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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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23 juin 2022 4 23 /06 /juin /2022 13:52
«Sénégal : Les enjeux des législatives du 31 juillet 2022 : un Parlement stratège, au cœur du débat politique» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Les présidentielles et législatives en France ont un peu éclipsé les législatives au Sénégal, une nouvelle fois, programmées pour le 31 juillet 2022. Comme à l'accoutumé, le débat politique au Sénégal est empreint d'une rare violence, dans les réseaux sociaux dans la rue ou à travers différentes milices de l'opposition comme de la majorité. Les voyous sont à l'affût pour détrousser des magasins français que certains opposants montrent, à tort, d’une façon machiavélique et simpliste, comme étant un «butin de guerre» contre l'ancien colonisateur français. Ces établissements, même s’ils portent des enseignes françaises, emploient des Sénégalais et sont souvent tenus par des Sénégalais ; leur saccage font l’objet d’importantes indemnisations du gouvernement sénégalais. L’enjeu, éminemment stratégique de ces législatives, est, non pas de légitimer, glorifier les casseurs et délinquants, en attisant un sentiment antifrançais, mais de savoir comment faire émerger et créer les conditions de promotion d’une bourgeoisie nationale sénégalaise, ainsi qu’une coopération juste et équitable avec la France, notre partenaire historique ayant toute sa place en Afrique, à condition de nous respecter. Il est urgent, 62 ans après les indépendances, de mettre fin à cette Françafrique, une indépendance dans la dépendance.
Dans cette atmosphère électrique et insurrectionnelle habituelle de la vie politique sénégalaise, parfois le ridicule et la tragédie se côtoient. Certains opposants, prompts à organiser des concerts de casseroles, en fait traînent eux-mêmes de graves et parfois tragiques casseroles. Une bonne partie de l’opposition ressemble, à s’y méprendre, à une association de malfaiteurs ; en grands prédateurs sexuels, diffamant, menaçant, recrutant des insulteurs ou des repris de justice, tuant, et volant, uniquement en raison de leur statut d’opposants et avant même de prendre le pouvoir, certains opposants ont décidé de se placer au-dessus les lois républicaines. Où sont l’exemplarité et la probité dans tout cela, quand on aspire, légitimement, un jour, à prendre le pouvoir ? Ainsi, plus personne de l’opposition ne parle de Karim WADE, ancien ministre du Ciel et de la Terre, qui s’est sauvé avec son jet privé et devant plus de 6 milliards d’euros au Sénégal. On connaît maintenant un opposant adepte des salons de massage mais également prédateur sexuel de longue qui avait engrossé une mineure lycéenne à Thiès. Un ancien maire de Dakar, condamné pour détournements de fonds et privé de ses droits civiques. Le nouveau maire de Dakar a déjà fait la prison pour avoir assassiné, en 2011, N’Diaga DIOUF, un partisan de maître Abdoulaye WADE, de 17 balles ; il continue, en accord avec lui-même, dans une stratégie victimaire, de réclamer la légitime défense, même si certaines balles ont été tirées dans le dos de N’Diaga DIOUF. En d’autres termes, quand on est opposant au Sénégal, dans une stratégie victimaire et d’irresponsabilité totale, c’est toujours le slogan : «Responsable, mais jamais coupable !». François FILLON, ses costumes et ses emplois fictifs, le disait en 2017 ; en fait, même après cette forfaiture, il a continué d’émarger des jetons au conseil d’administration d’un groupe pétrolier public russe. Pourtant, voulant se draper du manteau de chevalier blanc, François FILLON disait auparavant en août 2016, perfidement, en direction de Nicolas SARKOZY : «Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ? Il ne sert à rien de parler d'autorité quand on n'est pas soi-même irréprochable ; Avoir une haute idée de la politique signifie que ceux qui briguent la confiance des Français doivent en être digne. Ceux qui ne respectent pas les lois de la République ne devraient pas pouvoir se présenter devant les électeurs» dit François FILLON, le 27 août 2016, dans la Sarthe.
