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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 20:26
Barack OBAMA et la 1ère partie de ses mémoires : une Terre Promise (Promise Land)
Barack OBAMA, prix Nobel de la paix, dans une interview accordée à François BUSNEL, de France 2, parle de ses mémoires, un récit intime et introspectif, d’un militant associatif devenu premier président noir des Etats-Unis. Homme habité par l'espoir et l'espérance, président très cultivé, Barack OBAMA porte un regard et une appréciation extraordinaires sur l'Amérique et le monde. Le leadership peut être charismatique ou bureaucratique. Quand on est au pouvoir, à un niveau de responsabilité, il peut y avoir un décalage entre le cérémoniel et ce qu’on est vraiment, sa vraie personnalité. Le danger, c’est qu’on devienne hors sol, et on finit par croire au cérémoniel, et en oubliant que si on est au pouvoir, c’est grâce aux électeurs.
Barack OBAMA, en président amoureux des belles lettres, la littérature «l’a aidé à gouverner». Grand lecteur et admirateur de Toni MORRISON : «j'ai eu un grand privilège de fréquenter Toni Morrison. L’un des avantages d'être président, c’est de rencontrer des personnes que vous avez idolâtrées». C’est en lisant certains de ses livres, comme «Le chant de Salomon», «Sula» ou «L'œil le plus beau», que Barack OBAMA a perfectionné la qualité de son expression écrite. Toni MORRISON «est quelqu'un qui m'a appris à écrire. Je n’ai pas suivi de cours d’écriture créative ni appris à écrire de manière formelle. J'ai appris par la lecture et ses livres qui étaient une université où apprendre à s’exprimer et à décrire de belle façon les questions humaines les plus fondamentales. Peut-être que j'ai apporté des aspects d’une sensibilité littéraire à la présidence» dit-il.
Après ces années terribles de Donald TRUMP avec ses théories complotistes, son profond mépris de la différence, la démocratie américaine a vacillé. L’arrivée de Donald TRUMP au pouvoir est dû au sentiment de déclassement des petits Blancs : «J'avais une assez bonne réputation auprès du peuple américain (...). Mais ce qui était clair, c'était les divisions dues aux réactions de la mondialisation, le fait que les habitants des zones urbaines avaient mieux réussi économiquement et qu'ils avaient adopté un point de vue plus cosmopolite, qu'ils acceptaient et encourageaient la diversité. Tout cela a laissé à beaucoup de gens qui vivent dans les zones rurales, le sentiment d'avoir perdu leur statut» dit-il. Certains médias ont joué sur ces divisions et Donald TRUMP l’a exploité : «Je pense que les médias de droite ont attisé tous ces ressentiments et ont encouragé les gens à penser, d'une certaine manière, que l'Amérique dont ils se souvenaient n'existait plus. Et ça, c'est très puissant. Le politique (...) ce n'est pas seulement une question matérielle. C'est souvent une question d'histoires concurrentes pour dire qui nous sommes, ce que signifie notre vie, notre identité. La majorité des Américains a adopté l'histoire que je leur ai racontée, mais un grand nombre ne l'a pas fait et Donald Trump a certainement reflété cela» dit-il.
Le pays est profondément divisé, plus que jamais. «Je crois que les résultats de cette élection sont un nouveau départ. Comme je l’explique dans le livre, le pays est réellement divisé. C’était le cas avant Donald Trump, mais cela s’est sans doute accéléré sous sa présidence» dit-il. La victoire du ticket BIDEN-HARRIS, aux présidentielles du 3 novembre 2020, a remis les choses à l'endroit ; c’est le retour à une certaine normalité, c’est «un retour à certaines normes (...) essentielles à la démocratie». Joe BIDEN est un «homme décent, honnête et loyal». En cette année 2020, l’affaire George FLOYD ayant secoué le monde entier, est un puissante réprobation de ce racisme institutionnel et systémique et un appel à plus de Justice, de Solidarité et de Fraternité. «On ne peut pas résoudre un problème en prétendant qu'il n'existe pas (...). Un des débats qui fait rage en Amérique, c'est : comment peut-on surmonter notre fossé racial ? L'esclavage, la ségrégation... On ne peut pas prétendre que ça n'a jamais existé, parce que ça continue à avoir une énorme influence aujourd'hui. Nous sommes en pleine pandémie, et les taux de mortalité sont nettement plus élevés chez les Noirs et les gens de couleur. Tout ça remonte au passé» dit Barack OBAMA. Il faudrait sortir du déni permanent ou du ressentiment : «fouiller ce passé, pour le regarder d'une manière honnête. C'est ce regard honnête, qui permettra d'assumer ce passé et de s'en libérer, comme l'Allemagne a dû regarder de près son passé nazi ou l'Afrique du Sud ; ce qui s'est passé pendant l'apartheid. "Les Etats-Unis d'Amérique doivent travailler davantage ces questions (...). Nous avons tous la responsabilité d'aller de l'avant sur un chemin meilleur que celui du passé» précise-t-il. Chacun de nous a une responsabilité : contribuer à rendre le monde habitable et meilleur. Il faudrait que les jeunes, eux aussi, prennent la parole et s’expriment. Chaque citoyen devrait quitter le statut de spectateur pour se rendre utile à lui-même et à la société, pour le Bien commun. Il faudrait pouvoir regarder l’autre en le reconnaissant dans son humanité.
