Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • Contact

Recherche

4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 15:28
Partager cet article
Repost0
3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 20:28
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
Kylian M’BAPPE a été insulté à travers un faux compte de Twitter. Celui qui se dit «Christophe JOLAIN» a volé la photo de M. Marcin JABLONSKI. Si compte est apparemment truqué, celui qui se cache sous nom de Christophe JOLAIN, a bien twitté le 29 juin 2021, à 12 h 26 : «Kylian M’Bappé, ce sale nègre, mérite se de prendre une centaine de coups de fouets et se vendre en Libye ; ce négro ne mérite pas la République française. Direction le Cameroun ou les champs de coton, pour ce sale négro des champs, même pas capable d’être nègre de maison». Quand on lit ce texte, apparemment avec une rhétorique d’une organisation politique structurée, on se rend compte que, depuis quelques temps, la fachosphère agit, de façon dissimulée et frauduleuse, pour brouiller les pistes. Au lieu d’assumer, les fachos préfèrent la clandestinité et la lâcheté, comme dans les attaques contre les députés Laetitia AVIA et Joseph M’BAYE. En tout cas, si ce prétendu «Christophe JOLAIN» avait insulté une autre communauté, son compte serait immédiatement clôturé, une enquête menée, il serait recherché activement et condamné pénalement, rapidement. Comme par hasard, les indignations sélectives n’appellent pas à manifester à la Place de la République. Et silence radio, comme ces 52 personnes mortes cramées à Paris, dans les années 80. Aussi, ces attaques anonymes et peu courageux à l’encontre le footballeur, M. Kylian M’BAPPE, ont suscité une forte indignation de la part de certaines personnes dont Harry ROSELMACK, Sonia ROLLAND et Hélène SY : «Chers Kylian, chers Bleus, représenter, servir son pays, c’est aussi représenter des ingrats et des salauds. Cela fait partie de la noblesse de la tâche» écrivent-ils.
La libération de la parole raciste est devenue un fonds de commerce, non seulement pour l’extrême-droite, mais aussi pour bonne une partie des organisations politiques traditionnelles. On l’a vu aux régionales, et notamment en Ile-de-France, où la campagne électorale a été menée sur le thème de la sécurité, un domaine n’étant pas des compétences fondamentales de la région. Le projet de loi sur le séparatisme, l’intolérance à l’égard des retraités (bientôt la retraite à 64 ans), des chômeurs, des personnels soignants et des étudiants étrangers, s’inspirent aussi de ces idées nauséabondes. Pourtant, le racisme n'est une opinion, mais un délit. Si on peut insulter, impunément Mme Christiane TAUBIRA, Mme Danièle OBONO, Mme Assa TRAORE, Mme Maboula SOUMAHORO, Mme Rokia DIALLO, le professeur Achille M’BEMBE, M. Lilian THURAM, et condamner M. Franco LOLLIA pour avoir badigeonné une statue d'un esclavagiste, reconnaître le Rassemblement National comme parti légal et légitime, tolérer les insultes d'Éric ZEMMOUR qui a maintenant des ambitions présidentielle, tout cela ce n'est pas seulement que de la faute aux autres. J’ajouterai à cette liste, qui commence à être fastidieuse, des membres ou dignitaires noirs de la République en Marche (Joseph M’BAYE, Laetitia AVIA, Sibeth N’DIAYE). Les fachos insultent, calomnient et discréditent ; enfin de compte, même les gens ordinaires, abusés et intoxiqués, finissent par dire : «mais ils ont raison !».
Kylian M'BAPPE, vedette au P.S.G., qui avait été encensé en 2018, en qualité de champion du monde, est maintenant lynché, avec notre grande lâcheté. Chacun détourne la tête, jusqu'à ce que son tour arrive. On doit avoir peur de haïr, d’être injuste avec les autres. Quand on réclame l’égalité, la fraternité le respect et la justice, on est libéré de toute peur. Apprenons donc à refuser l'inacceptable, par les moyens encore légaux, avant qu'il ne soit, un jour, trop tard !
Je le redis, calmement, tant qu'on est encore en démocratie, la meilleure façon de se battre pour ses droits et sa dignité, c'est la carte électorale. Une bonne partie de classe politique est pourrie, mais les politiciens, attachés à leurs privilèges, ne respectent que ceux qui votent et adoptent une démarche citoyenne. Or, les racisés se réfugient dans l'abstention électorale, sont divisés, éparpillés, peu organisés et ne s'attachent souvent qu'à des débats futiles ou à leur petite soupe.
Dans ce pays des droits de l'homme avec son message universel, on se permet d'attaquer uniquement les racisés sur leurs origines ethniques cette fois-ci à visage découvert. Le Rassemblement national est légalisé et légitimé. L'odieux Éric ZEMMOUR qui nous insulte chaque jour dans une chaîne de la Françafrique s'apprête à se présenter aux élections présidentielles. Pourquoi nous racisés on ne se bat pour le terrain électoral et citoyen afin de faire respecter notre dignité ?
Il y a quelque chose qui ne va pas en nous si l'on se borne à des commentaires sans voter et sanctionner tous les partis lepénisés ?
Par conséquent, le respect se mérite. Aussi, j’ai demandé à Mme Anne HIDALGO, si elle se présente à la présidentielle, et si elle est élue, une Maison d’Afrique à Paris, pour en faire un haut lieu du bien-vivre ensemble. Bien des racisés, de bonne foi, pensent que la politique se réduit aux mensonges et aux combines. Pour ma part, la Politique, au sens noble du terme, c’est la poursuite du bonheur et de l’égalité réelle. Les racisés que l’on égare souvent à travers de faux débats, devraient se recentrer les vrais enjeux. La Politique, c’est la poursuite du Bonheur pour chacun, et donc c’est une question éminente de partage du gâteau. Les racisés ne seront de vrais citoyens, que s’ils accèdent aux lieux de décisions politiques, économiques et culturels, pour faire entendre leur voix, et échapper ainsi au Code de l’Indigénat. Faisons donc entendre, démocratiquement, calmement, mais fermement, notre voix, notamment aux présidentielles d’avril 2022, pour nous faire respecter !
Nous avons le pouvoir de les virer. Les Américains l’ont fait et l’équipe BIDEN-HARRIS est en train de faire un bon travail. Je n’imagine pas un seul instant la situation du monde et de l’Amérique, si Donald TRUMP, le complotiste, le négrophobe, islamophobe et misogyne était réélu. Assénons une autre claque retentissante, aux présidentielles de 2022, à toutes les organisations lepénisées ; ce serait salutaire pour la démocratie française qui est en train de prendre de l’eau.
Par ailleurs, je le dis souvent, mes publications, dont celles-ci, disparaissent pendant plusieurs minutes. Je l'ai signalé à plusieurs reprises à Facebook sans réponse. Je crois que ne sommes pas en Chine ou en Russie. J'exprime mes opinions, et je ne suis ni un séparatiste, ni un terroriste, mais un modeste citoyen, un lutteur dans l’arène, appelant au bien-vivre ensemble, mais dans le respect mutuel. Pourquoi donc cette censure et ce contrôle dictatorial de mes postes, quand d'autres nous insultent, impunément, à longueur de journée, dans certains médias ? Trop, c'est trop !
Je vais saisir la Commission informatique et libertés ainsi que la Défenseure des droits contre cette censure et ce harcèlement moral.
Paris, le 3 juillet 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
«Kylian M’BAPPé : Pourquoi ce racisme institutionnel et systémique ne concernant que les racisés ?» - http://baamadou.over-blog.fr/
Partager cet article
Repost0
3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 20:26
Partager cet article
Repost0
2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 12:22
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
William FAULKNER, Prix Nobel de littérature en 1949, pour «sa puissante et indépendante contribution artistique», issu d’une classe moyenne déclassée s’identifiant à la haute société, a sublimé un ordre ancien : le Sud ségrégationniste antebellum vaincu, mais nostalgique d’un passé révolu. «Nous qui sommes nés dans le Mississippi, qui y avons vécu simplement parce nous aimions le Mississippi, ses mœurs et ses coutumes, son sol et ses gens ; nous qui, pour cet amour, nous avons été prêts pour défendre nos mœurs et coutumes contre les étrangers dont nous pensions qu’ils ne nous comprenaient pas, nous devions craindre d’avoir eu tort» dit William FAUKLNER. Issu d’une vieille famille de propriétaires terriens ruinée par la Guerre de Sécession, la contribution littéraire de William FAULKNER, avec une puissance et une netteté de ses récits, décrit un Sud conservateur, aristocratique et agricole, ainsi qu’une rancune à l’égard du Nord du melting-pot vainqueur, plus libéral et plus tolérant à l’égard des Noirs. Homme enraciné dans un Sud rural, sécessionniste vaincu, la persistance de l’échec et du châtiment domine sa contribution littéraire. En effet, William FAULKNER «est confronté à la contrition du Sud, résultat historique de l’esclavage, mais avec un sentiment de remords, avec lequel un Sudiste des temps modernes ne peut échapper, puisqu’il partage encore le racisme de sa région, et participe à la ségrégation et à l’exploitation de la race noire» écrit Gwendolyne CHABRIER. Les écrits de William FAULKNER témoignent, avant tout, d’une merveilleuse langue inspirée du dialecte des Noirs, aussi belle que spectrale, gothique, biblique et sensuelle à souhait. En effet, la création littéraire de FAULKNER est majestueuse, absconde et déroutante, mais d’une très haute valeur esthétique, tout aussi géniale que démoniaque. En effet, les personnages de William FAULKNER ont «une qualité et une vérité humaines qui nous touchent plus profondément que l’exotisme de leur milieu» écrit Valérie LARBAUD, dans la préface de «Tandis que j’agonise».
Dans ses romans, William FAULKNER, le puritanisme, la fatalité et l’impuissance de l’esclave sont des données constantes. Le Sud, c’est un «monde inégal, puissant, sauvagement personnel, non sans vulgarité parfois. Monde où l’homme n’existe qu’écrasé. Il y a un Destin dressé, derrières tous ces êtres différents et semblables. Une obsession intense broie en les heurtant ses personnages, sans qu’aucun d’eux ne l’apaise. La fascination, la plus profonde, celle de l’artiste, tire sa force de ce qu’elle est à la fois l’horreur, et la possibilité de la concevoir» écrit André MALRAUX (1901-1976), dans la préface de «Sanctuaire». L’univers de FAULKNER, trop souvent vicieux, dépravé, décadent, corrompu, et surtout violent, est empreint d’une vision déformée de la réalité, l’homme étant souvent en conflit avec lui-même et son époque. «William Faulkner est un créateur de mythes, non un romancier naturaliste. Il ne retient des éléments du réel que ceux qui entrent dans la construction de ce fantastique monument de tristesse et d’horreur. Le monde de Faulkner est un monde sans rédemption, une tragédie-comédie de la mort et de l’échec, gouverné, le plus souvent par des ratés haineux et des fous sadiques. Le complexe du viol et de la castration qui tient une si grande place» écrit Marcel BRION. William FAULKNER, dans ses romans, relate les médiocrités quotidiennes, les exactions, les malédictions, la fatalité, les tares biologiques ou sociales, l’idiotie, le puritanisme et de monstrueuses violences, comme la castration, le viol, l’inceste, le racisme, l’esclavage et le lynchage, mais aussi les beuveries des chasseurs, ainsi que leur extraordinaire misogynie.
Dans le Sud, les femmes blanches, soumises et craintives, partagent le sort des Noirs, tentatrices et procréatrices, mais faisant partie du décor, elles sont absentes des lieux de décision et de cogitation. «Aucune des femmes, noires ou blanches, ne se plaint, même au paroxysme de la plainte et du désespoir. Dans ce malheur généralisé, le malheur est leur lot» écrit Edouard GLISSANT (1928-2011). Ainsi, le personnage de Miss Burden, dans «Lumière d’août», incarne une femme lascive, nymphomane dotée d’un instinct de dissimulation et d’une folie destructrice pour concevoir, de façon diabolique, le Mal. «Là où la femme blanche est souvent désemparée, sotte et futile, la femme noire prend le relais ; elle est la mère et la nourrice, le refuge et la continuité» écrit Jeanne BRUNSCHWIG dans «William FAULKNER et ses Noirs».
La grandeur de William FAULKNER réside «non seulement dans sa capacité à transformer des images sombres et tragiques en images de la sensibilité et du désir, mais aussi dans sa capacité à faire que la mortifiante insatisfaction serve les objectifs de la vie» écrit David MINTER, un de ses biographes. Le Sud ségrégationniste, jusqu’en 1962, est resté marqué par l’obsession de la goutte de sang noir, et donc l’interdiction absolue du croisement des races; l’infime et invisible goutte de sang noir pourrait tout contaminer et conduire à la malédiction. Ainsi, dans le Mississippi, toute alliance entre un individu blanc et une personne, ayant au moins un huitième de sang noir, est considérée comme nulle. «Dans le vécu, Faulkner prendra inlassablement le parti de ce Sud, avec ses préjugés, ses limites, ses non-dits. Dans l’œuvre, au contraire, il questionnera» écrit Edouard GLISSANT dans «Faulkner, Mississippi». Certains romans, comme «Les palmiers sauvages» ou «The Wild Palms» paru en 1929 sortent parfois de cet univers perverti et morbide. Ici, un homme sacrifie tout à l’amour et à la liberté, mais perd l’un et l’autre. Une évasion peut aboutir à un univers carcéral. Les «palmiers sauvages», dans ses thèmes sur l’amour, l’honneur, la pitié, l’orgueil, la compassion et le sacrifice, est une étude «des problèmes du cœur humain en conflit avec soi-même, seuls problèmes d’où l’on puisse tirer de belles œuvres parce que seuls ils méritent qu’on les prenne pour thèmes, qu’on peine et qu’on souffre pour eux» écrit Maurice-Edgar COINDREAU (1892-1990). Comme les autres romans de William FAULKNER, et c’est là une grande constante, les «Palmiers sauvages» est une œuvre énigmatique, hermétique et complexe, mais cela n’est jamais gratuit de sa part. 
