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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 17:14

Dans les échanges des 10, 11 et 12 septembre 2020 entre la junte et le mouvement M. 5, c’est une grave crise de confiance. En effet, dans un communiqué du 12 septembre 2020, le Mouvement M 5 reproche à la junte «la volonté d’accaparer et de confisquer le pouvoir du peuple au profit du CNSP ; les méthodes employées affaiblissent gravement le processus de transition» dit Choguel MAIGA, le porte-parole du M5. Ce mouvement estime que le projet de transition, lu par la junte à la clôture des négociations avec les forces vives du Mali, «ne reflète pas le point de vue et les décisions du peuple malien» précise Choguel MAIGA. En particulier, le document final de la junte n’est pas conforme aux différents échanges :

  • Sur le rôle historique du M. 5 et des martyrs des 10-12 juin 2020 (23 manifestants tués, plus de 150 blessés) dans la chute du régime d’IBK et la lutte du peuple malien pour le changement ;

  • Le choix majoritaire du changement, pendant la transition, dirigée par une personnalité civile ;

  • Le choix d’un Premier ministre civil de transition.

Par ailleurs, la junte a rajouté dans le document final des points qui n’ont jamais été évoqués lors des échanges :

  • Prérogatives du Vice-président de transition ;

  • Composition des collèges et modes de désignation du Président de la transition ;

  • L’acte fixant les clés de répartition du pouvoir entre les différentes composantes du CNSP et du Mouvement M  5.

Le M5 «condamne» la non-prise en compte «unilatérale» de la part de la junte, de nombreux points évoqués, sans rejet, ni réserves ou observations d’aucun participant, et qui ont donc fait l’objet d’un consensus :

  • Les Assises nationales sur la refondation ;

  • L’organe de gestion de la veille pendant la transition ;

  • Le Haut conseil consultatif ;

  • Une cour des comptes ;

  • Les dispositions à valeur constitutionnelle, pour la promotion et la responsabilisation, aux fonctions électives et nominatives, ainsi que  des femmes, des personnes handicapées et des jeunes ;

  • L’autorité de régulation de la communication audiovisuelle ;

  • La prolongation de la durée de la garde à vue des personnes poursuivies pour des faits de terrorisme ou d’atteinte à la sûreté nationale ;

  • La nomination à certains postes administratifs ou financiers impliquant la gestion de fonds publics, par décret en conseil des ministres ;

  • La reconnaissance des mécanismes traditionnels de règlement des litiges, fondés sur les us et coutumes des différentes communautés.

Le M 5, à travers son porte-parole, Choguel MAIGA, ne mâche pas ses mots et «dénonce les intimidations, les pratiques antidémocratiques et déloyales du CNSP, dignes d’une autre époque contre lesquelles la lutte pour le changement et la refondation a été enclenchée le 5 juin 2020».

L'irruption soudaine et inattendue de la Junte militaire au Mali, le 18 août 2020, a soulevé à la fois des espoirs très mesurés, mais aussi des inquiétudes.

Le colonisateur français, arque bouté aux anciennes méthodes de la Françafrique, sûr de l'efficacité de la méthode répressive et du soutien inconditionnel à IBK, n'a pas vu venir ce coup d'Etat. Puis, dans son réalisme la France, compte tenu du discours rassurant et mesuré de la junte, a envoyé la CEDEAO pour la pérennisation de ses intérêts. On connaît la formule «diviser pour mieux régner», en opposant des Africains à d’autres Africains. Dès le départ, la junte a privilégié les négociations sur la transition, avec des anciens dignitaires du régime, afin d’isoler une partie du mouvement M. 5, notamment Choguel MAIGA et l’Iman Mahmoud DICKO, jugés «radicaux».

Le peuple malien, sans s'interroger sur la transition, dans l'ivresse de la chute de IBK, a préféré jubiler, piller les anciens palais et se baigner dans la piscine de Karim KEITA, le fils de son père symbolisant, par sa cupidité et ses détournements, le profond rejet de l'ancien régime, pour sa mal-gouvernance.

