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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 21:52

Je ne veux pas parler de ce film policier de 2008, de Martin McDONAGH, «Bons baisers de Bruges», relatant la ballade cauchemardesque de deux tueurs à gages dans Bruges. Ce dont il est question cet été clément, c’est de Bruges, en Belgique, dans la Flandre occidentale, cette Venise du Nord, avec ses canaux, ses maisons colorées, ses porches voûtés, ses églises en pierres, ses rues pavées, ses balades en bateau ou en calèche, bref son charme désuet : «Bénies soient les vieilles villes, muettes et endormies, que nos agitations bruyantes croient flétrir du nom de villes mortes ! Elles seules nous gardent encore, avec leurs reliques de générations disparues, leur image et leur âme. C’est aujourd’hui, Bruges la Venise des Flandre qui nous appelle et nous invite» écrit Georges LAFENESTRE, dans son ouvrage «Les primitifs». Située à 15 km de la mer, riche de son commerce et de son tourisme, foyer de l’industrie belge, Bruges est célèbre pour ses chocolats, ses moules-frites, sa carbonade flamande, ses 500 variétés de bières (La Leffe et la Stella), sa dentelle. Mais Bruges, c’est aussi le berceau des arts avec son musée Groeninge de la peinture flamande. En effet, Jean Van EYCK (1390-1441), mort à Bruges, et son réalisme minutieux, Hans MEMLING (1430-1494), à Albrecht DURER (1471-1528), une synthèse de la peinture italienne et flamande, les peintres primitifs flamands sont à Bruges. Ville de 115 000 habitants, pour 138,5 km2, perle de l’architecte, bien colorée, Bruges, hautement touristique, est devenue a été érigée au patrimoine mondial de l’Unesco, depuis l’année 2000. En effet, il existe des lieux qui vous captivent, sans que vous ne puissiez tout à fait en saisir le pourquoi. Bruges est l’un de ces endroits. «Dans cette étude passionnelle, nous avons voulu aussi et principalement évoquer une ville, la ville comme personnage essentiel, associée aux états d’âme, qui conseille, dissuade, détermine à agir. Ainsi, dans la réalité, cette Bruges qui nous a plu d’élire, apparaît comme presque humaine. Un ascendant s’établit d’elle sur ceux qui y séjournent» écrit Georges RODENBACH, dans son roman, «Bruges-la-morte».

Le plus ancien document écrit, nommant cette ville, est une série de monnaies carolingiennes du IXème siècle où Bruges est orthographiée de différentes manières : «Brugga», «Bruggas» ou «Bruggia». Le nom de la ville de «Bruges», issu d'une contraction du mot flamand «Rugja », qui est le nom du cours d'eau qui y coulait, et du mot norvégien «Bryggia», qui signifie ponton ou embarcadère, atteste bien que Bruges avait des contacts commerciaux maritimes anciens avec le monde viking de la Scandinavie. A l’époque franque, une forteresse, appelé «Burg» y était construite. La tradition orale veut que, sous le règne de Mérovée, vers l’an 445,  que sur les ruines d’Oudenburg, détruits par les Huns d’Attila, se forma le bourg de Bruges, véritable château-fort érigé contre les incursions des barbares : «Il est certain que, vers le milieu du VIIème siècle, Saint-Eloi (588-660) vint prêcher l’évangile à Bruges, et y jeta les fondements d’une église, qui est, depuis lors, devenue la cathédrale Saint-Sauveur. (…) La direction de la route et l’emplacement de l’église, prouvent évidemment, que cette partie de la ville est bien le berceau de Bruges ; car là où il y a route, là où il y a église, là, nécessairement s’est concentré la population» écrit Alexandre COUVEZ dans son «histoire de Bruges». Suivant Hyppolite FIERENS-GEVAERT : «L’histoire de Bruges, jusqu’au Xième siècle, reste assez obscure et il est difficile d’y distinguer la réalité de la légende. Il est hors de doute que la cité dut son développement rapide à l’organisation des guildes et des corporations urbaines».

Suivant Tacite, la conquête de la Belgique coûta neuf années de combat et de travaux à César ; il ne lui fallu que de deux ans pour s’emparer des Gaules. Au IVème et Vème siècles, tandis que toutes les Gaules étaient déjà ou presque chrétiennes, les Belges étaient restés sous l’influence des superstitions germaniques, jusqu’au VIIème siècle. L’empire de Charlemagne commença à se disloquer sous le règne de son successeur, Louis Le Débonnaire, c’est à ce moment qu’émerge, en territoire politique, la Flandre, initialement qui ne recouvrait que Bruges. En 862, BAUDOIN 1er, dit «Bras de Fer», (863-879), reçoit en dot, à la suite de son mariage avec Judith de France (844-870), la fille aînée de Charles II, dit Le Chauve (823-877), un petit-fils de Charlemagne, les territoires de Flandre, alors sous juridiction de Bruges, et diverses autres contrées (le Mempiscus entre Lille et Gand, Seclin, Ostrévant, Cambrésis, Térouenne, Boulogne, Etamples, Vermandois, Hainaut, Brabant, Liège). «Les historiens nous désignent sous le nom d’homme de fer, de cœur inflexible, était de grande taille ; ses membres quoique souples et agiles, étaient nerveux et montraient sa force. Sa poitrine était velue, ses sourcils profondément arqués, tout en lui respirait l’énergie», écrit Le Comte d’Héricourt ACHMET de SERVIN, dans sa courte biographie sur BAUDIN. Suivant la légende, BAUDIN (Baldwin), avait reçu son surnom de «Bras de Fer», en raison de sa témérité, de son audace et de son courageux : «Ce chef, en traversant un jour l’Escaut, le diable surgit de l’eau, lui apparut et l’assaillit pour l’entraîner avec lui dans les flots ; mais, Baudin saisissant son épée, lui fit lâcher prise et reçut, pour cet exploit, le nom d’homme de fer» écrit Edward LE GAY dans son «histoire des comtes de Flandre».   BAUDOIN combattait souvent pour les rois Francs et connaissait notamment Compiègne et Senlis. En 861, fier et arrogeant, BAUDOIN enlève la belle princesse, Judith, mariée à 10 ans et veuve d’un vieux roi anglais de Wessex (Aetelwulf), au monastère de Senlis, en fait sa femme et la présente au Pape. A la mort de Charles Le Chauve, la charge devient héréditaire, dans la maison de Baudouin. On raconte que BAUDOIN aurait triomphé des troupes royales françaises, qu’il aurait remporté une seconde victoire, puni les évêques et les guerriers qui avaient conseillé à Charles Le Chauve de lui faire la guerre, dicté ses conditions et qu’il serait ainsi devenu le soutien fidèle de la France. Charles Le Chauve, ambitieux, mais très faible, craintif à l’excès, trop préoccupé à lutter contre les Normands et n’ayant pas confiance en ses enfants ; la France lasse de ces guerres continuelles et aspirant au repos. Charles Le Chauve, impuissant, se contente, par l’intermédiaire des évêques de Soissons, de lancer une excommunication contre BAUDOIN, ce qui, en fait, lui laissait presque le champ libre dans la conquête du pouvoir à Bruges. La Flandre entre donc ainsi dans l’ère féodale. Avant sa mort, Baudouin Ier fortifie Arras, Gand et Bruges,, sa capitale, où il fonde, selon la légende, l’église Saint-Donat, à l’emplacement d’une ancienne chapelle dédiée à la Vierge.

Les hauts lieux de tourisme de Bruges sont notamment, la «Grote Markt» (Grande place), simplement appelée «le Markt», où se situe le beffroi, un art gothique du XIIIème XVème siècle, avec ses 366 marches, culminant à 83 mètres. Le beffroi comporte une horlogerie et un carillon sophistiqué, avec 47 cloches. On trouve sur le Markt les statuts de Jan BREYDEL, de la corporation des bouchers et artisans, et de Pieter de CONINCK, un tisserand, symboles de la résistance contre Français. En effet, en 1301 à la suite de la conquête de la Flandre par Philippe Le Bel (1268-1314), les Brugeois se révoltent le 18 mai 1302 et assassinent plus de 1000 soldats Français dans leur sommeil. On ne peut pas manquer le «Provinciall Hof» ou Palais du Gouverneur, un bâtiment néogothique de 1887, établi sur une ancienne de marché, «le Burg», une ancienne forteresse pour défendre les Brugeois des invasions des Vikings ; c’est là où se situent notamment l’hôtel de ville de style gothique et l’église romane de Saint-Sang, ainsi que l’ancien marché aux poissons. La ballade dans les canaux est incontournable.

Bruges a une église, dénommée aussi «Notre-Dame», et datant du XIIIème siècle, d’un style néogothique, avec la plus haute tour du monde, de 122 mètres. Si l’on en croit Robert de BEAUCOURT, cette église tire son origine d’une petite chapelle construite, en 745 par Saint BONIFACE, dont un pont porte le nom, de nos jours ; elle fut, progressivement agrandie, embellie et reconstruite à la gloire de Marie. Lideric FORESTIER l’aurait faite rebâtir en l’an 801 et BAUDOIN Bras de Fer, premier Comte de Flandre, l’aurait achevé cinquante après. Restée longtemps sous la juridiction de la chapelle d’Utrecht ; c’est Radhobe, évêque de Noyon et Tournay, qui l’a érigée, 1091, église collégiale. Le Pape l’a confirmé en l’an 1102. Gummarus en devient le premier prévôt.   Charles Le Téméraire, Duc de Bourgogne (1433-1477) et sa fille unique, Marie de Bourgogne (1457-1482), morte à la suite d’une chute d’un cheval, y sont inhumés. Son corps resta enseveli dans l’église de Saint-Georges, à Nancy, jusqu’en 1550, où l’Empereur Charles QUINT (1500-1558), né à Gand, en Belgique, son petit-fils, le redemanda à la Duchesse douairière de Lorraine, pour lui ériger un tombeau à Bruges. La raison de ce transfert à Bruges, c’est que Charles Le Téméraire, duc de Bourgogne, à la mort de son père Philippe le Bon en 1466, en dehors de ses campagnes, réside à Bruges, Bruxelles et Malines. Il épouse en 1468, en 3èmes noces, Marguerite d’York, sœur d’Édouard IV, alors roi d’Angleterre. Le mariage est célébré à Damme, l’avant-port de Bruges, par l’évêque de Salisbury ; puis suivent pendant dix jours, à Bruges même, des fêtes fastueuses qui constituent une promotion éclatante de l’État bourguignon, dominant alors Bruges : «C’est sous les ducs de Bourgogne que Bruges atteignit l’apogée de sa splendeur et de sa prospérité. Sous le gouvernement de ces princes, amis du luxe, des arts et des lettres, les relations commerciales de nos grandes villes avec les pays étrangers prirent une extension extraordinaire : nos provinces étaient en rapport directs avec les côtes d’Afrique et les principaux ports d’Orient» écrit Jules SAINT GENOIS dans «Les voyageurs belges».

Je ne savais pas que Bruges avait une relation particulière avec l’Afrique, depuis le moyen-âge, jusqu’à ce que je prenne connaissance des écrits de Charles de la RONCIERE (1870-1941), un éminent historien et bibliothécaire. En effet, Bruges, dès le XIIIème siècle, recevait des produits du Sahara, notamment les dattes de la ville de Sidjilmassa (ville actuelle de Rissani, au Maroc). Les navires lui apportaient la cire, et la pelleterie de Fez et les peaux d’agneau de Tunis, ainsi que les épiceries d’Egypte et du Soudan : «Fez renferme deux villes : la ville ancienne est populeuse, jusqu’à contenir 50 000 familles ; vers le centre du terrain qu’elle occupe, Fez se prolonge en formant une ville nouvelle située au dehors, et qui est entourée de murailles» écrit Arnold STEYTER, dans une lettre du 15 avril 1541 qui cite SAINT GENOIS, dans son ouvrage «Les voyageurs belges» page 222. En 1470, Portinari, une maison commerciale de Bruges, avait tenté de fonder un comptoir à Tombouctou. Au XVème siècle, un navigateur flamand, Geeraet de CONINCK ou LE ROY, avait abordé la grande île de Madagascar. Les navigateurs belges se rendront aussi, dans les îles du Cap-Vert.

La ville de Bruges est étroitement liée à l’histoire de France : «Il est à présumer que pour se garantir contre les incursions journalières des barbares du Nord, les habitants de la ville naissante n’auront pas hésité à recevoir une espèce de protectorat des rois Francs qui avaient envahi la Gaule» écrit Alexandre COUVEZ dans son «histoire de Bruges». Je comprends un peu mieux sur les blagues sur les Belges, cousins à plaisanterie, pour les Français.  En effet, la Belgique a été occupée par les Français et les Hollandais, et n’a été indépendante qu’en 1830, pour aller coloniser, à son tour, le Congo. Peu d’événements ont autant fait de bruit, en leur temps que l’assassinat, à Bruges, du Comte de Flandre, Charles Le Bon, le 2 mars 1127, par Robert Le FRISON. En effet, Charles Le Bon, fils de Canut, roi de Danemark, et d’Adèle de Flandre, succède, en 1119, à son cousin, le roi BAUDOIN VII. On découvre, à l’occasion d’un duel judiciaire, que la famille du prévôt de Bruges, Bertulf, est d’origine servile. Charles Le Bon réclame alors, en 1126, ses droits sur cette famille : «En se montrant partout, bon justicier, et prince impartial, qu’il se vit entouré bientôt de l’estime de toutes les gens de bien et surtout de l’amour du pauvre peuple» écrit Alexandre COUVEZ. Durant la famine rude de l’hiver 1115, Charles Le Bon avait réprimé la spéculation de certains nobles (Berthulf, prévôt de Saint-Donat, d’ascendance servile) qui profitaient de la misère du peuple. En raison de la haine que lui voue certains envieux, Charles Le Bon sera assassiné, à Bruges, dans l’église de Saint-Donat.  Charles Le Bon fut remplacé par Guillaume de Normandie, le 27 mars 1127. Louis VI organise une expédition pour venger la mort de Charles Le Bon. Galbert de BRUGES, qui a connu, personnellement, Charles Le Bon, nous a légué un ouvrage, en 1127, sur la mort de ce roi Français en Belgique. Des Brugeois, Josué Van den BERGHE et Jacques de BRUGES, ont obtenu, le 3 mars 1450, dans l’île de Terceire ou du Bon Jésus, aux Açores, sous domination portugaise.