La stratégie de l'opposition, pour la conquête du pouvoir, coûte que coûte et par tous les moyens, est bien connue : vouloir marcher sur des cadavres (17 morts entre mars 2021 et juin 2022), en instrumentalisant des jeunes, alors que, eux, se cachent derrière leur véhicule blindé et leurs gardes du corps. Cette stratégie de terre brûlée a déjà été expérimentée par maître Abdoulaye WADE, à travers l'assassinat de maître Babacar SEYE (1915-1993) et les bombes à Dakar, lors des élections de mai 1988. En Guinée, l’opposant Cellou Dalein DIALLO, détenteur d'un véhicule blindé, compte les morts à chaque manifestation, en espérant toujours, et en vain, pour en récolter le bénéfice politique.
En dépit de cette atmosphère insurrectionnelle et de violence, j'ai confiance en la démocratie sénégalaise. A chaque fois on monte le ton très haut ; on menace, on intimide et on insulte, comme ce fut le cas aux dernières élections locales ; à chaque fois, majorité comme opposition tous acceptent le verdict des urnes, comme ce fut le cas, auparavant, aux grandes alternances de 2000 et 2012. C'est le peuple souverain, dans la paix et la sérénité, qui décide au Sénégal, une démocratie exemplaire et apaisée. C'est en cela que je considère que le Sénégal, en référence au titre de mon troisième ouvrage, est «un Grand Petit Pays».
Pour ces législatives du 31 juillet 2022, plusieurs questions interrogations me viennent à l'esprit et que je voudrais partager avec vous, à haute voix.
Les législatives, déjà reportées, pourront-elles bien se tenir le 31 juillet 2022 ?
A la suite des présidentielles du 24 février 2019, le président Macky SALL, a été réélu dès le 1er tour, à 58,26%.  Au Sénégal, les dernières élections législatives ont eu lieu le 30 juillet 2017, et la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel est intervenue le 14 août 2017. A cette législature du 30 juillet 2017, avec un mandat de 5 ans, la majorité détient 125 sièges sur un total de 165 sièges. Dans le respect strict du principe de parité, 112 députés sont élus à un scrutin de liste majoritaire, dans une à sept circonscriptions. 53 sièges sont élus à un scrutin plurinominal. Une grande particularité du Sénégal, 15 députés représentant la diaspora sont répartis en quatorze zones (7 en Afrique, 6 en Europe, 2 en Amérique, Océanie, Asie et Moyen-Orient).
Plusieurs points de blocage font peser des doutes sur la tenue ou la bonne tenue des législatives du 31 juillet 2022.
C’est d’une part, l’opposition a une conception curieuse, peu républicaine, et à géométrie variable de la Justice, toujours considérée comme instrumentalisée, lorsqu’elle sanctionne ses turpitudes. «Ils ont mis la pression sur le Conseil constitutionnel pour que le droit ne soit pas dit», prétend M. Alassane SALL, ancien ministre de l’Energie de juin 2015 à mai 2017. Discréditer la Justice, publiquement, est extrêmement grave dans une démocratie. Par conséquent, comment dans un Etat de droit, une certaine opposition, si elle est républicaine, peut-elle déclarer ne respecter une décision de justice que si elle lui est favorable, et à défaut, c’est le saccage, et le pouvoir de la rue, avec des jeunes instrumentalisés en première ligne de front ?
En fait et en vue des législatives, le Conseil constitutionnel a rendu, le 2 juin 2022, une série de décisions invalidant une partie des listes électorales aussi bien celles de la majorité, des suppléants, que celles de l’opposition, des titulaires. Or, l’opposition a refusé d’appliquer ces décisions de justice et appelé à participer, le 17 juin 2022, au cours de laquelle trois manifestants sont morts (1 à Dakar, 1 à Ziguinchor et 1 à Bignona) et deux députés (Déthié FALL et Mama Diarra FAM) ont été arrêtés et seront jugés en flagrant délit.
C’est d’autre part, la tenue de ces élections en pleine hivernage ou saison des pluies, les populations étant mobilisées pour la culture dans les champs. C’est surtout que les élections coûtent cher. En effet, le Sénégal étant presque une «nation de 16 millions de mendiants», l’argent à tout pourri. Les élections sont devenues un moment majeur où tous les candidats sont «rançonnés» par des électeurs promettant, parfois, voter pour chacune des listes, et même si elles sont adverses ou concurrentes. Un bon moment, pour certains, de s’en mettre plein les poches.