William FAULKNER est né le 25 septembre 1897, à New Albany, dans l'État du Mississipi, un Etat agraire, féodal et raciste. «Je suis né de sexe mâle et célibataire à un âge très précoce dans le Mississippi, d'une esclave noire et d'un caïman qui se nommaient tous deux Gladys Rock. Plus tard, j'ai quitté le collège et j'ai commencé à travailler dans la banque de mon grand-père. J'ai goûté aux vertus médicinales de son alcool. Mon grand-père en rendit responsable le portier. Et c'est retombé sur le portier. Vint la guerre. J'aimais l'uniforme britannique. On me fit pilote de la Royal Air Force. On me radia. Cela coûta 84,30 dollars au gouvernement britannique. Le roi dit : «Bien joué !» Je retournai dans le Mississippi» écrit-il. Premier enfant de Maud BUTLER (1871-1960) et Murry FALKNER (1870-1932), en 1898, sa famille partit pour Ripley, pour s’installer en 1892 à Oxford. Son père, homme massif et actif, est introverti; il ordonne le silence pendant les repas et inscrit son fils en droit. Sa mère, Maud, préfère la lecture, la peinture et les offices religieux. «Je n'ai aucune instruction. Mon grand-père avait une bibliothèque moyenne. C'est là que j'ai reçu la plus grande part de ma première éducation. Et son goût allait aux choses franchement romantiques comme les romans de Walter Scott et de Dumas» avoue William FAULKNER.
Marié à Lida Estelle OLDHAM (1896-1972), en 1929, ils ont eu deux filles : Alabama, en référence au Sud, qui n’a vécu que quelques jours, et Jill née en 1954 qui a eu trois enfants. Sa famille, de souche écossaise, les FALKNER, ruinée par la guerre de Sécession, a pour héros, William Clark FALKNER (1825-1889), son grand-père, un colonel vindicatif accusé de deux meurtres, planteur, homme politique et de loi, soldat, et constructeur de chemins de fer; il a participé à la guerre de sécession, et finira par être assassiné dans un wagon du chemin de fer, dont il avait créé la ligne.
William FAULKNER, presque un self-made man, ajoute un «u» à son nom en 1918, passant de «FALKNER» à «FAULKNER», un acte d’émancipation littéraire. En effet, se disant «poète raté», William FAULKNER s’est rabattu sur les romans «J’ai souvent pensé que j’ai écrit des romans parce que je ne pouvais écrire des poèmes, que peut-être j’aurais voulu être un poète» dit-il. Les écrits de FAULKNER sont, dans une large mesure autobiographiques, une caisse de résonance de la discorde, de l’échec et de l’amertume au sein de sa famille, une classe moyenne et ses rêves inaccessibles. Le roman, «Les Sartois», s’inspire de l’histoire du grand-père, en l’enjolivant. William FAULKNER aime la chasse, les alcools forts, le sport et surtout la lecture. Comme la comédie humaine de Honoré de BALZAC (1799-1850), les romans de FAULKNER se déroulent dans un univers clos, celui d’un comté fictif du Sud de Yoknapatawpha, ressemblant au Mississippi, et une saga de grandes familles de Blancs, traversant parfois plusieurs romans, en vue de bâtir un domaine, une famille avec de nombreux serviteurs, comme au temps de l’esclavage. «La plupart des personnages de Faulkner ne sont pas des êtres seuls et isolés, mais des entreprises collectives, le produit et le processus de drames familiaux, sans lesquels l'acteur individuel est à peine compréhensible» écrit Donald M. KARTIGANER. Pour William FAULKNER, dans le monde patriarcal d’un Sud passéiste et en déclin, la famille est «l’institution dominante» écrit Gwendolyne CHABRIER dans sa «Saga de la famille sudiste». Les personnages de William FAULKNER «tentent de s’évader du présent pour se réfugier dans un passé idéalisé» ajoute Gwendolyne CHABRIER. En effet, William FAULKNER, issu d’une famille déclassée, est nostalgique d’un passé révolu où les «Nègres de la maison portaient le parasol et chassaient les mouches» écrit-il dans «Absalon ! Absalon !». Dans ces récits de FAULKNER, il y a les Compson, notamment dans «Bruit et fureur», les Stupen, dans «Absalon ! Absalon !» et les McCalin, dans «Absalon ! Absalon !». L’obsession d’une goutte de sang noir, en dépit du viol constant sur les femmes noires, et l’horreur du mélange, conduit à des crimes abominables. Pourtant, dans ces familles que décrit FAULKNER, la mixité et le métissage sont une réalité incontournable, Noirs et Blancs, dans ces grandes lignées blanches, se croisent et se mélangent, dans des liens parfois inextricables. Les Noirs, dans ces écrits, sont ravalés à une «masse d’ombres déroutantes» ; les personnages noirs sont réduits à des «consciences opaques, impénétrables, tout autant insignifiantes», écrit Edouard GLISSANT.
Enfant, William FAULKNER affectionne les contes de sa nourrice noire, Caroline BARR, dite Mamie Callie (1840-1940), au service de la famille à partir de 1902. Analphabète, Mamie Callie avait une mémoire fabuleuse concernant les histoires des temps anciens et des gens d’autrefois, l’esclavage, la guerre, le Ku Klux Klan et la saga de la famille. «Il avait seize ans. Pendant six ans, il a écouté parler les hommes. Depuis six ans, il a entendu parler la fine fleur de tout ce qu’ils disaient de la brousse, des grands bois. Ce qu’ils disaient des hommes, des chasseurs et des chiens, de l’ours et du cerf, le plus beau de tout ce qu’on entendait, les voix de l’évocation du passé, le souvenir, le souci d’exactitude rendaient contenues, graves, circonspectes» écrit William FAULKNER dans «Descends, Moïse». En effet, William FAULKNER, avec sa prodigieuse mémoire, les récits de ses romans englobent toujours le présent, le futur et le passé. L’auteur a senti, tout comme son personnage, Quentin Compson que «son corps même était une grande salle vide où résonne en écho des noms de personnes, et qu’il était une caserne remplie de fantômes obstinés aux regards tournés en arrière» écrit-il dans «Absalon ! Absalon !».
«Les personnages de Faulkner sont essentiellement des gens de l’oralité : ils ne cessent de se parler et parler. De sorte que, d’emblée, le lecteur se trouve plongé dans un véritable flot de paroles dont il ne peut dire, avant longtemps, ni à qui elles s'adressent ni à quoi elles se réfèrent, ayant l'impression d'assister «au procès de quelque querelle tribale», mais dont l'élucidation requiert sa pleine participation» écrit Jean JAMIN, dans un article «cousu de fil noir». En effet, dans ses monologues intérieurs déroutants ou «Stream of Consciousness» ses drames épiques ou homériques, William FAULKNER, s’inspirant de James JOYCE (1882-1841), a adopté une technique littéraire particulièrement novatrice, mais sans doute hermétique «Sanctuaire est un roman d’atmosphère policière sans policiers, de gang aux gangsters crasseux, parfois lâches sans puissance. Mais l’auteur acquiert par là aussi une sauvagerie que le milieu justifie, et la possibilité de faire accepter, sans quitter un minimum de vraisemblance, le viol, le lynchage, l’assassinat, les formes de violence que l’intrigue fera peser sur tout le livre» écrit André MALRAUX dans la préface de «Sanctuaire». Par conséquent, le flux de conscience est une méthode de narration qui décrit les événements dans le flux de pensées dans l'esprit des personnages. Suivant, Virginia WOOLF (1882-1941), la conscience, loin d'être linéaire, est une entité qui s'étend, puis se rétracte en réponse à des stimuli temporels aléatoires ; de ces mouvements de conscience résulte, in fine, l'acceptation du temps qui passe.. Dans ses grands écrits, il fait appel à des voix intérieures polyphoniques, avec un flux de conscience travaillant l’inconscient, le surmoi et le chaos. Narré par un idiot muet et condamné à l'hébétude, ce monologue constitue un discours impossible. Construit sur le primat de la sensation et sur la prééminence des choses sur les idées, ce discours élabore cependant une véritable esthétique de l'idiotie. Le monologue de Benjy Compson, dans le «bruit et la fureur», est considéré comme le geste précurseur et emblématique de l'écriture faulknérienne. Le lecteur participant au récit, doit pouvoir détecter le non-dit «Le véritable drame n'est jamais décrit, il ne se joue pas devant nos yeux ni devant ceux des personnages, il est toujours derrière : derrière les arbres, derrière les gestes, derrière les paroles» écrit Jean-Paul SARTRE (1905-1980).
Figure centrale dans la création littéraire de FAULKNER, «Le négro suggère la possibilité d’une plénitude, mais il incarne aussi les tensions non résolues dans la vie dans le Sud» écrit Thadious DAVIS. Le racisme et la violence sont une donnée majeure : «C’est hallucinant de constater comment un racisme animal suinte de certains de ses personnages, sans qu’on puisse dire s’il réprouve, condamne, accepte ou applaudit» écrit Edouard GLISSANT. Dans sa création littéraire les Femmes, comme les Noirs, sont réifiés et qualifiés péjorativement de «Niggers», de «sale Nègre». Réifiés, les Noirs, sans terre, sans lignée et sans désirs, sont sans histoire et hors de l’Histoire, au service de leur maître. «De tout temps j'avais vu, j'avais connu des Noirs. Pour moi, ils étaient quelque chose comme la pluie, les meubles, la nourriture, le sommeil» écrit William FAULKNER dans «Lumière d’août». Chosifiant les Noirs, uniquement ravalés au rang de domestiques ou d’esclaves, des êtres obéissants, William FAULKNER a dédié «Descend Moïse» à Caroline BARR, la domestique de sa famille, une ancienne esclave, qui «fit preuve envers ma famille d’une fidélité profondément désintéressée et entoura mon enfance d’un dévouement et d’une affection sans bornes» écrit-il.
Dans les romans de FAULKNER, les Noirs tiennent leur rang et prennent tout sur eux : «ils endurèrent» écrit-il, et acceptent même, tranquillement de mourir, pour des forfaits qu’ils n’ont pas commis. Ainsi, Lucas Beauchamp, le nègre de «L'intrus», accusé à tort d'avoir abattu un Blanc, et menacé de lynchage par une populace vindicative et bavarde, tait l'identité du vrai coupable, qui se trouve être un Blanc. Mais nul ne saura pourquoi il la tait, ni pourquoi il se tait, obstinément, au péril de sa vie. Les Noirs, témoins de l’ancien ordre esclavagiste, souffrant et claquemurés dans la fatalité, sont présents dans les récits de William FAULKNER, mais ils ne bougent pas, ne changent pas : «ils endurent», passivement, la défaite, la faillite ; la faute de la société sudiste ne semble pas les concerner. «Si les Noirs sont capables de se couler dans la durée, c’est parce qu’ils ne maîtrisent pas l’Histoire, c’est-à-dire qu’ils ne tentent pas le diable, ne se condamnent pas pour fonder un domaine, n’assassinent pas à seule fin de garantir leur filiation. Ils ne se font pas tuer que parce qu’ils endurent obstinément» écrit Edouard GLISSANT.
