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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 12:35
«Johnny PACHECO (1935-2021) un maître de la musique Salsa» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Né le 25 mars 1935, à Santiago, en République dominicaine, Johnny PACHECO a grandi aux États-Unis, où il vient de disparaître le 15 février 2021. En effet, son père Rafael Azarias PACHECO (1898-1961), un musicien, fuyant la dictature de Rafael TRUJILLO (1891-1961), a immigré avec toute sa famille aux Etats-Unis, en venant s’installer, en 1946, dans le Bronx, à New York. Sa mère, Octavia Aurelia PACHECO, dite «Tavita» (1898-1978), était femme au foyer.
Initialement, ancien élève de la «Julliard School of Music», Johnny PACHECO n’avait pas son orchestre ; il collaborait avec différents groupes musicaux, notamment avec Charlie et Eddie PALMIERI. Dans les années 60, il fonde son groupe «Johnny Pacheco Y su Charanga». En 1962, son orchestre est le premier groupe latino-américain à tenir la tête d’affiche au théâtre Apollo, à Harlem, et collabore, à cette occasion avec l’artiste franco-camerounais, roi de la Soul Makossa, Manu DIBANGO (1933-2020). Johnny PACHECO crée sa propre maison de disques en 1964, «La Fania Records» pour les Latino-américains. Au fil des ans, la maison de disque va racheter ses concurrents, Tico et Alegre, intégrant ainsi les surdoués du latin-jazz Mongo SANTAMARIA, Ray BARETTO, Eddie PALMIERI, attirer des grandes stars telles que Celia CRUZ, et développer ses propres artistes comme Hector LAVOE. En grand visionnaire, Johnny PACHECO avait pour ambition de monter le meilleur groupe de musique, mais la notoriété viendra le 24 août 1973 que lors du concert au «Yankee Stadium», à New York, avec plus 40 000 spectateurs qui finiront par envahir le podium. Le concert sera rejoué le 13 novembre 1973. En raison de sa tournée en République démocratique du Congo, où Mohamed ALI (1942-2016) avait disputé, le 30 mai 1974, son fameux match de boxe contre George FOREMAN, son orchestre fera sensation au Congo Kinshasa, avec divers morceaux chantés par Célia CRUZ dont «Guantanamera» ou «Quimbara». Ce match de boxe planétaire, a été allié à la musique de différents orchestres, dont James Brown, BB KING, le «Fania All-Stars», Sister Sledge, Hugues Masekela, donnant ainsi une visibilité mondiale à Johnny PACHECO. Ce match de boxe, financé par Joseph Désiré Mobutu Sese Seko (1930-1997) pour défendre les droits civiques des Noirs, avait une dimension sportive, mais aussi politique et culturelle ; son objectif était «libérer les Noirs d'Amérique. Blancs et Noirs ne sont pas frères. Un frère ne lynche pas, n'émascule pas, n'écartèle pas et ne brûle pas son frère» avait dit Mohamed ALI. En raison de ce combat du XXème siècle, le boxeur Mohamed ALI est parvenu à «briser ce qu’il pouvait briser dans la citadelle du racisme» dit le philosophe Alexis PHILONENKO. «Je vais quitter la boxe comme j’y suis entré : avec fracas, en détrônant un monstre invincible ! […] Ce combat […] sera le plus grand des miracles !» dit ALI.
En 2005, la Bibliothèque national des Etats-Unis a archivé l’ensemble de son patrimoine musical. Johnny PACHECO a été nominé neuf fois aux Grammy et obtenu dix disques d`or. Il a été honoré du «Latin Grammy Lifetime Achievement Award». Son groupe a relocalisé son siège de New York à Miami, où se trouve une très forte communauté latino-américaine. Il a joué et collaboré avec beaucoup de légendes du jazz et de la musique populaire américaine, tels que Quincy JONES, Stan KENTON, George BENSON, Sammy DAVIS Jr, Ethel SMITH, Stevie WONDER et beaucoup d'autres. En 1996 le président de la République Dominicaine, Juaquin BALAGUER RICARDO (1906-2002), lui a remis la prestigieuse médaille d'honneur présidentielle.
Impresario, producteur, arrangeur, musicien de Salsa, sa rencontre, en 1969, avec la cubaine Célia CRUZ (1925-2003) a été marquante avec son groupe de musique la «Fania All-Stars». En effet, le timbre grave de Celia CRUZ, sa voix puissante et son chant énergique, sont emblématiques de cette «magie» de la Salsa qui a concurrencé le Rock and Roll triomphant dans les années 70, dans les casinos. Johnny PACHECO est l’un des grands maestro qui a développé ses rythmes de salsa, Sabrosura, Rumba, Charanga, Pachanga et Latin jazz. La Salsa, cette musique initialement des lieux mal famés, que Johnny PACHECO a popularisé et ennobli, cette version new-yorkaise des exilés latino-américains, très cuivrée, imprégnée de Jazz, est elle-même née de la rencontre entre le tambour des esclaves noirs et la guitare des colons européens. En effet, la Salsa, littéralement la «sauce», signifiant aussi dans le langage populaire cubain «sensuel» et «attirant», est apparue pour la première fois en 1932, à la Havane, dans un son du cubain Ignacio PINEIRO (1888-1969) qui a pour titre «Echale Salsita» (Balancez la Sauce). Cette musique est, en fait, un mélange culturel de rythmes d’Amérique Latine avec des influences de rythmes africains, et américains tels le Jazz, la Soul, le blues, et des rythmes espagnoles, et se danse, de façon générale, en couple, mais également seul, laissant libre court à l’improvisation.
Johnny PACHECO a été bien un extraordinaire pont, par sa musique endiablée, entre l’Afrique et ses diasporas. En effet, entre la musique latino-américaine et l'Afrique, c'est un mouvement d'aller et retour. Les anciens esclaves n'ont pas, dans leur créativité artistique, oublié le riche patrimoine culturel qu'ils ont adapté et diversifié. Le continent africain, dès les premières années de l'indépendance, s'est fortement inspiré de la musique cubaine. Johnny PACHECO connaissait bien la Côte-d’Ivoire où il a rencontré l'orchestre «Las Marvillas» du Mali avec son fameux tube «Rendez-vous chez Fatima». Au Congo, le grand Kalle avait lancé «Indépendance cha cha». Un des tubes de Johnny PACHECO est un hommage à la ville de Dakar, capitale du Sénégal. Le musicien sénégalais, Pap SECK, ainsi que l’orchestre Baobab se sont fortement inspirés, dans les années 60 et 70 de cette musique latino-américaine bien connue et dansée par tous les mélomanes africains.
Johnny PACHECO savait danser et jouer de tous les instruments (percussion, flûte, clarinette, saxophone, violon, accordéon), mais c'est la flûte qu'il préférait. Compositeur, ses tubes «Acuyuye», «El Faisan» et «Quitate tu», l'ont rendu célèbre dans le monde entier.
Paris, le 17 février 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 12:34
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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 20:41
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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 20:15
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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 18:34
Dans le prolongement de mes séries d’articles sur les 40 ans d’anniversaire de la victoire du 10 mai 1981, Robert BADINTER, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, de François MITTERRAND, et son combat mémorable en faveur de l’abolition de la peine de mort, est un incontournable. «C’est la mort que vous réclamez. Pas la justice» dit Robert BADINTER, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice de François MITTERRAND d’octobre 1981 à février 1986. La peine de mort, cette sanction qui rend chacun de nous complice d’un assassinat commis par l’État, est le combat de la vie de Robert BADINTER. La peine de mort c’est une exécution, «un meurtre judiciaire» suivant Victor HUGO, une vengeance publique d’un autre temps. «Lors de la reconstitution, il traversait la foule, entre des gendarmes. Sous les coups, les insultes, les crachats, son visage était devenu celui du Christ. Ceux qu'emporte la haine ne savent pas quel présent ils font à l'objet même de leur haine» écrit Robert BADINTER dans «l’Exécution».
