, à Londres, dans le quartier de Mayfair, 23 Brook Street, est devenu un musée. Le musicien Georg Friedrich HANDAEL (1665-1759) habitait au 25 Brook Street. Jimi y résidait avec Kathy ETCHINGHAM. C’est à Londres qu’il a connu la gloire et dans cette ville qu’il est mort : «Le seul foyer que j'aie jamais eu» disait Jimi HENDRIX.

Références bibliographiques

ALTHAM (Keith), «Jimi Hendrix », The Independent, du 11 septembre 1970, un entretien diffusé intégralement à la radio ; BURREL (Ian) «Jimi Hendrix’s Final Interview to be broadcast on Radio in his Entirety», The Independent, du 18 septembre 2013 ;
BELCACEM (Bahlouli), «Un jour, une histoire, 18 septembre 1970, disparaissait Jimi Hendrix», Rolling Stone, du 18 septembre 2021 ;
CANSELIER (Régis), Jimi Hendrix. Le rêve inachevé, Paris, Les mots et le reste, 2010, 430 pages ;
CROSS (Charles ; R.), Jimi Hendrix. L’expérience des limites, Paris, Camion blanc, 2006, 512 pages ;
FELLER (Benoit), Jimi Hendrix, Paris, Albin Michel, 2001, 190 pages ;
LAWRENCE (Sharon), Jimi Hendrix : L’homme, la magie, la vérité, Paris, Flammarion, 2005, 357 pages ;
MARTINEZ (Frédéric), Jimi Hendrix, Paris, Tallandier, 2010, 126 pages ;
MEDIONI (Franck), Jimi Hendrix, Paris, Gallimard, 2012, 400 pages ;
MURRAY (Charles Shaar), Jimi Hendrix. Vie et légende, traduction de François Gorin, Paris, Seuil, 1996, 350 pages ;
NUC (Olivier), Jimi Hendrix, préface de Ben Harper, Paris, J’ai Lu, 2003, 90 pages ;
Vanity Fair, «Kathy Etchingham et Devon Wilson, les deux amours contradictoires de Jimi Hendrix», Vanity Fair, du 18 septembre 2020.
Paris, le 20 juillet 2022, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
 
