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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 18:57
«Paris capitale culturelle de l’Afrique et son riche agenda littéraire : Centenaire du Goncourt de René MARAN, 20 ans de la mort de SENGHOR, Panthéonisation de Joséphine BAKER» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
L’agenda littéraire est particulièrement riche et confirme que Paris est bien, et depuis les années 20, est bien la capitale culturelle de l’Afrique. Jadis, et durant les «Folles années», et en dépit de la grippe espagnole, les tenants du mouvement «Harlem Renaissance», (Le poète, Langston HUGUES, l’artiste Joséphine BAKER). Du 19 au 22 février 1919, Blaise DIAGNE (1872-1934), député du Sénégal (voir mon article) avait convoqué, avec l’appui de Georges CLEMENCEAU (1841-1929) premier congrès mondial panafricain, auquel avait assisté, William DU BOIS (1868-1963), auteur des «âmes du peuple noir» (voir mon article).
Le président Emmanuel MACRON a décidé de panthéoniser, à travers une plaque, Joséphine BAKER (voir mon article), artiste du mouvement Harlem Renaissance, militante des droits civiques auprès de Martin Luther, résistance, et partisane du multiculturalisme, avec sa «Tribu arc-en-ciel». Le reste de Joséphine BAKER seront maintenus au cimetière de Monaco. Régis DEBRAY avait l’initiative de cette panthéonisation, mais le président socialiste, François HOLLANDE, l’avait bottée en touche, l’opinion publique ne serait pas prête. En 2008, Mme Ségolène ROYAL avait suggéré de transférer, au Panthéon, les cendres, de Aimé CESAIRE (1913-2008), mort le 17 avril 2008. Le président Nicolas SARKOZY a repris cette idée, le 6 avril 2011, quelques années après la fameuse grève de 44 jours de Elie DOMOTA aux Antilles, en faisant apposer, après accord avec la famille, «une plaque à la mémoire du grand intellectuel et de l'homme engagé de la Martinique sera scellée au cœur». Serge LETCHIMY, député de la Martinique, a rappelé que Aimé CESAIRE est rétif aux honneurs et aux célébrations, mais que cette panthéonisation «est un geste symbolique important envers le poète, l'humaniste, l'éveilleur de conscience».
Si la Gauche fait panthéoniser, son bilan, pour les racisés, est resté maigre et particulièrement décevant. Pire, Lionel JOSPIN, alors qu’il était premier socialiste, avait même choisi de bouder les obsèques du président SENGHOR, (1906-2021), une grave faute politique que nous n’oublierons jamais. Aussi, à l’occasion de ces 20 ans de la disparition du poète-président, nous réclamons, à notre candidate, Mme Anne HIDALGO, des funérailles symboliques à Paris, En effet, son adjoint, M. Arnaud NGATCHA, était venu  prononcer une discours au colloque sur SENGHOR, à la Sorbonne du 5 novembre 2021, organisé par M. Foulo BASSE, ancien DGS de l’université d’Evry et M. Hamidou SAMAKE, adjoint à la maire de Paris. Le 18 décembre 2021, à Dakar, le Sénégal, célèbrera le 20ème anniversaire de la disparition du président SENGHOR, et la maire de Verson (Calvados, ville de Colette SENGHOR (1925-2019, voir mon article), et lieu de décès le 20 décembre 2021, du poète), a invité Mohamed M’Bougar SARR, prix Goncourt, à une conférence.
C’est le 100ème anniversaire du Prix Goncourt de René MARAN (voir mes articles) et après le prix Goncourt de M. Patrick CHAMOISEAU, pour «Texaco» en 1992, et le Prix Goncourt de Marie N’DIAYE, en 2009, pour ses «Trois femmes puissantes» qui polarise également. Beaucoup d’initiatives particulièrement louables, mais peu coordonnées, entre Paris, La Guyane, Dakar et bien sûr la République centrafricaine. Dans un contexte d’une 5ème vague brouillant tout, j’essaie de vous livrer les éléments en possession, et m’engage à vous tenir informés, dès que j’aurai des éléments plus précis.
Le roman, «Batouala, véritable roman nègre» a été écrit René MARAN (1887-1960), alors qu’il était encore fonctionnaire colonial en Oubangui-Chari, actuelle République centrafricaine. Il parlait le Banda, une langue du pays Grimari. Il ressort de la conférence à Paris, le samedi 27 novembre 2021, à la maison des associations, du XVIIIème arrondissement, dont j’ai été l’un des animateurs, que M. Jean-Pierre MARA, président d’un COPIL, en relation avec l’Alliance Française, va organiser, le 16 décembre 2021, un colloque en hommage à René MARAN (bande dessinée, pièce de théâtre, conférence).
A Paris, la Ville de Paris, sur vœu présenté par M. Hamidou SAMAKE, adjoint à la maire de Paris, Mme Anne HIDALGO a réaffirmé «afin de célébrer, dignement, le centenaire de cette œuvre précurseure et de son prix (Batouala de René MARAN) qu’un lieu culturel parisien, comme par exemple une bibliothèque, puisse porter le nom de René MARAN».
Toujours à Paris et en relation avec M. Jacques MARTIAL, conseiller-délégué en charge des Outre-mer et élu d’un merveilleux arrondissement, le 12ème , probablement une plaque sera apposée devant le 26 rue Bonaparte, à Paris VIème, là où résidait René MARAN.
La Ville de Paris envisage une table ronde, vers le 7 janvier 2022, sous la direction de M. Romuald FONKUA, professeur à la Sorbonne, sur «Batouala et René Maran du point d vue de l’histoire littéraire et politique». Diverses consultations sont en cours pour finaliser et préciser ce projet.
A Paris, une soirée de témoignage est organisée à Bibliothèque François Mitterrand, le mercredi 1er décembre 2021, de 17 h à 20 h, sur le thème «René Maran, précurseur de la Négritude», un travail coordonné par Mme Monique CALINON, avec de nombreux invités (M. Didier DECOIN, Mohamed M’Bougar SARR, Mme George PAU-LANGEVIN, etc.) Entrée libre, mais il est préférable de faire une réservation sur le site de la BNF.
Il est probable que le Sénégal, avec son Musée des civilisations noires, n’oubliera pas René MARAN, un des précurseurs de la Négritude, et ami personnel du président SENGHOR. En effet, René MARAN, à la suite de son Goncourt, a fait l’objet d’un grave lynchage, un harcèlement moral des coloniaux qui l’ont contraint à la démission de l’administration. Aussi, à sa disparition en 1960, le président SENGHOR a continué de venir en aide à sa famille, à sa veuve, Camille MARAN.
En Guyane, une autre initiative est en cours, avec un colloque à Cayenne. Je n’ai pas encore assez d’éléments précis à ce sujet. C’est, une rencontre aura lieu, et en collaboration étroite, avec son petit-fils Bernard Michel MARAN, un habitant du 20ème arrondissement de Paris, et agent de la fonction publique hospitalière. Je rappelle qu’un colloque a déjà eu lieu du 16 au 18 juin 2021 au Brésil sur «René Maran et la Guyanité». Le vendredi 5 novembre 2021 au Sénat français et à l’occasion de son 134ème anniversaire, René MARAN a été honoré.
Compte tenu des éléments glanés ici et là, il est donc plus jamais urgent et nécessaire d’avoir une Maison d’Afrique à Paris, pour engager d’énergiques actions pour la promotion du bien-vivre ensemble, coordonner diverses informations concernant les racisés et les sensibiliser à toute initiative faisant avancer la cause républicaine. On répand vite les calomnies et les dénigrements, mais s’agissant des éléments valorisants concernant l’héritage culturel africain, tout reste une affaire d’initiés, de clubs entre amis, avec des retours d’ascenseurs.
Je rappelle que les journées du 19 au 22 octobre 2021, à l’occasion du 30ème anniversaire de la disparition de Amadou Hampâté BA (1901-1991), à l’université d’Evry Paris Saclay, organisées par Messieurs Abdoul Hamet BA, maître de conférences et chef du département d’histoire et M Foulo BASSE, ancien DGS de cette université, en présence de Mme Roukiatou BA, présidente de la Fondation Amadou Hampâté BA, ont montré l’utilité de développer les études africaines, dans les universités françaises. Le président de l’université d’Evry s’y est engagé, avec enthousiasme.
Paris, le 28 novembre 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Paris capitale culturelle de l’Afrique et son riche agenda littéraire : Centenaire du Goncourt de René MARAN, 20 ans de la mort de SENGHOR, Panthéonisation de Joséphine BAKER» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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26 novembre 2021 5 26 /11 /novembre /2021 00:36
«Derrière la colère des ultramarins la persistance et l'aggravation d'une situation coloniale faite d'injustices» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Depuis quelques jours, autour de la montagne de la Soufrière, gronde une puissante colère, une rage sans nom, contre l'injustice et la paupérisation des ultramarins. Vu de l'hexagone, cette énième révolte des colonisés se ramènerait à des complotistes refusant, en pleine pandémie, de se faire vacciner.
Cependant et à y regarder de très près, cette vision fort simpliste, ne résume pas bien l'énorme détresse de nos amis et frères antillais. Le vent de révolte, né en Guadeloupe, s'est propagé aussi en Martinique, le pays de Aimé CESAIRE (1913-2008). Aussi la montagne Pélé crache également le feu. Aimé CESAIRE, dans sa poésie péléenne, annonçait de vastes mouvements sismiques. Plus qu’une prévision, c’est, pour lui, une certitude, la révolte gronde : «les volcans éclateront. Les volcans enchaînés et la fréquence des laves et des feux de brousse, provoquent une exaltation féroce de forêts et de montagnes déracinées» écrit-il, dans son poème, «Fumerolles».