Indications bibliographiques

ACHMET de SERVIN (Comte d'Héricourt), «Baudouin de Fer comte de Flandre et les pierres d'Acq», extraits, Mémoires de l’Académie d’Arras, Arras, 1861, tome XXXIII, imprimerie, A. Tierny, 1861, 29 pages ;

BARANTE (Amble-Guillaume, Prosper, Baron, de), Histoire des Ducs de Bourgogne, de la maison des Valois, 1364-1477, Paris, Ladvocat Librairie, 1826, 4ème édition, 424 pages, spéc Livre 7, sur Charles Le Téméraire, pages 1-173 ;

BEAUCOURT DE NOORTVELDE (Robert, de), Description historique de l’église Notre-Dame à Bruges, préface de Nicolas Boileau, Bruges, Imprimerie Joseph de Busscher, 1773, 343 pages ;

COUVEZ (Alexandre), Histoire de Bruges, et des événements dont cette ville a été le théâtre jusqu’à la Révolution française, Bruges, Imprimerie de Vandencasteele-Werbrouck, 1850, 326 pages ;

DE SAINT GENOIS (Jules, Baron), Les voyageurs belges du XIIIème au XVème siècle, Bruxelles, Imprimerie Wahlen, 1864, 227 pages ;

DESMULLIEZ (Janine) MILLIS (Ludo), «Histoire des provinces françaises du Nord», in sous la direction d’Alain Lottin, De la Préhistoire à l'an Mil, Westhoek (Belgique), éditions des Beffrois, 1988, tome 1, 256 pages ;

DESSART (Charles), Bruges, la Venise du Nord, Bruxelles, Ch Dessart éditeur, 1948, 70 pages ;

DOUXCHAMPS (Cécile) DOUXCHAMPS (José), Nos dynastes médiévaux, Wépion-Namur, José Douxchamps, 1996, 200 pages ;

DUCLOS (Ad), Bruges, histoire et souvenirs, Bruges, K. Van Vyvere-Petyt, 1910, 592 pages ;

DUMONT (Georges-Henri), Histoire de la Belgique, Bruxelles, Paris, Hachette, 1977, et éditions Verviers et Marabout Université, 1983, 536 pages ;

FIERENS-GEVAERT (Hyppolite), Psychologie d’une ville, essai sur Bruges, Paris, Félix Alcan, 1901, 189 pages ;

GALBERT de BRUGES, Histoire du meurtre de Charles Le Bon, Comte de Flandre (1127-1128), préface de M. Guizot, Paris, Henri Pirenne, Alphonse Picard, 1891, 202 pages ;

GILLIODTS-VAN SEVEREN (L), Inventaire des archives de la ville de Bruges,  Bruges, Edward Gaillard, 1873, tome IV, spéc page 8 ;

KERVYN de LETTENHOVE (Joseph, Marie, Bruno, Constantin, Baron de), Histoire de la Flandre féodale, Bruges, Charles Beyaert, 1898, 5ème édition, 259 pages ;

KURMANN (Peter), «L'architecture du gothique tardif en France et aux Pays-Bas», L'art gothique, Architecture, sculpture, peinture, sous la direction de Rolf Toman, éditions H. F. Ullmann, 2007, pages 183-184 ;

LAFENESTRE (Georges), Les primitifs à Bruges et à Paris, 1900-1902-1904, vieux maîtres de France et des Pays-Bas, Paris, Georges Baranger, 1904, 281 pages, spéc pages 91-146 ;

LE GLAY (Edward), Histoire des comtes de Flandre jusqu'à l'avènement de la Maison de Bourgogne, Paris, Comptoir des Imprimeurs-unis, 1843, 466 pages ;

LECUPPRE-DESJARDIN (Elodie), Royaume inachevé des ducs de Bourgogne (XIVème-XVème siècles), Paris, Belin, 2016, 430 pages ;

MEYER de (Isaac Joseph), Origine des apothicaires de Bruges, Imprimerie de Félix de Pachetere, 1842, 85 pages ;

RODENBACH (Georges), Bruges-La-morte, roman, Paris, Ernest Flammarion, 1892, 221 pages ;

RONCIERE de (Charles-Marie), La découverte de l’Afrique au Moyen-âge, cartographes et explorateurs, Le Caire, Société royale de géographie d’Egypte, 1925, 175 pages ;

RONCIERE de la (Charles-Marie), Bruges et la découverte de l’Afrique au moyen-âge, Bruges, Imprimerie Veuve L. de Plancke, 1924, 12 pages, doc BNF, 8O3 1365 ;

VERHUTSL (A. E), «Les origines et l’histoire ancienne de la ville de Bruges (IX-XIIème siècles)», Le Moyen-Age, Bulletin mensuel d’histoire et de philologie, 1960, pages 37-63.

Bruges, le 16 août 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 18:17

La guerre de cent ans qui a duré de 1337 à 1457 opposant les Plantagenêt aux Valois, avait décimé presque toute l'aristocratie française. La place dite Trafalgar Square célèbre la victoire de l'Amiral NELSON d'octobre 1805 de la flotte anglaise contre celle de Napoléon.

En prenant l'Eurostar, à la gare à Paris Gare du Nord, on débarque en trois heures 20 minutes à Londres Saint Pancras, en plein centre-ville. La Grande-Bretagne n'est plus depuis longtemps une île. La Ratp est un partenaire des bus londoniens.

Mais les Anglais ne font presque rien comme personne. Ici à Londres ce n'est pas 2 heures, mais une heure de décalage par rapport à Dakar. Ils ont encore leur monnaie, la livre et les voitures roulent à droite. Autant dire quand on circule à pied, on n'a pas toujours le réflexe de regarder à gauche avant de traverser. En plus, il y a travaux au Parlement de Londres. Nous n'avons donc pas pu voir Big Ben.

 Cependant Londres est une ville bien vivante où la magie opère à chaque coin de rue. Les enfants m'ont imposé certaines visites. Jean-Philippe a souhaité la visite à Chelsea où Ngolo KANTE et Didier DROGBA sont les stars de ce prestigieux club de football. Arsinoé voulait aller au Musée de cire Madame TUSSAUD, fondé en 1835. La famille royale,  Bob MARLEY, Michael JACKSON, Nelson MANDELA, Barack OBAMA, Martin Luther KING, toutes mes idoles sont là. Il faut dire aussi que Marie TUSSAUD, née à Strasbourg en 1761, morte à Londres en 1850, a vécu pendant 9 ans, à Versailles, à la cour de Louis XVI.

Londres est une ville assiégée par les touristes chinois et indiens qui ont supplanté les Japonais ; les ressortissants de leurs pays en raison de leurs performances économiques, en profitent. Nous rêvons, un jour, que les Sénégalais, en raison des revenus du pétrole et du gaz à venir, soient aussi bichonnés que les Chinois et les Indiens. Tout le monde leur fait courbette dans les grands magasins, hôtels et restaurants. Les Français, en raison de la proximité géographique et de d'Eurostar, sont présents en grand nombre à Londres. Une sortie de l'Union européenne pourrait être dommageable pour le business anglais.

Londres est sur le plan culturel et artistique très animé avec ses nombreux théâtres, ses concerts, ses comédies musicales et concerts ainsi d'autres évènements.

Londres est une ville horriblement chère, mais en logeant dans les «Bed and Breakfast», en se déplaçant avec leur «Oyster Card», équivalent du Navigo à Paris et en sélectionnant ses restaurants, on peut limiter les dégâts.

Sur le plan architectural, en dépit des violents bombardements de Londres pendant la seconde guerre mondiale et du soutien de Churchill à la France, la capitale britannique est restée préservée. C'est un patrimoine architectural exceptionnel mélangeant harmonieusement le moderne et l'ancien.

Contrairement à la France républicaine, les Britanniques sont encore largement très attachés à la royauté. Elisabeth II, en fonction depuis 1926 (plus de 67 ans), a battu le record de longévité de la reine Victoria (63 ans au pouvoir). C'est une démocratie encore tolérante à l'égard des minorités musulmanes. Point de réglementation sur la laïcité, le burqa, le burkini.

Comment visiter Londres ?

Certains sites sont incontournables, comme Big  Ben, le palais royal, Trafalgar Square, le pont de Londres, le quartier de Soho, le musée de cire Mme TUSSAUD, Harry POTTER.

Pour ma part, c'est Virginia WOOLF (1982-1941), écrivaine du «Stream of Consciousness» (courant ou flux de la conscience), qui a le mieux décrit Londres. Son roman, Mrs Dalloway nous prolonge dans les ruines du temps, ce Londres du début du 20ème siècle, devenu intemporel. Dans l'obsession du rapport au temps que Virginia WOOLF nous décrit dans sa contribution littéraire on retrouve le Londres de son enfance, de sa vie adulte, de ses délires, mais aussi les codes et usages de la gentry anglaise à travers Mrs Dalloways. Londres, juin 1923. Ce soir-là, Mrs Dalloway donne une réception. Virginia WOOLF nous plonge dans les rues et dans les consciences de la capitale marquées par les coups retentissant de Big Ben. En toile de fond de l’intrigue qui rassemble les personnages les plus hétérogènes, Londres dégage une véritable présence, à travers Hyde Park, Regent avenue, Piccadilly. La vie des rues, le vacarme de la foule, le ballet des automobiles s’insèrent à la fois dans l’intrigue et dans les réflexions des personnages. C’est donc à travers son cheminement dans les rues de Londres que le lecteur découvre pour la première fois Mrs Dalloway. A travers les bruits, les odeurs, les rencontres de la ville, c’est le temps et même la vie qui semblent peser sur les personnages, les étreindre, les étouffer. La vie de Clarissa Dalloway, c’est la société mondaine londonienne et ses codes ; elle ne veut pas rater sa réception. Toute l’action du roman est marquée par cette réception qu’il lui faut organiser, comme pour remplir le silence et faire taire sa mélancolie. Finalement, elle apparaît comme prisonnière de ces mondanités, de cette vie dont elle n’est que spectatrice. 

Dans plusieurs de ses livres, Virginia WOOLF évoque les demeures de son enfance, dans ce Londres aristocratique ou parfois déjanté. Ses journaux intimes sont riches de détails tant sur les maisons qu'elle a habitées que sur les parcs et les squares qu'elle a fréquentés. Virginia WOOLF est née dans une maison victorienne sombre décorée de rouge et de velours cramoisi, au numéro 22, de Hyde Park Gate ; elle y a habité pendant 22 ans, jusqu'à la mort de son père c’est un cul-de-sac débouchant sur Kensington Road, à deux pas de Hyde Park. Après la mort de leur père, au moment où Virginia se remet d'un état de «démence», c'est sa sœur, Vanessa, qui établit le premier contact avec le quartier de Bloomsbury en choisissant le 46, Gordon Square. En 1907, avec son marie, ils emménagent donc au 29, Fitzroy Square, encore dans Bloomsbury. Au début de 1924, le couple s’installe au 52, Tavistock Square, non loin de Saint-Pancrasse, la gare actuelle de l’Eurostar.

Londres, le 2 août 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 13:11

A la Galerie de l'évolution au Muséum d'histoire naturelle, l'Afrique est bien représentée, à travers les nombreux animaux de la savane qui y sont exposés. En 1635, Louis XIII créé le Jardin Royal des Plantes Médicinales, dans le 5ème arrondissement de Paris, près de la Gare d’Austerlitz. En 1793, la Convention y ajoute le Muséum d’Histoire Naturelle. En 1889, lors de l’Exposition universelle, la Galerie de zoologie est ouverte, en même temps que la Tour Eiffel. On compte un Zoo, dans ce Jardin des Plantes.

L’origine du Jardin royal des plantes médicinales, ancêtre du Musée d’Histoire Naturelle en se rapporte pas seulement qu’aux goûts futiles de la royauté. Ce Jardin des plantes, ce Musée d’Histoire naturelle, est avant tout une inspiration des jardins antiques, chefs d’œuvre du génie de l’homme et de la nature, pour «charmer nos sens et plaire à nos esprits» dit Arnaud MANGIN. On compte dans les jardins merveilleux, notamment «les Champs-Elysées» des Grecs et des Latins. Virgile y fait descendre le pieux Enée, conduit par la Sybille, auprès de son père Anchise. Le «Paradis merveilleux de Mohamet», suivant la tradition musulmane, est situé au 7ème ciel, juste au-dessous du trône de Dieu, dans lequel se situe un arbre, Tûba, situé dans le palais de Mahomet, et ses branches s’étendent dans la maison de chaque croyant.  Dans la pensée des religions monothéistes, Adam et Eve, vivaient, tous nus, au Paradis, dans le jardin, dénommé, «Eden», un lieu par excellence des plaisirs humains. Les Anciens, avec Xénophon, Plutarque et Lysandre, dans leur description du «Jardin suspendu de Babylone», l’ont assimilé au Paradis terrestre, un lieu d’insouciance, d’éternelle jeunesse et de plaisirs illimités. Les Egyptiens, avec leur civilisation ancienne, avaient élevé des temples dans leurs jardins.

