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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 21:49

Le cas hautement symbolique de Sibeth N’DIAYE, promue d'abord au rang de cheffe du service presse à l’Elysée, puis, depuis ce 31 mars 2019, porte-parole du gouvernement français, mériterait une attention particulière, dans un contexte de montée des populismes et de la démystification du système jupitérien. C'est une nomination importante, mais est-ce que, pourtant, cela va faire avancer le bien-vivre ensemble et améliorer la vie quotidienne des personnes en difficulté ?

Constatons que les forces de l’ordre continuent, à l’occasion d’un banal contrôle d’identité, d’étouffer, à mort, nos enfants, sans que justice ne soit rendue. Des parties entières de notre territoire, sont devenues des zones de relégation que Manuel VALLS avait qualifiées d’Apartheid. Sur le plan social, le mouvement des Gilets Jaunes a eu le mérite de pointer du doigt les graves injustices commises par le président des riches à l’égard des paupérisés. Pourtant, Jupiter, à travers son débat national, tente d’étouffer ces voix légitimes, en disant que ses réformes, tant décriées, vont continuer.

Par conséquent la nomination de Mme Sibeth N’DIAYE, au poste de porte-parole du gouvernement ne va pas, comme une baguette magique, solutionner toutes ces difficultés. M. MACRON, élu par défaut, Jupiter devenu rienologue, un Dieu du Vide mandaté par les riches, croit fermement que tout est communication ; sa politique, pour lui, serait bonne, mais on n’aurait pas bien compris, la pertinence de son action qui produira, un jour, des résultats.

Cependant, devant le refus de la classe politique de reconnaître que la France est devenue un Etat multiculturel et la poussée des idées de la haine, cette promotion de Mme Sibeth N’DIAYE, par son symbolisme, est un signal fort qu’il ne faudrait pas balayer d’un simple revers de la main. «C'est dans mon enfance que j'ai été chercher ces paroles souvent prononcées par nos parents pour nous aider, mes soeurs et moi, à briser les plafonds de verre : "Là où tu es, tu es à ta place". La France m'a beaucoup donné. Aujourd'hui, c'est à mon tour de le lui rendre», déclare Sibeth, celle qui a vaincu les adversités.

Mme Sibeth N’DIAYE, «La Olivia POPE», figure omniprésente pendant la campagne électorale aux côtés du candidat et garde rapprochée du président Emmanuel MACRON, a frappé les esprits. Il n’en reste pas moins que ce cas emblématique questionne toute la politique française d’intégration. Mme Sibeth N’DIAYE parlant couramment le Ouolof, est née le 13 décembre 1979, à Dakar, au Sénégal. Mme Sibeth N’DIAYE a grandi au Plateau, en centre-ville de Dakar. Dernière, d’une fratrie de quatre filles, elle reçoit une éducation à l’européenne dans une famille bourgeoise. Ses parents lui ont transmis «l’amour du travail, la passion de l’égalité et l’envie de se dépasser», dit Sibeth.

«Mon père aimait à répéter qu’il fallait être la meilleure à l’école pour viser toujours le plus haut possible» dit-elle. Son père, Fara N’DIAYE, membre fondateur du Parti de l’indépendance et du travail (P.I.T.) et de la F.E.A.N.F., était le numéro deux du Parti démocratique sénégalais (P.D.S) d’Abdoulaye WADE, ancien président du Sénégal de 2000 à 2012, qu’il a quitté en 1986 pour rejoindre l’équipe du président d’alors, le socialiste Abdou DIOUF (1981-2000), afin de travailler sur le Canal du Cayor, un projet destiné à alimenter en eau potable la ville de Dakar. Mais il faut préciser que Fara N’DIAYE n’a pas rejoint Abdou DIOUF pour des prébendes ou des postes. Il était un homme pétri de valeurs. Les raisons qui l’ont fait quitter le P.D.S sont plutôt d’ordre doctrinal. Sa conception intellectuelle de la lutte pour le «Sopi» était en rupture avec les méthodes violentes de son patron Abdoulaye WADE (voir mon post). Finalement, sachant que l’utilisation de la violence et de la terreur étaient les armes de prédilection de WADE pour combattre le régime socialiste. Il faut préciser que Fara N’DIAYE était une connaissance de longe date d’Abdou DIOUF : «Fara était pour moi un ami depuis la période de 1958-60, quand nous étions à la Cité universitaire de Paris. En outre, son épouse, Mireille, était la sœur d’Yves BRENNER, un de mes condisciples à l’Université de Dakar», écrit Abdou DIOUF, dans ses mémoires (Voir mon post sur Abdou DIOUF). Une partie de la famille de Sibeth resta proche d’Abdoulaye WADE. Ainsi, en 2000, lorsque maître WADE devient chef de l’Etat, la mère de Sibeth, Mireille N’DIAYE née BRENNER (1940-2015), d’origine allemande et togolaise, occupe le poste de présidente du Conseil constitutionnel. Elle le conservera jusqu’en 2010.

Sénégalaise d’origine, Sibeth N’DIAYE a acquis la nationalité française en juin 2016. «J’ai mis beaucoup de temps à me décider», confie-t-elle . «Une grande partie de ma famille réside au Sénégal, en particulier l’aînée de mes trois sœurs. Les autres vivent dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, au Togo, dont est originaire ma mère, et au Nigeria. Nous sommes plutôt des globe-trotteuses». Son prénom, Sibeth, signifie «qui a gagné beaucoup de combats» en langue Diola. Mme Sibeth N’DIAYE s'est engagée en politique alors qu'elle était encore étudiante, au sein de l'UNEF, un syndicat étudiant historiquement proche du Parti socialiste. C'est donc tout naturellement que la militante étudiante rejoint les rangs du Parti socialiste en 2002. Encartée, elle gravit les échelons du Parti socialiste, jusqu'à devenir secrétaire nationale chargée de la petite enfance en 2009. Sibeth s'est ainsi engagée, lors de la présidentielle de 2007, contre Nicolas SARKOZY et les «dangers» qu'il faisait courir selon elle à la France. Mme Sibeth N’DIAYE a débuté en politique dans le service de presse de Claude BARTELONNE, alors qu'il présidait le conseil général de Seine-Saint-Denis. Mme N’DIAYE a ensuite regagné Bercy, où elle a assuré les relations presse d'Arnaud MONTEBOURG, d'abord ministre du Redressement productif puis de l'Economie. Mme N’DIAYE est restée au Ministère après la démission du gouvernement de M. MONTEBOURG ; M. MACRON conserve Sibeth dans son équipe. Et lorsqu'il démissionne à son tour pour se lancer dans la bataille pour l'Elysée, elle l'accompagne. Tout le monde a reconnu les importantes qualités professionnelles de Sibeth durant cette campagne électorale, dont Mme Laurence HAIM estimant que «C’est une excellente conseillère qui connaît parfaitement le fonctionnement de la presse».

Il faut donc se réjouir de cette promotion fondée sur le mérite, hautement symbolique, car les symboles ont une importance particulière en politique. Cela signifie, dans les quartiers, il faudrait abandonner la colère stérile et garder l’espoir et l’espérance. On peut y arriver, à force de travail et d’abnégation. Mais ce travail nécessite parfois un coup de pouce.

Cependant, toutes les personnes issues de l’immigration, quand elles atteignent un certain niveau de responsabilité, font souvent l’objet d’attaques injustes. Ainsi, depuis quelques temps on entend une petite musique concernant «la Cool attitude» de Mme Sibeth N’DIAYE. Ses tresses et ses Adidas sont jugés, par une certaine presse haineuse, comme malséants. En effet, Mesdames Rama YADE, Rachida DATI ainsi que Christiane TAUBIRA, en raison de leurs origines ethniques, avaient fait l’objet d’attaques sexistes et indignes de la République, sans être défendues de façon vigoureuse. En particulier, Mme Christiane TAUBIRA, qualifiée de «singe» par une élue du Rassemblement national, qui avait critiqué, publiquement, le funeste projet de déchéance, avait été évincée, fort injustement du gouvernement par M. VALLS. En son temps, la réplique de Mme Rama YADE au sujet de la déclaration de M. SARKOZY, «l’homme Noir n’est pas entrée dans l’Histoire» lui avait valu la réprimande, puis la marginalisation et finalement l’éviction du gouvernement. Mme Najet VALLAUD-BELKACEM est souvent citée comme exemple de bonne intégration, mais a fini par s’éloigner du Parti socialiste.

On connaît les limites de cette diversité cosmétique se manifestant par une forte dépendance : «se soumettre ou se démettre» suivant une formule empruntée à Mac MAHON. En effet, cette diversité choisie, pour se faire bonne conscience, ou qu’on peut appeler «cosmétique», peut se révéler comme une démarche paternaliste. La personne ainsi cooptée ne représentant qu’elle-même, est enfermée dans de très forts liens de subordination, sans aucune marge de manœuvre. La vraie diversité devrait se fonder, non seulement sur les compétences, cela va de soi, mais aussi sur le militantisme avéré pour avoir une légitimité suffisante vis-à-vis de la base et du pouvoir politique, et porter ainsi des projets innovants, de nature à renforcer la cohésion sociale, promouvoir l’égalité réelle et changer, réellement, la vie des gens dans les quartiers, pour une République apaisée et pour le bien-vivre ensemble.

L’ambiguïté de la politique française d’intégration tient au fait que d’une part, théoriquement, la loi française garantie l’égalité des citoyens devant les emplois publics, mais que d’autre part, cette affirmation est très largement contredite par la réalité. En effet, la promesse républicaine d’égalité réelle de tous citoyens, devant la poussée du Front national et la lepénisation des esprits, questionne gravement sur la place des Français issus de l’immigration dans la sphère publique. Ce qui occupe, souvent une place importante dans le débat politique, ce sont les sujets stigmatisants : (Voile, laïcité, burqa, terrorisme, les rapports difficiles avec les forces de sécurité, etc.), en revanche, les enjeux de bonne intégration dans la société française sont occultés. Bref, l’hypocrisie, le paternalisme et le double langage ont discrédité la parole publique et les Français issus de l’immigration ont choisi de déserter le champ politique et de la citoyenneté faisant ainsi d’eux des proies faciles du Front National. Par ailleurs, les différentes organisations noires, comme le C.R.A.N., sensées soulever les questions fondamentales d’une bonne intégration de ces populations sont engluées dans leurs dissensions internes. Ces organisations multiples concurrentes et parfois éphémères sont discréditées par des comportements peu vertueux de certains de leurs dirigeants. En effet, ils ont souvent transformé ces nobles organisations en outils de promotion personnelle.

En définitive, l’enjeu essentiel du débat concernant la diversité reste fondamentalement la question de la citoyenneté. En effet, les Français issus de l’immigration ne devraient pas être ravalés au rang de citoyens de seconde zone dont le destin serait d’occuper des fonctions ingrates ou remplir les prisons dont les certains dirigeants se proposent d’agrandir la capacité d’accueil et renforcer le dispositif répressif. L’intégration n’a de sens que si, à égalité de droits et d’obligations, les Français issus de l’immigration se retrouvent dans tous les lieux de décisions, notamment au sein des partis politiques, aux instances délibérantes, dans la haute administration, la presse et la sphère économique.

Aux précédentes législatives de 2017, la France Insoumise comme le mouvement En Marche ont présenté des candidats de la diversité ; il faut que la France ressemble davantage à la diversité de la population qui la compose. Cependant et s'agissant du mouvement En Marche les députés ont été ravalés au rang de figurants et ont peu de valeur ajoutée dans le débat politique. Pire les personnalités issues de la diversité ont fait l'objet d'attaques et de menaces à caractère raciste (polémique sur les baskets de Sibeth NDIAYE et menaces contre Jean-François M'BAYE et injures à l'encontre de Laetitia AVI) sans que ces personnes ne soient défendues et soutenues énergiquement. Souhaitons bon courage à Mme Sibeth NDIAYE.

Les municipales de 2020 devraient être, à mon sens, l'occasion aussi de renforcer la présence de la diversité ravalée, pour l'instant, à des postes folkloriques. Il n'est pas normal qu'à Paris, une ville avec 116 nationalités, qu'il n'y ait aucun conseiller de Paris issu de l'immigration. C'est une grave injustice à corriger.

Sur le plan théorique, il règne un consensus, au sein de la classe politique, sur la nécessité de faire une place à la diversité, pour la représentation politique puisse être, réellement, à l’image du pays, devenu multicolore. Mais dès qu’il s’agit d’identifier un point de chute précis, chacun se dit : «c’est bien, mais pas dans ma circonscription !».

Là où la politique d’intégration est encore plus ambiguë, c’est au niveau de la haute administration, dans les postes dont la nomination soumise à la discrétion de l’autorité administrative. On se rappelle de cette déclaration de M. SARKOZY : «j’ai nommé le premier préfet musulman» qui en dit long sur cette ségrégation qui ne dit pas son nom. La deuxième génération des Français issus de l’immigration a fréquenté les grandes écoles, mais cependant leurs demandes d’emplois seront fréquemment rejetées avec ce motif fallacieux : «ne correspond pas au profil». A tel point que l’idée du C-V anonyme a ressurgi dans ces présidentielles de 2017. Est-ce vraiment le C-V qui est en cause, ou refus de voir que la lepénisation des esprits a fortement progressé dans ce pays ?

Si la communauté maghrébine a réussi à pénétrer, timidement, le secteur de la boucherie Halal et si les Chinois ont pris d’assaut les tabacs parisiens, en revanche, les Français issus d’Afrique sont confinés aux tâches ingrates, au chômage ou à la vente de produits illicites. En effet, les financements stériles d’associations ou subventions importantes aux entreprises investissant dans les quartiers, n’ont pas porté leurs fruits à la hauteur des ressources financières importantes dégagées. Il est grand temps de redéployer, de façon plus efficace, ces ressources publiques, dans le sens de l’intérêt de ces populations.