Par ailleurs, et l’autre point de tension et de blocage, réside dans le calendrier électoral. En effet, ces législatives placées avant les présidentielles de 2024, et après les locales, avec une alternance au sein de l’opposition dans deux grandes villes à Ziguinchor, pour M. Ousmane SONKO, à Dakar, pour M. Barthélémy DIAS, supplantant Khalifa SALL et anéantissant le retour de Karim WADE, attisent toutes les convoitises et fantasmes. Par ailleurs, le poste de Premier ministre supprimé, devait être rétabli, et puis silence radio. Quelle place d’un Premier ministre en vue des présidentielles de 2024 ?
Pour ma part, l’enjeu majeur est de savoir à quoi réellement sert un Parlement au Sénégal, une démocratie vivante, avec un débat parfois explosif ?
Dans une démocratie multipartisane et saine, plusieurs points, sans confusion des rôles, peuvent faire, après concertation entre majorité et opposition, d’un large consensus, dans l’intérêt de la Nation sénégalaise. Citoyens, comme élus, chacun devrait apporter sa contribution, pour un Sénégal meilleur. Les élus sont au service de la Nation ; ils ont pour une importante responsabilité de servir et non se servir.
1 – Un consensus sur le rôle des 15 députés de la diaspora
Le Sénégal, s’est doté de 15 députés représentant la Diaspora, une 15ème région du Sénégal, c’est une grande originalité en Afrique. Mais quel bilan et perspectives peut-on tirer de leur action positive pour la diaspora à l’issue de leur mandature ?
Pendant la crise du Covid-19, on avait connu cet épisode dramatique des Sénégalais «naufragés» en Chine, appliquant des consignes strictes de confinement. Subitement, on se rend compte que pour agir, le Sénégal devrait commencer par un recensement et une rigoureuse identification, avec mail et portable des Sénégalais à l’extérieur. Ce grave flottement a été corrigé après le déclenchement de la guerre en Ukraine, le Consulat du Sénégal à Paris ayant rapidement les Sénégalais confrontés à un racisme sans nom, des divers Etats européens, laissant une arrivée massive d’Ukrainiens et repoussant les Africains venus de ce pays. Pendant, ces deux crises, les 15 députés de la diasporas sont restés étrangement silencieux ; aucune commission d’enquête ou préconisations pour l’avenir, se contentant de gérer leurs indemnités.
Je n’ai pas eu connaissance de la réponse des 15 députés de la diaspora, notamment quand des Sénégalais de l’extérieur ont fait l’objet de graves attaques racistes (Affaire Gana GUEYE , Valérie PECRESSE qualifiant les citoyens français originaires du Sénégal de «Français de papier» ou Mohamed ZEMMOUR prétendant que tous les délinquants en France seraient des Sénégalais. Une salve de critiques se sont abattues sur Pap N’DIAYE, nouveau Ministre de l’Education, en raison uniquement de ses origines sénégalaises) ou ont été molestés, et certains même ont perdu leur vie. Les droits d’inscription des étudiants africains sont passés de 277 à 377 €, un système de renouvellement des titres de séjour, exclusivement par Internet, est entrain de faire basculer des Sénégalais en situation régulière, dans l’illégalité, le regroupement familial ou la transcription de mariages ou d’Etat civils d’enfants nés au Sénégal, mais de père français d’origine sénégalaise, sont devenus missions impossibles. Certains élus français veulent même s’attaquer, dans les cimetières aux carrés musulmans. On sait que de nombreux tirailleurs sénégalais sont morts pour la France et notamment son enterrés à Lyon, et un peu partout dans le pays. Pendant la campagne des présidentielles françaises, certains personnages d’une grande bassesse, ont même proposés que les mandats qu’envoient les immigrants sénégalais soient conditionnés à la réadmission au Sénégal des illégaux. La Grande-Bretagne a commencé d’expédier, par charters, des illégaux ou demandeurs d’asile, vers le Rwanda. En raison d’un groupe de 89 députés du RN et d’une Droite lepénisée, ces menaces pesant sur les droits et libertés des Africains en Europe, sont dans l’ordre du possible.
2 – Vivre décemment au Sénégal de son travail
Nous avons besoin d’un Parlement stratège, au cœur du débat de la vie politique au Sénégal. Le pouvoir de la rue, par le saccage, au service d’ambitions personnelles, n’a rien résolu, jusqu’ici.
