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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 17:22

Il faudrait en finir avec la sinistrose : Paris est la ville lumière la plus belle du monde. J’ai assisté, ce samedi 25 octobre 2014, à la ré-ouverture du Musée Picasso, à l’hôtel Salé, 5 rue de Thorigny, Paris 3ème, dans le Marais. Les visites sont gratuites jusqu’à dimanche 26 octobre 2014. Il faudra endurer une file d'attente d’une heure et quart environ. Le Musée a été inauguré par le président François HOLLANDE, en présence notamment de Mme Anne HIDALGO, maire de Paris, et de Pierre AIDENBAUM, maire du 3ème Paris. Mme HIDALGO a réceptionné, il y’a de cela quelques jours, la Fondation Louis VUITTON, dans l’Ile Séguin, au Bois de Boulogne. Ce monument sera légué aux Parisiens, dans 50 ans.

Pablo PICASSO, né à Malaga, le 25 octobre 1881, a tout au long de sa vie était un homme engagé pour la paix, et un militant exceptionnel pour la cause de l’Homme. Lors de mes recherches sur Alioune DIOP, fondateur des éditions de Présence Africaines, rue des Ecoles, j’ai appris que Pablo PICASSO a donné certaines de ses œuvres, pour financer, une partie du colloque de 1956, à la Sorbonne, des artistes et intellectuels noirs. Il fut, un des grands artistes, à défendre les valeurs culturelles du monde noir, pendant les périodes sombres de la colonisation.

Pablo PICASSO manifeste, dès son jeune âge, d’exceptionnelles aptitudes pour le dessin et la peinture. Il assiste son père, peintre et conservateur du musée municipal. En Corogne, son père l’accueille à l’école des Beaux-arts. Puis il rejoint Madrid et Barcelone. Sélectionné pour représenter l’Espagne à l’Exposition universelle de 1900, Picasso effectue son premier séjour à Paris, et fréquente les artistes de la Butte Montmartre. Il est influencé par Toulouse-Lautrec et Degas. Il découvrira l’art de Van Gogh, Gauguin et Cézanne.

Pour rechercher une voie originale de peinture, PICASSO utilise des clichés ethnographiques, des cartes postales de type indigènes africains, et étudie l’art tribal africain au Musée d’ethnographie au Trocadéro, à Paris.

A partir de 1910, PICASSO expérimente le cubisme, et s’attache à restituer la complexité du réel. «Un des points fondamentaux du cubisme visait à déplacer la réalité ; la réalité n’était plus dans l’objet, elle était dans la peinture», souligne PICASSO.

A partir de 1912, prend ses distances avec son cubisme, pour expérimenter le polymorphisme, une forme de représentation illusionniste des matériaux. Dans sa période de Vallauris, 1947-1951, il cède à la tentation des années Pop surgit.

Durant la guerre civile espagnole, ses peintures de guerre, comme Guernica traduisent son engagement résolu pour les valeurs républicaines. «Pour moi, peindre un tableau c’est une action dramatique au cours de laquelle la réalité se trouve déchirée», dit PICASSO.

Le Musée est particulièrement riche d’une collection de plus de 5000 œuvres dont certaines sont celles de ses amis peintres français.

Pablo PICASSO, né le 25 octobre 1881, est mort le 8 avril 1973, à Mougins, en France.

Bon anniversaire à Pablo PICASSO.

Paris, le 25 octobre 2014, baamadou.over-blog.fr.

Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.
Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.

Musée Picasso, à Paris, 3ème, Marais.

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 18:39

Vous êtes conviés à une conférence sur Blaise DIAGNE, le samedi 15 novembre 2014, au Ministère des Outre-mer, 27 rue Oudinot, à Paris 7ème, salle Félix Eboué, métro Duroc ou Saint-François Xavier (Invitation en pièce jointe). Pour assister à cette rencontre une inscription est obligatoire, par mail (saliou.diallo@gmail.com amadouba19@yahoo.fr) et bien vouloir vous munir d’une pièce d’identité.

Cette conférence célèbre le centenaire de l’élection de Blaise DIAGNE, premier député africain élu à l’Assemblée Nationale française, le 10 mai 1914 et Secrétaire d’Etat aux Colonies. En quoi l’action de Blaise DIAGNE nous interpelle-telle à l’aube du XXIème siècle ?