Une presse obséquieuse avait, hâtivement, salué la «présidence jupitérienne» le style d’Emmanuel MACRON, en fait un président des riches. Durant sa campagne électorale, le président MACRON avait dégagé un programme séduisant, et sur lequel, les actes devraient suivre la parole. En particulier, l’idée que l’Afrique, loin d’inspirer la peur, est «une zone d’opportunités» à saisir. La «Françafrique» est une conception paternaliste et victimisante, il faudrait y mettre fin, en choisissant une coopération équitable. La Francophonie est un espace de solidarité, nécessitant des visas pour les chercheurs et les étudiants, afin de renforcer les liens historiques entre la France et l’Afrique. Et s’agissant, du Franc C.F.A., c’est aux Africains de décider de leur souveraineté, le président MACRON, restant à l’écoute de leurs besoins. Sitôt élu, le président MACRON a montré son vrai visage, celui d’un jeune devenu le porte-drapeau d’un Ancien monde qu’il semblait condamner.

Souhaitons plein succès dans ses nouvelles missions à Mme Sibeth N’DIAYE, pour l’intérêt de la Diaspora et une coopération, mutuellement, avantageuse entre la France et l’Afrique.

Paris, le 31 mars 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Mme Sibeth N’DIAYE, porte-parole du gouvernement français et l’ambiguïté de la politique de promotion de la diversité en France», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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24 mars 2019 7 24 /03 /mars /2019 18:43

Quand François HOLLANDE, attiré par l'uranium et l'odeur des matières premières précieuses, se targue d'avoir sauvé le Mali de l'avancée des jihadistes, il a menti par omission. Ce qu'on appelle, au Mali, l'islamisme c'est purement et simplement le massacre des Peuls soit par l'armée, soit par les Dogons, comme ce week-end avec 135 personnes tuées. Il faut arrêter ce massacre ; nous en appelons à la communauté internationale et au président Macky SALL, en particulier.

Les Peuls, 65 millions de personnes, sans doute venus d'Égypte, sont présents dans plus de 30 pays africains ; mais ils sont souvent victimes d'odieux crimes, dans l'indifférence totale. Ainsi en Guinée, sous Sékou TOURE, ce dictateur ayant échappé à quatre attentats de la Françafrique, avait inventé le concept de «complot Peul». Sékou TOURE avait ainsi liquidé ses opposants Peuls, dont le Secrétaire général de l'OUA, Boubacar DIALLO Telli (1925-1977). Les autres ont été détenus dans le sinistre camp BOIRO.

Le président Alpha CONDÉ de la Guinée, celui a déroulé le tapis rouge au putschiste Abdoulaye WADE, est connu pour ses nombreux massacres de Peuls. En difficulté devant Cellou Dalein DIALLO, aux élections de 2010 qui avait eu 47% des voix au 1er tour, Alpha CONDÉ n'a dû sa victoire qu'avec l'appui de la Françafrique, et en particulier de Vincent BOLLORÉ depuis lors mis en examen en France. Alpha CONDÉ ne connaît que le crime comme seule réponse à une demande de démocratie sincère et authentique.

La Mauritanie, cet Etat esclavagiste et raciste, avait, en 1989, massacré des Peuls et expulsé 70 000 autres au Sénégal. Cet État n'hésite pas de tirer sur nos pêcheurs ou de les expulser massivement.

En République centrafricaine, au Nigéria au Tchad, et pendant longtemps en Gambie, sous prétexte de lutte contre le fondamentalisme, au Niger, au Togo, au Bénin, en Côte-d’Ivoire partout les Peuls sont encore pourchassés et massacrés.

Au Sénégal où l'opposition est souvent bavarde et pleurnicharde, enfermée dans des débats oiseux, préférant dénoncer à-tout-va : «le Neddo Ko Bandoum», est devenue subitement silencieuse, face à ces crimes odieux contre l'humanité. Mais il y a des mots qui tuent, des silences complices et coupables. Notre Sénégal harmonieux et tolérant mériterait bien d'être défendu, plus énergiquement, contre toute tentation d’ethnicité, de populisme et de démagogie.

Dans les pays occidentaux, quand ce sont des gens du tiers-monde qui meurent la Tour Eiffel n'est pas éteinte, les chaînes de télévision d'information continue s'en foutent carrément, et aucun politicien ou associatif repu de subventions n'appellent à manifester à la Place de la République. C'est toujours cette indignation sélective et cette défense des droits de l'homme à géométrie variable, comme s'il y avait encore une hiérarchie de la valeur des vies : les sacrées et celles qui seraient quantité négligeable. On en revient à cette conception esclavagiste, colonialiste et ethnique de la démocratie.

Face à ces massacres répétitifs, impunis : Trop c'est trop.

Il est temps d'arrêter ces massacres, de dénoncer ces criminels et de les traduire devant la justice internationale pour crime contre l'humanité.

Pour un bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel !

Paris, le 24 mars 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Le génocide contre les Peuls en Afrique : un crime contre l’humanité» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 19:51

«49 morts musulmans assassinés par un suprémaciste en Nouvelle-Zélande» par Amadou Bal BA http://baamadou.over-blog.fr/ 

Ce vendredi 15 mars 2019, un extrémiste blanc, de 28 ans, de sang-froid, a exécuté 49 personnes, avec de nombreux blessés, de confession musulmane dans deux mosquées.

Avant ce geste horrible, il a pris soin d'exposer ses idées racistes, dans un long tweet de 85 pages. Il fait référence, notamment aux élections françaises de 2017 au cours desquelles, le Front national a perdu, pour la seconde fois, ce scrutin.

L'assassin avait une caméra, et a filmé son forfait pendant 17 minutes. On le voit tirer calmement, et revenir sur ses pas pour achever, de sang-froid, des personnes déjà blessées et à terre.

C'est un acte prémédité, depuis deux plus de 2 ans, dirigé contre les immigrants et les musulmans qui faisaient, tranquillement, la prière du vendredi. On se rappelle de ce norvégien, Anders BREIVIK, qui avait tué 77 immigrants et blessés 151 personnes, le 22 juillet 2011.

La première ministre, Jacinda ARDERN, de Nouvelle-Zélande a fermement condamné cet attentat fondé sur la haine et le racisme. "Ceux qui professent le racisme ne sont pas des nôtres" dit Mme ARDERN.

Une prière des morts a été dite ce vendredi à la Mosquée de Paris. Mais aucun appel à manifester à la Place de la République contre ce geste ignoble.

Ma réaction rapide, c'est de dire que face la montée des populismes, il y a des mots qui tuent. Dans les pays occidentaux, de plus en plus, les partis professant la haine, loin d'être combattus, sont de plus en plus récompensés, dans les scrutins électoraux (Italie, Hongrie, États-Unis, Brésil et le BREXIT en Grande-Bretagne). Ceux qui font l’apologie, sans cesse, la haine, ont une responsabilité importante dans ces drames. Il faut donc défendre, plus énergiquement, la République.

En France, je redis, fermement, que c'est une erreur tragique que d'avoir reconnu, comme parti respectable, le Front national, devenu Rassemblement national. Ce parti faisant de l'immigration et le racisme son fonds de commerce, ne fait pas partie de la République, fondée sur l'égalité et la fraternité. Il faudrait rester, plus que jamais, vigilant pour ces élections européennes du 26 mai 2019 ainsi que pour les municipales de 2020.

Par ailleurs, ces politiques libérales, et cette lepénisation des esprits grandissantes, fondées sur des logiques de violence et de prédation, ainsi qu'une instrumentation des peurs irrationnelles, portent une part de responsabilité dans la situation. Les mensonges de nos dirigeants politiques sont au coeur de l'affaiblissement des valeurs républicaines et du désengagement des républicains.

Enfin, ces guerres locales injustes contre le tiers-monde, fondées sur des motifs fallacieux et sans objectifs atteignables, ainsi ces relations internationales inéquitables, alimentent l'immigration et les peurs irrationnelles. Des pays, jadis stables, sont en champ de ruines, jetant ainsi dans le désespoir une masse importante de population sur le chemin de l’exil ; c'est là un plus grand crime contre l'humanité de notre temps.

Plus que jamais luttons pour un monde fondé sur le multilatéralisme, la justice et la fraternité et défendons la République contre les racistes, les menteurs et les imposteurs.

Paris le 15 mars 2019, par Amadou Bal BA http://baamadou.over-blog.fr/

"49 personnes assassinées par un supremaciste en Nouvelle-Zélande" par Amadou Bal BA
"49 personnes assassinées par un supremaciste en Nouvelle-Zélande" par Amadou Bal BA
"49 personnes assassinées par un supremaciste en Nouvelle-Zélande" par Amadou Bal BA
"49 personnes assassinées par un supremaciste en Nouvelle-Zélande" par Amadou Bal BA
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"49 personnes assassinées par un supremaciste en Nouvelle-Zélande" par Amadou Bal BA
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"49 personnes assassinées par un supremaciste en Nouvelle-Zélande" par Amadou Bal BA
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12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 17:17

Sous la pression populaire, de façon pacifique et citoyenne, sans peur, ni violence, les Algériens, de façon déterminée et calme, ont gagné la première manche. En effet, BOUTEFLIKA a été contraint de ne va pas solliciter un 5ème mandat, à 82 ans. Les élections du 18 avril 2019 sont donc reportées, sans qu'on soit fixé sur un nouveau calendrier clair et fiable. En effet, paradoxalement, et du même coup, BOUTEFLIKA reste encore président, pour un certain temps. On peut dire, sans jeu de mots désobligeant, qu'il est réélu sur un fauteuil, avec cette prolongation de son mandat, sans fondement légal. C’est une ruse dénoncée par le peuple algérien qui n’est pas dupe et la lutte va s’intensifier. Avant cet épisode, BOUTEFLIKA, dans sa majesté, avait proposé de se faire réélire et d’abandonner le pouvoir, au bout d’un an. Il ne faudrait pas prendre les Algériens pour ce qu’ils ne sont pas.

«On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment» avait dit le Cardinal de RETZ. En effet, la Constitution algérienne, dans sa version du 6 mars 2016, n'autorise l'annulation des élections qu'en temps de guerre : «Pendant l’état de guerre, la Constitution est suspendue, le président de la République assume tous les pouvoirs. Lorsque le mandat du président de la République vient à expiration, il est prorogé de plein droit jusqu’à la fin de la guerre» édicte l’article 110, alinéas 1er et 2ème de la Constitution de 2016. Par ailleurs, les Algériens ont bien dénoncé qu’en raison de sa maladie, c’est son frère, Saïd, qui exerce en fait, les pouvoirs présidentiels. Devenu un légume, le président BOUTEFLIKA ne s’est pas adressé à son peuple, depuis plus de 7 ans. Or, l’article 12 de la Constitution rappelle que «Etat puise sa légitimité et sa raison d’être dans la volonté du peuple». L’article 102 de cette Constitution du 6 mars 2016 organise les cas de destitution du chef de l’Etat, «l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions». Le Conseil constitutionnel constate cette impossibilité et propose au Parlement la destitution du président algérien. Par ailleurs, ce 5ème mandat est manifestement un mandat de trop. En effet, le mandat présidentiel est d’une durée de 5 ans, et «le président de la République est rééligible une seule fois», édicte l’article 88 de la Constitution algérienne dans ses versions des 15 novembre 2008 et 6 mars 2016.

Cependant, et en dépit de l'ambiguïté et du caractère cocasse de cette situation, les Algériens qui avaient dégagé les colonialistes, sauront renvoyer BOUTEFLIKA, rapidement, à sa maison de retraite dorée en Suisse. L'opposition doit s'organiser et se structurer, afin de dégager une alternative crédible, en vue d'une conférence nationale fixant les règles du jeu démocratique ; en effet, les régimes dictatoriaux ont tendance à éliminer leurs adversaires crédibles, créant ainsi un vide autour d’eux.

Par conséquent, le vaillant combat des Algériens a montré que, face à la juste et légitime colère d'un peuple, rien ne peut résister à cette lame de fond, ni tanks, ni accords de coopération avec le Maître. La vérité, la justice et la démocratie sont plus fortes que la dictature, le Chaos et le néocolonialisme.

Aussi, les peuples africains, riches de leurs matières premières et de leur jeunesse, sauront abréger les jours de ces régimes monarchiques et préhistoriques qui font encore beaucoup de mal à nos populations, notamment au Cameroun, au Tchad, au Gabon, en Guinée équatoriale, au Soudan et au Togo.

Le combat contre ces odieux régimes, ne dispense pas les autres gouvernements africains de bien gérer leurs pays, de travailler pour le développement et le bien-être de leurs populations. La France ne peut empêcher aucun dirigeant africain de se consacrer, sans relâche, au développement de son pays. Bien au contraire. Les grands projets, fondés sur une logique de gagnant-gagnant, ouvrent des marchés pour les entreprises internationales. Mais on ne peut être indépendant que si on a la volonté de l'être. Curieusement, souvent des gouvernements africains pensent, à tort, qu'ils doivent leur légitimité, non pas aux peuples qui les ont élus, mais à la France. Ils vont même, pour protéger leur régime, jusqu'à financer des partis politiques français, comme KADHAFI avec SARKOZY.

Dans cette crise algérienne, Marine LE PEN exige la suspension des visas pour les Algériens. Ce que nous demandons c'est que l'Afrique, riche de ses matières premières dont l'uranium, puisse, dans la souveraineté, la liberté et la dignité, vivre décemment de ses ressources encore largement pillées, comme au bon vieux temps colonial. Cet esprit colonialiste et esclavagiste, cette lepénisation grandissante des esprits maladive et raciste, qui ne voient l'Afrique qu'en termes d'immigration, ne favorisent pas une bonne coopération et l’entente entre les peuples. Mme LE PEN encourage les logiques de prédations et de violence, par l'intermédiaire de ces gouvernements monarchiques et préhistoriques africains, en raison de la grande bêtise et de leur docilité.

