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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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17 avril 2022 7 17 /04 /avril /2022 15:40

«Alphonse de Lamartine (1790-1869), poète, homme politique et grand humaniste» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Un grand homme n’est pas seulement, comme on le dit, fils de ses œuvres. Un grand homme est avant tout fils de son siècle, ou plutôt son siècle se fait homme en lui, voilà la Vérité» écrit Alphonse de LAMARTINE dans «Cours familier». Dans un XIXème siècle dominé par Victor HUGO (1802-1885) et René-François de CHATEAUBRIAND (1768-1848), la poésie de LAMARTINE est restée encore gravée dans nos mémoires : le poème de l’isolement : «Un seul être vous manque et tout est dépeuplé» ou Le Lac, «Ô temps ! Suspend ton vol, et vous, heures propices ! Suspendez vos cours !» ou encore Milly ou la terre natale : «Objets inanimés avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?». Considéré comme le père du romantisme, il inaugure une rupture avec la raison du classicisme, remplacée par l’émotion. En effet, ses poèmes empreints de nostalgie, de sensibilité et d’humanisme, expriment ses états d’âme et ses sentiments, en s’inspirant de ses expériences personnelles.

Historien, académicien, homme politique, diplomate, voyageur, chroniqueur, épistolier, poète de la sensibilité et de l'émotion, Alphonse de LAMARTINE est l’un des auteurs emblématiques et prolifiques du romantisme. En effet, depuis la Révolution, dans ce conflit entre la Royauté et la République, entre conservatisme et idéal de fraternité et de justice, le cœur de la France n’a jamais cessé de balancer entre le Bien et le Mal, entre le colonialisme, l’esclavage, la servitude et les questions de liberté et d’égalité. Parfois même, le déni, le doute ou le défaitisme s’installent, provisoirement, sans jamais triompher. «Quelle belle vie ! (celle de Lamartine). Non parce qu’elle fut exempte de misères humaines, elle a commencé, elle a fini par la douleur, rançon de sa gloire. Parce qu’elle a été tout entière, un acte de confiance dans le triomphe du Bien sur le Mal. Parce qu’elle n’a utilisé le privilège du génie que pour consoler, instruire, exalter les âmes. Parce qu’elle s’est prodiguée avec une générosité, une chaleur inégalée» écrit Paul HAZARD, un de ses biographes. Grand humaniste, généreux, sans aucune bassesse ou mesquinerie, sans calcul ou carriérisme, il n’était pas ni dans le combat ou la jalousie. Aussi, il aide Victor HUGO à entrer dans l’Académie française.

En ces temps sombres où l’on donne des leçons de démocratie, à juste titre, au Tsar des Russies, ici, au pays des droits de l’Homme, avec son message universel, de vents mauvais soufflent très fort ; les forces du Chaos ne cessent de progresser, menaçant la République. Et pourtant, la Gauche, dont l’héritage vient de loin, n’a pas encore dit son dernier mot. Alphonse de LAMARTINE, «n’avait pas cessé de se mêler aux polémiques et aux luttes de son temps» écrit Charles ALEXANDRE. L’auteur et acteur de la Deuxième République de 1848, est un fervent partisan et initiateur de la démocratie fondée sur l’égalité : «La démocratie est l’égalité, c’est-à-dire la participation à droit égal, à titre égal à la délibération des lois et au gouvernement de la Nation» écrit-il, en 1850, dans «Le Passé, le Présent, l’Avenir de la République». La classe possédante, ce vieux monde féodal, aristocratique, sacerdotal et despotique, ne voulant rien céder sur l’égalité de droits et ses privilèges, avait réussi à décrire la Première République entre 1792 et 1793, la Convention, comme un repoussoir, en raison de ses crimes, de ses violences, de ses oppressions, ses confiscations et les exils. Cependant, ils ont occulté qu’un «peuple de 24 millions d’hommes expropriés, relégués, bannis de leur souveraineté, de leur liberté, de leur égalité, de leur propriété, de leur titre de citoyens, de leurs dignités morales, de leur indépendance de conscience dans le culte» s’était révolté contre cet ancien monde arbitraire, écrit-il. La minorité possédante devrait comprendre, dans le respect du suffrage universel, que la «propriété, égale pour tous, accessible à tous, inviolable dans tous, est le domaine commun de tous ; tous ont un intérêt unanimes à la préserver, à l’utiliser, à la généraliser, à la conserver aux générations à naître» écrit-il. Aussi, Alphonse de LAMARTINE, un républicain ferme dans ses convictions, a pour souci d’écarter les graves dérives de la Convention «La République de 1848, au lieu d’être révolutionnaire et spoliatrice, comme en 1793, devient par instinct, conservatrice et progressive. Le peuple n’est pas un peuple de guerre civile. Ce peuple n’aura point de victimes, car il n’a point de bourreaux ! Si le mot «République», en 1793, a pu être écrit en lettres de feu et de sang, le mot «République» en 1848, ne peut être écrit qu’en lettres d’or et de paix. Détruire était le mot en 1793 ; améliorer est le mot de 1848» dit Alphonse de LAMARTINE. Face aux débats nauséabonds de notre temps, voulant ramener la démocratie à la domination des oligarchies financières ou écarter les Indigènes de la lumière, LAMARTINE a défini le concept de République, qui n’a pas pris une ride, depuis lors : «La République française de 1848 est une République démocratique, c’est-à-dire une République qui ne connaît ni la tyrannie héréditaire, ni les castes supérieures ou inférieures ; mais cette nature de République qui ne reconnaît, pour la souveraineté que la volonté de la démocratie ou du peuple» écrit-il.

