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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 21:49

«Les Buttes-Chaumont lavaient en nous un mirage commun sur lequel nous sentions tous trois la même prise. Toute la noirceur se dissipait, sous un espoir immense et naïf. Enfin, devant nous s’ouvrait une chasse miraculeuse, un terrain d’expériences où il n’était pas possible que nous n’eussions mille surprises, et qui sait ? Une grande révélation qui transformait la vie et  le destin» écrit Louis ARAGON dans «Le paysan de Paris». Comme un paysan ouvrant de grands yeux, ARAGON nous apprend à voir Paris d'un regard neuf, dans une démarche surréaliste et poétique. L’extrait sur  «Le Sentiment de la nature aux Buttes-Chaumont» donne l'éveil à «la lumière moderne de l'insolite». Inauguré le 13 avril 1867, le Parc des Buttes-Chaumont a célébré, en 2017, ses 150 ans. Dans les dernières années du Second Empire, l'empereur Napoléon III (1808-1873) qui connaissait de nombreux jardins, dont Hyde Park, prend Londres en exemple et veut aérer la capitale. C’est l’époque aussi des grandes expositions universelles, Napoléon III voulait éblouir le monde. Pour l’acquisition des terrains, il est décidé, par une loi du 16 juin 1859, que Paris composé de 12 arrondissements, annexera notamment la commune de Belleville. Ce parc des Buttes-Chaumont de 25 hectares fait suite à l’acquisition d’un terrain en 1863 et Napoléon III décide d’y créer le grand parc de l’Est parisien. Napoléon III, un roi bâtisseur, a légué de nombreux parcs et bois à la ville de Paris (Jardin d’Acclimatation, Monceau, Montsouris, Ranelagh, Bois de Boulogne, Vincennes, etc.). La ville de Paris achète les terrains en 1862. Les travaux, commencés en 1864 se sont achevés en 1867, année de l’Exposition universelle, ont coûté 3 422 620,30 Francs.

Le parc des Buttes-Chaumont apparaît comme un lieu toujours un peu paradoxal, tenant au double visage d’espace naturel et de performance technologique que présente cette réalisation sans équivalent parmi les autres parcs et jardins créés sous le Second Empire par le Baron Georges Eugène HAUSSMANN (1809-1891) et ses ingénieurs. Mais cette impression de naturel repose sur un socle de techniques de génie civil et de construction. Les Buttes-Chaumont ont été rendues possibles par des procédés de stabilisation et des remblais qui ne doivent pas grand-chose à la nature. Toutes les eaux du parc sont artificielles, à commencer par la cascade et le lac. Avec un pont en maçonnerie, une passerelle suspendue et un pont métallique, le parc décline les principaux types d’ouvrage d’art qui existaient à l’époque de son établissement. Par-dessus tout, le ciment et le béton armé y sont présents sous toutes les formes : radier de fondation, parois artificielles, jardinières, rocaillages, emmarchements et garde-corps. Jean DARCEL (1823-1906), est en charge de la falaise, la grotte et les cascades. Le béton y est partout. Visible tout d'abord dans la grotte avec ses fausses stalactites (dont le mur du fond cache l'entrée de la carrière souterraine), mais aussi dans la majorité des «rochers» Il est omniprésent dans tout le sous-sol pour consolider les carrières. Pour Jean DARCEL, un jardin est un relief travaillé au moyen de remblais et de déblais et animé par les eaux, un système de circulations, des plantations enfin ; il fonde l’art des jardins sur le génie civil, sur le remuement des terres, la maîtrise des eaux, la construction de chaussées, la réalisation d’ouvrages d’art. Un parc est une image idéalisée de la circulation des personnes pour leurs loisirs. Les 
meilleurs spécialistes s’attaquèrent à un projet
 d’une ambition folle : assainir la décharge ne fut qu’un épisode pénible du chantier. Eugène BELGRAND (1810-1878), qui s’était déjà distingué en concevant l’hydraulique du bois de Boulogne, trouva le moyen de pomper l’eau du canal Saint-Martin. L’architecte Gabriel DAVIOUD (1824-1881), se chargea quant à lui des charmantes maisons de garde, et posa au sommet de l’île le temple de la Sibylle, reproduction du temple de Vesta de Tivoli. Enfin, deux ponts furent édifiés pour permettre d’accéder à l’île, dont une passerelle suspendue qui à elle seule donne aux Buttes-Chaumont des airs de tropiques sauvages.

«Le parc apparaît aujourd’hui encore comme le produit d’une ambition démiurgique consistant à transformer un endroit des plus désolés en un jardin emblématique du nouveau Paris de Napoléon III et d’Haussmann» écrit Antoine PICON. Les anciennes carrières avec une histoire funeste et douloureuse, sont transformées en lieu agréable de promenade ; c’est une nature aride, repoussante, qui est domestiquée et mise en spectacle. George SAND, suggère de condamner leur caractère factice de la distinction entre le réel et le convenu, «entre l’art et la nature, un milieu nécessaire à la jouissance sédentaire du grand nombre» est nécessaire dit-elle. Ainsi, c’est à Jean-Pierre BARILLET-DESCHAMPS (1824-1873), assisté par Édouard ANDRE (1840-1911) alors au début de sa carrière, que l’on doit très probablement la détermination précise du tracé des allées, en plan mais surtout en profil, suivant le principe d’encaissement exposé dans les traités de l’époque, ainsi que le système des plantations. La prouesse des ingénieurs est d’avoir créé divers ouvrages tout en respectant l’équilibre naturel. On créa un lac artificiel alimenté par une cascade, celle de la grotte et deux «ruisseaux». L'eau provenait du canal de l'Ourcq et était refoulée vers un réservoir en demi-cercle situé au dessus de la rue Botzaris qui alimentait aussi les abattoirs de la Villette. Dés 1867 les ennuis commencent : il y a eu 9 fois des effondrements des galeries sous le lac et 4 fois des effondrements sous les pelouses. Le pont  Fessart (avenue du général St Martin)  doit être détruit  et reconstruit à l'aide d'un tablier métallique de récupération. L’alimentation de la cascade se rompt en 1869 et la grotte s'éboule en 1890.

I – L’Ancien Parc des Buttes-Chaumont : un lieu mal famé

Initialement, les Buttes-Chaumont, localisés entre les rues Crimée, Botzaris et Manin, n’étaient que de vastes espaces de terrains âpres, bossués, incultes, tachés de glaises vertes et de marnes blanchâtres, tout sillonnés de petits sentiers, et coupés de ravins et de fondrières vagues, incultes et occupés en partie par des réfugiés allemands. Le quartier quasiment inhabité comptait une guinguette. «Heureux les peuples qui n’ont pas d’histoire» a-t-on coutume de dire, les peuples oui, mais les Buttes-Chaumont, certainement pas. Les Buttes-Chaumont devinrent un lieu insalubre et malfamé, réservé à l’équarrissage, fut aussi une carrière de gypse depuis la Révolution, avant de devenir une décharge. L’origine du nom des Buttes-Chaumont a soulevé l’enthousiasme et l’imagination des chercheurs. Suivant certains, Buttes-Chaumont tirent leur nom de «Chauvemont» ou «Mons Calvus» en latin, en raison de l’aridité des terrains : «Leurs têtes blanchies, leurs épaules drapées d’un linceul  de chaux grisâtre les font ressembler à une troupe de fantômes échoués dans leurs courses échevelées au fond des vallons toujours verts et riants» écrit Amédée PONTHIEU. Pour le père LONG, les Buttes-Chaumont doivent leur dénomination à «Chauxmont», une montagne de chaux. On parle de l’existence d’une chapelle Saint-Chaumont, au milieu du VIIème siècle qui fut parrain de Clotaire III et évêque de Lyon. D’autres attribuent le nom du Parc à la famille Saint-Chaumont qui habitait les voisinages. Les Parisiens de jadis, ne pouvant tirer aucun profit de ces buttes stériles, les avaient utilisées en les peuplant de moulins à vent.

Quand on se promène paisiblement avec ravissement en début du XXIème siècle, on n’a pas conscience du drame et des atrocités qui se sont déroulés, dans le passé, au Buttes-Chaumont. Si ce rocher aride et les arbres centenaires des Buttes-Chaumont pouvaient raconter les horreurs dont ils étaient témoins, on en serait plus que bouleversé. «Les siècles révèlent leur esprit à la postérité par le caractère de leurs monuments et de leurs fondations. Pour ceux qui savent étudier la voix des événements dans le domaine des faits, quoi de plus attachant que les annales de ce nouveau parc des Buttes-Chaumont» écrit en 1867, Germaine BOUE. En effet, l’ancien parc des Buttes-Chaumont avait une très mauvaise réputation : «Vers le Nord de Paris, adossés aux plateaux où s’assied Belleville, il était autrefois des lieux âpres, affreux, où tout homme de bien n’osait jeter les yeux (…) Jamais aucun oiseau n’y construisit son nid. Le chant du rossignol jamais n’y retentit», écrit, en 1870, Marius REYNAUD dans son «Les Buttes-Chaumont ou Saint-Chaumont, les temps anciens, les temps modernes». REYNAUD précise encore : «Le hâve équarisseur, entouré de corbeaux, y dérobait leurs proies à de hideux tombeaux. Le soir vagabond, rebut de la grand’ville, dans de grands souterrains plaçait son domicile. Le voleur, à l’œil louche, y cachait ses larcins ; il y fraternisait avec les assassins». Les Buttes-Chaumont appartenaient bien à un quartier défavorisé : «Comparez ce quartier avec celui de la bourse, et mesurez la distance qui sépare d’aussi frappants contrastes ; là-bas la richesse, le luxe, tout ce que la ville renferme de plus gracieux, de plus séduisant, de plus animé ; ici, la misère, l’infection, la pourriture, la mort ; là-bas, Paris : ici, le résidu de Paris» écrit, en 1840, PERROT, dans ses impressions de Paris. Les carrières des Buttes-Chaumont servent de retraites nocturnes aux malfaiteurs, aux vagabonds, aux mendiants sans asile ; pendant l’été, ils y trouvent une fraîcheur agréable, en hiver, ils s’étendent sur les fours à plâtre. C’est un endroit, pendant longtemps infréquentable : «Malheur aux fillettes téméraires qui s’égareraient seulettes, le soir, sous ces délicates ramelles où des satures malins, hôtes invisibles de ces bosquets, viennent lutiner ces nymphes fugitives aux pâles rayons de la lune» écrit, en 1867, Amédée PONTHIEU dans ses «légendes du vieux Paris».  Cette image désastreuse du parc était encore perceptible au début du XXème siècle : «cette grande oasis dans un quartier populaire, zone louche ou règne un fameux jour d’assassinats, cette aire folle née dans la tête d’un architecte du conflit de Jean Jacques Rousseau et des conditions économiques de l’existence parisienne» écrit, en 1926, Louis ARAGON dans «Le paysan de Paris».

Dans son histoire lointaine, le parc des Buttes-Chaumont symbolise le moyen-âge, par ses tragiques et lugubres histoires, la Renaissance avec ses guerres civiles et le XIXème siècle où la société moderne triomphe sur le règne de la force brutale, l’oppression et l’égoïsme. En effet, le 24 novembre 885, les Normands qui ont envahi Paris et causé la ruine, s’étaient réfugiés dans les hauteurs de Belleville et de Montfaucon, emplacement actuel du parc des Buttes-Chaumont. Le comte Eudes (852-898), Comte de Paris, en dépit de la lâcheté de l’empereur carolingien Charles III le Gros, repousse l’attaque des Normands et deviendra  roi de France.

 «On sait que le parc des Buttes-Chaumont occupe l'emplacement du gibet légendaire de Montfaucon, de sa voirie et des carrières à plâtre voisines, jadis le repaire des pires bohèmes parisiens. On a eu l'idée d'utiliser la superficie profondément accidentée de  ce lieu ou tout était repoussant ou sinistre, en y établissant une promenade pittoresque» écrit Adolphe ALPHAND (1817-1891) dans «L’art des jardins». Au XIIIème, et à l’emplacement actuel des Buttes-Chaumont, se dressait le sinistre «gibet de Montfaucon» ; les dessous de ce lugubre édifice étaient occupés par un vaste souterrain où l’on entassait les cadavres décrochés de ce monument du crime et de l’infamie. Les magiciens venaient récupérer parfois les corps des suppliciés. Le gibet est à distinguer du pilori ou des échelles qui n’étaient employées qu’à exposer les délinquants, non coupables de crimes, et donc de peine capitale, à être exposés à une place publique. En revanche, s’agissant du gibet, les criminels étaient pendus aux fourches patibulaires, ou lorsque l’exécution ayant été faite ailleurs, on les y exposait à la vue des passants. Il arrive souvent que les corps des suppliciés, pendus à ces fourches patibulaires, soient laissés à l’air libre, décharnés, déchirés par les corbeaux ou desséchés par les rayons de soleil. Dressé, du XIVème au XVIIème siècle, l’épouvantable gibet, est conçu pour la pendaison simultanée de soixante condamnés. «Ecrire tous les lieux où jadis on exécutait serait une rude besogne : chaque pavé de notre ville de Paris est rouge» dit Firmin MAILLARD. Parmi les suppliciés, on peut citer Enguerrand de Marigny (1260-1315), comte de Longueville, grand chambellan, premier ministre et coadjudicateur sous Philippe le Bel. Il avait fait installer le gibet de Montfaucon, et y fut pendu. Homme dur, fier, sans pitié, haï des grands à cause de son orgueil, détesté du peuple à cause de ses rapines, ennemi du Comte de Valois, il fut pendu aux Buttes-Chaumont la veille de l’Ascension de 1315. Henri TAPPEREL, prévôt de Paris de 1316-1320, fut pendu pour détournement de deniers publics. Charles-le-Bel fait pendre de nombreux de ses collaborateurs en délicatesse avec les finances. Jean de MONTAIGU, fils d’un notaire parisien, exécuté aux Halles le 17 octobre 1409, son corps fut exhibé à Montfaucon. Après la mort de l’amiral Gaspard II de Coligny (1519-1572), Catherine de Médicis est venue, le 28 août 1572, avec toute la cour et Charles IX, rendre visite à son cadavre, pendu par les pieds à l’un de ces crocs de Montfaucon, faute de tête. Coligny avait été, auparavant, sauvagement assassiné pendant la Saint-Barthélémy, et jeté par la fenêtre. Jacques de SEMBLANCAY (1465-1527), baron de Beaune, surintendant de Charles VIII, Louis XII et François 1er, y fut pendu. Il avait été condamné le 9 août 1527, fut exécuté aux Buttes-Chaumont le 14 août 1527, après 6 heures d’attente à Montfaucon. Son cadavre fut exposé au public pendant 5 jours. Son corps fut, par la suite exhumé, Louise de Savoie s’approprie ses meubles et François 1er renie le pouvoir qu’il lui avait octroyé en 1518. Par son esprit d’ordre, sa droiture et son intégrité, SEMBLANCAY avait refusé d’accorder à la duchesse d’Angoulême, 400 000 écus pour la solde des militaires en Italie. Clément MAROT l’a immortalisé à travers un poème. C’est dans cet emplacement que sont enterrés les suppliciés. Au XVème siècle, François VILLON (1431-463), poète, incarcéré au Châtelet, se voyant promis à Montfaucon, composa sa fameuse «Ballade des pendus» qui émut Charles d’Orléans et lui valut sa grâce.

La Révolution détruisit le gibet, mais ce lieu devint le réceptacle de toutes les immondices. De 1778 à 1850, on trouvait une arène en bois où se déroulait des «spectacles» cruels de combats d’animaux (ours contre porc, loup contre chien, etc) ; ce qui n’aida pas à la réputation de la butte. Le creusement des carrières sur la Butte Chaumont commença après la Révolution jusqu’en 1860 ; la précieuse matière était acheminée aux Etats-Unis, ce qui a valu au quartier son nom de «Quartier Amérique».

Si Montmartre désignait le nom de Mont des Martyrs, les Buttes-Chaumont sont à la fois un lieu de tragédie et d’héroïsme. Ainsi, c'est aux Buttes-Chaumont que,  le 30 mars 1814, se déroula un épisode de la bataille de Paris, opposant les forces européennes à Napoléon 1er, où les marins de la garde, les élèves de polytechnique et des soldats de ligne opposèrent (généraux Marmont, Compans et Pelleport), en vain, une résistance de plusieurs heures à toute l'armée européenne coalisée. La capitulation sera signée par Marmont à la Villette.

