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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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24 avril 2022 7 24 /04 /avril /2022 19:35
«Réélection d’Emmanuel MACRON, candidat du moindre Mal  : La bataille des législatives pour une cohabitation de Gauche, le 3ème tour des Présidentielles» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
M. Emmanuel MACRON est finalement victorieux au 2ème tour des présidentielles du 24 avril 2022 (58,54% contre 41,46% à Marine LE PEN). Les premiers résultats du 2ème tour, venus des Départements d’Outre-mer, sont particulièrement renversants et déroutants, puisqu’ils ont voté à une majorité écrasante pour Marine LE PEN : 60,07% en Guyane, 69,60% en Guadeloupe, 60,87% pour la Martinique. A Mayotte, Marine LE PEN arrivée au 1er tour, à 42,68%, et l’a amplifié au second tour à 54,51%. A la Réunion, MLP est à 59,57% au deuxième tour, contre 24,73% au 1er tour. Pourtant au 1er tour, les Antilles avaient voté, massivement, à Gauche, pour Jean-Luc MELENCHON. Depuis plusieurs mois, il y a, depuis le 13 novembre 2021, une grève particulièrement dure aux Antilles, un hôpital brûlé, des agents antivax révoqués, je comprends cette colère sanitaire ou sociale sans nom, ce chômage endémique des jeunes, ces petits boulots dévalorisants, cette misère noire, des élus ultramarins décrédibilisés, bref une politique coloniale au XXIème siècle, ou tout simplement la peur du déclassement, en raison de la stigmatisation des Français issus de l’immigration (Arabes et Africains), avec lesquels ils ne veulent pas être confondus : «Quand on s’autorise le droit de bafouer la liberté, d’empêcher les gens de parler, d’envoyer le GIGN «massacrer une population», ça ne va pas. Si on ne peut pas profiter de la liberté et de la fraternité française, ce n’est pas la peine» dit un retraité guadeloupéen de la poste. Passé le temps de l’effroi et de l'indignation de ce vote aux Antilles pour les forces du Chaos, est-ce, pour autant, une bonne raison de voter pour Marine LE PEN ? Je cherche à comprendre, et après différents échanges, je n’ai pas encore reçu une réponse satisfaisante.
Au 1er tour de la présidentielle du 10 avril 2022, la Gauche, dans ses egos surdimensionnés, avait gravement merdouillé, la Droite s’est ciottisée, Mohamed ZEMMOUR, dans sa grande bassesse, s’est ramassé. Au débat 2ème tour du 24 avril 2022, après voir vomi sa haine, Marine LE PEN, financée par la Russie, a perdu une fois de plus, un huitième échec pour sa famille. En fait, l’extrême-droite, une fois craché son venin sur les racisés, n’a rien d’autre de consistant à proposer. La haine, une impasse, ne pourra que fracturer la société, sans apporter quelque chose de bénéfique pour la société. A chacun des débats du 2ème tour, en 2002, 2017 et 2022, on se rend compte, en direct, que le racisme ne pourra jamais être, à tout seul, un projet politique viable et crédible. Je suis surpris que M. Emmanuel MACRON, un financier, un bébé HOLLANDE, ne venant pas du sérail politique, comme en 2017, avec son slogan fumeux, «Ni de Droite, ni de Gauche», ait pu, en 2022, couillonné les professionnels de la Politique. Une bonne partie de la classe politique, s’est empressée d’appeler de voter pour lui au 2ème tour du 24 avril 2022.
En raison d’un tapage médiatique, sans précédent, sur les risques d’une présidente fasciste, c’est donc par défaut, que M. Emmanuel MACRON, le candidat du moindre Mal, qui a été réélu, avec une abstention record de 28%. Par conséquent, président le plus mal élu de la Vème République, investi de ce large front républicain de barrage au RN, allant largement au-delà de son parti, «En Marche», M. Emmanuel MACRON, répétera-t-il encore, dans son second mandat, ce qu’il avait fait de 2017 – 2022, en trahissant les espoirs placés en lui ? Ou va-t-il changer, en Bien ?
«Je pense à tous nos compatriotes qui se sont abstenus. Leur silence a signifié un refus de choisir auquel nous devons répondre. Nul ne sera président réélu a pris des engagements pour «une méthode refondée. Nul ne sera laissé au bord du chemin. Cette nouvelle ère ne sera pas la continuité du quinquennat qui s’achève» dit le président MACRON, dans son discours de victoire au Champ de Mars du 24 mars 2022. Il assure devenir «un président bienveillant et respectueux, dans un pays pétri de tant de doutes, tant de divisions». Les «promesses n’engagent que ceux qui les écoutes» disait Henri QUEUILLE (1884-1970), un radical-socialiste. Plusieurs, M. MACRON a vite oublié ses engagements. En effet, ces présidentielles de 2022, sont un moment important et décisif de l’Histoire de France oscillant, depuis 1789, entre la République et le Conservatisme, entre le Bien et le Mal. M. Emmanuel MACRON, en 2017, avec son slogan, «Ni de Droite, ni de Gauche» était censé de réhabiliter la Politique, en piochant ce qu’il y a de meilleur dans chaque, en restant pragmatique et audacieux, tout en défendant la libre entreprise, en assurant aussi la justice et l’équité, pour les plus faibles. N’écoutant que lui-même, dans ses calculs politiciens, M. MACRON, en droitisant gravement la vie politique, pour affronter Marine LE PEN au 2ème tour en 2022, est l’un des grands promoteur de cette lepénisation des esprits. «Il a joué avec le feu» dit Lionel JOSPIN.
Par conséquent, je ne crois pas que M. MACRON, président des riches, du haut de sa majesté, donc réélu, va, subitement, changer dans sa façon de concevoir la Politique, réduite à la communication, à la dissimulation, l’instrumentalisation et à la brutalité à l’encontre des faibles. Il a gagné une second et dernière fois, il n’a pas besoin d’aller à Canossa. «Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs» édicte l’article 6 de la Constitution française du 4 octobre 1958, modifiée. Pour ma part, moi qui n’ai pas voté pour M. MACRON, à ce deuxième tour, je souhaite une bonne chance à la France. Je forme le vœu d’une nouvelle gouvernance passant de la verticalité à l’horizontalité, fondée sur le dialogue, l’échange, et surtout un important respect pour les autres, éradiquer l’intolérance et le racisme, abroger la loi sur le séparatisme, les droits d’inscription faramineux imposés aux étudiants étrangers, les guerres locales injustes, coûteuses et générant un flots de réfugiés, et renoncer à ces projets funestes (suppression du service public de l’audiovisuel, retraites à 65 ans). Une des préoccupations majeures est aussi d’éviter une troisième guerre mondiale. En effet, si l’Ukraine a réussi, jusqu’ici, à résister au Tsar des Russies, c’est les Occidentaux livrent, massivement, des armes à Volodymyr ZELENSKI, lui fournissent l’argent, les renseignements nécessaires et ont accepté d’accueillir tous les réfugiés. Un jour ou l’autre, l’embrasement pourrait se produire.
Aux législatives des 12 et 19 juin 2022, je n’attends rien des députés de la Macronie, largement majoritaires pendant cette législature 2017-2022, mais restés clandestins et muselés. Sans aucun ancrage local, les députés «En Marche», notamment ceux issus de la diversité, ont été étrangement silencieux au sujet de ces attaques racistes et sauvages contre les racisés ; certains d’entre eux, comme Joseph M’BAYE ou Laetitia AVIA ont été personnellement victimes de menaces ou d’injures racistes. Quand on a un peu de dignité et de fierté, on ne courbe pas l’échine, comme dans la Case de l’Oncle Tom, on se défend contre l’infâmie. Les députés de «En Marche», des godillots, ont été considérés comme des élus automates, sans volonté des «Playmobil sans cœur. Quand on retire les cheveux des Playmobil, on constate qu’il n’ont pas de cerveau non plus», en référence à une expression d’un député communiste, Sébastien JUMEL. Soumis, plus que jamais à Jupiter, les députés de «En Marche», vont plus loin que la pratique gaulliste des élus aux ordres. Quasiment identiques et interchangeables, les députés de «En Marche» votent, mécaniquement, sans prêter attention aux arguments de bon sens de l’opposition, afin d’améliorer leur projet.
De nos jours, et le 1er tour l’a montré, la Gauche a un sérieux déficit de leadership, capable de rassembler et mettre tout le monde d’accord, en vue de la victoire. Ceux qui ont pris le pouvoir, après François MITTERRAND (1916-1996), notamment la République en Marche, ne sont plus que des intendants et de vagues commis, des laquais du grand capital, peu visionnaires, sans grands desseins, oublieux envers les plus démunis. «Ils s’en prendront aux retraites, à la santé, à la sécurité sociale, car ceux qui possèdent beaucoup veulent toujours posséder plus, et les assurances privées attendent de faire main basse sur le pactole. Vous vous battrez le dos au mur» avait-il prédit. A bien des égards, en cette période de perte de valeurs et de repères, un François MITTERRAND (1916-1996) un grand seigneur et visionnaire. En effet, il nous manque, énormément. «Je suis le dernier des grands présidents. Après moi, il n’y aura que des financiers et des comptables» avait dit François MITTERRAND, un artiste de la politique.
Il ne faudrait pas se leurrer, ces législatives des 12 et 19 juin 2022 sont convoitées par les forces du Chaos. Marine LE PEN alliée à Mohamed ZEMMOUR, à Eric CIOTTI et aux amis de François FILLON, pourrait faire un bon score en juin 2022. Pour ma part, la vraie menace contre la République se situe là. Même si Marine LE PEN a perdu la présidentielle, ses idées, maintenant dédiabolisées, dépassent largement son camp, et c’est cela le plus grave pour la République. C’est un score, y compris aux Antilles, qui devrait interpeller et inquiéter : Un Rassemblement national, à lui seul, à 42%, cela est particulièrement inquiétant pour la République. En effet, les forces du Chaos ne cessent de progresser dans ce pays depuis 1974, un simple groupuscule, à 07%, 14,4% en 1988, 15,10% en 1995, 17,7% en 2002 (1ère fois au 2ème), 10,44 en 2007, 17,90% en 2012, 33,90 en 2017 (2ème fois au 2ème tour), et en 2022 41,8%, (une 3ème fois au 2ème tour). «Arrêtons de trouver, sans cesse, des excuses aux électeurs du FN. Arrêtons de dire que LE PEN est un salaud, mais ses électeurs doivent être compris, qu’ils ont des problèmes difficiles. Si l’on juge que LE PEN est un salaud, alors ceux qui votent pour lui, sont aussi des salauds» dit, en 1993, Bernard TAPIE. «La pire forme d’absurdité est d’accepter ce monde tel qu’il est aujourd’hui, et ne pas lutter pour un monde comme il devrait être» disait Jacques BREL (1929-1978), un artiste humaniste.
Par conséquent, face à l’avancée des forces du Chaos, le devoir de tous les Républicains est de sauver le Bien-vivre ensemble. «Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde ; il faut désormais le transformer» disait Karl MARX (1818-1883). L’enjeu majeur de notre temps, c’est ce troisième tour des présidentielles, les législatives des 12 et 19 juin 2022, afin de redonner l’espoir et l’espérance. Du côté de la France Insoumise, bien avant le deuxième tour, des responsables de ce parti, comme M. Manuel BOMPARD, veulent organiser les alliances législatives uniquement sur le projet de Jean-Luc MELENCHON : «On est favorable à faire en sorte qu’il puisse y avoir éventuellement un regroupement autour du programme qui a été porté par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle et autour des résultats tels qu’ils ont été choisis par les électeurs au premier tour» dit Manuel BOMPARD. Il bruisse des rumeurs persistantes que Jean-Luc MELENCHON, actuellement député des Bouches-du-Rhône, pourrait se présenter, à Paris, dans le XXème arrondissement. C’est une circonscription détenue actuellement, par la seule députée socialiste de Paris, Mme Lamia EL AARAJE, successeure de Mme George PAU, maintenant vice-présidente de la Défenseure des droits. Mme Lamia El AARAJE avait battu, Mme Danielle SIMONET de la France Insoumise, dans un combat fratricide, mais l’élection a été annulée par le Constitutionnel. M. Jean-Luc MELENCHON veut devenir Premier ministre d’Emmanuel MACRON.
Dans la perspective de ces législatives des 12 et 19 juin 2022, faudrait-il pour la Gauche rassembler toutes les forces de progrès, sans exclusive, ni anathème ?
Je sais que le 1er tour des présidentielles a laissé des séquelles graves, mais dans un dialogue, fondé sur l’équité et le respect mutuel, une solide alliance de gouvernement pourra se nouer. La Gauche devrait tirer les leçons tragiques de ce 1er tour, ces egos surdimensionnés restent toujours présents et particulièrement mortifères. Ces législatives peuvent être porteuses d’une logique de la division et donc d’un nouvel l'échec. Au lieu de se balancer des anathèmes ou des étiquettes, l'efficacité commande de ratisser large pour gagner et rebondir. Si Jean-Luc MELENCHON est tombé au 1er tour, les armes à la main, il ne faudrait pas rééditer, pour la Gauche, le désastre du 1er tour. La France Insoumise, même si elle est arrivée largement en tête, a un devoir moral et politique de rassembler toutes les forces de Gauche, notamment les écologistes, les communistes, les socialistes et le P.R.G.
Les 12 et 19 juin 2022 aux urnes citoyens pour les législatives, pour sauver la République. Emmanuel MACRON va continuer ses mensonges et sa politique de casse sociale et l’extrême-droite menace !
Ces législatives, s’il y avait une cohabitation, ouvrent une perspective pour les élections présidentielles de 2027, Emmanuel MACRON n’aura plus le droit de se représenter, à la fin de son second mandat.
Paris, le 24 avril 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 18:22
«Entre le Mal absolu et le moindre Mal, j’ai choisi la République : imposer une cohabitation de Gauche aux législatives des 12 et 19 juin 2022» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Loin d’être une question simple, le débat au sein de la Gauche, et même au-delà, du sens du vote au 2ème tour, divise profondément la société française et fait rage. La violence de ce débat cornélien se manifeste jusqu'à la façon dont les affiches de la campagne sont vandalisées ou détournées : «Mieux vaut un vote qui pue qu’un vote qui tue» disent certains. Entre la peste ou le choléra, entre le Mal absolu ou le moindre Mal, que faire au 2ème tour de la présidentielle du 24 avril 2022 ? Voter ou s'abstenir ? Quelle bonne attitude cathartique pendant cette période déprimante ?
Aux deux présidentielles précédentes, il y avait eu le 21 avril 2002 (Jacques CHIRAC contre Jean-Marie LE PEN) et le 7 mai 2017 (Emmanuel MACRON contre Marine LE PEN), des alertes sérieuses sur les menaces graves pesant sur la République. A chaque fois, on se disait : «Plus jamais cela !». A chaque fois, sans aucune hésitation, j’avais voté pour le candidat censé protéger la République contre la menace de la peste brune. Il y a maintenant ce deuxième tour du dimanche 24 avril 2022, avec son débat passionné : faudrait-il voter M. Emmanuel MACRON, président sortant, pour faire barrage au Rassemblement national, ou s’abstenir, mais avec un sérieux examen de conscience ?
Au lieu de nous forcer la main ou de nous culpabiliser, devant la dramaturgie ou la tempête qui s’annoncent, il est temps de se poser la bonne question : C’est quoi, au fond, exactement le problème ? Comment en est-on arrivé là ? Est-ce de l’ignorance, la cécité, l’hypocrisie ou une très grande dose de mauvaise foi sur ce Mal incommensurable, depuis des décennies, rongeant la démocratie française ?
En fait, la démocratie française est atteinte d’un mal de l’intérieur, une chaude-pisse devenue incurable vérolant gravement la République. A la base de la République il y a notamment le principe d’égalité. Brahim BOUARAM a été jeté à la Seine, un 1er mai 1995 et Ibrahim, 17 ans, a été assassiné, en février 1995, à Marseille par des colleurs d’affiches du Front national. Dans son programme, Marine LE PEN, incarnant ce Mal absolu, propose un référendum, si elle est élue, pour abolir ce principe d’égalité en abrogeant le droit du sol pour les enfants d’étrangers nés en France, en instaurant la préférence nationale (réserver le travail, le logement, diverses aides aux Blancs) et en interdisant le regroupement pour les familles des racisés. Un véritable système de ségrégation raciale, digne de l'Apartheid. Appelons un chat un chat. A partir du moment où le Rassemblement national, un parti antisémite, négrophobe, islamophobe, et donc raciste congénitalement, dont les origines remontent à la torture lors de la guerre d’indépendance de l’Algérie, tirant les leçons de ses échecs, a mieux camouflé ses objectifs, en ne s’attaquant qu’aux Arabes et aux Africains et en recherchant des alliances, le ver est dans le fruit. «La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader, un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude» écrit Aldous HUXLEY (1894-1963), dans le «meilleur des mondes». En effet, de nos jours, presque personne ne conteste la légalité ou la légitimité du Rassemblement national ou Front national, un parti devenu respectable, et pendant longtemps à la porte du pouvoir. Dans ce pays de plus en plus lepénisé et où les forces du Chaos ne cessent d'avancer Bernard TAPIE était franchement et résolument antiraciste : «L'immigration et le racisme n'ont aucune raison d'être en tête des préoccupations des Français. Le Pen est devenu l'élément de référence du discours politique et que tout le monde fait l'erreur de se positionner par rapport à lui. Il réussit à canaliser tous les mécontentements, dans une société qui n'est plus une société d'adhésion mais de rejet. Remarquez, si la société française était en crise aigüe, Le Pen n'existerait pas. C'est parce qu'elle est assise sur sa graisse que l'immigration est surdimensionnée. Il y a ensuite des gens qui ne voient pas un Maghrébin de leur vie, qui habitent dans les quartiers les plus riches, les plus protégés» dit-il le 12 mai 1990. En effet, Bernard TAPIE a mis des mots derrière le racisme, tant nié par l’élite française : «Arrêtons de trouver, sans cesse, des excuses aux électeurs du FN. Arrêtons de dire que LE PEN est un salaud, mais ses électeurs doivent être compris, qu’ils ont des problèmes difficiles. Si l’on juge que LE PEN est un salaud, alors ceux qui votent pour lui, sont aussi des salauds» dit-il en 1993. Jacques CHIRAC (1932-2019) avait proclamé, farouchement et fermement, son antiracisme plus que tout autre président français : «Nous sommes un très grand pays. C’est en France que sont nées certaines des expressions majeures de la pensée, des lettres, des arts et des droits universels. Notre histoire s’ancre dans la nuit des temps. Elle est une force pour notre avenir. Ce qui fait la grandeur de la France, c’est aussi la tolérance ; c’est le respect de chacun. L’extrémisme, le racisme, les discriminations de toute nature sont des perversions de l’âme, des crimes contre la raison. Peu importe leur couleur de peau, peu importe leur origine, peu importe leur croyance : tous les enfants de France, tous nos enfants, sont les filles et les fils de la République» écrit-il dans «mon combat pour la France». 
Par conséquent, en privilégiant la liberté qui discrimine, le Mal absolu, au détriment de l’égalité, ce drame cornélien de la présence du Rassemblement national, maintenant de Reconquête de Mohamed ZEMMOUR et autres fachos, ne peut aboutir, un jour, qu’à «une étrange défaite» de la République, pour reprendre le titre d’un ouvrage de Marc BLOCH (1886-1944), écrit, en 1940, pendant l’Occupation. Il dénonçait, dans le scepticisme des autres, la montée u Nazisme. En effet, Marc BLOCH, un historien et résistant, ancien combattant de la Première Guerre mondiale, a été fusillé par la Gestapo, le 16 juin 1944. «La goutte finit par ouvrir la pierre, pas par sa force, mais par sa constance» dit un dicton. Maintenant, c’est connu, une association de malfaiteurs, des partisans de Mohamed ZEMMOUR, d’Eric CIOTTI, de François FILLON, a contribué à ce que la Petite entreprise familiale, dopée par une presse de la Françafrique, est en mesure, à brève ou moyenne échéance, de prendre, un jour, le pouvoir, aux présidentielles ou aux législatives de juin 2022, ou à une autre période. Ce qui était inimaginable dans le pays des droits de l’Homme, après le traumatisme de l’Occupation, est devenu l’ordre du possible. Que feront donc les Républicains, si une telle hypothèse advenait ? Vont-ils prendre le maquis, les armes ou s’expatrier, comme les Syriens, les Afghans, les Ukrainiens, et vers où ?
A la base, comment, dans un pays des droits de l’Homme, avec son message universel, a-t-on accepté qu’un ou des partis, dont la base idéologique est l’inégalité raciale, puissent participer aux élections ? Aurait-on reconnu en France un parti islamiste, antisémite, homophobe, autonomiste ou indépendantiste ?
La reconnaissance de partis identitaires et racistes (RN, et maintenant du parti Reconquête de Mohamed ZEMMOUR) pouvant s’allier avec une partie de la Droite lepénisée, va mener un jour en France, immanquablement à une grave impasse ou une implosion de la société française, déjà fondée sur la diversité, le multiculturalisme et l’attachement profond à l’héritage de la Révolution. En effet, Adolphe HITLER (1889-1945) est arrivé au pouvoir, non pas par un coup d’Etat, mais par des élections, les 5 mars 1933 et le 29 mars 1936. L’Algérie avait commis l’imprudence de reconnaître un parti islamiste, le Front Islamique du Salut (FILS), dont la victoire au premier tour des législatives du 26 décembre 1991, conduisit à une guerre civile de 10 ans, le 2ème tour étant annulé le 12 janvier 1991 et l’état d’urgence proclamé le 9 février 1992. Les Etats-Unis avaient connu le désastreux mandat de Donald TRUMP, de 2017 à 2021, voulant s’accrocher au pouvoir, et cela avait failli par déboucher sur un coup d’Etat, par l’assaut le 6 janvier 2021 du Capitole.
Par conséquent, cette campagne des présidentielles de 2022, avec son hystérie collective, est le couronnement d’une colère mal placée : «En 1944 les Français étaient malheureux, maintenant, ils sont mécontents ; c’est un progrès ?» disait Charles de GAULLE (1890-1970). Dans cette démocratie ethnique, les idées d’Arthur de GOBINEAU (1816-1882) sur l’inégalité des races, ont, depuis quelques décennies, triomphé. Charles MAURRAS (1868-1952) et Philippe PETAIN (1856-1951), réhabilités par les forces du Chaos, sont devenus des héros. Marine LE PEN veut instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, une permission de tuer les racisés. En effet, ces présidentielles de 2022 sont une victoire des idées de l’intolérance, prélude à de graves menaces : «Nous ne livrerons pas le monde aux assassins d’aube» disait Aimé CESAIRE (1913-2008). En effet, dans ce bal de faux-culs, tout le monde sait, même si Marine LE PEN échouait une de fois de plus, et ce que je souhaite, ses idées nauséabondes ont pourri le camp républicain et contaminé une bonne partie de la classe politique. «Aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l’intelligence, de la force» disait Aimé CESAIRE. Certains politiciens font déjà du LE PEN, sans LE PEN. «Celui qui accepte le Mal sans lutter contre lui coopère avec lui» disait Martin Luther KING (1929-1968).
Pour la troisième fois, en vue du 24 avril 2022, à renfort de culpabilisation, on veut encore nous forcer la main, en nous demandant, de choisir le moindre Mal : «Il faut faire barrage au Rassemblement national !», nous dit-on. «La faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été, que ceux qui choisissent le moindre mal, oublient, très vite, qu’ils ont choisi le Mal», écrit Hannah ARENDT (1906-1975), dans «Responsabilité et jugement». Or, un vrai Républicain doit rejeter toute connivence avec le Mal, toute compromission, même avec le moindre Mal. En effet, dans son double discours et son «Et en même temps», discréditant ainsi la noblesse de la Politique, la responsabilité du président MACRON dans l’accélération de la montée en puissance des forces du Chaos est lourde. Il pense que tout est dans le sourire et la communication «On est comme une sorte de prostituée. Le job, c’est de séduire» disait-il, le 8 mars 2015, au Wall Street Journal. Mais derrière cette figure cosmétique et angélique, se cache une main de fer, dans un gant de velours. L’affaire Alexandre BENALLA, le garde du corps du président de la République, qui molestait les manifestants du 1er mai, puis les violences policières, son refus de répondre aux familles des 113 jeunes racisés étouffés à mort par les forces de l’ordre, allant jusqu’au licenciement sans frais de Christophe CASTANER, Ministre de l’Intérieur, dès que mot «sanction disciplinaire» est évoqué à l’encontre de policiers ripoux, montre que la verticalité est de rigueur, notamment la bastonnade des faibles «Surveiller et punir» tel est le titre d’un ouvrage de Michel FOUCAULT (1926-1984), évoquant les pratiques disciplinaires des gens du château à l’encontre des faibles.
Pour ce deuxième tour des présidentielles, faudrait-il aller voter, une nouvelle fois, pour le président MACRON, le 24 avril 2022 ?
Certainement pas ! On me couillonne une fois, mais pas deux fois. Naturellement que je ne mets pas le président Emmanuel MACRON au plan que la Petite entreprise familiale incarnant le Mal absolu. La Vérité est souvent complexe : «La vie n’est ni blanche, ni noire. Elle est la lumière qui permet à chacune des couleurs d’exister» écrit John JOOS, un écrivain belge. Cependant, et pendant son mandat 2017-2022, le président MACRON a gravement droitisé la vie politique, dans le but d’affronter Marine LE PEN, et il a réussi dans cette banalisation du RN ; il faudrait qu’il en assume la responsabilité. Pendant toute cette violente campagne électorale, contre les racisés, qualifiés par PECRESSE de «Français de papier» ou de «Sénégalais délinquants» avec des propositions contraires aux valeurs républicaines (Suppression du regroupement familial, du droit du sol, des aides légales, des visas ou taxation des mandats, etc.), je n’ai pas entendu, une seule fois, le président MACRON, garant de l’unité et de la cohésion nationales, protester ou réprimander à l’ordre ce racisme de bas étage : «Qui ne dit mot consent» dit-on dans ce pays. Je condamne énergiquement, ce moindre Mal, ce concept de racisme banalisé, aseptisé pour le rendre indolore et rendu acceptable par la Macronie.
En 2017, j’avais voté pour le candidat Emmanuel MACRON, lui qui disait, à Alger, le temps d’un voyage, que le colonialisme est un «crime contre l’Humanité». Au lieu de sauver la République, le président MACRON a fait tout le contraire de ce qu’il avait promis. Depuis lors, le président MACRON a porté le délai de rétention des étrangers à 90 jours, fait adopter une loi sur le séparatisme, porter un montant intolérable les droits d’inscription des étudiants étrangers (277 € à 377 €). Sa politique de la Françafrique est la plus rétrograde, la plus arrogante, paternaliste, punitive et la plus violente depuis l’époque de Jacques FOCCART (1913-1977), un conseiller de la politique africaine de Charles de GAULLE.
Par ailleurs, le président MACRON est peu soucieux du pouvoir d’achat des plus modestes, si ce n’est que sous l’angle du «ruissellement». Abandonnant les réfugiés du tiers-monde dont les pays été ravagés par des guerres injustes sous les ponts et à la drogue, le président MACRON a célébré, le 5 mai 2021, en grande pompes, le bicentenaire de la mort de Napoléon et protégé la statue de Colbert, les esclavagistes, matraqué les Gilets jaunes et les personnels soignants, réduit les droits des chômeurs, retoqué le plan banlieues de Jean-Louis BORLO, ainsi que les propositions sur le plan climat et installé une équipe sarkozyste avec son identité nationale, envisage, s’il est réélu, de porter l’âge de la retraite à 65 ans.
Là où la Gauche avait manqué à sa mission historique, le président MACRON, dans son machiavélisme et sa dissimulation, a été d'une grande habilité politique. Au débat télévisé du 20 avril 2022 du 2ème tour des présidentielles, il a écrasé Marine LE PEN, en valorisant, au passage, sa funeste loi sur le séparatisme. M. MACRON va donc, s'il est réélu, en président des riches, continuer de taper, sans retenue, sur les faibles, notamment les racisés. En particulier, et depuis novembre 2021, pour demander un titre de séjour ou son renouvellement, désormais tout est fait, exclusivement, sur des sites internet des préfectures fonctionnant très mal. Il faut s'acharner, jour et nuit pour, avoir un rdv. Et pour retirer son titre de séjour les rendez-vous accordés sont souvent annulés, sans qu’on en sache réellement la cause. Pendant ce temps, l’étranger, dans la détresse et l'angoisse, est mise en autorisation provisoire de séjour que certaines administrations jugent non valables (logement ouverture, d'un compte bancaire ou accès à un emploi, etc.). Des personnes en situation régulière vont donc basculer vers l'irrégularité ou des zones de non-droit, créées par l'Administration elle-même. Bien avant cela, le Code de l'indigénat était bien En Marche. Ainsi, les dossiers de demandes de naturalisation des racisés sont fréquemment ajournés, pour des motifs non décelables. Par ailleurs, les Français issus de l'immigration ont déjà toutes les difficultés à faire transcrire à Nantes leur mariage contracté en Afrique ou les actes de naissance de leurs enfants nés à l’étranger, pourtant déjà Français. Par ailleurs, l'idéologie de lepéniste va bien au-delà de la petite entreprise familiale. C'est cela le plus inquiétant pour la République. Valérie PECRESSE, dans sa concurrence avec Éric CIOTTI, après le thème de l’identité nationale de Paul BISMUTH, a fait définitivement basculer les Républicains dans le camp des forces du Chaos.
En définitive, entre le Mal absolu et le moindre Mal, je m’abstiendrai donc au 2ème tour du 24 avril 2022. Je ferai tout pour que les législatives se transforment en un troisième tour des présidentielles, en imposant une cohabitation, afin de stopper, par des moyens pacifiques et démocratiques, l’avancée des idées d’extrême-droite dans ce pays.
La Gauche avait merdouillé, gravement, au premier tour des présidentielles du 10 avril 2022 ; elle n’aura plus d’excuses aux législatives des 12 et 19 juin 2022. L’alternative est connue : gagner pour sauver la République ou périr.
Paris, le 21 avril 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Entre le Mal absolu et le moindre Mal, j’ai choisi la République : imposer une cohabitation de Gauche aux législatives des 12 et 19 juin 2022» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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17 avril 2022 7 17 /04 /avril /2022 15:40

