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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 16:01
«Virginia WOOLF (1882-1941) écrivaine socialiste de la modernité, du féminisme et du monologue intérieur, une Gloire littéraire mondiale» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
80 ans après sa disparition, écrivaine mythique, critique littéraire, géniale et tragique, reconnue comme la plus prolifique et la plus inventive, Virginia WOOLF est l’auteure d’essais, de correspondances, d’un journal de 26 volumes et des biographies. «Le temps est le seul critique dont l’autorité soit indiscutable. Il réduit à néant des gloires qui avaient paru solides ; il confirme des réputations que l’on avait pu croire fragiles. Un quart de siècle après sa mort, Virginia Woolf garde sa place dans l’histoire littéraire et ses lecteurs. Ses œuvres complètes se trouvent dans toutes les librairies britanniques. Son influence est reconnue bien au-delà des frontières de son pays», écrit l’académicien André MAUROIS (1885-1967). Grande féministe, la création littéraire de Virginia WOOLF est enveloppée d’une «atmosphère subtile. Elle foisonne en sensations fraiches et rares à la fois. Elle nous dévoile une imagination dont les plus prompts élans intuitifs s’associent toujours à des perceptions d’un raffinement extrême» écrit Floris DELATTRE (1880-1950). Virginia WOOLF qualifiée par Nathalie SARRAUTE de «visionnaire du Maintenant», est comparée à une étoile qui dansait «Si l’in s’arrête à considérer l’œuvre de Virginia Woolf, sa légèreté, sa densité claire et jusqu’aux pulsations irisées d’un style qui fait penser, tour à tour ce qui traverse et à ce qui est traversé, à la lumière et au cristal, on en vient à dire que cette femme, si singulièrement subtile, naquit peut-être à la minute précise où une étoile se prenait à penser» écrit Marguerite YOURCENAR (1903-1987), dans sa préface sur «Les vagues». Maîtresse de la prose anglaise traditionnelle et nouvelle, pour Virginia WOOLF, la vie est un tout, l’Unité dans la diversité. «Virginia Woolf, je la classerai avec les peintres, elle en est un, et des plus accomplis» écrit Jacques-Emile BLANCHE (1861-1942). La contribution littéraire de Virginia WOOLF est dominée par le monologue intérieur, des voix polyphoniques, le féminisme, la recherche du temps perdu, la folie et l’engagement socialiste. «Il est faux, pensait Virginia Woolf, qu’un caractère soit un objet à décrire de l’extérieur. Un esprit n’est autre chose que le cours continu des images et des souvenirs. Si un romancier veut être vrai, il import qu’il soit fidèle à ces images glissantes. Ainsi les réflexions de Virginia Woolf  sur le spectacle de la vie et sur les œuvres du passé, la conduisaient vers une esthétique impressionniste. Virginia Woolf, elle, dépasse l’impressionnisme par cette vision de la beauté et de la grandeur de la vie considérée dans ses actes les plus simples » écrit André MAUROIS. Célèbre pour son écriture expérimentale et sa technique du flux de conscience, son style tantôt fragmenté, tantôt fluide, brise le plus souvent la linéarité du récit par l'absence de séquence, la rupture et l'inversion, dans son désir de rendre compte de la complexité du réel. Son ambition littéraire est «d’écrire quelque chose dont les gens se souviennent quand ils sont seuls» dit-elle.
Au début du XXème siècle, la nouvelle génération d’intellectuels vit encore claustrée dans sa tour d’ivoire, et prisonnière de vieux schémas conservateurs, dans un monde en pleine mutation (Guerres, colonialisme, destruction de sa maison, la Hogarth Press pendant les bombardements de Londres, menaces pesant sur son mari, Léonard WOOLF, un Juif). Dans leur mauvaise conscience, ces écrivains constatent que le monde dans lequel ils vivent est édifié autour de graves injustices, mais refusent de le condamner. «Virginia Woolf, une des femmes écrivains les plus marquants de l’Angleterre, est aussi l’une de celles dont l’œuvre manifeste plus de rébellion la plus résolue de contre la littérature qui l’a précédée ; un besoin d’indépendance critique, d’abattre les barrières des habitudes reçues ; de ne point abdiquer devant le passé, de le regarder en face, de renoncer à ce qu’il contient de révolu» écrit, en 1932, Floris DELATTRE.
Virginia WOOLF marque aussi les mémoires pour son humour intelligent, son engagement pacifiste, et surtout son modernisme. «Aucune époque n’a été plus riche que la nôtre en écrivains qui sont résolus à exprimer les différences qui les séparent du passé, et non pas les ressemblances qui s’y rattachent» écrit Virginia WOOLF. Aussi, la contribution littéraire de l’auteure se manifeste par une rupture par rapport à l’Angleterre conservatrice victorienne, entre 1837-1890, et edwardienne. Virginia WOOLF, une Socialiste, croit au rôle social de l’artiste. Pour elle, les écrivains classiques de l’ère victorienne, issus de la Gentry, ne méprisaient pas les autres classes sociales, mais ne les connaissaient pas vraiment. En vivant claustrés dans leur tour d’ivoire de stuc et d’or, ils ne voulaient pas, dans leur contribution littéraire, s’ouvrir aux autres : «La littérature n’est pas propriété privée ; la littérature est domaine public. Elle n’est pas partagée entre les nations ; là, il n’y a pas de guerre. Passons librement et sans crainte et trouvons notre chemin tout seuls. Un écrivain, plus qu’aucun autre artiste, a besoin d’être critique, parce que les mots sont si ordinaires, si familiers qu’il doit les tamiser, les passer au crible, s’il veut qu’ils durent. Écrivez tous les jours, écrivez librement ; mais comparons toujours ce que nous avons écrit avec ce que les grands écrivains ont écrit. C’est humiliant mais c’est essentiel. […] Nous n’avons pas besoin d’attendre la fin de la guerre. Nous pouvons commencer dès maintenant» écrit-il dans «la tour penchée» un extrait de l’art du roman. Jean-Paul SARTRE estime que le roman devrait être nécessairement engagé, et Céline prétend que le moi et le langue parlé sont les ingrédients de la création littéraire. Libérale et regrettant l’âge d’or de la poésie, et en moderniste, Virginia WOOLF estime que «le roman est la forme d’art qui demande le moins de concentration» et privilégie l’élément psychologique. Le style de Virginia WOOLF, dans sa modernité, ayant été décrit comme obscur ou difficile à suivre, son mari et biographe, est venu à son secours «La plupart des gens prétendent que la littérature ultramoderne se distingue par son obscurité, et nul ne saurait être plus sensé, ni plus clair : somme toute, la difficulté qu’éprouve le lecteur provient de ce qu’il est inhabituel à suivre les transitions de pensée de l’auteure. Tout artiste, tout auteur original a, en son temps, déconcerté le public. Mais cela ne dure qu’un temps, juste assez pour que leur rébellion, plus ou moins audacieuse contre la tradition, soit comprise, excusée, approuvée» écrit Léonard WOOLF.