Aux Antilles (Guyane, Guadeloupe, Martinique) et à la Réunion ayant rejoint le mouvement de protestation, les principales ressources (terres, entreprises hôtels et grands magasins) sont détenues par les «Békés», les colons blancs. Les chaînes de l’esclavage sont devenues invisibles, mais elles sont toujours oppressantes. Les jeunes antillais frappés un chômage endémique (+de 60%) sont contraints de s'exiler en France métropolitaine. Une des questions importantes est l’illettrisme et l’analphabétisme, et les jeunes ne sont pas formés par rapport aux besoins des entreprises.
Les Antillais souffrent, énormément, de la vie chère. Tout est cher, même le piment est importé de Hollande. Un pot de yaourt de Basse qualité c'est 6 euros. Les gens, de condition modeste, en dehors du petit punch, ne peuvent accéder aux produits de première nécessité importés de France et vendus par de grandes enseignes de la métropole. Les produits locaux ne sont pas valorisés. Par ailleurs, les barèmes des prix sont souvent flottants, et à la hausse, sans aucune stabilité.
Il y a déjà eu dans le passé de nombreuses explosions sociales, non durablement résolues. Une grève de 44 jours avait démarré le 24 novembre 2008 en Guyane pour s'étendre à la Guadeloupe puis à la Martinique. Cette grève était également dirigée contre la vie chère et réclamait une substantielle revalorisation des salaires. Quelques grands groupes commerciaux de la métropole détenus par des Békés tenaient en esclavage les ultramarins. Victorin LUREL avait négocié, avec le syndicaliste Élie DOMOTA du LKP, une sortie de crise pour le 5 mars 2009.
Actuellement, le gouvernement, frappé par une grande cécité devant cette souffrance des Antillais, a choisi d'envoyer la troupe pour mater cette révolte. «Surveiller et punir» tel est le titre d’un ouvrage du philosophe Michel FOUCAULT (1926-1984). La haute finance, les amis de la Samaritaine, sont dans leur logique disciplinaire.
Cette crise est avant tout celle de la grande défiance des ultramarins à l’égard de la classe politique locale, qui, en dépit d’importantes subventions, est accusée d’inefficacité, soupçonnée de favoritisme, de népotisme ou de manque de probité. Mme Lucette MICHAUX-CHEVRY (1929-2021), ministre de Jacques CHIRAC, qui avait régné sur la scène politique guadeloupéenne, était une femme politique énergique, mais très controversée. Sa longue carrière a été émaillée de nombreuses chroniques judiciaires.
Cette crise est également une grande défiance contre un Etat lointain qui a transformé les Antilles en véritable réservoir de voix électorales. En effet les politiciens de l'hexagone passé le temps du scrutin ont vite oublié leurs promesses d'une continuité territoriale, une véritable égalité des droits. En effet, les Antillais réclament la Justice, le Respect et la considération. Ils ne souhaitent pas l’indépendance, et donc rester dans la République française, mais exigent que l’autonomie. Aimé CESAIRE avait, en 1955, dans son «discours sur le colonialisme» adopté un discours sans concession. La colonisation loin d’apporter «la civilisation» est une honte du siècle. La colonisation travaille à «déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale au relativisme moral» écrit-il. Finalement, Aimé CESAIRE n’a pas réclamé l’indépendance, mais la départementalisation, l’égalité réelle. Pour l’instant les différents mouvements indépendantistes ou radicaux aux Antilles, comme en Nouvelle-Calédonie, sont restés minoritaires. A travers, l’autonomie, les Antillais exigent que les décisions les concernant puissent être prises au plan local et qu’ils y soient étroitement associés. «Depuis quelque temps le mot «autonomie» est répété comme une antienne et brandi comme la panacée. J’ai développé la décentralisation autonomique» ; c’est-à-dire créer un mouvement « autonomiste » juridique, territorial et politique» dit Jean-Pierre CHICOT. Les Antillais, selon lui, devraient faire preuve de responsabilité accrue, exclure l’entre-soi mortifère, rejeter le clientélisme pestilentiel. Bref, l’autonomie est avant tout mentale.
Aussi, les Antillais formulent, régulièrement, des revendications, mais qui presque jamais entendues.
Que faire donc face à cette désespérance ?
Les problèmes d’environnement, en relation avec la gestion de l’eau potable, les recours abusif à des pesticides, comme le chlordécone, ont été dénoncés. En effet, le chlordécone utilisé entre 1972 et 1993, pour sauver la bananeraie contre les charançons, est d’une très haute toxicité pour l’environnement et les humains. La Guadeloupe et la Martinique sont fortement mobilisées contre l’impunité, le taux d'incidence du cancer de la prostate aux Antilles étant parmi les plus élevés au monde. La plainte déposée en 2006 pour «mise en danger d'autrui» par empoisonnement pourrait déboucher sur un non-lieu pour cause de prescription des faits.
Il est urgent de valoriser les espaces naturels et notamment les plages. En effet, les Antilles, zone hautement touristique, sont confrontées aux sargasses que sont ces algues brunes, envahissant les plages. En état de décomposition, les sargasses sont dangereuses pour la biodiversité et les hommes.
L’agriculture aux Antilles est peu diversifiée, en véritable colonies, la banane, le melon et la sucre concentre les principales productions tournées vers l’export. Par conséquent, les Antillais réclament une agriculture tournée vers leurs besoins alimentaires. En particulier, les Antillais exigent le développement d’une agriculture locale, bio, en vue d’une autosuffisance alimentaire, et contre la vie chère. Cependant, le prix des terrains croît de façon exponentielle, en raison de la spéculation.
Les Antillais réclament l’allotissement des moyens de transport publics qui sont sporadiques et dérisoires. En effet, les transports publics ne fonctionnent qu’en semaine, jusqu’à 20 h, et donc sont interrompus en week-end, jours fériés. Il arrive quelques lignes soient opérationnelles le samedi, mais jusqu’à 14 heures.
En dehors du chômage massif, l’emploi précaire est la règle et les hôpitaux disposent de moyens dérisoires.
Je crois que tous les candidats à la présidentielles, et Mme Anne HIDALGO, en particulier, devraient se saisir de ce dossier. Je forme le vœu, que dans son tour de France, Mme Anne HIDALGO, une candidate Sociale-écologiste, se rende, rapidement aux Antilles, pour délivrer un message d'espoir et désespérance. En France métropolitaine, outre les questions d'égalité, la mémoire restera un sujet central.
Il appartiendra aux Antillais, comme à tous les racisés de France, de ne pas oublier d'aller voter aux présidentielles d'avril 2022, contre les forces du Chaos, pour la Justice, la Fraternité et la République. Ces élections ne sont pas comme les autres ; s'abstenir est devenu presque un délit.
Paris, le 25 novembre 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Derrière la colère des ultramarins la persistance et l'aggravation d'une situation coloniale d'injustices» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 08:25
«Présidentielles de 2022 : Mme Mathilde IMARE et sa primaire citoyenne de la Gauche des 13 et 16 janvier 2022» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
En vue des présidentielles d’avril 2022, Mme Mathilde IMARE, militante écologiste et porte-parole d'un collectif, envisage d'organiser une primaire à gauche les 13 et 16 janvier 2022. Ce collectif revendique déjà 130 000 inscrits.
A Droite, et après l'accident industriel de François FILLON, les quatre candidats fortement lepénisés, ont déjà participé à 3 débats et le vote aura lieu le 4 décembre 2021 lors d'un congrès. Éric CIOTTI que rien ne distingue de l’extrême-droite a fait chavirer le débat vers les forces du Chaos. Xavier BERTRAND qui avait quitté la boutique est revenu par opportunisme. Par conséquent les Républicains qui ne méritent plus ce qualificatif ont vendu leur âme au diable. Ils ont eu le génie avec 30 euros par votant de renflouer leurs caisses après le scandale de Bigmallion.
A Gauche, on peut dire que d'ores et déjà M. Arnaud MONTEBOURG après sa proposition de taxer les mandats des immigrés à destination de l'Afrique, s'est flingué une balle dans le pied. Il est donc, comme le diraient les Anglais, Out. Au Parti socialiste, François HOLLANDE qui avait envoyé Stéphane LE FOLL flingué la candidature de Mme Anne HIDALGO a raté son putsch. Il peut continuer à commenter l'actualité et dédicacer ses livres.
Il existe des candidatures traditionnelles de témoignages sur lesquelles on ne va s'attarder. Il reste donc trois candidats de poids et de valeur : Mme Anne HIDALGO du Parti socialiste, M. Jean-Luc MELENCHON de la France Insoumise et M. Yannick JADOT, des Verts. Chacun réclame l'unité mais à condition que cela soit autour de lui.
Pourtant les données mathématiques, même si la politique c'est l'art de faire bouger les lignes sont connues. Le total, à ce jour, des intentions de vote pour les forces de Gauche est entre 28 et 32%. La Gauche rassemblée a des chances d'être présente au 2ème tour. Mais la Gauche divisée affronterait une seconde mort clinique après 2017. C'est aux municipales de juin 2020 que Mme Anne HIDALGO avait réveillé les forces de progrès de léthargie et l'espoir est aux régionales avec une défaite cuisante des forces du Chaos.
