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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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25 août 2019 7 25 /08 /août /2019 09:38

En ce dimanche 25 août à 16 heures, à l'occasion des 75 ans de la Libération de Paris, Mme Anne HIDALGO, maire de Paris, va inaugurer «le musée de la Libération, musée du Général-Leclerc, musée Jean-Moulin», place Denfert-Rochereau dans le 14ème arrondissement de Paris. Pour Mme HIDALGO, ce lieu de mémoire a une signification hautement symbolique : «Cette histoire doit faire du lien entre les Parisiens, avec le reste du pays et même du monde. Parce que la libération de Paris a été un signal qui est allé bien au-delà de Paris, un signal que la guerre allait être gagnée et qu'un autre monde allait pouvoir renaître après le nazisme» dit-elle.

Pour ma part, l’Histoire doit aussi nous aider à comprendre le présent. Au moment où la plus sanglante des batailles pour les municipales du 15 mars 2020 se dessine, nous avons un impérieux devoir de vigilance, avec l’avancée des forces de la Discorde et de la Haine. M. Emmanuel MACRON a été élu président en 2017, pour faire barrage aux idées lepénistes. En dépit des allures sympathiques et d’un sourire enjoliveur et cosmétique, il a ruiné les élans des forces de progrès, démobilisé les Républicains, et favorisé, plus que jamais, l’avancée de la Discorde dans ce pays. Le Rassemblement national arrogant et dictant déjà sa Loi, est sur tous les plateaux de télévision. Les ténors des Marcheurs, divisés et sans projet alternatif crédible, vont sans doute s’affronter en deux listes concurrentes, pour s’unir au 2ème tour. Par ailleurs, bien des gens qui avaient une étiquette socialiste, sont allés à la soupe, favorisant ainsi, avec leur opportunisme, la confusion des genres, et laissant ainsi la champ libre aux forces de la Discorde, plus puissantes que jamais.

C’est dans ces conditions, que je suis très favorable à ce que Mme Anne HIDALGO se présente dans le 20ème arrondissement, un quartier populaire, dans lequel est bien implantée, notamment la diversité. Cette bataille du 20ème et celle de Paris sont étroitement liées. Ceux qui ont rejoint le camp d’en face doivent assumer, pleinement, leur forfait. Cette stratégie Front contre Front, dans cette bataille des municipales de Paris du 15 mars 2020, a toutes les chances d’être victorieuse.

Tout d’abord, je vois mal les Verts s’allier avec d’autres. Depuis 2001, les forces de gauche travaillent ensemble dans notre belle capitale, avec ses 116 nationalités, sans aucun élu frontiste. Les Verts sont comptables de notre bon bilan à Paris.

Ensuite, et bien avant cette mode environnementale, Mme Anne HIDALDO a toujours fait de l’écologie au point d’agacer les lobbies de la société de la consommation. Notre Maire a gagné, de haute lutte, la piétonnisation des voies sur berges, réduit, considérablement, la place de la voiture dans la ville, favorisé l’Autolib’ et le Vélib’, la végétalisation des espaces publics. Il serait fastidieux de recenser tout ce qui a été fait de positif pour l’environnement ; cela se voit.

Enfin, les travaux considérables, en voirie et espaces publics en cours, attestent de l’ampleur de l’ambition de notre maire, pour une ville qui va accueillir les JO de 2024.

J’invite, en particulier, les Français issus de l’immigration, à s’inscrire massivement sur les listes électorales, avant le 31 décembre 2019.  Nous réclamerons aussi notre juste place dans les instances parisiennes. Une démocratie sans partage du pouvoir serait une escroquerie. «La Gare du Nord, c’est l’Afrique» avait dit, fort honteusement, l’odieuse Nadine MORANO. En effet, Paris a changé de couleur, et nous ne sommes pas seulement que des balayeurs et des cantinières, nous avons aussi, et surtout, des compétences à faire valoir. Nous avons besoins d’une société et de ses instances dirigeantes qui ressemble et qui nous rassemble ; la diversité est une condition essentielle pour combattre l’abstention, favorisant ainsi le bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel.

Paris, le 24 août 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«L’autre bataille de Paris, celle des municipales du 15 mars 2020» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 11:22

Le président MACRON, en permanence en campagne électorale, distancé par les fachos, et souhaitant redorer sa mauvaise image auprès des Français issus de l’immigration, célèbre, en grandes pompes, le débarquement en Provence. Oui, nos braves Tirailleurs Sénégalais, et bien avant Paris, avaient libéré le pays de leurs ancêtres les Gaulois. Après cette belle image de communication qu’en tire le président MACRON, comme conséquences, de nos jours, pour le bien-vivre ensemble ?

Mon grand-père, Harouna Samba N’DIAYE, qui avait fait la Deuxième guerre mondiale faisait partie de ces tirailleurs Sénégalais. En dépit des relations anciennes entre le Sénégal et la France, ayant occupé le Sénégal depuis l’An 1365, et résidant dans ce pays de longue date, on ne cesse de m’adresser cette question inquisitoriale, me renvoyant, en permanence, à mes origines ethniques : «Tu deviens d’où ?».

Dans ce «devoir de mémoire» qu’évoque le président MACRON, a-t-il parlé, notamment, ces Tirailleurs Sénégalais ne réclamant que leur solde, massacrés le 1er décembre 1944, au Camp de Thiaroye ? On ne cesse d’exiger l’ouverture des archives françaises. Or, le gouvernement français refuse de faire la lumière ce crime contre l’Humanité. Par ailleurs,  à la libération de nos Ancêtres les Gaulois, loin d’obtenir l’indépendance ou la citoyenneté, gelant leurs pensions d’anciens combattants, le 8 mai 1945, des Algériens célébrant la Victoire, ont été massacrés à Sétif ; ce qui allait préfigurer d’autres guerres coloniales odieuses (Madagascar, Indochine). C’est le candidat, Emmanuel MACRON, voulant capter les voix des Français issus de l’immigration, lui-même, qui avait dit, à Alger, que la colonisation est «crime contre l’Humanité». Sitôt revenu, à Paris, le candidat MACRON a vite oublié sa promesse, bien éphémère, de campagne. Pire, submergé par cette lepénisation des esprits, le président MACRON avait envisagé, un instant, de renvoyer les Harkis en Algérie ; ceux-là même qui avaient trahi leur pays pendant la guerre d’indépendance. Le gouvernement algérien s’est naturellement opposé, fermement, à ce projet.

A la libération de Paris, toutes les images et photos des Noirs, figurant ces réjouissances, ont été nettoyées. On nous parle maintenant de «devoir de mémoire» ! De quelle mémoire nous parle-t-on, si ce n’est celle du Maître, de la «Case de l’Oncle Tom» ? On continue, encore, de nos jours, à nous prendre pour des imbéciles, comme de «Grands enfants». Nous continuerons toujours de réclamer Vérité et Justice sur ces crimes contre l’Humanité, pour la vraie mémoire du combat héroïque des Tirailleurs Sénégalais. On ne se taira pas, jusqu’à ce que Justice soit rendue. On ne lâche rien !

Célébrer, les 75 ans du Débarquement de Provence, et Après ?

Toujours la persistance de cette démocratie ethnique, de cet esprit colonialiste et esclavagiste, dans lequel il y a une grande distorsion entre la prétention universelle des droits de l’Homme, la triste réalité hypocrite. De nos jours, quel est le sort des familles des Afro-descendants, dans notre belle France républicaine, ravalés au rang d’Indigènes de la République ? M. le Président MACRON, concrètement, et au-delà des discours creux, quelles mesures fortes pour le Bien-vivre ensemble aller vous prendre ?

