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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 08:40

«The Inauguration Day : Joe BIDEN président et Kamala HARRIS vice-présidente : A Historic Moment» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Cette prise de fonctions, le 20 janvier 2021, du ticket BIDEN-HARRIS est historique à plusieurs titres.

C'est avant tout une victoire totale dans le monde des forces de l’Harmonie sur celles du Chaos. C'est l'espoir en raison du vent nouveau qui souffle sur l'Amérique d'une société internationale fondée sur le multilatéralisme, le respect de l'environnement et où la coopération primera sur la force brutale et aveugle. Le président Joe BIDEN s'est engagé dans cette journée du 20 janvier 2021, jour de sa prise de fonction de signer dix «Executive Orders» (des décrets présidentiels), hautement symboliques dont la réintégration au sein de l'accord de Paris sur le climat, l'abrogation du décret de Donald TRUMP interdisant aux ressortissants des pays à dominante musulmanes de pénétrer sur le territoire américain, et le port obligatoire du masque dans les espaces publics.

Le nouveau président américain, Joe BIDEN est le premier à s’intéresser à l’Afrique et à s’insurger contre ces régimes dictatoriaux et monarchiques du continent noir. En effet, il avait déjà condamné les violences policières en décembre 2020 du gouvernement nigérian contre des manifestants. Pour les élections en Ouganda du 14 janvier 2021, Joe BIDEN en appelait à la transparence et au respect du processus démocratique.

Ensuite, l'élection de Kamala HARRIS, une afro-américaine, en qualité de vice-présidente et d'une équipe fondée sur la diversité dont une ministre de souche indienne, les premiers habitants de l'Amérique et pour la première depuis 1776, me réjouis pleinement. Joe BIDEN a promise ne faire qu’un seul mandat. Par conséquent, Mme Kamala HARRIS pourrait, potentiellement, devenir la première femme présidente des Etats-Unis en 2024. Mme HARRIS a gravi, allègrement, la «montagne raciale» dont parlait le poète noir, Langston HUGHES (1902-1967). C'est donc l'espoir que cette société américaine, pourrie jusqu'à l'os par 400 années d’esclavage, de ségrégation raciale et de violences policières, retrouvera, enfin, la plénitude de la promesse républicaine d'égalité et de fraternité. Ce rêve américain tant attendu devient possible. Que chacun soit jugé non pas sur la couleur de sa peau, mais ses aptitudes et ses capacités comme le disait en substance Martin Luther KING (1929-1968).

Enfin, je ne vous cache pas que je suis envie par une joie immense de savourer pleinement et sans retenue la cuisante défaite de Donald TRUMP, ce putschiste raciste xénophobe islamophobe isolationniste qui a dans sa mauvaise gestion de la pandémie est grandement responsable des 400 000 morts, soit plus que les victimes de la première guerre mondiale et le Vietnam et la Corée réunies.

J'étais à Washington le 19 janvier 1993, la veille de la prise de fonction de Bill CLINTON, qui est, à mon sens, le premier président noir élu des États-Unis. J'ai été également saisi et submergé par une grande émotion le 10 mai 1981 par la victoire de François MITTERRAND et j'ai commencé à vous proposer une série d'articles en hommage à cette glorieuse période. Ces quatre années de Donald TRUMP ont été éprouvantes. On se souvient, dans l'affaire George FLOYD, tenant une Bible à l'envers quand Donald TRUMP et qui avait envoyé la troupe réprimer les manifestations de Black Lives Matter, en disant «When the riots start, the shooting start». Il disait aussi que les suprémacistes (Proud Boys, Qanon), qui le soutiennent, sont des «gens bien». Les hypocrites découvrent lors de cette insurrection du 6 janvier 2021 que Donald TRUMP avait transformé l'Amérique en République bananière. Il faudrait l'empêcher de nuire définitivement, en allant jusqu'au bout de cette procédure de destitution.

Par ailleurs, la leçon que j'en tire également en France c'est le démarrage du débat en France du projet de loi sur le séparatisme. Dans ce pays plombé par un lourd héritage colonial et esclavagiste, les bonnes âmes pensent que la France, avec son message universel des droits de l’Homme ce n'est pas l'Amérique et le président MACRON, dans sa stratégie électoraliste, négrophobe, islamophobe et vichyste ne représenterait aucune menace pour la démocratie.

Et pourtant ce projet de loi sur le séparatisme est une officialisation du Code de l'indigénat. Déjà les 113 jeunes étouffés à mort par les forces de l’ordre leurs ayant-droit, à ce jour, à un procès équitable. Cette loi sur le séparatisme, va légaliser en France un système d’Apartheid, «En Marche», qui ne dit pas son nom. Déjà, il est prévu d’expulser tous les étrangers qui auraient fréquenté une mosquée prétendue radicalisée. En attendant ces rafles, dignes du Vel-d’Hiv, dans cette justice à deux vitesses, des procès injustes commencent à être dirigés contre les racisés. Ainsi, Karfa Sira DIALLO, un militant antiraciste à Bordeaux, fondateur de l’association «Mémoire et Partage», poursuivi pour rébellion, a été fort heureusement acquitté. On se souvent également dans l’affaire Michel ZECLER, ce producteur noir tabassé par des ripoux du 17ème arrondissement, les policiers avaient déjà concocté un rapport de «rébellion et de menace avec arme», et par bonheur les caméras de surveillance fonctionnaient. M. Franco LOLLIA, ce militant de la «Brigade anti-négrophobie» qui avait badigeonné la statue de COLBERT, auteur du «Code noir» réifiant le corps des Noirs, est en ce moment poursuivi devant les tribunaux répressifs. Le procès a été reporté au 10 mai 2021, jour hautement symbolique du 40èmeanniversaire de la victoire de François MITTERRAND, et surtout c’est la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage.

Je ne suis pas naïf. Vous aussi. L’élection de Joe BIDEN et de Kamala HARRIS ne fera pas disparaître, comme par enchantement tous les maux de la terre. L’intervention et la vigilance des forces de progrès seront nécessaires afin que les belles promesses soient honorées.

En France, ce qui nous rassemble est plus grand que ce nous divise. Depuis la Révolution, la promesse républicaine est celle de l’Egalité, de la Liberté et de la Fraternité, inscrite sur tous les frontons de chaque mairie. Or tout le monde, depuis que la Rassemblement national ne s’attaque plus à la communauté juive, considère que cette petite entreprise familiale est devenue légitime et respectable. Plus grave, notre Président élu, sur la base d’un front républicain, à travers la loi sur le séparatisme, au lieu de rassembler, distille à haute dose le poison de la division et de la haine contre les racisés. Il y a une ligne rouge, comme avec l’Amérique de Donald TRUMP, qui est franchie. Vigilance et vite Mme Anne HIDALGO pour sauver la République !

Mes vœux de plein succès au président Joe BIDEN et à la Vice-présidente Kamala HARRIS pour une Amérique nouvelle !

Paris, le 20 janvier 2021, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 19:37

Gloire et Honneur à Mme Angela MERKEL, chancelière d’Allemagne

Après 15 ans au pouvoir, Mme Angela MERKEL, chancelière d’Allemagne depuis 2005, ne se représentera pas ; elle sera remplacée à la C.D.U, par M. Armin LASCHET. Première femme à diriger l’Allemagne, et désignée deuxième personne la plus puissante du monde par le magazine Forbes en 2012. A l’heure où la politique est décrédibilisée, Mme Angela MERKEL a conservé une popularité intacte, à plus de 77% d’opinions favorables. Mme Angela MERKEL ne fait pas partie de ma famille politique. Cependant, elle s'est acquittée de sa mission avec honneur et dignité ; elle a donc fait, admirablement, le job. Dans ses mémoires, le président Barack OBAMA est plein d'éloges à l'égard de Mme Angela MERKEL. En dépit de son tempérament conservateur : «Je la trouvais sérieuse, intellectuellement exigeante et instinctivement bienveillante. C'est une politicienne aguerrie qui connaissait bien ses électeurs» écrit Barack OBAMA.

Par ailleurs Mme Angela MERKEL a accueilli 1 millions de réfugiés, à rebours de ses électeurs conservateurs, et d’une Europe prétendue humaniste et donneuse de leçons, mais se barricadant dans son égoïsme et sa frilosité. En revanche, en France, le président MACRON, en initiant un projet de loi sur le séparatisme, a choisi une option inverse. Le président MACRON a donc choisi, comme Donald TRUMP, le chemin de la honte et du déshonneur.

 Fille d’un pasteur, née KASNER, le 17 juillet 1954, à Hambourg, divorcée d’Ulrich MERKEL, mais dont elle a conservé le nom, Angela MERKEL s’est remariée en 1998 à Joachim SAUER, un professeur de chimie. Eduquée à Templin en RDA, dans l'esprit du christianisme de gauche, Mme MERKEL connaît, de l'intérieur, le système politique de l'ex-RDA mis en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Mme MERKEL admire Marie CURIE qui était physicienne comme elle. Mme MERKEL a de l’estime pour ceux qui ont su résister à une dictature, en particulier les hommes qui ont tenté d'assassiner Adolphe HITLER le 20 juillet 1944. Ou encore l'abbé KOLBE, ce prêtre polonais qui a suivi à Auschwitz les enfants dont il avait la garde. Après l'obtention de son baccalauréat en 1973, Mme Angela MERKEL étudie la physique à Leipzig, puis soutient en 1986 une thèse de doctorat en chimie quantique. A la suite de la chute du mur de Berlin, elle entame une carrière politique en devenant la porte-parole de l'ultime gouvernement de la RDA. En 1991, Mme MERLE est nommée ministre fédérale des femmes et de la jeunesse, cette fois-ci dans le gouvernement de l'Allemagne réunifiée. Après la réunification, formée à la politique par Helmut KOHL qui la surnommait «la gamine», lui confie deux portefeuilles ministériels, Mme MERKEL lui succède en avril 2000 à la tête de la CDU, l'Union chrétienne démocrate. Mme MERKEL se débarrasse de son mentor, Helmut KOHL, puis écarte ses concurrents et succède, en 2005, finalement au chancelier Gerhard SCHRODER. 

Forte personnalité dotée d'une intelligence éblouissante, Angela MERKEL a relevé les grands défis d’une Allemagne réunifiée qu’elle a rénovée et modernisée. On dit d’Angela MERKEL qu’elle est intraitable, d’un regard bleu acier ; elle semble indéchiffrable. Mme Angela MERKEL est différente parce qu'elle sait ce que la liberté veut dire. Protestante et divorcée, elle a su s'imposer dans un milieu d'hommes largement catholique. Scientifique d'origine, elle ne cherche pas à briller, mais à faire. Lente, obstinée, sans éclat, elle est à la fois une tacticienne machiavélique et une femme de valeurs. Les partisans d’Angela MERLE la trouvent réfléchie et méthodique. «Les gens m'accusent souvent de ne pas agir plus vite. Que je laisse les choses se faire pendant trop longtemps. Pour moi, il est important de bien peser toutes les options... d'examiner les différents scénarios, et pas simplement de façon théorique dans la tête» dit-elle. On loue son absence de vanité et son sens de l’absurde. Ses opposants lui reprochent son ambition, son côté «mère la rigueur de l’Europe», et ses atermoiements. Ses diktats rigoristes lui valent d’être caricaturée un fouet à la main et une croix gammée au bras. Constamment sous-estimée et admirable tacticienne, Mme MERKEL a exercé aussi son pouvoir dans une vertigineuse solitude. Ses rivaux en politique, elle n'a pas hésité à les écarter de façon méthodique et propre.