Durant le siège de Paris en 1870, et pendant les événements de la Commune, il y eut un incendie monstre produit par des barils de pétrole qui y étaient stockés. Durant la Commune, en 1871, il y aura un parc d’artillerie dans le parc, 300 communards y seront fusillés durant la semaine sanglante et leurs cadavres d’abord jetés dans le lac, avant d’être enterrés à la hâte dans les carrières d’Amérique.

 

Les Buttes-Chaumont et le Père Lachaise furent les derniers points de résistance des communards ; ils sont appuyés par la mairie du XXème arrondissement localisée en face de l’actuelle église de Jourdain. Au cours des journées du vendredi 26, samedi 27, et dimanche 28 mai 1871, plusieurs bataillons Versaillais, parvenus par la route stratégique à la rue de Crimée, sont arrêtés dans leur progression. En effet, trois canons des communards aux Buttes-Chaumont, ainsi que ceux de la Place des fêtes résistent vaillamment. Cinq artilleurs seulement servirent ces pièces toute la journée, n'ayant besoin ni d'ordre ni de chef. A quatre heures, les canons des Buttes-Chaumont se taisent faute de munitions; leurs servants vont rejoindre les tirailleurs des rues Meynadier, Fessart et des Annelets. Les Versaillais fusillent 300 prisonniers : «Le sol était jonché de leurs cadavres ; ce spectacle affreux servira de leçon» télégraphie Adolphe THIERS (1797-1877) aux préfets. En raison de ce grand nombre de morts, initialement les corps sont jetés dans le lac des Buttes-Chaumont, puis les cadavres, ballonnés, sont remontés diffusant leurs effluves fétides. On dressa, alors, aux Buttes-Chaumont, un bûcher colossal inondé de pétrole, et pendant des journées, une fumée épaisse, pestilentielle, empanacha les massifs et ses environs. La défaite des communards aux Buttes-Chaumont est également une victoire des Versaillais : «Habitants de Paris, l’Armée de la France est venue vous sauver. Nos soldats ont enlevé à quatre heures les dernières positions occupées par les insurgés. Aujourd’hui, la lutte est terminée, l’ordre, le travail et la sécurité vont renaître» écrit, le 28 mai 1871, le maréchal Mac-MAHON.

On notera également la présence en bordure du parc des studios de cinéma Gaumont, dits studios des Buttes Chaumont, installés ici à l’âge d’or du muet et rachetés par la RTF en 1952 et qui opéra ici jusque dans les années 80 de célèbres émissions de télévision comme celles des époux CARPENTIER, de Jean Christophe AVERTY ou «Le grand Echiquier» de Jacques CHANCEL. Les studios furent rachetés par Bouygues et totalement détruits en 1994.

Initialement, et au XIXème siècle, le parc des Buttes Chaumont ne comportait, comme tous les jardins du second Empire, aucun emplacement pour des jeux collectifs pour les enfants. Une aire d'activités fut  logiquement située du coté de l'entrée principale face à la  mairie près de laquelle un  kiosque à musique est implanté sur le lac  en 1878 .On y installa ensuite un manège des balançoires et des baraques de vente. Deux guignols (deux castelets) furent ensuite créés en 1892, l’un au Nord, l’autre au Sud-Ouest.

Le nom des Buttes-Chaumont, est aussi attaché à celui des frères Chérif et Saïd KOUACHI qui ont perpétré un attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 1915, avec 12 victimes.

II – Le nouveau Parc des Buttes-Chaumont, un parc du bien-vivre ensemble
Le Parc des Buttes-Chaumont, inauguré en même temps que l’Exposition universelle de 1867, au Champs de mars, commençait sérieusement à se dégrader en ce début du XXIème siècle. Déjà en 1956 l'état du parc était le suivant :
- lac à sec, situé dans une partie de l’ancienne carrière à ciel ouvert ;
- la masse rocheuse est coiffée d’un temple de la Sybille œuvre de DAVIOUD datant de 1869, identique à celui de Vincennes, c’est une réplique de Tivoli, près de Rome ; ce temple de la Vesta est une déesse des fêtes et des foyers domestiques ;
- cascade de 32 mètres de chute, elle  conduit jusqu’à la grotte, entrée d’une ancienne carrière souterraine,  de 20 mètres décorée de fausses stalactites ; l’eau provient du Canal de l’Ourcq ;
- deux ponts : le «pont suspendu» en métal et le «pont des suicidés» en briques, mais tous interdits au public ;
- l’installation de centres d’animation, de trois restaurants, deux guignols, un kiosque à musique et des airs de jeux.
La voie ferrée de la petite ceinture avec sa station des Buttes-Chaumont est désaffectée. On venait avant aux Buttes-Chaumont par ce petit train.

Un guide de 1900 relate : «la semaine le parc est à peu près désert, Le dimanche il appartient au bon public populaire des quartiers voisins : La Villette et Belleville». Ce public n’était pas respectueux de son parc ; il arrachait les fleurs et même utilisait les épines de pin pour des tisanes.
Par ailleurs, était sérieusement dégradé à la fin du XXème siècle : les chaussées étaient déformées et dangereuses ; le Palais Rose sera détruit en 1967. Il doit peut être sa survie à sa faible fréquentation et au manque d’intérêt des élus. Aux élections de 2008, le parc des Buttes-Chaumont étant en état de délabrement avancé, j’avais proposé sa profonde rénovation. Cette idée a été reprise par l’équipe municipale du XIXème. Aux élections municipales de 2008, alors que j’étais élu parisien, j’avais suggéré à la mairie du XIXème d’entreprendre des travaux de rénovation du Parc des Buttes-Chaumont. Mes deux enfants étant nés dans le XIXème arrondissement et à proximité de ce parc, j’ai vu progressivement l’état de délabrement de ce lieu. Aussi, la Ville de Paris, sous l’impulsion de François DAGNAUD, maire du XIXème arrondissement, a engagé, en janvier 2015, d’importants travaux visant à rénover, notamment le système hydraulique et les allées.
L’ancien parc des Buttes-Chaumont, un secteur misérable, insalubre, mal desservi et fréquenté par une population paupérisée, est devenu, progressivement, un haut lieu de sociabilité, de bien-vivre ensemble et d’écologie. «De toutes les fleurs, la fleur humaine est celle qui a le plus besoin de soleil» écrit un écrivain. Depuis bien longtemps, la classe politique considère que les fléaux qui attaquent les villes frappent toujours les quartiers habités par les classes pauvres. Depuis l’annexion de Belleville à Paris en 1860, les élus ne pouvaient pas laisser subsister dans la nouvelle ville ainsi agrandie, un lieu, comme les Buttes-Chaumont, aussi désert, dangereux et malsain. «Rendons justice à nos édiles parisiens aussitôt l’annexion suburbaine faite, ils ont couru droit à l’ennemi en embellissant et aérant ces quartiers déshérités et que le peuple désigne sous le nom pittoresque de quartiers souffrants» écrit Amédée PONTHIEU. Le quartier de Belleville est devenu un «lieu de plaisir» et de solidarité pour la classe ouvrière. Les fêtes de bienfaisance, données annuellement, aux Buttes-Chaumont, entre 1878 et 1905, comptent parmi les plus anecdotiques, mais non parmi les plus délectables des histoires nocturnes parisiennes.
Ce parc est devenu un lieu de refuge, avec un souci de recherche de la nature. Entre les falaises, les grottes, les arbres et la nature domestiquée par des prouesses technologiques, le vallonnement, les rues bien tracées et agréables, le parc des Buttes-Chaumont est devenu un lieu de vie qui nous charme, à tout instant. Les Buttes-Chaumont, le temps d’une escapade, c’est la vie sauvage dans une capitale bousculée par les voitures, les nuisances sonores et visuelles et par la pollution : «Paris est pour un riche un pays de Cocagne : Sans sortir de la ville, il trouve la campagne ; Il peut dans son jardin, tout peuplé d'arbres verts,  Recéler le printemps au milieu des hivers ; Et, foulant le parfum de ses plantes fleuries, Aller entretenir ses douces rêveries» écrit, en 1636, Nicolas BOILEAU dans son poème les embarras de Paris. «Le jardin correspond à un état de civilisation : une habitation en plein air» une recherche de bien-être et du calme dans un endroit clos, écrit, en 1875, Jean DARCEL. Tout conspirant à troubler le repos dans cette capitale, les parisiens se mirent à rechercher de la verdure et de la tranquillité. Abandonnant cette démarche de construction de fortifications, Paris se met à former une véritable ceinture hygiénique, une écologie avant l’heure. Déjà au moyen-âge, les bourgeois allaient se promener sous les saules du quai des Grands Augustins, aux Champs-Elysées, au cours de la Reine (Place des Vosges), dans les prés de l’abbaye Saint-Germain et les plus riches montaient sur leurs mules pour se rendre en proche banlieue, notamment à Belleville : «Les vieilles Buttes-Chaumont se tapissent de verdure, mettent des fleurs à leur corsage, et vont abriter des naïades craintives sous leurs sombres grottes de leurs pittoresques fontaines» écrit Amédée PONTHIEU.
Au XXème siècle, la Droite qui avait pendant longtemps dirigée la ville de Paris, avait fait des quartiers de l’Ouest (18ème 19ème et 20ème arrondissements) des lieux de relégation, sans équipements de proximité, avec une forte concentration de foyers de travailleurs immigrés et de logements sociaux (38% par rapport aux quartiers riches). Le jardin est étymologiquement un espace clos. Sa vocation première est nourricière, c’est traditionnellement des vergers et potagers. Mais le jardin est également devenu une mise en scène de la nature. D’un Mont Chauve mal famé d’où l’on extrayait du gypse, a surgi le parc des Buttes-Chaumont, le plus romantique de la capitale, surnommé «Les Tuileries du peuple». En effet, le parc des Buttes-Chaumont renvoie à la volonté de transcender les clivages entre classes sociales au moyen de leur commune participation à une vie urbaine fondée sur la domestication de la nature. L’idée d’un meilleur équilibre entre les parcs et jardins de l’est et de l’ouest parisiens était déjà présente dans les préoccupations du XIXème siècle. Les Buttes-Chaumont apparaissent comme une manifestation de cette volonté de rééquilibrage où entre un souci de pacification sociale.  Il s’agit de mettre toutes les classes sociales au contact de la nature qui doit permettre d’atténuer leur confrontation. «C’est qu’en vérité, je ne sais point de ville au monde où la rêverie ambulatoire soit plus agréable qu’à Paris. Si le piéton y rencontre le froid ou le chaud, des tribulations sans nombre, il faut lui faire avouer aussi que, dans les beaux jours du printemps et de l’automne, il est, s’il connaît son bonheur, un mortel privilégié. (…) Si nos enfants voient comment la nature procède, ils ne la goûteront que mieux, et ils se rappelleront les rocailles de Longchamp, de Monceau et des Buttes-Chaumont, comme on se rappelle avec plaisir et tendresse de la petite grêle que l’on a cultivée sous sa fenêtre, et que l’on voit, puissante et grandiose, s’épanouir dans sa patrie», écrit George SAND dans son article «La rêverie à Paris».
Le Parc des Buttes-Chaumont est surtout un lieu de mixité sociale. Les enfants des écoles du XIXème, viennent régulièrement, faire du sport dans ce parc ou découvrir des objets cachés par leur enseignant. En effet, combien de fois ma petite Arsinoé m’a présenté ses amis de classe accompagnés de leurs parents. A chaque fois que j’y rencontre mon ami, Dramane KEITA, un agent de la ville de Paris, originaire de Ouakam, et qui soutient Idrissa SECK, nul n’est parfait, les discussions politiques vont bon train. Toutes les catégories sociales s’y côtoient. Ainsi, de par sa grande mixité, le quartier abrite la plus importante communauté juive du d’Europe qui vient déambuler dans ce lieu pendant le Sabat et trois grands foyers de travailleurs immigrés sont à proximité (Laumière, Hautpoul et David d’Aanger). Par ailleurs, «Le Pavillon du Lac», en face du pont suspendu et devant le lac artificiel ; restauré accueille traditionnellement les familles. En revanche, le pavillon très chic et style napoléonien «Puebla» perché sur une petite colline, est un lieu du rendez-vous de la haute société. Dominique STRAUSS-KHAN avait l’habitude d’y célébrer ses anniversaires. J’y ai aperçu François HOLLANDE, président de la République française de 2012 à 2017 avec sa compagne Julie GAYET. Accompagné seulement de deux gardes du corps, en raison de l’affluence des curieux, l’intervention des surveillants du parc a été nécessaire. Le café,  «Rosa Bonheur », du côté de l’entrée de la rue Botzaris, plus populaire et ouvert aux gays et lesbiennes les samedis et dimanches. Il est vrai que le restaurant «Rosa Bonheur», draine un nombre considérable de personnes les week-ends. Mme Anne HIDALGO est venue, un dimanche, pendant la campagne des municipales de mars 2014, dédicacer, dans ce café, son livre. Mme HIDALGO est revenue, pendant ces municipales de 2014, pour un pic-nic géant dans ce parc.
Les pelouses, les allées des promenades, les espaces pour le sport, sont, sans doute, les plus hauts lieux de mixité sociale. On y rencontre les personnes de toutes les races, confessions religieuses, les nationaux comme les touristes, de plus en plus nombreux dans ce parc. Les habitants du XIXème, comme ceux des autres arrondissements sont conquis par les Buttes-Chaumont, de jour, comme de nuit. On est bien loin des peurs irrationnelles des temps anciens qu’inspirait cet endroit. Il faut reconnaître que ce Parc des Buttes-Chaumont est si merveilleux ; c’est un moment important de respiration, un grand bol d'air, on ne s’en lasse jamais.
C’est jardin à la mode anglo-chinoise, riche en espèces botaniques connues notamment par les orientaux, pour leur valeur médicinale, leur utilité en ébénisterie ou menuiserie. Les jardiniers du parc font un remarquable travail. En effet, on peut y admirer, au moins, 65 espèces d’arbres, dont la plupart viennent d’Asie (Chine, Japon et Corée), du Proche-Orient, d’Asie mineure, d’Amérique, du Canada, ou comme les marronniers de Grèce ou d’Albanie. Les cèdres du Liban, connus pour leur taille et envergure, de longues branches, sont aussi des symboles royaux. Le majestueux Séquoia de plus de 40 mètres qui veille sur ce Parc depuis 1867, est vénéré par les Indiens Cherokee et porte le nom de leur chef, en raison de sa force et de sa persévérance ; pouvant atteindre 80 mètres, il protège du feu. Le marronnier d’Inde, ses graines contiennent des substances tanniques et de la férule, avec un effet vomitif, ses marrons broyés peuvent servir de savon. L’acajou de Chine (cèdre de chine) dont les pousses sont consommées en Chine, est une plante aromatique avec un usage contre le cancer. L’ailant ou faux vernis du Japon est une plante médicinale chinoise servant aussi à nourrir les vers à soie et s’adapte aux sols pauvres et pollués. L’If, plante sempervirente et pouvant vivre jusqu’à 2000 ans, un symbole de vie éternelle et de mort, avec son bois dur et résistant, sans résine, est utilisé pour les charpentes, l’ébénisterie, la confection d’arcs (Longbow anglais) ; c’est une plante médicinale contre le cancer du sein, de l’ovaire, des poumons. L’érable champêtre, avec son écorce en décoction, a une action astringente. L’écorce du saule tortueux a des vertus curatives pour soulager les douleurs et les fièvres (l’aspirine a été fabriquée à base de la poudre d’écorce de cet arbre). Le frêne commun dont les feuilles servent de fourrage, a une écorce amère est astringente (Quinquinia) et ses feuilles laxatives sont antirhumatismales. Les fruits de l’alisier blanc ou alouchier, peuvent être utilisés contre les diarrhées et les dysenteries chroniques ; c’est un antiscorbutique et diurétique. Le sureau noir, plante médicinale, associé à la mort, ses fleurs se cuisent en beignets, on en fait du vin, du sirop (enlever les pédoncules de fleurs auparavant) ; le concentré de jus de baie de sureau peut soigner la grippe, la bronchite et les toux rebelles, et ses fruits sont un colorant naturel. Le chêne de Hongrie, l’ehretia ou cabrillet, l’aubépine, arbre épineux, ses baies sont astringentes servent contre les maux de gorge, tonique du cœur, antispasmodique et apaisent la tension. Le mûrier blanc de Chine, pour cultiver les vers à soie, ses feuilles sont consommées et ont une valeur médicinale pour la régulation de la tension.  Le filaire (Alavert), ses feuillages et ses baies sont utilisés pour leurs propriétés astringente, antiseptique et fébrifuge en cataplasme sur les plaies.
Le tilleul argenté, provenant de l’hémisphère Nord, résistant à la sécheresse et aux pollutions, ses écorces étaient utilisées par les Grecs pour faire du papier, des nattes, des tissus et cordages. Le tilleul à grandes feuilles, dont les feuilles sont en forme de cœur, est le symbole de l’amour et de la fidélité ; ses fleurs sont utilisées en parfumerie. L’érable sycomore, précieux pour la menuiserie, le bois de chauffage, peut servir à la fabrication de sabots. Le Sophora produit des fruits qui sont des gousses pétioles. Le faux poirier ou clavalier, avec ses épines, peut servir de haies défensives. Le tulipier de Virginie est connu en ébénisterie, pour bois de placage. Le févier d’Amérique, produisant du bois dur de bonne qualité, est utilisé pour les poteaux électriques et les traverses de chemin de fer. L’arbre aux 40 écus (Ginkgbo Biloba, abricot d’argent), dioïque, produit des fruits rouges ressemblant aux mirabelles. L’olivier de bohème (Chalef), espèce vigoureuse pouvant se fixer sur les sables, en bord de mer, ses fruits sont consommés en sorbet au Proche-Orient. Le magnolia craint les hivers rigoureux, mais a su s’adapter. Le Micocoulier produit des fruits charnus (drupes) comestibles ; proche de l’orme, son bois résistant est employé en charronnerie, menuiserie et sculpture, fabrication de cravaches, son feuillage sert de fourrage et sa racine produit une teinture jaune. L’aulne de Corse est utilisé pour reboiser les terres incultes. Le platane à feuille d’érable produit un bois dur et résistant. On trouve d’autres espèces : le poirier d’ornement, le hêtre pourpre ; l’aulne lacinié, le pin noir d’Autriche ; le palmier de Chine résistant aux très basses températures ; le plaqueminier ; le noyer apprécié en ébénisterie ; le robinier, d’une croissance rapide pour stabiliser les talus, favorise le miel et est utile pour la parfumerie ; l’oranger des Osages dont la pulpe de fruit produit une teinture jaune ; l’érable d’Italie, rustique, résistant à la sécheresse et au calcaire ; le virgilier à bois jaune ; le kaki avec son bois dur rappelant l’ébène et ses fruits murs riches en vitamine C, en minéraux et fibres ; le chicot du Canada, ses graines étaient torréfiés comme du café ; l’orme de Sibérie, le chêne vert, le savonnier d’Asie ; le prunier pourpre d’Iran, utile pour les haies ; le noisetier de Byzance, arbre d’alignement, il sert à la fabrication de cannés et de tuyaux de pipes, l’érable plane ; le citronnier épineux est un agrume utilisé pour le vin et les confitures, le paulownia, avec des propriétés médicinales, sert à la fabrication de meubles et comme fertilisant ; le mûrier à papier sert à la fabrication de papier ; le catalpa, le marronnier rouge ; le mélia ou lilas de Perse est un insecticide naturel ses feuilles repoussant de nombreux insectes, ses graines comportant un trou sont utilisées pour les chapelets ; l’orme champêtre ou l’ormeau des îles britanniques est un bois de travail pour des vis, roues, sabots, coques de bateaux ; le cornouiller mâle ou sauvage, cèdre de l’Himalaya ; le chêne commun ses glands servent de café ou de farine ; le chêne d’Amérique dont le bois est utilisé en charpente, tonnellerie, ébénisterie et menuiserie ; le chêne chevelu ou lombard dont les glands sont appréciés par les geais et les pigeons et parfois par les écureuils ; l’érable de Montpellier ; le peuplier blanc sert en caisserie et papeterie, et pour stabiliser les sols ; le bouleau blanc utile en ébénisterie et menuiserie, sert aussi à fabriquer des balais, l’écorce distillée fournit du goudron.
Dans mon quartier, nous sommes fiers de notre église de Jourdain, mais aussi de notre merveilleux parc des Buttes-Chaumont qui a une âme ; les Parisiens, les banlieusards et les touristes l’ont adopté. En début du XXIème siècle, le Parc des Buttes-Chaument connaît un succès populaire considérable ; ses pelouses sont envahies par les familles. Les amateurs de gymnastique chinoise peuplent  la hauteur Sud-Est et les joggeurs font inlassablement le tour du parc.
Ouvert chaque jour à 7 heures et fermé à certaines périodes de l’année à 20 heures, 21 heures ou 22 heures, le Parc des Buttes-Chaumont est victime de son immense succès. La population demande notamment une extension des ouvertures de nuit, hors périodes de tempêtes, dans le respect des règles de sécurité. C’est un parc maintenant ouvert 24 heures sur 24 pendant l’été, et c’est là une contribution majeure de la Gauche au bien-être et à la lutte contre la pollution dans notre capitale. A mon sens, il serait utile, compte tenu de ce succès d’ouvrir les Buttes-Chaumont, même en hiver, de nuit, du vendredi au dimanche, jusqu’à 1 heure du matin et le reste de la semaine, jusqu’à 22 h.
Parc gratuit entrées principales : 1-7 rue Botzaris Paris 19ème, 2-6b rue Manin, 55 rue de Crimée, 42 avenue Simon Bolivar, métros Botzaris ou Buttes-Chaumont ligne 7 BIS, Jourdain ligne 11, Laumière ligne 5. Bus lignes 75, 60 et 48.
Bibliographie sélective :
ALPHAND (Adolphe), Les Promenades de Paris, histoire, description des embellissements dépenses de création et d’entretien, dessins de E. Hochereau, Paris, J. Rothschild éditeur, 1867-1873, 246 pages et annexes, notamment l’arboretum, spéc sur les Buttes-Chaumont pages   198-204 ;
ALPHAND (Adolphe), Les Promenades de Paris, histoire, description des embellissements dépenses de création et d’entretien, dessins de E. Hochereau, Paris, J. Rothschild éditeur, 1867-1873, 246 pages et annexes, notamment l’arboretum, spéc sur les Buttes-Chaumont pages   198-204 ;
ANDRÉ (Edouard), L’Art des jardins : traité général de la composition des parcs et jardins, Paris, G. Masson, 1879, 888 pages ;
ARAGON (Louis), Le paysan de Paris, Paris, Gallimard, collection blanche, 1926, 264 pages ;
BOUE (Germaine), Les Buttes-Chaumont, note historique et descriptive, Paris, 1867, PAUI, Chez tous les libraires, 36 pages ;
CASSELLE (Pierre), sous la direction de, Rapport à l’Empereur Napoléon III : Commission des embellissements de Paris, rédigé par le comte Henri Siméon, avant-propos Michel Fleury, Paris,  décembre 1853, 205 pages ;
DARCEL (Jean), Etudes sur l’architecture des jardins, Paris, Dunod, 1875, 100 pages et annexes ;
 