Cependant, Alphonse de LAMARTINE, lui-même, à la fin de sa vie, n’était pas conscient de l’immense dette que lui doivent tous les républicains de France. «La vie, dans ma situation, et après les épreuves que j’ai traversées ou que je traverse, ressemble à ces spectacles où l’on sort le dernier et l’on stationne malgré soi, quand la salle est déjà vide, et que les lustres s’éteignent, que les lampes fument, que la scène se dénude avec un lugubre fracas de ses décorations, et que les ombres et le silence, réalités sinistres, rentrent sur cette scène tout à l’heure illuminée et retentissante d’illusion » LAMARTINE dans «Cours familier». Sa vie était-elle un gaspillage d’énergie ? «M. Lamartine, depuis plus d’un an déjà,  n’était plus de ce monde. Il semblait qu’il lui fallut du temps à emporter une si grande poussière. Cette vie apparaît comme un immense gaspillage. Il n’y a de beau, dans son œuvre, que des fragments» écrit Louis VEUILLOT, un ennemi de LAMARTINE. L’auteur, à la fin de sa vie était lui-même désespéré et sous-estimait sa contribution littéraire. «J’ai semé ma vie dans les grands chemins qui ne mènent à rien» écrit-il dans ses «mémoires politiques» ou encore «J’ai dilapidé le temps» écrit-il en 1860, à la préface de ses œuvres complètes. Pourtant, dans sa lucidité, LAMARTINE, un homme plus grand que son œuvre déjà si immense, savait que l’Histoire est un grand juge «On me reconnaîtra après moi» écrit-il le 16 août 1847 à une de ses nièces.

D’une éducation monarchiste et religieuse, légitimiste jusqu’en 1820, Alphonse de LAMARTINE, homme de son siècle, se rendra compte que cette position ne va pas dans le sens de l’Histoire, comme d’ailleurs, les tenants actuels d’un nationalisme rétrograde et recroquevillé dans l’Hexagone : «Sa fidélité à la tradition et à la monarchie n’est pas en cause mais il sait bien, depuis longtemps, qu’elle ne suffit pas à répondre aux défis du siècle. Il n’est pas encore, loin s’en faut, un admirateur de la Révolution, mais il a compris que le monde bouge, change, et qu’il est vain et dangereux de vouloir arrêter son mouvement», écrit Gérard UNGER, un de ses biographes. En effet, Alphonse de LAMARTINE évoluera vers des idées progressistes en adhérant au Parti social en 1834 «Dans un pays libre, il n’y a d’autre noblesse que l’élection, stimulant perpétuel au service du pays et récompense temporaire du mérite ou de la vertu des citoyens» écrit-il. L’éphémère Révolution de juillet 1831 ayant été écrasée dans un bain de sang, c’est aussi un clin d’œil à notre époque où les forces du Chaos sont à la porte du pouvoir,  en 1931, Alphonse de LAMARTINE avait écrit «Sur la Politique rationnelle» une sorte de projet politique et civique en vue de «ne pas préparer à l’histoire des pages funèbres d’un peuple qui porte en soi des siècles de vie, de prospérité et de gloire». La dynastie des Bourbons, remplacée par les Orléans, ayant échoué dans sa mission, il s’interroge «Où sommes-nous ? Non pas à une époque honteuse et sans espérance, où l’humanité croupit dans une longue et vile corruption, et se décompose dans sa propre fange. L’humanité touche à peine son âge de raison» et il en appelle à «un homme social». La prise de pouvoir s’effectue par les Banquets, de façon pacifique. Poète égaré en politique, Alphonse de LAMARTINE restera au pouvoir pendant 121 jours, soit du 24 février au 24 juin 1848. Homme de son siècle, il a décelé face à la montée de l’industrialisation, la classe possédante ne pourra conserver longtemps le pouvoir qu’avec une politique sociale pour les gens d’en bas. Aussi, le programme de LAMARTINE est audacieux : supprimer le remplacement militaire, taxer le prix du charbon, abolir la peine de mort en politique, imposer les successions, établir un impôt sur le revenu, ramener le temps de travail de 11 à 10 h par jour, nationaliser les chemins de fer et augmenter substantiellement le salaire des enseignants.