Mme Angela MERKEL, roc dans la tempête, a un grand sens des responsabilités. Dotée d’un grand esprit de décision et stratège, Mme MERKEL sait définir une ligne de conduite dont elle ne dévie pas. «Je pense être courageuse au moment décisif. Mais j'ai besoin d'un bon bout de temps au démarrage et j'essaye de prendre en considération le plus de choses possibles au préalable» dit la chancelière. On est bien loin du «Et en même temps» du président MACRON, incapable de fixer un cap cohérent, avec ses bifurcations dangereuses. Dans sa grande sobriété, Mme Angela MERKEL ne parle pas pour parler. Point de bavardages futiles. Dotée d'une vision et d'un sens du dialogue, là où d'autres ont nommé un préfet éborgneur comme Didier LALLEMANT, la chancelière Angela MERKEL, en raison de son sens du compromis, est sortie victorieuse de différentes crises.

Par conséquent, les femmes ont donc le vent en poupe, puisque Mme Kamala HARRIS, vice-présidente élue des Etats-Unis, entre dans l'Histoire le 20 janvier 2021, jour de sa prise de fonctions. Mme HARRIS a gravi, allègrement, la montagne raciale, «The Racial Mountain» en référence à une expression de Langston HUGHES.

En Nouvelle-Zélande, Mme Jacinda ARDEN, première ministre, fait également un formidable parcours dans sa gestion de la pandémie et les relations entre les différentes communautés, notamment les Maoris et la minorité musulmane. Jeune dirigeante travailliste, compatissante et humaine, Mme Jacinda ARDEN sait analyser les situations et décider avec justesse. Première ministre populaire, Mme Jacinda ARDEN a été brillamment réélue le 17 octobre 2020 avec une majorité absolue.

En France, Mme Anne HIDALGO après sa victoire aux municipales de juin 2020, s'est engagée à être présente dans les régionales et départementales de juin 2021, et donnera sa contribution aux présidentielles de 2022. Une femme présidente de la République française, pour la première fois dans l'histoire de pays, et 40 ans après la victoire du 10 mai 1981 de François MITTERRAND, vous imaginez la fête à la place de la Bastille ?

Référence bibliographique

AUTRET (Florence) Angela MERKEL : une Allemande (presque) comme les autres les autres, Paris, Tallandier, 2017, 272 pages ;

BOLLAERT (Baudoin), Angela Merkel : portrait, Paris éditions du Rocher, 2017, 304 pages ;

CRAWFORD (Alan) CZUCZKA (Tony) Angela Merkel, a Chancelorship Forged in Crisis, Bloomberg Press, 2013, 216 pages ;

MILLES (Cliff), Angela Merkel, Infobase Publishing, préface d’Arthur Schelinguer, 2007, 121 pages ;

PICAPER (Jean-Paul), Angela Merkel, une chancelière à : la première femme à gouverner l’Allemagne, Gowsevitch, 2005, 284 pages ;

QUORTUMP (Mathew), Europe’s Most Influential Leader, The Overlook Press, 2017, 368 pages ;

RENTENGHEMM Van (Baudoin), Angela Merkel, l’OVNI politique, Paris, Les Arènes, 169 pages.

Paris, le 18 janvier 2021, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 

 

«Gloire et Honneur à Mme Angela MERKEL, chancelière d’Allemagne» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 23:02

«Ouganda : Élections présidentielles du 14 janvier 2021 à hauts risques» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Le scrutin présidentiel en Ouganda du 14 janvier 2021, va opposer Yoweri MUSEVENI, 76 ans, président exercice, excusez du peu, depuis 1986, à un jeune chanteur et homme d'affaires de 38 ans, Bobi WINE, de son vrai nom Robert KYAGULANYI. Le président Yoweri MUSEVENI a sans doute redonné un peu de stabilité, mais 35 ans déjà au pouvoir et vouloir briguer un sixième mandat de cinq ans, est-ce raisonnable ?

En suivant la Constitution ougandaise, depuis 1995, Yoweri MUSEVENI ne pouvait plus, légalement, se représenter. Qu’à cela ne tienne la limite d’âge et la limitation des mandats ont été supprimés en 2005 et 2017 :  «Comment puis-je quitter une plantation de bananes que j’ai cultivée et qui a commencé à porter ses fruits» dit Yoweri MUSEVENI. Il résume ainsi, machévialiquement, toute sa conception patrimoniale du pouvoir ; l’Etat, pour certains dirigeants, c’est une chose à eux, «leur plantation de bananes». Il faut reconnaître que Donald TRUMP ne dit pas autre chose que cela.

Avant même le scrutin du jeudi 14 janvier, en novembre 2020, 54 morts ont été déplorés. L'opposant et challenger, Bobi WINE, affirme qu'on aurait attenté à sa vie, en tirant sur lui. «Nous savons que nous sommes confrontés à une force brutale, mais nous sommes confiant, parce que le peuple ougandais est de notre côté, et l’histoire est de notre côté» dit-il. Pendant la campagne électorale, surnommé «président du ghetto», Bobi WINE porte un gilet pare-balles et un casque de protection. Dans sa programme électoral, axé sur les besoins fondamentaux de la population, la santé, l’éducation, l’eau potable et la Justice ; Sa musique galvanise les foules. «Tout au long de ma carrière musicale, j’ai chanté les défis que les gens endurent. C’est comme si j’avais fait campagne tout au long de la carrière» dit Bobi WINE, le jeune charismatique et inspirant artiste. En 2019, il avait soutenu la grève des étudiants à l’université de Makerere, à Kampala.

Désespérante, Afrique avec ses régimes monarchiques et préhistoriques. Le L'Ouganda a vécu pendant plusieurs années sous la férule du dictateur Idi Amine Dada (1925-2003), président de 1971 à 1979. Yoweri MUSEVENI avait engagé une lutter armée pour chasser Milton OBOTE (1925-2005), successeur d’Idi Amin Dada : «Le problème en Afrique, ce ne sont pas les peuples, mais les dirigeants qui veulent rester au pouvoir trop longtemps» disait-il en janvier 1986.

Traditionnellement, l'Afrique occupe une très faible place dans la politique intérieure américaine. Cependant, le candidat puis le président élu, Joe BIDEN avait élevé le ton lors de graves violences policières en octobre 2020, au Nigeria contre des manifestants. Dans ces élections en Ouganda, Joe BIDEN a redit son attachement à la démocratie.

Pourquoi tant de Chaos en Afrique ? La démocratie est-elle viable dans notre continent ? Que faudrait-il faire pour se débarrasser de ces dictateurs ?

La première observation a été dégagée par un extraordinaire économiste et observateur politique, Samir AMIN (1931-2018), (voir mon article). En effet, d'une part, il n'a presque pas de bourgeoisie nationale d'affaires en Afrique. La politique est devenue un moyen de s'enrichir sur le dos des administrés, l'Etat étant une vache à lait que les gouvernants et divers groupes de pression pressent comme un citron et sans vergogne. Un gouvernant qui quitte le pouvoir non seulement risque de perdre ses biens mal acquis mais aussi et surtout de perdre sa liberté ou sa vie. Aussi, tous les parasites vous poussent à vous accrocher, jusqu'à la mort au pouvoir sans lequel vous n'êtes plus rien.

D'autre part, ces régimes monarchiques et dynastiques ont souvent vendu les matières premières de leur pays aux occidentaux qui sous prétexte de lutter contre le terrorisme ne défendent en fait que leurs intérêts. Il ne faudrait rien attendre de ceux dont le bonheur est fondé sur le malheur des autres. «Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genou» écrit Étienne de la BOETIE (1530-1563), dans son fameux "discours sur la servitude".

Comme le dirait Léon Tolstoï (1828-1910), «le Salut est en vous !».

Paris le 12 janvier 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

Ouganda : Élections présidentielles du 14 janvier 2021 à hauts risques» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 20:27

«Donald TRUMP vers une nouvelle procédure de destitution pour incitation à une insurrection ?» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

TRUMP should be prosecuted” vient de dire Mme Nancy PELOSI, Speaker of the House. Par conséquent Donald TRUMP sera visé par une procédure de destitution pour «incitation à l’insurrection». Mme PELOSI avait déjà sommé Mike PENCE, le vice-président, d'écarter du pouvoir Donald TRUMP ou les Démocrates engageront contre lui une nouvelle procédure d’Impeachment (destitution) sur le fondement du 25ème amendement de la Constitution américaine. «Il est fou, déséquilibré et dangereux. Il doit partir» dit Mme Nancy PELOSI.

Le président américain, en prenant ses fonctions, avait juré «de protéger et de défendre» le peuple américain. Il n'a échappé à personne, qu'à la suite de son meeting du 6 janvier 2021, Donald TRUMP a ardemment incité ses partisans, composés essentiellement de militants suprémacistes et d'extrême-droite (Qanon et Proud Boys), d'aller attaquer le Capitol Hill, pour interrompre la procédure de certification de la victoire de Joe BIDEN. «Le président, le vice-président et tous les fonctionnaires civils des Etats-Unis seront destitués de leurs charges, sur mise en accusation et condamnation pour trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs», édicte l’article II, paragraphe II, de la Constitution américaine.

Le résultat de cette insurrection est dramatique : 5 personnes tuées dont un policier, un saccage et une profanation du parlement américain et des menaces de mort à l’encontre du vice-président Mike PENCE qui présidait la séance du Sénat. Donald TRUMP n'a pas eu la délicatesse de prendre des nouvelles de son Vice-président ; il s'est contenté de contempler à la télévision, barricadé à la Maison Blanche, l'étendue des graves dommages causés à la démocratie américaine.

Donald TRUMP a mis du temps pour appeler ses partisans criminels en vue de l'arrêt de ces saccages du Parlement. Sans condamner ni désavouer cette foule insurrectionnelle, persistant dans le déni de la réalité et réaffirmant que sa victoire aurait été volée, Donald TRUMP a qualifié les insurgés de «gens de bien». Cette justice à double vitesse tranche bien avec la conduite du président américain lors des manifestations de Black Lives Matter concernant l'affaire George FLOYD : «When the riots start, shootings start» disait-il en mobilisant la troupe, exhibant une Bible à l'envers.