DELVAU (Alfred), Histoire anecdotique des barrières de Paris, E. Dentu, 1865, 301 pages, spéc (bataille du 30 mars 1814 aux Buttes-Chaumont), pages 115-116 ;
DESLYS (Charles), Les Buttes-Chaumont, Paris, Marpon et E. Flammarion,  Hachette, 1890, 250 pages ;
ERNOUF (Baron), L’art des jardins, revu par Adolphe Alphand, Paris, Rothschild, 1886, 364 pages, spéc. pages 312 ;
FAVRE (Edouard), Eudes, comte de Paris et roi de France (882-898), Paris, E. Bouillon, 1893, 284 pages, spéc pages 106-108 ;
GAUTHIER (Hyppolite), Les curiosités de l’Exposition universelle de 1867, Paris, Charles Delagrave, 1867, 203 pages, spéc 196-201 ;
GAZAN de la PEYRIERE (Comte de), Le Paris de Napoléon III, Paris, E. Dentu, 1870, 220 pages, spéc pages 200 ;
HAMON (Françoise), «Les Buttes-Chaumont», in Simon Texier, Les Parcs et jardins dans l’urbanisme parisien XIXe-XXe siècle, Délégation à l’Action Artistique de la Ville de Paris, 2001, 293 pages, spéc pages 99-100 ;
KOMARA (Ann), «Concrete and the engineered picturesque. The Parc des Buttes-Chaumont (Paris 1867)», Journal of Architectural Education, 2004, vol. 58, pages 5-12 ;
LIMIDO (Luisa), L’art du jardin sous le Second Empire : Jean-Pierre Barillet-Deschamps (1824-1837), Seyssel, Champ Vallon, 2002, 282 pages ;
LISSARAGAY (Prosper-Olivier), Histoire de la commune de 1871, Paris, E. Dentu, 1896, 576 pages, spéc sur la bataille des Buttes-Chaumont pages 379-383 ;
LISSARAGAY (Prosper-Olivier), Les huit dernières journées de mai derrière les barricades, Bruxelles, Bureau du Petit journal, 1871, 322 pages, spéc sur la bataille des Buttes-Chaumont pages 126-150 ;
MAILLARD (Firmin), Le gibet de Montfaucon, étude sur le vieux Paris, gibets, échelles, piloris, marques de haute justice, droit d’asile, les fourches patibulaires, Paris, Auguste Aubry, 1863, 98 pages ;
MARGUERITE (Paul) MARGUERITE (Victor), La Commune, Paris, Plon Nourrit, 1904, 639 pages ;
MATHIS (Suzy), «Les Buttes-Chaumont», Dimanche de la femme,  2 juin 1935, 14ème année, n°691, page 3 ;
NOUAIL VILLEGILLE, de (Paul, Arthur), Des anciennes fourches patibulaires de Montfaucon, Paris, Techner, 1836, 116 pages ;
PERROT (Ingénieur à Rouen), Impressions de voyage. Montfaucon, son gibet, sa voirie, son écorcherie, description topographique, historique et industrielle, Paris, Chez l’Editeur, 1840, 190 pages, spéc 109 et suivantes ;
PICON (Antoine), «Nature et ingénierie : le parc des Buttes-Chaumont», Romantisme, 2010 (4)  n°150, pages 35-49 ;
PLAZY (Gilles), LEGRAIN (Arnaud), Le Parc des Buttes-Chaumont, Paris, Flammarion, 2000, 152 pages ;
PONTHIEU (Amédée), Légendes du vieux Paris, Bachelin-Delflorenne, 1867, 382 pages spéc sur les buttes pages 344-345 et pages 353-361 ;
REYNAUD (Marius), Les Buttes-Chaumont ou Saint Chaumont, les temps anciens et les temps modernes, Châtellerault, Imprimerie Bichon et Frères, 1830, 40 pages ;
SAND (George), «Les Promenades dans Paris. La Rêverie à Paris», dans Paris guide, Librairie Internationale, 1867, t. 2, page 1202 ;
SPONT (Alfred), Semblançay, la bourgeoisie financière au début du XVIème siècle, Paris, Hachette, 1895, 324 pages, spéc (procès et exécution de Semblançay)  235-264 ;
VACHEROT (Jules), Les Parcs et jardins au commencement du XXe siècle. École française (Barillet-Deschamps), Paris, 1908, Octave Doin, Librairie agricole, 501 pages, spéc, pages  202-203.
Paris, le 14 avril 2017, actualisé le 5 juillet 2018, par M. Amadou Bal BA , http://baamadou.over-blog.fr/
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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 21:18

Ancienne capitale du Rouergue, préfecture de l’Aveyron, perché sur son "piton" à 627 mètres d'altitude, Rodez, cité antique, est située au centre du département dont elle est le chef-lieu, entre Conques au Nord et le viaduc de Millau au Sud. Rodez c’est également la vieille rivalité avec Albi, la Tarnaise, dont la Cité médiévale est inscrite au Patrimoine Mondial par l'Unesco depuis 2010.

La ville fut fondée par les Rutènes. De ce peuple celte, les habitants de Rodez, les Ruthénois, ont hérité leur nom. Appelée Segodunum, la cité se couvre après la conquête romaine de vastes monuments publics et de riches demeures dont le musée Fenaille conserve le souvenir. Victor-Eugène ARDOUIN-DUMAZET, dans son voyage en France, dont la 35ème édition de 1904 est consacrée au Rouergue, rappelle que «Les Ruthènes en établissant ici leur capitale, les Romains en faisant de Ruthéna, une de leurs places fortes, n’ont fait que conforter la valeur stratégique et économique du lieu». ARDOUIN-DUMAZET a, décrit au début du siècle dernier, ce qu’était Rodez. La cathédrale, Notre-Dame, est le monument, par excellence, de la capitale du Rouergue. Les antiques maisons, dont l’hôtel d’Armagnac, ont conservé leur aspect primitif. Rodez est un grand marché agricole, le commerce des bestiaux et des mulets, y est fort important. De nos, jours Rodez est resté une ville à la campagne.

Au Moyen-Âge, la ville se scinde en deux quartiers défendus chacun par sa propre muraille : le Bourg et la Cité. Dirigé par les comtes de Rodez, le Bourg accueille d'importantes foires dont il tire une grande prospérité. De nombreuses demeures bâties aux XVe et XVIe siècles témoignent encore aujourd'hui de la richesse de certaines familles de marchands.

Face au Bourg, la Cité s'étire au pied de la cathédrale Notre-Dame (XIIIe-XVIe siècles). Elle est administrée par les évêques de Rodez qui jalousent le pouvoir économique des comtes. Les rivalités sont ainsi nombreuses entre Bourg et Cité. La guerre de Cent Ans met cependant un terme à ces conflits lorsque, pour assurer leur protection, les deux quartiers se voient réunis derrière un seul et même rempart. Entretenue et restaurée jusqu'au XVIIe siècle, cette imposante muraille est détruite à la fin du XVIIIe siècle, laissant la ville libre de s'étendre.

Les principales richesses architecturales de Rodez se trouvent dans la vieille ville au sommet du piton autour de la Cathédrale, de grès rose. Notre-Dame est une intrusion du gothique du Nord dans les provinces méridionales. La cathédrale s’est substituée à une église, plus petite, datant du Xème siècle. L’évêque, Robert de CALMONT rase l’ancienne église, et la construction de la cathédrale dura trois siècles.

On trouve, à Rodez, des maisons des XVème et XVIème siècle, les plus connues étant la maison de l’Annonciation sur la place du Bourg et la maison d’Armagnac, place de l’Olmet. Le centre historique a conservé ses ruelles médiévales bordées d’édifices de grès rose. De nombreuses places animent également le cœur de la ville, telle la place du Bourg et la place de la Cité à découvrir tout particulièrement les jours de marché.

A l’aube du XXIème siècle, Rodez est une ville dynamique qui vit principalement des industries agroalimentaires et mécaniques, des technologies de l'information et de la communication, et du tourisme. De nombreux équipements assurent l'animation de la vie sportive et culturelle : golf, centre équestre, centre nautique, salles de spectacles, médiathèques… Sans oublier les musées : le musée Denys Puech (Beaux-Arts et art contemporain) et le musée Fenaille (histoire du Rouergue), bientôt complétés par le musée Soulages. Consacré à l'artiste ruthénois Pierre SOULAGES et à l'art contemporain, le Musée Soulages, inauguré le 30 mai 2014, présente les 250 donations de l’artiste. Pierre SOULAGES, né le 24 décembre 1919 à Rodez, peintre et graveur, est associé à l’art abstrait, dominé par le noir. J’affectionne Pierre SOULAGES justement, parce qu’en temps troublés, SOULAGES aime passionnément le Noir dont il vante la beauté. «Enfant, pour moi, la neige c’était tout. Or, le noir faisait ressortir la blancheur. Prenez une couleur sombre et placez du noir à côté, elle s’éclaire. On m’offrait des couleurs, mais je préférais l’encrier. C’est la puissance du noir qui m’intéressait. C’est une couleur violente, active, frappante qui n’a rien à voir avec le deuil» dit Pierre SOULAGES. Sa rétrospective à Beaubourg, en 2009, avait attiré plus de 500 000 visiteurs. Connu et reconnu à l’étranger, Pierre SOULAGES a décidé de rester fidèle à sa ville natale, Rodez. Homme indépendant, les premières émotions d’art de SOULAGES viennent aussi des pierres du Rouergue : «Les statues des menhirs, l’abbatiale romane de Conques et le mur nu de la cathédrale de Rodez, voilà les trois choses qui font partie des grands horizons de mes goûts. Cela m’a enraciné», confie-t-il.