Le Jardin des Plantes, au milieu du XVIIème siècle, est en relation avec l’Afrique et la colonisation, la découverte de ce continent ayant permis d’acclimater en Europe certaines plantes précieuses. Le règne animal sera développé avec la création du Musée d’histoire naturelle, et dans ce domaine, la faune africaine, occupe une place de choix. Cette faune devrait être classée patrimoine mondial de l’humanité, car elle est, en permanence, menacée par les destructions de ses milieux naturels et par les activités humaines.

Le Musée d’histoire naturelle célèbre, en partie, le règne animal, c’est-dire, les vertébrés, les batraciens, les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les batraciens, les poissons, ainsi que la faune marine. C’est donc la jungle africaine qui a pris le dessus et plastronne au milieu de la Grande galerie d’évolution, rénovée en 1994, par François MITTERRAND, un pharaon avec ses grands travaux à Paris.

J'ai toujours pensé, que dans une large mesure, Paris est la capitale culturelle et politique de l'Afrique. C'est bien au début du siècle dernier, en pleine ère coloniale arrogante et ses odieux zoos humains au Jardin d’Acclimatation (Bois de Boulogne), que Pablo PICASSO (1887-1973) et Maurice de VLAMINCK (1876-1958), des artistes peintres du cubisme, ont revalorisé les arts dits «primitifs». Blaise DIAGNE (1872-1934), député du Sénégal, avait convoqué, avec l'appui de Georges CLEMENCEAU, en 1919, la première conférence panafricaine. C'est ici qu'est née la Négritude, la fameuse conférence de 1956 des intellectuels noirs à la Sorbonne, l'émergence en 1947 des éditions Présence africaine d'Alioune DIOP (1910-1980), éditeur, ainsi que les mouvements étudiants pour l'indépendance.

C'est à Paris, que Lamine SENGHOR (1889-1927), un militant d'extrême-gauche, a lancé, à travers ses écrits, sa guérilla contre le colonialisme. Ces Tirailleurs sénégalais, désabusés au retour de la guerre, par le comportement scandaleux et parfois criminel du colon, ont fait évoluer les consciences, pour une égalité réelle et l'émergence des idées d'indépendance.

Je n’oublie pas, dans ce recensement non exhaustif, le triomphe d'Alain MABANCKOU, en 2016, au Collège de France. Il a secoué la vieille institution, fondée en 1530, et mit le feu dans cette ambiance littéraire restée jusqu'alors dans le déni du multiculturalisme. Subitement, là où quelques pelés et tondus d'auditeurs, dans un public clairsemé, somnolaient et que le bruit parfois d'une flatulence réveillait, le Collège de France a refusé du monde. Ce peuple invisible, par son affluence et son assiduité aux leçons de l'excellent professeur Alain MABANCKOU, a crié à la face du monde : "Nous sommes aussi la France et nous avons notre identité et notre culture, dans le bien-vivre ensemble !".

Ce pays, cette France républicaine, est bien diverse, et le Musée d'histoire naturelle de Paris en témoigne par cette savane africaine qu'a apprécié ma petite Arsinoé, qui grandit. 

Paris, Nuit blanche, du 18 mai 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

L'Afrique à l'honneur à la Grande Galerie du Musée d'Histoire Naturelle, à Paris 5ème.
L'Afrique à l'honneur à la Grande Galerie du Musée d'Histoire Naturelle, à Paris 5ème.

L'Afrique à l'honneur à la Grande Galerie du Musée d'Histoire Naturelle, à Paris 5ème.

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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 20:36

Inaugurée le 7 mai 1889, la Tour construite par Gustave EIFFEL (1832-1923), a donc 130 ans. Bon anniversaire à notre vieille dame de fer, parisienne !

La Tour Eiffel a été construite en 1889, à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889, pour célébrer le centenaire de la Révolution de 1789. La construction a duré 2 ans, 2 mois et 5 jours.

Initialement, la Tour Eiffel était vouée à la destruction au bout de 20 ans, et être démontée en 1909. Cependant, les expériences en matière de transmissions radiographiques et par la suite de télécommunication (de la Tour au Panthéon en 1898, radio militaire en 1903, radio publique en 1925, puis la télévision jusqu’à la TNT), l’ont pérennisée. Lors de la Bataille de la Marne, en 1914, des signaux étaient émis du sommet de la Tour, pour guider les troupes françaises. En 1960, le président Charles de GAULLE avait envisagé le démontage temporaire de la Tour Eiffel pour une exposition en 1967, au Canada. Puis le projet a été abandonné.

En matière architectural, le XIXème siècle innove avec cette masse de ferraille qui avait suscité, en son temps, des polémiques oiseuses. «Nous venons, écrivains, peintres, sculpteurs, architectes, amateurs passionnés de la beauté, jusqu’ici intacte, de Paris, pour protester de toutes nos forces, de toute notre indignation, au nom du goût français méconnu, au nom de l’art et de l’histoire français menacés, contre l’érection, en plein cœur de notre capitale, de l’inutile et monstrueuse Tour Eiffel, que la malignité publique, souvent empreinte de bon sens et d’esprit de justice, a déjà baptisé du nom de «Tour de Babel», écrivent des protestataires le journal «Le Temps» du 14 février 1887, une lettre ouverte à ALPHAND. Parmi eux, Charles GARNIER, Charles GOUNOD et Guy de MAUPASSANT. «J’ai visité la Tour énorme, le mât de fer en dur agrès. Inachevé, confus, difforme, le monstre est hideux, vu de très près» dira François COPPEE. «J’ai quitté Paris et même la France, parce que la Tour Eiffel finissait par m’ennuyer trop. Non seulement on la voyait de partout, mais on la trouvait partout, faites de toutes la matières connues, exposée à toutes les vitres, cauchemar inévitable et torturant» écrira Guy de MAUPASSANT dans «La vie errante». Dans «Le promeneur de Paris» Léon-Paul FARGUE écrira : «Tour, objet de ton blasphème, pourrait t’envoyer Polyphème, écraser tes os, tout en bas !».  

C’est une tour de fer puddlé de 324 mètres de hauteur, 1710 marches, plus de 18 000 pièces d’acier assemblées par 2 500 000 rivets. La Tour est composée de trois étages : le 1er étage est à 57 mètres, le 2ème à 115 mètres et le 3ème à 276 mètres. Dans sa réponse aux protestataires contre la Tour Eiffel, l’ingénieur Jean-Charles Adolphe ALPHAND (1817-1891) «Pour la gloire de Paris ; et donc pour la France, ceux qui auront le courage de grimper au sommet de cette titanesque dame d’acier découvriront alors un paysage nul autre pareil, ils pourront alors admirer notre somptueuse cité dans tout son éclat, la découvrant d’un point de vue à un autre avec son éclatante beauté qui étonnera toujours les foules» dit-il.

Situé non loin du Champs de Mars, en face du Trocadéro, et le huppé 7ème arrondissement de Paris, la Tour Eiffel est, avec Notre-Dame, le Louvre, et l’Arc de Triomphe, l’un des grands monuments de Paris. Les fils d’attente peuvent durer plusieurs heures. Gustave EIFFEL, en visionnaire avait lui-même défendu son projet incompris à l’époque : La Tour «sera la preuve éclatante des progrès réalisés en ce siècle par l’art des ingénieurs. C’est seulement à notre époque, en ces dernières années, que l’on pouvait dresser des calculs assez sûrs et travailler le fer avec de précision pour songer à une aussi gigantesque entreprise. N’est-ce rien pour la gloire de Paris que ce résumé de la science contemporaine soit érigé dans ses murs ?» écrit-il, en février 1887, dans le journal «Le Temps». La Tour Eiffel symbolise, en cela, l’âge du fer, la puissance du modernisme et de ses technologies. La Tour, a pour prétention, de représenter, à elle seule, le modernisme, à cette Exposition de 1889. «Parce que nous sommes des ingénieurs, croit-on donc que la beauté ne nous préoccupe pas dans nos constructions et qu’en même temps nous faisons solide et durable, nous nous efforçons de ne pas faire élégant ?», s’interroge Gustave EIFFEL.

Un des symboles de l’attractivité touristique de la Tour Eiffel, est la présence de ces commerçants sénégalais ambulants, souvent sans papiers qui vendent tout autour, des objets de souvenirs. Ils sont nos héros du quotidien, mais aussi témoignent du caractère universel de cette tour.

J’avais accompagné, à la Tour Eiffel, ma tante Hawa Merry ANNE, venue de mon village séjourner à Paris. J’ai été étonné de toute l’attention et de sa forte concentration pendant toute la découverte de cette Grande Dame de Fer, un ravissement.

Paris fête les 130 ans de la Tour Eiffel avec un spectacle sons et lumières. "Paris est une fête" avait dit Ernest HEMINGWAY.

Paris, le 15 mai 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

La Tour Eiffel et ses 130 ans (1889-2019) Bon anniversaire à Notre Dame de Fer !
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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 21:04

La Basilique de Saint-Denis, près de Paris, ce joyau de l’art gothique, est célèbre pour abriter, depuis le VIIème siècle, les nécropoles royales. Le nom et l’histoire de la ville Saint-Denis, ancien village de l’Estrée (chemin pavé), sur le chemin de Soissons, sont liés à la tragédie du martyr de Saint-Denis qui aurait vécu au 1er siècle de notre ère. François GIRY, qui lui a consacré une biographie, dit que Saint-Denis, surnommé «le céleste et le divin», est né à Athènes, en Grèce, en «la neuvième année du Fils de Dieu». Féru de rhétorique et de philosophie, ses parents l’envoient en Egypte pour étudier les  mathématiques et l’astrologie. Retourné à Athènes, avec son trésor d’érudition, Denis est nommé archonte de la ville. En raison de ses qualités d’intégrité et de justice, son désintéressement et sa grande probité, il sera choisi comme conseiller du célèbre Sénat de l’aéropage, d’où le surnom «Denis, l’aéropagiste». Saint-Paul, venu à Athènes combattre l’idolâtrie et la superstition, procura à Denis son prénom chrétien, à l’âge de 43 ans, soit en l’an 52. C’est «cette grande éclipse qui devait, par ses ténèbres éclipser les siennes, et le faire entrer dans le beau jour du christianisme» écrit François GIRY. A 68 ans, Saint Jean convainquit Denis, après une période d’errance, à rejoindre le pape Saint Clément successeur de Saint Pierre, à Rome. Il fut envoyé au pays des Gaules, en compagnie de Rustique et Euthère. Étonné par la ferveur religieuse qu’il provoqua, le préfet Fescenin SISSINE, qui gouvernait pour l’Empereur romain, adorateur de Mars et de Mercure, exerça, en vain, sur Denis et ses compagnons des sévices afin qu’ils renoncent au christianisme «Il les fit jeter dans les cachots de prison voisine, on leur passa la tête dans de grosses pièces percées par le milieu, et on les attacha de telle sorte qu’ils étaient obligés de demeurer toujours couchés par terre» écrit François GIRY. Finalement, les promesses, les menaces ou sévices, n’ayant fait qu’accroître la foi de ces martyrs, Denis est décapité à la colline de Mercure, maintenant Montmartre, à la Place des Abbesses, une rue des Martyrs existe encore de nos jours dans ce quartier du 18ème arrondissement de Paris. «Saint Denis ayant été ainsi décapité, son corps se leva de lui-même, et prenant sa tête, la porta en triomphe jusqu’au lieu où est à présent la ville de son nom, à deux lieues de Paris» écrit François GIRY qui rapporte divers témoignages de ce miracle. La basilique Saint-Denis fut bâtie précisément à l’endroit où il mourut. En effet, une femme pieuse, Catulle, a osé recueillir les corps des trois mutilés (l’évêque Denis, le prêtre Rustique et le diacre Eleuthère) par les Romains, et les plaça dans son champ, devenu l’emplacement de l’enceinte de l’abbaye de Saint-Denis.

Cette église, tombée en ruines au Vème siècle, sera reconstruite par Sainte-Geneviève (419-512), patronne de Paris. Animée de piété et de contemplation, Sainte-Geneviève priait de longues heures devant la tombe de Saint-Denis, «une chose cependant l’attristait : c’était de voir le petit édifice qui renfermait de si précieuses dépouilles en proie à la dégradation et tomber en ruines. (…) Après avoir pris l’avis de quelques ecclésiastiques influents dans le pays, elle se met à solliciter les riches, et, par ses pieuses sollicitations, elle les fait contribuer aux frais du nouvel édifice», écrit M. F. VALENTIN. L’église est baptisée «Saint-Denis de l’Estrée». Vers 625, Dagobert, roi d’Austrasie, rénova cette église qui honorait ces martyrs ; on lui décerna, de ce fait, le titre de fondateur de cette église et fit faire trois châsses d’or fin et enrichis d’une infinité de pierres précieuses. Saint-Eloi, ministre-orfèvre, cisela, de ses mains, les tombeaux des martyrs. «La générosité de Dagobert brilla surtout envers le monastère ; il avait changé la petite et obscure chapelle du Martyr parisien en basilique éclatante de marbre, de pierreries» écrit Henri MARTIN, un historien.

En 754, Pépin le Bref (714-768) entrepris de rénover cette église qui sera achevée en 775 par Charlemagne (743-768). En raison des invasions normandes et diverses civiles, l’église de Saint-Denis fut terriblement endommagée, ses trésors vandalisés et pillés. «Combien nous avons pu supporter d’humiliations et destructions, et surtout combien de merveilles de notre belle France ont excité des jalousies de nos inexorables vainqueurs» écrit Georges d’HEYLLI. Charles le Chauve (840-877) lègue sa bibliothèque à la basilique. L’abbé SUGER (1081-1151), ministre et conseiller des rois Louis VI et Louis VII, rebâtit une nouvelle église, richement ornée ; il éleva le portail et les tours, le cœur et la nef, les chapelles, l’abside, et y  plaça des vitraux. Il avait trouvé que cette église était trop étroite, les jours d’affluence et les ornements étaient d’un mauvais goût. L’abbé SUGER repose, depuis le 13 janvier 1152, à Saint-Denis. En 1219, la foudre endommagea une haute flèche en charpente qui couronnait la tour septentrionale du portail. L’abbé Eudes CLEMENT et Mathieu de VENDOME restaurèrent les dégradations. Henri II et Catherine de MEDICIS enrichissent le lieu d’une chapelle des Valois, détruite à l’époque de Philippe d’Orléans (1674-1723). Louis XIV retira à cette église le titre abbatial. Sous Louis XV les bâtiments sont détruits et remplacés par un nouvel édifice.