Il faut combattre cette lepénisation des esprits qui entretient et stimule ce sentiment antifrançais grandissant en Afrique. On peut coopérer, de façon indépendante, avec les autres pays, en particulier avec cette France républicaine, en raison de la langue et l'histoire qui nous unissent. Mais cela ne signifie nullement rester des liens éternels de subordination et de dépendance. Un éminent économiste Samir AMIN, récemment disparu (voir mon article), avait indiqué la voie : ces distinctions entre gauche et droite n'ont pas de sens pour nous Africains ; ce qui est primordial, c'est de rechercher des solutions originales et efficaces de développement, dans la justice, la liberté et la fraternité. «Peu importe que le chat soit noir ou blanc, pourvu qu’il attrape les souris» avait dit, dans un grand réalisme, un dirigeant chinois, DENG Xiaoping. C’est l’intérêt de l’Afrique qui compte. Ainsi, le président Macky SALL du Sénégal, rompant avec les mauvaises méthodes de l’ancien monde, avec de bonnes relations avec la France, s'est révélé, en 7 ans, être un pharaon des temps modernes. Le président sénégalais a également diversifié ses relations internationales, gage d’indépendance (Chine, Turquie, Maroc). Mais, même au Sénégal, modèle de démocratie, comme nos ancêtres les Gaulois, rouspéteurs et râleurs, on veut encore plus et mieux, pour son 2ème mandat. Le président Macky SALL a deux options pour son deuxième et dernier mandat : soit continuer à bien travailler, pour entrer dans l'Histoire, soit merdouiller, et aller ainsi, directement, du palais présidentiel à la prison. J'ai fait le pari sur le bon sens du président Macky SALL, et son désir d'entrer dans l'Histoire, en tenant compte de ce qui s'est dégagé de ces présidentielles du 24 février 2019 et des conclusions des états généraux, sous l'égide du grand sage, Amadou Mahtar M'BOW. Cette «gouvernance sobre et vertueuse» on y tient. Nous devons donc être toujours plus exigeants à l'égard de nos gouvernants, que l'on peut renvoyer, s’ils ne donnaient pas satisfaction, et reconduire, s’ils ont bien travaillé, comme c’est le cas pour Macky SALL, le 24 février 2019. On a déjà deux alternances au Sénégal, en 2000 et 2012.

Par conséquent, c'est facile de mettre en permanence en cause le colonialisme qui a ses lourdes responsabilités, leur bonheur étant fondé sur nos malheurs : «Nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons des idées» avait dit Valéry GISCARD d’ESTAING, dans sa conception outrageuse de la Françafrique. Cependant, rien n'empêche d'être exigeants avec nous-mêmes. Si on dilapide nos ressources, c'est qu'on s'est laissé faire depuis des siècles ; nous avons de graves faiblesses à corriger. En courbant l’échine et en excusant au bénéfice du doute, ces régimes monarchiques et préhistoriques, nous avons une lourde part de responsabilité dans nos malheurs. En effet, 60 ans après les indépendances, il est temps de se révolter contre cette grave injustice venant de l'extérieur comme de l'intérieur, avec un sérieux examen de conscience, avec une grande exigence envers nous-mêmes. Par suite, il ne faudrait plus se tromper d'époque, le Maître ce n'est plus la France, mais c'est le peuple africain qui pose, désormais, ses conditions.

Ce combat doit être porté par chaque peuple, comme l'ont fait les Algériens qui réclament encore plus de justice, d'équité et de bonne gouvernance. Ce pays a d'importants gisements de gaz, mais dont les revenus ont été détournés par les militaires et une caste de parasites habillés en éternels héros ; la jeunesse algérienne est contrainte au chômage ou à l'exil, pendant que BOUTEFLIKA se soigne en Suisse : «Ce sont les proches, l'entourage, mais surtout ceux qui ont bénéficié de l'argent sale, des marchés publics. Ce sont des milliards et des milliards. De grands projets souvent inachevés ou mal faits et dont les bénéficiaires sont toujours quatre ou cinq personnes dans l'entourage du président» écrit EL WATAN, un journal algérien. L’article 12, alinéa 3, de la Constitution a posé le principe que l’Etat est «au service exclusif du peuple» et l’article 19 de cette Constitution rappelle que «l’Etat garantit l’utilisation rationnelle des ressources naturelles, ainsi que leur préservation au profit de générations futures».  L’article 24 de la Constitution de 2016 prescrit que «l’abus d’autorité est réprimé par la loi». Il faut donc servir, au lieu de se servir. Il y a donc, outre la sénilité de BOUTEFLIKA, des motifs légitimes et suffisants pour le destituer. Or, le président Emmanuel MACRON a qualifié ce système crapuleux, mafieux, dictatorial, fondé sur les connivences et le népotisme, de «démocratie» ; ce qui a soulevé, légitimement, l'indignation et la colère de l'opposition, ainsi celle que des internautes.

Ce que réclament les Africains, c'est le renvoi immédiat de ces gouvernants, sans conscience sociale et qui a bradé le patrimoine de leur pays au profit de multinationales. Paul BIYA séjourne de longs mois en Suisse, avec sa famille et sans sa cour, et ne tient plus de conseils des ministres. Depuis plus de 20 ans, il n’y a pas eu d’élections locales du Togo, tous les élus locaux sont en délégation spéciale. On peut multiplier les exemples fâcheux et révoltants. Nous voulons un changement radical, dans la coopération mutuellement avantageuse avec les autres pays. Ceux qui ont peur de ce saut qualitatif resteront, indéfiniment, en esclavage.

Les Lumières, c’est élever les peuples et les aider à se libérer de la tyrannie, à sortir hors de l’état de tutelle, de sa minorité dont on est responsable. : «La minorité consiste dans l’incapacité où il est de se servir de son intelligence sans être dirigé par autrui. Il doit s’imputer à lui-même cette minorité, quand elle n’a pas pour cause le manque d’intelligence, mais l’absence de la résolution et du courage nécessaires pour user de son esprit sans être guidé par un autre. Sapere aude, aie le courage de te servir de ta propre intelligence ! Voilà donc la devise des lumières. La paresse et la lâcheté sont les causes qui font qu’une si grande partie des hommes, après avoir été depuis longtemps affranchis par la nature de toute direction étrangère, restent volontiers mineurs toute leur vie, et qu’il est si facile aux autres de s’ériger en tuteurs» avait écrit Emmanuel KANT. L’usage de notre raison nous rendra encore plus libre. Nous en avons le pouvoir, dégageons ces monstres et renvoyons les gouvernants paresseux et corrompus ; c'est une oeuvre de salubrité publique, pour le développement et le bien-être de l'Afrique !

On ne lâche RIEN !

Paris, le 11 mars 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Les Algériens ont gagné la 1ère manche et émergence d'un désir de changement radical en Afrique» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 12:31

En grand Seigneur, et en dépit de sa large victoire dès le 1er tour, avec 58,26%, le président Macky SALL n’a pas adopté une posture de triomphalisme. Face aux forces du Chaos et de la Discorde nationale, réélu, Macky, président de tous les Sénégalais, a choisi l’humilité, et a opté, résolument, de réconcilier le Sénégal avec lui-même. Loin de se claquemurer dans un sectarisme stérile et dangereux, il a choisi d’écouter et d’entendre ce qui nous réunit, et non ce qui nous divise. Lors de ce scrutin du 24 février 2019, dans le calme et la sérénité, les Sénégalais ont choisi un homme, Macky SALL, à la hauteur des enjeux de notre temps.

Ce que j’entends, dans cet article, par «réconcilier le Sénégal avec lui-même», c’est la défense résolue des valeurs républicaines, la Concorde nationale ; ce n’est donc pas un consensus mou, embrassons-nous fol amour. La Politique reste un champ de bataille féroce, dans lequel les féroces du Chaos et du Désordre représentent un appel permanent au meurtre ; celui qui n’est pas tué doit être tué. En effet, l’opposition, dans son grand sectarisme, sa cupidité et son ethnicité grandissante, estime que Macky SALL, un Peul, serait illégitime à diriger le Sénégal, et surtout au moment où le pays regorge de pétrole et de gaz. Par conséquent, le dialogue, la Concorde nationale, pour être durables et efficaces, doivent être bâtis, sur la loyauté, la sincérité, et autour des intérêts fondamentaux du Sénégal, et engager tous les acteurs de la vie publique. Seul l’intérêt national devrait guider l’action de l’homme public, autour du Bien-vivre ensemble, tel que l’entendait Aristote.

En ce 7 mars 2019, j’ai choisi de soulever la question de l’amnistie de Khalifa Ababacar SALL, ancien maire de Dakar et ancien député, condamné, définitivement, et qui croupit en prison depuis 2 ans. Je me souviens, enfant, j’étais avec ma mère à Kaolack, subitement, un soir de décembre 1962, j’entends des personnes se réjouir dans la rue à grand bruit «On l’a eu ce Toucouleur (Mamadou DIA)». En effet, Mamadou DIA, président du Conseil sera enfermé pendant 12 ans et perdra la vue (Voir mon article). Khalifa qui a détourné les deniers de notre capitale, ce qui est un très vilain comportement, répréhensible, surtout quand on a des ambitions présidentielles, a été condamné, définitivement, par la justice sénégalaise, et il a été débouté de l’ensemble de ses recours devant la Cour de justice de la C.E.D.E.A.O. Khalifa SALL abandonnant ses convictions socialistes, a décidé dans ces présidentielles, de se ranger aux côtés d’Idrissa SECK. Il y a ce que les juristes appellent la chose jugée. On ne refait donc pas le match. Mon propos est ailleurs, et concerne le pouvoir du chef de l’Etat de pardonner, de gracier. La faute est là, la justice est passée, mais le pardon existe aussi, surtout à l’heure du dialogue national.

Nous devrions repartir sur de bonnes bases, éviter toute campagne électorale permanente. Le Sénégal a trop perdu de temps, par la paresse de nos anciens gouvernants, et maintenant par des débats oiseux de tous les mauvais perdants, peu républicains, sans «fair play». Cette ambiance qui sent parfois le soufre, s’explique en partie, par le fait que le Sénégal est confronté à la plus longue campagne électorale de tous les temps. Ce débat politique violent et irrationnel, à mon sens, a commencé par le référendum du 20 mars 2016, en passant par les législatives de juillet 2017, la loi sur le parrainage de 2018, et enfin ces présidentielles de 2019. Maintenant, les yeux sont déjà rivés sur les élections locales de décembre 2019, les législatives de 2022 et même sur les présidentielles de 2024. Il faut savoir terminer cette guerre civile permanente, et engager le temps de l’action, pour faire avancer le Sénégal, à grands pas, afin de rattraper le temps perdu. La campagne électorale est bien finie, et c’est lui, Macky, le vainqueur. Le Chef de l’Etat doit s’atteler, sans perdre une minute, à la mission exaltante et ardue qui l’attend. Compte tenu de son excellent bilan, le Sénégal attend beaucoup de lui.

Ceux qui parlent de justice instrumentalisée et non indépendante, sont discrédités dans leurs manœuvres purement politiciennes. On se souvient encore de l’assassinat odieux de Babacar SEYE, et surtout de la loi portant amnistie de ses assassins. Dans cette campagne des présidentielles de 2019, j’ai été attristé et peiné de voir, un ancien président de la République, maître Abdoulaye WADE, encore attaché à la dévolution monarchique tant condamnée par les Sénégalais, inciter à l’insurrection et au saccage des urnes. Le sens de la mesure et la retenue, devraient inciter l’opposition à un peu plus de modestie et de vigilance dans la défense des valeurs républicaines. Pour autant, il faudrait renforcer l’indépendance des juges du siège, à travers l’inamovibilité. Cependant, aucun statut ne rend, à lui seul, nécessairement un juge indépendant ; l’indépendance, c’est la volonté et la force d’âme du Juge à n’appliquer que la Loi et rester ainsi à l’abri de toutes pressions sexuelles, amicales, de corruption ou politiques. Mon cousin et ami, Amadou BAL, juge, maltraité sous maître Abdoulaye WADE, est resté digne, et surtout discret dans ses missions, contrairement à ces magistrats que l’opposition qualifie «d’intègres et d’indépendants», mais qui ont un plan de carrière et sont, en permanence, sur les plateaux de télévision. Par ailleurs, la justice doit être égale pour tous, aucune protection particulière ne devrait être accordée, notamment, à ceux qui détournent nos deniers publics. Nous devrions rester intransigeants dans la défense de nos deniers, et cela appelle la vigilance de tous, car un point d’intérêt national que cette «gestion sobre et vertueuse» attendue de tout gouvernant, aussi bien au plan national que local, sans concession.

Dans ce débat politique, je voulais dire, avec force, ma condamnation la plus vigoureuse de cette ethnicité grandissante de l’opposition qui stigmatise les Foutankais. Nous sommes des citoyens de la République, et sommes libres de voter pour qui nous voulons, surtout si ce candidat a bien travaillé lors de son premier mandat. A Touba et en Casamance, les Sénégalais ont voté pour l’opposition. Doit-on en conclure, nécessairement, que «Neddo Ko Bandoum ?». Les radios et les télévisions ne parlent qu’une seule langue, dynamique et riche par ailleurs, alors que le Sénégal est pluriel. Pourquoi cette caporalisation ?

Comme tous les autres Sénégalais, les Foutankais sont présents dans tous les partis politiques. Les Foutankais ont même donné un sérieux avertissement à Macky SALL, en votant massivement pour Ousmane SONKO. Restons attachés à la diversité, à l’unité et la tolérance du Sénégal ; c’est ce qui fait la force de notre pays. Dans d’autres pays africains, l’ethnicité a empêché toute alternance, ou provoqué des guerres civiles. Quand la haine se loge dans le cœur des hommes, il est difficile de l’en extirper. Ce débat national qui s’ouvre devrait favoriser les conditions d’une paix nationale.

Le Fouta-Toro qualifié, excessivement, de «titre foncier» du président Macky SALL, a récompensé, à juste titre, le bon bilan du chef de l’Etat, avec des scores soviétiques. Je salue au passage, notamment l’excellent travail fait, à travers tout le pays, de cette campagne victorieuse, par maître Malick SALL, avocat, dont la contribution a été déterminante, au sein de la diaspora et au Fouta-Toro. Le président Macky SALL a réalisé des travaux dignes d’un Pharaon des temps modernes, pour les Mourides, mais qui l’ont sévèrement sanctionné, dans leur fief. Où est la justice ?