Nous attendons, enfin, que justice soit faite pour la famille MUSENGA, Adama TRAORE, Bouna et Zied, pour Théo, et pour tous ces jeunes étouffés à mort, au cours d’un banal contrôle d’identité.

Avons-nous une Maison pour les Afro-descendants pour se rencontrer et construire une grande cathédrale d’Amour, de Solidarité et de Fraternité ?

Quel est le sort des immigrants, après cette loi scélérate du président MACRON sur l’immigration ? C’est toujours plus de répression, de discriminations. Les droits d'inscription des étudiants étrangers ont explosé. Les soi-disant contrôles de la CAF, ne cessent de persécuter nos familles.

Nadine MORANO, et bien d’autres, continuent de nous calomnier et de nous insulter, à longueur de journée, sans aucune conséquence dommageable pour eux. C’est ça l’esclavage, être tenu en permanence, dans la servitude et le mépris.

Quand il y a nos fêtes religieuses, comme tout récemment l’Aïd El Kébir, lui, le président MACRON, qui se précipite à d’autres dîners payants, et c’est très bien. Ce point, je l’approuve pleinement, mais, est-ce qu’il daigne souhaiter, par ne serait-ce que par simple communiqué, une bonne fête aux Musulmans de France ? Cela ne coûte rien. Mais, il ne l’a jamais fait ;c’est toujours nous maintenir, en permanence dans l’invisibilité, au lieu de nous rabâcher, sans cesse, cette obsession sur certains détails vestimentaires (Burqa, Burkina, laïcité).

Dans ce devoir de mémoire, sans doute honorable que veut initier le président MACRON, pour sa promotion personnelle, une Ministre de la République, Mme Muriel PENICAUD, croyant rendre hommage à Toni MORRISON, nous a servi du SARKOZY, ce nabot qui ne quitte plus notre Président ; ce qui est peu rassurant pour ses vraies intentions à notre égard. Le président MACRON était également escorté par Alpha CONDE (président de la Guinée), l’homme protégé par la Françafrique de Vincent BOLLORE, celui-là qui massacre dans son pays, les Peuls. Que du «beau monde», autour de notre cher Président ! Le candidat aux présidentielles de 2017, Emmanuel MACRON avait pourtant promis de favoriser la démocratie en Afrique et mettre fin à la Françafrique. «Je tiens à agir dans la transparence, loin des réseaux de connivence franco-africains et des influences affairistes dont on a vu que, malheureusement, ils subsistent encore dans le système politique français, en particulier à droite et à l’extrême-droite» dit-il.

Nous voulons dire au président MACRON, au-delà de ces cérémonies ressemblant à un foutage de gueule, que de nos jours, nous sommes là, bien vivants. Nous sommes aussi la France, attachés pleinement au bien-vivre ensemble, dans la fraternité, le respect mutuel. C’est une condition essentielle pour enrayer la montée de cette entreprise familiale de la Haine, de la Discorde Nationale.

Face à ces louanges de mépris, je réclame le bien-vivre ensemble, l’Egalité réelle. Contre tous ces rires «Y a bon Banania», de notre temps, ressemblant à cette ancienne réclame odieuse, seulement arrêtée en 1977, mais l’esprit continue encore, je remets ce poème liminaire de Léopold SENGHOR, un extrait de «Hosties Noires» en  1940.

«Poème liminaire», dédié à Léon-Gontran DAMAS :

Vous Tirailleurs Sénégalais, mes frères noirs à la main chaude sous la glace et la mort

Qui pourra vous chanter si ce n’est votre frère d’armes, votre frère de sang ?

Je ne laisserai pas la parole aux ministres, et pas aux généraux je ne laisserai pas, non ! — les louanges de mépris vous enterrer furtivement.

Vous n’êtes pas des pauvres aux poches vides sans honneur

Mais je déchirerai les rires banania sur tous les murs de France.

Car les poètes chantaient les fleurs artificielles des nuits de Montparnasse

Ils chantaient la nonchalance des chalands sur les canaux de moire et de simarre

Ils chantaient le désespoir distingué des poètes tuberculeux

Car les poètes chantaient les rêves des clochards sous l’élégance des ponts blancs

Car les poètes chantaient les héros, et votre rire n’était pas sérieux, votre peau noire pas classique.

Ah ! ne dites pas que je n’aime pas la France — je ne suis pas la France, je le sais

Je sais que ce peuple de feu, chaque fois qu’il a libéré ses mains

A écrit la fraternité sur la première page de ses monuments Qu’il a distribué la faim de l’esprit comme de la liberté A tous les peuples de la terre conviés solennellement au festin catholique.

Ah ! ne suis-je pas assez divisé ? Et pourquoi cette bombe Dans le jardin si patiemment gagné sur les épines de la brousse ?

Pourquoi cette bombe sur la maison édifiée pierre à pierre Pardonne-moi, Sira-Badral, pardonne étoile du Sud de mon sang Pardonne à ton petit-neveu s’il a lancé sa lance pour les seize sons du sorong.

Notre noblesse nouvelle est non de dominer notre peuple, mais d’être son rythme et son cœur

Non de paître les terres, mais comme le grain de millet de pourrir dans la terre Non d’être la tête du peuple, mais bien sa bouche et sa trompette.

Qui pourra vous chanter si ce n’est votre frère d’arme, votre frère de sang

Vous Tirailleurs Sénégalais, mes frères noirs à la main chaude, couchés sous la glace et la mort ?

Léopold Sédar SENGHOR, Paris, avril 1940

Bonne fête de l’Assomption à tous nos amis catholiques.

Paris, le 15 août 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Célébrer le débarquement en Provence, et Après ?» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 16:19

Mme Anne HIDALGO, maire de Paris, connaît une  forte progression dans les sondages en vue des élections municipales du 15 mars 2020.

Dans le camp d'en face, ça patine et c'est la cacophonie, mais Mme Anne HIDALGO ne cesse de progresser dans les sondages.

Mme HIDALGO avait déjà remporté une victoire décisive dans le contentieux concernant les voies sur berges. Elle a aussi raison globalement de mettre l'accent sur les questions d'environnement depuis 2014, là où ça semblait agacer d'autres.

Quand on a raison, et qu’on a pour souci majeur l’intérêt des Parisiens, on garde le cap, même si parfois ça tangue. Et voilà que subitement, on le voit avec ces températures caniculaires du mois de juillet 2019, Mme Anne HIDALGO a eu raison de persister sur cette bonne voie.

Un grand bravo à M. Emmanuel GRÉGOIRE, premier adjoint à la maire de Paris, qui mène une bataille des idées offensive et respectueuse.

Bon vent à Mme Anne HIDALGO !

Je redis aux Français issus de l’immigration : Inscrivez-vous massivement sur les listes électorales et refusez que les minorités agissantes décident pour vous !

Paris, le 25 juillet 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Anne Hidalgo, maire de Paris : les bons sondages» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 16:01

La nomination de Boris JOHNSON, en qualité de premier Ministre britannique, est une très mauvaise nouvelle pour les forces du progrès ; ce sont des perspectives sombres pour la paix, la Justice, l'Egalité et la Fraternité au sein de la société internationale. Boris JOHNSON promet une sortie de l'Union européenne, même sans accord, au 31 octobre 2019.

