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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 18:27
«Oum KALSOUM (1898-1975), l’Etoile d’Orient, la Voix des Arabes, une Diva égyptienne nationaliste» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Chanteuse, nationaliste et comédienne égyptienne, Oum KALSOUM a «marqué les arts et la littérature par une tradition éthique de l’écoute et du respect du public, changeant ainsi la perception des chanteurs à travers l’histoire de la culture et des beaux-arts» écrit Mohamed ARAD, dans son livre, «Oum Kalthoum, l’histoire d’une passion». Dotée d’une voix intense, vibrante et fragile dans l’intonation, Oum KALSOUM, la cantatrice du peuple arabe, on considère au-dessus d’elle, il n’y a que le Coran «Aucune chanteuse n’a été adulée à l’égale d’Oum Kalsoum, aucune voix, si belle soit-elle, n’a incarné comme elle, l’âme de tout un peuple, au point d’être sacralisée de son vivant, non seulement en Egypte, mais dans tout le monde arabe» écrit Xavier VILLETARD. Chantant aussi bien l’Amour divin que l’Amour humain, ainsi que de la Patrie, Oum KALSOUM est considérée comme la plus grande artiste du «Tarab», le quart ton, le maximum de plaisir à tirer de la musique, «Le Tarab, c’est elle» écrit Naguib MAHFOUZ (1911-2006), Prix Nobel de littérature. Gamal Abdel NASSER la considérait comme la «Première dame d’Egypte», avant sa femme. «La Rossignol du Delta», «La Quatrième pyramide d’Egypte», «L’Etoile de l’Orient», «la Perle de l’art», «Le Souffle parfumé», Oum KALSOUM avait divers surnoms dont «l’Etoile de l’Orient» : «Sans doute parce que qu’inaccessible au commun des mortels, elle brillait pourtant dans le ciel de chacun» écrit Francis DORDOR. «Si on veut la décrire, on n'arrivera jamais à trouver son équivalent», disait Ahmed RAMI (1892-1981), poète et un de ses plus fameux paroliers. Oum KALSOUM est «El Sett» ou «La Dame», chantant debout au milieu des hommes, qui finit de s’imposer comme le symbole du féminisme arabe contre la misogynie. Féministe et libre, symbole de l’alliance entre la tradition et la modernité, Oum KALSOUM appelait les femmes, dans ses concerts, à se prendre en charge : «Vous êtes la moitié de l’humanité, prenez votre destin en main !» disait-elle. Perfectionniste, et ayant de l’autorité dans un monde d’hommes, elle prend seule les décisions. Figure, elle sollicite la participation des femmes à ses concerts et leur demande d’enlever leur voile «Dévoilez-vous mes sœurs, les forces productrices de nos sociétés ; nous pouvons garder la tête haute et nue» dit-elle. La gloire de Oum KALSOUM, c’est d’être à la fois une voix asexuée et une voix bisexuée. Dans sa voix, les femmes écoutaient l’homme, et les hommes la femme. «Politiquement, c'est une femme arabe libre, qui peut faire taire tous ceux qui voudraient que l'on se taise» estime Ghalia BENALI, une artiste tunisienne. Pour le poète et parolier d’Oum KALSOUM, qui lui a écrit 137 de ses 283 chansons, «si on veut la décrire, on n’arrivera jamais à trouver son équivalent» dit Ahmed RAMI (1892-1981) : «J’ai aimé les musiques et la voix d’Oum Kalsoum, la plus grande chanteuse de tous les temps, celle qui chanta le plus et le plus longtemps, devant le plus de monde. Les succès d’Elvis Presley ou de la Callas sont de petites choses à côté des siens. Sa musique me nourrit. Oum Kalsoum est profondément maternelle, maternelle comme les déesses du monde antique. Elle est la voix de millions d’êtres sans voix» dit Maurice BEJART (1927-2007).

Oum KALSOUM est issue d’une famille rurale, très pauvre et profondément religieuse. Son père voulait avoir un garçon, mais c’est une fille qu’il a eue ; il ouvre le Coran et tombe sur le nom d’Oum KALSOUM, le prénom de la nouvelle née est trouvé. Oum KALSOUM, dont l'artiste porte le prénom, est la troisième fille du Prophète Mohamed et de Khadîdja, Oumm KOULTHOUM (603-630), mariée une première fois, à un des fils à Abu Lahab, puis répudiée, se remariera au Calife Othman, quand sa sœur Ruqayya sera morte. Le prénom d’Oum KALSOUM, dans sa version française que j’ai adopté, a été orthographié de diverses manières «Umm Kultum» ou «Oum KALTHOUM», «Oumou KOULSOUM» ou «Umm KULTUM». En effet, Oum KALSOUM, surnommée «Souma», est la transcription anglaise de l'arabe, ou en dialecte égyptien. Elle se présentait avant tout comme «une femme, une paysanne, une Égyptienne».