Le Fouta-Toro qui ne vit, essentiellement, que de l’aide de sa diaspora, se sent abandonné. Si rien n’est fait pour la ruralité, la jeunesse, les artisans, les régions déshéritées, comme le Fouta-Toro, si tout est concentré dans les grands centres, on va vers de sérieuses difficultés. Jadis, Léopold Sédar SENGHOR recherchant le vote des Fountankais, les caressait du sens du poil, avec son concept «Banddiraabé, Déndiraabé» (parents et cousins). Mamadou DIA avait en 1960 avait fait construire des puits et initié un accompagnement des agriculteurs. A sa chute, en 1962, le Fouta-Toro est tombé dans l’oubli le plus complet. Le Fouta-Toro, même s’il y a des relations affectives et culturelles avec Macky, n’est le «titre foncier de personne». Nous votons pour Macky, mais rien n’est acquis pour toujours. Si le Fouta-Toro bascule, c’est l’alternance, avec son temps de lynchage. La Diaspora a déjà commencé à prendre ses distances ; nous ne vivons pas de promesses, mais nous attendons des réalisations concrètes, à la hauteur des espoirs de tous les paupérisés. Je comprends la nécessité de désengorger le Cap-Vert où vivent un tiers des 15 millions de Sénégalais, et cela par ricochet, avec des transports performants, a amélioré les conditions de vie des Sénégalais, en désenclavant notamment la Casamance, et Ila Touba est bénéfique aussi pour les Foutankais. Cette phase 2, du «Plan Sénégal Emergent», je forme le vœu que ceux qui souffrent ne soient pas oubliés.

Le président Macky SALL a appelé à un débat national, sans préalable, ni tabou. M.  El Hadji Issa SALL, à travers le P.U.R, a semblé avoir répondu favorablement à cet appel du bon sens. Espérons que les forces vives et les autres sensibilités de l’opposition ne pratiqueront pas la chaise vide, comme à l’accoutumée. Le débat national, c’est l’avenir du Sénégal, et non les intérêts ou le devenir de certains dirigeants de l’opposition, qui n’ont pas pris la mesure des vrais enjeux de notre temps. C’est l’occasion, pour cette opposition bavarde, pleurnicharde, parfois antirépublicaine et subversive, peu crédible dans son projet, et sanctionnée pour cela, de redorer son blason, et de montrer qu’elle peut contribuer à améliorer les choses, pour être, un jour, crédible. En effet, nous sommes embarqués dans la même pirogue, celle du «Sénégal Emergent», pour 2035 et qui dépasse le deuxième et dernier mandat du président Macky SALL. En effet, l’opposition, légitime, un jour va devenir la majorité, et dont l’image aux yeux des Sénégalais est peu reluisante, devrait abandonner ses calculs politiciens à courte vue, uniquement de gestion de la carrière de ses dirigeants, et s’engager sur le long terme, pour le vrai intérêt en vue d’un «Sénégal de Tous et pour Tous».

Paris, le 7 mars 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Macky SALL : réconcilier le Sénégal avec lui-même» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 19:16

Ce titre, «totem et tabou», est un clin d’œil à  l’ouvrage du même titre de Sigmund FREUD (1856-1939). Ce que j’appelle «totem» c’est un être vénéré, sacré, un esprit protecteur, et qui symbolise l’emblème, le signe de ralliement, et à qui on voue un respect quasi religieux. Par «tabou», il faudrait entendre dans cette étude une interdiction consacrée, de caractère sacré faisant référence, suivant FREUD à quelque chose «d’inquiétant, de dangereux, d’impur». C’est donc une crainte de l’action des forces démoniaques.

Au Sénégal, à l’aube du XXIème, on retrouve ces grandes survivances du totémisme et du tabou. Ce qui domine dans la pensée de notre temps, ce sont les injonctions contradictoires d’une certaine classe politique irresponsable ; on veut à la fois quelque chose et son antinomie. En fait, derrière les schémas simplistes et manichéens, se cache une réalité plus complexe, la Vérité n'étant ni Noire, ni Blanche, elle est souvent Grise. Ainsi donc, les totems, et contrairement à une idée reçue, ne sont pas des statues indéboulonnables, et les tabous parfois doivent être brisés. Un totem peut donc être source d’un grand tabou. Par conséquent, la frontière entre ces deux concepts est poreuse.

I – Le Sénégal, un totémisme mitigé

A bien des égards, Léopold SENGHOR (1906-2001), président du Sénégal de 1960 à 1980, a été érigé, à juste titre, au rang de totem de la République. En effet, grand penseur de la Négritude, fondateur de la Nation sénégalaise démocratique, tolérante et pacifique, il a doté notre pays d’institutions stables, sans coups d’Etat depuis 1960 et d’une diplomatie solide, faisant du Sénégal un grand petit pays. Sous sa présidence, en raison du multipartisme, même limité, ainsi que sa grande probité morale, Léopold Sédar SENGHOR a engagé le Sénégal dans la voie de la consolidation de la démocratie, devenue irréversible et constituant ainsi un modèle pour l’Afrique. Le départ volontaire du pouvoir de SENGHOR, là où règne encore, dans certains pays africains, des régimes préhistoriques et dynastiques, a accentué ce statut de grand totem, devenu presque intouchable.

Cependant, au risque de briser un tabou, Léopold Sédar SENGHOR, en dépit de ses éminentes qualités, était-il un manipulateur et un hypocrite ?

Au fil du temps, le statut de commandeur de SENGHOR a pris des rides et des fissures béantes sont apparues, et cela, à plus d’un titre.

Tout d’abord, il est indéniable que Léopold Sédar SENGHOR a utilisé les moyens de l’Etat pour sa promotion personnelle, comme en témoignent ses nombreux déplacements à l’étranger, en qualité de docteur honoris causa, et le temps consacré à ses écrits, pour accéder, par la suite à l’Académie française.

Ensuite, SENGHOR, derrière son image lisse et apaisante, se cachait une main de fer dans un gant de velours. Après avoir liquidé Mamadou DIA (1910-2009), un nationaliste, président du Conseil de 1960 à 1962, avec la complicité des Mourides et d’El Hadji Saïdou Nourou TALL (1862-1980), le président SENGHOR s’est révélé autoritaire jusqu’en 1974. Cette période de chape de plomb a été un grand moment de glaciation, d’immobilisme et de répression des opposants. En effet, la grève de 1968, avec le soulèvement des étudiants, a montré que toutes les oppositions ont été muselées pendant cette période de répression, la seule force de résistance étant la jeunesse.

Enfin, fidèle défenseur de la Françafrique, et anticommuniste notoire, Léopold Sédar SENGHOR, comme son successeur Abdou DIOUF, sont restés, pendant 40 ans, des Rois fainéants. Compte tenu des marges de manœuvres de manoeuvre favorables de l’époque, ces deux premiers présidents du Sénégal auraient pu engager des travaux d’envergure, au moment où l’économie internationale était en pleine expansion. Le peuple sénégalais, sorti de sa grande léthargie et de sa somnolence, a fini par sanctionner, sévèrement, le Parti socialiste, pour cet immobilisme pendant 40 ans. Ce Parti, qui était un totem, comme son cousin français, est en train de sombrer, comme le Parti radical français, dans la voie d’une marginalisation avancée.

Le Sénégal étant un pays musulman, à plus de 95%, grâce notamment à l’action des Almamy du Fouta-Toro, depuis 1776, avec Thierno Souleymane BAL, l’Islam et les valeurs culturelles du Fouta-Toro (élection des Almamy, intégrité religieuse et probité morale) ont été érigés au rang de totem. Ce totémisme est renforcé par l’image mythique de Cheikh Amadou Bamba BA (1853-1927), et celle d'un vrai saint et résistant, El Hadji Oumar TALL (1797-1864). Le marabout, chef religieux, intercesseur avec Dieu est investi d’un pouvoir quasi divin.

Cependant, les successeurs de ces immenses saints hommes, en collaboration avec le colonisateur, l’Etat sénégalais et les politiciens, ont abîmé l’image de la religion érigée au rang d’un immense business. Ce statut de totem des marabouts, renforcé d’un fanatisme et un obscurantisme d’un autre âge, a fait des marabouts, notamment Mourides, des pièces essentielles du jeu politique au Sénégal. Par calcul politique, aucun dirigeant politique sérieux n’a osé s’attaquer à la toute puissance de cette caste de parasites que sont les marabouts fortunés, dans un océan de misère. Les marabouts prêchant la pauvreté et le mépris des choses de ce bas monde, munis de leurs passeports diplomatiques, engoncés dans leurs grands boubous brodés, circulant dans des voitures luxueuses climatisées, habitent pourtant des châteaux, rançonnent ou maltraitent leurs «Talibés» ou disciples. Ces religieux libidineux et affairistes, autocentrés sur leurs intérêts personnels, avec une grande dose d’hypocrisie et de fumisterie, peuvent avoir plus de 30 femmes souvent très jeunes, là où l’Islam n’en autorise que 4 co-épouses.

Pour ma part, les vrais marabouts doivent s'écarter du champ politique, et rester, exclusivement, en hommes de Dieu, une grande conscience morale pour assurer et protéger la laïcité, la cohésion, l’unité et le bien-être de la société sénégalaise. Par conséquent, les marabouts devraient déserter le jeu politique, et ne s’occuper que de leurs mosquées. Rien de plus, rien de moins. En contrepartie de cette mission sacrée, l’Etat leur assure, dans la plus grande transparence, et après un débat à l’assemblée nationale, dans le cadre du vote du budget, les subventions nécessaires, afin qu’ils puissent s’acquitter convenablement, de cette mission d’intérêt général.

II – Sénégal, des tabous à réévaluer : l’art du bien-vivre ensemble

Il y a des secteurs qui relèvent du totémisme à l’état pur et qui devraient, en raison des intérêts fondamentaux de la Nation, être soustraits de la politique politicienne. Ce totémisme signifie que ces domaines, comme l’éducation, la moralisation de la vie publique, la souveraineté nationale, l’unité et la paix nationales, ainsi que les règles du jeu politique, sont du ressort de la Politique, au sens noble du terme, telle que l’entendait les Anciens grecs, c’est-à-dire l’art de gérer la Cité. C’est en cela que je reste un fidèle partisan d’Aristote qui considérait que la Politique, c’est l’art du bien-vivre ensemble ; ce qui nous réunit est plus important que ce qui nous divise.

Notre objectif majeur, à nous tous, avec certes des objectifs et moyens parfois différents, c’est d’arriver à un Sénégal de paix, prospère, uni et indépendant. En effet, Aristote s’est posé cette question fondamentale de la Politique : «Pourquoi vivre ensemble ! A quoi bon vivre ensemble ! Et qu'est-ce que nous voulons être ensemble parce que nous voulons vivre ensemble !?". Aristote part de l’idée que l’Homme est un animal politique, mais cet homme est porté à vivre en communauté. Cet animal politique a pour vocation de déceler «l'utile et le nuisible, et par suite aussi le juste et l'injuste. Il n'y a en effet qu'une chose qui soit propre aux hommes par rapport aux animaux : le fait que seuls ils ont la perception du bien et du mal, du juste et de l'injuste et des autres notions de ce genre». Je pense donc que cette distinction que faisait Aristote de l’utile et du nuisible du juste et de l’injuste, du bien et du mal, tous les Sénégalais peuvent s’accorder à considérer que l’éducation, les règles du jeu politique, l’unité et l’indépendance nationale, érigées au rang de totems, sont des domaines, après concertation, qui devraient faire consensus.

C’est un constat partagé que les crises récurrentes, dans le secteur éducatif, ont considérablement abaissé le niveau de nos élèves et étudiants. Par ailleurs, la formation est en décalage par rapport aux besoins réels du pays. En plus des jeunes diplômés au chômage, il s’y ajoute ceux qui sont sortis du dispositif, sans formation professionnelle adaptée. L’Etat est défaillant en matière de formation et d’orientation dans les bonnes filières notamment scientifiques ou médicales. Les grèves et les années blanches, ainsi que le saccage des bâtiments et du matériel, par les étudiants, souvent cartouchards et occupés à gérer essentiellement leurs bourses, parfois avec l’encouragement de l’opposition, ont plongé le système éducatif, dans une crise sans précédent, en dépit des moyens importants dégagés. Par ailleurs, nous avons besoin d’un système éducatif adapté à nos valeurs. Il faut donc une éducation en lien avec la vie sociale et culturelle de notre pays. Les objectifs fondamentaux de tout système éducatif viable, c’est la promotion de la créativité, la sensibilité esthétique, la liberté et la conscience du patrimoine culturel d’un pays. Toute personne recèle une semence de divinité et peut se perfectionner, sans cesse.

Il faut payer aux enseignants du primaire et du secondaire les importants arriérés que l’Etat leur doit ; ce n’est pas de l’aumône, c’est un dû. Ce qui a été fait pour les enseignants du supérieur, avec une retraite à 85% du net, est un considérable progrès social, si l’Etat arrivait à honorer cet engagement.

«Servir au lieu de se servir», tel le grand totem que tous les partisans de la République devraient chérir. En effet, la place de l’argent, ainsi que les thèmes de souveraineté nationale et de moralisation de la vie politique devraient conduire à un consensus national. «Une gouvernance sobre et vertueuse» comme l’avait si bien dit Macky SALL. Nous sommes tous fortement engagés, quelle que soit notre sensibilité politique, à ce que les revenus du pétrole et du gaz ne soient pas une source de malheur et de discorde nationale. Ces ressources devraient être utilisées, impérativement, pour le bien-être des Sénégalais. C’est là un totem majeur de notre temps.

Par ailleurs, la place de l’argent, dans les relations sociales et dans la sphère politique, a tout corrompu et pourri. Pourtant la corruption reste un grand tabou dans notre pays, avec des injonctions contradictoires. Dans le subconscient de notre société, celui qui accède aux commandes de l’Etat, au lieu de servir, doit se servir. C’est l’aspect le plus odieux et le plus condamnable, du concept de «Neddo Ko Bandoum» pratiqué par tous les groupes ethniques considérant, tous, que chaque individu doit d’abord aider ses parents. Ainsi, en matière de gestion budgétaire, chacun «se sucre» (colloques, dîners-débats, ateliers, nombreuses missions, bons d’essence, fonds secrets, détournements de deniers même des hôpitaux, etc.). Tout le monde se plaint du gaspillage des deniers publics, mais ne se sent responsable de leur détournement. Pire, on estime même que quelqu’un aux commandes de l’Etat doit aider sa famille, sinon, on le considère comme étant un idiot et un maudit. Or, le consensus national devrait être que l’argent public, ce n’est pas l’argent à personne, mais c’est l’argent à nous tous. Il n’y a pas de bons corrompus quand cela nous arrange et de mauvais corrompus quand il s’agit des autres.