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21 juillet 2022 4 21 /07 /juillet /2022 20:11
«Projet de loi sur le pouvoir d’achat : entre «ruissellement» et énorme escroquerie» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Tout le monde, majorité et opposition, sont d’accord que le coût de la vie est devenu disproportionné par rapport aux revenus du travail, et que l’Etat devrait, par des mesures vigoureuses, soutenir les ménages. Toute la difficulté est de savoir comment y parvenir, efficacement, mais surtout équitablement.
A travers son projet de loi portant «mesures d’urgence du pouvoir d’achat» et dans son autocélébration, le gouvernement se félicite, notamment de l’indemnité inflation de 100 € dite «Prime Macron», de la revalorisation de 10% du barème kilométrique, le repas à un 1 euro pour certains étudiants, du bouclier tarifaire énergie, la revalorisation de 3,5% du point d’indice de la fonction publique, et maintenant un dispositif d’intéressement dit «prime partage» une sorte de prime annuelle pouvant aller jusqu’à 6 000 €.
En réalité ces effets d’annonce, fort trompeurs, relève, pour une large part, d’une énorme propagande politique, je dirai même d’une énorme escroquerie. C’est cette publicité d’une bière, ça ressemble à la bière, mais ce n’est pas la bière.
L’ensemble de ces mesures s’inspirent d’une logique, condamnée aux législatives pour un gouvernement sans majorité absolue, et pouvant être condamné à tout moment, la stratégie du «ruissellement», celle de quelques miettes consenties à ceux qui souffrent, la cerise et le gâteau étant réservées aux amis de la Samaritaine.
L’Etat se glorifie de l’augmentation de la valeur du point d’indice des agents de la fonction publique de 3,5%, à compter du 1er juillet 2022 ; la valeur du point d’indice, bloquée depuis le 1er février 2017, passe donc de 4,63 € à 4,68 €. Or en temps les agents publics ont été spoliés de leurs droits, puisque rien qu’en 2022 l’inflation est de 5%. Le compte n’y est pas. Entre 2017 et 2021, selon l’INSEE, l’inflation a été de 6%. Comme Mme TATCHER, j’ai envie au gouvernement «Give back our money !».
Dans tous les cas, c’est l’Etat qui décide des augmentations, mais ce sont les entreprises et les collectivités locales qui vont payer, sans aucune compensation. Un chèque en bois !
Par ailleurs, cette prime de 6000 € ne s’appliquera si le patron de l’entreprise le veut bien et surtout, s’il en a les moyens.
Les heures défiscalisées, comme cette prime de 6000 euros aléatoire et hypothétique que réclament le patronat, ne comptent pas pour la retraite, le chômage et ne participe pas à l'équilibre des comptes sociaux. C'est un cadeau de plus pour les amis de la Samaritaine. Augmentation des salaires et stop au ruissellement !
Le gouvernement propose de supprimer la redevance télévision pour les chaînes publiques. Encore une fausse bonne nouvelle. Livrer le service public au diktat de l'audimat et des publicitaires, aux mains essentiellement de BOLLORE c'est une répression grave de l'esprit critique dans ce pays où les médias sont déjà aux mains des amis de la Samaritaine.
Ce qui est demandé, ce n'est pas de l'aumône mais une vraie revalorisation des salaires ; des marges budgétaires existent du côté des amis de la Samaritaine, pleurant souvent la bouche pleine ; ils se sont répartis, en 2021, plus de 134 milliards de bénéfices.
Il existe un poste de dépense pouvant dégager des marges de manœuvres financières importantes : celui de la guerre en Ukraine. Les industriels de l'armement s'en mettent les poches dans une guerre que l'on croyait éclair mais qui va durer.
«Et en même temps», comme le dirait le président MACRON, de folles sommes, des milliards, sont engagées dans la guerre en Ukraine, sans aucun contrôle du Parlement, et maintenant depuis plusieurs mois. On voit dans ces incendies en Gironde que l'Etat ne s'est pas doté suffisamment de Canadairs pour lutter contre les feux de forêt. Ici les gens crèvent de faim.
Les Occidentaux ont perdu toutes leurs guerres, y compris l’Afghanistan, un pays moyenâgeux. Quel bilan humain, financier et en termes d’afflux de réfugiés ou de terrorisme de ces guerres locales ?
Cette guerre en Ukraine, profitant essentiellement aux lobbies d’armement, est un conflit entre les Etats-Unis et la Russie, pour le leadership du monde. Tout le reste n’est que mensonge et enfumage.
Chez des commerçants véreux, une marge de manœuvre se trouve dans le prétexte pris de la guerre en Ukraine, pour faire flamber tous les prix, y compris les denrées de premières nécessité, devant être immédiatement bloqués, en raison de ces spéculations honteuses. Ces commerçants profiteurs, ces amis de la Samaritaine, devraient payer dont Total.
Un secteur sensible, c’est celui du tarif des cantines. Les mairies sont prises le couteau à la gorge devant la flambée du prix des denrées alimentaires, sans compensation financières : faut-il augmenter les tarifs des cantines et pénaliser davantage les familles qui ont déjà la tête sous l’eau ?
Je rappelle que le gouvernement, de façon injuste et discriminatoire, a porté les droits d’inscription des étudiants étrangers de 277 à 3770 € et le coût les timbres fiscaux des titres de séjour a bondi. Abolition immédiate de ce Code de l’Indigénat !
Paris, le 20 juillet 2022, actualisé le 6 décembre 2021, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
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17 juillet 2022 7 17 /07 /juillet /2022 20:08
«Maître Amadou Lamine Coura GUEYE (1891-1968), avocat des grandes causes de l’Afrique et du Sénégal» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Premier docteur en droit en Afrique, instituteur, député puis sénateur du Sénégal, Secrétaire d’Etat, maire de Saint-Louis puis de Dakar, magistrat, premier président de l’Assemblée nationale du Sénégal, patron de presse, brillant avocat, Amadou Lamine Coura GUEYE, un géant de l’Histoire, dans sa vie longue et riche, fait partie de ceux qui ont fait du Sénégal, «un Grand petit pays» en référence au titre de mon troisième livre. Par conséquent, Lamine GUEYE est «l’homme politique francophone le plus important au lendemain de la Seconde guerre mondiale» écrit Nicole BERNARD-DUQUENET. Qualifié de «l’une des plus grandes figures politiques africaines» par Amady Aly DIENG, son biographe, maître Lamine GUEYE fait pourtant partie de ces grands invisibles dont l’image est encore brouillée en raison d’un concours de diverses circonstances.
Tout d’abord, maître Lamine GUEYE, un assimilationniste, en pleine montée des revendications pour l’indépendance est resté décalé par rapport à ce vent de l’Histoire. En effet, ne remettant pas en cause, fondamentalement le colonialisme, il voulait en limiter les abus : «Quand je suis entré dans la politique, j’avais des objectifs bien précis : faire disparaître le Code de l’Indigénat, supprimer le statut de sujet français, abolir l’odieuse inégalité entre mes compatriotes» dit-il à «Paris-Dakar» du 11 août 1961. Lamine GUEYE voulait être un «Homme pareil aux autres» suivant le titre d’un ouvrage de René MARAN (1887-1960, voir mon article), Prix Goncourt de 1921 : «Il y a la bonne et la mauvaise politique. La politique à nous, tend à la création de l’Union française. L’Africain est éminemment sociable, dont social, et surtout le musulman dont la religion est essentiellement sociale. Il demande la citoyenneté, mais dans le respect des coutumes traditionnelles. Le seul lien, le plus fort, c’est l’amour de la République, l’amour de la France. Je ne suis pas un français loyal, je suis un Français tout.» dit-il à Conakry le 19 mars 1947. Pendant ce temps, son mentor, Marius MOUTET (1876-1968), Ministre de l’Outre-mer, qualifie les indépendantistes indochinois de «terroristes», et réprime, durement, les insurgés de Madagascar ainsi que le RDA. De passage, à Dakar, le président Vincent AURIOL (1884-1966) a adressé aux colonisés son message «d’affection de la Mère-patrie» dit-il le 18 avril 1946. En réponse, Lamine GUEYE dira que «la terre de Dakar est française depuis plus de trois siècle. Nous vous accueillons, notamment avec tout notre cœur dans la ferveur et la passion de Français et de républicains. Vous êtes la plus haute expression de l’Union française, symbole de la Grande France» dit-il Cependant, l’irruption des Tirailleurs sénégalais, sur la scène politique, par des revendications d’égalité et de dignité, a considérablement bousculé l’ordre colonial, dans ses certitudes, jusqu’ici tranquilles, de hiérarchisation des civilisations. En effet, après la Première guerre mondiale, les anciens Tirailleurs sénégalais, gazés et discriminés au regard de leurs pensions, se révoltent contre l’ordre colonial. Un foutankais, un peul, Bakary DIALLO, (1892-1978), est le premier, en 1926, à écrire sur la Grande guerre et l’injustice faite aux Tirailleurs sénégalais. En effet Bakary DIALLO, né à M’Bala dans la région de Podor, s'engage dans l’armée française le 4 février 1911, participe à la «pacification» du Maroc en mai 1911, avant de débarquer à Sète en 1914. Mobilisé sur le front de la Marne, sa mâchoire fracassée l'oblige à se soigner dans divers hôpitaux (Epernay, Neuilly, Paris, Menton). Devenu citoyen français en 1920, il exerce le métier de portier à l’hôtel National de Monte–Carlo, et occupe divers emplois plus pénibles à Paris. Il publie en 1926 «Force Bonté», un récit candide sur la France coloniale. C’est une vision manipulée ou fabriquée dont l’écriture reviendrait à Lucie COUTURIER, Jean-Richard BLOCH (1884-1947) ou à un employé des éditions Rieder. En effet, c’est un récit «naïvement colonialiste», en décalage avec les souffrances des Tirailleurs sénégalais, ainsi que les injustices qu’ils ont subies. En effet, Bakary DIALLO, ne sachant ni lire et écrire, dans cet ouvrage, «Force et bonté», est littéralement fasciné par le chef blanc et par la puissance coloniale française. En revanche, Lamine SENGHOR (1889-1927, voir mon article), un autre ancien tirailleur sénégalais, de gauche radicale, posera les termes du débat : «La France nous connaît lorsqu’elle a besoin de nos soldats, mais elle continue à nous traiter comme des êtres inférieurs lorsque le danger est passé» écrit Lamine SENGHOR (1889-1927, voir mon article), le premier grand pourfendeur du colonialisme, et un partisan de l’indépendance. Lamine SENGHOR est le premier à bien décrire les mécanismes de domination et d’aliénation du système colonial, et esquissé la revendication pour l’indépendance, un mot tabou à l’époque. Il est un précurseur de la négritude, du panafricanisme et des mouvements indépentistes, à travers son ouvrage, «La violation d’un pays». Pour lui, la colonisation une violation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, est donc une violation du pays occupé : «Les esclaves deviennent libres ! Les citoyens de chaque pays dirigèrent le gouvernement de leur Etat. Ils formèrent l’alliance fraternelle des pays libres» écrit, en 1927, Lamine SENGHOR.
Maître Lamine GUEYE ne remettant pas en cause l’ordre colonial, il voulait son aménagement, avec plus d’égalité. Il a obtenu, en son temps, des résultats, jugés appréciables. En effet, maître Lamine GUEYE a fait abroger, par la loi n°46-940 du 7 mai 1946, le Code de l’indigénat, les coloniaux devenant ainsi des citoyens français et les fonctionnaires africains pouvant prétendre au même salaire que les métropolitains. Le Code de l’indigénat, un odieux système esclavagiste évoquant le Code noir, est une légalisation d’un système oppressif pendant la colonisation. «L’abolition de l’esclavage est un fait général, il n’existe plus d’esclaves depuis 1848. L’obligation au travail, très distincte de l’esclavage, peut donner lieu à des abus graves et à des atteintes à la liberté humaine. La liberté personnelle, telle qu’elle est conçue dans les pays européens, du fait du régime de l’indigénat, qui consiste dans l’application aux indigènes de pénalités spéciales, infligées par l’autorité administrative, à raison de faits dont le caractère n’est pas proprement délictueux, et dans le pouvoir d’internement, de séquestre, et d’amendes collectives conférés aux administrateurs, contrevient, aussi bien à la liberté qu’aux principes essentiels du droit pénal» écrit, en 1931, Pierre DARESTE, dans son traité de «droit colonial». En effet, le Code de l’indigénat, adopté le 28 juin 1881, systématisé à travers le décret du 15 novembre 1924 en A.O.F., est un régime disciplinaire et pénal infligé aux indigènes, par l’administration coloniale, sans aucun contrôle du juge, symbolise, à lui tout seul, la condamnation du colonialisme (Internements soit l’emprisonnement, l’exil ou l’assignation à résidence, confiscation des biens, amendes, bastonnades, etc.) . «Piètre méthode de brigandage, il servit comme de plumage des indigènes. Produit de cerveaux inhumains, il perfectionna l’animalisation et le ravalement des indigènes au rang de bêtes. Instrument de terreur, il servit à asseoir la toute-puissance des «bons tyrans» écrit Gilbert DOHO dans «le Code de l’indigénat». En effet, le Code de l’indigénat est un régime de violences, d’injustices et d’humiliations à l’encontre des colonisés avec son travail forcé, son régime disciplinaire, ses châtiments corporels, ses réquisitions, ses amendes administratives, un impôt par capitation, et toute une série de brimades à l’encontre des colonisés (interdictions de circuler la nuit, obligation de porter les affaires des coloniaux en déplacement, propos irrespectueux à l’égard d’un Blanc). «En Algérie, dès que la bourgeoisie française eut terminé l’occupation du pays, par les armes et dominé le peuple algérien par la force, elle installa sa dictature. Cette assimilation forcée posait, dans son premier article, l’indigène musulman reste soumis à la loi musulmane. La formule élastique et laissait croire aux vaincus qu’on respectait leurs institutions. Mais, par contre, on édifiait un système de lois répressives qui devaient les tenir indéfiniment courbés sous le joug de l’esclavage impérialiste» écrit, en 1928, El DJAZAIRI, dans la préface «L’indigénat, Code de l’esclavage». En effet, alors que l’esclavage est officiellement aboli, le Code de l’indigénat est initialement lié à l’économie des plantations permettant aux colons d’obtenir, par le travail forcé, une main-d’œuvre gratuite, corvéable à souhait. «L’indigène ne travaille que pour ses besoins immédiats ; la mise en valeur du pays, à échéance proche ou lointaine, l’indigène ne s’en préoccupe pas. L’obligation de travailler passe avant la liberté» édicte le Code de l’indigénat. Par conséquent, c’est un système qui fait des colonisés un peuple d’esclaves, des sujets français totalement exclus du champ politique et de la citoyenneté. «Dix-sept mille morts, sous les coups de la meute hystérique des contremaîtres européens et de leurs tirailleurs sénégalais, eux-mêmes exténués par les épidémies», écrivait, en 1929, Albert LONDRES dans «Terre d’Ebène» au sujet du travail forcé utilisé pour la construction du train Congo-Océan. C’est un mort par traverse «L'attention sur la situation pitoyable des travailleurs dans les colonies, notamment sur le chemin de fer de Brazzaville, où le recrutement se fait par contrainte» écrivait en 1927, André GIDE, dans son «voyage au Congo». La colonisation est bien, au même titre que l’esclavage, un crime contre l’Humanité.
Maître Lamine GUEYE en faisant abroger le Code de l’indigénat, puis à travers sa loi de 1946, tous les sujets des colonies, deviennent des citoyens français, à égalité de dignité et de prestige. Cependant, le Code de l’Indigénat, marqué par une légalisation de la violence, «surveiller et punir» suivant Michel FOUCCAULT, n’a pas totalement disparu, de nos jours, à l’encontre des diasporas africaines en France, à travers notamment la loi sur le séparatisme, les entraves à l’accès aux lieux de décisions politiques, économiques ou culturels, la surveillance des cultes musulmans, les contrôles d’identité au faciès parfois accompagnés de violences policières, les calomnies et les résidences dans des zones de relégation, sans parler de tracasseries administratives (renouvellement titre de séjour, regroupement familial ou accès la nationalité, pensions de réversion, etc.).
Ensuite, maître Lamine GUEYE, s’il a été maire de Saint-Louis et Dakar, a perdu toutes ses autres batailles de leadership politique au Sénégal. Les succès de Lamine GUEYE sont tardifs ou décalés par rapport aux grands enjeux de son époque. D’une part, maître Lamine GUEYE aurait dû être le successeur Blaise DIAGNE (1872-1934), à son poste de député du Sénégal, occupé de 1914 jusqu’à sa mort. Inconsistant dans sa démarche, puisqu’en 1922, Lamine GUEUE, dans un premier temps, s’était rapproché de Blaise DIAGNE qui l’a aidé à conquérir la mairie de Saint-Louis, avant, par la suite, de s’opposer à lui. C’est finalement N’Galandou DIOUF (1875-1941) qui est devenu député du Sénégal en 1934. Pendant cette campagne des législatives, Galandou DIOUF a utilisé des méthodes détestables, qualifiant Lamine GUEYE de «mécréant», «d’ivrogne » ou même et de «polygame». D’autre part, maître Lamine GUEYE, qui avait ramené Léopold Sédar SENGHOR, en 1934, dans ses valises, après plus de 22 ans d’absence au Sénégal, a été victime d’un «parricide». En effet, Léopold Sédar SENGHOR avait quitté la SFIO de Lamine GUEUR, pour fonder, en 1948, son parti, le Bloc Démocratique Sénégalais (B.D.S.). Par conséquent, maître Lamine GUEYE n’ayant jamais accédé au poste de président du Sénégal «il n'est pas connu de la jeunesse, car il n'a jamais été chef d'Etat alors que c'est le doyen des chefs d'Etat» écrit Amady Aly DIENG, son biographe. En effet, Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001), en artiste de la politique, allié à Mamadou DIA (1910-2009, voir mon article), un instituteur bien investi dans la paysannerie, maîtrisant le Peul, le Ouolof et le Sérère, a vaincu Lamine GUEYE aux législatives du 17 juin 1951 ; ces législatives sont émaillées de graves violences, quatre partisans de Lamine GUEYE sont assassinés en Casamance, et, en réplique, Aynina FALL, un partisan de SENGHOR est assassiné à Thiès ; Laye M’BOUP lui a dédié une chanson. Par conséquent, SENGHOR deviendra le premier président du Sénégal. Le Bloc démocratique de SENGHOR recueille 67% des voix et la SFIO de Lamine GUEYE allié à Ousmane Socé DIOP (1911-1913), écrivain, encore accroché aux vieux schémas coloniaux d’une clientèle politique des grandes villes, n'aura recueilli que 33% des voix. Cependant, les deux organisations finiront par fusionner et maître Lamine GUEYE sera le premier président de l’Assemblée nationale du Sénégal. La motion de censure, en 1962, sera d’ailleurs votée à son domicile, confirmant ainsi son alliance avec SENGHOR.
Enfin, maître Lamine GUEYE n’a pas laissé à la postérité des écrits valorisant son héritage. «Je n'ai pas l'habitude d'écrire. Tous mes discours, même les plus importants, étaient improvisés. Il y a à cela une raison très simple ; j'éprouve beaucoup de difficultés à lire et quand je lis, je ne me sens pas le même» confie-t-il à Dakar-Matin. Par ailleurs, ses mémoires, «Itinéraire d’un Africain», publiés en 1966, ne sont plus réédités par Présence africaine et ne sont plus disponibles, même chez Amazon, en occasion. L’exemplaire, que j’ai consulté à la bibliothèque nationale de France, en dépit d’un parcours riche de maître Lamine GUEYE, est particulièrement décevant. En juriste classique, maître Lamine GUEYE y reproduit de nombreux textes, sans se découvrir, ni relater le témoignage de cet itinéraire, sans commune mesure. Il est resté descriptif et fort ennuyeux. En revanche, les discours à l’Assemblée nationale, ou les relais qu’en fait la presse de l’époque, peu exploités jusqu’ici, et que j’ai consultés, témoignent du caractère exceptionnel, de ce géant de l’Histoire qu’était maître Lamine GUEYE. En effet, maître Lamine GUEYE, à cheval entre deux siècles, a connu deux époques riches en événements politiques : la Première et la Seconde guerres mondiales, l’accession de Blaise DIAGNE, le 10 mai 1914 au poste de député du Sénégal, la montée de la Négritude, des mouvements en faveur de l’indépendance, la fédération du Mali, la lutte pour le pouvoir entre Mamadou DIA et Léopold Sédar SENGHOR, l’indépendance et la Guerre froide, ainsi que la révolte des étudiants en mai 1968.
Qui était donc maître Lamine GUEYE ?
Lamine Coura GUEYE est né le 20 septembre 1891, à Médine, au Soudan français, actuel Mali, mais de parents saint-louisiens ; son père, Birahim GUEYE, est un commerçant et sa mère, Coura Waly CISSE, est une ménagère. Après des études coraniques, en 1903 chez Amadou Sar N’Diaye SARR, à 12 ans, il entre, à Saint-Louis, à l’école primaire des Frères de Ploërmel ; en raison de lois 1905 sur la séparation de l’église et de l’Etat, les congrégations religieuses étant exclues de l’enseignement, son école prend l’appellation de Louis BRIERE de l’ISLE (1827-1894), un gouverneur du Sénégal. Le jeune Lamine obtient son certificat d’études primaires en 1908, puis un certificat d’aptitude à l’enseignement en dans les écoles de l’AOF en octobre 1909, un brevet supérieur et un baccalauréat ès sciences mathématiques en 1916. Ses condisciples à Saint-Louis sont notamment Amadou-Dugay Clédor N’DIAYE (1836-1937), auteur de la «bataille de Guîlé» et futur de Saint-Louis de 1919 à 1925, Hamet SOW Télémaque (1890-1946) originaire de Saldé, journaliste politique et maire de Saint-Louis entre 1945 et 1946, ou Pap Mar DIOP, mort à la guerre pendant le bombardement de Caen, fondateur de «l’Aurore» de Saint-Louis, un mouvement réclamant une égalité des droits. «L’Aurore» deviendra «l’Association sénégalaise» légalisée en mars 1914 et deviendra en «l’Union Républicaine des Jeunes sénégalais». «Notre activité s’exerçait dans les domaines les plus variés : la politique bien sûr, les sports, l’escrime, la chasse, la pêche, les journées et soirées récréatives» écrit-il dans ses mémoires. Ils croyaient en l’émancipation des indigènes, traversant encore la longue nuit de la colonisation. Dans ce désir d’ascension sociale, leur idole est Booker T WASHINGTON (1856-1915) : «Il était pour nous, un exemple de détermination, un signe qu’un jour, nous aussi nous réussirons dans notre pays» écrit Lamine GUEYE, dans «Itinéraire africain». Lamine de Lamine GUEYE et ses amis se trouvent «engagés dans la lutte pour la traduction dans les faits des principes de liberté et d’égalité» écrit-il dans ses mémoires. Ils se remémorent des grands Africains dont le nom appartient à l’histoire depuis longtemps, comme Samory TOURE (1830-1900, voir mon article) et El Hadji Omar Foutiyou TALL (1794-1864, voir mon article), «le rappel de leurs noms et de leurs actes soulevant toujours et partout la même admiration, la même fierté» écrit-il dans ses mémoires.
Lamine GUEYE sera professeur de mathématiques à l’école normale de William Ponty, une école créée à Saint-Louis le 24 novembre 1903, transférée à Gorée en 1913, devenue école normale William Ponty en 1915, et transférée à Sébikhotane, à partir de 1937. Lamine GUEYE aura comme élèves, Félix HOUPHOUET-BOIGNY (1905-1993), futur président de Côte-d’Ivoire, Jean FELIX-TCHICAYA (1903-1961), député du moyen Congo et écrivain, Mamadou KOUYATE, un dirigeant malien. En ces temps, la jeunesse était à l’affût du succès d’un Africain, pour la galvaniser en vue d’une Afrique unie, libre et prospère. L’événement majeur de cette époque, l’élection le 10 mai 1914 de Blaise DIAGNE (voir mon article), premier député africain à l’assemblée nationale française, avait soulevé, un certain temps, une immense espérance «le peuple sénégalais réalisant qu’il ne s’agissait plus de voter en faveur d’un ami ou d’un parent, mais pour sa propre libération, pour l’extirpation des abus et des humiliations du colonialisme» écrit Lamine GUEYE, dans ses mémoires. Les indigènes dans l’administration coloniale étaient soumis à graves discriminations, à fonctions égales ils n’avaient pas les mêmes salaires que les coloniaux. Tous les députés africains à l’assemblée nationale française étaient unis pour voter, ensemble, divers textes concernant l’abolition du travail forcé, du double collège, ainsi que les discriminations dans la fonction publique. Lamine GUEYE a dénoncé «les surenchères» de certains députés, en vue d’une indépendance immédiate de l’Afrique, mais lui était un partisan de l’assimilation, dans le cadre de la République française, «une œuvre de civilisation dans les colonies». Cela contraste avec le point de députés plus à gauche «Les empires coloniaux craquent de par le monde. On tue à Bombay, on massacre en Palestine. L’Afrique du Nord s’agite et l’Afrique noire connaît elle-même des foyers où le feu couve. C’est le moment d’asseoir des rapports entre la France et les Etats associés sur des bases solides et modernes» dit le député Aimé CESAIRE, cité par «Libération» du 19 septembre 1946. En revanche, Lamine GUEYE propose devant la commission des lois, «un système d’attente fondé sur la reconnaissance aux populations françaises d’Outre-mer des droits et des libertés accordés aux Français» cité par «Libération», du jeudi 25 juillet 1946.
De retour en janvier 1917 à Dakar, il continue d’enseigner mais du fait de la Guerre qui s’éternise, appelé sous les drapeaux, il est incorporé en février 1917. À Lyon, où son unité est affectée, il en profite pour passer la deuxième partie de son baccalauréat. De retour au Sénégal, il réussit à obtenir le Certificat de fin d’études normales, puis s’oriente vers des études de droit. Il soutient ainsi à Paris une thèse en droit en 1921, devenant le premier africain à obtenir un tel diplôme. En 1923, il adhère à la SFIO et devient maire de Saint-Louis de 1925 à 1927. En 1931, il devient conseiller à la Cour d’appel de la Réunion, et présidera la chambre correctionnelle de la Cour d’appel pendant six années, avant d’être nommé conseiller à la Cour d’appel de Martinique en 1937. En 1940, Lamine GUEYE revient au Sénégal, pour démarrer une carrière d’avocat près la Cour d’appel et les tribunaux de l’AOF. En 1945, il est élu maire de Dakar et ce mandat sera renouvelé jusqu’en 1961. Membre de la seconde assemblée constituante, il a été député du Sénégal de 1946 à 1951, secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil du 16 décembre 1946 au 22 janvier 1946, et sénateur du Sénégal de 1958 à 1959. Après le référendum de 1958, organisant une autonomie interne du Sénégal, maître Lamine GUEYE deviendra président de l’Assemblée nationale du Sénégal de 1961, jusqu’à sa mort. Il est décédé à Dakar, le 10 juin 1968.
Je voudrais centrer mon propos sur un point peu étudié, à savoir que maître Lamine GUEYE, avocat des grandes causes du Sénégal et de l’Afrique, est, en fait, un nationaliste. Il a été le défenseur de nombreux sénégalais persécutés par l’administration coloniale, notamment pendant l’Occupation, mais aussi lors de procès politiques retentissants, comme l’affaire du Camp de Thiaroye, l’internement et la déportation de Cheikh HAMALLAH et l’affaire du massacre des insurgés de Madagascar. Ici, réside la tragédie de maître Lamine GUEYE, en sa qualité d’homme politique ; il croyait à l’assimilation, au message de l’universalité des droits de l’Homme, mais devenu avocat, dans un grand courage, défendant de nobles causes, maître Lamine GUEYE se rend compte que la colonisation, dans sa justice inique n’est pas réformable. Dans sa hiérarchisation des cultures, la colonisation dénie à l’Homme africain sa dignité et son humanité. La colonisation porte, en elle-même, les stigmates d’un crime contre l’Humanité, comme la nuée porte l’orage. «Si vous aviez vécu en Indochine, au Maroc, en Algérie, à Madagascar, vous n’accorderiez plus aucun crédit aux prédications sentimentales des utopistes de la Métropole. Le piège de l’esprit colonial est le racisme ; la base du droit des indigènes est l’universalisme. Le racisme est le vice des Français aux colonies. L’entreprise coloniale est viciée à l’origine par la ruse et la violence», écrit en 1947, Paul RICOEUR (1913-2005), un philosophe humaniste.
Tout d’abord, maître Lamine GUEYE a été l’avocat de Cheikh Sidy Moukhtar M’BACKE dit Cheikh Anta M’BACKE (1867-1941), ou «Borom Gawane», inculpé «pour avoir tenté de soustraire le Sénégal à l’autorité de la France». Il a été le seul à avoir été à Lambaréné, au Gabon, rendre visite à Cheikh Amadou Bamba BA lors de son exil. Son alliance avec N’Galandou DIOUF, contre Blaise DIAGNE, le puissant député de l’époque, est à la source de ces difficultés avec l’administration coloniale. En effet, dans une justice coloniale expéditive et inique, et en moins d’une semaine, la sentence fut confirmée en appel, avec un ordre d’internement à Saint-Louis et un exil à Ségou, au Soudan (Mali). Toutes les demandes de maître Lamine GUEYE de libération de Cheikh Anta M’BACKE ont été rejetées, parce qu’il représenterait «un danger pour la sécurité du pays». En 1934, maître Lamine GUEYE, faisant intervenir le nouveau député du Sénégal, Galandou DIOUF, aussitôt après, Cheikh Anta M’BACKE cessa de devenir «un personnage dangereux» ; il fut autorisé à revenir au Sénégal et ses biens confisqués lui ont été restitués.
Au Sénégal, maître Lamine GUEYE a été le défenseur dans de nombreux procès, dont celui de Galandou DIOUF, député du Sénégal de 1934 à 1941, pour violence et voies de fait contre Gaston SAUCET (1888-1924), un métis et franc-maçon, devant le tribunal de Dakar. Il a aussi défendu les intérêts des municipalités de Dakar et Rufisque contre les établissements Maurel et Prom. Il a été également l’avocat de Amadou-Dugay Clédor NDIAYE, maire de Saint-Louis dans le procès l’opposant à la Compagnie française de l’Afrique Occidentale (CFAO). C’est une époque où au moindre écart de langage cela finit devant le tribunal, avec une masse d’Africains comme d’Européens ; maître Lamine GUEYE assure le spectacle. Ainsi, Lamine GUEYE avait assigné, en 1935, Alfred GOUX (1876-1948), maire de Dakar de 1935 à 1945, et Massogui BA, gérant du journal «le Sénégal», pour diffamation, mettant en cause «sa lamentable gestion de Saint-Louis». Ils seront acquittés ; ces faits ne portent pas atteinte à l’honneur et à la considération de Lamine GUEYE, estime le tribunal de Dakar, le 23 février 1936. Par ailleurs, Dakar étant pendant l’Occupation dirigée par les Vichystes, le moindre soupçon devient «une attitude française» ou «complotiste». Aussi, maître Lamine GUEYE a défendu plusieurs personnalités sénégalaises comme El Hadj Magatte BA, commerçant ancien combattant de la Première guerre mondiale et ancien adjoint au maire de Dakar, accusé de pratiquer des ventes à des prix illicites ou comme Me Amadou DIOP, huissier près le Tribunal de première instance de Grand Bassam, accusé de trahison en temps de guerre.
Ensuite, maître Lamine GUEYE est surtout le défenseur des Tirailleurs Sénégalais, anciens combattants de l’Armée française qui étaient venus défendre la «Mère patrie», sont rassemblés avant leur démobilisation, en novembre 1944, au Camp de transit de Thiaroye, à 15 km de Dakar, au Sénégal, pour réclamer le paiement de leurs soldes. Un général, venu dans le Camp de Thiaroye, pour imposer ces décisions iniques, est brièvement séquestré, puis libéré. Pour punir cette audace de réclamer un dû, et en représailles, le Camp de Thiaroye est attaqué à l’artillerie lourde, en pleine nuit, le 1er décembre 1944. Officiellement, il a eu 35 morts. Il y aura, en fait, plus de 300 morts ensevelis dans une fosse commune. Le général qui avait donné l’ordre d’ouvrir le feu, avec de la mitrailleuse lourde «Ma conviction était formelle : tout le détachement était en état de rébellion. Il était nécessaire de rétablir la discipline et l’obéissance par d’autres moyens que les discours et la persuasion. Tout est rentré tragiquement dans l’ordre» écrit le général DAGNAN. Pour le lieutenant-colonel LE BERRE, c’est une simple «opération de maintien de l’ordre». En fait, loin d’être une «mutinerie», il s’agit bien d’une paix des cimetières, d’un véritable crime contre l’Humanité. Redoutant des émeutes à Dakar, les colons ont envoyé El Hadji Seydou Nourou TALL apaiser la population. «Des hommes qui avaient combattu pour la France, avaient été prisonniers en France, avaient par miracle échappé à la mort. Quand ils sont revenus sur le sol natal, au moment de revoir leur foyer et leur famille, ils ont été tués par des balles françaises, pour une misérable question de sous» dira Lamine GUEYE. Léopold Sédar SENGHOR, qui était hors du Sénégal, lui aussi prisonnier de guerre, écrira ce poème «Tyaroye» : «Prisonniers noirs je dis bien prisonniers français, est-ce donc vrai que la France n'est plus la France ? Est-ce donc vrai que l'ennemi lui a dérobé son visage ? Est-ce donc vrai que la haine des banquiers a acheté ses bras d'acier ? Et votre sang n'a-t-il pas ablué la nation oublieuse de sa mission d'hier ? Dites, votre sang ne s'est-il pas mêlé au sang lustral de ses martyrs ?» écrit-il, en 1948, dans le recueil «Hosties noires».
Lamine GUEYE s’adresse alors à Gaston MONNERVILLE, un radical de gauche «c’est une question d’argent qui amené des militaires à abattre à coups de mitraillette des Tirailleurs sénégalais» écrit-il le 7 décembre 1944. Gaston MONNERVILLE réclame une enquête parlementaire, en vain. Considérés comme «des mutins», les Tirailleurs sénégalais sont déférés devant un Tribunal militaire permanent à Dakar le 15 février 1944. Par jugement du 5 mars 1945 les peines sont lourdes : six ont été condamnés à 10 ans d'emprisonnement avec dégradation militaire et interdiction de territoire, un à 7 ans et dégradation militaire, deux à 5 ans et dégradation militaire, trois à 5 ans, un à 4 ans, six à 3 ans, six à 2 ans, trois à 18 mois et six à 1 an. Leur pourvoi en cassation a été rejeté le 17 avril 1945. Ce procès «entièrement à charge, a conduit à la condamnation et à la dégradation militaire de 34 innocents» écrit maître Lamine GUEYE, considérant le camp de Thiaroye un lieu d’indignité et de souffrance. Un projet de loi d’amnistie, introduit le 15 février 1947, est voté par le Parlement le 16 août 1947. Le recours en grâce des six condamnés à mort fut admis par le Président Vincent Auriol le 15 juillet 1949 et leur peine commuée en réclusion à perpétuité, sentence elle-même amnistiée par la loi du 27 mars 1956. Cette bataille judiciaire engagée par Lamine GUEYE a été poursuivie à travers le film de SEMBENE Ousmane, mais aussi une grande opiniâtreté, le combat du professeure Armelle MABON, pour une ouverture des archives et la révision de ce procès.
Par ailleurs, maître Lamine GUEYE, en 1922, a été chargé d’assurer la défense du marabout Ahmédou HAMADOULLAH, chérif du Nioro, dit Cheikh HAMALLAH (1881-1943), arrêté au Soudan (Mali) en raison de ses convictions religieuses. Les enfants de Cheikh HAMALLAH n’étaient pas scolarisés à l’école française, mais l’incident déclencheur de ses persécutions serait son refus de saluer le commandant de cercle. Cependant, et pour maître Lamine GUEYE, «le vrai sujet de fond c’est celui de la liberté, pour un Africain, de pratiquer la religion de son choix, dans le respect des lois de la République» écrit dans ses mémoires Lamine GUEYE.  En effet, si Cheikh HAMALLAH avait été déféré à un tribunal français, le marabout aurait pu s’expliquer et démontrer victorieusement l’inanité des griefs articulés à son encontre ; malheureusement, il relève du Code de l’indigénat. «Rien ne permet d’affirmer que le mouvement de Cheikh Hamallah était dirigé contre la France. A aucun moment, le Hamallisme n’a été délibérément xénophobe. Aucun Européen n’a jamais été victime d’un meurtre ou même d’une agression au nom du Hamallisme» écrit Alfred GOUILLY, dans son traité sur l’Islam en AOF. Un sujet encore d’une brûlante actualité en France, en raison de la résurgence d’un Code de l’indigénat qui ne dit pas son nom. Cheikh HAMALLAH, considéré par le colon comme un élément dangereux pour l’ordre public «a battu les records d’internements» écrit Lamine GUEYE, plus que Cheikh Amadou Bamba BA (1853-1927, voir mon article). En effet, Cheikh HAMALLAH, avec Yacouba SYLLA, est d’abord exilé à partir de 1925, pour une durée de 10 ans : «Le nommé chérif Hamallah, auteur de manœuvres politiques de nature à compromettre la sécurité publique est interné à Méderdra, cercle du Trarza (Mauritanie) pour une période de dix ans» édicte un arrêté du 28 novembre 1925, du gouverneur général de l’AOF. Ensuite, en 1930, alors qu’il a accompli la moitié de sa peine, il est déporté à Adzopé, région de La Mé, en Côte-d’Ivoire, d’où il ne regagnera Nioro qu’en 1936. Enfin, en juin 1941, il est à nouveau arrêté et déporté à Cassaigne, maintenant Sidi Ali, en Algérie, puis transféré à Vals-les-Bains (Ardèche, région Auvergne-Rhône-Alpes), en juillet 1942. Mal adapté au climat froid, tombé malade, il fut admis en octobre 1942, à l’hôpital de Montluçon (Allier), où il décédera, loin de tout, le 16 janvier 1943. Mais il fallait attendre le 7 août 1947, pour que Marius MOUTET confirme, dans «Paris-Dakar» la mort «naturelle» de Cheikh HAMALLAH, dont le corps n’a jamais été rendu à sa famille. La discorde avec le colonisateur français, comme d’ailleurs avec Thierno Bocar Salif TALL, le mentor de Amadou Hampâté BA, c’est une sombre histoire d’interprétation de l’héritage de Cheikh Amet Tidjani (1737-1815). Pour Cheikh HAMALLAH, une des prières surérogatoire du tidjanisme, la «Jawhart Ul-Kamal» ou «la Perle de la perfection», exige de la réciter 11 fois et non 12 fois. Aussitôt après la famille d’El Hadji Omar TALL, désormais rangée aux côtés du colon, a estimé que cette façon d’interpréter le tidjanisme serait subversive, et donc antifrançaise.
Enfin, maître Lamine GUEYE, allant à l’encontre du groupe socialiste ayant voté la levée de l’immunité parlementaire des députés malgaches, a décidé de défendre la cause des insurgés de la Grande île. De surcroît, cette insurrection étant matée par des Tirailleurs sénégalais, Lamine GUEYE a dû affronter l’hostilité d’une partie de l’opinion publique malgache. La révolte des malgaches en 1947 est, après la Guerre d’Indochine, le second événement majeur survenu dans les colonies de l’Union française après la Seconde guerre. Seul grand pays véritablement indépendant jusqu’à son annexion par la France le 6 août 1896. Les colons avaient admis, néanmoins, la nécessité d’une réforme du système colonial visant à éradiquer ses injustices (expropriations, main-d’œuvre servile et sous-payée) et à assurer une meilleure représentation indigène dans l’Union française de 1946, mais celle-ci orientée vers l’assimilation, écartait toute autonomie. Or, le MDRM (Mouvement démocratique de rénovation malgache) réclame l’indépendance, légalement, par une voie électorale et parlementaire. De fait, sa majorité électorale est éclatante. Ce parti indépendantise a obtenu les deux sièges attribués au second collège pour l’une et l’autre Constituante, il a enlevé non moins clairement les trois sièges prévus par la Constitution aux élections législatives de novembre 1946, il s’apprête à en faire autant pour l’élection des conseillers de la République, qui a été différée jusqu’au 30 mars 1947 par une manœuvre de Marius MOUTET. En effet, aux élections législatives du 10 novembre 1946, et aux assemblées provinciales, le 12 janvier 1947, pourtant découpées de manière ethnique, consacrent la victoire du MDRM. Mais une manœuvre de dernière minute du haut-commissaire tente de modifier la représentation provinciale du MDRM à l’assemblée représentative devant constituer la délégation malgache au Conseil de la République (l’actuel Sénat) qui devait compter 44 représentants des territoires d’Outre-Mer sur 315 conseillers.
Dans la nuit du 29 mars 1947, des insurgés attaquent le camp militaire de Moramanga, après avoir tué les officiers français qui dormaient dans le bourg, principalement des tirailleurs sénégalais. La répression des colons est particulièrement sauvage et envoie début avril 1947, un corps expéditionnaire de 18 000 hommes, essentiellement des troupes coloniales, qui sera porté à 30 000. L’armée française opère une répression aveugle : exécutions sommaires, torture, regroupements forcés, incendies de villages. Les colons expérimentent une nouvelle technique de guerre «psychologique» : par exemple, des suspects sont jetés vivants d’un avion afin de terroriser les villageois de leur région ; ceux-ci ne sont souvent armés que de sagaies et de couteaux, mais, en bons connaisseurs du terrain, notamment les régions de forêt, entreprennent une guérilla, attaquant et brûlant les fermes isolées, tuant des colons et des compatriotes jugés loyalistes. La «pacification» aurait fait 89 000 victimes chez les Malgaches, d’après les chiffres officiels généralement retenus. Les forces coloniales perdent quant à elles 1900 hommes. On relève aussi la mort de 550 Européens, dont 350 militaires. Dès le 31 mars 1947, ses premiers leaders sont arrêtés et leur immunité parlementaire levée. Au procès des insurgés, il y aura 32 accusés dont 5 parlementaires : «Le procès malgache est-il une affaire Dreyfus ?» s’interroge Albert FINET. Des intellectuels comme Paul RICOEUR (1913-2005), philosophe humaniste et Jacques ELLUL (1912-1994), théologien et historien du droit, demandent à ce que le procès soit transféré en métropole. Mais le procès ne sera ni repris, ni transféré en métropole, un troisième recours en cassation ayant été rejeté le 7 juillet 1949.
Le député et avocat des insurgés malgache, Lamine GUEYE estime que cette «répression a pris la forme d’un assassinat collectif». Il réclame également que le procès soit transféré en métropole, afin que la justice ne soit pas entravée par les militaires. En particulier, maître Lamine GUEYE s’insurge contre la violation de l’immunité parlementaire de cinq députés : «Oui, la représentation au Parlement des territoires d'outre-mer n'était pour certains qu'un acte symbolique. Je dis bien pour certains seulement, car, pour d'autres, et c'étaient les plus nombreux, elle avait un objet précis. Elle devait permettre à des hommes qui représentent des territoires dix fois grands comme la France, avec une population supérieure à celle de la métropole, de faire connaître, avec toute la liberté que confère le mandat parlementaire, les aspirations des pays dont ils sont issus» dit maître Lamine GUEYE à l’assemblée nationale. Maître Lamine GUEYE, devant l’horreur et la masse des crimes commis à Madagascar, radicalise son discours, devenant un vrai nationaliste : «On nous dit que la France est un pays majeur, un pays où l'on peut dire la vérité. la France a été engagée dans une guerre dans laquelle, à ses côtés, les territoires d'outre-mer ont joué un grand rôle ; Demain, après la victoire qui sera l'œuvre commune, nous serons appelés à considérer le problème colonial sous un angle précis, celui de la possibilité pour les peuples coloniaux de s'administrer eux-mêmes. Elle a donc pris des engagements qu'il nous appartient de tenir, que vous devez tenir sous peine de vous renier l'heure actuelle être Français apporte plus de servitudes que de droits dans une foule de domaines nous avons été associés à vous pour vous. Aidez à reconquérir la liberté, des vies humaines continuent à être sacrifiées. La démocratie, vraie, c'est encore sa meilleure chance de la France. Cette chance, ne la laissez pas échapper et vous aurez vraiment fondé l’Union française sur l'égalité, la justice et la liberté» dit-il. Maître Lamine GUEYE est surpris du rejet du pourvoi en cassation, les Malgaches «ne demandent demain qu’à être nos frères, s’ils sentent pouvoir compter encore dans la confiance de la justice de la France» cité par «Libération» du jeudi 30 juin 1949.
Maître Lamine GUEYE disparaît le 10 juin 1968, en pleine grève des étudiants et des travailleurs. Subitement, tous les troubles s’arrêtent. Toute une nation en deuil se recueille. «J'aime mon pays d'un amour qui arrache les larmes» disait-il. Pour lui, en politique, le souci de l'objectivité devrait l'emporter sur le parti pris et le dénigrement systématique. Tout excès est nuisible, il faudrait savoir défendre son point de vue, mais dans la tempérance. Symbolisant la concorde nationale, aussi, Laye M’BOUP (1937-1975, voir mon article) lui consacrera une belle chanson, «Maître Lamine Guèye».
Marié d’abord à une cousine de ses cousines, Salimata GUEYE, puis à Adélaïde SARR à Rufisque, maître Lamine GUEYE, un polygame, se marie en 1930, à Marthe Dominique LAPLUN (1896-1971), une guadeloupéenne ; ils ont eu un unique fils, Iba, avocat s’illustrant dans le cinéma, mort trop tôt, en 1962, et père de deux enfants : Soukeyna et Pape Lamine. Lamine GUEYE a adopté Renée, la fille de son épouse.
Premier skieur sénégalais, sa haute silhouette racée et son sourire, tour à tour malicieux, bienveillant et grave avaient conquis tout un peuple. Maire de Dakar, il a octroyé de nombreuses bourses, notamment à Babacar SEYE (1915-1993, juge assassiné voir mon article), Cheikh Anta DIOP (1923-1986, voir mon article), un éminent égyptologue, Douta SECK (1919-1991), un artiste, Ibra Mamadou WONE de Kanel et Doudou THIAM (1926-1999) juriste et diplomate. Produit de son époque, «au total, Lamine Guèye est un grand patriote qui mérite d’être respecté. Sa générosité légendaire a fait de lui un «Samba Linguère» ou aristocrate des temps modernes» écrit Amady Aly DIENG. «Il rassemble en sa personne tous les dons et toutes les séductions : la naissance et l'intelligence, l'aisance et la générosité, la culture et l'éloquence» dit de lui, le président SENGHOR.
 