Dans ce coup d'Etat manqué, et dès les premières secondes, le gouverneur du Maryland avait sollicité l'intervention de la garde républicaine, mais qui ne pouvait intervenir dans le District de Washington qu'avec l'accord du Pentagone. La troupe n'a pu se rendre au Capitole que trois heures après, quand les manifestants s'étaient déjà dispersés. Ces défaillances graves ou complicités de Donald TRUMP seront au cœur de la procédure de sa destitution.

Par ailleurs et en dépit des morts, Donald TRUMP n'a consenti à mettre le drapeau américain en berne à la Maison Blanche que le 10 janvier 2021, avec mauvaise grâce. Et certains républicains ont continué à le soutenir de façon aveugle et inconditionnelle. En effet, certains républicains ont mis «en danger l'Amérique» par leur connivence avec Donald TRUMP, accusé d’avoir «incité une insurrection meurtrière contre l'Amérique» lors l’insurrection contre le Capitole. Pour ces extrémistes, «leur complicité met en danger l'Amérique, sape notre démocratie et cela doit cesser» dit Mme Nancy PELOSI.

Il est devenu impérieux, pendant l'Inauguration Day du 20 janvier 2021, et tout au long de son mandat, que la sécurité de Joe BIDEN et celle de Kamala HARRIS, soient assurées, de façon stricte, contre ces organisations suprémacistes qui sont armées.

Mis en accusation en décembre 2019 et auparavant visé pour une procédure de destitution, Donald TRUMP qui n'aurait dû jamais être élu président américain, a renoué avec les vieux démons de l’esclavage et de la ségrégation raciale. En effet, ses partisans, qu'il a incités à attaquer le Capitole, exhibaient le drapeau des Confédérés. L’Amérique, après l'abolition de l’esclavage, avait connu une guerre de session ayant conduit à la mise en place d'un système de ségrégation raciale. Par ailleurs, plusieurs autres affaires judiciaires attendent Donald TRUMP, qui a déjà gracié certains de ses amis. C’est d’abord ce qui est convenu d’appeler «l’affaire russe», entamée 2017, et confiée au procureur indépendant Robert MUELLER et concernant les interférences de la Russie dans la campagne des présidentielles de 2016, pour favoriser Donald TRUMP. Dans l’affaire dite «ukrainienne», Donald TRUMP est soupçonné d’avoir exercé des pression su Volodymyr ZELENSKY, en vue d’ouvrir une enquête sur l’entourage de Joe BIDEN, son concurrent politique. Donald TRUMP n’a jamais publié sa feuille d’impôts. Homme d’affaire, Donald TRUMP n’a payé que 750 dollars (633 euros) en 2016. Il n’a en outre pas payé d’impôt sur le revenu au cours de dix des quinze années précédentes. L’un des graves crimes de Donald TRUMP c’est en particulier sa très mauvaise gestion de la pandémie du Coronavirus ayant conduit à la mort inutile de centaines de milliers de personnes.

«Make America Great Again» disait Donald TRUMP, le pire des présidents américains, un complotiste, un conspirationniste, un fou, un sexiste, un homophobe et islamophobe. Il y a des mots qui tuent. Son discours permanent de la haine et de division, exploitant honteusement le racisme de certains petits Blancs, avait conduit à l'assassinat de Juifs priant dans une synagogue, à l'attaque contre des hispaniques, l'interdiction de musulmans du territoire américain.

Donald TRUMP qui laissera une image déplorable dans l'Histoire, doit être jugé de ses crimes. 18 assaillants du Capitole ont déjà été interpellés. Donald TRUMP, commanditaire de ces forfaits de bien d'autres, doit lui aussi lui aussi répondre de ses méfaits devant la Justice, afin de laver l'honneur de l'Amérique et restituer à ce pays la splendeur de sa démocratie largement abimée et comparée maintenant à une République bananière.

La procédure de destitution, si elle aboutissait empêcherait durablement Donald TRUMP de nuire sur la scène politique. Il serait notamment privé de ses droits civiques ; ce qui l'empêcherait de se présenter aux élections de 2024. Par un casse du siècle il a déjà collecté 250 millions de dollars en vue de se présenter probablement contre Kamala HARRIS à la prochaine échéance présidentielle. En effet, Joe BIDEN s'est engagé à ne faire qu'un seul mandat.

Dans cette procédure de destitution espérons que les Républicains, s'ils sont dignes de cette appellation se désolidariseront de l'incitation à l'insurrection commise et assumée par Donald TRUMP.

Paris le 11 janvier 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 15:42

«Mme Stacey ABRAMS, de Géorgie et sa contribution décisive pour la victoire des Démocrates au Sénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

La victoire de Joe BIDEN aux présidentielles aurait eu un goût amer et ne serait pas totale, si les Démocrates n’avaient pas remporté le 5 janvier 2021, les 2 sièges en Géorgie pour le Sénat. Donald TRUMP, qui ne s’est pas trompé dans cet enjeu majeur, avait lancé, dès décembre 2020, de fausses accusations contre le processus électoral dans plusieurs États, dont la Géorgie, depuis sa défaite. Dans l’État sudiste, il a été devancé par environ 12 000 votes par son adversaire Joe BIDEN. La Géorgie de Stacey ABRAMS, un Etat dans le passé acquis aux Républicains, conservateur et raciste, a joué un rôle clé dans la victoire de Joe BIDEN à la présidence des États-Unis. Joe BIDEN est devenu le premier candidat démocrate à y remporter la victoire en plus de deux décennies. Le Parti démocrate, avec les victoires de Raphael WARNOCK, premier Noir sénateur, et John OSSOF de la communauté juive, contrôle, désormais le Sénat, une coalition multiraciale, multiethnique et intergénérationnelle. Aussi Mme Stacey ABRAMS, couverte d’éloges, est qualifiée de «déesse», de «vraie super-héroïne» ; certains observateurs veulent même lui ériger un statue. Mme Nancy PELOSI, la Speaker, aux anges pour cette victoire, a rendu un hommage très appuyé «à toutes les organisations de terrain et bénévoles: cette victoire, c'est vous qui l'avait permise», notamment «FairFight» de Stacey ABRAMS, ainsi que «Black Lives Voters», ayant œuvré pour ces élections sénatoriales.

Les Démocrates étaient déjà majoritaires à la chambre des Représentants présidée par Mme Nancy PELOSI, et cette victoire au Sénat, grâce à ces deux voix de la Géorgie, permettra à l’équipe BIDEN-HARRIS, d’appliquer son programme politique et de faire valider ses différentes nominations par le parlement américain. La procédure de l’Impeachment contre Donald TRUMP pourra aboutir, en dépit des délais contraints. Donald TRUMP serait ainsi déchu de ses droits civiques, et ne pourra pas se présenter aux élections de 2024, et perdra ses droits à la pension d’ancien président des Etats-Unis.

Cette victoire totale des Démocrates n’a été possible que grâce au travail de fond, engagé depuis plusieurs années, de la cheffe de file des Démocrates en Géorgie. Mme Stacey ABRAMS. En effet, dès les élections du 6 novembre 2018, au poste de gouverneur en Géorgie, Mme ABRAMS avait pour ambition d’écrire un chapitre extraordinaire de l’histoire de cet Etat ségrégationniste : «Tous les Géorgiens méritent le bonheur et la liberté, mais ils sont laissés pour compte. Nous avons la capacité d’édifier une Géorgie plus forte et plus solidaire. Il est grand temps d’avoir un leadership mobilisateur et inclusif» disait-elle. Les élections de novembre 2018, ont donné plus de visibilité à Mme Stacey ABRAMS sur la scène politique, une femme éduquée, dotée d’un bagout et incarnant un nouveau Sud. A l’époque, l’électorat noir s’était réfugié dans l’abstention, et Mme Stacey ABRAMS n’avait pas pu être élue première femme noire, au poste de gouverneur, en Géorgie, un Etat du Sud. En effet, finalement cette élection de 2018, au poste de gouverneur, a été remportée, de justesse, par Brian KEMP, un républicain, ayant usé, abusivement de ses pouvoirs de Secrétaire d’Etat de Géorgie, pour bloquer ou décourager le vote des Noirs, comme au temps de la ségrégation raciale (Bulletins rejetés, pannes de machines à voter, bureaux de vote fermés ou reportés à de longues distances, etc.).

En 2020, Mme Stacey ABRAMS repartait en campagne électorale en Géorgie en raison passé plombé par les préjugés, avec un lourd handicap. En effet, sans ce Sud raciste, les gens ne voyaient que votre couleur : «En tant que jeune femme noire qui a grandi dans le Mississippi, j'ai appris que si on ne lève pas la main, les gens ne nous voient pas. Mais il ne s'agit pas d'attirer l'attention pour être la colistière, il s'agit de m'assurer qu'on ne remet pas mes qualifications en doute parce que ce n'est pas juste à moi que l'on parle, on parle aux jeunes femmes noires, aux jeunes femmes de couleur, aux jeunes gens de couleur qui se demandent si eux aussi peuvent être vus» dit-elle. En conséquence, il fallait de la résilience et un don de soi pour continuer à faire de la politique dans le Sud : «Je devrais être stoïque dans mon indignation et silencieuse dans mon rejet. Mais le stoïcisme est un luxe et le silence est une arme pour ceux qui veulent faire taire la voix du peuple» dit Mme Stacey ABRAMS. En effet, pour ces présidentielles américaines de 2020, le travail, engagé de longue date, par Mme Stacey ABRAMS, dans un contexte putschiste de Donald TRUMP, a fini par payer. «Voter, c’est un pouvoir. Voter, c’est votre voix. Des gens ont travaillé dur pour nous donner cette voix. Maintenant, c’est à nous de continuer la bataille pour un futur meilleur en Géorgie», dit Mme Stacey ABRAMS.

Tirant les leçons du passé, Mme ABRAMS a labouré le terrain et lutté contre l’abstention. Mme ABRAMS a su mobiliser les électeurs issus des minorités de cet Etat, longtemps conservateur, encore marqué par les plaies de la ségrégation raciale. C’est donc ce travail de longue haleine, qui a permis à des centaines de milliers de personnes de s’inscrire sur les listes électorales, et largement contribué à la victoire historique de Joe BIDEN lors de la présidentielle de novembre 2020 et en janvier 2021, dans cet État du Sud profond, traditionnellement hostile aux minorités. Cette victoire aux sénatoriales du 5 janvier 2021, est hautement symbolique en Géorgie. Le gouverneur actuel de la Géorgie est John Nathan DEAL, un républicain. Nathan DEAL est très conservateur ; il avait soutenu la loi sur le droit d’accès sur la nationalité et avait vainement d’instaurer le droit du sang. M. DEAL est également hostile au mariage gay, en vue de «protéger la liberté religieuse» dit-il. La Géorgie, c’est le pays du chanteur Ray CHARLES (1930-2004), dont une ses chansons, «Georgia in My Mind» est devenue l’hymne national de cet Etat. En effet, Ray CHARLES avait fui la ségrégation raciale en Géorgie pour aller s’installer en Californie. Dans les années 50, quand il envisage de donner son unique concert dans son pays, il découvre, amèrement, que la salle de concert est toute réservée au Blancs. Il annule le concert et décide de ne plus revenir en Géorgie. C’est un geste fort dans la lutte contre la ségrégation raciale qui a été renforcé par l’action de Rosa PARKS (1913-2005) et Martin Luther KING (1927-1968).