Barack OBAMA est partisan du multilatéralisme, de relations étroites avec l’Europe. Donald TRUMP a affaibli la relation avec le vieux continent. Il brosse le portrait de différentes personnalités. Ainsi, le président Nicolas SARKOZY est décrit un personnage constamment en mouvement, avec une grande énergie. Il aimait qu’on fasse attention à lui. Mais Nicolas SARKOZY, ce sont des «emportements émotifs et les discussions avec lui, étaient tour à tour amusantes et exaspérantes, ses mains bougeaient en mouvement perpétuel, sa poitrine bombée, comme celle d’un coq nain. Ce qui faisait défaut à Sarkozy en matière de cohérence idéologique, il le compensait par l'audace, le charme et une énergie frénétique. Dès lors qu'il s'agissait de stratégie politique, [il] n'hésitait pas à faire de grands écarts, souvent poussé par les gros titres ou l'opportunisme politique» écrit OBAMA. Il a de l’estime et de la considération pour la chancelière allemande, Angela MERKEL, en dépit de son tempérament conservateur «Je la trouvais sérieuse, honnête, intellectuellement exigeante et instinctivement bienveillante. C’est une politicienne aguerrie qui connaissait bien ses électeurs» écrit-il.
Une gratitude et reconnaissance infinie à France 2, après son documentaire sur la colonisation, d'avoir donné la parole à Barack OBAMA, un homme dont l'action, après le mandat calamiteux de Donald TRUMP, permis par le précédent qu'il avait créé à Kamala HARRIS d'entrer dans l'Histoire. Quand, il y a de cela 40 ans, un homme exceptionnel, François MITTERRAND, avait libéré les ondes, je m'étais extasié, sans retenue. «L'ORTF, c'est la voix de la France» disaient ces gaullistes conservateurs qui avaient brimé le pluralisme et la liberté. Et puis vinrent les télévisions de BERLUSCONI et tous ces spectacles affligeants pour l'entendement humain.
De nos jours certains médias attisent le poison de la haine et de la division. Le pouvoir médiatique préfère le bruit, la puissance de l’image, au détriment du débat de fond et de l’empathie. Le pluralisme médiatique, quand il est confisqué par quelques grands groupes financiers, est devenu une insulte grave à la démocratie. Comme quoi, le service public, quand il quitte la logique de l'audimat et de la rentabilité, peut réaliser de grandes et belles choses, afin de restaurer la bonne image de cette extraordinaire France que nous chérissons, et la seule : celle de la République.
Indications bibliographiques
OBAMA (Barack), Terre promise, Paris, Fayard, 2020, 848 pages, prix 32 € ;
OBAMA (Barack), Les rêves de mon père, traduction Danièle Darneau, Paris, Points, 2018, 550 pages ;
OBAMA (Barack), L’audace d’espérer, une nouvelle conception de la politique américaine, Presses de la Cité, 2007, 368 pages.
Paris le 17 novembre 2020 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 20:15
Contre les dictatures du tiers-monde et ailleurs. Pour l’éloge de la Souveraineté, de la Liberté et de la Dignité humaine
Un des points communs entre l’Afrique et l’Amérique latine est que ces deux blocs ont tous subi colonisations et indépendances, et sont profondément marqués des régimes dictatoriaux, monarchiques et dynastiques.
