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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE) Bnf Gallica
  • Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE) Bnf Gallica
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 12:55

 

M. Uhuru KENEYATTA, fils de Jomo KENEYATTA, premier président du KENYA, avait battu, de justesse, M. Raila ODINGA à ces présidentielles. Jomo KENYATTA (1891-1978) avait dirigé le Kenya de 1963 à 1978. Son fils, Uhuru, né en 1961, un milliardaire, est élu président depuis le 9 avril 2013, de justesse avec 50,07% des voix. En 2012, la Cour pénale internationale le met examen pour violences à la suite des élections de 2007. M. ODINGA, 72 ans, maître de conférences à l’université de Nairobi et qui participait pour la 5ème fois depuis 1997 aux présidentielles, demandait l’inversion des résultats pour le déclarer élu, mais la Cour suprême a pris une décision sage en annulant le scrutin. De nouvelles élections auront lieu dans 60 jours. Fait majeur, les deux parties ont accepté la décision de la Cour suprême et sont reparties immédiatement en campagne électorale. Toute l’opposition est unie derrière Raila ODINGA.


 

C'est la première fois, à ma connaissance, qu'une élection présidentielle est annulée. C’est un fait sans précédent aussi en Afrique que dans les pays occidentaux. L'indépendance de la justice, pièce maîtresse de la démocratie, qu'on croyait aux ordres du pouvoir en place, est consolidée. Cette décision historique fait entrer dans la maturité la démocratie africaine. L’Homme africain est bien entré dans l’histoire n’en déplaise au nabot des Républicains. Sous Abdou DIOUF, le président de la Cour suprême de l'époque, M. Kéba M'BAYE, ne voulant pas proclamer le résultat des présidentielles, avait démissionné de ses fonctions. Abdou DIOUF est sévère avec Kéba M’BAYE, décédé depuis lors et qui ne peut plus se défendre contre ces attaques. Ce précédent kenyan est, par conséquent, hautement symbolique en Afrique où la classe politique s'enrichit vite sur le dos de l'Etat et s'incruste au pouvoir de peur de perdre ses privilèges comme ce fut le cas récemment de Yaya JAMMEH, ex-président de la Gambie.


 

Léopold Sédar SENGHOR est le seul chef d'État africain à avoir renoncé volontairement au pouvoir, sans enrichissement illicite.


 

Nous espérons, qu'avec cette avancée démocratique que d'autres dinosaures seront balayés par le vent de l'histoire. Paul BIYA est président du Cameroun depuis 35 ans, la famille EYADEMA règne sur le Togo depuis 54 ans, les clans BONGO, KABILA, SASSOU NGUESSO dirigent d'une main de fer le Gabon et le 2 Congo. Robert MUGABE est président du Zimbabwe depuis 37 ans et Idriss DEBY dirige le Tchad depuis 27 ans. Le général de Gaulle a eu l’habilité, aux indépendances de mettre en place, avec les accords de coopération, des régimes dociles pour la France. L’Afrique n’est pas vraiment indépendante ; c’est le seul continent où son destin est encore largement aux mains du colonisateur qui n’est pas vraiment parti (voir mes articles sur Mongo BETI et N’GUGI Wa Thiong’o). Le débat sur l’avenir du FCA pose brutalement cette question de la souveraineté des Etats africains et du panafricanisme, et donc de la construction de l’unité africaine pour la liberté et la dignité.


«La France a tout mis en œuvre pour mettre en place des régimes «sûrs» dans les pays d’Afrique nouvellement indépendants. C’est-à-dire servant les intérêts d’une France qui coopérait avec les dictateurs africains qui ne pensaient qu’à s’enrichir aux dépens d’une population humiliée, abandonnée et trompée» écrit Mongo BETI dans son ouvrage «Main basse sur le Cameroun». Si la Françafrique veille au grain par des coups d'État militaires ou constitutionnels, comme le cas au Togo et au Gabon, l'aspiration à la liberté, à l'indépendance réelle et à la dignité ne cesse de monter.


 

Une bonne partie de la classe politique africaine parle de démocratie et de limitation du mandat présidentiel, mais rêve, d'une présidence à vie ou d’une monarchie constitutionnelle au bénéfice de ses descendants. Ce sont des régimes «préhistoriques et claniques» suivant Alain MABANCKOU.


 

Les peuples africains sont, cependant, en train de prendre conscience de la puissance que détiennent les électeurs de confirmer ou de congédier les hommes politiques qui s’accrochent, indûment au pouvoir. «Les fleurs de la liberté escaladeront les murs, portés par leur patience et leur opiniâtreté» dit l'écrivain franco-congolais Alain MABANCKOU.


 

Il n’y a pas que BFMTV, nous devrions suivre de très près cette actualité politique en Afrique autour des flux et reflux de la démocratie dans le continent noir. Ces signaux faibles ou forts, nous indiquent que cela bouge et nous concernent tous. En effet, l'Afrique est un continent d'avenir.


 

Paris, le 1er septembre 2017 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/


 

«Coup de tonnerre au Kenya la Cour suprême, dans une décision du 1er septembre 2017, annule les élections présidentielles du 9 août 2017», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Coup de tonnerre au Kenya la Cour suprême, dans une décision du 1er septembre 2017, annule les élections présidentielles du 9 août 2017», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Coup de tonnerre au Kenya la Cour suprême, dans une décision du 1er septembre 2017, annule les élections présidentielles du 9 août 2017», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 11:50

Ces élections du 30 juillet 2017 ont considérablement abîmé l’un des importants héritages de Léopold Sédar SENGHOR, la fondation d’une nation sénégalaise. L’ethnicité a fait son apparition, de façon inconsidérée et indue dans le débat politique, plus que jamais violent. L’opposition désunie et sans programme et projet crédible, surfe sur la vague nauséabonde de l’ethnicité.


 

Les injures proférées par Peinda BA à l’encontre des Ouolofs, d’une gravité exceptionnelle et d’une violence sans précédent, doivent être condamnées, sans réserve. Insulter un groupe ethnique, c’est s’attaquer à l’ensemble de la communauté nationale qui est restée, jusqu’ici soudée. J’ai été révulsé et révolté contre cette bêtise innommable. Même si Farba N’GOM a désavoué, publiquement, Peinda, il l’a fait tardivement, et c’est regrettable. Certains tentent d’excuser Peinda BA en arguant qu’elle répondait à un post du dénommé «Le sénégalais» suivant lequel «Hitler ce qu’il a fait aux Juifs, on devait le faire aux Alpoular, racistes et xénophobes, ou on fait la castration aux hommes Alpoular racistes et on met du bétakh ou acide sulfirique dans le vagin des femmes Alpoulars. (…) Les Alpoular ne sont pas Sénégalais (…) on doit les refouler chez eux ces déchets humains». Face à ces graves dérives, d’où qu’elles viennent, tous les Sénégalais devraient réagir de manière radicale, pour préserver l’héritage du président SENGHOR. La liberté d’expression est doute un acquis majeur du Sénégal démocratique, mais elle est conditionnée par la nécessité de ne se livrer ni à l’injure ou à la diffamation. Le respect des autres, et donc de chacun, est la base essentielle du bien-vivre ensemble.


 

L’hystérie des insultes d’Assane DIOUF à l’encontre du chef de l’Etat, symbole de la nation sénégalaise, appelle plusieurs remarques. Assane DIOUF, récupéré par l’opposition dans une démarche ethniciste, a charrié dans les réseaux sociaux, des rumeurs et des contre-vérités. Alors qu’il était toujours à la Nouvelle-Orléans, il a dit, dans l’un de ces délires incroyables, que s’il était au Sénégal, il aurait attaqué la prison de Reubeuss avec un camion bélier rempli de sable pour libérer l'iman Alioune NDAW détenu depuis 2015 pour des faits de radicalisation islamiste. C’est en raison de cette «menace» ou de cette apologie du terrorisme, prise au sérieux par les Américains qui ne badinent pas avec ce genre de propos, que Assane DIOUF a été poursuivi aux Etats-Unis pour des faits de «terrorisme». Le gouvernement sénégalais n’a rien à voir avec ces poursuites. Assane DIOUF, en situation irrégulière aux Etats-Unis, avait voulu profiter du contexte électoral au Sénégal, afin d’accréditer l’idée suivant laquelle il serait un réfugié politique, menacé par son pays d’origine. En fait, il avait sollicité, initialement, une demande de régularisation exceptionnelle de sa situation qui a été rejetée par la justice, en 2016, et confirmée par une Commission spéciale, en 2017. C’est à ce moment qu’il a tenté, vainement, de rechercher le statut de réfugié. Par ailleurs, il est ubuesque de constater que cet individu agressif et ethniciste, d’une grande impolitesse, se dit Mouride. Or, Cheikh Ahmadou Bamba (voir mon post sur ce Saint homme) n’aurait pas apprécié la vulgarité et le manque de savoir-vivre. L’Afrique est maternelle, comme le dirait Cheikh Anta DIOP (voir mon post), il est évident qu’insulter la mère à quelqu’un dans notre pays est une offense inqualifiable. Le chef de l’Etat a aussi, comme les autres citoyens, droit à un minimum de respect. C’est pour cela que j’ai été ulcéré de voir certaines personnes mettre ces injures sur le compte de la liberté d’expression et les excuser.


 

Je suis particulièrement surpris de l’engouement pour Assane DIOUF qui ne fait que proférer des insanités. Les Sénégalais, un peuple délicat et cultivé, n’apprécient pas l’impolitesse et la vulgarité. Cependant, son cas est emblématique de l’état de notre pays et des menaces qui pèsent sur l’unité du Sénégal politique. Mme Amy Collé DIENG, une chanteuse, ainsi que d’autres personnes, pour sortir de l’anonymat, ne font qu’insulter le chef de l’Etat, resté stoïque. «Ce n’est pas la violence, mais le Bien qui supprime le Mal» disait Léon TOLSTOI.