Un siècle après, un curieux destin de l’Histoire a voulu que Mme George PAU-LANGEVIN occupe maintenant les fonctions de Ministres des Outre-mer. Mme la Ministre va nous accueillir à la salle Félix Eboué, ce premier gouverneur noir, à rallier en Afrique, la France libre lors de la deuxième guerre mondiale.

Un autre clin d’œil de l’histoire : l’élection de Blaise DIAGNE avait soulevé un immense espoir. Cependant, Blaise DIAGNE, élu sur un programme nationaliste et de gauche, a fait une politique assimilationniste et colonialiste. En effet, il a été Commissaire général chargé du recrutement des tirailleurs sénégalais, et a fait la promotion du travail forcé. On célèbre en ce moment le centenaire de la première guerre mondiale. Mais qui connaît exactement en France, au moment où nous jette à la figure toutes les idées négatives (Ebola, fondamentalisme religieux, immigration, etc.), que bien des Africains, étaient venus mourir pour nos ancêtres les Gaulois.

Blaise DIAGNE est un homme politique controversé, j’en conviens, mais son action ne laisse jamais indifférent. Par ailleurs, pour son intelligence, sa compétence et son sens politique, dans un milieu colonialiste hostile, il a su faire bouger les lignes.

Blaise DIAGNE, par la puissance symbolique de son élection en qualité de député et ses fonctions de Ministre, marié de surcroît à une femme blanche, à une période de grande montée de l’intolérance, comme encore aujourd’hui, a favorisé l’émergence d’une élite noire africaine qui préparera, quelques années plus tard, les indépendances africaines.

En réclamant la citoyenneté française pour les habitants des quatre communes (Saint-Louis, Gorée, Rufisque et Dakar), Blaise DIAGNE a placé son combat d’égalité républicaine au cœur de ses revendications. Encore un thème d’actualité, au moment où la peste brune menace et que M. Eric ZEMMOUR plastronne dans cette France républicaine.

Blaise DAIGNE a été visionnaire en organisant à Paris en 1919, le premier congrès panafricain avec Web DUBOIS. Il nous rappelle que l’Afrique divisée, vouée à rester en proie aux guerres, aux régimes autoritaires et aux épidémies. La diaspora en Europe devrait bien s’inspirer du sens de son message.

Blaise DIAGNE a mené des combats antiracistes, en défendant notamment, le boxeur sénégalais, Battling Sikki (1897-1925), déchu honteusement de son titre, en 1922, contre Georges Carpentier. Né musulman, Blaise DIAGNE a abjuré sa religion, pour devenir franc-maçon. Il a été enterré, après une âpre polémique contre des fondamentalistes religieux, à la porte du cimetière musulman à Dakar, comme un paria. Pourtant la postérité, au Sénégal, lui a rendu hommage, puisqu’un lycée à Dakar, et un aéroport à M’Bour, portent son nom. Ayant vigoureusement défendu l’assimilation et la mère patrie française, il ne serait pas déraisonnable, de demander à la France de lui rendre également hommage, (plaque, nom de rue ou statue à Paris).

Paris, le 23 octobre 2014 – baamadou.over-blog.fr.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 21:59

En dépit du pessimisme et de la sinistrose ambiants, la France reste de très loin, un beau pays. C'est la deuxième fois que je me rendais en Mayenne. A chaque fois, le soleil était au rendez-vous. Je ne peux m'en plaindre. C'est un département rural, de la France profonde et conservatrice. J'ai renoué un peu avec mes racines paysannes. Mais là-bas, dans mon Fouta-Toro, dans le Nord du Sénégal, il ne pleut que quelques semaines en été. Encore la disette en perspective.

J'ai été frappé par la nature verdoyante et généreuse de la Mayenne. Les paysans ont déjà semé le blé, avec quelques semaines d'avance. Ce ne sont pas les haras et les champs de course qui manquent. Ils sont éleveurs de vaches (La Charal, la hollandaise) et de moutons.

Mais c'est surtout ces villages, avec leurs églises, leurs maisons en pierre, qui m'ont enchanté (Sainte Suzanne, Saint-Sulpice, Craon, Chateau Gonthier, etc). Un week-end, c'est trop court. J'y retournai bien.

Je n'ai pas eu le privilège de rencontrer M. François FILLON. Une fois de plus, Jean-philippe m'a lâché, mais ma petite Arsinoé ne cesse pas de m'enthousiasmer.

Paris, le 22 octobre 2014. Baamadou.over-blog.fr.

