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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 15:36
«Mme Anne HIDALGO une candidate écologiste et socialiste, qui inquiète et pouvant créer un tremblement de terre le 24 avril 2022» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
En politique, on connaît la formule de Léon ZITRONE (1914-1995) : «Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi !». Quand on parle de vous, même en mal, c'est que vous êtes au centre du jeu politique ; vous inquiétez donc vos adversaires. Quand on ne parle plus de vous, cela commence à devenir inquiétant. On tire rarement sur une ambulance.
La candidature de Mme Anne HIDALGO est sérieuse et de nature à provoquer un tremblement de terre, en battant le 24 avril 2022, toutes les forces lepénisées, avec l’élection, pour la première fois, d’une Femme présidente de la République. Aussi, c'est la grande panique. Toutes les forces lepénisées, dans un curieux rapport distancié à la Vérité, attaquent, sans retenue, sans aucune décence, Mme Anne HIDALGO.
La dernière rumeur serait que Mme Anne HIDALGO aurait eu le permis de conduire suspendu pour excès de vitesse. Cette fausse nouvelle, relayée abondamment et malhonnêtement, dans les réseaux sociaux, a été, curieusement, exhibée lors de la limitation de la vitesse à 30 km à Paris, intervenue le 30 août 2021. Or, cette information mensongère n’est qu’une pure intoxication, fondée sur un poisson d’avril, du 1er avril 2015 du journal «Le Parisien».
Les attaques concernant auparavant le tramway, ou la dénonciation dite du «Paris saccage», la prétendue gêne des travaux de Mme Anne HIDALGO, ou que Paris serait sale, puis avant cela, la piétonnisation des voies sur berges, sont du même ordre. On nous disait, qu'avec ces projets, Mme Anne HIDALGO, si «impopulaire», dans son orientation radicale de défense de l'écologie, ne serait jamais réélue maire de Paris en juin 2020. En dépit de ces opérations de lynchage, dignes de «Strange Fruit», Mme Anne HIDALGO a gagné, haut la main, les municipales de juin 2020. Du même coup, Mme Anne HIDALGO a fait resuscité une Gauche moribonde et ringardisée depuis 2017, et créé une dynamique de sa victoire en 2022, devenant ainsi, de facto, sa patronne. C’est cela qui inquiète les forces lepénisées : la Gauche, loin de mourir face à un prétendu «Nouveau Monde», a relevé la tête, et peut donc remporter les présidentielles de 2022.
Dans ces boules puantes qu’on fait circuler, à grands renforts, dans les réseaux sociaux, des sondages sont exhibés, suivant lesquels Mme Anne HIDALGO, en dépit de sa déclaration officielle de candidature, sa côte de popularité aurait chuté et ne serait qu’à 4% ; Mme HIDALGO ne décollerait pas. Depuis quand les sondages peuvent-ils remplacer une élection ? Si oui, autant supprimer les consultations électorales et donner cette mission aux Instituts de sondage. Mme Anne HIDALGO qu’on donnait souvent perdante de différents scrutins les a gagnés de haute lutte. Les sondages sont le reflet d’un instant précis de l’opinion publique, mais ne peuvent, en aucune manière, préjuger de l’avenir ; c’est le peuple qui décide. «C'est à la fin de la foire, que l'on compte les bouses de vaches» dit un dicton breton. Il arrive très souvent que les sondages, dont les instituts sont essentiellement aux mains de la très haute finance, se trompent, très lourdement. En effet, une campagne électorale est une dynamique, une rencontre un homme ou une femme avec le peuple. En mai 1981, la Droite giscardienne avait fait relayer des sondages bidons, estimant qu'elle serait encore au pouvoir, pour 50 ans, soit jusqu’en 2031. Auparavant, Jacques CHABAN-DELMAS (1915-2000), qui voulait incarner la modernité, avec une communication sur sa «Nouvelle société», se croyait plus populaire que le général Charles de GAULLE (1890-1970). Michel ROCARD (1930-2016) avait des sondages plus flatteurs que ceux de François MITTERRAND, que l’on disait maîtrisant peu les médias. Bien mal en a pris le président Jacques CHIRAC (1932-2019), se croyant populaire, en décidant la dissolution de l’Assemblée nationale, le 21 avril 1997 ; il avait provoqué ainsi la première alternance sous la Vème République avec la victoire du socialiste, Lionel JOSPIN, devenu premier ministre. Je rappelle qu'en 2012, François HOLLANDE, dans tous les sondages était à 3%. Qui aurait parié, aux présidentielles de 2017, sur M. Emmanuel MACRON ? Même François HOLLANDE, un professionnel de la politique, n'avait pas vu, qu'un obscur gratte-papier à la banque de Rothschild, allait le mettre à la retraite, de façon prématurée. Plus près de nous, aux régionales de 2021, tous les instituts de sondage, dans leurs certitudes tranquilles et leur majesté impériale, n'acceptant jamais d'avouer leur lourde et patente erreur, prévoyaient une victoire massive du Rassemblement national aux régionales. Et pourtant, là aussi, la Gauche a battu, à plate couture, les forces lepénisées. Dans cette éclatante victoire aux régionales de 2021, Mme Anne HIDALGO y est, grandement, pour quelque chose. Mme Carole DELGA, en Occitanie, a été la présidente de région socialiste la mieux élue de France.
Une des ignobles attaques contre Mme Anne HIDALGO concerne les conséquences de la politique désastreuse et lepénisée du gouvernement concernant certains réfugiés. Je ne parle pas des Chrétiens d’Orient qui sont bien accueillis et logés, et donc personne ne parle. J’évoque le cas des réfugiés Afghans, Syriens, Albanais ou Tchéchènes, parqués comme des bêtes dans les boulevards périphériques, livrés à la violence, à la prostitution masculine, à la délinquance, au travail clandestin journalier, et surtout à la drogue. A que je sache, les questions d’accueil des réfugiés, de logement, de drogue et d’insécurité ne sont pas de la compétence de la Mairie de Paris, mais du pouvoir exécutif, et donc du Préfet de Police de Paris. «Le ministère de l'intérieur et le préfet de police de Paris ne jouent pas leur rôle et abandonnent des quartiers entiers [...] où il y a un énorme espace de deal. Dans le XIXème arrondissement, il un marché de la drogue et du crack aux yeux de tout le monde avec un préfet de police qui regarde, et qui n'intervient pas. C'est scandaleux. «J'en appelle au ministre de l'Intérieur» pour régler le problème de sécurité» ; c’est «situation absolument inacceptable» dit Mme Anne HIDALGO. En effet, dans sa politique lepénisée assumée, l’Etat a choisi de traiter ces réfugiés, que la Macronie a saccagé par ses guerres locales et injustes leur pays, en parias. On veut par conséquent refiler le bébé et l’eau du bain à Mme Anne HIDALGO. Par ailleurs, dans cette politique migratoire, je rappelle aussi cette hausse des droits d’inscription des étudiants africains passant de 200 € à 2770 €. Un scandale, une politique d’Apartheid qui ne dit pas son nom ! J’accuse le silence coupable des gouvernements africains.

Je crois sincèrement que la Politique, c'est l'art de faire bouger les lignes, à travers un projet innovant, mais aussi une grande dose de sincérité et de conviction. M. Emmanuel MACRON, élu par défaut en 2017 contre Marine LE PEN, pour sauver la République, après avoir trahi François HOLLANDE, tous les Socialistes réformateurs qui l'avait accompagné, a également cocufié le peuple français, à travers un projet politique maintenant lepénisé. «Le Nouveau monde» a donc pris un sacré coup de vieux, dans sa lepénisation et sa sarkozysation assumées. On sait maintenant, au terme de son mandat, qui est M. Emmanuel MACRON, les choses sont claires aux yeux de tous : Jupiter est tombé de son Olympe. La Gauche, que M. Emmanuel MACRON avait molestée à coups de matraques et éborgné des manifestants, lors de ses réformes injustes. Le président MACRON voulait liquider la Gauche, par un slogan fumeux, «Ni de Droite, Ni de Gauche» ; or celle-ci est toujours debout et plus combative que jamais. En effet, on nous annonçait la fin de «l’Ancien Monde», le triomphe d’un «Nouveau Monde» et qu’il allait y avoir une «recomposition politique». Cependant ces prévisions se sont révélées fausses devant l’effondrement de la Macronie ; les régionales ont fait renaître le clivage Gauche-Droite ; les forces lepénisées ont été laminées. En effet, Mme Anne HIDALGO, aux municipales de 2020, avec de nombreuses nouvelles villes conquises (Marseille, Bordeaux, Lyon, Montpellier), et aux régionales de 2021, a redonné l'espoir et l'espérance aux forces de progrès. Pour ces présidentielles d’avril 2022, les forces de Gauche seront dispersées au 1er tour, mais c'est une concurrence saine.