Adeline, Virginia, Alexandra STEPHEN est née le 25 janvier 1882 à Londres, au 22 Hyde Park, dans le quartier de Kensington. Sa mère, Julia Prinsep JACKSON DUCKWORTH (1846-1895), une famille d’éditeurs, est belle, froide, efficace, «l’Ange du foyer» écrit Virginia WOOLF ; elle doit à sa mère sa délicatesse naturelle, le charme et le raffinement de son esprit. Son père, Sir Leslie STEPHEN (1832-1904), critique littéraire, rédacteur du «Dictionary of National Biography», un dictionnaire biographique des grands hommes, entré d’abord dans les ordres, pour devenir un libéral, est l’un des piliers de l’université de Cambridge. Sir Leslie STEPHEN, d’une distinction absolue, mais sourd, «c’était un de ces vieux gentleman victoriens d’une exquise amabilité et d’une élégance physique et mentale exceptionnelle, toutes les souffrances du monde avaient marqué son visage de rides d’une indiscutable noblesse» écrit Léonard WOOLF, dans «Ma vie avec Virginia». Sir Leslie connaît de grands hommes, comme Thomas HARDY (1840-1928) écrivain naturaliste, Henry JAMES (1843-1916) écrivain du réalisme, Edmund GOSSE (1849-1928), traducteur et critique littéraire et Thomas CARLYLE (1795-1881), auteur des «Héros» et un sage de l’ère victorienne.
Au carrefour de plusieurs influences ou courants culturels, britanniques comme français «son roman est un mélange d’impressionnisme et d’intellectualisme. L’inconscient psychologique pourrait y constituer le thème central du roman de Virginia Woolf : la clarté de son esprit, et la finesse exquise de sa culture, y frappe d’abord au premier» écrit Floris DELATTRE. Son père, issu de l’aristocratie victorienne, penseur indépendant, était d’abord marié à Harriet morte en 1875, la fille du romancier William MAKEPEACE THAKERAY (1811-1863). L’auteure doit à son père le goût du labeur intellectuel. Sa mère, Julia, veuve très jeune, avait déjà trois enfants de son précédent mariage avec Herbert DUCKWORTH : George (1868-1934), Stella (1869-1897) et Gerald (1870-1937). Ses deux parents, Julia et Leslie. Remariée à Sir Leslie, en 1878, ils auront ensemble quatre enfants : Thoby (1880-1906), Virginia (1882-1941) et Adrian (1883-1948). L’éducation entière de Virginia a été faite à la maison, et s’intéresse notamment à Sir Thomas BROWN (1605-1662), Michel de MONTAIGNE (1533-592) auteur des «Essais», Léon TOLSTOI (1828-1910), Jane AUSTIN (1775-1817), George ELIOT (1819-1880), romancière, et les sœurs Brontë, Charlotte et Emilie.
En 1927, «Promenade au Phare», «voyage au phare», «vers le phare» ou «To the Light House», est le roman de l’âge de l’innocence, le plus autobiographique, sans doute le meilleur de Virginia WOOLF. Ce roman, un chant d’amour, de joie, de solitude et d’angoisse, fait écho au livre d’Edith WHARTON (1862-1937), «The Age of Innocence», de 1920, Prix Pulitzer aux Etats-Unis, en 1921, et publié maintenant en 2019, à Paris, les éditions Belles Lettres, sous le titre de «L’âge de l’innocence», une brillante peinture de la haute bourgeoise new-yorkaise du XIXème siècle, avec ses conventions, sa morale et ses codes rigides, et son étouffante atmosphère de caste. Occupée à réprimer durement tout ce qui pourrait troubler son entre-soi, cette société de caste réprime durement toute tentative de révolte ou d’innovation. Edith WHARTON avait pour mentor, Henry JAMES, un ami au père de l’auteure. Virginia WOOLF se penche sur les souvenirs heureux de son enfance concentrés sur la période 1910 et 1920, en évoquant les vacances avec sa famille aux Cornouailles. «Je suis bien résolue à entreprendre «La promenade au Phare». Ce sera assez court. Rien ne manquera au caractère de Père. Il y aura aussi Mère, St Ives  où, petite fille, passa des vacances qui furent peut-être les plus heureux moments de sa vie, l'enfance et toutes les choses habituelles que j'essaie d'inclure, la vie, la mort. Mais le centre, c'est l'image de Père, assis dans un bateau et déclamant «Nous pérîmes chacun tout seul» écrit, le 14 mai 1925, Virginia WOOLF dans son journal. En effet, le personnage de M. RAMSAY, un professeur d’épistémologie, rappelle bien le père, Sir Leslie, une figure tyrannique, tant redoutée qu’adorée ; «cet égoïste, ce cuistre tout occupé de savoir» écrit Jacques-Emile BLANCHE. «Il est évident que Virginia s’est inspirée de son père pour créer le personnage de Mrs Ramsay. Il ne s’agit pas de la simple transposition d’une personne réelle en personnage de fiction, Virginia l’a sublimé, l’œuvre d’art n’est pas une photo. Mais on peut faire tout de même quelques rapprochements. Sir Leslie Stephen a été parfois difficile à vivre pour sa famille, ses filles, Vanessa, en particulier. Elles ont mal vécu son autorité, sa sentimentalité, mais elles ont été déloyales à son égard après sa mort», écrit Léonard WOOLF, dans «Ma vie avec Virginia». Ce roman est qualifié par Virginia, dans son journal, de «livre dur et musclé». Le père, philosophe de métier, mais apparemment peu talentueux, trouve à contrarier son fils, James, de six ans, espérant une promenade au phare. «S’il fait beau» dit la mère. «Mais, il ne fera pas beau» retorque, sèchement, Mr RAMSAY, et son épouse accepte, sans discuter, ce diktat.