Finalement, le Noir, suivant William FAULKNER, c’est l’immobilisme et l’opacité, l’incapacité de prendre en main son destin. Aussi, le monologue intérieur des maîtres esclavagistes ne concernent pas les personnages noirs de William FAULKNER, sans rêve, sans débat intérieur métaphysique, comme les Blancs ; ils sont résignés, effacés et courbent l’échine. «La description des Noirs ne peut être qu’immobile : Ils sont la permanence, et la ruralité qui les enferme, les signifie, est le lieu-vigile de l’absolu» écrit Edouard GLISSANT.  Ainsi, dans «Absalon ! Absalon !», Shreve, le Canadien, dit à son ami sudiste, Quentin Compson : «II vous reste un nègre. Un seul nègre Sutpen. Bien entendu, vous ne pouvez pas l'attraper et vous ne le voyez même pas toujours et vous ne serez jamais capables d'en faire quelque chose. Mais vous l'avez toujours là. Vous l'entendez toujours de temps en temps la nuit, n'est-ce pas ?». Le domestique, Lucas Sambo, dans «l’intrus», a la capacité de survivre, parce qu’il a de la patience. Dans «Descend Moïse» Sam Fathers et son totémisme, moitié noir et moitié indien, sans descendance ni filiation, parle peu et ne s’adresse qu’aux enfants et aux esprits. Dans le «bruit et la fureur», Dilsey Gibson, la servante noire des Compson est comme un zombi. Joe Christmas, dans «Lumière d’août» est castré. «Ce qui est, est» dit Antigone. La fatalité est le destin des Noirs de FAULKNER. Les serviteurs noirs, sans voix au chapitre, doivent apprendre les bonnes manières, la courtoisie, la loyauté, et surtout être obéissants à l’égard de leurs maîtres et leurs enfants. Dans «l’intrus», seul le personnage de Lucas Beauchamp, un fermier noir, avec un peu de sang blanc, fait exception à ses personnages noirs soumis. En effet, Lucas Beauchamp n'est pas un noir ordinaire et avec ce personnage c'est tout le talent de William FAULKNER qui s'impose. Lucas Beauchamp est le prototype du nègre qui ne s'incline pas devant les Blancs, qui n'enlève pas son chapeau, ne remercie pas, ne plie pas le genou, bref même de l'avis des autres Noirs qui eux font ce que l'on attend d'eux, c'est à dire endurer et survivre. En effet, le Sud ségrégationniste, quand un lynchage se prépare, les Noirs redoutant les dégâts collatéraux, les débordements de haine et de racisme de la foule, disparaissent. Or dans «l’intrus», le défi est de profaner une tombe d’un Blanc, un acte de diversion, afin d’éviter le lynchage d’un Noir. Finalement, les Noirs, objets décoratifs, et en dépit de la fin de l’esclavage, dans la création littéraire de FAULKNER ne sont pas des Hommes, mais uniquement des serviteurs. Sans famille, ni domaine, taciturnes, les Noirs ne font pas la guerre. Dans la tragédie et la malédiction de l’esclavage, les Noirs ont une grande capacité de résilience, de souffrir, d’être loyaux et fidèles, de témoigner de la reconnaissance, d’être sensibles à la pitié et à la compassion. «Faulkner began with a stereotype of the Negro and ended with human beings» écrit Ralph ELLISIN.
Le Sud ségrégationniste représente naturellement la banalisation du lynchage, par des Blancs en furie dans «Sanctuaire» et dans «Lumière d’août» une lettre fait pratiquement du lynchage un instrument de justice sociale, sous prétexte de retracer l’histoire du Sud. Ainsi, dans «Lumière d’août» (Light in August) de 1932, plein d’évocations et d’allusions, à la suite de l'incendie d'une maison et du meurtre de sa propriétaire, Joanna Burden, d’une famille anti-esclavagiste. En effet, une maison brûle et la propriétaire a été trouvée égorgée. Un métis, à la peau blanche, Joe Christmas, qui habitait dans la propriété et ex-amant de la défunte, a disparu. William FAULKNER plonge dans le passé de l’accusé, qui a du sang mêlé. Dans ses investigations, l’auteur trouve de précieux alliés : les fous et les faibles d’esprit. Le racisme n’est pas loin. Dans les recherches de la police, il est mentionné «l’odeur des Noirs, l’odeur rance, lourde, partout présente, affole et subjugue». Joe Christmas n'est ni blanc, ni noir. Il est les deux. Autrement dit, il n'est personne. Ni blanc parmi les blancs, ni noir parmi les noirs, sans attaches, sans rien qui puisse lui donner un quelconque sentiment d'appartenance, sans assises assez solides. Le supposé criminel, se laisse castrer, avec une désinvolture ahurissante. On découvre alors le passé de ce métis, Joe Christmas, en butte depuis sa naissance au racisme, au puritanisme et à l'intolérance, qui trouveront leur apothéose dans un dénouement barbare. Le puritanisme dans le Sud, source de fatalisme et de haine, fait exploser une violence impunie. «William Faulkner n’est ni un monstre, ni un fou. Encore moins un écrivain pornographique. C’est un homme qui est né au pays du puritanisme. Il possède ce sentiment tragique de la vie. La Fatalité enveloppe un monde où il ne voit qu’atrocités, où les hommes et les femmes, marionnettes aveugles du Destin, ne connaissent que le sang, la volupté et la mort» écrit Maurice-Egard COINDREAU dans la préface de la «Lumière d’août». Dans ce roman, c'est sur l'histoire secondaire d'une jeune femme à la recherche du père, et viennent se greffer celles des autres personnages dans un roman construit sur le principe du retour en arrière. La poursuite amoureuse de l'innocente, Léna, peut être considérée comme un voyage initiatique, comme l’est l’interminable poursuite de Joe Christmas au bout de laquelle il découvre qu'il ne pourra échapper à sa malédiction que pour entrer dans sa mort. Le roman est l’orchestration magistrale du thème faulknérien par excellence : la malédiction qui pèse encore sur le Sud dans les années vingt, en raison de la question raciale. Il y donna au problème noir et à ses conséquences, violentes, absurdes, une ampleur exemplaire. Victime et bourreau tout à la fois, Joe Christmas accomplit son destin qui le conduit au lynchage, comme un rite sacrificiel.
Dans «Sartoris», situé dans le comité fictif de Yoknapatawpha, les Noirs ses résument à la famille Strother, un père escroquant ses paroissiens, un fils héros durant la Seconde guerre mondiale, une mère qui a fauté avec le colonel John Sartoris, héros de la guerre de sécession.  Le jeune Bayard, qui, au début du roman, revient dans sa maison natale à Jefferson, rongé par la culpabilité de rentrer de la guerre sans son frère jumeau, John, dont l’avion a été attaqué, sous ses yeux par un escadron allemand, est en proie aux pulsions suicidaires. Le jeune Bayard se retrouve, à plusieurs reprises, hors de chez lui en compagnie de Noirs, notamment dans une famille le jour de Noël, et où il semble vivre son seul moment de sérénité de tout le roman, les diverses scènes où Noirs et Blancs se côtoient dans «Sartoris» semblent condamner, irrémédiablement, toute mixité sociale, ou relation normale entre Noirs et Blancs. Bayard, personnage sur lequel repose l’avenir de la lignée, va en effet rythmer l’action du roman et bouleverser la routine familiale des Sartoris, en faisant alterner des temps de répit avec de brusques accès de violence.  «La famille, le nom même de Sartoris devient, pour Faulkner, le symbole d’une lignée à laquelle il identifie sa propre famille et qui résume assez bien l’histoire du Sud en cinquante ans. […] Pour la première fois dans la littérature du Sud, le monde moderne avec ses pompes et ses fastes se dresse avec violence sur la toile de fond d’une société déclinante que jamais Faulkner ne décrira mieux : indolence des femmes et faiblesse des jeunes gens, luxe et sensualité de la petite ville non encore contaminée par le progrès et l’usure, présence bénéfique d’une nature riche qui reste proche de l’homme» écrit Monique NATHAN. Dans cette saga familiale conflictuelle sur quatre générations, mais communautariste, hiérarchisée et profondément ségrégationniste, les Sartoris incarnent, à plus d’un titre, de vieilles valeurs aristocratiques sudistes qui perdent leur sens, au fur et à mesure que la région se modernise. «Sartoris» est l’un est un des textes les plus sudistes de William FAULKNER : «à chaque page l’on y sent les subtiles contraintes d’un ordre social stratifié et hiérarchisé, où chaque classe, chaque groupe a ses protocoles de conduite et ses codes de valeurs propres» écrit André BLEIKASTEN. En effet, le Sud est l’obsession de la goutte de sang noir, un Sud ténébreux où se concentrent des êtres de violence et d’orgueil. Or le viol est consubstantiellement lié à l’esclavage. S’il est défendu à un homme noir d’avoir des relations sexuelles avec une blanche, le Maître peut user et abuser de ses esclavages. A l’ombre impérieuse de l’ancêtre, John Sartoris, les soliloques du vieux Nègre, Simon, une force mystérieuse ou la fatalité conduit inexorablement au drame. John Sartoris, las de tuer, finira par succomber, à son tour d’une balle de son adversaire politique. Le jeune Bayard, un métis, héros ténébreux et hautain, violent comme les autres membres de sa famille, finira par mourir. Par conséquent, à travers «Sartoris», nom de grandeur, nom de folie et de dégénérescence, William FAULKNER refait le match ; les Sudistes refusent de capituler en dépit de leur défaite contre le Nord. Pour eux, le Sud, l’Amérique doit rester une grande plantation, avec ses Noirs d'abord esclaves, puis domestiques, mais toujours liés aux familles blanches par des chaînes invisibles de l’esclavage. C’est ce Sud-là, n'ayant jamais capitulé, que William FAULKNER  continue à faire l’apologie dans sa création littéraire. «J’ai découvert que mon petit timbre-poste de terre natale valait la peine de l’écriture, que je ne vivrais jamais assez longtemps pour l’épuiser, et qu’en sublimant le réel en apocryphe, j’aurais la liberté d’employer tout le talent que je pouvais avoir. Cela m’ouvrit une mine d’or de personnages ; c’est ainsi que je me suis créé un univers bien à moi» écrit-il.
Dans «Absalon ! Absalon !», sans doute le roman le plus abouti, un véritable chef-d’œuvre, Quentin Compson narre à son camarade de Harvard, le Canadien Shreve McCannon, telle qu’il l’a entendue lui-même, à Jefferson, racontée par la vieille Miss Rosa Coldfield, belle-sœur de Stupen, l’histoire de celui-ci. Un réseau de relations inextricables, un besoin d’argent, d’une maison, d’une plantation au détriment des Indiens, d’esclaves et d’une famille, ainsi qu’une dramaturgie sans nom. Il est question dans ce roman, d’un racisme à l’envers, les grandes familles de petits blancs déclassés, mais rêvant d’héroïsmes grandioses, qui seraient victimes d’un racisme des Noirs, valets dans les grandes plantations. Parce qu'il avait été éconduit, enfant, à la porte d'une riche villa de planteur, par un valet noir en livrée, Thomas Sutpen décida, lui aussi, d'avoir une plantation, des valets, des esclaves. Sa volonté de puissance n’allait plus connaître de limites. Il allait tout faire pour réaliser ce qu'il appelait lui-même «le projet». Douze ans plus tard, il fit son apparition dans la ville de Jefferson et, grâce à une fraude, obtint des terres des Indiens, qui seront chassés de leur territoire et anéantis.
«Absalon ! Absalon !» c’est aussi et surtout la résurgence de la question raciale, l’obsession de la goutte de sang noir, et donc refus d’une société multiculturelle. Thomas Sutpen a un premier fils, Charles Bon, d'une femme qu'il répudie en apprenant qu'elle a du sang noir. D'une esclave noire de son domaine, il a eu une fille, Clytie, qui est donc la demi-sœur métis de Judith et Henry, enfants blancs de son épouse Ellen Coldfield. Henry alla faire ses études à l'université du Mississippi. Il revint chez son père, accompagné d'un ami plus âgé que lui, Charles Bon, qui se fiança à Judith. Or, Thomas Sutpen apprit que Charles Bon n'était autre que le fils né de son premier mariage et le chassa. Henry, qui refusa de croire à son degré de parenté avec Charles Bon, s'enfuit avec celui-ci. La guerre de Sécession survint. Les trois hommes se battirent. Tous trois survécurent. Après la guerre, Charles Bon décida d'épouser Judith. Dans ce roman, William FAULKNER réunit les contraires : l’inceste et le métissage, une obsession de la goutte de sang noir. L'interdit est alors jeté par le père à la fin du roman : «II est impossible qu'il l'épouse», dit-il, s’adressant à Henry. Pour empêcher le mélange des races, Henry tua Charles Bon, son demi-frère devant la porte du domaine et s'enfuit. Et, bien des années plus tard, Henry périra reclus, sans épouse, ni fils. Sutpen rentra à son tour pour trouver sa femme morte, ses esclaves dispersés, ses terres ruinées et saisies pour dettes. Le seul survivant était un certain Jim Bond, à moitié idiot, et plus qu’à moitié noir, petit-fils de Charles Bon.
Dans «Sanctuaire» la misogynie persistante de William FAULKNER, est mise à nue, par sa méfiance à l’égard des femmes. L’héroïne, Temple, une jeune femme aimant les fêtes et dansant plus qu’elle ne marche, espiègle et légère, se fait violer par un épi de maïs. Popeye, le sadique et impuissant, la conduit à un bordel, pour un viol collectif.  C’est l’apologie de la violence et de la luxure, puis que Temple, un être fini, résigné et cynique, refuse de s’enfuir, et accuse même Lee Godwin d’un meurtre commis par Popeye.
Dans «le bruit et la fureur», une sombre histoire de folie et de haine, plombée par les banals accidents de la vie (amour, mort, sexe et chagrin) le métissage ne peut engendrer que la dégénérescence, l’idiotie et le désordre. «J’ai conçu l’idée d’un être qui serait plus qu’un enfant, un être qui, pour résoudre un problème, n’aurait même pas à son service un cerveau normalement constitué, autrement dit un idiot. C’est ainsi que Benjy est né» écrit William FAULKNER. Un puissant et embrouillé monologue intérieur, relate le récit de la déchéance de la dynastie Compson, par l’intermédiaire des délires d'un idiot, Benjy, le cadet des fils que son frère, Jason, a fait castrer. Il y a des omissions, de l’inexprimé, des sensations et des allusions : «Je comparerais volontiers ce roman à ces paysages qui gagnent à être vus quand la brume les enveloppe. La brume tragique s’en accroit, et le mystère voile les horreurs qui perdraient en force sous des lumières trop crues» écrit Maurice-Edgar COINDREAU.