Le groupe M5, dont la désobéissance civile depuis le 5 juin 2020, et qui en a payé le prix fort (arrestation des dirigeants, 23 morts et plus de 150 blessés), a contribué, décisivement, à la chute de IBK. «Le changement du 18 août 2020 est l’aboutissement de la lutte héroïque du peuple malien» estime le mouvement M 5. Mais cette victoire a un goût amer, puisque c'est la junte militaire qui a déposé pacifiquement IBK et a pris les rênes du pouvoir.

Le Comité national de salut public (CNSP) s'était engagé, en concertation avec toutes les forces de la Nation, dont le M5, pour une large concertation en vue de la transition. L'examen de la stratégie des coups d'états militaires en Afrique, des 60 dernières années, montre que, dans un premier temps, les militaires entendent, par un "Comité de salut public", rassurer la population. Une fois après avoir consolidé leurs assises, ils refusent de restituer le pouvoir  aux civils. Ainsi, tout récemment au Soudan, à la suite de la chute de Omar EL-BECHIR, il a fallu de nouvelles et vigoureuses manifestations pour que les militaires acceptent de négocier. Au Mali, le général Moussa TRAORÉ, est resté 23 ans au pouvoir.

Tout récemment la junte avait commencé, par des nominations essentiellement de militaires, à distribuer les prébendes ; ce qui a sérieusement irrité les représentants du mouvement M5, s'estimant trahis par les militaires. Il y a donc des craintes légitimes que la junte militaire ne vole la victoire du Mouvement M. 5, qui ne doit plus rester en marge de la transition. Les débats, au sein du Comité stratégique du M5 quant à la conduite à adopter à l'égard du CNSP, ont été souvent passionnés et houleux. Cependant la raison, la clairvoyance et l'esprit de dialogue, ainsi que l'intérêt du Mali ont prévalu. L'imam DICKO et Choguel Kokalla MAIGA ont insufflé au M 5 une bonne conduite à tenir : «Au départ le M5 avait fait preuve d’humilité et de retenu. Nous avions le choix de descendre dans la rue pendant des jours, pour montrer que c’est notre victoire, et par la même occasion mettre la pression sur le CNSP. C’est ce qui s’est passé dans d’autres pays. Au Soudan, il en a été ainsi. L’autre attitude était de nous dire que le CNSP est venu pour organiser une transition politique civile. Au rassemblement du 21 août, le CNSP a redit qu’il a parachevé l’action du M5. A partir de cela, tout le monde sait que le M5 est le principal acteur du changement au Mali. On ne reprend pas les manifestations, on laisse le CNSP calmer le jeu, puis on se remet à travailler sur la transition» dit Choguel MAIGA, porte-parole du M5. C’est un changement de régime pacifique et le CNSP a entrepris de bonnes opérations de maintien de l’ordre.

Choguel Kokalla MAIGA a indiqué qu'une rencontre, dans un climat constructif, a eu lieu entre le M5 et le CNSP les 26 et 29 août 2020 à l'effet de discuter sur les :

- organes et la conception de la transition ;

- leur pouvoir et missions de ces organes ;

- et la durée de cette transition.

Pour l’instant et à l’issue des négociations des 10, 11 et 12 septembre 2020, c’est une grave crise de confiance et de défiance du M  5 à l’égard de la junte militaire. Comment s’en sortir ?

On n’a, pour l’instant, aucune nouvelle de Soumaïla CISSE, l’opposant enlevé la veille des législatives.

Dans tous les cas, la réussite de la transition au Mali comporte plusieurs enjeux :

Tout d’abord, pour les Maliens eux-mêmes, qui ont souffert des 23 années de régime militaire de Moussa TRAORE et des années noires d’IBK. Le Mali pourrait entrer, une nouvelle fois dans la turbulence, si les manifestations de désobéissance civile reprenaient.