Dans ce roman, Virginia WOOLF décrit ainsi Mr RAMSAY «Il est mesquin, égoïste, vain, incapable de sortir de lui-même ; c'est un tyran». Le père, qualifié de patriarche despotique, campé dans ses certitudes, est un puritain, acariâtre, brutal, capricieux, exigeant, tellement autoritaire que Virginia écrira, dans son «Journal» : «Si mon père était resté en vie, je n’aurais jamais écrit autant de romans et d’essais ; il n’avait aucune sensibilité à la peinture, pas d’oreille, aucun sens de la musique des mots ; la nature l’avait doué d’une grande vigueur animale, mais avait négligé de l’équiper d’un cerveau».
En revanche, «Promenade au phare», une immense cathédrale d’Amour élevée à la gloire et à la mémoire de sa mère morte, alors que Virginia était encore très jeune, est une thérapie et un deuil. Virginia sentait sa présence, sa voix et voulait l’immortaliser. En effet, sa mère, incarnée par Mrs RAMSAY, est l’archétype de la femme attachée aux valeurs traditionnelles, dévouée, pleine de beauté intérieure, mais idéalisée parce que morte quand Virginia WOOLF n’avait que treize ans. En effet, Mrs RAMSAY, attachée aux valeurs conservatrices de l’ère victorienne, est vénérée par les hommes parce qu'ils voient en elle le symbole de la femme belle et féconde, se contente d'une grande condescendance à leur égard : «Elle prend toujours les hommes en pitié comme s'ils avaient manqué de quelque chose, et les femmes jamais» écrit Virginia WOOLF. Devant subir leurs humeurs et leurs demandes, chercher à leur plaire et les réconforter, Mrs RAMSAY peut émettre une plainte implicite contre le rôle qu'elle tient pourtant à jouer : «Elle est femme et, en conséquence, on vient naturellement la trouver toute la journée, tantôt pour une chose et tantôt pour une autre» écrit-elle.
Le personnage de Lily BRISCOE, une artiste indépendante, rappelle bien sa sœur, Vanessa BELL, une peintre. Au passage, Virginia WOOLF dénonce la misogynie du père «Il laisse entendre que le cerveau masculin conserve sa grandeur même dans sa déchéance ; que toutes les femmes doivent rester dans l'ombre des travaux de leurs maris. (…) Les femmes sont incapables de peindre ; les femmes sont incapables d'écrire» dit le personnage de Charles Tansley. Par l’art, James ira au phare, dix ans après, une tour nue et droite, sur un rocher désolé ; il est déçu, ce n’était pas le phare argenté et brumeux fantasmé durant son enfance. Un personnage du roman «se demande : Pourquoi vivons-nous? Pourquoi se donner tant de mal pour que la race humaine continue à exister? Est-ce tellement désirable ? Sommes-nous attirants en tant qu'espèce?» s’interroge William BLAKE au cours d’une conversation avec Mrs RAMSAY. Lily peint de visage de Mrs RAMSAY ; c’est le temps retrouvé, digne de Marcel PROUST. Le personnage de Lily BRISCO,  par son activité picturale, s'interroge sur la nature de Ia création artistique, sur la difficulté de créer, sur le rôle de l'art. Son travail lui permet d'explorer en profondeur la mémoire, de faire revenir le passé, de retenir les heures qui passent, de saisir dans sa miraculeuse spontanéité «un moment d'être», d'essayer de «faire de l'instant présent quelque chose de permanent », de lutter contre le Chaos, de vaincre la mort. Car l’art est ce qui accomplit, qui permet à toutes les choses de trouver leur parfait achèvement. La peinture est un moment d’éternité «Rien ne dure ; tout change ; mais pas les mots, pas la peinture», dit Lily BRISCO.
Dans «Promenade au phare», l’action se passe dans une maison des Hébrides, au sud de la mer d’Ecosse, rappelant en bien des points la maison de Saint Ives, en Cornouailles, où le clan des STEPHEN allait séjourner durant les vacances d’été. Une soirée d'été sur une île au large de l'Écosse. Pôle de convergence des regards et des pensées, Mrs Ramsay exerce sur famille et amis un pouvoir de séduction quasi irrésistible. Un enfant rêve d'aller au Phare. L'expédition aura lieu un beau matin d'été, dix ans plus tard. Entretemps, mort et violence envahissent l'espace du récit. Au bouleversement de la famille Ramsay répond le chaos de la Première Guerre mondiale. La paix revenue, il ne reste plus aux survivants désemparés, désunis, qu'à reconstruire sur les ruines. Des bonheurs et des déchirements de son enfance, Virginia WOOLF a fait la trame d'une œuvre poétique, lumineuse et poignante qui dit encore le long tourment de l'écriture et la brièveté de ses joies : visions fragiles, illuminations fugaces, «allumettes craquées à l'improviste dans le noir». Poétesse et romancière de la psychologie, Virginia WOOLF incarne bien la modernité : «Je pense vaguement à inventer pour mes livres un nouveau terme, que je substituerai à «roman». Un nouveau… de Virginia Woolf. Mais quoi ? Une nouvelle élégie ?» écrit Virginia WOOLF dans son journal du 27 juin 1925. Ce roman et suivant Max-Pol FOUCHET, pose cette question philosophique «Qu’est-ce que la vie ?».