Dans «Descend Moïse» de 1936, le roman, divisé en petites unités, se focalise sur la famille de Ike McCalin, un séparatiste et puritain, sur l’esclavage, la terre, le désir de possession et de puissance. Pour protéger sa pureté, Ike McCalin s’abaisse une existence indigne de l’homme. Les thèmes abordés sont donc l’honneur, la vérité, la pitié, la considération et la résilience. Ce roman est dédié par William FAULKNER à la domestique noire de sa famille, Caroline BARR, d’une grandeur d’âme, elle a connu une longue vie, en dépit des injustices avec lesquelles on l’a traitée, elle avait fait preuve envers ma famille d’une «fidélité profondément désintéressée» écrit-il. La première malédiction du Sud n'est pas l'esclavage, mais le vol de la terre à laquelle les Indiens appartenaient, celui-là n'étant que la conséquence inéluctable de celle-ci. Dans cette emprise basse et condamnable,  il s’agit d’asservir et humilier une partie de la société. En substituant le Noir à l'Indien, l'esclave au sauvage, la société esclavagiste du Sud n'avait fait, au fond, que se punir davantage. «Faulkner ne pouvait voir les Noirs que par rapport à lui et non par rapport à eux-mêmes» écrit James BALDWIN.
«Tandis que j’agonise», une marche funèbre écrite en six semaines, allie la farce grotesque et la tragédie humaine d’une famille de misérables Blancs, mais élevés en héros épiques. Addie Bundren vient de décéder ; sa dernière volonté aura été d'être enterrée auprès de ses parents dans sa ville d'origine. Son mari, Anse, accompagné de leurs cinq enfants, va traverser le comté de Yoknapatawpha, pour tenir sa promesse. Sous la chaleur de juillet, le corps se décompose, les mulets se perdent, un des fils se casse une jambe, l'autre, Dalle, perd la raison, tandis que le père ne pense qu'au nouveau dentier qu'il va s'acheter. L’auteur relate aussi l’adultère de Addie et sa pénitence. Les Noirs sont une minorité invisible dans ce roman.
 
En définitive, William FAULKNER était-il raciste, ou du moins, peut-on distinguer l’homme de son œuvre ? «La littérature fait-elle  oublier le malheur, l’injustice ? A-t-elle au contraire à voir avec eux, pour les montrer et les combattre, et l’œuvre de Faulkner tout particulièrement, parmi d’autres ?» s’interroge Edouard GLISSANT, dans «Faulkner, Mississippi».
Maurice Edgar COINDREAU (1892-1990), un grand spécialiste de William FAULKNER, et qui a traduit et préfacé ses nombreux ouvrages chez Gaston Gallimard, a soigneusement  évité d’aborder la question. Les autres biographes, notamment David MINTER, mettent sur le compte de cet univers faulknérien de violence et de racisme, la hantise de FAULKNER de la décadence du sudiste ou sa satire d’un monde moderne sans avenir, sans espoir, à savoir que l’artiste n’aurait jamais eu de mère et son père aurait échoué dans la vie. Cette question raciale n’a pas été éludée par d’autres auteurs, pour qui William FAULKNER «idéalise les familles noires et métisses, puisqu’en tant que Sudiste libéral, il porte la responsabilité de leur exploitation. En même temps, Faulkner présente toujours des familles rurales paisibles noires, bien qu’elles se révoltent, de façon périodique, contre leurs maîtres. C’est la famille noire qui, dans la réalité, est obligée de s’occuper des familles blanches décadentes, fin de race, et impuissantes, revers-ultime de la relation-maître esclavage» écrit Gwendolyne CHABRIER. Les écrivains afro-américains, dans leur lutte pour les droits civiques, ont évité, soigneusement, de se référer aux écrits de William FAULKNER. Depuis pratiquement 1960, de nombreux écrits, notamment des thèses ont été produits sur des écrivains afro-américains, dénonçant le racisme de FAULKNER, mais ils sont passés sous silence.  La famille noire est soudée, effacée et paisible, sans droit de vote et ne pouvant détenir une arme à feu, doit ne pas faire de vagues, pour mieux soutenir ses maîtres. «Les Blancs de ce pays auront à apprendre à s’accepter tels qu’ils sont et à aimer ce qu’ils voient, quand ils y seront parvenus, ce n’est pas pour demain, le problème noir cessera d’exister parce qu’ils n’en auront plus besoin» écrit James BALDWIN (1924-1987). «Faulkner n’est pas un combattant des droits civiques, ni un réformateur de société. Il est plutôt, par nature autant que par fonction, conservateur que simple réactionnaire» écrit Edouard GLISSANT.
Il est à mettre au crédit de William FAULKNER qu’il a capté admirablement le dialecte des Noirs, ses voisins, dans sa création littéraire. Sur la question raciale William FAULKNER était, en fait, inconsistant dans ses positions, et ne gardait pas durablement un cap cohérent. «L’univers faulknérien est non seulement celui de la coexistence des contraires, mais de la contradiction reconnue et assumée. Faulkner proclame son refus de trier dans l’héritage sudiste, de trancher entre le Bien et le Mal, de faire la part de ce qu’il aime et ce qu’il hait» écrit Jean ROUBEROL dans «l’esprit du Sud dans l’œuvre de William Faulkner». Sa création littéraire est nourrie de ces contradictions. En effet, du Sud, FAULKNER «aime tout, même s’il doit en haïr une partie» écrit Jean-Paul SARTRE. Finalement, en analysant l’attitude de Faulkner envers les Noirs, «il ne faut pas oublier que cet auteur se situe par rapport à toute une tradition qui glorifiait le Sud blanc, et le présentait comme l’apogée de la civilisation blanche par opposition à la soi-disant barbarie des Noirs. Faulkner récupère et renforce les préjugés courants» écrit Viola SACHS dans «Faulkner et les Noirs».
Dans une position de principe, William FAULKNER a considéré que «le racisme était le plus grand problème du monde, et la tolérance son seul espoir». Ainsi, dans un entretien accordé à Robert Penn WARREN, publié le 22 mars 1956, il estime que «les préjugés raciaux, ce n’est pas notre haine ; c’est la haine que nous font endosser les ancêtres morts ou enterrés». Il invite le Sud à quitter le déni, pour assumer sa propre histoire liée notamment à l’injustice économique qu’affronte les Noirs «Je dis que l’injustice est notre fait, à nous gens du Sud. Nous devons l’expier et l’abolir nous-mêmes, seuls et sans aide» écrit-il dans «l’Intrus», (Intruder in the Dust). L’homme noir «est plus calme, plus sage, plus stable que le Blanc. Pour s'être accommodé de cet état de fait pendant si longtemps avec si peu de violence il a du faire preuve de grandeur d'âme. Avec un peu plus d'égalité sociale, économique et scolaire, le Noir se retrouvera souvent propriétaire terrien et le Blanc travaillera pour lui» dit William FAULKNER. En effet, l’auteur estime que la ségrégation raciale est une «situation scandaleuse, monstrueuse, qui doit seulement cesser» et croit en la «coexistence des races» dans l’égalité. Il arrivait à William FAULKNER de dénoncer la ségrégation raciale associée à «l’injustice, l’humiliation, le déshonneur et la honte», la stupidité et la sauvagerie, ainsi que l’humanité des racistes. Par ailleurs, FAULKNER, en particulier, a milité pour que les noms des soldats noirs morts au combat pendant la deuxième guerre mondiale soient inscrits sur le monument aux morts d'Oxford, Mississippi ; Ils seront, mis sur une liste à part.
William FAULKNER prenant parti, dans les années 50-60, en faveur de l'intégration scolaire, s’est retrouvé, dès lors, en butte à l'hostilité haineuse de ses compatriotes blancs : sa maison et sa situation financière sérieusement menacées. En effet, les ségrégationnistes considèrent William FAULKNER comme un libéral, un négrophile, «a Negro Lover». William FAULKNER, en écrivain ambigu, devant les attaques de sa communauté, a nuancé ses positions sur la question raciale : «Faulkner pouvait être froid et indifférent autant que charmant, impitoyable et cruel autant que sensible ; il avait en lui-même des forces profondément destructrices» écrit David MINTER. A certaines occasions, William FAULKNER s’est déclaré solidaire avec le Sud ségrégationniste, contre les Noirs «S'il fallait se battre, je me battrais pour le Mississipi contre les Etats-Unis» dit-il sans détours. William FAULKNER affirme son opposition à l'intégration forcée et réclame une «mise en place progressive» de l’égalité, une théorie dite du «juste milieu». En 1957, il s’est déclaré «soulagé» que le projet d’intégration des Noirs, initié par Dwight EISENHOWER (1890-1969) n’ait pas été adopté.
Cependant, William FAULKNER avait déclaré qu'il n'hésiterait pas à descendre dans la rue et à tirer sur les Nègres pour défendre l’Etat sudiste et ségrégationniste du Mississippi, puis il s’est rétracté, évoquant l’idée que ses propos déplacés avaient été prononcés sous l’emprise de l’alcool. «Cette phrase est due à un excès de patriotisme peu susceptible, chez Faulkner, de se traduire en acte. Son inconvénient, c’est qu’elle a certainement encouragé d’autres à une telle action. Les portraits de Noirs que Faulkner a faits, malgré une absence de nuances que seul, peut-être, un écrivain noir est capable de sentir ; car Faulkner ne pouvait voir les Noirs que par rapport à lui et non par rapport à eux-mêmes, sont néanmoins rendus vivants par le tourment de leur créateur. Il cherche à exorciser une histoire qui est aussi une malédiction. Il veut que le système traditionnel, établi à partir du meurtre gratuit et d’une cupidité sans limite, soit purifié et racheté sans autre effusion de sang, c’est-à-dire sans se remettre en question, et sans contrainte extérieure. Cette domination est la clef de leur identité, le triomphe et la justification de leur histoire et c’est sur elle qu’ils assoient leur bien-être matériel» écrit James BALDWIN  dans son ouvrage, «chassés de la lumière».
Par ailleurs, tout en affirmant sa solidarité avec les Noirs, William FAULKNER leur demandait aussi de la prudence et de la patience, de ne pas brusquer le système ségrégationniste : «Faulkner espérait que les Noirs américains auraient la générosité d’y aller doucement, c’est-à-dire qu’ils donneraient aux Blancs le temps de se racheter, comme s’ils n’en avaient pas eu suffisamment et comme si leurs victimes croyaient encore aux miracles blancs» écrit James BALDWIN. En effet, partisan de la doctrine du «gradualisme», il disait dans sa lettre au Nord : «J'étais contre la ségrégation imposée. Je suis tout aussi fortement contre l'intégration forcée. D'abord bien sûr par principe. Deuxièmement parce que je ne crois pas que cela fonctionnera” dit-il dans un entretien accordé au magazine «Life» du 5 mars 1956. «Tout ce qu’un Noir obtiendra d’un Oukase de la Cour suprême, tout ce qu’imposera la police lui sera repris sitôt par celle-ci» dit William FAULKNER. En effet,  sans remettre en cause, fondamentalement, les théories de l’inégalité raciale, William FAULKNER demandait aux Noirs de «mériter leur liberté avant de l'obtenir ou de la conquérir, et ceci afin de mieux pouvoir ensuite la conserver». Pour William FAULKNER : «En donnant au Noir la possibilité de faire preuve de son aptitude à l'égalité, nous garderons la supériorité : il nous devra la reconnaissance ; tandis que si cette égalité nous est imposée par la loi, par l'effet d'une contrainte extérieure, ce sera le Noir qui nous dominera car, en dépit de notre opposition, il sera le vainqueur, le gagnant. Et nul tyran n'est plus cruel que celui qui la veille encore était l'opprimé, l'esclave» écrit-il en 1956 à David KIRK, un étudiant à l’université de l’Alabama. «Faulkner espérait que les Noirs américains auraient la générosité «d’y aller doucement», c’est-à-dire qu’ils donneraient aux Blancs le temps de se racheter, comme s’ils n’en avaient pas eu suffisamment et comme si leurs victimes croyaient encore aux miracles blancs» écrit James BALDWIN. «Seul est libre un homme capable de renoncer, sans amertume, ni apitoiement sur soi, à un privilège longtemps préservé. William Faulkner n’a pas franchi ce pas. Le Sud est resté, pour lui, une mère très chère que l’on peut blâmer, mais sans jamais renier, ni condamner».
En réalité, William FAULKNER ne pouvait pas se désolidariser de sa tribu, de son Sud ségrégationniste, dont il fait partie intégrante. «On a souvent l'impression que la littérature américaine n'est qu'un moyen de se délivrer d'obsessions individuelles et collectives, de surmonter de tragiques inhibitions, de rejeter ses hantises, de reporter sur un ensemble de «monstres» ; il y a beaucoup de monstres chez Faulkner, quelques-unes des anxiétés qui oppriment l'homme américain» écrit Marcel BRION. Le génie de FAULKNER a été de dénoncer, de façon énergique, ce système odieux à travers seulement sa contribution littéraire. «La littérature prévaut sur le témoignage ou la prise de position, non parce qu’elle excède toute appréciation possible du réel, mais parce qu’elle en est l’approche la plus approfondie, la seule qui vaille finalement. A partir de quoi, Faulkner traitera, sans ménagement, les Noirs, les décrivant, ainsi qu’il fait, pour toutes les personnes qu’il met en œuvre, sans aucune précaution de style, d’une manière parfois très conventionnelle, et avec ce qu’il pense être les égards dus, c’est-à-dire une impitoyable impartialité» écrit Edouard GLISSANT.
