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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 22:47
«Miriam MAKEBA (1932-2008), militante anti-Apartheid, chanteuse Voix de l’Afrique» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Miriam MAKEBA, militante acharnée pour les droits civiques des Afro-américains et panafricaniste, orpheline de père, venue des ghettos d'Afrique du Sud, et après 31 années d’exil et d’errance, est devenue, par son art, icône de la lutte contre l'Apartheid. En effet, la création artistique de Miriam MAKEBA témoigne de son combat inlassable pour la Justice, pour l’indépendance et contre l’Apartheid «Si j’avais choisi mon sort, j’aurais choisi d’être dans le camp des opprimés plutôt que celui des oppresseurs. En réalité, je n’ai pas eu le choix. Pourtant dans ce triste monde où les victimes abondent, je m’enorgueillis d’avoir choisi la lutte. Ma vie, ma carrière, toutes mes chansons, tous mes concerts et la lutte de mon peuple ne font qu’un. Il y a trois dons avec lesquels je suis venue au monde et que je garderai jusqu’au jour de ma mort, ce sont l’espérance, la volonté et le chant. Nous voulons tous la même chose : une vie décente, la paix, l’amour» écrit Miriam MAKEBA, dans ses mémoires. En 1966, Miriam MAKEBA est la première femme africaine à obtenir un Grammy Award pour un album qu'elle a enregistré avec Harry BELAFONTE, surnommé le Grand Frère : «An Evening with Belafonte/Makeba», évoquant, notamment les souffrances des Noirs pendant l'Apartheid. «En l’histoire de la personne de Miriam Makeba se concentre l’histoire de l’Afrique, histoire faite d’injustices, de souffrances et de déni d’humanité» déclarait Chadli BENDJEDID, président algérien. Artiste majeure du XXème siècle, Miriam MAKEBA est en révolte permanente contre l’injustice, les inégalités et pour la reconnaissance des cultures africaines : «Le vainqueur écrit l’histoire ; ils sont venus, ils ont vaincu et ils ont écrit. On ne peut pas attendre de ceux qui nous ont envahi qu’ils écrivent la Vérité sur nous» écrit Miriam MAKEBA, dans ses mémoires. En effet, elle a été considérée comme «la révolutionnaire qui a chanté les souffrances de l’esclavage et la libération des griffes du colonialisme» suivant Kenneth KAUNDA (1924-2021), président de Zambie. Miriam MAKEBA est la première grande vedette internationale qui n’est ni chanteuse de Jazz, ni afro-américaine ; elle revendique ostensiblement son Africanité. «Passionnée, mais sensible aux nuances et sachant doser l’humour et l’émotion, elle présente la plupart de ses chansons avec une étonnante force de persuasion expliquant leurs origines et prenant en compte leur signification», écrit Michel PEREZ, dans le journal «Combat». En effet, Miriam MAKEBA, ambassadrice des cultures et musiques africaines, a été intronisée, à titre posthume, «Mama Africa», pour «sa voix magnifique, son esprit combattant et son interprétation avant-gardiste de la musique africaine», dira Alex OKOSI, directeur de MTV Afrique : «Miriam Makeba a sans cesse cherché à promouvoir l’unité des nations de son continent et a constamment rappelé le rôle de la jeunesse dans le choix d’un engagement similaire. Le contexte historique de la Guerre froide, des luttes contre la ségrégation raciale et des indépendances africaines, a eu une influence certaine sur l'évolution de sa carrière» écrit Michaël MOUITY-NZAMBA.
Zenzile Makeba Qgwashu Nguvama dite Miriam MAKEBA, est née le 4 mars 1932, dans le Township de Prospect, à Johannesburg, en Afrique du Sud, au temps de l’Apartheid. Trois communautés s’affrontent en Afrique du Sud, les Anglais minoritaires, mais détenteurs du pouvoir politique, les Hollandais et les Huguenots, des paysans, appelés les «Boers» parlant l’Afrikaans, un mélange de hollandais et d’allemand, et les Africains natifs du pays, dépossédés de leurs terres, regorgeant de richesses naturelles (diamants, or, pétrole, uranium), et relégués dans des ghettos plombés par la violence : «Pendant les fins de semaine et au moment de Noël, le ghetto se transforme en abattoir» écrit Miriam MAKEBA. Quand un Noir s’adresse à un Blanc, il doit toujours répondre avec soumission en disant, en Afrikaans, «Ja, Baas» ou «Oui, patron». Elle dira que «les Noirs sud-africains sont prisonniers dans leur propre pays». Miriam MAKEBA grandit donc sous l’Apartheid (absence de droit de vote, résidences séparées, limitation des déplacements avec des laisser-passer, emplois peu qualifiés et mal rémunérés, brimades, etc.). En dépit de cela, Miriam MAKEBA est restée une femme debout :«Je regarde une fourmi et je me vois : native d’Afrique du Sud, dotée par la nature d’une force bien supérieure à ma taille, ce qui me permet supporter le fardeau du racisme qui écrase mon esprit. Je regarde un oiseau et je me vois : native d’Afrique du Sud, prenant mon essor sur les ailes de la fierté, fierté de notre beau peuple, et m’élevant au-dessus des injustices de l’Apartheid. Je regarde le fleuve et je me vois : dans mes flots jusqu’à ce qu’ils deviennent lisses et un jour se désintègrent» écrit-elle dans ses mémoires, «Une voix pour l’Afrique».
La grossesse de sa mère ayant été difficile, aussi Miriam hérite du prénom africain de «Uzenzile», voulant dire «tu ne dois t’en prendre qu’à toi-même». Cadette d’une fratrie de six enfants, son père, Mpambane Caswell MAKEBA (1902-1938), un Xhosa et instituteur, «un homme bon et généreux, mais dont la vie a été bien dure pour nous pendant la Grande dépression» écrit-elle. Son père meurt le 3 décembre 1938, quand elle n’avait que six ans. Sa mère, Nomkomndelo Christina MAKEBA, une Swazi, est une domestique et aussi une «Isangoma», une guérisseuse traditionnelle. Sa mère a épousé son père en secondes noces. Miriam MAKEBA, comme le poète sénégalais, Birago DIOP (1906-1989), est habitée par les forces de l’esprit. Sa mère est morte en 1960. «Ma mère, c’était une femme extraordinaire. Pour l’Occident, le passé est comme un animal mort. Mais pour nous le passé est toujours vivant, la mort n’est pas une séparation ; nos ancêtres sont toujours là en esprit, ils veillent sur nous» écrit-elle. Pendant l’Apartheid, il est interdit aux Noirs de boire l’alcool. Aussi, ils fabriquent une bière africaine, «Umquobothi», distillée, clandestinement, à base de malt et de farine de maïs. Lorsque Miriam n’avait que 18 jours, sa mère a été arrêtée, condamnée à une amende de 18 livres qu’elle ne pouvait pas payer ; elle subira six mois d’emprisonnement passés en prison avec sa fille, devenue «bébé criminel»,  pour avoir vendu cette bière africaine. Pendant sa détention, sa mère qui connaissait l’Afrikaans sert d’interprète de prison et fait de la broderie.
A la sortie de prison de sa mère, son père emmène sa famille à Nelspruit ou Mbombéla, dans le Nord du pays, à l’Est du Transvaal, dans la province de Npumalanga. Son père devient employé de bureau pour Shell ; sa mère fait la cuisine pour les Blancs, et confie les enfants à sa grand-mère, qui a 21 petits-enfants. Quand Miriam sera un peu plus grande, elle aide aux travaux ménagers (balayer la cour, puiser de l’eau). C’est une maison sans électricité, ni frigidaire et il fait froid dans le Transvaal. L’école est à 7 km de la maison, sans transport scolaire, le trajet est à pied, même en temps d’intempéries. Cependant, aller à l’école, pour un enfant noir, en Afrique du Sud, est considéré comme «un acte séditieux». Pour dormir ou manger, les enfants sont divisés en deux groupes. Les visites des policiers dans les maisons des Noirs, sous prétexte de vérifier les livrets ou chercher les clandestins, sont fréquentes, accompagnées parfois d’humiliations ou de disparitions : «Un de mes oncles ne montre pas son livret assez vite au gré d’un jeune policier à peine sorti de l’enfance. Il insulte mon oncle et le gifle. Il arrive qu’on emmène des gens et qu’on ne les revoie jamais», écrit-elle. Miriam et ses cousines ont été forcées par un fermier blanc Allant marauder dans les vergers des Blancs, le fermier Boers à manger tous les fruits volés. Miriam porte des robes de seconde main, celles de sa sœur Hilda.
Ramener toute la musique de Miriam MAKEBA à «Pata Pata» ou à un «petit rien», en Xhosa, un tube planétaire conçu en 1956 à Sophiatowan et enregistré en 1967 aux Etats-Unis, relève de l’anecdotique. Elle a sorti 32 albums, dont de grands tubes comme «Sing me a Song», «Mama Africa», «The Definitive Collection» en 2002, «The Click Song» ou «Malaika». Miriam MAKEBA, simple, prudente et avisée, même si elle s’est adaptée au show, n’a pas oublié les chansons traditionnelles bien composées et ayant du sens. Pendant longtemps, son deuxième mari de 1965 à 1966, et compagnon sur scène, Hugh MASEKELA (1939-2018), a composé de nombreuses chansons pour elle. Prudente et pragmatique, Miriam MAKEBA a pu mener à bien une longue et riche carrière musicale. Miriam MAKEBA chante en Tswana, en Zhoxa ou en Zoulou. Tout démarre dans la maison de la grand-mère de Miriam remplie de chants et de danses «Nous dansons dans les grandes occasions ou quand nous sommes heureux. Ma mère a une voix merveilleuse et c’est une musicienne accomplie. Elle joue de plusieurs instruments traditionnels : de l’harmonica, du piano à pouce et du tam-tam. Elle brille toujours parce qu’elle est la meilleure», écrit Miriam MAKEBA, dans ses mémoires. Les Africains sont qualifiés par les Boers de Kaffirs ou païens, ce qui pourrait aussi signifier «sale nègre». En fait, baptisée protestante, Miriam chante dans la chorale de son église des hymnes en Afrikaans, anglais, Xhosa, Sotho ou Zoulou. «C’est vraiment l’Esprit qui bouge en moi. Je suis petite, mais je chante à pleine voix» confie-t-elle. Au Transvaal, la jeune Miriam découvre les Bapedi, une tribu du Nord de chanteurs ayant la joie de vivre, en dépit des difficultés : «J’ai découvert que la musique est une sorte de magie. La musique a toutes sortes de pouvoirs. Elle rend heureux les gens tristes, elle oblige les gens mornes à s’animer. Je sais bien l’effet qu’elle me fait» écrit-elle dans ses mémoires.
Miriam fera partie de la chorale des grands élèves de son école dirigée par le professeur MOLEFE qui fera d’elle une attraction. Miriam MAKEBA, encore jeune, écoutait des disques de jazz venus d’Amérique qui lui prêtait son frère Joseph, un musicien «J’ai chanté l’américain bien avant de savoir le parler. Quand ses amis viennent, ils me demandent de chanter pour eux» écrit-elle. Tout en continuant à chanter dans les mariages et autres cérémonies, Miriam MAKEBA, inscrite au lycée, à l’Institut Kilnerton, continue de perfectionner son art. Un certain Joseph MUTUBA, un accompagnateur au piano de sa chorale, aura une influence durable sur la chanteuse «Pour la première fois, j’apprends à me mouvoir sur scène. Nos mouvements sont lents et gracieux et nous bougeons le corps tout entier. Je commence à communiquer. Je suis en train de devenir une artiste» écrit-elle. Miriam MAKEBA chantera devant le roi d’Angleterre, George VI (1895-1952), en visite officielle en Afrique du Sud, le 21 avril 1947, pour le 21ème anniversaire de sa fille, Elizabeth. A cette occasion, Joseph MUTUBA compose, une chanson «Quelle triste vie pour un Homme noir !», en langue nationale : «Réveille-toi mon peuple ! Unissons-nous !».
En 1952, vivant désormais seule avec sa fille, Bongi, Miriam MAKEBA part habiter chez sa tante à Johannesburg, puis chez sa cousine, Sonti NGWENYA, possédant une société de taxis. Aussi, Miriam passe ses journées à laver ces taxis. Un jour, le fils de sa cousine, Sonti SWELI, l’invite à une répétition d’un nouvel orchestre, le groupe «Cuban Brothers», ou les frères cubains, animant, bénévolement, des kermesses dans les églises. Miriam est passionnée pour la musique. Mesurant 1m60 avec ses cheveux courts non frisés, de son temps, monter sur scène, pour une jeune femme, de surcroît timide, était mal vu par la société. Cependant, sa mère l’encouragea dans sa carrière de chanteuse «C’est ce que mon père aurait voulu que je fasse s’il avait vécu. Mon père était musicien. Il savait jouer du piano et composer de la musique. Ma mère me dit que mon père aurait voulu que j’étudie la musique» écrit-elle dans ses mémoires.
Grâce à Nathan MDLEHDLHE qui venait au foyer Donaldson, Miriam MAKEBA va collaborer entre 1954 et 1957 avec les «Manhattan Brothers», un groupe produisant des disques, avec des tournées dans tout le pays : «Miss Makeba, j’ai beaucoup aimé votre spectacle. Vous avez une voix ravissante. On dirait une voix de rossignol. Je voudrais vous auditionner pour nous» lui déclara Nathan, le chanteur-vedette des «Manhattan Brothers». C’est comme cela que Miriam est devenue soliste de ce groupe : «Je n’ai jamais eu une vie facile, et ce n’était pas la peine de perdre mon temps à rêver de choses impossibles. Je n’ai jamais rêvé d’une vie dans le spectacle, ou de faire ce que j’aime le plus au monde : chanter. Mais maintenant, tout ceci se réalise comme dans un rêve !» écrit-elle. C’est à ce moment que Zenzi MAKEBA prend le prénom de scène «Miriam» et on lui a apprend, à bien s’habiller sur scène. Le groupe, qui n’a pas le droit de chanter en anglais, se produit dans les banlieues noires, des lieux fréquentés par les gangsters, avec parfois des bagarres, des fusillades ou des émeutes. Miriam gagne cinq livres par spectacle et loue une maison, à Mofolo, au Sud-Ouest de Johannesburg, les Noirs n’ayant pas le droit d’être propriétaire. Sa fille, Bongi et sa mère, viennent habiter avec elle. Un jour, Gallotone, une maison de disque, demande à Miriam d’enregistrer un disque en solo, une mélodie d’amour en Xhosa. Le disque se vendant bien, est diffusé à la radio ; ce qui permet à Miriam MAKEBA de sortir de l’anonymat. Curieusement, Gallotone obtient l’autorisation de diffuser cette chanson en version anglaise ; ce qui contribue à abattre les barrières raciales. Les gens commencent à reconnaître Miriam MAKEBA dans la rue. Mais l’Apartheid reste marquée, pour les Noirs, par la colère, le ressentiment, la douleur et la peur. C’est à ce moment et après son spectacle que Miriam MAKEBA rencontre un certain Nelson MANDELA, préoccupé pour sa charte de la liberté posant le principe que «l’Afrique du Sud appartient à ceux qui l’habitent, Noirs et Blancs». Le groupe les «Frères Manhattan» organise des tournées au Swaziland, au Lesotho, en Rhodésie du Sud et du Nord et au Congo belge.
En 1956, Miriam MAKEBA part en tournée de 18 mois avec le groupe «African Jazz and Variety», dont la vedette est Sonny PILLAY, un Indien sud-africain devenu célèbre et qui deviendra son mari. Dans ce monde racisé et ethnicisé, les Noirs sont méprisés, les métis et les Indiens se sentant supérieurs à eux : «Sonny est très beau, il a les cheveux noirs et raides, ses yeux bruns sont remplis de chaleur, d’amour et d’humour. Tout à coup notre vie privée devient l’affaire de tous. Je fréquente un indien qui n’a pas honte de me fréquenter» écrit-elle dans ses mémoires. «The African Jazz and Variety» est fondé par un Juif, Alfred HERBERT, «un homme qui déborde d’énergie, de gaieté et d’optimisme» dit Miriam MAKEBA. Les Juifs libéraux seront des alliés des Noirs dans la lutte contre l’Apartheid. Dans les tournées, il s’agit tantôt d’un public de Blancs, tantôt le jeudi, jour de congé des domestiques, de Noirs. La compagnie a décidé de créer un groupe exclusivement féminin, les «Skylarks», dont Miriam MAKEBA est la vedette.
En 1959, Lionel ROGOSIN (1924-2000), un cinéaste américain indépendant, assistant à une représentation de l’African Jazz Variety au Town Hall, propose à Miriam MAKEBA de jouer son propre rôle, dans un documentaire sur la vie des Noirs en Afrique du Sud. «Miriam, il est impensable qu’un talent comme le vôtre reste confiné, pour toujours, à l’Afrique du Sud. Le monde entier vous verra et vous entendra chanter dans mon film. Ensuite, ils vous verront en personne, si vous consentez à m’accompagner promouvoir le film» lui dit Lionel ROGOSIN. Cette rencontre, avec le réalisateur américain, est décisive pour la carrière de Miriam MAKEBA. En effet, Miriam MAKEBA, dans un documentaire, «Come-Back» interprète deux chansons dans un Night-Club. En fait, «Come-Back» est un des premiers films à dénoncer ouvertement l’Apartheid en Afrique du Sud, institutionnalisé dès 1948, et préfiguré par des lois coloniales discriminatoires établies dans les années 1901. Le réalisateur, Lionel ROGOSIN et sa femme Elinor séjournent à Johannesburg en vue de ce projet, dès mai 1952 ; le film est tourné en 1958 et diffusé en 1960, sur une période de quatre mois, dans une situation de quasi-clandestinité. Le réalisateur, Lionel ROGOSIN a prétendu aux autorités tourner un documentaire sur la musique et les traditions vivantes ou encore une adaptation des mémoires de Deneys REITZ (1882-1944) sur la guerre des Boers. Miriam MAKEBA est invitée au festival de Venise, pour la promotion du documentaire, «Come-Back». C’est pour avoir participé à ce film militant, où le racisme et l’Apartheid sont associés à l’esclavage, que Miriam MAKEBA s’est vue retirer la nationalité sud-africaine : «D’une intégrité brulante, c’est l’acte d’accusation le plus accablant de l’Apartheid et du système des permis que j’ai jamais vu. Dans un climat de rage et de frustration presque insupportable, le film martèle la question qui, bien qu’inexprimée, vient à l’esprit de chaque personne qui le voit : combien de temps allons-nous encore accepter l’existence de ces conditions épouvantables de vie ?» écrit Nina HIBBIN, une journaliste du «Daily Worker».
Avant de quitter l'Afrique du Sud, Miriam MAKEBA participera à une comédie musicale, en Jazz, «King Kong» qui va déclencher des controverses. Cet opéra de Harry BLOOM (1913-1981), un Juif sud-africain opposé à l’Apartheid, journaliste et romancier, mais aussi de Todd MATSHIZIKA (1921-1968) et Clive Sydney MENELL (1931-1996), est tiré de la vie du célèbre boxeur sud-africain, Ézéchiel DLAMINI (1921-1957), dont la carrière s’est étendue entre 1947 et 1956, un homme grand et fort, surnommé «King Kong» parce qu’il mettait KO tous ses adversaires. Ezéchiel DLAMINI est une figure dramatique. En dépit de sa notoriété, le système de l’Apartheid refusa à ce boxeur de se rendre à l’étranger. Dépité, il commença à boire et finit par tuer son amie, qu’il soupçonnait d’infidélité. Condamné à perpétuité, il se suicide en prison, le 3 avril 1957. Cependant, cet opéra, «King Kong», est devenu, en musique, un puissant symbole de la lutte et de résistance contre l’Apartheid. Aussi, «King Kong» ne sera diffusé en Afrique du Sud qu’en 2017, soit près de 60 ans après. Pour son premier voyage à l’étranger, Miriam MAKEBA s’envole pour l’Italie, par la South African Airlines : «Aucun passager blanc ne veut s’asseoir à côté de moi. Je suis la seule noire dans l’avion. J’ai trois sièges à moi toute seule» écrit-elle dans ses mémoires. En Italie, Miriam MAKEBA découvre qu’elle peut s’asseoir à un restaurant ou un café, comme tout le monde, et être servie, sans difficulté.