La France, pays des droits de l’Homme, pendant deux siècles rechignait à l’abolition de la peine de mort. On disait que l’opinion publique n’était pas favorable à l’abolition de la peine de mort. La France ayant connu deux guerres mondiales et de nombreuses coloniales, dont celle de l’Algérie, au cours de laquelle François MITTERRAND, Ministre de la Justice, pour soulager sa conscience, avait de bonnes raisons à se faire pardonner, en abolissant la peine de mort : «Je rends toujours hommage à François Mitterrand. Il avait vécu avec la peine de mort, y compris comme ministre de la Justice, en Algérie. Mais il fallait du courage et de l’intuition. Mitterrand avait le sens de l’histoire, il savait que le moment était venu de mettre un terme à la peine de mort et que l’impopularité que suscitait cette décision nourrirait en définitive son image : lui qui était taxé d’être un Machiavel, un politicien très habile, voulait montrer qu’il avait aussi des convictions profondes» dit Robert BADINTER. Sous la IVème République, Robert BADINTER ne faisait pas partie des cercles intimes de François MITTERRAND. «La première fois que j'ai rencontré François Mitterrand, ce devait être en 1953, avant qu'il ne devienne ministre de Pierre Mendès France. Je l'ai croisé ensuite à quelques reprises, mais ce n'est qu'à l'automne 1958 que nous sommes devenus amis. Le souvenir marquant que je garde de lui sous la IVe République est lié à un match de tennis. Ce jour-là, j'arbitrais un match, dans un tennis privé, qui l'opposait à Félix Gaillard. Le match a duré 3 heures et demie. Et finalement Mitterrand a gagné. C'était le triomphe de la volonté sur la technique» dit Robert BADINTER. Habité par une force de volonté, ne lâchant rien, François MITTERRAND, en dépit de l’hostilité de l’opinion publique a fini par faire abolir la peine de mort. Dans sa politique pénale, François MITTERRAND supprime les tribunaux d’exception, diverses lois scélérates, comme la loi anticasseurs du 8 juin 1970, tendant à réprimer les manifestants, après les événements de 1968 (texte rétabli insidieusement en 2019 par le président MACRON), et la loi d’Alain PEYREFITTE du 2 février 1981 dite «sécurité et liberté». François MITTERRAND réaffirme, avec force, la présomption d’innocence. En dehors de l’abolition de la peine de mort, une autre mesure emblématique d’une Gauche humaniste, aura été la loi du 5 juillet 1986, garantissant aux piétons et aux cyclistes, victimes d’un accident de circulation, une pleine réparation des dommages, quel qu’ait été leur comportement, sauf s’ils ont commis une faute inexcusable.
En dépit de la grande hostilité de l’opinion publique, François MITTERRAND a inscrit l’abolition de la peine de mort dans ses 110 propositions (proposition n°53), en vue des présidentielles de 1981. Politiquement, l’abolition de la peine de mort était considérée comme un sujet à éviter, car la grande majorité des Français étaient en faveur du maintien de la peine de mort. Robert BADINTER à la veille de la fameuse émission de «Cartes sur table» a eu l’intuition politique de rédiger une note pour François MITTERRAND : «Je me doutais bien que la question serait abordée le soir même. J'ai donc dit à Mitterrand, avec qui je travaillais les émissions de télévision, qu'il fallait se préparer. Ça l'a rendu nerveux. Il m'a dit : "Laissez-moi tranquille avec votre obsession. Assez avec cette histoire de peine de mort, ça n'intéresse pas les Français !». Sur ce, j'ai pris une feuille de papier et, en gros caractères, j'ai fait taper des citations des grandes religions, des grands écrivains et, bien entendu, de Jaurès et de Blum. Puis je suis allé rue de Bièvre et j'ai demandé à sa secrétaire de la glisser dans le dossier de Mitterrand en espérant qu'il la lirait avant l'émission» dit Robert BADINTER. En effet, le 16 mars 1981, François MITTERRAND participant à l'émission politique «Cartes sur table» présentée par Alain DUHAMEL et Jean-Pierre ELKABBACH sur Antenne 2, a exprimé sa conviction personnelle sur l’abolition de la peine de mort : «Dans ma conscience profonde, qui rejoint celle des églises, l’église catholique, les églises réformées, la religion juive, la totalité des grandes associations humanitaires, internationales, et nationales, dans ma conscience, dans le for de ma conscience, je suis contre la peine de mort. Et, je n’ai pas besoin de lire les sondages, qui disent le contraire. Une opinion majoritaire est pour la peine de mort. Eh bien moi, je suis candidat à la Présidence de la République, et je demande une majorité de suffrages aux Français, mais je ne la demande pas dans le secret de ma pensée. Je dis ce que je pense, ce à quoi j’adhère, ce à quoi je crois, ce à quoi se rattachent mes adhésions spirituelles, ma croyance, mon souci de la civilisation. Je ne suis pas favorable à la peine de mort. Je ferai ce que j’aurai à faire dans le cadre d’une loi que j’estime excessive, c’est-à-dire régalienne, un pouvoir excessif donné à un seul homme, disposer de la vie d’un autre, mais ma disposition est celle d’un homme qui ne ferait pas procéder à des exécutions capitales» dit le candidat aux présidentielles, François MITTERRAND. Le candidat socialiste se place dans la tradition humaniste depuis le XVIIIème siècle jugeant barbare la pratique de la torture et de la peine de mort : «Si je prouve que la peine de mort n’est ni utile ni nécessaire, j’aurai fait triompher la cause de l’humanité», écrit le philosophe et juriste italien Cesare BECCARIA (1738-1794), en 1764, dans son traité «Des délits et des peines».
Robert BADINTER, avocat de l’abolition de la peine de mort, a été fortement influencé par Victor HUGO (1802-1885), dont le premier de tous ses combats, le plus long, le plus constant, le plus fervent, est sans doute celui qu’il mène contre la peine de mort. «C'est de France, c'est de cette enceinte, souvent, que se sont levées les plus grandes voix, celles qui ont résonné le plus haut et le plus loin dans la conscience humaine, celles qui ont soutenu, avec le plus d'éloquence la cause de l'abolition. Vous avez, fort justement, monsieur Forni, rappelé Hugo, j'y ajouterai, parmi les écrivains, Camus. Comment, dans cette enceinte, ne pas penser aussi à Gambetta, à Clemenceau et surtout au grand Jaurès ? Tous se sont levés. Tous ont soutenu la cause de l'abolition» dit Robert BADINTER, ce 17 novembre 1981 à l’Assemblée nationale. L’exécution de Louis XVI (1754-1793), pendant la Révolution, avait auparavant profondément divisée la société française. Dès l’enfance, Victor HUGO est fortement impressionné par la vision d’un condamné conduit à l’échafaud, sur une place de Burgos, puis, à l’adolescence, par les préparatifs du bourreau dressant la guillotine en place de Grève (actuelle Place de l’Hôtel de ville de Paris). Hanté par ce qu’il appelle «meurtre judiciaire», il va tenter toute sa vie d’infléchir l’opinion en décrivant l’horreur de l’exécution, sa barbarie, en démontrant l’injustice, les vrais coupables étant la misère et l’ignorance, et l’inefficacité du châtiment. Utilisant tour à tour sa notoriété d’écrivain et son statut d’homme politique, Victor HUGO met son éloquence au service de cette cause. La préface de Victor HUGO de son livre, «dernier jour d’un condamné», constitue, à elle seule, un réquisitoire contre la peine de mort. Victor HUGO avoue que l’écriture du roman l’a libéré d’une culpabilité ; l’auteur «n’a plus senti à son front cette goutte de sang qui rejaillit de la Grève sur la tête de tous les membres de la communauté sociale. Se laver les mains est bien, empêcher le sang de couler serait mieux». Réfutant les arguments habituellement avancés en faveur de la peine capitale, en particulier celui de l’exemplarité, Victor HUGO plaide en outre pour «un remaniement complet de la pénalité sous toutes ses formes, du haut en bas, depuis le verrou jusqu’au couperet». Victor HUGO condamne la peine de mort et réclame, à sa place, la détention perpétuelle. Victor HUGO est bien le défenseur de l’inviolabilité de la personne humaine à travers d’autres écrits, notamment dans «Hans d’Islande», «Claude Gueux». Il plaide pour l’acquittement de Armand BARBES, (1809-1870) condamné à mort pour tentative de coup d’Etat du 12 mai 1839, et finalement amnistié par Louis PHILIPPE, William TAPNER (1800-1859), assassin, incendiaire et voleur de Guernesey sera exécuté le 10 février 1854 ; à Guernesey, la peine de mort ne sera abolie qu’en 2003, et John BROWN (1800-1859) militant antiesclavagiste américain est exécuté en 1859.
Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, professeur émérite à la Sorbonne, avocat depuis 1951, ancien président du Conseil constitutionnel de 1986 à 1995, sénateur des Hauts-de-Seine de 1995 à 2011, écrivain, passionné de musique classique et de ski, Robert BADINTER, avec son projet d’humanisation des prisons et son souci constant de faire abolir la peine de mort, a toujours voulu faire progresser la Justice. Le combat de Robert BADINTER, pour l’abolition de la peine de mort, a commencé au jour de l'exécution de Claude BUFFET, un ancien légionnaire et délinquant récidiviste (1933-1972) et de Roger BONTEMS (1936-1972), poursuivi pour vols, braquages et complicité de meurtre, le 28 novembre 1972, à Paris, dans la cour de la prison de la Santé. Tous deux avaient été condamnés à mort par la Cour d'assises de Troyes pour avoir pris en otage et égorgé, à la Centrale de Clairvaux, une infirmière et un gardien. Leur grâce avait été refusée par le Président Georges POMPIDOU (1911-1974). Il le relate dans son livre «l’exécution». Quelques années plus tard, c’est Patrick HENRY qui est promis à l’échafaud. Qu’importe, si Robert BADINTER n’a pas pu sauver l’innocent, il sauvera le monstre. Car ce n’est pas le kidnappeur et meurtrier d’enfant qu’il doit défendre, mais la sanction capitale qu’il doit éradiquer. Le procès de Patrick HENRY s’apprête à entrer dans l’histoire comme celui qui verra disparaître la peine de mort en France.
«Il y a quelque chose de la possession physique dans l'éloquence. Dans ses moments de lyrisme, mon maître s'exclamait : Plaider, c'est bander. Convaincre, c'est jouir» écrit Robert BADINTER, dans son livre «l’Exécution». Aussi, son discours du 17 novembre 1981 devant l’Assemblée nationale est resté dans l’Histoire : «J'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République, de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France» dit-il. Dans le passé la France avait réalisé d’importantes réformes, sans pourtant abolir la peine de mort : «Je regarde la marche de la France. La France est grande, non seulement par sa puissance, mais au-delà de sa puissance, par l'éclat des idées, des causes, de la générosité qui l'ont emporté aux moments privilégiés de son histoire. La France est grande parce qu'elle a été la première en Europe à abolir la torture malgré les esprits précautionneux qui, dans le pays, s'exclamaient à l'époque que, sans la torture, la justice française serait désarmée, que, sans la torture, les bons sujets seraient livrés aux scélérats. La France a été parmi les premiers pays du monde à abolir l'esclavage, ce crime qui déshonore encore l'humanité. Il se trouve que la France aura été, en dépit de tant d'efforts courageux l'un des derniers pays, presque le dernier - et je baisse la voix pour le dire - en Europe occidentale, dont elle a été si souvent le foyer et le pôle, à abolir la peine de mort. Le pays a élu une majorité de gauche ; ce faisant, en connaissance de cause, il savait qu'il approuvait un programme législatif dans lequel se trouvait inscrite, au premier rang des obligations morales, l'abolition de la peine de mort» dit Robert BADINTER. Jusqu’en 1981, tous les gouvernements ont été tétanisés par une opinion réfractaire à l’abolition de la peine de mort : «Il n'a jamais, jamais été établi une corrélation quelconque entre la présence ou l'absence de la peine de mort dans une législation pénale et la courbe de la criminalité sanglante. On a, par contre, au lieu de révéler et de souligner ces évidences, entretenu l'angoisse, stimulé la peur, favorisé la confusion» dit Robert BADINTER. Par conséquent, cette bataille commencée en 1972 s'achève avec le vote de l'abolition, le 30 septembre 1981. Depuis lors, l'abolition s'est étendue à la majorité des États dans le monde, plus de cent pays. La peine de mort est désormais abolie dans toute l'Europe occidentale. Elle marque un progrès irréversible de l'humanité sur ses peurs, ses angoisses, sa violence.
Juif laïc, discret et pudique, son exemplarité, sens de la Justice, ses grandes intégrité et droiture, ainsi que sa résilience sont un héritage familial. Pendant l’Occupation, son père, arrêté à Lyon par Klaus BARBIE (1913-1991) et mort à Sobibor, et son oncle ayant été déporté, il dira, à 16 ans, «je suis devenu un homme». Robert BADINTER, résidant non loin du Jardin du Luxembourg, est né le 30 mars 1928, à Paris 16ème, de Juifs originaires de la Bessarabie (Russie), Simon BADINTER (1895-1943) et Charlotte ROSENBERG (1899- date de décès inconnue), mariés à Paris le 7 juin 1923. Sa grand-mère maternelle, Idiss (1863-1942), est arrivée en France en 1907. De 1957 à 1965, il est marié à l'actrice Anne VERNON, de son vrai nom, Édith Antoinette Alexandrine VIGNAUD. Fille d’ouvriers, Anne VERNON, avec sa boulimie de lecture, déclare dans son autobiographie «Grâce au ciel j’étais née dans un nid d’amour habité par deux êtres beaux et joyeux» écrit-elle. Ces sept ans de mariage d’amour furent l’occasion pour Robert BADINTER de côtoyer le milieu du cinéma et d’y trouver des clients. Robert BADINTER épouse, en secondes noces, le 1er juillet 1966, à Villennes-sur-Seine (Yvelines), Elisabeth BLEUSTEIN-BLANCHET, une fille d’un publicitaire, Marcel BLEUSTEIN-BLANCHET (1906-1996), qui lui donne trois enfants (Judith, Simon et Benjamin).
Robert BADINTER réalise ses études supérieures aux facultés de Lettres et de Droit de l'université de Paris, où il obtient la licence en lettres en 1947 et la licence en droit en 1948. Il obtient une bourse du gouvernement français pour compléter sa formation aux États-Unis, et obtient en 1949 la maîtrise en arts de l'université Columbia. Revenu en France, il s'inscrit comme avocat au barreau de Paris en 1951 et commence sa carrière comme collaborateur d’Henry TORRES (1891-1966). «Mon père rêvait pour mon frère aîné, très doué pour les études, de l’Ecole normale supérieure. Beaucoup de grands hommes politiques et d’intellectuels en sortaient. Finalement, c’est mon frère qui a repris l’entreprise familiale et moi qui suis devenu professeur de droit. C’était mon ambition. Mais, à l’époque, on ne pouvait pas passer l’agrégation avant 25 ans. J’avais 21 ans et il fallait que je gagne ma vie. C’est ainsi que je suis devenu avocat. Par hasard, pas par vocation. Plus tard, j’ai rencontré mon maître, au sens intellectuel du terme. Ce fut Henry Torrès, grand avocat d’avant-guerre. Je lui dois tout, y compris les valeurs sur lesquelles a reposé ma vie professionnelle. Il m’a inculqué une certaine idée de la justice et du métier d’avocat» dit Robert BADINTER.