Qui est donc Mme Stacey ABRAMS, celle dont la contribution à la victoire totale de Joe BIDEN a été décisive ?

Mme Stacey Yvonne ABRAMS, née le 9 décembre 1973, à Madison (Wisconsin), a grandi à Gulfport, la deuxième grande ville du Mississipi, dans une famille pauvre avec ses cinq frères et sœurs. «Ne rien avoir n’est pas une excuse pour ne rien faire», dit-elle. Ses parents, originaires du Mississipi, des missionnaires, ont mis un point d’honneur pour éduquer leurs enfants. «Il y avait trois règles à la maison : aller à l’église, aller à l’école et prendre soin les uns des autres. Mes parents savaient que l’éducation pouvait transformer une vie, surtout une vie dans le Mississippi» dit Stacey ABRAMS. Élevée au sein d’une famille de six enfants par des parents engagés dans la vie associative, Stacey ABRAMS développe et acquiert une conscience politique précoce et aiguë. En effet, dans sa famille, le droit de vote est un geste sacré. À chaque fois que ses parents allait voter, c’est toute la famille qui venait assister à ce moment. Car pour avoir le droit de mettre un bulletin dans une urne, ses parents ont dû se battre. Militants pour les droits civiques, les membres de sa famille ont grandi dans le Mississippi, un endroit où le vote des Noirs a été entravé jusqu’en 1964, notamment par les lois Jim Crow, imposant des tests d’alphabétisation ou des taxes pour pouvoir voter. Alors qu’elle étudie les sciences politiques à l’université, Mme ABRAMS fait ses premières armes au sein du bureau jeunesse du maire démocrate d’Atlanta de l’époque, Maynard JACKSON (1938-2003). Étudiante brillante, elle obtient un diplôme de droit à l’université de Yale avant de devenir procureure générale adjointe de la ville d’Atlanta, puis présidente du groupe démocrate à la Chambre des représentants de Géorgie en 2011.

Mme ABRAMS est non seulement une avocate, formée à Yale, mais elle est aussi romancière et femmes d’affaires. Elle a publié pas moins de huit romans, essentiellement des romances, sous le pseudonyme Selena Montgomery, en référence aux noms de villes du Sud où Martin Luther KING avait engagé des marches célèbres pour la lutte des droits civiques. Son premier roman, «Rules of Engagement», est sorti en 2001 et son dernier, «Deception», a été publié en 2009. Décrite comme «avocate le jour, et écrivain du matin au soir», Mme Stacey ABRAMS, encore inconnue du grand public en France, n’a pas encore été traduite en français. Mme ABRAMS, écrivaine et diplômée de Yale, a fait de l’éducation un de ses thèmes majeurs de campagne. En dépit des deux mandats en demi-teinte de Barack OBAMA et de la tentation d’un vote sanction à l’encontre de Donald TRUMP, Mme ABRAMS a continué à mener une campagne positive et vigoureuse en direction des 200 000 abstentionnistes. Elle veut convaincre chacun de voter pour que de voter contre. Outre l’éducation, chacun doit pouvoir en fonction de ses capacités ou de son potentiel, avoir un emploi rémunérateur, avoir accès aux soins médicaux et s’épanouir dans sa vie.

Par conséquent, cette victoire des Démocrates aux sénatoriales du 5 janvier 2021, arrive à point nommé, et devient une formidable opportunité, pour planter des banderilles sur Donald TRUMP, ce putschiste et son administration belliqueuse, protectionniste, xénophobe, islamophobe, raciste et sexiste. Donald TRUMP, un insurrectionnel, dans le déni de  pourra donc être destitué avant la fin de son mandat.

En définitive, je suis maintenant persuadé que Mme Stacey ABRAMS qui lorgnait vers le poste de Vice-présidente, maintenant occupé par Kamala HARRIS, cette étoile montante, cette valeur sûre dans les luttes contre racisme et pour l’égalité, sera un jour gouverneur de l’Etat de Géorgie, et aura un rôle important à jouer dans l’équipe de BIDEN-HARRIS, qui est lui redevable de cette victoire totale.

Par ailleurs, la victoire de Joe BIDEN ne signifie nullement que les problèmes des Américains, notamment les violences policières et les injustices à l’encontre des minorités, vont disparaître, comme par enchantement. Les Démocrates auront besoin de Directeurs de conscience, à l’instar des combats que mène Mme Stacey ABRAMS. La politique, ce n’est pas se servir, mais être au servir des autres, pour améliorer leurs conditions de vie : «La plupart des gens entrent en politique parce qu’ils veulent être en politique. Ils apprécient la rigueur de la campagne autant que le travail. Pour moi, le travail, c’est la raison pour laquelle on fait ça. La vraie motivation, c’est comment améliorer la vie des gens» dit Mme Stacey ABRAMS.

Les racisés en France savent maintenant en vue des élections régionales et départementales de juin 2021 et les présidentielles de 2022, savent maintenant ce qu’il y a à faire. La contemplation, le ministère de la parole ou l’abstention aux élections, tout cela ne fera que renforcer les forces du Chaos adeptes du racisme, de la négrophobie, du vichysme et de l’islamophobie. La seule façon de se protéger, de défendre ses droits et de se faire respecter, c’est de participer massivement aux différentes consultations électorales. Quand on vous donne la parole, il faut la prendre !

Indications bibliographiques sur Stacey ABRAMS, alias Selena MONTGOMERY

MONTGOMERY (Selena), Deception, New York, Saint Martin’s Press, 2009, 384 pages ;

MONTGOMERY (Selena), Hidden Sins, Harper Torch, 2006, 384 pages ;

MONTGOMERY (Selena), Never Tell, New York, Saint Martin’s Press, 2004, 352 pages ;

MONTGOMERY (Selena), Power of Persuasion, Harlequin, 2002, 288 pages ;

MONTGOMERY (Selena), Reckless, New York, Harper Collins Publishers, 2008, 374 pages ;

MONTGOMERY (Selena), Rules of Engagement, Saint Martin’s Paperbacks, 2001, 350 pages ;

MONTGOMERY (Selena), Secret and Lies, New York, Harper Collins Publishers, 2009, 384 pages.

Paris le 10 janvier 2021 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Mme Stacey ABRAMS, de Géorgie et sa contribution décisive pour la victoire des Démocrates au Sénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 14:36

«François MITTERRAND (1916-1996) : un géant de l’Histoire, 25 après sa mort, entretenir la flamme de l’Espérance», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Cette année 2021 est chargée en évènements historiques, dont les 25 ans de la disparition de François MITTERRAND, mais aussi les 40 ans de la victoire de la Gauche, le 10 mai 1981. Nous venons de célébrer les 100 ans du Congrès de Tours, mais aussi la défaite de Donald TRUMP, un putschiste, ainsi que la victoire de Joe BIDEN et Kamala HARRIS. Et j’espère que pour honorer ces grands rendez-vous avec l’Histoire, le Conseil régional d’Ile-de-France, prélude à la victoire de Mme Anne HIDALGO aux présidentielles de 2022, reviendra au bon endroit.

«Je suis le dernier des grands présidents. Après moi, il n’y aura que des financiers et des comptables» avait dit François MITTERRAND, un grand seigneur de la politique habité par une âme littéraire. Dans son premier discours de président élu, M. MITTERRAND avait déclaré «il appartiendra à l’Histoire de juger». Pour les Français, François MITTERRAND est le meilleur président de la République ces 40 dernières années. Ceux qui ont pris le pouvoir, après lui, ne sont plus que des intendants et de vagues commis, des laquais du grand capital, peu visionnaires, sans grands desseins, oublieux des plus démunis. «Ils s’en prendront aux retraites, à la santé, à la sécurité sociale, car ceux qui possèdent beaucoup veulent toujours posséder plus, et les assurances privées attendent de faire main basse sur le pactole. Vous vous battrez le dos au mur» avait-il prédit.

Notre époque est marquée par une avancée des forces du Chaos. En effet, il n’a échappé à personne cette constante progression de la petite entreprise familiale LE PEN, ces politiques libérales dont un autre François, mais HOLLANDE, a été le promoteur, mais aussi cette grave trahison des valeurs républicaines du président Emmanuel MACRON qui entend célébrer, le 5 mai 2021, le 200ème anniversaire de la mort Napoléon, l’homme de Waterloo et sa Bérézina.

A bien des égards, en cette période de perte de valeurs et de repères et de résurgence des idées vichystes, François MITTERRAND qui a réconcilié la gauche et le pouvoir, sous réserve d’un «droit d’inventaire», suivant une formule de Lionel JOSPIN, nous manque, énormément. Pharaon bâtisseur, doté d'un sens aigu de l'histoire, il a profondément modifié la physionomie de Paris (Grand Louvre, Opéra Bastille, Musée d'Orsay, Institut Monde Arabe, Grande Arche, La Villette, La Très Grande Bibliothèque, etc.). François MITTERRAND avait régularisé les sans-papiers. Riche de talents littéraires, polémiste, habile, redoutable tribun, prince de la réversibilité, intriguant, avide de pouvoir et sans cesse en quête de lui-même, séducteur, parfois retors, machiavélique, cynique, mais nationaliste, fidèle en amitié et bienveillant, François MITTERRAND est initialement un provincial de droite devenu patron de la gauche.

«Je crois aux forces de l’esprit et je ne vous quitterai pas», c’est par ces mots énigmatiques et intrigants que MITTERRAND, l’agnostique et le mystique, adresse son dernier message à la nation française, le 31 décembre 1994. François MITTERRAND est mort le 8 janvier 1996. Il n’est pas allé au Panthéon ; il nous a fait le coup de Jarnac. «Dans le cimetière de cette ville reposent mes arrière-grands-parents, mes grands-parents que j’ai aimés, mes parents et dans les cimetières alentours les générations d’auparavant par ma mère qui était très Saintongeaise au point que l’on parlait chez moi très souvent par souci de rester fidèle à cette province le patois saintongeais. Mon arrière-grand-père Beaupré - je ne sais pourquoi on l’appelait Beaupré de son prénom - Beaupré Lorrain l’enseignait de la façon qu’il aimait c’est-à-dire à la fin des banquets, des mariages avec Burgaux des Marais dont il était l’ami au point qu’ils se sont attelés à un moment donné à une grammaire du Saintongeais. C’est vous dire que je me sens à l’aise à l’endroit où se trouvent mes principales racines» explique François MITTERRAND. «Je n’ai pas peur de mourir, mais j’ai peur de ne plus exister» dit-il.