 

Le Sénégal a eu à affronter, des secousses graves dans son histoire politique, mais elles ont été bien gérées. C’est ainsi Blaise DIAGNE, un Africain, avait battu CARPOT, un métis, aux législatives du 10 mai 1914. Le professeur Iba der THIAM avait qualifié cet évènement, en pleine période coloniale marquée par la suprématie blanche, de «tremblement de terre». Finalement, cette ascension de Blaise DIAGNE a favorisé l’émergence d’une classe politique noire au Sénégal. Ce scrutin a favorisé l’émergence des Mourides et des Lebbous sur la scène politique sénégalaise, mais les principaux bénéficiaires de cette nouvelle donne seront un Sérère (SENGHOR), un originaire du Mali (Lamine Coura GUEYE) et un Halpoulaar (Mamadou DIA).


 

Le débat ethnique a ressurgi lors de la crise de la fédération du Mali. Les Maliens voulaient nommer Amadou Lamine Coura GUEYE (né en 1891 à Médine au Soudan, décédé 10 juin 1968) président de l’assemblée fédérale. Certains pensent que s’il n’avait pas été désigné c’était en raison de ses origines maliennes. Mais Lamine GUEYE a été un extraordinaire président de l’assemblée nationale sénégalaise, respecté de tous, jusqu’à sa disparition.


 

Lors des événements de décembre 1962 opposant le président SENGHOR à Mamadou DIA, des réjouissances publiques ont été organisées par les Ouolofs pour la chute du premier ministre, Halpoulaar. La tension ethnique a été à son comble et les cadres Halpoulaar ont été exilés ou marginalisés dans le jeu politique. Cependant, le président Léopold Sédar SENGHOR a été d’une grande habilité pour maintenir les grands équilibres entre les groupes ethniques. Il cédera le pouvoir à Abdou DIOUF, qu’il a présenté comme un métis Sérère et Halpoulaar, afin de ménager les susceptibilités. SENGHOR, issu de la minorité catholique, est resté un ami proche de Seydou Nourou TALL, de la communauté Lebbou et des Mourides. Il a choisi de s’exprimer, essentiellement, en français. Le Sénégal est resté une grande nation, un modèle fondé sur la diversité ethnique, tous les gouvernements ont tenu compte de cet héritage de SENGHOR. La chute de Mamadou DIA est due, non pas à une question ethnique comme le pensaient les Ouolofs qui n’avaient pas leur président, mai à son orientation, plus nationaliste que celle de SENGHOR. Le Président du Conseil souhaitait instaurer une politique de «bonne gouvernance» en envoyant en prison tous les Ministres convaincus de détournements de deniers publics, s’ils refusaient de rembourser. Par ailleurs et surtout, Mamadou DIA a affirmé qu’il se conduirait comme «partenaire loyal » de la France, voire un ami, mais qu’il n’a jamais accepté d’être, cependant, «un partenaire inconditionnel, encore moins, un agent de la France fermant les yeux sur les manquements aux engagements contractés». Mamadou DIA était partisan d’un «socialisme autogestionnaire» comme celui de TITO, et d’un «islam éclairé, moteur du développement». Mamadou DIA se disant un militant opposé «à la vassalisation du Sénégal» à la France, a entrepris, à partir de juillet 1961, en pleine guerre froide, de nombreux voyages, notamment en Yougoslavie et en Union Soviétique ; ce rapport de Mamadou DIA avec les pays communistes a fortement déplu à la France. Le Président SENGHOR étant fortement hostile au communisme, n’a pas apprécié ces déplacements qui menaçaient sa vision des relations privilégiées avec la France.

 

 

En définitive, comme on le voit, toutes ces tensions ne sont pas à proprement parler ethniques, elles sont éminemment politiques. Par conséquent, le fond du problème n’est pas ethnique, mais purement politique. En effet, le débat unique sur la conquête ou la conservation du pouvoir politique. Le Sénégal n'appartient à aucun groupe ethnique, mais à tous les Sénégalais et qui ont fait preuve de maturité politique, en provoquant trois alternances en 17 ans. Désormais les élections législatives ne sont plus remportées avec des scores soviétiques mais l'issue du scrutin est parfois serrée. Je déplore l'irruption d'un parti religieux sur la scène politique cela constitue un danger pour la cohésion de la nation sénégalaise. Certaines confréries religieuses croyaient pouvoir faire et défaire les gouvernants ; ils ont en eu pour leurs frais. Par conséquent, le Sénégal n’appartient ni aux Ouolofs, ni aux Halpoulaarèen, mais à tous les Sénégalais qui décident à l’occasion de chaque consultation électorale. Or, à ces législatives du 30 juillet 2017, l’opposition, partie divisée et sans programme politique crédible autre que l’argument ethnique, alors que la majorité de Macky SALL était unie, a été battue à plate couture. Macky SALL, avec son bon bilan, a, en fait, conservé toutes ses forces politiques, et sa légitimité est intacte dans la perspective des présidentielles de 2019. C’est là tout le fond du problème. Tout le reste n’est qu’enfumage.  Les Foutankais, s’ils restent dans leur grande majorité solidaires avec Macky SALL, ne lui ont pas donné un chèque en blanc. La théorie complotiste développée insidieusement par l’opposition suivant laquelle «Neddo Ko Banddoum» ne repose que sur du vent. Les Foutankais considérant que leur région est marginalisée attendent du chef de l’Etat, comme pour le reste du pays, à engager des mesures énergiques pour lutter contre la pauvreté.  Par conséquent, le Fouta n’est pas un «titre foncier» pour le président Macky SALL, ce sont des hommes et femmes qui se battent pour leur survie et pour améliorer leurs conditions de vie ; ils seront intraitables sur cette question et n’ont donné aucun chèque en blanc au pouvoir politique. C’est le sens de leur engagement et de leur mobilisation.


 

Par conséquent, le Président SENGHOR a été le fondateur de la Nation sénégalaise. La Nation est une communauté humaine ayant une conscience d’être unie par une identité historique, culturelle ou religieuse. Je souscris entièrement à la définition qu’en donne Ernest RENAN, à savoir que la Nation «c’est le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis». Le Sénégal étant à plus de 96% musulman, le Président SENGHOR, issu d’une minorité ethnique (les Sérères) et religieuse (les catholiques) a su préserver cet héritage du «vouloir vivre en commun», en négociant habilement et prudemment l’indépendance, en instaurant une paix sociale entre les différents groupes ethniques, en faisant fructifier l’héritage démocratique ancré dans ce peuple de longue date.


 

Il est nécessaire que chaque citoyen, ou responsable politique soucieux de l’intérêt national, participe à l’apaisement des tensions et à la consolidation de la nation sénégalaise. Pour ma part, il faudrait recadrer le débat politique autour de la défense de la démocratie, de l’unité nationale et du bien-être de tous, notamment les plus défavorisés. Ce ne sont pas les injures, les calomnies et la haine qui feraient avancer notre cher Sénégal. Bien au contraire. Dans un système démocratique la liberté d’expression est essentielle si elle est fondée sur le respect mutuel, mais elle n’a de sens que si un choix clair est proposé aux Sénégalais, un débat programme contre programme. Par conséquent, l’ethnicité n’est pas un argument électoral, mais un délit. Chaque personne doit savoir que la liberté et la responsabilité sont indissociables. Par ailleurs, dans certains pays où l’ethnicité avait prévalu, notamment en Côte-d’Ivoire, on a vu les dégâts incommensurables dans ce pays beau pays parti en lambeaux. «L'obscurité ne peut pas chasser l'obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l'amour peut faire cela» disait Léon TOLSTOI. Un vrai leader politique c’est celui qui saura proposer aux Sénégalais, dans l’unité et la diversité ethnique, des objectifs vers le bien-être de tous, dans l’unité et la fraternité. «Ceux qui vivent sont ceux qui luttent, ce sont ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front, ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime, ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime» disait Victor HUGO.


 

1ère partie – Défendre l’éthique et la morale en politique


 

En 2012, il a apparu dans la lutte menée par la société civile, et notamment par le groupe M. 23, que les grandes questions politiques auxquelles le Sénégal est confronté concernent l’éthique et la morale dans la vie publique.


 

A – Un refus sans concession de toute dérive monarchique ou népotiste


 

Je reconnais à maître Abdoulaye WADE, président du Sénégal de 2000 à 2012, d’avoir mobilisé des fonds importants et engagé d’importants travaux d’infrastructures. Cette politique a été poursuivie et amplifiée par le président Macky SALL. Cette dynamique des grands travaux paraît désormais irréversible, et tant mieux pour le Sénégal. Il faut rendre justice sur ce point à maître WADE.


 

En revanche, le népotisme, le gaspillage des deniers publics, mais surtout la tentation monarchique sont la marque de fabrique et l’obsession de maître WADE. Je ne comprends pas que ceux qui avaient combattu cette dérive monarchique hier, l’encense aujourd’hui. En particulier, il est surprenant que M. Barthélémy DIAS, qui avait fait l’objet d’une tentative d’assassinat, fasse maintenant la courbette devant maître WADE. Le Sénégal est, et restera une République. Or maître WADE n’a pas caché à l’occasion de ces législatives, alors qu’il est frappé par la limite d’âge en 2019, de remettre en scelle son fils. Karim WADE, condamné pour détournements de deniers publics, et qui s’est enfui en jet privé, doit rembourser ce qu’il doit au Sénégal, et être écarté à vie de toute compétition électorale.


 

Le plus grave, c’est aussi l’attitude maître WADE dans ces législatives de 2017, qui a attisé la violence et utilisé insidieusement l’argument ethniciste. Les violences à Touba, disons-le clairement, ont été à l’instigation de maître WADE. Tout leader politique devrait s’engager à respecter l’unité nationale et à renoncer à la violence illégitime, sous peine de dissolution de son organisation. J’ai un profond respect pour les idées du Saint homme Cheikh Ahmadou Bamba, à qui j’ai consacré un article. Mais je crois que son héritage a été  trahi par une partie des Mourides qui se sont devenus des politiciens véreux. Nous devrions rester les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba, «Je n’ai jamais de toute ma vie accompli un acte dont mon discipline puisse avoir honte, aussi n’aimerais-je pas que mes disciples se comportent d’une façon qui me fasse honte» disait-il.