Robert BADINTER obtient un doctorat en droit à la faculté de droit de Paris en 1952 avec une thèse sur «Les conflits de lois en matière de responsabilité civile dans le droit des États-Unis». Lauréat du concours d'agrégation de droit en 1965, il devient ainsi maître de conférences, puis occupe des postes de professeur d'université de droit à l'université de Dijon, à celle de Besançon, d'Amiens, avant d'être nommé, en 1974 à l'université Paris I, où il enseigne jusqu'en 1994, date à laquelle il devient professeur émérite. Parallèlement à sa carrière universitaire, il fonde en 1965 avec Jean-Denis BREDIN le cabinet d'avocats «Badinter, Bredin et partenaires», où il exerce jusqu'à son entrée dans le gouvernement en 1981. Il participe à la défense du baron Edouard-Jean EMPAIN après l'enlèvement de celui-ci et exerce autant comme avocat d'affaires (Boussac, talc Morhange, Empain, l'Aga Khan, etc.) que dans le secteur du droit commun.
Lorsqu’il était Garde des Sceaux, Robert BADINTER était impopulaire : «J’étais détesté par une majorité de Français. J’étais devenu l’incarnation du laxisme et le protecteur du crime ! On a même mis une bombe sur le paillasson de mon appartement» dit-il. La reconnaissance est venue bien plus tard. «Ce qui est difficile n’est pas l’impopularité, mais l’hostilité ; on se résigne à ne pas être aimé, être détesté c’est tout autre chose. Juste après avoir aboli la peine de mort et fait voter la loi d’amnistie, lorsque j’allais au restaurant, il y avait généralement des gens à une table proche pour s’exclamer à voix très haute «Ma voisine a encore été cambriolée, cela ne m’étonne pas avec tous ces criminels qu’on a remis en liberté» dit Robert BANDINTER. De nos jours, célébré et adulé par tous comme l’honneur et la conscience de la Gauche, Robert BADINTER a pourtant mis des années à conquérir sa place dans la popularité auprès des Français. Le cardinal Jean-Marie LUSTIGIER (1926-2007), qui recevait la confession des forces conservatrices l’avait prévenu au lendemain de l’abolition : «On ne touche pas à la mort impunément» révèle-t-il dans son ouvrage «les épines et les roses». En fait, depuis la Seconde Guerre mondiale, l'abolition n'a cessé de progresser dans le monde. «A ce moment de mon existence déjà longue, me retournant vers ce qui fut un combat passionné, je mesure le chemin parcouru vers l'abolition universelle. Mais, tant qu'on fusillera, qu'on empoisonnera, qu'on décapitera, qu'on lapidera, qu'on pendra, qu'on suppliciera dans ce monde il n'y aura pas de répit pour tous ceux qui croient que la vie est, pour l'humanité tout entière, la valeur suprême, et qu'il ne peut y avoir de justice qui tue. Le jour viendra où il n'y aura plus, sur la surface de cette terre, de condamné à mort au nom de la justice. Je ne verrai pas ce jour-là. Mais ma conviction est absolue : La peine de mort est vouée à disparaître de ce monde plus tôt que les sceptiques, les nostalgiques ou les amateurs de supplices le pensent» écrit Robert BADINTER dans «Contre la peine de mort», en 2006. L'abolition de la peine de mort trouve son fondement dans les droits de l'homme, dont le premier est le droit à la vie. La Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948 proclame : «Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne».
En septembre 1981, la France était le 35ème État à abolir la peine de mort. Aujourd'hui, sur les 198 États membres des Nations unies, 129 sont abolitionnistes en droit et en fait. L'Europe tout entière, à l'exception de la Biélorussie, a banni la peine de mort. Les protocoles 6 et 13 à la Convention européenne des droits de l'homme interdisent le recours à cette peine inutile, inhumaine et dégradante. L'article 2 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne proclame : «Nul ne sera condamné à mort ni exécuté». Instrument de portée universelle, le deuxième protocole facultatif de 1989 au Pacte international relatif aux droits civils et politiques oblige tout État partie à abolir la peine de mort. Tous les statuts des juridictions pénales internationales, notamment la Cour pénale internationale créée par le Traité de Rome de 1998 pour juger les responsables des crimes contre l'humanité excluent la peine de mort. En dépit de la survivance de la peine de mort dans certains États, notamment la Chine, l'Inde, les États-Unis, la marche vers l'abolition universelle s'avère irréversible. Il existe cependant, des formes déguisées d’application de la peine de mort dans les pays dictatoriaux, à travers des disparitions, le poison, ou des jugements sommaires. Les guerres locales coûteuses et injustes des pays occidentaux contre des pays faibles, sont une application ignominieuse de la loi du Talion. Il est vrai que «la loi du plus fort est toujours la meilleure» disait Jean de la FONTAINE (1621-1695).
Références bibliographiques
1 – Contributions de Robert BADINTER
BADINTER (Robert), «Plaidoirie à l’Assemblée nationale pour l’abolition de la peine de mort» Paris, 17 novembre 1981 ;
BADINTER (Robert), Après l’abolition, Strasbourg, Conseil de l’Europe, 258 pages ;
BADINTER (Robert), BADINTER (Elizabeth), Condorcet, un intellectuel en politique (1743-1794), Paris, Fayard, 2014, 672  pages ;
BADINTER (Robert), Contre la peine de mort, Paris, Fayard, 2006, 330 pages ;
BADINTER (Robert), Idiss, Paris, Fayard, 2019, 240 pages ;
BADINTER (Robert), L’abolition de la peine de mort, Paris, Dalloz, 2007, 224 pages ;
BADINTER (Robert), L’abolition, Paris, Fayard, 2000, 327 pages ;
BADINTER (Robert), L’exécution, Paris, Fayard, 2014, 2334 pages ;
BADINTER (Robert), Les épines et les roses, Paris, Fayard, 2011, 396 pages ;
BADINTER (Robert), LYON-CAEN (Antoine), Le travail et la loi, Paris, Fayard, 2015, 80 pages.
2 – Autres contributions
BARDIAUX-VAIENTE (Marie, Gloris), KERFRIDEN (Malo), L’abolition le combat de Robert Badinter, Paris, Glénat BD, 2019, 128 pages ;
BECCARIA (Cesare), Des délits et des peines, traduit de l’italien par Alessandro Fontana et Xavier Tabet, Paris, Gallimard, 2015, 240 pages ;
CASSIA (Paul), Robert Badinter, un juriste en politique, Paris, Fayard, 2009, 569 pages ;
DREYFUS (Pauline), Robert Badinter à l’épreuve de la justice, Paris, éditions Toucan, 2009, 368 pages ;
HUGO (Victor), Claude Gueux, Paris, EAN, 1995, 96 pages ;
HUGO (Victor), Hans d’Islande, Paris, EAN, 1981, 576 pages ;
HUGO (Victor), Le dernier jour d’un condamné, Paris, EAN, 160 pages ;
FREREJEAN (Alain), Robert et Elisabeth Badinter, Paris, Archipel, 2018, 270 pages ;
VERNON (Anne), Hier, à la même heure, Paris, Acropole, 1988, 222 pages.