Ensuite, des peuples africains sont en lutte notamment en RCI et en Guinée pour recouvrer leur liberté. Au Togo, depuis les troubles du Mali, il sembleraient de nombreux généraux auraient été assassinés.

Enfin, la réussite de la transition serait une bonne occasion pour la France de réévaluer sa politique coloniale en Afrique, ne plus soutenir ces régimes monarchiques et préhistoriques qui créent de l’instabilité, et s’engager dans une coopération, mutuellement avantageuse.

Une situation qui oscille entre menaces et espoirs, à suivre, très attentivement.

Paris le 4 septembre 2020, actualisé le 13 septembre 2020, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 


 

«Mali : Vers quelle transition ? dans quels délais ? Et quelle sera la place du Mouvement M  5 ?»par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 20:06

Le Mali dans l’impasse : vers le Chaos ou la chute d’IBK

En dépit de la médiation de chefs d'État africains, à Bamako, dont Macky SALL du Sénégal, l'opposition malienne, soit le groupe M. 5 RFP, continue, à travers son porte-parole Choguel Kokalla MAIGA, de réclamer le départ de IBK, en raison de sa profonde mal gouvernance. Le pouvoir du président Ibrahima Boubacar KEITA (IBK) est oligarchique et patrimonialisé, avec une corruption à grande échéance. IBK n’a pas respecté le deal national conduisant à son élection en 2013 ; ce n’est une question de contentieux électoral ou de gouvernement d’union nationale. Le Mali a perdu 80% de son territoire et IBK, contrairement à certains de ses homologues africains, comme le président Macky SALL, un Pharaon des temps modernes, ne peut revendiquer aucune réalisation importante depuis sa prise de fonction.
 

Pour l’Iman DICKO, à l’issue de cette médiation de chefs d’Etat africains, après l’échec de celle de la CEDEAO, rien n’a bougé. De fausses rumeurs, distillées sans doute par IBK, laissaient croire que l’Iman DICKO serait nommé premier ministre, dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale. L’Iman DICKO a coupé court à tous ces Hoax. Personne ne viendra du dehors imposer sa solution. Le Mali est un peuple debout et non soumis : «Je préfère mourir en martyr qu’en traître» précise l’Iman Mahmoud DICKO. Sa position et celle du Groupe M. 5, exigent toujours le départ d’IBK.

 

Compte tenu de cette impasse pouvant mener le Mali au Chaos, un sommet extraordinaire de la CEDEAO du lundi 27 juillet 2020 a été également un échec. En effet, la Mission conduite par M. Goodluck JONATHAN, ancien président du Nigeria, continue de ramener la crise sociopolitique au Mali à un simple contentieux électoral du deuxième tour du scrutin législatif et n’envisage pas le départ d’IBK, conformément aux directives des Maîtres, les Etats-Unis et la France. Aussi, les recommandations du Sommet de la CEDEAO réitèrent aussi «la démission immédiate des 31 députés contestés, la recomposition rapide de la Cour Constitutionnelle, la mise en place rapide d’un Gouvernement d’union nationale, ainsi que la mise en place rapide d’une commission d’enquête» pour situer les responsabilités dans les cas de décès, de blessés et destructions des biens, et la mise en place d’un Comité de Suivi de toutes les mesures prises. Par ailleurs, le Sommet a cru bon d’insister sur la mise en place par la CEDEAO «d’un régime de sanctions contre ceux qui poseront des actes contraires au processus de normalisation de cette crise». Cela signifie donc une possible légalisation des sanctions contre les opposants engagés dans une procédure de désobéissance civile.