A Londres, après son passage à «In Town Tonight», une émission de la BBC, Miriam MAKEBA fait la connaissance de Harry BELAFONTE, venu également enregistrer une émission pour Noël. «Miss Makeba, après le film (Come-Back), je suis un de vos admirateurs» lui déclare Harry BELAFONTE. Aussi, Harry BELAFONTE l’invite aux Etats-Unis, en novembre 1959, et forme ses musiciens. Miriam MAKEBA venait de se marier, depuis trois mois à Sony PILLAY. A son arrivée aux Etats-Unis, elle part, en Californie, pour le Show de Steve ALLEN (1921-2000), et entame une série de concerts pour le «Village Vanguard», un club de Jazz, au numéro 178 de la 7ème avenue, à New York. De nombreuses personnalités des arts et lettres ou showbiz viennent assister à son spectacle, comme Lauren BACALL (1924-2014), Langston HUGHES (1902-1967), Cecely TYSON (1924-2021), Bing CROSBY (1903-1977) ou Elisabeth TAYLOR (1932-2011). Les critiques de la presse américaine sont enthousiastes : «Il y a très peu de cas dans le monde spectacle où la vie d’une artiste change aussi rapidement, de façon spectaculaire, et montre autant de promesses», écrit le New York Times. Miriam est invitée chez Diahann CAROLL (1935-2019) actrice et chanteuse. L’agence William Morris prend en charge ses intérêts et elle gagne maintenant 750 dollars par semaine. Le talent de Miriam MAKEBA est reconnu de tous «Elle chante avec la voix embrumée et le phrasé délicat d’Ella Fitzgerald, et si l’occasion se présente, elle fait preuve de l’abattage culotté d’Ethel Merman et le sens de l’amitié de Franck Sinatra» écrit Newsweek, à son sujet. Harry BELAFONTE organise une grande rencontre en présence de nombreux artistes et journalistes. Miriam MAKEBA noue de solides amitiés notamment avec Marlon BRANDO (1924-2004), Bette DAVIS (1908-1989) et Nina SIMONE (1933-2003) ; elle sera invitée au fameux anniversaire de John Fitzgerald KENNEDY (1917-1963), au Madison Square Garden le 29 mai 1962, où Marilyn MONROE (1926-1962), chante pour son amant, un langoureux «Happy Birthday to you, Mr President». Désormais, Miriam MAKEBA est sortie de l’anonymat ; elle fait le plein au Carnegie Hall et au Apollo Theater.
Miriam MAKEBA, dont la situation financière s’améliore, achète une maison dans le New Jersey, et Dizzy GILLESPIE (1917-1993), le musicien de Jazz, est son voisin. Aussi elle fait venir aux Etats-Unis sa fille unique, Bongi. Gallotone, une compagnie sud-africaine, cède ses droits à RCA, pour 75 000 dollars. Après les massacres de Sharpeville du 21 mars 1960 (69 morts), Nelson MANDELA est emprisonné et l’ANC interdite. A la mort de sa mère, son passeport sud-africain est invalidé. Venue aux Etats-Unis pour un mois, elle y restera 10 ans. «Il y a eu Miriam Makeba, les influences de Jazz les plus mêlées, mais depuis son premier répertoire de chansons tribales, la chanteuse n’a cessé d’élargir son style et son inspiration. Elle aborde aujourd’hui les airs de tous les pays. Elle puise dans tous les folklores, mais elle leur donne sa chaleur et sa couleur» écrit Michel PEREZ, pour «Combat». Lors d’un déplacement à Atlanta, en Géorgie, un Etat du Sud, Miriam MAKEBA découvre qu’elle est refusée dans les hôtels. Elle était venue assister une rencontre avec Martin Luther KING (1929-1968), «un homme qui a du poids. Quand il s’adresse à un groupe, tout le monde l’écoute attentivement. Il a cette puissance, ce charisme» dit Miriam MAKEBA. «Miriam Makeba est le talent le plus révolutionnaire qui soit apparu au cours des dix dernières années. Je la considère comme une grande et importante artiste» dit Harry BELAFONTE, à Paris le 19 mars 1969, à l’Olympia, où l’artiste était venue se produire. En effet, Miriam MAKEBA est devenue, «une incarnation sonore» du continent africain dans la société américaine, en référence à une expression d’April SIZEMORE-BARBER. Dans un contexte de Guerre froide et de début des indépendances africaines, Miriam MAKEBA, devenue visible et audible, est alors invitée au Kenya, en Angola, en Tanzanie et lors de l’inauguration de l’Organisation de l’Unité Africaine, à Addis-Abeba, en Ethiopie. Symbole de la liberté de la Femme et de son peuple opprimé, et grâce à Sékou TOURE, Miriam MAKEBA pourra s’exprimer en 1963 et 1964, au Comité spécial des Nations Unies contre l'Apartheid, alors présidé par le guinéen, DIALLO Telli (1925-1977). «Les Nations Unies doivent user de leur influence pour ouvrir les portes des prisons et des camps de concentration d’Afrique du Sud où des milliers de Noirs sont actuellement prisonniers. Mon pays a été transformé en vaste prison» dit-elle. Aussi, Miriam est déchue de sa nationalité sud-africaine et interdite de séjour, comme ses disques, en Afrique du Sud. Miriam reçoit alors la distinction de la «Femme du siècle» de la «Bedfort Stuyvesant Communion of New York».
Harry BELAFONTE, dit le «Grand frère», se rend d’abord en 1964, à New York, et il y est bien reçu. Fortement engagée dans la défense des droits civiques aux États-Unis, et à la suite de sa brouille avec Harry BELAFONTE, Miriam MAKEBA se rend en Guinée à l’invitation de Sékou TOURE (1922-1984), et elle y restera de 1967 à 1986. La Guinée a dit non à Charles de GAULLE, et c'est aussi un pays producteur de bauxite : «Conakry est un gros village, fait de bâtiments coloniaux français sur le déclin et de taudis qui servent de logements aux pauvres» écrit Miriam MAKEBA. C'est lors de ce séjour que Miriam MAKEBA rencontre Stokely CARMICHAEL (1941-1998), un militant Afro-Américain des droits civiques, «Student Non-Violent Coordinating Committee» (S.N.C.C.) dont il est le président. En 1967, Stokely CARMICHAEL quitte le mouvement SNCC, pour adhérer au «Black Panther Party». Egérie de l'égalité raciale, Miriam MAKEBA épousa «par amour», en mars 1968, Stokely CARMICHAEL. Après l’assassinat de Martin Luther KING (1929-1968), le 4 avril 1968, «l’Amérique est au bord de la folie. On dirait que la moitié des gens est dans la rue à protester ou à faire des émeutes et que l’autre moitié est barricadée chez elle» écrit-elle. Par conséquent, Miriam MAKEBA est considérée comme fréquentant un extrémiste : «Stokely est intelligent et il s’exprime avec aisance. Mais il est passionné, et sa passion le rend furieux, et sa fureur lui fait dire des choses qui sonnent comme des menaces aux oreilles de certaines gens» écrit Miriam MAKEBA. Par conséquent, tous les contrats de Miriam MAKEBA, aux Etats-Unis, sont été rompus.
Expulsée de la Jamaïque, les Etats-Unis refusent de la réadmettre sur son territoire. C'est à ce moment que 9 pays, dont la Guinée et Cuba où elle s’est produite en août 1972 avec Charles MINGUS (1922-1979), remettent à Miriam MAKEBA un passeport pour pouvoir se déplacer à l’étranger. C’est la période où Miriam MAKEBA rencontre un immense succès sur la scène africaine, et joue un important rôle en tant que militante panafricaniste et anticolonialiste. En raison de son long séjour en Guinée, notamment à Dalaba, dans le Fouta Djallon, Miriam MAKEBA s’exprime parfaitement en français et en Peul. «La campagne guinéenne est pauvre aussi, elle est très belle, particulièrement dans les environs de Dalaba, une région montagneuse» écrit Miriam MAKEBA. Le répertoire musicale de l'artiste, durant son long séjour en Guinée, certes méconnu, est pourtant particulièrement riche et varié ; il intègre des interprétations de ses célèbres chansons sud-africaines, mais aussi des textes chantés dans d’autres langues africaines, en Lingala (Congo), Kiswahili, ou chantés en arabe, français, espagnol, anglais. Miriam MAKEBA a aussi enregistré des chansons dans les langues guinéennes. On peut rappeler à titre d’exemple les interprétations en Soussou, “Djuinguira”, Maninkaka, “Touré Barika”, “Sékou Famake”, et “Maloumayé” et en Peul, “Maobé Guinée”.
Miriam MAKEBA aura participé à trois concerts Panafricains : Alger du 21 juin au 1er août 1969, Tunis en 1973 et Lagos en 1977. Le festival panafricain d’Alger en 1969 avait une importance particulière pour la Guinée, puisqu’elle a remporté la médaille d’or pour les réalisations artistiques de son équipe dans diverses compétitions. En effet, le festival panafricain, à Alger, en 1969, a été un grand moment artistique pour Miriam MAKEBA. «L’une des participations les plus importantes fut, sans doute, celle des Afro-Américains, notamment un garçon nommé Stokley Carmichael, accompagnant sa femme, Miriam Makeba» écrit Jean-Jacques NAUDET, pour «Combat». Ce festival d’Alger est une réplique de celui de 1966, organisé par Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001), arrimé au camp occidental. En pleine guerre froide et de lutte contre l’Apartheid, avec le PANAF d’Alger, le président Houari BOUMEDIENNE (1932-1978) revendique le leadership du combat panafricain. «Il faut que ce festival soit une entreprise enthousiaste d’affirmation de notre identité» dit le président algérien. La manifestation doit promouvoir «les réalités de la culture africaine et le rôle de la culture africaine dans la libération nationale, dans la consolidation de l’unité africaine et dans le développement économique et social de l’Afrique» dit-on. Miriam MAKEBA brillera de mille feux, aux musicales organisées au Zaïre en 1974 et au Zimbabwe en 1987. En effet, lors du festival «Zaïre 74», et avant «le combat du siècle» de boxe entre George FOREMAN et Mohammad ALI, organisé par Don KING, et le président Mobutu Sese Seko, des concerts de musique sont planifiés pendant trois nuits, avec notamment la participation de James BROWN, B.B. KING, Miriam MAKEBA, Ray BARETTO et The Crusaders. En 1987, Miriam MAKEBA rencontre Paul SIMON au Zimbabwe. En 1987, Miriam MAKEBA enregistre «Graceland» donnant plus de visibilité internationale aux artistes sudafricains. En 1988, elle  participe au concert organisé à l’occasion du 70e anniversaire de Nelson MANDELA au Wembley Stadium de Londres. L’événement attire un public de plus de 600 millions de téléspectateurs, dans 67 pays.
Par ailleurs, en 1967, à la suite de la victoire d’Israël lors de la guerre des six jours face à l’Égypte, membre fondateur de l’ONU et de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine), Miriam MAKEBA refuse de céder aux pressions des délégués de nations africaines à l’ONU qui lui demandent de retirer un chant en hébreu de son répertoire. Cette décision, prise en pleine tournée, met fin à sa collaboration avec Harry BELAFONTE. En 1970, elle fait face à des difficultés similaires quand une lettre du Premier ministre Abdou DIOUF, l’informe qu’elle est désormais persona non grata au Sénégal en raison de sa proximité avec Sékou TOURE. En 1993, Miriam MAKEBA est la première femme interprète à recevoir le prix du Conseil international de la musique de l’UNESCO, qui distingue «des musiciens ayant contribué par leur activité à l’édification humanitaire du monde [et] au rehaussement de la culture musicale de l’humanité». Miriam MAKEBA ne considère pas comme une «activiste», et selon elle, «tout le monde aujourd’hui admet que l’Apartheid était une horreur et tout ce que j’ai fait c’est dire aux gens qui voulaient savoir comment nous vivions, d’où je venais, c’est-à-dire en Afrique du Sud. J’ai juste dit la Vérité au monde et si ma Vérité est alors devenue «politique», je n’y peux rien» dit-elle.
Miriam MAKEBA a été mariée à cinq reprises. Elle rencontre quand elle n’avait que 17 ans, un jeune de 19 ans, James KUBAY surnommé Gooli, le mariage durera de 1950 à 1952. La mère de James KUBAY, une métisse et propriétaire de différents logements, était opposée à ce mariage. Le père de James, allié de Miriam, meurt prématurément d’un cancer. Par ailleurs, James la trompait avec sa demi-sœur, Mizpah. De cette union, avec James, naîtra l’unique fille de Miriam, Angela Sibongile MAKEBA, dite «Bongi», (Pretoria 20 décembre 1950 – Conakry, 17 mars 1985). Bongi, morte à 34 ans, a eu quatre enfants : Nelson Lumumba, né le 4 avril 1968, date de l’assassinat de Martin Luther KING, et dont le deuxième prénom est en hommage à Patrice LUMUMBA, premier président du Congo, également assassiné, Zenzi Monique née en 1971, Thembi, décédé en bas âge, ainsi qu’un autre enfant mort-né. Bongi meurt quelques jours après avoir accouché son dernier enfant. Miriam MAKEBA se remariera avec Sonny PILLAY (1932-2019) en 1959, puis à Hugh MASEKELA (1939-2018), de 1964 à 1966, qu'elle connaissait depuis qu’il avait 14 ans. Hugh MASEKELA venu aux Etats-Unis mais n’y ayant pas rencontré le succès escompté ; il est devenu amer et dépité. Miriam MAKEBA se remariera à Stokely CARMICHAEL, surnommé Kwame TURE, de 1968 à 1978. Son dernier mariage est avec Bageot BAH, un guinéen, un agent de la compagnie aérienne belge.
Miriam MAKEBA a connu des drames, grands ou petits, dans sa vie, et elle y a survécu. Après un concert, Miriam est victime d’un accident de la route en Afrique du Sud, non loin de Volkurst, dans la voiture des Blancs, le mari et un de ses enfants sont morts, le frère a perdu une jambe. «Vous avez tué des Blancs ! J’ai le droit de vous fusiller tous tant que vous êtes !» dit un gendarme venu faire le constat de cet accident. Aussi, les services de secours abandonnent Miriam, la clavicule enflée, et ses amis, dans le froid, et aucun hôpital blanc ne veut les admettre. Il a fallu payer 19 livres à un camion pour évacuer ses amis blessés. Un des musiciens, Victor, meurt à cause de négligences. «Je viens de voir, de très près, le visage du génocide. Des regards remplis de haine et de désir de meurtres fixés sur moi, une Noire d’Afrique du Sud» écrit-elle. Lors d'un concert en Mozambique et à la suite d'une bousculade, 31 personnes meurent piétinées. Après plusieurs décennies d'exil, en Guinée, elle échappe à la mort, aux côtés de Sékou TOURE, l’avion présidentiel ayant pris feu. Des mercenaires portugais attaquent, vainement, Conakry. Deux jours après la mort de Sékou TOURE (9 janvier 1922 – 26 mars 1984), un coup d’Etat militaire sème la terreur à Conakry. Sa demi-sœur aînée, Mizpah meurt à la suite d’un accouchement.
En septembre 2005, Miriam MAKEBA entame une tournée mondiale dans tous les pays qu’elle a eu l’occasion de visiter «Je dois faire le tour du monde pour dire merci et adieu. Puis je veux que mes cendres soient dispersées dans l’Océan indien. Ainsi, je pourrai naviguer à nouveau dans tous les pays» déclare -t-elle. Miriam MAKEBA a toujours rêvé d'une grande Afrique unie. Pour l’Afrique du Sud, elle exhortait ses frères noirs au pardon : «Il faut nous laisser grandir. Les Noirs et les Blancs doivent apprendre à se connaître, à vivre ensemble» dit-elle.
Le 9 novembre 2008, à Castel Volturno, près de Naples, en combattante, Miriam MAKEBA est presque morte sur scène. En effet, elle a succombé à un arrêt cardiaque peu après son concert ; elle était venue soutenir Roberto SAVIANO, auteur en 2006 de «Gomorra», déclaré «homme à abattre» par les parrains de la Camorra napolitaine. Miriam MAKEBA est considérée un «symbole même de l'esprit de résistance» selon Bernard KOUCHNER, Ministre des affaires étrangères. «Pendant presque une décennie, l'Ambassadrice de bonne volonté de la FAO Miriam Makeba a apporté un soutien actif au combat de la FAO pour réduire la faim et améliorer les moyens d'existence des plus pauvres de par le monde. «Mama Afrika» combattait la violence, l'inégalité et la maladie qui condamnent tant de personnes, particulièrement les femmes et les enfants, à vivre dans des conditions de pauvreté extrême. Son énergie et son souci respectueux des plus vulnérables nous manqueront», écrit M, Jacques DIOUF, Directeur général de la FAO. Pour son rôle lors du festival de 1969 les autorités algériennes ont également rendu hommage à Miriam MAKEBA qualifiée de «symbole pour tout un continent, mais aussi pour l’humanité entière. Sa lutte infatigable contre l’apartheid et le racisme a fait d’elle un symbole. Par son engagement, et par son art, elle a montré la plus authentique, la plus juste, la plus vraie de la dignité, du courage et de la grandeur qui sont les marques les plus profondes de notre personnalité africaine» écrit M. Tewfik KHELLADI, Directeur général de l’Entreprise nationale de la radiodiffusion sonore (E.N.R.S.). «Disons-le avec force et clarté, Miriam Makeba n'était pas affectueusement appelée «Mama Africa» pour rien. Sa musique a reflété, avec acuité, les difficultés réelles des Sud-Africains. De nombreux jeunes talents rempliront ce vide. Je lance un appel à tous les jeunes musiciens, ne renoncez jamais, continuez à vous battre comme elle l'a fait» dit M. Pallo JORDAN, Ministre des Arts et de la culture Sud-africain.
Références bibliographiques
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Paris, le 8 mars 2022, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
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7 mars 2022 1 07 /03 /mars /2022 21:29
«Aladji Baïdy SALL (1959-2022), mon ami d’enfance» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Il est toujours présomptueux, je dirai même imprudent, lors d’un décès, de dire que l’on partage la douleur des proches parents. Chacun de nous ressent seul sa douleur et cela ne se partage pas. Aussi, pendant plusieurs jours je n’ai pas eu la force d’appeler mon ami et frère, maître Malick SALL, Garde des Sceaux, Ministre, pour la disparition de mon ami d’enfance, El Hadji Baïdy SALL. Je savais toute l’estime, je dirai la grande dévotion que Aladji vouait à son grand-frère, Malick. Il était fier du grand-frère et faisait tout, à chaque instant, pour lui être utile ou agréable. Une relation fusionnelle, comme il en existe rarement dans une fratrie : Aladji c’est Malick, et Malick c’est Aladji. Quand on est frères et complices cela crée du lien, plus que du sang, mais d’amitié : «L’amitié est une âme en deux corps» écrit Aristote (384-322 avant J-C). Dans ces conditions, que peut-on dire, de sensé, d'audible et de réconfortant, lors d'une tragédie sans nom ? Un instant de silence, de retenue et de recueillement s’imposait.
Une chose est certaine, il est de ces peines incommensurables qui vous tétanisent, vous immobilisent et vous laissent sans voix, comme une sorte de K-O, digne d’un match de boxe, de Mohamed ALI (1942-2016) ou de Marvin HAGLER (1954-2021). Vous êtes alors envahi par une immense chagrin, mais aucune larme ne coule. Si l’on chialait chaudement, peut-être que cela libérerait toute cette grande peine enfouie quelque part et vous soulagerait. Non ! Anéanti et paralysé, mais je ne réalisais pas encore l’étendue de la déflagration. Alors, je suis resté sans voix.
Aussi, Moi, le Ministre de la Parole Futile, pendant des jours, aucun mot ne sortais de ma plume; je ne pouvais même pas rendre hommage à mon ami d’enfance El Hadji SALL. Et pourtant cette période de latence, d’impossibilité de réagir, face à un drame, m’est déjà arrivée, à plusieurs moments, de ma misérable vie. Ce fut d’abord, la mort de ma petite sœur, Salima, à l’âge de 4 ans, de la coqueluche. Ma mère et ma grand-mère criaient et se lamentaient. Ce fut ensuite, la disparition tragique de mon oncle, Moussa N’DIAYE, dit Balla, écrasé sous des troncs d’arbres alors qu’il déchargeait d’un camion en Libye. Il voulait venir en France. Il y aura eu la disparition de mon oncle, Demba Harouna N’DIAYE ; il soulevait un grand fût d’eau pour faire boire ses vaches et celles des autres. Il a senti une vive douleur au ventre, et après quelques jours d’hospitalisation, il n’y avait plus d’espoir. Toutes ces secousses, sauf celle de Salimata, avaient eu lieu en mon absence. Jusqu’à la disparition de ma Xiao FAN, je n’avais jamais vu un mort. C’est la première fois, après plusieurs années de souffrances, à Jeanne GARNIER, une unité de soins palliatifs, à Paris 15ème, et vers 2 heures du matin, une sorte de hoquet saisit Xiao FAN ; je la vois éructer, avec tout le corps qui se secouait. Intrigué, j’avertis aussitôt l’infirmière de garde qui m’explique qu’elle n’était pas enrhumée, mais c’est le râle de la mort, comme dans le «Batouala» de René MARAN (1887-1960), Prix Goncourt de 1921. Quand le malheur arrive, j’ai alors songé à cette chanson, qui vous tient par les tripes, vous fait chialer, mais magnifique, celle de Maria CALLAS (1923-1977), «J’ai perdu mon Eurydice» inspirée du mythe d’Orphée et Eurydice : «J'ai perdu mon Eurydice. Rien n'égale mon malheur. Sort cruel ! Je succombe à ma douleur ! Eurydice ! Réponds, quel supplice ! Réponds-moi ! C'est ton époux, ton époux fidèle. Entends ma voix qui t'appelle. J'ai perdu mon Eurydice,. Rien n'égale mon malheur Sort cruel ! Je succombe à ma douleur ! Eurydice! Eurydice! Mortel silence, vaine espérance ! Quelle souffrance ! Quel tourment déchire mon cœur !» chante La CALLAS.