Un week-end ensoleillé en Mayenne, 18 et 19 octobre 2014. BA amadou.
Un week-end ensoleillé en Mayenne, 18 et 19 octobre 2014. BA amadou.
Un week-end ensoleillé en Mayenne, 18 et 19 octobre 2014. BA amadou.
Un week-end ensoleillé en Mayenne, 18 et 19 octobre 2014. BA amadou.
Un week-end ensoleillé en Mayenne, 18 et 19 octobre 2014. BA amadou.
Un week-end ensoleillé en Mayenne, 18 et 19 octobre 2014. BA amadou.
Un week-end ensoleillé en Mayenne, 18 et 19 octobre 2014. BA amadou.
Un week-end ensoleillé en Mayenne, 18 et 19 octobre 2014. BA amadou.
Un week-end ensoleillé en Mayenne, 18 et 19 octobre 2014. BA amadou.
Un week-end ensoleillé en Mayenne, 18 et 19 octobre 2014. BA amadou.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 20:11

J’ai assisté, le lundi 13 octobre 2014, 13 octobre 2014, à une rencontre avec les députés dit «frondeurs». Une bonne partie des ténors de cette sensibilité était présente, Marie-Noëlle LINEMAN, Fanélie CAREY-CONTE, Christian PAUL, Laurent BEAUMEL, Pascal CHERQUI. La salle était bondée.

L’appel des « 100 » a produit une contribution, dans le cadre des états généraux, et dans le cadre du débat public, dite «Vive la Gauche !». Pour eux, l’heure n’est plus à la déception ou à l’alerte, mais à un « un puissant et sursaut collectif ». Plusieurs crises s’additionnent et n’en finissent pas. Privées d’une amélioration de leurs conditions de vie, les classes populaires et moyennes ont exprimé leur colère. La vocation de la Gauche, c’est de porter de l’espoir, et non pas de risquer un renoncement continu, ou de s’excuser, sans cesse, de ce que nous sommes. A s’écarter de leurs engagements, les Socialistes se divisent.

Ils récusent le concept de «Fronde», qui est connoté, mais font référence à un dépassement des querelles de chapelle, en vue d’aboutir à des «réponses nouvelles». Leurs préconisations, souvent travesties, loin de représenter des slogans gauchistes, sont des solutions réalistes et innovantes.

La Gauche a une obligation de fidélité à ses engagements, et un devoir d’audace pour proposer des solutions modernes.
Les frondeurs proposent :
- Une réforme fiscale
- Une seconde loi bancaire
- Un plan d’urgence alliant soutien ciblé aux entreprises, du pouvoir d’achat pour les familles et un maintien des capacités d’investissement local
- Aider l’offre par une demande soutenue et soutenir la demande, par une offre adaptée ;
- Dépasser la Vème République.

Un débat animé, sérieux, réaliste, original et mesuré, qui aura encore d’importants échos, dans le cadre de la discussion budgétaire, ainsi que la demande de réorientation de l’action du gouvernement.

Paris, le 13 octobre 2014, par Amadou Bal BA, baamadou.over-blog.fr.

Réunion des députés frondeurs à Paris
Réunion des députés frondeurs à Paris
Réunion des députés frondeurs à Paris

Réunion des députés frondeurs à Paris

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 19:54

J’ai assisté, ce dimanche 12 octobre 2014, à la Mutualité, Paris, au Conseil national du Parti socialiste, sur les «Etats généraux», voulus par M. Jean-Christophe CAMBADELIS, premier secrétaire. Pour notre Premier Secrétaire, l’objet de ces états généraux, est exclusivement d’établir «une Charte de l’identité» des Socialistes. Son but n’est pas de remettre en cause l’orientation politique menée par le gouvernement. En cent jours, les militants sont invités à réinventer le Socialisme au XXIème siècle. Les contributions des militants indiquent notre engagement doit rester une quête de sens, de valeurs. Le capitalisme, jusqu’à une période récente, était national et industriel, maintenant il est mondial et globalisé, comment l’appréhender et le domestiquer ? La désindustrialisation de la France a été importante. Le monde bouge, le monde change. Il revient au politique, dans ces mutations, de réaffirmer la valeur «progrès » qui est au cœur de notre engagement de socialistes. Il faut dire qui nous sommes ; ce que nous faisons, et que nous sommes capables de gouverner, dans la durée.

