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29 août 2021 7 29 /08 /août /2021 15:56
«Transition au Mali : le premier ministre Choguel MAIGA a rencontré les partis politiques» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Le vendredi 27 août 2021, le premier ministre, Choguel MAIGA, a rencontré les représentants des partis politiques, pendant plus de 5 heures. Il est normal que les partis politiques, concourant au suffrage universel, soient concertés. Le succès de la transition dépendra, en large partie, de l'adhésion des Maliens aux orientations données à la Transition. M. Choguel MAIGA, sur un ton mesuré, calme, ouvert au dialogue et constructif, a conduit les débats de façon sereine. Pour le premier ministre, M. MAIGA, le consensus n'est pas l'unanimité. Mais la minorité ne peut pas tout bloquer, au seul motif qu’elle serait en désaccord sur certains points en discussion. Par conséquent, ceux qui ont des désaccords peuvent formuler des propositions, afin de faire avancer le débat.
Plusieurs questions ont fusé, durant un débat passionné, mais respectueux.
Les délais, si contraints, seront-ils tenus ? Certains disent qu'il ne faudrait pas bâcler ou transiger sur la transition ; en d'autres termes un travail en profondeur devrait être mené, en prenant le temps nécessaire. D'autres estiment que le Mali a déjà tenu suffisamment diverses rencontres de concertation et de dialogue, il n'y aurait qu'à les appliquer.
Quelle sera valeur juridique des conclusions des Assises de la Refondation, dans la hiérarchie des normes ; les décisions en émanant seraient-elles supérieures aux normes constitutionnelles ?
Faudrait-il rationaliser le nombre des partis politiques (200) au Mali et introduire une dose de proportionnelle dans le système électoral ? Il n'y a pas de petits ou grands partis. Chacun a vocation à faire entendre sa voix.
Est-ce que les membres des organes de transition (président ou premier ministre) pourront se présenter aux élections présidentielles de février 2022 ? Une question sensible et redoutable.
Le Premier ministre a tenu, d'emblée, à rappeler que les dignitaires de l’Ancien régime «ne seront pas jugés non pas sur ce qu'ils ont été, mais sur ce qu'ils ont fait». Il n'y aura donc pas de règlement de comptes ou de chasse aux sorcières.
La transition doit durer normalement 18 mois (31 octobre 2020 : élection référendaire ; 21 décembre 2020 : élections locales ; 17 février 2022 : 1er tour des présidentielles et des législatives regroupées). Or, à ce jour, dans ce schéma de la transition, 12 mois se sont déjà écoulés, et il n'en reste donc que 6. Aussi, les échanges ont porté sur la sécurité, l'organe unique de gestion des élections, les délais de transition et les Assises de la Refondation, qui pourraient se tenir fin septembre 2021 ou début octobre 2021.
Le thème du besoin de sécurité fait consensus au sein de la classe politique ; même s'il y a des appréciations divergentes sur les causes de l'insécurité, l'essentiel étant de s'atteler à un retour pour une paix durable.
Par ailleurs, il existe une aspiration profonde à la Justice et à une stabilité du pouvoir politique afin de résoudre, durablement, tous les maux gangrénant, structurellement, la société malienne.
Pour les membres du comité stratégique du M5 RFP, en 2020, des orientations ont été dégagées, et donc M. Choguel MAIGA, devenu premier ministre de transition, ne se dédira pas ; il dit ce qu'il fait et fait ce qu'il dit, à savoir :
- une gouvernance vertueuse ;
- des réformes politiques, administratives et institutionnelles profondes ;
- des élections transparentes et crédibles ;
- l'émergence de valeurs éthiques et morales, pour une bonne gouvernance ;
- la consolidation d'un État de droit ;
- l'amélioration, substantielle, des conditions de vie de la population, notamment pour les plus défavorisés, dans une démarche inclusive.
Pour le M5 RFP, si certaines questions font consensus, d'autres épineuses et clivantes, ne pourront être tranchées, de façon durable et acceptable, par la classe politique, que par l'organisation d'assises nationales. Il s'agit notamment :
- découpage administratif ou électoral. Ainsi, en l'état actuel de la situation, et dans le Nord, des zones, avec seulement 10 000 habitants, pourraient avoir 3 ou 4 députés, alors que dans d'autres circonscriptions, il faut, au moins, 600 000 habitants pour 1 député. Cela n'est ni acceptable, ni équitable.
- instaurer une carte biométrique, afin de lutter, efficacement, contre les fraudes électorales.
- et rationaliser le nombre des partis politiques, actuellement au nombre de 200.
En définitive, les Africains, en particulier, les Maliens, depuis les indépendances oscillent entre espoir, colère, ressentiment et scepticisme, à l’égard de la classe politique. En effet, les bourgeoisies nationales africaines, régnant souvent sur de micros entités, ont fait de l’Etat une vache à lait, un délicieux gâteau, pour s’enrichir vite. Qu’importe les belles et mirobolantes promesses, une fois au pouvoir, celles-ci sont souvent vite oubliées, la cupidité refaisant surface ; aussi, la classe politique africaine est largement discréditée.
M. Choguel MAIGA, premier ministre de transition, longtemps handicapé par l’étiquette de dinosaure de la politique, en raison de sa proximité avec le général Moussa TRAORE (1936-2020), rudement concurrencé, un certain temps, par Soumaïla CISSE (1949-2020), a eu la grande intelligence, de se refaire une jeunesse, et de renaître ainsi de ses cendres, tel un phénix. Son mouvement M5 FPR de juin 2020, alors que personne ne l’attendait, a su déboulonner, par une résistance pacifique, comme un Martin Luther KING (1929-1968), l’indolent et le discrédité, président Ibrahima Boubacar KEITA. La victoire de M. Choguel MAIGA a été volée, un certain temps, par les militaires, du fait du coup de force du 18 août 2020. Mais M. Choguel MAIGA, en raison de ses propositions émanant des aspirations profondes du peuple malien, est devenu une personnalité incontournable. Depuis qu’il a été nommé premier ministre de transition, le 7 juin 2020, M. Choguel MAIGA, dans le cadre d’un calendrier de transition, déjà validé, de 18 mois, n’a pas dévié de sa ligne et de ses propositions.
En dépit de ces éloges, fondés sur des faits tangibles, à l’égard de M. Choguel MAIGA, «Il ne faut pas vanter les mérites de la nuit, avant qu’il ne fasse jour» nous disait mon arrière-grand-mère, Dourma LY. Tout observateur attentif et honnête, pour l’instant, à travers ce qu’il dit et ce qu’il fait, M. Choguel MAIGA inspire confiance et fait renaître l’espoir et l’espérance.
Cette rencontre du 27 août 2021 de M. MAIGA avec les partis politiques, a été émaillée de débats passionnés, mais sereins, riches et centrés sur l’intérêt de son pays.
Plein succès à M. MAIGA dans cette transition, dans l’intérêt des Maliens !
Paris, le 29 août 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

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