Par conséquent, nous allons entretenir la flamme de cet extraordinaire héritage de François MITTERRAND. Aussi, que j’entends, d’ici le 10 mai 20211, moi aussi célébrer, à ma manière, l’appel à la résurgence des valeurs républicaines, pour le bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel, pour que cela change, vraiment.

Paris le 8 janvier 2021 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

 

«François MITTERRAND (1916-1996) : un géant de l’Histoire, 25 après sa mort, entretenir la flamme de l’Espérance», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 22:02

«Donald TRUMP, le putschiste et sa haute trahison – Une condamnation sans appel de la démagogie, du populisme et de toutes les démocraties ethnicistes occidentales» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/ 

Le 6 janvier 2021, on s’attendait au double sacre des Démocrates, avec la certification de la victoire de Joe BIDEN ainsi que la célébration de leur conquête du Sénat. En effet, le ticket BIDEN-HARRIS a fini par remporter les 2 sièges de sénateurs en Géorgie. Raphaël WARNOCK et John OSSOFF, ont gagné les sénatoriales de la Géorgie, la Vice-présidente, Mme Kamala HARRIS étant membre et présidente de droit du Sénat, les Démocrates ont donc obtenu une voix. Merrick GARLAND, un juge de la Cour suprême, est pressenti pour le poste d'Attorney General (Ministre de la Justice). Pendant son mandat, Donald TRUMP a utilisé la justice et il a gracié ses proches,. La nomination de Merrick GARLAND, est un signal fort pour rétablir l'état de droit aux Etats-Unis.

Finalement, c’est une situation insurrectionnelle qui a ravi la vedette au sacre de Joe BIDEN. En effet, une foule de supporters de Donald TRUMP, appuyé par Ted CRUZ, a envahi le Capitol Hill suspendant, provisoirement, la procédure de certification de voix des grands électeurs déclarant Joe BIDEN, 46ème président des Etats-Unis. Ce que l’Histoire retiendra de cette journée du mercredi 6 janvier 2021, c’est le coup de force de Donald TRUMP ayant instrumentalisé ses militants. En effet, Donald TRUMP répète sans cesse que sa victoire aurait été volée par les Démocrates.  Ce dernier coup d’éclat de Donald TRUMP, un fasciste, ne s'avouant pas vaincu, est Du jamais vu. C'est un véritable coup de force, digne d'une république bananière. Si c’étaient des Noirs qui avaient commis ces attaques du Capitol Hill, Donald TRUMP qui se cache, aurait envoyé la troupe pour les liquider, immédiatement. C'est donc un coup d'Etat, un putsch qui ne dit pas son nom, d’un président complotiste et conspirationniste, un adversaire résolu de l’Etat de droit et de la démocratie. Comment les Américains avaient-ils pu élire Donald TRUMP, en 2016, président des Etats-Unis ?

Donald TRUMP, un président déchu, refusant d'accepter la réalité, qui a perdu tous ses recours constitutionnels, et maintenant utilise la méthode insurrectionnelle. Donald TRUMP, un grand malade mental, incapable de distinguer la réalité du mensonge, le Bien du Mal, devrait être immédiatement destitué suivant le 25ème amendement, avant le 20 janvier 2020.  Auparavant les Démocrates avaient eu raison d’engager contre lui la procédure d’empeachment. Certains des amis de Donald TRUMP, commencent à démissionner, avouant, tardivement, qu’ils sont horrifiés par l’insanité de leur patron. Pendant l’affaire George FLOYD, Donald TRUMP, un répressif à outrance, avait envoyé l’armée et ses «Proud Boys» contre les Noirs et la jeunesse américaine. Toutes les personnes, des suprémacistes, ayant participé à ce putsch, rentrées tranquillement chez elles, devraient être recherchées et jugées. L’Amérique de Donald TRUMP est bien un régime raciste ; quand on est Blanc, tout est permis. Double standard !

Ce coup de force aura de graves conséquences, au moment où des milliers d'Américains sont en train de mourir du Coronavirus, très massivement. Après son meeting, Donald TRUMP est parti se cacher à la Maison Blanche, regarder tranquillement à la télévision, l’étendue des dégâts qu’il a causés à la démocratie américaine.  Au lieu de demander la dispersion pacifique de ses militants qu’il a incités à prendre le Parlement, son tweet n’est pas à la hauteur de la situation. Aussi, le président élu, Joe BIDEN, appelle Donald TRUMP, le président encore en exercice, à faire une déclaration télévisée, pour calmer cette insurrection commise en son nom. En créant cette situation explosive et putschiste, Donald TRUMP pourrait être jugé pour haute trahison. A titre conservatoire, et dans l’attente du 20 janvier 2021, Donald TRUMP, un homme dangereux et fou, devrait être écarté du pouvoir et répondre de ses crimes devant la Justice. En tout cas, Donald TRUMP, prétendu partisan de la loi et de l’ordre, vient d’administrer, une fois de plus la preuve de son indignité pour occuper la fonction présidentielle. En effet, il a refusé jusqu’ici de collaborer à une transition pacifique, en dépit des millions de morts du Coronavirus, ne s’occupant que de lui-même : «Make America Great Again» disait-il. Mme Muriel BOWSER, la maire de Washington, a décrété le couvre-feu dans la capitale à partir de 18 heures, et l’armée a été appelée à rescousse.

Après avoir perdu les présidentielles et la majorité au Sénat, Donald TRUMP, qui a collecté des millions de dollars en vue des échéances de 2024, va, sans nul doute, faire exploser le Parti républicain dont une bonne l'a suivi, aveuglément, dans sa folie et son déni de la réalité.

Dans ces élections, Mme Stacey ABRAHAMS, cheffe des Démocrates en Géorgie, a réalisé une formidable mobilisation de la communauté noire, souvent réfugiée dans l’abstention et donc dans la marginalisation. Ce qui se passé en Géorgie est un puissant message pour les racisés en France. En effet, la politique reste une affaire de volonté. Quand on veut, on peut changer le cours de l’Histoire. Quand on est citoyen on participe en refusant que les autres décident à notre place. Les régionales de juin 2021 et les présidentielles de 2022 sont des moments majeurs.

Naturellement que tous les grands pays occidentaux, dans leur indignation sélective, ont condamné ce coup d’Etat de Donald TRUMP. «Ce soir, à Washington, la démocratie a été l’objet d’un coup de force. Ces scènes de chaos, après les propos irresponsables du président sortant sont une offense aux démocraties du monde entier. J’apporte mon soutien au peuple américain qui saura faire à cette attaque indigne contre ses institutions» écrit François HOLLANDE, le promoteur du projet de loi sur la déchéance de la nationalité, le mentor de Manuel VALLS et d’Emmanuel MACRON ; celui-là même qui avait interdit le concert de Black-M. «We believe in democracy. We are one (nous croyons à la démocratie. Nous sommes unis et égaux)» écrit le président le président Emmanuel MACRON. Quand il dit «nous croyons à la démocratie ?». Il serait bienséant de préciser laquelle ?

Le président MACRON est lui-même l’initiateur d’un projet de loi vichyste, séparatiste, islamophobe, négrophobe et franchement raciste. Ce sont pas là des procès d’intention, mais des faits vérifiables. En effet, ce texte vise, dans cette démocratie maintenant ouvertement ethnique, comme jadis dans le Sud des Etats-Unis, à légaliser le Code de l’Indigénat. A la suite de l’affaire George FLOYD, c’est le président Emmanuel MACRON, dans le plus grand déni des siècles d’esclavage et de ce lourd héritage du colonialisme, toujours prégnant, qui refuse toujours de déboulonner certaines statues ; le racisme institutionnel et systémique, ainsi que les violences policières ne seraient que des vues de l’esprit. Il a fallu que des ripoux, à Paris, dans le 17ème arrondissement, ayant commis de surcroît, un faux en écritures publiques (prétendues rébellions et menaces à leur encontre) soient filmés dans leurs violences criminelles, pour qu’on se dise : «mais c’est vrai ceux qu’ils racontent ces indigénistes !».

C’est de notoriété publique, le Rassemblement national, un parti légal et devenu légitime, dans cette France avec son prétendu message universel de défense des droits de l’Homme, ses idées nauséabondes sont en train de triompher, au-delà des clivages politiques traditionnels. Un Code l’Indigénat, une démocratie ethnique est donc en voie d’être officialisé. Si le Rassemblement national a des électeurs, ce serait, pour certains, la source même de sa légitimité. HITLER était aussi venu au pouvoir par les élections «L’accession de Hitler au pouvoir fut légale selon la règle majoritaire, et ni lui ni Staline n’auraient pu maintenir leur autorité sur de vastes populations, survivre à de nombreuses crises intérieures ou extérieures et braver les dangers multiples d’implacables luttes internes au parti, s’ils n’avaient bénéficié de la confiance des masses», écrit Hannah ARENDT. Donald TRUMP aussi a été élu en 2016. Jair BOLSONARO au Brésil, Boris JOHNSON en Grande-Bretagne avec son BREXIT, Giuseppe CONTE en Italie, Viktor ORBAN en Hongrie et Mateusz MORAWIECKI en Pologne ; tous ces gouvernements populistes, de plus en plus nombreux, et ouvertement racistes, ont aussi reçu l’onction de leur peuple.

Ce qui s’est passé aux Etats-Unis, une des plus grande démocratie du monde et qui était respectée jusqu’en 2016, devrait faire réfléchir, ici en France. Donald TRUMP a eu un grand mérite, c’est celui d’administrer la preuve que les démocraties, un combat de chaque instant, restent toujours fragiles. Rien n’est acquis définitivement, dans le combat des droits de l’Homme. En effet, il y a des lignes rouges à ne pas franchir. «Rien n’est plus dangereux que d’arrêter de penser. Le danger consiste en ce que nous devenions de véritables habitants du désert et que nous nous sentions bien chez lui» écrit Hannah ARENDT qui estimait que l’Occident peut basculer dans la dictature. George ORWELL, dans son livre 1984, ne s’adressait pas seulement qu’aux dictatures communistes. Le monde prétendument «libre» n’est pas à l’abri d’une dictature «Big Brother is watching you !».

Donald TRUMP, un putschiste claustré à la Maison Blanche et refusant toute passation de pouvoir, va partir le 20 janvier 2022, dans la honte et le déshonneur.  Compte tenu de ses réformes scandaleuses, et notamment de cette loi sur le séparatisme, M. Emmanuel MACRON ne sera que le président d’un seul mandat. Il partira, lui aussi, couvert d’opprobre. «Même la nuit la plus sombre prendra fin. Et le soleil se lèvera» dit Victor HUGO.

Vite Mme Anne HIDALGO ! Préparez-vous pour sauver la République !