Dans la nuit du 27 au 28 février 2022, j’avais oublié de désactiver le son mon portable. Une notification m’a alors réveillé ; machinalement et contrarié, j’ai immédiatement éteint le son, sans consulter le message. C’est à 5 heures du matin, mon réveil habituel, que j’ai mesuré l’étendue de la secousse tellurique. Pourquoi donc Aladji tu nous as quittés de la pointe des pieds ? Est-ce une façon convenable de partir, sans aviser ?
A coup de futiles et inutiles de «Pourquoi», c’est bien toute la géographie de mon enfance qui a défilé, un instant, dans ma mémoire. Aladji, c’est ce garçon leste, souple, mais vigoureux qui terrassait tous ceux osaient le défier, dans une séance de lutte. Inutile de dire, moi, le freluquet, fragile et froussard, je n’ai jamais osé me frotté à lui. Et il m’a même, parfois, asséné quelques corrections gratuites, pour se marrer. Curieusement, et après une vigoureuse protestation de ma grand-mère, Hapsa Elimane SALL, auprès de son père Baïdy Dieynaba SALL, qu’on n’est même devenu les meilleurs et inséparables amis, jusqu’à ce jour funeste du 27 février 2022. «L’amitié, c’est la fidélité, et si on me demandait qu’est-ce que la fidélité ? J’ai répondrais c’est l’amitié !», dit le chanteur, Julio IGLESIAS.
Quelle encore tristesse quand je reçois, comme chaque année, une notification de Facebook, le 3 mars 2022, pour le 63ème anniversaire de mon ami, Aladji !
Avec Aladji, on a fréquenté la même classe, à Danthiady, notre village. Chaque année, l’instituteur organisait une séance de photo. C’est toujours Aladji et moi qui tenions devant le tableau indiquant la classe et l’année scolaire. Boutentrain exceptionnel et particulièrement sympathique, Aladji répand la joie et la bonne humeur autour de lui. Quand j’étais enseignant à l’université de Dakar, Aladji était passé à Fann-Hock où je logeais. Deux semaines de folie, et on a eu la réprimande des voisins, surpris que je me lâchais un peu trop et devenais trop bruyant. Mais en compagnie d’Aladji, on ne peut ni faire exprès, ni semblant ; on se fendait la gueule, sans retenue. Notre dernière communication, c’est par WhatsApp, tous les amis, ou ce qui en reste encore en vie, étaient réunis chez lui, lors d’une fête religieuse. Inutile dire, que les décibels de rire, ont monté. Génération terrible, plus jeunes, on arrêtait pas de déconner. Quand on se remémore ces bons vieux temps, on a toujours quelque chose de loufoque à raconter. «Entre amis, il est si beau que le silence est d’or, mais le rire bon et frais l’est beaucoup plus encore» dit le philosophe, Friedrich NIETZSCHE (1844-1900).
Dans son bagout et sa gouaille, alors qu’il n’a fait aucune étude en communication, Aladji pouvait tenir des heures et des heures, en direct, à la radio Tabaldé, en référence au tambour du chef de village de Danthiady. Issu d’une famille aristocratique et du clergé musulman, c’est son ancêtre, Thierno Demba SALL, le fondateur de Danthiady ou «Townguo Demba», (voir mon article, la Saga des Danthiadynabé de France). Son grand-frère, Mamadou Baïdy SALL est lui-même le chef du village de Danthiady, et c’est Mamadou Bassirou SALL, l’Imam ou guide la prière. Aladji donc, par sa connaissance du Fouta-Toro, de ses valeurs culturelles, est un notable de la région de Matam. Aussi, à chaque fois, que j’avais besoin d’informations précises sur une localité ou sur une musique traditionnelle peule, comme ce fut le cas lors de la préparation de mon article sur Thioukel SAM, aussitôt demandé, aussitôt envoyé. Cette radio Tabaldé s’adresse, non seulement aux Sénégalais, mais aussi à toutes les diasporas foutankaises (France, Gabon, Etats-Unis, Congo, Belgique, Hollande, Guinée-Equatoriale, Canada, Japon, etc.). Aladji avait l’habitude de donner la parole à ces sans-voix, pour scruter leur parcours, leurs envies, leurs humeurs et leurs projets. En créateur de liens sociaux et nationaliste Aladji et sa radio Tabaldé FM, «la voix du peuple», rapprochaient ces hommes de pays lointains, de leur village et de leur famille, abolissant ainsi les distances et les barrières.
Mon cher Aladji, l’Eternité c’est long. Je sais qu’en nous attendant, tu es déjà en de très bonne compagnie, notamment avec certains de notre classe d’âge disparus trop tôt, comme Mamoudou Dembouya BA, Alassane DIALLEL, Bassirou DEH, dit «Kouille» ou Samba Lélly DIALLO. Je suis persuadé, comme dans tes émissions sur Tabaldé, tu as toujours quelque chose de drôle à raconter à cette bande de copains. Mais, mon cher pote Aladji, Ici dans ce Bas-monde, il n’a pas de Contrat à durée indéterminé, ni Titularisation, et encore moins de plan de déprécarisation. Nous, les Mortels, nous n’avons sur terre que des Contrats à durée déterminée (C.D.D). Alors, mon cher Aladji, ce n’est qu’un Aurevoir !
Yo Allah Yourmomoo Yaffomo Aladji Baïdy SALL ée maybbé Dioulbé Foff !
Paris, le 7 mars 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Aladji Baïdy SALL (1959-2022), mon ami d’enfance» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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5 mars 2022 6 05 /03 /mars /2022 22:57
«Ibra Ciré N’DIAYE et son livre : Temporalités et mémoire collective au Fouta-Toro. Histoire d’une aliénation culturelle et juridique» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Jusqu’ici, et depuis Ciré Abbas SOH, avec ses «chroniques du Fouta» traduites en 1913, en passant par les travaux de Cheikh Moussa CAMARA (1864-1945), un historien et spécialiste de la généalogie des grandes familles du Fouta-Toro, ainsi que la thèse de Oumar KANE (1932-2008), le travail de Baïla WANE en 1981, tout convergeait à glorifier la «Révolution des Torodos» conduite, en 1776, par Thierno Sileymane BAL et poursuivie par les Almamy, considérés comme ayant résisté à la colonisation et instauré des règles de bonne gouvernance, tout en luttant contre l’esclavage. Le regretté, professeur Iba Der THIAM (1937-2020) avait entrepris, dans son histoire générale du Sénégal, de revaloriser et rehausser l’héritage de Thierno Sileymane BAL. L’artiste Baaba MAAL a rendu hommage à Thierno Sileymane BAL, «Mouddo Horma», dans sa lutte contre le système esclavagiste des Maures. En décembre 2021, j’ai consacré dans mon troisième livre, «le Sénégal, un Grand petit pays», un chapitre à Coly Tenguella BA, l’unificateur du Fouta-Toro et fondateur de la dynastie des Dényankobé, mais aussi à Thierno Sileymane BAL et sa Révolution des Torodos, un bilan critique de l’histoire du Fouta-Toro.
Dans ce ciel serein et quasi unanimiste, l’ouvrage du professeur Ibra Ciré N’DIAYE, un anthropologue, juriste, originaire de M’Boumba et descendant des Satigui, est une puissante déflagration. En effet, son ouvrage, «Temporalités et mémoire collective au Fouta-Toro. Histoire d’une aliénation culturelle et juridique», dans une démarche de déconstruction et polémique, est une violente charge contre ce qu’il appelle le «système Torodo». En effet, Le totem, que constituait la «Révolution des Torodos», est désacralisé, voire souillé. Le professeur Ibra Ciré N’DIAYE part de l’idée que les Almamy ont délégitimé les Satigui, des «insoumis», et pour le faire, ils leur ont apposé une étiquette infâmante de «mécréants» et d’esclavagistes. «Les Satigui furent dénigrés et considérés par les Torobés comme des mécréants, alors qu’ils s’opposaient à la colonisation arabo-berbère musulmane et à la Charia qui allaient les asservir et soumettre le Fouta-Toro» écrit-il. Or, selon l’auteur, l’Islam existait déjà au Sénégal, et en particulier au Fouta-Toro, depuis 1030, sous Wardiabi qu’il affuble du patronyme de N’DIAYE. Le Déniyanké, Ibra Ciré N’DIAYE a reconnu, tout de même, que les 33 mosquées érigées par les Almamy, en 114 années de règne, ont contribué à renforcer l’Islam au Sénégal.
Par conséquent, dans sa démarche de déconstruction de cette doxa sacralisant les Almamy, et survalorisant leur héritage, le Déniyanké, Ibra Ciré N’DIAYE estime qu’il n’y aurait pas eu, en 1776, de «Révolution des Torodos», mais un «coup d’Etat» de l’aristocratie, de l’intelligentsia peule, des «mendiants et prosélytes» convertis à l’Islam, pour s’accaparer du pouvoir, avec un vernis de l’Islam. «La théocratie n’est pas un régime politique d’émancipation et de liberté des personnes. La prétendue révolution Torodo a viré au désastre politique et social. (…). Le système Torodo, plus politique que religieux, incarnait l’instrumentalisation de l’Islam pour masquer ce qui le caractérisait profondément, c’est-à-dire la collaboration, la subordination et l’assujettissement aux systèmes arabo-berbères, musulman et judéo-chrétien» écrit Ibra Ciré N’DIAYE. Les Almamy, dans leur cupidité, se sont accaparés des terres et de la dîme. Tandis que les Satiguis sont des «résistants» ou des «insoumis» ; les Almamy, n’étant pas descendants de Dieu sur terre, peuvent donc être critiqués à ce titre ; ils se seraient couchés devant l’ennemi, à savoir les esclavagistes arabes et le colonisateur français. Par ailleurs, les Almamy ont figé les relations sociales, en introduisant un système de «castes» au Fouta-Toro, initialement une simple division du travail, devenue un mécanisme «réactionnaire» d’accaparement des Torodos du pouvoir. Au Fouta-Toro, même de nos jours, ne seraient légitimes à aspirer aux fonctions électives que les Torodos, les «castés» restant, depuis les Almamy, disqualifiés à jamais.
Dans cette violente charge, le professeur Ibra Ciré N’DIAYE prend la précaution de préciser qu’il ne s’en prend pas à Thierno Sileymane BAL (1746-1778), mais aux Almamy qui ont confisqué le pouvoir par avidité, à leur profit personnel, et donc les idéaux de la «Révolution» auraient été trahis. Cependant, le professeur N’DIAYE introduit un sorte de venin, semant le doute dans l’esprit du lecteur, à savoir que Thierno Sileymane BAL ne serait pas né à Bodé, mais au Macina (Mali). Son patronyme serait «BARRY», au lieu de «BAL» ; il serait issu de la famille de Cheikhou Amadou. Venu à Bodé (Podor, Sénégal) pour des études coraniques, Thierno Sileymane aurait été «Balissisé» dans ce village, où il n’est pas né. Par ailleurs, au lieu de parler de «Révolution», il s’agirait plutôt d’un coup de force. Le dernier Satigui, Soulèye N’DIAYE, aurait même renoncé, volontairement, au pouvoir. Pour le Déniyanké, Ibra Ciré N’DIAYE, la révolte de Thierno Sileymane BAL contre la dime imposée (Mouddo Horma) par les Maures n’aurait pas eu lieu ; ce serait un incident entre Souleye N’DIAYE et un paysan qui ne pouvait pas s’acquitter de l’effort de guerre, dans un contexte de disette. Dans ses attaques au bazooka, contre ce qu’il appelle «le système Torodo», le Déniyanké Ibra Ciré N’DIAYE affirme, et sans le démontrer, que Thierno Sileymane BAL, en 1778, aurait même été assassiné par des Almamy. Par ailleurs, le premier Almamy ne serait pas Abdelkader KANE (1721-1807), mais Soulèye N’DIAYE II. Dans sa croisade, Thierno Baïla Pérédio SOW, et en dépit des mises en garde de Thierno Sileymane BAL, prêchant la non-violence, a été tué à la bataille sanglante de Waly Diantang (commune rurale du département actuel de Maghama, dans la région de Gorgol, en Mauritanie).
Le Déniyanké et professeur Ibra Ciré N’DIAYE, en dépit des allures polémiques, parfois binaires, de son travail, a posé une question fondamentale et complexe qu’il ne faudrait pas évacuer pas rapidement : faudrait-il réévaluer l’histoire du Fouta-Toro, et donc celle de la conquête et de la conservation du pouvoir au Sénégal ?
«Ecrire c’est agir» disait Simone de BEAUVOIR (1908-1986) ; c’est en cela que les graves interrogations du professeur et Déniyanké, Ibra Ciré NDIAYE, sans crier au sacrilège ou au parricide, sont légitimes, pertinentes et nous interpellent tous. Ecrire, c’est être confronté au devoir de lumière et de vérité. «Les intellectuels doivent dire la vérité aux décideurs politiques, sinon on peut avancer sans se tromper qu’ils ont failli à leur mission», dit Abdoulaye Bara DIOP (1930-2021). Loin de moi de faire l’éloge du relativisme, un système dans lequel chacun a sa Vérité. Je suis fondamentalement attaché à la Vérité, même si elle dérange, mais pourvu qu’elle soit rigoureusement établie. Les clercs (intellectuels) «ne doivent pas renoncer à leur vocation de défense des valeurs universelles de Vérité et de Justice» disait, en 1928, Julien BENDA (1867-1956), philosophe et écrivain, dans son ouvrage, «la trahison des clercs». Par conséquent, écrire, sur un sujet sensible, c’est faire fi des ressentiments, des rancœurs ou du venin de la division, tout en s’entourant d’une rigueur intellectuelle, sans failles. C’est à titre que je recommande, très vivement, son ouvrage, bien écrit et documenté. L’histoire du Sénégal n’est pas gravée dans le marbre ; elle peut donc être, sans tabou, être questionnée, à tout moment, mais avec une distance critique, ainsi qu’une solide argumentation.
Cependant, dans cet ouvrage, d’une grande qualité, il est regrettable que, parfois, la polémique, des approximations ou des affirmations lacunaires non suffisamment étayées, aient pris le pas sur la démonstration concernant des questions complexes, pour lesquelles une réponse affirmative ou négative ne suffirait pas. A mon sens, il n’y a pas d’un côté les valeureux Déniyanké, des «insoumis» et rebelles, et de l’autre des Almamy, avec leur coup d’Etat, cupides et ayant vendu leur âme au diable que sont les Arabes et les colons. Une telle vision serait caricaturale de l’Histoire. En effet, l’héritage des Déniyanké, comme d’ailleurs celui des Almamy, est placé sous le sceau de la complexité. En effet, je souscris pleinement à la théorie de la complexité développée par un sociologue français, à savoir Edgar MORIN (1921-2021). Qu’est-ce qu’un être humain ? : «Puis, j'ai perçu que la connaissance de l'humain nécessitait un rassemblement, une association et une articulation de savoirs dispersés et compartimentés dans des disciplines closes. Puis j'ai compris que, pour effectuer cette association et articulation, il fallait modifier notre mode de «connaître» et notre mode de pensée. Puis, j'ai compris que cette modification nécessitait un paradigme prescrivant distinction et conjonction, au lieu du paradigme dominant imposant disjonction et réduction. Seul ce mode de «connaître» et de penser permettrait d'affronter les complexités de notre monde en interaction et transformation, multiples et incessantes» dit-il. Edgar MORIN propose la «Méthode», soit accepter de ne pas avoir toutes les réponses, mais en se posant les bonnes questions.
Le Déniyanké, Ibra Ciré NDIAYE affirme que les premiers Satigui, des NDIAYE, étaient des «Garmi» venus du Djolof. Cette prétention semble être contredite par l’histoire de Coly Tenguella BA, venu du Mali, à la suite de l’assassinat de père par Askia Mohamed. Coly Tenguella BA est bien le fondateur de la dynastie des Dényankobé. Les N’DIAYE seraient-ils des Peuls ou des Ouolofs ?
Il est généralement admis que le Sénégal est un pays multiculturel, et cela le travail du Déniyanké, Ibra Ciré N’DIAYE, un peul avec des ascendances ouolof, le montre. Le Sénégal est un pays fondé sur la diversité ethnique, culturelle et religieuse. «La beauté d’un pays grandit de sa multiplicité» écrit Edouard GLISSANT (1928-2011). En effet, les N’DIAYE ne sont ni Peuls, ni Ouolofs, ils sont des Sénégalais. «L’arc-en-ciel, rappelait-il, ne doit-il pas sa beauté à la variété de ses couleurs ?» disait Amadou Hampâté BA (1901-1991). Le Sénégal est bien «un Grand petit pays», en référence au titre de mon troisième ouvrage. Ma mère est une N’DIAYE, dont les ancêtres viennent de Louga, dans le Djolof, où résident également des Peuls, comme des Ouolofs. De part, mon grand-père paternel, Bocar BAL, originaire de Mauritanie, je suis un descendant de Thierno Sileymane BAL, donc faisant partie de ce «système Torodo» dénoncé par le professeur Ibra Ciré NDIAYE. En effet, l’ancien royaume du Tékrour, l’actuel pays des Toucouleurs ou Peuls, dans le Nord du Sénégal, était occupé par des Peuls, des Sérères, des Ouolofs et des Sarakolé. La preuve de cette cohabitation multi-ethnique au Fouta-Toro, est fondée sur la présence encore, de nos jours, de nombreux villages ouolofs dans le Fouta-Toro (Seddo Sébbé, Mogo, Taïba).
En 1250, des tribus païennes, les Socé, envahirent le Tékrour et régnèrent jusqu'à la fin du XIIIème siècle. Le Tékrour fut ensuite victime de la conquête mandingue menée par Soundiata KEITA (1190-1255), fondateur de l’Empire du Mali. On pense, qu'au IXème siècle, les Peuls prirent le pouvoir au Tékrour et le conservèrent jusqu'au XIème siècle. À ce moment, Ouar Diabi s'empara du pouvoir et favorisa l'islamisation vers 1030, contraignant les Sérères et les Ouolofs, à émigrer vers la côte. Est-ce pour autant, comme semble l’insinuer, le Déniyanké, Ibra Ciré N’DIAYE, que l’Islam est durablement installé, dans tous les recoins et en profondeur dans le Sénégal ?
Cette résistance des Sérères et des Ouolofs à l’Islamisation prouve bien que cet Islam des caravanes, au XIème siècle, est resté en surface. Les Peuls Déniyanké étaient des animistes, et ce n’est une offense que de le dire ; ils n’ont été islamisés, comme la grande masse des Sénégalais, qu’avec les 33 mosquées des Almamy, mais aussi par l’action courageuse d’El Hadji Omar TALL (1796-1864), par la suite de Maba Diakou BA (1809-1867). C’est donc les Foutankais qui ont islamisés le Sénégal, et tous les grands marabouts du Sénégal, sans exception, sont d’ascendance peule.
Le professeur Ibra Ciré N’DIAYE affirme que l’histoire des Déniyanké, des «résistants» serait minorée, voire discréditée. A cela deux remarques.
