Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • Contact

Recherche

18 janvier 2023 3 18 /01 /janvier /2023 08:56
«La réforme des retraites cristallise, à elle seule, les ressentiments, les injustices, mais aussi les Espérances. Quelle issue ?» par Amadou Bal BA http://baamadou.over-blog.fr/
Dès qu'on parle de «réformes» en France, ce mot est bien connoté et potentiellement chargé d'injustices ou de mauvais coups portés contre les plus faibles. Les nantis, que l’on cajole, ont planqué leur pognon ; on demande aux autres, et toujours les mêmes, des «efforts». En effet, «Serrez-vous la ceinture» disait déjà le premier ministre Raymond BARRE (1924-2007), dans ses politiques d’austérité ; et, sans son embonpoint, il avait du mal, justement à entrer dans ses pantalons. «Serrez- vous la ceinture encore 5 ans ! Après : Vous serez habitués !», disait Coluche (1944-1986).
Cette nième réforme des retraites est chargée d'une puissance hautement symbolique et toxique : elle concentre, à elle seule, tous autres attentats contre l'esprit humain. L'essentiel des réformes qui se succèdent sont une casse sociale ou des mesures disciplinaires contre les vaincus (Assurance chômage, droit des étrangers, retraites). Tout s’est fait, à dose homéopathique, sur le long terme et quand les effets désastreux, avec la diminution du montant des pensions, se fait sentir, c’est trop tard pour se révolter. Par conséquent, cette logique réformiste, pour ce qui est des régimes de retraite, imposée même aux métiers pénibles, c'est de travailler plus et de gagner moins, sans avoir la certitude d'en profiter longtemps, en raison de la faible espérance de vie pour certains. François MITTERRAND (1916-1996) avait fixé, en 1981, l’âge légal de la retraite à 60 ans ; un rapport commandé par Michel ROCARD (1930-2016), un réformiste, en 1991, jugé explosif, de nature à faire sauter 40 gouvernements, a été mis sous le boisseau. En effet, En 1993, M. Edouard BALLADUR a «réformé» le régime général : le nombre d’années de cotisation passe de 37,5 à 40, de façon progressive entre 1994 et 2003 ; on ne prend plus en compte les 10 meilleures années de salaire mais les 25 meilleures (de façon progressive entre 1994 et 2008) ; et les pensions sont désormais indexées sur l’inflation et non plus sur l’augmentation des salaires. En novembre 1995, M. Alain JUPPE, avait proposé une réforme globale de la Sécurité sociale, dont la généralisation des mesures de la réforme BALLADUR aux fonctionnaires et entreprises publiques. Une grève massive, à partir du 5 décembre 1995, a fait capoter cette réforme. En raison du blocage des transports, c’est à ce moment que les Parisiens ont commencé à prendre le vélo. La réforme de François FILLON, en 2003, allonge progressivement, jusqu’en 2012, la durée de cotisation à 41 ans, avec un système de décote (minoration) et de surcote. Entre 2007 et 2010, le président Nicolas SARKOZY a conduit deux réformes des retraites. D’une part, les régimes spécifiques des sociétés de service public (EDF, GDF, SNCF, RATP, Banque de France, etc.) ainsi que les professions à statut particulier (clercs de notaires, élus et employés parlementaires) leur durée de cotisation, alignée sur celui du régime général est passée à 40 ans. En 2010, la réforme d’Eric WOERTH, repousse l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans ainsi que l’âge du taux plein passant à 67 ans en 2022. En 2012, le réformisme de François HOLLANDE, avec Mme Marisol TOURAINE, allonge encore l’obtention d’une retraite à taux plein qui est relevée d’un trimestre tous les trois ans de 2020 à 2035 pour atteindre 172 trimestres (43 ans) pour les générations 1973. Un compte personnel de pénibilité (4 trimestres seulement) est instauré pour les départs anticipés, sur une liste d’emplois contestables.
Le discours est rodé depuis 2003, il faut travailler plus longtemps pour sauver le régime des retraites qui serait menacé dans son équilibre. Or, force est de constater que toutes réformes, depuis 30 ans, ont échoué. Quel est donc le bon diagnostic ?
I - De quelles marges de manœuvre financières dispose-t-on hors et dans le système des retraites actuel ?
Quand les Gilets jaunes, à juste titre et bien avant ces crapules qui se sucrent maintenant sur le dos des consommateurs, le républicain et très professionnel préfet de Police, M. Michel DELPECH, pour être remplacé par un préfet répressif et éborgneur, maintenant dans un placard doré, à la suite de ses mensonges et bourdes dans l'affaire calamiteuse du stade ; Jupiter a dû se sauver, avant même le début de cette finale de la coupe d'Europe.
A chaque fois on nous sert un discours rôdé : «On ne peut pas faire autrement» ; donc il faut faire les faibles doivent trinquer, sans broncher ; c’est pour leur bien. On a vu que pendant le Covid-19, plus personne ne parlait de la limite du déficit à 3% et subitement les milliards pleuvaient. Il y a d'autant de marges financières si l'on compte l'évasion et la fraude fiscale (900 milliards d'euros) ainsi que ces cent de France les plus riches, «nos amis de la Samaritaine» qui ont dû financer des campagnes électorales. Mais il faudrait qu'il y ait retour d'investissement mais sur le dos des gens pauvres qui devront travailler jusqu'à la mort, est-ce acceptable ?
Des guerres locales injustes et fort coûteuses et ayant toutes échoué depuis Diên Biên Phu en passant par l'Afghanistan, la Libye le Mali et maintenant l'Ukraine, engloutissent des milliards et des milliards. Tout cet argent aurait ou bien servir à autre chose ; car cette guerre en Ukraine, loin de se terminer ce n'est pas la nôtre ; c'est celle du leadership entre l'Amérique et la Russie, pour tenter de mettre fin au régime du Tsar.
J'avoue qu'en 2017, lorsque le candidat Emmanuel MACRON, un bébé HOLLANDE et de la banque ROTSCHILD, avant qu'il ne se transforme en Jupiter, parlait de «colonisation crime contre l'humanité» ou de «Ni de droite, ni de gauche» dans ma naïveté infinie, je me suis dit donnons-lui une chance et jugeons-le aux actes. Pendant, le Crise sanitaire, le président MACRON distribuant des milliards, avait évoqué, le temps d'un discours télévisé, une concertation nationale sur «Le Monde d'après». Je n'ai pas compris pourquoi, pour son dernier mandat, libéré de toute menace de non-réélection, qu'il n'ait pas songe sur des problèmes de société complexes comme la retraite, l'immigration ou le chômage, d'avoir une démarche prenant de la hauteur et afin d'entrer dans l'Histoire. Dans tous ces «cadavres» qu'exhume le président des riches, on voit bien et jusqu'au bout, qu'il entend, dans un esprit de caste, défendre, jusqu'au bout, les privilèges de ses amis de la Samaritaine.