 

B - Un refus de tout gaspillage ou détournement des deniers publics


 

M. Khalifa SALL, maire de Dakar, ne cache pas ses ambitions présidentielles pour 2019. Or, il a avoué, lui-même avoir détourné plus de 1,8 milliards de FCA (2 748 091 €). Dans son argument de défense, M. SALL affirme que tout le monde fait pareil. Dans un pays sous-développé, détourner les deniers publics devrait être criminalisé, et être puni d’une privation des droits civiques à vie. Si les ambitions présidentielles de chaque citoyen sont légitimes, il n’en reste pas moins que les voleurs ont été, par leurs fautes, disqualifiés de la compétition. Par ailleurs, j’ai du mal à comprendre le débat sur l’immunité parlementaire. En effet, l’action publique a été mise en œuvre avant qu’il ne soit député et les faits qui lui sont reprochés ne se rattachent donc à son mandat de député. En revanche, et c’est mon modeste avis, si Khalifa donnait des garanties de représentation, la détention ne sera plus nécessaire pour l’éclatement de la vérité, pour des faits qu’il a reconnus.


 

Ces législatives, les Sénégalais ont gravement sanctionné REWMI d’Idrissa SECK, celui qui avait détourné 47 milliards dans les chantiers de Thiès. Son mouvement est en voie de marginalisation avancée.


 

C – Réguler la place de l’argent dans la vie publique


 

Une question essentielle est posée à la démocratie sénégalaise : quelle est la place de l’argent dans le jeu politique ?


 

Tout d’abord, sans moyens financiers, l’opposition est neutralisée ou vassalisée par le parti au pouvoir. En effet, on a vu depuis 1981, des dirigeants politiques rejoindre la majorité présidentielle, «transhumer», sous Abdou DIOUF, Abdoulaye WADE et maintenant avec Macky SALL. Une des grandes faiblesses de notre démocratie reste que nos dirigeants sont des professionnels de la politique, mais sans métier et sans fortune. L’Etat devient, dans ce cadre, un moyen de survie ou d’enrichissement rapide. En conséquence, nos dirigeants ne sont plus crédibles dans leur programme qui ne vise qu’à accéder à une part du gâteau. Le grand perdant cette escroquerie politique est le peuple sénégalais éternellement cocu, et notamment les masses défavorisées.


 

Ensuite, les personnes qui affirment appartenir à la société civile sont confrontées à un dilemme grave : ou se jeter dans l’arène politique, avec un risque de dilapider leur fortune personne, ou rester en marge du jeu politique, avec des incantations stériles. Dans tous les cas, les personnes qui descendront dans la fosse aux lions doivent être vierges et complètement irréprochables, ce qui est rare dans nos pays. En effet, il manque dans le jeu politique sénégalais la pratique de la levée de fonds, comme aux Etats-Unis, pour financer une campagne électorale et assurer ainsi l’indépendance des hommes politiques honnêtes.


 

Enfin, les religieux se sont taillés de véritables prébendes, d’importants privilèges sur le dos des Sénégalais. L’Etat arrose à coup de millions les grandes familles maraboutiques qui vivent des deniers publics. Tous viennent à la soupe, au nom du Seigneur.


 

2ème partie – Défendre les intérêts fondamentaux du Sénégal


 

Le Sénégal naguère qui ne vivait que de ressources halieutiques ou arachidières, est devenu riche avec la découverte de l’or, du pétrole et du gaz. Cette nouvelle donne est au cœur de la tension politique et la violence du débat politique fait de rumeurs, d’approximations, de calomnies ou d’une grande dose de mauvaise foi. En particulier, l’Internet charrie, souvent, des choses nauséabondes, sans aucune vérification rigoureuse.


 

Le débat est légitime s’il se situe au niveau de la transparence de la gestion de ces ressources avec un minimum de principes directeurs :


 

- des clauses sur les contrats de concession (pourcentage d’au moins de 50% revenant à l’Etat du Sénégal, le recours à la main-d’œuvre nationale, y compris dans les emplois qualifiés, un transfert de technologie)


 

- Une commission spéciale au Parlement, composée de représentants de la majorité et de l’opposition avec un pouvoir d’investigation et de saisine du juge, pour examiner ces clauses et leur bonne application, évaluer l’impact budgétaire de ces contrats de concession pour le Sénégal et contrôler les flux financiers avec l’étranger ainsi que les déclarations de patrimoine de toute personne qui manie des fonds publics, quelle que soit son niveau de responsabilité ;


 

- la possibilité pour cette Commission d’enclencher une procédure de destitution ou de sanctions pénales, de privation de droits civiques, ainsi que de confisquer les biens mal acquis.


 

Le débat fait rage également autour de l’avenir du Franc CFA. Il serait utile de nommer une Commission spéciale d’économistes indépendants afin d’évaluer les avantages et inconvénients de la sortie du FCFA. L’Etat tranchera après un débat public à l’Assemblée nationale.


 

Vive le Sénégal démocratique, uni, fraternel et solidaire !


 

Paris, le 30 août 2017, par M. Amadou Bal BA, - http://baamadou.over-blog.fr/

«Consolider et développer la nation sénégalaise, un précieux héritage de Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001)», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 22:14

Le clan EYADEMA, arrivé par la force en 1963, se maintient toujours au pouvoir par les larmes et le sang, avec la complicité d’une certaine Françafrique, symbolisée par Charles DEBBASCH. Jusqu’en 1960, Sylvanus OLYMPIO (6 sept 1902 – 13 janvier 1963), premier président du Togo indépendant, avait donc incarné ce pays multiculturel que les Français n’avaient pas pu coloniser à leur façon, entre 1919 et 1960, la tutelle du Togo avait été confiée à la France par la Société des Nations (SDN), puis par l’ONU. Et juste après l’indépendance, en mai 1960, le premier président du Togo avait confié à l’AFP : «Je vais faire mon possible pour que mon pays se passe de la France».  En effet, pour de GAULLE et Jacques FOCCART, son conseiller aux affaires africaines, M. Olympio était le prototype du chef d’État sournoisement anti-Français. D’abord à cause de ses origines. Né à Lomé en 1902, sous la colonisation allemande, formé à la London School of Economics, M. OLYMPIO était polyglotte (allemand, anglais, français, portugais, yorouba) et avait longtemps travaillé pour la compagnie anglo-néerlandaise Unilever. Si le président OLYMPIO ne s’opposait pas frontalement à la France, il envisageait après sa visite aux Etats-Unis, sous J.F. KENNEDY, de sortir du F.C.A. Par ailleurs, le président OLYMPIO, un Ewé du Sud, s’opposait avec une faible armée de 1000 hommes, à l’intégration d’anciens militaires démobilisés des guerres coloniales françaises, des KABYés venus du Nord, dont EYADEMA. Le sergent EYADEMA reconnaît avoir abattu le président OLYMPIO, «parce qu’il ne voulait pas avancer» dit-il. «Des sacrifices humains déguisés en assassinats politiques  il y a une certaine confusion liée au succès de mon roman. Les gens pensent que ce que je raconte dans mon livre relève de la fiction, alors qu’il s’agit de faits réels. Lorsque je dis dans mes entretiens que tous les présidents africains sont entourés de magiciens qui ont parfois rang de ministres d’État, on me répond que des hommes politiques français aussi ont leurs magiciens. En Afrique, il n’y a pas un seul dirigeant qui n’ait son magicien ou son marabout ; magie et pouvoir politique sont des entités presque identiques».

Le général EYADEMA (1935-2005), après avoir assassiné le président OLYMPIO, est resté au pouvoir jusqu’au 5 février 2005, date de son décès. L’article 65 de la Constitution, adoptée par référendum le 27 septembre 1992 du Togo, prévoyait qu’en cas d’empêchement définitif, de décès ou de démission du président de la République, c’est le président de l’Assemblée nationale qui devait exercer l’intérim jusqu’à l’organisation de nouvelles élections, sous 60 jours. Et l’article 144 alinéa 5 de la Constitution de 1992, est strict quant à la procédure de révision constitutionnelle, «aucune procédure de révision ne peut engagée ou poursuivie en période d’intérim ou de vacance ou lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire». En dépit cette formelle interdiction,  le président de l’assemblée, alors à l’étranger, a été éloigné du pays en raison d’un couvre-feu. Cependant, Faure EYADEMA, le fils du général défunt Gnassingbé, lui, a été autorisé, pendant cette période, à regagner le pays, et à modifier la Constitution, avec la complicité de Charles DEBBASCH, un juriste français. Elu par intérim du 7 au 25 février 2005, par un coup de force électoral, il s’est fait réélire les 24 avril 2005, 4 mars 2010 et 25 avril 2015.

Par conséquent, la dynastie EYADEMA est au pouvoir au Togo depuis 54 ans. Actuellement, au Rwanda, le président Faure EYADEMA craint en raison des manifestations de l’opposition, de retour dans son pays. Cependant, en raison du peu de considération qu’il accorde à la dignité humaine, il a chargé son armée de tirer sur les manifestants. En effet, le peuple togolais manifeste pour le respect des libertés et réclame le retour à la constitution de 1992. La mobilisation massive des Togolais n’a eu d’équivalent que la répression féroce de la part des forces de l’ordre. Si cette manifestation relève d’une décision partisane, son ampleur illustre le désarroi d’un pays otage d’une même famille depuis plus de 50 ans. Face à la violence d’Etat et à la frustration de la population togolaise, «Tournons la Page» exige une réponse ferme de la communauté internationale.

Le 19 août 2017, des manifestations ont eu lieu dans les grandes villes togolaises, à l’initiative du PNP autour du slogan «50 ans, ça suffit». La répression de ces marches pacifiques a fait au moins sept morts et a été l’œuvre non pas de la police ou de la gendarmerie mais de militaires et de miliciens, souvent habillés en civil. La traque des militants, notamment à Sokodé, fief du PNP, se poursuit depuis lors avec de nombreuses arrestations de militants du parti d’opposition.

Ces manifestations expriment l’exaspération des citoyens togolais qui pour 88% d’entre eux n’ont connu qu’une seule famille au pouvoir. Ces citoyens mesurent l’injustice de leur situation alors que le Togo est désormais le dernier pays de la sous-région à n’avoir jamais connu d’alternance. L’arrestation au Gabon du représentant du PNP, relâché samedi soir, suite à un rassemblement de ressortissants Togolais devant leur ambassade à Libreville, démontre à nouveau que les dictatures africaines se soutiennent pour bâillonner les aspirations du plus grand nombre.