Dans ce roman, Virginia WOOLF introduit ses sujets fétiches : la vie, la mort, les relations humaines, l’essence de l’art, le temps qui passe. «Le passé est magnifique parce que l’on ne ressent jamais une émotion dans toute sa réalité sur le moment. Elle se développe par la suite, si bien que nous n’avons pas d’émotion complète dans le présent, mais seulement dans le passé», écrit-elle dans son journal. Devant les drames familiaux et ces morts, «Le Phare» est destiné à illuminer ce sombre et déprimant passé. Virginia WOOLF adopte une nouvelle technique «Dans promenade au phare», celle du monologue intérieur, flux ou courant de conscience (Stream of Consciousness), terme inventé par William JAMES (1842-1910), une pensée in petto, flottante et errante, parfois traversée d'une oralité intime. Le récit, comportant peu de dialogues et d’actions, peut être sinueux et difficile à suivre, il s’agit d’évènements, d’objets, de lieux ou de réflexions des principaux personnages qui se souviennent, s’interpellent parfois à distance, se questionnent, s’imaginent ou rêvent. Dans une langue parfois populaire, avec des hyperboles, des antithèses, des comparaisons, des personnifications, une description documentaire, une rumination des événements passés, les personnages traversent des moments de douleur d’extase, de soulagement, de haine, de ressentiment, d'attrait réciproque, tout en restant claustrés dans leur solitude. Finalement, «Promenade au phare» est l’éloge de de l’éphémère, de la géographie de l’enfance, le caractère quasi religieux des émotions de l’enfance et la grande fragilité des relations adultes. Le monologue intérieur, traduit ainsi la complexité de la vie humaine «Son œuvre garde, tantôt la fluidité insaisissable de quelque rêve féérique, tantôt montre la précision d’un effort intellectuel tenace» écrit Floris DELATTRE.
Sa sœur, Vanessa, passionnée d’art, épouse le critique d’art Clive BELL (1881-1964). Dans sa modernité, en pleine période impressionniste, Virginia WOOLF pense que le romancier, comme le peintre, peut s’évader du réalisme, en brossant ses impressions. «L’écriture moderne est gênée par la nécessité de suivre la chronologie. Mais la chronologie ne correspond pas à la réalité. En fait, dans notre esprit, le temps passé, le présent et l’avenir se confondent. Le temps n’est pas homogène. Il y a des moments d’extase qui semblent infinis, et de longues plages sableuses qui laissent à peine une trace dans la mémoire» écrit Virginia WOOLF.
La modernité de ses romans résident en partie dans l’absence d’intrigue, le monologue intérieur, un récit libre et polyphonique, en sont la pièce centrale. «Il est indiscutable que nous sommes ici en présence d’une des intelligences et des imaginations les plus délicates d’aujourd’hui, de celles qui cherchent et trouvent de nouvelles voies dans le champ romanesque anglais» écrit en 1936, Jorge Luis BORGES (1899-1986). Dans sa grande compassion, particulièrement sensible aux injustices, Virginia WOOLF, comme Tolstoï, pense que le roman n’est pas une leçon de morale, mais une œuvre d’art. En effet, l’art exhibe et tient la vie à distance et le roman doit conserver une grande proximité avec la vie, de l’intérieur, comme de l’extérieur. Par conséquent, dans les romanes de Virginia WOOLF l’intrigue est marginale et l’introspection philosophique privilégiée : «Ce qui compose les personnages de Virginia Woolf, c’est cette pluie d’impressions qui s’abat sur eux  et transforme lentement leur conscience» écrit André MAUROIS.
Mariée à Léonard Sidney WOOLF (1880-1969), en août 1912, un socialiste et membre fondateur du Parti travailliste, pacifiste et anticolonialiste, spécialiste des questions d’histoire diplomatique, journaliste, éditeur, écrivain et intellectuel radical de Cambridge, son conjoint lui transmet l’héritage spirituel de son père : «Ce que l’Eternel attend de toi, c’est que tu pratiques la Justice et que tu aimes la clémence» disait son beau-père, Sydney WOOLF. A Cambridge, Léonard était ami de Lytton STRACHEY et Thoby, un frère à Virginia. Et Virginia avait «quelque chose d’impressionnant et même d’inquiétant» écrit Léonard WOOLF. En fait, Virginia est «la seule personne que j’ai connue intimement et dont je peux dire qu’elle mériterait l’appellation de génie. C’est un mot fort qui signifie que le fonctionnement de l’esprit de ces personnes est fondamentalement différent de celui des personnes ordinaires ou même des extraordinaires» écrit Léonard WOOLF, dans «Ma vie avec Virginia». En effet, Léonard WOOLF a su écouter, entourer, aimer et entourer sa femme. Il a admiré sa beauté «éthérée, et toujours superbe, mais douloureuse à observer dans les moments d’anxiété et de souffrance» écrit Micha VENAILLE, dans la préface de biographie que Léonard WOOLF consacre à Virginia. «On ne pourrait pas parler aujourd’hui de Virginia WOOLF, si Léonard n’avait pas existé. Car elle n’aurait pas vécu assez longtemps, pour écrire ses chefs-d’œuvre» écrit Cecyl WOOLF (1927-2019), neveu de Virginia. En effet, on doit à Léonard WOOLF, l’édition du fameux journal de Virginia qu’elle avait tenu entre 1915 et 1941. Des 26 volumes de ce journal intime, Léonard a retenu «ce qui relève de son travail d’écrivain. Ce recueil nous éclaire sur les intentions, les buts et les méthodes de Virginia Woolf. Il nous donne un tableau psychologique fort original de la création artistique, vue de l’intérieur» écrit dans la préface Léonard WOOLF.