«Alphonse de Lamartine (1790-1869), poète, homme politique et grand humaniste» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Un grand homme n’est pas seulement, comme on le dit, fils de ses œuvres. Un grand homme est avant tout fils de son siècle, ou plutôt son siècle se fait homme en lui, voilà la Vérité» écrit Alphonse de LAMARTINE dans «Cours familier». Dans un XIXème siècle dominé par Victor HUGO (1802-1885) et René-François de CHATEAUBRIAND (1768-1848), la poésie de LAMARTINE est restée encore gravée dans nos mémoires : le poème de l’isolement : «Un seul être vous manque et tout est dépeuplé» ou Le Lac, «Ô temps ! Suspend ton vol, et vous, heures propices ! Suspendez vos cours !» ou encore Milly ou la terre natale : «Objets inanimés avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?». Considéré comme le père du romantisme, il inaugure une rupture avec la raison du classicisme, remplacée par l’émotion. En effet, ses poèmes empreints de nostalgie, de sensibilité et d’humanisme, expriment ses états d’âme et ses sentiments, en s’inspirant de ses expériences personnelles.

Historien, académicien, homme politique, diplomate, voyageur, chroniqueur, épistolier, poète de la sensibilité et de l'émotion, Alphonse de LAMARTINE est l’un des auteurs emblématiques et prolifiques du romantisme. En effet, depuis la Révolution, dans ce conflit entre la Royauté et la République, entre conservatisme et idéal de fraternité et de justice, le cœur de la France n’a jamais cessé de balancer entre le Bien et le Mal, entre le colonialisme, l’esclavage, la servitude et les questions de liberté et d’égalité. Parfois même, le déni, le doute ou le défaitisme s’installent, provisoirement, sans jamais triompher. «Quelle belle vie ! (celle de Lamartine). Non parce qu’elle fut exempte de misères humaines, elle a commencé, elle a fini par la douleur, rançon de sa gloire. Parce qu’elle a été tout entière, un acte de confiance dans le triomphe du Bien sur le Mal. Parce qu’elle n’a utilisé le privilège du génie que pour consoler, instruire, exalter les âmes. Parce qu’elle s’est prodiguée avec une générosité, une chaleur inégalée» écrit Paul HAZARD, un de ses biographes. Grand humaniste, généreux, sans aucune bassesse ou mesquinerie, sans calcul ou carriérisme, il n’était pas ni dans le combat ou la jalousie. Aussi, il aide Victor HUGO à entrer dans l’Académie française.