Paris, le 6 janvier 2021, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Donald TRUMP le putschiste, une haute trahison – Victoire des Démocrates au Sénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 13:19

«Le ticket BIDEN-HARRIS en voie de remporter la majorité au Sénat» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

La victoire de Joe BIDEN ne sera complète que si les Démocrates remportent les 2 sièges dans l'élection sénatoriale du 5 janvier 2021, en Géorgie. En revanche, les Républicains n'ont besoin que d'un siège pour conserver la majorité dans cette chambre haute. Autant dire que pour Joe BIDEN, cette majorité sénatoriale est vitale pour la confirmation de différentes nominations, et afin surtout que le Sénat ne lui savonne pas la planche pour appliquer son programme.

Aux États-Unis les dépenses électorales n'étant pas limitées, ce «mur de l'argent», pour reprendre une expression ayant conduit à la chute du Cartel de Gauche en 1924, est toujours une menace pour les réformes de progrès. Sur le plan de la symbolique une défaite des Démocrates en Géorgie serait interprétée comme une victoire à la présidentielle de Donald TRUMP. En effet, Donald TRUMP, ne s'avouant pas vaincu, fera tout pour que la certification de la victoire de Joe BIDEN soit troublée.

A cet instant, et ce ne sont pour l'instant que des projections devant être confirmées, le ticket BIDEN-HARRIS est en voie de remporter les 2 sièges de sénateurs en Géorgie. En effet, Raphaël WARNOCK est donné largement gagnant. John OSSOFF, le deuxième candidat démocrate, dispose également d’une avance confortable de voix. Cette perspective de victoire totale, et sans bavures. du ticket BIDEN-HARRIS sur les forces du Chaos, est à savourer, sans modération. Je guette le 20 janvier 2021, le moment où Donald TRUMP sera expulsé de la Maison Blanche, dans la honte et de déshonneur.

Dans ces élections, Mme Stacey ABRAHAMS, cheffe des Démocrates en Géorgie, semble avoir fait avoir réalisé une formidable mobilisation de la communauté noire, souvent réfugiée dans l’abstention et donc dans la marginalisation.

Ce qui se passé en Géorgie est un puissant message pour les racisés en France. En effet, la politique reste une affaire de volonté. Quand on veut, on peut changer le cours de l’Histoire. Quand on est citoyen on participe en refusant que les autres décident à notre place. Les régionales de juin 2021 et les présidentielles de 2022 sont des moments majeurs.

A suivre,

Paris, le 6 janvier 2021, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 17:52

A l’issue du Congrès de Tours, quand Socialistes et Communistes se sont séparés, Léon BLUM (1872-1950) avait lancé cette formule «Pendant que vous irez courir l'aventure, il faut que quelqu'un reste garder la Vieille Maison». Entre Socialistes et Communistes, quel jugement de l’Histoire, cent après ?

Du 25 au 30 décembre 1920, le Congrès de Tours s’est inévitablement achevé dans la scission. La tendance communiste avait choisi de faire allégeance aux Bolchéviques qui avaient pris le pouvoir en Russie en 1917. Au sortir de la Première guerre mondiale, et en dépit de la profonde crise, la SFIO avait du mal à formuler des propositions alternatives crédibles de sortie de crise. Les Communistes ont été les seuls à soutenir la première lutte de libération en Afrique, celle dirigée par Abdelkrim, dans le Rif marocain (voir mon article). Dans un texte du 26 juillet 1920, Lénine impose 21 conditions préalables pour l’adhésion des sections socialistes françaises à la nouvelle Internationale Communiste (Komintern), une stratégie révolutionnaire, notamment à la fidélité absolue à savoir «la rupture avec la tradition réformiste».

Marcel CACHIN (1869-1958), Directeur de l’Humanité et un des futurs artisans du Front populaire en 1936, est venu appuyer l’adhésion aux principes posés par Lénine : «Ce fait immense de la Révolution russe doit-être, camarades, présent à toutes nos pensées; il doit si on sait le comprendre, influer de manière décisive, sur les résolutions de cette assemblée. (...)On nous demande de faire un parti solidement organisé, totalement centralisé, vigoureusement dirigé. C’est une innovation, cela je le confesse. Les Russes l’ont fait chez eux ; ils nous ont donné l’exemple qu’il faudra suivre. (...) C’est une nécessité à l’heure où des événements intérieurs graves peuvent solliciter l’action de la classe ouvrière française.(...) .Nous avons le devoir de modifier d’urgence les statuts de notre Parti, et d’imposer (...) à tous ceux qui prétendent servir utilement et totalement le Parti, des devoirs précis, stricts, sévères» dit-il dans sa plaidoirie du 27 décembre 1920. Dans son intervention au congrès, le 28 décembre 1920, Ludovic-Oscar FROSSARD (1889-1946), en faveur de l'adhésion. «Le Parti décide d’entrer dans l’Internationale communiste qui coordonne les efforts de toutes les organisations prolétariennes révolutionnaires et dirige leur action libératrice. [...] Tous les éléments non encore acquis au communisme doivent être écartés de ces organismes et [...] des postes comportant des responsabilités. [...] Le Parti est résolu à observer les décisions de l’Internationale communiste et de son comité exécutif. [...] Le Parti décide d’entreprendre une propagande persévérante dans toutes les organisations prolétariennes(syndicats, coopératives et autres groupements) en vue de les gagner au communisme. [...] À dater du Congrès, le Parti se nommera Parti socialiste, Section française de l’Internationale communiste» souligne la volonté de la tendance communiste, largement majoritaire à ce Congrès. Ludovic-Oscar FROSSARD sera le premier Secrétaire général du futur Parti communiste, tout en déclarant sa fidélité à «la tradition socialiste», tacticien et opportuniste, il «ne peut à aucun degré nous condamner à nous figer dans l’immobilité du dogme». FROSSARD votera les pleins pouvoirs au Maréchal PETAIN, le 10 juin 1940 et deviendra un de ses ministres, à Vichy. Le journal l’Humanité, fondé par Jean JAURES, devient l’organe officiel de ce jeune parti. Du côté syndical, la CGT opère quant à elle sa scission en 1921, mais seule une minorité de militants rejoint le camp communiste, fondant la CGTU (CGT Unitaire). Les autres syndicalistes demeurent fidèles à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906, qui leur enjoint de demeurer hors de toute affiliation politique.

C’est Léon BLUM, au nom des Socialistes, minoritaires au Congrès : dénonce avec lucidité l'illusion d'une révolution violente dans le contexte français et le caractère totalitaire de l'Internationale communiste : «À notre avis, [l’adhésion à la IIIe Internationale] repose sur (...) une espèce de vaste erreur de fait, qui a consisté à généraliser, pour l’ensemble du socialisme international, (...) une expérience particulière et locale, l’expérience de la Révolution russe elle-même. (...)Que sera le parti nouveau que vous voulez créer ? (...) C’est au sommet un comité directeur de qui tout doit dépendre, c’est une sorte de commandement militaire formulé d’en haut et se transmettant de grade en grade, jusqu’aux simples militants. [...] Vous ce n’est plus l’unité que vous recherchez, c’est l’uniformité. (...)C’est pour cela qu’on prévoit des épurations périodiques. (...)Est-ce là le parti que nous avons bien connu? Non ! Le Parti que nous avons connu, c’était l’appel à tous les travailleurs (...) Quel est l’objet que le parti socialiste jusqu’à présent se donnait à lui-même ? C’est la transformation du régime économique. Lisez l’article dans lequel l’Internationale définit son but. Quel est ce but ? La lutte à main armée contre le pouvoir bourgeois. (...) Il y a opposition et contradiction formelles entre ce qui a été jusqu’à présent le socialisme et ce qui sera demain le communisme» dit le leader socialiste, le 27 décembre 1920.

Sous la Troisième République, c’est le Parti radical qui dominait la vie publique. Aussi, en dépit des divergences politiques graves en Socialistes et Communistes, ils étaient obligés de s’allier à des moments importants de l’histoire de France. En 1919, la victoire de des forces dites «Bloc national» consacrait une coalition de partis de droite et du centre qui souhaitent prolonger «l’Union sacrée» du temps de guerre une volonté de reconstruction d’un pays dévasté et par l’acharnement sur l’adversaire allemand. Cependant, la gauche, animée par un désir du maintien de la paix et du règlement de la question sociale, n’avait pas pu peser dans le débat politique. Le «Cartel des Gauches», sans les Communistes souhaitant la conquête révolutionnaire du pouvoir et l’abolition du capitalisme, verra le jour le 11 mai 1924. En effet, la scission de la S.F.I.O. entre socialistes et communistes, lors du congrès de Tours de décembre 1920, permet d’envisager l’alliance entre socialistes républicains et un parti radical-socialiste reconstitué autour des valeurs clefs de laïcité et de justice sociale. La victoire de la gauche est aussi nette que l’avait été celle du Bloc national ; mais la majorité composite est bien fragile. Edouard HERRIOT (1872-1957), un radical-socialiste, affronte ce qu’on a appelé «le mur de l’argent» ; les 200 familles les plus riches de France, par défiance, font pression à la Banque de France pour refuser les avances de l’Etat. Les déficits financiers et la panique budgétaire s’installe en raison d’une propagande sophistiquée contre le «Cartel des Gauches» lancée par la Fédération nationale catholique. En raison de cet échec, Raymond POINCARE (1860-1934), un homme de droite est rappelé, le 23 juillet 1926, au poste de président du Conseil. Il rassure les milieux financiers et rétablit l’équilibre financier et la confiance pour le milieu des affaires.

En dépit de cet échec en demi-teinte du «Cartel des gauches», un événement retentissant va résonner dans le paysage politique français, ce sont les journées du 6 février 1934, des ligues factieuses d’extrême-droite ont failli prendre le pouvoir. La crise de 1929 venait de produire des effets désastreux. Une loi du 10 février 1936 permettant de dissoudre les ligues factieuses, mais en réalité et comme de nos jours avec la loi sur le séparatisme, il s’agit de réprimer diverses associations réclamant l’indépendance en Afrique (Algérie, Cameroun, Madagascar) en Asie (Vietnam). Contrairement aux Socialistes, toujours absents des luttes sociales ou politiques, les Communistes soutenant les mouvements de libération, ont tout de suite perçu le danger. Aussi, une stratégie commune de lutte entre les concurrents Socialistes et Communistes est établie en vue d’un «Front populaire», lors du 2ème tour des législatives du 3 mai 1936, une coalition conduite par Léon BLUM et négociée avec le communiste Maurice THOREZ (1900-1964) et le radical de gauche, Edouard DALADIER (1884-1970). Ce scrutin se déroule dans un fond de vastes revendications syndicales de plus de 2 millions de personnes, avec occupation d’usines, de chantiers et de magasin. Le gouvernement du «Front populaire» décidera de mesures exceptionnelles, encore en vigueur, notamment, des augmentations de salaires, l'élection de délégués ouvriers dans les usines, l'établissement de contrats collectifs et non plus individuels, les congés payés, la semaine de 40 heures, des nationalisations (usines d’armement) et la création d’un office interprofessionnel de blé. La Gauche rime avec l’espoir. Dans les colonies africaines, plongées depuis longtemps dans la longue nuit de l’esclavage et de la colonisation, un puissant vent de liberté souffle. Mais le chômage ne cesse de monter, en dépit d’une dévaluation du Franc. Aussi, Léon BLUM décrète «la pause» le 13 février 1937. Irrésolu devant la conduite à tenir face à la guerre civile en Espagne avec ses 500 000 réfugiés, Léon BLUM est contraint à la démission le 21 juin 1937. Remplacé par Camille CHAUTEMPS (1885-1963), il reviendra, brièvement, au pouvoir, avec un gouvernement d’union le 13 mars 1938. Mais déjà la Nazisme est triomphant. De nombreux communistes seront expulsés du Sénégal, après le Front populaire ; la chappe de plomb retombe sur l’Afrique.