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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 16:53
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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 14:58
«Pap N’DIAYE, nommé au Musée national de l’histoire de l'immigration à Paris 12ème» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Pap N’DIAYE, professeur à l’Institut d’études politiques, vient d’être nommé à la tête du Musée national de l’histoire de l’immigration. Le Palais de la Porte d’Orée, ouvert en 2007 et transformé en établissement public unique, a pour ambition de «rassembler, sauvegarder, mettre en valeur et rendre accessible au plus grand nombre l’histoire de l’immigration, pour faire connaître et reconnaître le rôle de l’immigration dans la construction de la France». Cette nouvelle orientation vise à éradiquer un passé lourd de ce lieu qui avait abrité du 6 au 15 novembre 1931 l’exposition coloniale. Les Noirs n’étaient pas à l’époque des citoyens, mais des sujets Français, des indigènes de la République, comme le conçoit la loi actuelle sur le séparatisme. «Depuis le XIXème siècle, l'effort majeur des artistes et intellectuels a été d'inverser le stigmate, de transformer en sujet de fierté ce dont on faisait une honte: le fait d'être noir» dit Pap N’DIAYE. De nos jours, pour Pap N’DIAYE, qui a travaillé sur les questions d’égalité et de lutte contre les discriminations, la «condition noire» désigne «une situation sociale qui n’est celle ni d’une classe, d’une caste ou d’une communauté, mais d’une minorité, c’est-à-dire d’un groupe de personnes ayant en partage l’expérience sociale d’être généralement considérées comme noires» écrit-il dans «la condition noire». Or, les questions raciales, de colonisation ou d’esclavage, sont encore tabous en France, la République, avec son message universel, pourtant obnubilée par l’immigration et l’Islam et ses détails vestimentaires, serait indifférente aux couleurs ; c’est le déni permanent du racisme institutionnel et systémique : «Si l’on veut déracialiser la société, il faudrait commencer par en parler» rétorque Pap N’DIAYE, un membre fondateur du CRAN. Les autres nous renvoient, en permanence, à nos origines ethniques ou à nos croyances religieuses, à travers cette question pernicieuse : «Tu viens d’où ?».
Né le 25 octobre 1965 à Antony, dans les Hauts-de-Seine, dans la proche banlieue parisienne, d'une mère française, professeure de sciences naturelles, et d'un père sénégalais, élève des Ponts et chaussées, Pap N’DIAYE est un spécialiste de la condition noire. Enfant, il passe ses vacances à la ferme de ses grands-parents, dans la Beauce. Son père rentre au Sénégal alors qu’il n’a que deux ans et ne reviendra que dix ans plus tard. «Papa est parti depuis si longtemps que personne n'espère plus son retour. Mais voilà que Papa revient, voilà que Papa exige de rentrer, sûr de son bon droit, dans la vie qu'il a fuie dix ans auparavant. Qui aime encore Papa ? Qui peut prétendre avoir besoin de lui ? Il a les apparences de la richesse et d'une jeunesse improbable. Il resplendit d'un éclat peu commun à Courbevoie. Surtout, il sait ce qu'on lui doit, même si ce n'est pas justifié, et qu'on l'aime encore, qu'on l'aimera toujours» écrit Marie N’DIAYE dans sa pièce, déjà inscrite au répertoire de la Comédie française «Papa doit manger». En effet, sa petite sœur, Marie N’DIAYE, née le 4 juin 1967, à Pithiviers (Loiret) et admiratrice de William FAULKNER (1897-1962), une des grandes voix de la littérature contemporaine française, écrit des romans, des pièces de théâtre, des pièces radiophoniques, des scénarios et des livres d'enfants. Marie N’DIAYE a obtenu le Prix Femina en 2001 pour son roman «Rosie Carpe» et pose ces questions : «Où est ma famille ? Où sont mes enfants ?». Décalé et hanté par une culpabilité insondable, le personnage principal chez Marie N’DIAYE se trouve souvent en butte à l’hostilité d’un monde qui le rejette. Dans une langue musicale, Marie N’DIAYE, une métisse élevée par une mère seule, vivant maintenant entre Berlin et la Gironde, dépeint dans sa contribution littéraire des personnages mobiles, déclassés, sans appartenance et en butte dans le rapport aux autres, à un environnement étrange et menaçant. Ces personnages hors normes finissent par triompher en raison de leur résilience exceptionnelle. Marie N’DIAYE a aussi reçu le Prix Goncourt, en 2009, pour son roman «Trois femmes puissantes». Dans «Trois femmes puissantes», le roman fait des allers et retours entre l'Afrique et la France, c'est la première fois que Marie N’DIAYE en évoquant ses origines sénégalaises ; elle met en scène sa propre géographie familiale. La première héroïne, Norah, vient au Sénégal où son abominable père l'appelle. En fait, c’est à 22 ans, que Marie N’DIAYE a revu son père cours de son premier voyage au Sénégal : «Mon père est rentré en Afrique quand j’avais un an. Je n’ai jamais vécu avec lui. J’ai grandi en banlieue, je suis 100 % française, avec les vacances dans la Beauce... On pense à tort que j’ai la double nationalité, la double culture. Mais je ne suis pas gênée que l’on dise de moi que je suis africaine. J’ai dû voir mon père trois fois et pas depuis au moins vingt ans. Mon vrai père est bien plus insignifiant que dans le roman. Ce n’est pas une figure, mon père, mais un homme terne» dit-elle. Par conséquent, les N’DIAYE, un patronyme également de ma mère, sont une famille en or, comme il y en a beaucoup d'autres dans ce pays qu'on continue de calomnier et vilipender, à tort. Il y a des pépites d'Or dans cette France multicolore. Pap N’DIAYE en est la parfaite illustration.
Maitre de conférences, Pap N’DIAYE a longtemps enseigné aux États-Unis. La première fois que je le rencontrais c'était au Collège de France avec le triomphe d'Alain MABANCKOU, professeur d'université également aux Etats-Unis. J'ai comme l'impression, pour les racisés en France, pour être reconnu dans ce pays, il faudrait d'abord traverser l'Atlantique à la nage.
En tout cas, il est urgent que des chairs d'études africaines fleurissent en France, comme aux États-Unis. La question du bien-vivre ensemble passe, non pas par des lois ségrégationnistes comme la loi sur le séparatisme, mais par une étude minutieuse du multiculturalisme et de la citoyenneté. Comment on doit-on apprendre à vivre ensemble, en encourageant à tous les lieux de décisions, au lieu de les enfoncer, toutes les personnes méritantes, comme le professeur Pap N’DIAYE ?
Une démocratie sans partage du pouvoir est une escroquerie. Les racisés aspirent comme les autres au bonheur, à l’égalité réelle, la visibilité et à la représentativité dans tous les lieux de décision. «Le «génie français» cache souvent un universalisme chauvin, d'homme, blanc, hétérosexuel. Il y a une double volonté d'invisibilité et de visibilité chez les personnes issues de l'immigration. Elles veulent être invisibles face aux institutions et reconnues pour leur apport culturel à ce qui fait la France» dit Pap N’DIAYE. Le professeur Pap N’DIAYE est un historien et sociologue rigoureux ; je me réjouis donc pleinement de sa promotion et lui adresse mes vœux de plein succès.
Jusqu'ici, la diversité telle que la conçoit le président MACRON est une diversité alibi, pour mettre de la couleur par saupoudrage. Tous les députés noirs promus à l'assemblée ont été bâillonnés, marginalisés, humiliés et vilipendés, sans avoir les moyens de leurs ambitions. Bref, la Macronie et ses élus issus de la diversité, c’est encore la célébration de l’esprit de la «Case de l’Oncle Tom».