Dans les boules puantes, les réseaux sociaux affirment souvent, de façon éhontée, que Arthur GERMAIN serait le fils de François HOLLANDE. Or Mme Anne HIDALGO vit, depuis 2004, avec M. Jean-Marc GERMAIN, un homme particulièrement discret, un fin cuistot et pianiste, rencontré au cabinet de Martine AUBRY. François HOLLANDE, après une tournée africaine, pour récolter des fonds, n’a jamais digérer sa défaite de 2017 et voulait torpiller la candidature de Anne HIDALGO. Aussi, François HOLLANDE se cache derrière son sous-fifre, Stéphane LE FOLL, son ancien directeur de cabinet. Dans cette opération en eaux troubles, téléguidée par l’ancien président, Stéphane LE FOLL réclame, à tue-tête, un débat télévisé autour de l'investiture de Mme Anne HIDALGO par les militants du Parti socialiste. M. LE FOLL, c'est fou que de tirer contre son camp, en faisant ainsi le jeu et la campagne électorale du président Emmanuel MACRON. On parlera, en temps utile, du bilan de François HOLLANDE, dont M. Emmanuel MACRON est, justement, l’héritage ; c’est son bébé. Je me souviens encore de ce désastreux et odieux projet de la loi de déchéance de la nationalité de François HOLLANDE, mais aussi, et surtout, de la nomination de Manuel VALLS premier ministre, après le désastre des municipales de 2014, droitisant et lepénisant encore un peu plus la vie politique française. C'est le même Manuel VALLS qui, au deuxième tour des régionales de 2021 en IDF, a appelé à voter pour la Droite lepénisée contre la liste de Gauche.
Je dis à notre ami Stéphane LE FOLL, que j'avais rencontré aux salons Vianey, à Paris 12ème, en 2005, et Mme Anne HIDALGO était présente ce jour-là, que ce référendum avait failli faire exploser le Parti socialiste. La primaire du Parti socialiste, en 2016, a été un désastre, puisque l'aile droite du PS, ayant rejoint la Macronie dont Manuel VALLS, avait refusé de soutenir M. Benoît HAMON. Par conséquent, Mme Anne HIDALGO sera donc adoubée le 14 octobre 2021 par les militants socialistes. Nous avons besoin de rassembler notre camp, au lieu de nous diviser, pour pouvoir convaincre les autres. La Droite, tirant les leçons du passé, en raison des risques de division, a renoncé à une primaire ouverte pour sélectionner son candidat aux présidentielles. Ce sont les militants, les Républicains, qui décideront lors d’un congrès. Je trouve cela sage.
Pour les forces lepénisées, la Politique se réduit au pugilat, au mensonge et à la duplicité, alors que Mme Anne HIDALGO fait ce qu'elle dit et dit ce qu'elle fait. En dépit des calomnies et des intoxications, Mme Anne HIDALGO a toujours tenu le cap et ne dévie pas de ses engagements. Ce qui constitue un honneur en Politique, en réhabilitant ainsi la parole publique, si discréditée par ces forces conservatrices. C'est cela peut être cela qui inquiète encore plus les forces lepénisées qui parlent d'une France fantasmée qui n'a jamais existé. Ceux qu'on désigne par le terme «d'étrangers», ces «Mohamed», sont des Français issus de l’immigration. Par conséquent, ces forces lepénisées, dans le déni permanent du passé esclavagiste, colonialiste, du racisme institutionnel et systémique et des violences policières, ne voient pas que la seule vraie France, la Républicaine, est déjà un pays multiculturel. Le bien-vivre ensemble, est largement «En Marche», si je puis utiliser ce terme jeté à la boue.
Mme Anne HIDALGO saura, en temps utile, faire des propositions audacieuses pour un bien-vivre ensemble au lieu de diviser et de stigmatiser certaines personnes. Mme Anne HIDALGO rassemblera, tous, autour des valeurs républicaines d’égalité, de fraternité et de liberté. Je suis personnellement attaché à une Maison d’Afrique à Paris, pour apprendre aux différentes communautés les règles du bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel. Je crois que le Parti socialiste devrait apprendre à mieux mobiliser les Français issus de l’immigration, dans cette promesse républicaine d’égalité républicaine, une bonne réserve de voix se situe dans là. Les forces lepénisées font tout marginaliser, stigmatiser les Français issus de l’immigration, afin de les décourager d’aller voter, par des débats fumeux.  Quand est citoyen et qu’on le droit de vote, il faudrait s’en servir, la classe politique ne respecte que ceux qui  se respectent et vont voter.
La politique, au sens noble du terme, c'est un débat d'idées, projet contre projet ; ce n’est ni la calomnie, ni le mensonge, ni la duplicité ou l’enfumage, pour occulter les vrais et grands enjeux majeurs du pays. Les forces lepénisées essaient de noyer le poisson, afin de mieux occulter leur funeste projet politique : «Nous vivons des temps difficiles et ingrats, avec des débats où règnent la confusion, l'intolérance, l'agressivité, servant beaucoup à détourner l'attention sur les urgences sociales, l'aggravation des inégalités. Il faudrait et sortir de ces périodes écrasantes. Il est toujours difficile de livrer bataille dans ces périodes sombres ; cela demande du courage. C'est un acte de dignité que de se battre et défendre ses convictions. Et tu le fais admirablement, malgré les cris, les meutes, sans céder à la facilité, à la lâcheté. C'est ainsi que la Politique résiste aux mauvais vents» dit, fort justement, Mme Christiane TAUBIRA. Les forces lepénisées, et dont M. MACRON en est devenu le chef de file, ne sont pas mes ennemis, mais des adversaires politiques. En politique, je ne crois ni à la violence, ni aux attaques au-dessous de la ceinture, ni aux boules puantes, comme méthode républicaine.
Loin de ces postures et instrumentations, Mme Anne HIDALGO, dans sa droiture, sa probité, sa dignité, sa retenue et sa résilience, a choisi de prendre de la hauteur, en proposant un projet novateur, pour changer, radicalement, la vie des gens. Je viens de recevoir le livre de Mme Anne HIDALGO, une «Femme française», contenant de nombreuses propositions innovantes, dont une revalorisation substantielle des salaires, le pouvoir d’achat, notamment le doublement du salaire des enseignants en cinq ans. Ces propositions audacieuses sont à la base aussi de ces boules puantes des forces lepénisées à l’encontre de Mme Anne HIDALGO.
Pour les forces lepénisées, tout est communication : «dire, c’est faire» ; qu’importe même si l’on disait quelque chose et son contraire, «Et en même temps», ces oxymores maintenant célèbres de la Macronie. En revanche, Mme Anne HIDALGO est attachée à la promesse républicaine d’égalité réelle, à la considération et au respect des citoyens et s’insurge contre l’assignation identitaire, en appliquant une géographie du labeur. Chacun doit pouvoir vivre, dignement, de son travail. Mme Anne HIDALGO est attachée à l’écologie, au-delà des partis et à un big-bang de la proximité.
L’actualité bruisse de partout, une augmentation substantielle du prix de gaz et de l’électricité. Il n’a échappé à personne que pendant ce mandat de M. Emmanuel MACRON, président des riches, les fortunés, ses amis de la Samaritaine, ont été les grands gagnants de la crise et de cette pandémie. Les milliards qui pleuvent, depuis le début de la pandémie de la Covid-19, ont bénéficié, essentiellement, aux copains et aux coquins de la haute finance. Les ménages et les salariés ont morflé, du moins, par cette théorie dite du «ruissellement» macronienne, ils n’ont eu que de l’aumône. Je suis persuadé que le chômage partiel sera aboli, si par malheur, M. MACRON était réélu, et les réformes injustes (retraites, chômage) appliquées contre les faibles.
Les citoyens, au lieu d’être intoxiqués contre les boules puantes, en se retranchant dans l’abstentionnisme, sauront se mobiliser, très fortement, pour élire, pour la première fois, une Femme présidente de la République française le 24 avril 2022. 40 ans près François MITTERRAND, ce séisme, en perspective, inquiète et à juste titre. La haute finance, après tant de services rendus, saura recaser ses bienfaiteurs !