Par ailleurs, la date de naissance de Oum KALSOUM est incertaine ; on la situe tantôt en 1898, 1895 ou 1902. J’ai retenu la date de naissance officielle du 18 décembre 1898, dans le petit village de Tunamel El Charqui, dans le Delta, dans Nord de l’Egypte. Issue d’une famille très pauvre de trois enfants, sa sœur aînée Sayyida est alors âgée de dix ans et son frère Khalid d’un an. Sa mère, Fatma AL-MALIJI, est femme au foyer et son père, Cheikh Ibrahim, est imam ; il psalmodiait des chants religieux pour faire vivre sa famille. En écoutant son père enseigner le chant à son grand frère, la jeune fille répétait à son tour en jouant à la poupée. «La première fois que mon père me demanda d’aller chanter avec lui, je lui ai dit non. J’allais vers 7 ans. Mon père était l’imam de la mosquée du village. Pour nous faire vivre, il donnait des récitals lors des fêtes religieuses. Mon frère Khaled l’accompagnait ; il voulait lui transmettre son art. En cachette, je retenais les psalmodies qu’il lui apprenait, et je les chantais en jouant avec ma poupée» dit-elle, dans ses mémoires radiophoniques. Son père comprit vite que sa fille, un «Rossignol du Delta», possédait un talent pour le chant ; il lui demanda alors de rejoindre sa petite troupe. «Un jour, mon père m’a surprise, et il s’est tu, jusqu’à ce que je termine de chanter. C’est alors qu’il m’a proposée de l’accompagner chez le chef de village. Et pour m’amadouer, il m’a dit qu’il me donnerait des sucreries et du flanc à la fleur d’oranger. Je suis têtue, mais gourmande. Finalement, j’ai accepté» dit-elle dans ses mémoires radiophoniques. Oum KALSOUM n’alla pas dans une école traditionnelle, mais au «Kutab» ; elle y apprit à lire et réciter le Coran. Mais l’apprentissage du Coran aide à mémoriser les textes et à façonner la voix. A cette époque, il n’y avait rien de sentimental dans ses nombreux chants religieux au sein de son village. Peu à peu sa notoriété grandie malgré son jeune âge. Ibrahim, craignant que l’on s’intéressât plus à son physique qu’à son chant, l’habillait d’une longue «Galabeyya», tel un garçon. Durant les fêtes religieuses ou les événements familiaux, en contrepartie de ses chansons, les villageois lui offraient un bol de riz et du lait. Fervente religieuse et submergée d’un culte voué à Dieu, «Son pays natal c’est le Coran. Sa foi n’est pas un refuge, mais sa raison de vivre» écrit Ysabel SAIAH-BAUDIS, une de ses biographes. À seize ans, Oum KALSOUM fut remarquée par un chanteur alors très célèbre, Cheikh Abou AL ILA MOHAMED (1872-1927), passé du chant religieux au chant profane, lui apprend la musique et le goût des mots ; en particulier il attira son attention sur la nécessité de comprendre les textes. «Quand je commençais à chanter, je ne comprenais rien ; j’étais comme un phonogramme ou un perroquet. On me disait de dire quelque chose, et je le répétais. Je ne réalisais même pas que j’avais un don pour le chant. Mon père avait besoin de nous faire vivre, il m’a poussée. Les gens étaient contents parce que j’étais une petite fille courageuse et que je chantais. Je suis devenue la vedette de la famille. C’est tout» dit-elle. Ainsi démarra la carrière d'une chanteuse hors du commun, d’une petite paysanne défavorisée, Oum KALSOUM, à travers les villages du Delta «Nous avons été partout, dans les villages et les fermes, des kilomètres à pied ou à dos d’âne. La première fois que j’ai pris le train, j’ai vu les arbres marcher. Je n’avais compris qu’ils reculaient. On commençait à chanter à 8 heures du soir, et on continuait jusqu’au matin. Et souvent, il y avait des bagarres. On attendait que les gens se calment pour recommencer à chanter. Un jour, il n’y a pas eu de bagarre et nous avons vite épuisé notre répertoire. Il a fallu qu’on enrichisse notre programme jusqu’au lever du jour» dit-elle. Pour perfectionner son art, Oum KALSOUM fut auditionnée par Zakaria AHMED (1896-1961), musicien, compositeur et chanteur, qui incita sa famille à s’installer au Caire.