Face à la montée des populismes, en fait, les travaux de Hannah ARENDT, Michel FOUCAULT et Samir AMIN ont déjà montré que, bien des individus se croient vivre en démocratie, alors que les forces économiques financiarisées et mondialisées ont pris le pouvoir et contrôlent la sphère politique. Antonio GRAMSCI recommande aux vaincus de s’assurer de l’hégémonie culturelle, seule alternative efficace, pour la conquête et la conservation du pouvoir. Il est donc urgent, à travers certains grands penseurs de l’immanence, complément nécessaire pour ceux croient à la transcendance divine, de retrouver les valeurs fondamentales de la vie, notre humanité, pour un monde fondé sur la justice, l’égalité, la compassion, la fraternité et la bienveillance.

Boris JOHNSON avait tenté, vainement, un coup de force, autoritaire et antidémocratique en interdit le Parlement de se réunir jusqu’au 14 octobre 2019. Boris JOHNSON a voulu aussi organiser des élections anticipées le 15 octobre 2019 ; les parlementaires ont rejeté cette initiative. Les Britanniques ont vivement protesté contre cet Oukase et le Parlement britannique réunit le 3 septembre 2019 a repris la maîtrise de l’agenda du Brexit, infligeant ainsi un camouflet à Boris JOHNSON. C’est une actualité brûlante à suivre, car elle nous concerne tous dans cette bataille entre le Mal et le Bien, entre les forces du Chaos et celles de l’harmonie.

La Cour suprême a jugé, à l'unanimité le 24 septembre 2019, que la suspension du parlement britannique jusqu'au 14 octobre 2019 est «nulle, nulle et non avenue» et que les travaux du parlement pouvaient reprendre sans délai.

Boris JOHNSON à New York accepte la décision de la Cour suprême mais la considère «injuste» et serait inspirée par des motivations politiques, pour empêcher le Brexit.

Gina MILLER à la base de cette campagne judiciaire a infligé une raclée très sévère à Boris JOHNSON. C'est également une défaite morale pour la Reine qui n'a pas fait usage de ses pouvoirs d'arbitrage.

M. Jeremy CORBYN, chef de l’opposition, estime que cette crise ne peut être dépassée que par une démission de Boris JOHNSON, des élections générales et une victoire du Parti travailliste.

Versatile, opportuniste, démagogue, excentrique et populiste, l'ancien maire de Londres, Boris JOHNSON, est une copie conforme de Donald TRUMP. Après les États-Unis, le Brésil, la Hongrie et l'Italie, le monde bascule insensiblement vers un triomphe des forces du Chaos et de la Discorde.

Donald TRUMP a parlé de «stupidité» du président MACRON, à propos de la décision de la France de taxer les G.A.F.A, les géants du numérique. En réaction le Ministre des finances a indiqué qu'il s'agissait de «décisions nationales». On mesure là l'arrogance et toute l'impolitesse de Donald TRUMP qui insulte le président français. Insulter le chef de l'État français dans l'exercice souverain de ses missions, c'est insulter tous les Français. Je suis choqué que Donald TRUMP au mépris des usages diplomatiques et de bienséance emploie, une fois de plus, un tel langage ordurier. Il fait honte à sa fonction.

De quel droit Donald TRUMP se croit il autorisé à nous insulter ? Quand les jeunes de banlieue insultent, c'est des «sauvageons» mais quand TRUMP profère ses insanités on s'en accommode et on s'en tient à des commentaires d'une platitude scandaleuse. Donald TRUMP c'est le président, supposé, de la grande démocratie du monde, il est indigne de cette fonction.

Vous imaginez, désormais, l'atmosphère d'une société internationale dans laquelle Donald TRUMP et Boris JOHNSON sont associés, en termes de provocations, d'indécence, de vulgarité, de violence et de prédation : «Si vous votez Tories (parti conservateur) votre femme aura de plus gros seins, et aurez plus de chances d'acquérir une BMW M3» avait déclaré Boris JOHNSON lors des législatives 2001.

Face à cette montée du populisme, des dîners avec du homard, du Rassemblement national qui plastronne sur les plateaux de télévision et l'attitude irresponsable de certains Français issus de l'immigration prêtant flanc à la critique et accréditant ainsi l'extrême droite, si on n'y prend garde, les prochaines municipales en France du 15 mars 2020 seront les plus sanglantes. Il y a des places à prendre et en politique il faut tuer pour ne pas être tué.

J'invite donc les Français issus de l'immigration à s'inscrire massivement sur les listes électorales et à se défendre, efficacement, contre cette négrophobie ambiante.

L'Afrique aussi, en raison de la convoitise sur ses matières premières, doit face à ce libéralisme sauvage fondé sur la violence, la prédation et le grand mépris des autres, s'unir, pour chasser ses gouvernants corrompus et ses régimes monarchiques et préhistoriques, afin de mieux défendre sa liberté, sa souveraineté et sa dignité.

Paris, le 24 juillet 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

"Boris JOHNSON, Premier Ministre britannique, ou le triomphe de la bêtise humaine» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 18:06

En ce 18 juillet, date anniversaire de Nelson MANDELA, je vous invite à lire les lettres de prison cet exceptionnel combattant de la liberté, une des plus grandes du XXème siècle. Ces lettres révèlent l'héroïsme de l'homme qui a refusé tout compromis de ses valeurs.

Lutteur dans l'arène, je me reconnais dans son combat pour une Afrique debout : «Le nouveau monde ne sera pas construit par ceux qui restent à l'écart les bras croisés, mais qui sont dans l'arène réduits en haillons par la tempête et le corps mutilé par les événements» écrit-il.

Ce livre reproduit 255 lettres de Madiba, une conscience pour l'humanité : «Les mots de Madiba sont une boussole dans une mer de changement, une terre ferme au milieu de courants agités» écrit Barack OBAMA.

Ce livre est un cadeau de mes amis, frères et soeurs, collègues de Bagnolet quand j'ai quitté cette collectivité. Le monde du travail est parfois un espace de compétition, de mesquineries, de bassesses, de perfidies, mais il est surtout une lieu de solidarité, où l'on peut rencontrer des gens formidables, des êtres humains qui méritent ce qualificatif. A eux, et à vous tous mes amis du monde, lisez cet ouvrage, symbole d'espérance ; il vous révélera, ce que vous saviez, que le Bien souverain, l'Amour sont plus forts que la Haine, la Discorde ou les forces du Chaos.

Paru chez Robert Laffont, en 2018, avec 764 pages, ce livre est plus qu’une autobiographie, c’est un manifeste de résistance contre l’oppression que tout militant de la cause de l’humain devrait lire. MANDELA, resté 27 ans, 6 mois et 6 jours (du 5 août 1962 au 11 février 1990), a sacrifié sa vie pour un noble combat, celui de la liberté et de la dignité des Sud-Africains, victimes de l’Apartheid. Pendant ses dix premières années en prison, cet homme pacifique à la maîtrise exemplaire n’a, contrairement aux autres prisonniers, jamais vu ses conditions améliorées. Les prisonniers étaient classés en trois catégories : les grades C, (prisonniers de droit commun, les grades B ou primo arrivants et les D, les prisonniers politiques qui ont moins de droits. Ils n’étaient autorisés à recevoir qu’un seul visiteur tous les 6 mois et ne pouvaient écrire qu’une lettre de 500 mots, tous les 6 mois. MANDELA est resté dans cette condition de 1962 à 1973. Père de 5 enfants, il n’a pas été autorisé de les voir avant leurs 16 ans. Il a vécu dans le froid glacial et la chaleur étouffante, la saleté et la frugalité. Et les humiliations. Il a dû creuser des tranchées de 1,80 mètre, y descendre sur ordre des geôliers avant que ceux-ci ne se soulagent sur lui. Il n’a jamais su quand et pourquoi certaines lettres n’ont pas été envoyées. Alors il les recopiait toutes afin, si elles n’arrivaient pas, de pouvoir les refaire. Il est déchiré d’apprendre que sa fille n’avait pas reçu ses tendres vœux d’anniversaire. «Ils cherchent à me frustrer, me démoraliser, pour m’amener au désespoir et me briser», disait-il à ses avocats.