De jeunes sénégalais continuent à vouloir prendre des pirogues pour traverser les océans et une partie des émeutes au Sénégal. Comment vivre décemment au Sénégal ?
Il serait utile que le Parlement du Sénégal puisse se saisir de la question de l’immigration en termes de pouvoir économique et de projets audacieux en matière d’agriculture, de pêche ou de commerce, pour changer la vie des gens. Toute la question fondamentale restera comment passer de la consommation à l’autonomie ? En effet, tous les mandats qu’envoient la diaspora au Sénégal sont destinés à l’aide alimentaire des parents restés au pays. Le mois qui suit, il faut encore envoyer un autre mandat. Un véritable tonneau des Danaïdes.
Je crois aussi qu’on a tendance au Sénégal de mépriser ou de sous-estimer la place de la  diaspora, pouvant devenir, un pont entre l’Afrique et l’Europe, en termes d’expertise, de formation ou de projets audacieux.
Dans tous les cas, j’en appelle à de nouvelles relations équilibrées, respectueuses, mutuellement avantageuses avec la France et le Sénégal.
3 – Des commissions d’enquête et propositions sur l’Education et le système de santé
Quelle valeur ajoutée des parlementaires sénégalais dans une démocratie multipartisme  ? Le parlement doit rester un lieu de débat, de proposition ou d’enquête pour éclairer les citoyens ou faire jaillir la vérité. Cependant, les invectives, bagarres et insultes ont parfois terni sont image. Ainsi, les enseignants, comme le personnel des hospitalier, les deux gros bataillons grevant lourdement le budget du Sénégal, ont fait l’objet d’importantes revalorisations salariales, est-ce pour autant la situation s’est améliorée dans ces secteurs particulièrement revendicatifs ? Quel est le diagnostic du mal et les remèdes durables dans les domaines de l’éducation, où le niveau baisse sans cesse, et la santé, avec ses accidents graves ?
En particulier, les parlementaires ont une impérieuse responsabilité de se saisir de la place de l’argent dans la société sénégalaise qui a tout pourri, aussi bien dans la sphère publique que privée. Mais quelle réponse concernant la conscience que l’Etat, c’est chacun d’entre nous. L’hôpital de Tivaoune était neuf, mais pourquoi les installations électriques étaient non conformes ? Pourquoi ceux qui étaient chargés d’être auprès des bébés avaient déserté leur poste ?
Divers moyens astucieux, et en dehors de la sphère étatique, sont mis en œuvre pour détourner l’argent public : surfacturation des marchés publics, comme probablement dans le cas de l’hôpital de Tivaoune, multiplication de divers remboursement de frais (essence, kilométriques) et surtout ces rencontres dits d’ateliers de réflexion, dans des hôtels et on se refait attribuer des per diem. Il faudrait probablement organiser un séminaire national sur l’utilité de ces ateliers de réflexion, avait dit, en substance, sur un ton humoristique, maître Abdoulaye WADE.
Les parlementaires devraient s’accorder sur un montant annuel à ne pas dépasser pour les subventions accordées aux diverses confréries religieuses ou Dahiras. De même que l’Etat devrait fixer une liste limitative des passeports diplomatiques consentis aux autorités religieuses.
4 – Un accord sur les principales réformes structurant la vie publique sénégalaise
Derrière cette tension en vue des législatives du 31 juillet 2022 se cache une autre fatwa de l’opposition, visant à écarter d’office le président Macky SALL des présidentielles de 2024 «Que tout le Sénégal bruisse et que Macky Sall comprenne que les Sénégalais ne sont pas d'accord avec ses velléités dictatoriales ni avec son projet funeste de troisième mandat» dit M. Ousmane SONKO, maire de Ziguinchor et chef d’une coalition de l’opposition, «Yéwwi Askan Wi» ou «libérer le peuple».