 

Les opposants, rassemblés autour du Mouvement M 5 – RFP, ont rejeté ces propositions du sommet extraordinaire de la CEDEAO en ces termes : «les conclusions du Sommet des Chefs d’Etat ne tiennent pas compte de la profondeur et de la gravité de la crise sociopolitique qui hypothèque l’avenir du Mali, ne correspondent aucunement aux attentes et aspirations du Peuple malien et surtout violent les lois et la Constitution du Mali que respectent le Mouvement» écrivent-ils. Les opposants continuent donc à réclamer la démission d’IBK en raison de sa «confiscation des principes républicains garantissant l’alternance démocratique». Par conséquent, le processus de désobéissance civile continue.

 

 On est surpris, en dépit de la gravité de la situation, par le déni et la mauvaise gestion de la crise par IBK, qui, au lieu de négocier et calmer le jeu, a choisi l’affrontement et l’invective. Le vendredi 10 juillet 2020, alors que les manifestations sont restées pacifiques, depuis le 5 juin 2020, le président malien, Ibrahima Boubacar KEITA (IBK), devant leur ampleur et détermination, refusant tout dialogue, a choisi, subitement, la répression, la brutalité et le meurtre : 11 manifestants ont été tués, plus de 100 blessés graves et tous les leaders de l'opposition malienne, dont Choguel Kokalla MAIGA, arrêtés. Les opposants ont fini par être libérés, leur arrestation avait intensifié les troubles au Mali. Le groupe M. 5 manifeste depuis le 5 juin 2020, pour notamment exiger le départ de Ibrahima Boubacar KEITA, le président malien.

 

L’opposition réclame aussi la libération de Soumaïla CISSE et 6 membres de sa délégation, enlevés par les forces armées maliennes depuis le 25 mars 2020. L’opposition avait entamé des négociations secrètes avec IBK : son maintien au pouvoir, mais en contrepartie les élections législatives devraient être annulées, Soumaïla CISSE étant pris en otage la veille du scrutin. L’entêtement de IBK ne fait qu’empirer la situation, compliquant ainsi la gestion de la crise malienne, avec des points de non-retour. Pour apaiser cette tension, devenue insurrectionnelle, il faudrait donc libérer immédiatement Soumaïla CISSE, devenu un otage du régime malien et punir ceux qui ont tiré sur des manifestants pacifiques. Cette répression, loin de calmer la situation a renforcé la désobéissance civile, plus déterminée que jamais. Au cœur de la tension ce système pourri ce sont les gaspillages de deniers publics et la corruption. Ainsi les fils et le père sont accusés de détournement de deniers publics évalués à plusieurs milliards d'euros. L'aide massive internationale s'est volatilisée. Le président malien IBK reconnaît avoir acheté un avion présidentiel à 30 millions d'euros, non budgété. En raison de cette dépense somptuaire, pour un pays pauvre et en guerre, les instances internationales, comme le FMI, ont coupé les vivres. Outre la tension politique, avec la désobéissance civile ainsi que le kidnapping de Soumaïla CISSE, le Mali est donc menacé de cessation de paiement. La gestion de cette crise, appelant une négociation, aussi bien par IBK que les Occidentaux, est calamiteuse. En raison de la répression, il faudrait s’attendre au pire. En effet, en dépit de cette mobilisation populaire, ainsi que de la condamnation du gaspillage des deniers publics de cet Etat pauvre, l’Ambassade des Etats-Unis à Bamako ose écrire «tout changement extraconstitutionnel est hors de question».

 

Il va falloir quand même négocier, pour sortir du bunker, dans lequel s’est enfermé IKB. La France ne voit la situation malienne qu’à travers le terrorisme et l’Opération Barkane, qui, pour l’instant bien coûteuse, n’a rien résolu. Les Maliens sont confrontés, chaque jour, à des règlements de compte, à des assassinats, l’insécurité s’est généralisée à tout le pays. Rien que le vendredi 24 juillet 2020, au moins 25 gendarmes maliens sont morts dans un traquenard. Dans le reste du pays des civils meurent chaque jour, dans l'indifférence presque générale. On ne parle que de la mort, sans doute tragique, de soldats français.