Références bibliographiques
1 – Contributions de William Faulkner
FAULKNER (William), “Interview accordée à Russell Warren Howe, journaliste chez London Sunday Times (At Home and Abroad. A Talk with William Faulkner)”, The Reporter, 22 mars 1956, pages 18-19 ;
FAULKNER (William), “Letter to the North”, Life, n°40, 5 mars 1956, pages 51-52 ;
FAULKNER (William), Absalon ! Absalon !, préface et notes de François Pitavy, traduction de René-Noël Raimbault et de Ch.-P Vorce, Paris, Gallimard, collection l’Imaginaire, 2000, 425 pages ;
FAULKNER (William), Descends Moses ! (Go Down Moses !), traduction de René-Noël Rimbaud, Paris, Gallimard, 1956 et 1991, 336 pages ;
FAULKNER (William), L’intrus (The Intruder), Paris, Gallimard, Folio, 1952 et 1973, 320 pages ;
FAULKNER (William), Le bruit et la fureur (The Sound and the Fury), préface de Maurice Coindreau, Paris, Gallimard, 1935, 421 pages ;
FAULKNER (William), Les palmiers sauvages (Wild Palms), préface de Maurice Coindreau, Paris, Gallimard, 1952, 348 pages ;
FAULKNER (William), Lumière d’août (Light in August), préface de Maurice Coindreau, Paris, Gallimard, 1935, 421 pages ;
FAULKNER (William), Requiem pour une none (Requiem for a Nun), Paris, Gallimard, Folio, 1988, 314 pages ;
FAULKNER (William), Sanctuaire (Sanctuary), préface d’André Malraux, Paris, Gallimard, 1972, 372 pages ;
FAULKNER (William), Sartoris, Paris, Gallimard, Folio, 1929 et 1957, 474 pages ;
FAULKNER (William), Tandis que j’agonise (As I Lay Dying), préface de Valérie Larbaud, Paris, Gallimard, Folio, 1934, 254 pages.
2 – Critiques de William Faulkner
«William Faulkner, configuration critique», La Revue des lettres modernes, Paris, 2ème trimestre 1957, vol IV, n°27-29 et 1958-59, n°40-42, 192 pages ;
«William Faulkner», Europe, janvier-février 1992, n°753-754, numéro spécial, 252 pages ;
«William Faulkner», Le Magazine littéraire, Paris, février 1978, n°133, 28 pages et décembre 1989, n°272, 160 pages ;
«William Faulkner», Sud, Marseille, juillet 1983, n°46-47, 334 pages ;
Abdur-Rahman (Aliyyah I.), “White Disavowal, Black Enfranchisement, and the Homoerotic” in  Jay Watson, William Faulkner's Light in August Faulkner and Whiteness, University Press of Mississippi, Jackson, 2011, pages 130-141 ;
AMAR (Hanania, Alain), Violences et passions dans l’œuvre de William Faulkner, John Steinbeck et Tennessee William, Paris, l’Harmattan, 2012, 167 pages ;
AMETTE (Jean-Pierre), «Le premier grand romancier de l’inconscient», Sud, Marseille, 1975, n°14-15, pages 7-11 ;
ARAUJO OLIVEIRA de (Marc), The In-Between Role of Gail Hightower in William Faulkner’s Light of August, Hall éditions ouvertes, 2010, 55 pages ;
ATKINSON III (Theodore, B), Faulkner and the Great Depression. Aesthetics, Ideology and the Politics of Art, Louisiana State University, and Agricultural and Mechanical College, 2001, 257 pages ;
BACKMAN (Melvin), William Faulkner : de Sartoris à Descends, Moise !, traduction de Paul Rosenberg, Paris, Minard, «Lettres modernes», 1968, 220 pages ;
BALDWIN (James), “Faulkner and Desegregation”, Partisan Review, 1956, vol 23, n°4, pages 568-573 ;
BALDWIN (James), Chassés de la lumière, traduction de Magalie Berger, postface Félix Boggio Ewandjié Epée, Paris, Ypsilon éditeur, 227 pages, spéc pages 52-53 ;
BARNWELL (Janet E.), Narrative Patterns of Racism and Resistance in the Work of William Faulkner, Ph. D, Louisiana State University, 2002, 206 pages ;
BECK (Warren), «Faulkner and the South», The Antioch Review, printemps, 1941, vol 1, n°1, pages 82-94 ;
Bennett (Kent), «The Language of the Blues in Faulkner's That Evening Sun», Mississippi Quarterly, été 1985, n°3, pages 339-342 ;
BERNERT (Annette), “The Four Fathers of Isaac McCaslin”, Southern Humanities Review, 1975, vol 9, n°4, pages 423-33 ;
BLAKE (Nancy), «Les ombres et les lumières d’août de William Faulkner : le retour du refoulé», Cahiers Charles V, 1989, n°11, pages 131-145 ;
BLEIKASTEN (André), «The Sound and the Fury. Du désir à l’œuvre», Ranam, Strasbourg, 1976, n°9, 18-37 pages ;
BLEIKASTEN (André), Parcours de William Faulkner, Paris, Ophrys, 2019, 383 pages ;
BOUSSARD (Léon), “William Faulkner”, Revue des Deux-Mondes, août 1962, pages 424-430 ;
BRION (Marcel), “Les Prix Nobel Bertrand Russell et William Faulkner”, Revue des Deux-Mondes, décembre 1950, pages 529-538 ;
BRITTAIN (Mary, Gates), A Study of Dilsey Gibson : Faulkner’s Tragic Heroine in the Sound and the Fury, Greensboro, North Carolina University, 1967, 40 pages ;
BRISTER (J. Gregory), The Mainstream of Consciousness : James Joyce, Virginia Woolf and William Faulkner and Mass Modernism, Ph D sous la direction de Doreen Fowler Chairperson, Université de Kansas, 2010, 244 pages ;
BRODSKI (Louis, Daniel), “William Faulkner and the Racial Crisis, 1956”, The Southern Review, automne 1988, vol 24, pages 791-802 ;
BROOK (Cleanth), William Faulkner : The Yoknapatawpha County, New Haven, Yale University Press, 1963, pages ;
BROOKS (Cleanth), On the Prejudices, Predilections, and Firm Beliefs of William Faulkner, Baton Rouge, Louisiana University Press, 1987, 180 pages ;
BROOKS (Cleanth), “Faulkner’s Vision, the Good and the Evil”, The Massachusetts Review  été 1962, vol III, pages 692-712 ;
BROUGHTON (Panthea Reid), “Race, Blood, and McCaslins : The Abstraction Grasped as a Fine Dead Sound”, in Arthur F Kinney, Critical Essays on William Faulkner : The McCaslin Family, Boston, Massachusetts, G. K. Hall, 1990, pages 174-179 ;
BROWN (Sterling), The Negro in American Fiction, Washington D.C.  The Associates in Negro Folk-Education, 1937, 205 pages, spéc pages 177-180 ;
BRUNSWIG  (Jeanne), «William Faulkner et ses Noirs», Raison Présente, avril-mai-juin 1974, pages 117-119 ;
BUSACOTT (Lucy), The Women, The Indomitable, The Undefeated, The Mummy, The Bell, and Southern Memory in William Faulkner, The University of Queensland (Australie), 2015, 196 pages ;
CARMIGNANI (Paul), «Sud historique, Sud mythique, Sud diégétique», Caliban, 1989, n°126, pages 5-14 ;
CARMIGNANI (Paul), «William Faulkner, à vue de nez», Revue française d’études américaines, juillet 1990, n°45, pages 137-148 ;
CARMIGNANI (Paul), W Faulkner. The Wild Palms, Université de Perpignan, Via-Domitia, 1988, 35 pages ;
CHABRIER (Gwendolyne), William Faulkner, saga d’une famille sudiste, Paris, Séguier, 1988, 350 pages ;
CHAVERS (Linda, Doris, Mariah), Violent Disruptions : Richard Wright and William Faulkner’s Racial Imaginations, Ph. D, Harvard University, 2013, 158 pages ;
CIARCIA (Gaetano), “Faulkner, Le nom, le sol et le sang”, Gradhiva, 2013, n°8, pages 234-241 ;
CLERMONT (Célia), Portraits de famille. Etude comparée du motif familial dans la fiction romanesque de la Grande Caraïbe aux XXème et XXIème siècles, thèse sous la direction d’Yves Clavaron, Lyon, Université Jean Monnet Saint-Etienne, 2020, 464 pages, spéc pages sur Faulkner, spéc 20-26, 52-55, 85-89, 104-123 et 336-397 ;
COHEN (Philipp), “Faulkner and Racism : A Commentary on F. Arthur Kinney’s Faulkner and Racism”, Connotations, 1995-96, vol 5, n°1, pages 108-118 ;
DAVIS (Thadious, M.), “Wright, Faulkner, and Mississippi as Racial Memory”, Callaloo, 1986, n°28, pages 469–478 ;
DAVIS (Thadious, M.), Faulkner's «Negro» : Art and the Southern Context, Baton Rouge, Louisiana State University Press, 1983, 266 pages ;
DESSENS (Nathalie), «The Hireling and the Salve. Littérature et idéologie», Caliban, 1989, n°26, pages 21-29 ;
DOSTER (William Clark), William Faulkner and the Negro, University of Florida, 1955, 376 pages ;
DUVALL (John N.), Race and White Identity in Southern Fiction : From Faulkner to Morrison, New York, Palgrave Macmillan, 2008, 194 pages ;
EDMONDS (Irene, C.), “Faulkner and the Black Shadow”, Southern Renascence, Ribin and Jacobs editions, pages 192-206 ;
ELIASSEN-BAKEJORD (Merethe), White Exploitation, Deshumanization and Racial Identity : The History of Slavery and Race Relations in William Faulkner’s Go Down, Mose !, University of Tromso (Suède), 2009, 100 pages ;
EYROLLES (Stéphanie), Explorer la faille : identité et narration dans l’œuvre de William Faulkner, Paris, Université Saclay, 2016, 365 pages ;
EYROLLES SUCHET (Stéphanie), Explorer la faille : Identité et narration dans l’œuvre de William Faulkner (The Sound and the Fury, As I Lay Dying, Light in August, Absalon, Absalon ! Requiem of a Nun), thèse sous la direction de M-C Romano, Paris, Université Sarclay, Versailles Saint-Quentin en Yvelines, 2016, 363 pages ;
 

 

FERRER (Daniel), Ecritures de la folie : James Joyce, Virginia Woolf, William Faulkner, thèse sous la direction de Hélène Cixoux, Université de Paris VIII, 1987, 691 pages ;
FINKELSTEIN (Sidney), “Conflict between Humanization and Alienation : William Faulkner”, Existentialism and Alienation in American Literature, New York, 1965, pages 184-197 ;
FISHER (Tabitha), Perspectives on Lynching in William Faulkner’s Fiction and Non-Fiction,  Bucknell University, 2020, 128, pages ;
FOLK (Jason, Luke), The Meaning of Peace : William Faulkner, Modernism and Perpetual Civil War, Ph. D, University of Nebraska Lincoln, 2020, 42 pages ;
FONKUA (Romuald-Blaise), «Edouard Glissant. Naissance d’une anthropologie antillaise au siècle de l’assimilation», Cahiers d’études africaines, 1995, vol 35, n°140, pages 797-818  ;
GEISMAR (Maxwell), “William Faulkner : The Negro and the Female”, Writers in Crisis, Boston, 1942, pages 143-183 ;
GIFFORD (Sheryl, Christie), Silence and Sympathy : Race in the Earl Short Fiction of William Faulkner, Boca Raton (Floride), Florida Atlantic University, décembre 1999, 54 pages ;
GLISSANT (Edouard), Faulkner, Mississippi, Paris, Gallimard, Folio, 1996, 358 pages ;
GODDEN (Richard), «Call Me Nigger ! : Race and Speech in Faulkner's Light in August», Journal of American Studies, août 1980, vol 14, n°2, pages 235-248 :
GRZENIA (Johana), Race and Racism in William Faulkner’s Light in August, Munich, Green Verlag, 2013, 33 pages ;
HERDEN (Martin), “Le monologue intérieur dans The Sound and Fury de William Faulkner et le sourd dans la ville de Marie-Claire Blais”, Voix et images, 1989, vol 4, n°3, pages 483-496 ;
HOWE (Irving), “Faulkner and the Negros : A Vision of Lost Fraternity”, Commentary, octobre 1951, vol 12, pages 359-368 ;
HOWE (Irving), “Faulkner and the Negros”, Faulkner. A Critical Study, New York, Random House, 1965, pages 116-157 ;
HOWE (Irving), William Faulkner a Critical Study, New York, Random House, 1961, 326 pages ;
HUMPREY (Robert), Stream of Consciousness in the Modern Novel, Berkley, University of California Press, 1954, 127 pages ;
JAMARD (Jean-Luc), «Noir, c’est Noir», L’Homme, 1995, t. 35, n°133, pages 123-133 ;
JAMIN (Jean), «Retour à Rowan Oaks», L’Homme, 2010, n°195-196, pages 389-420 ;
JAMIN (Jean), «Une société cousue de fil noir», L’Homme, 1998, t. 38, n°145, «De l’esclavage», pages 205-220 ;
JAMIN (Jean), Faulkner, le nom, le sol et le sang, Paris, EAN, 2011, 224 pages ;
JENKINS (Lee), Faulkner and Black-White Relations, New York, Columbia University Press, 1981, 301 pages ;
KINNEY (F. Arthur), “Faulkner and Racism”, Connotations, 1994-95, vol 4, n°3, pages 283-299 ;