Quand, Oum KALSOUM arrive, en septembre 1923, au Caire, le pays est en pleine effervescence politique ; le leader nationaliste, Saad ZAGHLOUL (1859-1927), du parti Wafd, a obtenu la fin du protectorat, mais avec une importance présence britannique aux affaires étrangères, à la défense, et donc au Canal de Suez. Oum KALSOUM hommage à ce nationaliste «Saad s’absente de l’Egypte». Oum KALSOUM aura eu une relative longue existe, et a vécu pendant une époque importante de l’histoire de l’Egypte et des pays arabes. En effet, en moins de trois quarts de siècle, Oum KALSOUM aura connu le protectorat britannique, l’émergence du nationalisme, les règnes des souverains FOUAD 1er (1868-1836) arrière-petit-fils de Méhémet Ali, et Farouk, ayant proclamé l’indépendance de l’Egypte le 15 mai 1932, mais en laissant le Canal de Suez aux Occidentaux, et de FAROUK (1920-1965), ainsi que la Révolution de 1952, les mandats de Gamal Abdel NASSER (1918-1970) et Anouar EL-SADATE (1918-1981), sans oublier les deux défaites face à Israël en 1948-49 et 1967.

Dans la capitale égyptienne, Oum KALSOUM devient lyrique et sentimentale dans ses chansons «J’ai abandonné tous mes amis les proches. J’ai préféré reste seule avec mon amour. Seuls mes yeux peuvent exprimer ce que je ressens, cette immense angoisse» chante-t-elle. En effet, le Caire, une ville tolérante et cosmopolite connaît en cette période, une puissante Renaissance culturelle, «l’Essor» ou «Al Nahda» autour du féminisme, du nationalisme, de la sociologie et de l’art ; un immense mouvement de protestation, contre l’occupation britannique, gronde à travers, notamment des chansons révolutionnaires. En paysanne, issue d’un milieu rural conservateur et corseté, et son père ne voulant pas qu’elle apparaisse en fille, Oum KALSOUM était décalée dans ce Caire de la Renaissance, et continuait à s’habiller en garçon. Aussi, on s’est donc moqué d’elle. «Le Caire, qu'on appelle la mère du monde, est une ville bouillonnante, sous domination étrangère. Oum Kalsoum commence à chanter des chansons très austères, alors qu'à l’époque, beaucoup de chanteuses sont très dénudées, et chantent des chansons grivoises. Elle, elle commence par l'austérité, mais sa voix fait des miracles», écrit Ysabel SAIAH-BAUDIS. Oum KALSOUM, dans sa ferveur religieuse, avait privilégié les chants sacrés, comme «Touba» ou le repentir : «Repenti je suis, mes larmes coulent de remord. Où est mon cœur des larmes du repentir ? Que ne me suis-je pas fondu de honte chaque fois. Que la largesse du Bienfaiteur renouvela le pardon. Dans mon cœur, le démon a enlacé le démon. Et je me suis inquiété de ceci et de cela. Les illusions m'ont submergé, j'ai invoqué Ton amour. Le pêché plana avec mon être, mais mon présent se jeta pour panser la douleur de mes blessures. J'ai délaissé le péché pour atteindre la paix» chante-t-elle. L’artiste a vite compris que si elle voulait conquérir la capitale, il fallait être moderne, plutôt qu’un répertoire musical sacré, il fallait s’orienter vers des chansons sentimentales : «Même s’il me tourmente, les larmes que l’Amour provoque, me sont douces. Je lui pardonne tout, alors qu’il est mon bourreau» chante-t-elle. Oum KALSOUM commence donc à s’habiller à l’occidentale et travaille le détail, l’ornementation du chant. Dans cette effervescence artistique et culturelle, Oum KALSOUM a été précédée au Caire par de prestigieuses militantes féministes et anticolonialistes, comme Hoda CHAARAOUI (1879-1947), fondatrice de l’Union féministe égyptienne en 1923 ou Ceza NABARAWI (1897-1985), rédactrice en chef d’un journal, «l’Egyptienne». L’élite intellectuelle choisit Oum KALSOUM comme «Quatrième pyramide d’Egypte», une idole du Renouveau culturel du Caire. L’autre mutation majeure, est l’arrivée de la TSF, avec des enregistrements et concerts à la radio égyptienne entre 1934 et 1960. Le contrat conclu avec la radio, c’est que Oum KALSOUM, dont les concerts sont retransmis dans tous les pays arabes, soit la mieux rémunérée. La radio est une nouveauté pour Oum KALSOUM qui avait l’habitude des concerts en public «Je peux dire que ce m’a le plus dérangée, c’est d’être avec toutes les lumières rouges et vertes, seule et isolée ; comme si je parlais toute seule à moi. C’était l’instant de surprise pour moi, je n’ai pas aimé. Et ensuite, les concerts ont été retransmis en direct, avec une interaction entre l’artiste et le public ; cela change tout» dit-elle.