Paris, le 25 septembre 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Mme Anne HIDALGO une candidate écologiste et socialiste, qui inquiète et pouvant créer un tremblement de terre le 24 avril 2022» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Mme Anne HIDALGO une candidate écologiste et socialiste, qui inquiète et pouvant créer un tremblement de terre le 24 avril 2022» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 15:36
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20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 19:34
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20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 19:04
«Abdoulaye M’BOUP (1937-1975), chanteur et compositeur, moraliste de l’ère senghorienne, un artiste du roman national sénégalais» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Auteur-compositeur, chanteur à la voix d’or, moraliste et poète, artiste emblématique des années SENGHOR et du début des indépendances, Abdoulaye M’BOUP, communément appelé «Laye M’BOUP», est tragiquement disparu, le 23 juin 1975, dans un accident de la route, et en pleine gloire ; ce qui plongea le Sénégal dans une période de tristesse incommensurable. «La veille de sa mort, dans le cadre d’une tournée de l’Ensemble lyrique à laquelle il participait si pleinement, Abdoulaye M’Boup chantait encore la vie et la mort, chantait l’espoir. En disparaissant ainsi dans la plénitude de ses possibilités, le ténor à la voix chaude et prenante nous laisse sur notre faim» Alioune SENE (1932-2005), ministre de la culture, de 1970 à 1978. Abdoulaye M’BOUP, une météorite, disparue, prématurément, à l’âge de 38 ans, un artiste talentueux, déchiré entre la tradition et la modernité, une force créatrice dans les audaces de ses compositions, est devenu un mythe. «Une vie courte, mais intense et glorieuse», tel est le choix, dans la mythologie grecque, d’Achille, fils de Thétis. Artiste marquant des années de SENGHOR, Laye M’BOUP occupe une place de choix dans la mémoire des Sénégalais. En effet, Laye M’BOUP, de par son travail et son génie, est resté dans la mémoire et le cœur des Sénégalais. La musique étant une confidence du cœur, les chansons de Laye M’BOUP faisant l’éloge du Sénégal éternel, nous enchantent encore, et plus que jamais. «Il fut moraliste et poète, profondément attaché aux traditions sociales de son pays, à ses hommes et à son développement ; le moraliste se confond toujours au poète, au philosophe, au militant d’un développement efficace de son pays» écrit dans son hommage, Jean-Pierre LEURS, metteur en scène au théâtre national Daniel Sorano.
Pourtant et en dépit de ces éloges plus que bien mérités, il n’y a pas encore eu de biographie, à ma connaissance, sur la vie d’Abdoulaye M’BOUP. Des émissions de télévisions ont été conduites, si elles apportent quelques éclairages sa vie, ces initiatives louables ont été parasitées par différents éléments réduisant ainsi leur qualité et portée. Il subsiste un doute sur sa date de naissance. Dans cette émission télévisée, sa naissance est l’année 1929. Or d’autres sources concordantes estiment que Laye M’BOUP est né le 27 février 1937 à Dakar.
Sa première chanson, «Seyni Baaye Samba», est consacrée à sa mère, Seyni NDIAYE. Abdoulaye M’BOUP était un héritage une religion, et descend d’une longue lignée de griots. «Un héritage, parce que sa mère, Seyni Ndiaye, était une grande chanteuse de Ndiam. Une religion, parce qu’il croyait avec cette ferveur, cette fougue, cet acharnement presque obstiné qui parfois donnait à penser qu’il élevait son talent à la hauteur d’une vaine prétention. Simple conviction d’un génial compositeur qui avait la pleine maîtrise de son talent de chanteur aux variations multiples» écrit Alioune SENE. Laye M’BOUP était marié à Kardiata SENE et a eu des enfants, notamment avec Nafi N’DIAYE, mère de Coura M’BOUP.
I - Laye M’BOUP, un artiste à l’aube des indépendances,
militant de la cause du Sénégal, pour son identité nationale à construire
Laye M’BOUP a démarré sa carrière de chanteur, en 1966, au sein de l’Ensemble Lyrique rattaché au Théâtre national Daniel Sorano. Son premier succès a été «Guédji N’gala Rir». En raison de ses talents, il sera vite propulsé au-devant de la scène : «Ses dispositions naturelles pour la composition, comme pour l’exécution, ne tardèrent pas à le projeter sur l’avant de la scène artistique, d’abord tout naturellement à Sorano, puis ensuite dans nos régions et dans les pays amis où le Sénégal organisait des semaines culturelles» écrit Alioune Badara SENE (1932-2005). Laye M’BOUP est donc membre à l’ensemble national lyrique composé de 45 artistes, reflétant la diversité ethnique et professionnelle du Sénégal, mais profondément enracinés dans la tradition. La mission de cet ensemble lyrique est, notamment de «représenter, au mieux, la diversité culturelle et le génie créateur du peuple sénégalais» écrit Maurice Sonar SENGHOR. En effet, Maurice Sonar SENGHOR (1926-2007), déniche des talents, dont Laye M’BOUP et Yandé Codou SENE (1932-2010), des chants sérères, Lalo Kéba DRAME (1926-1974), des chants mandingues dont «Coura M’Bissane». C’est l’époque également, où les antennes de la radio sénégalaise sont ouvertes à cet ensemble national lyrique, mais aussi, pour les artistes peuls, à Samba DIOP et son Lélé et Guélaye Aly FALL, pour le Pékane, ou le chant des pêcheurs.
Laye M’BOUP ne faisait pas de la Politique, il ne débitait pas des slogans politiques flagorneurs, mais ses chansons ont un impact politique considérable, en participant ainsi à l’édification d’une conscience nationale. Laye M’BOUP «n’est jamais tombé dans la flagornerie» écrit Djib DIEDHOU, dans le journal «Le Soleil». Cependant, Laye M’BOUP, un artiste des débuts de l’indépendance, avait été recruté en qualité d’ouvrier à Sorano et à la grande mosquée de Dakar. C’est Elimane N’DOUR, le père de Youssou N'DOUR, qui l’a formé au métier de soudeur. Il évoluait donc dans une ambiance nourrie par l’idéologie senghorienne, le fondateur de la nation sénégalaise. La Politique, au sens de l’art de gérer la Cité, et la culture sont intimement liées : «L’homme, par le seul qu’il existe et qu’il se pense en tant qu’homme, dément la fatalité de sa condition. Ce pouvoir, l’artiste l’affirme avec force, qui non seulement développe sa propre vision du monde, mais sait la partager à d’autres ; le Grand Homme l’affirme également, qui perpétue par l’Histoire ses actes exemplaires» écrit André MALRAUX (1901-1976) dans «La Politique et la culture». Effet, Laye M’BOUP est un artiste charismatique d’un Sénégal nouvellement indépendant, aux intonations griotiques et aux envolées lyriques exceptionnelles, doté d’un engagement marqué pour la cause de son pays. Laye M’BOUP est un chanteur des quinze premières années de l’indépendance, à l’époque de la présidence du fondateur de la Nation sénégalaise, Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001), marquée par un renouveau culturel et artistique. L’ensemble lyrique, une des composantes du théâtre national de Daniel Sorano est doté de «répertoires essentiellement tournés vers des œuvres aboutissant, soit à la prise en compte de nos valeurs traditionnelles, soit à la réflexion portant sur des sujets spécifiques à la nation sénégalaise en gestation, soit encore à la diffusion d’idées propres à la reconversion des mentalités aux réalités nouvelles» écrit Maurice Sonar SENGHOR (1926-2007), directeur du théâtre Sorano, dans ses «Souvenirs de théâtres d’Afrique». En effet, pour le président-poète, SENGHOR, la culture et l’identité culturelle sont le fondement et le cœur du processus de développement «L’Etat assigne à la politique culturelle, la vocation d’exprimer et de forger , tout à la fois, une identité nationale, cette politique tout naturellement s’incarnera dans les institutions culturelles, voulues créées et entretenues par les pouvoirs publics» écrit Momar Coumba N’DIAYE, dans le «Sénégal contemporain».