Nous devrions tous être exigeants et rigoureux, dans la gestion de nos deniers publics. En effet, pour certains politiciens véreux, à la critique facile et donneurs de leçons, l’esprit civique est à géométrie variable : la probité, la moralité et la transparence, c’est toujours pour les autres, et jamais pour eux. Le cynisme des politiciens est à son comble, quand Ousmane SONKO, «Monsieur Propre» est mouillé dans l’affaire des 94 milliards, il a distribué des billets de banque, au Fouta-Toro, notamment à M’Bélone, ainsi qu’Idrissa SECK dans l’affaire dite des chantiers Thiès : «les bandits se battent au moment du partage du butin» avait maître WADE. Khalifa Ababacar SALL, alors maire de Dakar, a détourné l’argent de notre capitale, une ville sale et polluée, sans égouts, ni plan d’urbanisme. On sait que Karim WADE, «Ministre du Ciel et de la Terre», a détourné plus de 6 milliards d’euros au préjudice de l’Etat du Sénégal ; son père continue de le défendre. Quand des organismes de contrôle constatent des malversations, même s’il s’agit d’une personne appartenant à la majorité présidentielle, le juge doit être saisi. La justice devrait être égale pour tous : le fort, comme le faible. Si ce n’est pas le cas, il appartient à l’opposition, c’est son travail, de faire le nécessaire. C’est notre argent à nous tous, les deniers publics devraient servir au développement du Sénégal, et pour les générations futures. Ce combat de la transparence et de la moralisation de la vie publique, c’est celui de chaque Sénégalais, et dépasse ainsi les clivages politiques.

Léopold Sédar SENGHOR a légué au Sénégal, le concept de Nation, devenu un totem au Sénégal. L’ethnicité, présente de longue date dans la vie politique sénégalaise, a pris des tournures, sans précédent, depuis que Macky SALL est arrivé au pouvoir, à travers le concept de «Neddo Ko Bandoum». Pourtant Blaise DIAGNE s’était appuyé sur les Lébous et Cheikh Amadou Bamba, pour renverser CARPOT, le 10 mai 1914. Léopold Sédar SENGHOR avec la complicité des Mourides, a liquidé Mamadou DIA. De même que SENGHOR avait utilisé la même technique pour marginaliser Lamine GUEYE, originaire du Mali. Maître Abdoulaye WADE a renforcé cette ethnicité, même s’il a été équilibré au niveau des nominations ministérielles. En fait, le Sénégal a largement dépassé l’ethnicité agitée par une opposition sans programme, les Sénégalais ont voté, dans ce scrutin du 24 février 2019, en âme et conscience, ils ont plébiscité le bon bilan de Macky SALL, pour son excellent bilan. Par ailleurs, Ousmane SONKO a fait un bon score au sein de la diaspora, dominée en France, par la communauté peule. Ce qui nous réunit, c’est le Sénégal qui appartient à tous. Par conséquent, préserver l’unité nationale, à travers un vrai débat d’idées sain, programme contre programme, me paraît être l’enjeu fondamental qui devrait nous réunir tous.

S'agissant des règles du jeu politique, le Code électoral de 1992 ayant permis deux alternances, le référendum du 20 mars 2016 a limité le nombre des mandats présidentiels pour éviter cette tendance que l’on voit ailleurs des régimes monarchiques et dynastiques et la loi sur le parrainage citoyen a rationalisé la vie politique permettant ainsi des choix clairs. Pour autant, notre démocratie doit, constamment, s’améliorer, la perfection n’étant pas de ce bas monde. Il faudrait maitriser les dépenses électorales et renforcer les mécanismes de financement des partis politiques, la presse doit être équilibrée dans le traitement de l’information et combattre, énergiquement les «Fake news». L’opposition, en dépit de l’éclatante victoire de Macky SALL, continue à blâmer le Code électoral, les juges, le vote des Foutankais. Bientôt, les opposants finiront par avancer, comme le personnage de Gavroche, que c’est la faute à Voltaire ou c’est la faute à Rousseau. En fait, le dialogue et la concertation entre l’opposition ne devraient jamais être rompus, notamment en ce qui concerne les questions majeures préoccupant les Sénégalais. Mais pour négocier, il faut être au moins deux, être de bonne foi et républicain.

D’autres questions de société continuent d’empoisonner la vie publique, comme la franc-maçonnerie et l’homosexualité. «Au Sénégal, un bon homosexuel est soit caché, soit drôle, soit mort» écrit Mohamed M’Bougar SARR. Pourtant, ce qui caractérise le Sénégal c’est sa diversité et sa grande tolérance. Ce sont des Sénégalais, pourquoi leur jeter l’anathème ?

Le président Macky SALL, réélu pour un deuxième et dernier mandat, sorti ainsi des contingences politiques, a désormais les mains libres pour engager de larges concertations sur ces questions, pour entrer dans l’Histoire. L’opposition ne s’honorerait pas en pratiquant, systématiquement, la politique de la chaise vide à chaque fois qu’elle est conviée à une concertation ou un dialogue national. Négocier ne signifie ni renoncer, ni «aller à la soupe», mais enrichir le débat et le bien-vivre ensemble. Négocier, c’est aller, après un diagnostic partagé, vers des solutions innovantes, chacun faisant un pas vers l’autre, sans esprit manichéiste ou de système, dans l’intérêt du Sénégal.

En tout cas, après la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel, dans son discours du 5 mars 2019, face aux forces du Chaos et de la Discorde nationale, le président Macky SALL a pris de la hauteur. En effet, Macky SALL s’engage à «faire plus et mieux, chaque voix sera entendue. La tâche est grandiose et ardue». Macky salue les autres candidats «Il n’y a ni vainqueur, ni vaincu. Il n’y a plus de ligne de partage. Il y a un seul camp, celui du Sénégal» dit-il. Macky SALL sera à l’écoute de toutes les forces vives de la Nation, sans exclusive, y compris les deux anciens présidents de la République, Abdou DIOUF et Abdoulaye WADE. Dans ce dialogue national, sans tabou, ni préalable, Macky travaillera pour un Sénégal «paisible, stable, prospère et solidaire, un Sénégal de tous et un Sénégal pour tous».

Paris, le 3 mars 2019, actualisé le 5 mars 2019 par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/

«Le Sénégal, ses totems et ses tabous», par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/

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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 20:14

En dépit des fatwas, des menaces et de tous les procès en sorcellerie, la campagne des présidentielles au Sénégal, hormis certains dérapages regrettables et condamnables, a été satisfaisante. Les temps d’antenne pour les candidats ont été exemplaires et équitables, les listes électorales, dans la plus grande transparence, ont été transmises aux intéressés et les cartes électorales ont été plus que largement distribuées. Une presse libre et indépendante, diffusera les résultats du 1er tour, au fur et à mesure.

Par conséquent, c’est une élection libre, transparente et disputée, comme rarement on peut en organiser dans un pays démocratique. L’opposition, en particulier, à travers quatre ses candidats, a pu s’exprimer, convenablement et équitablement.

Maintenant le peuple sénégalais va s’exprimer le dimanche 24 février 2019. Macky, mon candidat, en toute objectivité, sort du lot, et cela à plus d’un titre.

Tout d’abord, le bilan de Macky, ce pharaon des temps modernes, est exceptionnellement positif. L’opposition, en panne de projet, dans sa critique systématique, et qui a bénéficié, dans cette campagne, de la qualité des infrastructures essaie, tant bien que mal, de délégitimer ou de minimiser, la qualité et la quantité du travail entrepris par Macky, en seulement, 7 années. Le bulletin de vote pour Macky SALL, dès le 1er tour, est donc manifestement, un choix de cœur et de raison.

En fait, l’opposition est omnibulée par les futurs revenus du pétrole et gaz, qu’elle ne pourra pas gérer. En effet, l’amertume réside uniquement sur ce point : Macky ne serait pas légitime à diriger le Sénégal, ce pays, jadis connu seulement pour ses cacahuètes, mais subitement devenu riche. Au-delà des polémiques stériles, des appétits aiguisés des gloutons et envieux, le peuple sénégalais saura récompenser, dès le 24 février 2019, la qualité du travail accompli par Macky. Le président sortant, qu’est Macky a fait un excellent travail et cela se voit.

Ensuite, Macky a un souci de l’intérêt général. Il est habité par un sens aigu de l’Histoire. Le travail entrepris, et qui concerne notamment les infrastructures, la logistique, la culture et la santé, est flatteur. Mais toute œuvre humaine est perfectible. «Rome ne s’est pas fait en seul jour» dit-on. Ce dont il s’agit, c’est de poursuivre et d’amplifier ces projets, notamment en matière agricole et d’industrialisation, pour faire entrer le Sénégal dans le XXIIème siècle.

Enfin, Macky a une coalition dynamique et soudée qui a résisté à l’épreuve du temps. Maître Malick SALL, avocat, s'est révélé comme un défenseur ardent et partisan farouche et efficace du président Macky SALL. En effet, les meetings de Macky SALL sont impressionnants, mais il faut transformer l'essai en allant voter. Pas une seule voix ne doit manquer au président Macky SALL. «C'est à la fin de la foire que l'on compte les bouses de vaches» dit un proverbe français.

Rappel du Consul général à Paris, son excellence Amadou DIALLO : Le bureau de vote, pour les Parisiens est au numéro 50 de l'avenue du Président Wilson à la Plaine Saint-Denis.

Je dis à la diaspora, aux Foutankais et à tous les Sénégalais «Cartaal Ko Gootal» !

Paris, le 22 février 2019, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/

«Présidentielles du 24 février 2019 : Macky SALL, un choix du coeur et de raison» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 17:30

N'en déplaise à maître Abdoulaye WADE, qui voulait saboter les élections présidentielles du 24 février 2019, la campagne électorale a bien démarré. Les 5 candidats sont sur le terrain. Le général de GAULLE avait dit de Philippe PETAIN que «la vieillesse est un naufrage». Maître WADE, à 92 ans, reste toujours attaché à la dévolution monarchique du pouvoir, tant rejetée par tous les Sénégalais. En effet, le 23 juin 2011, les Sénégalais avaient, énergiquement, condamné la dévolution monarchique et ont fini par congédier le Pape du Sopi, en 2012. N'ayant soutenu aucun candidat issu de sa famille politique, il a même annoncé, par avance, une victoire de Macky SALL. En fait, maître WADE ne s'intéresse qu'au sort politique de son fils Karim, condamné pour détournement de fonds publics et qui doit 6 milliards d'euros à l'Etat du Sénégal. Quand certains disent, de façon perfide, «Neddo Ko Bandoum» ou «Neddo Ko Banditisme»,  il faudrait se méfier des mots, surtout quand ce concept est détourné de son sens noble,  pour des mobiles ethniques. Logiquement, maître Abdoulaye WADE, s’il était un bon républicain, il aurait pu se rendre compte que le vrai héritier du libéralisme, c’est Macky SALL ; ce n’est pas son fils, Karim, «Le Ministre du Ciel et de la Terre».

Rompant avec la tradition républicaine d’une certaine réserve et retenue des anciens présidents de la République, maître Abdoulaye WADE, qui n’est pas le 6ème candidat de ces présidentielles, au lieu de se préoccuper de l’avenir de son parti qu’il a profondément divisé, en apprenti pyromane, mais protégé par son âge avancé, exhorte les Sénégalais à saccager les urnes et brûler les bulletins de vote. Dans cette stratégie de terre brûlée, il y avait eu 1988, les poseurs de bombes, puis l’assassinat, le 15 mai 1993, d’un magistrat, Babacar SEYE, ainsi que le massacre épouvantable de 6 policiers, le 16 février 1994. A Touba, lors des législatives du 30 juillet 2017, des urnes ont été vandalisées. Personne, dans ces présidentielles 2019, en dehors des badauds avides de spectacle, ne semble prêter attention à cette incitation à l’insurrection. La campagne se déroule, normalement. A ce jour, 97% des cartes d’électeurs ont été retirées. Les élections se dérouleront dans un cadre transparent. Dans un pays de droit, comme le Sénégal, en toutes circonstances, force restera à la Loi.

Mon candidat, Macky SALL, en raison de son excellent bilan, reçoit dans tous ses meetings, un accueil triomphal à la hauteur de ses grandes réalisations, dignes d'un pharaon des temps modernes. En France, un meeting sera organisé le samedi 9 février, aux Mureaux, dans les Yvelines, pour soutenir sa candidature. C’est aux Mureaux en 2012, que j’avais accompagné Aïssata TALL SALL, à l’occasion d’un meeting mémorable en soutien à Macky SALL, savamment organisé par Abasse DIALLO, président de notre association des ressortissants de Danthiady en France, A.R.D.F.

M. Idrissa SECK a obtenu des ralliements de la part de partis «cabines téléphoniques» qui ont été recalés lors des parrainages. Khalifa SALL qui a ramassé une gamelle devant la Cour de justice de la CEDEAO (demande de suspension des élections rejetée) a fini par, de guerre lasse, annoncer son ralliement à Idrissa SECK, pour sa troisième candidature aux présidentielles. Auparavant, le président WADE, comme Cronos, avait liquidé son fils spirituel Idrissa SECK qui avait manifesté, ouvertement, ses ambitions présidentielles, au détriment de Karim. Pour ces présidentielles de 2019, même en l’absence d’un candidat officiel du P.D.S, maître WADE, dans sa rhétorique parle de «dégager Macky SALL». En fait l’ancien président, un manipulateur hors pair, soutient Idrissa SECK, comme la corde soutient un pendu. Maître WADE sait que si par malheur Idrissa SECK était élu, cela fermerait, définitivement, la porte à Karim, en 2024. Par ailleurs, le bilan d’Idrissa SECK, en tant que Premier ministre a été peu convaincant : aucun projet d'envergure n'a été mené à terme. On se souvient surtout de son caractère autoritaire et cassant. Personne n'a oublié le détournement de 45 milliards dans l'affaire dite des chantiers de Thiès. «Les grands bandits ont un code d'honneur, ils s'y tiennent toujours. Ils ne se battent qu'au moment du partage du butin, jamais avant», avait dit, en substance, son mentor maître WADE. Un président malhonnête, au moment où les ressources du pétrole et du gaz vont arriver, ce n'est pas ce dont nous avons besoin. Par ailleurs, voulant s'ériger en savant dans le domaine de la doctrine islamique, il a fini, même dans cette entreprise périlleuse, par s'excuser.