A mon sens, il est aussi nécessaire de questionner le gouvernement dans la crise d’identité et de valeurs que nous traversons, en termes, notamment de respect de la parole donnée. Le Parti socialiste, tout en soutenant le gouvernement, doit être à même de l’interpeler sur le respect des engagements du Président lors de la campagne de 2012, J’avais soutenu, vigoureusement, et de longue date, François HOLLANDE. Je revendique, publiquement, le droit à l’erreur. Cependant, je croirai toujours aux principes et valeurs de la République que sont, notamment, l’égalité, la solidarité, la fraternité et le bien-vivre ensemble. Militant socialiste, je ne souhaite pas céder à la mode du lynchage de François HOLLANDE. Loin de là. Je formule le vœu qu’il réussisse. Son échec pourrait replonger le Parti socialiste, et tout le pays, dans une grave crise. On sait que sans le Parti Socialiste, aucun progrès social, notable dans ce pays, ne peut être envisagé, avec sérénité.

Cependant, comme mon maître, GANDHI, je suis fondamentalement attaché à la Vérité. Je dois constamment la rechercher et la dire, quoi qu’il en coûte. Dire la Vérité, faire un examen de conscience, c’est aussi rechercher les solutions de rebondir et repartir sur le bon pied. S’entêter dans l’erreur, c’est conduire les autres à la débâcle, et s’enfermer, à coup sûr, dans une logique de l’échec, et se leurrer soi-même. Pour ma part, le refus de François HOLLANDE d’honorer sa promesse du droit de vote des étrangers aux élections locales, est un casus belli. La Gauche avait tous les pouvoirs, à l’échelon local et national, et pouvait appliquer cette réforme avant septembre 2014. Aucune excuse valable ne peut être accueillie, pour ce manquement grave au respect de la parole donnée. Pourtant, pendant la rédaction de son projet présidentiel, un dignitaire socialiste, avait tenté de dissuader, François HOLLANDE de promettre le droit de vote aux élections locales pour les étrangers. Il l’a fait, sachant qu’il ne respectera pas cette promesse. Son bilan, pour les nominations au gouvernement et dans la haute administration, de personnes issus de l’immigration, est calamiteux. Je suis fondamentalement attaché au respect de la parole donnée, car comme le dirait Amadou Hampâté BA, un grand sage, pour la vieille Afrique, «L’homme est lié par sa parole, et sa parole témoigne de ce qu’il est».

Il ne vous a pas échappé que M. HOLLANDE a fait une campagne de Gauche, mais gouverne, ostensiblement, sur un versant de droite. Les «sans-dents», (chômeurs, retraités, bénéficiaires de minas sociaux, les familles), sont régulièrement stigmatisés par des membres du gouvernement. Pour ma part, réformer ce n’est pas mener une politique social-libérale. Laissons à la Droite, qui est en train de nous recenser un programme antisocial (suppression de poste de fonctionnaires et du statut de fonction publique, massacre des immigrés, remise en cause des acquis sociaux), faire Sa Politique. Bientôt, les Français s’apercevront ce que c’est la Droite, en termes de saccages des droits sociaux. Pour nous Socialistes, réformer, c’est être courageux contre le mur de l’argent, les lobbies et tous les conservatismes, réformer, c’est surtout protéger les faibles, c’est avoir la compassion pour les plus démunis. Nous aimons, les entreprises, mais quand elles créent des emplois, et non quand elles spéculent avec les subventions de l’Etat.

Le débat doit avoir lieu au sein du Parti socialiste, notamment, sur le budget 2015 qui comporte des orientations qui nous interpellent tous (baisse de 700 millions d’euros des allocations familiales, baisse des dotations des collectivités territoriales et sur l’usage du CICE, crédit impôt compétitivité). A défaut, d’un sérieux débat interne, l’exposé des dissentiments aura lieu sur la place publique.

Il conviendra d’être vigilant, pour un large rassemblement de toute la Gauche (PS, Verts, Communistes et Radicaux), aux prochaines départementales et européennes de 2015. On sait, qu’à l’occasion des dernières sénatoriales de septembre 2015, en raison des divisions de la Gauche, la majorité a perdu plus de 7 sièges. Cette question ne concerne pas la polémique sur l’orientation actuelle du gouvernement, mais elle relève du bon sens et de l’intérêt de tous nos partenaires, dont certains peuvent être menacés de disparition.

Apparemment, le congrès du PS, c’est pour 2016, mais aucune date n’a été fixée.
Un grand débat, digne et intéressant à la Mutualité. Tout le monde a félicité le Premier secrétaire pour cette initiative.