En définitive une épreuve de nerfs est engagée entre les trois compétiteurs d’ici la primaire citoyenne du 13 janvier 2022, que chacun feint d'ignorer. Chaque candidat guette la faute ou la mort subite du concurrent. Pourtant l'heure est grave. La famille LE PEN et Mohamed ZEMMOUR occupent l'espace médiatique. Dans une certaine mesure la Politique c'est aussi l'art de faire du bruit. Cependant, il ne faudrait pas sous-estimer M. Emmanuel MACRON et ses amis de la Samaritaine.
Que faire pour éviter le désastre ?
Si la Gauche n'est pas rassemblée et ne mobilise contre l'abstention, les forces du Chaos semblent avoir le vent en poupe. En effet, le Rassemblement national, Mohamed ZEMMOUR et la Droite lepénisée peuvent se retrouver au deuxième tour sans la Gauche ni M. Emmanuel MACRON. Ce n'est pas un scénario catastrophe, c'est une possibilité qu'il ne faudrait pas écarter.
Je suis persuadé que la France républicaine n’a pas encore dit son dernier mot. Les élections ce n'est pas seulement qu'une question d'appareils politiques, mais c'est aussi une dynamique et l'intervention des citoyens comme l'ont montré les municipales et les régionales dernières.
Restons vigilants et faisons-en sorte qu'une candidate de Gauche et même à défaut d'union soit au 2ème tour et gagne cette présidentielle d'avril 2022.
Paris, le 22 novembre 2021, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Présidentielles de 2022 : Mme Mathilde IMARE et sa primaire citoyenne de la Gauche des 13 et 16 janvier 2022» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 07:22
«M. Jean CASTEX, premier ministre, et Mme Brigitte KLINKERT, Ministre délégué à l’insertion, testés positifs : et les gestes barrières ?» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Subitement deux ministres sont testés positifs au Coronavirus et plusieurs écoles ferment. Alors qu'on s'achemine vers une 5ème vague, le président MACRON refusant des mesures drastiques comme nos voisins a toujours infantilisé et culpabilisé les citoyens. Si cela va mal au plan sanitaire, ce serait nécessairement de la faute des citoyens irresponsables qui se sont relâchés, n'observant plus les gestes barrières. Et alors M. Le premier ministre qu'on voit souvent à la télé sans masque serrer les paluches, quelle exemplarité ?
Le président MACRON, qui n’a pas renoncé à ses funestes réformes et ses guerres locales injustes et meurtrières, avait évoqué, en pleine pandémie, l’idée d’un «Monde d’Après». Président des riches, le président croit que tout est communication. Cependant, dire ce n’est pas faire.
On nous dit que les citoyens ne feraient pas assez de télétravail. Tout d'abord certaines activités se prêtent mal au télétravail, comme les agents de restauration, les chauffeurs, agents d'entretien, mécaniciens ou cuisiniers. Bref, tous ces racisés, ces Mohamed ou cette France qui se lève tôt. Même dans les activités se prêtant au télétravail, il reste encore de la paperasserie à examiner et la nécessité de se concerter avec ses collègues ou partenaires. Et surtout le télétravail n'est efficace que si les salariés ont accès à distance de toutes les applications et surtout les dossiers électroniques. Or tous les dossiers ne sont pas dématérialisés et certains anciens dossiers sont archivés dans des caves ou centres secondaires.
Le plus grave dans ce télétravail c'est que certaines administrations sont bunkérisées et il faut plus de 30 minutes d'attente et la communication se coupe. Aucun email aucune ligne directe, dans une grosse administration pour joindre la personne gérant directement le dossier. Dans bien des préfectures, les étrangers pour obtenir un rdv en vue du renouvellement de leur titre de séjour sont confrontés à des applications saturées. Quand appelle le standard on vous renvoie à une application qui ne marche pas.
Par ailleurs, le gouvernement, outre les matraques des personnels soignants lors des manifestations a, depuis 2020, fermé 5700 lits à l’hôpital. Or l'hôpital n'est pas une start-up. Si la santé ne va, rien ne va. Par ailleurs, la médecine de ville, les laboratoires et les pharmacies, ne sont encore pas suffisamment pris en compte dans la gestion de cette pandémie.
Paris, le 22 novembre 2021, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 22:11
«Mali où en est-on ? Rencontre avec Mao, un bilan d'étape de la transition» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Mahamadou Lamine HAIDARA dit Mao, membre fondateur du MPR, l'ancêtre de l'Union pour la démocratie et le développement (UDD), créé en 1991, le parti de Choguel MAIGA, premier ministre de transition du Mali, est en visite en France. Il y a eu après le procès de Moussa TRAORE (1936(2020), un «devoir d'inventaire», suivant une expression de Lionel JOSPIN. Le MPR a retenu les aspects positifs du bilan de Moussa TRAORE. Mao a été maire, deux fois député et maintenant vice-président du MPR.
La visite en France de Mao, vice-président du MPR, est l'occasion de faire le point de la situation politique au Mali, la place de la diaspora malienne, dans la perspective du congrès du MPR de décembre 2021 et les relations avec la France.
1ère interrogation où en est-on pour la transition ?
Le premier ministre de transition, Choguel MAIGA, est en visite à l'intérieur du pays, à Kita, dans la région de Kayes, à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie. C'est un signe que l'Etat retrouve la confiance et l'aptitude à reprendre son autorité à travers tout le territoire.
Depuis que juin 2021 que M Choguel MAIGA est premier ministre de transition trois observations peuvent être formulées.
Tout d'abord, progressivement la paix et la confiance en l'Etat malien d'assurer la sécurité de tous, est en train de revenir. Il y a moins d'attaques absurdes et criminelles, comme les tueries entre communautés et leurs escalades incontrôlables de vengeance ou l’absurdité de brûler les champs de riz. On sait, c'est le grand paradoxe, le meilleur riz produit en Afrique c'est au Mali, et la moitié des terres reste encore inexploitée. «Le Mali dispose de terres de bonne qualité qu'il n'arrive pas à valoriser. Les coûts de production du riz sont bien supérieurs à ce que l'on peut trouver en Asie», disait le président Abdoulaye WADE, en 2011, à Davos. C'est donc un grand paradoxe que l'Afrique soit confrontée à un déficit alimentaire et une importation massive du riz asiatique.
Ensuite, la restauration d'une bonne gouvernance et de la probité est en marche. Tout gaspillage des deniers publics est traqué et poursuivi ; ceux qui avaient détourné sous l'Ancien régime ont conclu des accords avec l'Etat sur les modalités de remboursement. En somme une gouvernance sobre et vertueuse.
Enfin, même si un nouveau calendrier de la transition n'est pas encore communiqué, M. Choguel MAIGA entend dresser un nouveau timing tenable, crédible et réalisable. Au cœur du dispositif, concernant la Refondation, est l'idée de poser de solides règles fondées sur l'inclusion et qui seront intégrées dans le dispositif constitutionnel, afin d'être acceptables et opposables à tous.
2 - Le Mali a-t-il acheté des armes russes ?
Une première livraison d’armes russes a déjà eu lieu, et il y en aura d’autres. Il n’y a pas de troupes russes déployées au sol, comme c’est le cas des forces françaises et celles des Nations Unies, mais des conseillers russes pour le maniement de ces armes. Contrairement à une idée reçue, les relations entre le Mali et la Russie, datant de l’époque de Modibo KEITA sont très anciennes. En effet, de nombreux cadres maliens, dont l’actuel premier ministre, M. Choguel MAIGA, ont été formés en Russie. «Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans un même panier» dit un dicton africain. Par conséquent, le Mali, Etat souverain, peut entretenir des relations diplomatiques ou commerciales, si cela est conforme à ses intérêts. Les armes russes sont moins chères, semble-t-il que les armes françaises, soit une économie de 101 milliards de FCA, soit 154 198 473 euros.
3 - Où en est-on dans les relations entre la France et le Mali ?
La France et le Mali sont comme un vieux couple, il arrive parfois que l’on dispute. Cependant, en raison des liens de l’histoire et de la communauté de langue, la raison l’emportera sur la passion, à condition que la relation soit fondée sur des intérêts réciproques et un respect mutuel.
4 - Des représentants de la diaspora malienne seront-ils invités au Congrès du MPR à Bamako de décembre 2021 ? Quelle sera la place de la diaspora malienne au cours de cette transition et après ?
Tout sera fait pour que des représentants de la diaspora malienne soient invités au congrès du MPR des 11 et 12 décembre 2021, à Bamako. La diaspora malienne en France, forte de ses 200 000 membres en situation régulière et probablement 100 000 sans-papiers, sera associée à tous les projets de développement du Mali, en raison de son expertise et déjà de son soutien social et économique au pays.
Paris, La Plaine, Saint-Denis, le 20 novembre 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Mali où en est-on ? Rencontre avec Mao, un bilan d'étape de la transition» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 22:10
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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 09:03
«Diary SOW après sa fugue, son nouveau livre «Je pars» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
Diary SOW vient de faire publier, chez Robert Laffont, un éditeur parisien, son deuxième roman, le 4 novembre 2021, sous le titre «Je pars». Ce deuxième roman de Diary, est largement autobiographique, puisqu’il fait allusion à la fugue, en France, de Diary SOW, en janvier 2021. «Mon expérience m'a beaucoup inspirée pour donner du corps au personnage principal, mon alter ego» dit-elle. Cependant, selon Diary sa fugue serait «strictement personnel. Je ne suis pas Coura et elle n'est pas moi» dit Diary SOW. L’éditeur, Robert Laffont, en a donné le résumé. Disparaître, certains en rêvent. Elle l'a fait. Partir. N'importe où. Prendre sa liberté. Retrouver le contrôle de soi. Oublier la pression, une famille qui aime mal, des ambitions qui sont celles des autres. Cesser de jouer un rôle. Un matin d'hiver, Coura quitte sa chambre d'étudiante, ses amis, Paris, la France. Sans regret. Elle vient d'avoir dix-huit ans, le monde lui tend les bras. Sa disparition est d'autant plus inquiétante qu'elle était une jeune fille modèle, menant une existence parfaitement rangée. À Amsterdam, de nouvelles expériences l'attendent tandis que son passé la rattrape. Que faire ? Donner signe de vie ? Soit, mais à quel prix ? 