L’ouvrage de LAMARTINE, «la politique rationnelle», est à un autre titre un clin d’œil à notre époque marquée par une forte concentration de la presse aux mains des forces du Chaos et des menaces sur le service public de l’audiovisuel. Pour lui, le silence de la presse serait la mort de la Liberté. En effet, LAMARTINE revendique la liberté de la presse, comme «la voix de tous dans un âge et dans une forme sociale où tous ont droit d’être entendus, et comme la parole de la société moderne» écrit-il. On sait qu’actuellement en Pologne et en Hongrie, où ont triomphé des gouvernements conservateurs, des lois rétrogrades ont été prises. Par ailleurs, au moment où il est envisagé de privatiser l’université, avec des droits d’inscription à plus de 6000 €, comme en Grande-Bretagne, Alphonse de LAMARTINE s’était battu pour la gratuité des études, «un enseignement large, répandu, prodigué partout. Celui qui donne une vérité à l’esprit du peuple fait une aumône éternelle aux générations futures» écrit-il. La liberté n'est viable que pour un homme instruit, avec une distance critique à l’égard des instituts de sondage et aux chaînes d’information continue monopolisées par la haute finance. 

Il fera partie des fondateurs de la Société française pour l’abolition de l’esclavage : «Vous en êtes resté à la Liberté, j’en suis à la Fraternité» écrira-t-il à Frédéric BASTIAT. L’esclavage aboli pendant la Révolution, sur la pression des colons en Haïti, a été rétabli, le 20 mai 1802 par Napoléon. Toussaint-Louverture capturé sera mort exilé en France, et sans sépulture (1743-1803, voir mon article). La Révolution du 24 février 1848, abolira définitivement l’esclavage. Il dénonçait «l’âge tyrannique où règne la force brute, avec l’esclavage» écrit-il dans «sur la politique rationnelle». Alphonse de LAMARTINE est l’auteur d’une pièce de théâtre sur Toussaint-Louverture : «Ce drame, si toutefois, ces vers méritent ce nom, n’était pas dans ma pensée, quand je l’écrivis ; c’était une œuvre politique, ou plutôt un cri d’humanité» écrit-il. «Je suis de la couleur qu’on persécute. Sans aimer, sans haïr les drapeaux différents, partout où l’Homme souffre, il me voit dans ses rangs. Plus une race humaine est vaincue et flétrie, plus elle m’est sacrée et devient ma patrie» fait-il dire à Toussaint-Louverture, dans l’acte II, scène VI. Et pourtant, le 5 mai 2021, le bicentenaire de la mort de Napoléon a été célébré en grandes pompes en France. Dans un mémorable discours, Alphonse de LAMARTINE s’était violemment insurgé contre le retour des cendres de Napoléon, pouvant interpeler, de nos jours, les partisans de la verticalité en politique, une gouvernance faite de violence, d’injustices, d’enfermement et de surdité aux demandes légitimes du peuple : «Si, au lieu de disperser les pouvoirs représentatifs, s’il (Napoléon) les avait appuyé de la force militaire et soutenu de sa considération ; si, au lieu de se faire la réaction vivante du passé ; si, au lieu d’abuser de l’anarchie, de profiter du désenchantement  momentané de l’esprit du public, il l’avait relevé, il s’était fait le tuteur du progrès social, la providence du peuple ; s’il était retiré, dans son désintéressement et dans sa gloire pour laisser la place à la liberté, qui sait si tous ces hommages d’une foule qui adore surtout ce qui l’écrase lui serait rendu» dit-il le 26 mai 1840.

Une loi sur le séparatisme a été votée le 24 août 2021 ; ce qui rappelle le Code de l’indigénat du 28 juin 1881, instituant l’inégalité et l’injustice. Les indigènes, comme les immigrés étaient soumis au bon vouloir du colon. De nos jours, on parle même, sans aucune honte de «Grand remplacement» ou de «Français de papiers», comme si les Français issus de l’immigration, seraient des sous-hommes, comme au temps de Jean-Baptiste COLBERT (1619-1683) et le «Code Noir», réifiant les Hommes noirs, lui aussi, révéré et sa statue, édifiée par Napoléon, plastronne nous nargue encore devant l’Assemblée nationale. La retraite à 65 ans, ne serait-elle pas, pour les métiers pénibles, une forme d’esclavage moderne ? «La gloire efface tout, excepté le crime» disait Alphonse de LAMARTINE. Comme lors des banquets pacifiques de 1848, ayant emporté la Monarchie de Juillet, le peuple de Gauche, en juin 2022 n’a pas encore dit son dernier, et peut provoquer une cohabitation, pour limiter l’avancée des forces du Chaos.