En ces temps sombres où l’on donne des leçons de démocratie, à juste titre, au Tsar des Russies, ici, au pays des droits de l’Homme, avec son message universel, de vents mauvais soufflent très fort ; les forces du Chaos ne cessent de progresser, menaçant la République. Et pourtant, la Gauche, dont l’héritage vient de loin, n’a pas encore dit son dernier mot. Alphonse de LAMARTINE, «n’avait pas cessé de se mêler aux polémiques et aux luttes de son temps» écrit Charles ALEXANDRE. L’auteur et acteur de la Deuxième République de 1848, est un fervent partisan et initiateur de la démocratie fondée sur l’égalité : «La démocratie est l’égalité, c’est-à-dire la participation à droit égal, à titre égal à la délibération des lois et au gouvernement de la Nation» écrit-il, en 1850, dans «Le Passé, le Présent, l’Avenir de la République». La classe possédante, ce vieux monde féodal, aristocratique, sacerdotal et despotique, ne voulant rien céder sur l’égalité de droits et ses privilèges, avait réussi à décrire la Première République entre 1792 et 1793, la Convention, comme un repoussoir, en raison de ses crimes, de ses violences, de ses oppressions, ses confiscations et les exils. Cependant, ils ont occulté qu’un «peuple de 24 millions d’hommes expropriés, relégués, bannis de leur souveraineté, de leur liberté, de leur égalité, de leur propriété, de leur titre de citoyens, de leurs dignités morales, de leur indépendance de conscience dans le culte» s’était révolté contre cet ancien monde arbitraire, écrit-il. La minorité possédante devrait comprendre, dans le respect du suffrage universel, que la «propriété, égale pour tous, accessible à tous, inviolable dans tous, est le domaine commun de tous ; tous ont un intérêt unanimes à la préserver, à l’utiliser, à la généraliser, à la conserver aux générations à naître» écrit-il. Aussi, Alphonse de LAMARTINE, un républicain ferme dans ses convictions, a pour souci d’écarter les graves dérives de la Convention «La République de 1848, au lieu d’être révolutionnaire et spoliatrice, comme en 1793, devient par instinct, conservatrice et progressive. Le peuple n’est pas un peuple de guerre civile. Ce peuple n’aura point de victimes, car il n’a point de bourreaux ! Si le mot «République», en 1793, a pu être écrit en lettres de feu et de sang, le mot «République» en 1848, ne peut être écrit qu’en lettres d’or et de paix. Détruire était le mot en 1793 ; améliorer est le mot de 1848» dit Alphonse de LAMARTINE. Face aux débats nauséabonds de notre temps, voulant ramener la démocratie à la domination des oligarchies financières ou écarter les Indigènes de la lumière, LAMARTINE a défini le concept de République, qui n’a pas pris une ride, depuis lors : «La République française de 1848 est une République démocratique, c’est-à-dire une République qui ne connaît ni la tyrannie héréditaire, ni les castes supérieures ou inférieures ; mais cette nature de République qui ne reconnaît, pour la souveraineté que la volonté de la démocratie ou du peuple» écrit-il.

Cependant, Alphonse de LAMARTINE, lui-même, à la fin de sa vie, n’était pas conscient de l’immense dette que lui doivent tous les républicains de France. «La vie, dans ma situation, et après les épreuves que j’ai traversées ou que je traverse, ressemble à ces spectacles où l’on sort le dernier et l’on stationne malgré soi, quand la salle est déjà vide, et que les lustres s’éteignent, que les lampes fument, que la scène se dénude avec un lugubre fracas de ses décorations, et que les ombres et le silence, réalités sinistres, rentrent sur cette scène tout à l’heure illuminée et retentissante d’illusion » LAMARTINE dans «Cours familier». Sa vie était-elle un gaspillage d’énergie ? «M. Lamartine, depuis plus d’un an déjà,  n’était plus de ce monde. Il semblait qu’il lui fallut du temps à emporter une si grande poussière. Cette vie apparaît comme un immense gaspillage. Il n’y a de beau, dans son œuvre, que des fragments» écrit Louis VEUILLOT, un ennemi de LAMARTINE. L’auteur, à la fin de sa vie était lui-même désespéré et sous-estimait sa contribution littéraire. «J’ai semé ma vie dans les grands chemins qui ne mènent à rien» écrit-il dans ses «mémoires politiques» ou encore «J’ai dilapidé le temps» écrit-il en 1860, à la préface de ses œuvres complètes. Pourtant, dans sa lucidité, LAMARTINE, un homme plus grand que son œuvre déjà si immense, savait que l’Histoire est un grand juge «On me reconnaîtra après moi» écrit-il le 16 août 1847 à une de ses nièces.

D’une éducation monarchiste et religieuse, légitimiste jusqu’en 1820, Alphonse de LAMARTINE, homme de son siècle, se rendra compte que cette position ne va pas dans le sens de l’Histoire, comme d’ailleurs, les tenants actuels d’un nationalisme rétrograde et recroquevillé dans l’Hexagone : «Sa fidélité à la tradition et à la monarchie n’est pas en cause mais il sait bien, depuis longtemps, qu’elle ne suffit pas à répondre aux défis du siècle. Il n’est pas encore, loin s’en faut, un admirateur de la Révolution, mais il a compris que le monde bouge, change, et qu’il est vain et dangereux de vouloir arrêter son mouvement», écrit Gérard UNGER, un de ses biographes. En effet, Alphonse de LAMARTINE évoluera vers des idées progressistes en adhérant au Parti social en 1834 «Dans un pays libre, il n’y a d’autre noblesse que l’élection, stimulant perpétuel au service du pays et récompense temporaire du mérite ou de la vertu des citoyens» écrit-il. L’éphémère Révolution de juillet 1831 ayant été écrasée dans un bain de sang, c’est aussi un clin d’œil à notre époque où les forces du Chaos sont à la porte du pouvoir,  en 1931, Alphonse de LAMARTINE avait écrit «Sur la Politique rationnelle» une sorte de projet politique et civique en vue de «ne pas préparer à l’histoire des pages funèbres d’un peuple qui porte en soi des siècles de vie, de prospérité et de gloire». La dynastie des Bourbons, remplacée par les Orléans, ayant échoué dans sa mission, il s’interroge «Où sommes-nous ? Non pas à une époque honteuse et sans espérance, où l’humanité croupit dans une longue et vile corruption, et se décompose dans sa propre fange. L’humanité touche à peine son âge de raison» et il en appelle à «un homme social». La prise de pouvoir s’effectue par les Banquets, de façon pacifique. Poète égaré en politique, Alphonse de LAMARTINE restera au pouvoir pendant 121 jours, soit du 24 février au 24 juin 1848. Homme de son siècle, il a décelé face à la montée de l’industrialisation, la classe possédante ne pourra conserver longtemps le pouvoir qu’avec une politique sociale pour les gens d’en bas. Aussi, le programme de LAMARTINE est audacieux : supprimer le remplacement militaire, taxer le prix du charbon, abolir la peine de mort en politique, imposer les successions, établir un impôt sur le revenu, ramener le temps de travail de 11 à 10 h par jour, nationaliser les chemins de fer et augmenter substantiellement le salaire des enseignants.

L’ouvrage de LAMARTINE, «la politique rationnelle», est à un autre titre un clin d’œil à notre époque marquée par une forte concentration de la presse aux mains des forces du Chaos et des menaces sur le service public de l’audiovisuel. Pour lui, le silence de la presse serait la mort de la Liberté. En effet, LAMARTINE revendique la liberté de la presse, comme «la voix de tous dans un âge et dans une forme sociale où tous ont droit d’être entendus, et comme la parole de la société moderne» écrit-il. On sait qu’actuellement en Pologne et en Hongrie, où ont triomphé des gouvernements conservateurs, des lois rétrogrades ont été prises. Par ailleurs, au moment où il est envisagé de privatiser l’université, avec des droits d’inscription à plus de 6000 €, comme en Grande-Bretagne, Alphonse de LAMARTINE s’était battu pour la gratuité des études, «un enseignement large, répandu, prodigué partout. Celui qui donne une vérité à l’esprit du peuple fait une aumône éternelle aux générations futures» écrit-il. La liberté n'est viable que pour un homme instruit, avec une distance critique à l’égard des instituts de sondage et aux chaînes d’information continue monopolisées par la haute finance. 

Il fera partie des fondateurs de la Société française pour l’abolition de l’esclavage : «Vous en êtes resté à la Liberté, j’en suis à la Fraternité» écrira-t-il à Frédéric BASTIAT. L’esclavage aboli pendant la Révolution, sur la pression des colons en Haïti, a été rétabli, le 20 mai 1802 par Napoléon. Toussaint-Louverture capturé sera mort exilé en France, et sans sépulture (1743-1803, voir mon article). La Révolution du 24 février 1848, abolira définitivement l’esclavage. Il dénonçait «l’âge tyrannique où règne la force brute, avec l’esclavage» écrit-il dans «sur la politique rationnelle». Alphonse de LAMARTINE est l’auteur d’une pièce de théâtre sur Toussaint-Louverture : «Ce drame, si toutefois, ces vers méritent ce nom, n’était pas dans ma pensée, quand je l’écrivis ; c’était une œuvre politique, ou plutôt un cri d’humanité» écrit-il. «Je suis de la couleur qu’on persécute. Sans aimer, sans haïr les drapeaux différents, partout où l’Homme souffre, il me voit dans ses rangs. Plus une race humaine est vaincue et flétrie, plus elle m’est sacrée et devient ma patrie» fait-il dire à Toussaint-Louverture, dans l’acte II, scène VI. Et pourtant, le 5 mai 2021, le bicentenaire de la mort de Napoléon a été célébré en grandes pompes en France. Dans un mémorable discours, Alphonse de LAMARTINE s’était violemment insurgé contre le retour des cendres de Napoléon, pouvant interpeler, de nos jours, les partisans de la verticalité en politique, une gouvernance faite de violence, d’injustices, d’enfermement et de surdité aux demandes légitimes du peuple : «Si, au lieu de disperser les pouvoirs représentatifs, s’il (Napoléon) les avait appuyé de la force militaire et soutenu de sa considération ; si, au lieu de se faire la réaction vivante du passé ; si, au lieu d’abuser de l’anarchie, de profiter du désenchantement  momentané de l’esprit du public, il l’avait relevé, il s’était fait le tuteur du progrès social, la providence du peuple ; s’il était retiré, dans son désintéressement et dans sa gloire pour laisser la place à la liberté, qui sait si tous ces hommages d’une foule qui adore surtout ce qui l’écrase lui serait rendu» dit-il le 26 mai 1840.

Une loi sur le séparatisme a été votée le 24 août 2021 ; ce qui rappelle le Code de l’indigénat du 28 juin 1881, instituant l’inégalité et l’injustice. Les indigènes, comme les immigrés étaient soumis au bon vouloir du colon. De nos jours, on parle même, sans aucune honte de «Grand remplacement» ou de «Français de papiers», comme si les Français issus de l’immigration, seraient des sous-hommes, comme au temps de Jean-Baptiste COLBERT (1619-1683) et le «Code Noir», réifiant les Hommes noirs, lui aussi, révéré et sa statue, édifiée par Napoléon, plastronne nous nargue encore devant l’Assemblée nationale. La retraite à 65 ans, ne serait-elle pas, pour les métiers pénibles, une forme d’esclavage moderne ? «La gloire efface tout, excepté le crime» disait Alphonse de LAMARTINE. Comme lors des banquets pacifiques de 1848, ayant emporté la Monarchie de Juillet, le peuple de Gauche, en juin 2022 n’a pas encore dit son dernier, et peut provoquer une cohabitation, pour limiter l’avancée des forces du Chaos.

Alphonse de LARMATINE, considéré comme un idéaliste, était trop en avance sur son temps, par ses positions avant-gardistes sur le bien-vivre ensemble. «Les habitudes étroites et uniformes que l’Homme prend dans sa vie régulière et dans la monotonie de sa patrie sont des moules qui rapetissent tout» écrit-il, en 1835, dans «Voyage en Orient». En effet, dans son universalisme, l’Histoire lui a donné raison. Au moment où certains partis se proposent, par référendum d’abolir la République et de suspendre la Convention européenne des droits de l’Homme, Alphonse de LAMARTINE était un fervent partisan de la Fraternité «L’égoïsme et la haine ont une seule patrie ; la Fraternité n’en a pas» dit-il. Alphonse de LAMARTINE, loin de l’islamophobie délirante et hystérique de notre temps, était un orientaliste, curieux et respectueux des autres : «J’y ai passé seulement en poète et en philosophe, j’en ai rapporté de profondes impressions de mon cœur, de hauts et de terribles enseignements dans mon esprit. Les études que j’y ai faites sur les religions, les mœurs, les traditions, les phases de l’humanité, ne sont pas perdues pour moi. Ces études qui élargissent l’horizon si étroit de la pensée, qui posent devant la raison les grands problèmes religieux et historiques, qui forcent l’homme à revenir sur ses pas, à scruter ses convictions sur sa parole, à s’en formuler de nouvelles, rien de tout cela n’est perdu pour le voyageur» écrit-il dans «Voyage en Orient». Aussi, il n’est pas étonnant qu’Alphonse de LAMARTINE ait consacré une biographie au Prophète Mahomet, et il a été suivi, en cela, par de grands penseurs occidentaux, comme Ernest RENAN. «Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes rationnels, d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet. A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ?» écrit Alphonse de LAMARTINE, dans sa remarquable biographie sur «la vie de Mahomet». En dépit du fait que  l’Islam est un fait majeur du XXIème, des politiciens occidentaux par leurs bassesse et leurs calomnies, tentent de discréditer cette grande religion monothéiste, et ont fait de l’islamophobie un fonds de commerce : «Enfin jamais homme n’accomplit en moins de temps une si immense et si durable Révolution dans le monde» écrit Alphonse de LAMARTINE. Avant Mahomet, «Les Arabes n’étaient point un peuple, c’était une collection de peuplades, de tribus, de famille. L’Etat n’existait pas. La famille multipliée par la tribu existait seule» écrit Alphonse de LAMARTINE. Mahomet n’a pas recherché la guerre, mais acculé, il doit combattre et se défendre, avec peu de moyens : «Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mohammad ? Les plus fameux n’ont remué que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé (quand ils ont fondé quelque chose) que des puissances matérielles écroulées souvent avant eux» écrit Alphonse de LAMARTINE. «Jamais homme ne se proposa volontairement ou involontairement un but plus sublime, puisque ce but était surhumain : saper les superstitions interposées entre la créature et le Créateur, rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, restaurer l’idée rationnelle et sainte de la Divinité dans ce chaos de dieux matériels et défigurés de l’idolâtrie» écrit Alphonse de LAMARTINE.

«Noble, tranquille, généreux, tout entier au pays, poussant le patriotisme jusqu’au dévouement, et le dévouement jusqu’à l’abnégation» disait de lui, Victor HUGO. En effet, la société politique que défendait Alphonse de LAMARTINE, cet artiste engagé, est «cette République large, ouverte, généreuse, protectrice de tous les droits et de tous les intérêts légitimes, car elle seule peut nous préserver des violences de la démagogie et des témérités d’une réaction aveugle» écrit, le 8 juillet 1871, dans la préface du «manuscrit de ma mère», L. de RONCHAUD. Alphonse de LAMARTINE, dans cette lutte du Bien contre la Mal, a contribué, par un concept cher à Antonio GRAMSCI, bien avant l’heure, à asseoir l’hégémonie culturelle des Républicains. Aussi, Alphonse de LAMARTINE, en historien, a restitué l’action des Girondins, ce petit nombre d’hommes valeureux qui sont le nœud de la Révolution française. Une entreprise pleine de larmes et de sang, mais ayant abouti à l’émergence de la République. Homme politique et Ministre, sous la Révolution de 1848, Alphonse de LAMARTINE, en historien, a aussi relaté cette page glorieuse du combat des Républicains, tout en mesurant la difficulté d’une telle mission «C’est l’appréciation des Hommes qui ont joué un rôle dans l’évènement et l’appréciation du rôle qu’on y a joué soi-même. On ne peut pas écrire cette appréciation, ni avec convenance, ni avec justice, ni avec impartialité. De si près, on peut aimer, on peut haïr, on ne peut pas juger» écrit-il dans la préface de «l’histoire de la Révolution de 1848». Il était conscient de la difficulté de la mission, de la puissance des forces conservatrices : «Que la main invisible protège la France ! Qu’elle la soutienne à la fois contre les impatiences et contre les découragements ! Qu’elle préserve la République de ces deux écueils : la guerre et la démagogie !» écrit-il.