MANDELA n’a jamais rien lâché. Il y avait ses objectifs politiques. Et le respect. En mai 1963, à son arrivée à la prison de Robben Island, les gardiens fouillent ses vêtements et les jettent sur le sol humide. Mandela s’en plaint. Un gardien lui fonce dessus, agressif. Mandela raconte : «Alors je lui ai dit :Si tu me touches, je te traîne devant la haute cour, et quand j’en aurai fini avec toi, tu seras aussi pauvre qu’une souris de sacristie” Il s’est arrêté. Il avait peur. Pas moi. Pas parce que j’étais courageux mais il fallait fixer une limite», dit-il.

Les geôliers de MANDELA confisquent la majorité de son courrier et s’évertuent à le contrarier, à l’empêcher d’étudier, de correspondre et ont essayé, par tous les moyens, de saper son moral. La conduite de MANDELA, témoigne dans chaque lettre, de sa résistance inflexible, de son extrême courtoisie, de sa délicatesse attentionnée à chaque deuil, de sa finesse de jugement sur les hommes et les choses, de son souci des détails ; il est resté attentif à tout, en dépit de son isolement.

Ayant conservé ses objectifs politiques, plein de sagesse et de dignité, MANDELA ne renie rien de son éducation, des valeurs familiales, de ses racines et de sa condition de notable, de chef tribal et d’homme de culture. Résolument optimiste, il ne flanche pas et prend le leadership du combat contre l’Apartheid Mandela ne fléchit pas. Il prend la tête du combat au sein de la prison au nom des prisonniers politique tout en exprimant tendrement son soutien et son amour à sa femme Winnie et à ses enfants, interdits de visite jusqu’à l’âge de 16 ans. Ces lettres de prison souvent censurées «indiquaient une volonté et une politique délibérée de la part des autorités de me couper et de m’isoler de tous les contacts avec l’extérieur, de me frustrer et de me démoraliser, pour m’amener au désespoir et éventuellement de me briser» écrit MANDELA, le 11 décembre 1968.

Isolé il a décidé de s’appuyer sur sa famille, la flamme de l’espoir. L’aspect le plus précieux du moral d’un prisonnier, c’est le contact avec ceux qu’il aime et les nouvelles du monde extérieur. Ainsi, quand sa mère, Nosekeni, meurt, n’étant pas autorisé à assister à ses funérailles, il écrit en octobre 1968 à son neveu, un Chef Thembu :

«Fils bien-aimé,

Mon beau-frère, Timothy Mbuzo, m’a rendu visite il y a quelques jours et m’a dit que tu avais assisté à l’enterrement de ma mère. Ta présence au cimetière, malgré tes nombreuses occupations, me touche beaucoup et je voudrais que tu saches que je l’apprécie énormément. 

J’ai vu ma mère pour la dernière fois le 9 septembre de l’an dernier. Après notre rencontre, j’ai pu l’observer, alors qu’elle se dirigeait vers le bateau qui la ramènerait sur le continent et l’idée que je ne la reverrais plus m’a traversé l’esprit. Ses visites m’ont toujours bouleversé et la nouvelle de sa mort m’a durement frappé. Je me suis brusquement senti seul et abandonné. Mais mes amis ici, dont la sympathie et l’affection ont toujours été pour moi une force, m’ont aidé à supporter ma douleur et m’ont redonné le moral». 

Derrière chaque homme d’exception, se cache une femme d’exception. La propagande de l’Apartheid a tenté vainement de discréditer Winnie MANDELA. La contribution de Winnie à la chute de l’Apartheid a été décisive. Ainsi, en avril 1969, MANDELA écrit à son épouse :

«A Winnie Mandela, son épouse 

Enfin une photo de famille, «quel chefs-d’œuvre». Kgatho et ses soeurs sont incroyables et j’ai éprouvé une immense joie en voyant la photo de Maman. Ton petit portrait a presque créé une émeute. «Ayingo Nobandla Lo !» «N’est-ce pas sa jeune sœur !» «Madiba est resté trop longtemps en prison, il ne connaît pas sa belle-soeur», on m’a lancé toutes ces remarques et d’autres de partout. 

Ce portrait a soulevé en moi différents sentiments. Tu as l’air un peu triste, comme absente et souffrante, mais en même temps toujours adorable. La grande photo est une magnifique étude qui représente tout ce que j’aime en toi, la beauté ravageuse et le charme que dix années de vie conjugale et orageuse n’ont pas refroidis. Je soupçonne que tu voulais que cette photo m’envoie un message spécial qu’aucun mot ne pourra jamais exprimer. Sois sûre que je l’ai bien reçu. Tout ce que je veux dire, c’est que cette photo a réveillé en moi de tendres sentiments et atténué la saleté qui m’entoure. Elle a réveillé le désir que je ressens pour toi et pour notre douce et paisible maison.

Être l’objet de ton amour et de ton affection m’a rendu humble. Souviens-toi que l’espoir est une arme formidable même quand tout le reste est perdu. Tu es dans mes pensées à chaque moment de ma vie. Rien ne t’arrivera, ma chérie. Tu te remettras et tu te relèveras. 

Un million de baisers et des tonnes d’amour».

MANDELA écrit une autre lettre à Winnie, en février 1975, dans laquelle il évoque le profit à tirer de la prison :

«A Winnie

Incidemment, on peut découvrir que la cellule est un endroit idéal pour se connaître, pour rechercher de façon réaliste et régulière le fonctionnement de son esprit et de ses sentiments. A juger nos progrès en tant qu’individus, nous avons tendance à nous concentrer sur des facteurs externes tels que la position sociale, l’influence et la popularité, la richesse et le niveau d’études. Evidemment, ce sont des choses importantes Honnêteté, sincérité, simplicité, humilité, pure générosité, absence de vanité et disponibilité à aider les autres, ces qualités qui sont à la portée de tous, sont les fondements de la vie spirituelle.

En tout cas, si elle ne sert à rien d’autre, la cellule donne l’opportunité d’observer chaque jour sa conduite, de surmonter le négatif et de développer ce qui est positif en soi. Une méditation régulière, disons quinze minutes par jour avant d’aller dormir, peut être féconde. Au début, trouver les éléments négatifs de sa vie peut sembler difficile, mais à la dixième tentative la récompense est souvent excellente. Ne jamais oublier qu’un saint est un pécheur qui ne cesse de se réformer».

MANDELA écrit en janvier 1981, à sa fille, dont la visite a réchauffé son cœur.