En 1932, Oum KALSOUM entame une grande tournée à Damas, Bagdad, Beyrouth, Tunis, Haïfa et Jérusalem, et offre son cachet pour combattre l’occupant britannique et pour aider l’immigration juive. Oum KALSOUM, dans son ascension, et tenant compte de ambiance culturelle favorable, n’a pas négligé le cinéma. Elle aura été actrice de six films (Weddad en 1936, Le chant de l’espoir en 1937, Dananir en 1940, Aïda en 1942, Sallama en 1945 et Fatma en 1947). Dans ces films, autour du conte des Mille et une nuit, elle incarne aussi la fille du peuple, esclave, paysanne ou infirmière, parvenant à vaincre les pesanteurs de la société. Elle refuse d’embrasser l’acteur masculin, et demande à ce que la scène soit coupée quand celui-ci approche de ses lèvres.

Tenant compte de toutes ces mutations profondes de la société du Caire en chanteuse classique, dans un arabe littéraire ou populaire épuré, évitant les chansons grivoises, frivoles, vulgaires ou légères, Oum KALSOUM, l’idole de la classe populaire, a bouleversé les codes, par sa façon de chanter et son répertoire. Son concurrent, Ahmed ADAWIYA sera, par la suite, le chantre de la musique «Sha’abi» ou musique populaire, des habitants des bidonvilles du Caire, en évoquant les difficultés de la vie quotidienne, les problèmes d’argent et de sexe. Oum KALSOUM, dans sa jeunesse, exécutait des chansons sacrées «Oum Kalsoum a un don. Sa voix. Une voix qui libère. Rendue libre par son don, elle loue Dieu et l’amour. L’Amour et Dieu» écrit Isabel SAIAH-BAUDIS, une de ses biographes. Mais les chansons religieuses, dans un Caire en pleine mutation, n’attirent pas la foule. Apprenant vite des erreurs, Oum KALSOUM, dans son intelligence artistique, savait s’adapter. Pendant ses soixante ans de carrière, elle ne laissa rien au hasard. Chignon, foulard et lunettes noires, Oum KALSOUM, en grande professionnelle, sélectionna les poètes et les compositeurs, exigeant d'eux la quintessence de leur art ; elle devient également une cheffe d’orchestre exigeante et perfectionniste, dans les répétitions. Oum KALSOUM a une voix exceptionnelle, elle est également servie par la qualité des musiques et des textes qu’on lui compose. Ainsi, dans sa commande au poète, Ahmed RAMI, elle veut «une langue des journaux, comprise par tout le monde, qui ne soit ni vulgaire, ni hermétique» dit-elle. Aussi, Ahmed RAMI mélange le dialecte des chanteurs de variétés à la langue littéraire ; ce qui confère une puissance aux chansons d’Oum KALSOUM. «Si l’on choisit les paroles on peut avoir l’impression que ce que chante, on le vit, c’est le point le plus haut, se mettre dans la peau d’une personne heureuse, triste ou exaltée. Pour convaincre, par mes chansons, il faut que je sois convaincue. Il faut d’abord des paroles, des paroles qui ont un sens et un but précis» dit Oum KALSOUM, dans un entretien accordée à la radio égyptienne. Evitant d’être élitiste, tout en étant raffinée dans ses chansons, Oumou KALSOUM se voulait éducatrice «Grâce à elle, les paysans analphabètes récitent des vers raffinés, les nationalistes glorifient la langue, les mystiques entrent en transe et les femmes cloîtrées rêvent d’amour galant» écrit Naguib MAHFOUZ, Prix Nobel de littérature. Oum KALSOUM s’attache des services d’un grand compositeur et musicien, le plus influent de l’Egypte, Mohammed El QASABGI (1892-1966), qui devient également son mentor.

Oum KALSOUM, en ces années 20, avait de nombreuses concurrentes, comme Fathiyya AHMAD (1898-1975) et Mounira EL MAHDEAYA (1885-1975) ou la «Sultane de l’Extase», des chanteuses de cabarets, à la vie particulièrement dissolue, buvant l’alcool et collectionnant les amants. En revanche, Oum KALSOUM menait une vie sobre et recluse ; elle détestait les mondanités. Certaines mauvaises langues ont même fait courir, à son sujet, en raison de cette existence austère, des calomnies. Elle a été étiquetée d’avare, de lesbienne et même de droguée. Particulièrement discrète sur sa vie privée. Oum KALSOUM vivait dans une forteresse ; elle était elle-même coffre-fort blindé, et ne laissait personne devenir intime avec elle, mais celle savait communiquer avec toutes les classes sociales à travers son art. «S’éloigner des gens, cela créé chez l’auditeur quelque chose. Par exemple, si quelqu’un me voit, un jour, au cabaret, et m’écoute le lendemain en train de chanter en l’honneur du Prophète, comment va-t-il accepter ou comprendre ça. Une partie de notre art est d’avoir une bonne réputation pour les gens. Tu es mieux écoutée, si tu n’apparais pas partout et n’importe comment» dit-elle, dans ses mémoires radiophoniques. En effet, Oum KALSOUM «s’est faite respecter du public et lui a fait comprendre que la femme qu’il venait d’écouter n’était pas une courtisane, mais une véritable artiste» dit un journaliste égyptien. Elle s'est donnée à son art comme une religieuse s'offre à Dieu. L'enfant pauvre du delta du Nil, élevée dans une rigoureuse piété, qui n'avait commencé à chanter dans des mariages que pour donner du pain à sa famille, se glissa dans la peau d'une diva inflexible et pointilleuse, allant jusqu'à choisir un photographe personnel pour protéger son image. On ne lui connaisse aucune liaison, à l'exception de son mariage tardif en 1953, avec son médecin, Hassen EL-HAFNAOUI, en introduisant une clause de pouvoir prendre, l’initiative, si nécessaire de divorcer.