A la Libération, et cela a été occulté, le premier parti de France, c’était le Parti communiste, «un Parti des fusillés». Par conséquent, contrairement à une certaine propagande, Charles de GAULLE (1890-1970) ayant perdu les élections après la Seconde guerre mondiale a été profondément vexé et s’est retiré à Colombey-les-Deux-Eglises.  Cette période est marquée par le droit de vote des femmes et une nouvelle Constitution, celle de la IVème République (1947-1958), la plus démocratique qu’ait jamais connue la France et dont le préambule a été repris intégralement dans la Constitution de la Vème République encore en vigueur. D’importantes conquêtes sociales majeures, à travers le programme du Conseil national de la Résistance dit «les Jours Heureux» du 15 mars 1944, mis en oeuvres notamment à travers la sécurité sociale sous Ambroise CROIZAT (1901-1951). Cependant, Socialistes et Communistes vont encore s’affronter sur deux terrains épineux : la Guerre froides et les guerres coloniales. En effet, dans sa démarche internationaliste, et depuis Abdelkrim, les Communistes soutiennent les peuples colonisés en lutte. Or, à la Libération de graves crimes contre l’Humanité sont les colonisés (Massacres de Tirailleurs sénégalais en décembre 1944, de Sétif en Algérie le 8 mai 1945, de plus de 100 000 Malgaches en 1947, Indochine etc). Les Socialistes s’en accommodent,  Guy MOLLET (1905-1975) et François MITTERRAND (1916-1996) réprimeront durement les indépendantistes. L’instabilité gouvernementale sous la IVème République n’était pas due à la faiblesse de la IVème République, mais à l’incapacité de la classe politique française d’apporter des solutions adéquates aux revendications des colonisés, en termes d’égalité, de justice, voire d’indépendance. Par ailleurs, l’alliance entre Communistes et Socialistes a été brisée par Paul RAMADIER (1881-1961), un socialiste moral et humaniste, originaire de l’Aveyron et qui refusera la confiance au maréchal Philippe PETAIN (1856-1951). Le 5 mai 1947, les ministres communistes ayant voté contre la confiance au gouvernement auquel ils appartenaient, Paul RAMADIER met fin à leurs fonctions, excluant ainsi le Parti communiste du jeu politique pour plusieurs décennies. Désavoué par la direction du Parti socialiste conduite par Guy MOLLET, il résiste à cette pression en refusant de démissionner. Paul RAMADIER finira par démissionner le 19 novembre 1947, tout en recherchant «une Troisième force», une alliance sans les Communistes, où la Droite et les Socialistes remettent en cause les statuts des mineurs, des gaziers et électriciens, des cheminots et des travailleurs de Renault, et entament la guerre d’Indochine, en abandonnant les demandes de réparations à l’Allemagne pour les dommages de guerre.

Pendant longtemps Socialistes et Communistes seront écartés du pouvoir, Charles de GAULLE, revenu au pouvoir en juin 1958, et ses successeurs Georges POMPIDOU (1911-1974) et Valéry GISCARD d’ESTAING (1926-2020), triompheront pendant les «Trente glorieuses». Pendant cette époque, Guy MOLLET avait conduit le Parti socialiste au désastre et à la marginalisation ; il sera débarqué au Congrès d’Epinay, au gymnase Léo Lagrange des 11-13 juin 1971, François MITTERRAND ayant entamé de rassembler tout son camp. Les dirigeants communistes encore puissants été encore handicapés par leur alliance depuis 1920 avec les Russes, en dépit de la déstalinisation engagée de longue date : «Le bilan est globalement positif. Le socialisme a supprimé l'exploitation de l'homme par l'homme, a résolu des problèmes comme la faim, l'analphabétisme, le sous-développement. Il a permis des avancées dans les domaines du sport, de la culture, et, à un pays comme l'URSS, de se doter d'une industrie et d'une agriculture modernes, malgré toutes les insuffisances» avait dit Georges MARCHAIS, au XXIIIème congrès du Parti communiste, le 9 mai 1979.

François MITTERRAND construira avec les Communistes, une solide alliance qui conduira à la victoire du 10 mai 1981. Il voulait affaiblir le Parti communiste et prendre 5 millions de voix à ce parti, encore puissamment implanté dans des villes ouvrières de la proche banlieue parisienne, «la ceinture rouge». François MITTERRAND avait gauchi son programme «Changer la vie», tel est son slogan du programme commun de la Gauche. En dépit du contexte de Guerre froide et des menaces de l’Oncle Sam, François MITTERRAND prendra, le 23 juin 1981, quatre Ministres communistes (Charles FITERMANN, Anicet Le PORS, Jack RALITE et Marcel RIGOUT) qui feront un travail exceptionnel et marquant de 1981 à 1984. Certains disent que la Gauche de cette époque avait réalisé plus de réformes qu’à la Libération : «En ce qui me concerne, j’étais très heureux de cette victoire de mai 1981. Et pour moi, qui étais encore très jeune à la Libération, ce fut le grand moment politique de ma vie. Pour la première fois, les forces populaires connaissaient un grand succès électoral. Je sais bien qu’aujourd’hui on parle d’une époque où l’on se berçait de grandes illusions. Mais moi, je pense qu’il en faut, de ces grands rêves. On ne fait pas progresser un pays sans un grand projet et sans grandes espérances. Quant à la mythologie du « grand soir », elle existait encore un peu en 1981, mais surtout au sein de la droite, qui était en proie à la panique, plutôt qu’à gauche, où les gens, s’ils éprouvaient beaucoup de fierté, avaient bien conscience que ce serait difficile» dit Charles FITERMAN, Ministre des Transports (remboursement de 50% du titre de transport). «J’avais l’impression de participer à un niveau beaucoup plus élevé que d’habitude au changement pour lequel je mettais engagé il y a longtemps et qui tardait à venir J’étais adjoint au maire à Aubervilliers, une ville rude mais tendre. Il faut bien dire que notre arrivée faisait peur à certaines personnes, qui voyaient déjà les chars de l’Armée rouge sur les Champs-Élysées !» dit Jack RALITE (1928-2017). «Nous avions conscience que le combat serait dur. Mais nous avions aussi la conviction qu’il fallait prouver que nous étions capables d’être des hommes de gouvernement et de conduire les réformes. Je crois que nous nous y sommes employés tous les quatre» dit Marcel RIGOUT (1928-2014). Le statut de la fonction publique a été modernisé et démocratisé : «Sans faire preuve d’autosatisfaction, je pense avoir réussi, tout d’abord, à moderniser le statut des fonctionnaires de l’État, en y introduisant des notions qui étaient jusque-là purement jurisprudentielles (droit de grève, liberté d’opinion, droit de négociation pour les organisations syndicales). J’ai créé, ensuite, la troisième voie d’accès à l’ENA, celle réservée aux syndicalistes, aux élus et aux dirigeants d’associations, puis étendue aux agents publics des collectivités territoriales, des établissements publics hospitaliers et de la recherche. En revanche, j’ai moins bien réussi sur le terrain des réformes administratives. François Mitterrand, semble-t-il, n’admettait pas qu’un ministre communiste de la Fonction publique puisse s’atteler à la lutte contre la bureaucratie. Pour lui, il fallait qu’il reste le ministre des fonctionnaires, et donc des bureaucrates. J’avais notamment envisagé d’élaborer une charte entre l’administration et les citoyens. François Mitterrand et ses services n’ont pas cessé de combattre ce projet, qui s’est terminé sous la forme d’un décret croupion du 23 novembre 1983, qui a disparu depuis. Cette question était à l’évidence un enjeu politique qui m’a échappé» dit Anicet LE PORS.

Le 19 juillet 1984,  l’arrivée de Laurent FABIUS, au poste de Premier ministre, met fin au mandat des Ministres communistes qui s’en tiennent à «une participation constructive». Léon BLUM, en 1945 avait fixé le cap pour les Socialistes : «Il faut que nous montrions tout à la fois que nous sommes toujours le même Parti socialiste et que nous sommes en même temps un Parti socialiste renouvelé, rajeuni, transformé» disait-il. Or, la trajectoire des Socialistes a souvent oscillé entre «l’ambition et le remord» suivant le titre d’un ouvrage de BERGOUNIOUX et Gérald GRUNBERG, un discours de gauche dans l’opposition, et une pratique libérale au gouvernement. L’honneur d’un gouvernement de gauche, c’est de laisser dans l’Histoire des traces éblouissantes. Les élections législatives de 1993 ont été un désastre pour les Socialistes. A la suite d’une dissolution du Parlement, mal avisée du président CHIRAC (1932-2019), M. Lionel JOSPIN avait inauguré, sans les Communistes, un gouvernement de «Gauche plurielle» et fait un travail remarquable. Cependant, Lionel JOSPIN insista sur le fait que l'Etat ne pouvait pas tout faire et tenta de résoudre les contradictions que générait l'action gouvernementale en économie de marché pour un parti antilibéral en mettant en évidence une nouvelle distinction : «Oui à l'économie de marché et non à la société de marché» dit-il. Lionel JOSPIN dira, fort malencontreusement, en vue des présidentielles de 2002 : «mon projet n’est pas socialiste» et refusera de se rendre aux obsèques de Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001). On connaît la dramaturgie du 21 avril 2002, le candidat Lionel JOSPIN étant éliminé au 1er tour des présidentielles, au profit de Jean-Marie LE PEN, chef du Front National.

Quel jugement de l’Histoire ?

En 1920, Léon BLUM avait, en substance, lancé aux Communistes à cette bravade, «vous êtes partis, mais nous resterons pour garder la Vieille Maison !».