«A Zindzi

Ma chérie, 

Au cours de cette année tu es venue me voir six fois et j’ai reçu neuf lettres de toi, chacune pleine d’amour et de bons souhaits. En plus des télégrammes, j’ai aussi reçu de toi des cartes d’anniversaire et de Noël. Tout cela m’a permis de chasser les rides de l’âge, de rendre mes membres plus souples et de faire circuler mon sang régulièrement. 

Je me souviens encore quand je t’ai vue les 20 et 21 octobre, comme tu étais belle en pantalon et le tissu de tes vêtements semblait réclamer notre attention, exigeant qu’on note que « cette jeune fille de l’autre côté de la séparation est Mantu». J’ai gardé en mémoire le choc de ta visite du 23 décembre. C’était un geste plein de signification pour une jeune dame de passer son 19e anniversaire en traversant et retraversant les eaux polluées de l’Atlantique. Tes visites ont apaisé la nostalgie que je ressentais brusquement quand je pensais comment toi et moi nous jouions à la maison et dans les autres repaires où je vivais. Comme d’habitude tu m’as laissé d’une humeur merveilleuse. Je n’oublierai jamais le souvenir de cette visite». 

Avocat de profession, et formidable épistolier, MANDELA a aussi utilisé ses lettres afin d’obtenir des autorités, le respect des droits de l’homme pour les prisonniers.

Ces lettres nous disent la colère, la maîtrise de soi, l’amour pour sa famille et son pays, d’un grand humaniste et formidable combattant de la liberté qu’a été Nelson MANDELA (1918-2013).

Bon anniversaire à Madiba.

Paris, le 18 juin 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Nelson MANDELA et ses lettres de prison» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 18:04

«J'ai appris avec peine la disparition du Président Ousmane Tanor Dieng. Le Sénégal vient de perdre un Homme d’Etat d’une dimension exceptionnelle, un digne Fils de la République» dit le président Macky SALL. Dans ce tumulte de la qualification du Sénégal en finale de la Coupe africaine des nations, on ne savait pas qu’un grand baobab était sur le point de tomber. En effet, je viens d'apprendre avec tristesse le décès de M. Ousmane Tanor DIENG premier secrétaire du parti socialiste du Sénégal, décès survenu, le 15 juillet 2019, à Paris à l'âge de 72 ans.

Président du Haut conseil des collectivités locales du Sénégal, Ousmane Tanor DIENG était l'une des pièces maîtresses du dispositif de Macky SALL, une coalition solide qui dure depuis 2012. J’ai encore en mémoire ce grand meeting organisé à l’hôtel Méridien à Paris. Tanor était installé à la droite de Macky. Il n’avait pas encore de fonctions officielles dans le gouvernement. Mais pendant toute la rencontre, de plus de 3 heures, le président Macky SALL, nouvellement élu, ne cessait de chuchoter à l’oreille de Tanor. On sentait une grande complicité entre les deux hommes, et que, probablement, Ousmane Tanor DIENG était positionné comme vice-président du Sénégal, à titre officieux.

Macky, arrivé au pouvoir, en 2012, en libéral, a été d’abord reçu à Paris, par Nicolas SARKOZY, entre les tours de la présidentielle. Quand François HOLLANDE a été élu président de la République, Ousmane Tanor DIENG, qui connaissait parfaitement les Socialistes français, a été d’un précieux appui, pour le nouveau président sénégalais, Macky SALL.

Ousmane Tanor DIENG est resté, en dépit des crises internes de son parti, fidèle au Parti socialiste. Je connaissais Ousmane Tanor DIENG, une éminente personnalité d’une avec grande proximité avec la classe politique française, notamment avec Mme Martine AUBRY. En effet, Tanor, avant 2012, se rendait régulièrement, à chaque fois qu’il venait à Paris, aux réunions de la Fédération du parti socialiste sénégalais en France. C’est là où je découvre l’homme d’Etat qui accepte de croiser le fer avec les militants, à hauteur d’homme. Un jour, avec mon ami Ismaïla FAYE, quelqu’un qui connaît Tanor mieux que quiconque, on a longuement échangé autour d’un dîner, à Paris 17ème, Porte Maillot. Yaya DIALLO, pendant longtemps chauffeur de François HOLLANDE, alors 1er secrétaire du Parti socialiste, avait l’habitude de conduire Tanor, dans Paris. Il nous a souvent trouvé une salle de réunion, au Pré-Saint-Gervais, chez Claude BARTELONE. Dans ces moments, je découvre en Tanor, en dépit de certaines attaques en dessous de la ceinture, le militant socialiste qui ne renonce pas. Celui qui a choisi de rester debout, pour faire valoir le point de vue de la République.

Juriste de formation voulant se destiner à la diplomatie, Ousmane Tanor DIENG a été très tôt, en raison de ses qualités personnelles et professionnelles, coopté par le président Léopold Sédar SENGHOR. Autant dire que Tanor, plein de reconnaissance, est resté toute sa vie un senghorien inconditionnel. Tanor a appris de SENGHOR notamment la grande discrétion, la bienséance, l’organisation et la méthode, ainsi que le sens du service public. Le président SENGHOR pouvait liquider ses adversaires en souriant. Et Tanor, muni de ces armes senghoriennes, a écarté ou neutralisé, progressivement, tous ses adversaires, tout en conservant le magot, le trésor du Parti socialiste.

Tanor a servi sous Abdou DIOUF, dans un contexte de départ de Jean COLIN (1924-1993), un Lébou Blanc, homme de l’ombre qui tirait toutes les ficelles depuis l’indépendance. SENGHOR, comme DIOUF et Tanor sont de l'ethnie Sérère : "Neddo Ko Bandoum" (solidarité ethnique), disent les langues malveillantes. Cette irruption de Tanor au-devant de la scène politique a suscité des jalousies, des tensions, des barons du Parti de SENGHOR s'estimant plus légitimes que lui. En 1996, quand Abdou DIOUF imposait dans un congrès, sans débat, Ousmane Tanor DIENG comme Premier secrétaire du Parti socialiste (P.S), Moustapha NIASSE a été le premier à désapprouver une telle mesure qui allait à l’encontre de la volonté des militants socialistes. En 1984, on se souvient de ce coup de poing asséné à Djibo Laïty KA par Moustapha NIASSE, deux rivaux majeurs d’Ousmane Tanor, qui n’ont jamais accepté sa promotion.

Tanor connaissait tous les rouages de l’Etat, et Idrissa SECK, qui l’a remplacé, après l’alternance de 2000, a bénéficié de ses judicieux conseils, du comment garder cette fameuse caisse noire, tant convoitée. Personne ne sait où est passé le trésor de guerre du Parti socialiste qui a régné pendant 40 ans sur le Sénégal.

Après deux mandats de Maître Abdoulaye WADE, et n'ayant pas pu nouer une alliance avec Moustapha NIASSE, actuel président de l'assemblée nationale du Sénégal, Tanor s'est rallié à Macky.

On a reproché à Tanor d'avoir installé une crise interne durable au sein du Parti ayant conduit à la défection de certains cadres et à l'alternance en 2000. Son conflit avec Khalifa SALL est également connu ; Khalifa est en prison pour détournement de deniers publics. Pourtant il y avait un deal pour que Khalifa SALL se présente, en 2024, après le deuxième mandat de Macky. Il était donc le dauphin de Tanor. Trop pressé, mal conseillé par un entourage incendiaire et putschiste, avec des attaques au siège du Parti socialiste, Khalifa SALL a creusé sa propre tombe. Par ailleurs, il a tapé dans la caisse de sa ville, une capitale mal gérée. Quand on a des ambitions présidentielles, il faut rester «clean».