D’une part, le terme «Déniyanké» n’a pas fait, dans sa signification, l’unanimité des historiens. Le mot «Déniyankobé» a été interprété de différentes manières. En 1911, pour André ARCIN, «Déniyanké» sera issu de «Dénia», une région côtière du Maroc. En Malinké, «Dénia» est le diminutif de «Déniouma» désignant «le joli enfant» ou «l’enfant béni». En effet, pour Samba Alassane BA, Déniankobé, signifierait «chefs, une famille de guerriers venant du Dolo». Les Peuls Déniyanké sont «les habitants de Déni», un village peul du Macina, au Mali. Ce terme est plus célèbre comme désignant «la tribu peule dont étaient originaires Coly Tenguella BA et ses conquérants» écrit, en 1969, Yaya WANE, dans sa magistrale «histoire des Toucouleurs du Fouta-Toro». Pour Yaya WANE, «Satigui» signifie «le Guide». Cheikh Moussa CAMARA pense, sans être affirmatif, que «Silatigi est, peut-être, le nom d’un ancêtre ou un titre royal». Henri GADEN (1876-1939) a donné l’explication la plus crédible, que je reprends à compte, à savoir que les Peuls étant des voyageurs et éleveurs, Tenguella avait pris les titres d’Ardo (chef peul), puis celui de «Saltigui», un terme mandingue, ou «Satigui» en Peul, signifiant «maître de la route» ou «chef de la migration», ou encore «celui qui ouvre le chemin», et donc celui ayant connaissance des choses pastorales et de la brousse, investi du culte des ancêtres et de leur génie.
D’autre part, si les sources concernant les Satigui sont éparses, difficiles d’accès, voire parfois contradictoires, je me suis efforcé, dans mon ouvrage, «le Sénégal, un Grand petit pays», à retracer la contribution de Coly Tenguella BA et de ses descendants, dont les N’DIAYE, des «pièces rapportées», arrivées tardivement au pouvoir. Samba Guéladio Diégui, et suivant Cheikh Moussa CAMARA, porte le patronyme de BA, comme ses ancêtres Déniyanké, des anciens temps. Il est indubitable que l’on doit à Coly Tenguella l’unification des différents royaumes du Fouta-Toro et leur indépendance de l’empire du Djolof. En effet, au XIVème siècle (1512 ou 1535 ?), des Peuls, Déniyanké, à leur tête Coly Tenguella BA, ont réorganisé l’Etat du Fouta-Toro. Pour ma part, l’année 1776, après plus de 260 années de règne des Dényankobé, est donc une véritable «Révolution» qui a porté les Almamy au pouvoir, dans l’ancien Tékrour, devenu le Fouta-Toro. En effet, et cela les travaux de Oumar KANE l’ont démontré, depuis plus de 70 ans, il y avait une crise dynastique chez les Déniyanké, les règles sur la succession étant incertaines. Certains princes ont plongé le Fouta-Toro, dans une atmosphère permanente de guerre civile, de violence, de famine, et pour financer leurs ambitions, ils faisaient recours aux Maures, et à l’esclavage.
Qu’en est-il exactement de l’héritage des Almamy ?
Les Satigui seraient-ils des «insoumis» ou des «résistants», par rapport à qui et à quoi, comme semble le suggérer le professeur et Déniyanké, Ibra Ciré N’DIAYE ? Il se fonde sur les chansons du Yella, et donc sur la tradition orale pouvant véhiculer et restituer «des éléments de savoir et de pouvoir» écrit-il. Et en quoi, les Almamy seraient des «collaborateurs» du colonialisme et des Arabes ?
Le long règne des Satigui s’est étendu, on l’a dit entre 1512 et 1776 ; c’est l’époque des comptoirs où la colonie du Sénégal, créée en 1626 par la Compagnie normande de Rouen, n’avait pas encore vraiment d’autorité sur l’intérieur du pays, encore régenté par de nombreux royaumes, et dont le plus puissant est celui du Fouta-Toro. En réalité, c’est à partir de 1895, avec la création du gouvernement général, le Sénégal étant devenu le siège de l’A.O.F., que les colons, avec les relais des chefs de canton et non pas les Almamy, ont fini par tout «normaliser», suivant leur expression. A cette époque, l’Almamiyat était déjà liquidée. L’écrivain malien, Yambo OUOLOGUEM (1940-2017) avait bien montré, dans son ouvrage, «Devoir de violence» publié en 1968, que le colonisateur s’est appuyé sur les fils des chefs, et non sur les Almamy ou les Résistants, pour asseoir sa domination. Le colonisateur ne s’est donc attaqué à ces structures féodales qui lui serviront d’intermédiaires avec les populations. Les fils des chefs traditionnels sont instruits à l’occidentale. Aucun Almamy, à ma connaissance, n’a été nommé chef de canton pendant la colonisation.
Par ma part, la Charte de Thierno Sileymane BAL visant à faire élire des gouvernants, non plus sur la base de l’héritage, mais sur le savoir, avec une validation d’un Conseil de notables, a été un progrès. Le «Diagordo», assemblée des notables, des Satigui n’était composé que de princes Déniyanké, ne faisant que valider l’état des rapports de forces en présence. Samba Guéladio Dégui, dans son conflit contre Konko Boubou Moussa, s’est d’ailleurs affranchi de l’onction du «Diagordo», en disant «Gniwa aala Gaynako» ou «l’éléphant n’a pas de berger». Si on appliquait la Charte, défendant la Femme, l’enfant et les orphelins, définie par Thierno Sileymane BAL, de nos jours, il n’y aurait en Afrique ni corruption, ni régime monarchique et dynastique. En dehors du premier Almamy, Abdel Kader KANE, resté au pouvoir 33 ans, les autres Almamy pouvaient être destitués, à tout moment, en cas d’abus. Ce qui a créé une instabilité gouvernementale. Un point commun aux Satigui et aux Almamy, l’institut du chef de village, avec des pouvoirs traditionnels, administratifs et politiques, depuis Coly Tenguella BA, a survécu, et reste encore un bel héritage de l’histoire du Fouta-Toro.
Cependant, et à bien des égards, je partage le point de vue du professeur Ibra Ciré N’DIAYE. L’Almamiyat a instauré un régime théocratique. Républicain, je puis partisan de la laïcité, un puissant outil, s’il est correctement appliqué, du bien-vivre ensemble, dans toute société fondée sur l’égalité et la diversité. Même si 95% Sénégalais sont musulmans, la religion doit rester une affaire privée, un rapport entre l’individu et Dieu. Le fait de vouloir, pour certains savants, de rattacher leurs ancêtres au Prophète Mahomet, a déjà été dénoncé et condamné par Cheikh Moussa CAMARA. Par ailleurs, la religion musulmane devrait être distinguée des coutumes et traditions arabes, et donc les valeurs culturelles africaines, sont impérativement à préserver. On peut bien être Africain, Peul et musulman, sans se référer à d’autres valeurs culturelles. Le Sénégal, un «Grand petit pays» est riche d’un passé glorieux, avec ses Saints (Thierno Sileymane BAL, El Hadji Omar TALL Maba Diakhou BA, Cheikh Ahmadou Bamba, etc.). Cependant, leur message, de nos jours, a été trahi. L’Islam est devenu un véritable mafia, un business et diverses confréries ou Dahiras en ont fait une affaire juteuse, un moyen de solliciter des financements de l’Etat.
La question des castes, a bien été dévoyée de son sens originelle. Yaya WANE, comme Abdoulaye Bara DIOP, qui ont étudié la société peule, estiment que les castes sont un système fondé sur la division du travail et des fonctions, se caractérisant par des rapports d’interdépendance. Ce n’est pas donc une hiérarchisation entre les individus. C’est un simple système de répartition du travail en vue d’une recherche d’efficacité, de cohésion sociale ou de solidarité.
Enseignant chercheur à l'Université Paris I, Panthéon-Sorbonne et à l'IDHP (Institut des Droits de l'Homme et de la Paix), à l’Université Cheikh Anta Diop, Juriste et anthropologue du droit, médiateur, le professeur Ibra Ciré N’DIAYE s'est beaucoup intéressé aux questions liées à l'histoire et la gouvernance du foncier dans les sociétés africaines. Il a loué la réforme introduite par Léopold SENGHOR, en 1964 concernant le domaine national. «Le foncier est une projection des relations de pouvoir» dit M. NDIAYE. En effet, c’est sur ce point, avec notamment la spéculation foncière de nos jours au Fouta-Toro, que cette question d’une très haute importance, devrait retenir l’attention des pouvoirs publics. Il y a bien eu, en 1790, au début du règne des Almamy, le «Féccéré Fouta», une redistribution des terres.
Références bibliographiques 
1 – Contributions de Ibra Ciré N’DIAYE
N’DIAYE (Ibra, Ciré), Temporalités et mémoire collective au Fouta-Toro. Histoire d’une aliénation culturelle et juridique, avant-propos du professeur Samba Thiam, préface du professeur Etienne Le Roi, Dakar, L’Harmattan, Sénégal, 2019, 267 pages ;
N’DIAYE (Ibra, Ciré), «Club des africanistes, rencontre en hommage au Recteur Alliot», In Association anthropologie et juristique, Sacralité, pouvoir et droit en Afrique : quinze après, Bulletin de liaison du laboratoire d’anthropologie juridique de Paris, juin 1995, n°20, 136 pages, spéc pages 10-11 ;
N’DIAYE (Ibra, Ciré), «Dynamisme et isolement des Toucouleurs (Peuls) de France : contribution de la communauté au développement du village d’origine», Hommes et Migrations, mars-avril 1996, vol 8, n°44, pages 77-83 ;
N’DIAYE (Ibra, Ciré), «Entretien avec Sada Kane», Dakar, Télévision, 2STV, 22 août 2019, durée 55 minutes et 52 secondes ;
N’DIAYE (Ibra, Ciré), Contribution du droit au développement de l’Afrique, sessions de formation des 1er, 8, 9, 14 et 15 juin 1995, rapport final, Paris, Ministère de la Coopération, 1995, 206 pages ;
N’DIAYE (Ibra, Ciré), PLANçON (Caroline), Une piste de solution pour la réforme foncière au Sénégal : la fiducie comme mode d’appropriation des terres AFC, Agence française et développement, mars 2010, 102 pages ;
N’DIAYE (Ibra, Ciré), Les Toucouleurs et les bases socio-juridiques de l’agriculture irriguée dans la moyenne vallée du Sénégal, thèse de doctorat, sous la direction du professeur Etienne Le Roi, Paris I, Lille, Atelier national de reproduction des thèses, 1998, 435  pages.
2 – Autres références
ALLIOT (Michel), Le droit et le service public au miroir de l’anthropologie, textes choisis et édités par Camille Kuyu, épilogue par Etienne Le Roy, Paris, Karthala, 2003, 400 pages ;
BA (Amadou, Bal), «Abdoulaye Bara Diop (1930-2021)», Médiapart, édition du 5 janvier 2021 ;
BA (Amadou, Bal), «Edgar Morin, pensée complexe, cosmopolitisme», Médiapart, édition du 10 juillet 2021 ;
BA (Amadou, Bal), Le Sénégal, un Grand petit pays, préface du professeur Abdoulaye Baïla N’Diaye, Paris, éditions Arsinoé, 2021, 626 pages, spéc sur «Coly Tenguella BA, unificateur du Fouta-Toro et fondateur de la dynastie des Dényankobé», pages 239-259 et sur «Thierno Sileymane BAL et sa Révolution des Torodos», pages 259-284 ;
DIOP (Moustapha), Réformes foncières et gestion des ressources naturelles en Guinée. Enjeux de la patrimonialité et de la propriété, dans le Timbi au Fouta Djallon, préface Pierre Philippe Rey, postface Etienne Le Roy, Paris, Karthala, 2007, 448 pages ;
DIOUME (Oumar), Les lumières noires de l’humanité : inventeurs, héros, artistes et sportifs, Dakar, Nouvelles éditions numériques africaines, 2013, 190 pages ;
KAMARA (Cheikh Moussa), Florilège au jardin des Noirs, Zuhur Al Basatin. L’aristocratie peule et la Révolution des clercs musulmans (Vallée du Sénégal), préface de Jean Schmidt, Paris, éditions CNRS, 1998, 468 pages, spéc sur les Satigui pages 93-130 et sur Thierno Sileymane Bal pages 315-325 et 339-340, 326-338 et 375-392 ;
KANE (Oumar), La première hégémonie peule : le Fouta-Toro de Koli Tenella à Almami Abdul, préface de Ahmadou Maktar M’Bow, Paris, Karthala, 2005, 672 pages ;
KYBURZ (Olivier), Les hiérarchies sociales et leurs fondements idéologiques chez les Haalpulaar’en (Sénégal), thèse sous la direction d’Alfred Adler, Université Paris X, 17 décembre 1994, 444 pages :
OUOLOGUEM (Yambo), Devoir de violence, Paris, Seuil, 2018, 304 pages ;
SALL (Mamadou, Youry), Ceerno Sileymani Baal, le leader de la Révolution du Fuuta-Toro (1765-1776), Presses universitaires européennes, 2017, 50 pages ;
SOH (Ciré Abbas), Chroniques du Fouta sénégalais, traduction et annotations de Maurice Delafosse et Henri Gaden, Paris, Ernest Leroux, 1913, 325 pages ;
THIAM (Samba), La méthodologie du droit et l’art du juriste, contributeurs Bernard Durand, Demba Sy et Ibra Ciré N’Diaye, Dakar, l’Harmattan Sénégal, 2021, 178 pages ;
WANE (Baïla) «Le Fuuta Tooro de Ceerno Suleymaan Baal à la fin de l’Almamiat (1770-1880)», Revue sénégalaise d’Histoire, 1981, vol 2, n°1 pages 38-50 ;
WANE (Mamadou), «Réflexions sur le droit de la terre toucouleur», Bulletin de l’I.F.A.N. 1980, t. XLII pages 86-128 ;
WANE (Yaya), Les Toucouleurs du Fouta-Toro : stratification familiale et structure sociale, Dakar, Collection Initiatives et études africaines, 1969, n°XXV, 250 pages ;
YOUNES (Carole), LE ROY (Etienne), sous la direction de, Médiation et diversité culturelle. Pour quelle société ?, Paris, Karthala, 2002, 311 pages.
Paris, le 4 mars 2022, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 15:33
«Harry BELAFONTE, chanteur, compositeur, acteur et militant des droits civiques» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Harold George BELLAFONTE Jr, plus connu sous le nom Harry BELAFONTE est né le 1er mars 1927 à Harlem, à New York. Sa mère, Melvine Clarasteen LOVE (1906-1988) née d’une mère écossaise, Sarah Jane CLARK (1874-1934) et d’un père noir, William Alexander LOVE (1878-1930) de la Jamaïque, est employée de maison. Une jeunesse faite de pauvreté et de privation : «I was born into poverty, grow up in poverty, and for a long time poverty was all I though I had know. It defined me ; in the depths of my soul, it defined me still» écrit-il dans ses mémoires. En effet, sa mère, pleine d’honneur et de dignité,  travaillant dur, lui a appris, dès l’âge de sept ans, de toujours se battre pour des causes justes. Son père, Harold George BELAFONTE (1899-1976), un chef cuisinier, est né en Jamaïque d’une mère noire et d’un père juif séfarade hollandais. Il a été élevé sous la religion catholique. Harry n’a jamais connu son grand-paternel, mais il le décrit comme «un Juif hollandais blanc qui a dérivé vers les îles après avoir chassé l'or et les diamants, sans aucune chance» écrit-il dans ses mémoires. 
Le jeune Harry, à 18 mois, part avec ses parents en Jamaïque. Quand il est revenu à New York, il a fréquenté le lycée George Washington. En 1941, il s’est engagé volontairement dans la Marine et a servi pendant la Seconde Guerre mondiale en Europe. De retour dans son pays, il constate que l’Amérique qui a vaincu le Nazisme, applique, dans son pays, la ségrégation raciale. Les Noirs n’avaient même pas après 1945 le droit de vote.
Dans les années 1940, le jeune Harry travaillait comme assistant d'un concierge à New York quand un locataire lui a donné, en guise de pourboire, deux billets pour voir «l'American Negro Theatre». En raison de sa dyslexie, Harry BELAFONTE avait connu parcours scolaire médiocre. Il découvre le pouvoir et la magie des mots pour transformer les esprits. Il est tombé amoureux de la forme d'art. C’est là où il a rencontré Sidney POITIER (1927-2022) et a pris des cours de jeu à l'atelier dramatique de la nouvelle école à New York avec l'influent directeur allemand Erwin PISCATOR. Il fait la connaissance notamment de Marlon BRANDO (1924-2004) et Tony CURTIS (1925-2010).
De son séjour en Jamaïque, il puisera une partie de son inspiration musicale caractéristique de sa carrière artistique. Reconnu principalement comme étant le «Roi calypso» un air des Antilles, Harry BELAFONTE a pourtant excellé dans de nombreux genres musicaux différents, notamment le Blues, le Folk , le Gospel ou le grands standards américains. En 1955, son troisième Album «Calypso» atteint le million d'exemplaires vendus en moins d’un an, et il obtient le Emmy Award. Harry BELAFONTE a connu d’autres succès, comme «Matilda», «Banana Boat Song», «Jamaica Farewel » ou «Mama Look a Boo-Boo». Par ailleurs, Harry BELAFONTE s’est frotté à la musique du Jazz. En effet, chanteur intermittent au Royal Roost, club de jazz de Monty KANE, il est remarqué par Miles DAVIS (1926-1991). A ses débuts, Harry BELAFONTE a eu des mentors prestigieux, notamment Charlie PARKER (1920-1955), saxophoniste et Maxwell Lemuel ROACH (1924-2007), percussionniste, batteur et compositeur. Il a donc pu faire ses débuts au légendaire club de jazz, The Village Vanguard. En 1953, il signe un contrat avec RCA Victor, enregistrant régulièrement pour le label jusqu'en 1974. Dans les années 1960, Harry BELAFONTE fait la connaissance de nombreux artistes, dont la chanteuse sud-africaine d’ethno-Jazz, engagée contre l’Apartheid, Miriam MAKEBA (1932-2008), ainsi que la grecque, Nana MOUSKOURI, mais un jeune harmoniciste, Bob DYLAN. Cependant, la montée des Beatles, à cette époque, va amenuiser le succès de Harry BELAFONTE.
Au début des années 50, Harry BELAFONTE rencontre le Docteur Martin Luther KING (1929-1968) dont il devient un des fervents soutiens et grand ami. La relation amicale qu'il entretient avec Nelson MANDELA (1918-2013) lui donne la satisfaction de recevoir le leader sud-africain lors de sa visite aux États-Unis. Harry BELAFONTE a consacré sa vie à unir les gens et à se battre pour des justes, pour la Fraternité. Il estime que l’intégration raciale est un problème qui ne se limite pas aux Etats-Unis, mais devrait concerner le monde entier «C’est la fusion de différentes cultures et par l’essor culturel dans les nouvelles républiques du monde que les gens seront plus aptes à se comprendre mutuellement et apprendront à régler leurs problèmes individuels d’une façon plus intelligente et plus directe» dit à Paris, Harry BELAFONTE, accompagné de Martin Luther KING, pour son concert en France du lundi 3 mars 1966.