Sous la Révolution, les 6, 7 et 8 août 1793, les tombeaux des Rois sont détruits ou profanés et rassemblés dans un terrain, appelé cimetière des Valois : «Pour célébrer le 10 août, qui a abattu le trône, il fallait, dans le jour anniversaire, détruire les mausolées fastueux qui sont à Saint-Denis. Dans la monarchie, les tombeaux avaient appris même à flatter le Roi. L’orgueil et le faste royal ne pouvaient s’adoucir sur ce théâtre de la mort, et les portes sceptres qui ont fait tant de maux à la France semblent encore, dans la tombe, s’enorgueillir d’une grandeur évanouie. La main puissante de la République doit effacer impitoyablement ces épitaphes superbes et démolir ces mausolées qui rappelleraient des rois l’effrayant souvenir» mentionne un rapport du 1er août 1793, du Comité du salut public.  Sous le Concordat, en 1806, Saint-Denis est érigé au rang de tombeau de la dynastie nouvelle. En 1837, la foudre frappa la grande flèche qui est restaurée par François DEBRET, mais qui échoue dans ses autres missions. L’église sera restaurée, entre 1847 et 1867, par Eugène VIOLLET-LE-DUC (1814-1879). Hostile aux matériaux modernes, comme le fer, cet architecte autodidacte estime que «restaurer un édifice, ce n’est pas l’entretenir, le réparer ou le refaire, c’est le rétablir dans un état complet qui peut n’avoir jamais existé à un moment donné». En 1859, Eugène VIOLLET-LE-DUC reçoit, de Napoléon III (1808-1873), l’ordre de construire un caveau destiné à recevoir les tombes de la famille impériale. Ce sera «certainement, le plus beau titre de gloire de ce savant et habile architecte. Il ne faut point se dissimuler qu’il a entrepris la tâche la plus difficile, la plus délicate et en même temps la plus considérable qu’aucun architecte ou homme d’art de ces temps-ci ait tenté de mener à bonne fin. Rendre à nos yeux, le Saint-Denis primitif, le Saint-Denis de SUGER et de Saint-Louis, le Saint-Denis absolument complet tel que l’avait trouvé la Révolution» écrit Georges d’HEYLLI.

Dagobert (603-639), roi mérovingien, fut le premier à être enterré à Saint-Denis. Dagobert étant un roi dissolu, il était donc menacé à sa mort, suivant l’église, par les flammes de l’Enfer. Dans la représentation de l’art funéraire, son âme emportée par les démons, était censée de voguer le Stromboli, aux portes de l’Enfer. Mais, le gisant de Dagobert, couché sur le côté gauche, prie en direction du tombeau de Saint-Denis, qui était en face de l’autel principal. Saint Denis tape les démons avec une massue, ce qui sauvera Dagobert et le mènera au paradis. On voit là la toute puissance et l’emprise de l’Eglise, à cette époque sur l’imaginaire des populations. Charlemagne imita Dagobert.

Initialement, dans la nécropole gallo-romaine, tous les Capétiens, à l’exception de Philippe 1er (1052-1108) de Louis VII (1120-1180) et Louis XI (1423-1483), viennent reposer auprès de Saint-Denis, protecteur de la dynastie royale. Cependant, ce schéma est bouleversé, par le roi très catholique, Saint-Louis qui a pris le titre de Louis IX,  (1214-1270, mort à Tunis), qui fait, au XIIIème siècle, entre 1263 et 1264, de l’abbaye de Saint-Denis, une nécropole officielle et monumentale des rois de France, en y transférant 16 gisants. Les Mérovingiens (Vème au VIIIème siècles) et les Carolingiens (751- Xème siècle) au Sud, les Capétiens directs et indirects, Valois, Bourbons et Orléanais, (987-1792, et 1814-1830) au Nord de la basilique. Au centre, on trouve maintenant le tombeau de Saint-Louis. A la Renaissance, apparaissent des tombeaux exceptionnels comme ceux de Louis XII (1462-1515) et sa femme, Anne de Bretagne (1477-1514), François 1er et Henri II (1519-1559) et Catherine de MEDICIS (1519-1589). Les Bourbons, sans monuments, occupent la partie centrale de la basilique.

La basilique compte plus de 70 tombeaux de Rois, de reines et d’hommes d’église. Les rois avaient en fait trois tombeaux : le corps, le cœur et les entrailles, pour multiplier leurs chances d’aller au paradis. Ainsi, quand Saint-Louis mourut au port de Tunis, en 1270, ses chairs furent données au roi de Sicile et conservées à Montréal, près de Palerme, mais les ossements et le cœur furent rapatriés à Saint-Denis. L’art funéraire a évolué avec le temps. Avant le XIIème siècle, les premiers gisants sont taillés en creux, dans la dalle funéraire de pierre. A partir de cette époque, ils sont taillés en relief sur la dalle, dégagés du sol par un soubassement, et portent les attributs royaux (sceptre, couronne). Les figures des gisantes ne dénotent en rien de l’altérité de la mort, mais elles manifestent une allure souriante et calme, une douceur noble, mais sans aspérité (pas de double menton, ni rondeurs). Ils sont tous beaux, jeunes et grands. Entre les XIIIème et  XVème siècles, le marbre et l’albâtre font leur apparition. Au XVIIème siècle les Bourbons se font inhumer dans un cercueil de bois enveloppé de plomb. Louis XIV (1638-1715) et sa femme, Marie de MEDICIS (1573-1642) sont à la Basilique de Saint-Denis. Louis XVI (1754-1793), ainsi que Marie-Antoinette d’Autriche, dont les restes du cimetière de la Madeleine ont été transférés en 1815.

A la Révolution, la Basilique étant saccagée, Louis XVIII (1755-1824) entreprendra, dès son retour au trône par ordonnance du 24 avril 1816, de restituer à ce lieu sa fonction de nécropole royale. Ce travail étant terminé en 1817, il recueille les ossements royaux qui sont placés dans une crypte, au sous-sol de la basilique. En fait, les gisants ne renferment pas les corps des rois. Tous les rois de France y reposent, sauf Charles X (1757-1836, décédé en Italie, il est inhumé en Slovénie) et Louis-Philippe (1873-1850, décédé à Claremont House, Hersham au Royaume Uni).

La ville de Saint-Denis est célèbre aussi pour son stade de France, et a vu naître des personnalités prestigieuses, comme le poète surréaliste, Paul ELUARD (1895-1952), Francisque POULBOT (1879-1946), artiste. C’est une ville accueillante et particulièrement tolérante pour la grande diversité de sa population africaine et maghrébine, un modèle du bien-vivre ensemble. Charles MARTEL (685-741) doit se retourner dans sa tombe. C’est désormais, depuis le 24 février 2019, que la diaspora sénégalaise à Paris, vote à Saint-Denis, au numéro de l’avenue 50 avenue du président Wilson.

Basilique de Saint-Denis, 1 rue de la Légion d’honneur, 93200 Saint-Denis. Ligne de métro 13, métro Basilique Saint-Denis. Prix adulte, 9 €. Ouverture du lundi au samedi et certains dimanches, de 10 à 17 h 15. Renseignements au : 01 48 09 83 54.

Indications bibliographiques

BERNARDI (Joseph, de), Essai historique sur l’abbé Suger, régent du Royaume, sous le règne de Louis-le-Jeune, Paris, Xhrouer, 1807, 115 pages, spéc pages 44-46 ;

CHARDON (Jacques), Trésor, les corps des Saints, les tombeaux, et les raretés qui se voient dans l’église royale de Saint-Denis, en France, avec des remarques curieuses, Paris, J Chardon, 1715,  51 pages ;

D’AYZAC (Félicie), Histoire de l’abbaye de Saint-Denis, Paris, Imprimerie impériale, 1861, 573 pages ;

D’HEYLLI (Georges), Les tombes royales de Saint-Denis : histoire et nomenclature des tombeaux, extraction des cercueils en 1793, les Prussiens dans la Basilique en 1871, Paris,  Librairie générale, 1872, 274 pages ;

DOUBLET (Jacques), Histoire de l’Abbaye de Saint-Denis, en France, contenant les antiquités d’icelle, les Fondations, Prérogatives et Privilèges, Ensemble les tombeaux et épitaphes, Paris, 1625, 1377 pages ;

FELIBIEN (Michel), Histoire de l’Abbaye royale de Saint-Denis, en France contenant la vie des abbés qui l’ont gouvernée, Paris, Frédéric Léonard, 1706, 592 pages, avec des annexes ;

GIRY (François), Les patrons de Paris : Vies de Sainte-Geneviève et Mgr Saint-Denis, Paris, Victor Palme, 1870, 62 pages, spéc sur la vie de Saint-Denis pages 25-50 ;

GUILBERT (A.P.M.), Description historique de l’église de Saint-Denis, avec les détails sur la cérémonie de l’inhumation de Louis XVI et de Marie-Antoinette, Paris,  Plancher, Emery, Delaunay, 1815, 91 pages ;

GUILHERMY (Ferdinand de, baron), L’église royale de France : tombeaux et figures historiques, Paris, Librairie archéologique de V. Didron, 1848, 326 pages ;

HAVET (Julien), «Questions mérovingiennes, V, Les origines de Saint-Denis», Bibliothèque de l’école des Chartes, 1890, tome 51, pages 5-62 ;

J. A, Les tombeaux de Saint-Denis, Paris, F. Maurice, 1825, 276 pages ;

KOHLER (Charles), Etude critique sur le texte de la vie latine de Sainte-Geneviève de Paris, avec deux textes de cette vie, Paris, F. Vieweg, 1881,  90 pages ;

LE GALL (Jean-Marie), Le mythe de Saint-Denis. Entre Renaissance et Révolution, Paris, Champ Vallon, 2007, 537 pages ;

PLANGNIEUX (Philippe), «L’œuvre de François Debret à Saint-Denis», Bulletin monumental, 2000, tome 58, n°4, pages 378-379 ;

Saint-Denis, l’aéopagiste, Oeuvres de Saint-Denis, traduites du grec par Mgr Darboy, évêque de Paris,  Paris, Maison La Bonne Presse, 1845, 329 pages ;

TRENEUIL (Joseph), Les tombeaux de l’abbaye royale de Saint-Denis, Paris, Giguet et Michard, 1806, 55 pages ;

VALENTIN (M. F.), La vie de Sainte-Geneviève, patronne de Paris, Paris, Paul Mellier, 1844, 62 pages, spéc pages 25-27 ;

VITRY (Paul) BRIERE (Gaston), Saint-Denis et ses tombeaux : notice historique et archéologique, Paris, D-A Longuet, 1908, 179 pages.

Paris le 10 mars 2019 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 23:02

«Le musée Grévin, avec son déploiement silencieux de cires, de tentures, d’électricité cotonneuse, son côté cauchemar et son côté feutre, ses audaces et ses naïvetés, ses sortes d’idées fixes en chair et en os, son vaste étalage d’yeux, d’uniformes, de gestes et de dents, le musée Grévin est un palais englouti qui serre le cœur et fait chanter la mémoire. (..) C’est un magasin ouvert sur l’infini, c’est le vaste miroir où se regardent vivre et trépasser le fanômes» écrit Claude CEZAN.

Paris, cette ville-musée, est toujours une source d’étonnement et de ravissement. «Paris est une fête» (Paris is a movable feast) avait fort justement écrit Ernest HEMINGWAY. En ce week-end, printanier, des vacances d’hiver 2019, quand ma petite Arsinoé m’a dit avec insistance, qu’elle voulait visiter le musée Grévin, j’ai cédé à la tentation d’une escapade dans le 9ème arrondissement. Au début, j’avais une grande appréhension : d’aller en ce beau temps m’ennuyer dans une salle bourrée de cire. Dès l’entrée, l’artiste Oumar SY, un français d’origine peule, attire l’attention de la foule. Quelle joie immense que de rencontrer, le temps d’une visite : les footballeurs Kylian M’BAPPE et Pélé, les musiciens Ray CHARLES et Louis ARMSTRONG, les hommes politiques, Barack OBAMA et Nelson MANDELA, la tentation a été grande de tirer la moumoute de Donald TRUMP. Admirateur de Bernard PIVOT et Jean-Paul SARTRE, j’ai salué Voltaire.

Musée de cire, inauguré le 5 juin 1882, cet espace regroupe des reproductions en cire de personnages célèbres. En effet, le musée GREVIN a reconnu et consacré le multiculturalisme et la diversité du monde. Cela devra terriblement ennuyer Alain FINKIELKRAUT et Eric ZEMMOUR, ainsi que tous les esprits étriqués. Ce musée est une vraie célébration du bien-vivre ensemble.

Ma petite Arsinoé a été subjuguée, notamment par la Casa de Papel, Michael JACKSON, Titeuf, le Petit Prince, les chapeaux de la Reine d’Angleterre, Nostradamus, Maria CALLAS, et naturellement, The Voice, le Chat noir. Ces supplices du Moyen-âge et le sort de Jeanne d’Arc, les assassinat d’Henri IV et de Marat l’ont horrifiée. Emmanuel MACRON et Marylin MONROE n’étaient pas à leur avantage. En effet, certaines effigies en cire n’étaient pas vraiment ressemblantes.

Musée Grévin, 10 boulevard Montmartre, Paris 9ème. Métro Grands boulevards ou Bourse. Prix des billets 24,50 € adulte et enfant 18,50 €.