Comparée à Edith PIATH (1915-1963), à Bob DYLAN à Maria CALLAS (1923-1977) et Jean-Sébastien BACH (1685-1750) tous réunis, Oum KALSOUM avait un timbre de voix riche, une voix puissante et forte, faisant vibrer, une intensité et une amplitude sonore impressionnante dans différentes gammes et mélodies, une diction parfaite pour des poèmes qui ont parfois le même mètre et la même rime des temps anciens. «Oum KALSOUM se fit une place dans le cœur des gens grâce à sa prestance, son lyric et sa voix. Cette dernière resta à jamais gravée dans les esprits, profonde et puissante, elle comportait 14 000 vibrations par seconde. La voix d’Oum Kalthoum soulevait les foules, elle mettait le public et l’artiste dans un état d’extase comparable au nirvana» écrit Gihan ABDELHADI. En effet, Oum KALSOUM savait électriser l’audience, sur fond d’un délire collectif avec des «vagues de foules ardentes», une «hystérie» et des «Maazag» ou un «plaisir à son comble», une «intense volupté». En communion avec toutes les couches de la société, chantant tantôt en arabe classique tantôt en dialectal, «Lorsqu’elle chante, on est tous ensemble, on écoute la même chose et on nie un peu la réalité. On est dans l’ivresse de la nuit, on se sent bien, loin des yeux du pouvoir et des ennuis domestiques… C’est le Tarab, cette ivresse esthétique qui a quelque chose de très maternel, comme une espèce de ventre commun qu’on ne peut pas quitter» écrit Selim NASSIB, dans «Oum». Dans la tradition du soufisme, la quête de Dieu peut être soutenue et guidée par la musique ; l’acte d’écouter le Coran, un poème ou une musique spirituels, peut atteindre le «Wajd» ou «transe mystique». Sa voix aiguisée par sa relation au public, faite de mystère, de désir, de frustration, et de pur plaisir musical, peut jusqu'à déclencher le fameux «Tarab», cette émotion artistique d'intensité maximale. «En réalité, quand j’écoute le compositeur, je ne suis plus Oum Kalsoum. Je suis un être banal qui écoute. Les phrases musicales qui me touchent, sont celles que je reçois e auxquelles j’adhère. Dans le Tarab, j’aime beaucoup la composition, laquelle fait sentir le sens des mots. C’est primordial» dit-elle dans ses mémoires radiophoniques. Oum KALSOUM fut celle qui, le soir de ses concerts radiophoniques, tous les premiers jeudis du mois, plongeait Le Caire dans une atmosphère de fête. La voix d'Oum KALSOUM surgit des entrailles du Caire dans le tintamarre du crépuscule. Elle s'élève, brûlante comme le souffle de la nuit d'été qui se glisse entre les tables de bois du café. «Nuit, tes étoiles sont témoins de mes tourments, ô nuit ! Elles ont entendu mes plaintes et mes larmes, ô nuit ! Que de fois je t'ai confié mes insomnies. Que de fois je t'ai suppliée et que de souffrances j'ai endurées !» chante-t-elle. dans une posture hiératique, la voix et la fierté d’être Arabe, Oum KALSOUM, seule sur le devant de la scène, debout, pendant de longues heures, avait une capacité stupéfiante d'improviser des arabesques, avec une présence remplie de tendresse, de passion et de souffrance, de sentiments profanes et sacrés, ainsi qu'un nationalisme exacerbé. Oum KALSOUM pouvait chanter quatre heures de suite, soit la durée d'un opéra complet.