Harry BELAFONTE a dédié sa vie de nobles causes humanitaires et pacifiques. En 1960, il est nommé Consultant culturel dans le «Corps pour la Paix» par le président John Fitzgerald KENNEDY (1917-1963). Il sera un fervent défenseur de la justice, se battra contre toute forme d'injustice, d'inégalité et encouragera les artistes à s’engager dans cette voie. «J’ai toujours été curieux au sujet des pauvres, des personnes privées de leurs droits. J’ai toujours été attiré par l’histoire et les inégalités de la condition sociale – les pauvres, les Noirs, les Juifs. Dans mes premières années, étant élevé dans la pauvreté et vivant de plein fouet le racisme, j’ai vu se développé en moi un instinct. Tout cela avait un impact sur ma vie et je ne pouvais pas le contrôler.  Les premières influences ont été des artistes qui ont utilisé leur don et leurs talents pour explorer les inégalités et influencer l’issue de la condition sociale. J’ai toujours été frappé par Charlie Chaplin, parce que c’était un gars qui prenait le sujet de la pauvreté, par exemple en traitant d’un pauvre clochard face au choc de l’animosité sociale, et il faisait cela avec un talent et un humour incroyable. Et son délire contre la pauvreté a attiré les spectateurs ; tous ceux qui l’ont vu ont vu un peu d’eux-mêmes dans ce qu’il a fait. Quand je suis allé voir des pièces de théâtre et des films et que j’ai vu des choses qui parlaient des conditions dans lesquelles nous vivions, je découvrais enfin le sens et la ligne conductrice de ma vie. Et une fois lancé dans le monde de l’art, j’ai développé un style d’expression pour dire quelque chose, dire quelque chose de valable, dire quelque chose qui aidait la condition sociale» écrit-il dans ses mémoires
Opposé au colonialisme et aux préjugés raciaux, cet engagement, sans concession, Harry BELAFONTE le poursuit également à travers sa carrière cinématographique, comme dans «Bright road», «Odds Against Tomorrow» ou encore «White Man’s». Son premier rôle, au cinéma, aux côtés de l’actrice, Dorothy DANDRIDGE (1922-1965), est en 1953, dans «Bright Road». Les deux comédiens ont, en 1954, joué dans «Carmen Jones», une comédie musicale d’Otto PREMINGER (1905-1986), un réalisateur américain né en Ukraine ; ce film est inspiré d’un opéra du compositeur français, Georges BIZET (1838-1875). «Carmen Jones», une version sudiste, avec des acteurs noirs, quoique présenté à Cannes en 1955, sera interdit de diffusion en France jusqu'en 1981, par une action en justice, officiellement, pour «détournement», intentée par les héritiers des librettistes originaux. Cette adaptation d’Otto PREMINGER a été considérée comme un «attentat» contre une création artistique française. «La Carmen de Bizet a changé de nationalité, de couleur et d'atmosphère. Les personnages sont devenus des Nègres» écrivent les «Lettres françaises». En effet, pleine période coloniale et ségrégation raciale, Otto PREMINGER a eu l’audace de son film, de mettre en valeur des Noirs : «L'enjeu était d'importanceDepuis très longtemps, dans la culture du cinéma, régnait le grand mythe selon lequel la meilleure garantie d'un échec économique était de faire un film avec des Noirs. Otto Preminger n'était pas de cet avis. Il est allé contre le courant, en montrant des Noirs intelligents, dignes» dira Harry BELAFONTE. En revanche, Harry BELAFONTE, a décliné un rôle dans «Porgy and Bess», un opéra créé en 1935 par George GERSHWIN (1898-1937), et adapté au cinéma par Otto PREMINGER, parce que ce rôle était empreint de préjugés raciaux. «Bess et Porgy» est considéré par la communauté noire, comme l’opéra «le plus insultant, le plus dégradant des actes qu’il soit possible de perpétrer contre les Américains de couleur des temps modernes» écrit en 1952 un journal de Baltimore. George GERSHWIN s’est défendu d’avoir pastiché la musique de la communauté noire, en pleine lutte pour les droits civiques : «J’ai fait en sorte d’utiliser les qualité de cette race : son sens du drame et de l’humour, ses croyances superstitieuses et sa ferveur religieuse, son instinct de la danse et son entrain débordant» dit le compositeur.
En 1969, Harry BELAFONTE a participé au «Coup de l’escalier» (Odds Against Tomorrow), un film de Robert WISE (1914-2005), abordant le thème du racisme au travers d’une lutte à mort entre un ex-flic haineux, Robert RYAN (1909-1973), et un musicien de jazz noir, Harry BELAFONTE, réunis malgré eux pour commettre un hold-up. Dans ce film, Robert RYAN, interprète une crapule vieillissante, odieuse et pathétique, dont le racisme viscéral déclenchera la catastrophe finale, une explosion parmi les plus célèbres de l’histoire du cinéma et une conclusion à l’ironie féroce, attention «spoiler» : personne de pourra identifier les corps carbonisés des deux ennemis mortels, distinguer le Blanc du Noir. «Le Coup de l’escalier» n’est pas un film à thèse, mais une œuvre profondément pessimiste où le racisme est une «erreur» ou «une faiblesse», parmi tant d’autres. A travers les souffrances, les fragilités, un instinct de survie domine ce film noir, une chronique tragique d’une société à l’agonie, au bord de l’implosion, rongée par l’individualisme, les pulsions humaines et le racisme.
Harry BELAFONTE apparaît, en 2018, dans un film de Spike LEE, «BlacKkKlansman, j’ai infiltré le Ku Klux Klan», en qualité de pionnier des droits civiques des personnes âgées. C’est une histoire relatant le lynchage, à Waco, le 15 mai 1916, de Jesse WASHINGTON, un jeune Noir de 17 ans, accusé de viol d’une Blanche. Harry BELAFONTE milite très activement pour un engagement des artistes : «Les artistes ont une responsabilité morale, sociale et personnelle. Ils ont aussi le droit de faire ce qu'ils veulent. Ou dire ce qu'ils veulent. Mais je crois vraiment que l'art dans son expression suprême, c'est de servir et d'instruire la société. Et veiller à son développement» dit-il. «Une grande partie de ce que j’ai compris, en tant qu’activiste, a été apprise des artistes qui m’ont précédés et qui ont fortement influencés mes convictions. Paul Robeson a dit dans les premières années de mon enseignement: «Les artistes sont les gardiens de la vérité.» J’ai pensé que c’était un concept très lourd jusqu’à ce que j’examine ce qu’il disait et ai découvert qu’il y avait plus de validité dans cette idée que nulle part ailleurs. Les artistes traitent toujours des expériences de vie et parlent dans la forme choisie pour le bien-être de l’humanité. Écrivains et peintres, expressionnistes et chanteurs ont toujours creusé dans l’expérience humaine et ont toujours raconté des histoires de l’expérience humaine. De nos jours, grâce à la nouvelle technologie, les artistes ont la capacité d’avoir un rôle plus dominant dans la formation de la pensée sociale : et je profite pleinement de ce fait !» écrit-il dans ses mémoires.
Il s’est fortement engagé dans des causes humanitaires, notamment contre la guerre et la famine en Afrique. Ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF depuis 1987, il est à la base d’une association «USA pour l’Afrique» à la suite d’une grande famine en Ethiopie entre 1983-1985.
Dans sa vie privée, Harry BELAFONTE s’est d’abord marié à Marguerite BYRD, de 1948 à 1957. Ils ont eu deux filles : Adrienne et Shari, une photographe et mannequin. Après une liaison avec l’actrice Joan COLLINS, il épouse en deuxièmes noces, de 1957 à 2008, Katherine DUNHAM COMPANY ; ils ont eu un fils, David (mannequin, acteur producteur et directeur de la société familiale des Belafonte), et une fille, Gina, actrice, coach et productrice de films. Depuis avril 2008, Harry BELAFONTE a épousé Pamela Frank, une photographe. Harry BELAFONTE a cinq petits-enfants : Rachel, Brian, Maria, Sarafina et Amadeus.
Au cours de sa longue et riche carrière, Harry BELAFONTE a remporté trois Grammy Awards, y compris un Grammy Lifetime Achievement Award, un Emmy Award et un Tony Award. En 1989, il a reçu le Kennedy Center Honors. Il a reçu la médaille nationale des arts en 1994. En 2014, il est récipiendaire le prix humanitaire Jean Hersholt, lors de la 6e cérémonie annuelle des Governors Awards de l'Académie.
Références bibliographiques très sélectives
BELAFONTE (Harry), My Song : A Memoir of Art, Race and Defiance, New York, Vintage Books, Random House, 2012, 518 pages ;
CL (M.), «Sing your Song : L’engagement politique de Harry Belafonte», Le Monde, 10 septembre 2011 ;
DEVIS (Pierre), «Harry Belafonte relance la Bamba pour défendre les droits civiques», Combat, 28 mars 1966, 4ème année, n°6770, page 9 ;
FOGELSON (Genia), Harry Belafonte, Los Angeles, CA Melrose Square Publishing Company,  1991, 230 pages ;
PETROLOPOULOS (Anoula), «Harry Belafonte le Noir n’était pas mon métier, mais une réalité», Terre de Compassion, 23 mars 2018 ;
RAYMOND (Emilie), Stars for Freedom. Hollywood, Black Celebritries, and the Civil Rights Movement, 2015, The University of Washington Press, 311 pages, spéc « Harry Belafonte and the Northen Liberal Network», pages 75-112 ;
SMITH (Judith, E.), Becoming Belafonte : Black Artist, Public Radical, Austin, University of Texas Press,  2014, 378 pages ;
SOTINEL (Thomas), «Harry Belafonte : Les artistes noirs ont capitulé», Le Monde, 7 août 2012 ;
STEIRMAN (Hy), Harry Belafonte : His Complete Life Story, Himan Periodicals, 1957, 74 pages.
Paris, le 1er mars 2022, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 17:00
«Le président Emmanuel MACRON candidat à sa succession, pourquoi faire ?» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Le 3 mars 2022, le président Emmanuel MACRON a finalement mit fin au faux suspens : il est candidat à sa succession. Il était temps ! Jupiter a failli même oublier cette formalité substantielle qu’est la déclaration de candidature. La date-limite de dépôts des candidatures, c’est quand pour le vendredi 4 mars 2022, dernier délai. S’il était frappé d’amnésie, on aurait pu On compter sur Élisabeth GUIGOU, Eduardo Rihan CYPEL, Manuel VALLS, Eric WOERTH et Jean-Pierre RAFFARIN, ces ralliés de dernière heure, pour le lui rappeler. La soupe est très bonne !
Le président MACRON est donc candidat, mais pourquoi faire ? Pourra-t-il faire ce qu’il n’avait pas fait depuis 2017 ?
En fait, au milieu d’un champ de ruines de l’opposition et en Ukraine, le président MACRON a toujours cru que tout est discours. M. MACRON, dans son «Et en même temps» et un rapport surprenant à la Vérité, estime que dire c’est faire. Comme dans «Chantecler», cette pièce d’Edmond ROSTAND (1868-1918), un coq régnant en maître absolu dans sa basse-cour, Jupiter claironne et plastronne. Chantecler, tellement convaincu de son importance, qu'il s'imagine, par son chant, faire se lever le soleil.
Quelle que soit cette déclaration de candidature tardive, qu’importe, les instituts de sondage ont tout prévu. C’est vrai que son bilan parle pour lui. Jupiter, du haut de son Olympe, n’a même pas besoin de débattre avec ses adversaires. Sa candidature, un simple papier n’est qu’une formalité ; Jupiter est déjà entré en fonction, pour son prochain mandat ! La Révolution annoncée en 2017 a déjà eu lieu. En effet, il n’y a plus «ni Droite, Ni Gauche». Il a convaincu le Tsar des Russies de ne pas faire la guerre à ses frères d’Ukraine. Le chômage a disparu, sa réforme des retraites à venir est entérinée et l’augmentation des droits à l’université, ce sera fait, comme pour les étudiants étrangers, passant de 200 à 6000 €, comme en Grande-Bretagne. Dans ses victoires, le président MACRON a terrassé la vie chère par le «ruissellement», le Covid-19, les Gilets jaunes, le personnel hospitalier, et il a même gagné sa guerre au Mali contre le Tsar des Russies. Jupiter ne redoute qu’une seule personne : lui-même. Dans la mythologie grecque, Narcisse, fils de Céphise, un fleuve, et de Liriope, réputé pour sa grande beauté autant que pour son égoïsme et sa vanité, est mort, pour avoir aperçu le reflet de son image dans une rivière.
En 2017, il promettait une vitalité démocratique, s’attaquer aux fractures très profondes au sein de la société et réconcilier la nation. Dans sa verticalité, son arrogance et une grande part de brutalité et de mépris, il a profondément divisé la société, notamment à travers sa loi sur le séparatisme, l’augmentation arbitraire et injustifiée des droits d’inscription des étudiants étrangers (3770 € au lieu de 177 €), le déni du racisme institutionnel et systémique, ainsi que les violences policières. La Françafrique, contrairement à ses engagements, loin d’être abolie, a été renforcée, alimentant gravement et de façon préjudiciable, un sentiment antifrançais en Afrique. En raison de cette droitisation de la vie politique, voulue et assumée par le président MACRON, l’extrême-droite a progressé, et est même devenue proliférante ; la libération de la parole raciste est devenue un grand marqueur de son mandat ; ce qui menace gravement la cohésion de la nation.
Le président MACRON veut défendre les droits de l’Homme, et en particulier ceux des Ukrainiens. Cela est honorable. Mais, en revanche, depuis que les forces du Chaos en France tirent à l'arme lourde, dans cette campagne des présidentielles sur les racisés, je n'ai pas entendu aucune déclaration solennelle du Chef de l'Etat rappeler à tous la nécessité de respecter un principe fondamental des lois de la République : à savoir l'égalité et la dignité de tous.
Les cartes sont rebattues à Gauche. En effet, Mme Christiane TAUBIRA qui ne voulait pas être une «candidate de plus», après sa victoire à la Primaire populaire, retiré sa candidature, faute de parrainages suffisants. Sans soutien enthousiaste du Parti radical, et aucun écho favorable des autres candidats de gauche, la campagne qui ne décollait pas, dans un contexte de droitisation extrême de la vie politique et de bruits de bottes à l’Est. Lionel JOSPIN n'a pas oublié les 5% qui lui avaient manqué en 2002. Les représentants de la Primaire populaire sont salué «la décision courageuse, digne et responsable» de Mme TAUBIRA considérée comme la «personne la plus légitime pour permettre le rassemblement de la gauche et de l’écologie». Mme TAUBIRA est devenue «un cadavre exquis», puisque Yannick JADOT, lui a redite qu’elle est «la bienvenue» dans la campagne des écologistes. Mme TAUBIRA «le sait, les valeurs qu’elle porte sont celles de l’écologie. Dans ce moment particulier de l’Histoire de notre pays, de l’Histoire de l’Europe, avec un conflit sur notre territoire, c’est important qu’elle continue à s’engager dans cette campagne» dit Yannick JADOT. Le système des parrainages, critiqué par la France Insoumise, survivra-t-il après ces présidentielles ?
«Tout change sans cesse, passant d'un contraire à l'autre, et la seule chose qui soit immuable c'est la loi de cette éternelle métamorphose» disait Héraclite, un philosophe du devenir. Tout au long de cette campagne électorale, les certitudes tranquilles qu’on avait affiché s’effondrent les unes après les autres. Il y eût d’abord, cette imposture, de vouloir ramener le débat entre le président MACRON et Marine LE PEN. Ensuite, Eric ZEMMOUR et Valérie PECRESSE ont perturbé cette confiscation du débat politique. Enfin, Mme Christiane TAUBIRA pourtant élue 84% d’un corps électoral de la Primaire populaire de 467000 électeurs, a sombré prématurément. Bien avant cela, la Covid-19 s’était imposée dans le débat politique, mais voila que les chars du Tsar des Russies ont tout écrasé.
Finalement, ces présidentielles, comme les législatives à venir, sont hautement imprévisibles, et ne sont donc pas comme les autres scrutins. Ni le COVID-19, ni l'Ukraine ou ces relents xénophobes, ne décideront de tout. J’entrevois, à défaut de deux candidats des forces du Chaos au 2ème tour, à tout le moins, une cohabitation aux législatives de juin 2022.
Par conséquent, une claque retentissante ça peut arriver, et c'est même déjà arrivé.
Paris, le 2 mars 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 19:13
«Simone de BEAUVOIR (1908-1986), une Femme anticonformiste, antiraciste et solidaire avec les colonisés» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Femme rebelle, Simone de BEAUVOIR, dans son exigence de Vérité, toute sa vie a dénoncé les forfaitures, les faux-semblants : «Dissiper les mystifications, dire la vérité, c'est un des buts que j'ai le plus obstinément poursuivis à travers mes livres. Cet entêtement a ses racines dans mon enfance ; je haïssais ce que nous appelions ma sœur et moi la «bêtise» : une manière d'étouffer la vie et ses joies sous des préjugés, des routines, des faux-semblants, des consignes creuses. J'ai voulu échapper à cette oppression, je me suis promis de la dénoncer» écrit-elle dans «Tout compte fait». Par un raccourci saisissant, on a voulu, d'une façon sélective, ramener la pensée de Simone de BEAUVOIR exclusivement à son noble combat pour l'émancipation de la Femme. En réalité, cette exceptionnelle combattante et anticonformiste avait déjà établi une solide relation entre le statut des femmes, la lutte des Afro-américains pour les droits civiques et l'aspiration à la liberté et à la dignité des peuples colonisés. «Beauvoir avait dépassé, au long de sa vie, les notions de classe, de religion, de race, de sexe, de nation, elle était devenue l'un des écrivains les plus tolérants, des plus ouverts aux besoins, aux sensibilités des autres» écrivent Claude FRANCIS et Fernande GONTIER.
Les femmes, en raison de leur sexe, les racisés et les colonisés, pour leur couleur ou leurs origines, ou les personnes âgées, sont victimes d’un même préjugé : un regard déformé de l’autre, une indifférence ou un mépris de tout ce qui ne nous ressemble pas. «On ne naît pas femme : on le devient. Aucun destin biologique, psychique, économique ne définit la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine ; c'est l'ensemble de la civilisation qui élabore ce produit intermédiaire entre le mâle et le castrat qu'on qualifie de féminin. Seule la médiation d'autrui peut constituer un individu comme un Autre» écrit Simone de BEAUVOIR, dans le «Deuxième sexe». En effet, dans cet ouvrage, Simone de BEAUVOIR prône l’émancipation de la femme, possible uniquement par l’acquisition de son autonomie. Elle dénonce ainsi une société qui aliène la gent féminine et de laquelle il faut se soustraire pour atteindre la liberté. En fait, en 1947, c’est lors de son voyage de quatre mois aux Etats-Unis, que Simone de BEAUVOIR découvre la ségrégation raciale à l’encontre des Noirs «Les Américains qui viennent à Paris s’étonnent d’y voir tant de Blanches en compagnie de Noirs. À New York, Simone de Beauvoir se promenant avec Richard Wright, se fait rappeler à l’ordre par une vieille dame» écrit Frantz FANON, dans «Peaux noires, masques blancs». De cette expérience américaine, Simone de BEAUVOIR en tirera, en 1954, un ouvrage «L’Amérique au jour le jour». En effet, c’est à la suite d’une rencontre avec Richard WRIGHT (1908-1960), un écrivain afro-américain du mouvement Harlem Renaissance que Simone de BEAUVOIR trouve les racines de sa pensée l’ oppression des femmes, l’ engagement et le féminisme radical, selon lequel les femmes doivent se constituer en groupe à part entière pour se libérer. En effet, Simone de BEAUVOIR est séduite chez Richard WRIGHT par son approche subjective de l’oppression, du point de vue de l’opprimé. Il existe un «phénomène de double conscience», suivant une expression de William E. B du BOIS (1868-1963), dans «les âmes du peuple noir», la Femme comme le Noir, se définit et se mesure à l’autre, celui-là même qui rejette toute altérité. «La compréhension du racisme par Beauvoir est au cœur de son projet philosophique dans «Le Deuxième Sexe» ; mais le racisme et l’ethnocentrisme sont également des problèmes pour elle» écrit Margaret A SIMONS. En effet, dans  son ouvrage, «Le Deuxième Sexe», Simone de BEAUVOIR reprend la thèse de Richard WRIGHT suivant laquelle, en Amérique, il n’y a pas de problème Noir, seulement un problème Blanc. Par conséquent, au cœur du récit de Simone de BEAUVOIR sur le sexisme se trouve l’analogie qu’elle fait entre l’anti-blackness, l’antisémitisme et l’oppression des femme : «De même qu’en Amérique il n’y a pas de problème noir mais un problème blanc ; de même que «l’antisémitisme n’est pas un problème juif : c’est notre problème» ; ainsi le problème de la femme a toujours été un problème d’hommes» écrit-elle en 1949. 
Issue d’un milieu aisé déclassé, mais écrasant la femme, Simone de BEAUVOIR s’est interrogée sur les privilèges «Comment les privilégiés peuvent-ils penser leur situation? L'ancienne noblesse a ignoré ce problème : elle défendait ses droits, elle en usait sans se soucier de les légitimer. Au contraire, la bourgeoisie montante s'est forgée une idéologie qui a favorisé sa libération ; devenue classe dominante, elle ne peut songer à en répudier l'héritage. Mais toute pensée vise l'universalité : justifier sur le mode universel la possession d'avantages particuliers n'est pas une entreprise facile. Il y a un homme qui a osé assumer systématiquement la particularité, la séparation, l'égoïsme : Sade. C'est à lui que notre première étude est consacrée. Descendant de cette noblesse qui affirmait ses privilèges à coups d'épée, séduit par le rationalisme des philosophes bourgeois, il a tenté entre les attitudes des deux classes une curieuse synthèse. Il a revendiqué sous sa forme la plus extrême l'arbitraire de son bon plaisir et prétendu fonder idéologiquement cette revendication. Il a échoué» écrit-elle dans «Les privilégiés».