Paris, le 23 février 2019 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Escapade au Musée Grévin, à Paris 9ème, symbole du bien-vivre ensemble» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 20:55

La convivialité, la reconnaissance et l'attention portée au personnel peuvent contribuer, grandement, à la cohésion et à la compréhension mutuelle, et favoriser ainsi la motivation, ainsi qu'un meilleur service rendu à la population.

C'est un privilège que d'aller au Musée des Arts forains à Paris,  installé depuis 1996, au quartier de Bercy, ligne de métro n°14, Cour Saint-Emilion, où l'on entre que sur invitation d'une institution. On passe souvent à côté de ce Musée, sans se rendre compte de son existence. Le Musée des Arts Forains, après un passage à Gentilly, puis dans le XVème arrondissement, s’implante en 1996 dans le quartier de Bercy, dans les anciens chais à vin LHEUREUX, d’époque XIXème. Ce Musée des Arts forains est installé dans l’ancienne halle aux vins.

C’est en 1704 que le destin de Bercy prit un tournant, lorsque Louis XIV se rendit à Bercy afin d’assister à une messe. Lors de la cérémonie, le Roi remarque que l’un de ses fidèles ne s’est pas agenouillé. Crime de lèse-majesté ! Celui-ci est amené immédiatement devant le Roi. Il se trouve que l’homme était bien agenouillé mais sa taille de géant le faisait paraitre debout. A la fin de la messe, Martin, le vigneron originaire de Bourgogne, loin de se laisser impressionner profita de la situation pour se plaindre au Roi de ne pouvoir vendre son vin aisément. Amusé par la situation, Louis XIV lui assure qu’à partir de ce jour, l’octroi serait levé et qu’il pourrait faire commerce de son vin à Bercy, sans taxes. Le premier entrepôt à vin de Bercy était né. En effet, Bercy est surtout connu comme un quartier festif au XIXème siècle. Ce Joyeux-Bercy alors au-delà des limites de Paris jouissait du privilège de la détaxe du vin. On le vendait et on le buvait. Les guinguettes s’y sont tout naturellement installées ainsi que les principaux entrepôts de négociants.

La fête foraine du XIXème siècle est un fait social, un media aussi important qu’ont pu l’être les cathédrales dans les siècles passés et la télévision aujourd’hui. Egalement creuset de toutes les formes de spectacle moderne, on retrouvait sur les champs de foire théâtre, music-hall, bonimenteurs, sport-spectacle, magie et illusions, acrobates, marionnettes.

La fête foraine remonte à des temps anciens. Espace privilégié d’échanges et de commerce jusqu’au XVIIIème siècle, la foire devient au XIXème siècle un lieu festif, consacré essentiellement au divertissement. Cette transformation est le reflet du changement de régime politique et économique opéré dans la société.

D’abord avec la Révolution Française, qui insuffle sa nouvelle idéologie de liberté et de laïcité aux grandes manifestations populaires, succédant aux fêtes religieuses ; ensuite avec la Révolution Industrielle, qui provoqua le déplacement en masse des populations rurales vers les centres industriels des grandes villes. L’urbanisation entraîne le déracinement des gens et la perte des valeurs traditionnelles, laissant un vide et la voie libre à des idées laïques basées sur la nouveauté et la modernité. On assiste alors à la naissance d’un phénomène social : la Fête Foraine.

Entre 1850 et 1900, elle devient le canal privilégié pour véhiculer une nouvelle image du bonheur, née de l’idée du Progrès dans une société qui aspire au Paradis Moderne. En même temps qu’elle diffuse les nouveautés de l’ère industrielle, la Fête Foraine offre à ces populations, victimes de l’industrialisation, une échappée dans un univers de liberté, d’excès et de rêverie baroque. À son apogée à l’ère de «la Belle Époque», la Fête Foraine apparaît comme le miroir des désirs de tous ceux qui veulent s’émerveiller ou s’encanailler.

Après la Seconde Guerre Mondiale, on constate la disparition progressive de la plupart des théâtres, musées, ménageries, cinématographes et autres, car ces spectacles nomades quittent la scène foraine pour se sédentariser. Sur le champ de foire subsistent encore les jeux (loteries et tirs), mais on voit se développer de plus en plus d’attractions où dominent les sensations de vertige et de vitesse.

De l’étonnement et de l’invitation au voyage immobile d’autrefois, la Fête Foraine actuelle est passée à la proposition d’une aventure physique, avec des attractions mettant le public dans des situations extrêmes et capables de susciter chez lui l’esprit de performance et d’exploit sans risque.

Le 7 mars 1859, Bercy, une ancienne seigneurie de Charles-Henri de MALON  (1678-1742) dépendante d’Yerres, une annexe de la Paroisse Sainte-Marguerite, est annexée à la ville de Paris. Cette dernière décide alors de reconstruire les entrepôts, avec 8 à 9000 fûts de vin, la proximité des gares et de la Seine pouvant favoriser ce commerce.

De nombreuses catastrophes qui sont survenues dans ce quartier. Ainsi, l'incendie de 1820, touche une grande partie des marchands. Dès lors, on interdit les couvertures de chaume et les bâtiments sont entièrement construits en pierre. L'eau constitue également un autre danger; souvent, le fleuve, instable, sort de son lit, inonde les quais et les entrepôts et saccage les tonneaux de vin. Lors des crues de la Seine de 1910,  La Seine submergeât les entrepôts et les tonneaux se retrouvèrent jusque dans les arbres.

Toutefois, dans les années 1960, avec l’invention de la «Mise en bouteille au château», les négociants quittent peu à peu Bercy pour laisser progressivement le quartier à l’abandon. Délaissé et marginalisé le quartier de Bercy devient alors insalubre et peu fréquentable.

En 1979, le Conseil de Paris lance la réalisation d’un centre omnisports à Bercy qui marque le début d’une longue série de démolitions, participant au rééquilibrage de Paris vers l’est. Bien peu de chais ont survécu et les actuels Pavillons de Bercy en sont l’un des plus beaux fleurons restés intacts. Le nouveau quartier de Bercy s’articule aujourd’hui autour d’un des deux plus grands parcs aménagés dans Paris depuis Haussmann. 14 hectares de jardins romantiques qui rappellent l’aspect pittoresque de ce que fut le quartier au siècle dernier.

De nos jours, et grâce aussi à la volonté de du président François MITTERRAND, un pharaon des temps modernes, le quartier de Bercy, autrefois à l’abandon, est devenu un véritable pôle économique et culturel de l’est parisien grâce à la ligne de métro 14, et l’essor du Cour Saint Emilion (Bercy-Village) comprenant cinéma, restaurants et commerces et de Bercy Lumière.

Renouant avec les réjouissances d’antan, les Pavillons de Bercy, qui regroupent le Musée des Arts Forains, Le Théâtre du Merveilleux et les Salons Vénitiens, sont destinés à être un musée vivant dédié aux différentes traditions de la fête et des spectacles en Europe.

L’Histoire des Pavillons de Bercy-Musée des Arts Forains  est intimement liée à celle de leur créateur, Jean Paul FAVAND, metteur en scène du Patrimoine du spectacle et des Arts Forains. «Le passé y a rejoint le futur, et c’est lui qui permet d’humaniser les techniques contemporaines que j’inscris dans ma démarche de mise en scène» dit-il. Tout comme les forains utilisaient à la Belle Epoque les techniques de la Révolution Industrielle, Jean Paul FAVAND se tourne vers le futur et les innovations technologiques afin de donner vie à ses objets.

Le Musée des Arts forains, un endroit magique où l’on renoue avec l’enfance.

Indications bibliographiques

CHAMPEIX (Jacques),  MOURAUX (Lionel), Bercy, éditions L.M, Paris, 1989, 133 pages ;

LAMBEAU (Lucien), Histoire des communes annexées à Paris en 1859, Paris, Ernest Leroux, 1910, vol. I, 452 pages, spéc sur l’histoire de Bercy pages 5-26 et sur la délibération d’annexion pages 445-449 ;

MALON de BERCY (Charles-Henri), Topographie historique de la Seigneurie de Bercy, Arthur de Boislile, éditeur scientifique, Paris, 1882, 94 pages ;

SABATIER (Alfred, de Bercy), Bercy, son histoire, son commerce, préface de Louft, Paris, Gayet, 1875, 207 pages, spéc sur la halle aux vins, pages 1-4 et 12-15.

Paris, le 2 février 2019, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/

"Un repas du personnel au Musée des Arts Forains, à Paris 12ème" par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 19:30

Longtemps j’avais cru que j’étais né à Danthiady, dans mon Fouta-Toro, jusqu’à ce que je découvre Paris. Comme s’il s’agissait d’une seconde naissance, je me suis émerveillé, notamment, pour le métro, ces lieux insolites et ces rencontres improbables au cours de mes escapades. Les cafés parisiens occupent une place de choix dans mon étonnement qui ne cesse de m’étonner. En effet, lieu par excellence de la sociabilité dans toutes les classes de la société, le café parisien singularise, à lui tout seul, le génie du peuple français. Du plus huppé au plus modeste, où l’on voit et où l’on est vu, spectacle à lui seul, le café parisien est une sorte de théâtre où défile toute une faune insolite. Le café parisien est un lieu typique de la ville, de la grande ville, de l’urbanité et de la sociabilité, qu’elle soit populaire, mondaine, ou littéraire. Le café parisien peut être également un lieu de rêve, pour échapper momentanément, à une vie anxiogène et étouffante. Ceux qui détestent Paris ne manquent pas de dépeindre cette ville étouffante, polluée, boboïsée, inhospitalière et rythmée par le métro-boulot-dodo.  En effet, le café est aussi, un lieu de perdition. J’en ai vu des visages rongés par l’alcool, ou une frénésie devant les jeux du hasard qui traduisent un phénomène de dépendance exigeant une cure de désintoxication. Tout cela est juste, mais Paris n’est seulement que cela ; c’est aussi un lieu où la magie et l’envoûtement opèrent à chaque coin de rue. Ah, si les murs pouvaient parler ! Paris est une ville hautement chargée d’histoire, et ses cafés sont les témoins majeurs des révoltes, des révolutions, du bouillonnement culturel, des mutations démographiques, du cosmopolitisme tant redouté, et de l’esprit de fête de la France.


«La Rotonde» ouvre, en 1903, au 105 boulevard Montparnasse, côté impair, à Paris 6ème, dans le quartier Notre-Dame-des-Champs. Au début du XXème siècle, la Rotonde est un bistrot populaire et ouvrier. «Avant le Cubisme, avant 1914, ce n’était qu’un petit café provincial où des rapins chevelus, des sculpteurs épiques se réunissaient pour siroter leur «purée» ou un démocratique «Gloria». Ils y venaient en pantalon de velours à la hussarde, la lavallière noire nouée au cou et le feutre cabossé d’un coup de poing à la tête. Léon Bloy y faisait des sermons au vitriol, tandis que ses auditeurs la bouffarde au bec, jouaient à la manille ou au jacquet avec le patron. Bon enfant, le bon père Libion ne s’apercevait jamais du client gêné qui oubliait de régler sa consommation» écrit Henry COSSIRA dans le Monde Illustré. «On a toujours mangé à la Rotonde, mais au début ce n’était que des croissants accompagnés d’un café au lait qui a toujours la réputation» écrit Maurice des OMBIAUX, en 1928. Sous Victor LIBION, le café de la Rotonde est resté ouvert à toutes les couches sociales, y compris aux plus démunis : «Parfois, dans un coin de café, de pauvres types, hâves, faméliques, car ils ne mangeaient pas sans doute tous les jours, s’asseyaient dans un coin de café pour dévorer un croissant trempé, ils n’adressaient pas la parole aux autres, mais parlaient entre eux à voix basse. Parfois leurs yeux lançaient des éclairs» précise Henry COSSIRA. Un poète espagnol a évoqué les temps de ce vieux bistrot de la Rotonde : «Le petit bar de la Rotonde était plein de monde. A pleine quelques clochers, en entendant la discussion tournèrent à moitié la tête sans cesser d’agiter le sucre de leur café» dit Ramon GOMEZ de la CERNA. «La Rotonde est le plus célèbre de tous les cafés de Montparnasse. La liste de ses clients réputés couvrirait plusieurs pages. (…) En 1911, le petit bar fut inauguré par Roger Wilde, le plus ancien montparnassien et par le plus vieux Granowski. On y voyait déjà avant 1914, Aïcha, la Noire, Picasso, Braque, etc. » écrit Louis FERRAND. Un écrivain, Léon-Paul FARGUE disait que ce bar était fréquenté par des «Négres agrégés, des philosophes Abyssins».

Un auvergnat, Victor LIBION agrandit la Rotonde en 1911 en achetant un magasin de chaussures dont il liquida le stock, y installa un bar ; peu après il achetait la boutique voisine, ce qui lui permit d'ouvrir une seconde salle pour les habitués. «Acquéreur d’un petit bar, (…) l’impérialisme s’installa dans son esprit. Il se voulut puissant pour servir ce qu’il apprenait promptement à chérir. (…) L’œil clair reluisait de gentillesse militante» dit André SALMON. La Rotonde est un bar cosmopolite, populaire et animé : «Pénétrons dans le petit bar, par l’entrée d’angle. Un tapage infernal, des bruits de voix où des mots étrangers, inconnus ou barbares, chantants ou rauques, s’assaillent et se heurtent ; des cliquetis de cuillers, des chocs de verreries et de soucoupes (…) Devant l’étroit et haut comptoir, debout, des guatémaliens et des japonais, tchécoslovaques, des scandinaves, des russes et des australiens, mangent des croissants en buvant du vin ou du café» écrit Charles FEGDAL. «Toute La Rotonde, un monde de parias, mais nous, les parias des parias [...] Nous réunissent la haine d’une vision bourgeoise des Français et un amour immodéré du caractère français» écrit Ilya EHRENBOURG.