Un des défis majeurs d’un écrivain est de se faire publier. Or, en 1917, avec son mari, Léonard WOOLF, le couple fonde une maison d’édition, la Hogarth Press, et publient notamment Sigmund FREUD et Marcel PROUST. La recherche du temps perdu traverse une bonne partie de la création littéraire de Virginia WOOLF. Ainsi, dans «Mrs Dalloway» l’intrigue ne tient que seule journée, mais «elle reflète et condense des milliers de journées passées ou futures» écrit Marguerite YOURCENAR. Dans «Orlando» trois siècles d’histoire ont été rapetissées aux trente années d’un jeune homme qui se transformera en femme. Dans les «Vagues» le temps lui-même «se fait sentir dans la maison abandonnée, comme la présence d’un courant d’air» écrit Marguerite YOURCENAR. Virginia WOOLF, à la suite de plusieurs décès des membres de sa famille, déménage dans le quartier de Bloomsbury et y fonde un groupe littéraire du même nom.
Fréquentent ce groupe de Bloomsbury attaché à l’art et la littérature, notamment Lytton STRACHEY (1880-1932), auteur d’une biographie sur la reine Victoria, Roger FRY (1886-1934), un peintre pré-impressionniste français, Desmond McCARTHY (1877-1952), un brillant critique littéraire, l’économiste John Maynard KEYNES (1883-1946), l’écrivain, Thomas Stearns ELLIOT (1888-1965), Prix Nobel de littérature, poète, dramaturge et critique littéraire et David GARNETT (1892-1981), écrivain. Ce groupe de Bloomsbury, qualifié d’une coterie de snobs et de bourgeois, avaient des adversaires acharnés, comme David Herbet LAWRENCE (1885-1930), «un snob feint d’admirer ce qu’il n’admire pas ; le groupe de Bloomsbury n’admirait que ce qui lui paraissait authentiquement admirable, et il avait le goût le plus fin» écrit André MAUROIS. La réplique de Virginia WOOLF à ses détracteurs est cinglante. DH LAWRENCE «n’est pas comme Proust, un membre d’une société stable et civilisée. Il a le désir de quitter sa propre classe et de s’agréger à une autre. Le fait qu’il était le fils d’un mineur, et qu’il détestait sa condition, lui donner une autre manière d’aborder d’écrire, différente de ceux qui ont une position établie et jouissent de situation qui leur permettent d’oublier ce que sont leurs situations» écrit-elle. Le couple habitera à Hogarth House, à Richmond, de 1915 à mars 1924. Auparavant, et en 1919, ils ont acheté une maison «Monk’s House» à Rodmell, près de Lewes, pour déménager et louer, au 52 Tavistock Square, à Londres, de mars 1924 à août 1939. Le couple s’installe par la suite au 37 Mecklenburg Square, une maison gravement endommagée par les bombardements allemands. La famille déménage alors à «Monk’s House», jusqu’à la mort de Virginia WOOLF en 1941.
Vanessa BELL s’oriente très tôt vers la peinture et l’art ; Virginia WOOLF commence à développer son ambition littérature et lit, abondamment. Les deux soeurs ont confiance dans leur génie propre et leur génie commun et veulent affronter la citadelle du patriarcat. Virginia WOOLF considère l’écriture comme un apprentissage douloureux et exigeant. Écrire procède, pour elle, d’une disposition aux «chocs» qui déchirent le réel et le révèlent. Et les chocs sont liés à la mort : de sa mère en 1895, de sa demi-sœur en 1897, de son père en 1904, de son frère aîné Thoby en 1906, de son neveu Julian en 1936, durant la guerre d’Espagne. L’écriture devrait bloquer la mort, comme elle arrête le temps. Suivant Virginia WOOLF l’engagement littéraire se créé par un choc et le souci de mettre un mot derrière un traumatisme (décès de ses parents, viol de ses demi-frères, l’androgynie et dépression). «On découvre là comme la poésie de la grande romancière anglaise est fondée sur une pensée politique audacieuse et précise. Sa dénonciation de la colonisation, de la ségrégation des femmes est, en 1938, d’une lucidité cruelle, d’une ironie violente qui n’ont pas à cette heure été dépassées. […] Les femmes, mais il n’y a pas encore de femmes […]. Il n’y a jamais eu que l’annulation des femmes. Restent la folie, la douleur de n’être pas qui circulent dans les lignes, les veines de Virginia Woolf. Une femme, aux prises avec ces réseaux barrés, cette mort vivante, captive en elle, de l’être qu’elle était» Viviane FORRESTER, dans sa préface sur «Trois guinées». Virginia WOOLF ne voulait pas être étiquetée, mais seulement se libérer de tous les carcans : «Je ne veux pas être «célèbre», ni «grande». Je veux aller de l’avant, changer, ouvrir mon esprit et mes yeux, refuser d’être étiquetée, stéréotypée. Ce qui compte, c’est se libérer de soi-même, découvrir ses propres dimensions, refuser les entraves» écrit Virginia WOOLF.
Son premier roman, est «The Voyage Out» en 1915 et son dernier roman, «Entre les Actes», a été publié, à titre posthume, en 1941. Les obsessions littéraires de Virginia WOOLF tournent autour de trois questions principales : qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que l’amour ? Comment lutter contre le Chaos ? Comment retenir les heures qui passent ? et comment vaincre la mort ?
Son premier roman, est «The Voyage Out» en 1915 et son dernier roman, «Entre les Actes», a été publié, à titre posthume, en 1941. Les obsessions littéraires de Virginia WOOLF tournent autour de trois questions principales : qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que l’amour ? Comment lutter contre le Chaos ? Comment retenir les heures qui passent ? et comment vaincre la mort ?