Oum KALSOUM est, avant tout, une diva de l’Amour, du Désir et de la Douleur. «Pourquoi mon Amour me fais-tu souffrir ? Pourquoi enlèves-tu le sommeil à mes yeux ? Qu’ai-je fais pour être malmené et abandonné au feu qui me brûle ?» chante-elle. Quand les jeunes tombent amoureux, ils découvrent la profondeur de ses textes et la puissance de sa voix, notamment à travers sa chanson «Enta Omri», ou «Tu es ma vie», composée par Mohamed ABDELWAHHAB (1902-1991) «Tes yeux m’ont ramené à mes jours passés Ils m’ont appris à regretter le passé et ses blessures. Tout ce que je voyais avant que mes yeux ne te voient était une vie gâchée. Comment pourraient-ils considérer cette part de ma vie ? Avec ta lumière, l’aube de ma vie a commencé. Pourquoi ne t’ai-je pas rencontrer longtemps avant ? Tout ce que j’ai vu avant que mes yeux ne te voient était une vie gâchée. Tu es ma vie qui commence à l’aube de ta lumière» chante-t-elle. C'est leur peine qu'elle chante quand elle exalte, inlassablement, le chagrin des amants délaissés et la nostalgie d'un âge harmonieux. En 1924, Oum KALSOUM enregistre «Al-Sabbou Tafdhahoubou Ouyounou» ou «L'amoureux est trahi par ses yeux», une chanson composée par Ahmed RAMI, et inspirée des vers persans d’Omar KHAYYAM (1048-1131), un poète de l’ivresse, de la transe et de l’Amour. Dans «Rubaiyat Al-Khayyam», les Quatrains d’Omar KHAYYAM sont une exhortation à éveiller sa pensée et son corps à ce qui est là. Ils invitent à habiter pleinement le présent, dans la conscience de la mort jamais loin et la joie immense de la vie qui brûle. «A l’aube fine et claire me parvint d’une voix douce et légère surgie des profondeurs inconnues l’appel au réveil de l’humanité endormie. Levez-vous emplissez de vos envies la coupe de vos désirs avant que ne remplisse le calice de la vie la main du destin. Gardez-vous des tourments du passé révolu et de la crainte du futur non encore abouti. Savourez du présent ses délices car est là la clarté du grand jour et il n’est point de quiétude dans la nature de la nuit» chante-t-elle, dans «Les Quatrains». La chanson «Alf Leila Wa Leila» ou «Mille et une nuits», connaît un succès en 1969 : «Mon amour, mon amour, mon amour Voici la nuit, son ciel, ses étoiles, sa lune et ses veillées. Toi et moi, mon amour à moi, tu es ma vie. Allons vivre dans les yeux de la nuit mon amour, allons-y, Et demandons au soleil de ne pas se lever pendant un an; pas avant un an au moins. Notre nuit d'amour est savoureuse comme mille et une nuits, vaut mille et une nuits, mille et une nuits, toute une vie, mais la vie n'est rien si elle ne ressemble pas à cette nuit, à cette nuit, à cette nuit». Les chansons sentimentales d’Oum KALSOUM, un «amour humain, proche de l’amour divin. Dans un monde miséreux et réprimé sexuellement, elle a fait croire que l’assouvissement de la chair était pauvre à côté d’un amour éternel» écrit Omar SHARIF (1932-2015). Ainsi, «Laylet Hob» ou «Une nuit d’Amour» est l’une des grandes chansons d’Oum KALSOUM : «Vous, qui n’avez jamais manqué un rendez-vous dans votre vie. Pourquoi cette nuit êtes-vous absent? Vous me rendez confus. Qu’est-ce qui vous maintient loin de moi ? C’est impossible que la vie vous tienne loin de moi J’attends avec espoir. Je reste éveillé… venez à moi. ma vie, que je puisse vous tenir éveillé. Mon amour, mon cœur battait et la lumière de ma vie. Souriant à l’imagination et les souvenirs de cette nuit. Le monde entier s’est arrêté et vous a attendu. Le monde entier est avec moi ici et vous regarde. Le printemps, la fleur, la rivière», chante-t-elle. L’Amour est inséparable des peines du cœur, aussi Oum KALSOUM chante souvent la douleur et la souffrance «En esprit, j’ai rompu avec toi. Et puis, je me suis réconciliée, et j’ai rompu à nouveau. Mais il est dur d’être éloignée de toi, quand la séparation s’éternise» chante-t-elle. «Je te parlerai de toi de ce qui cause mon insomnie. Je te parlerai de ce qui fait couler mes larmes. Et, je dis mon cœur, pourquoi tu te caches ? Et toi, mon âme, pourquoi tu me tiens ?» chante-t-elle. «Mon amour, et ma promesse d’un jour, la nuit et l’horloge qui tournent son tic-tac, éveille même la nuit» dit-elle.