 

Par conséquent, il y a le feu au lac ; il ne faudrait donc pas que ces tensions se propagent dans d’autres Etats africains faibles comme le Burkina Faso et le Niger, avec son uranium, utile pour les centrales nucléaires françaises. Pourtant le peuple malien souffre en raison de ce régime de plus en plus répressif. Les pays africains, riches de leurs matières premières, de leur jeunesse et de leur culture, ne sont pas pauvres, mais mal gérés par des bourgeoisies nationales sans conscience sociale. Le Mali fait deux et demi la superficie de la France, pour 18 millions d'habitants seulement, avec un sol notamment au Nord, riche de matières premières, et tant convoité depuis la chute de Modibo KEITA. IBK, dans son entêtement, soutenu en cela par la France, agite le chiffon rouge : l’Iman DICKO veut installer un régime islamiste au Mali.

 

La France, défendant son pré-carré, réclame le maintien au pouvoir de IBK est sans doute tire les ficelles des négociations à la CEDEAO : «La France reste préoccupée par le retard pris dans la mise en œuvre des recommandations déjà émises. Celles-ci offrent les voies pour sortir de la crise que connaît le pays depuis de nombreuses semaines, pour rétablir la légitimité des institutions mises en cause, la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale, et répondre aux demandes de l’opposition et la société civile, dans le strict respect de la Constitution» dit un communiqué du Quai d’Orsay en date du 27 juillet 2020. Pourtant, l’Iman Mahmoud DICKO, un religieux, n’est pas le principal artisan de cette Révolution, mais un collectif : le groupe M 5 (Choguel MAIGA, Mountaga TALL, Issaga Kaou DJIME et Ben Le Cerveau). Par ailleurs, pour les opposants réunis dans le mouvement M 5 – RFP, l’analyse de la France ramenant la crise malienne uniquement à des questions de terrorisme et de fondamentalisme religieux, et non à la mauvaise gouvernance d’IBK est un peu courte et tronquée. En effet, pour les opposants ces «insinuations tentent de diluer les revendications populaires républicaines en brandissant l’épouvantail terroriste-islamiste et divertir le Peuple malien qui a, depuis des siècles, opté pour la tolérance religieuse, l’islam choisi et la laïcité» disent-ils.

 

Au lieu de ramener les questions africaines au terrorisme et à l’Islamisme, l’enjeu posé par le Groupe M 5 RFP paraît légitime : Les Africains veulent, comme tout le monde, vivre dignement et décemment. Cette revendication juste, au lieu d’être méprisée, devrait être accueillie, avec attention et considération, dans les toutes les négociations. Dans la situation de Chaos où se trouve le Mali, et pour cette politique de terre brûlée, IBK risque de finir, tragiquement, comme Mouammar KADHAFI, ce qu’on ne souhaite pas, naturellement. En effet, bien des régimes monarchiques et dynastiques, se croyant indéboulonnables, sont, finalement, tombés, dans la honte et le déshonneur, en Afrique : BEN ALI en Tunisie, Hosni MOUBARACK en Egypte, Omar EL-BACHIR au Soudan, Abdelaziz BOUTEFLIKA en Algérie, Robert MUGAGBE au Zimbabwe, Yaya JAMEH en Gambie, Joxe Maria VAZ en Guinée-Bissau, Blaise COMPAORE au Burkina Faso. Il existe encore des poches de résistance : Paul BIYA au Cameroun, le clan EYADEMA au Togo, la tribu des BONGO au Gabon, Idriss DEBY au Tchad, Teodoro OBIANG NGUEMA en Guinée Equatoriale, Alpha CONDE en Guinée Conakry. La Vérité finira toujours par vaincre le mensonge. Solidarité avec le peuple malien ! Une situation à suivre attentivement.