Des personnes célèbres , originaires ou non, ont séjourné dans l’Aveyron. Bien qu’il soit né à Bizerte, en Tunisie, M. Bertrand DELANOE, ancien maire de Paris, a passé dix ans de sa jeunesse dans l'Aveyron, de 1964 à 1974. Il fréquente l’institut Sainte-Marie, à Rodez et adhéra, dans cette vielle, en 1972, au Parti socialiste. M. DELANOE deviendra, à 23 ans, le premier secrétaire de la fédération socialiste de l’Aveyron.

Paul RAMADIER, né le 17 mars 1888 à la Rochelle, avocat et homme politique français, est mort le 14 octobre 1961 à Rodez. Il a fait ses études au lycée de Rodez et adhéré au Parti socialiste en 1904. Il fonde une section socialiste et un journal à Rodez. Paul RAMADIER a été élu, par trois fois, député de l’Aveyron. Ami d’Henri LEVY-BRUHL et de Salomon GRUMBACH, RAMADIER fait partie de ceux qui ont refusé les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, en 1940.

Le maréchal Ferdinand FOCH, né à Tarbes, le 22 octobre 1851, à suivi ses études secondaires, à Rodez, dans un lycée fondé en 1562, des jésuites, par le cardinal d’Armagnac, évêque de cette ville. Depuis le 13 janvier 1931, ce lycée porte le nom du maréchal FOCH, après accord de sa veuve en ces termes : "Mon mari avait conservé un très bon souvenir de Rodez, de ses habitants et de son séjour au Lycée où l'un de ses professeurs avait dit à son père qu'il avait l'esprit géométrique et que l'on pouvait le diriger vers l'Ecole Polytechnique».

Rodez, fut sans doute, une étape importante, dans le destin tourmenté d’Antonin ARTAUD (1896-1948). Il y arriva le 11 février 1943, pour y être soigné à l’hôpital psychiatrique. Affamé, sale et hirsute, il ne lui restait que huit dents. Poète maudit et ami des surréalistes (Robert Desnos et Paul Eluard), ARTAUD retrouva à Rodez ses capacités créatrices, après avoir lui-même constaté, auparavant : «Ma pensée m’abandonne, à tous les degrés». En effet, à Rodez, le docteur Gaston FERDIERE soumet son patient au feu d'une cinquantaine d'électrochocs. Cette thérapeutique, d'une radicale nouveauté à l'époque, fut extrêmement pénible. ARTAUD supplia le docteur FERDIERE d'y mettre un terme, d'autant qu'il souffrait d'une vertèbre brisée. Mais le médecin résista et l'écrivain, bien nourri (il a regagné 11 kilos), propre et rasé, disposant de son indispensable ration de tabac, s'est arraché à son délire et s'est remis, enfin, au travail. Jusqu'à sa sortie, en 1946, Artaud écrira à son médecin, qu'il voit cependant chaque matin, près de cinquante lettres. La reconnaissance et l'affection jalouse côtoyant la revendication, si ce n'est l'aigreur certains jours, projettent sur cet ensemble le reflet incomparablement vrai de la vie du poète interné. Il y a plus : dans ces lettres s'exprime une foi chrétienne, sinon romainement orthodoxe, du moins passionnée jusqu'au mysticisme. En 1946, il est autorisé à rentrer à Paris. L’hôpital psychiatrique de Rodez a été rasé ; il n’en subsiste que la chapelle PARERE.

Indications bibliographiques

CENSI (Marc) VALDIGUIE, présentation de, Midi-Pyrénées, Paris, Hachette, Guides Bleus, 1991, 815 pages, spéc sur Rodez pages 635-643 ;

ARDOUIN-DUMAZET (Victor-Eugène), Voyage en France, Rouergue et Albigeois, Paris, Berger-Levrault, 1904, 35ème série, 353 pages, spéc sur Rodez, pages 50-66 ;

SOULAGES (Pierre), L’œuvre complet : peintures, Paris, Seuil, 1994, 1000 pages :

DUBORGEL (Bruno), SOULAGES (Pierre), Pierre Soulages : la planche noire de la lumière, JP Huguet, 2006, 94 pages

MESCHONIC (Henri) SOULAGES (Pierre), Rythme et la lumière, Paris, Odile Jacob, 2011, 240 pages ;

VENET (Emmanuel), Ferdière, psychiatre d’Antonin Artaud, Verdier Poche, 2014, 96 pages ;

«Artaud retrouvé à Rodez», in L’Express du 1er novembre 2004 ;

ARTAUD (Antonin), Cahiers de Rodez, Paris, Gallimard, 1984, 373 pages ;

ARTAUD (Antonin), Nouveaux écrits de Rodez, préface de Gaston Ferdière, présentation et notes de Pierre Chaleix, Paris, Gallimard, Collection l’Imaginaire, 1977, 196 pages.