Partisan d’une Gauche généreuse et idéaliste, orateur redoutable, Alphonse de LAMARTINE est un grand défenseur du peuple. Face à ses adversaires, sa parole est projectile redoutable et son ironie comme une pierre, plus elle tombe de haut, plus elle fait produit des dommages. «Les poètes sont la voix de ceux qui n’ont pas de voix» dit Alphonse de LAMARTINE, un auteur au milieu de l’arène. Définissant son parti comme «le Parti social», LAMARTINE déclare que son organisation «ne fait alliance ni avec les passions rétrogrades du passé, ni avec les passions subversives du moment, ni avec les timidités des uns, ni avec les colères des autres» écrit-il. Par conséquent, «Toute Révolution doit quelque chose au peuple et ne se légitime que par ses œuvres» écrit-il. En effet, l’engagement et l’enthousiasme de LAMARTINE se dégagent en 1848, quand il est nommé Ministre des affaires étrangères «Au moment où commence une vie nouvelle, au moment où, après tant d’orages intellectuels, le soleil de la pensée monte à l’horizon, saluons tous ce réveil du jour, cette aube qui promet une chaleur si nécessaire à l’humanité en souffrance ; apportons à chacun, selon nos forces, une pierre à cet édifice social dont la base est inébranlable. Soyons tous ouvriers dans l’œuvre immense» écrit-il. «Il y a toujours du passé dans le présent» disait Alphonse de LAMARTINE. Au moment où certains de nos jours se retranchent dans une Nation frileuse et stigmatisante, en faisant l’apologie d’une démocratie ethnique, Alphonse de LAMARTINE était universaliste, au sens de la Révolution de 1789 «Je suis concitoyen de toute âme qui pense ; la Vérité, c’est mon pays» dit-il. Sa poésie, à lui, est «une langue de prière» écrit-il dans ses «méditations». Croyant au Progrès, en la Fraternité et à l’Amour, Dieu se définit et se distingue du Grand Tout : «Je crois en un Dieu possédant la suprême individualité, et comme y la Nature qui n’a pas été créée que pour réfléchir cette individualité divine et qui ne subsiste que de sa Providence» dit LAMARTINE. Il est donc attaché à la Justice divine «Une conscience sans Dieu, c’est un tribunal sans juge» écrit-il. «Un peuple sans âme est une vaste foule» précise-t-il. Par ailleurs, Alphonse de LAMARTINE, journaliste, avait une aversion profonde pour les régimes autoritaires, assimilés à des esclavagistes, et dans lesquels : «Tout le peuple est réduit en esclavage, gouverné, affreusement, opprimé par une aristocratie dont les membres sont des géants, des Titans, et se disent eux-mêmes des Dieux» écrit-il.

«J’étais et je suis resté toute ma vie amateur de poésie, plutôt que poète de métier» écrit, en 1849, Alphonse de LAMARTINE. Grand tenant du romantisme, il se moquait des étiquettes. Alphonse de LAMARTINE, même si on connaît une partie de sa poésie, mériterait mieux que cet oubli glorieux. « S’il existe des écrivains dont on peut isoler la vie de l’œuvre, Lamartine n’est pas du nombre» écrit Marius-François GUYARD, un de ses biographes. Alphonse de LAMARTINE est un aristocrate, un gentilhomme issu d’une noblesse fidèle à la royauté. «Il y a quelque chose que je ne regretterai pas d’avoir goûté, c’est le lait de ma mère, c’est l’affection d’un père. La famille est un second de nous-mêmes, plus grand que nous-mêmes. Heureux est celui que Dieu a fait naître d’une bonne et sainte famille ! Et quand je dis bonne famille, je n’entends pas une famille noble. Il y a une noblesse dans toutes les conditions» écrit-il dans ses «Confessions». Simple, fastueux, terrien, démocrate, député de Bergues le 3 novembre 1837, puis de Mâcon, Alphonse de LAMARTINE fut en son temps, un homme de gauche. Il a combattu Napoléon et le régime de juillet. Face à Adolphe THIERS (1797-1877, un ultra-conservateur, il voulait faire nationaliser les chemins de fer, abolir la peine de mort. En Homais, anticlérical et libre penseur, la recherche d’un Dieu inconnu est l’une de ses directions de recherche. «Ce n’est pas un personnage que nous puissions réduire à nos propres dimensions. Il faut en prendre notre parti. C’est un homme plus grand que son œuvre, déjà si grande» écrit Henri GUILLEMIN.

Admirateur de Jean-Jacques ROUSSEAU, Voltaire et PARNY, «Lamartine est un poète du XVIIIème avec du génie de surcroît» écrit Henri GUILLEMIN. Alphonse-Marie-Louis de LAMARTINE de PRAT naît le 21 octobre 1790, à Mâcon. Par conséquent, Milly, en dépit de sa poésie dans les «Harmonies», n’est pas sa ville natale, mais il y a grandi et passé une partie de son enfance. Il vient d’une famille monarchiste, très pieuse. Son père, Pierre de LAMARTINE (1752-1840) officier, avait quitté l’Armée, mais le 10 août 1790 reprendra le service pour défendre Louis XVI. Sa mère, Françoise dite Alix DES ROYS (1766-1829), née à Lyon, est la fille d’un ancien intendant des domaines du duc d’Orléans. Sa mère maternelle avait veillé un certain temps sur Louis Philippe. Ses deux oncles, François-Louis et Jean-Baptiste, ne sont jamais mariés, et à leur mort, son mort, son père hérita leurs domaines et châteaux. Alphonse est l’aîné, il a cinq sœurs à qui il verse une rente ; ce qui est à l’origine de ses perpétuelles difficultés financières. Jeune enfant oisif, les femmes l’attirent et il dépense plus qu’il ne gagne. Quand l’empire s’écroule et Louis XVIII devenu roi, son père sollicite un emploi pour lui et son fils, aux Gardes du corps. LAMARTINE est envoyé à Beauvais. Après Waterloo, il regagne Mâcon ; il démissionne de ses fonctions militaires et regagne Paris. Dissipé, il a accumulé 16000 F de dettes. En 1816, il fait la connaissance de Nina de PIERRECLEAU. En octobre 1816, à Aix-les-Bains, il rencontre Julie CHARLES (1784-1817), née d’une famille de planteurs créoles, déjà atteinte de la tuberculose ; ils s’engagent dans des débats mystiques, sur les choses éternelles. Mais Julie CHARLES meurt à Paris, le 18 décembre 1817, le poème, «Le Lac» lui est dédié : «J’ai eu l’ineffable bonheur d’aimer enfin, de toutes mes facultés, un être aussi parfait que je pouvais en concevoir et cela a décidé de mon sort» écrit LAMARTINE. En 1819, LAMARTINE fait la conquête d’une italienne, Léna de LARCHE, puis quand il fait connaissance, à Chambéry, où réside une de ses sœurs, une anglaise, Marie-Anne BIRCH (1790-1863), une artiste-peintre et sculptrice ;  il l’épousera, le 6 juin 1820, sous le nom de Marianne Elisa de LAMARTINE. Il guérit, miraculeusement, d’une maladie ayant failli de l’emporter. C’est à ce moment que paraissent ses «Méditations». LAMARTINE cherchait sa voie, il a maintenant l’ambition de devenir homme de lettres. «Ce qu’il disait, avec les mêmes mots cependant qu’employaient ses prédécesseurs, prenait soudain un sens très neuf, une chaleur de vie. Son art c’était cette authenticité profonde, cette sincérité essentielle. Il se livrait, il s’engageait» écrit André GUILLEMAIN, dans «Lamartine, l’homme et l’œuvre». Pendant cinq ans, LAMARTINE ne produira rien ?

Ses enfants sont morts avant lui : «J’ai souvent regretté d’être né ! J’ai souvent désiré de reculer jusqu’au néant, au lieu d’avancer, à travers tant de mensonges, tant de souffrances, tant de pertes successives» écrit dans ses «Confessions». En effet, Léon de PIERRECLAU (1813-1841), fils illégitime avec Nina, à 28 ans, Alphonse (1821-1822) disparu à 20 mois, le 4 novembre 1822, Julia (1822-1832) à 10 ans et demi, le 6 décembre 1832, à Beyrouth : «Nous sommes tous enfantés dans la douleur et pour la douleur. Le secret de la vie n’est que celui de supporter héroïquement ses peines» écrit, le 3 décembre 1837, LAMARTINE, dans une lettre à Edouard DUBOIS. Même en pleine gloire, il était pessimiste, tragiquement sincère avec lui-même «Ma situation politique est de premier ordre à présent, ma situation d’orateur est presque unique, ma situation de poète, ce que tu sais. Et au milieu de tous ces rayonnements de gloriole et de force imaginaire, je suis le point noir et triste où tout s’éteint en convergeant» écrit-il le 6 février 1841. VERLAINE le considérait comme un vieux lutteur crispé et triste. «comme un vieil aigle en sa gloire et son ire, dressant sur l’infini son bec dru au chef blanc».

Alphonse de LAMARTINE, de son éducation aristocratique, était profondément croyant «La mort n’est que le puissant acte de la vie ; car elle enfante une vie supérieure» écrit-il, en 1847, dans «les Girondins». Adversaire malheureux contre Napoléon III (1808-1873) aux élections du 10 décembre 1848, celui-ci avait proposé à la mort d’Alphonse de LAMARTINE, à Paris, le 28 février 1869, des funérailles nationales. Mais de son vivant, l’auteur n’en voulait pas «Je demande à ne pas dormir sous l’herbe sordide du Père-Lachaise, piétiné par une cohue de déclamateurs funéraires. Que le diable emporte leurs funérailles officielles. Couchons-nous auprès d’un arbre, s’il nous reste un arbre sur cette terre» avait-il écrit. Il est enterré, le 4 mars 1869, au petit village de Saint-Point, en Saône-et-Loire. Alphonse de LAMARTINE ne voulait pas non plus qu’on le pleure à sa mort «Si quelque main pieuse, en mon honneur, te sonne des sanglots de l’airain, oh ! N’attriste personne. Ne va pas mendier des pleurs à l’horizon. Mais prends ta voix de fête et sonne sur ma tombe avec le bruit joyeux d’une chaîne qui tombe, au seuil libre d’une prison» écrit LAMARTINE. 

«Si M. de Lamartine a eu, selon nous, des torts politiques, il n’en est pas moins vrai que ses œuvres, nous reste, des œuvres sublimes, œuvres éternelles, qui sont la gloire du pays et obtiennent les applaudissements du monde» écrit Eugène de MERICOURT. «Devant une telle puissance de génie, de pensée, et de sensibilité, rêve et action, caractère de l’homme égal au mérite de l’écrivain, on n’hésite pas à saluer en Lamartine, non seulement un des plus féconds initiateurs de notre littérature, mais aussi un des exemplaires qui font le plus honneur à notre race et à l’humanité» écrit René DOUMIC. «Lamartine fut un de ces nobles esprits, osons le dire, un véritable grand homme. Lamartine fut un de ces nobles génies qui font mieux que nous charmer, qui nous élèvent au-dessus de nous-mêmes, qui nous emportent jusqu’aux plus hautes régions de l’esprit. S’il a des égaux dans ce vaste monde des Lettres, il n’a pas de maître. Jamais la langue française, la langue de Fénelon et de Racine, n’a chanté aussi mélodieusement que sur ses lèvres. Son style est fait tout entier de musique, comme sa pensée est faite de poésie. Sur tous les modes qu’il emploie, il fait toujours parler la portion divine du cœur humain.» dit, le 2 mai 1848, Victor de LAPRADE, au profit de la souscription d’une statue du poète. 