Alphonse de LARMATINE, considéré comme un idéaliste, était trop en avance sur son temps, par ses positions avant-gardistes sur le bien-vivre ensemble. «Les habitudes étroites et uniformes que l’Homme prend dans sa vie régulière et dans la monotonie de sa patrie sont des moules qui rapetissent tout» écrit-il, en 1835, dans «Voyage en Orient». En effet, dans son universalisme, l’Histoire lui a donné raison. Au moment où certains partis se proposent, par référendum d’abolir la République et de suspendre la Convention européenne des droits de l’Homme, Alphonse de LAMARTINE était un fervent partisan de la Fraternité «L’égoïsme et la haine ont une seule patrie ; la Fraternité n’en a pas» dit-il. Alphonse de LAMARTINE, loin de l’islamophobie délirante et hystérique de notre temps, était un orientaliste, curieux et respectueux des autres : «J’y ai passé seulement en poète et en philosophe, j’en ai rapporté de profondes impressions de mon cœur, de hauts et de terribles enseignements dans mon esprit. Les études que j’y ai faites sur les religions, les mœurs, les traditions, les phases de l’humanité, ne sont pas perdues pour moi. Ces études qui élargissent l’horizon si étroit de la pensée, qui posent devant la raison les grands problèmes religieux et historiques, qui forcent l’homme à revenir sur ses pas, à scruter ses convictions sur sa parole, à s’en formuler de nouvelles, rien de tout cela n’est perdu pour le voyageur» écrit-il dans «Voyage en Orient». Aussi, il n’est pas étonnant qu’Alphonse de LAMARTINE ait consacré une biographie au Prophète Mahomet, et il a été suivi, en cela, par de grands penseurs occidentaux, comme Ernest RENAN. «Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes rationnels, d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet. A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ?» écrit Alphonse de LAMARTINE, dans sa remarquable biographie sur «la vie de Mahomet». En dépit du fait que  l’Islam est un fait majeur du XXIème, des politiciens occidentaux par leurs bassesse et leurs calomnies, tentent de discréditer cette grande religion monothéiste, et ont fait de l’islamophobie un fonds de commerce : «Enfin jamais homme n’accomplit en moins de temps une si immense et si durable Révolution dans le monde» écrit Alphonse de LAMARTINE. Avant Mahomet, «Les Arabes n’étaient point un peuple, c’était une collection de peuplades, de tribus, de famille. L’Etat n’existait pas. La famille multipliée par la tribu existait seule» écrit Alphonse de LAMARTINE. Mahomet n’a pas recherché la guerre, mais acculé, il doit combattre et se défendre, avec peu de moyens : «Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mohammad ? Les plus fameux n’ont remué que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé (quand ils ont fondé quelque chose) que des puissances matérielles écroulées souvent avant eux» écrit Alphonse de LAMARTINE. «Jamais homme ne se proposa volontairement ou involontairement un but plus sublime, puisque ce but était surhumain : saper les superstitions interposées entre la créature et le Créateur, rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, restaurer l’idée rationnelle et sainte de la Divinité dans ce chaos de dieux matériels et défigurés de l’idolâtrie» écrit Alphonse de LAMARTINE.

«Noble, tranquille, généreux, tout entier au pays, poussant le patriotisme jusqu’au dévouement, et le dévouement jusqu’à l’abnégation» disait de lui, Victor HUGO. En effet, la société politique que défendait Alphonse de LAMARTINE, cet artiste engagé, est «cette République large, ouverte, généreuse, protectrice de tous les droits et de tous les intérêts légitimes, car elle seule peut nous préserver des violences de la démagogie et des témérités d’une réaction aveugle» écrit, le 8 juillet 1871, dans la préface du «manuscrit de ma mère», L. de RONCHAUD. Alphonse de LAMARTINE, dans cette lutte du Bien contre la Mal, a contribué, par un concept cher à Antonio GRAMSCI, bien avant l’heure, à asseoir l’hégémonie culturelle des Républicains. Aussi, Alphonse de LAMARTINE, en historien, a restitué l’action des Girondins, ce petit nombre d’hommes valeureux qui sont le nœud de la Révolution française. Une entreprise pleine de larmes et de sang, mais ayant abouti à l’émergence de la République. Homme politique et Ministre, sous la Révolution de 1848, Alphonse de LAMARTINE, en historien, a aussi relaté cette page glorieuse du combat des Républicains, tout en mesurant la difficulté d’une telle mission «C’est l’appréciation des Hommes qui ont joué un rôle dans l’évènement et l’appréciation du rôle qu’on y a joué soi-même. On ne peut pas écrire cette appréciation, ni avec convenance, ni avec justice, ni avec impartialité. De si près, on peut aimer, on peut haïr, on ne peut pas juger» écrit-il dans la préface de «l’histoire de la Révolution de 1848». Il était conscient de la difficulté de la mission, de la puissance des forces conservatrices : «Que la main invisible protège la France ! Qu’elle la soutienne à la fois contre les impatiences et contre les découragements ! Qu’elle préserve la République de ces deux écueils : la guerre et la démagogie !» écrit-il.