Albi, le 1er mars 2016, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/

Carnets de voyage : RODEZ, dans l’Aveyron, une cité romaine, une ville à la campagne, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 21:24
Albi ville-préfecture, cité gallo-romaine qui contemple du haut de ses vingt siècles d’histoire le Tarn, est bâtie sur un escarpement rocheux, avec des briques rouges. La Cité épiscopale a été classée patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO depuis le 31 juillet 2010.
Cité pittoresque, spirituelle et temporelle, les origines d'Albi se perdent dans la nuit des temps. Les historiens considèrent que le Castelviel, établi au confluent du Tarn et du ruisseau de Monbidou, en fut le berceau lointain. Les hérétiques furent souvent appelés «Les Albigeois» et la croisade fut menée contre les Albigeois. En effet, le Catharisme, une des plus importantes dissidences religieuses du Moyen-âge s’implante principalement à Albi, Carcassonne, Foix et Toulouse. La religion Cathare était une forme de christianisme, fondée sur une haute spiritualité, un respect absolu de l’Evangile, des traditions primitives de l’Eglise et une dénonciation des abus et de la richesse insolente de certains religieux.
Albi et ses remparts, capitale du Catharisme, à la disparition des TRENCAVEL, les évêques devenus seigneurs de cette ville firent construire la cathédrale de Sainte-Cécile et le Palais de Berbie. Dès le début du Moyen-âge où l’insécurité domine, une figure noble s’affirme comme défenseur de la cité, l’évêque Saint SALVI qui délivre les prisonniers de guerre et soigne les pestiférés. L'historien, Grégoire de Tours contemporain et ami de SALVI, nous apprend, dans son «Histoire des Francs» que cet illustre albigeois occupa le siège épiscopal de 575 à 584. Sa vie ascétique, sa prudence, son zèle, ses bonnes actions et mérites, font que Albigeois lui vouant un immense culte ont décidé d'ériger une église sur son tombeau. En effet, lors d’une épidémie de peste, SALVI est lui-même victime du fléau et meurt après dix ans d’épiscopat.
Dès le Xème siècle, Albi possède sa monnaie et vers 1040, construit le Pont Vieux, un des plus anciens de France.
Les évêques d’Albi sont des grands mécènes. Ainsi, le 15 août 1282, Bernard de CASTANET (1240-1317), évêque et Seigneur d’Albi, vice inquisiteur de France, entreprit de construire la basilique Sainte-Cécile, qui sera consacrée le 23 avril 1480 par l’Evêque Louis 1er d’Amboise. Chef d’œuvre du gothique méridional, Sainte-Cécile, avec son abondance de pierres finement sculptées, d’arcs accolés et d’ogives flamboyantes, contraste avec la sévérité de l’extérieur. La cathédrale Sainte-Cécile abrite une remarquable peinture du jugement dernier, de magnifiques statues polychromes et la plus vaste fresque Renaissance italienne d'Europe. Conçue comme une forteresse, la cathédrale Ste-Cécile devait être le symbole de la grandeur retrouvée. C'est un vaste vaisseau, épaulé de contreforts intérieurs et séparés par des chapelles. Le jubé et le chœur sont des exemples d'art flamboyant finissant.
Le Palais de la Berbie, jouxte la basilique Sainte-Cécile. Commencé par l’évêque Bernard de COMBRET, évêque 1254 à 1271, et achevée par Bernard de CASTANET au XIIIème siècle, le Palais de la Berbie, qui surplombe le Tarn, se présente sous l’aspect d’une forteresse militaire, avec deux tours : Saint-Michel et Sainte-Catherine. Aménagé comme résidence princière, la Berbie abrite depuis 1922, une importante collection des œuvres de Henri TOULOUSE-LAUTREC.
Durant les XIVème et XVème siècles, Albi renforce ses fortifications et connut une période de prospérité favorisée par une plante miraculeuse, le pastel, dont les vertus tinctoriales donnent une couleur bleue pour teindre des étoffes de qualité. Avec le déclin du pastel, victime de la concurrence de l’indigo (cultivé à moindre coût par les esclaves et récolté en moins de 6 mois contre 4 ans pour le pastel), les désastres des guerres de religions, le protestantisme se propagea dans le Tarn, sauf à Albi. Un personnage, le cardinal Strozzi, cousin de la Reine, Catherine de Médicis, appelé «la Vache Rouge», prit la défense d’Albi.
Cité immobile du XVème au XVIIIème siècles, Albi se présente comme une cité médiévale frileuse, corsetée de remparts et qui vit sous la hantise de la disette et des épidémies. L’arrivée, à Albi, de la grande route royale va hâter le démantèlement de ces remparts, fort coûteuses.
Jean-François MARIES, au XIXème siècle, comme le baron Haussmann à Paris, va engager d’importants travaux d’urbanisme à Albi et va sauver la Cathédrale. Une association pour la sauvegarde du vieil Albi, créée en 1966, va poursuivre et accentuer ce travail. Albi n’est pas qu’une ville-musée. Tout a été mis en œuvre pour rendre vie et attractivité dans les quartiers anciens. Cette ville rose, avec ses briques rouges, a été bien décrite par l’écrivain Henri BARBUSSE, prix Goncourt de 1916 : «de la terrasse de la cour, devant le préau transformé en cuisine, il y a une vue très belle sur cette ville, qui est imprégnée d’une couleur rose sombre et ocre caractéristique, et dont les maisons ont des toits plats avec de grosses tuiles carminées qui rappellent les maisons italiennes».
Alibi est la ville natale de Jean-François de GALAUP, comte de LAPEROUSE (1741-1788). Un musée lui est consacré. Navigateur célèbre, avec ses deux frégates «La Boussole» et «L’Astrolabe», choisi par Louis XVI pour un voyage d’exploration scientifique, LAPEROUSE disparaît dans le Pacifique, sur les récifs de Vanikoro. Louis XVI avant de monter sur l’échafaud s’était inquiété du sort de LAPEROUSE : «A-t-on des nouvelles de Monsieur LAPEROUSE», dit-il.
Henri TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901), artiste, est né à l’hôtel du Bosc, à Albi, dont il garde la nostalgie des parties de chasse, l’amour des chevaux et de la nature. Atteint d’une maladie génétique, conscient de sa difformité, il découvre le dessin comme un passe-temps, puis s’engage dans cette voie avec les artistes de Montmartre, à Paris. Ses terrains d’inspiration sont les cafés, concerts, cabarets, bals populaires et maisons closes. Sa vie dissolue, son abus de l’alcool écourteront sa vie. Peintre de la «Belle époque», Albi lui consacre un musée.
L’enseignement occupe une place importante à Albi. Parmi les prestigieux lycées, on note Lapérouse et Rascol. Georges POMPIDOU a étudié au lycée Lapérouse. Son père y a été enseignant pendant les deux grandes guerres. Jean Jaurès (1859-1914), né à Castres, a épousé une Albigeoise. Jaurès a enseigné au lycée d’Albi de 1881 à 1883. Il a largement contribué à la création de la verrerie ouvrière. On compte à Albi plus de 4000 étudiants.
C'est de cette France profonde, conquise de haute lutte par Jean Jaurès, que l'on mesure les méfaits de la politique de M. Hollande qui est en train de liquider le socialisme. Toulouse, Castres ville natal de Jaurès, Albi, et bien d'autres villes du Tarn, ont basculé à droite. Paul Quilès, comme au temps médiéval, résiste encore, héroïquement, à l'assaut du conservatisme.
J’ai la joie de découvrir, avec ma petite Arsinoé que cette année, il y aura un défilé du carnaval à Albi le dimanche 28 février 2016. Un autre défilé aura lieu le mercredi prochain, pour les enfants. En fait, c’est l’un des plus anciens carnavals de France, interdit en 1484 par l’Eglise, parce qu’immoral. En 1652, par solidarité avec les Consuls, condamnés aux fers par l’évêque Daillon du Lude, les Albigeois se déguisent en galériens. Le carnaval est toujours une forme de dérision. En 1904, les premiers chars cartonnés font leur apparition. En 1951, la renaissance du carnaval est prise en charge par des bénévoles. C’est le deuxième carnaval le plus important de France, après celui de Nice.
Arsinoé est gâtée en raison d'une fête foraine plantée en centre ville.
Que la fête continue !
Indications bibliographiques
BRU (Henri), sous la direction de, Vingt siècles d’histoire, Albi et les Albigeois, préface Philippe Bonnecarrère, éditions Grand Sud, 2003, 127 pages ;
MESPLE (Paul), Albi, Paris, éditions du temps, 1963, 71 pages ;
GREGOIRE de TOURS, Histoire des Francs, introduction de Guizot, Paris, J.L.J Brière, 1823, vol. I, 479 pages spéc pages 372-377 sur la vie de Saint Salvi, évêque d’Albi.
Albi, le 27 février 2016, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
Carnets de voyage : La ville d’Albi, vingt siècles d’histoire contemplent le Tarn, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 13:18
«Si les Français avaient une curiosité plus intelligente des véritables beautés de leur pays et une notion plus exacte des lieux qui valent une visite, Cordes deviendrait rapidement un but de pèlerinage historique» écrivait Joseph de CROZALS en 1891. Il vaut la peine que l’on sache en France et l’existence de Cordes et la beauté de ce lieu. En vacances, avec ma petite Arsinoé dans le Tarn, chez sa marraine, dans le Sud de la France, au pays de Jean Jaurès, je n’ai pas résisté à la tentation d’aller visiter Cordes-sur-Ciel, à 25 km d’Albi, un village médiéval, fortifié, perché sur une colline, avec son art gothique. Dominant la vallée du Cérou, cette cité médiévale émerge d’une mer de nuages, montant à l’assaut du ciel, on aurait dit «Cordes-en-Ciel». Sans doute, par sa situation topographique, l’emplacement de Cordes sur une colline aux flancs abrupts, au dessus du niveau de la vallée, était parfait pour une forteresse au Moyen-âge.  Ce village a attiré au XXème siècle de nombreux artistes et écrivains, dont Albert CAMUS qui cette cité gothique de façon poétique : «Le voyageur qui, vu de la terrasse des Cordes, regarde la nuit d’été, sait qu’il n’a pas besoin d’aller plus loin et qui, s’il voit la beauté ici, jour après jour, l’enlèvera de toute solitude». Déclaré «Village préféré des Français», en 2014, lors d’une émission sur France 2, animée par Stéphane BERN, Cordes-sur-Ciel vaut bien sa réputation. En effet, ce joyau de l’art gothique, vieux de 800 ans d’histoire, mais parfaitement bien préservé, est à couper le souffle.
«Les voyageurs (…) ne peuvent manquer d’admirer sur leur droite, (…) une ville étrangement juchée sur un cône isolé au milieu d’un riant vallon, étageant sur ses pentes ses maisons ruineuses, portant comme une aigrette au sommet des groupes de maisons au sommet leur église, et conservant dans son éloignement des voies de communication moderne une dédaigneuse et fière allure ; c’est la ville de Cordes» dit Joseph de CROZAL en 1891. La grande halle, ces magnifiques portes, ces maisons en pierre, ces rues pavées, ces alentours verdoyants et apaisants, vous soustraient, un instant, des méditations absurdes sur les souffrances de la vie. On a envie de savourer, chaque instant, de ce moment magnifique. Pendant le temps de la visite, tout est oublié. Toutes les mesquineries et les bassesses sont pardonnées, provisoirement. On est bien sur un nuage, à Cordes-sur-Ciel.
Dans les temps anciens, cette vallée du Cérou était occupée par des marécages. Le lieu plus anciennement habité a été Saint-Martial. Cette zone a été occupée, dans l’Antiquité, par les Gaulois, on y trouve les traces d’une voie romaine et dès le Xème siècle un château a été érigé par le Comte de Toulouse. Pendant la guerre des Albigeois, en 1212, Saint-Marcel soutint un siège de deux mois conduit par Simon de MONTFORT (1160-1218), comte de Toulouse. En raison des croisades et de la cupidité fanatique des religieux, les habitants de Saint-Marcel, menacés dans leur sécurité, se réfugièrent à l’emplacement actuel de Cordes. Dés le début du XIIIème siècle le nom de Cordes apparaît dans différents documents administratifs (Cordua, Corduis, Cordoa, Cordoue), sans qu’on soit fixé sur son origine et sa signification exactes. On en est réduit aux conjectures. La ressemblance de cette dénomination avec la ville de Cordoue, en Espagne, n’est que fortuite. «C’était en effet l’usage, à l’époque, de décorer de quelque ville importante d’Espagne, les nouveaux châteaux fortifiés, fondés dans le Languedoc. Il en fut du moins ainsi pour Pampelonne et Valence en Albigeois, et pour la Grenade sur la Garonne. Mais ne pouvons rien affirmer, n’ayant découvert à cet égard aucun fait positif » affirme Clément COMPAYRE, en 1841.   «Cor dua» ce serait le sens de la devise donnée aux armes de la ville. Pour d’autres, et suivant une légende invraisemblable, un chevalier amoureux de la fille d’un guerrier franc établi sur le lieu, mourant sur un champ de bataille et lui faisant apporter par ses amis son cœur, «Cor dat».
Par une charte du 4 novembre 1222, d’organisation communale de la ville de Cordes, Raimond VII (1197-1149), duc de Narbonne, comte de Toulouse et marquis de Provence, autorisa les habitants dispersé de Saint-Marcel à construire des maisons dans cette cité, sans avoir à payer de cens. Dans cette charte, il est fait mention d’un château de Cordes : «il y a lieu de croire qu’après la destruction, par les Croisés, des châteaux de Cahuzac, de Laguépie et du fameux fort de Saint-Marcel qui résista longtemps à leurs attaques, le comte de Toulouse songea à réparer les pertes dans cette partie de ses domaines» écrit Clément COMPAYRE. Le comte donna asile aux familles dispersées qui voulaient s’installer autour du château. En pleine période médiévale, pour peupler la ville de Cordes, le Comte de Toulouse, affranchit les habitants de Cordes de toutes servitudes, les déclara exempts de tailles, de dîme de blé, de bois de leude et de péages, leur donna en même la permission de chasser dans ses forêts, et leur accorda comme conséquence de leur liberté, la faculté de disposer de leur biens par testament par vente ou par donation. Il s’est réservé quelques sur les bouchers et les boulangers. En 1273, le sénéchal autorisa les Cordais à tenir une foire annuelle.
Le 27 septembre 1249, Raymond VII mourut à Milhau et la ville de Cordes revint à sa fille Jeanne, mariée à Alphonse de Poitiers, frères du roi Louis IX. Jeanne mourut en 1271, sans héritier, et les rois de France furent comtes de Toulouse jusqu’en 1361, époque du rattachement du Languedoc à la couronne de France. Les privilèges à Cordes qui ont accru sa population furent confirmés en 1282, le roi Philippe-le-Hardi (roi de France, 1245-1285) qui y a ajouta la faculté, pour les consuls d’élire leur successeurs en administration, c’est-à-dire de choisir 12 habitants notables, dont 4 nobles. Sur ce compte, le sénéchal ou le juge d’Albigeois devait en désigner 6 comme consuls et recevoir leur serment de fidélité. En 1389, le nombre de consuls fut réduit à 4. Le premier consul est un gentilhomme et le deuxième alternativement un avocat ou bourgeois. L’office du maire était une charge qu’il fallait acheter. Le successeur du comte de Toulouse précisera de nouvelles règles : en cas d’adultère, le coupable devra courir nu dans la ville ; le commerce de la prostitution entraînera la confiscation de la maison où se faisait ce délit ; l’exemption d’impôts est étendue aux terres et aux pâturages et à la pesade (impôt de protection et de garde). La justice était rendue au nom du roi.
Cette charte de 1222 sera confirmée par la suite, par les rois de France, dont le roi, Philippe de Valois, en 1332, en 1374 par Charles V, en 1394 par Charles VIII, et en 1565 par Charles IX. En 1358 une halle pour la vente de draps, toiles et cuirs et construites. En 1384, le duc de Berry exempt les habitants de Cordes de certaines taxes, la ville ayant subi de pertes humaines à la suite de troubles de l’ordre public.
Ce village fut la première et la plus importante des «bastides» (villes nouvelles) fondée pour accueillir les populations durement frappées par la guerre. De somptueuses maisons sont construites par des familles nobles et des riches commerçants. L’hérésie vaincue, le concile de Toulouse mit en place un tribunal de l’inquisition. En 1234, Cordes vit arriver dans ses murs, trois frères prêcheurs, et quelques jours après, un vieille dame accusée de manichéisme fut brûlée sur la place publique. Un paysan subira le même sort. Les habitants révoltés contre la dureté des inquisiteurs les tuèrent et les jetèrent, dans le puits s’ouvrant au milieu de la place publique. Le Pape excommunia la population de Cordes. Le 19 juin 1321, soit un siècle après ces événements tragiques, c’est la réconciliation de la population avec l’Eglise et l’excommunication fut levée.  Les inquisiteurs se rendirent à Cordes. Les consuls, en robe et en chaperon, demandèrent, au nom de tout le peuple, de son acte de rébellion. Les inquisiteurs furent murer le puits où sont ensevelis les corps des prêcheurs et placer au-dessus une croix en fer d’oré rappelant le crime et son expiation. Muré en 1321, le puits ne fut réouvert qu’en 1793. En 1826, une exploration du puits pour y rechercher les reliques des trois religieux fut infructueuse.
Cordes est mêlée à la guerre de Cent ans ; en 1324, la guerre éclata entre la France et l’Angleterre au sujet d’une bastide. En 1332, le roi mit la ville de Cordes sous sa protection. Le 17 septembre 1356, le roi Jean, fut fait prisonnier et la ville de Cordes a participé au paiement de sa rançon, soit 142 florins et demi d’or.
Pendant la période des luttes religieuses entre protestants et catholiques, Cordes prit le parti des derniers. Ainsi, vers 1264, le château de Cordes fut assiégé en vain, la ville était dirigée par Sicard ALAMAN. En 1567, les protestants tentèrent de s’emparer de Cordes, sans défense, à la suite d’une épidémie de peste. Cordes prit le parti de la Ligue, et les royalistes, tentèrent en vain en 1593 de l’envahir. En 1625, deux protestants résolurent de livrer Cordes aux religionnaires, mais ils furent démasqués à temps et exécutés.
Lorsque, en 1634, les ducs de Montmorency cherchèrent à relever dans le Midi l’indépendance féodale, Cordes resta fidèle à la cause royale. En raison de sa position stratégique et de sa fortification, le Roi y fit installer une garnison. Par la suite, sous Richelieu, l’Etat trouva les fortifications dangereuses pour son autorité déjà confirmée ; les fortifications en ruines, devinrent un souvenir et une parure du passé.
De tous les souvenirs du passé, le plus douloureux a été les méfaits de la peste qui a ravagé la ville à trois reprises en 1587 en 1629, avec défense à toute personne venant d’un lieu infecté de ne rentrer dans la ville qu’après 20 jours d’attente, et en 1631. A la suite de ces traumatismes, on vit une recrudescence de la dévotion qui se traduisit par la restauration de l’antique église du Saint-Crucifix.
La construction du Canal de Midi bouleversa les grands axes commerciaux, provoquant ainsi l’effondrement commercial de ce beau village.
Au XIXème siècle, l’industrie de la broderie mécanique et les artistes sauveront cette merveille de l’art gothique demeurée intacte et particulièrement bien préservée. Actuellement, des Parisiens rachètent et retapent des vieilles fermes qui ont pris de la valeur. La ville revit de sa réputation, grâce à un tourisme particulièrement dense en été.
«Il est des lieux dans lesquels l’idéal républicain forme un terreau, peut-être fermenté par leur histoire, propice aux idées de liberté et de solidarité. Cordes est sans doute de ceux-là» écrit Paul QUILES, maire de Cordes. «Les Cordais montrent une certaine force de caractère qui les fait résister» dit Jean-François MASSOL. Ainsi, à la veille de la deuxième guerre mondiale, des régimes fascistes en Italie, en Espagne et en Allemagne contraignent des millions de gens à quitter leur pays. 500 000 républicains espagnols cherchent asile en France. Certaines municipalités refusent de recevoir ces réfugiés considérés comme des «rouges», des «communistes» ou des anarchistes. A Cordes l’hébergement est assuré et la solidarité s’organisa.
Devant la mairie de Cordes-en-Ciel, je suis allé saluer M. Paul QUILES, maire de cette ville depuis 1995, mais aussi, directeur de la campagne de François Mitterrand en 1981, élu, député parisien et du Tarn, plusieurs fois ministre. Quand, il était à Paris, je l’avais rencontré au cours d’un meeting, en 1986, dans le XIIIème arrondissement, avec Lionel JOSPIN. Je l’ai revu en juin 2015, au Congrès du Parti socialiste à Poitiers. Lors de l’assemblée générale des partisans de la «Fabrique socialiste», Paul QUILES avait défendu, courageusement et contre tous, son hostilité à toute synthèse. La motion majoritaire a bien trahi l’héritage de Jean Jaurès et l’actualité le prouve, chaque jour, qu’il faut un autre congrès d’Epinay. «Il n’est pas évident d’être pleinement heureux sur un bateau balloté par la tempête, qui tangue et dont l’équipage peine à garder son cap dans le brouillard. Espérons que le brouillard se lèvera, que le navire tiendra bien son cap et qu’il finira par se stabiliser», dit Paul QUILES, dans son message aux habitants de Cordes sur Ciel de janvier 2016, faisant ainsi allusion aux improvisations de notre gouvernement, celui de M. François HOLLANDE.
Bibliographie sélective :
BARBUT (Frédéric), Cordes sur Ciel, Rennes, Ouest-France, 2001, 31 pages ;
BIGET (Jean-Louis), Albi et Cordes, Paris, Hachette, 1991, 70 pages ;
CLAUSADE de (Gustave), «Remarques historiques sur l’origine de Cordes», Mémoires de l’Académie des Inscriptions et de Belles Lettres de Toulouse, 1867, tome V, 6ème série, pages 207 – 281 ;
COMPAYRE (Clément), Etudes historiques et documents inédits sur l’Albigeois, le Castrais et l’ancien diocèse de Lavaur, Albi, 1841, Maurice Papailhiau, 568 pages, spéc sur Cordes, pages 389-412 ;
CROZALS, de (Joseph) «Une ville française au Moyen-Age, Cordes», Revue de géographie, 1891, janvier-juin, tome XXVIII, pages 81-93 ;
D’ALAYRAC (Mazars), «Notice historique sur la ville de Cordes», Annuaire du Tarn, 1841, pages  197-210 ;
GORSSE de (Pierre), Albi, Cordes, éditions Alpina, 1954, 63 pages ;
JOLIBOIS (Emile), «Les fortifications de Cordes», Revue du Tarn, 1886-87, tome VI, pages 274-278 ;
JORNET (José), Républicains espagnols en Midi-Pyrénées : exil, histoire et mémoires, préface de Paul Quilès, maire de Cordes, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2005, 362 pages ;
MANUEL (Alain), Cordes sur Ciel, une bastide en Albigeois, Albi, Un autre Regar’t, 2014, 63 pages ;
PORTAL (Charles), «Les origines le de Cordes», Revue du Tarn, 1893, tome X, pages  49-55 ;
PORTAL (Charles), Cordes : Notice historique et archéologique , Cordes, Société des Amis du Vieux Cordes, 1930, 58 pages ;
PORTAL (Charles), Histoire de la ville de Cordes en Albigeois 1222-1799, Albi et Cordes, éditions Bosquet, 1902, 695 pages, et Toulouse, Privat, Société des Amis du Vieux Cordes, 3ème édition, 1984, 716 pages ;
PRADELIER-SCHLUMBERGER (Micheline), Cordes en Ciel, Paris, J-P Gisserot, 2005, 32 pages ;
REGOURD (Serge) et CABANIS (André), Paul Quilès : comment rester socialiste de Mitterrand à Jaurès ?, Paris, éditions du Cherche Midi en 2015, 256 pages ;
ROGER (Paul), Archives historiques de l’Albigeois et du pays castrais, Albi, S. Rodière, 1841, 355 pages, spéc sur Cordes, pages 343-346 ;
ROQUES (Jean), Albi et Cordes, Paris, Gründ, 1983, 63 pages ;
ROSSIGNOL (Elie-Antoine), Monographies communales ou études statistiques, historique et monumentale du département du Tarn, Toulouse, Delboy, 1864, Paris, E. Dentu,  Albi, Chaillol, 1864, 3 tomes,  tome 3, 383 pages, spéc sur Cordes 9-117 ;
SANDA (Paul), Cordes sur Ciel, cité mystérieuse, templiers, initiés et moines rouges, Cordes sur Ciel, Editinter Raphaël de Surtis, 2016,163 pages.
Albi, le 26 février 2016, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
Cordes sur Ciel, le plus beau village de France une photo avec Paul QUILES, son maire.
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 21:56

De passage à Dakar, j'ai revu le tonton Daouda N'DIAYE, journaliste, pendant longtemps Directeur général de la radio et télévision du Sénégal (R. T.S.) et maintenant Directeur de la Communication de l'Assemblée nationale du Sénégal. Daouda, comme moi, est de Danthiady. Je l'avais perdu de vue depuis plus de 25 ans.

Les grands bouleversements politiques se sont noués autour de l'assemblée nationale ou de la majorité parlementaire. Ainsi, Mamadou DIA président du conseil a été évincé en 1962, pour être remplacé par Léopold Sédar Senghor qui a été le président de l'assemblée de la fédération du Mali de 1959 à 1960. M. Macky SALL, tombé dans la disgrâce sous Abdoulaye WADE, est devenu, par la suite, de la République depuis 2012.

L’élection de Blaise DIAGNE en qualité de 1er député noir au parlement français avait fait l'effet d'une bombe le 10 mai 1914 dans une société coloniale. La tombe de Blaise DIAGNE à l'entrée du cimetière musulman de Soumbédioune, sur la corniche, à Dakar. Blaise DIAGNE n'est pas enterré dans le cimetière musulman à côté de sa mère. Voir ma contribution sur Blaise DIAGNE in Baamadou.over-blog.

C'est devant l'assemblée nationale, que le peuple sénégalais, le 23 juin 2011, spontanément, mais très fermement, s'est opposé, de façon pacifique, au projet de maître Abdoulaye WADE de modifier la Constitution en vue de se maintenir au pouvoir, et probablement d'installer son fils, Karim, comme son successeur. Cette puissante manifestation a permis une seconde alternance au Sénégal, et donc une remarquable consolidation de la démocratie sénégalaise.