M. Ousmane SONKO, «M. Propre», cette jeune pousse qui voulait rénover les valeurs éthiques et morales, a dû mal encore à nouveau à nous expliquer, de façon convaincante, l'origine de ses 94 milliards. Par manque de cohérence évident, dans une démarche immature, avant la validation des candidatures par le Conseil constitutionnel, Ousmane SONKO avait envisagé, dans un courriel, le boycott des élections. Maintenant qu’aucun parti cabine téléphonique ne l’a rejoint, il va rencontrer maître Abdoulaye WADE, un incendiaire. Notre Ousmane SONKO a besoin de grandir ; le costume présidentiel est encore trop large pour lui.

M. Madické NIANG a, pour l'instant, raté son début de campagne. Il passe une bonne partie de son discours à justifier la légitimité de sa candidature. Par ailleurs, en campagne électorale dans le Fouta-Toro nous n'avons vu que ses gardes du corps le suivre. A Madina GOUNASSE, il n’a pas été reçu le chef religieux local, et comme à l’accoutumé, dans ses tournées, il continue de rouler tout seul, sans audience. Bonne ballade, Madické !

M. El Hadji Issa SALL, investi par parti religieux et fondamentaliste, le parti de l’unité et du rassemblement (PUR), n'a pas vu que le Sénégal est un pays laïc et tolérant. Il est complètement largué.

Les candidats de l’opposition qui avaient, jadis, combattu les dérives monarchiques de maître Abdoulaye WADE viennent faire courbette devant lui. Tous, à l’écouter Macky n’a rien fait de bon ; en fait, ils sont sérieusement gênés par l’excellent bilan du chef de l’Etat. En réalité, l’opposition, loin d’être crédible, dans ses procès en sorcellerie contre Macky, est ravagée par la cupidité. Tous sont devenus envie et ne tolèrent pas que Macky puisse gouverner le Sénégal, au moment où les ressources du pétrole, du gaz et d l’or vont arriver. On comprend donc mieux leur désespoir.

«Il ne faut juger les hommes que par leurs actions, et non par les opinions de la multitude» avait dit Sénèque, un philosophe romain. Pour l'instant, Macky SALL, ce pharaon des temps modernes, une force tranquille et apaisante, loin de cette agitation puérile, sort largement du lot ; il a rétabli la paix en Casamance et a désenclavé cette belle région. Les infrastructures ont considérablement amélioré la vie des populations, et c’est un excellent point d’appui, pour le 2ème et dernier mandat afin de projeter le Sénégal de l’immobilisme à la modernité. En effet, les Sénégalais, au delà des logiques d'appareils, sont un peuple vacciné et majeur. Ils votent en âme et conscience. Ils ont vu ce qu'a fait Macky en 7 ans, et tout ce qu'il pourrait encore faire pour son dernier mandat. Comme le dirait une publicité française : «Pas d'erreur, c'est Lesieur». Jouons la sécurité et évitons tout saut dans l'inconnu, pouvant source d'un grand cauchemar, d'autant plus que certains candidats ont les a vu à l'oeuvre ; ils ont déjà leurs casseroles.

Paris, le 7 février 2019, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/

«Sénégal : La campagne des présidentielles du 24 février 2019 a bien démarré» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 16:49

C'est le temps des feuilles mortes, mais aussi des disparitions mystérieuses et des assassinats, avec une indignation, très sélective.

A juste raison, les Occidentaux dénoncent, régulièrement avec grand bruit, les violations graves des droits de l'homme par les pays dits communistes. Ainsi, les expéditions des Russes en Grande-Bretagne, pour empoisonner des personnes, sont odieuses. C'est le cas aussi pour la Chine. MENG Hongwei, patron d'Interpol, est porté disparu depuis le 25 septembre 2018 en Chine. Officiellement, c'est pour des raisons fiscales. La chanteuse, FAN Bingbing, originaire de Yantai, dans le Shandong en Chine, est également portée disparue depuis le début du mois de juillet 2018, toujours pour des raisons fiscales.

Ce qui est surprenant, c'est le refus des Occidentaux de condamner, énergiquement, les violations des droits de l'homme quand il s’agit de leurs alliés. Ainsi, le remuant journaliste saoudien, Jamal KHASHOGGI, est disparu au consulat de son pays à Istanbul. Tout le monde l'a vu entrer, mais personne ne sait ce qu'il est devenu. C'est sa fiancée à qui il avait remis son portable qui a donné l'alerte. Très critique à l'égard de la monarchie saoudienne, KHASOGGI avait reçu un appel téléphonique de la famille royale l'intimant de se taire.

L'Arabie saoudite a, finalement admis que KHASHOGGI est mort au cours d'un interrogatoire, qui devait être, sans doute, plus que musclé. Curieusement les Turcs détiennent des enregistrements de cet assassinat ; cet Etat surveillait et espionnait la mission diplomatique saoudienne. En effet, le commando saoudien était venu par jet privé. Le décollage n'a été autorisé par les Turcs qu'après une fouille de l'avion demeurée infructueuse. Un homme, revêtu des habits de KHASHOGGI est ressorti de la mission diplomatique saoudienne, mais les chaussures du journaliste, lâchement assassiné, ne lui allaient pas.

En Arabie saoudite, une féroce et sanguinaire dictature, critiquer la famille royale peut rapporter 10 ans de prison. De nombreux opposants sont détenus sans procès ou disparaissent. On se souvient de la situation du premier ministre libanais M. HARIRI retenu en otage, pendant de longues semaines en Arabie Saoudite, et n'a été délivré que par la France. «Les autorités imposaient des restrictions sévères à la liberté d’expression, d’association et de réunion. Un grand nombre de défenseurs des droits humains et de détracteurs du gouvernement ont été placés en détention. Certains ont été condamnés à de longues peines d’emprisonnement à l’issue de procès inéquitables. Plusieurs militants chiites ont été exécutés, et de nombreux autres ont été condamnés à mort après avoir été jugés par le Tribunal pénal spécial dans le cadre d’une procédure d’une iniquité flagrante. La torture et les mauvais traitements en détention restaient monnaie courante. Des réformes limitées sont intervenues, mais les femmes étaient toujours en butte à une discrimination systémique, dans la législation et dans la pratique ; elles n’étaient pas suffisamment protégées contre les violences, sexuelles et autres. Les autorités ont eu recours très fréquemment à la peine de mort et ont procédé à des dizaines d’exécutions» note le rapport 2017-2018 d’Amnesty International. En octobre 2017, les Saoudiens ont adopté une nouvelle Loi de lutte contre le terrorisme, en remplacement de celle de février 2014. Le nouveau texte prévoyait des peines spécifiques pour les infractions liées au «terrorisme», dont la peine capitale. En fait, cette réglementation d’exception, s’applique aux opposants politiques aussi. Ainsi, l’Arabie saoudite a tiré avec des armes lourdes, et faisant plusieurs dizaines de morts, entre mai et août 2017, lors de l’évacuation d’un quartier occupé par des Chiites saoudiens dans la ville d’Al Awamiyah. En effet, depuis le 17 juin 2017, le Ministère de l’Intérieur n’a plus le droit d’enquêter sur ces questions, qui ressortent désormais de la compétence exclusive du Roi. En fait, depuis le 21 juin 2017, l’homme fort du régime, c’est Mohammed Bin Salman, désigné prince héritier par le Roi. En raison de la rupture des relations avec le Qatar, toute personne qui manifesterait une sympathie avec ce pays sera coupable de terrorisme. Tout rassemblement public, même pacifique, est interdit (14 condamnations à mort en juillet 2017). Les associations de défense de droits humains sont poursuivies devant les tribunaux spéciaux du Roi. En septembre 2017, plus de 20 personnes de ces associations ont été arrêtées.

L'Arabie Saoudite, chouchou des Occidentaux, peut tout se permettre, y compris le massacre d'enfants yéménites avec des armes américaines, sans aucun tapage médiatique, comme c'est le cas pour la Chine et la Russie. C'est manifestement une défense des droits de l'homme à géométrie variable. Les Yéménites, en raison de cette guerre injuste de l'Arabie saoudite, sont maintenant confrontés à la pire des famines depuis plus de 100 ans.

Maintenant, on sait que le journaliste saoudien a été assassiné pour des raisons politiques, quelle va être la réaction des Occidentaux qui protègent ce régime barbare saoudien ?

Pour l'instant, l'administration américaine de Donald TRUMP continue d'afficher un grand sourire et de faire courbette à la dynastie royale saoudienne, ce royaume assassine, sans grands dommages, ses opposants. En effet, la famille royale saoudienne s'est alignée de façon inconditionnelle aux vues de Donald TRUMP, notamment en ce qui concerne Israël et l'Iran. Les Saoudiens ont acheté aux États-Unis plus de 2000 milliards de dollars en armes.

Le président Emmanuel MACRON avait fait dérouler le plus grand tapis rouge, à Paris, pour le prince héritier saoudien, présenté comme un «rénovateur, un libéral» qui pousserait son pays vers la modernité. L’Allemagne a pris une position courageuse sur la vente d’armes, en revanche, pour le président MACRON, les ventes d’armes n’ont rien à voir avec l’affaire KHASHOGGI, «il ne faut pas tout confondre, c’est la pure démagogie». En fait, un marchand de canon qui alimente les guerres locales, comme au Yémen, a vendu l’Arabie saoudite, des armes, pour 11 milliards d’euros, ces 10 dernières années. Ce marché s’établit maintenant entre 2 et 3 milliards d’euros par an.

Les Occidentaux qui nous rabâchent, à longueur de journée, leur démocratie, leur prétendu respect des droits de l'homme, mais tout cela n'est qu'hypocrisie, prédation, violence à l'égard des faibles et des dominés. En fait, ce sont des démocraties ethniques. Par ailleurs, les Occidentaux ne cessent de fustiger l'islamisme à juste raison, mais quand un régime barbare, chef de la communauté musulmane et dont l'essentiel du commando du 11 septembre sont ses ressortissants, commet un crime aussi abominable, le business continue.

L’assassinat odieux de KHASHOGGI, probablement découpé en morceaux, et dont le corps est pour l’instant introuvable,  c'est dans les films de Colombo, on connaît à l'avance le commanditaire du crime, fait officier de la légion d'honneur en France. Le crime est si épouvantable que le commanditaire l'a condamné, et a présenté ses condoléances au fils du défunt, assigné à résidence et qui n'a dû son salut qu'avec l'interventionnisme des Américains pour sortir du territoire saoudien. Je m’interroge, à haute voix : mais comment les Occidentaux, par un tour de passe-passe, finiront-ils par le disculper et le bénir pour ses pétrodollars ?

Les Occidentaux sont-ils mouillés dans ce lâche assassinat de KHASHOGGI ?

Depuis l'assassinat de Patrick LUMUMBA, les Occidentaux n'hésitent pas de liquider les dirigeants africains susceptibles de menacer leurs intérêts. Officiellement Patrice LUMUMBA a été lâchement tué par des Africains, les partisans de Moise TSOMBE, mais, en fait, c'est avec l'aide et sous le contrôle des Américains et des Belges. Dans ces logiques de prédation et de violence, le libéralisme soutient, sans aucun examen de conscience, tous les régimes dynastiques et monarchiques en Afrique notamment au Cameroun, au Congo, au Tchad, au Togo, au Gabon et en Guinée équatoriale. Cependant les Occidentaux continuent de nous parler de démocratie et de droits de l'homme, à caractère universel. De qui se moque-t-on ?

C'est l'un des plus grands scandales, montrant au grand jour, l'hypocrisie et les violences du libéralisme. Donald TRUMP qui avait tenté au début d'absoudre la famille royale saoudienne de ce crime odieux, a fait volte-face, en disant que l'Arabie saoudite va être confrontée à des "conséquences sévères". La crédibilité de Donald TRUMP et sa sincérité sont, une fois de plus, mises en doute. En effet, avant son accession au pouvoir Donald TRUMP faisait déjà des affaires juteuses avec les Saoudiens. Il l'a reconnu durant la campagne des présidentielles. Devenu président des États-Unis, les sociétés de Donald TRUMP ont continué de faire un business avec les Saoudiens, sans aucune autorisation du Congrès. C'est un cas grave de conflit d'intérêts pouvant entraîner la destitution après les élections du 6 novembre 2018.

Par ailleurs, comment l'Arabie saoudite, un Etat chef de file de la Oumma appliquant, rigoureusement la Chaaria à ses citoyens, peut-il assassiner, froidement et impunément, un opposant ?