Partisan d’une Gauche généreuse et idéaliste, orateur redoutable, Alphonse de LAMARTINE est un grand défenseur du peuple. Face à ses adversaires, sa parole est projectile redoutable et son ironie comme une pierre, plus elle tombe de haut, plus elle fait produit des dommages. «Les poètes sont la voix de ceux qui n’ont pas de voix» dit Alphonse de LAMARTINE, un auteur au milieu de l’arène. Définissant son parti comme «le Parti social», LAMARTINE déclare que son organisation «ne fait alliance ni avec les passions rétrogrades du passé, ni avec les passions subversives du moment, ni avec les timidités des uns, ni avec les colères des autres» écrit-il. Par conséquent, «Toute Révolution doit quelque chose au peuple et ne se légitime que par ses œuvres» écrit-il. En effet, l’engagement et l’enthousiasme de LAMARTINE se dégagent en 1848, quand il est nommé Ministre des affaires étrangères «Au moment où commence une vie nouvelle, au moment où, après tant d’orages intellectuels, le soleil de la pensée monte à l’horizon, saluons tous ce réveil du jour, cette aube qui promet une chaleur si nécessaire à l’humanité en souffrance ; apportons à chacun, selon nos forces, une pierre à cet édifice social dont la base est inébranlable. Soyons tous ouvriers dans l’œuvre immense» écrit-il. «Il y a toujours du passé dans le présent» disait Alphonse de LAMARTINE. Au moment où certains de nos jours se retranchent dans une Nation frileuse et stigmatisante, en faisant l’apologie d’une démocratie ethnique, Alphonse de LAMARTINE était universaliste, au sens de la Révolution de 1789 «Je suis concitoyen de toute âme qui pense ; la Vérité, c’est mon pays» dit-il. Sa poésie, à lui, est «une langue de prière» écrit-il dans ses «méditations». Croyant au Progrès, en la Fraternité et à l’Amour, Dieu se définit et se distingue du Grand Tout : «Je crois en un Dieu possédant la suprême individualité, et comme y la Nature qui n’a pas été créée que pour réfléchir cette individualité divine et qui ne subsiste que de sa Providence» dit LAMARTINE. Il est donc attaché à la Justice divine «Une conscience sans Dieu, c’est un tribunal sans juge» écrit-il. «Un peuple sans âme est une vaste foule» précise-t-il. Par ailleurs, Alphonse de LAMARTINE, journaliste, avait une aversion profonde pour les régimes autoritaires, assimilés à des esclavagistes, et dans lesquels : «Tout le peuple est réduit en esclavage, gouverné, affreusement, opprimé par une aristocratie dont les membres sont des géants, des Titans, et se disent eux-mêmes des Dieux» écrit-il.

«J’étais et je suis resté toute ma vie amateur de poésie, plutôt que poète de métier» écrit, en 1849, Alphonse de LAMARTINE. Grand tenant du romantisme, il se moquait des étiquettes. Alphonse de LAMARTINE, même si on connaît une partie de sa poésie, mériterait mieux que cet oubli glorieux. « S’il existe des écrivains dont on peut isoler la vie de l’œuvre, Lamartine n’est pas du nombre» écrit Marius-François GUYARD, un de ses biographes. Alphonse de LAMARTINE est un aristocrate, un gentilhomme issu d’une noblesse fidèle à la royauté. «Il y a quelque chose que je ne regretterai pas d’avoir goûté, c’est le lait de ma mère, c’est l’affection d’un père. La famille est un second de nous-mêmes, plus grand que nous-mêmes. Heureux est celui que Dieu a fait naître d’une bonne et sainte famille ! Et quand je dis bonne famille, je n’entends pas une famille noble. Il y a une noblesse dans toutes les conditions» écrit-il dans ses «Confessions». Simple, fastueux, terrien, démocrate, député de Bergues le 3 novembre 1837, puis de Mâcon, Alphonse de LAMARTINE fut en son temps, un homme de gauche. Il a combattu Napoléon et le régime de juillet. Face à Adolphe THIERS (1797-1877, un ultra-conservateur, il voulait faire nationaliser les chemins de fer, abolir la peine de mort. En Homais, anticlérical et libre penseur, la recherche d’un Dieu inconnu est l’une de ses directions de recherche. «Ce n’est pas un personnage que nous puissions réduire à nos propres dimensions. Il faut en prendre notre parti. C’est un homme plus grand que son œuvre, déjà si grande» écrit Henri GUILLEMIN.