Auparavant, un autre événement tragique, au début des années de l’indépendance, avait profondément bouleversé le peuple sénégalais : c'est l'assassinat le 3 février 1967 du député maire de M'BOUR, et président du groupe socialiste à l'assemblée nationale, M. Demba DIOP (1927-1967). J'ai retrouvé sa photo au musée de Basile Diogoye Senghor à Joal (Photo ci-contre). Son assassin, Abdou N'Daffa FAYE, a été condamné à la peine capitale et exécuté. Les commanditaires de ce crime, jaloux de la forte ascension de Demba DIOP (les députés Jacques d'Erneville et Ibou FAYE), ont été condamnés à 20 ans de travaux forcés.

En dépit de ces convulsions, l'assemblée nationale est restée un pôle de stabilité de la démocratie sénégalaise. Ainsi, on note deux présidents historiques de l'assemblée nationale : maître Lamine GUEYE (1959-1968) et Daouda SOW (1984-1988).

Habib THIAM, président de l'assemblée nationale de 1983 a 1985, est devenu premier ministre d'Abdou DIOUF.

Toute une galerie de ces anciens présidents de l'assemblée est exposée au 4ème étage de l'assemblée nationale et peu accessible au public. Merci à Daouda N'DIAYE qui m'a permis, et à vous aussi, ce saut dans l'histoire politique du Sénégal.

Pour la petite histoire, et pendant plus de 50 ans, deux prestigieux cuisiniers de mon village, Danthiady, ont titillé les papilles de nos vénérables députés. Ce fut d'abord, Tidjane DIA qui connaissait tout le personnel politique du Sénégal, puis à son décès, il a été remplacé par son neveu Amadou Tidjane DIA. Méfiez-vous des chauffeurs et des cuisiniers, ils sont souvent détenteurs de lourds secrets d'Etat ou d'alcôve.

Je demanderai au Président de l'assemblée nationale, de bien vouloir m'autoriser à accéder aux archives de son Auguste assemblée qu'il vient de faire dématérialiser. Je prendrai spécialement des congés pour les éplucher et vous en rendre compte.

Dakar, le 28 novembre 2015 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

L'Assemblée nationale du Sénégal et ses enjeux, rencontre avec M. Daouda N'DIAYE directeur de la Communication à l'AN.
L'Assemblée nationale du Sénégal et ses enjeux, rencontre avec M. Daouda N'DIAYE directeur de la Communication à l'AN.
L'Assemblée nationale du Sénégal et ses enjeux, rencontre avec M. Daouda N'DIAYE directeur de la Communication à l'AN.
L'Assemblée nationale du Sénégal et ses enjeux, rencontre avec M. Daouda N'DIAYE directeur de la Communication à l'AN.
L'Assemblée nationale du Sénégal et ses enjeux, rencontre avec M. Daouda N'DIAYE directeur de la Communication à l'AN.
L'Assemblée nationale du Sénégal et ses enjeux, rencontre avec M. Daouda N'DIAYE directeur de la Communication à l'AN.
L'Assemblée nationale du Sénégal et ses enjeux, rencontre avec M. Daouda N'DIAYE directeur de la Communication à l'AN.
L'Assemblée nationale du Sénégal et ses enjeux, rencontre avec M. Daouda N'DIAYE directeur de la Communication à l'AN.
L'Assemblée nationale du Sénégal et ses enjeux, rencontre avec M. Daouda N'DIAYE directeur de la Communication à l'AN.
L'Assemblée nationale du Sénégal et ses enjeux, rencontre avec M. Daouda N'DIAYE directeur de la Communication à l'AN.

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 19:26

Chaque matin, avant d’aller au travail, je passe par la rue Lassus, au café Le Nouvocosmos. Je n’avais pas, en fait, réalisé que cette église, comme mon quartier, sont chargés d’histoire.

J’ai voulu en savoir un peu plus. Première surprise, l’appellation officielle, de ce lieu de culte, est l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville ; elle est une des premières églises d’architecture néogothique construite à Paris. Située au n°139 de la rue de Belleville à Paris, dans le 19ème, et au métro de Jourdain, ligne 11, d’où la confusion, notre église a été construite entre 1854 et 1859. Jean-Baptiste est le saint patron de l’église et de la paroisse. Né d’une vieille femme stérile, Saint-Jean-Baptiste est le précurseur du Christ ; il affronte l’incrédulité des hommes et son père devient muet. C’est pourquoi la façade lui est consacrée.

Parce qu'elle est son dernier chantier, l'église Saint Jean-Baptiste de Belleville est l'œuvre la plus aboutie de Jean-Baptiste Antoine LASSUS (19 mars 1807, à Paris – 15 juillet 1857, à Vichy) l'un des premiers architectes du style gothique au milieu du XIXe siècle en France. Une rue longue de 110 mètres, entre le n°1 de la rue Fessart et le n°137 de la rue de Belleville, porte le nom de l’architecte, depuis 1864. En marge des grandes restaurations qu’il mène avec Viollet-le-Duc à Notre-Dame et la Sainte-Chapelle, LASSUS réalise une église d’un très pur style gothique, authentique, au service d’un édifice entièrement original. LASSUS, qui meurt en 1857, ne verra jamais le chef d’oeuvre dont il a rêvé. L’église sera achevée par son élève Truchy en 1859. Elle reste un modèle de création historiciste. L'église Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville suit les principes traditionnels du néogothique du XIXe : grande nef à arcades brisées, piliers multilobés ornés de chapiteaux à crochets, voûte sur croisée d'ogives, large verrière au troisième niveau de l'élévation, déambulatoire, chapelle axiale de la Vierge décorée à la mode du XIXe siècle, etc. L'église est intéressante pour ses vitraux. Réalisés par les maîtres verriers Louis-Charles Steinheil et Auguste de Martel, ils représentent des épisodes de l'Ancien Testament, de la vie de Saint Jean, de la vie de la Vierge dans un style qui pastiche celui des maîtres du XIIIe siècle.

En fait, l'ancienne église qui a été détruite remonte à la Renaissance. Sans paroisse propre à leur village, les Bellevillois obtiennent de l'évêché une chapelle en 1543. Construite en 1548 elle est remplacée par une première église Saint-Jean-Baptiste en 1635. Lors des travaux de 1854, la première pierre de l’église édifiée en 1645 a été retrouvée. Elle portait cette inscription : «Cette première pierre a été posée par M. Charles de Hillerin, docteur en théologie, curé de Saint-Médéric, à Paris, le IIIe jour de juillet 1645».

À Jourdain, LASSUS détermina la structure, fixa le programme iconographique et dessina le mobilier de l'église ; le décor sculpté est l'œuvre d'Aimé-Napoléon Perrey et les verrières furent réalisées par Auguste de Martel, d'après des cartons de Louis Steinheil. On y retrouve bien entendu des réminiscences de l’érudition de LASSUS, acquise au contact des monuments historiques. Le jugement de Viollet-le-Duc sur l'église Saint Jean-Baptiste de Belleville est flatteur : «Lassus a déployé beaucoup d’érudition, de goût et même mis un certain caractère original dans cette étude en grand de l’architecture du XIIIe siècle». LASSUS, élève d’Henri LABROUSTE spécialiste de l’architecture du Moyen-Age, a de solides références il a été chargé de monuments nombreux et considérables : la Sainte-Chapelle et Notre-Dame, Saint-Séverin et Saint-Germain-L’Auxerrois, les cathédrales de Chartres et du Mans, et de nombreux édifices bretons.

En effet, LASSUS dessine cette église avec la ferveur qu’il imagine animer les bâtisseurs du Moyen-Âge, prenant une part quasi mystique à leur travail. Le résultat est autrement plus libre et délié qu’à Sainte-Clotilde. Le soin apporté aux divers points de vue est remarquable, en apportant des notes pittoresques qui donnent de la vie à l’ensemble. Il confie le décor sculpté, auquel il attache une importance particulière, à Aimé-Napoléon Perrey. Il dessine lui-même le mobilier, qui retient tout autant son attention. Malheureusement, la mise en pratique du concile Vatican II conduit à des modifications regrettables en supprimant le maître-autel et les stalles. Cette église est composée d'une nef de cinq travées à deux collatéraux et huit chapelles latérales, un transept, un chœur avec une travée dans le prolongement de la nef, un déambulatoire donnant accès à sept chapelles, de deux sacristies et de deux clochers surmontés de flèches. L'église mesure 68 m de longueur hors d'œuvre sur 25 m de largeur, l'élévation de la façade jusqu'au faîtage est de 26 m, la hauteur de chaque flèche est de 57 m, les hauteurs de voûte sont pour la grande nef de 19 m et de 8 m pour les bas côtés.

En 2008, le chœur fit l'objet de travaux destinés à aménager un baptistère et à rénover le sanctuaire, sous la direction de l'architecte François Lacoste.

L’église de Jourdain est un lieu de vie, d’histoire et de luttes politiques. Elle se situe au cœur du quartier dit «Hameau de Belleville», et jouxte le parc des Buttes Chaumont.

Le Hameau de Belleville, qui se trouvait hors de Paris est rattaché le 1er janvier 1860, à la capitale, mais divisé entre deux arrondissements. Jadis, Arméniens, Italiens, Portugais, Grecs mais aussi Parisiens évincés du centre ville peuplent cet espace niché dans les hauteurs de la capitale, à côté des vignes. Ces premières vagues d'immigration, particulièrement importantes dans les années 1940-1950, forgent ainsi de cette mixité de mon quartier. Aujourd’hui encore différentes communautés, notamment maghrébines, juives, asiatiques, africaines ou Gays, vivent ensemble en parfaite harmonie.

Un vibrant hommage a été rendu à Edith PIAF, 50 ans après sa mort, en octobre 2013, à l’église de Jourdain. Le chanteur Eddy Mitchell, qui a grandi dans ce quartier, lui a consacré une chanson. C’est au n°51, de la rue de la Villette, que naquit le 27 mai 1871, au fond de la cave le peintre et graveur Georges ROUAULT (1871-1958), lors d'un bombardement des Versaillais sur Paris. De nos jours, on ne mesure pas l’importance de cet artiste. L’oeuvre de ROUAULT, souvent tragique et sombre, se veut spirituelle, méditative sur un XXe siècle accablé par l’horreur des guerres, le misérabilisme ouvrier, la vanité des Puissants, les faux-semblants, la tristesse des banlieues, la mort. En effet, Georges ROUAULT, fils d’un ébéniste breton et d’une fruitière parisienne, conservateur du Musée Gustave Moreau à Paris, il fonde avec Henri Matisse, le Salon d’Automne en 1903. Il expose son œuvre gravée, en 1938, au Muséum d’Art Moderne à New York. A sa mort, des funérailles nationales lui sont consacrées en l’église de Saint-Germain-des-Près. Un collège, dans le XIXème arrondissement porte son nom.

En 1897, Léon GAUMONT (1864-1946, pionnier du cinéma) fait construire, rue des Alouettes, un atelier cinématographique. Plus tard, en 1956, naissent les studios des Buttes Chaumont. Studios de cinéma puis de télévision, il s’y tourna un grand nombre d’émissions télévisées de la RTF, de l’ORTF, ainsi que toutes les émissions de variétés produites par la Société Française de Production pour TF1, Antenne 2 et FR3. Ils sont aujourd’hui démolis et remplacés par des immeubles résidentiels. La seule trace restante de cette époque est le nom donné à une ruelle : cours du 7ème art.

A quelques mètres de là, le Parc des Buttes Chaumont couvre un terrain de 25 hectares. Ancienne décharge publique, c’était au XVIIIème siècle une carrière pour l’extraction du gypse. Le Baron Haussmann, sous Napoléon III, choisit l’architecte Alphand pour réaliser, entre 1864 et 1867, ce parc du Second Empire. Au centre on découvre un lac de 2 hectares, au milieu duquel s’élance à une hauteur de 30 mètres, une masse de rochers escarpés, couronnés d’un temple. On y accède par un pont. Inauguré en à l’Exposition universelle de 1867, la ville de Paris a entrepris de rénover les Buttes-Chaumont en 2015. Le succès de ce parc est considérable en ce début du XXIème siècle.

C’est dans le quartier de Belleville, que Léon GAMBETTA (1838-1882), un des éminents fondateurs de la République, candidat aux élections du 23 mai 1869, avait posé son projet dénommé «programme démocratique radical» et qui exigeait :

– l'application la plus radicale du suffrage universel,

– la reconnaissance des libertés individuelles, de réunion complète, de la presse,

– la séparation des Églises et de l'État,

– l'instruction primaire laïque, gratuite et obligatoire,

– la suppression des armées permanentes.

De nos jours, le 1er mai de chaque année, la gauche radicale défile sur la rue de Belleville. C’est avec tristesse que je l’évoque, ma voisine et éminente militante du Parti communiste, une grande dame, Martine DURLAC, disparue en 2014, avec sa famille et Pierre LAURENT qui habite en face, venaient distribuer, chaque week-end, leurs publications au métro Jourdain.

Cette église est devenue un lieu de ralliement de tous les nostalgiques de cette histoire évoquée. Les commerçants se sont bien mobilisés pour les illuminations de Noël, et l’église est bien décorée. Les artistes, avec "les journées portes ouvertes", en juin de chaque année, les différentes brocantes, ainsi que le dynamisme du Conseil de quartier, ont contribué à faire de cet endroit, et autour de son église, un lieu teinté d’une douceur de vie.

Une autre église, plus discrète, l’église orthodoxe Saint-Simon des Ukrainiens, au 6 rue de Palestine, a eu la bonne idée d'accueillir la communauté chinoise. A l’angle, à la rue des Solitaires, un temple discret bouddhiste est fréquenté par des Indiens.

L'église de Jourdain, en dépit du recul du fait religieux, reste bien fréquentée et animée. Voici ses horaires d’ouverture :

• Messes dominicales (hors périodes de vacances scolaires) :

- Eglise paroissiale : samedi à 18h30 (messe anticipée du dimanche) ; dimanche à 9h00, à 11h15 et à 18h30.

- Chapelle N.D. de Belleville, Reine des familles : dimanche à 10h00 (5 allée Gabrielle d'Estrées - entrée de l'allée au 3, rue Rampal, 19e- Métro Belleville).

- 2014 : 5 octobre, 1er (Toussaint) et 23 novembre, 7 et 25 décembre (Noël).

- 2015 : 4 (Epiphanie) et 11 janvier 2015, 8 février, 15 et 29 mars (Rameaux), 5 (Pâques) et 12 avril, 10 et 24 mai (Pentecôte), 14 et 28 juin.

• Messes en semaine (hors périodes de vacances scolaires) :

- lundi à 19h00 ;

- mardi, mercredi, jeudi, vendredi à 9h00 et à 19h00 ;

- samedi à 9h00 ;

- Adoration du Saint Sacrement après la messe du lundi et du vendredi, de 19h30 à 20h30 (le vendredi: possibilité de se confesser).

• Ouverture de l’église (hors périodes de vacances scolaires) :

- dimanche, mercredi, jeudi, vendredi: 8h15 - 19h30

- lundi: 9h30 - 20h30

- mardi: 8h15 - 19h30 / 21h30 lorsqu'il y a le Groupe de prière, Louange et Intercession

- vendredi: 8h15 - 20h30.

Bibliographie sélective :

LENIAUD (Jean-Michel), Jean-Baptiste Lassus (1807-1957) ou le temps retrouvé des cathédrales, Genève, Droz, 1980, 296 pages.