Pap N’DIAYE siège au comité scientifique de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage. On sait aussi que dans son «Et en même temps» le président MACRON envisage de célébrer en grande pompe cette année le bicentenaire de la mort de Napoléon ; celui-là justement qui avait rétabli l'esclavage. Le chef de l’Etat, qui avait déclaré à Alger, le temps d’un voyage, que la colonisation est un «crime contre l’Humanité», refuse également de déboulonner les statues des colonialistes et des esclavagistes. Tout est communication !
Par conséquent, quelle marge de manœuvre aurait le professeur Pap N’DIAYE au musée national de l'immigration, lui qui connaît bien les questions de discrimination et de citoyenneté ?
Mes souhaits les plus ardents c'est que tous les talents de ce pays, comme Omar SY, Mory et bien d'autres, puissent pleinement s'exprimer, pour un bien-vivre ensemble dans le respect mutuel. Celui qui perce ne doit pas se contenter de dire, égoïstement, «je suis le premier noir à avoir été nommé à ce poste», mais faire en sorte que son bon exemple fasse tâche d’huile. Ne jamais oublier d’où on vient. Le professeur Pap N’DIAYE compte bien faire du Musée national de l’histoire de l’immigration, «un lieu où l’on s’écoute sur un sujet politique par excellence. J’y vois la possibilité de mêler recherche scientifique et engagement civique, monde universitaire, associatif et grand public. Je voudrais que ce lieu accueille, de manière calme et apaisée, la réflexion de la recherche et les débats qui traversent la société» dit Pap N’DIAYE, dans ses engagements.
En tout cas, je renouvelle mes vœux de plein succès à Pap N’DIAYE, un enseignant rigoureux et méritant.
Indications bibliographiques
N’DIAYE (Pap) et autres, «Les Noirs de France : une invention utile ?», Esprit, n°335, juin 2007, pages 86-98 ;
N’DIAYE (Pap), «Pour une histoire des populations noires en France, préalables théoriques», Mouvement social, n°213, octobre-déc. 2005, pages 91-108 ;
N’DIAYE (Pap), DIAMOND (Andrew), Histoire de Chicago, Paris, Fayard, 2013, 450 pages ;
N’DIAYE (Pap), Du nylon et des bombes : du Pont de Nemours, le marché et l’Etat américain, 1900-1970 , Paris, Belin, 2001,  390 pages ;
N’DIAYE (Pap), La condition noire : essai sur une minorité française, Paris, Calmann-Lévy, 2008, 440 pages ;
N’DIAYE (Pap), Les Noirs américains : en marche pour l’égalité, Paris, Gallimard, 2009, 159 pages ;
N’DIAYE (Pap), MADINIER (Louise), Le modèle Noir de Géricault à Matisse, la chronologie, Paris, Musée d’Orsay, 2019 95 pages ;
BOUYACOUB (Asma), L’enfant originel et original chez Violette Leduc et Marie N’Diaye, Université de Toulouse Mirail, Toulouse II, 2019,  418 pages ;
N’DIAYE (Marie), Rosie carpe, Paris, éditions de Minuit, 2001, 344 pages ;
N’DIAYE (Marie), Papa doit manger, Paris, éditions de Minuit, 2003, 96 pages ;
N’DIAYE (Marie), Trois femmes puissantes, Paris, Gallimard, 2009, 320 pages.
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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 09:59
«Sénégal : l’opposant Ousmane SONKO et sa masseuse, une image de chevalier blanc sérieusement écornée» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Un fait divers au Sénégal, alimente la chronique. L’opposant, Ousmane SONKO, accusé d’un viol avec menace d’une arme, par sa masseuse (Mme Adji SARR), met à feu et à sang, la ville de Dakar, au motif prétendu qu’il s’agirait d’une instrumentalisation politique. Convoqué par la Gendarmerie, M. Ousmane SONKO, dans une stratégie victimaire a refusé de coopérer avec la Justice, pour ses fréquentations douteuses.
M. Ousmane SONKO a même reçu les Ou de M. Khalifa Ababacar SALL, ancien maire de Dakar, destitué de ses fonctions, pour détournements de deniers publics, et de M. Barthélémy DIAS, celui-là même, un putschiste, qui avait attaqué le siège du Parti socialiste. Il est aussi appuyé par un insulteur virulent du chef de l’Etat, Assane DIOUF. Ce comité de soutien ressemble, à s’y méprendre, à une association de malfaiteurs. Ces opposants en réalité ne versent que des larmes de crocodile en venant soutenir Ousmane SONKO en grave difficulté en raison de sa bévue, ils veulent aussi dans une certaine mesure l'enfoncer afin de récupérer une partie de sa clientèle politique.
M. Ousmane SONKO reconnaît avoir fréquenté, régulièrement, cette masseuse, mais nie l'accusation de viol. Pourtant les Sénégalais ont le droit de savoir la vérité concernant un opposant aspirant, très légitimement, à de hautes fonctions. Par conséquent, si l’on s’en tient aux faits qui sont têtus, le chef de l’Etat n'a rien à voir avec cette affaire ne concernant que M. Ousmane SONKO et sa masseuse.
Maitre Abdoulaye WADE, en dépit de ses précautions oratoires, un ami qui lui veut du bien, soutient Ousmane SONKO comme la corde soutient un pendu. Ousmane SONKO dit-il en substance a «manqué de prudence» et son «inexpérience» l'a piégé. C'est plus une condamnation qu'un appui.
C’est quoi donc le problème ?
S’il s’agissait d’une relation sexuelle, tarifée, entre adultes consentants, je ne vois plus dans ce cas où est la difficulté. Au Sénégal, pays musulman dans son écrasante majorité, la liberté sexuelle existe de très longue date. Commencée d’abord dans les villes, cette grande tolérance et cette liberté sexuelle se sont étendues maintenant dans les campagnes, même les plus lointaines. Dans mon Fouta-Toro, très conservateur et féodal, les relations sexuelles hors ou avant mariage sont, de nos jours, monnaie courante ; on exige plus de certificat de virginité. Au Sénégal, seule la situation des Gays et Lesbiennes reste encore un tabou entouré de graves discriminations. Par conséquent, il existe dans notre cher Sénégal, une grande dose d’hypocrisie, pour tout ce qui concerne le sexe. En effet, et à bien des égards, certains salons de massage à Dakar, ressemblent, à s'y méprendre, à des maisons closes. Il suffit de consulter leurs annonces, qui sont publiques, pour s’en convaincre. La communauté chinoise, fortement maintenant implantée au Sénégal, a contaminé les mœurs sénégalaises.
S’il s’agit de l’instruction d’une plainte pour viol avec menace d’une arme, il appartient à la Justice d’instruire à charge, comme à décharge, dans le respect strict de la présomption d’innocence, le dossier en cours. Or, aussi au lieu de s'expliquer devant la Justice, pour laver son honneur, M. Ousmane SONKO est devenu, un insurrectionnel, en saccageant la ville de Dakar, pour une affaire privée. L’immunité parlementaire et la position victimaire d’opposant autorisent-t-elles tout ? Jusqu’ici, M. Ousmane SONKO cultivait l’image d’un chevalier blanc, un homme intègre, intransigeant et au-dessus de tout soupçon. Serait-il pour autant au-dessus des lois ?
En tant qu’opposant, maître Abdoulaye WADE avait recommandé à M. Ousmane SONKO de faire attention «là où il pose les pieds, d’amener sa femme quand il part en voyage. Je pense que si Sonko avait respecté ses conseils tout cela ne serait pas arrivé» dit l’ancien président du Sénégal.