 
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Paris, le 17 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
«Maître Amadou Lamine Coura GUEYE (1891-1968), avocat des grandes causes de l’Afrique et du Sénégal» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 22:11
«Mali : transition de 24 mois. Levée de l'embargo. Nouvelles allégations d’un d'Etat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
La situation au Mali oscille «entre guerre et paix» en référence au titre d'un roman de Léon TOLSTOI (1828-1910).
Après un bras de fer contre la Françafrique via la CEDEAO interposée, la junte militaire a finalement accepté une transition de 24 mois à partir du 26 mars 2022, soit jusqu'au 25 mars 2024. En contrepartie la CEDEAO a annoncé le 3 juillet 2022 la levée des sanctions à l'encontre du Mali. Il faut dire que cet embargo était préjudiciable aux intérêts français comme ceux du Sénégal, le port de Dakar étant un transit pour le fret malien, un pays enclavé. Kibili TOURE en charge pour relancer la question du transport Dakar Bamako.
Initialement cette transition était de 18 mois soit jusqu'en février 2021. Lors d'un congrès du Parti de Choguel MAIGA de décembre 2021, cette transition a été portée entre 5 et 10 ans. La CEDEAO a profité de cette incertitude pour infliger des sanctions et un embargo au Mali.
Ce délai de 24 mois sera-t-il tenu ? Qui pourra participer aux élections de 2024 ? La paix sera-t-elle rétablie sur l'ensemble du territoire malien de manière à assurer des élections libres et transparentes ? Quel avenir des relations avec la France ?
Plus de 600 civils ont été tués au Mali en 2021. En mars 2022, 27 soldats maliens et en avril 2022 6 soldats maliens ont été tués. On ne compte plus les victimes militaires. La situation reste encore instable en raison des attaques terroristes et des allégations persistantes de coups d'état manqués. Cela pourrait être un prétexte pour remettre en cause la transition et une plus grande ouverture du Mali au reste du monde.
En effet au mois de mai 2022 plus de 120 militaires maliens sont morts dans une attaque terroriste, dans l'indifférence générale. Le 17 mai 2022 la junte militaire avait annoncé un coup d’Etat manqué, mais deux des mis en cause viennent d'être disculpés.
Le 10 juillet 2022 le gouvernement malien a annoncé un nouveau coup d’Etat manqué. Il y aurait 49 mercenaires lourdement armés qui viendraient de la Côte-d'Ivoire.
 