Admirateur de Jean-Jacques ROUSSEAU, Voltaire et PARNY, «Lamartine est un poète du XVIIIème avec du génie de surcroît» écrit Henri GUILLEMIN. Alphonse-Marie-Louis de LAMARTINE de PRAT naît le 21 octobre 1790, à Mâcon. Par conséquent, Milly, en dépit de sa poésie dans les «Harmonies», n’est pas sa ville natale, mais il y a grandi et passé une partie de son enfance. Il vient d’une famille monarchiste, très pieuse. Son père, Pierre de LAMARTINE (1752-1840) officier, avait quitté l’Armée, mais le 10 août 1790 reprendra le service pour défendre Louis XVI. Sa mère, Françoise dite Alix DES ROYS (1766-1829), née à Lyon, est la fille d’un ancien intendant des domaines du duc d’Orléans. Sa mère maternelle avait veillé un certain temps sur Louis Philippe. Ses deux oncles, François-Louis et Jean-Baptiste, ne sont jamais mariés, et à leur mort, son mort, son père hérita leurs domaines et châteaux. Alphonse est l’aîné, il a cinq sœurs à qui il verse une rente ; ce qui est à l’origine de ses perpétuelles difficultés financières. Jeune enfant oisif, les femmes l’attirent et il dépense plus qu’il ne gagne. Quand l’empire s’écroule et Louis XVIII devenu roi, son père sollicite un emploi pour lui et son fils, aux Gardes du corps. LAMARTINE est envoyé à Beauvais. Après Waterloo, il regagne Mâcon ; il démissionne de ses fonctions militaires et regagne Paris. Dissipé, il a accumulé 16000 F de dettes. En 1816, il fait la connaissance de Nina de PIERRECLEAU. En octobre 1816, à Aix-les-Bains, il rencontre Julie CHARLES (1784-1817), née d’une famille de planteurs créoles, déjà atteinte de la tuberculose ; ils s’engagent dans des débats mystiques, sur les choses éternelles. Mais Julie CHARLES meurt à Paris, le 18 décembre 1817, le poème, «Le Lac» lui est dédié : «J’ai eu l’ineffable bonheur d’aimer enfin, de toutes mes facultés, un être aussi parfait que je pouvais en concevoir et cela a décidé de mon sort» écrit LAMARTINE. En 1819, LAMARTINE fait la conquête d’une italienne, Léna de LARCHE, puis quand il fait connaissance, à Chambéry, où réside une de ses sœurs, une anglaise, Marie-Anne BIRCH (1790-1863), une artiste-peintre et sculptrice ;  il l’épousera, le 6 juin 1820, sous le nom de Marianne Elisa de LAMARTINE. Il guérit, miraculeusement, d’une maladie ayant failli de l’emporter. C’est à ce moment que paraissent ses «Méditations». LAMARTINE cherchait sa voie, il a maintenant l’ambition de devenir homme de lettres. «Ce qu’il disait, avec les mêmes mots cependant qu’employaient ses prédécesseurs, prenait soudain un sens très neuf, une chaleur de vie. Son art c’était cette authenticité profonde, cette sincérité essentielle. Il se livrait, il s’engageait» écrit André GUILLEMAIN, dans «Lamartine, l’homme et l’œuvre». Pendant cinq ans, LAMARTINE ne produira rien ?

Ses enfants sont morts avant lui : «J’ai souvent regretté d’être né ! J’ai souvent désiré de reculer jusqu’au néant, au lieu d’avancer, à travers tant de mensonges, tant de souffrances, tant de pertes successives» écrit dans ses «Confessions». En effet, Léon de PIERRECLAU (1813-1841), fils illégitime avec Nina, à 28 ans, Alphonse (1821-1822) disparu à 20 mois, le 4 novembre 1822, Julia (1822-1832) à 10 ans et demi, le 6 décembre 1832, à Beyrouth : «Nous sommes tous enfantés dans la douleur et pour la douleur. Le secret de la vie n’est que celui de supporter héroïquement ses peines» écrit, le 3 décembre 1837, LAMARTINE, dans une lettre à Edouard DUBOIS. Même en pleine gloire, il était pessimiste, tragiquement sincère avec lui-même «Ma situation politique est de premier ordre à présent, ma situation d’orateur est presque unique, ma situation de poète, ce que tu sais. Et au milieu de tous ces rayonnements de gloriole et de force imaginaire, je suis le point noir et triste où tout s’éteint en convergeant» écrit-il le 6 février 1841. VERLAINE le considérait comme un vieux lutteur crispé et triste. «comme un vieil aigle en sa gloire et son ire, dressant sur l’infini son bec dru au chef blanc».

Alphonse de LAMARTINE, de son éducation aristocratique, était profondément croyant «La mort n’est que le puissant acte de la vie ; car elle enfante une vie supérieure» écrit-il, en 1847, dans «les Girondins». Adversaire malheureux contre Napoléon III (1808-1873) aux élections du 10 décembre 1848, celui-ci avait proposé à la mort d’Alphonse de LAMARTINE, à Paris, le 28 février 1869, des funérailles nationales. Mais de son vivant, l’auteur n’en voulait pas «Je demande à ne pas dormir sous l’herbe sordide du Père-Lachaise, piétiné par une cohue de déclamateurs funéraires. Que le diable emporte leurs funérailles officielles. Couchons-nous auprès d’un arbre, s’il nous reste un arbre sur cette terre» avait-il écrit. Il est enterré, le 4 mars 1869, au petit village de Saint-Point, en Saône-et-Loire. Alphonse de LAMARTINE ne voulait pas non plus qu’on le pleure à sa mort «Si quelque main pieuse, en mon honneur, te sonne des sanglots de l’airain, oh ! N’attriste personne. Ne va pas mendier des pleurs à l’horizon. Mais prends ta voix de fête et sonne sur ma tombe avec le bruit joyeux d’une chaîne qui tombe, au seuil libre d’une prison» écrit LAMARTINE. 