«En vérité, y’a-t-il encore des patagons qui ignorent que le centre du monde est à Montparnasse et que le centre de Montparnasse est au carrefour Vavin ? Le centre du monde est là où, entre le fameux restaurant Baty, le café du Dôme et le café de la Rotonde. (…) La Rotonde est comme la capitale de ce pays étonnant, elle enferme en elle-même une suite de transformations toutes tissées d’histoire» écrit Charles FEGDAL dans la revue des Beaux-arts de décembre 1925. En effet, la Rotonde est plein quartier de Montparnasse, au métro Vavin, face au fastueux «Dôme» du 108 boulevard Montparnasse fréquenté, au début du siècle dernier, par des Allemands et des Américains riches et les élèves de MATISSE, et près de la Coupole au 102 boulevard Montparnasse, un lieu mythique ouvert en 1927, et où Elsa TRIOLET a rencontré en 1928, Louis ARAGON, en présence de Vladimir MAIAKOVSKI. Le café Sélect, ouvert en 1924, vise la clientèle américaine, les écrivains de «La génération perdue» qui font souvent un tour à la Rotonde. Tout ce petit monde est mobile, «Paris is a Movable Feast» comme le dirait Ernest HEMINGWAY. «Montparnasse est le centre du monde ! Dans les quelques douze mètres qui séparent la gare du Montparnasse du Carrefour de l’Observatoire, Port-Royal, Saint-Michel, on y rencontre les représentants de tous les pays où les arts cherchent à exprimer les formes nouvelles de la vie» écrivent Gustave FUSS-AMORE et Maurice des OMBIAUX dans Mercure de France. Par ailleurs, la Rotonde est non loin de la «Closerie des Lilas», 171 boulevard Montparnasse, une ancienne guinguette ouverte depuis 1847, un lieu investi par Paul FORT (18772-1960, poète et dramaturge), et bien fréquenté par des artistes. La «Closerie des Lilas», un concurrent sérieux, camp retranché du dreyfusisme, a inauguré avec Paul FORT, ce mélange de poésie, de vin, de fêtes et de chansons. Les antidreyfusards, Maurice BARRES, Charles MAURRAS et leurs camelots se sont claustrés au café de Flore, au boulevard Saint-Germain. En 1912, Paul FORT fut élu «Prince des poètes» à la Closerie des Lilas, en remplacement de Paul VERLAINE, Stéphane MALLARME et de Léon DIERX qui venait de mourir. Fort de sa grande notoriété, Henri COMBES, patron de la Closerie des Lilas, répandait de la calomnie au sujet de la Rotonde : «Chez ce Monsieur là-bas (Libion, Rotonde), on sert des plats réchauffés et de la piquette» dit-il. A la terrasse de la Rotonde, le vent agitait des ordures, jusqu’au jour où un scandale éclata à la Rotonde : un soir, au moment de la fermeture, on découvrit un client belge, se disant poète, mort à sa table. Après enquête, on découvrit qu’il avait ingurgité de l’acide chlorhydrique et quelques substances suspectes. Victor LIBION fut mis hors de cause, mais par précaution, son café fut administrativement fermé pendant une semaine. Un beau jour, on découvrit également un cadavre à la Closerie des Lilas, Abraham SAFIN. Lors de l’autopsie, on décela de l’acide formique dans son ventre. En fait, ce vin frelaté provenait d’une cave de Mme MARION, à Tours. Victor LIBION, disculpé, jubila.


LIBION, un homme grassouillet, de petite taille et de peu d’éducation, était un patron avisé et cachait sous sa redingote un cœur excellent ; il a su faire de sa Rotonde, un pauvre café délabré, un lieu mythique de rendez-vous des artistes. Max JACOB (1876-1944) et ses amis ont choisi la Rotonde. En effet, bien avant Marcellin CAZES du Lipp ou Paul BOUBAL du café Flore, l’Auvergnat Victor LIBION, patron de la Rotonde est le premier prototype du patron qui rend populaire son bistro par son talent à sympathiser avec les artistes et à en faire un endroit recherché pour son ambiance. «Il est dépourvu de tout parti pris. Pour lui, tout nouvel habitué, d’où qu’il vint, quel qu’il fût, qu’il marquât bien ou mal, faisait partie de la maison, devenait en quelque sorte un des membres de la grande famille dont il se considérait comme le chef responsable» écrivent Gustave FUSS-AMORE et Maurice des OMBIAUX dans Mercure de France. En effet, LIBION est un manager de café qui ne fait pas que servir à boire et offrir une tournée de temps en temps, mais plutôt un savant dosage d’intelligence et de psychologie du contact, on se sent chez soi. LIBION avait l’art d’attirer les dames entretenues à son café, leur offrait des consommations, écoutait d’une oreille complaisante la confidence de leurs chagrins, leur rendaient de menus services. Reconnaissantes, ces dames revenaient avec leur riche protecteur. LIBION était très attachée à Aïcha, une muse des artistes. Entre 1912 et 1914, ces artistes, sans préjugés, avaient un modèle préféré, Aïcha, une métisse née à Batignolles, dans le 17ème arrondissement de Paris, d’une mère flamande et d’un père sud-américain. Tout le monde l’appelait «Négresse de la Rotonde» croyant qu’elle était originaire des Antilles ou d’Haïti. «On connaît ses yeux de gazelle et son sourire étincelant. On connaît son collier de verre et la grosse opale de sa bague, son goût, ses anecdotes, sa ligne et sa vie» écrit, en 1931, Emmanuel BOURCIER. Aïcha «La vénus de Montparnasse» était recherchée par les artistes «Il y a des croquis d’elle dans tous les cartons, des études de son corps splendide dans tous les ateliers et des toiles, qui la représentent nue, dans tous les musées» précise BOURCIER. Le témoignage de Charles FEGDAL, en 1925, sur la célébrité de Aïcha est édifiant : «De petits modèles, pas encore «arrivées», regardent avec envie la célèbre négresse Aïcha que tous les bons peintres d’art moderne ont au moins portraiturée une fois» dit-il. Les artistes sont devenus célèbres, et Aïcha est retombée dans l’oubli après le départ de LIBION de la Rotonde : «A présent je plains les petites d’aujourd’hui, avec leurs 25 francs par séance. Car il n’y plus de camarades. Il n’y a plus l’esprit qu’on avait avant quand on partageait cent sous, et qu’on formait une vraie famille, modèles et artistes mêlés !» dit Aïcha à Emmanuel BOURCIER. Aïcha regrette, profondément, les temps où Victor LIBION régnait sur la Rotonde «Il n’y a plus Libion. Quel homme charmant ! C’était un père pour nous. On pouvait avoir faim, être sans chambre, ne pas savoir où aller. Il savait venir en aide sans le faire sentir, tout naturellement, en bon papa. Chez lui on n’était jamais froissé d’accepter un croissant, un café-crème, un sandwich ou un verre de bière» dit Aïcha. Victor LIBION est un type sachant cadrer ses clients tout en leur donnant l’illusion de la liberté et de l’évasion. Les débuts à la Rotonde furent modestes. Mais LIBION était cordial, généreux ; il se liait avec les clients, des artistes pour la plupart qui s'y sentaient en famille. «Libion ne vint point à Montparnasse pour y exploiter pratiquement les conquêtes spirituelles de Paul Fort (La Closerie des Lilas). (…) Arrivé en flâneur, il comprit vite. Comprendre, c’est aimer. (…) Les clients de Libion devinrent vite ses amis» écrit André SALMON. Il gouvernait ce petit monde avec bienveillance et autorité. «Le patron de la Rotonde, le père Libion, était vraiment le père de tous pauvres affamés. Le célèbre café n’était qu’un modeste bistrot où trônait Libion et son sourire. Il s’occupait de tous les artistes, faisait éternellement crédit, donnait aux pauvres, avec un admirable désintéressement vraiment total, car il ne connaissait absolument rien à la peinture et ne s’en souciait guère. C’était pure fraternité envers des gens bien pauvres » écrit l’artiste FOUJITA, dans Marianne du 27 mars 1940. Chez LIBION on n’admettait pas les femmes en cheveux ; il faisait la chasse aux ivrognes et aux drogués, mais sa générosité à l'égard des clients trop pauvres pour payer était bien connue.

LIBION avait une tendresse particulière pour ses clients excentriques : «Ce sont des types qu’on remarque et qui finiront par rendre mon café célèbre» dit LIBION. A la Rotonde on pouvait y croiser des gens connus comme Guillaume APOLLINAIRE et Blaise CENDRARS. Mais Amedeo MODIGLIANI avait l'alcool mauvais et se faisait renvoyer de tous les bars. MODIGLIANI retrouva, dit-on, un comportement plus policé à La Rotonde où il rencontra sa future épouse, Jeanne HEBUTERNE, devenant ainsi une des figures marquantes de la Rotonde. Artiste agité, bruyant, irascible et batailleur, MODIGLIANI en imposait : «Quand la porte de la Rotonde s’ouvrait d’un large geste, il était beau de voir rentrer théâtralement Modigliani. Campé très droit sur ses jambes, sa noble tête fièrement rejetée en arrière, il s’immobilisait un instant promenait un regard lointain qui dépassait les étroites limites de la salle. Son allure d’aristocrate que ne dépassait nullement le gros chandail gris au col roulé, ses cheveux bouclés en broussaille, tout ajoutait encore à la noblesse de son beau visage» écrit Gabriel FOURNIER, un peintre et illustrateur. Frantz HESSEL décrit ainsi MODIGLIAIN «Quel artiste étonnant que Modigliani. En dépit d’une noblesse native que rien ne pourra entamer, il a pris pas mal des allures du vagabond. On a déjà connu des princes vagabonds. Qu’il soit souvent ivre n’a aucune importance si c’est quand il est ivre qu’il dessine comme un maître... Un maître tombé... mais faut-il dire tombé ?... dans le vagabondage». VLAMICK, un habitué de la Rotonde témoigne sur MODIGLIANI : «J’ai bien connu Modigliani. Je l’ai connu ayant faim. Je l’ai vu ivre. Je l’ai vu riche de quelque argent. En aucun cas, je ne l’ai vu manquer de grandeur et de générosité. Jamais je n’ai surpris chez lui le moindre sentiment bas. Mais je l’ai vu irascible, irrité de constater que la puissance de l’argent qu’il méprisait tant contrariait parfois sa volonté et sa fierté». Déraciné, séducteur impénitent, fêtard et alcoolique, quand MODIGLIANI avait bu un coup de trop, ce qui arrivait souvent, son lyrisme se fait amer et agressif. L'autorité débonnaire de LIBION s’exerçait sur les plus difficiles. Seul, LIBION pouvait dire à MODIGLIANI de se calmer, «sans porter à la folie furieuse le délire du grande Livournais, lequel, au contraire, en convenait et s’apaisait, pour un moment» note André SALMON. Cet auteur évoque aussi la dernière fois qu’il a vu MODIGLIANI avant de mourir à l’hôpital, après une atroce agonie : «Ce fut la dernière fois que je vus Modigliani enfoncé dans le suicide d’un matin, avec une vive tristesse dans les yeux». Ardengo SOFFICI témoigne aussi de la fin de vie de MODIGLIANI : «Son visage, autrefois si beau et clair s’était endurci, était torturé et violent ; sa bouche autrefois si belle se tordait dans une grimace amère, ses paroles étaient incohérentes et pleines de tristesse» dit-il. De nombreuses copies de tableaux de MODIGLIANI sont accrochées aux murs de la Rotonde.

La Rotonde a été un lieu de rendez-vous, sans doute pour préparer la révolution russe de 1917. Léon TROTSKY (1879-1940) fréquentait la Rotonde : «A la table où j'étais assis ce soir-là, j'avais eu pour voisin pendant quelques semaines un dîneur en pardessus qui réclamait toujours du bœuf gros sel et du bœuf gros poivre. On a su depuis que c'était Trotsky et personne dans l'établissement n'en conçut la moindre surprise car personne au café et de ce café seul, et peut-être le seul lieu au monde, ne désespère du voisin le plus malpropre, le plus pauvre, le plus grossier, au point de croire qu'il peut devenir un jour roi ou tyran» écrit dans son «Piéton de Paris», Léon-Paul FARGUE (1876-1947), poète et écrivain. En effet, parmi les mystérieux et pittoresques clients de la Rotonde, il y avait Wladimir Ilitsch et Léon-BRAUN-STEIN, car on ne les connaissait pas encore sous le nom de Lénine et de Trotsky. «Leurs compagnons se nommaient Lounatscharky, Kamenev, Zinoviev. Ils préparaient le grand soir et c’est ainsi que la Révolution bolchévique est née sur une table de l’ancienne Rotonde» écrit Henry COSSIRA. Lénine (1870-1294) résidait à Montrouge, rue Marie-Rose, et se rendait souvent le soir, à bicyclette à la Rotonde. Mais un jour, son vélo fut volé devant la Rotonde, et M. LIBION entra dans une grande colère. Léon TROTSKY, qui avait quitté Paris en 1908 pour Londres, est réapparu à Paris, de 1914 à 1916, à la Rotonde et s’occupait d’un journal révolutionnaire russe. Habitant à la rue Saint-André des Arts, à Paris 5ème, il allait souvent le soir à la Rotonde. En dépit ce qu’il avait une carte de presse, le gouvernement russe a obtenu de la France son expulsion, en 1916, vers l’Espagne. «Depuis l’année de guerre 1915, où Trotsky confiait à Montparnasse des projets qui paraissaient n’être que des rêves désordonnés d’un Tartare en délire et qui se sont pourtant réalisés, la fortune de la Rotonde s’est accrue d’une manière presque aussi féérique que celle du grand chef rouge dont l’inflexible volonté rayonne depuis la ville sacrée des icônes jusqu’aux terres mornes et glacées de la Sibérie, narguant les puissances et défiant le vieux monde, fatigué et malade, dépourvu de foi et d’idéal» écrivent Gustave FUSS-AMORE et Maurice des OMBIAUX dans Mercure de France.