Est-ce pour autant dire, très hâtivement, que la France serait : «non réformable» ?
A mon sens, une réforme juste, équitable et avec des objectifs atteignables et mesurables aurait des chances de réussir à la place des oukases, des 49-3 ou du «régime disciplinaire» à l'encontre des vaincus.
II - Plusieurs pistes d'une réforme des retraites peuvent être évoquées.
La grande urgence est de lutter contre ce capitalisme financier des amis de la Samaritaine en relocalisant en France, les entreprises établies en France, avec une politique industrielle de nature à créer des emplois et régulariser ces clandestins travaillant au noir. Tout cela pourrait être une manne financière pour les retraites.
Par ailleurs, les élus, qui auraient dû montrer l’exemple, ont le taux d’imposition le plus et le plus dérisoire de France, et 15 mandats, ils ont une retraite équivalente à 40 années d’années pour un salarié et pour leur complémentaire (FONPEL ou CAREL), les élus locaux s’ils cotisent 8%, la collectivité doit cotiser, pour eux gratuitement, le même montant.
Ce qui me frappe le plus, dans ce système bureautique et paperassier, c'est l'empilement du nombre de Caisses, 42 agences et bien sûr des salariés derrière gérant des régimes parfois différents. Songez seulement que les agents de l'Etat, leurs ouvriers et la fonction publique territoriale sont gérés par trois structures différentes et à chaque fois une retraite de base et une complémentaire. Dans ce pays de laïcité, à géométrie variable, même les curés ont leurs caisses de retraite à part. Aussi dans ce maquis administratif que raffole notre chère France, et pour les personnes ayant travaillé dans différents secteurs (administratif, privé, professions libérales, agricultures,) découvriront, à joie, les tracasseries. Pourquoi donc faire simple, quand on peut faire compliqué et coûteux ?
Parfois le ridicule côtoie la tragédie comédie. On sait qu'il existe maintenant des relevés de carrière informatisés, récapitulant les trimestres cotisés par les salariés. En dépit de cette avancée l'assurance retraite (retraite de base pour les contractuels) continue encore à envoyer l'employeur un bulletin de liaison signé et tampon, à renvoyer non pas par mail mais par fax ou voie postale. L'Ircantec (complémentaire des contractuels du secteur public et faisant partie de la Caisse des dépôts) détient, comme l'employeur public, le relevé de carrière, mais jusqu'à présent on continue d'exiger un relevé de carrière à envoyer également par voie postale. Vous voyez bien parfois la saine occupation de nos agents de caisses de retraite.
Il existe plusieurs d'autres absurdités bureaucratiques ou réglementaires que je trouve insupportables ; et puisqu'on est dans cette logique purement comptable, ces complications administratives ont on coût financier, humain et social ; mais, il faudrait pouvoir justifier de son salaire.
Le système de la retraite pour invalidité a été un peu simplifié cette année 2022, puisque la Commission de réforme et le Comité médical ont été réunis en une seule instance : le Conseil médical. Et pourtant, pour obtenir une retraite pour invalidité c’est encore le parcours du combattant : certificat médical du médecin traitant, avis du conseil médical et surtout décision de la Caisse des dépôts. Le tout peut prendre entre 7 et 9 mois. Si l’agent a épuisé des droits à congé de maladie entre-temps, l’employeur doit lui payer des indemnités de coordination (demi-traitement), dans l’attente de la décision de la Caisse des dépôts.
III - Allonger l'âge légal mais pour qui ? Et quid de la pénibilité ?
Dans le projet de loi sur les retraites, les générations concernées celles des personnes nées à partir du 1er septembre 1961 et 1968, trois mois de cotisations sont ajoutés jusqu’en 2030, pour arriver à un âge légal de départ à la retraite à 64 ans.
Il faudrait établir de manière rigoureuse et objective la notion de «pénibilité» en particulier dans le domaine des métiers manuels comme le bâtiment la restauration ou l'entretien. Allonger la durée de l'âge légal pour ces métiers c'est en fait faire financer la retraite par les employeurs puisque les salariés, usés par le travail se mettront en maladie.
Le système de la pension de réversion pose une grave question d'équité et de justice : pourquoi avoir posé la condition de 55 ans pour le conjoint survivant et une limite trop basse du niveau des ressources étant que le défunt a bien cotisé et c'est un revenu de remplacement pour sa famille.
Cette question de la pension de réversion pour les immigrants confrontés, de leur vivant, pendant leur période d'activité à un éloignement un isolement, à des travaux pénibles et mal rémunérés, à leur décès leurs familles confrontées à des tracasseries administratives insupportables. D'une part, et très souvent quand l'assurance daigne après plusieurs mois de silence de réponde c'est souvent pour rejeter leur demande au motif que l'orthographe du nom du conjoint serait inexact. D'autre part et pour le Sénégal que je connais le mieux l'IPRES, organisme de gestion des retraites au Sénégal est souvent peu diligente et réclame même plusieurs fois des documentaires déjà transmis.
Je ne comprends pas, pour les étrangers régularisés, que les cotisations versées avant cette période, ne soient pas comptabilisées pour leur retraite ; c'est tout simplement du vol, du banditisme à l'égard de petites gens laborieuses et honnêtes.
Par ailleurs, faire croire, qu'avec cette réforme, que le montant de la retraite sera à 1200 euros, c'est une escroquerie. N’obtiendrons ce montant, que ceux qui ont les annuités nécessaires, ne cessant, justement, de s'allonger, et pour certains, jusqu'à la tombe.
En raison de la forte mobilisation attendue contre cette réforme des retraites punitive, il y a des chances qu'elle se retrouve, avec ses initiateurs, à la poubelle de l’Histoire. «No Pasaran», comme le dirait, la pasionaria espagnole, Dolorès IBARRURI GOMES (1895-1989).
Pour l'instant, le jour de la grève, c'est la fuite à Varennes, le Roi ayant décidé de s'envoler pour l'Espagne, mais au retour, il va falloir bien affronter cette colère noire qui va s’exprimer dans la rue.
Paris, le 17 janvier 2023 par Amadou Bal BA http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
 