Auparavant le 17 mai 2022 le gouvernement malien qui avait annoncé un coup d’Etat déjoué, a finalement disculpé deux mis en cause.
Tout cela ressemble aux oracles de Cassandre qui présidait un malheur aux Troyens assiégés par les Grecs, jusqu'à que ce «Cheval de Troie» signa leur défaite. De même que Ahmed Sékou TOURE (1922-1984) à longueur journée les complots de l'impérialisme et des Peuls. On l'a su plusieurs décennies après que la Françafrique avec la complicité de Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001) avait envoyé quatre des mercenaires pour assassiner, en vain, le dirigeant guinéen qui avait dit NON au référendum de 1958.
Ce qui se joue au Mali, c'est tout simplement l'avenir de la Françafrique dans le continent noir. Si les Maliens sont dans la difficulté en raison de la guerre de Nicolas SARKOZY perdue en Libye, en 2011, ayant provoqué l'arrivée massive de djihadistes au Mali, un Etat déjà faible. Je crois que le président Emmanuel MACRON qui entretient le ressentiment et la colère des populations africaines n'osera plus de sitôt convoquer un sommet franco-africain.
Paris, le 13 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
«Mali : transition de 24 mois. Levée de l'embargo. Nouvelles allégations d’un d'Etat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 20:20
«Sénégal : ouverture de la campagne électorale des législatives du 31 juillet» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Contrairement à la France qui a déjà célébré la fête de l'Aïd El-Ada le samedi 9 juillet 2022, au Sénégal cette fête, appelée la Tabaski, est pour le dimanche 10 juillet 2022.  Cette date du 10 juillet 2022 coïncide également avec l'ouverture officielle de la campagne électorale des législatives du 31 juillet 2022.
Dans son message, à la Nation, le président Macky SALL a rappelé que des instructions, très fermes, ont été données au Ministère de l'intérieur, afin que la campagne électorale et le scrutin des législatives se déroulent, dans la paix, la sécurité et la transparence. «Nous allons entamer, ce jour même (10 juillet 2022), la campagne électorale pour les législatives. C’est l’occasion d’appeler les acteurs politiques et de rappeler que la période de campagne électorale n’est pas une période de non droit. Que la violence doit être bannie et que l’Etat restera vigilant pour que cette période de 21 jours soit une période de campagne électorale» dit le président Macky SALL.
La tension qu'entretient, une certaine opposition, dans ses dérives putschistes, ethnicistes et régionalistes, est toujours vive au Sénégal. Le chef de l’opposition a toujours utilisé les jeunes contre les forces de l’ordre ; il veut marcher sur des cadavres pour prendre le pouvoir.
Force restera à la Loi et il appartiendra au peuple souverain de trancher, et à lui seul. Ceux qui voudront marcher sur des cadavres pour leur ambition personnelle, en brûlant et en saccageant, prendront leurs quartiers d'été à la prison de Rebeuss. A bon entendeur salut et très bonnes vacances !
Sans aucun projet politique alternatif crédible, l'opposition qui ne peut s'en prendre qu'à elle-même ayant gravement merdouillé dans la confection de ses listes électorales en ne respectant pas le principe de parité, et en tentant, au mépris des lois, de discréditer les lois républicaines.
Avant même d'accéder au pouvoir outre ce crime  d’un maire de l’opposition, contre un militant du PDS avec 17 balles, ces insulteurs, ces assassins d'un juge constitutionnel ou ce gendarme peu scrupuleux par rapport à des accusations de viol, voilà qu'une maire de Patte d'Oie, Mme Maimouna DIEYE, est impliquée dans un scandale de détournement de 9 millions de FCA (13400 €). Sa ligne de défense confuse n'a, pour l'instant, convaincu personne. On voit bien que ces donneurs de leçon ne veulent que se servir, au lieu de servir. Il y a eu dans le passé les détournements de Karim WADE et de Khalifa SALL, comme si le statut d’opposant peut tout justifier y compris les crimes, les saccages, les viols et les vols.
Le grand «Saye Saye» ou bandit, l'ethniciste, l'antifrançais et le régionaliste, le saccageur, sans aucun projet qui crie à la "discrimination" ? Sa requête délirante été naturellement rejetée par la justice internationale. Il a besoin de quelques séances de massage !
En revanche c'est un fait indéniable le président Macky SALL un Pharaon des temps modernes a considérablement changé la physionomie du Sénégal par ses grands travaux. Ces infrastructures du président Macky SALL, un Pharaon des temps modernes, ont considérablement amélioré les conditions de vie des Sénégalais et désenclavé la Casamance.
Ndioulémo Wouri ndioulémo Kewdo. Bonne fête de Tabaski au Sénégal et à ses diasporas !

Paris, le 10 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
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9 juillet 2022 6 09 /07 /juillet /2022 13:07
«Jose Eduardo DOS SANTOS (1942-2022) ancien président d’Angola et son héritage» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Le brouhaha de la tragédie de l'assassinat du premier ministre Japonais a couvert la mort le 8 juillet 2022 à Barcelone du 2ème président de l'Angola, Jose Eduardo DOS SANTOS. Il est né le 28 août 1942, à Sambizanga, dans la banlieue de Luanda, de parents immigrants de conditions très modestes, originaires de Sao Tomé et Principé. Son père, Alvino DOS SANTOS, est maçon, et sa mère, Jacinta JOSE PAULINO, employée de maison. La capitale de l’Angola est Luanda «Luanda est une ville chaotique, bruyante, aux trottoirs défoncés ou inexistants et à la circulation automobile anarchique. Située sur les hauteurs de la ville, la «Cidade Alta» (quartier présidentiel), est un havre de verdure, de silence et d’ordre. On y entend les oiseaux chanter» écrit Estelle MAUSSION dans «Dos Santos et Company». Grandissant dans un système colonial oppressif, le jeune Jose Eduardo, s’engage au sein du MPLA. Quand éclate la révolte du 4 février 1961, il est obligé de réfugier au Congo, l’actuel Zaïre. Pendant son exil, le MPLA le choisit pour recevoir une bourse pour aller suivre à Bakou, en Azerbaïdjan, une formation d’ingénieur spécialisé dans l’industrie du pétrole, un secteur stratégique pour l’avenir de l’Angola. C’est là où il rencontre Tatania KUKANOVA sa première épouse, une russe ; ils ont eu, en 1973, une fille, Isabel, surnommée «La Princesse» et mariée à un collectionneur d’art congolais. A son retour en Afrique, DOS SANTOS sera en charge de la communication au sein du MLA et deviendra un proche collaborateur de Agostinho NETO (1922-1979), futur premier président d’Angola, le 11 novembre 1975. Il est nommé dans le premier gouvernement Ministre des affaires étrangères. Jose Eduardo DOS SANTOS échappe aux purges de 1978, en se rendant utile ; il accède au poste de Ministre du Plan. Le 10 septembre 1975, Agostinho NETO meurt à Moscou. Il a eu comme successeur, Jose Eduardo DOS SANTOS, deuxième premier de l'Angola, qui devient le plus jeune président africain à 37 ans.

L'Angola est un pays d'Afrique australe couvrant une superficie de 1246 700 km2, soit 16,51 fois son colonisateur, le Portugal, un minuscule territoire de 92 212 km2, soit 2,2 fois la France avec ses 543 940 km2. L'Angola est délimitée à l'ouest par l'océan Atlantique, au Nord par les deux Congo, à l'Est par la Zambie et au Sud la Namibie, dernier pays africain à accéder à l'indépendance, le 21 mars 1990. L’Angola est constituée d’une multitude de groupes ethniques, dont les plus importants sont les Ovimbundu (37 % de la population), les Ambundu (25 %) et les Bakongo (13 %). On compte également 2 % de métis, 258 920 Chinois, et environ 200 000 Portugais. Or, les Ovimbundu, au centre, les M’Bundu à Luanda, et la Bakongo, au Nord et dans le Cabinda, bases du mouvement de Libération nationale, ont confisqué le pouvoir ; et cette ethnicisation de la vie politique, s’est gravement accentuée en raison de la guerre civile.

En particulier et contrairement à ce qui est dit l'Afrique, même si elle a une forte natalité, non maîtrisée reste encore un pays sous-peuplé. Ainsi en 2021, l'Angola, un vaste territoire comptait 33 933 611 habitants, soit une densité de 27 habitants au km2. L'ancien colonisateur portugais, avec ses 10 928 252 habitants a une densité de 112 habitants au km2. L'Angola, comme le Mozambique et la Guinée Bissau, sont de anciennes colonies portugaises qui n'ont accédé à l'indépendance que tardivement en 1975, après des guerres de libération nationale. Pour l'essentiel, les anciennes colonies françaises ont accédé à l'indépendance en 1960, mais ligotés, mais un ingénieux système mis en place le général Charles de GAULLE (1890-1970) et Jacques FOCCART (1913-1997) dit de la Françafrique (Voir mon article Charles de Gaulle et l’Afrique), une indépendance dans la dépendance (Accords de coopération civile et militaire Française CFA). Dans «ce protocole de l'Elysée» en référence au titre d’un ouvrage de Thierno Alassane SALL, rien ne doit bouger dans les «provinces françaises» d'Afrique.

Les gens l'oublient trop souvent, les premiers européens, maitrisant la navigation, à débarquer en Afrique, c'étaient les Portugais, bien avant les Français et les Anglais. Pendant longtemps, les Occidentaux, enveloppés dans un nuage de superstitions, croyant que les mers étaient habitées par le Diable ou les mauvais esprits, n’osaient pas traverser les océans. Cependant, le voyage, à la Mecque, en 1324, de Kankan Moussa (1280-131337), du 10ème Mansa, un empereur malien avec des centaines de kilogrammes d'or, a considérablement changé la donne, en attirant toutes les convoitises sur les richesses naturelles africaines. La vie de Kankan Moussa nous est parvenue grâce à l'historien tunisien, Ibn KHALDOUN (1332-1406). Le Mali était, à l'époque, le pays le plus riche du monde.

Les Portugais, à travers l'explorateur Diogo CAO (1450-1486) envoyé par le roi Jean II (1455-1495), ont débarqué, pour la première fois en Afrique australe vers 1482 et ont planté une croix sur la côte angolaise et ont expédié de nombreux esclaves angolais au Brésil. Cependant, cette occupation des côtes est accompagnée d'une résistance des royaumes traditionnels à l'intérieur des terres. La lutte héroïque de la Reine Anne NZINGUA (1583-1663) une femme éduquée, stratège et diplomate, a été louée pendant la guerre d'indépendance.

Jose Eduardo DOS SANTOS est resté au pouvoir en vrai chef de village pendant 38 ans et 15 jours, soit du 21 septembre 1979 au 25 septembre 2017. Aux élections de 1992, il rafle 81,6% de voix et recueille 191 députés sur 220. L’UNITA, le parti d’opposition aura donc 10,4%, soit 70 députés. En septembre 2008, le parti du président remporte, avec plus de 80 p. 100 des voix, les élections législatives, les premières organisées depuis 1992. Mais l’élection présidentielle est à nouveau reportée. Une nouvelle Constitution, adoptée en 2010, met fin au suffrage universel direct : elle établit que le chef de l’État sera le leader du parti vainqueur aux élections. Une limite de deux mandats de cinq ans est instaurée ; mais, sans effet rétroactif, elle permet au président Jose Eduardo DOS SANTOS de rester encore dix ans au pouvoir. Ainsi, lorsque le MPLA remporte les élections législatives en août 2012, le président Dos Santos est automatiquement confirmé à son poste à la tête de l'État. Cependant, en février 2017, il annonce qu’il ne briguera pas de nouveau mandat. À l’issue des élections générales d’août 2017, le candidat du MPLA João Lourenço, ex-ministre de la Défense, remplace José Eduardo dos Santos à la tête de l’État, celui-ci conservant toutefois la direction du parti jusqu’au congrès du MPLA en septembre 2018.

«Sur le papier, l’Angola est une démocratie. Il y a une Constitution, des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire séparés, des élections organisées régulièrement. Dans les faits, le président angolais décide de tout, tout seul» écrit, en 2019, Estelle MAUSSION dans «Dos Santos et Company». L'autre particularité du président Jose Eduardo DOS SANTOS, il a été marié 5 fois et a eu 9 enfants connus. Jose Eduardo DOS SANTOS considère le pays comme sa propriété privée ; il n’administre pas un Etat, il règne sur une entreprise familiale, en distribuant des prébendes à sa famille et à ses amis. Autoritaire, on dit que Isabel, métisse née avec une épouse russe, la fille aînée de Jose Eduardo DOS SANTOS, est devenue milliardaire en contrôlant, dans un pays appelé «le Dubai de l’Afrique», l’industrie du diamant, les banques, les télécoms, l’immobilier et le commerce.

Si Edouardo DOS SANTOS avait renoncé à se représenter à l’élection présidentielle, il n’avait pas abandonné la présidence du MPLA, où il avait été réélu en 2015 jusqu’en 2022. De l’assemblée nationale aux membres du gouvernement, le MPLA détient la majorité des postes et des places. Son candidat, le ministre de la défense, Joao Lourenço, lui a succédé à la présidence de la République et une bonne partie de son clan est resté aux postes clés aux commandes de l’Angola (Armée, Police et Renseignements).

Par conséquent, aussi bien Angola, en Algérie ou ailleurs en Afrique, les mouvements de libération nationale ont utilisé «une rente mémorielle», suivant une expression que j'emprunte au président MACRON, pour se maintenir abusivement au pouvoir.

L'actuel président de l'Angola, Joâo LOUREçO, est au pouvoir depuis septembre 2017. La prochaine élection présidentielle en Angola se tiendra le 24 août 2022. Pour le chef de l’opposition, Adalberto COSTA Junior, de l’UNITA, un député, «Le gouvernement angolais a déjà démontré qu'il n'a pas la volonté d'organiser un acte transparent». Depuis son arrivée au pouvoir, en 2017, le président Joâo Lourenço, a lancé une campagne pour récupérer les milliards supposément détournés sous le règne de son prédécesseur, DOS SANTOS, accusé de népotisme ; certains, notamment sa fille Isabel devenue milliardaire, estiment qu’il s’agirait d’une «chasse aux sorcières» en vue de s’éterniser, lui aussi, au pouvoir.

Un point commun des dirigeants africains ils meurent presque tous dans les pays occidentaux. Ils n'ont pas confiance en leur système de santé. L'Angola détient le triste record de taux de mortalité infantile, 74,7% des enfants meurent avant l'âge de 5 ans et l'espérance moyenne de vie ne dépasse pas 62 ans.

Il est à mettre au crédit de Jose Eduardo DOS SANTOS non seulement d’avoir survécu à une longue guerre civile, mais d’avoir aussi reconstruit son pays, devenu le deuxième grand pays africain producteur de pétrole. Mais la répartition des richesses a été largement accaparé par les membres de sa famille et la Nomenclatura.

Les résultats en matière d’éducation sont contrastés. A l'indépendance et après 5 siècles de présence portugaise, 75% de la population était analphabète. Le gouvernement angolais consacre 3,5% de son produit intérieur brut à l'éducation devenue obligatoire, basé sur le portugais, à partir de l'âge de 6 ans et a construit des universités. L'Angola est un pays très jeune, les 0 à 14 ans représentent 46% de la population. La guerre civile jusqu'en 2002 avait gravement perturbé le système éducatif avec des résultats mitigés. On estime maintenant le taux d'alphabétisation à 71% dont 82% pour les hommes 61% pour les femmes qui représentent 50,5% de la population. Les zones rurales sont particulièrement défavorisées et on estime que le niveau a baissé en raison d'enseignants mal formés.