Face aux graves violations des droits humains par le pouvoir togolais, la campagne « Tournons la Page » exige du gouvernement du Togo :

  • la libération immédiate et sans condition des personnes interpellées depuis le 19 août 2017 ;

  • la sanction, conformément à la loi, des auteurs de la violence injustifiée et disproportionnée contre les manifestants ;

  • l’autorisation des manifestations des partis politiques d’opposition et de la société civile, dans le respect de la constitution et des textes internationaux ;

Et de la communauté internationale, en premier lieu l’Union Européenne, la France et l’Allemagne :

  • une dénonciation univoque de l’usage disproportionné de la force par les forces de l’ordre togolaises ;

  • une relance du processus pour l’application de l’Accord de Politique Global de 2006 et notamment des nombreuses dispositions concernant les droits humains (neutralité politique de l’armée, lutte contre l’impunité des forces de l’ordre…) et la gouvernance politique (élections locales, réforme du fichier électoral, vote de la diaspora…).

Solidarité avec le peuple togolais en lutte pour la démocratie !

Paris, le 27  août 2017 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Solidarité avec le peuple togolais en lutte pour la démocratie et contre la monarchie du clan EYADEMA», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Solidarité avec le peuple togolais en lutte pour la démocratie et contre la monarchie du clan EYADEMA», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 12:20

Le cas de Sibeth NDIAYE victime d'un lynchage comme au temps de l'esclavage appelle une reaction prompte et vigoureuse.

On se souvient de cette interdiction scandaleuse du concert de Black M, de la tentative, avortée, de s'opposer à la tenue d'une rencontre de femmes noires (NYANSAPO) à Paris 12ème, et de ces combats pour la justice, dans les affaires de jeunes étouffés par les forces de l'ordre, dont le cas d'Adama TRAORÉ, de l'humiliation de CHRISTIANE TAUBIRA qui s'opposait au projet de loi de déchéance de la nationalité, sans parler de ceux qui souffrent en silence contre des traitements injustes assimilables à un harcèlement moral.

Najat VALLAUD BELKACEM et Christiane TAUBIRA sont des exemples de compétence et de probité et pourtant elles en ont bavé. On se souvient aussi de ce lynchage de la nouvelle députée de la France Insoumise, Danièle OBONO. On sait queSibeth NDIAYE a mené une campagne de presse extraordinaire auprès de M. MACRON qui a vaincu, avec une jeune organisation ce "vieux monde" que l'on croyait indéboulonnable.

Dès que quelqu'un émerge, c'est le massacre à la tronçonneuse. Jamais, ils n'oseront le faire des personnes issues de certaines communautés. Il faut arrêter ce lynchage permanent souvent mené insidieusement par le FN avec des collusions contre-nature avec d'autres forces obscures !

Oui, il subsiste encore dans notre pays une certaine mentalité coloniale qui s'acharne, impunément contre les Français issus de l'immigration comme s'ils étaient illégitimes à occuper de hautes fonctions dans ce pays.

On a d'excellents universitaires ou scientifiques issus de l'immigration, et qui ne sont pas recrutés en France, mais il suffit qu'ils obtiennent un poste aux États-Unis pour que les portes s'ouvrent en France. Je ne citerai pas de noms mais j'en connais un paquet
 

Au début pour casser Sibeth ils ont commencé par évoquer ses baskets et ses dreadlocks.

En dépit de son formel démenti, du soit-disant SMS confirmant la disparition de Mme Simone Veil, des posts mal intentionnés continuent de circuler en boucle sur le Net.

Ibrahima Diawando N'DJIM qui est un proche collaborateur de Manuel VALLS a eu raison de réagir et de prendre la défense de Sibeth NDIAYE. «Ce qu’on reproche à Sibeth N’DIAYE c’est d’être une femme noire qui a réussi» dit-il.

Il est temps que les Français issus de l'immigration se réveillent de leur torpeur ; nous avons dépassé le cas des ouvriers de la première génération d'immigrants peu qualifiés et qui s'occupaient des missions ingrates. La deuxième génération ce sont des jeunes diplômés et qualifiés ; et pourtant ils sont encore considérés comme illégitimes à occuper des fonctions valorisantes. Aucun parti aucune association n'a pas en charge ce phénomène de rejet profond issu d'une mentalité colonialiste et esclavagiste.

Nous réagirons également, en temps utile, pour le respect de nos compétences et notre de dignité.
 

Sibeth tiens bon on te soutient !

Paris, le 4 août 2017 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

"Pour en finir avec la lepénisation des esprits et cette mentalité coloniale : le cas de Mme Sibeth NDIAYE cheffe du service de presse à l'Elysée" par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 17:30

La participation est passée de 36% en 2012, à 60% en 2017. Les résultats ont été publiés et donc officiels.

- La coalition du président Macky SALL et ses alliés socialistes (Tanor DIENG et Moustapha NIASSE) sort très largement victorieuse de ces législatives avec 125 députés sur le 165, soit avec 75,75% des sièges. Cette coalition remporte 12 sièges sur les 15 de la Diaspora qui étaient en compétition pour la première fois. Finalement, la coalition a raflé les 7 sièges de Dakar.

Dans l’assemblée de 2012, Benno Bokk Yakkar (Unis pour le même espoir)  119 députés sur les 150. C’est une nette progression et cela est appréciable pour des élections à mi-mandat qui sont souvent difficiles pour le pouvoir en place. Macky a conservé ses forces et renforcé ses positions en raison notamment de son bon bilan. Les autres forces politiques se partagent 25% des sièges restants. Il n’est pas sain, dans une démocratie, qu’il y ait une trop forte concentration de pouvoirs. Le Sénégal confirme ainsi son leadership en matière de démocratie en Afrique.

- en deuxième position, alors que tout le monde attendait à cette place Khalifa SALL, c’est finalement maître Abdoulaye WADE à 91 ans qui prend 19 sièges soit 11,51% de l’assemblée nationale. Il est en progression par rapport à 2012 ; il avait 16 sièges. Cette donne va compliquer la tâche de rassemblement de l’opposition avec les fortes prétentions au trône de Khalifa SALL, d’Aïssata TALL SALL et la déclaration de candidature d’Ousmane SONKO. Maître WADE est frappé par la limite d’âge pour les élections présidentielles, mais il vise seulement à remettre en scelle, en 2019, son fils Karim WADE et il ne s’en cache pas. En sa qualité de doyen d’âge, c’est lui va présider la séance d’ouverture de la 13ème législature ; une bonne tribune pour une meilleure visibilité de son parti ; ce qui ne va pas renforcer la cohésion de l’opposition.

- en troisième position on retrouve Khalifa SALL, maire de Dakar et en détention, maintenu élu et bénéficiaire de l’immunité parlementaire. Son parti recueille 7 députés, soit 4,24% des sièges du Parlement. Cette détention provisoire d’un parlementaire élu et déclaré candidat des présidentielles de 2019 est cocasse ; c’est une épine dans les souliers du président Macky SALL. A mon modeste avis, il serait judicieux que Khalifa SALL sous réserves de garanties de représentation (remettre ses documents de voyage et une caution) soit libéré pour attendre chez lui son procès sur les détourements de deniers publics qu’il a reconnus.

- les autres forces politiques se partagent 9 députés, soit 8,50% des sièges. A noter l’élection de maître Aïssata TALL SALL et de M. Ousmane SONKO qui venaient de fonder un parti politique.

I - Quels enseignements pour ces législatives du 30 juillet 2017 ?

Ces législatives marquent, brusquement, un changement dans les rapports de force et annoncent probablement une recomposition ou un durcissement du jeu politique. La campagne des présidentielles de 2019 vient de démarrer.

1ère observation : Les deux têtes d’affiche pour les présidentielles de 2019 sont à dès à présent connues : Macky SALL, président en exercice et Khalifa Ababacar SALL, maire de Dakar. Comme on l’a dit, maître WADE en raison de son âge ne peut plus être candidat aux présidentielles de 2019. Même avec 7 députés, le Maire de Dakar, en détention, a réalisé une performance ; il a perdu de peu Dakar et ses 7 députés ; il ne faudrait donc pas le sous-estimer. C’est un combat, sans merci, qui va s’engager. Le Sénégal est engagé dans la campagne électorale la plus longue qu’un pays démocratique n’ait jamais expérimentée. La campagne électorale a démarré par le référendum du 20 mars 2016 qui a été d’une rare violence. Les législatives, violentes également, ne sont qu’une étape dans ce marathon électoral qui se terminera par les présidentielles de 2019.

2ème observation : ces élections marquent la marginalisation, plus ou moins accentuée, de certains partis politiques.

Ces  législatives confirment une marginalisation d’Idrissa SECK qui s’estimait être l’héritier d’Abdoulaye WADE. REWMI est devancé par un parti religieux, le P.U.R. M. SECK a une maigre consolation, il a gagné à Thiès. Là aussi, Talla SYLLA maire de la ville a été désavoué.

Le PDS même en deuxième position, n’est plus au centre du jeu politique. Il y avait risque de cohabitation si le PDS s’était allié au maire de Dakar, Khalifa SALL Mais, Abdoulaye WADE, un peu décalé, n’a pas réussi son retour en politique à 91 ans. Son objectif était de remettre en scelle son fils, Karim. Maître WADE, comme au bon vieux temps a voulu la stratégie de la terre brûlée a échoué. Tout au moins, les militants du PDS ont réussi à saccager des bureaux de vote à Touba. Maître Abdoulaye WADE avec sa politique de terre brûlée, a largement contribué à une ethnicisation de la vie politique politique sénégalaise. En effet, il a fait croire aux Mourides que ceux-ci pouvaient faire et défaire nos gouvernants leur guise et en toute impunité. La période de vérité a été le référendum du 20 mars 2016. Des Mourides ont des faits des prêches dans les mosquées pour le Non au référendum qui finalement a été adopté à plus de 65%. Si Abdoulaye WADE a gagné à Touba et à M’Backé il a perdu dans les villes environnantes.

Le Parti socialiste, un solide allié de Macky SALL, depuis 2012, s’enfonce dans les divisions et entame un chemin vers la marginalisation. Il faut dire dans ces législatives, Khalifa Ababacar SALL et maître Aïssata TALL SALL, des dissidents, ont pris des voix au Parti socialiste. Ce qui a sans doute un peu affaibli Macky SALL dans ces législatives.