«Je pars» raconte le destin d'une jeune femme à la recherche d'elle-même. Je rappelle la rigoureuse nécessité d’être responsable dans tout ce qu’on fait et dit. Le jour où il y aura une vraie disparition inquiétante ; ce comportement est de nature à discréditer, très sérieusement, toute opération d’envergure de solidarité et de mobilisation des ressources et énergies de tous. Dans la mythologie grecque, Cassandre prévoyait souvent des malheurs, y compris la défaite des Troyens, mais personne ne la prenait au sérieux. 
Que cachait cette fugue de Diary SOW du 4 janvier 2021 ? 
En janvier 2021, la disparition brutale et mystérieuse avait inquiété ses proches et avait engendré un emballement médiatique. Le Consul général, à Paris, Amadou DIALLO, avait mobilisé une formidable campagne de communication, bien relayée par la presse française. Je renouvelle ici, notre profonde reconnaissance et gratitude pour cet exceptionnel élan de générosité de tous et des autorités de police françaises. Ainsi, une poignante vidéo a été réalisée et diffusée par M. François DURPAIRE, universitaire et consultant des médias. Un grand merci, François !!! Dans un tweet du 10 janvier 2021, et qu’il en soit vivement remercié, Gilles VERDEZ, journaliste et chroniqueur, a lancé un avis de recherche, pour retrouver Diary SOW. Le cas de Diary SOW nous avait profondément ému tous en raison de ses origines modestes et de son parcours exemplaire. Diary, née le 17 septembre 2000, à Malicounda, près de M’Bour, issue d’un milieu modeste peul, est très méritante : «Elle passe tout son temps à faire des exercices et des devoirs. Elle est une grande fierté pour nous, elle est un enfant exemplaire», dit sa mère Binta. Diary est constamment animée d’un désir ardent de réussir ses études. Quand on veut, on peut «Lorsqu'on désire vraiment atteindre nos objectifs, il y a la possibilité», dit-elle. Après son bac, Diary a obtenu une bourse d’excellence qui lui a permis d’intégrer la classe préparatoire de Louis-Le-Grand, où elle étudiait physique, chimie et ingénierie. 
Cependant, une partie de la presse ou de l’opinion publique, en opposition au président Macky SALL, avec des relents ethnicistes ou politiques, n’avait pas manqué de fustiger Diary SOW, prétendant que ses origines peules lui auraient octroyée une attention qu’elle ne mériterait pas. Ces diatribes partisanes sur des questions littéraires sont insupportables. «La jalousie rend irrationnel et intolérant» écrit Diary SOW, dans son roman, «Je pars». Mais il est vrai que «réfléchir, c’est difficile, c’est pourquoi la plupart des gens jugent» écrit Carl Gustave JUNG (1875-1961), fondateur de la psychologie analytique. A chaque fois qu’un Sénégalais brille par ses talents littéraires, je m’en glorifie et m’en réjouis infiniment. Si Diary SOW s’est retrouvée avec de mauvaises notes au lycée Louis le Grand ; cela est un fait incontestable. En revanche, je pense que bien des étudiants sénégalais, arrivant en France, et dont certains que je rencontre, ne sont pas conscients de l’écart considérable du niveau d’études entre la France et le Sénégal. Les nouveaux étudiants sénégalais ont grand intérêt, leur première année en France, à travailler, très dur, pour combler, rapidement, ce gap.
Diary SOW, par provocation, ingratitude, inconscience ou insolence, explique ainsi la raison d’être de son deuxième livre «Je me suis sentie comme emprisonnée par l’opinion des autres, par la conception qu’ils ont du personnage qu’ils ont construite autour de moi ; ça je l’ai ressenti surtout après mon retour. Je me suis rendue compte qu’en fait, je n’avais pas le droit de faire, ce que j’avais fait, et que l’on me niait justement ce droit. Mon livre est une façon de vous dire, je vous emmerde» dit-elle. Devant la vive réprobation de cette déclaration, Diary SOW a été contrainte de préciser sa pensée ; elle n'aurait adressé ce mot de Cambronne qu'aux personnes l'ayant injustement dénigrée. En raison de cette maladresse est le mal est fait : "la parole, c'est comme de l'eau, une fois versée à terre, on ne plus la ramasser" dit un dicton peul.
Le personnage de Coura, dans sa sensualité, sans être irrévérencieuse, est impudique. Dans sa stratégie de communication, l’essentiel c’est de rester au centre du jeu, sous la lumière. Diary, pour son deuxième roman, a réussi à se faire publier chez un grand éditeur parisien, Robert Laffont. Par conséquent, peu importe les écarts de langage ou les cris de la foule, pourvu qu’on parle d’elle. Parlez de moi, en bien ou en mal, mais parlez de moi : «J’ai voulu provoquer de la répulsion, de l’incompréhension, du dégoût, peu importe, tant que ce n’est pas de l’indifférence» écrit Diary SOW. Dans son livre, elle essaie de retranscrire l’état d’esprit qui l’a poussée à «passer à l’acte» en fuyant, comme son personnage, la pression qui reposait sur ses épaules. Ce roman traite donc de la question de la liberté : comment assumer rester, authentiquement, soi-même ? «Ce qui ne va pas, déjà, c'est qu'elle s'est oubliée. Elle a une sorte de mal-être dans sa vie, parce qu'elle ne s'écoute pas suffisamment. C'est l'opinion des autres, le regard des autres qui la dirige. Et quand elle s'en rend compte, il y a ce sursaut, cette rébellion qui fait qu'elle ne peut plus continuer comme ça», écrit Diary SOW. 
Loin de cette vision romanesque, on susurre que Diary SOW aurait une relation amoureuse avec un ancien fonctionnaire français de la police devenu diplomate, de 56 ans, affecté auparavant au Sénégal, et passionné pour les femmes peules. Un point à éclaircir. En tout cas, il va falloir que Diary s’en explique sérieusement. Sa disparition, jugée inquiétante, était fondée sur ses performances scolaires et du sérieux qu’elle avait témoigné, jusqu’ici. Une relation amoureuse se célèbre et ne justifierait nullement, si elle était établie, de provoquer de graves frayeurs de ses parents, du Sénégal entier, de la mobilisation de tous, notamment des autorités consulaires du Sénégal à Paris, de la Police française et des médias français ou du Sénégal. Mme Diary SOW, brillante élève sénégalaise, «Miss Sciences» en 2017, a remporté en 2018 et 2019 le concours général. Désignée «meilleure élève» du Sénégal, Diary a donc été honorée par le président Macky SALL ; elle n’a donc pas pu terminer ses études en France. 
La jeune Diary est déjà l’auteure d’un premier roman, «sous visage d’un ange», paru chez l’Harmattan, le 16 janvier 2020, et relatant les aventures d’une femme-enfant tiraillée entre traditions et modernité, qui fugue ; une belle histoire d’amour. Par un beau dimanche ensoleillé, la vie de Karim change de fond en comble lorsqu'une jeune fille frappe à la porte de la maison des THIANDOUM. Qui aurait cru que cette rencontre si anodine en apparence, marquerait au fer rouge l'esprit de nos personnages principaux ? Allyn, une femme-enfant à la soif de vivre débordante qui a prématurément passé l'âge des illusions dangereuses ; Karim, cet Apollon à l'âme tourmentée et au cœur insensible verra ses certitudes bouleversées par cette apparente ingénuité et cette rare beauté qui dissimulent un esprit manipulateur et un passé lourd et pensant. 
Diary, avait déjà annoncé en 2018 qu’elle préparait un deuxième roman. «Je suis en série scientifique, mais ça ne m’empêche pas d’avoir un intérêt appuyé pour les matières littéraires», affirmait-elle. Naturellement, et contrairement à certains qui dénigrent systématiquement les créateurs artistiques, comme les professeurs Iba Der THIAM, Oumar SANKHARE ou le Prix Goncourt, M. Mohamed M’Bougar SARR, je préfère d’abord prendre connaissance du 2ème ouvrage de Diary SOW et vous faire part ensuite de mes remarques. 
Le roman, composé de 17 chapitres, est d’un style simple, fluide, mais rigoureux. Il est dédié à son père «A papa, parti trop tôt, trop vite, trop loin» écrit Diary. On est loin du vocabulaire savant et riche du prix Goncourt, Mohamed M’Bougar SARR qui a compulsé différents dictionnaires. 
L’héroïne du roman, Coura, est confrontée à la nuit, à des cauchemars ; elle rêve d’avoir accouché, alors qu’elle est encore vierge et vit dans la chasteté avec son ami Adam. Mais cette chasteté c’est le prix de son ambition «ma virginité, je la traîne comme un fardeau. Rien à voir avec la morale, la pudicité, la religion, ni un quelconque vœu de chasteté. Simple question de prudence. (…) Etudier, viser plus haut, toujours plus haut, pas de distractions, pas de sexe, pas de bébé» écrit Diary. L’héroïne du roman a cédé aux exigences de sa famille et s’est oubliée elle-même «Cela fait longtemps que j’avance, courbée sous les attentes et les regards des autres, que j’ai oublié de m’écouter, de me plaindre. Il ne m’est jamais venu à l’esprit de me révolter, je suis résignée. Mon instinct m’a souvent avertie de ne pas suivre l’opinion du plus grand nombre. A désirer trop fort un chemin lisse, on ne s’oublie pas impunément. Là réside la cause du trouble» écrit Diary.  