Oum KALSOUM avait de nombreux concurrents (Mohamed ABDELWAHHAB (1901-1991), qui sera son allié, et Adel Halim HAFEZ (1929-1977), Ahmed ADAWEYIA (né en 1945), etc.). Cependant, elle s’est autoproclamée, dans ce rêve de la construction d’une nation arabe, comme étant «la voix du peuple». En effet, au début du XXème siècle, des revendications nationalistes et anticolonialistes se font jour en Egypte. Traditionaliste et fondamentalement pieuse, Oum KALSOUM se borne, dans un premier temps, à apporter son soutien à la monarchie ; elle savait flatter les gouvernants. Ainsi, elle chante à l’occasion de l’anniversaire du roi FAROUK, le 11 février 1937. Le 4 mai 1948, quand David BEN GOURION (1886-1973) proclame l’Etat d’Israël, la contre-attaque des pays arabes se solde par un cuisant échec, c’est la «Nakba» ou le désastre. Le 23 juillet 1952, le roi FAROUK, un monarque corrompu et libidineux et de souche albanaise, à la solde des Britanniques est renversé par le général Mohamed NEGUIB (1901-1984), président du 18 juin 1953 au 14 novembre 1954, qui sera démis de ses fonctions, par Gamal Abdel NASSER. C’est la première fois que l’Egypte, depuis le temps des Pharaons, est dirigée par un Egyptien. NASSER lance la réforme agraire, instaure le droit de vote des femmes, nationalise la Canal de Suez et initie une fédération entre l’Egypte, la Syrie et le Yémen. En pleine guerre froide, NASSER a besoin de Oum KALSOUM afin d’asseoir son autorité auprès des masses. Oum KALSOUM se rend à la radio et détruit, devant la presse, tous ses enregistrement du temps de l’Ancien régime. Cependant, le Directeur de la radio, bannit, un certain temps, l’artiste d’antenne. Elle sera vite réhabilitée «Les pyramides étaient déjà là du temps du roi, pourquoi ne vas pas les raser» dit NASSER au Directeur de la Radio. Oumou KALSOUM, conservatrice et réservée, avait besoin aussi de NASSER ; elle est propulsée au-devant de la scène en raison de ses concerts à la radio égyptienne. En effet, saisissant le profit politique à tirer du talent de chanteuse auprès des masses populaires, NASSER demande à Oum KALSOUM, d’inaugurer, en 1953 la nouvelle radio, «Sawt Al-Arab» ou «la Voix des Arabes», pour insuffler l’unité du peuple arabe et libérer les Palestiniens. Devenue la Diva du nationalisme arabe, et nouvelle alliée de NASSER, Oum KALSOUM a vu sa carrière boostée au somment. Aussi, elle chante, «Ana El-Sha’ab» ou «Je suis le peuple». Sa chanson, «Wallah Zaman Y Silahi» ou «Il y a longtemps mon arme» est devenue, depuis 1977, l’hymne national d’Egypte : «O jeunesse du Nil. O pilier de cette génération, l’Egypte vous appelle. Répondez à ses nobles ambitions. Consolidez sa gloire par la science, puis suivez chacun votre chemin. Nous sommes l’outil de la patrie ; prêts au sacrifice pour sa grandeur» chante-t-elle. Oum KALSOUM a chanté «Le Nashid El-Gala» ou «L’hymne à la liberté». La résistance à l’impérialisme et la cause palestinienne devrait être défendue par l’Egypte et par toutes les nations arabes «Asbah Andi Bunduqyia» ou «Et maintenant, j’ai un fusil», inspiré d’un poème de Nizzar QABBANI. Oum KALSOUM, épousant le nationalisme arabe et devenant l’arme secrète de NASSER, voulait «transformer la défaite en victoire». «Nous sommes des fedayins. Nous mourrons plutôt que de céder. Pas de trêve dans le combat» dit-elle. Oum KALSOUM chante un poème d’Ibrahim NAGI (1898-1953), «Al Atlal» ou «les ruines», les vestiges d’un Amour et le rêve d’un pays : «Mon cœur, ne me demande pas où notre amour s'en est allée. Ce n'était qu'une citadelle de mon imagination qui s'est effondrée. Étanche moi de ma soif, et laisse-moi boire sur ses ruines. Aussi longtemps que les larmes puissent étancher la soif. Raconte l'histoire en mon nom, dis leurs comment cet amour est devenue un passé. Comment il est devenu un objet de douleur. Oh toi qui ne dors plus et qui somnole. Qui se rappelle la promesse et qui se réveille. Sache que si une plaie commence à guérir. Une autre surgira du fond des souvenirs. Alors apprends à oublier. Et apprends à effacer» chante-t-elle.