«Sénégal, Sunu Gaal» ou «Sénégal, notre pirogue» de 1972, participe, par conséquent, à cette écriture du roman national sénégalais, en glorifiant ce grand petit pays. Suivant Léopold Sédar SENGHOR, ayant instauré un Parti unique, l’Union progressiste sénégalaise, le pays est embarqué, dans la pirogue, dans une lutte pour le développement ; chacun doit donner sa contribution à la cohésion et à l’effort national, en ramant, non pas à contre-courant, mais dans le même sens. Par ailleurs, le Sénégal est un pays de «Téranga», d’hospitalité, les étrangers sont si bien accueillis qu’ils finissent par oublier de repartir chez eux. Cependant, l’étymologie du nom Sénégal est controversée. Cette version mythique et idyllique de SENGHOR, permettant de consolider la nation sénégalaise, est inspirée de l’abbé David BOILAT (1814-1901), un métis franco-sénégalais, dans ses «Esquisses sénégalaises», faisant fi de la longue histoire du peuple sénégalais, se place dans la logique coloniale, avant l’idée que le Sénégal serait d’abord «découvert» en 1364 par les commerçants de Dieppe, puis en 1446, par Denis FERNANDEZ, un navigateur portugais, «le premier Européen, qui passa l’embouchure du Sénégal, et lui donna ce nom facile à expliquer, quand on connaît la langue Wolof, car il l’appelle «Sanaga» ou «Sénégal». Il paraît évident qu’il dut demander au premier piroguier qu’il rencontra le nom du fleuve et lui répondit «Samma Gal» ou mon bateau, ou bien «Sougnou Gal», nos bateaux» écrit-il. Mais ce récit de l’abbé David BOILAT que SENGHOR tente d’accréditer, maintenant largement accepté, est contestée par certains chercheurs. En effet, pour Théodore MONOD (1902-2000) et d’autres chercheurs, Denis FERNANDEZ n’a pas débarqué à Saint-Louis en 1446, et le Sénégal serait tiré du nom d'une tribu berbère du Sahara, «Sénéga» ou «Sanaga». Ils se fondent sur un manuscrit en latin d’un Portugais, Diogo GOMES (1420-1502), découvert par un Allemand et traduit en français en 1959, qui précise que c’est un voyageur génois, Lanzarotto MALOCELLO (1270-1336), qui aurait fait adopter ce nom, d’une tribu maure, au XVIème siècle.
«Lat-Dior» est l’une des importantes chansons de Laye M’BOUP, dans ce roman national sénégalais, glorifiant le Damel du Cayor et participant ainsi à en faire un héros national. «On est envoûté par cette voix qui faisait resurgir dans les mémoires la bravoure et les chevauchées des guerriers d’antan» écrit Djib DIEDHOU, dans le journal «Le Soleil». En effet, Léopold Sédar SENGHOR, un président modéré et particulièrement favorable aux intérêts de la France, comme d’ailleurs son premier ministre et successeur, M. Abdou DIOUF, ont réécrit l’Histoire, en imposant Lat-Dior DIOP (1842-1866), comme un héros du Sénégal. Des résistances héroïques ont été occultées, notamment celles des Jihadistes, El Hadji Omar TALL (1794-1864) et Maba Diakhou BA (1809-1867), sont de mentors de Lat-Dior. Le colonisateur, dans son entreprise de domination a tenté d’insuffler le complexe d’infériorité, en falsifiant l’histoire africaine. Le résistants africains, présentés comme de vulgaires roitelets, sanguinaires et assoiffés de pouvoir, des tyrans et cupides, à défaut d’être discrédités, ont été volontairement oubliés. Laye M’BOUP s’inscrit donc dans ce roman national du Sénégal, tel que l’ont conçu les pères de l’indépendance, une histoire lisse ne remettant pas fondamentalement le point de vue du colon. Il est constant et établi que Lat-Dior DIOP, Damel du Cayor, a combattu le colonisateur, qui l’avait détrôné, et envisageait de construire le chemin de fer traversant tout le Cayor, en vue de l’annexer ; il n’a donc pas accepté d’abdiquer, en renonçant à cette victoire totale du colonialisme. Cependant, dans ce récit, des faits majeurs ont été passés sous silence par le régime de SENGHOR. Tout d’abord, cette résistance louable, est tardive, élu Damel du Cayor, en 1861, vaincu à Loro, en 1864. D’autre part, Coumba N’Doffène DIOUF (1871-1923), le Roi du Sine, un grand collaborateur des colons, a refusé d’accueillir Lat-Dior, lorsqu’il a été chassé du pouvoir. C’est Maba Diakou BA, Almamy du Nioro du Rip, ou Badibou (voir mon article) qui a accueilli et protégé Lat-Dior DIOP durant son exil. Curieux destin, le 18 juillet 1867, jour de la bataille de Somb, Lat-Dior s’est enfui abandonnant lâchement Maba Diakhou BA son mentor. Ensuite, quand Lat-Dior retrouve son trône entre 1881 et 1882, une obsession de sa vie, il part combattre, avec les Français, Sékou Ahmadou. Enfin, c’est à partir de 1877, que Lat-Dior comprendra que le projet de chemin de fer traversant son royaume est une annexion, et se révolte contre les Français. Mais c’est trop tard, il est vaincu à Derkélé, le 26 octobre 1886, Samba Laobé FALL, neveu de Lat-Dior, un collaborateur du colon, ayant été tué à Tivaoune, le 6 octobre 1886.
La chanson «Jaraaf» diffusée à la radio sénégalaise, comme générique des matches de football, est bien populaire. Le «Jaaraf», un club de football de Dakar, créé le 20 septembre 1969, dont l’ancêtre est le «Foyer France Sénégal», a fait de cette chanson son hymne. Le «Jaraaf» est surtout un titre de l’aristocratie ouolof, chez les Sérères, un vice-roi ou chef du village, des royaumes pré-coloniaux du Sénégal, en particulier du N’Diambour. «Le Grand Jaraaf (Diourèye) devait recevoir toutes les doléances et plaintes sérieuses émanant du peuple ; il devait les exposer solennellement et souvent publiquement dans une palabre présidée par le Bourba (Roi). Le Grand Jaraaf seconde le Roi dans ses autres attributions» écrit Jean BOULEGUE (1936-2011), un historien. Pour Amady Aly DIENG (1932-2015), le «Jaraaf», mémoire et bouclier du royaume, est «un roi sans sceptre. L’importance de son pouvoir impressionne» écrit-il. En effet, Abdoulaye Bara DIOP a comparé le Grand Jaraaf à une sorte de Premier ministre. Le Jaraaf, dans la société Sérère qui est égalitaire, est un contrepoids au pouvoir absolu du Roi. «Contrairement à Rome où la royauté existait depuis le VIIIe siècle avant J.C., en milieu sérère, il n’y avait pas de pouvoir central avec un seul individu à la tête. Il y avait plutôt des patriarches qui rendaient la justice et administraient les hommes, chacun dans sa zone: ces Laman» écrit Ibrahima DIOUF.
La chanson «Lamine Gueye», en 1971, est un puissant hommage à un mentor de Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001). Il faudrait replacer cette chanson dans le contexte de l’époque. Mamadou DIA (1910-2009), président du Conseil est emprisonné depuis 1962. Ses amis ont été exilés. Une chape de plomb lourde pèse sur le Sénégal. La grève de 1968 des étudiants a sérieusement secoué le régime qui a dû faire appel à la France pour rétablir l’ordre. Le prestige politique est moral de Lamine Amadou GUEYE (20 septembre 1891, à Médine, actuel Mali, 10 juin 1968, à Dakar), membre de la première et seconde constituante, député puis sénateur du Sénégal au Parlement français de 1946 à 1959, premier président de l’Assemblée nationale sénégalaise, est tel qu’à sa mort, en 1968, toutes les grèves étudiantes et des travailleurs, tous les troubles qui avaient inquiété le président SENGHOR, ont comme par enchantement cessé. Initiateur de la loi du 7 mai 1946 octroyant la pleine citoyenneté aux colonisés, mettant ainsi fin au Code de l’Indigénat, chef de la SFIO au Sénégal, maire de Saint-Louis et de Dakar, instituteur, avocat, mathématicien, directeur d’un journal, et premier docteur en droit africain en 1921, il avait défendu en 1944, les insurgés du Camp de Thiaroye, en 1947, les révoltés de Madagascar, Duguay Clédor N’DIAYE (1836-1937), maire de Saint-Louis et président du Conseil colonial, victime de violences, Cheikh HAMALLAH (1883-1943), chérif du Nioro (Mali), mort en déportation en France, et El Hadji Cheikh Anta M’BACKE, fils de Momar Anta Sally M’BACKE, des marabouts persécutés par le colonisateur. Membre du Parti socialiste et de la Ligue de Défense de la Race Noire fondée par le Sénégalais Lamine SENGHOR (1889-927), cette radicalisation inquiète les autorités coloniales. Il n’a jamais pu battre Blaise DIAGNE (1872-1934). Quand arrive l’Occupation de la France, et contrairement à Galandou DIOUF (1875-1941), député du Sénégal qui a voté les pleins pouvoirs au Maréchal Philippe PETAIN (1856-1951), il démissionne de tous ses mandats et revient au Sénégal. Aux élections de 1951, Léopold Sédar SENGHOR, allié à Mamadou DIA, qui avait choisi pour cible électorale les populations rurales, bat son mentor, Lamine GUEYE, encore resté citadin, et hors du Sénégal réel. Cependant, SENGHOR, qui a une dette à son égard, lui réserve en octobre 1961, le poste de président de l’Assemblée nationale jusqu’à sa mort.