Je suis profondément troublé et triste que le sanctuaire de l'Islam, ma religion, a trahi notre confiance. En effet, il est de notoriété publique, que la classe régnante, les Wahhabites, ainsi que la bourgeoisie saoudienne sont fondamentalement hypocrites. L'islam rigoureux ne s'applique qu'aux citoyens modestes vivant en Arabie saoudite. En effet, les gestes les plus anodins de la vie quotidienne d’un Saoudien, sont contrôlés par un spécialiste du droit islamique : «Au sens propre du terme, la société wahhabo-saoudienne est une société à fatwas. Rien n’y entre et rien n’y est officiellement et religieusement accepté sans être estampillé d’une fatwa d’honorabilité et de pureté. Le «seuil wahhabite» peut alors être franchi en toute sécurité et l’immersion dans le monde wahhabite peut commencer. Ce sont donc des dizaines et des dizaines de fatwas que, chaque semaine, les hommes de loi wahhabites déversent sur le citoyen saoudien. C’est un avis arrêté sur tout : le social, la culture, le sexe, l’économie, la religion, le droit, l’alimentation, l’habillement, l’activité des femmes, les assurances sur les biens et sur les personnes, la musique, l’art, l’amour, les parfums et leurs effluves, l’or, le jeu des enfants, l’élimination des insectes, la restriction des relations intercommunautaires.» écrit Anouar THABET. Le régime Wahhabite (descendants de Mohammed  Ibn Abd Al-Wahhab, mort en 1792), consolidé depuis 1932, n’a pas de Constitution écrite. Le Wahhabisme, c'est-à-dire la «Salafiyya», applique strictement le texte religieux (Coran et Sunna), de façon littéraliste, avec un avis unique sur les questions controversées. C’est un fondamentalisme qui se base, à la lettre sur le Fiqh Hanbalite, un retour à l’Islam des origines : lapidation des femmes adultères, ablation de la main du voleur, exécution de l’assassin, rejet du tabac, du port de bijoux, destruction de certains livres pornographiques, mystiques ou philosophiques. C’est pour cela que le Wahhabisme a des relations ambiguës avec le fondamentalisme, les Salafistes et les Frères musulmans. Les Occidentaux ne voient les pays arabes qu’à travers l’islmamisme. Pourtant, le commando du 11 septembre 2001, est composé essentiellement de ressortissants saoudiens. Ce pays détenant le quart des réserves de pétrole de la planète, répand à travers le monde un islam rétrograde et xénophobe aussi dangereux que la révolution iranienne qu’il avait parrainée. L’Islam est devenu otage du Wahhabisme et de l’obscurantisme.

L’émergence du Wahhabisme a été appuyée par le colonialisme britannique. Les «Mémoires de M. Hempher» (Confession of a British Spy), décrivent, en détail, comment un espion britannique au Moyen-Orient, dans le milieu du XVIIIème siècle a pris contact avec Abdul Wahhab, pour créer une version subversive de l’Islam. La secte notoire du wahhabisme devenant le culte fondateur du régime saoudien. Le mouvement a été temporairement supprimé par les armées Ottoman au milieu du XIXème siècle. Mais avec l’aide des Britanniques et l’argent des Rothschild, les wahhabites et les saoudiens ont repris le pouvoir et fondent leur propre Etat en 1932. Depuis lors, les Saoudiens ont collaboré étroitement avec les Américains, à qui ils doivent leur ascension au pouvoir.

Le Wahhabisme, un Islam rigoriste, est à la source de la propagation du fondamentalisme religieux et son terrorisme dans le monde. Cependant, cet Islam dur ne s’applique pas aux privilégiés, eux, sont au-dessus de ce texte et se paient du bon temps à l'étranger (Alcool, femmes, drogue, jeux casinos, tabac, etc.). A l’intérieur du territoire Saoudien, les Wahhabites emprisonnent et liquident, froidement, et de façon planifiée, ses opposants. Le régime saoudien s'aligne, inconditionnellement, sur les positions de Donald TRUMP et de Benjamin NETANYAHOU, il tue, sans vergogne, les enfants yéménites.  Je suis plus que troublé, je suis révolté et écoeuré.

Pourtant, la vie humaine est, et doit rester, sacrée ; c'est ce que dit l'islam. "Ne tuez pas la personne humaine, car Allah l'a déclarée sacrée" proclame le Coran (Verset VI. 151). Cette règle fondamentale s'applique aussi bien aux gouvernés qu'aux gouvernants. KHASHOGGI était un journaliste, un croyant et un politique modéré qui ne demandait pas le renversement du régime saoudien, mais des améliorations en matière de démocratie : "Celui qui un homme qui n'a commis aucune violence, c'est comme s'il avait tué toute l'humanité entière" dit le Coran (V. 31).

Indications bibliographiques

Amnesty International, Rapport 2017-2018, 488 pages, spéc pages 92-97 ;

FOULQUIER (Jean-Michel), Arabie-Saoudite, la dictature protégée, Paris, Albin Michel, 1995, 206 pages ;

GUMMUS (Siddik), Confessions of a British Spy and British Enmity against Islam, Istambul, juin 2016, 16ème edition, 128 pages ;

MARCHAND (Stéphane), Arabie-Saoudite, la menace, Paris, Fayard, 2003, 408 pages ;

MARZOUKI (Munsif) MARZOUKI (Moncef), Dictateurs en sursis : une voie démocratique pour le monde arabe,  Paris, éditions de l’Atelier, 2009, 191 pages ;

NABA (René), L’Arabie-Saoudite, un royaume des ténèbres : l’Islam otage du Wahhabisme, Golias, 2013, 275 pages ;
 

THABET (Anouar), Arabie saoudite, la société dévoilée, Dar Alboraq, 2010, 218 pages.

Paris le 23 octobre 2018  par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/

«Donald TRUMP et les crimes saoudiens : l'affaire KHASHOGGI", par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 11:24

L’ancien président des Etats-Unis, à 94 ans, vit avec sa femme, Rosalynn, dans une maison qu’il a construite avant son accession à la présidence des Etats-Unis, et valant 167 000 dollars. Contrairement à la plupart de nos chefs ou hauts fonctionnaires africains, qui se sont enrichis à une vitesse de météorite, dans un océan de pauvreté qui dévore nos jeunes, Jimmy CARTER est resté un exemple vivant de modestie, de probité, d’humanité et de grandeur. Il a mis en conformité sa vie avec les principes et valeurs qu’il a toujours défendus. En grand sage africain, Jimmy CARTER apprécie les vertus de l’âge avancé : «As we've grown older, the results have been surprisingly good» écrit dans «The Virtues of Aging».C’est un ancien président apaisé, appréciant la joie de vivre, et savourant, chaque instant, à la campagne. Le président CARTER a fait le bilan d’étape de sa vie dans un ouvrage «A Full Life : Reflexions at Nineties» ; Certains événements l’ont profondément marqué, avec des leçons grandes ou petites, amusantes ou des erreurs à ne plus commettre. Ce qui domine sa vie, selon lui, ce sont les années passées à la Maison Blanche. «Nous devons dire la Vérité, obéir à la Loi et préserver la Paix» lui disait le Vice-président Walter MONDALE, et CARTER ajoutait toujours, «dans le respect des droits de l’Homme».

Jimmy CARTER est, profondément, un homme du Sud rural, mais un homme habité par l’espoir et l’espérance, une grande tolérance, un sentiment de justice, d’égalité et de paix. The Carters were ordinary people whose dramatic and colorful story resonates with human life, defeat, courage, inspiration, hope, and extraordinary accomplishments”, écrit Stanly GODBOLD. Enfant, ses repas étaient préparés par une femme noire habitant la ferme. Il allait souvent jouer avec des enfants Noirs, ils allaient à la pêche ou à la chasse du petit gibier, ou il allait vendre ses cacahuètes à Plains. Jimmy n’avait pas encore conscience de la ségrégation raciale dans le Sud. Très jeune il avait certes remarqué que les écoles étaient séparées et que les Noirs n’avaient pas le droit de vote, il estime qu’il a été, au départ, abusé par l’émergence de notables noirs qui vivaient confortablement, comme le Bishop William Decker JOHN, qui avait une Cadillac, un chauffeur et s’était rendu à Paris en vacances. «Even when I was a child, my mother was known in our community for her refusal to accept any restraints on her treatment of the Black citizens as equals. (…) My father always treated his African American customers and employees with meticulous fairness and respect, but he believed completely that the two races must be segregated” écrit-il.

James, Earl CARTER Junior, dit Jimmy, 39ème président, (démocrate) des Etats-Unis est né le 1er octobre 1924, dans un petit village rural, Plains, en Géorgie, et il a grandi non loin de là, dans la communauté d’Archery. CARTER a relaté ses souvenirs d’enfance, durant Noël à Plains, la source de sa force spirituelle où respirent l’amour et l’amitié. Il décrit la vie des gens simples pendant cette période festive : «l’Eggnog» de son papa, une boisson faite de lait avec des œufs et du sucre, la décoration de la maison, la parade de Noël faite par les enfants de l’école et le feu d’artifice et la pauvreté touchante de ses voisins Noirs. Jimmy CARTER a pris l’habitude de passer tous les Noëls à son village Plains, sauf quand les Américains ont été pris en otage, en Iran. Il préféra pendant ces instants tragiques de rester à Camp David avec le personnel de la Maison Blanche et leurs familles. Il évoque tous ces souvenirs, dans ses mémoires, «An Hour before Daylight».

Son père, James Earl CARTER, Sr (1894-1953), était un fermier, législateur de Plains et homme d’affaires. Son père était strict, mais ne le corrigeait qu’après l’avoir entendu. Jimmy contrevenait rarement à ses instructions, et recherchait son approbation pour toute nouvelle initiative, et il recherchait aussi ses critiques constructives. Sa mère, Bessie Lillian Gordy CARTER (1898-1983), une infirmière, une assistante d’un physicien, une productrice de noix de pécan, une Volontaire du Corps de la Paix, et une conteuse hors pair. Ses parents sont des baptistes pratiquants. Chaque individu est largement influencé par son histoire familiale. Jeff CARTER a produit une remarquable biographie et une saga de la famille des CARTER, dans laquelle la violence reste présente. Ainsi, un de ses ancêtres, Wiley CARTER (1798-1864), tua, en légitime défense, dans le County de Wilkes, un homme nommé Usry. Bien qu’il fut acquitté, il en résulta un profond ressentiment de la part de la famille du défunt ; il sera donc obligé de déménager, à la mort de sa femme, dans un village à 10 km de Plains.  Le quatrième fils de Wiley, est le grand-père de Jimmy, il s’appelait Little Berry Walker CARTER (1829-1873) ; il a été militaire dans l’artillerie de l’armée confédérale. Little Berry  a été tué au cours d’une dispute qui a dégénéré. L’un de ses fils, Billy, et le grand-père de Jimmy, nommé William Archibald CARTER (1858-1903), déménagea en 1888, à Rowena, pour créer une ferme. Un jour, Billy se blessa, gravement, avec sa machette, alors qu’il coupait la canne à sucre. Billy sera tué lors d’une bagarre contre Will TIAFERRO qui lui avait volé une partie de sa récolte. En 1904, la famille CARTER vient à s’installer à Plains, et achète une ferme, à Archery, dans le comté de Webster, à 4,8 km de Plains, et la famille a occupé, à partir de 1928. Un endroit rustique, sans chauffage, ni électricité, ni eau courante, jusqu’en 1939.

Lillian GORDY, la mère de Jimmy, a abandonné sa fonction d’employée de la poste à Richland, pour venir s’installer, dans les années 20, à Plains, afin de devenir infirmière. 

La mère de Jimmy, en raison de sa fibre, sociale était fondamentalement antiraciste, dans un Sud où sévit, pourtant, la ségrégation raciale et la grande dépression. En dépit de ses nombreuses occupations, c’est une mère attentive et aimante : “My mother was often gone from home when I was a boy, serving as a nurse on private duty in her patients’ homes. She was supposed to receive six dollars for her twenty hours of service, but knew in advance that most of her families would never be able to pay. Since she came home around midnight to bathe and change into a fresh uniform, we children would sometimes miss seeing her for more than a week at a time. She would not forget, however, to leave written instructions on the front room table that prescribed our multiple chores.”

Le jeune Jimmy a suivi ses études primaires, à l’école publique de Plains, ses études à Georgia Southern College, et ses études supérieures à Georgia Institute of Technology, et il entre à l’académie navale en juillet 1943, et en sort en 1946, avec un diplôme du Bachelor du Science Degree. Il a accédé au grade de Lieutenant dans la Marine. Il a été choisi par l’amiral Hyman RICKOVER pour faire partie de l’équipe conduisant le programme nucléaire des sous-marins. Affecté à Schenectady à New York, il s’est spécialisé en réacteurs nucléaires et en physique nucléaire.

Jimmy CARTER se marie le 7 juillet 1946 avec Rosalynn SMITH à Plains. Rosalynn est la fille d’Edgar et Allie SMITH, des voisins de la famille CARTER. Ils ont quatre enfants : John William «Jack», né en 1947, James Earl III «Chip», né en 1950, Jeffrey Donnel, né en 1952 et Amy Lynn, née en 1967. Il dédie, un de ses ouvrages, à sa femme avec cette mention «To Rosalynn, who kept my life full of love» dans «A Full Life».

Le père de Rosalynn était le seul mécanicien automobile du coin. Quand le père de Jimmy meurt en 1953, il démissionne de la Commission navale et retourne à son village natal à Plains. Ila repris la ferme familiale, avec l’aide de sa femme. Jimmy devient vite le leader de sa communauté villageoise, avec des objectifs sociaux en matière d’éducation, de santé et il met en place une librairie. Le métier de planteur de cacahuète, quels qu'en soient les charmes, vantés par Jimmy CARTER lui-même, n'est pas assez exaltant pour cet homme ambitieux : il se lance dans la politique locale, comme démocrate, ce qui est la règle presque exclusive dans le Sud. Il a gravi tous les échelons de la politique en choisissant d’avoir une base locale. Ainsi, il est élu sénateur en 1962. Il échoue aux élections de gouverneur en 1966, mais il sera victorieux le 12 janvier 1971. Pendant ses deux mandats, il s'y montre conservateur en matière fiscale et libéral sur les problèmes sociaux. CARTER est élu gouverneur de Géorgie en soutenant le programme électoral de George WALLACE. Son discours d'investiture constitue une surprise pour ceux de ses électeurs qui l'avaient cru raciste. Il déclare, en effet : «Je dois vous dire franchement que le temps de la discrimination est terminé» ; il nomme alors des Noirs à des postes de responsabilité au sein de l’Etat de Géorgie.