Références bibliographiques très sélectives
I  Contributions d’Alphonse de Lamartine
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LAMARTINE (Alphonse, de), Cours familier de littérature, un entretien par mois, Paris, On s’abonne chez l’auteur, 27 numéros, de 1856 à 1869, 2 numéros par an ;
LAMARTINE (Alphonse, de), GUILLEMIN (Henri), Les visions, poème inachevé de Lamartine, Paris, Les Belles Lettres, 1936, 260 pages ;
LAMARTINE (Alphonse, de), Histoire de la Révolution de 1848, Paris, Imprimerie J. Claye, 1849, t. 1,  2ème édition, 447 pages et t. 2, 490 pages  ;
LAMARTINE (Alphonse, de), Histoire des Girondins, Paris, Plon, Furnes et W Coquebert, t. 1, 1847, 458 pages et t. 2 420 pages ;
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LAMARTINE (Alphonse, de), Méditations poétiques, Paris, Librairie Charles Gosselin, 1823, 9ème édition, 258 pages ;
LAMARTINE (Alphonse, de), Mémoires politiques, Paris, Chez l’Auteur, 1831, t. 1, 390 pages ;
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LAMARTINE de (Alphonse), Les grands hommes de l’Orient : Mahomet, Tamerlan, le sultan Zizim, Paris, Lacroix, Verboeckhoven, 1865, 389 pages, spéc pages 3-169 ;
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BARTHOU (Louis), Lamartine, orateur, Paris, Hachette, 1916, 365 pages ;
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CHAPUYS-MONTLAVILLE (Louis-Alceste), Lamartine, vie privée, vie publique, Paris, chez Bourjon, 1843, 88 pages ;
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Comité permanent d’études Lamartiennes, Première journée d’études lamartiennes, Mâcon, 23-25 septembre 1961, 182 pages ;
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LACRETELLE (Henri, de), Lamartine et ses amis, Paris, Maurice Dreyfous, 1878, 307 pages ;
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LEBAILLY (Armand), Madame de Lamartine, Paris, Librairie Bachelin-Deflorenne, 1863, 140 pages ;
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LEVAILLANT (Maurice), Lamartine et l’Italie en 1820, avec une méditation, Paris, Flammarion, 1944, 314 pages ;
LUPPE (de Marquis, Albert), Les travaux et les jours d’Alphonse de Lamartine, Paris, Albin Michel, 1942, 463 pages ;
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MAZADE (Charles, de), Lamartine, sa vie littéraire et politique, Paris, Didier, 1872, 207 pages ;
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MONTPLAISIR (Daniel, de), Lamartine, un poète en politique, Paris, Tallandier, 2020, 492 pages ;
PELLETAN (Eugène), Lamartine, sa vie, ses oeuvres, Paris, Pagnerre, 1869, 33 pages ;
POMAIROLS (Charles, de), Lamartine : étude de morale et d’esthétique, Paris, 2ème édition, Hachette, 1908, 325 pages ;
REVEREND du MESNIL (Edmond), Lamartine et sa famille, d’après des documents authentiques, Lyon, Imprimerie d’Aimé Vingtrinier, 1869, 56 pages ;
SOUMET (Gabrielle), Le siècle à Lamartine, poésie, Paris, Veuve Louis Janet, 1848, 24 pages ;
TRENARD (Louis), «Centenaire de la mort de Lamartine», Revue du Nord, octobre décembre 1969, t. 51, n°203, pages 771-779 ;
UNGER (Gérard), Lamartine, poète et homme d’Etat, Paris, Flammarion, 1998, 538 pages ;
ZYROMSKI (Ernest), Lamartine, poète lyrique, Paris, Armand Colin, 1897, 337 pages.
Paris, le 16 avril 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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12 avril 2022 2 12 /04 /avril /2022 21:57
«Pour une Cohabitation avec la Gauche aux législatives des 12 et 19 juin 2022 : Le 3ème tour des présidentielles» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Si pour les présidentielles c'est déjà plié, en revanche, les législatives des 12 et 19 juin 2022 sont devenues un enjeu incommensurable. Tout reste à faire aux législatives pour sauver la République de la casse sociale.
Quel que soit le ou la gagnante de la présidentielle, la Gauche conserve encore un joker : celui de s'unir pour battre les forces du Chaos. C'est une formidable occasion de provoquer un troisième tour des présidentielles. Les partis de Gauche peuvent-ils encore se rabibocher, pour s'unir aux législatives, après leur grande sottise aux présidentielles ?
L'enjeu des législatives est considérable pour la Gauche : il s'agira de vaincre ou périr. Facile à dire, mais parfois difficile à faire. A la France Insoumise, certains commencent à dire que l'union se fera uniquement sur la base des propositions de Jean-Luc MELENCHON et du résultats au 1er tour des présidentielles. Cependant toute récidive en matière d'aveuglement ou d'egos surdimensionnés risquerait de plonger durablement la Gauche dans la marginalité, pour devenir une simple force de protestation. Aux présidentielles le total des voix de Gauche est de plus de 32% ; Jean-Luc MELENCHON a raté de peu la marche du 2ème tour. Certains partis en sont réduits maintenant à faire la manche pour financer leur campagne des présidentielles. Vont-ils encore prendre le risque de perdre le peu de députés qui leur reste encore ?
Je sais que certains états-majors de partis politiques s'étaient déjà répartis les postes de députés depuis plus de 10 mois. Eh bien, compte tenu du résultat du 1er tour des présidentielles, tout est à renégocier. C'est une question de survie de la Gauche.
Jusqu'ici, à Gauche, on connaît le slogan mortifère du 1er tour des présidentielles : «L'unité, mais derrière moi». Ces législatives de juin 2022 sont, je crois, pour la Gauche, une dernière chance de sauver la République. On peut se tromper une fois, mais deux fois en moins de trois mois, cela commencerait à devenir exaspérant et désespérant.
La bêtise ne se soigne pas, aucun vaccin pour l'instant. Cependant, l'Histoire comporte des enseignements édifiants. Pendant longtemps, sous les 3ème et 4ème Républiques, le Parti radical a été le pivot du jeu politique en France. Au sortir de la Deuxième guerre mondiale, le Parti communiste français (P.C.F.), Parti des fusillés, a été sur le plan idéologique dominant sur la scène politique et a construit une ceinture rouge autour de Paris. Cependant, le P.C.F. a perdu aux dernières élections locales Saint-Denis, Champigny, mais aussi le Département du Val-de-Marne.
L'écologie brille aux élections locales, mais n'a pas encore pu émerger au plan national. Le Parti socialiste et le Parti gaulliste, qui se sont partagés les responsabilités gouvernementales depuis 1958, sont en crise profonde.
On ne sait pas encore qui gagnera cette présidentielle de 2022, mais la République est gravement menacée. Cependant Jupiter, avec peu d'élus locaux et moins d'expérience politique, a tout de même su rééditer son oukase de 2017.
Cependant, il ne faudrait pas sous-estimer la dureté et violence de ces législatives de juin 2022, et cela pour deux motifs :
D'une part, en raison de ce que les cartes sont rebattues, à Gauche. En effet, Jean-Luc MELENCHON, à 22% aux présidentielles, est tombé les armes à la main ; il a conquis les quartiers populaires et les territoires d'outre-mer. Les hiérarchies sont bousculées et donc les places d'hier ne pourront pas être conservées. Les cartes sont rebattues.
D’autre part, la possible alliance aux législatives, entre le Rassemblement national, Mohamed ZEMMOUR, Éric CIOTTI et les amis de François FILLON, n'est pas à exclure. Les fachos peuvent même gagner aux présidentielles ; cette hypothèse est devenue l'ordre du possible. Par conséquent, le débat étouffé, confisqué et dévoyé aux présidentielles par Jupiter, va resurgir aux législatives, de manière féroce, notamment autour des questions de retraite, du pouvoir d'achat, de l’énergie, de la réindustrialisation et du bien-vivre ensemble.
La Gauche n'a pas encore dit son dernier mot ! Restez mobilisés !
Paris, le 12 avril 2022 par Amadou Bal BA - http://baamado
«Pour une Cohabitation avec la Gauche aux législatives des 12 et 19 juin 2022 : Le 3ème tour des présidentielles» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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10 avril 2022 7 10 /04 /avril /2022 20:18
«Entre la peste et le choléra, je m’abstiendrai au 2ème tour des présidentielles – Je me battrai pour une cohabitation de Gauche aux législatives de juin 2022» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Le second tour des présidentielles du 24 avril 2022 opposera Emmanuel MACRON (27,60%) à Marine LE PEN (23,40), entre la peste et le choléra, je m’abstiendrai.
Jean-Luc MELENCHON, 22%, en troisième position, mais le total des voix de gauche autorise à gagner aux législatives de juin 2022, pour une cohabitation à Gauche. Jean-Luc MELENCHON aurait pu être au 2ème s'il avait bien négocié son alliance avec les communistes ainsi que ses autres partenaires. Les législatives sont une bonne occasion pour rebondir.
Le bilan de ce premier tour des présidentielles du 10 avril 2022 était largement prévisible : une Gauche ayant merdouillé, car divisée et suicidaire avec ses egos surdimensionnés, une Droite n’ayant plus de républicaine que de nom, une Extrême-droite légitimée et maintenant proliférante, une Macronie ayant trahi tous ses engagements en 2017 et dont le bilan, parfois violent contre les faibles et racisés, a renforcé, très largement, les forces du Chaos. Emmanuel MACRON, président des riches s'est ultra-droitisé.
Je rends un vibrant hommage au combat mené pendant ce premier tour, par Mme Anne HIDALGO. En effet, première femme maire de Paris, ayant redonné espoir et espérance à la Gauche aux municipales de 2020 et aux régionales de 2021, Mme Anne HIDALGO a été courageuse, tenace, dans la sérénité, en dépit des adversités et des calomnies. La candidate socialiste s’est recentrée sur les vrais sujets de préoccupation de la population, à savoir, notamment, le pouvoir d’achat, la retraite, la jeunesse et l’écologie. Socialiste j’étais. Socialiste je suis. Socialiste je resterai. C’est une belle idée hors du temps, valant l’engagement de toute une vie, que celle du combat pour une promesse républicaine d’égalité, de fraternité, de liberté et du bien-vivre ensemble. Le temps d’un bilan, sans complaisance, viendra après les législatives. Ces élections signent-elles l’acte de décès du Parti socialiste après le congrès de Tours de 1920 ? Quel avenir et quelle place du Parti socialiste dans la société française ? Quel traitement des racisés et des relations franco-africaines, dans le jeu politique ?
En l’absence d’un débat contradictoire et d’un tapage médiatique de la presse de la Françafrique, s’agissant des candidats globalement, si certaines idées lumineuses sont apparues ici ou là, aucun parti, notamment de gauche, n’a su, à lui seul, proposer une offre politique, de nature à mobiliser une majorité autour de ses propositions. Les enjeux majeurs de la France de notre temps, ce n’est pas l’immigration qui a largement contribué, depuis plus de 40 ans, à la reconstruction de ce pays, après la Deuxième guerre mondiale. A mon sens, tout est fait pour noyer les problèmes et mieux enfoncer les faibles. Cette campagne des présidentielles d’avril 2022, en France, montre la grave distorsion entre la prétention d'un universalisme républicain et la triste réalité d'une démocratie largement ethnique, avançant masquée vers un système ségrégationniste, digne d’un Code de l’Indigénat. Il y avait déjà les banlieues où sont parqués les racisés et Manuel VALLS a lui-même qualifié «d’Apartheid». Dans ces zones de relégation, tous les gens bien s’en vont, ne restent, entre elles, les personnes en difficulté.
On a toujours voulu croire, et pour se rassurer que cela ne peut arriver qu’aux Etats-Unis ou jadis en Afrique du Sud sous l’Apartheid. Cependant, devant une Gauche suicidaire et éparpillée, une Droite ciottisée, une Extrême-droite légitimée, et une Macronie discréditée, tout reste possible, y compris un basculement dans l’horreur. Pour une série de raisons et d'une lente évolution, les masques sont tombés. Pendant longtemps, en raison des méfaits de l'Occupation, de la gloire de la Résistance et de la mise en place, au sortir de la guerre d’un programme des «Jours Heureux», personne n’osait affirmer ouvertement ses idées d’extrême-droite ; c'est l'hypocrisie qui était de mise pour les forces du Chaos. Dans le plus grave déni d'un passé colonialiste et esclavagiste, aucun dirigeant politique, en France, ne voulait être catalogué de xénophobe ou de raciste, et encore moins d'antisémite. Ayant compris que l'antisémitisme, un grave et odieux crime contre l'Humanité, était une entrave sérieuse à leur ascension politique, les fachos ne s'en prennent maintenant qu'aux racisés, c'est à dire aux Arabes et aux Noirs, la partie la plus faible et la moins organisée de la population. Des fachos, en rébellion flagrante avec les valeurs républicaines, et parfois condamnés par les tribunaux, en dépit de leur casier judiciaire, ont été autorisés à se présenter aux présidentielles. Le plus fort de café, c'est que ces candidats disent ouvertement qu'ils vont abolir l'universalisme républicain, par référendum et ne respecteront pas la Convention européenne des droits de l’Homme.
Quelles consignes de vote pour le deuxième tour des présidentielles du dimanche 17 avril 2022 ?
Chacun devant rester à sa place, aussi je ne m’exprimerai qu’en mon nom propre. Je ne voterai plus pour M. Emmanuel MACRON, de ma vie, et quoi qu’il en coûte. Il a franchi la ligne rouge, dans son dédoublement de la personnalité, son «Et en même temps», tel un «Mr Jekyll and Mr Hyde» de Robert Lewis STEVENSON (1850-1994). Par sa dissimulation, il s’est attaqué, brutalement, contre les faibles. S’il était réélu, en 2022, il mettra en œuvre ses funestes réformes (retraites, privation des universités, forte pression fiscale pour les classes moyennes afin de financer son «quoi qu’il en coûte»). Pourtant, en 2017, et pour la deuxième fois de ma vie, après l’élimination de Lionel JOSPIN en 2002, je votais pour un candidat non issu de mon camp, M. Emmanuel MACRON. Je l’avais fait, la mort dans l’âme, au nom du front républicain. En effet, en 2017, le candidat Emmanuel MACRON, devant affronter Marine LE PEN, avait pourtant commis un parricide contre son mentor, François HOLLANDE. Sitôt élu, lors de son mandat 2017-2022, M. Emmanuel MACRON a fait le contraire de ce qu’il avait promis, et il s’est révélé être l’un des grands promoteurs de la progression des idées d’extrême-droite dans ce pays. Dans son «Ni de droite, ni de gauche», le président des riches, obsédé pour sa réélection, a choisi, délibérément et avec l’appui des médias de la Françafrique, de vouloir affronter, une seconde fois, Marine LE PEN, afin de rééditer son coupe de force de 2017. Dans son bilan de ses 5 ans, le président MACRON a muselé les nombreux députés ou personnalités issus de la diversité, qu’il avait promu, et certains ont été violemment attaqué par les forces du Chaos (Joseph M’BAYE et Sibeth N'DIAYE), sans qu’il les défende. Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur, qui a osé envisager des sanctions disciplinaires contre des policiers ripoux, a été immédiatement remplacé par Moussa DARMIN, un sarkozyste, assisté d’un préfet de police répressif, Didier LALLEMENT. Les Gilets et les personnels hospitaliers, ainsi que les retraités ont été brutalisés et même éborgnés. Le président MACRON s’est, en particulier, attaqué, fort injustement, à l’encontre des racisés : les délais de rétention, pour les étrangers en situation irrégulière, ont été portés à 90 jours, l’Etat a refusé de prendre en charge les réfugiés du tiers-monde, dont les pays ont été saccagés par des guerres injustes, les droits d’inscription des étudiants africains ont été augmentés déraisonnablement (277 € à 3770 €), une loi sur le séparatisme a été votée, stigmatisant un peu plus les racisés musulmans, etc. C’est surtout dans la conduite des relations avec le continent africain, que le président MACRON, s’est révélé pire que Jacques FOCCART et le général de GAULLE en matière de Françafrique. Il tolère les régimes dynastiques et monarchiques du Gabon, du Tchad, du Togo, du Cameroun, du Congo et de la Guinée Equatoriale, mais n’a pas trouvé de relation équilibrée avec d’autres pays, comme le Mali. Par conséquent, le président MACRON a fait monter le sentiment antifrançais en Afrique. La Françafrique est considérée, à la rencontre de Montpellier de novembre 2021, comme «une marmite sale», qu’il faudrait «récurer».
Le premier grand sujet est bien la réindustrialisation de la France, un capitalisme financier ayant amassé 134 milliards de profits pendant la crise sanitaire, alors que le pouvoir d’achat des plus modestes ne cesse de se dégrader. Auparavant, à chaque fois qu’une demande légitime était formulée, l’argument commande était à chaque fois d’opposer un déficit budgétaire ne dépassant pas les 3%. Et subitement, pendant la pandémie, les milliards pleuvent, mais on ne sait pas où est-ce qu’ils sont passés. L’urgence est donc, dans ce «Monde d’Après» de réévaluer les valeurs de la vie : une société d’efficacité économique, mais toujours fondée sur la liberté, la fraternité et la justice sociale. Il manquait déjà 3 millions de logements en France et tous les maires de France le savent. Par ailleurs, sans la santé rien ne va, et il faudrait former plus de médecins et de soignants. Si on a pu trouver un vaccin contre le Covid-19 en moins d’un an, les autres maladies grevant lourdement le budget colossal de la sécurité sociale (SIDA, cancer, diabète, maladies cardio-vasculaires, etc.). Il manque des infrastructures viables, comme la grande et petite ceinture autour de Paris ; ce qui créé des engorgements de la circulation dans la capitale, avec une importante pollution. Il n’a pas de politique touristique ou en direction des aînés viable. Peu de recherches en ce qui concerne le solaire, afin de réduire la dépendance aux centrales nucléaires ou des énergies fossiles. On a une armée coûteuse et peu efficace. Ces dépenses militaires peuvent être employées à d’autres choses utiles.
La Gauche devrait imposer une cohabitation aux législatives de juin 2022 et remettre les valeurs républicaines à l’honneur, pour que tous les citoyens soient à leur place.
Une constante dans tous les scrutins locaux ou nationaux : c'est un public de Gaulois qui vient voter, et donc très peu de racisés qui se désintéressent, royalement, des élections. Pourtant «vivre c'est participer et c'est aussi résister», comme le dirait Antonio GRAMSCI. En définitive, compte des débats de ce 1er tour, ces présidentielles concernent au plus haut point l'Afrique et ses diasporas. Pourquoi les Français issus de l’immigration se désintéressent-ils des élections au moment où l'universalisme républicain bascule vers un système ségrégationniste digne de l'Apartheid ?
Les idées de haine, professées par les forces du Chaos, n’ont pas leur place dans la France républicaine. Comment donc conserver et conforter la promesse républicaine, dans le respect de nos différences, pour un bien-vivre ensemble ?
Je reviens à ma proposition d’une Maison d’Afrique à Paris, un moyen de convaincre et d’apprendre aux Africains que la France, quelle que soit leur nationalité, est devenue, par la force des choses, leur seconde patrie. Suivant un dicton Peul, «l'individu appartient là où il habite». Dès le départ, en France, l’immigration africaine était considérée comme passagère, et reléguée dans des foyers ou certains quartiers. Les étrangers, arrivés pendant les Trente Glorieuses, devraient repartir dans leur pays d’origine. Or, cette immigration est devenue durable, le regroupement familial ayant renforcé les liens avec ce pays, des enfants de nationalité française y sont nés. La première génération, maintenant retraitée, dont la famille vit en France et donc ses centres d’intérêts sont désormais ici, est encore habitée par le mythe du retour en Afrique. En effet, il existe en France de nombreuses associations villageoises africaines, avec des projets de développement dans le pays d’origine, souvent défaillant (éducation, santé, solidarité). Par ailleurs, ces associations financent également le rapatriement des corps d’Africains décédés en France ; il manque carrés musulmans dans les cimetières français, dans un contexte de pandémie et de fermeture des frontières, les corps s’entassant dans les morgues.
Les modèles d’organisation sont, pour ma part, les communautés juive et chinoise, fortement communautarisées et efficaces, pour un projet de vie durable et harmonieux en France. L’une des missions de cette future Maison d’Afrique, est d’ouvrir ses portes à toutes ces associations villageoises, et d’orienter aussi leurs activités, sur un projet de vie en France, afin de saisir, pleinement, toutes les opportunités nombreuses, d’épanouissement. Cette Maison d’Afrique peut aussi aider ces associations à monter des projets, dans le cadre de la coopération décentralisée. En effet, les aides envoyées en Afrique sont souvent détournées par les gouvernements africains. On sait que ces associations villageoises africaines, dans leur gestion désintéressée, ont des projets pertinents allant directement aux populations des zones d’immigration vers la France. Une Maison d’Afrique à Paris serait un lieu de centralisation et de diffusion de l’information stratégique, peu accessibles aux différentes communautés africaines vivant en France. On sait que sur le plan politique, des réunions occultes sont conduites pour un partage des postes, avant tout scrutin électoral. Certaines offres d’emplois, notamment de grands groupes français ayant investis en Afrique ne sont publiés, comme à la Ville de Paris ou à la haute fonction publique, que lorsque le poste est fléché, quelqu’un est pressenti pour l’occuper ; ce qui fausse la concurrence. L’information peut revêtir des aspects multiples : les programmes et les échéances d’un concours administratif, et comment s’y préparer ; apprendre les usages et coutumes de la société française en vue d’un entretien d’embauche ; rechercher un stage ou un contrat d’apprentissage ; avoir un coach quand on monte une entreprise ; monter efficacement un prêt immobilier ou son entreprise ; rechercher des subventions pour son entreprise ou son association, etc.
La Maison d’Afrique, un lieu d’échanges culturels ou de manifestations festives, peut être l’occasion pour les jeunes filles ou garçons, notamment nés en France de se rencontrer, et éviter les mariages forcés ou le recours à des entremetteurs ou des sites parfois douteux. L’accès aux lieux de décisions économiques, sans lequel la servitude sera permanente, est l’un des enjeux majeurs. Pour l’instant, les commerces ethniques des personnes de souche africaine (taxiphones, habits africains, restauration) les boucheries de la communauté maghrébine ont émergé, difficilement. L’émergence d’une race de capitaines d’industrie issus de la diversité se heurte à plus obstacles.
D’une manière générale, les Français issus de l’immigration sont encore englués dans des stratégies de consommation, de compulsifs de la dépense (mandats mensuels aux membres de famille restés en Afrique achats en France de produits de luxe, non vitaux ; dépenses somptuaires). Les Français issus de l’immigration sont encore des employés des commerces de produits africains en France (Marché de Château-Rouge à Paris, dominé par les Asiatiques) ainsi que différents secteurs, dans lesquels ils sont pourtant performants individuellement (services à la personne, entretien, sécurité). En particulier, ceux qui veulent s’engager dans le domaine de l’entreprenariat rencontre diverses difficultés : accès au financement, aux locaux, aux marchés publics, et les relais de consommateurs en Afrique par manque de main-d’œuvre qualifié ou de logistique font défaut. Ceux qui se lancent dans le business auront besoin, au départ d’un bon coach issu notamment des communautés chinoise ou juive.
Les Français issus de l’immigration présents dans les domaines sportifs, culturels et artistiques, sont peu représentés dans les lieux de décisions de ces secteurs. Ainsi, particulièrement performants, ils sont sous représentés dans le domaine de l’arbitrage, de l’entraînement et de la direction des clubs sportifs. Pap DIOP, à travers toute l’Europe a été le seul président d’un club de football. Les sélections à l’Opéra de Paris ou au cinéma témoignent encore de ce système grave d’exclusion. La percée de l’acteur Omar SY atteste qu’il y a bien des talents à découvrir et à valoriser.
Le racisme institutionnel et systémique est incarné par diverses administrations, notamment la Caisse d’allocations familiales, l’Assurance retraite, Pôle emploi, les préfectures et l’état civil à Nantes concernant les Français nés à l’étranger. Il serait urgent d’abroger diverses circulaires considérant que les Français issus de l’étranger seraient tous, potentiellement, des fraudeurs. En effet, ces administrations féroces soumettent souvent les Français issus de l’immigration à diverses tracasseries administratives parfois insupportables, notamment pour le renouvellement de leurs titres de séjour. Ainsi, la transcription des mariages à l’étranger ou actes de naissance d’enfants d’un Français issu de l’immigration prend parfois entre 3 et 5 ans. L’Assurance retraite met des obstacles injustifiés pour les pensions de réversion pour les héritiers des immigrés ayant travaillé en France.
Il serait nécessaire de renforcer les pouvoir d’enquête et de contrôle de ces administrations par le Défenseur des droits. Par ailleurs, ces administrations avec le développement du travail et la dématérialisation des procédures se sont bunkérisées. L’usager n’a pas de courriel de l’agent ou du service gestionnaire de son dossier, et le téléphone du standard est souvent encombré ; il ne sait pas à qui s’adresser et qu’est-ce qui coince dans son dossier. Ce sont différents agents qui se relaient avec des versions différentes sur l’information à donner à l’usager. L’administration devrait plus humaine et être joignable en cas de difficulté. En particulier, les retraités devraient bénéficier d’une carte de retraité à durée illimitée. La situation actuelle soumettant leur présence en France tous les trois ans conduit à des drames ou de graves difficultés injustifiées.
François MITTERRAND et François HOLLANDE avaient promis le droit de vote des étrangers aux élections locales qu’ils n’ont pas honoré. La montée du Front national devenu Rassemblement national, est venue partie de là. La relation entre la Police et les racisés est particulièrement dégradée, en raison de l’impunité des ripoux à travers la loi sur le séparatisme et les contrôles d’identité au faciès. Nous avons besoin d’une police républicaine pour protéger tous les citoyens qui n’ont rien à se reprocher. La tendance actuelle est celle d’ordonner à la Police de faire du chiffre, par des contrôles d’identité au faciès. Si vous n’avez pas la bonne couleur, vous risquez plus que les autres des contrôles qui souvent aboutissent des propos racistes, à des violences policières ou des morts à étouffement. Il faudrait pour cela limiter les contrôles d’identité à des données objectives, réglementées à l’article 79 du Code pénal : Lorsqu’une personne a commis ou tenté de commettre une infraction, se prépare à commettre un crime ou un délit, peut fournir des renseignements utiles à l’enquête en cas de crime ou de délit, a violé les obligations ou interdictions auxquelles elle se trouve soumise dans le cadre d’un contrôle judiciaire, une assignation à résidence ou d’une peine ou mesure suivie par le juge ou fait l’objet de recherches ordonnées par une autorité judiciaire. La première mesure serait d’interdire les procédés d’interpellation par étranglement ayant conduit uniquement à des morts de jeunes racisés. En vue d’apaiser les relations entre la Police et les racisés, il serait utile de faire la lumière sur certaines violences policières, notamment ces 113 jeunes étouffés à mort par les forces de l’ordre, sans enquête sérieuse. Chaque policier doit respecter le Code de déontologie, et en cas de manquement, faire l’objet d’une sanction disciplinaire et éventuellement de poursuites pénales. Il faudrait sérieuse réformer les enquêtes de l’Inspection générale de la Police, juge et partie. Seul le Préfet de police a, pour l’instant, l’opportunité des poursuites. Cette autorité devrait être soumise au contrôle du Défenseur des droits et à un juge indépendant.
Le déni du passé colonial et esclavagiste a attisé les tensions. Pourtant, il y a bien un passé qui ne passe pas. Les plaies sont profondes notamment les guerres coloniales (Algérie, Indochine), les différents massacres (Camp de Thiaroye le 1er décembre 1944, 8 mai 1945 à Sétif, Madagascar en 1947, les tortures, les massacres des Algériens en 1962 jetés à la Seine, etc.). La seule façon, et sans esprit de revanche ou de ressentiment, de mettre un terme à cette colère sourde, est d’aborder sereinement, la question de la mémoire, afin de repartir sur de bonnes bases, pour un bien-vivre dans le respect mutuel. En Afrique du Sud, un pays ravagé par l’Apartheid, Nelson MANDELA avait le chemin de la réconciliation. La France vaincue par l’Allemagne à trois reprise en 1870, en 1914 et en 1940, avait ce chemin, le seul qui vaille.
Quelques pistes de réconciliation :
- Rouvrir les archives coloniales et réviser certains procès notamment celui du Camp de Thiaroye ;
- Déboulonner les statues des colonialistes et des esclavagistes et les conserver dans un Musée des horreurs ;
- Rebaptiser certaines rues ou lieux publics en l’honneur de personnalités humanistes ; - Faire émerger d’études africaines, dans les universités françaises ;
- La France ne voit l’Afrique que sous le prisme de l’immigration. Or ce continent riche de matières est largement spolié de ses richesses. En effet, la France vit encore sous de vieux schémas issus des indépendances dans la dépendance. En pleine guerre froide, ce qu’on a pu appeler la Françafrique, c’est un système politique et institutionnel, ainsi que l’ensemble de réseaux officieux, permettant à la France de conserver sa domination sur l’Afrique (accords de coopération civils et militaires, des chefs d’Etat favorables à la France, des sommets franco-africains, une monnaie le CFA, aide à la recolonisation, un marché pour les entreprises françaises). Jacques FOCCART (1913-1997), inventeur de la «Françafrique» a fait de l’Afrique une chasse gardée pour la France, il ne rendait compte qu’au général de GAULLE. Les chefs d’Etat africains voulant sortir de ce système sont liquidés ou marginalisés.
- François MITTERRAND, dans son discours à la Baule s’était engagé à remettre ce système, mais finalement a nommé son fils, Gilbert, conseiller à l’Elysée des affaires africaines.
- L’Afrique, avec sa natalité galopante, sans industrie et reléguée en simple réserve de matières premières, désespère sa jeunesse ne rêvant que d’immigration. Par ailleurs, et en raison du déficit démocratique, il existe une sorte de «castration» des intellectuels, préférant l’exil, ce qui occasionne une fuite des cerveaux.
- Depuis la fin de la Guerre froide, la France est sérieusement concurrencée en Afrique, notamment par la Chine, la Russie et la Turquie. L’engagement militaire de la France au Mali, particulièrement coûteux en vies humaines et en dépenses publiques (1 milliard d’euros par an), s’enlise et n’a donc pas convaincu.
- Pourtant, la France, en raison de ses liens culturels et historiques avec l’Afrique y a toute sa place, à condition de réviser ces vieux schémas coloniaux que les populations rejettent.
Dans cette nouvelle politique de coopération entre la France et l’Afrique, les Français issus de l’immigration sont un atout pour la France, pour nouer des relations culturelles, économiques et sociales. Quelques pistes :
- Un service civique en Afrique d’une année pour les jeunes issus de l’immigration en faveur d’actions humaines ou de développement local ;
- Des séjours d’immersion pendant les grandes ou petites vacances, pour les élèves et étudiants issus de l’immigration ou des quartiers défavorisés ; ce qui leur permettra de mieux, après leur séjour en Afrique, d’apprécier la France ;
- Les grands groupes française devraient avoir des programmes de embauches ;
- Le recrutement de jeunes issus de l’immigration ou des quartiers défavorisés par missions diplomatiques et organismes français à l’étranger ;
- Placer la coopération décentralisée comme un axe majeur au sein du fonctionnement des collectivités locales.
Paris, le 10 avril 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
 