La chanson de Laye M’BOUP «Aynima Fall», est un épisode dramatique de la lutte politique entre SENGHOR et Lamine GUEYE, avant l’indépendance. Dans cette concurrence féroce pour le leadership politique au Sénégal, entre le Bloc Démocratique sénégalais (BDS) et la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) de maître Lamine GUEYE, en vue de la préparation de la campagne des législatives de 1956, pour deux sièges de députés à pouvoir, le 23 janvier 1955, des partisans du BDS tirent sur la caravane de Lamine GUEYE en Casamance et font quatre morts. Ousmane Socé DIOP, écrivain, un proche de Lamine GUEYE, est grièvement blessé à la cuisse. Les partisans de Lamine GUEYE, lynchent et tuent Aynina FALL, un partisan de SENGHOR et un syndicaliste. En revanche, il a été bien inspiré d’être aux côtés des grévistes ; ce qui lui avait valu une grande popularité. Lamine GUEYE avait refusé de soutenir la grève des cheminots, de la ligne Dakar-Niger, qui avait paralysé le Sénégal, du 11 octobre 1947 au 19 mars 1948. Léopold Sédar SENGHOR, devenu maire de Thiès en novembre 1956, compose un poème en l’honneur de ce martyr, une «Elégie pour Aynina Fall, poème dramatique à plusieurs voix». Il y est question du courage et de la dignité de Aynina FALL, Secrétaire-Général Adjoint du BDS, le parti de SENGHOR, lynché à mort en 1956, à Thiès : «C’était à Thiès, l’autre année. Les chacals étaient réunis autour de l’hyène, et les cynocéphales. Les chacals se jettent sur lui, lui plantent leurs crocs dans le dos. Les chacals aboient. Le sang ruisselle de ses blessures profondes, qui arrosent la terre d’Afrique». SENGHOR immortalise le militant du B.D.S «Il a donné sa vie sans rupture de l’unité des peuples noirs. Aynina Fall est mort, Aynima Fall est vivant parmi nous». Le roman, «les Bouts de bois de Dieu» de SEMBENE Ousmane (1923-2007), valorise cette lutte héroïque des cheminots.
La chanson «Bouna N’Diaye» est aussi une partie du roman national sénégalais. Laye M’BOUP fait de Bouna N’DIAYE, le dernier Bourba du Djolof, avant l’annexion de son pays par les colons, celui qui a ramené la paix, la prospérité et la joie. Cependant, cette vision idyllique de l’époque senghorienne, masquant l’héroïsme du père Alboury N’DIAYE et la collaboration du fils, Bouna N’DIAYE, ne correspond pas à la réalité des faits historiques. Certes, Bouna N’DIAYE (1877-1952) avait une certaine éthique et une conception haute de sa mission «Quiconque profite des deniers d’un pays qui lui est confié ne servira jamais ce pays» dit-il. «Ceux qui ne voient rien de grand, n'engendreront rien de grand pour le Sénégal. Les âmes obscures ne sauront s'affranchir de la pauvreté» ajoute-t-il. Né à Yang-Yang et mort à Saint-Louis, Bouna N’DIAYE, homme des colons, a été investi le 17 décembre 1895. Délégué à l’Exposition coloniale de 1906, et à celle de 1931 à Paris, le 23 juin 1947, Croix de guerre avec un salaire à vie, et en récompense aux services rendus à la France, il est promu le 23 avril 1947, Grand officier de la légion d’honneur. Bouna N’DIAYE est héritier de l’empire du Djolof, fondé au XIIIème siècle, par N’Diadiane N’DIAYE, un métis arabo-peul. Si Bouna N’DIAYE a été accommodant avec le colonisateur, son père, Alboury N’DIAYE (1847-1901) a été une grande figure de résistance au colonialisme auprès de l’Almamy, Maba Diakhou BA, du Nioro du Rip, et exilé pour ce fait. En effet, en relation avec l’Almamy du Fouta, Maba Diakhou, Alboury combat les colons en 1881. Il défait les troupes de Samba Laobé FALL, le 6 juin 1886 et attaque le Cayor. Refusant de collaborer avec les Français et considéré comme un roi «Faroteur», un frimeur, la capitale de Alboury, Yang-Yang est détruite par le colonel Alfred DODDS (1842-1922). Alboury part alors au Soudan, actuel Mali, pour rechercher l’appui de Amadou Cheikhou TALL (1836-1897), fils d’El Hadji Omar TALL, un résistant. Les Français en profitent pour annexer le Djolof. C’est Louis ARCHINARD (1850-1932), avec l’aide des Maures, qui capture Bouna NDIAYE et le conduit à l’école des otages, ou école des fils de chef. Aussi, avec l’appui des Peuls du Mali vaincu par  Louis ARCHINARD et s’exile au Sokoto. D'après la tradition l’indomptable, Alboury N’DIAYE, mourut à Kalakala (Nigeria, Etat du Kano), et fut enterré à la place même. Il mourut d'une flèche empoisonnée tirée par un enfant non circoncis, qui le toucha à l'auriculaire. Cheikh Aliou NDAO est l’auteur d’une pièce de théâtre, «l’exil d’Albouri» qui a été jouée à Sorano.
«N’Dongo Daara» est une chanson de Laye M’BOUP axée sur le thème de l’éducation, un puissant outil de développement, favorisant également l’égalité des chances. En particulier, Laye M’BOUP insiste sur la quête du savoir, libérateur de l’obscurantisme. L’éducation est aussi un des axes majeurs de la politique senghorienne. Sans éducation, il n’y a pas de développement. Cette chanson de Laye M’BOUP est plus que jamais d’actualité, notamment en ce qui concerne les écoles coraniques, où il a été parfois observé de la maltraitance. Par ailleurs, outre la baisse du niveau éducatif, la formation professionnelle et l’adaptation des études aux besoins du pays, sont les enjeux majeurs du pays.
II – Laye M’BOUP, moraliste, poète précurseur d’une musique sénégalaise authentique
Tant qu’il a été au théâtre Daniel SORANO, Laye M’BOUP, sans doute un grand compositeur, change de dimension dès qu’il rejoint l’Orchestra Baobab, en passant avant cela par le Rio Stand Band de Dakar. Laye M’BOUP a «introduit, à travers l’Orchestra Baobab de Dakar, le chant griotique original dans la musique sénégalaise d’orchestration moderne. C’est au sein de cette formation que les mélomanes découvrent qu’il avait toujours, en chantant, une vision très élevée des choses de la cité» écrit Nago SECK. En effet, à cette époque, l’Orchestra Baobab, par ailleurs fondé sur la diversité et accueillant des hommes venus de différents horizons, était encore subjugué par les musiques cubaines, noires américaines, guinéennes et congolaises. Leur répertoire de la musique sénégalaise particulièrement pauvre, voire inexistant. Curieux constat, car le folklore sénégalais, et en particulier de la société ouolof dont est issu Laye M’BOUP, est particulièrement riche. Il existe une grande variété des chansons traditionnelles ouolofes, avec une dimension littéraire ; c’est l’Afrique des forces de l’esprit : «Le Taajaboon» ou chant de la nuit du Tamkarit ou Maouloud, sera exploité par Ismaëla LO, «le Baawnaan» ou chant de prière pour la pluie, «le Ndëupp» ou un rite de dépossession, d’exorcisation, «le Gumb» ou un chant aux divinités de la mer, «le Xas» une déclamation lors d’une veillée d’armes, «le Ngomar» ou l’accompagnement à l’initiation ou la circoncision, «le Njam» accompagnant le douloureux tatouage des gencives, «le Céet» chant pour la nouvelle mariée, «Xaxar» le bizutage de la nouvelle mariée, «le laaban» célébrant la défloraison de la nouvelle mariée, «le Taasu» ou «Taag» des éloges parfois accompagnés de généalogie, «le Bakku» ou autolouanges ou autoglorification des lutteurs, «les Kassak» et les «Ngonar» lors de la circoncision, etc. Par conséquent, l’apport déterminant de Laye M’BOUP, qui venait de l’ensemble lyrique de Sorano, c’est ce savant mélange entre tradition et modernité. Remarquable compositeur. Quand SENGHOR fonde l’ensemble lyrique auquel appartient Laye M’BOUP, il préparait déjà la prochaine étape : le Festival Mondial des Arts Nègres. Laye MBOUP collaborera un certain temps avec le «Star Band» de Ibra KASSE, avant de rejoindre l’Orchestra Baobab. La contribution de Laye M’BOUP à l’Orchestra Baobab, pour son rayonnement national et international a été décisive ; il a décillé les yeux de tous les artistes sénégalais, encore sous le charme des influences musicales étrangères ; en allant chercher ailleurs, ces chanteurs sénégalais, des débuts des indépendances, n’avaient pas réalisé qu’ils étaient assis sur une mine d’or. Laye M’BOUP nous a donc aidés à croire en nous-mêmes.