Par conséquent, ce qui compte c'est la qualité de la population. Ainsi la minuscule Belgique a pu coloniser l'immense Congo Kinshasa. La population est donc une ressource, Israël et la Chine le pratique, si on sait la faire fructifier, en la formant, et en mettant au travail en abandonnant cet assistant et cette irresponsabilité. Les diasporas africaines, réduites actuellement en pompes à fric, peuvent être d'une grande utilité en expertise pour les pays africains, si on leur faisait confiance.

L'Angola, un pays riche de son pétrole a accédé à l'indépendance après une lutte de libération nationale entre 1961 et 1974, avec l'appui des Soviétiques, en temps de Guerre froide. Aussitôt après, entre 1975 et 2002, ce pays connaîtra une guerre civile entre le MPLA au pouvoir d'obédience communiste et l’Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola, U.N.I.T.A, de Jonas SAVIMBI (1934-2002), appuyée par l’Afrique du Sud et les Etats-Unis, en ciblant la province du Cabinda, regorgeant abondamment de pétrole. Faisant preuve de souplesse et de pragmatisme, Jose Eduardo DOS SANTOS tente d'améliorer les relations de son pays avec l'Occident, notamment avec les États-Unis, qui ne reconnaissent toujours pas le gouvernement du MPLA Au début des années 1990, il abandonne la doctrine marxiste-léniniste et ordonne le retrait d'Angola des troupes cubaines qui y étaient stationnées depuis la fin des années 1970. Cette évolution ne modifie pourtant pas la position de l'UNITA qui intensifie ses attaques. Sous la pression internationale, Jose Eduardo DOS SANTOS signe, le 31 mai 1991, un accord de paix avec Jonas SAVIMBI et accepte d'organiser des élections libres et pluralistes. Mais son succès en 1992 conduit l'UNITA à reprendre les armes. Un nouvel accord de paix, signé à Lusaka (Zambie) en novembre 1994, qui prévoit un partage du pouvoir, permet la constitution d'un gouvernement d'unité et de réconciliation nationale. Toutefois, la reprise de la lutte armée et l'extension des combats à l'ensemble du pays poussent Jose Eduardo SANTOS à prendre, à partir du 29 janvier 1999, les pleins pouvoirs. La mort au combat, le 22 février 2002, de Jonas SAVIMBI, et son exhumation et inhumation, en janvier 2019, dans son village au cours d'obsèques publiques, ont été placées sous le signe de la «réconciliation» nationale, mettant ainsi fin à cette guerre du pétrole, avec ses 500 000 morts. Un ultime accord de paix, signé le 4 avril 2002, ramène le calme dans le pays après vingt-sept années de conflit. Cette réconciliation a été rendue possible à la suite du départ en 2017 du président Eduardo DOS SANTOS. Depuis lors, l’UNITA est devenu un parti légal participant aux différents scrutins.

Dans leur grand malheur les populations africaines, après les indépendances sont restées les jouets des puissances étrangères et de leurs chefs de village. Par conséquent, il y a quelque chose qui ne va pas pour l’Afrique et ses diasporas, en dépit des 62 ans d’indépendance, toujours dans la servitude et la dépendance. Quoi exactement ? Que faudrait-il faire pour retrouver notre souveraineté, notre dignité et notre liberté d’Hommes, tout restant en commerce équitable avec le reste du monde ? Ce n’est pas toujours de la faute aux autres. L’individu, entendant conserver ou conquérir sa liberté, et sortir de la Minorité, devrait suivre l’injonction du philosophe allemand, Emmanuel KANT (1724-1804) ; ce qui caractérise les Lumières c’est «émancipation de la personne humaine par la connaissance, comme l'acquisition par l'homme de son autonomie intellectuelle – soit une rupture avec l'autorité des traditions : oser penser par soi-même, «Sapere Aude», et se libérer des vérités imposées de l'extérieur qui maintiennent l'humanité en tutelle» écrit-il.

Le combat est difficile de rester en paix avec soi-même et avec les autres, mais je suis en permanence habité par l’Espérance : «Même après la nuit noire, l'aube se lèvera» écrivait dans «les Misérables» Victor HUGO (1802-1885).

Brèves références bibliographiques

BAPTISTA (Emmanuel), The Rise and the Fall of Jose Eduardo Dos Santos, Global Press, 2022 ;
BIRMINGHAM (David), Histoire de l’Angola de 1820 à nos jours, Paris, Chandeigne, 2019, 309 pages ;
DEVEAU (Jean-Michel), La reine Nzinga et l’Angola au XVIIème siècle, Paris, Karthala, 2015, 163 pages ;
KONE (Amadou), La guerre civile angolaise de 1991 à 1992, Paris, Connaissances et savoirs, 2013, 598 pages ;
MESSIANT (Christine), L’Angola colonial : histoire et société. Les prémisses du mouvement nationaliste, P. Schlettwein Publishing Switzerland, 2006, 443 pages ;
MAUSSION (Estelle), La Dos Santos Company : Main mise sur l’Angola, Paris, l’Harmattan, 2019, 208 pages ;
MESSIANT (Christine), «Angola, les voies de l’ethnicisation et de la décomposition», Lusotopie, 1994, n°1, pages 155-210 ;
Paris, le 8 juillet 2022, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Jose Eduardo DOS SANTOS (1942-2022) ancien président d’Angola et son héritage» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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7 juillet 2022 4 07 /07 /juillet /2022 23:46
«Mme Danielle SIMONNET, nouvelle députée, la Lionne de Paris. Quelle rénovation des valeurs républicaines ?» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
J'ai rencontré fortuitement dans le métro Danielle SIMONNET, une des rares élues circulant régulièrement en transports en commun. Danielle SIMONNET, revenant du long débat mouvementé, à l'occasion de l'investiture la Première Ministre Elisabeth BORNE à l'assemblée nationale, était épuisée aussi par cette longue campagne des législatives. Cependant, et comme à l'accoutumé, Danielle SIMONNET, toujours affable, a entretenu le fil de la conversation.
Candidate malheureuse aux municipales à Paris en 2014 et 2020, aux législatives en 2012, 2017 et 2021, visiblement, Danielle SIMONNET savoure sa victoire du 19 juin 2010, contre Mme Lamia EL AARAJE, aux dernières élections législatives. Lors du premier affrontement à une législative partielle en 2021, c'était Mme Lamia EL AARAJE qui l'avait remporté. Mais l'élection a été annulée par le Conseil constitutionnel, en raison de la présence irrégulière d'une liste royaliste. Mme Danielle SIMONNET me dit qu'elle hostile au cumul des mandats et se concentrera sur ses fonctions de députée.
Née, sous le signe du cancer en Seine-et-Marne, psychologue de formation, Danielle SIMONNET est venue s’établir dans le 20ème arrondissement, avec ses parents sculpteures, qu’elle n’a plus quitté, un arrondissement populaire et riche de ses solidarités. Mère de deux filles, ses grands premiers combats concernent la démocratie, la citoyenneté, notamment les conseils de quartiers ou résidents étrangers ou du logement «J’ai toujours baigné dans la politique. Je vendais la main «Touche pas à mon pote» quand j’étais au collège. J’ai fait le mouvement étudiant de 1986 contre la loi Devaquet, avant de devenir adjoint à la jeunesse, puis conseillère de Paris» dit-elle. Ancienne socialiste depuis 1989, Danielle SIMONNET a rejoint Jean-Luc MELENCHON en 2008.
Ce qui caractérise, avant tout, Danielle SIMONNET c'est sa jovialité, son accessibilité et surtout son humanisme. Auparavant, et pendant la campagne des législatives de juin 2022, je m'étais rendu à la Place des fêtes pour interviewer, Sarah LEGRAIN, une candidate de la NUPES du 19ème arrondissement, encore inconnue du grand public. Mme LEGRAIN voulait que je passe par son Directeur de campagne, un autre illustre inconnu. Surpris et scandalisé par ce protocole absurde, j'y ai renoncé.
Depuis sa victoire en qualité de députée de la 15ème circonscription de Paris, Mme Danielle SIMONNET est subitement invitée à tous les plateaux de télévision. Un mandat de députée, dans une période de combat où la Macronie a perdu de sa superbe, cela revigore et donne de la visibilité, à la Lionne de Paris, voulant en découdre avec tous les conservatismes.
L'autre trait de caractère inébranlable de Danielle SIMONNET, c'est la force de ses convictions et la solidité, comme un roc, de ses engagements pour une société d'égalité, de fraternité et de justice. En effet, Mme Danielle SIMONNET est toujours présente le 1er mai de chaque année au Pont du Carrousel, pour rendre hommage à Brahim BOUARRAM, jeté à la Seine par des sympathisants du Front national. Quand il s'agit de dénoncer l'intolérance, on peut compter sur la pugnacité de Danielle SIMONNET ; elle mène le combat et trouve les mots et l'énergie nécessaire pour le dire.

La NUPES s'était engagée à abroger la loi sur le séparatisme. Cette grande complicité entre la Macronie et le RN lors du second tour des législatives et deux sièges de vice-présidents du RN, interpelle notre conscience de Républicains. Une logique de trahison des valeurs républicaines est En Marche.
Aussi, en raison de la subite irruption sur la scène nationale, de Mme Danielle SIMONNET, «la Lionne de Paris», ça va chauffer au conseil de Paris et à l'assemblée nationale.

J'attends de Danielle SIMONNET une interpellation du gouvernement sur son inconscience devant ce fort rebond du Covid-19 ; on est subitement passé de 125 000 à 200 000 cas par jour. L'été et les touristes vont propager dans toutes les zones. Et pourtant, après les élections et ses meetings, le gouvernement devenu fragilisé, en raison de sa faible majorité, ferme les yeux devant cette 7ème vague pouvant encore bloquer l'économie et engorger le système de santé. La stratégie gouvernementale a été souvent, dans cette crise sanitaire, au lieu de prendre, après concertation, les mesures qui s'imposent, de culpabiliser les citoyens, de les infantiliser.
Je suppose aussi que dans ces politiques libérales et cette guerre coûteuse en Ukraine (livraisons d'armes et financements à tour de bras), dégradant gravement le pouvoir d'achat, une dénonciation de la politique du pouvoir d'achat dite du «ruissellement», ici en France, assimilable à de l'aumône, sera de mise. Les citoyens ne veulent ni des miettes ni de ces réformes injustes tendant à financer le «Quoi qu'il en coûte» dont l’essentiel est allé aux Amis de la Samaritaine. Les citoyens refusant, une fois de plus, le gaspillage des deniers publics dans des guerres locales toutes perdues, veulent vivre décemment du fruit de leur travail et avoir, après une vie laborieuse, une retraite digne.
Par ailleurs, tous ont remarqué que si la dématérialisation et le télétravail peuvent être un progrès, il faudrait, pour la qualité du service public, placer l'humain au centre de tout. Ainsi à la Bibliothèque nationale de France, avec un droit d'inscription à 50 euros, on ne peut même faire des photocopies, d'où une grève secouant ce bel héritage d'un grand pharaon, François MITTERRAND. S'agissant du renouvellement des titres de séjour, par Internet, les sites des préfectures fonctionnent mal, des étrangers en situation régulière sont en train de basculer dans l'illégalité. De nombreux services publics sont difficilement joignables et sans mail de contact. Très souvent ce qui bloque le dossier aurait pu être réglé rapidement, si un gestionnaire avisé était facilement joignable. Il n'a échappé à personne que la RATP à Paris a supprimé la vente des tickets dans les bus, sans mettre en place des bornes à l'intérieur de ces bus d'achat par carte bancaire sans contact. On peut multiplier à l'infini, ce grand saccage du service public par la Macronie qui veut maintenant supprimer la redevance de l'audiovisuel pour introduire une logique de l'audimat et la dictature des publicitaires dans le secteur public de l'information.

A la veille des municipales, et en janvier 2020, c'est Mme Danielle SIMONNET qui avait mis le feu aux poudres à la cérémonie des vœux de Mme Frédérique CALANDRA, à l'époque maire du 20ème arrondissement. Un début de la fin de règne de Mme Frédéric CALANDRA.