«Entre la peste et le choléra, je m’abstiendrai au 2ème tour des présidentielles – Je me battrai pour une cohabitation de Gauche aux législatives de juin 2022» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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7 avril 2022 4 07 /04 /avril /2022 22:55
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7 avril 2022 4 07 /04 /avril /2022 21:45
«Je vote pour la promesse républicaine aux présidentielles des 10 et 17 avril 2022, mais aussi aux législatives de juin 2022» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ #annehidalgo2022 #annehidalgo
Socialiste j’étais. Socialiste je suis. Socialiste je resterai. C’est une belle idée intemporelle, valant l’engagement de toute une vie, que celle du combat pour une promesse républicaine d’égalité, de fraternité, de liberté et du bien-vivre ensemble. La Gauche socialiste, l’abrogation de la loi «sécurité et liberté», les régularisations massives d’étrangers, en 1981 et 1997, la carte de résident de dix ans, l’attribution de la nationalité française après le mariage, le droit au séjour pour raisons médicales, l’Aide médicale de l’Etat assurant les soins pour les étrangers en situation irrégulière en France, le congé de paternité, le RMI, les congés payés, la couverture médicale universelle, le droit au regroupement familial ou d’envoyer des mandats à ses parents restés en Afrique pour subvenir à leurs besoins, etc. Depuis la Révolution, la France a instauré la nationalité pour les enfants d’étrangers nés dans ce territoire, mais aussi le droit de tout individu, persécuté de rechercher asile et protection dans son pays. Cet héritage humaniste témoigne de l’idée de l’universalité des certains de droits l’Homme qui anime la Gauche. En effet, ces droits sont attachés, non pas en raison de la nationalité, mais uniquement à la qualité de personne humaine, notamment pour sa dignité et sa liberté.
Cependant, depuis quelques temps des vents mauvais soufflent très fort dans cette France républicaine. Les réfugiés du tiers-monde dont les pays ont été détruits par les Occidentaux, sont abandonnés sous les ponts et livrés à la drogue, tandis que les Ukrainiens sont accueillis, à bras ouverts. En effet, j’ai été profondément choqué, révulsé, en passant devant mon bureau de vote, de voir sur l’affiche de Mme Anne HIDALGO, première femme maire de Paris, taguée d’une inscription scandaleuse, infamante : «L’Andalouse». On désigne maintenant des citoyens français par leurs origines ethniques. Hier Mohamed ZEMMOUR qualifiait tous les Sénégalais de délinquants et ses sondages ont monté. Je trouve cela honteux et inquiétant, pour l’avenir des valeurs républicaines. Il se passe quelque chose de grave dans ce pays. Après les Ligues factieuses le 6 février 1934, ayant failli renverser la République, la collaboration pétainiste et la déportation des Juifs et des Résistants, les massacres du Camp de Thiaroye en décembre 1944, du 8 décembre 1945 à Sétif en Algérie, la torture pendant les guerres coloniales, les exécutions en 1947 à Madagascar, le putsch manqué des généraux à Alger en 1958. Par trois fois, depuis 2002, l’Extrême-droite est arrivée au 2ème tour. Et à chaque fois, on dit «plus jamais ça !». Les abstentionnistes, faussement dans la contrition, iront encore, après coup, manifester, inutilement, à la Place de la République.  «Notre vie commence à s’arrêter le jour où nous gardons le silence sur les choses graves» disait Martin Luther KING (1929-1968).
Je rends hommage à la campagne électorale courageuse, tenace, dans la sérénité, et en dépit des adversités, de Mme Anne HIDALGO, appréciant le chocolat et le ski. La candidate socialiste s’est recentrée sur les vrais sujets de préoccupation de la population, à savoir, notamment, le pouvoir d’achat, la retraite, la jeunesse et l’écologie. Je dénonce cette avancée extraordinaire des forces du Chaos, et tout le monde, ou presque, s’en bat les couilles : «A la fin nous ne nous rappellerons pas des mots de nos ennemis, mais le silence de nos amis» disait Martin Luther KING (1929-1968). En effet, cette campagne des présidentielles 2022 a été particulièrement violente. Précédée par les matraquages lors de la révolte des Gilets jaunes et des personnels soignants, elle s’est poursuivie par une violence, sans précédent contre les racisés : loi sur le séparatisme, augmentation inconsidérée des droits d’inscription des étudiants (277 à 3770 €), discrimination à l’encontre des réfugiés du tiers-monde. Après le thème de l’identité nationale, on a assisté à une extraordinaire libération de la parole raciste, sans aucune honte, dans ce pays des droits de l’Homme, avec son message universel. On parle, sans pudeur, dans une grande bassesse, de «Grand remplacement», de «Français de papiers», de taxation des mandats des racisés, d’interdiction du regroupement familial, de la suppression des aides légales ou du droit du sol, pour les enfants d’étrangers nés en France.
Par ailleurs, certains nous enjoignent de nous «assimiler». Mais s’assimiler par rapport à quoi ? Peul, Foutankais, Sénégalais et citoyen français, je revendique pleinement mes identités multiples. La diversité est une richesse, dans ce «rendez-vous du donner et du recevoir» dont parlait Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001). En effet, je réside dans un quartier, le 19ème arrondissement, où vivent, de façon harmonieuse, Juifs, Musulmans, Croyants, Non-croyants, Gaulois, Noirs, Arabes, Gays, Lesbiennes, Chinois et autres minorités, et cela se passe très bien. C’est quoi ce délire ?
Je demeure convaincu que la Gauche n’a pas encore dit son dernier mot. Peut-être que je suis un doux rêveur, et je le confesse. Allez donc voter pour la promesse républicaine ! Je vote Anne HIDALGO. On sous-estime l’enjeux des législatives des 12 et 19 juin 2022. Compte tenu de l’avancée des forces du Chaos et de la démobilisation des Républicains, notamment des racisés, le RN, Mohamed ZEMMOUR et Valérie PECRESSE ciottisée, peuvent devenir majoritaires à l’Assemblée nationale.
ATTENTION GRAND DANGER ! S'abstenir, c'est faire le jeu de l'extrême-Droite. «Vivre, c’est résister» disait Antonio GRASMICI (1891-1937).
"Le seul vote utile, c'est le vôtre" dit Mme Anne HIDALGO.

Paris, le 7 avril 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Je vote pour la promesse républicaine aux présidentielles des 10 et 17 avril 2022, mais aussi aux législatives de juin 2022» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 
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5 avril 2022 2 05 /04 /avril /2022 20:54
«Culture et traditions Vecteurs du développement en Centrafrique» par Victor BISSENGUÉ
Le samedi 26 mars 2022, le professeur Victor BISSENGUÉ a présenté une communication lors d’un débat organisé par LELAB RCA sur le thème «la culture face aux défis du développement en Centrafrique ». En particulier l’intervention du professeur Victor BISSENGUÉ a été axée sur "Culture et traditions Vecteurs du développement en Centrafrique» et qui reproduite ci-dessous.
La République Centrafricaine est confrontée à un défi de reconstruction. 
Il m’a été demandé de dire un mot sur la place de la culture, et plus particulièrement sur «La culture et les traditions» comme vecteurs du développement dans le contexte du pays.
Pour une meilleure compréhension, entendons-nous bien sur les termes ici en usage : « culture » et « tradition ». Que veulent-ils dire ? Quel est leur sens ? 
Ensuite, j’aborderai certains aspects de la question accompagnés d’un petit inventaire : Quel est notre héritage culturel ? Notre patrimoine culturel ? Quels sont les défis du développement et le rôle que jouent les élites ? Et une note finale.
 