CARTER a annoncé sa candidature aux présidentielles le 12 décembre 1974, il est désigné par son parti en 1976, et il est élu président des Etats-Unis le 2 novembre 1976. Jimmy CARTER rappelle qu’il n’avait pas à l’avance, un plan de carrière, tout a été décidé au fur et à mesure des étapes de sa vie : «There was never an orderly or planed path to get during my early life. Each step in my career, I made somewhat peremptory decisions about the next one» écrit-il. Jimmy CARTER sera président des Etats-Unis du 20 janvier 1977 au 20 janvier 1981. CARTER bat Gérald FORD (1913-2006) et devient le premier président originaire du Sud profond, «Deep South», depuis la guerre de Sécession (1861-1865). Sa victoire démontre une nette division du pays sur des bases géographiques. En plus d'avoir repris le contrôle de la Maison-Blanche, les démocrates conservent de fortes majorités au Sénat et à la Chambre des représentants.

Le président CARTER a toujours mis la justice sociale et les droits humains, au cœur de sa politique étrangère, rompant avec la politique cynique et de compromission du gouvernement de Richard NIXON (1913-1994), fondée sur la «Realpolitik». Durant son mandat, il aura accompli, notamment en politique étrangère, les traités du Canal de Panama, les accords de Camp David, le traité de paix entre l’Egypte et Israël, le traité Salt II avec l’Union soviétique, l’établissement de relations diplomatiques avec la Chine. Paradoxalement, CARTER lance aussi le premier grand programme audacieux de réarmement américain. En dépit de ces succès diplomatiques indéniables qui ont marqué les esprits, sa gestion brouillonne des affaires afghane et iranienne sème le trouble dans l’opinion publique, encore traumatisée par le grave revers au Vietnam. En effet, le président CARTER accueillit à contrecoeur le dictateur déchu, Mohammad Reza Chah Pahlavi, en tant que réfugié politique sur le sol américain, ce qui provoqua la grogne des révolutionnaires iraniens. En représailles, 52 employés de l’ambassade américaine en Iran furent pris en otage durant 14 mois. De plus, les accords SALT II furent suspendus suite au commencement de l'intervention soviétique en Afghanistan, en 1979. Par ailleurs, Anouar EL-SADATE (1918-1981) et Menahem BEGIN (1913-1992) seront, par la suite, assassinés. La politique étrangère de CARTER, en principe, basée sur le respect des droits de l'homme, a mis fin au soutien américain envers le gouvernement somoziste au Nicaragua. Le président CARTER ira même jusqu'à financer les opposants à ce gouvernement qui violait couramment les droits de l'homme. En revanche, le président CARTER ne s’est pas attaqué à l’Apartheid en Afrique du Sud, en pleine guerre froide, jugeant que les matières premières de ce pays étaient utiles à l’Occident.

Dans le domaine de la politique intérieure, il a mis en place un programme d’énergie, avec un Département de l’énergie, la dérégulation en matière d’énergie, de transport, de communications et de finances, un ambitieux programme sur l’éducation, un programme de défense de l’environnement, dont l’Alaska National Interest Lands Conservation Act.

Conservateur en matière économique, sa politique intérieure n’a pas été une restauration complète, après les présidences de Richard NIXON et de Gérald FORD, de la «New Deal». Au cours de la campagne électorale, Gérald FORD remontait dans les sondages, et subitement, le candidat CARTER a mis un peu plus un coup de barre à gauche. Voulant séduire les classes populaires, notamment les Noirs, il a promis programme massif de créations d’emplois pour les pauvres et les ouvriers et à venir en aide aux villes durement touchées par les restructurations industrielles et la diminution des subventions fédérales. En fait, pendant son mandat, l’emploi s’est détérioré, les revenus et le niveau de vie des pauvres ne se sont pas substantiellement améliorés.  Ses réformes économiques et sociales n’ont pas été remises en cause par son successeur Ronald REGEAN. Les Américains étaient de plus en plus réticents à l’augmentation des impôts et à la politique de l’offre consistant à favoriser les dépenses publiques. Aussi, l'augmentation des dépenses publiques pour venir en aide aux plus déshérités, pour freiner le développement du chômage, pour porter secours à de nombreuses entreprises en faillite, débouche finalement sur une reprise de l'inflation et une véritable récession malgré un déficit budgétaire de plus en plus fort ; ce qui n’a pas été apprécié par les classes aisées.

En revanche, Jimmy CARTER a restauré le prestige et l’honneur de l’administration américaine, largement abimée par les années du scandale de Watergate et de la guerre du Vietnam. En effet, en poste du 20 janvier 1969 au 9 août 1974, Richard NIXON a été contraint à la démission, pour éviter la destitution, en raison des écoutes téléphoniques illégales, dont celles du Parti démocrate. L’Amérique de Donald TRUMP, marquée par la culture du tweet, l’irrespect des minorités, des institutions, de la presse, des femmes, de la société internationale, tranche avec cette présidence sobre et éthique de CARTER.

Président d’un seul mandat, Jimmy CARTER a continué, autrement, son action pour la paix. En 1982, il devient un professeur émérite à l’université d’Atlanta, en Géorgie et créé une fondation, The Carter Center, dont le but est de résoudre les conflits internationaux, promouvoir la démocratie, protéger les droits de l’homme et lutter contre les endémies et autres maladies, ainsi que favoriser l’autonomie alimentaire. C’est ainsi que le président CARTER, à travers sa fondation a été nommé médiateur dans différents conflits, notamment en Ethiopie-Erythrée, en Corée du Nord, au Libéria, en Haïti, en Bosnie, au Soudan, aux Grands lacs en Afrique, entre le Soudan et l’Ouganda, au Venezuela, au Népal, entre l’Equateur et la Colombie. Sa Fondation a déjà envoyé, par 72 fois des observateurs à différentes élections.

Le 10 décembre 2002, Jimmy CARTER a été lauréat du Prix Nobel de la Paix  ; c’est une récompense pour son combat de l’ancien président des Etats-Unis «pour trouver des solutions pacifiques» aux conflits internationaux : “for his decades of untiring effort to find peaceful solutions to international conflicts, to advance democracy and human rights, and to promote economic and social development.” Pour le président CARTER cette distinction est une rétribution pour ses efforts pour la paix : «Je pense qu’il ne fait aucun doute que le prix Nobel encourage les gens à réfléchir à la paix et aux droits de l’homme, je suis donc très reconnaissant et honoré par cette récompense» dit-il.

Revenu vivre dans sa maison, avec des promenades dans les bois et la peinture, Jimmy CARTER a fait un bilan satisfaisant de sa vie, et fait face à l’avenir avec confiance et sérénité : «The life that we have now is the best of all. We have an expanding and harmonious family, rich life in our church and Plains community and diversity projects. (…) We are blessed with good health and look for the future eagerness and confidence, but are prepared for inevitable adversity when its comes” écrit-il. Atteint d’un cancer au cerveau, mais avec rémission, le président CARTER est apaisé : «J'ai eu une existence passionnante, (...) j'ai eu beaucoup de chance. Je suis à l'aise face à ce qui arrivera (...) Je suis prêt pour cette nouvelle aventure» déclare-t-il en 2015.

Bibliographie très sélective

1 – Contributions de Jimmy Carter

CARTER (Jimmy), A Full Life : Reflexion at Ninety, New York, Simon and Schuster Inc, juillet 2015,  155 pages ;

CARTER (Jimmy), A Government As Good As its People, University of Arkansas Press, 1996, 224 pages ;

CARTER (Jimmy), A Remarquable Mother, New York, Simon and Schuster, 2008, 240 pages ;

CARTER (Jimmy), Always a Reckoning and Others Poems, Times Books, 1995, 130 pages ;

CARTER (Jimmy), An Hour before Daylight : Memories of Rural Boyhood, New York, Simon and Schuster, 2000, 288 pages ;

CARTER (Jimmy), An Outdoor Journal, New York, Bantam Books, 1988, 300 pages ;

CARTER (Jimmy), Beyond the White House : Waging Peace, Fighting Deases, Building Hope, Riverside, New Jersey, Simon and Schuster, 2007, 462 pages ;

CARTER (Jimmy), CARTER (Amy), Christmas in Plains : Memories, Simon and Schuster, 2004,  160 pages ;

CARTER (Jimmy), CARTER (Rosalynn), Everything to Gain : Making the Most of the Rest of your Life, University of Arkansas Press, 1995, 176 pages ;

CARTER (Jimmy), Keeping Faith, Memoirs of a President, Toronto, New York, Bantam Books, 1982, 652 pages ;

CARTER (Jimmy), Le meilleur de nous-mêmes, traduction de France-Marie Watskin, Geneviève François-Poncet et Henri Robillot, préface de Eugène Clarence Braun-Munk, Paris, Stock, 1976, 266 pages ;

CARTER (Jimmy), Living Faith, NY, Times Books et Crown/Archetype, 1996 et 2011, 288 pages ;

CARTER (Jimmy), Negotiation : The Alternative to Hostility Mercer University Press, 2003, 57 pages ;

CARTER (Jimmy), Our Endangered Values : America’s Moral Crisis New York, Simon and Schuster, 2005, 212 pages ;

CARTER (Jimmy), Palestine Peace Not Apartheid, New York, Simon and Schuster, 2006, 360 pages ;

CARTER (Jimmy), Palestine, la paix, pas l’Apartheid, traduction de Jean-Paul Mourlon, Paris, L’Archipel, 2007, 255 pages ;

CARTER (Jimmy), Parlons de paix, traduction d’Isabelle Stoïanov, Paris, Michel Lafon, 1994, 244 pages ;

CARTER (Jimmy), Sharing Good Times, New York, Simon and Schuster, 2004, 192 pages ;

CARTER (Jimmy), Sources of Strength : Meditation on Scripture for a Living Faith, Crown/Archetype, 2011, 272 pages ;

CARTER (Jimmy), Talking Point : A vision for Next Generations, Dutton Children’s Books, 1993, 224 pages ;

CARTER (Jimmy), The Blood of Abraham, University of Arkansas, 1993, 243 pages ;

CARTER (Jimmy), The Hornet’s Nest : A Novel of Revolutionary War, Simon and Schuster, 2004, 496 pages ;

CARTER (Jimmy), The Nobel Peace Prize Lecture, Simon and Schuster, 2002, 32 pages ;

CARTER (Jimmy), The Vertus of Aging, Ballatine Publishing Group, 1998, 140 pages ;

CARTER (Jimmy), The Wit and the Wisdom of Jimmy Carter, Secausus, NY, Citadel Press, 1977, 156 pages ;  

CARTER (Jimmy), Through the Years with Jimmy Carter, Zondervan, 2011,  410 pages ;

CARTER (Jimmy), TURNER (Robert, L.), I Will Never Lie to You : Jimmy Carter in his Own Words, New York, Ballatine Books, 1976, 178 pages ;

CARTER (Jimmy), Turning Point : A Candidate, a State and a Nation Come of Age, Crown/Archetype, 2011, 256 pages ;

CARTER (Jimmy), We Can Have Peace in the Holy Land : A Plan that Will Work, Simon and Schuster, 2010, 256 pages ;

CARTER (Jimmy), Why Not the Best ? The First Fifty Years,  University of Arkansas Press, 1996, 166 pages.

2 – Critiques de Jimmy Carter

ARIAIL (Dan), HECKLER-FELTZ (Cheryl), The Carpenter’s Apprentice : The Spiritual Biography of Jimmy Carter, Grand Rapid, Michigan, Zondervan Pub. House, 1996, 186 pages ;

BOURNE (Peter, G), Jimmy Carter : A Comprehensive Biography from Plains to Post-Presidency, New York, Scibner, 1997, 584 pages ;

BRINKLEY (Douglas), The Unfinished Presidency : Jimmy Carter’s Journey to the Nobel Peace Prize, New York, Penguin Books, 1998, 587 pages ;

CALLAHAN (Dorothy, M.), Jimmy, the Story of the Young Carter, New York, Garden City, Doubleday, 1979, 202 pages ;

CARTER (Jeff), Ancesters of Jimmy and Rosalynn Carter, MacFarland Compagny, 2012, 216 pages ;

CARRIGAN (Mellonee), Jimmy Carter, beyond the Presidency, Plainfield, NJ, Logos International, 1976, 166 pages ;

DEMAUSE (Lloyd), EBEL (Henry), Jimmy Carter and American : Psychohistorical Explorations, New York, Two Continents, 1977, 146 pages ;

DUMBRELL (John), The Carter Presidency: A Re-evaluation, New York, NY, Manchester University Press, 1995, 235 pages ;

ELSTON (Heidi), Jimmy Carter, Edina, Minnesota, ABDO Pub Co, 2009, 50 pages ;

EVAN (Myke), Jimmy Carter : The Liberal Left and World Chaos, A Carter/Obama Plan that Will not Work, Phoenix, Arizona, Times Worthy Books, 2009, 610 pages ;

FINK (Gary, M) HUGUES (Davis, Graham), The Carter Presidency : Policy Choices in the Post-New Deal Era, Lawrence, University Press of Kansas, 1998, 310 pages ;

GEORGE (Linda), GEORGE (Charles), Jimmy Carter : A Builder of Peace, Children’s Press, 2000, 58 pages ;

GODBOLD (E., Stanly), Jimmy and Rosalynn Carter : The Georgia Years, 1924-1974, Oxford, (UK), New York, Oxford University Press, 2010, 402 pages ;

HARGROVE (Erwin, C.), Jimmy Carter as President : Leadership and Politics of the Public Good, Baton Rouge, Louisiana University Press, 1988, 258 pages ;

JONES (Charles, O), The Trusteeship Presidency : Jimmy Carter and the United-States Congress, Baton Rouge, Louisiana State Press, 1988, 266 pages ;

JOSEPH (Paul), Jimmy Carter, Edina, Minnesota, ABDO Pub Co, 1999, 44 pages ;

KENT (Deborah), Jimmy Carter, Children’s Press, 2005, 122 pages ;

KRAMER (Barbara), Jimmy Carter, a Life of Service, Berkley Heights, NJ, Enslow Elementary, 2005, 58 pages ;

LASKY (Victor), Jimmy Carter : The Man and the Myth, New York, R. Marek, 1979,  430 pages ;

LEGREZ (Philippe), Jimmy Carter et les élections américaines de 1976, Montréal, éditions Bellarmin, 1977, 207 pages ;

LINDOP (Edmund), Richard M. Nixon, Jimmy Carter, Ronald Reagan, Twenty-First Century Books, 1996, 74 pages ;

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Paris, le 23 août 2018, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/

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