 
Au Conseil de Paris, Mme Danielle SIMONNET a réitéré son hostilité à l'organisation des jeux olympiques de 2024 à Paris. C'est Mme Danielle SIMONNET qui avait aussi mené une violente charge contre le «Préfet éborgneur», M. Didier LALLEMENT. Celui-là même qui avait merdouillé au Stade de France.
En particulier, il est urgent de régulariser les sans-papiers les hôtels et restaurants ainsi que le bâtiment manquent de main-d’œuvre. Si on peut accueillir 5 millions d’Ukrainiens dont certaines se barrent avec le chef de famille pourquoi ne peut pas faire travailler ces migrants dont les matières de leur pays sont pillées depuis 5 siècles ou leur pays ravagés par des guerres locales injustes. Dans cette immigration illégale ou des réguliers en situation précaire, il y a sans doute des personnes utiles à la société française. Pendant longtemps, les diplômes de médecins africains (Maghreb ou du Bénin) n'étaient pas reconnus par les hôpitaux français qui les employaient. Ces médecins africains avaient des contrats précaires, alors qu’ils faisaient correctement leur travail. En revanche, les médecins roumains, et uniquement, parce qu’ils sont Européens, alors qu’ils maîtrisaient peu la langue française, avec des risques graves d’erreurs de diagnostic, étaient tous intégrés dans la fonction publique hospitalière. Subitement, quand vint la pandémie du Covid-19, ont s’est rendu compte de la place irremplaçable de ces médecins africains dans les hôpitaux français et ont vite intégrés, avec proposition d’un logement. Le nouveau Ministre, M. Pap N’DIAYE, ayant théorisé, fort bien, cet odieux, dogmatique racisme institutionnel et systémique, sait bien que l’Education nationale fait appel, massivement, à des auxiliaires africains, notamment en mathématiques ou autres disciplines scientifiques. Il serait urgent de les déprécariser comme l’ont été les médecins africains. Un Etat, dans le domaine de l’immigration, ne devrait pas, en dépit de la progression des forces du Chaos, rester enfermé, par principe, dans un dogmatisme colonial, esclavagiste, dans un racisme primaire et idiot. Le pragmatisme devrait être de rigueur : il y a deux catégories d’illégaux : ceux qui peuvent être utiles au pays, dont la situation pourrait réexaminée, attentivement, et les moins qui doivent partir, sans délai. Concentration sur eux.
J’en appelle, à travers la nouvelle députée de la NUPES, Mme Danielle SIMMONNET, à une rénovation très profonde de la façon de faire la politique, qui, de mon point de vue, devrait être la poursuite du bien-vivre ensemble, au sens où l’entendait Aristote, c’est-à-dire, le Bien commun. Les grands problèmes du pays ce n’est ni la guerre en Ukraine, l’avortement aux Etats-Unis, le «grand remplacement», une foutaise visant à un enfumage pour nous écarter des sujets fondamentaux. La France est un pays capitaliste, mais un capitalisme financier, ayant tout délocalisé en Chine, un pays pratiquant une doctrine autoritaire et stupide du zéro Covid et matraquant les Ouighours. Tout le monde parle, et à juste titre, matraque le Tsar des Russies, mais l’essentiel de nos entreprises sont en Chine, un pays peu respectueux des droits de l’Homme.
Par conséquent, l’enjeu principal de notre temps, est donc de réindustrialiser, relocaliser, avoir enfin une politique touristique d’ensemble et cohérente, défendre l’environnement, l’agriculture, de grands travaux, notamment un grand plan de construction de logements, avec un accès à la propriété des classes moyennes, et des transports adaptés, et surtout une défense résolue de notre système de santé, sans lequel rien ne va, un système éducatif et de formation performant, à la mesure de ces enjeux.
Naturellement, que le rôle de toute gouvernement, c’est de gouverner et l’opposition, c’est de s’opposer mais en formulant une alternative pour redonner de l’espoir. Devant l’avancée des forces du Chaos que presque tous minimisent, la France n’est la France que si elle reste républicaine. Boris JOHNSON, dans sa démagogie du BREXIT, a fini par jeter l’éponge.
Paris, le 6 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 
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4 juillet 2022 1 04 /07 /juillet /2022 22:14
Peter BROOK (1925-2022) his Constant and Unwavering Solidarity with Africans” by Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
True political theatre is affirming the dignity of man”, says Peter BROOK. Far from the futile hustle and bustle of a self-centered, peaceful, affable, simple world, inhabited by an inner world of compassion, Peter BROOK in his vision of a world theater, has greatly valued the cultural heritage of Africa and its diasporas. “Peter Brook is the director of changing points of view and multiple truths. During his career, he often surprised critics with sudden and unforeseen variations. However, in the continual movement that characterizes his theater, a constant presence appears: Africa. Brook establishes with this continent a privileged relationship made of many trips, staging of African atmosphere and a long collaboration with African actors. In his search for regeneration, Brook detached himself from the theatrical trends of the time and embarked on a completely original journey: he was the first director to address Africa, while most theatre artists turned instead to the East, in order to grasp the secrets of ancient stage traditions rich in a thousand-year-old codification”, writes Rosaria RUFINI, in “Africultures”. Indeed, confirmed at the age of 16, as a follower of the Anglican Church, Peter BROOK, in his convictions, continued to wonder, aloud, about the meaning of spiritual commitment :It led me to think, “why would it be better than Islam ?” So, I read about Islam, and then about Buddhism. And that led me to India. But I'm still back to square one. Taste, test, question and never come to a conclusion," he says. "Denying what is the foundation of your path is artificial, it has always forbidden itself to consider a civilization, a way of thinking as superior to others, starting with his own”, says Peter BROOK.
Also, Peter BROOK, animated by a spirit of Brotherhood and Justice, had remarked, that because of serious colonial prejudices, Africa and its artists have been in Western capitals often marginalized and ostracized. “I am convinced that beyond a thousand real but superficial differences, all men are the same. If we start from this conviction, racism disappears”, says Peter BROOK, in his great benevolence. Therefore, Peter BROOK is, above all, a director opening doors to African actors in Paris, which have remained closed until now, if only for subordinate or decorative roles. Indeed, like René MARAN, who wanted to be a “Man like the others”, Peter BROOK gave the opportunity to African actors, exiled in Paris, to be able to express, fully, the measure of all their talents.
Born in Chiswick, London, on March 21, 1925, to Jewish parents from Latvia, Russian territory at the time, Peter BROOK, living in Paris since 1971, had the ambition to tear down the walls of misunderstanding between men. “The Paris I discovered in my youth was a hub and a boiling center for culture. In London, I found that culture was closed in on itself. My desire to go beyond borders also had a political meaning because you can't just stay on your own quant-à-soi”, he says. In 1974, Peter BROOK found an unusual and captivating place, the Bouffes du Nord theatre, closed for 20 years and located in the popular district of La Chapelle, between Barbès and the Gare du Nord. In its multiculturalism, it brings together artists from all countries, especially Africans, hitherto marginalized : “The discovery of the Bouffes du Nord was not due to chance: it was the continuation of three years of exploration, in Africa and elsewhere, with the International Center for Theatrical Creations. We first did hundreds of improvisations in places in the Paris region that had never been used for shows. In homes for immigrants, schools, with the disabled, in hospitals, prisons. Then we went to Africa and found that anywhere you could put on a carpet and have people sitting around”, says Peter BROOK.
Citizen of the world, rich in his encounters, Peter BROOK holds his openness to the others of his parents : “It is my parents who gave me this taste for travel. My father saw it as the best training. So did my mother. They were open people. They believed in progress through science. As much as a conviction, it was their true faith”, he said. Indeed, his father, from a liberal-minded family, Simon BROOK, born in Dvinsk in 1888, a supporter of the Mensheviks and follower of KARENSKI, will expatriate to Liège, Belgium. He took the name “BROUCK” and studied physics, mathematics and electrical engineering. His fiancée, Ida JANSEN, a chemist, joined him, marrying him in 1914. The couple moved to Brussels, then to Ostend, Paris, to settle in London, where Peter BROOK was born. His parents destined his brother Alex for medicine ; Peter was to become a lawyer. In 1942, at the age of 17, he revolted and wanted to become a director to make films. “I wanted to be a writer, journalist, composer, musician, painter but I quickly realized that I could never compete with the artists who were my references at the time”, he says.
Peter BROOK first tried his hand at various Western works in Britain, such as Hamlet or Dom Juan's opera. “In the extremely closed and grey England of those years, I first became interested in theatre because of the atmosphere there: a certain energy, a certain excitement. The theater itself was mortally boring, but, within this artificial form, there was great vitality”, he says. Bored in London, mobile spirit, fighting against conformism, and sometimes adventurous, Peter BROOK is constantly fighting against the routine, “the devil is boredom”, is the title of one of his books "the whole problem is whether there is this spark, this little flame that lights up and gives an intensity to this moment picked up or not" he writes. Also, to keep his audience constantly awake, he constantly fights boredom, in order to maintain the flame: "In the theater, boredom, like the devil, can arise at any moment. It only takes a little and it jumps on you. He watches, he is voracious ! He seeks the moment to slip invisibly inside an action, a gesture, a sentence. In the theater, as soon as boredom appears in me, it's a red flasher !" he writes.
In Paris, in this desire to discover the other, Peter BROOK is at ease in this multiculturalism : “It was at the invitation of Jean-Louis Barrault, who offered me to lead a workshop as part of the Théâtre des Nations, that I began to meet in Paris American, Portuguese, French, African and Japanese actors, who, at the time, were not present on any theater stage. What interested me was to bring together people from different cultures to work together on the same story”, he says. In his autobiographical book, “Forgetting Time” published in 2017, Peter BROOK recounts how much a life can be inhabited by a vocation as much as it can do it. In this book, the artist recounts his beginnings in London, his installation in Paris, his relationship with the Gurdjieff group, as well as his encounters with significant cultural figures of French and international cultural life. Adopting a bias of eclecticism, he successively presents authors as diverse as Jean-Paul SARTRE, André RUSSIN, Dostoevsky or Jean ANOUILH. Peter BROOK's ambition was to help others make their voices heard. Indeed, in Paris, Peter BROOK entrusted the role of Polonius, the lord chamberlain and adviser to the king, in the tragedy of Hamlet, to a Malian actor, Habib DEMBELE, known as Guimba. A specialist in William SHAKESPEARE, he rubbed shoulders with his literary production, through its many dimensions, always elusive and inaccessible “Shakespeare's plays are like planets. In an incessant movement, they approach us for a moment, then move away swirling in their orbit”, he writes.
In France, Peter BROOK made triumph, in Avignon, his “Mahabharata”, an Indian epic, recounting the dynastic struggle between two branches of the same family : the Pandava and the Kaurava. Their opposition will go so far as to jeopardize the existence of the world itself. Peter BROOK having spotted Sotigui KOUYATE (1936-2010), a Guinean artist of origin, Malian by birth, Burkinabe by adoption, performing a film by Christian RICHARD, “the courage of others”, he engages him in the “Mahabharata”, to embody the role of the sage Bhisma, a kind of voice of the Ancestors, embodying the forces of the spirit, with a certain fantasy. In 1990, during the premiere of William SHAKESPEARE's play, “The Tempest”, Peter BROOK also gave Sotigui KOUYATE the role of Prospéro. “Western actors have many qualities necessary to explore, in Shakespeare's plays, everything related to anger, political violence, sexual suffering, psychological introspection. But it's not easy for them to find images of an invisible world”, says Peter BROOK. This artist, who became Peter BROOK's favorite actor, collaborated with Sotigui KOUYATE for four years, notably in “Hamlet”, “Qui est là”, “Antigone”, “the man who took his wife for a hat” or the “The Suit" of the South African, Can TEMBA, as well as “Thierno Bocar” by Amadou Hampâté BA. In the end, Sotigui KOUYATE considered Peter BROOK, his mentor, as a representation of the father figure : “I never saw my father looking behind him. A noise, someone calling, he stopped, but did not turn around. After his death, I found an answer: he taught me to live in front of me, without ever going back. I find this in Peter Brook's work: what is done is done; we can't go back to a performance from yesterday to play today”, says Sotigui KOUYATE. Finally, Sotigui KOUYATE will say : “In the West they say : “You have to kill the father, to be; in our country we say : “Be your father, but surpass him”.
In Paris, seeking a cultural renaissance, Peter BROOK put color in the Parisian theatrical space “Peter Brook was one of the first to introduce diversity, and it was not a small revolution, a theater that was essentially white” says Olivier PY, director of the National Theater of Avignon. Indeed, in his relations with Africans, Peter BROOK has always considered that difference, far from constituting an Evil, is an extraordinary source of inspiration, a way of constantly renewing his art, fleeing boredom and conservatism. Therefore, Peter BROOK set himself the goal: to break down the partitions of misunderstanding artificially established between Men by the forces of Chaos. In his art, it is about revealing to the viewer what is hidden. Peter BROOK is convinced that Africa, a continent of the forces of the spirit, the cradle of Humanity, concentrates and unites, in itself, the profane and the sacred, the visible and the invisible. Speaking several languages and travelled a lot and rich in his encounters, Peter BROOK, curious about everything and others, has made the theater a powerful tool for rapprochement and understanding between peoples.
Peter BROOK was one of the first great directors to address Africa, adapting in 1979, with Michael BOWENS, Birago DIOP's “The Bone” :I have always been fascinated by the tradition of storytelling. That's how I became interested in the writings of Amadou Hampâté Bâ, Birago Diop or Thierno Bocar, played by Habib DEMBELE dit Guimba. I liked the ability of African storytellers to invent comedic situations to capture the attention of their audience” says Peter BROOK. Peter BROOK had mounted, in 2003, a play on one of the works of Amadou Hampâté BA, and concerning his spiritual guide and mentor, Thierno Bocar, persecuted by the French colonizer. Indeed, Peter BROOK is a supporter of the humanity of the smile: “Being too serious is not very serious” said Amadou Hampâté BA (1900-1991, see my article on this traditionalist). In his constant and unwavering solidarity with racialized people, Peter BROOK is in fact a great humanist. In his book, “The Space of emptiness. Written about the theatre”, he has greater ambitions. Theatre is for him, for sure, an end. But it is also the way to found and maintain a community of men and women capable of undermining, by their own example, an established order, of bringing a concern and happiness that other performing arts, too dependent on the economic forces they could denounce, cannot hatch. Also, Peter BROOK had also strongly supported Raliatou Fifi NIANE, one of the daughters of Djibril Tamsir NIANE (1932-2021, see my article), an African traditionalist.
Peter BROOK was also interested in black South African artists during apartheid : “In South Africa, with apartheid, it was infinitely more complicated. In this society of unparalleled cruelty, any form of art was forbidden to blacks. But I discovered an exception to the rule. Out of commercial necessity the Johannesburg market space was a place that ignored racial discrimination. Blacks and whites could rub shoulders there and this is what led Barney Simon to create the Market Theater with the possibility of bringing together a mixed cast and playing in front of a mixed audience. We became friends, that's when I discovered the pieces of Athol Fugard that we later brought to the Bouffes du Nord”, he says. In particular, Peter BROOK hires Habib DEMBELE, known as Guimba, born in San (Mali), candidate for the Malian presidential election of 2002, “for laughs”, to play, in 2006, in “Sizwe Banzi is dead”, a play written in 1972, by South African authors Athol FUGARD, John KANI and Winston NTSHONA. The role of an actor like Habib DEMBELE is to look at life, to celebrate it, to “highlight what normally goes unnoticed: impulses, reactions, everything that in the human being is hidden. Habib Dembélé, who stars in Sizwe Banzi, is an actor who looks at life like Cartier-Bresson, with an incredibly keen sense of observation and humor. And when he plays, because he has developed a body that responds to this, all this observation, this energy, and at the same time these feelings of joy in front of the absurdity of things, all this is expressed, is highlighted. It's much more than bodily expression, it's not personal expression: he's not just talking about himself doing this, he's talking about someone else”, says Peter BROOK.
Here, in this theater called “Townships”, of the left behind, in the time of Apartheid, focuses on a painful human experience, that of racism in its harshest harshness, a dehumanizing world of an entire black community struck by opprobrium. “In the 70s, when we were working in Europe and New York to change the theater, to involve not only the intellect of the actor but also his whole body, now these South African actors, using the basic materials of theater – the body, the imagination, the words – arrived at a theatrical form to which we aspired. It was a form of great vitality born in the streets from the need to communicate with the other”, says Peter BROOK. In 1950, in South Africa, racial identities were regulated, sexual relations and marital union between members of different “races” were prohibited, the freedom of movement of blacks was curtailed, and any such questioning was prohibited. Apartheid reinforced this system of racial segregation. Also, the main character of this play, Sizwe Banzi, an undocumented, will usurp the papers, in good standing of a dead, in order to be able to survive. However, by renouncing his real name, Sizwe Banzi must also renounce his identity, his history and this loss is a great tear ; indeed, to renounce one's name is a bit to die. Peter BROOK calls on a Belgian actor of Congolese origin, Pitcho Womba KONGA, in this play. In his humanism and concern Peter BROOK calls Apartheid “one of the most monstrous distortions in the modern world”.
This tragedy comedy, a lesson in courage and humanity, a suffering and a joy of life, makes “laugh not to cry” writes Aurélie OLIVIER. Sizwe Banzi is still very topical because of the tragedy experienced by migrants and undocumented migrants in rich countries. This play is a powerful denunciation of oppression and intolerance : “What's going on in this damn world ? I'm a man. I have eyes to see”, writes Sizwe Banzi.
In his ethic of curiosity and openness to Africans, Peter BROOK also directed in 1999, at the Bouffes du Nord, a short story by a South African, Can THEMBA (1924-1968), “The Suit” or “The Costume”. It is an evocation, in a system of dehumanizing Apartheid, of injustice, forgiveness and compassion. The setting that smells of sulfur, along with alcohol, music, knife and sex, takes place in Sofia, a black township on the outskirts of Johannesburg, now razed, embodying an island of joie de vivre. “This township with its crimes, its whores, its jazz musicians thirsty for illicit ambrosia, its poets, its photographers, its writers, its gangsters full of American cinema and even some whites: a mixture of people, a concentration of thought and talent having to do with the Saint-Germain-des-Prés or the Tangier of yesteryear has misery in addition” says Peter BROOK. It calls on three talented black actors : Bakary SANGARE, French native of Mali, for the role of Philemon, the cuckold husband, Mathilde JEAN-BAPTISTE, an English actress of Antiguan and Saint-Lucian descent, or the heroine Mathilde, a femme fatale, a strong sensual and free beauty, and a Malian actor, Sotigui KOUYATE who will be the lover, Maphikela.
Therefore, it is a play telling a story of adultery, in the context of Apartheid, South Africa. Indeed, Philemon, a black man is wrong to return home at an unusual time. He finds his wife, Mathilde, in bed with another black man, Maphikela. He is not the type to look for the fight and hides while the lover, feeling spotted, leaves pretty much naked in the street. Remains his costume. The husband, petty and resentful, will end up pretending to forgive, but in the form of a poisoned gift. The husband greets this jacket and trousers with solemnity, as if it were a human being, and asks his wife to take care of it as a precious friend, not to leave it, to pamper it, to feed it. Here is the adulterous woman forced to live, not with a lover, but with her ghost. Therefore, true forgiveness will not come, the memory of the fault being maintained through the costume, standing between this couple, an obstacle to any forgetfulness. The author of this play, Can THEMBA, in “The Suit”, a play written in 1950, a simple, beautiful and tragic story, but long censored, denounced the mistreatment of women. A talented and cursed writer, Can THEMBA, destroyed by Apartheid, died in exile, plagued by alcohol and despair. “Can Themba was the brightest and youngest journalist of the Drama, a local leaf. He burned his life. Night after night, he told stories. He wrote only short stories in this country where a black man, even an extralucid one, was not allowed to publish. Went into exile in Lesotho, where he was bored, near his wife, aware of the fragility of the moment, in a kind of intuition of not having it for long”, says Peter BROOK. Mathilde, the heroine of this play, lets herself die. Despite Sophia's dizzying festive spirit, this play is a nod to the mistreatment suffered by blacks during the apartheid era, dying.
Ultimately, Peter BROOK aimed to make his viewers more human and benevolent. Apostle of empty space, of a multicultural scene, Peter BROOK placed himself resolutely in the field of Fraternity and Justice. For Peter BROOK, theatre is a balance of the distant and the near, in order to reveal something unexpected, not banal, but the exotic must bring the spectator back, not to the strangeness but to the banality of everyday life. “I can take any empty space and call it a scene”, he said. As a result, Peter BROOK staged plays nourished by exoticism, with actors from different cultures, and toured all over the world, often in new places : from African villages to the streets of the Bronx, via the suburbs of Paris.
Setting up theater spaces in unusual spaces (Township, African villages, outlying neighborhoods), Peter BROOK revolutionized the set and staging, “Master of empty space, Peter Brook was one of the first to throw to the nettles the pageantry of the sets and the stage curtain to place the actor in the foreground and testify to the diversity of cultures by surrounding himself with an international troupe”, writes Marie-Hélène ESTIENNE in “Les Inrockuptibles”, of the 25 June 2019. He surrounded himself with African actors with a dimension of storytellers or griots, such as Sotigui KOUYATE or Habib DEMBELE. Passionate about the piano, Peter BROOK, director, actor, director and writer, believes that a good actor must be able to inhabit his character while filling him with the fullness of his experience and for this the artist must throw himself into the water. He renews the staging with a contemporary writing, a bold setting. “At the beginning of my career, in England, I quickly realized that theatre was totally blocked by pre-established conventions. My job has always been to free myself from it to get it out of the ruts of tradition”, says Peter BROOK. He then freed himself from the authority of the staging plan previously established to rely on the direct relationship with the actors and renew the process of developing the show.
In short, in his humanism, and in the face of the rise of the forces of Chaos, Peter BROOK invites us, permanently, to keep hope and persevere : “Never stop. We always back off as soon as something is about to happen”, he said.
Peter BROOK died in Paris on July 2, 2022, at the age of 97. His children wanted to keep the secret of this disappearance for a while, but there were leaks in the press. But can we reasonably remain silent for a long time, on this baobab that has just fallen ?
Peter BROOK was married to Natasha PARRY (1930-2015) who gave him two children Irina, born on April 5, 1962 in Paris, a former director of the Nice theater and Simon, born in London, a director, screenwriter and producer.
Very Brief References
1 – The Works de Peter Brook
BROOK (Peter), L’espace vide. Ecrits sur le théâtre, traduction de Christine Estienne, Paris, Points, Poche, 2014, 192 pages ;
BROOK (Peter), La qualité du pardon : Réflexions sur Shakespeare, traduit par Jean-Claude Carrière, Paris, Seuil, 2014, 112 pages ;
BROOK (Peter), Le diable, c’est l’ennui. Propos sur le théâtre, Arles, Actes Sud, 2015, 128 pages ;
BROOK (Peter), Oublier le temps. Une autobiographie, Paris, Seuil, Points, essais, 2017, 288 pages.
2 – Review or Criticism
BABLET (Denis), «Rencontre avec Peter Brook», Travail théâtral, octobre janvier 1973, n°10, pages 3-29, spéc sur l’expérience africaine pages 23-25 ;
BANU (Georges), Peter Brook. Vers un théâtre Premier, Paris, Seuil, 2005, 256 pages ;
BELZIL (Patricia), «Plaisir brut de conter : Le costume», Figures masculines de la scène québécoise, 2000, vol 4, n°97, pages 156-158 ;
BURELLE (Julie), «Sizwe Banzi est mort ; une fable puissante et tristement actuelle», L’Express, du 24 avril 2007 ;
CHEVILLEY (Philippe), «Peter Brook, le faiseur de théâtre universel», Les Echos, du 3 juillet 2022 ;
DEMIDOFF (Alexandre), «Peter Brook, nous sommes des conteurs à têtes multiples», Le Temps,  5 février 2000 ;
DESORGUES (Pierre), «Peter Brook, géant inspiré par l’Afrique», TV 5 Monde, du 3 juillet 2022 ;
ESTIENNE (Marie-Hélène), «Notre entretien avec la légende du théâtre, Peter Brook», Les Inrockuptibles, du 28 juin 2019 ;
HUNT (Albert), Peter Brook, New York, Cambridge Press, 1995, 288 pages ;
KUTOSW (Michael), Peter Brook, New York, Saint Martin’s Press, 2005, 334 pages ;
LA BARDONNE (Mathilde), «Brook, le Sud-Africain», Libération, du 11 décembre 1999 ;
MARIN LA MESLEE (Valérie), «The Suit, un costume enchanté aux Bouffes du Nord», Le Point, 6 avril 2012 ;
MEREUZE (Didier), «Peter Brook, le théâtre du monde», La Croix, du 26 décembre 2009 ;
OLIVIER (Aurélie), «Rire pour ne pas pleurer. Sizwe Banzi est mort», Théâtre et musique, 2007, vol 3, n°124, 65-68 ;
RATCLIFFE (Michael), «Peter Brook, Obituary», The Guardian, du 3 juillet 2022 ;
ROMEAS (Nicolas), «Rencontre avec un homme remarquable», Théâtre, 2 avril 2000 ;
RUFFINI (Rosaria), «Les Afriques du théâtre de Peter Brook», Africultures, 2013, vol 2-3, n°92-93, pages 284-291 ;
RUFFINI (Rosaria), Les Afriques du théâtre de Peter Brook, thèse université de Paris III avec l’université de Bologne, 2010, 607 pages ;
TREWIN (John, Courtney), Peter Brook, London, Macdonald and Co, 1971, 216 pages ;
WYNANTS (Jean-Marie), «Peter Brook, les Blancs ont les Noirs en eux. Woza Albert. Le Christ s’arrête à Soweto», Le Soir de Belgique, du 5 avril 1990.
Paris, le 3 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Peter BROOK (1925-2022), his Constant and Unwavering Solidarity with People of Color» par Amadou Bal BA http://baamadou.over-blog.fr/
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3 juillet 2022 7 03 /07 /juillet /2022 20:40
«Peter BROOK (1925-2022) sa constante et indéfectible solidarité avec les Africains : Abattre les cloisons de la Discorde entre les Hommes et ouvrir les portes de la Fraternité» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Le vrai théâtre politique, c’est affirmer la dignité de l’Homme» dit Peter BROOK. Loin des futiles agitations d’un monde autocentré, paisible, affable, simple, habité par un monde intérieur de la compassion, Peter BROOK dans sa vision d’un théâtre du monde, a considérablement valorisé l’héritage culturel de l’Afrique et de ses diasporas. «Peter Brook est le metteur en scène des points de vue changeants et des vérités multiples. Pendant sa carrière, il a souvent surpris la critique avec des variations soudaines et imprévues. Toutefois, dans le mouvement continuel qui caractérise son théâtre, apparaît une présence constante : l’Afrique. Brook instaure avec ce continent un rapport privilégié fait de nombreux voyages, de mises en scène d’ambiance africaine et d’une longue collaboration avec des acteurs africains. Dans sa recherche de régénération, Brook se détache des tendances théâtrales de l’époque et entreprend un parcours tout à fait original : il est le premier metteur en scène à s’adresser à l’Afrique, tandis que la plupart des artistes de théâtre se tournaient plutôt vers l’Orient, afin de saisir les secrets des anciennes traditions scéniques riches d’une codification millénaire», écrit Rosaria RUFINI, dans «Africultures». En effet, confirmé à 16 ans, comme adepte de l’église anglicane, Peter BROOK, dans ses convictions a continué à s’interroger, à haute voix, sur le sens de l’engagement spirituel : «Cela m’a conduit à penser, «pourquoi ce serait mieux que l’Islam ?» Alors j’ai lu sur l’Islam, et puis sur le Bouddhisme. Et cela m’a conduit en Inde. Mais je suis toujours à la case départ. Goûter, tester, questionner et jamais arriver à une conclusion» dit-il. «Nier ce qui est le fondement de votre voie est artificiel, il s'est toujours interdit de considérer une civilisation, un mode de penser comme supérieur aux autres, à commencer par le sien» dit Peter BROOK.