Le parti socialiste a été secoué, par la suite de guerres de successions, et de départs, dont celui, en dernier lieu, de maître Aïssata TALL SALL. En brillant élève de SENGHOR, en dépit de toutes ces turbulences, Ousmane Tanor DIENG est resté aux commandes du Parti socialiste.

La succession au Parti socialiste à Tanor est ouverte, mais son 1er Secrétaire n’avait pas de dauphin ; il a fait le ménage autour de lui. Puisse le Parti socialiste sénégalais retrouver le chemin de l’unité et du combat pour un Sénégal meilleur, un successeur qui honore l’histoire du Parti socialiste sénégalais.

Les hommages sont unanimes, notamment de ses rivaux Moustapha NIASSE, Khalifa SALL et Karim WADE. «En dépit de nos divergences politiques, j’ai pu, personnellement apprécier, à chacune de nos rencontres, son dévouement remarquable au service public qu’il a loyalement servi jusqu’à son dernier souffle. Je garderai de lui le souvenir d’un homme courtois, humble mais intransigeant dans la défense de ses convictions socialistes» dit Karim WADE. «Je salue l’homme d’Etat et le grand républicain qui a marqué la vie publique de notre pays au cours de ces trente dernières années. Je m’incline devant la mémoire de l’homme politique qui a rempli, avec responsabilité et courage, sa mission à la tête du Parti socialiste au moment où il faisait l’apprentissage de l’opposition» déclare Khalifa SALL, ancien maire de Dakar. Monsieur Moustapha NIASSE, président de l'assemblée nationale, de l'AFP, et ancien socialiste, qui avait combattu Tanor, est venu présenter ses condoléances à ses deux veuves. Moustapha NIASSE, qui a dépassé les rancœurs du passé, a parlé de foi et de courage ainsi que du sens des responsabilités de Tanor. «Ousmane Tanor Dieng a été pour moi un père, un mentor politique. Si je connais aujourd’hui le Sénégal, si aujourd’hui je fais de la politique à un certain niveau, c’est grâce à lui. J’ai appris avec cet homme beaucoup de choses : des choses qu’on doit faire et des choses qu’on doit éviter de faire» dit le bouillant et colérique, Barthélémy DIAS. «Ousmane Tanor Dieng était un ami et un frère, un homme d’État et un républicain, ainsi qu’un diplomate avisé.  Ousmane Tanor Dieng était une personnalité de valeur, dont l’humilité, la discrétion et la réserve n’avaient d’égales que son élégance, sa finesse et sa tempérance» déclare maître Aïssata TALL SALL, une dissidente du PS. 

Il est naturel que ses amis lui aient rendu hommage. Ainsi, le président Macky SALL, son allié, a renoncé d’aller à la finale du 19 juillet de la Coupe africaine des nations, opposant le Sénégal à l’Algérie. Macky, dans le deuil, fera un hommage national. La Fédération de France du parti socialiste lui a dit adieu à Ménilmontant, à Paris, dans le XXème arrondissement de Paris.

A la famille d’Ousmane Tanor, à ses amis, à tous les Sénégalais et à tous les Républicains, j’adresse mes sincères condoléances. J’ai retenu cette dédicace qu’il adressait sur sa photo à tous les militants du Parti socialiste sénégalais : «Pour un Sénégal de paix, de justice et de bonheur, affectueusement, Ousmane Tanor DIENG».

Paris le 15 juillet 2019 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Décès d’Ousmane Tanor DIENG (1947-2019), SG du PS sénégalais» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 08:07

On demande aux pauvres chaque jour de se serrer davantage la ceinture. La longue et glorieuse révolte des Gilets jaunes, pour le pouvoir d'achat, a été matée parfois dans le sang. Un oeil même a été perdu et des femmes molestées.

Pendant ce temps les gens prétendument issus d'un "Nouveau Monde" s'empiffrent et s'encanaillent dans les palais de la République. C'est toujours les faibles qui trinquent (chômeurs, fonctionnaires, retraités, collectivités locales, immigrés et racisés). De plus en plus, je vois des gens fouiller dans les poubelles des grands magasins pour trouver de quoi manger ; cela fait mal au coeur, c'est une atteinte grave à la dignité humaine, dans ce grand pays où l'on cajole les forts.

Christine LAGARDE, condamnée mais dispensée de peine, après le FMI, a maintenant les clés de la maison Europe. Nous réclamons toujours Justice pour Théo, pour les familles de Bouna et Zied et celle d'Adama TRAORÉ. Les droits d'inscription des étudiants étrangers ont explosé.

Quand on parle d'exemplarité et de probité, on connaît bien, monseigneur François de RUGY. N'est-ce pas lui qui avait participé à la primaire du Parti socialiste, puis est allé, sans vergogne, soutenir par la suite Jupiter ?

Face à la violence et à la prédation des gens du château, nous opposerons toujours la révolte absolue, l'insoumission totale et la liberté sans retenue.

Ces comportements de voyous devraient être sévèrement sanctionnés aux municipales de 2020.

Paris, le 12 juillet 2019 par Amadou Bal BA http://baamadou.over-blog.fr/

 

"François de RUGY et les gens du château" par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 19:10

Ce reportage de la B.B.C, programmé de longue date, pour interférer sur la campagne des présidentielles, avec l'appui d'une société pétrolière perdante et le témoignage à charge d'Abdoul MBAYE, un homme aigri, propriétaire de mines d'or à Tamba, et qui a ruiné des entreprises sénégalaises, ne devrait être pris que ce qu'il est, c'est-à-dire un règlement de comptes politicien, de bas étage. Dans ce dossier où le décret a été signé par Abdoulaye WADE en 2011, l'opposition semble justifier les vols de Karim et les détournements de Khalifa. Les délinquants, en col blanc, quand ils sont de l’opposition, ne seraient que des «martyrs». Dans ce dossier, une enquête est ouverte, si détournements, il y a, cela doit être sanctionné, et si diffamation, il y a, la sanction doit aussi tomber. On n'a pas de temps à perdre, il faut retourner au travail. Le reste c'est l'affaire de la Justice qui doit être égale pour tous, aucune protection particulière, mais aucune victimisation. Tu voles, tu es puni !

La campagne électorale des présidentielles est bien finie, et l’opposition a été battue, à plate couture, dès le premier tour. A mon sens, s'évertuer à répliquer à ces attaques en dessous de la ceinture, à ce débat du niveau du caniveau, ce serait dépenser une énergie à fonds perdus. Cette stratégie de communication où les conseillers du président vont jusqu'à s'écharper entre eux, par médias interposés, est particulièrement contreproductive et dévastatrice pour l'action du président Macky SALL qui s'égarerait ainsi dans des débats oiseux, peu utiles pour la nation. Le chef de l'Etat n'est pas un commentateur de la vie politique, c'est celui qui agit, en permanence pour le bien public. Laissons à cette opposition bavarde et pleurnicharde, son Ministre favori, celui de la Parole : «Les chiens aboient, la caravane passe» ont coutume de dire mes ancêtres les Gaulois.