Or, dans un Etat de droit, et on l’a dit, en ces de divergences, c’est le juge qui tranche sur la base du droit. Le président Macky SALL, comme d’autres personnes sont tout à fait légitimes à se présenter aux élections présidentielles de 2024. Comme lors de ces législatives du 31 juillet 2022, il n’appartient pas surtout pas à Ousmane SONKO de dire qui peut ou non se présent. Tout le monde parle de 2024 et l’interdiction d’un 3ème mandat, mais un troisième mandat à partir de quand ? Le mandat en cours était-il concerné, en raison de l’interdiction de la non-rétroactivité des lois ? Je crois que l’opposition qui avait combattu la réforme constitutionnelle du 20 mars 2020 du président Macky SALL limitant le nombre de mandats présidentiels, a manqué à tous ses devoirs, en ne demandant pas des précisions ou en formulant pas des amendements.
A chaque fois que le président Macky SALL ouvre un débat ou propose devant le Parlement des réformes majeures, l’opposition pratique la chaise vide. Pour dialoguer et entendre et en prendre en compte le point de vue des autres, il faudrait être à deux. Pour cette réforme constitutionnelle du 20 mars 2020, le débat a été d’une rare violence, des urnes ont été saccagées à Touba et des prêches séditieuses ont été tenues. De nos jours, l’opposition ne jure que par la limitation du mandat présidentiel. Un peu de cohérence, messieurs de l’opposition !
Le Parlement peut se saisir, majorité comme opposition, d’autres réformes majeures au cœur du blocage de la société sénégalaise :
 
  • C’est tout d’abord sur un modèle de consommation et une agriculture vivrière au Sénégal. Il faudrait en finir avec cette culture de l’arachide d’exportation, cette pêche artisanale et leurs lots de noyades en mer, et ouvrir largement à un modèle de consommation plus large, même les habits traditionnels ou les constructions de maisons tout vient de l’étranger ;
 
  • C’est ensuite réintroduire la valeur travail. En 1840, le Sénégal comptait 200 000 habitants ; ce pays compte maintenant plus de 16 millions d’habitants, dont plus de 5 millions résident dans la région de Dakar, avec de grandes villes confrontées à une alimentation en eau, électricité, et sans canalisations viables, sans parler de l’explosion du prix des terrains. La Chine, comme Israël, ont montré que la qualité de la population est une ressource inestimable. Bien formée, la première ressource la plus importante d’un pays, c’est la qualité de sa population «Nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons des idées» disait fort justement le président Valéry GISCARD-D’ESTAING (1926-2020) ;
 
  • C’est enfin rééquilibrer la ville et la campagne. Le président Macky SALL, un Pharaon des temps modernes, dans son «Sénégal Emergent», a été bien inspiré de développer d’importantes infrastructures au Sénégal. Aucun développement ne peut se faire sans logistique. On parle de crise alimentaire, en raison de la guerre en Ukraine, pays producteur de blé ; or, les matières premières, comme les principales terres agricoles sont en Afrique qui dispose d’une réserve inépuisable de main-d’œuvre. Les villes sont engorgées, alors que les villes nouvelles peuvent naître, mieux pensées avec une dimension écologique et des parcs, lieux de respiration. En dehors du surmoi habituel, avec son caquetage, son verbiage, ses gesticulations, ses menaces ou le refus de se soumettre à la loi commune, c’est quoi donc notre problème ?
 
  • Les parlementaires sénégalais devraient être vigilants sur la question du modèle de consommation. Après la question des ports, la dynastie des BOLLORE, au cœur de la Françafrique veut s'accaparer des terres agricoles africaines.
Références
Article L.  149 alinéa 6 du Code électoral sur la parité ; articles L 178-1 et 179-2 du Code électoral ;
Conseil constitutionnel, décision n°9, affaire 17/E/22, du 2 juin 2022, demandeur M. Déthié FALL, mandataire de la coalition «Yéwwi Askaan Wi» (recours dirigé la liste de Benno) ;
Conseil constitutionnel, décision n°11, affaire 15/E/22, du 2 juin 2022, demandeur M. Déthié FALL, mandataire de la coalition «Yéwwi Askaan Wi» (recevabilité de la liste de Yéwwi) ;
Conseil constitutionnel, décision n°12, affaire 20/E/22, du 2 juin 2022, demandeur M. Benoît SAMBOU, mandataire de la coalition «Benno Bokk Yaakar» ;
Conseil constitutionnel, décision n°10, affaire 14/E/22, du 2 juin 2022, demandeur M. Mamadou Lamine THIAM, mandataire de la «Grande Coalition Wallu Sénégal».
Paris, le 23 juin 2022, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 

 
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