Aussi, Peter BROOK, animé d’un esprit de Fraternité et de Justice, avait remarqué, qu’en raison de graves préjugés coloniaux, l’Afrique et ses artistes ont été dans les capitales occidentales souvent marginalisés et ostracisés. «J’ai la conviction, qu’au-delà de mille différences réelles, mais superficielles, tous les Hommes sont les mêmes. Si on part de cette conviction, le racisme disparaît» dit Peter BROOK, dans sa grande bienveillance. Par conséquent, Peter BROOK est, avant tout, un metteur en scène ouvrant aux comédiens africains à Paris, des portes restées jusqu’ici fermées, si ce n’étaient que pour des rôles subalternes ou décoratifs. En effet, comme René MARAN, qui voulait être un «Homme pareil aux autres», Peter BROOK a donné l’opportunité aux comédiens africains, exilés à Paris, de pouvoir exprime, pleinement, la mesure de tous leurs talents.

Né à Chiswick, à Londres, le 21 mars 1925, de parents Juifs originaires de Lettonie, territoire russe à l’époque, Peter BROOK, vivant à Paris depuis 1971, avait pour ambition d’abattre les murs d’incompréhension entre les Hommes. «Le Paris que j’ai découvert dans ma jeunesse était une plaque tournante et un centre bouillant pour la culture. A Londres, je trouvais que la culture était refermée sur elle-même. Mon désir de dépasser les frontières avait aussi un sens politique car on ne peut pas se contenter de rester sur son quant-à-soi» dit-il. En 1974, Peter BROOK déniche un lieu insolite et envoûtant, le théâtre des Bouffes du Nord, fermé depuis 20 ans et situé dans le quartier populaire de la Chapelle, entre Barbès et la Gare du Nord. Il y réunit, dans son multiculturalisme des artistes de tous les pays, notamment Africains, jusqu’ici marginalisés : «La découverte des Bouffes du Nord n’a pas été due au hasard: c’était la suite des trois ans d’exploration, en Afrique et ailleurs, avec le Centre International de Créations Théâtrale. Nous avons d’abord fait des centaines d’improvisations dans des lieux de la région parisienne qui n’avaient jamais été utilisés pour des spectacles. Dans des foyers pour immigrés, des écoles, avec des handicapés, dans des hôpitaux, des prisons. Puis nous sommes allés en Afrique et nous avons constaté que, n’importe où, on pouvait mettre un tapis et avoir des gens assis autour» dit Peter BROOK.

Citoyen du monde, riche de ses rencontres, Peter BROOK tient son ouverture aux autres de ses parents : «Ce sont mes parents qui m'ont donné ce goût des voyages. Mon père y voyait la meilleure des formations. De même que ma mère. C'étaient des gens ouverts. Ils croyaient au progrès par la science. Autant qu'une conviction, c'était leur vraie foi» dit-il. En effet, son père, d’une famille d’esprit libéral, Simon BROOK, né à Dvinsk en 1888, un partisan des Mencheviks et adepte de KARENSKI, s’expatriera à Liège, en Belgique. Il prend le nom de «BROUCK» et étudie la physique, les mathématiques et l’ingénierie électrique. Sa fiancée, Ida JANSEN, chimiste, le rejoint, pour l’épouser en 1914. Le couple part à Bruxelles, puis à Ostende, à Paris, pour s’installer à Londres, là où est né Peter BROOK. Ses parents destinaient son frère Alex, à la médecine ; Peter devait devenir un avocat. En 1942, à 17 ans, il se révolte et veut devenir un metteur en scène pour réaliser des films. «Je voulais être écrivain, journaliste, compositeur, musicien, peintre mais je me suis vite aperçu que je ne pourrais jamais rivaliser avec les artistes qui étaient mes références à l’époque» dit-il.

Peter BROOK s’est d’abord essayé en Grande-Bretagne à diverses œuvres occidentales, comme Hamlet ou l’opéra de Dom Juan. «Dans l’Angleterre extrêmement fermée et grise de ces années-là, je me suis d’abord intéressé au théâtre à cause de l’ambiance qui y régnait : une certaine énergie, une certaine excitation. Le théâtre lui-même était d’un ennui mortel, mais, à l’intérieur de cette forme artificielle, il y avait une grande vitalité» dit-il. S’ennuyant à Londres, esprit mobile, en lutte contre le conformisme, et parfois aventureux, Peter BROOK est constamment en lutte contre la routine «le diable, c’est l’ennui» tel est le titre d’un de ses ouvrages «tout le problème est de savoir s’il y a cette étincelle, cette petite flamme qui s’allume et qui donne une intensité à ce moment ramassé ou pas» écrit-il. Aussi, pour tenir, constamment en éveil son public, il combat sans cesse l’ennui, afin de maintenir la flamme : «Au théâtre, l'ennui, tel le diable, peut surgir à chaque moment. Il suffit d'un rien et il vous saute dessus. Il guette, il est vorace ! Il cherche le moment pour se glisser de manière invisible à l'intérieur d'une action, d'un geste, d'une phrase. Au théâtre, dès qu'apparaît en moi l'ennui, c'est un clignotant rouge !» écrit-il.

A Paris, dans ce désir de découvrir l’autre, Peter BROOK est à l’aise dans ce multiculturalisme «C’est à l’invitation de Jean-Louis Barrault, qui me proposait de diriger un atelier dans le cadre du Théâtre des nations, que j’ai commencé à rencontrer à Paris des acteurs américains, portugais, français, africains et japonais, qui, à l’époque, n’étaient présents sur aucune scène de théâtre. Ce qui m’intéressait, c’était de réunir des gens de cultures différentes pour les faire travailler ensemble sur une même histoire» dit-il. Dans son livre autobiographique, «oublier le temps» paru en 2017, Peter BROOK relate combien une vie peut être habitée par une vocation autant qu’elle peut la faire. L’artiste raconte, dans cet ouvrage, ses débuts à Londres, son installation à Paris, ses rapports avec le groupe Gurdjieff, ainsi que ses rencontres avec des figures culturelles marquantes de la vie culturelle française et internationale. Adoptant un parti pris d'éclectisme, il présente successivement des auteurs aussi divers que Jean-Paul SARTRE, André RUSSIN, Dostoïevski ou Jean ANOUILH. Peter BROOK avait pour ambition d’aider les autres à se faire entendre. En effet, à Paris, Peter BROOK confie le rôle de Polonius, le lord chambellan et conseiller du roi, dans la tragédie de Hamlet, à un comédien malien, Habib DEMBELE, dit Guimba. Spécialiste de William SHAKESPEARE, il s’est frotté à sa production littéraire, à travers ses nombreuses dimensions, toujours insaisissables et inaccessibles «Les pièces de Shakespeare sont comme des planètes. Dans un incessant mouvement, elles s’approchent un moment de nous, puis s’éloignent en tourbillonnant sur leur orbite» écrit-il.

En France, Peter BROOK a fait triompher, à Avignon, son «Mahabharata», une épopée indienne, relatant la lutte dynastique qui oppose deux branches d'une même famille : les Pandava et les Kaurava. Leur opposition ira jusqu'à mettre en péril l'existence du monde même. Peter BROOK ayant repéré Sotigui KOUYATE (1936-2010), un artiste guinéen d’origine, malien de naissance, Burkinabé d’adoption, performant un film de Christian RICHARD, «le courage des autres», il l’engage dans le «Mahabharata», pour incarner le rôle du sage Bhisma, une sorte de voix des Ancêtres, incarnant les forces de l’esprit, avec une certaine fantaisie. En 1990, lors de la création de la pièce, «La Tempête» de William SHAKESPEARE, Peter BROOK confie également à Sotigui KOUYATE le rôle de Prospéro. «Les acteurs occidentaux ont bien des qualités nécessaires pour explorer, dans les pièces de Shakespeare, tout ce qui touche à la colère, à la violence politique, à la souffrance sexuelle, à l’introspection psychologique. Mais il ne leur est pas facile de trouver des images d’un monde invisible» dit Peter BROOK. Cet artiste, devenu l’acteur fétiche de Peter BROOK va collaborer avec Sotigui KOUYATE pendant quatre années, notamment dans «Hamlet», «Qui est là», «Antigone», «l’homme qui prenait sa femme pour un chapeau» ou le «Costume» du Sud-africain, Can TEMBA, ainsi que «Thierno Bocar» de Amadou Hampâté BA. En définitive, Sotigui KOUYATE considérait Peter BROOK, son mentor, comme une représentation de la figure paternelle : «Je n’ai jamais vu mon père regarder derrière lui. Un bruit, quelqu’un qui appelle, il s’arrêtait, mais ne se retournait pas. Après sa mort, j’ai trouvé une réponse : il m’apprenait ainsi à vivre devant moi, sans jamais revenir en arrière. Je trouve cela dans le travail de Peter Brook : ce qui est fait est fait ; on ne peut pas revenir sur une représentation d’hier pour jouer aujourd’hui» dit Sotigui KOUYATE. Finalement, Sotigui KOUYATE dira «En Occident on dit : «il faut tuer le père, pour être ; chez nous on dit «soit ton père, mais dépasse-le».

A Paris, recherchant une renaissance culturelle, Peter BROOK a mis de la couleur dans l’espace théâtral parisien «Peter Brook a été un des premiers à introduire de la diversité, et ça n’a pas été une petite révolution, un théâtre qui était essentiellement blanc» dit Olivier PY, directeur du théâtre national d’Avignon. En effet, dans ses rapports avec les Africains, Peter BROOK a toujours considéré que la différence, loin de constituer un Mal, est une extraordinaire source d’inspiration, une façon de renouveler constamment son art, en fuyant l’ennui et le conservatisme. Par conséquent, Peter BROOK s’est fixé comme objectif : abattre les cloisons d’incompréhension établis, artificiellement, entre les Hommes par les forces du Chaos. Dans son art, il s’agit de révéler au spectateur ce qui est caché. Peter BROOK est convaincu que l’Afrique, continent des forces de l’esprit, berceau de l’Humanité, concentre et réunit, en elle seule, le profane et le sacré, le visible et l’invisible. Parlant plusieurs langues et beaucoup voyagé et riche de ses rencontres, Peter BROOK, curieux de tout et des autres, a fait du théâtre un puissant outil de rapprochement et de compréhension entre les peuples.