L’Afrique c’est l’indépendance dans la dépendance, à travers un système politique mis en place par Charles de GAULLE, appelée la Françafrique. Les pays africains sont devenus par un système vassalité des provinces françaises. Dans des pays comme le Gabon, le Cameroun, le Togo, le Tchad un système de patrimonialisation du pouvoir a été mis en place. René DUMONT avait donc raison d’écrire que l’Afrique est «Mal partie». En dépit du multipartisme, devant la fin de la guerre froide, les Constitutions sont tripatouillées, pour se maintenir abusivement au pouvoir, comme ce fut le cas récemment en Guinée et en Côte-d’Ivoire. Au Mali, le soulèvement populaire, a été confisqué par une junte militaire, elle-même vite récupérée par la Françafrique.
Les régimes militaires en Amérique sont nés avec la «doctrine Monroe» pendant la guerre froide afin d’éviter la contagion du cas de Cuba, un pays encore communiste. Francis Fukuyama, philosophe et économiste américain, indiquait dans son ouvrage «La fin de l’histoire et le dernier homme» que la fin de la guerre froide marquait le triomphe idéologique de la démocratie, et du libéralisme sur les autres idéologies politiques. Ce triomphe signifiait que, tôt ou tard, l’ensemble des nations convergerait vers un idéal démocratique. Or, aujourd’hui, force est de constater qu’il demeure de nombreux pays en dictature dont l’existence perdure, notamment en Amérique Latine et en Afrique. On appelle dictatures les régimes politiques autoritaires, très souvent illégitimes, qui s’installent et/ou se maintiennent par la force. Une dictature est un «régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire »  suivant le «Larousse». De tels régimes arrivent à fermer leur pays à toute influence étrangère, et à maintenir une mainmise constante sur la population, par une propagande intense et une censure de l’information.
Plusieurs pays d'Amérique latine comme le Brésil, le Chile ou l’Argentine ont été touchés par la dictature, et le Brésil a renoué avec ses vieux démons. Ces régimes dictatoriaux ont souvent adopté des politiques culturelles ou des alliances militaires dont le but était de les soutenir et les légitimer idéologiquement.
Pourtant, et défaut de pouvoir opposer une résistance culturelle dans leur pays, avec la censure, c’est curieusement, en France que cette littérature a vu le jour. Il appartient aux Africains eux-mêmes de prendre en charge leur destin. «Et j’ai pendant longtemps idéalisé mon pays. Il a fallu que je revienne au Cameroun, que j’y vive, pour découvrir l’autre vision de l’Afrique. (…). C’était un peu la Case de l’oncle Tom : le bon Noir opprimé par le méchant Blanc, puisque pour nous, même les chefs d’Etat postcoloniaux étaient des marionnettes des Blancs. Donc la situation coloniale et esclavagiste continuait. Et c’est lorsque je suis retourné en Afrique, que je me suis aperçu que nous sommes pour moitié responsables de nos malheurs» dit BETI, auteur de «Mains basses sur le Cameroun». En effet, l’opposition est muselée et bâillonnée au Cameroun et les forces vives du pays sont contraintes à l’exil.
L’écrivain, ivoirien, Ahmadou KOUROUMA, qui a vécu au Togo, avait décrit le régime dictatorial de la dynastie EYADEMA, dit Koyaga, dans son roman, «En attendant les bêtes sauvages», qui avait assassiné le président Sylvanus OLYMPIO. «Le répondeur est le diseur de vérité. Dans les prisons de Bokassa, les choses se passaient comme dans mon roman. Le personnage du colonel Otto Sacher a bel et bien existé. Les comportements des dictateurs africains sont tels que les gens ne les croient pas ; ils pensent que c’est de la fiction. Leurs comportements dépassent en effet souvent l’imagination. Les dictateurs africains se comportent dans la réalité comme dans mon roman. Nombre de faits et d’événements que je rapporte sont vrais. Mais ils sont tellement impensables que les lecteurs les prennent pour des inventions romanesques. C’est terrible ! Cela fait partie de l’art de gouverner de ces dictateurs de mélanger le vrai et le faux, de ne pas dire ce qu’on fait, de dire ce qu’on ne fait pas» écrit KOUROUMA. Dans «En attendant les bêtes sauvages», le statut de chasseur occupe une place très importante Chasseur de bêtes sauvages, il se meut en tueur d’hommes. Ici, l’homme apparaît plus cruel que la bête sauvage. En fin de compte, l’homme n’est pas un loup pour l’homme, mais bel et bien un homme pour l’homme. C’est un être monstrueux qui se révèle capable d’éliminer physiquement ses semblables par jouissance, pour en tirer un plaisir morbide, et non pas seulement pour survivre ou se défendre. «Lorsque le chasseur tue un fauve, il lui arrache les parties génitales pour les lui enfoncer dans la gueule. Par analogie, quand Koyaga tue ou assassine des hommes, il les émascule et leur enfouit le sexe dans la bouche. Parce que cela permet de neutraliser la force vengeresse des fauves, ou des hommes, tués. En leur mettant la queue ou le sexe dans la bouche, cette force est enfermée et elle tourne en rond. C’est cela la logique des chasseurs et de Koyaga», écrit KOUROUMA.