Paris, le 24 juillet 2015, par Amadou Bal BA http://baamadou.over-blog.fr/

Eglise de Jourdain, Paris 19ème.
Eglise de Jourdain, Paris 19ème.
Eglise de Jourdain, Paris 19ème.
Eglise de Jourdain, Paris 19ème.
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Eglise de Jourdain, Paris 19ème.
Eglise de Jourdain, Paris 19ème.
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Eglise de Jourdain, Paris 19ème.
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 22:47
«S’il est en France un palais qui parle à toutes les imaginations,  c’est Fontainebleau. (…) C’est là, comme dans un désert religieux, qu’un saint roi venait méditer le bonheur de la terre, et rêver de gloire du ciel ; c’est là que le vainqueur de Marignan convoqua tous les arts de l’Italie et alluma le foyer d’où jaillirent tant d’éclats et de merveilles. (…) Tout, dans Fontainebleau, parle de grandeur, d’art, de poésie ; tout inspire le désir de connaître, depuis son origine, jusqu’à nos jours, l’un des plus beaux monuments de France», écrit Jean VATOUT. Melun avait tenu, pendant un certain temps, de lieu de réside passagère pour les rois, mais cette ville fut dévastée en 999, sous le roi Robert 2, Le Pieux (972-1031). En effet, une Charte de Louis VII, le Jeune, datée de 1 169, atteste que cet endroit servait de maison royale. Paris n’étant pas encore la capitale, la monarchie française fit de cet endroit, la première de ses résidences. C’est donc un château qui remonte au Moyen-âge comme l’en atteste la subsistance de son donjon. Fontainebleau, en Seine et Marne, dans la région parisienne, a tenu, dans l’ancienne monarchie, en tant que réside royale, la première place après Versailles. Même si le faste de Versailles éclipsait tout, il n’en reste pas moins que l’antiquité des souvenirs de Fontainebleau n’a point d’égale. Louis VII (1120-1180) érigea la Chapelle Saint-Saturnin à Fontainebleau qui fut baptisée par l’archevêque de Canterbury, Thomas BECKET. Philippe Auguste et Blanche de Castille, femme de Louis VIII habitèrent Fontainebleau. Saint Louis qui y a résidé, dota ce château d’un hôpital pour les malades des pays voisins. Philippe Le Bel y mourut en 1314 d’une chute de cheval ou d’une maladie de langueur. Sous les Valois, il ne se passa rien de remarquable à Fontainebleau ; les monarques avaient fuit Paris lors de la peste noire en 1350, pour se réfugier à Fontainebleau. Charles V a créé une fondation littéraire en 1364 en cette demeure. Au XIVème siècle, la vie de Fontainebleau est obscure, les rois boudent ce lieu.
A la Renaissance, partir du 28 avril 1528, François 1er (1494-1547) protecteur des arts et des lettres, vainqueur de Marignan, charmé par la beauté des lieux, fit reconstruire et embellir cette ancienne demeure des rois, avec l’appui de grands artistes italiens ; on surnomma ce château  «La Seconde Rome». François 1er, roi chevalier, devait se plaire à Fontainebleau, ce domaine fort sain et agréable, avec une qualité de vie. La vaste forêt paisible, riche en animaux de toute espèce, se prêtait à la chasse, aux joutes et tournois, ainsi qu’aux grandes fêtes. Charles Quint y a séjourné. Fontainebleau fut à la gloire de François 1er ce que Versailles sera pour Louis XIV. En effet, François 1er accueille à Fontainebleau des artistes italiens dont Léonard de Vinci. Les peintres et les poètes ont souvent célébré la naïade, représentée dans l’attirail de Diane, à cause de la forêt voisine. Une réception mémorable est donnée en l’honneur de Charles Quint dans ce château. En effet, le dauphin, qui devient le roi, sous le nom d’Henri II avait eu un enfant le 20 janvier 1543, après dix ans de mariage avec Catherine de Médicis. Le baptême sera célébré le 10 février 1543, avec fastes.
Henri II (1519-1559) a achevé la porte Dorée, inspirée de l’architecture italienne, qui marque l’entrée de la cour Ovale, autour de laquelle se déploient les appartements royaux et la salle du Bal. Catherine de Médicis, veuve d’Henri II, allait en faire en 1564, le théâtre de divertissements somptueux, qu’elle jugeait nécessaire à sa politique en raison des guerres de religions, de la fronde des Guises et les Bourbons. Sous Henri II, sa maîtresse, Diane de Poitiers, prit la direction des travaux et des fêtes à Fontainebleau. Montaigne fut accueilli à la cour.  Le 29 juin 1559, Henri II perdit la  vie à Fontainebleau au cours d’un tournoi. Le 31 janvier 1564, Charles IX revint à Fontainebleau, mais c’est Catherine de Médicis qui tirent les ficelles.
Henri IV (1553-1610), ce béarnais né à Pau, qui a  vécu dans un milieu et austère, appréciait Fontainebleau pour son aspect sauvage et accidenté. Gabrielle d’Estrées, sa favorite, est omniprésente. En 1601, l’année qui suit le mariage d’Henri IV avec Marie de Médicis, il y vint au mois de septembre, pour la naissance le 27 septembre 1601, de son premier enfant, Louis XIII. Christine de Suède, escortée par Louis XIV et Anne d’Autriche, est venue à Fontainebleau le 4 septembre 1656. La Reine Christine repartira en Suède, avec le philosophe Descartes. Henri IV entreprit de 1593 à 1609, des rénovations de Fontainebleau ; il ouvre et agrandit la cour Ovale, la dote d’une porte dite du Baptistère, appelée ainsi en souvenir du baptême du futur roi, Louis XIII. Outre la nouvelle cour des Offices, Henri IV, grand bâtisseur de châteaux, rajoute l’aile abritant les deux galeries superposées, les galeries de Diane et des Cerfs, la Voilière et le jeu de Paume.
Au XVIIIème siècle, Louis XV fit remplacer l’ancienne galerie d’Ulysse par un bâtiment plus spacieux et bâtir le Gros Pavillon, conçu par Gabriel en 1750.
Napoléon 1er (1769-1821) l’appelait «La Maison des siècles». Les vieux Capétiens l’ont habité ; et ce qu’on y a changé n’a eu point pour effet, comme à Compiègne, de recouvrir et d’enterrer le passé. Cet endroit visité par le luxe et les arts, donne l’impression de solitude, dans une atmosphère aussi touchante qu’agréable. François 1er l’a ainsi surnommé «Délicieux déserts». Au XIXème siècle Napoléon 1er en fit une résidence impériale qu’il remeubla. En 1804, le château de Fontainebleau a été vidé par la Révolution mais a échappé au pire : la destruction. Napoléon décide de mettre un terme à cet abandon en faisant de Fontainebleau une résidence impériale. Son action concerna surtout l’aménagement intérieur et les jardins. Le château est une première fois meublé afin de recevoir le pape Pie VII qui doit participer à la cérémonie de sacre de Napoléon. Le 19 juin 1812, le Pape Pie VII arrive à Fontainebleau pour une captivité qui durera dix-neuf mois. L'Eglise, c'est à dire à la fois le Vatican et le clergé local, n'est pas assez soumise au goût de l'Empereur. En juin 1809, il apprend que le Pape a signé contre lui une bulle d'excommunication. Il le fait alors enfermer, les armées impériales occupaient à cette époque l'Italie, et peu après il fait annexer les Etats Pontificaux à l'Empire. Le projet de Napoléon est de soumettre l'Eglise à son autorité : les papes devraient prêter serment à l'Empereur, et obéir à un nouveau Concordat.
A la fin du règne de Napoléon, en 1814, Fontainebleau a retrouvé tout son lustre : Grands Appartements, Appartement intérieur et Petits Appartements sont richement et somptueusement meublés. A l’extérieur, le jardin de Diane et le jardin des Pins (jardin anglais) sont remodelés et sacrifient au tracé irrégulier alors en vogue. Si Napoléon résida seulement 170 jours à Fontainebleau, le château reste cependant très lié à sa figure : il fut notamment le théâtre de la première abdication et des Adieux à la garde. Déchu et exilé, il s’en rappela comme de la «vraie demeure des rois, la maison des siècles».
 Sous le règne de Louis Philippe (1773-1850), la Voilière fut abattue et des rénovations entreprises pour la Chapelle de Saturnin, la plus ancienne église du château. Cette église bénie par l’archevêque de Canterburry, n’était plus affectée au culte, elle servait de magasin, de salle d’adjudication ou de salle à manger. Il rénova également la salle d’attente, la salle Henri II, la porte-dorée, l’escalier du Roi, la salle des gardes, les appartements de la Reine, le pavillon de l’étang  Les travaux, sous Napoléon III, portèrent essentiellement sur les décors intérieurs.
On trouve au château de Fontainebleau, «Le Musée chinois» et les salons de l’impératrice Eugénie qui a fait déposer une collection d’objets d’art d’Extrême Orient, notamment de Chine et du Siam. On peut y admirer «Le Musée Napoléon 1er», avec sa collection de meubles d’objets d’art et de portraits de l’Empereur, ainsi «Appartement du Pape», Pie VII y ayant séjourné en 1804 et en 1812.
Le château est agrémenté d’un «jardin de Diane», avec une statue dite «Diane à la biche». Sous l’Empire, il a été transformé en jardin à l’anglaise. Le «Jardin Anglais», avec ses pins, présente des paysages agrémentés d’une rivière, des allées sinueuses et d’une collection d’essences exotiques. Le Parc, long de 1200 mètres, avec son canal, a été aménagé sous Henri IV.
Dans la forêt de Fontainebleau, très giboyeuse, l'aristocratie y pratique, de nos jours, deux fois par semaine, la chasse à courre.
Par ailleurs, Fontainebleau est à quelques kilomètres de Barbizon, une ville d’artistes, dans le canton de Fontainebleau, qui vaut bien le détour. En effet, ville de 1600 habitants en Seine et Marne, la commune de Barbizon est un endroit mythique appelé le "village des peintres" du fait de son histoire. En 1850, les peintres français pré-impressionnistes sont à la recherche de beaux paysages, et découvrent ainsi cette charmante commune, située à proximité de la forêt de Fontainebleau. Quittant la grisaille parisienne et venant profiter du printemps fleuri de ce magnifique village, les peintres de l'époque nous laisseront par leurs œuvres de merveilleux souvenirs immortels de notre commune telle qu'elle l'était à la période des peintres impressionnistes (Jean-Baptiste Corot, Claude Monnet, Auguste Renoir, Alfred Sisley, Théodore Rousseau, etc.). Marcel Proust était venu à Fontainebleau pour une semaine, avec ce fameux coup de téléphone à sa mère.
Bibliographie sélective :
DEROY (Léon), Les chroniques du château de Fontainebleau, Paris, Pierre Roger, 1900, 358 pages ;
DIMIER (Louis), Fontainebleau, Paris, Renouard, H. Laurens, 1908, 184 pages ;
JAMIN (E), Fontainebleau sous le roi des Français, Louis Philippe, Paris, Delaunay, Fontainebleau, S. Petit, 1836, 74 pages ;
MUENTZ (Eugène), MOLINIER (Emile), Le château de Fontainebleau au XVIIème siècle d’après des documents inédits, Paris, Nogent Le Rotrou, Daupeley-Gouverneur, 1886, 118 pages ;
VATOUT (Jean), Souvenirs historiques des résidences royales de France, Fontainebleau, Paris, Firmin Didot, 1837, 639 pages ;
Paris, le 11 juillet 2015, M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).
Le château de Fontainebleau (Yvelines).

Le château de Fontainebleau (Yvelines).

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 18:33

C’est toujours un plaisir renouvelé de revenir à Deauville, Trouville et Honfleur. Il est vrai que ces villes sont à 2 heures de train de Paris. En raison de cette grande proximité avec l'Ile-de-France, Deauville est devenue une banlieue huppée parisienne.

Avant 1858, Deauville était un petit village normand, assiégé et étouffé par des marais. Le Duc Charles Auguste de Morny (1811-1865), demi-frère de Napoléon III, changera la face de cette commune à jamais. Il fait le pari fou d'assécher le marais pour y construire une station balnéaire idéale. En quatre ans, de 1860 à 1864, Deauville est créée avec ses villas, hippodrome, ligne de chemin de fer, port.

En 1911, c'est de nouveau la rencontre de deux hommes qui donne à Deauville un nouvel essor. Désiré Le Hoc, Maire de la ville, et Eugène Cornuché, qui dirigeait alors le célèbre restaurant Maxim's à Paris, relancent l'activité de la ville en construisant le casino en 1912 et les grands hôtels (le Normandy en 1912 et le Royal en 1913).

A la «Belle Epoque» (fin du XIXème début 1ère guerre mondiale), Deauville inspire également de nombreux artistes comme Coco Chanel, qui y ouvre l'une de ses premières boutiques, le déjà reconnu couturier Paul Poiret, de nombreux peintres comme Dufy, Fujita, Van Dongen, des écrivains, des poètes, des caricaturistes, tels Apollinaire, Sacha Guitry, Colette, Sem, etc.

Cet engouement pour Deauville se poursuit tout au long des «Années Folles», (entre 1920 et 1929, début de la dépression). La station balnéaire continue alors son évolution : un second hippodrome voit alors le jour en 1928, ouverture de l'Hôtel du Golf et de son parcours en 1929, création de l'aéroport en 1931.

Deauville est connu pour son champ de course, son majestueux hôtel Normandie, ses magasins de luxe, ses plages, son festival de cinéma américain, ainsi que la High Class qui y défile.

Il y avait un peu de vent ce mercredi 22 juillet 2015. Il fallait donc beaucoup de courage pour se jeter à l’eau. Mais une fois qu’on y est, on a du mal à ressortir.

Je suis impressionné par ces maisons à colombages.

Cette partie de la France n'est pas seulement que fréquentée par des personnes aisées. J'ai pu constater la forte présence de groupes scolaires et d'associations caritatives venus organiser une journée en mer pour des enfants de conditions modestes.

Paris, le 22 juillet 2015, M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/.

Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.
Deauville Trouville, 22 juillet 2015.

Deauville Trouville, 22 juillet 2015.