Peter BROOK fut l'un des premiers grands metteurs en scène à s’adresser à l'Afrique, en adaptant en 1979, avec Michael BOWENS, «l’Os» de Birago DIOP : «J’ai toujours été fasciné par la tradition du conte. C’est comme ça que je me suis intéressé aux écrits d’Amadou Hampâté Bâ, Birago Diop ou Thierno Bocar, incarné par Habib DEMBELE dit Guimba. J’aimais la capacité qu’ont les conteurs africains d’inventer des situations comiques pour capter l’attention de leur auditoire» dit Peter BROOK. Peter BROOK avait monté, en 2003, une pièce de théâtre sur un des ouvrages de Amadou Hampâté BA, et concernant son guide spirituel et mentor, Thierno Bocar, persécuté par le colonisateur français. En effet, Peter BROOK est un partisan de l’humanité du sourire : «Être trop sérieux n’est pas très sérieux» disait Amadou Hampâté BA (1900-1991, voir mon article sur ce traditionnaliste). Dans sa solidarité constante et indéfectible avec les racisés, Peter BROOK est en fait un grand humaniste. Dans son livre, «l’espace du vide. Ecrits sur le théâtre», il a de plus grandes ambitions. Le théâtre est pour lui, à coup sûr, une fin. Mais il est aussi le moyen de fonder et d´entretenir une communauté d´hommes et de femmes capables de porter atteinte, par leur seul exemple, à un ordre établi, d´apporter une inquiétude et un bonheur que d´autres arts du spectacle, trop dépendants des forces économiques qu´ils pourraient dénoncer, ne peuvent faire éclore. Aussi, Peter BROOK avait aussi fortement appuyé Raliatou Fifi NIANE, une des filles de Djibril Tamsir NIANE (1932-2021, voir mon article), un traditionnaliste africain.

Peter BROOK s’intéressait aussi aux artistes sud-africains noirs au temps de l’Apartheid : «En Afrique du Sud, avec l’apartheid, c’était infiniment plus compliqué. Dans cette société à la cruauté sans pareil, toute forme d’art était interdite aux Noirs. Mais j’ai découvert une exception à la règle. Par nécessité commerciale l’espace du marché de Johannesburg était un endroit qui ignorait la discrimination raciale. Les Noirs et les Blancs pouvaient s’y côtoyer et c’est ce qui avait conduit Barney Simon à y créer le Market Theater avec la possibilité de réunir une distribution mixte et de jouer devant un public mixte. Nous sommes devenus amis, c’est là que j’ai découvert les pièces d’Athol Fugard que nous avons fait venir plus tard aux Bouffes du Nord» dit-il. En particulier, Peter BROOK engage Habib DEMBELE, dit Guimba, né à San (Mali), candidat aux présidentielles maliennes de 2002, «pour rire», à jouer, en 2006, dans «Sizwe Banzi est mort», une pièce écrite en 1972, par des auteurs Sud-Africains Athol FUGARD, John KANI et Winston NTSHONA. Le rôle d’un comédien comme Habib DEMBELE est de regarder la vie, de la célébrer, de «mettre en relief ce qui normalement passe inaperçu : les impulsions, les réactions, tout ce qui chez l’être humain est caché. Habib Dembélé, qui joue dans Sizwe Banzi, est un acteur qui regarde la vie comme Cartier-Bresson, avec un sens de l’observation et un humour incroyablement aigus. Et quand il joue, parce qu’il a développé un corps qui répond à cela, toute cette observation, cette énergie, et en même temps ces sentiments de joie devant l’absurdité des choses, tout cela s’exprime, se met en relief. C’est bien plus que de l’expression corporelle, ce n’est pas de l’expression personnelle : il ne parle pas que de lui en faisant cela, il parle de quelqu’un d’autre» dit Peter BROOK. Ici, dans ce théâtre dit des «Townships», des laissés-pour-compte, au temps de l’Apartheid, se concentre sur une expérience humaine douloureuse, celle du racisme dans sa dureté la plus crue, un monde déshumanisant de toute une communauté noire frappée d’opprobre. «Dans les années 70, alors que l’on travaillait en Europe et à New York à changer le théâtre, à impliquer non seulement l’intellect de l’acteur mais également tout son corps, voilà que ces acteurs sud-africains, en utilisant les matériaux de base du théâtre – le corps, l’imagination, les mots – arrivaient à une forme théâtrale à laquelle nous aspirions. C’était une forme d’une grande vitalité née dans les rues de la nécessité de communiquer avec l’autre» dit Peter BROOK. En 1950, en Afrique du Sud, sont réglementées les identités raciales, interdites les relations sexuelles et l’union maritale entre membres de «races» différentes, réduite la liberté de déplacement des Noirs, et interdite toute remise en cause de cet ordre. L’Apartheid renforce ce système de ségrégation raciale. Aussi, le personnage principal de cette pièce de théâtre, Sizwe Banzi, un sans-papier, va usurper les papiers, en règle d’un mort, afin de pouvoir survivre. Cependant, en renonçant à son vrai nom, Sizwe Banzi doit également renoncer à son identité, à son histoire et cette perte est une grande déchirure ; en effet, renoncer à son nom, c’est un peu mourir. Peter BROOK fait appel, dans cette pièce de théâtre, à un comédien belge d’origine congolaise, Pitcho Womba KONGA. Dans son humanisme et son souci Peter BROOK qualifie l’Apartheid «d’une des plus monstrueuses distorsions du monde moderne». Cette une tragédie comédie, une leçon de courage et d’humanité, une souffrance et une joie de vivre, fait «rire pour ne pas pleurer» écrit Aurélie OLIVIER. Sizwe Banzi reste encore d’une grande actualité en raison du drame que vivent les migrants et les sans-papiers dans les pays riches. Cette pièce est une puissante de dénonciation de l’oppression et de l’intolérance «Qu’est-ce qui se passe dans ce foutu monde ? Je suis un homme. J’ai des yeux pour voir» s’écrit Sizwe Banzi.

Dans son éthique de curiosité et d’ouverture aux Africains, Peter BROOK a aussi mis en scène en 1999, aux Bouffes du Nord, une nouvelle d’un Sud-africain, Can THEMBA (1924-1968), «The Suit» ou «le Costume». C’est une évocation, dans un système d’Apartheid déshumanisant, l’injustice, le pardon et la compassion. Le décor qui sent le soufre, avec l’alcool, la musique, le couteau et le sexe, prend place à Sofia, un township noir de la banlieue de Johannesburg, maintenant rasé,  incarnant un îlot de joie de vivre. «Cette township avec ses crimes, ses putes, ses musiciens de jazz assoiffés d'illicites ambroisies, ses poètes, ses photographes, ses écrivains, ses gangsters gorgés de cinéma américain et même quelques Blancs : un mélange de gens, une concentration de pensée et de talent ayant à voir avec le Saint-Germain-des-Prés ou le Tanger de naguère. a misère en plus», dit Peter BROOK. Il fait appel à trois comédiens noirs talentueux : Bakary SANGARE, français originaire du Mali, pour le rôle de Philémon, le mari cocu, Mathilde JEAN-BAPTISTE, une actrice anglaise d’ascendance antiguaise et saint-Lucienne, ou l’héroïne Mathilde, une femme fatale, une beauté forte sensuelle et libre, et un acteur malien, Sotigui KOUYATE qui sera l’amant, Maphikela. Par conséquent, c’est une pièce de théâtre relatant une histoire d’adultère, dans un contexte de l’Apartheid, en Afrique du Sud. En effet, Philémon, un homme noir a le tort de rentrer chez lui à une heure inhabituelle. Il trouve sa femme, Mathilde, au lit avec un autre homme noir, Maphikela. Il n’est pas du genre à chercher la bagarre et se cache pendant que l’amant, se sentant repéré, part à peu près nu dans la rue. Reste son costume. Le mari, mesquin et rancunier, finira par faire semblant de pardonner, mais sous forme d’un cadeau empoisonné. Le mari salue cette veste et ce pantalon avec solennité, comme s’il s’agissait d’un être humain, et demande à sa femme de s’en occuper comme d’un ami précieux, de ne pas le quitter, de le bichonner, de le nourrir. Voilà la femme adultère contrainte de vivre, non pas avec un amant, mais avec son fantôme. Par conséquent, le vrai pardon ne viendra pas, le souvenir de la faute étant entretenu à travers le costume, se dressant entre ce couple, un obstacle à tout oubli. L’auteur de cette pièce, Can THEMBA, dans «le costume», une pièce écrite en 1950, une histoire simple, belle et tragique, mais longtemps censurée, dénonçait la mauvais traitement des femmes. Ecrivain talentueux et maudit, Can THEMBA, détruit par l’Apartheid, est mort en exil, miné par l’alcool et le désespoir. «Can Themba était le plus brillant et jeune journaliste du Drama, feuille locale. Il brûla sa vie. Nuit après nuit, il racontait des histoires. Il n'écrivit que des nouvelles dans ce pays où un Noir, même extralucide, n'avait pas le droit de publier. S'exila au Lesotho, où il s'ennuya, près de sa femme, conscient de la fragilité de l'instant, dans une sorte d'intuition de n'en avoir pas pour longtemps» dit Peter BROOK. Mathilde, l’héroïne de cette pièce, se laisse mourir. En dépit de l’esprit de fête étourdissant à Sophia, cette pièce est un clin d’œil aux mauvais traitements subis par les Noirs au temps de l’Apartheid, en train de mourir.

En définitive, Peter BROOK ambitionnait de rendre ses spectateurs, plus humains et bienveillants. Apôtre de l'espace vide, d'une scène multiculturelle, Peter BROOK se plaçait résolument dans le champ de la Fraternité et de la Justice. Pour Peter BROOK le théâtre est un équilibre du lointain et du proche, dans le but de révéler quelque chose d'inattendu, de non banal, mais l'exotique doit ramener le spectateur, non pas à l'étrangeté mais à la banalité du quotidien. «Je peux prendre n'importe quel espace vide et l'appeler une scène» disait-il. Par conséquent, Peter BROOK monte des pièces de théâtre nourries d'exotisme, avec des acteurs de différentes cultures, et tournera dans le monde entier, souvent dans des lieux inédits : des villages africains jusqu'aux rues du Bronx, en passant par la banlieue parisienne.

Mettant en place des lieux de théâtre dans des espaces inhabituels (Township, villages africains, quartiers excentrés), Peter BROOK a révolutionné le décor et la mise en scène, «Maître de l’espace vide, Peter Brook fut l’un des premiers à jeter aux orties l’apparat des décors et du rideau de scène pour placer le comédien au premier plan et témoigner de la diversité des cultures en s’entourant d’une troupe internationale» écrit Marie-Hélène ESTIENNE dans «Les Inrockuptibles» du 25 juin 2019. Il s’est entouré d’acteurs africains avec une dimension de conteurs ou de griots, comme Sotigui KOUYATE ou Habib DEMBELE. Passionné du piano, Peter BROOK, metteur en scène, acteur, réalisateur et écrivain, estime qu'un bon comédien doit pouvoir habiter son personnage tout en le remplissant de la plénitude de son vécu et pour cela l'artiste doit se jeter à l'eau. Il renouvelle la mise en scène par une écriture contemporaine, un décor audacieux. «Au début de ma carrière, en Angleterre, je me suis vite rendu compte que le théâtre était totalement bloqué par des conventions préétablies. Mon boulot a toujours été de m’en libérer pour le sortir des ornières de la tradition» dit Peter BROOK. Il se libère alors de l'autorité du plan de mise en scène préalablement établi pour se fier aux rapports directs avec les comédiens et renouveler le processus d'élaboration du spectacle.

En définitive, dans son humanisme, et devant l’ascension des forces du Chaos, Peter BROOK nous invite, en permanence, à garder l’espérance et à persévérer : «Ne t’arrête jamais. On recule toujours dès que quelque chose est sur le point de se produire» disait-il.

Peter BROOK est mort à Paris le 2 juillet 2022, à l'âge de 97 ans. Ses enfants voulaient conserver pendant un certain temps le secret de cette disparition, mais il y a eu des fuites dans la presse. Mais peut-on raisonnablement garder longtemps le silence, sur ce baobab qui vient de tomber ? Une cérémonie funéraire est organisée à Paris entre intimes et amis le lundi 11 novembre 2022 entre 11 h et 12 h et à l’automne, un hommage mondial, en ligne, sera rendu à Peter BROOK.
Peter BROOK était marié à Natasha PARRY (1930-2015) qui lui a donné deux enfants. Irina, née le 5 avril 1962 à Paris, a été directrice du théâtre de Nice, sur décision de Aurélie FILIPETTI, Ministre de la culture. Irina vivant entre la France et l’Angleterre, a étudié l’art dramatique auprès de Stella ADLER, suivant les techniques de l’Actor Studio. Ira revendique son engagement éco-théâtral «J’essaie de faire du théâtre un lanceur d’alerte. En dépit de la crise mondiale que nous traversons, il existe encore quelque chose d’unique, un baume sur les plaies, une inspiration pour les cœurs, un éveilleur de consciences, qui nous ramène à notre essence : le théâtre» dit-elle. Simon, né à Londres, un réalisateur, scénariste et producteur ; il est le réalisateur de «Brook par Brook», un portrait intime de son père diffusé en juillet 2022 sur Arté.
Références très brèves
1 – Les ouvrages de Peter Brook
BROOK (Peter), L’espace vide. Ecrits sur le théâtre, traduction de Christine Estienne, Paris, Points, Poche, 2014, 192 pages ;
BROOK (Peter), La qualité du pardon : Réflexions sur Shakespeare, traduit par Jean-Claude Carrière, Paris, Seuil, 2014, 112 pages ;
BROOK (Peter), Le diable, c’est l’ennui. Propos sur le théâtre, Arles, Actes Sud, 2015, 128 pages ;
BROOK (Peter), Oublier le temps. Une autobiographie, Paris, Seuil, Points, essais, 2017, 288 pages.
2 – Critiques
BABLET (Denis), «Rencontre avec Peter Brook», Travail théâtral, octobre janvier 1973, n°10, pages 3-29, spéc sur l’expérience africaine pages 23-25 ;
BANU (Georges), Peter Brook. Vers un théâtre Premier, Paris, Seuil, 2005, 256 pages ;
BELZIL (Patricia), «Plaisir brut de conter : Le costume», Figures masculines de la scène québécoise, 2000, vol 4, n°97, pages 156-158 ;
BROOK (Irina), «Terre noire», Sur la terre, n°38, 14 pages ;
BROOK (Simon), «Brook par Brook portrait intime», durée 1 h 10 minutes et 21 secondes, diffusé sur Arté, le 6 juillet 2022 ;
BURELLE (Julie), «Sizwe Banzi est mort ; une fable puissante et tristement actuelle», L’Express, du 24 avril 2007 ;
CENAC (Laetitia), «Irina Brook : j’essaie de faire un théâtre lanceur d’alerte», Figaro Madame du 8 mars 2017 ;
CHEVILLEY (Philippe), «Peter Brook, le faiseur de théâtre universel», Les Echos, du 3 juillet 2022 ;
DEMIDOFF (Alexandre), «Peter Brook, nous sommes des conteurs à têtes multiples», Le Temps, du 5 février 2000 ;
DESORGUES (Pierre), «Peter Brook, géant inspiré par l’Afrique», TV 5 Monde, du 3 juillet 2022 ;
ESTIENNE (Marie-Hélène), «Notre entretien avec la légende du théâtre, Peter Brook», Les Inrockuptibles, du 28 juin 2019 ;
HUNT (Albert), Peter Brook, New York, Cambridge Press, 1995, 288 pages ;
KUTOSW (Michael), Peter Brook, New York, Saint Martin’s Press, 2005, 334 pages ;
LA BARDONNE (Mathilde), «Brook, le Sud-Africain», Libération, du 11 décembre 1999 ;
MARIN LA MESLEE (Valérie), «The Suit, un costume enchanté aux Bouffes du Nord», Le Point, du 6 avril 2012 ;
MEREUZE (Didier), «Peter Brook, le théâtre du monde», La Croix, du 26 décembre 2009 ;
OLIVIER (Aurélie), «Rire pour ne pas pleurer. Sizwe Banzi est mort», Théâtre et musique, 2007, vol 3, n°124, 65-68 ;
RATCLIFFE (Michael), «Peter Brook, Obituary», The Guardian, du 3 juillet 2022 ;
ROMEAS (Nicolas), «Rencontre avec un homme remarquable», Théâtre, 2 avril 2000 ;
RUFFINI (Rosaria), «Les Afriques du théâtre de Peter Brook», Africultures, 2013, vol 2-3, n°92-93, pages 284-291 ;
RUFFINI (Rosaria), Les Afriques du théâtre de Peter Brook, thèse université de Paris III avec l’université de Bologne, 2010, 607 pages ;
TREWIN (John, Courtney), Peter Brook, London, Macdonald and Co, 1971, 216 pages ;
WYNANTS (Jean-Marie), «Peter Brook, les Blancs ont les Noirs en eux. Woza Albert. Le Christ s’arrête à Soweto», Le Soir de Belgique, du 5 avril 1990.
Paris, le 3 juillet 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Peter BROOK (1925-2022) sa constante et indéfectible solidarité avec les Africains : Abattre les cloisons de la Discorde entre les Hommes et ouvrir les portes de la Fraternité» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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