 

Paris, le 28 juillet 2020 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

 


 

«Le Mali dans l’impasse : vers le Chaos ou la chute d’IBK» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 12:47

«Arrestation de tous les opposants maliens, mais la désobéissance civile continue et se radicalise» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Le vendredi 10 juillet 2020, alors que les manifestations sont restées jusqu’ici pacifiques, le président malien, Ibrahima Boubacar KEITA (IBK), devant leur ampleur et détermination, refuse tout dialogue. IBK a choisi la répression, la brutalité et le meurtre : 11 manifestants ont été tués, plus de 100 blessés graves et tous les leaders de l'opposition malienne, dont Choguel Kokalla MAIGA, ont été arrêtés le 12 juillet 2020.

Le groupe M. 5 manifeste depuis le 5 juin 2020, pour notamment exiger le départ de Ibrahima Boubacar KEITA, le président malien. L’opposition réclame aussi la libération de Soumaïla CISSE et 6 membres de sa délégation, enlevés par les forces armées maliennes depuis le 25 mars 2020.

L’opposition avait entamé des négociations secrètes avec IBK : son maintien au pouvoir, mais en contrepartie les élections législatives devraient être annulées, Soumaïla CISSE étant pris en otage la veille du scrutin. L’entêtement de IBK ne fait qu’empirer la situation. Pour apaiser cette tension, devenue insurrectionnelle, il faudrait donc libérer immédiatement tous ces opposants, dont Choguel MAIGA et Soumaïla CISSE, devenus des otages du régime malien.

Ces arrestations loin de calmer la situation ont renforcé la désobéissance civile plus déterminée que jamais.

Au cœur de la tension ce système pourri ce sont les gaspillages de deniers publics et la corruption. Ainsi les fils et le père sont accusés de détournement de deniers publics évalués à plusieurs milliards d'euros. L'aide massive internationale s'est volatilisée. Le président malien IBK reconnaît avoir acheté un avion présidentiel à 30 millions d'euros, non budgété. En raison de cette dépense somptuaire, pour un pays pauvre et en guerre, les instances internationales, comme le FMI, ont coupé les vivres. Outre la tension politique, avec la désobéissance civile ainsi que l'arrestation de tous les opposants, le Mali est donc menacé de cessation de paiement.

La gestion de cette crise, appelant une négociation, aussi bien par IBK que les Occidentaux, est désastreuse. En raison de la répression, il faudrait s’attendre au pire. En effet, en dépit de cette mobilisation populaire, du refus d’IBK d’accepter la médiation de la CEDEAO, ainsi que de la condamnation du gaspillage des deniers publics de cet Etat pauvre, l’Ambassade des Etats-Unis à Bamako ose écrire «tout changement extraconstitutionnel est hors de question». Il va falloir quand même négocier, pour sortir du bunker, dans lequel s’est enfermé IKB. La France ne voit la situation malienne qu’à travers le terrorisme et l’Opération Barkane, qui, pour l’instant bien coûteuse, n’a rien résolu. Mahmoud DICKO, un religieux, n’est pas le principal de cette Révolution, mais le groupe M 5 (Choguel MAIGA, Mountaga TALL, Issaga Kaou DJIME et Ben Le Cerveau, tous arrêtés). Il ne faudrait pas non plus que ces tensions se propagent dans d’autres Etats africains faibles comme le Burkina Faso et le Niger, avec son uranium, utile pour les centrales nucléaires françaises.

Pourtant le peuple malien souffre en raison de ce régime de plus en plus répressif. Pour cette politique de terre brûlée, IBK risque de finir comme KADHAFI, ce qu’on ne souhaite pas, naturellement.

Solidarité avec le peuple malien !

Une situation à suivre attentivement.

Paris le 12 juillet 2020 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 


 

«Arrestation de tous les opposants maliens, mais la désobéissance civile continue» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 12:05

La désobéissance civile menée par l’opposition au Mali est passée à un autre stade, la situation devenue incontrôlable, fait de ce pays une poudrière de la sous-région. Il est grand temps que le président malien, Ibrahima Boubacar KEITA, qui n’a pas entendu les médiateurs de la sous-région, se rende compte de l’impasse dans laquelle il se trouve maintenant.