La chanson de Laye MBOUP qui a marqué les esprits est «Jigeen Del Wax Nijaay» en 1972, année d’inauguration de la télévision sénégalaise. La promotion de ce disque a été faite par Ibra KASSE, en compagnie de Laba SOSSEH (1943-2007) chanteur, à Bruxelles. Laye M’BOUP, qui ne boit pas et ne fume pas, est un moraliste appréciant les bonbons et déteste la noix de colas. Il puise ses chansons, qu’il compose lui-même dans les valeurs traditionnelles du Sénégal, restées encore profondément aristocratiques. «L’après-midi, quand tu te pomponnes et te pares de tes plus beaux atours, bien parfumée, de nos jours les hommes sont faciles à séduire, ton mari sera conquis. Belle dame, il faut appeler ton mari Nijaay (Tonton)» chante-il. Dans cette chanson, «Jigeen Del Wax Nijaay» Laye M’BOUP fait l’éloge des valeurs aristocratiques, de cette Afrique maternelle, si une femme est obéissante, elle fera de bons, beaux et valeureux enfants. Abdoulaye Bara DIOP a bien montré le statut prééminent de l’homme sur la femme, comme d’ailleurs dans la société traditionnelle qu’il a bien étudiée. S’il y avait, dans la littérature quelques éléments en faveur de la libération de la Femme, c’est l’année 1975 qui donne un peu plus de visibilité à la lutte des femmes pour l’égalité. Le «Soroptimiste International Club de Dakar», le meilleur pour les femmes, n’a été créé que le 28 avril 1977, par Annette M’BAYE D’ERNEVILLE, une femme de lettres, même si les idées bouillonnaient, les débats étaient encore largement confinés dans des cercles restreints, que Mariama BA (1929-1981) popularisera. C’est un thème récurrent, dépassant largement la société ouolof, présent chez les Peuls, et les Malinkés, Aoua KEITA, une féministe malienne (voir mon article) en parle dans les contes que lui racontait sa mère. Je crois même que le coup de boule de Zidane, lors d’une coupe du monde, contre un joueur italien, qui avait insulté sa mère, témoignage, dans le Maghreb, de la puissance de ce thème traditionnel, d’une Afrique maternelle, d’une Mère sacrée, à chérir. Aussi en Afrique, la femme traditionnelle ne doit pas prononcer le prénom de son mari, par respect. Cependant, la société ouolof, dans la société sénégalaise, dans ce rapport de la femme à son époux, a une dimension affective et originale : la femme doit appeler son mari «Nijaay» ou «tonton». C’est une relation pudique, pleine de séduction, de tendresse, de respect et de complicité, une des grandes originalité de la société ouolof.
Le Sénégal, à l’aube des indépendances, est société où l’individu est resté longtemps écrasé par la famille et le groupe social, les chants d’amour, exprimant l’individualisme, n’étaient pas monnaie courante dans le répertoire musical sénégalais. Aussi, quand, Laye M’BOUP, dans un Sénégal en pleine mutation et modernité, «Yaama Don Xool» son tube sentimental fait un tabac. Il y chante le désir, la convoitise et les regards échangés sources d’amour.
Subitement au milieu de sa chanson, en hommage à Ndiaga M’BAYE, Laye M’BOUP explose et crie à la face du monde : «Amoul Guéwél ! Amoul Guéwél !» ; en matière d’amour il faut abattre toutes les barrières notamment de caste ou d’ethnie. Cette chanson participe à l’écriture d’un roman national sénégalais, un pays de tolérance et d’égalité, où tous les préjugés doivent être bannis.
A la mort de Laye M’BOUP, l’Orchestra Baobab, entré en crise, a disparu de la scène, pour ne réapparaître qu’en 2002. L’Orchestra Baobab n’avait pas réalisé que le travail de Laye M’BOUP, le Mbalax avait conquis le Sénégal et le monde entier. La nationalisation de la musique sénégalaise est devenue une donnée majeure de notre temps. D’autres musiciens, notamment comme Baaba MAAL, devenu le «Daandé Légnol» ou la voix du peuple du Fouta-Toro (voir mon article), ont, comme Laye M’BOUP fait confiance au riche folklore du Fouta-Toro, notamment «le Yéla», en le modernisant. «Si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits» dit la Bible. Le motif secret de nos actes, les plus décisifs nous échappe. Laye M’BOUP qui avait le pressentiment que sa vie serait courte, voulait transmettre son art. Laye M’BOUP, chez lui recevait des jeunes qui souhaitant s’orienter vers la musique en les encadrant les encourageant. En 1973, parmi ceux-ci, il y avait Thione SECK (voir mon article), âgé de 17 ans «Je ne serai bientôt plus là, mais tu seras mon digne successeur» dit-il à Thione SECK (1955-2021), quinze jours avant sa mort. Thione SECK, puis son fils Waly SECK, ont repris le flambeau, et c’est Youssou N’DOUR, le roi du Mbalax, qui a internationalisé la musique sénégalaise. «Abdoulaye M’Boup laissera planer, longtemps encore après sa disparition, l’image poignante d’un arbre en pleine sève, qui s’élançait vers la lumière, mais que la mort aura tout foudroyé. Au-delà de la tombe, Abdoulaye M’Boup pourrait continuer encore à servir l’art et la chanson sénégalaise si sa vie brève, mais bien remplie, servait d’exemple à ses camarades des différentes disciplines», Alioune Badara SENE, Ministre de la culture, qui appelait à un renouvellement et un enrichissement de la musique sénégalaise, ne croyait pas si bien dire.

 

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Paris, le 19 septembre 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Abdoulaye M’BOUP (1937-1975), chanteur et compositeur, moraliste de l’ère senghorienne, un artiste du roman national sénégalais» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 16:50
«Abdelaziz BOUTEFLIKA (1937-2021), mort d’un ancien président algérien au bilan contrasté» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
L'ancien président Algérien, Abdelaziz BOUTEFLIKA, né le 2 mars 1937, à Oujda (Maroc), est mort dans une résidence médicalisée, le 17 septembre 2021. Il a été président de l’Algérie du 27 avril 1999 au 2 avril 2019. Sa vie privée est restée un grand mystère. Longtemps un célibataire endurci, Abdelaziz BOUTEFLIKA a été marié, religieusement, en août 1990, puis divorcé de Amal TRIKI, une étudiante en médecine et fille d’un diplomate, Yahia TRIKI. Ainé d’une fratrie de quatre garçons et deux filles, nommé Ministre sous Ahmed BEN BELLA (1916-2012) à 26 ans, Abdelaziz BOUTEFLIKA, dans sa vie privée, était loin d’être un rigoriste, sur le plan moral.  
Ministre des Affaires étrangères pendant 15 ans et fin diplomate, à la mort de son mentor, Houari BOUMEDIENE (1932-1978), il envisage de prendre le pouvoir, mais l'Armée, l'accusant de détournement de deniers publics, le contraint à l'exil. A la faveur des tueries islamistes, considéré comme une référence morale et un recours, Abdelaziz BOUTE reviendra en Algérie au pouvoir en Algérie en 1999. Il sera réélu 4 fois, mais la tentative de briguer un 5ème mandat lui sera fatale. Il est contraint, dans la honte et le déshonneur, à la démission à la suite d'un mouvement de révolte populaire, le «Hirak», un néologisme assimilé à «la révolution du sourire» ou au «printemps algérien», venu de Kabylie.
Quelle trace laissera-t-il dans l'Histoire ?
Je crois fondamentalement que la Vérité n’est ni Blanche, Ni Noire ; elle est souvent grise. Aussi, le bilan d’Abdelaziz BOUTEFLIKA est en demi-teinte : «De l’homme que j’ai bien connu à chaque étape de sa vie, y compris pendant son exil, je garderai en mémoire ses divers visages : d’un côté le patriote et porte-parole des pays du Tiers-monde, l’habile et jeune ministre des affaires étrangères qui aura donné une place importante à l’Algérie sur la scène internationale, le Président qui a permis de retrouver une forme de réconciliation nationale après les années noires de la guerre civile. Il était devenu aussi un autocrate, laissant la corruption prospérer dans tout le pays, et s’est trouvé, malgré lui, à l’origine indirecte du fabuleux mouvement populaire du «Hirak» par lequel le peuple algérien a exprimé avec force et dignité sa magnifique aspiration à la liberté» écrit Jacques LANG, un ancien Ministre de la Culture de François MITTERRAND.