II  – Quelles perspectives pour les présidentielles de 2019 ?

Le président Macky SALL qui sera, sans nul doute, candidat à sa propre succession, devrait s’attaquer à certaines difficultés :

A - Professionnaliser et discipliner son parti, l’APR, qui est le maillon faible dans ces importantes batailles politiques. Si le président est un stratège et un fin politique, le chef de l’Etat ne peut pas en permanence, suppléer aux carences et aux défaillance de son parti qui sont devenues un vrai handicap pour lui. La bataille des présidentielles de 2019 sera sans doute encore plus violente que les législatives de 2017 et le référendum de 2016. Par conséquent, l’APR aura besoin d’un personnel de qualité pour faire face à ces secousses.

B - élargir la base électorale du gouvernement devant l’effritement et les fissures du Parti socialiste ; Macky SALL a réussi à bâtir une coalition solide et particulièrement loyale, mais Moustapha NIASSE a pris de l’âge et Tanor ne représente plus toute la famille socialiste ;

 

C - régler les graves dysfonctionnements dans l’organisation des élections et renforcer les compétences et la probité des agents publics de nature à éviter des couacs pour les scrutins à venir, notamment en 2019 (cartes, décentraliser les lieux de vote notamment dans la région parisienne, fraude au bac.) ;

D - rationaliser le nombre de partis politiques, dans le respect strict de la laïcité et la diversité. Sur les 155 partis, seules 4 organisations sortent du lot dont partis politiques à eux seuls ont totalisé dans ces législatives 91,5% des sièges. Il est nécessaire d’imposer un minimum de règles à ces partis (tenue de congrès, laïcité, unicité du pays, refus de la violence, de l’ethnicité et tout hégémonisme, finances transparentes, etc.).

E - assurer la cohésion et l’unité du Sénégal face aux dérives religieuses et ethnicistes. Sur le plan religieux on avait déjà vu, sous WADE l’émergence de groupuscules religieux tout puissants qui avaient défié l’Etat républicain, dont le sinistre Sérigne Béthio THIOUNE. Ces dérives ont considérablement nui à cohésion du Sénégal et ethnicisé la vie politique sénégalais, comme si les autres groupes ethniques, notamment les Hal Poularéen, n’étaient plus légitimes à exercer le pouvoir politique.

Dans ces législatives, la montée d’un parti religieux, le Parti de l’Unité et du Rassemblement (P.U.R.) dans un pays à 95% musulman, est inquiétante pour la cohésion de la nation sénégalaise. Ce parti du professeur Issa SALL arrive en 4ème position. Pour ce parti conservateur, le multipartisme aurait mené dans une impasse indescriptible, la politique n’a ni âme, ni conscience, malgré la démocratie on ne sent pas libéré, malgré l’assouplissement des codes moraux, le mal-vivre progresse, l’argent et la presse sacralisent notre quotidien.

L’autre dérive ethniciste pendant ces législatives ont été   les radios nationales qui n’ont émis qu’en Ouolof, alors que le Sénégal est pluriel, avec 7 groupes ethniques. Je ne trouve pas cela normal, pour le respect de la diversité et pour la diaspora qui ne connait pas cette langue. A tout le moins, les radios financées par les deniers publics doivent assurer l’égalité de tous devant le service public, pour le bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel.

Mais sans doute, que la fin de la campagne électorale et l’annonce des résultats partiels a été le point culminant, où on a frôlé le pire dans le domaine de l’ethnicisation de la vie politique. Le Sénégal, une nation unie construite savamment par les socialistes, et en particulier par Léopold Sédar SENGHOR a failli voler en éclats, à coups d’injures, le temps d’un scrutin. J’ai été choqué et scandalisé par ces injures, d’où qu’ils viennent et il ne faudrait ni les excuser, ni les minimise ; insulter un Sénégalais, en raison de son appartenance ethnique, c’est insulter tous les Sénégalais qui sont exemplaires en matière de démocratie. On a vu dans certains pays d’Afrique que l’ethnicité (RCI, Libéria, Congo, Nigéria avec le Biafra, etc.) ont des techniques des forces coloniales pour nous dépouiller de nos richesses. Nous avons maintenant du pétrole et du gaz, nous devons nous battre pour que ces ressources soient utilisées dans l’intérêt de tous les Sénégalais, notamment les plus démunis.

L’Etat doit rester très vigilants sur ces dérives ethnicistes et sanctionner, très sévèrement tout écart. En effet, une fois que la haine est enfouie dans le cœur, le mal est fait, il sera difficile de l’en déloger. Le seul critère valable en politique, c’est la pertinence des arguments en fonction de l’intérêt national. Par conséquent, je souhaite que ces présidentielles de 2019 puissent démarrer sur des bases saines, c’est-à-dire programme contre programme. Le Sénégal n’appartient à aucun groupe ethnique, mais à tous les Sénégalais. Ce qui nous intéresse ce sont les solutions que la classe politique envisage d’apporter à nos nombreux problèmes que nous affrontons chaque jour.

F - clarifier et bâtir son projet solide pour l’avenir du pays ; Qu’a à dire aux générations futures, le président Macky SALL, en termes d’espoir et d’espérance, de confiance en leur pays ?

Il faudrait que le président Macky SALL rassure sur le pétrole et gaz, définir une stratégie claire pour l’avenir du CFA ; ces polémiques et procès d’intention ont brouillé le message du gouvernement de Macky SALL ; ces débat oiseux ont nui à la qualité et au bon bilan de Macky SALL.

Les concepts éculés de «Sénégal émergent» sont trop vagues et peu parlants. Les Sénégalais ont besoin de croire en un avenir meilleur, en termes d’éducation, de santé, de logement, de transport, de révolution numérique,  de chaine de froid, d’énergie solaire, de cohésion nationale, de justice sociale, de grands travaux et de partage de la richesse du pétrole et du gaz ; ils ont besoin de pouvoir maîtriser leur destin.

 

 

III – Les résultats des élections législatives de 2017

13ème Législature du Sénégal liste des 165 députés issus du scrutin du 30 juillet 2017 :

A - BENNO BOKK YAKAAR (125)

1 Mahammed Boun Abdallah DIONNE

2 Ndèye Fatou DIOUF

3 Moustapha Cissé LO

4 Aminata GUEYE

5 Abdoulaye Makhtar DIOP

6 Aissatou Sow DIAWARA

7 Aly LO

8 Salimata KORERA

9 Mouhamadou NGOM

10 Ndèye Lucie CISSE

11 Nicolas NDIAYE

12 Sira NDIAYE

13 Cheikh SECK

14 Aminata DlAW

15 Abdou MBOW

16 Marième GUEYE

17 Seydou DIOUF

18 Ndèye Fatou Bineta NDIAYE

19 Bounama SALL

20 Mously DIAKHATE

21 Djibril WAR

22 Aminata LY

23 Abdoulahat SECK

24 Yéya DIALLO

25 Seydina FALL

26 Adji Diarra MERGANE

27 Ndiagne DIOP

28 Marie Louise DIOUF

29 Alla GUENE

30 Ndéye Fatou GUISSE

Dakar

31 Amadou Ba

32 Marie Thérèse Aida Seck

33 Abdoulaye Diouf Sarr

34 Marie Pierre Faye

35 Jean Baptiste Diouf

36 Juliette Zingua (PS)

37 Santi Sène Agne (AFP)

Guédiawaye

38 Mika Ba

39 Anna Gomis

Pikine

40 Awa Niang

41 Pape Sagna Mbaye (AFP)

42 Aissatou Cissokho

43 Moustapha Mbengue

44 Khady Ba

45 Samba Demba Ndiaye

Rufisque

46 Souleymane Ndoye

47 Adama Kadane

Bambey

48 Khalil Ibrahima Fall

49 Bousso Ngom

Diourbel

50 Malick Fall

51 Sadio Diakhaté

Fatick

52 Pape Biram Touré

53 Khady Ndiaye

Foundiougne

54 Saidou Dianko

55 Adama Sylla

Gossas

56 Madické Diao

Kaffrine

57 Abdoulaye Willane

58 Amy Ndiaye

Koungheul

59 Yahya Sow

60 Socé Diop

Malem Hoddar

61 Ali Ndao

Guinguinéo

62 Mandiaye Kebe

Kaolack

63 Mariama Sarr

64 Mouhamed Khouraicky Niasse

Nioro

65 Moustapha Niasse

66 Dje Mandiaye Ba

Salémata

67 El Hadji M. Sall

Kolda

68 Sané Kandé

69 Coumba Baldé

Médina Yoro Foulah

70 Moussa Sabaly

Vélingara

71 Mamadou Oury Diallo

72 Aminata Diao

Kébémer

73 Serigne Mbaye Dia

74 Khadijatou Diallo

Linguère

75 Yoro Sow

76 Khamia Mbengue

Louga

77 Moustapha Diop

78 Rokhaya Diop

Kanel

79 Daouda Dia

80 Néné Marième Kane

Matam

81 Mamadou Diao

82 Coumba Hamidou Dème

Ranérou

83 Aliou Demba Sow

Dagana

84 Amadou Mame Diop

85 Fatim Sall

Podor

86 Cheikh Oumar Hanne

87 Yata Sow

Saint Louis

88 Amadou Mansour Faye

89 Khadidiatou Mbaye

Bounkiling

90 Malang Séni Faty

Goudomp

92 Malamine Gomis

93 Mariama Ndiaye

Sédhiou

94 Abdoulaye Diop

95 Mandiakhouko Sané,

Bakel

96 Ibrahima Baba Sall

97 Mariama Sakho

Goudiry

98 Djimo Souaré

Koumpentoum

99 Sidy Traoré

100 Tening Diao

Tambacounda

101 Sidiki Kaba

102 Awa Diagne

Mbour

103 Pape Sonko Diouf

104 Yacine Ndao

Thiès

105 Siré Dia

106 Fatou Sène

Tivaouane

107 Aymerou Gningue

108 Fatou Sène

Bignona

109 Oulimata Mané

110 Leopold Yancoba Coly

Oussouye

111 Aimé Assine

Ziguinchor :

112 Demba Keita

113 Ramatoulaye Diatta

 

Diaspora

Département Afrique du Nord :