KNIGHTS (Pamela), “Faulkner’ Racism. A Response to F. Arthur Kinney”, Connotations, 1993-94, vol 3, n°3, pages 264-278 ;
LALANDE (Aude), «L’impossible de la fondation : les Indiens de William Faulkner», L’Homme, 2003, n°166, pages 31-58 ;
LITZ (Walton), “Faulkner Moral Vision”, Southwest Review, été 1952, vol 37, n°3, pages 200-209 ;
MAGNAN (Jean-Marie), «Inceste et mélange des sangs dans l’œuvre de Faulkner», Sud, Marseille, 2ème trimestre 1975, n°14-15, pages 150-184 ;
MASIERO (Pia), «The Question of Racial Identity in William Faulkner’s Ad Stra», RSA journal, 2014, n°8-9, pages 51-64 ;
MATTHEWS (John, T.) “Heirs-at-Large : Precarity and Salvage in Post-Plantation South of Faulkner and Jesmin Ward”, The Faulkner Journal, printemps 2018, vol 32, n°1, pages 33-50 ;
McMILLEN (Neil, R.), NOEL (Polk), “Faulkner on Lynching”, The Faulkner Journal, 1992, n°8, pages 3-14 ;
MILICIA (Iulian, Andrea), «Racial Violence in William Faulkner’s Dray September and Harper Lee’s to Kill a Mocking Bird», Versita, 2012, n°1, pages 103-120 ;
MILLET (Richard), «Faulkner, l’homme qui ne rit jamais», Revue-des-Deux-Mondes, juillet-août 1995, pages 148-151 ;
MINTER (David), Faulkner, sa vie, son œuvre, traduit par Françoise Arnaud, Paris, Balland, 1984, 447 pages ;
MORELAND, (Agnes L.), A Study of Faulkner‘s Presentation of Some Problems that Relate to Negroes, Ph. D, Columbia University, 1960, 236 pages ;
MORRISON (Toni), L’Origine des autres, traduit par Christine Laferrière, Paris, Christian Bourgois, 96 pages ;
MORRISON (Toni), Virginia Woolf’s and William Faulkner’s Treatment of the Alienated, Ph D, Ithaca, NY, Université de Cornell, 1955, 92 pages ;
NATHAN (Monique), William Faulkner par lui-même, Paris, éditions du Seuil, 1963, 188 pages ;
NAUGRETTE (Jean-Pierre), “Splendeurs et misère du Sud profond. William Faulkner entre écœurement et splendeur”, Revue des Deux-Mondes, avril 1999, pages 63-75 ;
NILON (Charles H), Faulkner and the Negro, New York, Citadel Press, 1965 111 pages ;
OUELLET (Julie), “La rhétorique de l’idiot”, Etudes littéraires, été 2001, vol 33, n°2, pages 169-185 ;
O’CONNOR (William Van), “Protestantism in Yoknapatawpha Country”, The Hospins Review, été 1952, vol 5, pages 26-42 ;
OZA (Preeti), Racism in the Novels of William Faulkner, New Delhi, Authors Press, 2019, 110 pages ;
PENNER (Erin K.), “Fighting for Black Grief: Exchanging the Civil War for Civil Rights in Go Down, Moses”, Mississippi Quarterly : The Journal of Southern Cultures, 2014, vol 67, n°63, page 403 ;
PHILIPPS (Neil, T.), Bad Blood : The Southern Family in the Work of William Faulkner, Ph. D, University of Massachusetts, 2011, 77 pages ;
PLAYER (Raleigh Preston), The Negro Character in the Fiction of William Faulkner, Ph. D, The University of Michigan, 1965, 128 pages ;
POLSGROVE (Carol), “William Faulkner : No Friend of Brown v. Board of Education”, The Journal of Blacks in Higher Education, 2001, n°32, pages 93–99 ;
POUILLON (Jean), «A propos de Absalon ! Absalon !», L’Homme, 1997, vol 35, n°143, pages 133-140 ;
PRINCE (John), «André Dhôtel, Steinbeck and Faulkner, quelques similitudes», Caliban, janvier 1969, n°6, pages 85-86 ;
RICHARD (Claude), sous la direction, «William Faulkner», Delta, (Montpellier, novembre 1976, n°3, numéro spécial, 191 pages ;
RICHARDSON (Harold, Edward), William Faulkner, From Past to Self-Discovery A Study of Life and Work Through Sartoris, University of Southern California, 1963 et 1965, 458 pages ;
RIMBAUD (R. N), “William Faulkner”, La Quinzaine littéraire, Paris, 1-15 janvier 1978, n°270, 128 pages ;
ROBINSON (Evaline, Carter), The Role of the Negro in the William’s Faulkner Public and Private Words, Thèse, Columbus, Ohio University, 1971, 314 pages ;
ROUBEROL (J), «William Faulkner et l’histoire», Ranam, Strasbourg, 1976, n°9, 1-17 pages ;
ROUBEROL (Jean), «Le Sud dans le prologue de Requiem for a Nun : la Vision et le Rêve», RANAM, Strasbourg, 1980, n°13, pages 38-47 ;
ROUBEROL (Jean), L’esprit du Sud dans l’œuvre de Faulkner, Paris, Didier Erudition, 1982, 412 pages ;
 
SACHS (Viola), “William Faulkner et les Noirs”, Raison d’être, 1993, vol 27, pages 90-101 ;
SAPORTA (Marc) sous la direction de, “William Faulkner”, numéro spécial de la Revue l’Arc, 1er trimestre 1983, n°84-85, 192 pages ;
SARTRE (Jean-Paul), «A propos de Le bruit et la fureur. La temporalité chez Faulkner», Situations I, Paris, Gallimard, 1947, pages 70-81 ;
SARTRE (Jean-Paul), «À propos du Bruit et la Fureur, la temporalité chez Faulkner», Situations I, Paris, Gallimard, 1947, pages 65-75 ;
SARTRE (Jean-Paul), «Sartoris par William Faulkner», Situations I, février 1938, Paris, Gallimard, 1947, pages 7-13 et 1972, pages 65-75 ;
SEIDEN (Melvin), “Faulkner's Ambigous Negro”, Southern Renaissance, Baltimore, 1963, pages ;
SEIDEN (Melvin), “Faulkner's Ambiguous Negro”, Massachusetts Review, 1963, vol IV, pages 675-690 ;
SENSIBAR (Judith L), “Writing Loss in a Racialized Culture: William Faulkner’s Jim Crow Childhood”, Journal of Aesthetic Education, printemps 1999, vol 33, n°1, pages 55-61 ;
SPEAKER (Diwon), “William Faulkner’s Narrative Style in the Creation of African American Characters ”, The Oswald Review, 1993, vol 15, n°1, pages 18-41 ;
SPOTH (Daniel), “Totalitarian Faulkner: The Nazi Interpretation Of ‘Light in August’ And ‘Absalon, Absalon !”, English Literary History, 2011, vol 78, n°1 pages 239–257 ;
STEINBERG (Aaron), Faulkner and the Negro, Phd, New York University, 1963 et 1971, 796 pages ;
SUGIMORI (Masami), “Racial Mixture, Racial Passing, and White Subjectivity in Absalon ! Absalon !”, Faulkner Journal,  printemps 2008, vol 23, n°2, pages 3-21 ;
SUNDQUIST (Eric), Faulkner : the House Divided, 1983, Baltimore, John Hopkins, University Press, 1983,  183 pages ;
TAYLOR (Walter), “The Negro Anomaly at the Heart of Go Down, Moses”, American Literature, novembre 1972, vol. 44, n°3, pages, 430-444 ;
TAYLOR (Walter, Fuller), The Roles of the Negro in the William Faulkner’s Fiction, Phd, Emory University, 1964, 281 pages ;
TISCHLER (Nancy, M), “William Faulkner and the Southern Negro”, Susquehanna University Studies, 1965 vol VII, pages 261-265 ;
TOWNER (Theresa M.), Faulkner on the Color Line: The Later Novels, University Press of Mississippi, 2007, 179 pages ;
TOWNNER (Theresa M.), “Flesh and the Pencil. Racial Identity and the Search of Form”, Faulkner on the Colour Line : the Later Novels, University Press of Mississippi, 2000, 179 pages, spéc page 3-28 ;
TURNER (Darwin, T), “Faulkner and Slavery”, in Ed Evans Harrington, Ann Abadie J. Jackson, The South and Faulkner’s Yoknapatawpha, University Press of Mississippi, 1977, pages, 62-85 ;
VANDRAM (Alessandra), «Toni Morrison, A Faulknerian Novelist ?», American Studies, 1997, vol 42, n°4, 699-684 pages ;
VIDAL (Bernard), “Le vernaculaire noir américain : enjeux, réalité, réception à propos de The Sound and the Fury”, TTTR, traduction, terminologie, rédaction, 1991, vol 4, n°2, pages 151-188 ;
VISHNU (Prabu, K.S), “William Faulkner A Man and a Writer”, European Journal of English Language and Literature Studies, mai 2015, vol 3, n°2, pages 23-27 ;
WADLINGTON, (Warwick), “The Sound and the Fury: A Logic of Tragedy”, American Literature, 1981, vol 53, n°3, pages 409-423 ;
WARREN (Robert Penn), “Faulkner, The South, the Negro and Time”, Southern Review, été 1965, pages 251-271 ;
WATSON (Jay), Faulkner and Whiteness, University Press of Mississippi/Jackson, 2007, 257 pages ;
WERNER (Craig), «Black Dreams of Faulkner’s Dreams of Blacks», Doreen Fowler et Ann J. Abadie éditeurs, Faulkner and Race, University Press of Mississippi, 1987, pages 35-57 ;
WILLIAMS (Tyler), “How Faulkner Means Everything He Says : An Essay on James Baldwin's Politics of Intentionality”, C R : The New Centennial Review, 2015, vol 15, n°3, pages 49-64 ;
WILLIAMSON (Joel), William Faulkner and Southern History, New York, Oxford University Press, 1993, 515 pages ;
WILLIAMSON (Joel), William Faulkner and Southern History, Oxford University Press, 1993, 522 pages ;
WILSON (Edmund), “William Faulkner's Reply to the Civil Right Program”,  The New Yorker, 23 octobre 1948,  vol XXIV, 106 et 109-112.
Paris, le 1er juillet 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«William FAULKNER, Prix Nobel de littérature : Le Sud, les questions raciales, de l’esclavage et de la ségrégation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Partager cet article
Repost0
2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 12:18
Partager cet article
Repost0
27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 20:37
«2ème tour régionales du 27 juin 2021 : le dégagisme de la Macronie et du RN est en Marche ; validation de la stratégie de Mme Anne HIDALGO d’une orientation Socialistes-Verts» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Ce deuxième tour des régionales du 27 juin 2021, sonne comme une retentissante gifle pour la Macronie lepénisée et le Rassemblement National. Le duel annoncé, ou espéré, par les forces du Chaos, pour les présidentielles, en avril 2022, n’aura donc pas lieu. En effet, la Macronie qui avait engagé 5 ministres, a été battue à plate couture, surtout le territoire, notamment en Bretagne. C'est la bérézina pour eux. La quête, pour le pot de départ d'Emmanuel MACRON, est ouverte. A votre bon cœur !
Ces régionales sont également un grave échec pour la France Insoumise, mal partie pour les présidentielles. Les communistes ont perdu l’emblématique département du Val-de-Marne au profit de la Droite. En revanche, ces régionales valident la stratégie de leadership de Mme Anne HIDALGO d'une alliance entre les Socialistes et les Verts. La gauche conserve ses 5 régions. Mme Carole DELGA en Occitanie est la présidente de région la mieux élue (57,8%). «La Gauche ne gagne et ne progresse que lorsqu’elle se rassemble derrière le Parti socialiste. Il faut se réinventer, s’ouvrir, se dépasser, mais la réalité est là : le Parti socialiste reste la clé de voûte du rassemblement» écrit M. Emmanuel GREGOIRE, premier adjoint à la Maire de Paris.
En Ile-de-France, Mme Valérie PRECRESSE a été réélue, par traîtrise à 44%. Mme PECRESSE, au deuxième tour, a été soutenue par Jean-Paul HUCHON, un ancien président socialiste de la région IDF, et Manuel VALLS, un ancien premier ministre qui voulait rebaptiser le Parti socialiste. Auparavant, Julien DRAY voulait nous convaincre que le promoteur du Code noir, Jean-Baptiste COLBERT, était un humaniste. Il faudrait avoir le courage de dénoncer le bilan et l'héritage de François HOLLANDE qui nous a légué son bébé, M. Emmanuel MACRON, un projet de loi de déchéance de la nationalité, et surtout ces traîtres qui osent encore dire qu’ils sont «Socialistes». Pour ma part, je ne soutiendrai aucune orientation soi-disant «réformiste» ; ce terme devrait être banni, définitivement, du vocabulaire du Parti socialiste. L’abstention est liée au fait que certains pensent que tous les politiques seraient pareils. Nous avons besoin d’une orientation de rupture, telle que Lionel JOSPIN, premier ministre, avait commencé à l’engager. Un congrès comme celui d'Épinal sur Seine en 1971, 50 ans après est plus que nécessaire.