Surnommée «The Beaver» ou le castor, par René MAHEU, (1905-1975), professeur de philosophie et sous-directeur général de l’UNESCO, Simone de BEAUVOIR est née à Paris 6ème le 9 janvier 1908. Simone de BEAUVOIR est essentiellement une parisienne, à l’exception de ses cinq années d’enseignante de 1931 à 1936, à Marseille et à Rouen. Son père, Georges Bertrand de BEAUVOIR (1878-1941), est un haut fonctionnaire, puis employé au journal «Le Gaulois». Sa mère, Françoise BRASSEUR (1885-1963) d’un banquier de Verdun, trompée par son père, ne s’est jamais révoltée contre l’ordre bourgeois, prétendant protéger la femme, mais c’est pour mieux l’asservir : «On a donné à la femme des «protecteurs» et s'ils sont revêtus des droits des antiques tuteurs, c'est dans son propre intérêt. Lui interdire de travailler, la maintenir au foyer, c'est la défendre contre elle-même, c'est assurer son bonheur. On a vu sous quels voiles poétiques on dissimulait les charges monotones qui lui incombent : ménage, maternité; en échange de sa liberté on lui a fait cadeau des fallacieux trésors de sa «féminité» écrit-elle dans «le deuxième sexe». La mort à 22 ans, de son amie, Elisabeth LACOIN, dite «Zaza» (1907-1929) que ses parents avaient refusé la liberté de se marier, change son regard sur sa société bourgeoise corsetée.
La rencontre avec Jean-Paul SARTRE (1905-1980) a fait de ce couple mythique et atypique, un pivot essentiel de la vie littéraire et politique des années 1940 à 1970. Leurs engagements politiques à partir de la fin de la Deuxième guerre mondiale font d’eux des intellectuels de gauche existentialistes et anticolonialistes. Simone de BEAUVOIR, comme Jean-Paul SARTRE, ont accepté une relation fondée sur la liberté. Aussi, Simone a aimé les femmes, comme d’autres hommes et a vécu, pendant 17 ans, avec l’américain, Nelson ALGREN (1909-1981).
Dans son ambition littéraire et son souci de rester dans l’Eternité, Simone de BEAUVOIR nous a légués des mémoires en trois volets : «Je rêvais d'être ma propre cause et ma propre fin ; je pensais à présent que la littérature me permettrait de réaliser ce vœu. Elle m'assurerait une immortalité qui compenserait l'éternité perdue ; il n'y avait plus de Dieu pour m'aimer, mais je brûlerais dans des millions de cœurs. En écrivant une œuvre nourrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l'humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres? Je m'intéressais à la fois à moi et aux autres ; j'acceptais mon «incarnation» mais je ne voulais pas renoncer à l'universel : ce projet conciliait tout ; il flattait toutes les aspirations qui s'étaient développées en moi au cours de ces quinze années» écrit-elle dans «Mémoires d’une jeune fille rangée». Loin d’être «une jeune fille rangée», Simone de BEAUVOIR, dès sa tendre enfance voulait devenir écrivaine, gagner son indépendance afin de mieux régenter sa vie «Petite fille, toute mon imagination s’employer à anticiper mon destin de femme. Quand j’évoquais mon avenir, je renonçais à avoir des enfants à moi ; ce qui m’importait, c’était de former des esprits et des âmes. Je me ferai professeur, décidai-je. Je ne pensais pas que l’avenir pu me proposer entreprise plus haute que de façonner un être humain. Tel est le sens de ma vocation : adulte, je reprendrai en main mon enfance, et j’en ferai un chef-d’œuvre sans faille. Je me rêvais l’absolu fondement de moi-même et ma propre apothéose. Ainsi, au présent et dans l’avenir, je me flattais de régner, seule, sur ma propre vie» écrit-elle.
Certains éléments de sa jeunesse sont déterminants dans la construction de son itinéraire intellectuel. Simone de BEAUVOIR étant issue d’une bourgeoisie déclassée, la banque de la Meuse son grand-père Pierre BRASSEUR ayant fait faillite et sa famille est obligée de déménager. Simone et sa sœur, Hélène, voient leur condition de vie se dégrader ; elles doivent travailler dur afin de subvenir à leurs besoins. Ce sont des années décisives que Simone de BEAUVOIR raconte dans «la force de l’âge». Celles où s'accomplit sa vocation de devenir écrivaine célèbre, si longtemps rêvée. Dix ans passés à enseigner, à écrire, à voyager sac au dos, à nouer des amitiés, à se passionner pour des idées nouvelles. En effet, la force de l'âge est pleinement atteinte quand la deuxième guerre éclate, en 1939, mettant fin brutalement à dix années de vie merveilleusement libre. «La force des choses», troisième partie de ses mémoires, relate le Paris après la Libération. Vingt et un ans et l'agrégation de philosophie en 1929, de la rencontre avec Jean-Paul SARTRE, «un amour nécessaire», devenue convertie à l’existentialisme, Simone de BEAUVOIR, devenue athée, revendique la doctrine de l’immanence. Les essences n’existent pas. L’individu, refusant tout déterminisme, et attaché à la liberté, forge son destin. «Il faut que l'Homme se retrouve lui-même et se persuade que rien ne peut le sauver de lui-même» écrit Jean-Paul SARTRE, en 1946, dans sa fameuse conférence, «l’existence est un humanisme». En effet, Simone de BEAUVOIR a une vision du monde expliquant le sens profond de son engagement ; elle veut s’assumer dans un monde gouverné par les hommes. L’engagement féministe de Simone de BEAUVOIR puise donc dans l’existentialisme. L’être humain est maître de sa destinée ; ne possédant pas une nature prédéfinie, l’individu construit son essence, son identité, au travers de ses choix et de ses actions. Pour les objets, comme le coupe-papier, l’essence précède l’existence, la fonction précède la fabrication. S’agissant des êtres humains, ce n’est pas l’essence qui précède l’existence ; c’est au contraire, l’existence qui précède l’essence. Dans une démarche athée, l’individu n’ayant pas de Créateur, est libre de choisir son essence. La seule essence de l’Homme c’est sa liberté. Le sens de notre vie est à rechercher dans notre subjectivité, notre existence au monde. L’homme ayant une conscience est de construire son existence, d’être l’inventeur de son destin, la situation à laquelle on veut accéder, d’être écrivain. Quelles que soient les difficultés, les déterminismes sociaux, l’individu n’est pas condamnée à être ce que l’environnement a fait de lui. «L’important n'est pas ce qu’on a fait de nous, mais ce qu’on fait de ce qu’on a fait de nous» dit Jean-Paul SARTRE. L’être humain n’étant pas un objet, doté d’une conscience, il n’est pas condamné à suivre passivement les fruits de ses déterminations.
L’engagement politique auprès de Jean-Paul SARTRE a conduit également Simone de BEAUVOIR à s’interroger au sort des colonisés, au regard notamment de la torture. En effet, les atrocités de la guerre d’Algérie révulse Simone de BEAUVOIR. Dans cette hiérarchisation des vies, Simone de BEAUVOIR, persuadée de l’égalité des vies, refuse de s’accoutumer ou de rester indifférente à la souffrance des autres. Dans ces différentes guerres coloniales, depuis l’Indochine, c’est la question algérienne qui a le plus touchée Simone de BEAUVOIR. Touchée par l’humiliation des autres, les tortures, elle est persuadée que l’Algérie finira par obtenir son indépendance. Dans cette posture d’une gauche radicale, et devant les attaques des conservateurs, Simone de BEAUVOIR se défend et réplique. Dans la revue, «Les temps modernes» Simone de BEAUVOIR estime que «parler, c’est agir» et fustige dans un article, «la pensée de droite» qui paraîtra par la suite sous forme d’un ouvrage, intitulé «Privilèges». Pour Simone de BEAUVOIR, la pensée de droite était périmée et n'offrait aucun idéal à l'humanité. L’auteure avance aussi que c'est le marxisme qui est la vérité de cette époque ; et la pensée bourgeoise pluraliste et diffuse est une erreur. Par ailleurs, Simone de BEAUVOIR est l’une des signataires du «manifeste des 121», titré «Déclaration sur l’insoumission dans la guerre d’Algérie» et publié dans le Magazine «Vérité-Liberté» du 6 septembre 1960. Ce manifeste recherchant à informer l’opinion publique française et internationale est articulé autour de trois points : le refus de prendre les armes contre le peuple algérien, apporter aide et protection aux Algériens opprimés et la cause des Algériens, contribuant à ruiner le système colonial, est celle de tous les hommes libres.
Finalement, Simone de BEAUVOIR ne veut pas être complice de ces horreurs : «Je ne comprends pas moi-même pourquoi je suis bouleversée à ce point-là. On en arrivera au fascisme, et alors, prison ou exil, ça tournera mal pour Sartre. Mais ce n'est pas la peur qui m'occupe, je suis en deçà, au-delà. Ce que je ne supporte pas, physiquement, c'est cette complicité qu'on m'impose au son des tambours, avec des incendiaires, des tortionnaires, des massacreurs» écrit-elle, le 5 juin 1958, dans son journal. Gisèle HALIMI (1927-2020), une jeune avocate, était venue d'Alger pour assumer la défense de Djamila BOUPACHA, une militante algérienne du FLN accusée d'avoir participé à un attentat à la bombe. Cette jeune Algérienne avait été violemment torturée en prison. C'est la raison pour laquelle Gisèle HALIMI voulait déposer une plainte, mettre en cause les tortionnaires et entamer un nouveau procès. Elle demande un article à Simone de BEAUVOIR qui l'écrit immédiatement «Ce qu'il y a de plus scandaleux dans le scandale c'est qu'on s'y habitue. Il semble pourtant impossible que l'opinion demeure indifférente à la tragédie qu'est en train de vivre une jeune fille de vingt-deux ans, Djamila Boupacha. En septembre 1959 une bombe - qu'on désamorça avant qu'elle eût explosé - fut placée à la Brasserie des Facultés d'Alger. Cinq mois plus tard Djamila Boupacha fut arrêtée. Son procès va s'ouvrir le 17 juin ; aucun témoin ne l'a identifiée, il n'existe pas contre elle l'ombre d'une preuve. Pour établir sa culpabilité il fallait des aveux : on les a obtenus. Dans la plainte en séquestration et tortures qu'elle vient de déposer, Djamila les rétracte et elle décrit les conditions dans lesquelles elle les a passés. Un grand nombre de témoins dont elle cite les noms et les adresses sont prêts à confirmer les faits qu'elle rapporte» écrit Simone de BEAUVOIR dans le Monde du 2 juin 1960. La presse américaine s'empare de l'histoire et ainsi l'affaire Djamila BOUCHAPA devient internationale.
Simone de BEAUVOIR, dans son humanisme, a dénoncé de façon magistrale, le triste sort réservé aux personnes âgées dans les sociétés occidentales : «Les vieillards sont-ils des hommes ? À voir la manière dont notre société les traite, il est permis d'en douter. Elle admet qu'ils n'ont ni les mêmes besoins ni les mêmes droits que les autres membres de la collectivité puisqu'elle leur refuse le minimum que ceux-ci jugent nécessaire ; elle les condamne délibérément à la misère, aux taudis, aux infirmités, à la solitude, au désespoir. Pour apaiser sa conscience, ses idéologues ont forgé des mythes, d'ailleurs contradictoires, qui incitent l'adulte à voir dans le vieillard non pas son semblable mais un autre. Il est le Sage vénérable qui domine de très haut ce monde terrestre. Il est un vieux fou qui radote et extravague. Qu'on le situe au-dessus ou en dessous de notre espèce, en tout cas on l'en exile. Mais plutôt que de déguiser la réalité, on estime encore préférable de radicalement l'ignorer : la vieillesse est un secret honteux et un sujet interdit. Quand j'ai dit que j'y consacrais un livre. J'ai voulu décrire en vérité la condition de ces parias et la manière dont ils la vivent, j'ai voulu faire entendre leur voix ; on sera obligé de reconnaître que c'est une voix humaine. On comprendra alors que leur malheureux sort dénonce l'échec de toute notre civilisation : impossible de le concilier avec la morale humaniste que professe la classe dominante» écrit-elle dans «les vieux». Evoquant sa relation avec le cinéaste Claude LANZMANN, alors qu’il avait 27 ans et elle 44 ans, Simone de BEAUVOIR dira «La présence de Lanzmann auprès de moi me délivra de mon âge».
Simone de BEAUVOIR disparaît le 14 avril 1986 à Paris ; elle est enterrée au cimetière de Montparnasse aux côtés de Jean-Paul SARTRE.
Références bibliographiques très sélectives
1 – Contributions de Simone de Beauvoir
BEAUVOIR (Simone, de) «La pensée de droite aujourd’hui», Les temps modernes, avril-mai 1954, n°112-113 pages 1539-1575 et juin-juillet 1954, n°114-115, pages 2219-2276 ;
BEAUVOIR (Simone, de) «Pour Djamila Bouchapa», Le Monde, du 2 juin 1960 ;
BEAUVOIR (Simone, de), HALIMI (Gisèle), Djamila Boupacha, Paris, 1962, Gallimard, 1962, 304 pages ;
BEAUVOIR (Simone, de), L’Amérique au jour le jour, 1947, avant-propos Philippe Raynaud, Paris, Gallimard, Folio n°2943, 1954 et 1997, 560 pages ;
BEAUVOIR (Simone, de), La cérémonie des adieux, suivies d’entretiens avec Jean-Paul Sartre (août-septembre 1974), Paris, Gallimard, Folio n°1805, 640 pages ;
BEAUVOIR (Simone, de), La force de l’âge, Paris, Gallimard, collection Folio n°1782, 1960 et 1986, 704 pages ;
BEAUVOIR (Simone, de), La force des choses, Paris, Gallimard, collection Blanche, 1963, 688 pages ;
BEAUVOIR (Simone, de), La vieillesse, Paris, Gallimard, collection Blanche, 1970, 608 pages ;
BEAUVOIR (Simone, de), Les Mandarins, Paris, Gallimard, 1954, 594 pages ;
BEAUVOIR (Simone, de), Mémoires d’une jeune fille rangée, Paris, Gallimard, collection Folio n°758, 1958 et 2008, 480 pages ;
BEAUVOIR (Simone, de), Privilèges, Paris, Gallimard, collection Essais, 1955, 280 pages ;
BEAUVOIR (Simone, de), Tous les hommes sont mortels, Paris, Gallimard, Folio, 1946 et 1974, 533 pages ;
BEAUVOIR (Simone, de), Tout compte fait, Paris, Gallimard, collection Blanche, 1972 516 pages ;
BEAUVOIR (Simone, de), Une mort très douce, Paris, Gallimard, collection Blanche, 1964, 168 pages.
2 – Critiques de Simone de Beauvoir
BIEBER (Conrad, F.), Simone de Beauvoir, Boston, Twaine Publishers, 1979, 198, pages ;
BONI (Tanella), Simone de Beauvoir et la question de l’autre, Master I, Abidjan, université Félix Houphouët-Boigny, 8 juin 2020, 16 pages ;
COSTA-PRADES (Bernadette), Simone de Beauvoir, Paris, Libreto, 2014, 118 pages ;
FRANCIS (Claude) GONTIER (Fernande), Simone de Beauvoir, Paris, Perrin, 1985, 415 pages ;
GAGNEBIN (Laurent), Simone de Beauvoir ou le refus de l’indifférence, Paris, éditions Fischabacher, 1968, 192 pages ;
GALTIER (Ingrid), «Relire Beauvoir, le deuxième sexe, dix ans après», Sens Public, 2013, vol 10, pages 1-20 ;
GENNARI (Geneviève), Simone de Beauvoir, Paris, éditions universitaires, 1963, 138 pages ;
KAIL (Michel), «Simone de Beauvoir et la pensée de droite. Philosophie et militantisme», Cahiers de l’association internationale des études françaises, 2009, n°61, pages 133-148 ;
KHAN MOHAMMADI (Fatémeh), Simone de Beauvoir écrivain engagé, thèse sous la direction de Guy Borelli, université de Nancy II, 4 février 2003, 386 pages ;
MOI (Toril), Simone de Beauvoir. Conflits d’une intellectuelle, traduit de l’anglais par Guillemette Belleteste, préface de Pierre Bourdieu, Paris, Diderot éditeur, 1995, 469 pages ;
RENAULT (Matthieu), «Le genre de la race : Fanon, lecteur de Beauvoir», Actuel Marx, 2014, vol 1, n°55, pages 36-48 ;
SCHWARER (Alice), Simone de Beauvoir : six entretiens aujourd’hui, Paris, Mercure de France, 1984, 138 pages ;
SIMONS (Margaret, A), «Richard Wright, Simone de Beauvoir et le Deuxième sexe», traduction de Marine Rouch, Simone de Beauvoir Studies, 14 décembre 2020, vol 31 ;
VALLEE (Nathalie), Les représentations et les pratiques de la lecture chez un écrivain : Simone de Beauvoir, sous la direction de Martine Poulain, Villeurbanne, école nationale supérieure des bibliothèques, 1986,  51 pages.
Paris, le 27 février 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 14:12
«UKRAINE : Bruits de bottes, Résurgence de la Guerre Froide, Verbiages et une très grande dose d'hypocrisie. Vers une 3ème guerre mondiale ?» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Sur le plan sanitaire, tout guilleret, on se croyait délivré de cette cochonnerie, et voilà que des bruits de bottes, venus d'un Tsar d'un autre temps, troublent notre quiétude, en installant une atmosphère de Guerre froide, avec la trouille d'une troisième guerre mondiale. Haro sur POUTINE, un dictateur menaçant l'Humanité d'une grande déflagration, à l'ère nucléaire. En Ukraine, il existe 16 centrales nucléaires, dont celle de Tchernobyl, exposées donc à une frappe militaire ou pouvant par un défaut d’entretien, exposer l’Europe à de graves dangers ? La force militaire française «Barkhane» peut régenter le Mali ou le Niger, mais cela c’est de l’ordre de la normalité, pour les esclaves pays du pré-carré de la Françafrique. Cependant la Russie soviétique, écrasant les pays indépendants résistant à sa domination, c'est moins acceptable. Faudrait-il donc envoyer donc «Barkhane» à Kiev pour défendre les malheureux Ukrainiens, dont le pays est «envahi» ? Une très grande dose d’hypocrisie et de double discours. «Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà» disait Blaise PASCAL, (1623-1662), un philosophe, théologien et mathématicien. Toute cette tension vient de la demande l’Ukraine d’adhésion à l’OTAN, afin de se protéger contre le Tsar russe. Victor HUGO (1802-1885) avait rêvé des «Etats-Unis d'Europe». Aussi, si les Occidentaux sont sincères, dans leur solidarité, sans failles, avec les Ukrainiens pourquoi n'ont-ils pas accéléré l'adhésion de ce pays à l'OTAN et à l'Union européenne, et qui est-ce qui les empêche maintenant de livrer des armes au gouvernement Ukrainien, dans ce combat de David contre Goliath ?
Par conséquent, le Tsar, même si c’est un dictateur rééligible à souhait, ne menace pas l'Europe, mais tente de reconstituer son empire soviétique, parti en lambeaux, depuis la fin de la Guerre froide. Pourtant, on marche à nouveau, spontanément et massivement, à la Place de la République, à Paris, pour défendre les «droits de l’Homme». Mais lesquels ?
Dans cette campagne des présidentielles d’avril 2022, dans cette démocratie largement ethnique, avec une Droite lepénisée et ciottisée, une Extrême-droite vichyste et proliférante, on crie, sans retenue et sans aucune honte, «au Grand remplacement» et on fustige «les Français de papier», sans que cela ne choque les bonnes âmes. Bien au contraire, à chaque fois qu’on cogne sur les racisés, les sondages montent et une certaine presse de la Françafrique s’en délecte. Dans ce Code de l’Indigénat, qui ne dit pas son nom, personne n’a appelé à manifester à la République pour cet attentat contre la République. «Notre vie commence à s'arrêter le jour où nous gardons le silence sur les choses graves» disait Martin Luther KING (1968-1968).
Aussi, j’invite à nouveau les racisés, pour notre dignité, à aller voter, pour ne pas perdre de vue l’essentiel : la défense d’une juste et légitime place dans la société française, tant maintenant gravement mise en cause. «Être libre c’est participer au pouvoir», disait Cicéron, homme d’Etat et avocat romain (106-43 avant J-C). Pour autant, cela ne veut nullement dire que les questions primordiales et fondamentales de paix et de démocratie ne nous intéressent pas. Loin de là. Justement, nous nous battrons pour tous, et non pour quelques-uns, en vue d’un monde de paix, de justice, de liberté, mais aussi de Fraternité. Si les Ukrainiens sont dignes de considération, nous aussi, à moins de nous dénier notre Humanité, nous devrions être respectés, comme faisant partie du genre humain : «Si un homme n’a pas trouvé quelque chose qui vaut qu’on lui sacrifie la vie, il ne mérite pas de vivre. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce en quoi il croit. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour la justice. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce qui est vrai», dit Martin Luther KING.