LIBION ne s’inquiétait pas de la moralité de ses clients. Dans son établissement on y renifle éther et cocaïne. Après la Première guerre mondiale, on murmure que LIBION se serait livré à un trafic de cigarettes. En raison de ces négligences et face à une forte amende, il sera contraint de vendre la Rotonde. «C’est un événement historique, situé au carrefour Vavin, «nombril du monde», et noyau fulgurant de ce prestigieux microcosme, le très illustre café de la Rotonde vient de fermer. Versons un pleur mélancolique sur ce coin si pittoresque où la jeune bohème du XXème siècle remua à la pelle tant d’idées neuves, bonnes ou mauvaises, le pôle attractif, des intellectuels, des artistes, des réformateurs sociaux, des sectaires de tous les pays qui échangeaient là, tout en sirotant bourgeoisement le traditionnel café-crème, leurs doctrines, leurs espoirs et leurs utopies», dit, ironiquement, le journal Ric et Rac du 21 décembre 1935.


Auparavant, et alors que les révolutionnaires quittaient les lieux, les Cubistes et les futuristes prirent d’assaut la Rotonde. En 1912, Marie Rosonovitch VOROBIEFF, dite Marevna, une aristocrate russe, rencontre à la Rotonde, les artistes de Montparnasse ; ils y discutent du Cubisme, un principe régulateur de l’espace qu’une vision de la réalité. Le Cubisme qualifié par leurs adversaires, dont Jean-Emile BAYARD, d’art «factice et bruyant», leurs adeptes portaient généralement des bottines américaines et des casquettes à larges carreaux. Moïse KISLING, un impressionniste, venait à la Rotonde en salopette, mais des bracelets de fer ornaient ses poignets. Aucun autre lieu ne pouvait se targuer d'une telle concentration d'intellectuels, d'artistes, de marchants de tableaux et de muses. La Rotonde, au détriment de Montmartre, devient le café artistique des «Folles années» (Roaring Twenties). On voyait à la Rotonde, un certain Moïse KISLING (1891-1953) un artiste polonais ; ses tableaux de nus sont bien représentés à la Rotonde. Il fit le portrait de MODIGLIANI. Parmi les clients de la Rotonde, il y avait la célèbre Kiki, née Alice Ernestine PRIN (1901-1953), "reine des Montparnos", dont son compagnon, Man RAY (1890-1976), peintre et photographe, disait qu'elle était "irréprochable de la tête aux pieds". Dans ces années-là, la Rotonde est devenue célèbre.  "Le taxi s'arrêtera en face de la Rotonde. Quel que soit le café de Montparnasse où vous demandiez à un chauffeur de la rive droite de vous conduire, il vous conduira toujours à la Rotonde" écrit Ernest HEMINGWAY (1899-1961), dans le «Soleil se lève aussi», un habitué de la Rotonde, pour qui «Paris est une fête» (voir mon post). Tsugouharu Léonard FOUJITA (1886-1968), dessinateur et graveur japonais, non encore célèbre, avec sa femme, sont des habitués des lieux. Autour de BOURDELLE, de POMPON, de DESPIAU, gravitaient les peintres comme André DERAIN et ses savantes conversations, Maurice de VLAMINCK, un verveux comme son art lyrique et spontané ; ce sont fêtards et habitués de la Rotonde. Il ne faudrait pas naturellement oublier Suzanne VALENDON et son fils Maurice UTRILLO. «Alors que le père LIBION obligeait ses clients en leur prenant par pitié des tableaux dont il ignorait totalement la valeur future, les garçons de café de la Rotonde avaient flairé l’avenir du mouvement qui venait de naître. (…) Vint un moment où ils furent récompensés de leur philanthropie, lorsqu’ils cédèrent aux marchands de tableaux, qui les chassaient, ces témoignages d’une époque héroïque» écrit Henry COSSIRA.


La Rotonde est, en effet, un repère d’artistes qui migrent de Montmartre vers la Rive Gauche. Diego RIVERA (1886-1957), ami de MODIGLIANI et de TROTSKY, un bouillonnant personnage révolutionnaire, mexicain, beau parleur, esprit fin et habile, bagarreur, excessif, il se considérait comme l’un des inventeurs du cubisme, déclamait Bakounine et disait que bientôt le grand jour arriverait pour sa peinture et pour le Mexique. Le Cubisme qui venait de naître avait besoin d’un défenseur ; aussi Guillaume APOLLINAIRE sera le brillant avocat de ce courant artistique. Il sait ce qu’il doit au symbolisme qui a libéré les vers de ses contraintes et des règles pesantes de la prosodie. A l’exemple des peintres cubistes, APOLLINAIRE encourage à mêler la poésie aux choses de la vie, aux nouveautés, aux images, être fantaisiste et ordonner ses palettes selon ses propres couleurs. Souffrant de maux d’amour, insomniaque et angoissé, Guillaume APOLLINAIRE venait écrire certains de ses poèmes à la Rotonde : «Alpinisme pour alpinisme, c’est toujours la montagne, l’art sur les sommets. Les rapins ne sont plus à leur aise dans le Montmartre moderne, difficile à gravir, plein de faux artistes, d’industriels fantaisistes et de fumeurs d’opium à la flan. A Montparnasse, au contraire, on trouve maintenant les vrais artistes habillés à l’américaine. Quelques uns d’entre eux se piquent le nez à la coco. Mais, ça ne fait rien, les principes de la plus part sont opposés à l’indigestion des paradis artificiels, quels qu’ils soient» écrit Guillaume APOLLINAIRE (1880-1918). Un des éminents habitués de la Rotonde est Pablo PICASSO (1881-1973), ami de Guillaume APOLINAIRE et d’André SALMON : «Petit de taille, un front volontairement barré d’une mèche noire, toujours entouré d’une cour de femmes, il apparaissait dans le cénacle, tel un jeune Bonaparte de la peinture, et chacun croyait lire sur son visage le latin, les signes de la grande prédestination à la gloire» écrivent Gustave FUSS-AMORE et Maurice des OMBIAUX dans Mercure de France. Certains artistes qui fréquentaient la Rotonde n’étaient pas encore célèbres, et cela a pu abuser Ernest HEMINGWAY qui écrit dans son «Adieu aux armes» que «Vous trouverez tout ce que vous voulez à la Rotonde sauf des artistes sérieux. L’ennui est que les gens qui visitent le Quartier Latin entrent à la Rotonde et croient y voir un vrai rassemblement de Paris. Je tiens à rectifier cela publiquement» dit-il. Paris centre artistique mondial, a attiré au début du siècle dernier, plus de 200 artistes juifs fuyant les persécutions dans les pays de l’Est (Russie, Pologne, Roumanie). Ce sont souvent des artistes jeunes et pauvres qui résidaient à la «Ruche» et fréquentaient la Rotonde devenue un rendez-vous cosmopolite et fraternel «On y des têtes sémites, voisinant amicalement avec les têtes anglo-saxonnes, latines, slaves et scandinaves. La fraternité des peuples si difficile à réaliser en politique, il y a longtemps qu’elle s’est réalisée par les artistes autour des tables de la Rotonde» écrit J. BIELINKY dans l’Univers israélite de 1924.


 

«C’est pendant la guerre que le snobisme commença à s’intéresser à Montparnasse. Les gens du monde vinrent dans de belles limousines, pour voir vivre les artistes, un peu comme des bêtes curieuses. Ils nous donnèrent des subsides (…) L’argent était entré à Montparnasse, et avec lui vinrent les dissensions, les vanités, la fin du bohême au grand cœur» écrit Léonard FOUJITA dans ses souvenirs de Montparnasse en 1940. Une partie des artistes pauvres se trouvent exclus de la Rotonde devenue un lieu de ralliement des riches «Beaucoup d’artistes juifs regrettent la  vieille Rotonde, celle d’avant guerre, modeste, un peu délabrée, où, moyennant une consommation de 25 centimes, on restait des heures à discuter d’art et politique, souvent avec ceux qui dirigent actuellement avec l’empire des tsars. Beaucoup d’artistes juifs n’osent plus mettre les pieds dans la nouvelle Rotonde luxueuse, où les lumières aveuglantes mettent trop en relief les défauts de leur tenue» écrit BIELINKY. Le savant, Jacques MARITAIN (1882-1973), professeur à l’université catholique, ne daigne pas disserter, parfois, à la Rotonde, avec ses disciples les sujets les plus graves. «Les idées s’échangent, les connaissances se pénètrent, les préjugés s’abolissent ; Montparnasse n’a pas de préjugés ; on ne créé rien avec des préjugés» disent Gustave FUSS-AMORE et Maurice des OMBIAUX dans Mercure de France. Les étrangers célèbres, s’ils sont de passage à Paris, se croient obligés de respirer, au moins une fois, l’atmosphère cosmopolite de la Rotonde. Aussi, Charlie CHAPLIN, en compagnie de Douglas FAIRBANKS et de Mary PICKFORD, réserva sa première visite, le 19 septembre 1921, à la Rotonde, un endroit considéré par les Américains, comme extravagant, anticonformiste et singulier : «Lorsque Charlie Chaplin, le fameux Charlot du cinéma, vint à Paris, une des premières curiosités dont il s’enquit fut le café de la Rotonde, dont il n’était que bruit dans tout Los Angelès. Et Charlie fut conduit à la Rotonde, où il fut acclamé» précisent Gustave FUSS-AMORE et Maurice des OMBIAUX dans Mercure de France. Les Américains commencent à apprécier la Rotonde : «New York a été écumé et déversé à pleines louches sur ce secteur de Paris attenant à la Rotonde. (…) La fange la plus épaisse et la plus fangeuse a tant bien que mal traversé l’Atlantique et fait de la Rotonde, par ses réunions de l’après-midi et du soir, le principal centre d’intérêt du Quartier Latin pour les touristes à la recherche d’atmosphère», écrit Ernest HEMINGWAY dans The Toronto Star Weekly du 25 mars 1922. L’ambiance après la Première guerre mondiale est bon enfant. Les artistes improvisent lors nationale de 1922, un concert de Jazz «Je me trouve à 3 h de la nuit au 1er étage de la tour de Babel, de la Rotonde, la vraie, celle de l’Europe et autres parties du monde nous envient. Tandis que dans les rues le peuple se  livre à d’enthousiastes ébats chorégraphiques, j’assiste ici à un attrayant concert. Il y a dans l’assistance des gens de qualité. Sans parler d’une douzaine de princesses et de princes russes en exil je trouve là, en plus de la clientèle habituelle, des écrivains et des artistes célèbres qui, comme moi, prennent plaisir à la musique» dit Carol BERARD, écrivain.  

 

En ce début de XXIème siècle, la brasserie de la Rotonde, est devenue un lieu huppé, et recherché par la haute société, tout en restant ouverte même aux «Nou-souchiens» et aux plus modestes. Ainsi, le 23 avril 2017, au soir du 1er tour des présidentielles de 2017, la Rotonde accueille Emmanuel MACRON, arrivé en tête, mais qui va affronter au 2ème tour Marine LE PEN du Front National, un parti d’extrême droite. M. MACRON est entouré de personnalités de Jet Set, notamment de Line RENAUD, Jacques ATTALI, Stéphan BERN, Pierre ARDITI et Romain GOUPIL. Ces agapes réveillent les démons d’un passé récent. La comparaison est vite faite avec le Fouquet’s du 6 mai 2007 de M. Nicolas SARKOZY. «Cette fête à la Rotonde est assez indigne dans une situation politique où l'extrême droite est qualifiée pour le second tour", a tweeté David CORMAN, secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts. Il ne faudrait pas oublier que c'est à La Rotonde, en octobre 2011, que François HOLLANDE fêta sa victoire à la primaire socialiste aux côtés de sa compagne Valérie TRIERWEILER.

Bibliographie sélective

          

Anonyme, «Souvenir de la Rotonde», Le Ric et Rac, n°354 du 21 décembre 1935, page 2 ;

BAYARD (Jean Emile), «Montparnasse d’hier et d’aujourd’hui», LE RAPPEL, n°20705, du 30 juillet 1927, page 3 ;

BAYARD (Jean-Emile), Montparnasse, hier et aujourd’hui : ses artistes et écrivains, étrangers et français, les plus célèbres, Paris, Jouve, 1927, 502 pages, spéc pages 464-471 ;

BERARD (Carol), «Le jazz band à la Rotonde», Paris-guide, du 22 au 29 juillet 1922, pages 8-9 ;

BIELINSKY (J), «Les artistes juifs à Paris», L’Univers israélite, n°53, du 12 septembre 1924, pages 517-520 ;

BOURCIER (Emmanuel), «Aïcha la vedette, la Vénus de Montparnasse», Paris-Soir, n°2700, du 17 avril 1931, page 2 ;

CARALLA (Jean-Paul), Montparnasse : l’âge d’or, Paris, La table ronde, 1997, 162 pages ;


COSSIRA (Henry), «Grandeur et décadence de Montparnasse : Feue la Rotonde», Le Monde illustré, n°4075 du 26 janvier 1936, pages 77-78 ;


CRESPELLE (Jean-Paul), Montparnasse vivant, Paris, Hachette, 1962, 332 pages ;


FARGUE (Paul-Léon), Le piéton de Paris, Gallimard, 1964 et 1993, 308 pages ;

FEGDAL (Charles), «Rendez-vous d’artistes : la Rotonde», Revue des Beaux-arts, n°441, du 1er décembre 1925, pages 1-2 ;

FERRAND (Louis), «Le Montparnasse des arts », Air France revue, 1965, page 26 et 32 ;

FRANCK (Dan), Le temps des bohèmes, Paris, Grasset, 2015, 1216 pages, spéc pages 140 et suivantes ;

FOUJITA (T. Léonard), «Souvenir de Montparnasse», Marianne, n°338, du 27 mars 1940, page 5 ;

FUSS-AMORE (Gustave), OMBIAUX des (Maurice) «Montparnasse», MERCURE de FRANCE, n°633, du 1er novembre 1924, 677-721 ;

JOFFROY (Alain), La vie réinventée : L'explosion des années 20 à Paris, Paris, Rocher, 2004, 472 pages ;

LEMAIRE (Gérard-Georges), Cafés d'autrefois, Paris, Plume, 2000, 176 pages ;

LETAILLEUR (Gérard), Histoire insolite des cafés parisiens, préface de Jean Piat, Paris, Perrin et ED18, 2011, 359 pages ;

OMBIAUX des (Maurice), «La Rotonde, boulevard Montparnasse», La semaine à Paris, n°323, du 3 au 10 août 1928, pages 12-13 ;

SALMON (André), Montparnasse, Paris, André Bonne, 1950, 285 pages, spéc pages 130-136 ;

VERNE (Maurice), «Ici à Montrouge, Nadiejda Lénine vécut des jours et des nuits romanesques», Paris Soir, du 4 mars 1939, n°165, page 15.