Une vie lézardée et fracturée, avec la montée du féminisme, et au milieu du Chaos de la Première guerre mondiale, Virginia WOOLF pose une direction littéraire :«Il faut s’assurer du réel, car il est précisément ce qui échappe, affirmer des intermédiaires, des médiations entre le réel et soi» écrit Virginia WOOLF dans son journal, en 1917. Virginia WOOLF qui n’a pas fréquenté l’université, souffre de l’androgynie, de la bisexualité, de la folie, de la frigidité et des agressions sexuelles de ses demi-frères. Bien avant Virginia WOOLF, les sœurs Emily BRONTE (1818-1848) et Charlotte BRONTE (1815-1855) avaient vigoureusement protesté contre leur célibat imposé, les contraintes mesquines, la rigide stagnation imposée aux femmes dont le rôle se borne «à fabriquer des puddings, tricoter des bas, jouer du piano ou faire de la tapisserie». Ceux deux écrivaines de l’ère victorienne, par leurs écrits, luttent donc les conventions sociales rigides de leur temps qui les étouffent et les rabaissent. Cependant, les sœurs BRONTE n’étaient pas conscientes de leur féminité et c’est Virginia WOOLF, à travers sa création littéraire, qui est devenue le porte-drapeau du féminisme. Aussi, en socialiste et compte tenu de ces frustrations ou ressentiments, engage contre un combat littéraire radical en faveur de l’émancipation des femmes. Tirant profit d’une conférence en octobre 1928 sur les «femmes et le roman», Virginia WOOLF expose ses idées sur le féminisme. Constatant que les femmes ont toujours écrit «comme parlent les dames pour donner du plaisir», fidèles à leur devoir de divertir et leur instinct de dissimuler, il est grand temps de changer qu’elles prennent la parole, pour changer cet ordre de soumission, de tyrannie et d’asservissement.
En 1929, dans son roman, «une chambre à soi», ou «A Room of One’s Own», Virginia WOOLF réclame pour les femmes un espace d’intimité où elles seront libres de se retirer, pour penser par elles-mêmes, «puisque leur liberté intellectuelle dépend des choses matérielles». Par conséquent, il manquait aux femmes douées, pour affirmer et exposer leur génie de quoi vivre, du temps et une chambre à soi. «Une femme, pour être en mesure d’écrire doit avoir de l’argent et une chambre à elle ; et cela, comme vous allez le voir, ne résout en rien le grand problème de ce qu’est la nature de la femme et la vraie nature de la littérature» écrit Virginia WOOLF. «L’histoire de l’opposition des hommes à l’émancipation des femmes est peut-être plus intéressante que l’histoire cette émancipation elle-même» dit la narratrice. Bravant toutes les conventions rigides depuis l’ère victorienne, Virginia WOOLF mène un combat littéraire pour légitimer son existence et celle des femmes. «L’atmosphère masculine me déconcerte. Je pense au précipice abrupt qui coupe en deux l’intelligence masculine, et je m’étonne qu’on puisse s’enorgueillir d’un point qui ressemble tant à la stupidité» écrit Virginia WOOLF dans son journal. A son époque les femmes n’avaient pas le droit d’aller à l’université ou d’entrer dans une bibliothèque «Les voilà qui marchent, ces frères qui ont reçu une éducation des grandes écoles et des universités, qui ont monté ces marches, qui ont pu entrer et sortir par ces portes, s’installer à ces chaires, enseigner, administrer la justice, pratiquer la médecine, faire des transactions, du négoce, gagner de l’argent» écrit Virginia WOOLF. En effet, dans une Angleterre plombée par la culture conservatrice victorienne, la jeune fille reléguée au rang de femme au foyer, pour devenir «un Ange du foyer», Virginia WOOLF estime que la haute mission d’une écrivaine est de «tuer l’Ange au foyer». A l’époque il n'eut aucune écrivaine de la valeur de William SHAKESPEARE (1564-1616). Les grandes écrivaines pionnières ont affronté le regard dominateur et méprisant des hommes : «Chaque fois qu'il est question de sorcières à qui l'on fait prendre un bain forcé, ou de femmes possédées par les démons ou de rebouteuses qui vendirent des herbes, je me dis que nous sommes sur la trace d'une romancière, d'une poète en puissance, de quelque Jane Austen silencieuse et sans gloire» écrit Virginia WOOLF.
«Trois Guinées», un roman publié en 1938, à la veille de la Deuxième mondiale devait traiter de la sexualité des femmes. Cependant, « Trois Guinées», une œuvre subversive, est une violente dénonciation de l’oppression subie par les femmes, les appelle à se libérer de cette domination «Derrière nous s’étend le système patriarcal avec sa nullité, son amoralité, son hypocrisie, sa servilité. Devant nous s’étendent la vie publique, le système professionnel, avec leur jalousie, leur agressivité, leur cupidité. L’un se referme sur nous comme sur les esclaves d’un harem, l’autre nous oblige à tourner en rond, tourner autour de l’arbre de la propriété. Un choix entre deux maux» écrit-elle. «Trois Guinées», comparant la misogynie au Nazisme et au colonialisme, avait fait scandale : «Vos mères combattaient le même ennemi que vous, et pour les mêmes raisons. Elles ont lutté contre la tyrannie du patriarcat comme vous luttez contre la tyrannie fasciste. Les dictateurs interfèrent aujourd’hui avec vos libertés ; ils dictent votre façon de vivre. Ils ne font plus la différence maintenant seulement entre vos sexes, mais les races» écrit-elle. Comme des colonisées, le racisme banalisé réduite les femmes à des victimes de l’exploitation des hommes «Glissée dans la banalité quotidienne, dans la paix des demeures familiales. Partout, toujours, des esclaves : les femmes, des existences avortées ; partout l’emprise. Un monde de vainqueurs et de vaincues ; de vaincues, qui semblent presque toutes avoir oublié la lutte et les raisons de lutter et qui participent de l’ordre des choses. Des vainqueurs mornes perdus dans un monde mutilé» écrit Viviane FORRESTER, dans sa préface sur «Trois Guinées». En Socialiste, et sans doute influencée par l’anticolonialisme de son mari, Léonard, l’auteure ne lutte que contre l’exploitation cupide des femmes par les hommes, une exploitation capitaliste ; ce que réclame Virginia WOOLF, c’est l’égalité réelle entre femmes et hommes ; les victimes ne doivent pas devenir des bourreaux. Entre femmes et hommes ont «un intérêt commun nous unit : il n’y a qu’un monde, une vie» écrit-elle. 