L’héroïne Coura, interpelle son compagnon, Adam, «Si un jour, je disparaissais ?». Le besoin de vivre et de rester authentiquement soi-même, la naissance de l’individualisme, est l’un des thèmes majeurs de ce roman «L’ambition aveuglée, enfin vaincue, finira, par s’incliner» écrit-elle. C’est donc la fuite que Coura veut affirmer son identité et probablement, son ambition littéraire «Quand j’ai regardé au fond de moi, j’ai vu pire, bien pire. J’ai peur de moi. Disparaître, au fond, c’est se suicider d’une partie, voire de la totalité de soi, une mort différente, une mort identitaire presque» écrit Diary.
L’essentiel du roman se déroule à Paris où le Sénégal est presque absent. Le père de Coura est ambassadeur en France. Son frère, le beau et ténébreux Mansour, est un fainéant «Désinvolte, fantasque et volage, il voyage quand il en a envie, mène ses activités comme bon lui semble, se ruine pour des projets non aboutis» écrit Diary. Sa meilleure amie, Larissa, est considérée comme superficielle «Plus j’ai grandi, plus je l’ai associée à  ces âmes matérialistes, futiles et creuses, chez qui tout est vernis. Pourtant, même ainsi, je la trouvais belle, émouvante dans sa superficialité» écrit Diary. L’héroïne tombe amoureuse d’un guitariste, un Français. En effet, son ami, Adam, est rencontré lors d’une exposition d’œuvres de son frère Mansour «Les gens passaient sans s’arrêter. Moi, je suis restée debout à l’écouter fascinée, jusqu’à ce qu’il range la guitare dans son étui. Il s’était alors tournée vers moi, avait souri. J’avais ressenti une chaleur. Et, d’emblée, je m’étais liée d’affection à lui. Comme une évidence» écrit Diary. Hugo, est le colocataire grincheux et intolérant.
Cependant, Amsterdam, en Hollande, a la côte, Mohamed M’Bougar SARR fait démarrer son prix Goncourt dans cette ville ; Diégane Latyr Faye, le narrateur, y fera une excursion. C’est cette ville hollandaise que choisit, par hasard, Coura, résidant à Paris, comme destination de sa fugue : «J’ignore ce que je vais faire, et qui je vais rencontrer. Je ne sais pas où aller, mais n’ayant pas assez réfléchi, qu’importe la destination ! Des villes tourbillonnent, se chevauchent : Londres, Bruxelles, Amsterdam ! A un guichet, je prends à tout hasard un billet pour Amsterdam. C’est juste ça le prix de la liberté : un vulgaire bout de papier !» écrit Diary. En effet, après la peur d’un saut dans l’inconnu, à la Gare du Nord, à Paris, Coura s’est décidée de se disparaître «une seule pensée m’obsède. Ça y est. Je pars» écrit-elle.
La décision de partir est liée à cette volonté de s’émanciper de toutes ces tutelles étouffant Coura «Je ne me suis jamais sentie aussi vivante que la nuit où j’ai pris ma décision. C’est décidé, je n’irai pas en cours. Plus d’horloges, de calendriers, d’obligations, d’agendas. Après le désir physique, le fantasme du départ est revenu supplanter l’attachement au présent. J’ai une priorité maintenant : Moi. Parce qu’il y a une vie à vivre. Parce que c’est la seule façon d’exister. Parce que, sans cela, je suis condamnée à d’éternels remords» écrit-elle. L’héroïne aspirant à la liberté, se sent étouffée par le père «J’ai enfin compris : je n’avais choisi pour moi, mais pour mon père. Toujours en quête de son approbation, je voulais l’impressionner, attirer son attention. J’étais son «produit». Il m’avait transmis sa vanité agaçante, un désir de briller, le goût de paraître. Et de peur de décevoir, j’étais allée loin, dans la soumission » écrit Diary.
A Amsterdam, Coura, l'héroïne du roman, «Je pars», s’émancipe et se transfigure : «Comme si, en fait, en partant, elle laissait son enfance derrière elle. Elle se sent vieillie. Elle va le dire dans le roman. Cet acte va la mener vers une meilleure connaissance d'elle-même, une meilleure connaissance de sa condition de femme, une meilleure connaissance de son corps. Oui, on peut vraiment le définir comme un rite de passage» écrit-elle. 
Initialement, et à sa réapparition, après la fugue de janvier 2021, Diary SOW avait refusé de donner une explication claire et rationnelle à son geste qui avait mobilisé le Sénégal et la France. Du moins, sa réponse de l’époque a été sibylline «ceux qui cherchent une explication rationnelle à mon acte seront déçus, puisqu’il n’en a aucune» dit-elle. En réalité cette fugue serait-elle une mise en scène, machiavélique, ayant abouti à ce roman, «je pars» ? En effet, d’aucuns croyaient Diary SOW avait renoncé à tout, notamment à ses études «Qui dit je renonce à quoi que ce soit ?» avait-elle rétorqué.
L’intrigue n’est pas loin de la réalité, après la fugue, c’est le retour au domicile familial et la crainte des parents d’une nouvelle escapade. Diary ne donne dans son livre aucune explication plausible et cohérente des frayeurs causées aux siens «J’avais de pause, de ralentir» écrit-elle. Du moins cette expérience amoureuse de ce diplomate français, déguisé sous le prénom d’Adam, si elle a été parfois compliquée à gérer, ne serait peut-être pas terminée «Il faut tout reprendre à zéro, se réapprendre l’un l’autre, s’aimer de nouveau» écrit-elle. Cette fugue a fait grandir Diary, avec parfois, un élan poétique «L’hiver bientôt va s’enfuir. Bientôt l’éclosion de l’été. Et tout renaîtra à la vie. Et je pourrai en fin observer le monde et le trouver beau» écrit Diary SOW. Sans doute, une ambition littéraire qui promet d’autres romans.
Références bibliographiques
SOW (Diary), Sous le visage d’un ange, Paris, L’Harmattan, 2020, 314 pages, au prix de 26 euros ; 
SOW (Diary), Je pars, Paris, Robert Laffont, 2021, 208 pages, au prix de 16 €. 
Paris, le 14 novembre 2021, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Diary SOW après sa fugue, son nouveau livre «Je pars»» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 09:00
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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 22:42
«Yambo OUOLOGUEM et son «devoir de violence», Prix Renaudot en 1968 : entre gloire, honneur, déchéance et réhabilitation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Récit romanesque, sociologique, politique et philosophique, roman policier, entre allégorie, parodie et légende, «le devoir de violence», relate la période du début du XIIIème siècle, depuis le règne de Soundiata KEITA, à travers le destin épique de l’empire imaginaire du Nakem (sultanat de Kanem), jusqu’en 1947. «Nos yeux boivent l’éclat du soleil, et, vaincus, s’étonnent de pleurer. Maschallah ! oua bismillah !… Un récit de l’aventure sanglante de la Négraille – honte aux hommes de rien ! – tiendrait aisément dans la première moitié de ce siècle ; mais la véritable histoire des Nègres commence beaucoup, beaucoup plus tôt, avec les Saïfs, en l’an 1202 de notre ère, dans l’Empire africain de Nakem, au sud du Fezzan, bien après les conquêtes d’Okba ben Nafi el Fitri» écrit-il, dans son «devoir de violence». Comme l’indique son titre, il est question, dans ce roman, de se faire violence, pour s’assumer «Il s’agit de prendre conscience des vrais problèmes et, par conséquent, il faut se faire violence. Comme le titre du livre l’indique, il y a pour nous, un «devoir de violence» pour nous assumer nous-mêmes dans une vision prospective, qui n’admet ni la mauvaise foi ni la facilité» déclarait, en octobre 1968, Yambo OUOLOGUEM. En effet, le «Devoir de violence» met en scène deux Afriques qui s'opposent et se complètent : celle d'un puissant chef coutumier protégé des Blancs, dont l'autorité se rattache à la tradition d'une société presque féodale encore, et celle d'un jeune Africain, brillant élève des écoles françaises et représentant de la nouvelle classe qui doit prendre la relève, à moins qu’elle ne se laisse berner par les vieilles ruses des anciens maîtres, l'argent, la facilité, la gloriole. On est surpris de découvrir, dans ce roman, l’irruption de l’homosexualité d’un jeune étudiant africain, à Paris, contraint de se prostituer pour financer ses études. L’érotisme est complaisamment étalé dans ce roman. «Il est des livres qui vous accompagnent toute votre vie, qui à un moment éclairent votre chemin, et ne cessent de le faire» écrit Joël BERTRAND. Oeuvres puissante et unique, un roman-culte du continent africain, ce roman «est un brûlot, magnifiquement écrit, une attaque directe et féroce de l'impérialisme et du colonialisme» écrit Valérie THORIN, de «Jeune Afrique».