Par ailleurs, cette abstention, c'est elle aussi celles des racisés qui ne savent plus où ils habitent. Quand on est un citoyen on fait entendre sa voix, à chaque fois qu'on vous donne la parole. Votez pour qui vous voulez, mais allez voter. N'acceptez pas que les autres décident à votre place. Toute décision faite sans vous est contre vous.
En définitive, les cartes des présidentielles d'avril 2022 sont rebattues. C'est le retour du clivage Gauche-droite et l'échec cuisant du président Emmanuel MACRON fortement lepénisé qui voulait ramener la présidentielle à un duel entre Marine LE PEN. La 3ème gifle arrivera bien en avril 2021. La Droite a ses trois candidats potentiels avec des luttes fratricides, en perspective.
L’axe Socialiste-Verts conçu par Mme Anne HIDALGO paraît solide pour gagner la présidentielle de 2022. «Avec les Français, nous devons trouver des solutions à leurs attentes légitimes : vivre dignement de leur travail, se loger, se soigner, offrir grâce à l’école un avenir à leurs enfants, réussir la transition écologique. Avec les Français, nous construirons une formidable espérance pour notre pays» écrit Mme Anne HIDALGO.
Paris le 27 juin 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«2ème tour des élections régionales et départementales du 27 juin 2021 : dégagisme de la Macronie et du RN ; validation de la stratégie de Mme Anne HIDALGO d’une orientation Socialistes-Verts» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«2ème tour des élections régionales et départementales du 27 juin 2021 : dégagisme de la Macronie et du RN ; validation de la stratégie de Mme Anne HIDALGO d’une orientation Socialistes-Verts» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«2ème tour des élections régionales et départementales du 27 juin 2021 : dégagisme de la Macronie et du RN ; validation de la stratégie de Mme Anne HIDALGO d’une orientation Socialistes-Verts» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«2ème tour des élections régionales et départementales du 27 juin 2021 : dégagisme de la Macronie et du RN ; validation de la stratégie de Mme Anne HIDALGO d’une orientation Socialistes-Verts» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«2ème tour des élections régionales et départementales du 27 juin 2021 : dégagisme de la Macronie et du RN ; validation de la stratégie de Mme Anne HIDALGO d’une orientation Socialistes-Verts» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«2ème tour des élections régionales et départementales du 27 juin 2021 : dégagisme de la Macronie et du RN ; validation de la stratégie de Mme Anne HIDALGO d’une orientation Socialistes-Verts» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«2ème tour des élections régionales et départementales du 27 juin 2021 : dégagisme de la Macronie et du RN ; validation de la stratégie de Mme Anne HIDALGO d’une orientation Socialistes-Verts» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«2ème tour des élections régionales et départementales du 27 juin 2021 : dégagisme de la Macronie et du RN ; validation de la stratégie de Mme Anne HIDALGO d’une orientation Socialistes-Verts» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Partager cet article
Repost0
27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 20:35
Partager cet article
Repost0
27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 18:18
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«On trouve de tout à la Samaritaine» tel le slogan de la Samaritaine, à Paris, grand magasin de luxe parisien, à côté du Pont-Neuf. Fermée depuis 2005, pour des motifs sécuritaires, sous l’égide de l’agence japonaise Sanaa, la nouvelle Samaritaine après d’importants travaux de bureaux, un hôtel de luxe, en façade sur la Seine, des logements sociaux et une crèche dans les épaisseurs de l’îlot. Cette rénovation devait surtout protéger le patrimoine architectural de Paris. Avant 1962, la loi du 31 décembre 1913 protégeait les immeubles au titre des monuments historiques. Elle s’appliquait aux immeubles monumentaux, aux éléments du patrimoine industriel et rural, aux ensembles paysagers. Une loi n°62-903 du 4 août 1962, sur la protection du patrimoine historique et esthétique de la France et tendant à faciliter la restauration immobilière, à l’initiative d’André MALRAUX (1901-1976), Ministre de la culture du général de GAULLE (1890-1970), complète et renforce ce dispositif de sauvegarde du patrimoine bâti de Paris. Désormais, on est passé de la protection du monument à la protection du patrimoine de proximité.
La Samaritaine, appartenant maintenant au groupe LVMH, a réouvert ses portes depuis le 23 juin 2021, après 16  années de travaux de rénovation, sur deux immeubles. Les travaux ne sont pas complètement ouverts, puisque seul le 1er étage du 2ème immeuble est accessible au public. Il faut faire la queue pour y accéder, mais les délais d’attente sont raisonnables. Il y avait quelques touristes, mais ce n’est pas encore le flot traditionnel des temps avant le confinement.
La Samaritaine, comme le Bon Marché, les Galeries Lafayette et le Printemps, est un magasin à la gloire du savoir-faire français. Ce temple de la consommation, fondé en 1870, par la famille COGNACQ-JAY, entre art déco et art nouveau, et autour de la légende de «la Samar». En effet, un ancien vendeur de tissus, Ernest COGNACQ (1839-1928), décide de monter un commerce rue du Pont-Neuf : «Il n’est pas toujours commode à vivre, mais c’est un travailleur» dit son épouse. En effet, Ernest COGNACQ se marie, en 1872, à Marie-Louise JAY (1838-1925), une haut-savoyarde, ancienne bergère, installée à Paris depuis 1853, dure en affaire, pingre, bonne gestionnaire et visionnaire, auparavant première vendeuse du rayon des confections au magasin «Le Bon Marché». Un des grands principes de Marie-Louise JAY, pour gagner des parts de marché : un client n’a jamais tort, et il faut tout faire pour le satisfaire; il reviendra. Localisé à un endroit stratégique de Paris, entre le Louvre et Notre-Dame de Paris, le succès de la Samaritaine tient à des concepts novateurs. Parmi eux, le fait que les produits ont un prix unique et affiché, ainsi que la possibilité de pouvoir essayer les vêtements. Les produits sont également organisés en rayons, de façon très moderne pour l'époque. Au décès de Marie-Louise JAY, comme de son mari, la Samaritaine ne fut pas fermée un seul jour. Telle était leur volonté. Cependant, couple sans enfant, ils ont légué leur fortune aux œuvres de bienfaisance. «La Samaritaine, le génie et la générosité de deux grands commerçants» tel est le titre d’une biographie que leur consacre Fernand LAUDET. Dans sa biographie sur le couple des COGNACQ-JAY, Michel GAUDIN parle de «vie samaritaine».
La Samaritaine fait référence à la Bible, à cette rencontre entre le Christ et une femme de la Samarie. «Il arrive donc à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : «Donne-moi à boire». La Samaritaine lui dit : Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? Jésus lui répondit : Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle» Evangile, La Samaritaine, Saint Jean 4, 5-42. Edmond ROSTAND (1868-1918) avait fait, en 1901, de la Samaritaine une pièce de théâtre, avec Sarah BERNHARDT (1844-1823), comme actrice principale. Mais la Samaritaine était aussi, depuis Henri IV, une pompe à eau servant à alimenter de la Seine les jardins des Tuileries.
La Samaritaine fait écho à la puissante littérature d’Emile ZOLA (1840-1902), notamment son roman, «Au Bonheur des dames» paru en 1883, dans un Second Empire, avec son capitalisme féroce et triomphant. Les grands magasins, dont l’influence va bien au-delà de la simple distribution de produits, ont constitué dès leur naissance un élément fondamental de la modernité. Ainsi, dans «Au Bonheur des Dames», le personnage d’Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s'amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu'une femme peut acheter, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d'enfer. Les grands magasins permettent aussi un brassage de population sans précédent, dans une société encore organisée en classes séparées, et facilitent l’accès aux beaux-arts ainsi qu’à des idées et des styles différents. Symboles de progrès, ils ont prospéré et perduré parce qu’ils se sont toujours adaptés au développement industriel et à la vie moderne.
La Samaritaine, c’est un Espoir, pour le «Monde d’Après», le savoir-faire français aurait pu être une belle occasion de réindustrialiser le pays, d’avoir, enfin, une politique touristique audacieuse et stratégique, pour le plein emploi et la mobilisation de toutes les énergies, en régularisant les sans-papiers.
Références bibliographiques
BUFFET (R.P.), «Louise Jay, épouse Cognacq», Académie de Faucigny, Mémoires et documents, tome V, 1943, pages 66-70 ;
CABESTAN (Jean-François), LEMPEREUR (Hubert), La Samaritaine, Paris, éditions Picard, 2015, 280 pages ;
CLAUSEN (Meredith, L.), Frantz Jourdain and the Samaritaine, Leiden, E J Brill, 1987, 330 pages ;
ESCANDE (Louis), «Les grands travaux de la Samaritaine, à Paris», La technique des travaux, mai 1929, vol 5, n°5, pages 275-295, et vol 5, n°6, pages 343-358, et décembre 1933, vol 9, n°12, pages 737-753 ;
GAUDIN (Michel), La vie samaritaine des Cognacq-Jay, Paris, La Dame aux Oies éditions, 2019, 532 pages ;
KOFLER (Andreas), Architectures japonaises à Paris (1867-2017), Paris, éditions du Pavillon de l’Arsenal, 2017, 605 pages, en français et en japonais ;
LAUDET (Fernand), La Samaritaine, le génie et la générosité de deux grands commerçants, Paris, Dunod, 1933, 189 pages ;
MARREY (Bernard), Les Grands Magasins, Paris, éditions Picard, 1939 et 1979, 272 pages ;
ROSTAND (Edmond), Samaritaine, Evangile, en trois tableaux, en vers, Paris, 1901, 120 pages ;
THUBERT (Emmanuel), La nouvelle Samaritaine, Paris, éditions de la Douce France, 1933, 360 pages ;
ZOLA (Emile), Au Bonheur des Dames, Paris, Librairie générale française, classiques n°228, 1971, 544 pages.
Paris le 26 juin 2021, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

 
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«La Samaritaine, temple de la consommation, réouverture d’un grand magasin parisien de luxe» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Partager cet article
Repost0
27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 18:17
Partager cet article
Repost0
24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 23:17
«Abdoulaye Bocar LOM dit «Woody» et son livre «s’engager pour sa ville. Mon amour pour Thilogne» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
M. Abdoulaye Bocar LOM, dit «Woody», vient de publier un livre : «s’engager pour sa ville. Mon amour pour Thilogne». Au cœur de cet ouvrage, Woody fait l’éloge de l’engagement et du don de soi pour les autres. En effet, M. Abdoulaye Bocar LOM a «prématurément compris que la vie doit être plus un don qu’un dû, un sens de la responsabilité» écrit Moussa DIA, dans sa préface. Refusant la résignation et le découragement, au décès de son père, Bocar LOM, un polygame avec trois femmes et quinze enfants, alors qu’il n’avait que dix ans, Woody, Secrétaire-Adjoint de Thilogne Association Développement (TAD – France) a trouvé un sens à donner à sa vie, en se consacrant aux autres, par une solidarité avec son village. «Servir et soutenir mon peuple ont toujours donné un sens particulier à ma vie, cela procure un immense et indescriptible plaisir» écrit Woody. L’association villageoise, créée en 1965, sous la dénomination initiale de «Jeunes de Thilogne», et depuis 1985 transformée en structure fédérative, Thilogne Association de Développement, a initié divers projets (éducation, santé, eau et culture), pour une ville verte et propre avec une bibliothèque municipale. TAD unit les habitants de Thilogne avec ses diasporas, en Afrique, en Europe et en Amérique. Les Peuls sont en effet, marqués par une grande mobilité humaine, tout en restant particulièrement attachés à leur village d’origine. Une solide coopération décentralisée a été nouée entre Thilogne avec les villes de Trappes, Les Mureaux et Dreux.
La gestion désintéressée et l’esprit de sacrifice, à travers les associations villageoises que décrit M. Abdoulaye Bocar LOM, mettent le doigt sur une des institutions essentielles du Fouta-Toro des Almamy : la décentralisation, avec au centre du dispositif l’organisation d’une société cohérente et harmonieuse, fondée sur l’entraide et la solidarité, son chef de village, ses castes n’étant pas une hiérarchisation sociale, mais une répartition du travail dans la complémentarité, et surtout sa bienveillance, à toute épreuve, ayant traversé les siècles et les frontières.  Initialement, il s’agissait d’une immigration intérieure ou dans certains pays africains, mais celle-ci est «devenue durable et de plus en plus lointaine. En effet, le projet initial de migration impliquait un retour cyclique au village où demeurait la famille. Dans ce cas, le maintien des relations entre le migrant et son village est inéluctable. Il doit opérer des transferts monétaires pour construire une maison à Thilogne et, si possible, une autre à Dakar. En même temps, il est tenu d'envoyer régulièrement de l'argent» écrit Abdoulaye KANE sur «la diaspora villageoise : le cas de Thilogne». En définitive, quand des personnes malintentionnées salissent le concept de «Neddo Ko Bandoum» (solidarité familiale ou villageoise) cela ne peut que susciter en moi colère et révolte. Une des grandes valeurs humanistes du Fouta-Toro est et reste la solidarité, la bienveillance et la compassion : Ne jamais abandonner les siens, notamment quand ils sont dans le besoin. L’immigration témoigne du don immense de soi de ces héros du quotidien, se sacrifiant, en dépit des métiers ingrats, du climat rude ou du racisme, pour le bien-être de leur famille et de leur village. En effet, les diasporas du Fouta-Toro, établies à l’étranger, s'organisent pour s'entraider mutuellement dans leur pays d'accueil et pour maintenir les liens de solidarité avec leurs villages d'origine. Elles mettent en place des associations qui regroupent des individus appartenant au même village aux niveaux local, national et à l'étranger. Les ressources financières mobilisées par le biais des contributions périodiques des membres ou par le concours financier de partenaires sont destinées à la prise en charge des ressortissants en difficulté au niveau du pays d'accueil et à la réalisation de projets communautaires liés au développement local au niveau du village d'origine.