Depuis le 5 juin 2020 l'opposition unie et rassemblant les forces vives de la nation malienne réclame le départ du président Ibrahima Boubacar KEITA (IBK) et la libération de l'opposant Soumaila CISSE. L'opposition s'est engagée dans une dynamique de désobéissance civile, de façon très pacifique. La manifestation du vendredi 10 juin a été réprimée par le gouvernement de IBK, au moins un mort, et plusieurs blessés. En raison de ces violences gouvernementales, l’opposition a toujours manifesté, pacifiquement, du coup l'assemblée nationale du Mali a été vandalisée et la radio-télévision malienne est sous le contrôle des opposants. Les opposants ont diffusé des images saisissantes qui font état d’une situation insurrectionnelle. IBK, le président malien, s'est réfugié dans son bunker.

Pourtant ce que réclame l'opposition et notamment Choguel Kokalla MAIGA n'est pas inaccessible : l'unité du Mali, dans la paix et la concorde, que les forces françaises neutralisent les terroristes et redonnent au malien la souveraineté sur leur pays.

Je viens d'apprendre que les dirigeants de l'opposition ont été arrêtés et leurs téléphones confisqués. La terreur s’intensifie sur les opposants qu’il est urgent de libérer, sans délai. 

Au Mali, Etat d'une richesse culturelle inestimable, mais faible, pauvre et désorganisé par le terrorisme, il s'y ajoute ce que l'opposition nomme l'incurie du président Ibrahima Boubacar KEITA. Les opposants, menant déjà des actions de désobéissance civile, ont appelé à une grande manifestation, pour le vendredi 5 juin 2020, à 14 heures. Il est reproché au président Ibrahima Boubacar KEITA, notamment d'avoir organisé :

- des élections législatives en pleine pandémie ;

- un fonctionnement d'institutions aux ordres dans lequel l'État est patrimonialisé et la démocratie vidée de tout sens ; En particulier l'assemblée nationale est dirigée par des personnes incultes et analphabètes et les votes obtenus par achat de conscience.

Par ailleurs, pour les législatives, le juge électoral a légitimé, par des calculs savants, à quelques centaines de voix près, la victoire de la majorité, là où elle avait été vaincue. Les fonds obtenus pour réarmer l'armée malienne, seraient mal gérés. Les quelques avions achetés ne fonctionnent pas.

- probablement, et ce serait une forfaiture, la disparition d'un des principaux opposants en pleine campagne des législatives, M. Soumaila CISSE. Le gouvernement s'était engagé à le protéger ; ce qui s'est avéré inexact. Aussi l'opposition demande :

- la démission du président Ibrahima Boubacar KEITA, pour les manquements graves à ses devoirs ;

- la libération immédiate de l'opposant M. Soumaila CISSE, de Choguel Kollala MAIGA et de tous les autres opposants, devenus otages politiques du régime et d’engager des négociations sérieuses.

Dans son discours du 5 juin 2020, Choguel Kollala MAIGA estime que le président IBK, devenu introuvable, doit démissionner, sans délai. Depuis qu’il a été élu président, en 2013, comme un chauffard, c’est catastrophe sur catastrophe. Quand un chauffeur a commis beaucoup d’accidents, il faut lui retirer son permis de conduire.

Le Mali est entouré d'Etats fragiles comme le Burkina Faso et le Niger. Cette révolution malienne pourrait donc faire tache d'huile dans la sous-région.

Avec la séquestration de tous les opposants (Soumaïla CISSE et Choguel Kollala MAIGA) la situation est explosive ; le traitement de la situation au Mali nécessite retour au dialogue, et non la confrontation et la  répression des opposants. 

Paris, le 11 juin 2020 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Mali : une situation insurrectionnelle» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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