«Devoir de violence»,  un roman psychologique, hautement subversif, déganté, lyrique et grandiloquent, raconte la brutalité de l’Afrique précoloniale, puis l’ère coloniale jusqu’au moment des Indépendances. «Par le détournement incessant du langage et par la parodie généralisée, Le Devoir déroute le lecteur; et la représentation par les mots semble elle-même mise en doute. On assiste à une métaphore, un transport généralisé d'un discours à l'autre sans qu'il soit possible de définir un lieu d'origine, un sens propre de l'Histoire. La question du sens propre est-elle encore pertinente puisque l'écriture vit de l'interstice entre l'Histoire et sa mise en fiction ?» s’interroge Josias SEMUJANGA. Récit narratif, sans chronologie, avec des évènements imbriqués, la relation est assurée par des personnages aussi différents que Saïf roi du Nakem, l'ethnologue Shrobénius, Kassoumi fils de l'esclave du même nom ou l'évêque Henry. Comme tous les personnages se situent par rapport au projet de Saïf, ils lui sont alliés ou opposés. Malgré ses violences et ses cruautés, Saïf gagne tous les combats jusqu'au match nul l'opposant à l'évêque Henry, au dernier chapitre. Politicien rusé, il élimine tous ses adversaires ou alliés devenus inutiles à son projet. Ce roman est une synthèse de l’Histoire africaine, de l’Antiquité, en passant les empires précoloniaux, la colonisation et notre temps présent. Composé de trois parties, la première retraçant la légende des Saïfs, une histoire mouvementée et cruelle d’une dynastie et d’un peuple qu’elle asservit. La seconde partie est concentrée sur la colonisation, avec un souverain fourbe, des violences politiques et des assassinats. La troisième partie traitant de la décolonisation, voit les enfants Saïf envoyés en France, en vue d’être préparés pour une indépendance factice.
Les thèmes abordés concernent la religion, la culture l’Islam et l’esclavage. On y note quelques scènes érotiques très crues, y compris à propos de l’homosexualité d’un jeune Africain contraint de se prostituer pour terminer ses études à Paris. Servi par une culture générale et un style exceptionnel, la narration de Yambo OUOLOGUEM s’accompagne de l’hyperbole, le grossissement des violences, la satire et le sarcasme. Le style de Yambo OUOLOGUEM, un « Spartacus » de la littérature africaine, est reconnu de tous pour sa grande qualité «Un livre qui vous prend aux tripes, où les mots ne sont pas seulement des signes alignés, ils vivent, ils brillent et saignent» écrit C. PEYRE dans «Jeune Afrique»  du 6 octobre 1968.
Né le 22 août 1940, à Bandiagara, en pays Dogon, au Soudan (Mali), le prénom «Yambo» signifie en Dogon, il ne faut pas faire de discrimination. Sa naissance coïncide avec la mort de Thierno Bocar Salif TALL (1875-1940), le guide spirituel de Amadou Hampâté BA (1901-1991, voir mon article), grand ami des Dogons et originaire également de Bandiagara. Sa famille est liée aux descendants de El Hadji Omar TALL, dont Aguibou TALL et a pu bénéficier de la bienveillance du colonisateur français, notamment en termes d’accès à l’éducation. Cependant, les relations entre le colonisateur, les communautés musulmanes et Dogons étaient complexes. Le personnage de Saïf, dans le devoir de violence, ne serait-il pas une forme de figure littéraire de «l’étrange destin de Wangrin» d’Ahmadou Hampâté BA ? Une partie de ses parents, dont sa première épouse, Adama DIALLO, sont Peuls. Son grand-père, est un garde forêt. Il est fils unique de Aïssata KARAMBE et de Boucari OUOLOGUEM, un propriétaire terrien et inspecteur d’académie de l’éducation nationale, un intellectuel en charge de la réforme de l’éducation. Son père levait régulièrement le drapeau français et faisait chanter «La Marseillaise» à son fils. Il le destinait à un parcours d’élite. Yambo le suivra. Yambo OUOLOGUEM avait pour ambition de mieux faire que ses parents et devenir un écrivain. Après les études primaires à Bandiagara, puis au Lycée Askia, il s’inscrit, dans les années 60, en hypokhâgne au lycée Henri IV, à Paris et réussit au concours de l’école normale. Il apprendra de nombreuses langues africaines ainsi que le français, l'anglais et l'espagnol. Il lit l’arabe. Il sera par la suite licencié ès Lettres, licencié en Philosophie, et diplômé d'études supérieures d'Anglais. De 1964 à 1966, il enseigne au lycée de de Charenton (Val-de-Marne) en banlieue parisienne, tandis qu'il finit son doctorat en sociologie à l'École Normale Supérieure de Saint-Cloud.
Dans son ambition littéraire, il voulait devenir un écrivain non pas Noir, mais un écrivain tout court :  «A y regarder de près, cette affaire (de plagiat) cachait au fond l’avènement dans le champ de la littérature noire africaine subsaharienne d’un écrivain qui a décidé de faire de la littérature une activité individuelle, autonome et authentique de création à un moment où cette dimension quasi professionnelle n’est pas d’actualité dans les sociétés postcoloniales dominées. En moins d’une dizaine d’années (1963-1969), il a tenté de construire un discours sur la littérature qui fascine aujourd’hui d’autant qu’il est repris par nombre d’écrivains et dans d’autres écritures de l’Afrique noire et des Caraïbes contemporains avec des visées bien différentes» écrit Romuald FONKUA dans un article «le devenir écrivain de Yambo Ouologuem : négrifier la littérature». Yambo OUOLOGUEM est un écrivain atypique ; c’est un franc-tireur ; il n’est ni dans la Négritude, ni un écrivain engagé dans la dénonciation du colonialisme : «La position de Yambo Ouologuem dans l’histoire littéraire nègre est inédite. Unique, en effet, elle se situe à l’opposé de la génération qui l’a précédé autant que de celle à laquelle il appartient. L’écrivain malien apparaîtrait bien volontiers plutôt sous les traits d’un «franc-tireur» ; un être à part pour qui la question politique dès lors qu’elle se confond au réel (ou à la vie de la cité) est sans fondement si elle n’est pas envisagée sous un angle global ou international» précise le professeur Romuald FONKUA. S’estimant dans la compétence et la légitimité, et refusant d’être catalogué comme un écrivain africain ou Dogon, Yambo OUOLOGUEM est dans le souci d’écrire et d’exposer ses idées littéraires ; il veut mener sa vie singulière d’écrivain : «Mon problème à moi, c’est d’écrire. Le public interprète comme il veut. Je ne cherche pas du tout à ouvrir boutique. Je ne m’inquiète pas non plus de me définir. Je ne m’intéresse pas du tout moi-même. Je laisse le pas d’abord et avant à la chose qu’il y a à dire, plutôt qu’à la situation singulière de l’individu et à sa définition arbitraire» dit Yambo OUOLOGUEM.
Que peut la littérature ?
Yambo OUOLOGUEM ne croit pas aux vertus de transformation de la société par une littérature d’engagement : «Aucun livre n’a changé les hommes. Le vent souffle où il veut. Provoquer des perturbations dans le déroulement dialectique des faits ? Cela me paraît faux. La littérature n’est pas la médecine. C’est un vieux problème d’ailleurs. Dans le Gorgias, Platon disait à propos de la rhétorique qu’elle était un art de cuisinier, puisqu’elle consiste à flatter le goût pour se faire apprécier. Je ne me pose pas du tout en médecin des âmes. Je ne suis ni un jésuite ni un marchand. Je ne donne pas à consommer des gadgets» dit Yambo OUOLOGUEM. Pour lui, la création littéraire «n’a pas une vertu médicale, salvatrice ou consolatrice concédée au livre ouvre sur un rapport individuel, solitaire et libre de la littérature» écrit Romuald FONKUA. Il commence à écrire de nombreuses nouvelles et écrira même, en 1969, sous le pseudonyme d’Utto RUDOLF, «une Bible du sexe», concernant le libertinage de la bourgeoisie française et inspirée du conte des Mille et une nuits. : «Car je lui ai donné plusieurs maîtres, sans compter ; et elle apprit la belle écriture, les règles de la langue, les commentaires du Livre, les règles du droit divin et leur origine, la jurisprudence, la morale et la philosophie, la géométrie, la médecine, le cadastre ; mais elle excelle surtout dans l’art des vers, dans le jeu varié des instruments de plaisir et dans le chant et la danse ; enfin elle a lu tous les livres. Mais tout cela n’a fait que contribuer à la rendre encore plus aimable et d’humeur ; et c’est pourquoi je l’ai appelée Douce-Amie» écrit-il. Par ce livre, il voulait échapper «une certaine catégorisation, à une certaine assignation» dit Samy TCHAK. Un écrivain africain n’est pas obligé de se cantonner dans sa case ; il peut s’emparer de tous les sujets littéraires pouvant l’intéresser, affirmant ainsi sa grande liberté de création artistique.