Paris, le 25 décembre 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 16:25

La province du Shandong, dont la capitale est la ville de Jinan, jadis appelée Tsinan, se situe dans la partie orientale de la  Chine et sur le cours inférieur du fleuve Jaune. La ville de Rennes, en France, est jumelée avec Jinan qui compte 3 500 000 habitants. Le poète LI Bai (701-762), alias LI Po, originaire de Jinan, surnommé le poète immortel, est considéré comme étant le plus grand poète de tous les temps. Il était l’incarnation de la poésie classique de la dynastie Tang. De nombreux dirigeants des dynasties s’y installèrent louant ses paysages naturels et ses reliques culturels. Jinan est en effet un condensé de paysage naturel avec des montagnes, des sources thermales, des rivières et des lacs et de vestiges historiques avec d’anciennes reliques, une mosquée et des pagodes.

Entourée de montagnes et parsemée de lacs,  ville historique avec une histoire, Jinan recèle de nombreux vestiges comme le site antique de Longshan et les sculptures colorées de la dynastie des Song (960-1279) dans le Temple Lingyan, une multitude de statues bouddhiques sculptées sur les falaises rocheuses sur la montagne 1000 Bouddhas.

Le Lac Daming et les Sources Baotu, en centre ville, sont des attractions à ne pas manquer.

I – Le lac Daming ou la «Grande splendeur»

Au nord de la ville, s’étend le parc du lac Daming, ou «La Grande splendeur», un grand lac naturel qui couvre une superficie de 46 hectares. Le lac accueille 9 îlots sur lesquels ont été construits de jolis pavillons. Le lac bordé d’une riche végétation et de nombreux pavillons offrent un panorama remarquable. Ce Lac est l’un des sites naturels et culturels majeurs de la ville de Jinan. Depuis 1500 ans déjà, le lac fut l’une des grandes inspirations des poètes et écrivains chinois. Dans le recueil de Shu Jing Zhu, intitulé «Commentaire sur l’eau classique», l’auteur y décrit la conception traditionnelle et géographique des cours d’eau et des canaux du lac. Ce recueil fut plagié par Li Daoyan à l’époque de la Dynastie des Wei (386 – 534), et repris plus tard par Marco Polo.

Au Lac Daming, avec ses neuf petites îles, ses pavillons, ses six jardins traditionnels et ses innombrables étangs couverts de fleurs de lotus, se côtoient avec harmonie et sont une invitation à la flânerie et au rêve. Les temples et pavillons du Lac Daming reposent sur une architecture surprenante.

Le temple Beiji  est l’un des plus grands temples taoïste de Jinan couvrant une superficie de 1078 m². Sur la rive nord du lac, il a été construit durant la dynastie Yuan (1271-1368) et fut restauré de nombreuses fois. On y découvre la statue dorée du dieu taoïste Zhenwu et 18 autres statues faites de boue en hommage aux dieux du vent, de la pluie, du tonnerre etc. L’édifice abrite également une tour de tambour et une grande cloche.

Le pavillon Lixiating, situé sur la plus grande île du lac, fait en bois avec des piliers rouges et des tuiles grises, était le lieu de rassemblement des hommes de lettres pendant la dynastie Qing, tels les célèbres poètes Tang et Du Fu. Ce pavillon fut détruit et restauré au cours du règne de l’empereur Kangxi qui y a laissé quelques inscriptions calligraphiées.      

La tour Huibolou, uu nord-est du lac, tour était un lieu de prédilection pour les visiteurs, mais aussi un lieu où l’on faisait de grands festins et où les poètes s’afféraient dans leur écriture. Cette tour a été détruite pendant les guerres avant la libération puis reconstruite en 1982.

La salle ancestrale Tiegongci, située sur le côté ouest de la rive nord du lac Daming.  Tiegongci, a été construite en 1792 sous le règne de l’empereur Qianlong de la dynastie Qing. C’est une cour qui couvre plus de 6 000 m² avec une allée ornée de tortues. On y trouve également trois salles ancestrales et un grenier.

Le jardin de Xiaocanglang, se trouvant à proximité de Tiegongci, a été érigé sous la dynastie des Qing. Celui-ci est célèbre pour son étang parsemé des fameux lotus et bordé de saules pleureurs.

II – Le parc des sources Baotu.

La source d'eau de Baotu, le symbole de Jinan, est située au sud-ouest de Jinan. Elle a une histoire de plus de 3500 ans ; elle est entourée de paysages artificiels, de jolis pavillons et de couloirs de promenade. Elle est dominée par un pavillon, abritant un monument aux morts et qui surplombe la ville.

La Source de Baotu est une source de karst artésienne, une source d’eau chaude, mentionnée dans les livres anciens «Le printemps et l'automne Annales», soit l'un des Cinq Classiques de la littérature chinoise, et a été déclarée «La première source sous le ciel» par l'empereur Qianlong sous la dynastie des Qing.

 Cette source d'eau est la plus connu des 72 sources de Jinan, elle est caractérisée par trois voies de sortie d'eaux et parfois sous pression elles peuvent donner des petits jets d'eaux pouvant atteindre les 26 mètres de hauteur et l'eau qui retombe, donne une très belle et spectaculaire vision. La Source de Baotu est alimentée par une eau calcaire, le volume de l'eau peut atteindre jusqu'à 1,6 m3 par seconde. En hiver, comme il provient des profondeurs de la terre, l'eau de la source garde toujours une température constante de 18 à  19 degrés, ce qui provoque de la vapeur d'eau et des brouillards, qui restent en suspension ou flotte à la surface de l'eau, ce qui donnent avec son environnement coloré, son paysage, ses pavillons et son eau limpide des vues pittoresque comme un paradis sur terre.

L'eau de la source, riche en goût et très doux est également très apprécier pour faire le thé.

Paris, le 25 septembre 2017 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

Jinan, capitale du Shandong, en Chine, avec son Lac Daming et sa Source Daotu.
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 18:53

"On ne se baigne jamais dans le même marigot" dit un proverbe africain. Paris est une ville qui nous réserve sans cesse des surprises. On croit connaître cette merveilleuse ville, puis subitement, et au détour d'une escapade le charme infini vous saisit et vous envoûte. Du même coup, on se met à vadrouiller, comme s'il s'agissait d'une première découverte de notre belle capitale.

En effet, venu assister à une rencontre au Musée Dapper, dans le 16ème arrondissement, sur l'artiste sénégalais, Ousmane SOW, je n'ai pas pu obtenir une place. Contrarié, j'improvise une promenade dans les beaux quartiers. Je tombe d'abord sur la place des États-Unis, ses statues en bronze, ses demeures huppées et le musée Cristal.

Ensuite, dans ma randonnée désordonnée, j'aperçois le Palais Galliera, musée de la Mode Paris, où sont exposées actuellement 110 robes de la chanteuse Dalida. J’avais rencontré Dalida, sur le plateau de Canal Plus, lors d’une émission animée par Philippe GILDAS. Il y avait déjà en 1987, cette vague d’incendies à Paris, qui visait des squats occupés par des immigrants. Un bidon d’essence, et pas besoin de recourir aux frais d’huissier pour expulser ces indésirables. Puis, Dalida, au carrefour de plusieurs cultures, avec sa voie mélodieuse, s’est donnée la mort une semaine plus tard. Je n’arrêtais pas d’écouter ses chansons, pendant de nombreuses décennies. J’entends toujours le son de sa musique résonner dans mes souvenirs.

Le Palais Galliera, d’inspiration Renaissance italienne, abrite le musée de la mode de la ville de Paris, construit par l’architecte Léon GINAIN pour accueillir les collections de Maria BRIGNOLE-SALE, Duchesse de Galliera (1811-1888). Cette dernière légua ses biens à la ville de Gênes, mais fit don du Palais à la ville de Paris.

Le 15 avril 1878, la duchesse de Galliera manifeste son intention de laisser à l’Etat français sa collection d’œuvres d’art à la condition que cette dernière soit exposée au public dans un musée spécialement construit à cet effet. Musée qu’elle se propose de financer sur un vaste terrain lui appartenant. Ses exigences sont claires : l’ensemble se composera d’un musée entouré d’un square et, de chaque côté, sera percée une voie créant ainsi deux rues baptisées Brignole et de Galliera. Le musée, prendra, quant à lui le nom de Brignole-Galliera.

Le 11 juillet 1878, le conseil municipal accepte avec reconnaissance la donation, et le 31 octobre la duchesse ratifie devant son notaire sa proposition par une donation en règle. Cependant il demeure stipulé que la duchesse jouira sa vie durant de l’édifice à l’usage de Musée et des bâtiments de service qu’elle s’engage à faire élever. L’Etat ne pouvant disposer de l’ensemble qu’à son décès.

Le décès de la duchesse de Galliera, le 9 décembre 1888, marque l’arrêt des travaux déjà très avancés qui sont repris par l’architecte Paul-René-Léon GINAIN jusqu’à l’achèvement de l’édifice le 27 février 1894.

Depuis son inauguration en 1895, le Palais Galliera a connu plusieurs affectations avant d’être définitivement consacré à la mode, en 1977, par la Mairie de Paris.

Le 19 décembre 1895, le sort du musée est fixé : il est inauguré en tant que musée d’Art Industriel. De nombreuses expositions d’arts décoratifs y sont organisées permettant au lieu de trouver son public désireux de découvrir cette nouvelle forme d’art.

Au début du XXe siècle, l’art appliqué à l’industrie est considéré comme mineur face aux arts majeurs – architecture, sculpture, peinture –. Pour lutter contre ce préjugé, Maurice Quentin-Bauchart demande à la Ville de Paris de créer une programmation d’expositions d’art industriel au Palais Galliera.

En 1954, le Palais Galliera ouvre ses salles aux expositions annuelles du Salon des peintres témoins de leur temps. À cette occasion, il est spécialement aménagé pour offrir une meilleure présentation des œuvres d’art. Les plus grands artistes contemporains du moment se rencontrent dans les salles de Galliera : Utrillo, Rouault, Matisse, Chagall, Buffet, Picasso ou encore Léger, Braque, Kisling, et Gromaire. Chaque année un thème est imposé, en rapport avec l’Homme et son environnement, comme L’Homme dans la ville en 1954, Le pain et le vin en 1965 ou encore La vie des choses en 1973. Seuls les artistes figuratifs sont invités à en livrer leurs visions.

En 1977, changeant à la fois de nom et d’adresse, le musée du Costume devient le musée de la Mode et du Costume de la Ville de Paris en s’installant au Palais Galliera. Autonome, le musée hérite des collections de costumes et d’accessoires jusqu’alors conservées au musée Carnavalet et rejoint ainsi le réseau des musées de la Ville de Paris qui comptent alors 14 établissements.

Situé sur une ancienne carrière de calcaire à ciel ouvert, le sol de la parcelle fut consolidé. Le jardin a fait l’objet d’une rénovation profonde en 2003 et de replantation en 2005. La fontaine de l’Avril (1916), ornée d’une statue en bronze de Pierre ROCHE, les sculptures Dieu Pan et un Tigre (1897) de Jules BECQUET et Enfance de Bacchus (1875) de Jean PERRAUD, agrémentent ce jeu. Dans ce jardin écologique sont plantés des tilleuls, sophoras et marronniers.

Le Musée Galliera est entouré par le palais de Tokyo et le musée d'art moderne de la ville de Paris.

Non loin de là plastronne la tour Eiffel. J’y fais une rencontre furtive avec ces vendeurs à la sauvette, venus du Sénégal. Ces immigrés, tant vilipendés par certains et qui suscitent parfois la défiance et la peur, sont en fait des héros du quotidien. La noblesse ne vient ni de la fortune, ni de la couleur de peau, mais de l’aptitude résolue, de chaque individu, de sauvegarder sa dignité par le travail, d’être utile aux siens et à la société.

Enfin, et avant de reprendre le bus 72 pour aller à l'hôtel j'ai admiré la Seine et ses bateaux mouches.

Je constate que la "flamme de la liberté", sous le pont l'Alma, est fait devenu un lieu de pèlerinage à la mémoire de la princesse Diana.

Palais Galliera-musée de la mode de la ville de Paris, 10 avenue Pierre-1er-de-Serbie, Paris XVIe. Jusqu'au 13 août du mardi au dimanche, de 10 à 18 heures. Nocturne les jeudis et vendredis jusqu'à 21 heures.

Tarifs : 12 euros, 9 euros, gratuit pour les moins de 18 ans

Tél. 01.56.52.86.00.

Paris, le 29 avril 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Le Palais Galliera ou le Musée de la Mode, à Paris», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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