Alliée invisible du projet idéologique de Gamal Abdel NASSER dans son nationalisme et son panarabisme, Oum KALSOUM a chanté, en 1960, «Wallahi Zaman Ya Sihabi» ou «Cela fait longtemps, ô arme qui est mienne». Une grande complicité et complémentarité entre eux : «Ça fait longtemps mon arme.. Tu m'as manqué lors de mon combat. Parle, dis : ” je suis prête. Ô la guerre! Ça fait longtemps”, L'Egypte libre, qui peut la défendre si ce n'est pas nous, par nos armes ? Oh l’Egypte, la terre de la révolution ! Nous n'épargnerons pas nos vies pour te protéger. l’Egypte, la terre de la révolution! Nous n'épargnerons pas nos vies pour te protéger. Le peuple émerge comme la lumière. Le peuple est une montagne, une mer. Le peuple érupte comme un volcan en colère, fend comme un tremblement de terre  chante-t-elle. Oum KALSOUM aura contribué à construire un pan de l’identité moderne arabe. A la guerre dite des Six jours, le 5 juin 1967, l’Egypte des Pharaons est vaincue par Israël. L’aviation égyptienne est détruite en 6 heures, et en 5 jours, Israël reprend le Sinaï, la bande de Gaza, le Cisjordanie et Jérusalem-Est. La Nation arabe, qu’Oum KALSOUM avait, par ses chansons, contribué à magnifié, est gravement humiliée. Aussi, en guise de réconfort, le 9 juin 1967, face à la démission de NASSER, la diva chante «Relève-toi et écoute mon cœur, car je suis le peuple. Reste, tu es la digue protectrice. Reste, tu es le seul espoir qui reste». NASSER revient sur sa démission. Oum KALSOUM offre ses bijoux pour renflouer les caisses de l’Etat et demande à tous de suivre son exemple. Oum KALSOUM entame une tournée international afin de participer à l’effort de guerre. Les 13 et 15 novembre 1967, à l’invitation de Bruno COQUATRIX (1910-1979), Oum KALSOUM chante pour la première fois et dernière fois, dans un pays occidental, à l'Olympia, à Paris. Elle a près de 70 ans. En cinquante ans de carrière, la France sera son unique escapade musicale hors du monde arabe. «Elle a été ma folie. C’était incroyable de voir ce public déchaîné qui l’accueillait en hurlant comme une bête sauvage domptée» dit Bruno COQUATRIC (1910-1979), Directeur de l’Olympia. A Paris, Oum KALSOUM chante «L’Amour de la Nation» et rend hommage à NASSER «Tu es le Bien, tu es la Lumière. Tu es la Patience face au destin». A la mort de NASSER, le 28 septembre 1970, des suites d’une crise cardiaque, Oum KALSOUM annule son concert à Moscou et retourne en Egypte. Anouar EL-ASSAD, arrivé au pouvoir, écarte Oumou KALSOUM de la scène artistique.

Oum KALSOUM, souffrant d’une néphrite aiguë et ne donnant plus de concert depuis 1973, est morte au Caire, le 3 février 1975 ; elle n’avait pas d’enfant. De nombreux suicides ont été enregistrés le jour de sa mort, et les funérailles gigantesques, dignes de celles de Gamal Abdel NASSER, avec plus de 2 millions de personnes, ont été impressionnantes. Après une cérémonie funéraire à la mosquée Omar Makran, Oum KALSOUM est enterrée au cimetière d’El Bassatine, au Caire auprès de ses parents et de son frère. «Oum Kalsoum était unique, sans pareille ; elle n’appartenait pas au commun des mortels ; elle aura incarné les rêves et les frustrations de millions d’Arabes» écrit Robert SOLE dans «Ils ont fait l’Egypte moderne».

De nos jours, rien qu'en Égypte, 300 000 cassettes et CD de la diva se vendent encore chaque année. 285 chansons répertoriées dans la discographie. Un couturier libanais a sorti une marque à son effigie et de nombreux produits dérivés, tirés de son image, sont abondamment commercialisés. En 2001, le gouvernement égyptien a inauguré le musée Kawkab Al-Sharq ou «Astre de l’Orient», en hommage à Oum KALSOUM. Si Oumou KALSOUM, loin d’être dépassée, est restée dans le cœur et la mémoire des Arabes, de toutes les catégories sociales, plus de 46 ans après sa mort, c’est qu’elle a reflété, à travers son art, une aspiration à l’unité, à l’indépendance et à la liberté. «Cela fait dix ans, cela fait un jour qu’elle est partie pour la nuit. Ses surnoms n’ont pas trouvé de remplaçantes dignes d’elle. Tout ce que faisait le personnage a disparu, mais Elle, elle demeure» écrit Omar SHARIF, dans la préface du livre d’Isabel SAIAH-BAUDIS. Tout en restant traditionnaliste, Oum KALSOUM est dans une large mesure une incarnation de la modernité, un refus de soumission aveugle aux valeurs occidentales, tout en rejetant un traditionalisme arabe passéiste et rétrograde. Oumou KALSOUM «allait être l’héritière de tout un art, elle l’a été. Mais héritière dernière, fruit, dernier fruit, et quel fruit !, comme il pouvait n’en exister qu’un seul éblouissant» écrit Sélim NASSIB.

 

Références bibliographiques
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Paris, le 3 septembre 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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