Dans ce bilan particulièrement contrasté, venu sauver l'Algérie de l'impasse de la victoire islamiste, il a instauré, le 8 juillet 1999, «Une Concorde civile», le pardon des terroristes, sous réserve de renoncer à la violence armée, une opération à la Mandela diversement appréciée par les Algériens. Devenu un légume, en 2013, à la suite d’un AVC, Abdelaziz BOUTEFLIKA s’est accroché au pouvoir, pitoyablement, et a gouverné son pays, par procuration, avec l’aide de son frère, avant d'être destitué, en 2019.
Pourtant l'Algérie est un merveilleux pays, riche de ses matières premières, de sa jeunesse, de sa grande proximité géographique avec l'Europe. «L'Algérie, c'est la France» disait le colon qui a eu du mal à lâcher ce pays.
L'Algérie, c'est un grand pays qui a été solidaire avec tous les mouvements de libération nationale et n'a pas lésiné sur les moyens financiers nécessaires. Cela lui a valu une grande inimitié du Roi du Maroc qui estime que le Sahara espagnol est intégralement marocain.
Après une victorieuse et héroïque guerre d’indépendance, l'Algérie reste encore, de nos jours, confrontée à bien d'autres démons.
Ne serait-ce d'abord, et comme dans les autres pays africains, les questions de démocratie, de bonne gouvernance et de probité de nos gouvernants, dominent les préoccupations majeures des populations.
Ensuite l'héritage du colonialisme, est d'avoir opposé les Arabes aux Kabyles. Par ailleurs, il est inscrit dans la Constitution de ce pays, non pas le principe de laïcité, mais l'Islam est une religion d'état. C'est l’une des causes de la guerre civile de 1991 à 2002 (60 000 à 150 000 morts), à la suite de la victoire du Front Islamique du Salut (F.I.S.), de l’annulation de leur victoire suivie de l’interdiction de ce parti de fondamentalistes religieux.
Enfin, comme d'ailleurs pour le reste de l'Afrique et de ses diasporas, le citoyen très ingénieux, pour les stratégies de survie personnelle, se désintéresse des questions fondamentales du pays, notamment la souveraineté, l’industrialisation, la Justice, le contrôle des autorités publiques dans leur frénésie de détournement de deniers publics et leur boulimie du pouvoir.
Par ailleurs,  plus de 5 millions de personnes de souche algérienne, devenues françaises, vivent en France. Un poids électoral considérable. Mais une quantité négligeable quand on préfère s’abstenir aux différents scrutins.
Paris, le 18 septembre 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Abdelaziz BOUTEFLIKA (1937-2021), mort d’un ancien président algérien au bilan contrasté» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 16:49
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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 21:18
«Mme Anne HIDALGO : son livre, «une Femme française», déjà en rupture de stock» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Sitôt sorti, le 15 septembre 2021, le nouveau livre de Mme Anne HIDALGO, «une Femme française», est déjà en rupture de stock chez mon libraire. Mme HIDALGO vient pourtant d’officialiser sa candidature à la présidentielle d'avril 2022, il y a de cela trois jours, seulement.
Dans son livre, Mme Anne HIDALGO, mariée et mère de trois enfants, fille d'ouvrier espagnol arrivée à Lyon à l'âge de trois ans, y livre sa vision de la France. «Ce parcours est le fruit d'engagements, d'un attachement : engagement pour les valeurs universelles qui fondent notre République, pour la laïcité, pour l'égalité des droits, pour le féminisme ; engagement pour l'écologie dont personne ne peut plus nier l'urgence. Comment redonner à chacune et à chacun sa capacité à espérer dans la France ? Inscrire notre destin commun en Europe en ayant conscience de la voix singulière de la France. Et considérer pleinement chacune et chacun de nos concitoyens pour trouver ce chemin que nous devons aux jeunes générations. C'est à elles et à eux que je dédie ce livre» écrit Mme Anne HIDALGO. Cette prise de parole de Mme Anne HIDALGO, animée d’une grande conviction et détermination, est «un acte fondateur. Elle a tracé un chemin, une ambition pour la France. Sa détermination à redonner sa grandeur à notre pays, à rassembler les Françaises et les Français autour de son projet social et humaniste, est évidente." Elle s’attache à la volonté de redonner "de l’espoir à notre jeunesse, réussir la transition écologique… en s’appuyant sur les territoires, les élus locaux, acteurs du quotidien de leur ville, département ou région» dit Carole DELGA, présidente de l’Occitanie, la mieux élue des présidents de région de France.
On voulait ramener le débat des présidentielles de 2022, à un simple affrontement entre une Macronie lepénisée et cette petite entreprise familiale. Comme si les élections ne servaient plus à rien, et ce sont les institutions de sondage, en accord avec elles-mêmes, qui décidaient pour nous.
Plusieurs fois ces médias, bien concentrés aux mains de la très haute finance, se sont plantés et n'ont jamais voulu le reconnaître. Souvenez-vous, du moins pour ceux qui ont le privilège de l'âge, munis de sondages de complaisance, la Droite disait, à François MITTERRAND, la veille du 10 mai 1981, de façon suffisante : «nous sommes encore là pour 50 ans». Il n’y a pas si longtemps, on disait que le RN allait rafler toutes les régions.
Mme Anne HIDALGO quand M. Bertrand DELANOE, un maire de Paris exceptionnel et un grand Seigneur de la Politique, lui a passé le pouvoir, certains disaient : «c'est une héritière» ou «elle a un déficit de notoriété». Femme tenace, courageuse Mme Anne HIDALGO a été élue et réélue brillamment à Paris, s'est même offert le luxe, à travers les municipales de juin 2020, de réveiller une Gauche moribonde, traversant ainsi allègrement le périphérique. Mme HIDALGO est devenue, de facto, la patronne de toute l'opposition. D'autres disent encore que Mme Anne HIDALGO serait «trop parisienne». Jacques CHIRAC l'a été aussi. Par conséquent, Mme Anne HIDALGO est tout simplement, comme l’indique titre de son livre, «Une femme française».
Maintenant depuis que Mme Anne HIDALGO a déclaré sa candidature on nous dit : «comment va-t-elle financer ces revalorisations salariales ?». Il ne nous a pas échappé que le mouvement des Gilets Jaunes, qui revendiquait légitimement qu'une revalorisation de salaires, avec l'abrogation de réformes injustes, maintenant suspendues mais non abrogées, a affronté les coups de matraques avec des éborgnés. Que ne disait-on pas, à l'époque, pour justifier la bastonnade des manifestants : «faut pas dépasser le déficit à 3% !». Subitement les milliards pleuvent, mais essentiellement pour les amis de la Samaritaine. Eh bien, Mme Anne HIDALGO prendra l'argent là où il est.
Tout cela, c’est pour vous dire qu'il faudrait détecter dans une société les signaux forts comme les signaux faibles. Cet échec cuisant de toutes les forces lepénisées aux régionales est un signal fort. Cette rupture de stock du livre de Mme Anne HIDALGO est un signal faible, mais qui annonce de puissantes secousses dans le pays politique.
En définitive, tout cela m'autorise à dire que nous allons vers un tremblement de terre d'une amplitude encore plus grande que le Cartel des Gauches en 1924, le Front Populaire en 1936 et le 10 mai 1981 avec François MITTERRAND. Une Femme socialiste et écologiste, 233 ans après la Révolution va tout balayer le 24 avril 2022.
Paris, le 15 septembre 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 21:17
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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 16:02
«Mme Anne HIDALGO sa déclaration de candidature : une première femme présidente 40 ans après François MITTERRAND» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Dans une déclaration du dimanche 12 septembre 2021, matin, à Rouen, Mme Anne HIDALGO a posé officiellement sa candidature pour l'élection présidentielle d'avril 2022. Cette déclaration a été complétée par un entretien télévisé sur France 2 ce dimanche à 20 h. «J’ai parcouru la France. J’ai écouté les Françaises et les Français. J’ai rencontré des femmes et des hommes de bonne volonté, engagés partout. Ils m’ont dit leurs colères, ils m’ont dit leur tristesse. Ils m’ont dit leurs rêves, leurs interrogations et leurs espoirs. Nous avons entrepris un grand rassemblement. Aujourd’hui, je suis prête. C’est pourquoi, avec cette force chaleureuse qui m’entoure, humblement, consciente de la gravité de l’instant, et pour faire de nos espoirs la réalité de nos vies, j’ai décidé d’être candidate à la Présidence de la République Française. Je veux que tous les enfants de France aient la même chance que celle qui m’a été donnée. Je suis candidate pour offrir un avenir à nos enfants. A tous nos enfants» dit Mme Anne HIDALGO, dans sa déclaration de candidature à Rouen.