Finalement, dans sa mauvaise gestion de la crise, et dont est maintenant tenue à témoin l’opinion publique mondiale, l'image de rectitude morale de M. Ousmane SONKO est sérieusement écornée ; il est mis en cause par une masseuse qu'il reconnaît avoir fréquentée. La politique n’a rien à voir cela ; c’est une affaire purement privée. S’il estime que sa masseuse a menti, M. Ousmane SONKO aurait pu porter plainte contre elle pour dénonciation calomnieuse ; ce qu’il n’a pas encore fait, à ma connaissance.
L’argument, dans cette affaire, que tout serait politique, me paraît, à ce stade, trop court, léger et peu convaincant. Pour autant, je suis fondamentalement attaché à la présomption d'innocence ; sans crier à une nouvelle affaire D.S.K., si M. Ousmane SONKO n'a rien à se reprocher, il faudrait qu'il aille s'en expliquer devant la Justice, afin de laver son honneur, au lieu de brûler Dakar. C’est la moindre des choses que l’on attend d’un responsable politique.
A la suite d’une requête adressée au Président de l'Assemblée nationale, M. Moustapha NIASSE, les membres du bureau de ce parlement se réuniront, pour ce 11 février 2021. Par la suite, la procédure sera longue : le Bureau doit approuver la procédure de levée d’immunité, puis une commission «ad hoc» de onze membres doit être formée, et enfin M. Ousmane SONKO va être entendu avant qu’une décision ne soit prise en Assemblée plénière.
Paris, le 9 février 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 09:59
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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 11:02
«Amanda GORMAN et son poème, "The Hill We Climb” (La colline que nous gravissons), fragilité et éloge de la démocratie, dans l'unité nationale» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
Amanda GORMAN, choisie par Mme Jill BIDEN, a fait sensation lors de l’Inauguration Day de Joe BIDEN du 20 janvier 2021, avec son poème, «The Hill We Climb» (Le colline que nous gravissons). Il y avait là de grosses pointures comme Lady Gaga et Jennifer LOPEZ, mais Amanda GORMAN les a toutes éclipsées.
Son poème fait référence à la colline au «Capitol Hill», siège du parlement américain qui a fait l’objet, à l’instigation de Donald TRUMP, d’une attaque sans précédent de suprémacistes blancs contre la démocratie américaine. «La démocratie peut être temporairement supplantée, mais jamais définitivement défaite» martèle Amanda GORMAN. La procédure de destitution contre l’ex-président américain, Donald TRUMP, s’ouvre le mardi 9 février 2021. Le thème général de la commande de ce poème est l’unité, l’Amérique ayant confrontée à de profondes divisions pendant le mandat de quatre années de Donald TRUMP :  “L'Amérique est en désordre. Nous sommes encore aux prémices de ce que nous pouvons devenir. Et je dois mentionner cela dans le poème. Je ne peux ni l’ignorer ni l’effacer. J'ai donc rédigé un poème inaugural qui évoque ces cicatrices et ces blessures. Espérons que cela nous poussera à les guérir», dit-elle au «Los Angeles Time”. La démocratie reste fragile, et n’est jamais définitive acquise ; il faudrait la défendre et la protéger. «Nous allons transformer ce monde blessé en un autre, merveilleux. Il y a toujours de la lumière si nous sommes assez courageux pour la voir» chante Amanda GORMAN. Ce message s'adresse aussi aux abstentionnistes en France aux différentes élections, compte du rétablissement du Code de l’Indigénat par la Macronie.
Depuis lors, Amanda GORMAN s’est produite au «Super Bowl de 2021», le plus grand événement sportif de l’année aux Etats-Unis. Amanda GORMAN y a rendu hommage aux trois «capitaines honorifiques», une infirmière gestionnaire, un enseignant et un vétéran, qui ont présidé, le 7 février 2021, à la demande de la Ligue nationale de football (NFL), le tirage au sort entre les deux équipes finalistes, les Buccaneers de Tampa Bay et les Chiefs de Kansas City.
Née le 7 mars 1998 à Los Angeles, Amanda GORMAN et sa sœur jumelle Gabrielle, ont été élevées par une mère célibataire, professeure d'anglais au collège public. Engagée en faveur de la lutte féministe, la lutte contre son bégaiement, le racisme et les oppressions ou encore la justice sociale, Amanda GORMAN a remporté son premier prix de poésie à l'âge de 16 ans. Puis, à 19 ans, elle a remporté le prix de «meilleure jeune poète» des États-Unis avec le poème «The Gathering Place», pendant ses études de sociologie à l'université Harvard. Amanda GORMAN a de l’avenir et entend continuer à nous étonner et émouvoir «Je ne suis pas la foudre que frappe une fois. Je suis l'ouragan qui survient chaque année, et vous pouvez vous attendre à me revoir bientôt» dit-elle à «Time Magazine».
A travers cette brillante prestation au Capitol Hill, la puissance de ses vers et de son phrasé mêlant slam et rap, Amanda GORMAN a brisé le plafond de verre, et gravi «la Montagne raciale» (The Racial Mountain) et est en voie de marcher sur les traces du grand poète noir américain, Langston HUGHES (1902-1967). J’étais à Washington, ce 20 janvier 1993, quand Maya ANGELOU, s’est produite à l’investiture de Bill CLINTON. La première phrase d’un poème, «On The Pulse of Morning» (Sous l’impulsion du matin) devenu depuis un classique de la littérature américaine, est, ce jour-là récité par Maya ANGELOU (1928-2014), drapée dans un long manteau bleu, sur les marches du Capitole. Après des années de conservatisme, l’arrivée de Bill CLINTON, à mon sens, le 1er président Noir des Etats, est considérée par Maya ANGELOU, comme l’aube d’une nouvelle ère, pleine d’espoir : «Ici, sous l’impulsion de ce nouveau jour, vous pouvez avoir la grâce de regarder droit devant. Et dans les yeux de votre sœur, dans le visage de votre frère, de votre pays. Et dire simplement, très simplement avec espoir : Bonjour» dit-elle.
Le poème d’Amanda GORMAN, «The Hill we Climb», est une prière ardente à la réconciliation, un hymne à l’espoir, un appel à des matins glorieux : «Nous allons transformer ce monde blessé en un autre, merveilleux, sans nier les défis du présent. Il y a toujours de la lumière si nous sommes assez courageux pour la voir» dit Amanda GORMAN. «Un jour vient où l’on se demande où trouver la lumière dans cette ombre sans fin ? Ces défaites que nous portons, une mer dans laquelle nous devons nous débattre. Nous avons bravé les entrailles de la bête. Nous avons appris que le calme n’est pas toujours la paix. Les normes et les notions de ce qui est juste ne sont pas toujours la justice... Et pourtant, l’aube s’est levée avant que nous le sachions, d’une manière ou d’une autre, nous avons survécu et avons été témoins d’une nation qui n’est pas brisée, mais simplement inachevée» scande-t-elle. Le poème se termine sur la promesse qu’une «nouvelle aube fleurit».
«The Hill we Climb», un texte riche que les étudiants en langue anglaise devraient scruter, finement, avec son riche vocabulaire.
«La colline que nous gravissons»
Le jour venu, nous nous demanderons :
"Où pouvons-nous trouver la lumière dans cette ombre sans fin ?"
La perte que nous subissons,
Est une mer dans laquelle il faut patauger,
Nous avons bravé le ventre de la bête,
Nous avons appris que le calme n'est pas toujours la paix,
Et que les normes et les notions
de ce qui est juste
ne sont pas toujours la justice.
Et pourtant, l'aube est à nous
avant que nous ne le sachions.
D'une manière ou d'une autre, nous y arrivons,
D'une manière ou d'une autre, nous avons survécu et nous avons été témoins
Dans une nation qui n'est pas brisée
mais simplement inachevée.