«Si M. de Lamartine a eu, selon nous, des torts politiques, il n’en est pas moins vrai que ses œuvres, nous reste, des œuvres sublimes, œuvres éternelles, qui sont la gloire du pays et obtiennent les applaudissements du monde» écrit Eugène de MERICOURT. «Devant une telle puissance de génie, de pensée, et de sensibilité, rêve et action, caractère de l’homme égal au mérite de l’écrivain, on n’hésite pas à saluer en Lamartine, non seulement un des plus féconds initiateurs de notre littérature, mais aussi un des exemplaires qui font le plus honneur à notre race et à l’humanité» écrit René DOUMIC. «Lamartine fut un de ces nobles esprits, osons le dire, un véritable grand homme. Lamartine fut un de ces nobles génies qui font mieux que nous charmer, qui nous élèvent au-dessus de nous-mêmes, qui nous emportent jusqu’aux plus hautes régions de l’esprit. S’il a des égaux dans ce vaste monde des Lettres, il n’a pas de maître. Jamais la langue française, la langue de Fénelon et de Racine, n’a chanté aussi mélodieusement que sur ses lèvres. Son style est fait tout entier de musique, comme sa pensée est faite de poésie. Sur tous les modes qu’il emploie, il fait toujours parler la portion divine du cœur humain.» dit, le 2 mai 1848, Victor de LAPRADE, au profit de la souscription d’une statue du poète. 