«La réforme des retraites cristallise, à elle seule, les ressentiments, les injustices, mais aussi les Espérances. Quelle issue ?» par Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr
«La réforme des retraites cristallise, à elle seule, les ressentiments, les injustices, mais aussi les Espérances. Quelle issue ?» par Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr
«La réforme des retraites cristallise, à elle seule, les ressentiments, les injustices, mais aussi les Espérances. Quelle issue ?» par Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr
«La réforme des retraites cristallise, à elle seule, les ressentiments, les injustices, mais aussi les Espérances. Quelle issue ?» par Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr
«La réforme des retraites cristallise, à elle seule, les ressentiments, les injustices, mais aussi les Espérances. Quelle issue ?» par Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr
«La réforme des retraites cristallise, à elle seule, les ressentiments, les injustices, mais aussi les Espérances. Quelle issue ?» par Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr
«La réforme des retraites cristallise, à elle seule, les ressentiments, les injustices, mais aussi les Espérances. Quelle issue ?» par Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr
«La réforme des retraites cristallise, à elle seule, les ressentiments, les injustices, mais aussi les Espérances. Quelle issue ?» par Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr
«La réforme des retraites cristallise, à elle seule, les ressentiments, les injustices, mais aussi les Espérances. Quelle issue ?» par Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr
«La réforme des retraites cristallise, à elle seule, les ressentiments, les injustices, mais aussi les Espérances. Quelle issue ?» par Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr
Partager cet article
Repost0

commentaires

Articles Récents

Liens