Dans cette hiérarchisation des valeurs humaines, cette guerre en Ukraine atteste, une fois de plus, que l’Afrique est absente dans toute conceptualisation et conception de la vision d’un monde paternaliste et de chosification des racisés. Les autres parlent pour nous. En Afrique, on ne nous rebâche que des questions de guerre contre le terrorisme et le fondamentalisme, des slogans fumeux d’une Françafrique doublée par les Russes et les Chinois sur le continent africain, dans la course aux matières premières. On nous disait, dans les années 90, que la Guerre froide serait terminée, avec l’émergence d’un monde unipolaire où l’Occident dicterait à lui seul sa loi, aux anciens pays communistes. Or, et c'est une des données majeure de notre temps, la Chine et de la Russie sont encore très largement dans le jeu politique, avec une irruption inattendue en Afrique, grand et inépuisable réservoir de matières premières. «La première victime de la guerre, c'est toujours la Vérité» disait Rudyard KIPLING (1865-1936), Prix Nobel de littérature.
Finalement, tout ce raffut des Occidentaux et ces slogans creux, ce n'est que l'art de discourir. Ils parleront et crieront, mais n'iront pas à la guerre contre le Tsar des Russies. La propagande fumeuse est rôdée, il s’agit défendre les Ouïghours et la femme Afghane, ainsi que la laïcité contre l’oppression de la femme musulmane des quartiers. Comme en Irak, en Libye, en Syrie et en Afghanistan, les populations ukrainiennes civiles vont en payer le prix fort : «l'Ukraine ne fait pas partie de l'OTAN» dit-on déjà. Ils ont déjà capitulé avant d’engager la bataille. La doctrine de l'OTAN est connue : aucune confrontation directe avec les Russes ; les Américains ne veulent plus de morts dans un champ de bataille extérieur. Aussi, les Occidentaux ont vite déguerpi, dès que les odieux Talibans sont arrivés à Kaboul, abandonnant lâchement leurs indicateurs locaux, au péril de leur vie. Ce sont là des crimes contre l’Humanité restés encore impunis.
La triste réalité est et demeure que les Occidentaux ont déjà sacrifié les civils Ukrainiens pour lesquels ils n'ont été prêts à mourir. La longue table de POUTINE, face au président MACRON, n’était qu’une façon de le tenir bien à distance. En effet, ce tapage médiatique concernant l’Ukraine, tout ce discours prétendu de «fermeté», n'est destiné qu'aux opinions publiques internes, un élément de rhétorique pour un président-candidat, non encore déclaré. Les Occidentaux qui ont abandonné lâchement les populations civiles en Ukraine, comme dans les autres guerres locales, finiront par exfiltrer le président Volodymyr ZELENSKY et sa famille. En effet, le président ukrainien, finira par être exfiltré par les Occidentaux, emportant avec lui tous les avoirs financiers de son pays, comme l'avait fait, auparavant, le président afghan.
Finalement, cette guerre en Ukraine est donc devenue un thème inattendu de la campagne des présidentielles d’avril 2022, un effet d’aubaine pour le président MACRON. On savait que la petite entreprise familiale des LE PEN, comme François FILLON, avec ses beaux costumes, étaient inféodés à Moscou. L’excellent comédien, Gérard DEPARDIEU, a renoncé à sa nationalité française, pour devenir russe. Le plus étonnant, dans ses déclarations, est le virage de Jean-Luc MELENCHON qui avait félicité POUTINE, en 2016, de ce qu’il fait en Syrie ; maintenant le Tsar est qualifié «d’autocrate». En fait, les Occidentaux ont perdu toutes les guerres locales y compris en Syrie, en Libye, en Afghanistan, et même au Mali. Comment donc pourraient-ils oser affronter Vladimir POUTINE, allié de la Chine, devenue la première puissance mondiale ?
Dans ces conditions, comment donc en finir avec Vladimir POUTINE, un tsar de la KGB, voulant reconstituer sa Grande Russie ?
Les Occidentaux, dans le verbiage traditionnel, parlent de «droits de l’Homme», de «fermeté» et même de «sanctions» contre le Tsar russe, un dictateur qui doit se gausser. Notre président «condamne fermement la décision de la Russie de faire la guerre à l'Ukraine et appelle à mettre immédiatement fin à ses opérations militaires» dit le M. Emmanuel MACRON. Parfois même, les Occidentaux emploient un discours moralisateur puérile contre le tsar de Russie «Au nom de l’Humanité je vous implore de cesser votre attaque contre l’Ukraine» dit M. Antonio GUTTERES, le Secrétaire des Nations Unies. Ce sont ni ces déclarations creuses ou ces bons sentiments qui feront reculer le Tsar russe devant l’avancée de ses armées en Ukraine. En effet, la société internationale, notamment les Nations Unies et l’OTAN, sont de «grands machins», pour reprendre une expression du général de GAULLE (1890-1970), incapable de bien gérer les crises internationales. Comme au temps de la Guerre froide, chaque camp peut piller les nations faibles, sans être inquiété par l’autre. C’est toujours les faibles, et en particulier les populations civiles, qui trinquent.
Dans un monde globalisé, toute sanction internationale énergique et sans concession, aura des effets contreproductifs. Les sanctions annoncées ne peuvent être que symboliques ou à la marge. Les Occidentaux, notamment la RFA, pourront-ils se passer du gaz, du pétrole du blé, de l’huile de tournesol et des phosphates de Russie dont ils sont dépendants ? Déjà les factures d’énergie, trop élevées et grèvent lourdement le pouvoir d’achat des ménages. Plus de 500 entreprises françaises, dont 35 groupes du CAC 40, sont présentes en Russie, comme McDonald, Coca-Cola et les fonds de pension américains, ainsi que l’industrie. Cette tension internationale a fait plonger les bourses européennes. En 2021, les grandes entreprises françaises avaient distribué 137 milliards d’euros de dividendes. Une persistance de la guerre, comme du Covid-19, aura des effets dévastateurs sur leurs profits. Par ailleurs, les touristes russes, dont certains sont très fortunés, commençaient à fréquenter les hôtels et boutiques de luxe, notamment en France. Et comment contre-carrer les cyber-attaques des russes devenues monnaie courante et probablement dont sont victimes les mairies et les grandes entreprises en France ?
Déjà un dommage collatéral : la finale de la ligue des champions aurait dû avoir lieu à Saint-Pétersbourg ; elle se tiendra à Paris le 28 mai 2022, au Stade de France, et pour le grand bonheur de mon Jean-Philippe, un fan du PSG. D’autres rencontres sportives sont délocalisées, comme la Formule 1. Cette guerre en Ukraine aura tout de même d’autres dommages collatéraux dans les pays occidentaux. Il faut le dire, il y aura un flot important de réfugiés Ukrainiens et d’opposants au tsar russe. Pour une population ukrainienne de 44 millions, on estime entre 10 et  15 millions de réfugiés, un déplacement massif de personnes. Ces réfugiés ukrainiens, sacrifiés, seront-ils tous accueillis convenablement, nourris et logés ? En tout cas, une Directive européenne du 3 mars 2022, en référence à la solution pour les Yougoslaves en 2021, les Ukrainiens vont bénéficier automatiquement d’une « protection temporaire » (Titre de un an de séjour, renouvelable une fois).
Dans cette grande hypocrisie et cette hiérarchisation de la vie dans ces démocraties ethniques, déjà 50 villes françaises ont déjà accepté de recevoir une partie de ces réfugiés. Personne ne parle en France ni de «Grand remplacement» ou de fermeture des frontières pour ces Ukrainiens. Deux poids deux mesures, dans ces démocraties ethniques où les «droits de l'Homme», avec leur «message universel», sont, en fait, à géométrie variable. «Les hommes naissent libres et égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres» disait, fort justement, Michel COLUCCI dit Coluche (1944-1986), un humoriste. En effet les Occidentaux n'ont pas hésité, en juillet et août 2021, d'envoyer des forces de l'OTAN, aux frontières entre la Lituanie et la Biélorussie, pour maintenir les réfugiés du tiers-monde (4200 personnes, dont 3000 Irakiens dont le pays a été ravagé par les Américains pour des armes chimiques inexistantes), au péril de leur vie, dans les bois, sous la pluie, la neige, parfois sans chaussures, ni secours. Il n'a échappé à personne que pour les réfugiés du Tiers-monde leurs pays ont été saccagés inutilement, des crimes contre l'humanité : Libye (depuis 2012 - 30 000 morts), Irak (1,2 million de morts), Syrie (depuis 2011 - 388 000 morts) et Afghanistan (depuis 2001 - 165 000 morts). En France, en particulier, les réfugiés venant des pays du tiers-monde, en dehors des Chrétiens d'Orient, dont les pays ont été détruits, inutilement et fort injustement, ont été abandonnés lâchement aux boulevards périphériques parisiens, avec l’érection d’un mur de la honte à Pantin, ou ballotés entre différentes villes de la proche banlieue parisienne, livrés à la drogue, à la prostitution masculine, au travail dissimulé et à la violence.
L'avenir de l'Humanité ne réside pas dans l’irénologie, mais dans la polémologie, soit dans une coopération mutuellement avantageuse, fondée sur une démocratie respectueuse des droits de Tous. Dans la société internationale, et en dehors de ces guerres locales injustes imposées aux colonisés, la paix mondiale a été largement préservée. Une troisième guerre mondiale serait dévastatrice, et cela tout le monde sait que la paix, comme la santé, sont les biens les plus précieux.
L’Europe fragile, arrimée aux Etats-Unis, n’a, en réalité, ni identité solide en matière de défense, ni de diplomatie cohérente, ni indépendance énergétique. «L’Europe de l’Atlantique à l’Oural» disait, de façon visionnaire, le général Charles de GAULLE. Bien des pays du camp soviétique ont déjà rejoint l’Union européenne (Roumanie, Lituanie, Lettonie, Hongrie, Pologne, Slovénie, République Tchèque et Slovénie, Bulgarie et Croatie). Une Russie, partie prenante de l’Union européenne, cela contrebalancera, très fortement, les influences de la Chine et des Etats-Unis. Facile à dire, difficile à réaliser. Un chemin exigeant, mais dont pourtant il ne faudrait pas s’écarter. Solidarité avec les populations civiles ukrainiennes abandonnées à leur triste sort !
Paris, le 25 février 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr
«UKRAINE : Bruits de bottes, Guerre Froide, Verbiages et une très grande dose d'hypocrisie. Résurgence de la Guerre Froide ?» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 19:53
«Montpellier, une ville d'art et d'histoire» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #Montpellier
La Montpellier est un témoignage de la grande diversité et de la beauté de la France. Montpellier est une ville du Sud de la France, dans le département de l'Hérault, en région Occitanie, de 288 000 habitants, à 10 ou 30 km de la mer. Les principales plages sont Palavas-les-Flots, surtout Grau du Roi et sa longue promenade de sable fin, avec ses dunes, non loin de la Grande Motte. Située non loin de Béziers et de Nîmes, en terre socialiste, Montpellier a été dirigée par un grand bâtisseur, Georges FRECHE (1938-2010) maire de 1977 à 2004, Hélène MANDROUX, maire de 2004 à 2014 et depuis 2020 par Michael DELAFOSSE. Une statue de Jean JAURES (1859-1914) plastronne en centre-ville.
La date de la fondation, ainsi que l'origine de la dénomination de Montpellier se perdent dans les méandres de l'histoire. Il est généralement admis que c'est une famille féodale (Guilhem 1er de Montpellier 955-1025), qui serait à la base du peuplement de la ville, et donc de sa fondation. Guilhem de MONTPELLIER a fait venir diverses communautés juives, arabes et romaines pour bâtir sa ville. Le cosmopolitisme, n'en déplaise à Mohamed ZEMMOUR, était déjà en marche. En dépit du déni, la France, de très longue date, est un pays multiculturel. Seul bémol, les Protestants ont fait l'objet de persécutions graves, notamment à Montpellier. Sous l'édit de Nantes, en 1598, les Protestants étaient principalement installés à Genève, la Rochelle et Montpellier. Mais à sa révocation, et l'obligation faite aux Protestants de se convertir, en 1628, des massacres ont été commis à Montpellier contre les Protestants. Une communauté de 7000 Protestants serait passée à 4000 personnes, à Montpellier.
En tout cas, Montpellier est une ville marquée par un important passé religieux, comme en témoigne le nom de sa gare SNCF, Saint-Roch (1349-1379), un religieux dominicain, ayant étudié la médecine, protecteur de cette ville. Saint Roc accueillait les pèlerins et était considéré comme guérisseur des pestiférés. De nos jours, une fête est organisée le 16 août de chaque année en son hommage.
Montpellier est ville jeune, dynamique et universitaire, d'illustres personnalités sénégalaises y ont étudié, notamment Blaise DIAGNE (1872-1934), 1er député africain à l'assemblée nationale française, maître Babacar SEYE (1915-1993), avocat, homme politique et vice-président du Conseil constitutionnel, l’écrivain et conteur, Birago DIOP (1906-1989), ainsi que notre ami, maître Samba THIAM, professeur à l'université Cheikh Anta DIOP et avocat à Paris, de passage à Montpellier. Montpellier c'est également la ville du professeur émérite en histoire du droit et qui a été, pendant longtemps, enseignant à Dakar, Bernard DURAND. D'autres nouvelles générations d'étudiants ont pris le relais comme ma cousine Astelle NDIAYE, fille de mon tonton Daouda NDIAYE.
Louis NICOLLIN (1943-2017) a été président emblématique du football club de Montpellier de 1974 jusqu'à sa mort. Roger MILLA, international camerounais, a été avant-centre à Montpellier de 1970 à 1996. Je rappelle que c'est le 8 octobre 2021 que s'était tenu, à l'invitation du président Emmanuel MACRON, un sommet Afrique-France, au cours duquel une jeune Burkinabé avait comparé la Françafrique à une «marmite sale» qu'il fallait récurer.
Montpellier reste une ville dynamique et culturelle où la qualité de vie est reconnue de tous. Son Opéra, situé à la Place de la Comédie et fondé en 1755, a été, par deux fois, ravagé par un incendie, reconstruit, il est classé aux monuments historiques depuis 2020. La faculté de médecine, érigée le 17 août 1220, est maintenant vieille de plus de 802 ans. Il est prétendu qu'elle serait la plus ancienne du monde. Cette revendication est contestée par les Marocains, affirmant, que les Arabes sont les inventeurs de la mathématique et de la médecine. En effet, la faculté de médecine de Rabat remonte à l'an 1068, à l'époque des Idrissides. Quoi qu'il en soit François RABELAIS (1494-1553), écrivain et médecin, a fréquenté cette faculté de médecine de Montpellier.
De nombreux lieux de promenade gratuits s'offrent aux visiteurs notamment le quartier Antigone, conçu en 1978 et réalisé en 1983, par l'architecte Ricardo BOFILL (1939-2022), un architecte catalan, sous Georges FRECHE. On peut y admirer des fontaines d'eau et une reproduction de nombreuses statues grecques inspirées du Musée de Louvre (Apollon, la victoire de Samothrace). Cette architecture, de Ricardo BOFILL d’inspiration hellénique, d'abord controversée, a été très vite plébiscitée, grâce au geste architectural symbolique et ambitieux de son concepteur. Vierge de toute construction, ce terrain, appartenant à l'Armée, a donné naissance à un quartier, dit «Antigone», de 36 hectares de constructions néoclassiques. L'objectif de Georges FRECHE repose sur la création d'un quartier intégrant les fonctions urbaines, logement, emploi et équipement, avec prioritairement la réalisation d'appartements sociaux. 
A Montpellier, il existe une Maison des relations internationales, dénommée Nelson MANDELA (1918-2013), un Espace Martin Luther KING (1929-1968) à Montpellier, ainsi que bien d'autres lieux ou monuments prestigieux, comme le palais de justice, l'église Saint Roc, ou la cathédrale Saint Anne. Par ailleurs, la très majestueuse Palace royale PEYROU, conçue à partir de 1628, comporte notamment un aqueduc, une statue équestre de Louis XIV et une arc de triomphe. Montpellier, cette ville d'art et de culture, comme Nice et Albi, organise chaque année un carnaval Antillais. L'édition du 19 février 2022 a rassemblé cette année plus de 10 000 personnes.
Le système de transport public de Montpellier et de son agglomération est particulièrement dense, performant et écologique. Gratuit pour les Anciens et les jeunes de moins de 18 ans, et il fait d’une combinaison de tramways et de bus.  Un abonnement famille, dit «LIO», Hérault-transport, permet des voyages illimités, par carte, pendant 24 heures. Aux voyageurs, il ne faudrait pas oublier qu’il existe deux gares SNCF à Montpellier : «Saint Roc » en centre-ville et «Montpellier Sud», à l’extérieur, allant jusqu’à Bruxelles Midi, en passant par Marne la Vallée et l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle.
Le système hôtelier est dense et abordable. Notre hôtel, «Royal Hôtel», non loin de la place de la Comédie, à côté de l’Opéra, a été accueillant et correct.
Montpellier, les 21-24 févier 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 17:43
«Eleanor ROOSEVELT (1884-1962), Première Dame, humaniste, sa flamme a réchauffé le monde» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Eleanor ROOSEVELT n’était pas seulement que la Première Dame des Etats-Unis, en des temps troublés, pendant la Deuxième guerre mondiale, elle était bien plus que cela. Animée de convictions profondes et sincères, anticonformiste, particulièrement attachée à liberté et à l’égalité, et portant une grande attention aux minorités, pour le droits des votes des femmes et la promotion des Noirs, Eleanor ROOSEVELT est d’une grande compassion à l’égard des plus démunis. Elle est aussi l’un des architectes majeurs de l’Etat de providence. Présidente de la Commission des Nations Unies des droits de l’Homme depuis 1947, Eleanor ROOSEVELT, aux côtés de René CASSIN (1887-1976), un juriste et diplomate français, est l’une des grandes militantes à la base de la Déclaration universelle des droits de l’Homme du 10 décembre 1948. «Eleanor Roosevelt joua un rôle de premier plan, dès la naissance des Nations unies, car plus que quiconque, elle portait en elle l’idéal de tous les peuples» écrit en 1963, U THANT (1909-1974), secrétaire général des Nations unies.
Eleanor ROOSEVELT a pourtant surmonté des épreuves douloureuses dans sa vie personnelles. Née le 11 octobre 1884, à Manhattan, son père, Elliott ROOSEVELT (1860-1894) appartient à une haute aristocratie protestante New yorkaise, mais meurt très tôt, d’alcoolisme et de drogue, à la suite d’une crise de delirium tremens. En effet, à la mort de sa mère d’une grande beauté, Anna Rebecca HALL (1863-1892),  à l’âge de 29 ans de diphtérie, son second fils disparaîtra prématurément. «Ma mère était troublée par mon absence de beauté et je le savais car, à cet âge, les enfants ressentent ce genre de choses» écrit Eleanor ROOSEVELT dans ses mémoires. Eleanor ROOSEVELT élevée, par sa grand-mère maternelle, Marie Ludlow HALL (1843-1919) à Tivoli, à New York. Eleanor étudie, de 1899 à 1902, dans un pensionnat, à Allenswood, près de Londres, une institution dirigée par une anglaise, Mme Marie SOUVESTRE (1835-1905), une anglaise de souche bretonne et féministe. Dans ce pensionnat, elle apprend l’indépendance d’esprit, la curiosité intellectuelle, le goût des voyages, de la langue française, mais aussi la défense des minorités, comme les femmes. Eleanor gagne en estime de soi et en confiance, et s’affirme davantage. Elle a deux frères, Elliot Jr (1889-1893) et Hall (1891-1941) et un demi-frère, né d’une relation extraconjugale, Elliot et mort en 1941. Son oncle, Theodore ROOSEVELT (1858-1919), a été président des États-Unis de 1901 à 1909.
Eleanor ROOSEVELT se marie, le 17 mars 1905 à un cousin éloigné, Franklin Delano ROOSEVELT (1882-1945), diplômé de Harvard, un homme ambitieux et intelligent. Le couple habite dans un premier chez la belle-mère, Sara Delano ROOSEVELT (1854-1941), une femme autoritaire et écrasante. En 1911, quand Franklin ROOSEVELT est élu sénateur de l’Etat de New et que la famille, a déménagé, Eleanor reprit confiance en elle et s’affirma davantage. A partir de 1913, Franklin ROOSEVELT est nommé Secrétaire d’Etat adjoint à la Marine, à Washington. Il sera élu président des États-Unis du 4 mars 1933 au 12 avril 1945. Un quatrième mandat qu'il n'achèvera pas. Le couple aura six enfants en l'espace de dix ans. «Je pense, écrira Eleanor, que je correspondais tout à fait au modèle de la jeune femme de la bonne société de l’époque, assez conventionnelle, effacée, destinée à n’être qu’une mère de famille» dit-elle en 1933.