Le président Macky SALL a dégagé une stratégie, celle du "Fast track", consistant à optimiser son temps, afin de mieux servir les intérêts du Sénégal. Le temps, comme le dirait Sénèque, c'est une richesse extraordinaire qu'il faudrait gérer avec grand soin. Chaque seconde devrait être consacrée au développement du Sénégal et au bien-être Sénégalais.

Macky, en Maître des horloges et grand Stratège, pharaon des temps modernes, et qui n'a que 5 ans, devrait continuer à s'atteler cette immense tâche, pour faire gagner le Sénégal et entrer dans l'Histoire. Ce qui fait la force de Macky, ce n'est pas le poids de son corps, c'est cette grande capacité de travail, à faire bouger les lignes, en un temps réduit. Je suis en grande admiration de son bilan et de ses réalisations durant son premier mandat. En effet, les Sénégalais aussi, qui n'ont pas été intoxiqués par les calomnies dont il est constamment l'objet, ont réélu brillamment ce pharaon des temps modernes, une force tranquille. Face aux injures, Macky a tenu son rang d'homme, celui de grand bâtisseur.

C'est bien Macky le patron et le grand vainqueur des élections du 24 février 2019, au lieu de se laisser distraire par de mauvais perdants, il a le pouvoir de siffler la fin de la récréation, ce n'est pas à l'opposition de donner le tempo. Il appartient au chef de l'Etat d'imprimer le sens du mouvement de la marche, en prenant des décisions fortes en matière de dialogue national, de politique économique et sociale.

Par ailleurs, et à mon sens, Macky, qui se bat tout seul, devrait se faire aider un parti structuré, combatif et en ordre de marche sur le plan idéologique pour valoriser son action, pour être une force de proposition. La rénovation et la structuration de l'A.P.R. sont devenues une priorité majeure. Les ténors de l’APR, au lieu de faire leur promotion personnelle et de constituer des écuries présidentielles pour 2024, tout le monde devrait être sur le pont, pour faire entrer Macky dans l'Histoire et pour faire gagner le Sénégal. Aucun candidat de l'APR n'aurait de chance en 2024, si Macky échouait.

Paris, le 24 juin 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Macky SALL, maître des horloges» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 22:29

La campagne des municipales de 2020 a déjà commencé ; ce sera la campagne électorale la plus longue, la plus violente de l’histoire politique française, elle ne s’arrêtera qu’aux présidentielles 2022,  en passant par les régionales de 2021. Au début de cette année 2019, je vous souhaitais une année dans la paix et la concordante nationale. Je pressentais que le résultat des européennes allait dessiner, durablement, la recomposition politique en cours. On savait que les partis politiques traditionnels, en raison de leurs mensonges et de leurs instrumentalisations, étaient discrédités, mais nous n’avions aucune unité de mesure, aucun point de repère, de l’état des rapports de forces politiques en présence. Ces européennes, par la brutalité de leurs résultats, ont tout précipité.

Le seul point de stabilité, ne cessant de progresser, ce sont les forces de la Discorde nationale, devenu un parti respectable alors qu’on célèbre, en grande pompe, le 75ème anniversaire du débarquement, ainsi que les massacres à Oradour-sur-Glane. Y-a-t-il vraiment quelque chose à célébrer dans le pays des droits de l’homme, avec un message universel ?

Jupiter, que l’on croyait à terre, est toujours plus que jamais bien installé dans son Olympe. Grand prédateur des acquis sociaux, il est en train de dévorer, à pleines dents, une droite en lambeaux, dont les restes lepénisées rejoindront, dans le déshonneur et la honte, l’entreprise familiale de destruction de la République.

Toutes les stratégies de Jean-Luc MELENCHON, un formidable tribun, une grande gueule sympa, se sont révélées, jusqu’ici, vouées à l’échec. Il voulait, au début, vampiriser et faire exploser le Parti socialiste dont il est issu, mais c’est Jupiter qui en a hérité une bonne  partie les dépouilles de la «Vieille maison». L’alliance au sein du Front de Gauche n’a pas supporté son hégémonie tyrannique. M. MELENCHON a snobé Benoît HAMON, pendant les présidentielles de 2017, alors que la Gauche avait encore des chances. M. MELENCHON revendiquait le titre de premier opposant au Macronisme, mais il a été coiffé au poteau par les forces de la Discorde et les Gilets Jaunes. Son discours souverainiste ressemblait, parfois à si méprendre, à celui de Marine. Maintenant voilà que le temps du lynchage, d’une partie de ses amis, vient de commencer, tout cela contribue encore à affaiblir davantage les forces du progrès, dont il est encore le tenant. Mais son parti est menacé, lui aussi, d’implosion. On n’aime pas trop les perdants ; ils ont toujours tort, même quand ils ont raison.

Benoît HAMON, courageux et téméraire a fini par jeter l’éponge. Le Parti communiste est toujours à son score microscopique, du temps des défilés de mode. Le Parti socialiste, loin de sortir la tête hors de l’eau, est toujours à 6%. François HOLLANDE, le liquidateur du Parti socialiste, croit toujours à ses chances, à son comeback, et continue de signer ses dédicaces. Les socialistes jouent gros dans ces municipales. Si en 2014, ils avaient perdu des municipalités, avec des opérations de sauvetage, à grande échelle des membres de cabinet, en 2020, pour les municipales, et en 2021, pour les régionales, les enjeux sont cruciaux. C’est quitte ou double. La Gauche, dans son ensemble, qui avait refusé de s’unir, est menacée de disparaître au profit du Rassemblement National et des Marcheurs. Cependant, rien n’est encore perdu, à Paris, si Mme Anne HIDALGO, qui a prêté une attention toute particulière pendant son mandat à l’écologie, réussit, dès le premier tour, une alliance avec les Verts, La France Insoumise et les Communistes.

On veut nous faire croire, face à l’effondrement des vraies forces de progrès, nous n’aurions le choix qu’entre la peste et le choléra. Dans ce tableau noir, après plusieurs décennies de militantisme, j’ai perdu tous mes repères. Je suis à terre et je me lamente de vous, ce n’est pas convenable. Mais que peut-on dire quand, toutes les choses auxquelles on croit sont à vau-l’eau. Mais, je ne flanche pas, je ne renonce pas. Je refuse la voie du déshonneur et de la Discorde nationale. J’ai décidé, comme vous tous, défenseurs de la République, de défendre mon poste, de tenir mon rang de citoyen. Les valeurs d’égalité, de fraternité, de bien-vivre ensemble, ne peuvent pas mourir.

Paris, le 10 juin 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Une violente campagne des municipales de 2020 vient de commencer, ça va saigner !
Une violente campagne des municipales de 2020 vient de commencer, ça va saigner !
Une violente campagne des municipales de 2020 vient de commencer, ça va saigner !
Une violente campagne des municipales de 2020 vient de commencer, ça va saigner !

Une violente campagne des municipales de 2020 vient de commencer, ça va saigner !