Références bibliographiques très sélectives
I  Contributions d’Alphonse de Lamartine
LAMARTINE (Alphonse, de), Alphonse Lamartine par lui-même, Paris, Alphonse Lemerre, 1891, 419 pages ;
LAMARTINE (Alphonse, de), Confidences, Paris, Plon, 1849, 461 pages ;
LAMARTINE (Alphonse, de), Cours familier de littérature, un entretien par mois, Paris, On s’abonne chez l’auteur, 27 numéros, de 1856 à 1869, 2 numéros par an ;
LAMARTINE (Alphonse, de), GUILLEMIN (Henri), Les visions, poème inachevé de Lamartine, Paris, Les Belles Lettres, 1936, 260 pages ;
LAMARTINE (Alphonse, de), Histoire de la Révolution de 1848, Paris, Imprimerie J. Claye, 1849, t. 1,  2ème édition, 447 pages et t. 2, 490 pages  ;
LAMARTINE (Alphonse, de), Histoire des Girondins, Paris, Plon, Furnes et W Coquebert, t. 1, 1847, 458 pages et t. 2 420 pages ;
LAMARTINE (Alphonse, de), Le manuscrit de ma mère, préface de L. de Ronchaud, Paris, Hachette, Pagnerre, Furnes et Cie, 1876, 28 pages ;
LAMARTINE (Alphonse, de), Le voyage en Orient, Paris, Charles Gosselin, 1843, t. 1, 1832-1833, 565 pages et vol 2 322 pages ;
LAMARTINE (Alphonse, de), Méditations poétiques, Paris, Librairie Charles Gosselin, 1823, 9ème édition, 258 pages ;
LAMARTINE (Alphonse, de), Mémoires politiques, Paris, Chez l’Auteur, 1831, t. 1, 390 pages ;
LAMARTINE de (Alphonse), Histoire de la Turquie, Paris, Librairie du Constitutionnel, 1854-1855, tome 1, spéc pages 276 à 281 ;
LAMARTINE de (Alphonse), Le Passé, le Présent, l’Avenir de la République, Paris, Bureau du Conseiller du peuple, 1850, 266 pages ;
LAMARTINE de (Alphonse), Les grands hommes de l’Orient : Mahomet, Tamerlan, le sultan Zizim, Paris, Lacroix, Verboeckhoven, 1865, 389 pages, spéc pages 3-169 ;
LAMARTINE (Alphonse, de), Sur la politique rationnelle, Paris, Imprimerie de Lachevardière, 1831, 132 pages ;
LAMARTINE de (Alphonse), Vie de Mahomet, préface de Tahar Ben Jelloun, Paris, Bayard, 2017, 205 pages ;
LAMARTINE (Alphonse, de), Toussaint-Louverture. Poème dramatique, Paris, Michel Lévy et Frères, 1850, 302 pages.
II Critiques d’Alphonse de LAMARTINE
ALEXANDRE (Charles), Madame de Lamartine, Paris, Dentu, 1887, 342 pages ;
ALEXANDRE (Charles), Souvenirs sur Lamartine par son secrétaire intime, Paris, G. Charpentier, 1884, 439 pages ;
BAILLOU (Jean) HARRIS (Ethel), Etat présent des études lamartiennes, Paris, Les Belles Lettres, Etudes françaises, 1933, 123 pages ;
BARTHOU (Louis), Lamartine, orateur, Paris, Hachette, 1916, 365 pages ;
BERNARD-GRIFFITHS (Simone) CROISILLE (Christian), Relire aujourd’hui, Lamartine, actes du colloque international, Mâcon 20-23 juin 1990, Université Blaise Pascal, Clermont II, 350 pages ;
CHAPUYS-MONTLAVILLE (Louis-Alceste), Lamartine, vie privée, vie publique, Paris, chez Bourjon, 1843, 88 pages ;
COGNETS (Jean, des), DARGAUD (Jean-Marie), La vie intérieure de Lamartine, d’après les souvenirs de son plus intime ami, J-M Dargaud, Paris, Mercure de France, 1913, 466 pages ;
COGNETS (Jean, des), Les idées morales de Lamartine, Paris, Librairie Bloud, 1909, 63 pages ;
CULERRIER (Thomas), L’artiste peut-il se mêler à la vie politique : l’exemple de Lamartine en 1848, Université de Laval (Canada), mémoire sous la direction de Guillaume Pinson et Liviu Dospinescu, 2021, 134 pages ;
Comité permanent d’études Lamartiennes, Première journée d’études lamartiennes, Mâcon, 23-25 septembre 1961, 182 pages ;
Comité permanent d’études Lamartiennes, Seconde journée d’études lamartiennes, Mâcon, 18-20 septembre 1965, 140 pages ;
DAVRAY (Jean), Vie de Lamartine, Paris, La Revue mondiale, 1931, 206 pages ;
DEJOB (Charles), «Un poète homme d’Etat : Lamartine», Revue internationale de l’enseignement, juillet-décembre 1893, t. 26, pages 125-153 ;
DEMAIZIERE (Emile), La mort et les funérailles de Lamartine, Mâcon, Protat Frères, 1925, 16 pages ;
DERIEUX (Henry), Lamartine raconté par ceux qui l’ont vu, Paris, Stock, 1938, 342 pages ;
DESCHANEL (Emile), Lamartine, Paris, Calmann-Lévy, 1895,  332 pages ;
DOUMIC (René), Lamartine, Paris, Hachette, 1912, 205 pages ;
FAM (Lotfy), Lamartine voyage en Orient, Paris, Librairie Nizet, 1959, 543 pages ;
FREJAVILLE (Gustave), Les méditations de Lamartine, Paris, Société française d’édition littéraire et technique, 1931, 201 pages ;
FREMY (Comte Edouard), Lamartine diplomate (1820-1830), Paris, De Soy et Fils, 1892, 80 pages ;
GUILLEMAIN (André), Lamartine et la question sociale, Paris, La Platine, 1946, 320 pages ;
GUILLEMAIN (André), Lamartine, l’homme et l’œuvre, Paris, Boivin et Cie, 1940, 165 pages ;
GUYARD (Marius-François), Alphonse de Lamartine, Paris, éditions universitaires, 1956, 124 pages ;
HAZARD (Paul), Lamartine, Paris, Plon, 1925, 118 pages ;
LACRETELLE (Henri, de), Lamartine et ses amis, Paris, Maurice Dreyfous, 1878, 307 pages ;
LACRETELLE (Pierre, de), Les origines et la jeunesse de Lamartine, 1790-1812, Paris Hachette, 1911, 282 pages ;
LATREILLE (Camille), La mère de Lamartine, d’après des documents inédits, Paris, Librairie nationale d’art et d’histoire G. Van Oest, 1925, 90 pages ;
LATREILLE (Camille), Les dernières années de Lamartine, 1852-1869, Paris, Perrin, 1925, 276 pages ;
LEBAILLY (Armand), Madame de Lamartine, Paris, Librairie Bachelin-Deflorenne, 1863, 140 pages ;
LEBEY (André), Lamartine dans ses horizons, Paris, Albin Michel, 1929, 459 pages ;
LEVAILLANT (Maurice), Lamartine et l’Italie en 1820, avec une méditation, Paris, Flammarion, 1944, 314 pages ;
LUPPE (de Marquis, Albert), Les travaux et les jours d’Alphonse de Lamartine, Paris, Albin Michel, 1942, 463 pages ;
MASSON (Pierre-Maurice), Lamartine, Paris, Hachette, 1911, 90 pages ;
MAZADE (Charles, de), Lamartine, sa vie littéraire et politique, Paris, Didier, 1872, 207 pages ;
MERICOURT (Eugène, de), Lamartine, Paris, Gustave Havard, 1855, 97 pages ;
MONTPLAISIR (Daniel, de), Lamartine, un poète en politique, Paris, Tallandier, 2020, 492 pages ;
PELLETAN (Eugène), Lamartine, sa vie, ses oeuvres, Paris, Pagnerre, 1869, 33 pages ;
POMAIROLS (Charles, de), Lamartine : étude de morale et d’esthétique, Paris, 2ème édition, Hachette, 1908, 325 pages ;
REVEREND du MESNIL (Edmond), Lamartine et sa famille, d’après des documents authentiques, Lyon, Imprimerie d’Aimé Vingtrinier, 1869, 56 pages ;
SOUMET (Gabrielle), Le siècle à Lamartine, poésie, Paris, Veuve Louis Janet, 1848, 24 pages ;
TRENARD (Louis), «Centenaire de la mort de Lamartine», Revue du Nord, octobre décembre 1969, t. 51, n°203, pages 771-779 ;
UNGER (Gérard), Lamartine, poète et homme d’Etat, Paris, Flammarion, 1998, 538 pages ;
ZYROMSKI (Ernest), Lamartine, poète lyrique, Paris, Armand Colin, 1897, 337 pages.
Paris, le 16 avril 2022 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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