1. Définir la culture et la tradition
A. Culture
La culture d’après l’UNESCO - Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization) - se définit de la manière suivante : 
« La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »(1)
Pour sa part, Léopold Sédar SENGHOR déclare : 
« Mais qu’est-ce que la Culture ? J’avais pris l’habitude, quand j’enseignais, de la définir comme "l’esprit d’une civilisation." C’était là une définition trop intellectualiste. À l’expérience et dans le contexte actuel du dialogue des civilisations, je dirai que « la culture est l’ensemble des valeurs de création d’une civilisation. »(2)
B. Tradition
Selon le Dictionnaire de l’Académie française (8e édition), la « Tradition se dit, dans le langage courant, de la Transmission des doctrines, des procédés, des coutumes, des faits historiques, etc., qui s’est faite de génération en génération, spécialement par la parole et par l’exemple. Il se dit aussi de ces Doctrines, de ces procédés, de ces coutumes, de ces faits, etc., qui sont un legs du passé. »
La tradition serait un fait de permanence du passé dans le présent, une survivance à l'œuvre, le legs encore vivant d'une époque pourtant globalement révolue. En d’autres termes, la tradition désigne une pratique ou un savoir hérité du passé, répété de génération en génération.
Etymologiquement, la tradition désigne la transmission continue d'un contenu culturel à travers l'histoire depuis un événement fondateur ou un passé immémorial (du latin traditio, tradere, de trans « à travers » et dare « donner », « faire passer à un autre, remettre »). Cet héritage immatériel peut constituer le vecteur d'identité d'une communauté humaine, élément pouvant contribuer à son ethnogenèse. (Cf. Wikipedia)
La principale différence entre la culture et la tradition réside dans le fait que la culture est constituée des idées, des coutumes et du comportement social d’un groupe social particulier, alors que la tradition est la transmission des coutumes et des croyances d’une génération à l’autre. 
Les deux termes, coutume et tradition, sont souvent employés l’un à la place de l’autre. En un mot, la coutume renvoie à la façon d’agir par l’usage ; tandis que la tradition, à la transmission des usages.
 
2. Quel est notre héritage culturel ? Notre patrimoine culturel ?
- La langue comme vecteur de transmission orale des connaissances est la base de la tradition orale.
- Le tambour d’appel et le langage tambouriné ou encore la drumologie, participe à la transmission des messages codés [dont un prototype en provenance de la Ouaka en Centrafrique est conservé au  Musée de l’Homme à Paris]. 
- Le conteur Zandé s’accompagnant de la harpe, récite l’épopée de Tule ou Tere ("l’araignée") de génération à génération.
- Le rôle des anciens dans la société - le Baobab ou la Bibliothèque - Amadou Hampâté Bâ disait si justement au sujet de la tradition orale : 
« En Afrique, lorsqu'un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle ».
Les anciens sont des éducateurs, des dépositaires de connaissances, la mémoire, qui servent de trait d’union entre le passé et le présent.
- L’arbre à palabre : le Conseil des sages, les juges coutumiers, en sont une autre illustration.
- L’éducation des enfants et la transmission des connaissances de base ou de la morale est assurée ; on retrouve au premier plan  les oncles maternels appelés « nôkö » ou « kôya » dans le rôle de pédagogues. D’une façon générale, l’éducation traditionnelle met surtout l’accent sur les valeurs : la bravoure, le sens de l’honneur, la solidarité, le travail collectif ou communautaire, le respect dû aux aînés, aux parents, aux vieillards,  aux handicapés.
- La parenté à plaisanterie désignée « mbûki », ou ce type de relation basée sur le pacte d’alliance, participe d’une manière aux règlements des litiges entre groupes et familles ; elle vise surtout à désamorcer les conflits qui interviennent à tout moment. 
- Jeu de stratégie kissoro ou awalé – jeu de société combinatoire abstrait, complexe ; il se présente sur deux rangées ou quatre rangées. 
- Face au problème lié à la consanguinité et ses conséquences génétiques, les mariages ont souvent été pratiqués dans des familles et contrées éloignées.
- La médecine traditionnelle, la pharmacopée : les tradipraticiens ou « nganga », particulièrement les Aka, connaissent les vertus des plantes et leurs portés curatives. 
- La musique, les chants, les danses : à l’instar de la musique polyphonique et la chorégraphie sacrée des Aka (Les "Traditions orales des Pygmées Aka de Centrafrique" se trouvent désormais considérées par l’Unesco le 07 novembre 2003, "Chef d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité"), les trompes Broto Trogodé, la danse Léngué… occupent une place de choix.
- Les travaux collectifs et les entraides (le labour des champs, les récoltes, les constructions d’habitations, la chasse aux filets, etc.), emportent l’adhésion populaire.
- Les centres d’artisanat, la poterie, la forge, exigeant un savoir-faire transmis de génération à génération, participent au développement économique.
- La maât, fondement de la pensée égyptienne remontant vers 2350-2200 av. J.-C., subsiste encore aujourd’hui : elle se base sur la justice, la vérité, l’ordre, la spiritualité.
- Les tatouages et scarifications, sont autant de signes extérieurs de reconnaissance des ethnies, tribus, clans, voire des hiérarchies sociales au sein de ces clans.
- Les naissances, les mariages, les initiations, les deuils, revêtent une place centrale dans les sociétés ; ils donnent lieu à des moments de partagent, des cérémonies qui rassemblent les populations, réconcilient, et à des activités qui génèrent des revenus soit entraînent des dépenses (pour de bonnes causes)…
 
3. Quels sont les défis du développement et le rôle que jouent les élites ?
Les activités culturelles se déploient. Elles deviennent des vecteurs de développement économique. 
Aujourd’hui, des spécialisations apparaissent comme l’économie culturelle, l’ingénieur culturel ; on parlera de relais de croissance, de levier de développement économique. La mondialisation y est présente tout en imprégnant son standard économique. Ainsi, les œuvres de création à l’exemple des films, de la peinture, de la musique, s’octroient des nationalités.
Des élites inaugurent et ont tendance à appliquer des modèles de développement qui ont cours, c’est-à-dire, le développement extraverti, exogène. 
Se souvient-on des plans d’ajustements structurels(3) qui firent couler beaucoup d’encre et de larmes dans les années 1980 sans pourtant ouvrir une quelconque voie de développement réel en Afrique. Ces élites ne pensent pas à leur propre stratégie.
Un modèle imposé, ce sont des obstacles qui s’érigent. Ce progrès ne permet pas le dynamisme endogène, autocentré. C’est la course au poste le plus juteux.
Les populations ne sont pas impliquées. On ne peut agir sans et contre le peuple ; d’où : le disfonctionnement et l’impasse. Il ne reste plus qu’à repenser le projet.
4. Note finale
Les termes «culture, tradition, coutume» sont devenus suspects, parce qu'ils sont considérés comme des freins au système de développement imposé(4).
La République Centrafricaine est confrontée à un défi de reconstruction. La situation sollicite de nouveaux paradigmes, une vision dynamique de développement économique. L’élaboration d’un tel plan prend en compte l’aspect sécuritaire, l’aspect institutionnel, les valeurs intrinsèques. 
La sensibilisation et la rééducation des élites qui doivent servir d’avant-garde pour le peuple sont une préconisation. Il est une priorité. 
Une proposition serait de mettre sur pied des projets de développement qui touchent à l’agriculture, à la paysannerie, aux travaux publics, aux transports dont la population a besoin. J’en appelle  à la préservation de la nature, au respect des droits humains, notamment ceux des Aka, qui sont des écologistes avant l’heure, et aujourd’hui en danger d’ethnocide. Léonard Fabrice Odambo Adone, Bakoya du Gabon attire l’attention : « C’est nous, les peuples autochtones, qui devons être les auteurs et les acteurs de notre destin. »(5)
La mise en valeur par l’écotourisme des espaces classés au patrimoine mondial pour la richesse de leur biodiversité et la culture immatérielle des Pygmées associée à la forêt – à l’instar du "Trinational de la Sangha"(6) - montre un certain nombre de limites liées notamment au type de gestion du projet. Pour qu’ils soient durables, les processus de valorisation et la gestion des patrimoines culturels et naturels devraient par exemple veiller à mieux assurer la participation des communautés locales dans leur ensemble.
Pour remonter les obstacles afin d’en sortir, pouvoir puiser et valoriser les potentialités fondamentales traditionnelles pour le développement, la réappropriation des cultures s’impose.
Enfin, à propos de la dimension politique et anthropologique de la culture, l’UNESCO souligne, 
- d’une part que « La culture donne à l'homme la capacité de réflexion sur lui-même. », 
- et d’autre part que « La culture constitue une dimension fondamentale du processus de développement et contribue à renforcer l'indépendance, la souveraineté et l'identité des nations. La croissance a souvent été conçue en termes quantitatifs, sans que soit prise en compte sa nécessaire dimension qualitative, c'est-à-dire la satisfaction des aspirations spirituelles et culturelles de l'être humain. Le développement authentique a pour but le bien-être et la satisfaction constante de tous et de chacun.
Il est indispensable d'humaniser le développement, qui doit avoir pour finalité ultime la personne, considérée dans sa dignité individuelle et sa responsabilité sociale. Le développement suppose que chaque individu et chaque peuple aient la possibilité de s'informer, d'apprendre et de communiquer son expérience. »(7)
Références du professeur Victor BISSENGUÉ
  1. Déclaration de Mexico sur les politiques culturelles. Conférence mondiale sur les politiques culturelles, Mexico City, 26 juillet - 6 août 1982.
  2. Léopold Sédar SENGHOR, La Culture africaine. Communication à l’Académie des sciences morales et politiques. Le 26 septembre 1983.
  3. En 1979, le G7 invite la Banque Mondiale et le FMI à mettre en œuvre des Plans d’Ajustement Structurel (PAS). Désignant un ensemble de conditions posées pour le rééchelonnement de la dette des pays en développement, ils ont constitué une réponse au phénomène d’insolvabilité de nombreux pays en développement. Leurs conséquences sociales ont néanmoins remis en cause leurs objectifs.
  4. Victor Bissengué, Les maux de la République Centrafricaine. Infantilisation, arrogance, nihilisme, kôbetîyângâ. 2021, Dossier "N°8 Question de la bonne et mauvaise tradition : pêcher par ignorance" pp. 79-99]
  5. Léonard Fabrice Odambo Adone est le premier journaliste Pygmée et double directeur général de l’entreprise de presse : « Le Citoyen », in Discrimination des Pygmées. Réfutation des Maîtres de la forêt, par Victor Bissengué, Edit. Paari, 2014, p. 86.
  6. Le Trinational de la Sangha comporte trois aires protégées contiguës de catégorie II selon la typologie de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Il comprend trois parcs nationaux contigus couvrant une superficie totale de 746 309 hectares. Il s’agit du parc national de Lobéké au Cameroun, du parc national de Nouabalé-Ndoki en République du Congo et du parc national Dzanga-Ndoki en République Centrafricaine.
  7. Déclaration de Mexico sur les politiques culturelles, UNESCO, Conférence mondiale sur les politiques culturelles, Ciudad de Mexico, 26 juillet - 6 août 1982
Le samedi, 26 Mars 2022, 14H00 -19H00. 30 rue Lhomond Paris 5ème, par M. Victor BISSENGUÉ, écrivain.

 