VARGAS LLOSA, à travers un roman «La fête au bouc» a bien décrit les mécanismes de la dictature en Amérique Latine. En 1961, le 30 mai, jour de la Fête au Bouc, Rafaël Leonidas Trujillo Molina qui, depuis 1930, maintenait Saint-Domingue dans un régime de terreur et d'esclavage, était abattu dans sa voiture par des conjurés postés au bord de la route qu'il avait coutume d'emprunter. Une répression terrible s'ensuivit. Le pays, loin de se libérer et de s'acheminer vers la démocratie, continua de s'enfoncer dans la décadence et la corruption. C'est par le biais d'un personnage imaginaire, qui ouvre et referme le roman, que s'opère cette reconstitution. Fille d'un sénateur qui fut l'un des suppôts de Trujillo avant de tomber en disgrâce, Urania Cabral a fui, adolescente, Saint-Domingue pour les États-Unis où elle a fait sa vie. Trente-cinq ans après, cette avocate revient sur son île natale pour y revoir son père, devenu invalide et aphasique et replonge dans les souvenirs de son enfance ; jeune elle avait subi des sévices sexuelles du dictateur.
Avant Mario VARGAS LLOSA, les plus grands écrivains sud-américains, de García Márquez à Asturias, en passant par Roa Bastos, avaient osé prendre pour sujet cette malédiction qui n’est pas propre à ce continent, qu'est la dictature. C’est un tout un système de lâcheté, de peur, de traitrise, d’ingratitude, d’endoctrinement, d’isolation ; de destruction du système social qui finit par broyer tous, et organiser un système de castration des vives de la Nation.
Comment donc s’en sortir ?
Une redoutable question. Antonio GRAMSCI, dans ses «cahiers de prison», invitait à travailler sur «l’hégémonie culturelle». Une des forces de la dictature, c’est d’isoler et instrumentaliser ; vous finissez par ne plus croire en vous-même. La victoire des idées est le meilleur chemin pour la conquête du pouvoir. «C’est toujours le bon moment de faire ce qui est juste» disait Martin Luther KING. Comme le dirait Ahmadou KOUROUMA, «Quand on refuse, on dit NON».
Le Mahatma GANDHI, Martin Luther KING et Nelson MANDELA l’ont rappelé, un peuple calme et déterminé, finira toujours par vaincre l’Injustice. Il y a naturellement un prix à payer. «Si un homme n’a pas trouvé quelque chose qui vaut qu’on lui sacrifie la vie, il ne mérite pas de vivre. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce en quoi il croit. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour la justice. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce qui est vrai», dit Martin Luther KING. En  Tunisie, en Algérie, au Zimbabwe et au Soudan des régimes monarchiques et dynastiques, se croyant invincibles, sont tombés.
Les pays occidentaux, si sûrs d’eux-mêmes, ne sont pas à l’abri d’une dictature. Déjà, au XXème siècle diverses dictatures avaient déjà secoué le vieux continent celles de Hitler, en Allemagne, le Maréchal PETAIN en France, Salazar au Portugal, Franco en Espagne et Mussolini en Italie. «L’accession de Hitler au pouvoir fut légale selon la règle majoritaire, et ni lui ni Staline n’auraient pu maintenir leur autorité sur de vastes populations, survivre à de nombreuses crises intérieures ou extérieures et braver les dangers multiples d’implacables luttes internes au parti, s’ils n’avaient bénéficié de la confiance des masses», écrit Hannah ARENDT.
De nos jours, on contemple, avec effroi que depuis 4 années, l’Amérique est dirigée par Donald TRUMP, un fou, un iconoclaste, un grand menteur, un islamophobe, un suprémaciste et un adversaire résolu de la démocratie. En Italie, en Grande-Bretagne et en Hongrie des régimes populistes ont triomphé. Personne ne songe, ou n’ose secouer Vladimir PUTIN, en Russie.