114 Mor Kane NDIAYE ;

Département Afrique Australe :

115 Modou NDIAYE ;

Département Afrique de l’Ouest :

116 Kory NDIAYE ;

117 Marieme BADIANE ;

118 Saybatou AW ;

Département Afrique du Centrale :

119 Aboubacry NGAIDE ;

120 Bineta SECK ;

Département Amérique Océanie :

121 Aboubacry DIALLO ;

Département Moyen Orient et Asie :

122 Abdoul Kader NDIAYE ;

Département Europe de l’Ouest, Centre et Nord :

123 Demba SOW ;

124 Dieynaba SENE ;

125 Hamady GIDIAGA ;


 

 

B – COALITION GAGNANTE/WATTU SENEGAL (19 députés)

126 Abdoulaye Wade

127 Woraye Sarr

128 Pape Diop

129 Marie Sow Ndiaye

130 Mamadou Lamine Diallo

131 Yaye Mané Albis

132 Mamadou Diop (Decroix)

133 Sokhna Astou Mbacké

134 Madické Niang

135 Rokhaya Diouf

Mbacké

136 Serigne Cheikh Mbacké

137 Fatma Diop

138 Cheikh Abdou Mbacké

139 Fatou Mbaye

140 Moustapha Diop

Saraya

141 Mady Danfakha

Diapora

Département Europe du Sud

142 Nango Seck

143 Mame Diarra Fam

144 Mor Kane

C - MANKO TAKHAWOU SENEGAL (7 députés)

145 Khalifa Ababacar Sall

146 Fatou NDIAYE

147 Serigne Mansour Sy Djamil

148 Aminata Kanté

149 Cheikh Mamadou Abiboulaye Dièye

150 Aïssata Sabara

151 Déthié Fall

PUR (3 députés)

152 El Hadji Sall

153 Oulimata Guiro

154 Aboubacar Thiaw

 

D - COALITION CONVERGENCE PATRIOTIQUE/KADDU ASKAN WI (2 députés)

155 Abdoulaye Baldé

Kédougou

156 Moustapha Guirassy

Listes des candidats admis à l'issue des épreuves du 2ème groupe

E - AUTRES (9 députés)

157 Ousmane Sonko

158 Cheikh Tidiane Gadio

159 Aïssata Tall Sall

160 Aïda Mbodji

161 Demba Diopsy

162 Sokhna Dieng

163 Ibrahima Abou Nguette

164 Théodore Cherif Monteil

165 Modou Fada Diagne.

Paris, le 5 août 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

Sénégal : présidentielles de 2019 vers un affrontement Macky SALL - Khalifa SALL
Sénégal : présidentielles de 2019 vers un affrontement Macky SALL - Khalifa SALL

Sénégal : présidentielles de 2019 vers un affrontement Macky SALL - Khalifa SALL

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 17:32

La diaspora sénégalaise résidant dans la région parisienne vote au Palais des Congrès, 128 rue de Paris à Montreuil sous Bois dans la région parisienne métro Robespierre ligne 9 sortie rue Barbes à gauche.

L'affluence est telle que les 66 bureaux de vote installés dans le palais des Congrès de Montreuil ne seront pas suffisants pour une fermeture du scrutin à 18 heures. Si tous ceux qui sont présents doivent voter la clôture du scrutin ne pourrait pas avoir lieu avant 22 heure de Paris 20 heure du Sénégal. La police française est mobilisée. Le scrutin se déroule dans un grand calme. Cependant il y a eu de nombreux malaises qui ont nécessité l'intervention des pompiers. Les femmes et les personnes âgées étaient assis à même le sol en attendant le vote. Les vendeurs de maïs ont fait une bonne affaire ; leur chiffre d'affaire a explosé.

La région parisienne compte 8 départements mais les ressortissants sénégalais sont fortement concentrés dans les Yvelines et Paris.

Dans les Yvelines, deux villes les Mureaux et Mantes la Jolie sont la place forte des Peuls appelés Toucouleurs.

La ville de Paris abrite à elle seule 24 foyers de travailleurs immigrés dont les 40% sont concentrés dans le 19ème et le 20ème arrondissements.

Deux communautés dominent l'immigration sénégalaise : les Peuls et les Soninkes. Ce sont ces populations qui sont convoitées par la classe politique.

Les Peuls qui étaient présents dans les files d'attente votent traditionnellement pour Macky SALL. Il est vrai que c'est la première fois que maître Aissata TALL SALL présentait des candidats quel va être son poids politique ?

Au sein de la diaspora, les Ouolofs sont largement minorité ; ils sont acquis à la cause Abdoulaye WADE et de Khalifa Ababacar SALL. Il y a une dimension ethnique dans les choix électoraux même si elle n'est pas déterminante. Le Sénégal, et grâce à Léopold Sedar SENGHOR a édifié une vraie nation qui a réussi, jusqu'ici à transcender le démon odieux du tribalisme.

Il existe d’autres motivations dans la forte mobilisation : les moyens matériels et financiers dont disposer les partis, notamment en termes de location de cars, ainsi que les achats de conscience. En effet, les électeurs souvent éloignés de l’unique centre de vote, sont peu motivés à se déplacer. De ce point de vue l’argent devient, dans une certaine mesure, le nerf de la guerre.

Mais ces moyens financiers ou la dimension ethnique n’expliquent pas tout. Ces législatives sont une étape importante pour le scrutin présidentiel de 2019. Celui gagnera les législatives du 30 juillet 2017, créera en sa faveur une dynamique importante pour les présidentielles de 2019. C’est à mon sens l’enjeu majeur, qui mobilise les électeurs ce dimanche 30 juillet. Le parlement sénégalais reste largement folklorique et a peu de pouvoirs et de légitimité. C’est le chef de l’Etat qui détient réellement les rennes du pouvoir et concentre en  lui toutes les convoitises.

En effet, le Sénégal est engagé dans la campagne électorale la plus longue qu’un pays démocratique n’ait jamais expérimentée. La campagne électorale a démarré par le référendum du 20 mars 2016 (voir mon post) qui a été d’une rare violence. Les législatives, violentes également, ne sont qu’une étape dans ce marathon électoral qui se terminera par les présidentielles de 2019.

Paris, le 30 juillet 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Sénégal Législatives du 30 juillet 2017 très forte affluence de la diaspora au bureau de vote de Montreuil sous Bois», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 18:07

Mon appel à voter pour le président Macky SALL allié aux socialistes de Tanor DIENG et de Moustapha NIASSE se fonde sur plusieurs raisons.

Tout d'abord le président SALL, avec une coalition solide, a engagé des travaux d'ampleur et innovants pour le bien-être des populations.

Ensuite, il a fermement lutté contre la vie chère et la dégradation des moeurs publiques constatées sous l'Ancien régime. L'Etat, jadis folklorique et phagocyte par des groupements quasi mafieux a été rétabli dans ses fonctions régaliennes, un État de droit respectueux de tous.

Avec le référendum du 20 mars 2016, le président SALL a modernisé les règles du jeu politiques, et fait entrer le Sénégal dans une démocratie vivante et apaisée. Nous avons maintenant un juge constitutionnel indépendant et compétent, qui tranche les questions que lui soumet le gouvernement. Sous l’Ancien Régime, les décisions du Constitutionnel étaient des mesures d’évitement : cette institution se déclarait à chaque fois qu’elle est saisie incompétente.  Finalement, Macky SALL a rendu à la justice, garante de la liberté de tous, son honneur et son prestige. C’est là un point fondamental en démocratie pour se prémunir contre l’arbitraire.


Enfin, et en raison de ces fortes garanties démocratiques qui ont renforcé la vigilance des Sénégalais, je suis persuadé que le gaz et le pétrole seront exploités dans l'intérêt de tous.

Dans ce débat politique de la campagne des législatives, l'opposition fortement divisée n'a pas donné une bonne image d'elle même ; elle s'est cantonnée dans l'invective à la limite de l'injure ou de la calomnie, sans proposer une alternative crédible, si ce n'est "ôte-toi que je m'y mette". Le retour aux errements monarchiques et dispendieux de l'Ancien régime n'est souhaité par personne. On se souvient, jadis, sous Abdou DIOUF, des marches, et parfois des crimes commis à l'occasion de manifestations violentes, au nom de la liberté de manifester. Ainsi policiers ont perdu de leur vie, sans que justice ne soit rendue. Malick SALL est un authentique démocrate, la violence du débat dans les réseaux sociaux l’atteste de manière indubitable. Le Sénégal reste encore l’un des rares pays du Tiers-monde où l’on peut vilipender le chef de l’Etat et aller domir, tranquillement, chez soi. Cependant, la démocratie n'est ni la faiblesse, ni la pagaille ; la force restera à la loi républicaine en cas de trouble à l'ordre public.

Je compatis à la détention du Maire de Dakar, qui, s'il présentait des garanties nécessaires, pourrait, de mon modeste point de vue, attendre son procès chez lui. Mais sur le fond, quand on a des ambitions présidentielles et qu'on commence par taper dans la caisse de la ville qu'on gère, cela n'augure rien de bon au plan national. Compte tenu de nos faibles ressources, nous resterons particulièrement attachés à la probité et à l'intégrité, ainsi qu'à l'éthique en politique, seuls principes capables de protéger le Sénégal de la patrimonialisation du pouvoir. Le rôle de la corruption et de l’argent facile avaient coûté à son poste au Pape du Sopi.

Macky SALL a un projet et une vision pour l'avenir ainsi qu'une ambition pour un Sénégal Emergent, moderne, respectueux du pluralisme politique, ethnique et religieux.

Par ailleurs, l'attention, de plus en plus soutenue, par Macky SALL appuyée par maître Malick SALL avocat et son équipe (Alassane DIALLO, Harouna BAL, Abdoulaye N'DIAYE, Amadou Harouna N'DIAYE je ne peux pas les citer tous) aux Foutankais, et au plus près de leurs besoins, est un élément majeur de cette campagne. Il n'a échappé à personne que c'est la première fois que la Diaspora aura ses 15 députés à l'assemblée nationale.


Je souhaite plein succès dans ces législatives à Macky SALL et à sa coalition pour un Sénégal uni, prospère et démocratique.