Nous, les successeurs d'un pays et d'une époque,
Où une fille noire mince
descendante d'esclaves et élevée par une mère célibataire
peut rêver de devenir présidente
seulement en se trouvant à réciter pour un président.
Et oui, nous sommes loin d'être polis,
loin d'être vierge,
mais cela ne signifie pas que nous nous
efforçons de former une union parfaite.
Nous nous efforçons de forger une union avec des objectifs
Pour composer un pays engagé vis-à-vis de toutes les cultures, couleurs, caractères et
conditions de l'homme.
Nous levons donc les yeux, non pas sur nos différends,
mais ce que nous avons devant nous.
Nous comblons le fossé parce que nous savons, que pour mettre notre avenir en premier,
nous devons d'abord mettre nos différences de côté
Nous déposons les armes
pour que nous puissions tendre les bras
vers les autres
Nous ne voulons de mal à personne et voulons l'harmonie pour tous
Que le monde entier, au moins, dise que c'est vrai :
Que même si nous avons fait notre deuil, nous avons grandi
Que même si nous souffrions, nous espérions
Que même si nous étions fatigués, nous avons essayé
Que nous serons à jamais unis, victorieux
Non pas parce que nous ne connaîtrons plus jamais la défaite
mais parce que nous ne sèmerons plus jamais la division.
L'Écriture nous dit d'envisager
que chacun s'assoit sous sa propre vigne et son propre figuier
Et personne ne leur fera peur
Si nous voulons être à la hauteur de notre propre époque
Alors la victoire ne sera pas dans la lame de l'épée
Mais dans tous les ponts que nous avons créés.
C'est la clairière promise,
La colline que nous gravissons,
Si seulement nous osions...
C'est parce qu'être américain est plus qu'une fierté dont nous héritons,
c'est le passé dans lequel nous entrons
et comment nous le réparons.
Nous avons vu une force qui allait briser notre nation
plutôt que la partager.
Elle détruirait notre pays si cela signifiait retarder la démocratie
Et cet effort a presque réussi.
Mais si la démocratie peut être périodiquement retardée
elle ne peut jamais être définitivement défaite
Dans cette vérité.
Nous avons confiance à cette croyance
Car tant que nous avons les yeux tournés vers l'avenir
l'histoire a les yeux sur nous.
C'est l'ère de la rédemption juste
Nous avons craint sa création,
Nous ne nous sommes pas sentis prêts à être les héritiers
d'une période aussi terrifiante
mais en son sein, nous avons trouvé le pouvoir
pour écrire un nouveau chapitre
Pour nous offrir de l'espoir et du rire.
Alors qu'une fois nous avons demandé,
Comment pourrions-nous surmonter une catastrophe ?
Nous affirmons maintenant
Comment la catastrophe pourrait-elle nous dominer ?
Nous ne reviendrons pas à ce qui était
mais nous nous déplaçons vers ce qui sera
Un pays meurtri mais entier,
bienveillant mais audacieux,
fier et libre
Nous ne ferons pas demi-tour
et ne serons pas interrompu par des actes d'intimidation
parce que nous savons que notre inaction et notre inertie
serait l'héritage de la prochaine génération.
Nos erreurs deviendraient leurs soucis.
Mais une chose est sûre :
Si nous fusionnons la miséricorde avec la force,
et la puissance avec le droit,
alors l'amour deviendra notre héritage
et changera le droit de naissance de nos enfants.
Laissons donc derrière nous un pays
meilleur que celui qui nous a été laissé.
À chaque souffle de notre poitrine,
nous ferons de ce monde blessé un monde merveilleux
Nous nous élèverons des collines aurifères de l'ouest,
nous nous élèverons à partir du nord-est balayé par les vents
où nos ancêtres ont d'abord réalisé la révolution.
Nous nous élèverons à partir des villes des états du centre-ouest bordant les lacs,
nous nous élèverons du sud ensoleillé.
Nous allons reconstruire, réconcilier et récupérer
et dans tous les recoins connus de notre nation et
chaque recoin qui fait partie de notre pays,
notre peuple divers et beau émergera,
malmené et beau.
Quand le jour viendra, nous sortirons de l'ombre,
enflammé et sans peur.
L'aube nouvelle s'épanouit au fur et à mesure que nous la libérons
Car il y a toujours de la lumière,
si seulement nous sommes assez courageux pour le voir,
Si seulement nous sommes assez courageux pour l'être.
«The Hill We Climb»
When day comes we ask ourselves,
where can we find light in this never-ending shade?
The loss we carry,
a sea we must wade
We've braved the belly of the beast
We've learned that quiet isn't always peace
And the norms and notions
of what just is
Isn’t always just-ice
And yet the dawn is ours
before we knew it
Somehow we do it
Somehow we've weathered and witnessed
a nation that isn’t broken
but simply unfinished
We the successors of a country and a time
Where a skinny Black girl
descended from slaves and raised by a single mother
can dream of becoming president
only to find herself reciting for one
And yes we are far from polished
far from pristine
but that doesn’t mean we are
striving to form a union that is perfect
We are striving to forge a union with purpose
To compose a country committed to all cultures, colors, characters
and conditions of man
And so we lift our gazes not to what stands between us
but what stands before us
We close the divide because we know, to put our future first,
we must first put our differences aside
We lay down our arms
so we can reach out our arms
to one another
We seek harm to none and harmony for all
Let the globe, if nothing else, say this is true:
That even as we grieved, we grew
That even as we hurt, we hoped
That even as we tired, we tried
That we’ll forever be tied together, victorious
Not because we will never again know defeat
but because we will never again sow division
Scripture tells us to envision
that everyone shall sit under their own vine and fig tree
And no one shall make them afraid
If we’re to live up to our own time
Then victory won’t lie in the blade
But in all the bridges we’ve made
That is the promised glade
The hill we climb
If only we dare
It's because being American is more than a pride we inherit,
it’s the past we step into
and how we repair it
We’ve seen a force that would shatter our nation
rather than share it
Would destroy our country if it meant delaying democracy
And this effort very nearly succeeded
But while democracy can be periodically delayed
it can never be permanently defeated
In this truth
in this faith we trust
For while we have our eyes on the future
history has its eyes on us
This is the era of just redemption
We feared at its inception
We did not feel prepared to be the heirs
of such a terrifying hour
but within it we found the power
to author a new chapter
To offer hope and laughter to ourselves
So while once we asked,
how could we possibly prevail over catastrophe?
Now we assert
How could catastrophe possibly prevail over us?
We will not march back to what was
but move to what shall be
A country that is bruised but whole,
benevolent but bold,
fierce and free
We will not be turned around
or interrupted by intimidation
because we know our inaction and inertia
will be the inheritance of the next generation
Our blunders become their burdens
But one thing is certain:
If we merge mercy with might,
and might with right,
then love becomes our legacy
and change our children’s birthright
So let us leave behind a country
better than the one we were left with
Every breath from my bronze-pounded chest,
we will raise this wounded world into a wondrous one
We will rise from the gold-limbed hills of the west,
we will rise from the windswept northeast
where our forefathers first realized revolution
We will rise from the lake-rimmed cities of the Midwestern states,
we will rise from the sunbaked south
We will rebuild, reconcile and recover
In every known nook of our nation and
every corner called our country,
our people diverse and beautiful will emerge,
battered and beautiful
When day comes we step out of the shade,
aflame and unafraid
The new dawn blooms as we free it
For there is always light,
if only we’re brave enough to see it
If only we’re brave enough to be it.
 
Paris, le 9 février 2021, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Amanda GORMAN et son poème, "The Hill We Climb” (La colline que nous gravissons), fragilité et éloge de la démocratie, dans l'unité nationale» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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