Yambo OUOLOGUEM obtient, le 18 novembre 1968, le premier Prix Renaudot attribué à un Africain, par 7 voix contre 3, pour son roman, paru chez Seuil, «le devoir de violence». Jean-Pierre ORBAN considère ce roman comme  «un livre culte, un livre maudit». Par conséquent, au début, il avait des éloges. «Voilà un être d’élite, et sans doute, après Léopold Sédar Senghor, l’un des rares intellectuels d’envergure internationale que l’Afrique noire ait donnés au monde. À vingt-huit ans, cela tient du prodige» écrit Alain BOSQUET dans «le Monde». Son style est loué «Yambo Ouologuem a uni le français le plus pur et l’Afrique la plus noire dans Le Devoir de violence» écrit dans «le Figaro Littéraire». Bien avant le Renaudot, certains critiques étaient enthousiastes «Un grand roman africain. Voici peut-être le premier roman africain digne de ce nom. Et un roman tout court comme on n’a pas souvent le bonheur d’en découvrir dans le fatras d’une rentrée» écrit Mathieu GALEY du «Monde». Robert KANTERS du « Figaro littéraire » dans un article «Mes ancêtres, les Nègres» est plus sarcastique «Tout n’est pas bon dans ce roman, parfois M. Ouologuem semble vouloir nous prouver qu’il peut écrire aussi mal et dans un jargon aussi prétentieux que n’importe quel petit Blanc intellectuel. Ce qui vient de son souffle profond, de sa race et de son cœur, est toujours excellent» écrit-il. Jean CHALON, du « Figaro littéraire » sera plus enthousiaste «Yambo Ouologuem a uni le français le plus pur et l’Afrique la plus noire dans Le Devoir de violence» écrit-il. Le succès de ce roman est fulgurant ; il est traduit dans dix langues, l’ouvrage dépasse les frontières françaises, des États-Unis au Japon. Mais le 5 mai 1972, le «Times Literary Supplement», T.L.S, londonien accuse Yambo OUOLOGUEM de plagiat à l’encontre de l’écrivain britannique Graham GREENE. Léopold Sédar SENGHOR, visé par ce roman, donne une rude estocade à Yambo OUOLOGUEM : «Je ne nie pas son très grand talent, mais il n’y a pas que le talent, il n’y a pas que le génie littéraire, il y a aussi une attitude morale, en face de la vie, en face des grands problèmes. Je pense que c’est affligeant. Je ne veux pas employer un mot sévère, quand on voit des nègres puisqu’il faut les appeler par leur nom, qui ont un succès littéraire et qui disent aux blancs ce qui est agréable aux blancs, et qui n’osent pas affirmer leur foi dans leur ethnie, dans leurs idées. On ne peut pas faire une œuvre positive quand on nie tous ses ancêtres» écrit Léopold Sédar SENGHOR, dans le n°33 de «Congo-Afrique» de mars 1969. Ce scandale et cette polémique éclabousseront l’auteur ; l’éditeur Seuil, retire l’ouvrage de sa distribution.
Roman de combat et à revers de la pensée dominante venue d’Afrique, Yambo OUOLOGUEM en dénonce l’essentialisme, impliquant à la fois une vision idéaliste et une identité immuable figée dans la confrontation à l’Autre, origine de tous ses maux. Ce roman est considéré comme «une hardiesse au moment où tout écrivain africain était censé célébrer les civilisations africaines» dit le professeur Alain MABANCKOU. En effet, face à cette pensée, dénoncée comme idéologie au service des pouvoirs issus des Indépendances, Yambo OUOLOGUEM propose une approche historique, hors de toute transcendance, où l’Afrique serait un continent comme les autres, régi par les mêmes dynamiques que les autres, et ne tenant sa spécificité, réelle et non fantasmée, que de son histoire. En effet, dans ce roman, Yambo OUOLOGUEM, Prix Renaudot, à 28 ans, seulement, un deuxième grand prix littéraire français, après le Goncourt, a décidé de s’attaquer à cette image idéalisée d’un passé africain que la Négritude considérait comme une «Afrique harmonieuse» avant les colons. Dans ce roman, à la Jorge Luis BORGES (1889-1986), la frontière entre le réel et le fictif est tenue. Pour Yambo OUOLOGUEM, les grands empires précoloniaux sont issus d’une classe féodale rapace et esclavagiste qui a organisé sa survie pendant la colonisation. Ainsi, le roi Saïf Ben Isaar El Eit, incarnation de la responsabilités des rois Nègres dans le malheur des Africains, vaincu par les colons, a su s’adapter. Le colonisateur n’a pas donc ne s’est donc attaqué à ces structures féodales qui lui serviront d’intermédiaires avec les populations. Les fils des chefs traditionnels sont instruits à l’occidentale. Le colonisateur s’assure ainsi, par la ruse, au sein de l’empire du Nakem, à sa disposition «de marionnettes dociles» pour mieux le servir. Le monarque du Nakem, dans sa folie des grandeurs et sa soif du pouvoir, organise la traite des Nègres avec les Arabes et les Occidentaux. Quand cette source se tarira, les monarques du Nakem, allouent un lopin de terre à leurs esclaves, restés liés par des chaînes invisibles que l’islamisation perpétuera. Après les indépendances, les nouveaux maîtres de l’Afrique, combattant les idées progressistes, ont fait appel «à la tradition africaine, à la Négritude». Le personnage de Saïf, est un héros obscur de la négritude qui, tout en contestant la colonisation et les valeurs de l'Occident et en affirmant la spécificité des valeurs nègres, milite pour la civilisation de l'Universel. Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001) est donc directement visé.
Dans ses provocations, la nomenclature a littéraire de l’époque, estime que Yambo OUOLOGUEM serait allé trop loin «Nègres d’écrivains célèbres, vous êtes terriblement frustrés et châtrés dans votre génie par la loi du silence : je veux que par ces pages, vous sachiez comment faire pour être pisse-copie et rester blanc […] Chère Négraille, ce qui vous attend ici c’est un vaste travail de lecture, une gigantesque compilation. Mais ce n’est nullement peine perdue. Voici, en effet, la potion magique de votre formule. Votre travail de pisse-copie, nègres d’écrivains célèbres, doit, ici, vous permettre – tout comme les surréalistes -, de jouer, en dadaïstes, à « cadavres exquis» écrit-il dans «sa lettre à la France nègre». Ainsi à travers ces attaques de la Négritude, Yambo OUOLOGUEM considère que les présidents de l’Afrique nouvellement indépendante, veulent occulter les vrais problèmes, les souffrances de «la Négraille». En pleine révolte des jeunes en 1968, contre l’ordre établi, son hostilité à la négritude, dont la figure titulaire et écrasante, est Léopold Sédar SENGHOR, un solide allié de la France gaulliste, l’a, irrémédiablement, perdu «Si la négritude […] vaut toujours parce qu’elle est un cadre auquel il reste encore à donner meilleur contenu, ce contenu ne saurait être que s’il n’érige pas des autels et des statues à cent mythes qui ne correspondent à rien de vivant en Afrique : foire aux chimères où s’est exaltée l’imagination de plus d’un marchand d’idéologie, échafaudant mille impostures dont le mérite […] est de rassurer, à la Bourse des valeurs de la primitivité, tous les petits rentiers de la tragi-comédie» écrit-il dans «Lettre à la France Nègre». L’attaque même est frontale : «J’estime que les Nègres ont toujours vécu jusqu’ici en esclaves, dans la mesure même où ils se définissent toujours (non par rapport à eux-mêmes), mais d’abord et avant tout par rapport au Blanc. Aucune concession ne sera faite aux frères de race, car les concessions ne serviraient qu’à retarder une prise de conscience essentielle. Aucune concession, non plus, pour ces autres «Nègres» que leur peau ne font pas reconnaître : «les gagne-petit, la horde des gens hantés par le SMIC, anonymes habitant ce désert français, qui est, une petite Afrique» écrit-il dans «sa lettre à la France nègre». Ce pamphlet, pimenté d’ironie, de férocité, est un devoir d’amour qui supplante le devoir de violence «Notre «Renaudot» n’est pas un jeune homme tranquille, un de ces écrivains doués qui perdent leur fougue aussitôt après un succès de librairie. Il sait qu’il porte en lui quelques vérités sur l’homme noir et sur l’homme blanc, des vérités qui ne sont pas peut-être toutes bonnes à dire (ou plutôt à entendre), mais qui doivent être dites et, s’il le faut, criées» écrit Christian GUIDICELLI dans un article de 1969, «un avertissement sarcastique». En effet, dans ce livre, Yambo OUOLOGUEM lance un avertissement que se passerait-il, si les Africains, dans une révolte contre «le Père», refusaient le paternalisme des Français à l’encontre des Africains, et si les Noirs combattaient cette image d’enfants dociles symbolisée par la publicité raciste «Y a bon Banania».
Yves BENOT (1920-2005), dans un article de 1970, «Le Devoir de violence est-il un chef-d’œuvre ou une mystification ?», a bien dégagé le grand paradoxe de ce roman, «devoir de violence».  En effet, «tout le monde était d’accord sur la «qualité littéraire» de ce roman que l’on s’empressait d’ailleurs, d’opposer à tout le reste de la production romanesque africaine de langue française» écrit-il. En fait, Yambo OUOLOGUEM s’est livré à une interprétation inattendue de l’Histoire. Pendant la colonisation, «les Blancs ont joué le rôle des notables des Africains». Par conséquent, Yambo OUOLOGUEM, dans sa vision, «renverse l’Histoire. Contrairement à ce que croient non seulement les hommes politiques africains, mais aussi les historiens, l’Afrique noire n’a pas été asservie pendant cette période, par la colonisation étrangère. Non, c’est tout le contraire, les colonisateurs n’étaient là que pour servir les intérêts des rois et des notables africains : La colonisation que le triomphe final de cette même aristocratie africaine» écrit Yves BENOT. Finalement, tout le mal dont souffre les Africains viendrait de la tyrannie et de la cruauté de souverains et de notables sur un peuple «atterré et fanatique», ou encore «niais», ou «tenu dans une prostitution dorée». Cette lecture déconcertante de l’histoire n’est pas complètement fausse, «en ce sens que les structures précoloniales n’ont pas été anéanties d’un coup par les nouveaux maîtres, mais ont gardé, ou renforcé, dans bien des cas, leurs aspects oppressifs. Seulement, c’est dans la mesure où le colonisateur y trouvait son intérêt, où cette oppression là pouvait aider ou multiplier la domination coloniale, collaborer à l’exploitation du pays» écrit Yves BENOT.