Paris, le 27 juillet 2017 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

"Legislatives du 30 juillet au Sénégal : Appel à voter pour le président Macky SALL et sa coalition" par M. Amadou Bal BA baamadou.overblog.fr
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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 22:06

Le résultat des élections législatives de 2017 est connu : 350 députés pour la majorité présidentielle (308 députés La République En Marche, 42 MODEM), 130 députés pour la Droite, dont 17 pour l’UDI, 7 divers Droite, 30 députés socialistes, 3 Radicaux, 12 divers Gauche, 17 députés pour la France Insoumise, 10 députés Communistes et 8 députés du FN.

Pendant longtemps, la composition de l’Assemblée nationale française est restée marquée par le grand communautarisme de nos ancêtres Gaulois. Pour être député, il faut Blanc et Blanc. En 2015, seuls 9 des 577 députés siégeant à l’Assemblée étaient d’origine étrangère. Dans ces législatives de 2017, il a été recensé 35 députés issus de l’immigration africaine ou maghrébine :

- 23 élus En Marche

- 4 élus MODEM

- 4 élus PS PRG, Divers Gauche, EELV

- 1 France Insoumise

- 1 UDI.

- 0 FN, PCF et Les Républicains.

Le souci de renouvellement de la vie politique se traduit par conséquent en 2017, chez M. MACRON par une diversité En Marche, qui progresse notablement. Mais dans le gouvernement on ne compte aucun Ministre issu de l’immigration.

Parmi les nouveaux députés il faut signaler Hervé BERVILLE né au Rwanda, un économiste de 27 ans. Diplômé de Science-Po Lille et de la London School of Economics, et nouveau député des Côtes-d’Armor Herce BERVILLE explique ce renouveau à l’assemblée : "J'ai été attiré par la vision progressiste d'Emmanuel Macron, sa méthode de travail quand il était ministre de l'économie, mais aussi son rapport à la politique, bienveillant, qui ne cible aucune catégorie de population» dit-il.

On a recensé deux députés dont les parents sont d’origine sénégalaise. Ainsi, Mme Sira SYLLA, avocate en droit du travail, a été élue députée de LREM, de la 4ème circonscription de Seine-Maritime avec 60.73% des suffrages et a battu son rival du Front national (FN) Nicolas GOURY. Âgée de 37 ans, Mme Sira SYLLA, née à Rouen en Seine-Maritime au sein d’une famille modeste, a passé une bonne partie de son enfance à Saint-Étienne-du-Rouvray. Son père venu du Sénégal, un chauffeur de bus, a onze enfants. Un autre député de la République en Marche, né à Dakar, Jean François M'BAYE, un juriste en droit de la santé, chargé de cours à l’université de Paris 8, représente le Val-Marne sous l’étendard de La République en Marche.

Deux députés de En Marche sont originaires du Togo. Il s’agit d’une part, de Patrice ANATO, né à Lomé, résidant à Noisy-le-Grand, de formation de juriste, il a fondé son entreprise de consulting en Transaction de fonds de commerce. ANATO est élu député de la troisième circonscription de Seine-Saint-Denis avec 57,09 %. D’autre par Laetitia AVIA est élue à Paris, avec un score de 65% contre Sandrine MAZETIER. Issue d’un milieu modeste Laetitia AVIA est avocate d’affaires.

Née en 1979 au Gabon, Mme Danièle OBONO, bibliothécaire et militante associative, altermondialiste, est élue de la France Insoumise à Paris.

C’est sans doute c’est l’élection de Mounir MAHJOUBI, dans le 19ème arrondissement à Paris qui a marqué les esprits. Il a battu le 1er secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe CAMBADELIS. Né à Paris, dans une famille ouvrière marocaine dont les parents ont immigré en France, Mounir MAHJOUBI fut syndicaliste au sein de la CFDT. Proche du parti socialiste, il avait été nommé par François Hollande président du Conseil national du numérique en 2016.

Par ailleurs, Mme George PAU-LANGEVIN, membre fondateur de notre groupe Equité ; a sauvé l’honneur des socialistes parisiens. Le mouvement Equité se bat depuis 2004 pour la diversité en politique.

Dans le gouvernement de M. MACRON il n’existe aucun représentant issu de l’immigration africaine. Pourtant, Blaise DIAGNE, sous la IIIème République a été le 1er Secrétaire africain en France. Sous la IVème République de nombreux ministres africains ont occupé des fonctions prestigieuses dans le gouvernement. C’est le cas de Léopold Sédar SENGHOR et Félix HOUPHOUET-BOIGNY. La Vème République, en dehors exceptionnel de Koffi YAMGNANE, sous MITTERRAND, a renoué avec la nostalgie coloniale.

Dans ces législatives, il s’agit d’un progrès appréciable que l’ancien monde n’avait pas intégré dans sa stratégie, et le vent du «dégagisme» les a balayés. Nous sommes aussi la République. Nous voulons sortir de la stigmatisation permanente, quitter le statut d’indigène de la République et faire intégrante de la société française. C’est aussi un des enjeux majeurs de la recomposition politique en cours. A mon sens, sans partage du pouvoir, l’intégration est une véritable escroquerie. «Etre libre c’est participer au pouvoir», disait Cicéron. Notre revendication légitime, mais non négociable est la suivante : la France républicaine, comme l’ont fait les Etats-Unis de Martin Luther KING, devrait assumer, enfin, son statut de pays multiculturel, si dénié et refoulé. L’intégration, c’est aussi le partage du gâteau. Dans ces conditions les perspectives sont pourraient être une juste représentation dans tous les lieux de décisions :

- au sein des collectivités locales

- dans la Haute administration, y compris dans les administrations parisiennes et les entreprises d’Etat où l’on pratique l’entre-soi à haute dosse

- des postes à responsabilité dans les partis politiques, et cesser d’être ravalés aux colleurs d’affiches ou gardes du corps

- passer les concours administratifs

- intégrer le Commerce et le business

- S’épanouir et rechercher l’excellence, fuir la médiocrité.


Au Sénégal et dans les législatives du 30 juillet 2017, 15 députés ont été ouverts pour la première fois, pour la Diaspora.


Paris, le 21 juin 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Résultats des législatives de 2017 : La Diversité En Marche», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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«Résultats des législatives de 2017 : La Diversité En Marche», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 22:50

Le 11 juin 1971 François MITTERRAND refondait le Parti socialiste pour le mener à la victoire du 10 mai 1981. Le 11 juin 2017 le Parti socialiste connaissait sa plus lourde défaite depuis 1993 où il n'avait eu que 57 députés. De 300 députés, le PS va passer de 30 à 40 députés. Tous ses ténors ont été frappés ce mouvement du «dégagisme», comme M. CAMBADELIS, le 1er secrétaire et M. HAMON, le candidat aux présidentielles. Ce tsunami électoral rappelle la victoire de François MITTERRAND, il suffisait d’avoir une photo avec le nouveau président pour être élu. Les photographes spécialistes en photos truqués s’en sont mis plein les poches.

A Paris, ville socialiste depuis 2001, la République en Marche a viré en tête dans 14 circonscriptions sur 18. Seule Mme George PAU-LANGEVIN, dans la 15ème est arrivée en tête, Mme Myriam EL KHOMERI étant un ballotage défavorable. Et si la ville de Paris organisait les Jeux Olympiques de 2024, les chantiers qui en résulteront relanceraient l’activité économique. Je dirai donc que M. MACRON a vraiment un bon marabout.

En 2012 François HOLLANDE avait obtenu tous les leviers du pouvoir majorité dans les collectivités locales, assemblée nationale et même au Sénat. Il a saccagé cette grande opportunité qui lui a été donnée. Par ailleurs à coups de synthèses molles, quand il était 1er secrétaire du Parti socialiste, il n'a pas clarifié la ligne de son parti. Du même coup avec cette ambiguïté il a été paralysé par des "gauches irréconciliables" suivant une expression de Manuel VALLS.

La France Insoumise a misé sur l'explosion du Parti socialiste ; elle en payera le prix fort lors du 2ème tour du 18 juin de ces législatives, car elle aura besoin de l'appoint des autres forces de gauche.

Le président MACRON a eu la grande habileté et l’immense vision de dénoncer un "ordre ancien" pourri par l'opportunisme et l'esprit de clan. Il a vu la décomposition des partis classiques. Personne ne l’a pas pris au sérieux, et pourtant tout a volé en éclat.

Il est sain dans une société démocratique qu’il y ait une majorité et une opposition crédible et constructive. La confusion et l’ambiguïté ne peuvent que nuire à la qualité du débat politique.

Quelles perspectives et comment rebondir ?

1 – Le Parti socialiste devrait réaffirmer son identité et ses valeurs

Les valeurs de solidarité, d’égalité, de fraternité et de liberté devraient être à la base de notre engagement. Mais comment concilier ces principes avec l’efficacité économique ?

2 – Le Parti socialiste devrait faire ce qu’il dit et dire ce qu’il fait.

Le parti socialiste a souvent oscillé entre «l’ambition et le remords». Ses dirigeants font un discours de gauche quand ils sont dans l’opposition et une politique de droite quand ils arrivent au pouvoir. Il est grand temps de dire aux militants et aux électeurs qui nous sommes et ce que nous faisons.

Il faut réintroduire massivement l’éthique et la moralité dans nos pratiques politiques. Lionel JOSPIN a été un modèle d’intégrité, avec sa fameuse phrase, «je fais ce que je dis et je dis ce que je fais». Comme le dirait ma grand-mère quand il y a une dissonance entre le dire et le faire, on préférera le faire. La dissimulation et la roublardise devraient être bannies.

3 – Le Parti socialiste devrait trouver des alliances crédibles et solides

Il est difficile de gagner seul dans un scrutin majoritaire. Les Verts et les Communistes se sont affaiblis. La France Insoumise ne vise qu’à prendre la place du PS. La République en Marche s’est développée au détriment du Parti socialiste.

4 – Le Parti socialiste devrait refléter, à travers sa composition et ses élus, la société française dans sa diversité.

Le Parti socialiste est essentiellement un parti de cadres. Il devrait davantage s’ouvrir aux autres couches de la société (ouvriers, jeunes, paysans, Français issus de l’immigration, femmes).

5 – Le nombre et le cumul des mandats.