«Orlando», roman de l’androgynie, de la bisexualité, a été publié en 1928, une œuvre contemporaine  à la «chambre à soi», un essai féministe. «Dans le cerveau de l'homme, l'homme a la prédominance sur la femme, et dans le cerveau de la femme, la femme a la prédominance sur l'homme. L'état normal et satisfaisant est celui où les deux sexes vivent en harmonie et coopèrent dans l'ordre spirituel» écrit-elle dans «une chambre à soi». «Orlando» est en partie autobiographique, Virginia WOOLF, étant mariée, a également une attirance pour les femmes (Katherine MANSFIELD, Vita SACKVILLE-WEST, etc.)  : «J’aime Virginia. Qui ne l’aimerait pas ? Mais vraiment l’amour que l’on peut éprouver pour elle est d’une tout autre chose : une chose mentale, une chose spirituelle. Et aussi, elle m’aime. Je meurs de peur en raison de sa folie, je crains d’éveiller en elle des sensations physiques. Et puis Virginia n’est pas le genre de personne à qui on pense de cette façon. J’ai été elle au lit, deux fois, mais c’est tout» écrit Vita SACKVILLE-WEST (1892-1962) dans une lettre du 17 août 1926. «Orlando» est un roman relevant de l’étrange et du fantastique, Virginia WOOLF relate les aventures d’une androgyne immortelle, homme qui au milieu des siècles qu’il parcourt, du XVIème au XXème siècle, devient une femme. D'abord poète à l’époque élisabéthaine, puis ambassadeur à Constantinople, Orlando devient au XVIIIème siècle bohémienne ; s'habituant à sa condition de femme, il traverse ainsi l’époque victorienne puis atterrit dans les années 1920 où, toujours femme et devenu poète à succès, Orlando est à la recherche du sens du temps. Le héros, Orlando, au début est jeune, beau et riche ; il tombe amoureux d’une princesse russe, Sasha, dont le bateau est bloqué sur la Tamise, en raison du gel. Orlando, un poète, sentimental, est attiré par les femmes. Sasha, sensuelle, virile et aventureuse, balance entre la masculinité et la féminité.
Orlando cyclothymique, comme Virginia WOOLF, dans son bonheur et ses excès, peut être paralysé par la mélancolie ressemblant parfois à la folie. Orlando, debout devant un miroir, dans une métamorphose sans douleur, se rend compte qu’il est devenu une femme. Au moment de la mutation, trois soeurs donnent du répit à la biographe qui ne sait comment décrire la transformation. Ces soeurs sont la Sainte-Pureté, la Sainte-Chasteté et la Sainte-Modestie. Ces sœurs finiront par abdiquer pour retourner dans les boudoirs et les offices, les tribunaux et les cabinets, là où, dans le noir, l’hypocrisie et la cécité, vit la tribu des hommes respectables. Virginia WOOLF nous livre deux leçons de vie essentielles. D’une part, une reprise des vies des autres ne peut se faire que si cette reprise tient compte du désir qui traverse ces vies. D’autre part, qu’il y a un art de vivre qui cultive le présent de façon à ce qu’il ne soit pas noyé dans et par le passé mais garde un lien avec celui-ci, et de façon à ce qu’il puisse s’ouvrir aux actions à venir.
«Mrs Dalloway», publié en 1925, relate une journée dans la vie d’une femme mondaine. «Mrs Dalloway dit qu’elle achètera elle-même les fleurs» ainsi démarre ce roman d’une mondaine, une intrigue très mince. Vivant dans la haute société anglaise, au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’héroïne, Clarissa DALLOWAY, devenue femme d’un parlementaire, s’interroge sur ses choix : Pourquoi n’a-t-elle pas épousé l’homme qu’elle aimait vraiment, Peter WALSH, qui lui rend visite ce jour-là ? Ses souvenirs, ses angoisses remontent à la surface : pourquoi est-elle si frappée par la mort d’un ancien militaire, Septimus SMITH, un parfait inconnu pour elle ? Crise existentielle qui mène à un dédoublement de personnalité, aux portes de la folie. Dans son journal, Virginia WOOLF admet qu’écrire ce roman, décrivant une confusion mentale, la bouleverse. En fait, Virginia WOOLF ressemble bien à Clarissa, la bourgeoise pleine de dignité et à Septimus, atteint de la dépression. Ce grand monologue intérieur exprime la difficulté de relier soi et les autres, le présent et le passé, le langage et le silence, mais aussi de se reconnaître soi-même. Comment s’émanciper du carcan social, comment assumer son identité ? «Mrs Dalloway» est le chef-d’œuvre de Woolf et l’un des piliers de la littérature du XXe siècle. Dans ce roman poétique, porté par la musique d'une phrase chantante et d’une narration incisive, les impressions deviennent des aventures.