En France, la lepénisation des esprits a contaminé une bonne partie des Républicains, et ce projet de loi, de la Macronie sur le séparatisme, rebaptisé «Loi sur la sécurité globale» est d’inspiration vichyste, négrophobe et islamophobe. «Rien n’est plus dangereux que d’arrêter de penser. Le danger consiste en ce que nous devenions de véritables habitants du désert et que nous nous sentions bien chez lui» écrit Hannah ARENDT qui estimait que l’Occident peut basculer dans la dictature. George ORWELL, dans son livre 1984, ne s’adressait pas seulement qu’aux dictatures communistes. Le monde prétendument «libre» n’est pas à l’abri d’une dictature «Big Brother is watching you !».
Donald TRUMP, le 20 janvier 2021, finira par partir dans la honte et le déshonneur. D’autres également en 2022 lui emboiteront le pas. «Même la nuit la plus sombre prendra fin. Et le soleil se lévera» dit Victor HUGO.
Indications bibliographiques sommaires.
ARENDT (Hannah), L’impérialisme, les origines du totalitarisme, traduit par Martine Leiris, révisé par Hélène Frappat, Paris, Seuil, 2010, 384 pages ;
ARENDT (Hannah), Les origines du totalitarisme : Eichmann à Jérusalem, Paris, Gallimard, 2002, 1615 pages ;
ARENDT (Hannah), Les origines du totalitarisme : le système totalitaire, traduit par Jean-Loup Bourget, Robert Davreu et Patrick Lévy, révisé par Hélène Frappat, Paris, Seuil, 384 pages ;
BEJJANI (Gérard), «La fête au bouc de Mario Vargas Llosa», L’Orient Littéraire, avril 2020, n°166 ;
BETI (Mongo), Main basse sur le Cameroun : autopsie d’une décolonisation, Paris, La François Maspero, 1972 et La Découverte 2003, 269 pages ;
BORGES (José, Luis), Fictions, Louis Gallois, Paris, Gallimard, 1944 et 2014, 214 pages ;
CHAO (Ramon), «La fête au bouc, un roman de Mario Vargas Llosa. Tyrans et despotes dans la littérature latino-américaine», Le Monde diplomatique, mai 2002, pages 32-33 ;
CHEVALIER (François), SAINT-GEOURS (Yves), L’Amérique latine, de l’indépendance à nos jours, Paris, PUF, Clio, 1993, 724 pages ;
GINHUT (Thierry), «Mario Vargas Llosa, romancier des libertés», Revue des Deux Mondes, juillet-août 2003, pages 174-178 ;
KOUROUMA (Ahmadou), En attendant les bêtes sauvages, Paris, Seuil, 1998, 357 pages ;
KOUROUMA (Ahmadou), Les soleils des indépendances, Paris, Seuil, 1970, 198 pages ;
KOUROUMA (Ahmadou), Monné, outrages et défis, Paris, Seuil, 1990, 286 pages ;
KOUROUMA (Ahmadou), Quand on refuse on dit non, Paris, Seuil, 2004, 164 pages ;
LEFORT (Daniel), «Mario Vargas Llosa, de la «Fête» au «Paradis» : fictions de l’histoire et pouvoirs de l’écrivain», Esprit, n°299, novembre 2003, pages 65-75 ;
LILA (Mark), LE BIHAN (Frédéric), «Le nouvel âge de la tyrannie», Esprit, n°291, janvier 2003, pages 110-118 ;
ORWELL (George), 1984, traduction de Jean Queval, Virginie Manouguian éditrice scientifique, Paris, Belin, Gallimard, 2016, 191 pages ;
QUEMENEUR (Tramor), «L’Amérique latine entre dépendances et dictatures, rappels historiques», L’école des lettres, 2014-15, n°1, pages 69-74 ;
ROUQUIER (Alain), A l’ombre des dictatures. La démocratie en Amérique latine, Paris, Albin Michel, 2010, 379 pages ;
VARGAS LLOSA (Mario), La fête au bouc (La Fiesta del Chivo), traduction de l’espagnol du Pérou, par Albert Bensoussan, Paris, Gallimard, 2002, collection du monde entier, 608 pages ;
ZUMBIEHL (François), «La fête au bouc, anatomie littéraire d’une dictature bananière», Critique 2017, vol 5, n°840, pages 414-422.
Paris, le 22 novembre 2020, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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