«Culture et traditions Vecteurs du développement en Centrafrique» par Victor BISSENGUÉ
«Culture et traditions Vecteurs du développement en Centrafrique» par Victor BISSENGUÉ
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3 avril 2022 7 03 /04 /avril /2022 18:55
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2 avril 2022 6 02 /04 /avril /2022 17:32
«Néfertiti (1370-1334, avant JC), reine égyptienne, un idéal universel féminin» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
L’Egypte a connu de grandes reines comme Cléopâtre (69-30 avant JC), sœur et épouse de Ptolémée, mais aussi maîtresse de Marc Antoine, ou l’énigmatique, l’intelligente et indomptable, Hatshepsout (1520-1484 avant J-C), fille de Thoutmosis 1er et épouse de Thoutmosis II, rayée de l’histoire et dont les monuments ont été détruits. L’histoire de l’Egypte antique est aussi celle de la reine Néfertiti, idéal universel féminin, belle, majestueuse et libre, avec sa haute coiffe bleue royal, avec en bandeau un diadème doré. Néfertiti est sans conteste, avec Cléopâtre, la reine d’Egypte la plus connue. Pourtant, sa vie reste en grande partie un mystère tant les sources à son sujet sont rares. Elle semble toutefois avoir joui d’un certain pouvoir. Participant avec Akhénaton à l’instauration d’un nouveau culte divin monothéiste, celui d’Aton, elle incarne l’élément féminin de la nouvelle triade qu’elle forme avec son époux et le dieu Aton. Ce faisant, la grande épouse royale acquiert une importance considérable dans la nouvelle religion. Au-delà du faste ou du cliché cinématographique, dans le Nil, le berceau de la civilisation égyptienne, pendant l’Antiquité, la femme égyptienne jouissait d'un statut égal à celui de l'homme. Dans cette société, la femme peut faire des études ; elle peut hériter, tester, léguer. Au sein du couple les décisions se prennent à deux. Dans le domaine royal, la Grande Epouse transmet le sang et l'héritage pharaonique ; elle seconde et conseille le roi.
Si le tombeau de Néfertiti n’a été pas retrouvé jusqu’ici, la découverte le 6 décembre 1912, par Ludwig BORCHARDT, un égyptologue allemand, de son buste en calcaire peint, stuqué, réalisé par Thoutmosis, et exposé au Musée égyptien, le Neues Museum de Berlin, en Allemagne, permet d’admirer cette majestueuse créature. «Tel qu'il se présente à nous, le buste de Néfertiti est complet, à la fois sur le plan artistique et sur le plan rituel, intellectualisé, austère et irréel [...] De toutes les grandes oeuvres d'art, c'est celle qui nous rassure le moins. Sa célébrité repose sur un malentendu et sur la suppression de ses traits spécifiques. Devant le buste de Néfertiti, la réaction appropriée, c'est la peur» écrit Camille PAGLIA, dans «Sexual Personae». En raison de ce buste, une des œuvres d’art les plus durables et célèbres au monde, son visage ne cessant de fasciner tous les visiteurs du Musée de Berlin, Néfertiti a acquis une solide réputation mondiale d’une reine égyptienne merveilleusement belle. «La survie de l’Egypte est dans son art, et non dans ses noms illustres.  Sésostris est moins présent pour nous que le pauvre Akhénaton. Et le visage de la reine Néfertiti hante nos artistes comme Cléopâtre hantait nos poètes. Mais Cléopâtre était une reine sans visage, et Néfertiti est un visage sans reine» disait André MALRAUX (1901-1976), Ministre de la culture. L’art égyptien traditionnel imposait des formes figées. Akhénaton a encouragé un réalisme destiné à mieux le glorifier «Représentez les choses, tel que vous les voyez !» dit-il. Akhenaton demande, pour lui ou Néfertiti, à être représenté tel qu'ils sont, dans toute leur humanité, sans grandeur. En effet, affublée d’une grande coiffe pharaonique, Néfertiti est la reine la plus puissante d’Egypte. «La beauté des femmes est sublimée. L'art égyptien ne cherche pas à être réaliste, mais à faire ressortir l'essence des êtres. Le rôle du sculpteur dans cette civilisation est de rendre vivante une statue, qu'elle soit animée par une sorte d'esprit. Il y a une force métaphysique et symbolique dans l'art égyptien. Il n'y a pas de sagesse sans son esthétique. Il n'y a pas de beauté sans bonté. Les femmes-pharaons sont très belles dans les représentations, car le dessin est une idéalisation du pouvoir royal. Les reines, comme les pharaons, sont des représentants du divin sur Terre, des êtres inaccessibles» dit Florence QUENTIN. Aussi, de nos jours, Néfertiti a inspiré les joailliers, les sculpteurs, les artistes peintres, et les musiciens comme Miles DAVIS. Ancienne muse, sa puissance culturelle est renforcée par le mythe entourant son histoire personnelle. Elle symbole, à elle seule, au XXIème siècle, avec ce buste majestueux, l’héritage XVIIIème dynastie des Pharaons. Devenue un symbole puissant de l’art contemporains, l’image de Néfertiti a été exploitée par les artistes afro-américains, comme Lakela BROWN, originaire de Detroit, ou Awol ERIZKU. A la galerie d’art, Zamalek, au Caire, l’artiste égyptien, Hossam DIRAR, a présenté en 2018, une série de peintures à l’huile, à l’effigie de Néfertiti.
Néfertiti épouse Aménophis IV, qui se fera nommer plus tard Akhénaton, et devient alors reine. Les artistes rivalisent d’ingéniosité pour représenter sa beauté. C'est cette œuvre, retrouvée en 1912, qui a fait de Néfertiti un symbole de l'idéal féminin. En effet, la souveraine devenue une icône de beauté et la glorieuse éminence grise d’un règne révolutionnaire. «Le souverain pourvu d’un physique quasi extraterrestre et d’un intellect insaisissable, a été réclamé par toutes les idéologies modernes. Il est décrit comme un penseur de la plus haute élévation ou un crétin malingre, un adepte de la paix universel ou un tyran totalitaire du pire acabit» Philippe MARTIN.
Le père, Aÿ, la sœur, et la nourrice de Néfertiti viennent d’emménager à Thèbes. Un jour, elle rencontre un garçon, Aménophis. Tous les deux se rejoignent au bord du Nil, tous les jours. Son nom, parfois mentionné sous la forme Neferneferuaten, signifiant «la Belle est venue» ou «la parfaite est arrivée», a fait penser aux premiers égyptologues qu'elle était peut-être une princesse mitannienne. De nombreux détails suggèrent cependant qu'elle serait la fille, née en Égypte, du chef de la cavalerie d'Akhénaton, Ay, également frère de la mère d'Akhenaton, la reine Tiyi. Si le nom des parents de Néfertiti. Un soir Aménophis demande à Néfertiti de devenir sa reine : elle accepte. Elle accouchera de trois filles. Reine d'Égypte, épouse du roi Akhénaton (1352-1336 av. J.-C.). Sous la XVIIIème dynastie, contre sa volonté, la princesse Néfertiti épouse son demi-frère, Aménothès IV, et monte avec lui sur le trône de la corégence. La bonté et la droiture de celui-ci finissent par la gagner et elle participera activement à la révolution religieuse qu'Aménothès IV tentera, sous le nom d'Akhnaton, la quatrième année de son règne. Akhénaton est le fils d’Amenhotep III qui avait épousé une femme d’origine et de religion étrangère, la reine Taï. Akhénaton, sans doute imbu des idées religieuses de sa mère, manifesta une grande horreur pour le culte d’Amon, et reporta ses hommages sur les divinités solaires, principalement sur le disque solaire. À l’époque, les Égyptiens croyaient en de nombreux dieux mais Aménophis, soutenu par sa femme, proclame le culte unique d’Aton, ce qui ne plaît pas au reste de la population. Quelques années plus tard, une épidémie de peste ravage le pays, tuant trois filles du couple royal. Néfertiti disparaît et l'énigme reste entière en ce qui concerne le reste de sa vie.
Dans «Néfertiti» d’André CHEDID, à travers l’instauration du monothéisme, c’est un idéal de liberté, de justice et de tolérance qui est mis en scène. En effet, la reine est protagoniste de l’Histoire, en y occupant une place centrale auprès du Pharaon. Sous Akhénaton (1360-1340 avant J-C), dans son monothéisme, le soleil n’était pas considéré comme créateur uniquement de la lumière et de la chaleur, mais aussi comme créateur du temps. Lumière et temps furent considérés comme des principes suffisant pour expliquer toute la phénoménologie de l’existence. Le monothéisme se manifeste par des interdits explicites : l’interdiction des images et l’adoration d’autres dieux, mais aussi par des destructions, en imposant une nouvelle cosmologie. Akhénaton, un Africain, est donc, pour la première fois de l’histoire de l’Humanité, l'inventeur du monothéisme. «On pourrait penser que le Tout-puissant s’est, pour un temps, révélé lui-même à l’Egypte. Akhénaton, le premier apôtre du vrai Dieu, est le premier être humain à comprendre correctement le sens de la divinité au cœur d’une époque de vaines superstitions» écrit Arthur WEIGALL dans «The Life and the Time of Akhnaton». Cette réforme, à travers le monothéisme, est une nouvelle croyance qui surpasse de beaucoup, le polythéisme rétrograde, à l’esprit étroit méprisant les autres populations vivant en Egypte et introduit probablement et pour la première fois le concept de la Raison, mais aussi l’immortalité de l’âme. Le monothéisme d’Akhénaton, «Ce sont les bases même du cheminement théologico-politique du monde occidental et oriental, voire du monde tout court, qui sont en cause, via le judaïsme, le christianisme et l'islam» écrit Alain ZIVIE. Akhénaton est la base d’un culte unique, en s’affranchissant des traditions polythéistes millénaires ; il proclame l'existence d’un monothéisme, dont le soleil était la manifestation tangible. «Akhénaton est le premier œil clairvoyant à discerner cette grande et suprême vérité qu’est la connaissance de Dieu, le premier prophète de l’histoire» écrit Henry BRESTED dans «histoire de l’Egypte depuis les temps reculés». Sous Akhénaton nait une nouvelle croyance monothéiste «qui surpasse de beaucoup le polythéisme confus du passé, dont elle fait table rase» écrit Adolphe ERMAN dans «la religion des Egyptiens». Akhénaton et Néfertiti imposèrent donc durant leur règne le culte monothéiste d'Aton, dieu solaire et universel. «C'est en Egypte que l'idée de l'immortalité de l'âme est apparue pour la première fois» dira Sigmund FREUD.
Par conséquent, Akhénaton est considéré comme un hérétique, réformateur ou despote éclairé, s’est insurgé contre le culte du Dieu Amon, symbolisé par le bélier, dont le nom signifie «occulte ou caché», incarnation de la bienfaisance, démiurge, le premier et le seigneur des autres dieux égyptiens, l’esprit générateur mettant en lumière les choses cachées. En effet, cette réforme religieuse d’Akhénaton vient entrer en conflit avec une religion millénaire et polythéiste, le culte voué à Amon «Le fonctionnaire le prie pour son avancement, l’opprimé met sa confiance en lui, car il est le ministre des pauvres, qui n’admet pas la corruption et n’influence pas les témoignages. L’homme prévoyant qui fait une promesse ajoute d’ordinaire «Si Amon me laisse la vie» écrit Adolphe ERMAN dans la «religion égyptienne». Aménophis IV, qui deviendra Akhénaton s’insurge contre ce polythéisme. Akhenaton «semble être le premier dans l'histoire universelle à avoir introduit dans la pensée religieuse une innovation que la tradition attribue à Moïse : la distinction entre le vrai et le faux» écrit Jan ASSMANN.  En effet, Akhénaton règne sur un pays prospère et stable. Aux guerres antérieures contre l’Asie, l’Egypte domine le monde par sa puissance et son rayonnement intellectuel. «Aussi vit-on se produire à ce moment un changement, dans ses mœurs et ses idées, bien plus considérables que ceux qui avaient survenir dans les siècles antérieurs. L’horizon du peuple s’était étendu, et la dissolution du vieil esprit étroit et immobile devait commencer son œuvre» écrit Adolphe ERMAN. Le Pharaon, influencé par la proximité avec les Juifs, les Nubiens, les Syriens et les Babyloniens, devient plus humain, pour un Etat plus moderne. Aussi, Akhénaton se tourna vers le Dieu-Soleil, Râ Har-Achte, et éleva des temples pour lui à Thèbes, délaissant ainsi Amon, un culte méprisant les autres populations considérées comme barbares. Il voulait doter l’Egypte d’un Dieu plus universel et plus humain, fédérateur de la diversité de ses composantes ethniques. «Désormais, le nouveau Soleil n’était plus la haute divinité, il était l’unique divinité» écrit Adolphe ERMAN.
Akhénaton et Néfertiti ont également une extraordinaire révolution esthétique, dans le domaine des arts et des lettres, se poursuivant encore de nos jours par une exploitation commerciale de leur image. En effet, pour promouvoir leur croyance et afficher leur foi nouvelle monothéiste, Akhénaton et Néfertiti bousculèrent les canons artistiques anciens et fondèrent une nouvelle capitale, Amarna dont l'urbanisme est conçu au service du dieu privilégié et aux intellectuels. Ils sont donc les protecteurs des arts et des lettres.
«Sans l'Egypte, il n'y aurait pas de Bible», affirme Thomas ROMER, professeur de Bible hébraïque à l'université de Lausanne. Le pays des pharaons est le lieu où Israël se forme en tant que peuple et où se noue sa relation avec Dieu. Sous la conduite de Moïse, les Hébreux vont quitter ce pays où ils étaient si bien intégrés, au point d'apparaître menaçants. Après avoir été au service du pharaon, ils seront les serviteurs de Yahvé. L'Exode est le mythe fondateur par excellence. Pourquoi Osarsiph alias Moïse aurait-il adopté le monothéisme égyptien, alors qu'il était supposé haïr ses oppresseurs ?
C’est Sigmund FREUD (1856-1939), disciple d'Akhénaton, dans son livre «l’homme Moïse et la religion monothéiste» qui fait autorité en la matière. En effet, Moïse, le libérateur du peuple juif, un égyptien donc un Africain, a transmis à tous les Hébreux le culte de la religion monothéiste ainsi que l’immortalité de l’âme, hérités d’Akhénaton et Néfertiti. «Déposséder un peuple de l'homme qu'il célèbre comme le plus grand de ses fils est une tâche sans agrément et qu'on n'accomplit pas d'un cœur léger. Toutefois aucune considération ne saurait m'induire à négliger la vérité au nom d'un prétendu intérêt national. Moïse, l'homme qui fut pour le peuple juif un libérateur et qui lui donna ses lois et sa religion, appartient à une époque si lointaine qu'on se demande tout de suite s'il doit réellement être considéré comme un personnage historique ou s'il n'est qu'une figure de légende. la plupart des historiens s'accordent à penser que Moïse a réellement vécu et que l'Exode d'Égypte, auquel son nom reste attaché, a vraiment eu lieu. Moïse descend de lévites juifs. Au contraire, la seconde famille, celle qui devrait être modeste, et qui recueille l'enfant, se trouve remplacée par la maison royale d'Égypte ; la princesse élève l'enfant comme  s'il était réellement son fils» écrit Sigmund FREUD. Un autre auteur insiste également sur l’origine africaine du nom de Moïse ««Il est important de faire remarquer que son nom de «Moïse» était égyptien. Le mot égyptien «Mose» signifiait «enfant» écrit James Henry BREASTED (1865-1935) dans son «histoire de l’Egypte». Pour Sigmund FREUD, la paternité du monothéisme, tel que sanctifié par le peuple juif vient d’Akhénaton, «Si l'on veut rendre justice au souverain (Akhénaton), il convient de ne pas le considérer seulement comme le partisan et le protecteur d'une religion d'Aton qui existait déjà avant lui. Son action fut bien plus efficace. Il ajouta à la doctrine d'un dieu universel quelque chose qui en fit le monothéisme, à savoir son caractère exclusif. Dans l'un de ses hymnes, il est dit clairement : «Oh toi! Dieu unique à côté de qui il n'en est point d'autre» écrit Sigmund FREUD. Cependant, la religion des Juifs, telle qu’importée d’Egypte n’a été fixée que 800 ans plus tard. «Les similitudes aussi bien que les divergences entre les deux religions sont aisément discernables. Toutes deux sont des formes d'un rigoureux monothéisme. Le monothéisme juif est, sur certains points, plus rigide encore que l'égyptien, par exemple quand il interdit toute représentation plastique. la religion juive ignorait l'au-delà et l'existence après la mort, croyance qui n'est cependant pas incompatible avec le monothéisme le plus strict. Cet étonnement se dissipe si nous passons de la religion juive à celle d'Aton et si nous admettons que cette négation de la vie future est empruntée à la religion d'Ilhnaton. Pour ce dernier, rejeter l'idée d'un au-delà était devenu une nécessité dans sa lutte contre la religion populaire où le dieu des morts, Osiris, jouait un rôle plus grand peut-être que n'importe quel autre dieu des régions supérieures. La concordance, sur ce point important, des religions juives et d'Aton constitue un premier argument sérieux en faveur de notre thèse. Moïse n'a pas seulement donné aux Juifs une nouvelle religion : il a aussi, c'est certain, institué la pratique de la circoncision. Doué d'une nature énergique, Moïse conçut le plan de fonder un nouvel empire auquel il donnerait la religion dédaignée par l'Égypte» écrit Sigmund FREUD.
Par conséquent, et cela a été pendant longtemps soigneusement occulté, le monothéisme des grandes religions a bien ses sources en Egypte, donc en Afrique, berceau de l’Humanité. «Seule face à la mort, comme toujours, elle (Néfertiti) lutta» écrit Christian JACQ. Akhénaton, à travers son monothéisme, a déclenché la colère des conservateurs, notamment le clergé d’Amon, excitant sournoisement la colère du peuple, et la révolte gronde de partout. En effet, sous Akhénaton, les temples d’Amon furent fermés, les cultes abolis, les images détruites, les noms effacés. Partout dans l'empire, les temples d’Amon furent fermés et leurs biens confisqués, les cultes interdits et les trésors ecclésiastiques saisis. Le monarque, dans son zèle, alla jusqu'à faire rechercher les inscriptions des monuments anciens pour que le mot «Dieu» y fût effacé chaque fois qu'il y était au pluriel. Après 17 ans de règne, et à la mort d’Akhénaton, le clergé d'Amon s'empare de Thèbes ou Ouaset, ville antique en haute Egypte, appuyé par les généraux mécontents de voir le vaste empire s'effondrer. «La mort du roi fut suivie des courts règnes de quelques grands de la cour qui se crurent obligés de faire la paix avec Amon et de revenir Thèbes. Le triomphe de l’ancienne religion fut complet, les monuments et les édifices de l’hérétique furent anéantis» écrit Adolphe ERMAN.
Le mystère reste entier, sur les circonstances de la mort de Néfertiti, disparue vers l’âge de 30 ans. Un cas de «Cold Case», comme on le dirait de nos jours. Jadis femme puissante et vénérée de tous, Néfertiti a disparu, sans laisser de traces. La reine s’est évanouie comme si elle n'avait jamais existé. Aucun document rapporte les circonstances de sa mort, aucun monument ne commémore sa disparition.  On est en réduit à des conjectures. A-t-elle été victime de la peste ? A-t-elle été assassinée dans le cadre d’un complot ou d’une vengeance ? Mystère. Est-elle morte en couche ? A-t-elle était évincée par une rivale ou continué de régner après la mort de son mari ?
Après la disparition de Néfertiti, sa fille Mérytaton aurait commencé à endosser le rôle de grande épouse royale dans les cérémonies officielles vers 1336 av. J.-C. Le visage de cette dernière a même remplacé celui de sa mère sur les représentations au sein de l’empire. Aucune information n’a été communiquée sur ce qui était advenu de Néfertiti.
On a une version, plausible, de cette fin de règne d’Akhénaton et de Néfertiti : «Se voyant acculé de toutes parts, comprenant qu'il a définitivement perdu la bataille de son Dieu, Akhnaton dépose la couronne. Le monde de Néfertiti s'écroule. Elle entre en lutte contre ce qu'elle appelle la «lâcheté» de son époux... et c'est la disgrâce. Elle se retire avec ses filles, son demi-frère le petit Toutankhamon et ses partisans, dans son palais au septentrion de la ville» écrit Raphaël GIVELON dans «Akhénaton et Moïse». Ce n'est qu'à la mort de son époux, un an plus tard, que Néfertiti comprend que chacun de ses actes a été un acte d'amour et de foi en elle. Cependant, le général Harembad, décidé à sauver l'Égypte d'une guerre des partis, fait assassiner Néfertiti. En 1350, l’ordre est rétabli, la glorieuse XVIIIème dynastie éteinte et, dans le même temps, ses conquêtes en Nubie et en Asie se trouvèrent perdues. Durant ce triste interrègne, les vieilles religions égyptiennes furent rétablies et la religion d'Aton fut abandonnée, la ville d’El Amarna détruite et pillée et le souvenir d’Akhénaton et Néfertiti, honni comme celui de criminels.
En effet, Toutankhaton montera sur le trône de Thèbes, sous le nom de Toutankhamon (1345-1327 avant J-C) et Armana, la capitale du Dieu Soleil, sera abandonnée aux sables. Cette ville, construite vers 1360 avant Jésus-Christ, ne sera redécouverte que plus de 3500 ans après, à la suite de fouilles archéologiques de savants allemands et anglais, entre 1849 et 1859 par Karl Richard LEPSIUS (1810-1884), entre 1891 et 1908 par William Flinders PETRIE (1853-1942) et Norman de GARIS DAVIES (1865-1941), de 1907 à 1914, autour de l’atelier de Thoutmosis, sculpteur officiel d’Akhénaton, avec la découverte du buste de Néfertiti, par Ludwig BORCHARDT (1863-1938).
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VIEGNES (Michel), «Parole et utopie : la réécriture de l’histoire dans Néfertiti et le rêve d’Akhénaton», Australian Journal of French Studies, mai-août 1987, Vol 24, n°2, pages 215-223 ;
VOLOKINE (Youri), «Atonisme Atonisme et monothéisme: monothéisme: quelques étapes d’un  débat moderne», dans Akhénaton et Néfertiti. Soleil et ombres des pharaons, Musée d’Art et d’Histoire, Milan‐ Genève, 2008, pages 129‐141 ;
VOLOKINE (Youri), Monothéisme, Aniconisme. Débat autour du Dieu unique d’Akhénaton, Université de Genève, Faculté des Lettres, Département des sciences de l’Antiquité, 43 pages ;
WEIGALL (Arthur), The Life and the Time of Akhnaton Pharaoh of Egypt, New York, G. P. Putman, 1923, 255 pages ;
WELLS (Evelyn), Nefertiti, New York, Garden City, Doubleday, 1964, 388 pages ;
WILDUNG (Dietrich), Les multiples visages de Néfertiti, traducteurs Nina Awadly et Marcel Saché, Otsfildern, Hatje Cantz Verlag, 2013, 32 pages.
Paris, le 2 avril 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Néfertiti (1370-1334, avant JC), reine égyptienne, un idéal universel féminin» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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