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 13:22
Ousmane SOW, artiste sénégalais, est mort le jeudi 1er décembre 2016, à Dakar, d’Ousmane SOW, artiste sénégalais. «Ousmane Sow, célèbre sculpteur sénégalais est le premier Noir à devenir membre de l’Académie des Beaux-Arts de Paris. Ousmane SOW c’est ce plasticien aux «doigts de sorcier» qui, de Dakar à Paris, a gravé son nom dans la glaise», souligne Charlotte BOITIAUX de France 24, édition du 12 décembre 2013. L'Institut de France a vu le jour en 1795. Il regroupe des musées,  des monuments historiques et surtout cinq prestigieuses Académies : l’Académie française, l’Académie des inscriptions et belles-lettres, l’Académie des sciences, l’Académie des beaux-arts et l’Académie des sciences morales et politiques. Ousmane SOW s’est s’installé dans le siège occupé jusqu’en 2009 par le peintre américain Andrew Wyeth. Le pommeau de son épée d’académicien qu’il a sculpté lui-même représentera  «un Nouba qui plonge dans l’inconnu». Pourtant il y sera bien entouré. Parmi les membres de l'Académie figurent entre-autres Jeanne Moreau, Yann Arthus-BERTRAND, Pierre CARDIN ou encore Roman POLANSKI.  Ousmane SOW s’inscrit dans les pas d’un autre Sénégalais, Léopold Sédar SENGHOR.
Ousmane SOW naît à Dakar le 10 octobre 1935. A 22 ans, il s'installe à Paris, où faute de moyens, il renonce à entrer à l'école des Beaux Arts. Il devient kinésithérapeute. Lorsqu'en 1960, le Sénégal obtient son indépendance, Ousmane SOW choisit la nationalité sénégalaise et s'y installe. 5 ans plus tard, il crée le service de kinésithérapie de l'hôpital Le Dantec de Dakar. Il rencontrera Béatrice SOULE qui sera la compagne de sa vie. Béatrice écrit, en 2009, un ouvrage «Même Ousmane SOW a été petit». Tissé d'anecdotes drôles, insolites, émouvantes et parfois dramatiques, ce livre retrace la vie du sculpteur Ousmane SOW, de son enfance à sa dernière création, en passant par le Pont des Arts où son exposition attira plus de trois millions de visiteurs. Les grands hommes d’Ousmane SOW s’appellent Victor HUGO, Nelson MANDELA, le Général de GAULLE, GANDHI, Martin Luther KING, Mohamed ALI et Moctar SOW, son père. Son héros. Ousmane SOW est devenu artiste hors du commun grâce à la confiance d'un père qui n'a jamais cessé de le fasciner. Il décide d’entreprendre une nouvelle série de sculptures représentant ceux qui l’ont aidé à ne jamais désespérer du genre humain. La série s’intitulera Merci. Pendant toutes ces années de kiné, Ousmane SOW n'abandonne pas sa passion, la sculpture, qu'il développe le soir dans son atelier. Il invente une matière unique, faite de sable, de paille et de jute, au total 20 produits qui macèrent pendant 4 ans. Il garde jalousement la recette de cette mixture avec laquelle il développe des sculptures uniques. Sa connaissance du moindre muscle, de la moindre articulation du corps humains feront aussi sa singularité. A l'âge de 50 ans, il décide de se consacrer uniquement à son art et créé, notamment :
  • La série Nouba réalisée entre 1984 et 1987, comprend douze sculptures ou groupes de sculptures et représente des guerriers et lutteurs Noubas (ethnie du sud du Soudan) ;
  • La série Masai réalisée entre 1988 et 1989 est constituée de six pièces, dont quelques-unes sont formées de deux sculptures, représentant deux femmes, quatre hommes, un enfant et deux buffles, de l’ethnie Masaï vivant au Kenya et en Tanzanie ;
  • Les pièces isolées : Gavroche (une pièce représentant un garçon et un homme), Mariane et les Révolutionnaires (trois pièces représentant une femme et deux hommes) et Toussaint Louverture et la Vieille Esclave (deux pièces figurant un homme et une femme) toutes réalisées en 1989 pour le Bicentenaire de la révolution française sur commande du Président français François Mitterrand ;
  •  série Zoulou réalisée entre 1990 et 1991 et composée de sept personnages constituant la scène de Chaka fondateur de la nation Zoulou (pour la première fois avec cette œuvre apparaît la sculpture narrative) ;
  • La série Peuls réalisée entre 1993 et 1994, comprend cinq sculptures représentant des scènes familiales, quotidiennes et rituelles ;
  • La série Little Big Horn réalisée entre 1994 et 1999, comprend vingt trois personnages et huit chevaux, représentant des scènes de bataille ; la sculpture devient résolument narrative ;
  • Les bronzes tirés de ses originaux, réalisés entre 2001 et 2004: La Danseuse aux cheveux courts (série Noubas), le Lutteur debout (série Noubas), La Mère et l’Enfant (série Masaï), Le Lanceur (série Zoulou), et Sitting Bull en prière (Série Little Big Horn) ;
  • En 2001 et 2002, il réalise pour le Comité International Olympique. Le Coureur sur la ligne de départ et à la demande de Médecins du Monde une statue de Victor Hugo pour la «Journée du refus de l’exclusion et de la misère» (installée à Besançon place des Droits de l’Homme) ;
  • En 2008, sur commande de la ville de Genève, Ousmane SOW a réalisé une statue de bronze représentant un homme assis en train de lire en hommage aux immigrés sans-papiers, le personnage tourne le dos aux banques ;
  • En 2013 "L'Homme et l'Enfant", sculpture pour le nouveau monument aux morts de Besançon, inauguré le 1er juin 2013 ;
  • En 2015, une sculpture de Toussaint Louverture suite à une commande de la ville de la Rochelle, inauguration le 20 mai 2015.
1 – L’exposition sur le Pont des Arts, à Paris, en 1999
sur Little Big Horn, ou la force des faibles.
C'est étonnant que cela soit Jean TIBERI, en 1999, à travers l’exposition sur le Pont des Arts, qui ait fait connaître au grand public, à Paris, Ousmane SOW. Aux obsèques de Senghor, académicien, Lionel JOSPIN avait brillé par son absence. Cet hommage à Ousmane SOW est finalement, un acte de contrition, peut-être. La bataille de «Little Big Horn», est une éclatante victoire sur le général Custer. Ousmane SOW fait l'apogée des fragiles contre les puissants, de David contre Goliath. «Ceux qui se soumettent sans rien tenter ne m'intéressent pas : j'aime souligner que les petits ont une chance contre l'asservissement», confirme-t-il. On assiste à la création de tous les personnages sortis de la glaise et des bandelettes, de cette alchimie sculpturale dont Ousmane SOW garde le secret. Restent la force visionnaire d’un travail inspiré et le corps d’un sculpteur domptant et séduisant la matière. Un pari osé, car il est à l'époque encore assez méconnu. Le succès est tel que certains se demandent si le pont va tenir. Près de 3 millions de personnes iront voir ces sculptures qui mettent en scène la célèbre bataille du peuple Cheyenne contre la cavalerie. Cette exposition lui offrira la reconnaissance populaire et la notoriété. «Le pont des Arts est un événement qui est resté dans les mémoires, dans tous les pays : les gens m'en parlent comme si c'était hier, en se trompant de dates ou de pont de Paris, mais ils ont encore les yeux qui brillent», se félicite Ousmane SOW.
Dans son œuvre, Ousmane SOW fait l'apologie des fragiles contre les puissants. Ils redonnent de la grandeur à ses personnages à travers ses sculptures monumentales, avec toutefois une nuance : «Ceux qui se soumettent dans rien tenter ne m'intéressent pas : j'aime souligner que les petits ont une chance contre l'asservissement». Il deviendra le sculpteur des ethnies africaines. Sa première exposition «Les Noubas», rend hommage à cette ethnie du Soudan du Sud. Il la présentera à la Dokumenta de Cassel en 1992. C'est alors qu'il se fait remarquer par les amateurs d'Art. Puis il travaillera sur les Zoulous, les Massaï et les Peuls avant de s'attaquer aux grands Hommes, comme Nelson MANDELA, dans une série de bronzes, sobrement intitulée «Merci».
II – La consécration d’Ousmane SOW par l’entrée à l’Académie des Arts
L'entrée d'Ousmane SOW à l'Académie des beaux-arts va réunir une foule plus bigarrée qu'à l'ordinaire, des chanteurs France Gall ou Youssou N'Dour à l'écrivain Jean Christophe RUFIN jusqu'au couturier d'origine tunisienne Azzedine Alaïa, qui lui a offert son habit de cérémonie. C'est l'ancien président du Sénégal Abdou DIOUF, alors secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie, qui remettra l'épée au nouvel académicien. Ousmane SOW en a dessiné lui-même le pommeau, avec un homme Nouba en plein vol plané. «Je l'appelle le saut dans l'inconnu», explique le géant à la barbiche blanche, «car je ne regrette pas de m'être lancé dans l'art à 50 ans passés», avec de premières grandes sculptures représentant des lutteurs Nouba du Sud-Soudan, inspirées par le travail photographique de la cinéaste Leni RIEFENSTHAL.
Solennel, presque mal à l’aise quand il se lève pour prendre la parole, le sculpteur Ousmane SOW déclame, tête baissée, un long discours de remerciements. Nous sommes le mercredi 11 décembre, il est 15 heures, le célèbre plasticien sénégalais devient le premier Noir à occuper un fauteuil de l’Académie des Beaux-Arts, à Paris. Sous la coupole de l’Institut de France, Ousmane SOW, qui sera désormais membre associé étranger, a du mal à cacher son émotion. Il salue sobrement la "sagesse" de ses confrères, le talent d’un autre Sénégalais, l’écrivain Léopold Sédar SENGHOR, et la mémoire du premier président noir sud-africain, Nelson Mandela. «Mandela occupera une place extraordinaire dans l'histoire de l'humanité, comme Gandhi ou Jésus : il est arrivé à réconcilier un peuple ; je ne dis pas qu'il n'y a plus de racisme en Afrique du Sud mais il en a fait une société apaisée», explique Ousmane SOW dont la statue du dirigeant sud-africain, sculptée en 2009, se trouve au siège de la Compagnie française d'Afrique occidentale à Sèvres (Hauts-de-Seine).
«Rien de ce qui m’arrive cet après-midi ne m’est habituel […] Comme mon confrère et compatriote sénégalais Léopold Sédar Senghor, élu à l’Académie française, il y a trente ans [le 2 juin 1983], je suis africaniste. Dans cet esprit, je dédie cette cérémonie à l’Afrique toute entière, à sa diaspora et aussi au grand homme qui vient de nous quitter, Nelson Mandela», a-t-il déclaré. «Mon élection a d'autant plus de valeur à mes yeux que vous avez toujours eu la sagesse de ne pas instaurer de quota racial, ethnique ou religieux pour être admis parmi vous», a ajouté le sculpteur africain, soucieux d’être reconnu pour les corps qu’il sculpte et non pour la couleur du sien.
Ousmane Sow, qui a été élu, le 11 décembre 2013, à l'unanimité, occupera désormais le fauteuil du peintre américain Andrew Wyeth – qu’il a reconnu mal connaître. Il sera assis devant Jean CARDOT, un autre sculpteur de renom qui, aussi ému que le nouvel occupant des lieux, n’a pas tari d’éloge sur son voisin. «Vous êtes l'exemple même de la richesse et de la merveilleuse diversité de l'expression artistique», a-t-il déclaré lors du discours d'intronisation. «Quelle audace ! Quel succès ! Oui vraiment, de l’audace, vous n’en manquez pas».
3 - Ousmane SOW, un artiste de renommée mondiale
Le succès est au rendez-vous. Son art dépasse les frontières. Ousmane SOW devient l’un des créateurs contemporains les plus doués de sa génération. Il expose aux États-Unis, au Whitney Museum. "Ousmane Sow ne cisèle pas seulement la complexité des êtres et des choses, des instants et des événements, des émotions et des sentiments, il sait extraire l’énergie vivifiante de la terre pour créer l’Homme à l’image de l’Homme, il arrive à extirper de l’inerte la mémoire essentielle du vivant, sait l’emprisonner pour mieux la libérer, la contraindre pour mieux la magnifier", écrit à son propos l’écrivain John Marcus.
C’est en 1999 qu’il connaît la consécration, quand il expose ses sculptures sur le Pont des Arts, au-dessus de la Seine. Plus de trois millions de visiteurs viendront admirer ses "guerriers" et "lutteurs", massifs, magistraux. La même année, son oeuvre consacrée à la bataille de Little Big Horn - ultime victoire du peuple sioux sur le général Custer avant l’extermination – fait l’unanimité. Pas moins de trente-cinq sculptures, hommes et chevaux font partie de cette œuvre unique.
Ousmane SOW a travaillé sur les personnalités qui ont marqué sa vie, une série de sculptures intitulée «Merci» parmi lesquelles on retrouve Victor HUGO, Toussaint LOUVERTURE, Martin Luther KING ou encore son propre père. «Victor Hugo fait partie, au même titre que GANDHI ou MANDELA, d'un collège d'hommes que j'admire et qui me font encore croire en l'humanité. C'est parce qu'il savait ce qu'était la misère qu'il a su parler aussi fortement des misérables», dit le sculpteur dans Jeune Afrique du 19 mai 2003.  Ousmane SOW s’intéresse «à ceux qui ont aidé à ne pas désespérer du genre humain».
Le mercredi 11 décembre 2013, c’est lui, l’homme «aux doigts de sorcier" comme le surnomme John MARCUS, que le monde de l’art a voulu remercier. «Cher Ousmane Sow, conclut ainsi Jean Cardot. Vous étiez naguère sur le pont des Arts. Il suffisait de passer le pont ! Et vous voici désormais parmi nous sous la coupole, où nous sommes heureux de vous accueillir».
BIBLIOGRAPHE SELECTIVE :
1 – Ouvrages sur Ousmane SOW
SOW (Ousmane) SOULE (Béatrice) BERTRAND (Jacques), Ousmane Sow, Paris, Actes Sud, 2006, 251 pages ;
MARCUS (John), «Ousmane SOW, le griot de la Glaise», L’Autre éditions, Paris, 2012, 78 pages, Médiapart, édition du 13 décembre 2013, et Le Soleil du 16 août 2012 ;
Ponts des Arts - Paris 1999, hors série, Beaux Arts Magazine ;
Collectif, Ousmane Sow, Actes Sud, 2006, 256 pages ;
Collectif, Ousmane Sow le soleil en face, Le P'tit Jardin, 2001, 160 pages
Hervieu-Wane (Fabrice), «Ousmane Sow. Sculpteur d'histoires», Dakar l'insoumise, Éditions Autrement, Paris, 2008, p. 24-29.
2 – Reportages sur Ousmane SOW
BOITIAUX (Charlotte) reportage de France 24, édition du 12 décembre 2013.
«Victor Hugo, par Ousmane Sow», in Jeune Afrique du 19 mai 2003.
MICHEL (Nicolas), «Ousmane Sow, l'anartiste», Jeune Afrique, no 2525, du 31 mai au 6 juin 2009, pages 86-87 ;
«Ousmane Sow passe le Pont des Arts, l’épée à la main», in Le Monde de la Culture du 10 décembre 2013.
«Ousmane Sow reçu à l’Académie des Arts», Le Figaro du 12 décembre 2013 ;
Reportage d’Arte du 12 décembre 2013 ;
PIQUEMAL (Michel), «Interview de l’auteur et de l’illustrateur», Le Point du 10 décembre 2013 ;
SOULE (Béatrice), Même Ousmane Sow a été petit avec des dessins originaux de Christophe Humbert, Le P'tit jardin, Paris, 2009, 164 pages.
Paris, le 24 mai 2015, par Amadou Bal BA- http://baamadou.over-blog.fr/,
Ousmane SOW et ses sculptures.
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L'immigré en face de la gare de Genève.
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 17:22

Il faudrait en finir avec la sinistrose : Paris est la ville lumière la plus belle du monde. J’ai assisté, ce samedi 25 octobre 2014, à la ré-ouverture du Musée Picasso, à l’hôtel Salé, 5 rue de Thorigny, Paris 3ème, dans le Marais. Les visites sont gratuites jusqu’à dimanche 26 octobre 2014. Il faudra endurer une file d'attente d’une heure et quart environ. Le Musée a été inauguré par le président François HOLLANDE, en présence notamment de Mme Anne HIDALGO, maire de Paris, et de Pierre AIDENBAUM, maire du 3ème Paris. Mme HIDALGO a réceptionné, il y’a de cela quelques jours, la Fondation Louis VUITTON, dans l’Ile Séguin, au Bois de Boulogne. Ce monument sera légué aux Parisiens, dans 50 ans.

Pablo PICASSO, né à Malaga, le 25 octobre 1881, a tout au long de sa vie était un homme engagé pour la paix, et un militant exceptionnel pour la cause de l’Homme. Lors de mes recherches sur Alioune DIOP, fondateur des éditions de Présence Africaines, rue des Ecoles, j’ai appris que Pablo PICASSO a donné certaines de ses œuvres, pour financer, une partie du colloque de 1956, à la Sorbonne, des artistes et intellectuels noirs. Il fut, un des grands artistes, à défendre les valeurs culturelles du monde noir, pendant les périodes sombres de la colonisation.

Pablo PICASSO manifeste, dès son jeune âge, d’exceptionnelles aptitudes pour le dessin et la peinture. Il assiste son père, peintre et conservateur du musée municipal. En Corogne, son père l’accueille à l’école des Beaux-arts. Puis il rejoint Madrid et Barcelone. Sélectionné pour représenter l’Espagne à l’Exposition universelle de 1900, Picasso effectue son premier séjour à Paris, et fréquente les artistes de la Butte Montmartre. Il est influencé par Toulouse-Lautrec et Degas. Il découvrira l’art de Van Gogh, Gauguin et Cézanne.

Pour rechercher une voie originale de peinture, PICASSO utilise des clichés ethnographiques, des cartes postales de type indigènes africains, et étudie l’art tribal africain au Musée d’ethnographie au Trocadéro, à Paris.

A partir de 1910, PICASSO expérimente le cubisme, et s’attache à restituer la complexité du réel. «Un des points fondamentaux du cubisme visait à déplacer la réalité ; la réalité n’était plus dans l’objet, elle était dans la peinture», souligne PICASSO.

A partir de 1912, prend ses distances avec son cubisme, pour expérimenter le polymorphisme, une forme de représentation illusionniste des matériaux. Dans sa période de Vallauris, 1947-1951, il cède à la tentation des années Pop surgit.

Durant la guerre civile espagnole, ses peintures de guerre, comme Guernica traduisent son engagement résolu pour les valeurs républicaines. «Pour moi, peindre un tableau c’est une action dramatique au cours de laquelle la réalité se trouve déchirée», dit PICASSO.

Le Musée est particulièrement riche d’une collection de plus de 5000 œuvres dont certaines sont celles de ses amis peintres français.

Pablo PICASSO, né le 25 octobre 1881, est mort le 8 avril 1973, à Mougins, en France.

Bon anniversaire à Pablo PICASSO.

Paris, le 25 octobre 2014, baamadou.over-blog.fr.

Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
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