Nos amis de 1917, les Communistes ont toujours été de très fidèles et loyaux alliés des Socialistes. A chaque fois leur participation à un gouvernement d’union de la Gauche, en 1936, en 1947 et en 1981, s’est traduite par des réformes éblouissantes et durables pour un progrès social. Cependant, force est de remarquer que le Parti communiste est en état de mort presque clinique. Robert HUE, avec ses défilés de mode à la Place Colonel Fabien, avait accentué la crise du PCF : «Je pense qu'il y avait des zones d'ombre, très fortes, dominantes mais qu'il y avait un certain nombre d'aspects positifs qui étaient mineurs par rapport à l'ensemble (...). Nous avons eu tort de ne pas nous séparer plus tôt de ce modèle (...). C'était une erreur» avait dit Robert HUE. Les dernières élections municipales ont été traduites par une perte de villes communistes importantes comme Champigny-sur-Marne, Saint-Denis et Aubervilliers, ville de Jack RALITE.

Les Communistes ont su toujours rebondir dans les grands moments et renaître tel un phénix. L’Histoire de notre temps est marquée par l’avancée des idées d’extrême-droite menaçant la République. Le président MACRON, dans sa stratégie vichyste, négrophobe et islamophobe a choisi, comme en 1940, le camp de la honte du déshonneur. Traditionnellement les Socialistes sont absents des grands combats syndicaux, sociaux ou de défense de la République.

Le Parti socialiste qui était au centre de la vie politique a failli disparaitre en 2017. En effet, la présidence de François HOLLANDE a été particulièrement désastreuse pour le Parti socialiste. «Le changement, c’est maintenant » avait promis François HOLLANDE qui se voulait « un président normal ». Le changement est arrivé, mais pas celui qu’on attendait, avec ce funeste projet de loi sur la déchéance de la nationalité qui lui collera aux baskets, toute la vie. Et son premier ministre, Manuel VALLS qui voulait débaptiser le Parti socialiste. Jean-Luc MELENCHON avait déjà quitté le navire, pour récupérer les électeurs de son ancien parti. Dans ces trahisons, Emmanuel MACRON que personne n’a vu venir, dans son «Ni de Droite, ni de Gauche» a débauché, bien des Socialistes tièdes et carriéristes. Finalement, Socialistes et Communistes ont actuellement un triste point de convergence : leurs Secrétaires généraux, M. Olivier FAURE et Fabien ROUSSEL sont d’illustres inconnus du grand public, confinés dans la stricte clandestinité comme en 1940.

Cependant, les forces de Gauche ont renoué avec la victoire aux dernières municipales avec la stratégie d’Union de la Gauche ; le Parti socialiste allié aux Ecologistes s’en est bien tiré.  Cette union, si elle résistait aux régionales et aux départementales de juin 2021, sera un puissant point d’appui, pour gagner aux présidentielles de 2022, j’espère avec une femme pour la première fois présidente, Mme Anne HIDALGO.

Références bibliographiques

BERGOUNIOUX (Alain), GRUNBERG (Gérard), L’ambition et le remords, les Socialistes français au pouvoir (1905-2005), Paris, Fayard, 2005, 616 pages ;

BERSTEIN (Serge), «L’argent et le pouvoir», Revue d’histoire moderne et contemporaine, juillet-septembre 1978, pages 487-499 ;

BLUM (Léon), Le Congrès de Tours, le Socialisme à la croisée des chemins : 1919-1920, Paris, Gallimard, 1919, réédition 2020, pages ;

BUTON (Philippe), «L’éviction des Ministres communistes», L’année 1947, 1999, pages 339-355 ;

GIRAULT (Jacques), «Le sens des mots ou retour sur le Congrès de Tours», Le mouvement social, oct-déc 2000, vol 93, pages 89-106 ;

GIRAULT (Jacques), 1920 Le Congrès de Tours, Paris, Messidors, 1990, 190 pages ;

GIRAULT (Jacques), Les héritages du Congrès de Tours 1920-1990, Paris, Carrefours de la pensée, 1992, 200 pages ;

KRIEGEL (Annie), Aux origines du communisme français, 1914-1920 : contribution à l’histoire du mouvement ouvrier français, Paris, Mouton, 1964, 466 pages ;

KRIEGEL (Annie), Le Congrès de Tours (décembre 1920), Paris, Julliard, 1964, 258 pages ;

KRIEGEL (Annie), Les Communistes français, essai d’ethnographie politique, Paris, Seuil, 1968, 320 pages ;

L’Humanité, «Il était une fois quatre ministres communistes dans le gouvernement Mauroy», Le Journal l’Humanité,  7 juin 2013 ;

MARCHELESI (Jean-Baptiste), Le Congrès de Tours (décembre 1920), Paris, Le Pavillon, Roger Maria éditeur, 1971, 357 pages ;

MONNIER (Frédéric), «Cartel des Gauches et gouvernements radicaux (1924-1926 et 1932-1936)», Histoire des Gauches en France, 2005, pages 227-237 ;

Parti Socialiste, (SFIO), 18ème congrès national tenu à Tours 26-30 décembre 1920, Paris 10ème, 1921, SFIO, 604 pages, spéc intervention de Ludovic-Oscar Froissard, pages 235-238 et spéc discours de Léon Blum  pages 243-251 ;

PERSON (Yves), «Le Front populaire au Sénégal (mai 1936-octobre 1938)», Mouvement social, avril-juin 1979, pages 77-101 ;

ROCARD (Michel), Si la Gauche savait, entretien avec Georges-Marc Benamou, Paris, Robert Laffont, 2005, 485 pages ;

THOREZ (Maurice), 1920-1935, Du Congrès de Tours au Front populaire : Le Parti communiste ses luttes, ses principes, ses mérites, ses progrès, Paris, Discours salle Wagram, 26 décembre 1935, 36 pages.

Paris le 24 décembre 2020 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

 

«Centenaire du Congrès de Tours de 1920, entre Socialistes et Communistes : Quel Jugement de l’Histoire ?» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 22:27

Sale temps pour Didier LALLEMENT, «le préfet éborgneur», au Conseil de Paris

C'était la fête à Toto, ce mardi 15 décembre 2020, au conseil de Paris, lors du vote de l'état spécial de la préfecture de police (650 millions d'euros) dont l'essentiel du budget concerne la brigade des sapeurs-pompiers. Le débat budgétaire de la Préfecture de police n’est pas détachable de l’actualité législative (Loi sur la sécurité globale ou le séparatisme) des violences policières assumées par Didier LALLEMENT. Déjà, le 7 décembre 2020, 72 élus parisiens, dont plusieurs adjoints d’Anne Hidalgo, avaient déjà signé une lettre ouverte au président Emmanuel MACRON demandant la démission de Didier LALLEMENT, considéré comme un symbole des accusations de violences policières. Ces élus «s'interrogent sur la stratégie du maintien de l'ordre décidée par la préfecture de Paris».

Mme Raphaëlle REMI-LELEU, une élue des Verts est la première à engager la bastonnade du Préfet de police, Didier LALLEMENT, au Conseil de Paris. Les critères d'évaluation des dépenses de l'état spécial ont été fortement critiqués, parmi eux le nombre de dissolutions d'associations ou d'arrestations de manifestants. Didier LALLEMENT, bras armé de la politique répressive de la Macronie, a été qualifié de "préfet éborgneur". C’est lui, sous un autre nom, qui a ressuscité la Bridage des Voltigeurs, celle-là même qui avait tué Malick OUSSEKINE, lors de la grève des étudiants de 1986. Didier LALLEMENT a aussi réprimé, férocement, des demandeurs d’asile, rassemblés pacifiquement à la Place de la République ; il pratique, constamment, la stratégie abusive de l’usage du lacrymogène ou du canon à eau, l’escalade inutile contre des manifestants, «les interventions brutales devant les lycées parisiens, les arrestations arbitraires, «Plutôt qu’assurer l’ordre, vous mettez en danger, vous nourrissez les divisions, vous accentuez les tensions dans l’espace public», a dit Mme Raphaëlle REMI-LELEU.

Mais la ratonnade la plus sévère est venue de Mme Béatrice PATRIE, une élue communiste au Conseil de Paris «On a exprimé ce que des milliers de Parisiens expriment aujourd'hui: un changement de la doctrine sur le maintien de l'ordre et l'arrêt des violences policières» dit-elle. Didier LALLEMENT est lui-même réclamé dès sa prise de fonction à Paris de son expérience répressive à Bordeaux mais surtout de l'héritage des Versaillais, et en particulier du «massacreur», tristement célèbre, Gaston de GALLIFFET (1831-1909) pendant la Commune de Paris, lors de la Semaine sanglante (3000 morts). Cela ramène à une histoire plus récente. La politique répressive de Didier LALLEMENT, suivant cette élue, rappelle Vichy, mais aussi celle de son lointain prédécesseur, Maurice PAPON (1910-2007), qui après avoir déporté les Juifs de Bordeaux, est venu à Paris, réprimer les Algériens. La doctrine du préfet Maurice GRIMAUD (1913-2009), face à la jeunesse mai 1968 était que «frapper un manifestant à terre, c’est frapper soi-même». Pour Didier LALLEMENT, il ne s’agit pas d’éviter l’affrontement, l’heure, après l’honorable et le républicain préfet Michel DELPUECH, est au contact. La création très controversée de «Brav-M», une unité de police à moto, se faufilant entre les manifestants, comme «le Voltigeurs» pour mieux les réprimer. La loi de «sécurité globale» est une surenchère identitaire et sécuritaire. Par ailleurs, Didier LALLEMENT accordé la protection fonctionnelle avec les deniers de l’Etat, aux policiers qui avaient tabassé, dans le 17ème ardt, le producteur de musique noir, Michel ZECLER, et produit des rapports mensongers.

Le groupe de la France Insoumise a également formulé des reproches à l’encontre de Didier LALLEMENT : «Votre stratégie de maintien de l'ordre est contraire aux fondamentaux de notre République. C'est le choix de l'escalade de la violence (?) Vous incarnez de fait le bras armé d'un pouvoir autoritaire totalement à la dérive» a dit Mme Danielle SIMONNET.

Pendant, ces échanges, droit dans ses bottes, Didier LALLEMENT est resté imperturbable. Pendant qu’il s’exprimait, des élus communistes ont quitté la salle, dans un grand chahut.

Comme cela tournait très mal pour Didier LALLEMENT, roué de coups dans ces échanges vifs au Conseil de Paris, Mme Anne HIDALGO, maire de Paris, a eu une initiative charitable, en recommandant de ne pas s'attaquer aux fonctionnaires, mais aux responsables politiques. «J'ai entendu ici et là des mises en cause direct, personnelles, du préfet de police. Il se trouve que nous sommes des élus et j'estime que, en tant qu'élus, nous sommes des responsables politiques, nous avons à nous adresser au Ministre. Je considère que les responsables politiques n'ont pas à s'attaquer aux fonctionnaires. Si j'ai des choses à dire, je les dis aux responsables politiques", a déclaré Mme Anne HIDALGO.

Paris, le 15 décembre 2020, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

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