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30 mai 2019 4 30 /05 /mai /2019 14:32

«Macky veut un consensus fort» titre le journal le Soleil. Macky a pour ambition de réconcilier le Sénégal avec lui-même. Le général Mamadou NIANG, ancien président de LONEL, va présider la Commission de concertation sur le processus électoral, qui est installée, à l’unanimité, le vendredi 31 mai 2019. Je salue la présence à cette commission, du professeur Babacar KANTE, un brillant universitaire, homme rigoureux et intègre, j’ai été son assistant de droit public, à l’université de Dakar, avant qu’il ne rejoigne Saint-Louis. En effet, Macky SALL, pour reprendre une métaphore d'un dicton peul, c'est cette aiguille qui raccommode ce tissu abîmé, par les forces de la Discorde et de la Haine. Macky a choisi ce qui unit et non ce qui divise ; président de tous les Sénégalais, il entretient les liens du bien-être ensemble. Macky c'est Sénèque, il a pris de la hauteur, et ne prête pas attention aux injures et aux calomnies il a choisi de tenir son rang, celui d'homme de dignité engagé pour le bien-être des sénégalais dans l'unité et la paix. Face à une opposition bavarde et pleurnicharde, désunie et sans projet alternatif crédible, Macky en partisan de Sénèque a pris de la hauteur : «Offenses, insultes, affronts, avanies de toute nature, supportez cela comme les cris de l’ennemi, comme les traits lancés de trop loin et les pierres qui, sans vous blesser, crépitent, autour de votre casque. Quand aux injures endurez-les, comme les coups dont les uns percent vos armes, les autres votre poitrine, sans tomber, même sans reculer. Et vous vous sentez accablés sous la violence de l’attaque, songez encore qu’il est honteux de lâcher pied. Défendez le poste que vous a assigné la nature. Vous demandez quel poste ? Celui d’Homme. Le sage a lui une autre ressource, opposée à la précédente. Car vous êtes en pleine action, alors qu’il tient déjà la victoire. Ne soyez pas rebelle à votre bien. En attendant d’atteindre la vérité, nourrissez-en l’espoir pour vos nos âmes, accueillez de bonne grâce les maximes salutaires et de toute votre volonté, de toute votre foi, aidez-vous qu’il y ait des êtres invincibles, des caractères contre lesquels la Fortune ne puisse rien. C’est l’intérêt de la République même» disait Sénèque.

En force tranquille, Macky SALL en stoïcien, applique la doctrine du philosophe Epictète. Il y a des choses qui dépendent de nous et il y a des choses qui ne dépendent pas de nous «Ce qui dépend de nous, c’est notre vie spirituelle, nos jugements, nos désirs et notre volonté.  Ce qui ne dépend pas de nous, tout ce qui est hors de notre vie spirituelle : notre beauté, notre santé, notre place dans la société (richesse/statut) et notre destinée» disait Epictète. En pharaon des temps modernes, Macky SALL, en 7 ans nous a ébloui par un bilan prodigieux qui a été récompensé, par une réélection triomphale, dès le 1er tour, le 24 février 2019. Cependant, Macky a le triomphe modeste, en président de tous les Sénégalais, il a pour ambition, pour son second et dernier mandat, de gouverner même pour ceux qui n’ont pas voté pour lui. Il a donc appelé à un dialogue national, avec toutes les forces vives de la Nation. Certains ont répondu favorablement à cette démarche, inspirée de l’intérêt et loin des calculs politiciens. Cependant, une certaine opposition, qui a encore du mal à digérer sa lourde défaite du 24 février 2019, est encore empêtrée dans des récriminations ethnicistes. C’est la faute aux Foutankais, au Code électoral, au Ministre de l’Intérieur, et peut-être même, comme le dirait ce personnage de Victor HUGO, cela va être bientôt, la faute à Rousseau ou à Voltaire. Il n’y a pas de bonne démocratie, il n’y a que de bons démocrates, comme dirait l’autre. Certes, le rôle de l’opposition est de critiquer et d’alerter, mais l’opposition est également légitime, un jour, de conquérir le pouvoir, mais sur la base d’un projet alternatif crédible. Rester, éternellement, dans les incantations et refuser de participer, par des propositions crédibles, au dialogue, c’est se tirer une balle dans le pied ; c’est une attitude irresponsable et suicidaire d’une opposition peu constructive.

Le président Macky SALL, a un rapport au temps, à travers le concept de «Fast track», hautement louable. Nous avons perdu, depuis l’indépendance, 40 ans avec des rois fainéants. Macky SALL, qui a un sens aigu de l’histoire, sait qu’il n’a pas de temps à perdre ; il veut, à travers, le dialogue national, déterminer certaines règles du jeu, pour que le Sénégal puisse avancer, rapidement, sereinement, sans ces débats oiseux d’une opposition bavarde et pleurnicharde. Initialement, plein encore de ressentiment, l’opposant, Ousmane SONKO, avait estimé que «La parole de Macky Sall ne vaut pas un kopek. On va mettre de l’argent pour satisfaire les desiderata et le projet funeste d’un homme. On ne parle pas de la gouvernance dans ce fameux dialogue. Ce dialogue est une manœuvre pour se décharger de la situation catastrophique du pays». Mais finalement, les quatre candidats de l’opposition à la présidentielle de 2019 (Idrissa SECK, Ousmane SONKO et Madické NIANG) réunis au sein du prétendu «Front de Résistance National» (FRN), ont accepté de se faire représenter aux discussions sur le dialogue national, par Mamadou DIOP DECROIX. Le PDS d’Abdoulaye WADE réclame l’amnistie préalable de Karim WADE et Khalifa SALL, condamnés pour détournements de deniers publics. De ce point de vue encore, le président Macky SALL est un disciple de Sénèque, il a un rapport au présent, une relation particulière : «Persiste donc, ami, à faire ce que tu me mandes : sois complètement maître de toutes tes heures. Tu dépendras moins de demain si tu t’assures bien d’aujourd’hui. Tandis qu’on l’ajourne, la vie passe. Cher Lucilius, tout le reste est d’emprunt, le temps seul est notre bien» écrit Sénèque à son disciple Lucilius. Bien des gens ont répondu à l’appel de Macky pour un dialogue ; on fera avec, car pour dialogue, il faut être à deux.

La construction d’une démocratie est un combat de chaque instant. Nos ancêtres les Gaulois, sans le redouter, sont entrain de glisser, dangereusement, dans une démocratie ethnique. Consolider et approfondir la démocratie, cela doit être le souci de chaque dirigeant politique soucieux de l’avenir de son pays. Car ce qui nous réunit est plus fort que ce qui nous divise. Au moment où les ressources du pétrole et du gaz vont arriver dans quelques années, c’est l’occasion de définir les règles du jeu accepté par tous. Au Sénégal, les enjeux d’une démocratie sereine et apaisée sont connus :

  • La question de la souveraineté en rapport avec l’usage des ressources du pétrole et du gaz ; ces ressources ne devraient nullement signifier l’annonce d’un malheur ou d’une malédiction, mais l’édification d’un Sénégal libre, indépendant, démocratique, uni, pour le bien-être de tous ;

  • Reconstruire un système éducatif performant et adapté à nos valeurs culturelles ;

  • La moralisation de la vie publique et des sanctions sévères contre les détournements de deniers publics ;

  • Une jeunesse bien formée, pouvant accéder à des emplois rémunérateurs ;

  • Une agriculture performante et un monde rural autosuffisant et autocentré.

«Marchez pendant que vous avez la lumière !» avait dit Léon TOLSTOI. Tout le reste n’est qu’illusion, futilité, vacarme et vanité.

Bonne fête de l’Ascension à nos amis et parents catholiques.

Paris, le 30 mai 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Le président Macky SALL lance un dialogue, pour une démocratie sénégalaise apaisée, un pour Sénégal réconcilié avec lui-même.

Le président Macky SALL lance un dialogue, pour une démocratie sénégalaise apaisée, un pour Sénégal réconcilié avec lui-même.

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