La candidature de Mme Anne HIDALGO j’en ai rêvé, comme de millions de Républicains, et quand cela arrive finalement, on est sans voix. En effet, cette candidature de Mme Anne HIDALGO, souhaitable et souhaitée, était attendue, depuis qu’elle est devenue, de facto, la patronne et cheffe de file de la Gauche, qui était menacée de disparition, aux municipales de juin 2020. La Résurrection de la Gauche a été confirmée lors des régionales de 2021.
En 2022, nous voulons créer un tremblement de terre encore plus grand que celui du 10 mai 1981. Certes, il y a de la concurrence à Gauche, mais c’est une concurrence saine et chaque candidat est légitime et respectable. «Au 1er tour, on choisit, et au 2ème tour, on élimine» suivant une logique du système majoritaire. Veillons, tout de même, que la Gauche, et, en particulier, Mme Anne HIDALGO, soit la première femme présidente de la République française, depuis plus de 233 ans, le 24 avril 2022.
Je sais que M. Emmanuel MACRON, élu sur Front Républicain, droite et lepénise la vie politique pour ramener le 2ème tour à un simple affrontement entre lui et la petite entreprise familiale. Cependant, et je l’ai dit, par deux fois, aux dernières élections municipales et régionales, les électeurs ont sévèrement sanctionné cette vision vichyste de la Politique. En particulier, le candidat Emmanuel MACRON, avec son slogan fumeux «Ni de Droite, ni de Gauche» a en réalité trahi toutes ses promesses, marginalisé les Socialistes qui l’avaient accompagné et il s’entiche maintenant avec des Sarkozystes, et célèbre Napoléon et Colbert.
Certains doutent encore de la Politique, compte tenu des trahisons constatées depuis 2017. Cependant, Mme Anne HIDALGO s’est engagée à redonner l’espoir et l’espérance, pour «réinventer des solutions» du bien-vivre ensemble. «Malgré les incertitudes, les angoisses, je sais qu’il y a dans notre pays une force immense, une capacité à se relever de tout, la volonté de bâtir un bel avenir. Je sais qu’il y a en France des femmes et des hommes généreux, de toutes les générations, engagés chaque jour pour inventer des solutions qui nous permettent de vivre ensemble, en sécurité, des solutions qui protègent nos biens communs» dit-elle à Rouen.
Il fut un temps, pendant ces réformes injustes de la Macronie, mâtées à coup de gourdins, et même Alexandre BENALLA, un garde du corps touche à tout, y a été mis à contribution un 1er mai, on disait aux Gilets jaunes, aux retraités et aux chômeurs que l’Etat ne pouvait rien pour eux. Le déficit doit être maintenu à 3%. Et voilà que pendant cette pandémie, mal gérée, des milliards pleuvent, mais les ménages n’en ont eu que «le ruissellement», l’essentiel étant allé aux amis de la Haute Finance, ceux de la Samaritaine. Par conséquent, Mme Anne HIDALGO a eu raison, dans son projet de «République du respect» de s’engager à doubler le salaire des enseignants, et à revaloriser bien des catégories sociales, particulièrement méritantes. On nous dit comme financer tout cela ? On prendra l’argent là où il est.
Il s’agit donc d’un «choix de conviction», d’oser se diriger vers des chemins nouveaux et innovants, en réalisant la promesse républicaine d’égalité. «La plus grande des injustices, c’est de se voir assigné de là où on est né, là où on a grandi, de voir l’horizon réduit en fonction des moyens des parents ou de leur niveau d’éducation, et d’être en permanence renvoyé à ses origines. Je veux m’engager pour donner du sens à cette promesse républicaine qui doit être concrète et être présente, pour chaque enfant qui grandit dans ce pays. Nous savons les conséquences, si cette promesse est déçue ; c’est la violence, le repli sur soi qui sont le nid du populisme, et c’est sans issue. Il faut redonner la confiance à tous» dit Mme Anne HIDALGO qui envisage de revaloriser certains salaires, notamment des enseignants et des personnels soignants.
Le débat n’avait pas eu lieu en 2017, tous les Républicains au 2ème tour s’étant rangés derrière M. Emmanuel MACRON qui les a trahis «Dans un an, notre pays a rendez-vous avec lui-même. Les Français auront à choisir leur destin, et ce choix sera décisif (climat, injustices) et dire ce qu’ils souhaitent pour eux, en termes d’avenir en commun. Ce qui nous rassemble, c’est une République sociale et laïque. Il faudra être déterminé, créatif et audacieux. La transition écologique sera le moteur de notre projet politique et industriel. La crise sanitaire a montré à quel point nous étions mal préparés et donc vulnérables. Nous proposerons un projet qui nous rendra notre souveraineté sanitaire, industrielle, énergétique et climatique, qui nous rendra notre fierté» disait à Villeurbanne, Mme Anne HIDALGO.
Une des lignes de force dégagée par Mme Anne HIDALGO est la  «République de la considération et du respect». En effet, depuis 2017, une fois au pouvoir, dans sa monarchie républicaine, Jupiter a choisi de décider seul «ces 5 dernières années n’ont pas été marquées par le sceau de l’efficacité. Pourtant, il y avait des promesses, mais les idées ne pouvaient pas venir d’en haut, quelle que soient l’inspiration, l’intelligence ou la formation, nous sommes dans un monde où nous devons être curieux les uns des autres. Si nous ne considérons pas que nous apprenons les uns des autres ; ça ne peut pas marcher ; l’intelligence est collective» dit Mme Anne HIDALGO à Villeurbanne. Mme Anne HIDALGO s’engage pour un dialogue intense, éthique et respectueux avec tous «Je veux commencer par mettre fin au mépris, à l’arrogance, au dédain, à la condescendance de ceux qui connaissent si mal nos vies mais décident loin de nous, de tout, tout le temps, sans nous. Cela crée tant de colères, tant de révoltes, tant d’injustices qui empoisonnent le pays, nourrissent la défiance et minent la démocratie. Le quinquennat qui s’achève devait unir les Français. Il les a divisés comme jamais. Il devait régler les problèmes sociaux, il les a aggravés. Il devait protéger notre planète, il a tourné le dos à l’écologie» dit Mme Anne HIDALGO à Rouen.
Mme Anne HIDALGO, particulièrement tenace et visionnaire, a toujours relevé les grands défis : «Je sais qu’avec du travail, l’amour des autres et du courage, on peut changer la vie, on peut changer le monde» dit-elle à Rouen. «Ce que je veux vous dire à ce moment, c’est que pour construire notre chemin, nous devrons oser. Nous serons audacieux, rigoureux, cohérents. Nous dépasserons les divisions stériles» dit Mme Anne HIDALGO à Rouen. En effet la Première Femme présidente de la République française aura du pain sur la planche :
 
  • Transformer le capitalisme financier français de la Banque Rothschild, en capitalisme industriel, et relocaliser les entreprises expatriées en France. Cette crise sanitaire, avec les gros mensonges de la Macronie, nous a décillé les yeux sur le capitalisme rapace qui prend beaucoup et donne peu. On n’avait pas assez de masques, de respirateurs, les lits manquaient à l’hôpital, les tests chaotiques, les personnels soignants, les Gilets jaunes, les retraités et les chômeurs matraqués, parfois éborgnés ;
 
  • De Grands travaux pour préparer les JO de 2024 et surtout un vaste programme de constructions de 3 millions de logements ;
 
  • Des réformes justes et concertées ; la réforme n’a jamais voulu massacrer les faibles et cajoler les puissants ; elle doit être basée sur la Justice, l’efficacité, des solutions de fond durables ;
 
  • Des solutions innovantes pour les questions de sociétés, et notamment une bonne intégration au lieu de la stigmatisation ; une Maison d’Afrique à Paris pour la réussite du bien-vivre ensemble ;
 
  • La fin des guerres locales injustes, inefficaces, coûteuses et sans objectifs atteignables ;
 
  • Une autre politique de coopération avec les pays africains, fondée sur des avantages mutuels, le respect et la démocratie, en mettant fin à la Françafrique.
 
Paris, le 12 septembre 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 16:02
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