Cet ouvrage, dans une certaine mesure, comporte des éléments autobiographiques. Woody, un Peul, est particulièrement fier de son lieu de naissance, Thilogne, un village du Fouta-Toro, de plus de 17000 habitants, capitale du Bosséya, situé dans le Nord du Sénégal, à 631 km de Dakar, à 60 km de Matam, entre Agnam et N’Guidjilone, à 20 km de la frontière mauritanienne et non loin de Kaédi.  Thilogne, village de Mamoudou TOURE (1926-2017), ancien Ministre des finances du Sénégal,  est aussi celui de Thierno Mollé LY, un titre culturel et religieux, occupé en premier par Mamoudou LY, et cumulant la gestion de la ville, la justice, la police et le calendrier de diverses festivités.  En effet, apparemment la famille LY était initialement exilée, sous les Satigui à Kaédi, mais est venue se réinstaller à Thilogne après la Révolution de 1776 : «Les Mollés, fervents marabouts qui semblent originaires du Nord, constituèrent, sous couvert de religion, un parti politique très puissant. Ils allèrent s’installer sur la rive gauche, dans le Bosséya. Leur centre fut le village de Thilogne, où ils sont toujours» écrit, en 1961, Jean-Paul DUBOIS, dans sa thèse sur la vallée du Gorgol.
Thilogne, ville d’érudits, première université islamique du Fouta-Toro, a contribué au succès de la Révolution de Thierno Sileymane BAL en 1776, contre la dynastie animiste des Déniyankobé. Baptisé «Salndou Fouta» en raison de sa position stratégique, Thilogne est la capitale économique, politique et religieuse de la province historique du Fouta-Toro : le Bosséya et ses écoles-universités. Au milieu du XVIIIème siècle on nota dans presque toutes les provinces du Fouta-Toro l’existence de plusieurs foyers ardents, écoles coraniques, avec des programmes englobant diverses matières d’où sortirent d’éminents savants. Pays de «Diagaraf», de maîtres de la terre et d’éleveurs, Thilogne, avec ses grandes familles (DIA, SALL, BARRY, LY, LOM, SY, HAIDARA), en raison de son dynamisme, a attiré d’autres populations. «Je savais que tous les LOM de Golléré Lao» dit Woody, à propos de ses origines familiales. Aussi, Tafsirou Aly Oumar Diam LY, originaire de Gourel Oumar LY est parvenu très rapidement à gagner la confiance des habitants de Thilogne, pour devenir leur guide spirituel. A partir de cet instant les LY eurent une prééminence religieuse sur le reste de la population. L’histoire de Thierno Hamet Baba TALLA (1872-1936), après Nguidjilone, Saint-Louis et Dakar, venu s’installer à Thilogne à partir de 1908, pour créer une université islamique a retenu l’attention des historiens, comme Amar SAMB. Les savants islamiques de Thilogne étaient en relation avec d’autres grands marabouts comme Amadou Tidiane WONE de Kaédi, El Hadji Malick SY de Tivaoune et Thierno Baba SALL de Kayes (Mali).
Le décès de son père a tout de suite suscité le besoin de Woody de venir en aide à sa famille, au risque de délaisser ses études. Il a vu sa mère-courage, une héroïne du quotidien prendre le relais du père disparu. Woody finira par reprendre les études et les terminer en France. Les péripéties de l’obtention d’un visa ont aussi influencé Woody pour apporter son assistance aux jeunes de Thilogne confrontés à ce parcours semé d’embûches. Le séjour en France, loin de l’éloigner de son village, l’a encouragé à militer au sein de diverses associations, dont le Réseau d’Associations pour la Coopération Internationale du Val-de-Seine (RACIVS) dirigée par M. Saïdou THIAM, des Mureaux, originaire de N’Dioum. Dans sa générosité et son altruisme, Woody entreprend aussi, auprès de divers organismes (YCID, FORIM, PAISD), des actions pour financer des projets de développement, notamment en matière de santé en faveur de villages africains : «J’en ai accompagné une dizaine qui ont servi à améliorer les conditions de vie des populations, dont j’ignorais jusqu’ici l’existence, tant qu’elles me sont éloignées géographiquement» écrit Woody. Naturellement, Woody s’intéresse particulièrement à l’association de son village, Thilogne, en termes de montage de projets : «Depuis mon arrivée, en France, pas un seul projet ne s’est fait pour Thilogne, sans mon apport technique, matériel et/ou financier» écrit-il.
Abdoulaye Bocar LOM, a été influencé par différentes rencontres qu’il relate dans son livre, dont celle avec Samuel DOE, un nigérian qui lui a transmis l’amour de la langue anglaise. Aussi, le jeune Abdoulaye, dès la 6ème adhère au Club d’Anglais, prendra, le surnom de «Woody» : «Mon habileté à manier la langue anglaise m’a permis de gagner en notoriété dans tout le lycée, et même au-delà, dans les villages environnants» écrit-il.  L’auteur entreprendra, par la suite un Master 2 en langues, Interprétations et Stratégies Interculturelles à l’Université de Paris VII, Denis Diderot.
«Les populations du Fouta-Toro ont une conscience aiguë de l’apport considérable des migrants dans l’aménagement du territoire comme dans la lutte contre la pauvreté et la survie des villages. En effet, il existe généralement une bonne cohésion sociale entre les migrants internes, les immigrés et les populations autochtones qui se manifeste à travers les relations sociales entre les groupes qui partagent un même territoire» mentionne une étude de 2014 menée conjointement entre l’Agence Française de Développement (AFD) et l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN) de Dakar. Les autorités sénégalaises ont une grande conscience du rôle des migrants, non seulement pour ce qui concerne l’envoie des mandats mensuels pour la survie des populations paupérisées du Fouta-Toro, mais aussi les divers projets de développement au cœur de l’ouvrage de Woody.  Les écoles manquant de moyens sont parfois délabrées «Je suis allé voir toutes les écoles. Là, mon cœur s’est rempli de pitié en voyant les conditions dans lesquelles travaillent nos jeunes frères et sœurs. Sous des abris de fortune, dans des bâtiments délabrés, des enfants et des maîtres se penchent sur des livres de lecture. Ma gorge s’est serré à la vue de ce spectacle désolant. Il est inadmissible de parler «d’émergence» quand l’éducation des populations se voit si délaissée» écrit-il. Cependant, et pour autant, les autorités sénégalaises et à ce jour, n’ont pas intégré dans leurs politiques publiques, la dimension migratoire et ses apports bénéfiques pour les populations du Fouta-Toro. Il arrive même que les élus locaux, se sentant dépossédés de ces projets locaux entre les associations villageoises, particulièrement dynamiques, innovantes et surtout désintéressées, entre en conflit avec elles. Le montage des projets nécessite la collaboration de la mairie parfois peu coopérative. «A chaque fois, il s’agissait d’un parcours du combattant que d’avoir sa convention de partenariat avec la mairie de Thilogne en temps et en heure. Il y a un véritable manque d’investissement de la part de la mairie et de ses agents dans les projets de développement portés par TAD-France en faveur de la ville» écrit Woody.
«En réaction à cette situation, des migrants de retour s’impliquent, avec le soutien des associations de migrants internationaux, dans le combat politique en vue d’être élus localement ou de faire élire une personne de confiance afin de mieux contrôler leurs terroirs d’origine» mentionne l’étude conjointe entre l’AFD et l’IFAN précitée. Abdoulaye Bocar LOM a-t-il une ambition politique ?
Dans son ouvrage, Woody ne le dit pas explicitement, mais il dégage une perspective ressemblant fort bien à un projet politique, aussi bien dans son style que dans son contenu «Cher Thilognois, il est temps, qu’ensemble, nous imaginions un projet de société viable. Il est grand temps de tout reprendre à zéro et de partir sur un fondement solide de ce qui est appelé à devenir un projet de vie et de société qu’il faudra léguer aux générations futures. Je me fais votre serviteur pour porter ce lourd fardeau de servir mes compatriotes dans cette voie» écrit-il.
Par ailleurs, aussi noble, désintéressée et efficace que soit l’action associative, elle a ses limites. La solidarité si elle a réduit la pauvreté et préservé une grande part de la dignité des populations, a favorisé la consommation, au détriment de l’investissement, source d’une grande autonomie, d’indépendance et de bien-être durable. La première génération l’immigration encore attachée viscéralement à l’Afrique prend de l’âge ; la deuxième génération de la diaspora peule ne perpétuera pas ce système d’entraide villageoise. Un village qui n’est pas le leur, mais celui de leurs ancêtres.
Par ailleurs, il y est bien question, dans cet ouvrage, d’une ambition littéraire. La naissance de la fille de Woody, Réhana, a été le moment favorable pour engager l’écriture de ce livre «J’ai voulu profiter des nuits blanches que nous étions certains de passer, ma femme et moi, pour me lancer dans cette entreprise. Avec l’arrivée de ma fille, j’ai trouvé, en moi, de la force et de l’énergie considérables pour affronter tout type de projet. Il ne m’a pas fallu beaucoup de nuits blanches pour les coucher sur le papier» écrit Woody. Cet ouvrage se termine par un slogan anglais «To be continued» à suivre. Woody nous annonce que cet ouvrage n’est qu’un début, j’ajouterai prometteur, d’une longue et fructueuse création littéraire.
 
Références
1 – Le livre de Woody
LOM (Abdoulaye, Bocar), S’engager pour sa ville. Mon amour pour Thilogne, Dakar, l’Harmattan (Sénégal), 2021, 98 pages.
2 – Les autres références
Agence Française de Développement et IFAN, Etude de la dimension locale de la dialectique migration et développement : le cas France-Sénégal, Montreuil, GRDR, octobre 2014, 74 pages ;
BOUTILLIER (Jean-Louis), CANTRELLE (Pierre), CAUSSE (J), LAURENT (C), N’DOYE (T), Moyenne vallée du Sénégal, Paris, P.U.F., 1962, 368 pages ;
DIOP (Abdoulaye, Bara), Société toucouleur et migration, Dakar, IFAN, 1965, 232 pages ;
DUBOIS (Jean-Paul), Le bassin de la vallée du Gorgol (Mauritanie). Etude de géographie régionale, Université de Paris, diplôme d’études supérieures de géographie, Paris, 1961, doc B DJ 207 00126, 148 pages, spéc pages 64, 77-78 ;
KANE (Abdoulaye), «Diaspora villageoise et développement local en Afrique : Le cas de Thilogne association développement», Hommes et migrations janvier-février 2001, n°1229, pages 96-107 ;
KANE (Amadou, Moctar), «Thierno Mollé de Thilogne : investiture de Mamadou Racine», CRIDEM du 24 avril 2009 ;
MOTTE (Emmanuel), Thilogne Association Développement. Les Thilognois du monde, pour le développement de leur commune, Versailles, YCID Yvelines, octobre 2016, 27 pages ;
N’DIAYE (Racine, Oumar), «Les foyers d’enseignement religieux en Afrique : le cas de Thilogne (Sénégal), des Mahdhir (Mauritanie), XIème, XIXème siècles», Revue Ivoirienne Historique, 2013, vol 21, pages 122-124 ;
WANE (Baïla), Le Yirlaabe-Hebbiyaabé et le Bosséya de 1850 à 1880, Mémoire de maîtrise d’histoire, Dakar, Université de Dakar, 1977, 223 pages ;
WANE (Birane), L’Islam au Sénégal, le poids des confréries ou l’émiettement de l’autorité spirituelle, Université Paris-Est, UCAD, 2010, HAL, 275, spéc pages 25, 35, 117, 238-239.
Paris, le 24 juin 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Abdoulaye Bocar LOM dit «Woody» et son livre «s’engager pour sa ville. Mon amour pour Thilogne» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Abdoulaye Bocar LOM dit «Woody» et son livre «s’engager pour sa ville. Mon amour pour Thilogne» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Abdoulaye Bocar LOM dit «Woody» et son livre «s’engager pour sa ville. Mon amour pour Thilogne» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Abdoulaye Bocar LOM dit «Woody» et son livre «s’engager pour sa ville. Mon amour pour Thilogne» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Abdoulaye Bocar LOM dit «Woody» et son livre «s’engager pour sa ville. Mon amour pour Thilogne» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Abdoulaye Bocar LOM dit «Woody» et son livre «s’engager pour sa ville. Mon amour pour Thilogne» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Abdoulaye Bocar LOM dit «Woody» et son livre «s’engager pour sa ville. Mon amour pour Thilogne» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Abdoulaye Bocar LOM dit «Woody» et son livre «s’engager pour sa ville. Mon amour pour Thilogne» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Abdoulaye Bocar LOM dit «Woody» et son livre «s’engager pour sa ville. Mon amour pour Thilogne» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Abdoulaye Bocar LOM dit «Woody» et son livre «s’engager pour sa ville. Mon amour pour Thilogne» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Partager cet article
Repost0

Liens