Au départ, timide et mélancolique, d’un physique peu avenant, Eleanor ROOSEVELT, une femme tenace et intelligente, devient active et particulièrement influente au Parti démocrate. En 1918, en fouillant dans les affaires de son mari de retour d’un voyage en Europe, Eleanor découvre qu’il la trompait avec Lucy MERCER (1891-1948), puis avec sa secrétaire privée, Marguerite ALICE dite Miss LEHAND (1898-944) et bien d’autres. Le président ROOSEVELT meurt le 12 avril 1945, aux côtés de sa maîtresse Lucy MERCER. Jusqu’ici femme effacée et mondaine, Eleanor connaît une transformation profonde «Le monde dans lequel je vivais s’écroula. Cette année-là, je suis vraiment devenue adulte» écrit-elle. Atteint de poliomyélite, à partir de 1932 Franklin Delano ROOSEVELT, sera invalide le reste de sa vie. Les femmes obtiennent le droit de vote en 1919, Eleanor, à la demande de Narcissa VANDERLIP, présidente de la Ligue des électrices de New York, s’engage davantage dans les mouvements féministes. Eleanor ROOSEVELT trouvera d’autres compensations, à travers des amours féminines, notamment avec Lorena ALICE HICKOK (1893-1968), une journaliste qui l’aidera à organiser une communication efficace des actions politiques au service de son mari. Le couple avait échangé plus de 2000 correspondances, parfois enflammées «Je me souviens plus clairement de vos yeux et de cette sorte de sourire taquin qu’on peut y lire, et du contact contre mes lèvres, de cette douce petite tache au coin nord-est de votre bouche» écrit Lorena à Eleanor. En effet, Eleanor ROOSEVELT rompt la tradition par ses conférences de presse, sa participation à des émissions de radio et par ses articles écrits librement dans le quotidien «My Day».
Prête à briser tous les tabous, menant une vie autonome, au risque de choquer, libérale de gauche, engagée politiquement, réinventant la fonction d'épouse de président des Etats-Unis, Eleanor ROOSEVELT n'a cessé de revendiquer la liberté de ses choix et de ses opinions, tout en prenant soin de ne jamais nuire à son mari de Président. Aussi, elle s’engage, tous azimuts, dans différents combats en faveur des femmes, pour la conquête ou la conservation du pouvoir, pour l’égalité question de races et de classes, de justice, de sécurité économique, les droits de l’homme, mais aussi pour la paix. Eleanor ROOSEVELT avait donc l’habitude de représenter son mari dans différentes cérémonies, tout en défendant les intérêts du Président. Le credo de Eleanor ROOSEVELT, une femme d’influence, est de servir les intérêts de son mari : «Il y aurait long à dire sur la vie passée et présente de cette femme extraordinaire. Laide, et le sachant. Eleanor Roosevelt grandit avec le sentiment qu'elle devait plus au monde qu'il ne lui devait, et bien qu'elle ait gagné en confiance en elle-même, elle a gardé jusqu'à ce jour cette même humilité. Son intérêt dévorant pour l'être humain et pour la vie américaine a dégelé sa timidité foncière et c'est le besoin de porter elle-même son message de réconfort et de foi aux autres qui lui fait mener cette vie trépidante» écrit, dans «Le Monde» du 2 mars 1940, Jean-Paul CRESPELLE un article intitulé «Le premier agent de propagande du président Roosevelt, sa femme, Eleanor Roosevelt». Cependant, et en toutes circonstances, le président ROOSEVELT est resté maître de sa décision «Mon mari prend ses propres décisions. Nous discutons beaucoup ensemble, et quelquefois je m’oppose à lui, mais il décide toujours tout seul» dit Eleanor ROOSEVELT.
Eleanor ROOSEVELT, animée d’une grande compassion, est une femme de son temps. «Les grands esprits discutent des idées ; les esprits moyens discutent des événements ; et les petits esprits des gens» disait-elle. Ainsi, elle a été sensible au sort des défavorisés et à leur souffrance, notamment pendant la Grande dépression, en mettant en place diverses actions de secours. Femme énergique, dynamique, Eleanor ROOSEVELT est curieuse de tout et des autres «A la naissance d’un enfant, si sa mère demandait à sa bonne fée de le doter d’un cadeau le plus utile pour lui, ce cadeau serait la curiosité» dit-elle. Antiraciste résolue, Eleanor ROOSEVELT a soutenu Marian ANDERSON, une contralto noire, que les «Filles de la révolution américaine» avaient interdite de chanter au «Constitutional Hall». En pleine ségrégation raciale, Eleanor ROOSEVELT organise, pour Marian ANDERSON, un concert mixte, de 75000 participants. «L’idée de la supériorité d’une race sur une autre doit disparaître dans notre pays», écrit-elle plus tard, le 30 avril 1945. Le concert géant au Memorial de Lincoln a préfiguré le «I Have a Dream» de Martin Luther KING, en 1963 et Marian ANDERSON viendra y chanter. «Personne ne peut vous diminuer sans que vous y consentiez» disait Eleanor ROOSEVELT.
Un des grands exploits d’Eleanor ROOSEVELT, bien implantée au sein du Parti démocrate, est d’avoir retourné, durablement, en faveur son parti et pour le compte de son mari, le vote des Noirs. Le président Franklin ROOSEVELT, élu en 1932, en pleine Grande dépression, promettait seulement la reprise économique, et l’aide aux démunis. Cependant, les communautés avaient, initialement, voté, dans leur grande majorité, par le républicain Herbert HOOVER, le président sortant. En effet, traditionnellement les communautés noires avaient jusqu’ici voté par le parti républicain en raison du geste d’Abraham LINCOLN, qui avait aboli l’esclavage. Le parti démocrate, quant à lui, était resté dominé par la partie sudiste, conservatrice et ayant mis en place des lois ségrégationnistes. Franklin ROOSEVELT, ne s’occupant que des conséquences économiques désastreuses de la crise économique de 1929, ne remettait pas en cause, le système ségrégationniste, et n’a pas pris de mesures spéciales en faveur des Noirs. «Depuis trois siècles, le racisme contaminait la conscience nationale tout comme le corps politique. […] La majorité des Américains blancs ne voulaient aucun changement dans les relations raciales. Ils ne souhaitaient ni la déségrégation ni l’égalité des chances pour les Noirs» écrit Harvard SITKOFF. En fait, c’est au scrutin de mi-mandat, en 1934, Eleanor ROOSEVELT a réussi à mettre en place la politique de la «New Deal», (Etat de providence). En ces temps de crise économique, il semble que ce soient les aides apportées par le New Deal qui emportèrent l’adhésion de la population noire. Ainsi, si les Afro-Américains bénéficièrent du «New Deal», c’est davantage en tant que catégorie socio-économique défavorisée qu’en tant que minorité raciale. La situation des afro-américains en 1945 différait peu de ce qu’elle était avant l’arrivée de Franklin ROOSEVELT au pouvoir en 1933. Dans le Nord, les Afro-Américains étaient cantonnés à des métiers pénibles et mal payés ; ils vivaient, pour la plupart, dans des ghettos. Dans le Sud, la ségrégation raciale était toujours inscrite dans la loi. Eleanor est à la base en 1936 de l’abolition de la «Poll Tax», l’impôt que devait payer les Noirs pour voter.
Eleanor ROOSEVELT est de la Gauche radicale et avait même été mise en cause ses bonnes relations avec Alger HISS (1904-996), un fonctionnaire d’Etat américain accusé d’espionnage pour l’URSS. Pour elle, le racisme aux Etats-Unis et le fascisme en Europe sont les deux facettes d’une même essence. Les Etats du Sud l’accusent de mener des activités «antiaméricaines» et d’être communiste. Eleanor ne se déclarait ni socialiste, ni social-démocrate, mais une «communiste utopique». Eleanor ROOSEVELT était également amie de Joseph P. LASH (1909-1987) un journaliste et militant américain. Pendant, la guerre civile en Espagne, Eleanor ROOSEVELT, avec divers mouvements de jeunesses appelle à soutenir les républicains espagnols contre FRANCO. Son analyse du fascisme, un adversaire radical de la liberté a été visionnaire. Elle aide des Etats-Unis, un pays isolationniste, à s’engager dans la Seconde guerre mondiale. «Il n’est pas de compromis au monde qui puisse mettre fin au conflit actuel. Il n’y a jamais eu, et, il n’y aura jamais, de compromis entre le Bien et le Mal. Seule la victoire totale peut récompenser les défenseurs de la tolérance, du bien, de la liberté et la foi» finira par dire, après une longue hésitation, Franklin D. ROOSEVELT. 
Anna Eleanor ROOSEVELT disparaît le 7 novembre 1962, soit il y a de cela 60 ans ; elle est enterrée à Hyde Park aux côtés de son mari. Au pied du monument qui lui est dédié, à New York, et inauguré en 1996, par Hillary CLINTON, il est inscrit : «Sa flamme a réchauffé le monde» (Her Glow has Warmed the World). Eleanor ROOSEVELT avait six enfants : Anna (1906-1975), James (1907-1991), Franklin Jr (1909-1909), Elliott (1910-1990) Franklin Jr (1914-1988) et John (1916-1981). Les hommages sont unanimes, Eleanor ROOSEVELT étant devenue «l’objet d’un respect quasi universel, une des femmes les plus estimées du monde» écrit le New York Times. En effet, Eleanor ROOSEVELT a toujours rêvé d’une monde plus juste et plus fraternel : «Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves» disait-elle. Dans son humanisme et l’intérêt portés aux déshérites, «Eleanor Roosevelt ne se contentait pas de communiquer avec les opprimés et les exploités du monde, elle s’identifiait à eux. Quand elle parlait de droits et de libertés, elle n’évoquait pas de purs principes, mais un exercice réel de ces droits et libertés, et un mode de vie» écrit U THANT. Eleanor ROOSEVELT reçoit, à titre posthume, en 1968, le Prix des Nations Unies des droits de l’Homme.
Références bibliographiques très sommaires,
1 – Contributions d’Eleanor Roosevelt
ROOSEVELT (Eleanor), Courage in a Dangerous World, Allida M. Black éditeur, New York Columbia University Press, 1999, 362 pages ;
ROOSEVELT (Eleanor), Ma vie, traduction de Yvette Roudy, Paris, éditions Gonthier, 1965, 285 pages ;
ROOSEVELT (Eleanor), This I Remember, New York, Harper and Brothers, 1949, 387 pages.
2 – Critiques d’Eleanor Roosevelt
BACHARAN (Nicole) SIMONNET (Dominique), «Eleanor Roosevelt, la militante», First Ladies, 2020, pages 183-218 ;
BEATA (Robien, de), Les passions d’une présidente, Eleanor Roosevelt, Paris, Perrin, 2000,  335 pages ;
CRESPELLE (Jean-Paul), «Le premier agent de propagande du président Roosevelt, sa femme, Eleanor Roosevelt», Le Monde, 2 mars 1940, n°4.282, page 8 ;
CURIE (Fabien), «Eleanor Roosevelt et les Afro-Américains : une nouvelle donne ?», Hal, archives ouvertes, 2014, pages 129-152 ;
KIEJMAN (Claude-Catherine), «Eleanor Roosevelt, First Lady of the World», Revue des Deux-Mondes, juillet-août 2017, pages 78-92 ;
KIEJMAN (Claude-Catherine), Eleanor Roosevelt, First Lady et rebelle, Paris, Tallandier, 2012, 256 pages ;
KNAPP SWAYER (Kem), Eleanor Roosevelt. A photographic Story of a Life, Dorling Kindersley Publishing, 2006, 128 pages ;
ROBINSON (Greg), «Eleanor Roosevelt, à Montréal, les droits de l’Homme et l’internationalisme durant la Seconde Guerre mondiale», Bulletin d’histoire politique, 2018,  vol. 30, n°3, pages 19-33 ;
SITKOFF (Harvard), A New Deal for Blacks : The Emergence of Civil Rights as a National Issue. The Depression Decade, New York, Oxford University Press, 1981, 330 pages ;
U THANT (Maha, Tray, Sithu) «Eleanor Roosevelt, une vie tout entière vouée à la lutte pour les droits universels», Le Courrier de l’Unesco, 1963, Vol XVI, n°12, page 15 ;
WOLTERS (Raymond), Negroes and the Great Depression : The Problem of Economic Recovery, Westport, Greenwood Publishing, 1970, 398 pages ;
Paris, le 16 février 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 20:58
«Changer la politique africaine de la France, dans le sens d'une coopération respectueuse et mutuellement avantageuse» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Comme au bon vieux temps colonial ou de la Guerre froide, l'information, loin d'être aussi libre qu'on le croit, confisquée par des groupes de presse de Vincent BOLLORE, distille sa haine, sa propagande et son enfumage. Le président MACRON qui a abandonné le Mali, «en plein vol», en guerre contre la souveraineté et la dignité des Africains, retire ses forces de ce pays, mais pour les installer au Niger, un pays producteur d'uranium, un minerai vital pour les centrales nucléaires françaises. Ces forces armées défendaient-elles les Maliens ou les intérêts de la Françafrique ? C'est quoi exactement le sujet ?
La France ne voit ses anciennes colonies, non pas comme des alliés, mais de simples provinces françaises devant obéir à ses injonctions. Les concepts de terrorisme, d’immigration ou d’islamisation, ne sont que des prétextes, pour «surveiller et punir», comme le dirait Michel FOUCAULT, ceux qui se rebellent contre cette domination coloniale. Une véritable coopération ne devrait être fondée sur des rapports de subordination, mais postule «l’échange et le partage, dans un rendez-vous du donner et du recevoir» dit le président Macky SALL. Aussi, les bases militaires ou les forces d’occupation en Afrique, perpétuant un état de fait colonial, soulèvent un profond mécontentement des populations africaines. «Cette Afrique, en pleine mutation veut des partenariats consensuels et mutuellement bénéfiques, sans injonctions civilisationnelles, sans exclusion, ni exclusivité» dit le président Macky SALL du Sénégal, président en exercice de l’Union Africaine, venu à Bruxelles, au sommet Afrique-Europe. Le président sénégalais appelle l’Union européenne «à un nouveau départ».
Sans doute qu’une période transitoire au Mali de 5 ans n’est pas acceptable et qu’il faille condamner cette résurgence des coups d’Etats en Afrique. Nous croyons donc que le caractère civil est démocratique d’un gouvernement, est préférable, sans commune mesure, par rapport un régime militaire, ne pouvant être que condamné. On nous dit que le gouvernement malien serait issu d'un double putsch, mais alors qu'en est-il du Togo, du Tchad, du Congo, du Gabon et du Cameroun dont le président Paul BIYA, assis sur sa longue présidence de 40 ans, ne pouvait même pas se lever, pour remettre la coupe d'Afrique aux vaillants Lions de la Téranga. On se souvient, tout récemment, de la visite calamiteuse du président Ali BONGO à l’Elysée, tenu, pour les quelques marches par un de ses gardes du corps, et qui a failli s'écrouler en bout de course, n'eût été la main charitable du président MACRON. Pourquoi cette indignation sélective concernant la démocratie ?
En fait, les pays occidentaux ne défendent pas la démocratie ; ils ne s'occupent que de leurs intérêts nationaux ; ce que je trouve honorable. La morale a une faible place dans les relations internationales. Autant donc dire que la coopération internationale, pour être solide et durable, devrait être fondée sur des intérêts mutuellement avantageux. Or ce discours sur ce message universel un pays défenseur des droits, mais pratiquant une démocratie éthique, est largement hypocrite. En effet, ici, en France, et dans cette campagne des présidentielles de 2022, le président MACRON a fait voter une loi sur le séparatisme et augmenté honteusement les droits d'inscription des étudiants étrangers Africains (2770 € au lieu de 170 € pour les Français). Et maintenant, une Droite lepénisée parle, sans complexe, comme l'extrême-Droite, de «Grand remplacement» ou de «Français de papier». Le président MACRON, s'il était garant de l'unité nationale et défenseur des droits l'homme, n'a pas, à jour, protesté contre ignominie et cette agression des valeurs républicaines. «Qui ne dit mot consent» dit un proverbe bien français.
La façon dont le président MACRON conduit les relations africaines, alors qu'il avait, en 2017, fustigé la Françafrique, est un mélange d'arrogance et de mépris ; cela ne fait qu'attiser davantage un sentiment antifrançais, au sein des jeunesses africaines. Au sommet de Montpellier du 8 octobre 2021, une jeune Burkinabé avait dit au président MACRON, et faisant allusion à la Françafrique, «Si la relation entre les pays d’Afrique et la France était une marmite, sachez qu’elle est très sale, cette marmite. Elle est sale de reconnaissance légère des exactions commises, elle est sale de corruption, de non transparence, de vocabulaire dévalorisant, elle est sale, monsieur le Président ! Je vous invite à la récurer par des actions concrètes» dit Ragnimwendé Eldaa KOAMA.
Par conséquent, je reste persuadé que la France, en raison de la communauté de langue et de l'histoire, a encore sa place en Afrique, à condition d'un minimum de respect et de considération. Mais on en prend pas, pour l’instant, le chemin. En effet de mauvais vents soufflent, dans ces présidentielles de 2022, où on ne parle que de restrictions de visas, d’abolition du regroupement familial, de taxation des mandats envoyés par les immigrés, et même de suppression du droit du sol, uniquement pour les enfants des Arabes et des Noirs. C’est l’hystérie collective contre les racisés. Désormais, en France de plus en plus de politiciens, n’ont plus honte, au comme au temps de l'esclavage et de la colonisation, de proférer des insanités contre les racisés, afin de faire du buzz. Doublés par les Russes et les Chinois en Afrique, comment, avec ce discours raciste, la Françafrique pourrait-elle encore continuer à mettre mains basses sur les matières premières africaines ?
On nous bassine, à longueur de journée que ces forces militaires seraient en Afrique pour lutter contre le terrorisme. Tout le monde n'a pas la mémoire qui flanche. Ces terroristes sont venus au Mali après l'assassinat de Mouammar KADHAFI (1942-2011). Mais le chef de l’Etat libyen a été tué par qui ? Une enquête sérieuse de Médiapart montre que le Nabot, alias Paul BISMUTH aurait trempé dans ce crime. En ce moment la plupart de ses amis sont en prison. Les Occidentaux n’ont gagné aucune guerre locale. Toutes ces guerres locales injustes contre les pays du Tiers-monde (Vietnam, Algérie, Irak, Syrie, Yémen, Afghanistan) à coup de milliards, ont été perdues. Tout cela pour cela ?
Nous voulons et nous exigeons, un nouvel ordre international fondé sur la Paix, la Justice, la Démocratie, la Fraternité, ainsi qu’une coopération internationale équitable et respectueuse de tous. Comme on le dit «on n'attrape des mouches avec du vinaigre». Or, le président MACRON traite les Africains avec beaucoup de manque de considération et de mépris comme dans les années 60. Les Nouvelles générations africaines aspirent à la démocratie et à la souveraineté. La France a des atouts, mais cette arrogance blessante ne fera que générer davantage un sentiment antifrançais en Afrique ; c'est qu'exploitent les Russes et les Chinois. La relation entre l’Europe et l’Afrique devrait être fondée sur la libre circulation, la prospérité et la sécurité : «Nous voyons grandir dans notre monde les risques de confrontations entre les blocs. Face à cette tendance inquiétante, nous avons la conviction que l’Afrique et l’Europe peuvent travailler ensemble à l’avènement d’un monde meilleur et plus sûr pour tous, en privilégiant le dialogue et la coopération, dans le respect mutuel» dit le président Macky SALL.
Si je pouvais, très modestement, être entendu, il est grand temps de changer cette politique coloniale d'un autre âge. Il s'y ajoute que le débat politique en France, fait de calomnies et d'insultes à l'égard des racisés, n'améliore pas notre image dans le continent noir. Je rappelle que toutes ces chaînes d'information continue, sont maintenant suivies, en direct, par les populations africaines. Or, ces chaînes, détenues par la Françafrique, diffusent en permanence la haine, contre les racisés.  «A l’heure des complémentarités et des interdépendances, nous avons tous besoin les uns des autres. L’Afrique ne peut se satisfaire de cette promesse «Continent du futur», selon l’expression à la mode. L’Afrique a suffisamment le poids de l’Histoire entend, enfin se libérer de son fardeau, pour être acceptée et respectée comme partie prenante de nouvelles dynamiques qui régissent la gouvernance mondiale et forgent le destin commun de l’Humanité. C’est l’esprit qui nous anime en venant à ce sommet à Bruxelles. Confiants qu’entre partenaires de longue date, nous pouvons travailler ensemble, pour parvenir à nos fins communes» dit le président Macky SALL, au sommet Union européenne, du 18 février 2022, à Bruxelles.
Paris, le 17 février 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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