Le roman, «devoir de violence», est reçu par une bonne partie des élites africaines, notamment les tenants de la Négritude, comme une trahison. Chaque chef d’Etat africain se sentait visé par les attaques de ce prix Renaudot. Yambo OUOLOGUEM a donc fait l’unanimité contre lui, en s'opposant aux Blancs coloniaux mais aussi aux Noirs installés dans un rôle d'éternelles victimes, leur reprochant d'avoir cultivé la violence et provoqué leur condition d'esclave avant la colonisation. Il lutte contre les biens pensants, noirs et blancs qui se partagent l'Afrique sur de ronflants discours. Iconoclaste, courageux, voire imprudent en s’attaquant aux baronnies de l’époque, Yambo OUOLOGUEM, l’est car dans le discours qu’il tient dans son roman, la violence qu’on exerce contre la victime ne conduit pas cette dernière à la rédemption : « Là se situe l’audace de Ouologuem, dans cet égal refus de l’idéologie négrophobe et de l’idéologie négrophile. Bref, dans ce refus viscéral d’admettre qu’il puisse y avoir un peuple élu, soit par prédestination, soit parce que la somme exceptionnelle des violences subies au cours des âges autoriserait à la considérer comme une victime exemplaire» écrit Bernard MOURALIS.
Par conséquent, après la gloire, l’hallali sonné par le président Léopold Sédar SENGHOR, c’est le déshonneur : Yambo OUOLOGUEM est accusé de plagiat, d’abord aux États-Unis, puis en France, où son livre est bientôt retiré de la vente. On lui reproche notamment de s’être beaucoup inspiré de Graham GREENE (1904-1991), avec son roman «C’est un champ de bataille» et d’André SCHWARZ-BART (1928-2006) et son roman «Le Dernier des Justes», sans les citer. Amer, l’ancien élève du Lycée Henri IV, docteur en sociologie de l’École Normale Supérieure, se retire, en 1978, dans ses terres du Mali. Meurtri et blessé, il abandonne les costumes européens et la cigarette, et devient un musulman pur et dur ; il ne voulait rien de ce qui lui rappelle la France. Bien des théories sont échafaudées sur cette nouvelle monacale de Yambo OUOLOGUEM. Pour certains il aurait été empoisonné en France, ou on lui aurait jeté un sort. Pour d’autres, il aurait perdu la raison. Alors que le monde anglo-saxon continue encore à s'intéresser à son œuvre, traduite en langue anglaise sous le titre «Bound» ou «Duty to Violence», jusqu'en 1984 il était directeur d'un centre culturel près de Mopti au Centre du Mali et a édité des manuels scolaires. Chaque année lors de la rentrée littéraire du Mali, le prix Yambo OUOULOGUEM est décerné pour récompenser une œuvre écrite en français d'un auteur du continent africain. Yambo OUOLOGUEM disparaît le 14 octobre 2017, à Sévaré, commune de Mopti, au Mali. Il avait quatre enfants : deux filles de sa première épouse, Adama DIALLO. «Le Mali perd l'un de ses fils les plus illustres» dira en hommage, le président malien, Ibrahima Boubacar KEITA.
Mais bien avant sa disparition, de nombreuses voix s’étaient élevées au Mali, dont sa fille Awa et son fils Ambibé, ou «l’amour de Dieu» en Dongo, pour réclamer la réhabilitation de Yambo OUOLOGUEM. Ce mouvement relayé en France par de nombreux intellectuels, dont Alain M’BANCKOU et l’éditeur Jean-Pierre ORBAN.
Yambo OUOLOGUEM est déjà sorti du Purgatoire quand son roman, «Devoir de violence», a été réédité par Serpent à Plumes le 15 mars 2003, avec une magistrale préface de Christopher WISE. Justice est donc rendue à ce monument de la littérature africaine : «La résurrection littéraire du «Devoir de violence» de Yambo Ouologuem à travers sa récente réédition par les éditions du Serpent à plumes marque son appartenance à la catégorie des chefs-d’œuvre de la littérature africaine comme de la littérature tout court» écrit Désiré NYALA.
«Devoir de violence» connaîtra son point d’orgue avec le Prix Goncourt décerné le 3 novembre 2021 à l’écrivain sénégalais, Mohamed M’Bougar SARR et son roman, «la plus secrète mémoire des hommes». Ce Prix Goncourt a réhabilité, magistralement, Yambo OUOLOGUEM.
Références bibliographiques sommaires
1 – Contributions de Yambo Ouologuem
OUOLOGUEM (Yambo), Le devoir de violence, Paris, Seuil, 1968, 304 pages  et 2003 chez Serpent à plumes, avec une préface de Christophe Wise ;
OUOLOGUEM (Yambo), Les mille et une bibles du sexe, préface Jean-Pierre Orban, et Sami Tchak, 1969, éditions du Dauphin, et La Roque-d’Anthéron, Vents d’Ailleurs, 2015,  313 pages ;
OUOLOGUEM (Yambo), Lettre ouverte de la France de la Négraille, Paris, éditions Nalis, 1969, 195 pages ;
OUOLOGUEM (Yambo), PAGEARD (Robert), DEMIDOFF (Marie-Thérèse), Introduction aux lettres africaines, Paris, éditions de l’Ecole des loisirs, 1973, 268 pages ;
OUOLOGUEM (Yambo), Terre de soleil, CP 2, présentation de Paul Pehiep, Paris, Ligel, 1970, 191 pages.
2 – Autres références
BENOT (Yves), «Le Devoir de violence est-il un chef-d’œuvre ou une mystification ?», La pensée, janvier-février 1970, vol 149, pages 127-131 ;
BERTRAND (Joël) «Ouologuem à boulets rouges», Fabula, les colloques, 16 avril 2019 ;
BOSQUET (Alain), «Yambo Ouologuem, un grand intellectuel noir», Le Monde, du 4 novembre 1968 ;
BOUYGYES (Claude) «Yambo Ouologuem ou le silence des canons», Revue canadienne des études africaines, 1991, vol 25, pages 1-11 ;
ELAHO (Raymond, O), «Le Devoir d'amour dans le devoir de violence de Yambo Ouologuem», L'Afrique littéraire et artistique, 1979, vol 56, pages 65-69 ;
ERYO SANZIRI (Gabriel), La rhétorique de l’expression et de l’inexprimé dans le devoir de violence de Yambo Ouologuem, Strasbourg, Université Marc Bloch, 1981, 530 pages ;
FONKUA (Romuald), «Le devenir écrivain de Yambo Ouologuem : négrifier la littérature», Fabula, Colloques, 18 avril 2019 ;
GREENE (Graham), C’est un champ de bataille, traduction de Marcelle Sibon, Paris, Robert Lafon, 1953, 317 pages ;
GUIDICELLI (Christian) «Un avertissement sarcastique : Lettre à la France nègre Yambo Ouologuem», Combat, 6 février 1969 ;
HABUMUKIZA (Antoine, Marie, Zacharie), Le devoir de violence de Yambo Ouologuem, une lecture intertextuelle, thèse, Kingston, Ontario, Canada, Queen’s University, septembre 2009, 141 pages ;
MONGO-M’BOUSSA (Boniface), «Yambo Ouologuem et la littérature mondiale : plagiat, réécriture, collage, dérision et manifeste littéraire», Africultures, 2003, n°54, vol I, pages 23-27 ;
MOURALIS (Bernard), «Un carrefour d’Écritures : Le Devoir de violence de Yambo Ouologuem», Nouvelles du Sud, 1987, vol 5, pages 63-74 et Recherches et travaux (université de Grenoble), bulletin, 1984, n°27, pages 75-92 ;
NYELA (Désiré), «Subversion épique, verve romanesque dans «le devoir de violence» de Yambo Ouologuem», Revue de l’université de Moncton, 2006, vol 37, n°1, pages 147-161 ;
ORBAN (Jean-Pierre), «Livre culte, livre maudit, histoire du devoir de violence de Yambo Ouologuem», Continents manuscrits, hors-série, 2018, 57 pages ;
PEROUSE DE MONTCLOS (Marc-Antoine), «Yambo Ouologuem, le devoir de violence», Cahiers d’études africaines, avril 2020, vol 238, n°2, pages 454-455 ;
SARR (Mohamed, M’Bougar), La plus secrète mémoire des hommes, Paris, Philippe Rey-Jimsaan, 2021, 456 pages ;
SEMUJANGA (Josias), «De l’histoire à sa métamorphose dans «le devoir de violence» de Yambo Ouologuem», Etudes françaises, 1995, vol 31, n°1, pages 71-83 ;
STEEMERS (Vivan), «Le devoir de violence, le livre blanc du monde noir», in Le néocolonialisme littéraire, Paris Karthala, 2012, 200, spéc pages 173-203 ;
SWARTZ-BART (André), Le dernier des Justes, Paris, Seuil, 1959, 350 pages ;
WISE (Christopher), A la recherche de Yambo Ouologuem, traduit par Hortense Djomeda, Rueil-Malmaison, éditions de Philae, 2018, 85 pages ;
WISE (Christopher), Yambo Ouologuem, Postcolonial Writer, Islamic Militant, London, Lynn Rienner, 1999, 258 pages ;
WOLITTZ (Seth), «L'art du plagiat ou une brève défense de Ouologuem», Research in African Literature, 1973, vol 4, n°1, pages 130-134.
Paris, le 12 novembre 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Yambo OUOLOGUEM et son «devoir de violence», Prix Renaudot en 1968 : entre gloire, honneur, déchéance et réhabilitation» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 22:37
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