Publié en 1931, «Les Vagues» ou «The Waves», est un roman de la solitude, du temps et de la mort, «une peinture moderne, mais avec poésie secrète, une profondeur, un sens magique de l’enchantement des choses» écrit Marguerite YOURCENAR. «J’espère avoir retenu ainsi le chant de la mer et des oiseaux, l’aube et le jardin, subconsciemment présents, accomplissant leur tâche souterraine. Ce pourraient être des îlots de lumière, des îles dans le courant que j’essaie de représenter ; la vie elle-même qui s’écoule» écrit Virginia WOOLF dans son journal. Ce roman se compose d'une succession de monologues intérieurs, de six personnages, entrecroisés de brèves descriptions de la nature. «Les grands esprits sont parfois alliés de la folie. Subtile est la distinction qui les sépare» écrit Sénèque. En effet, pour Virginia WOOLF, la distinction entre la folie et l’inspiration est parfois ténue. «Je cours après ma propre voix, les voix qui volent au-dessus de moi» écrit Virginia WOOLF dans son journal. Les six personnages sont répartis en trois couples : Louis et Rhode amoureux de la solitude, Jinny et Neuville partisans du monde sensible, Bernard et Suzanne incarnent «le territoire imprenable». Perceval, trait d’union entre ces groupe, part en Inde avec son régiment, et est y tué. Les «vagues», dans leur musicalité, un poème en prose, symbolise le passage de l’enfance à la maturité, la vie à la mort. Chaque personnage donne sa voix et se retire dans un mouvement rythmé qui évoque le flux et le reflux des marées. «J'espère avoir retenu ainsi le chant de la mer et des oiseaux, l'aube et le jardin, subconsciemment présents, accomplissant leur tâche souterraine... Ce pourraient être des îlots de lumière, des îles dans le courant que j'essaie de représenter ; la vie elle-même qui s'écoule» écrit Virginia WOOLF. Attirée par l’eau et la mort, le personnage de Bernard incarne les grands désordres intérieurs de Virginia WOOLF : «Seigneur, que la vie est inexprimablement écœurante ! Quel ennemi nous sentons s’avancer vers nous ? C’est la Mort Je me jetterai contre vous, invaincu et impavide, ô Mort !» écrit-elle.
Esprit subtil et sensible, d’une grande complexité, Virginia WOOLF incarne à la fois la rage de vivre, mais aussi la folie, une terrible fascination de l’eau et de la mort. Souffrant de neurasthénie, de psychose maniaco-dépressive, son mari et biographie, pense que son génie viendrait en partie de là «Je suis certain que le génie de Virginia était en lien avec cette instabilité mentale. La créativité, l’inventivité qu’on trouve dans ses romans, sa capacité à décoller au-dessus du niveau d’une conversation ordinaire, les hallucinations, tout cela provenait d’un même endroit dans son cerveau. Elle butait, faisait des faux pas, cherchait sa voix, il lui fallait aussi écouter les voix venues d’ailleurs. C’était cela, au fond, le destin tragique de ce génie». écrit Léonard WOOLF, dans «Ma vie avec Virginia». Plusieurs fois confrontée à des crises d’absence, d’angoisse et de hallucination, à des envies de suicide, Virginia WOOLF a été souvent admise dans une maison de santé. «Quatre fois dans sa vie, ces symptômes l’ont complètement envahie et elle a dépassé la frontière qui sépare l’état normal de la folie. Elle eut une crise très grave, dans son enfance, à la mort de sa mère en 1895, une autre en 1914 et une autre en 1940. Et elle passait chaque fois par deux étapes que l’on peut définir comme maniaco-dépressives. Au stade maniaque, elle était très excitée, n’arrêtant pas de parler de manière de plus en plus incohérente ; elle était très excitée, avait des hallucinations, entendait des voix. Elle entendait dans le jardin des oiseaux parler grec. Pendant la période dépressive, ses pensées et ses émotions étaient à l’opposé. Elle était plongée dans une mélancolie et un désespoir profonds. Parlant à peine, refusant de manger ou de reconnaître qu’elle est malade, c’est dans ces moments qu’elle cherche à se tuer, en 1895 en jetant d’une fenêtre, en 1915 en avalant du Véronal et en 1941, en se noyant dans l’Ouse», écrit Léonard WOOLF, dans «Ma vie avec Virginia». Exténuée et nerveuse, mais résolue, lors de l’un de ses séjours à «Monk’s House», Virginia WOOLF écrit à son mari Leonard, avec lequel elle formait un couple fusionnel, une lettre restée célèbre : «Je te dois tout le bonheur de ma vie. Tu t’es montré d’une patience absolue avec moi et d’une incroyable bonté. Je tiens à dire cela — tout le monde le sait. Si quelqu’un avait pu me sauver, cela aurait été toi. Je ne sais plus rien si ce n’est la certitude de ta bonté. Je ne peux pas continuer à gâcher ta vie plus longtemps. Je ne pense pas que deux personnes auraient pu être plus heureuses que nous l’avons été» écrit-elle le 28 mars 1941. Aussi, Virginia WOOLF, obsédée par l’eau dans sa création littéraire, emplit ses poches de cailloux et s’enfonce dans la rivière de l’Ouse, à Rodmell. On retrouvera la canne et le chapeau de son mari. «Les êtres humains ont tous besoin de se retrouver, de sortir de cette armure de conventions, de faux devoirs, de fausses croyances où la plupart d’entre nous restent enfermés. Ils ont besoin de cette solitude à deux que serait la fusion masculin-féminin. Cette fusion est-elle possible ? On a l’impression que Virginia Woolf en a douté, et c’est pourquoi de ses plus beaux romans surgit quelque chose, non d’amer, mais de mélancolique, qui explique ou prépare la rivière et la mort» écrit André MAUROIS.
En définitive, par ses romans amers, mélancoliques, mais plein de poésie, Virginia WOOLF est définitivement entrée dans le Panthéon des Lettres. Grand artiste, Virginia WOOLF «accomplit à la perfection ce que personne n’avait tenté d’entreprendre. Son univers survivra, comme survit le cristal sous la masse écrasante des rochers», écrit Bernard BLACKSTONE (1911-1983). Mohamed M’Bougar SARR, Prix Goncourt du 3 novembre 2021, même s’il ne dit pas dans sa technique narrative s’inspire très largement du monologue intérieur de Virginia WOOLF, qu’il est urgent de lire ou relire :«Reading Virginia Woolf will change your life, may even save it. If you want to make sense of modern life, the works of Virginia Woolf remain essential reading. More than fifty years since her death, accounts of her life still set the pace for modern modes of living” écrit Jane GOLDMAN.
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Paris, le 28 décembre 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Virginia WOOLF (1882-1941) écrivaine socialiste de la modernité, du féminisme et du monologue intérieur» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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