La politique est devenue un métier. Il faudrait limiter sérieusement le cumul des mandats et le nombre de ceux-ci.

6 – Un chef incontestable, charismatique, éthique et visionnaire.

Le drame du Parti socialiste, contrairement à d’autres mouvements politiques, c’est qu’il y a pléthore d’hommes et de femmes de grande valeur. Par ailleurs, les partis sont devenus des écuries présidentielles, ce qui fausse largement, la sincérité de l’engagement.

Il faudrait dissocier la fonction de chef de parti et la rendre incompatible avec une candidature pour les présidentielles.

Le Parti vient de loin. C’est un grand parti qui représente un espoir et une espérance. Certes nous sommes au fond du trou. On a touché le fond et on a découvert du pétrole dans les profondeurs abyssales de cette défaite. Par conséquent ne pourra que remonter le creux de la vague. Ne souhaitons pas l’échec du président MACRON, mais les temps difficiles quand on gouverne, peuvent ressurgir. C’est à ce moment, si le Parti socialiste est resté fidèle à lui-même, qu’il pourra de nouveau être utile au pays. Pour l’instant, les temps sont durs. Certains sont partis, mais «nous resterons pour garder la Vieille Maison», en référence à une expression de Léon BLUM.

Paris, le 12 juin 2017 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Faut-il prononcer l'oraison funèbre du Parti socialiste ?», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Faut-il prononcer l'oraison funèbre du Parti socialiste ?», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Faut-il prononcer l'oraison funèbre du Parti socialiste ?», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 11:07

Ce 11 juin 2017, j'ai voté au bureau numéro 31 de la rue Fessart dans mon 19ème arrondissement. Le Bureau de vote était désert l'abstention pourrait être grande. Le débat national a été terne et sans grands enjeux. C’était une campagne de proximité, presque confidentielle, avec ses rumeurs et coups bas.

A 12 heures le taux participation de 19,24% est en baisse par rapport aux scrutins précédents : 21,06% en 2012, 22,56% en 2007, et 19,70% en 2002. L’abstention est-elle signe de défiance ou de confusion ou annonce t-elle une cohabitation ? Pourtant sur les 7877 candidats, il a un enjeu de renouvellement par l’âge et la nouveauté des candidatures. On passe d’une moyenne d’âge 55 ans à 49 ans et 40% des députés ne se représentent pas. Par conséquent, le renouvellement pourrait concerner 2/3 des députés. En revanche, l’Assemblée nationale française est fortement masculinisée et hostile à la percée des percées des personnes issues de l’immigration et des femmes. Je rappelle que de nombreux candidats issus de la diversité sont en compétition dont Mme George PAU-LANGEVIN à Paris, Mme Madeleine N’GOMBET-BITOO en Charente Maritime, Mme Françoise BERGAME à Lyon, Messieurs Philippe MILIA et Alexandre AIDARA à Aubervilliers et Félix BEPPO dans le 18ème arrondissement.


À Paris, il y a une floraison de listes. Dans mon 19ème c'est le record avec 24 candidats qui s'affrontent. Dans le 10ème arrondissement 19 listes sont en lice. Le Mouvement La République en Marche est arrivé en tête lors des présidentielles dans 13 arrondissements. Mme HIDALGO avait soutenu M. Benoît HAMON et M. DELANOE a choisi M. MACRON. Autant dire qu'à Paris la situation confuse avec une perte de repères.

Au plan national on est dans l’expectative. L’argument est essentiel de la République en Marche est de dire, il lui faut une majorité pour appliquer sa politique, mais pourquoi faire ? Le projet de loi sur la moralisation de la vie publique est émaillé de chroniques judiciaires concernent même le camp du Garde des Sceaux qui avait pris des engagements très forts en la matière. Quelle crédibilité peut-on accorder à ce nouveau gouvernement ? La révision de la loi travail promet de belles batailles syndicales.

Naturellement, à l’issue de ces élections législatives l’état du rapport des forces politiques sera examiné avec une grande attention dans la perspective des municipales, de 2020, dont le débat pointe déjà son bout de nez. Plusieurs questions nous taraudent : l’ordre de préséance lors des présidentielles sera-t-il bousculé ? Le FN est arrivé en 2ème position, mais sa candidate qui raté son débat télévisé est contestée dans sa stratégie par sa nièce. La Droite dont une partie notamment les Juppéistes est favorable à la République en Marche, et qui mène une campagne des législatives désavouant la ligne FILLON, pourra t-elle s’en tirer à bon compte ? «La France Insoumise» dont l’objectif est de liquider le Parti socialiste réussira t-elle son pari fou ? Confrontée à des «Gauches irréconciliables» et de nombreuses trahisons, l’héritage lourd et encombrant du Hollandisme laissera t-il une chance aux candidats socialistes ? La République en Marche réussira t-elle son projet de recomposition de la vie politique et liquider ainsi «cet ordre ancien» ? Certains Ministres, comme Mme Marielle de SARNEZ ou M. Richard FERRAND, M. Mounir MAHDJOUBI, jouent leur avenir.

Dans mon 19ème nous avons une tête d'affiche : le 1er secrétaire du Parti socialiste M. Jean-Christophe CAMBADÉLIS qui a comme suppléant M. François DAGNAUD maire du 19ème arrondissement. L'ancien premier ministre et la Maire de Paris sont passés le soutenir. M. CAMBADÉLIS affronte notamment M. Mounir MAHJOUBI secrétaire d'État au Numérique. Le 2ème tour promet d'être animé. Je suis resté fidèle à mon camp.


Je rappelle qu'au Sénégal nous avons également des élections législatives le 30 juillet 2017. Le président Macky SALL, a pour l’instant, et bien avant M. MACRON, réussi à recomposé la vie politique sénégalaise avec ses 155 partis politiques. Le président SALL qui a fait voter le référendum sur les institutions du 20 mars 2016, avec plus de 63% a conservé sa légitimité de 2012. Le président SALL, qui avait pour mentor Abdoulay WADE, a eu la grande habilité de s’allier deux anciens socialistes (M. Tanor DIENG et M. Moustapha NIASSE). Il est le grand favori de ces législatives en vue des présidentielles de 2019. Faute d’accord, l’opposition s’est fissuré et a présenté deux coalitions distinctes. L'ancien président Abdoulaye WADE, 91 ans, (voir mon post) est de retour sur la scène politique. L’autre tendance de l’opposition est conduite par M. Khalifa SALL, maire de Dakar. En effet, le débat politique est intense et parfois violent au Sénégal. Nous avons des affaires judiciaires qui empoisonnent la vie politique ; ce qui n’est pas banale. En effet, le maire de Dakar, M. Khalifa Ababacar SALL est toujours écroué pour détournement de deniers publics. Le Maire de Dakar a un domicile, des garanties de représentation, je suppose qu’il peut fournir, il n’y a pas de risques de destruction de preuves ou de pression sur les témoins, pourquoi le maintenir en détention préventive ? La question du pétrole et du gaz soulève de fortes passions. Pour la première fois 15 députés représenteront la diaspora.

 

47 listes ou coalitions, avec trois grands pôles, comme indiqué ci-dessus, vont s’affronter aux législatives du 30 juillet 2017 au Sénégal :

-Parti de la vérité pour le développement (P.V.D)

-CoalitionManko Taxawu Senegaal

-Entité indépendante DEFAR SENEGAAL

-Rassemblement démocratique Sénégalais (R.D.S)

-Union pour le Fédéralisme et la Démocratie

-Entité indépendante Mouvement pour la Renaissance, la liberté et la démocratie (M.R.L.D)

-Coalition Manko Yeesal Senegaal

-Mouvement pour la renaissance républicaine (M2R)

-Mouvement pour l’éthique et les valeurs émergentes (R.E.V.E)

-Citoyen Pour l’Ethique et la Transparence Jarin Sama Reew (CET/ J.S.R)

-Coalition Manko Wattu Senegaal

-Parti de l’Unité et du Rassemblement (P.U.R)

-Coalition SOPPALI

-Union Citoyenne BUNT BI (U.C BUNT BI)

-Fédération démocratique des écologistes du Sénégal (F.E.D.E.S)

-Convergence patriotique pour la justice et l’équité /Naay leer ( C.P.J.E/ NAAY LEER)

-Initiative pour une Politique de développement(I.P.D)

-Parti pour l’Action Coitoyenne (P.A.C)

-Convergence Libérale patriotique (CLP)

-Sunu NataageReew / Rassemblement pour la Dignité et la Prospérité(SNR / RDP)

-Coalition LEERAL

-Coalition Senegaal CA KANAM

-Convention Citoyenne NEENEN(CCN)

-Coalition And Sukali Senegaal

-Front patriotique Républicain (F.P.R)

-Sénégal – Veine Environnement(SEVE)

-Coalition la 3è Voie Politique / EUTTOU ASKAN WI

-Front National – BAATU ASKAN WI ( F.N/ B.A.W)

-Coalition JOYYANTI

-SUNU Parti pour la Solidarité et le développement du Sénégal (SUNU P.S.D.S)

-Coalition Fal Askan Wi

-Convergence d’Initiative pour le Sénégal (C.I.S)

-Vision Alternative pour le Sénégal (VISA)

-Dental Sénégal/ Actions Patriotiques (D.S /A.P)

-Alliance pour la Réforme et le Développement(A.R.D/ AAR SENEGAAL)

-Coalition assemblée BI NU BEGG

-Coalition And Saxal Liggeey

-Colalition Mbollo Wade

-Coalition Oser l’Avenir

-Coalition Gagnante/ Wattu Sénégal

-Coalition POLE ALTERNATIF 3è Voie SENEGAAL DEY DEM

-Coalition BENNO BOKK YAKAAR

-Parti de la Paix / JAM (P.D.P/JAM)

-Coalition DAWI ASKAN WI / ALTERNATIVE DU PEUPLE

-And Defar Senegaal / Groupe d’appui et de rénovation de l’Action populaire(A.D.S/ G.A.R.A.P)

-Coalition Gouvernance Patriotique / KADDU ASKAN WI

-Cadre de Réflexion pour un développement intégral (C.R.E.D.I)

Paris le 11 juin 2017 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

"Le 1er tour des élections législatives du 11 juin 2017 en France" par M. Amadou Bal BA-http://baamadou.over-blog.fr/
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