Paris, le 12 octobre 2014, par Amadou Bal BA, baamadou.over-blog.fr.

Etats généraux du Parti socialiste : entre leurre et audace, par Amadou Bal BA baamadou.over-blog-blog.fr.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 19:57

Depuis que peu cas de virus Ebola se sont déclarés, ou ont été suspectés, dans les pays occidentaux, un vent de panique est savamment entretenu par une presse avide de sensation. Les frontières se referment encore plus brutalement. Les fouilles particulièrement vexatoires, y compris pour le personnel diplomatique, les mises en quarantaine, et surtout la stigmatisation des Africains redoublent d’intensité. Le Noir reste associé à toutes les malédictions, notamment du SIDA et maintenant d’Ebola. Le tourisme à destination de l’Afrique va en souffrir ; ce qui va accroître nos difficultés. Je me rappelle de ces peurs irrationnelles au début des années 80, quand le SIDA s’est déclaré. Presque plus personne ne fréquentait les lieux publics, notamment les restaurants et le métro parisien. Jean-Marie LE PEN, dans sa bêtise monstrueuse, disait que le SIDA pouvait se répandre par la salive ou les sueurs. Maintenant, c’est sa fille, Marine, qui a repris le flambeau, et répand son poison de l’intolérance, encore plus dangereux que ces épidémies. Car partout où la haine s’est logée dans le cœur des hommes, non seulement, il sera difficile de l’en extraire, mais elle est surtout porteuse d’une logique de violence et de destruction.

Il n'y a pas de risque d'épidémie Ebola, en masse, dans les pays occidentaux. Ce sont les Africains, déjà confrontés hier à l'esclavage, au colonialisme, aujourd'hui aux guerres, aux calamités naturelles, aux régimes dictatoriaux, au sous-développement, à l'intolérance, qui sont maintenant les principales victimes de ces grandes épidémies. 4 033 Africains sont déjà morts dans l’indifférence totale. Mais quelques suspicions cas d'Ebola, dans les pays occidentaux, ont suffi pour provoquer un tremblement de terre. Non seulement on ne nous aide pas, mais en plus, on a un profond sentiment qu’il existe un regard méprisant des autres, comme si nos vies n’avaient aucune valeur. On peut mourir en masse, mais cela ne suscite aucune émotion. Qui se souvient des 200 000 Algériens égorgés par les islamistes depuis 1992, et son lot de 17 000 disparus ? Ebola existe en Afrique centrale, et notamment au Congo, depuis plus de 25 ans, et a fait de nombreux morts, sans que cela suscite une quelconque compassion. Les Occidentaux bouclent les frontières, comme une façon de nous adresser cette injonction : «Vous les Africains, vous pouvez mourir, en masse, mais ne faites pas de bruit !».

Mais cet égoïsme des Occidentaux peut être mortel, pour eux, également. J’ai le sentiment que cette épidémie, qui guette tous les pays, n’a pas été prise au sérieux, à la mesure des dangers qu’elle fait peser sur la santé de tous. En effet, il n’a pas échappé à personne que le monde est un village planétaire. Les grandes épidémies, contrairement, au fameux nuage nucléaire de Tchernobyl censé s’arrêter à la frontière, traverseront les frontières. Aucune mesure administrative ou de police ne pourra arrêter, à elle seule, les grandes épidémies. Je dis aux Occidentaux, se préoccuper des autres, notamment des Africains, ce n'est pas seulement qu'une opération humanitaire, c'est assurer, efficacement, la santé de tous. Il y va de la santé de la planète.

Les Nations riches devraient se préoccuper davantage de la lutte contre les grandes épidémies et la pauvreté. Je continue de penser, qu’une partie des dépenses militaires, dont certaines guerres, sont d’une efficacité douteuse, aurait pu servir à réduire la pauvreté au plan interne et dans le monde, notamment en Afrique, et à engager de vrais projets de développement, pour promouvoir la paix et la démocratie. Ainsi, la précédente guerre en Irak, aurait déjà coûté 815 milliards de dollars. Si on y inclut l’indemnisation des familles pour les militaires morts ou blessés au combat, cette guerre aurait déjà coûté, dans un contexte de contrainte budgétaire, 4 000 milliards de dollars aux Américains. En raison du manque de transparence dans ce secteur, les chiffres avancés sont peu fiables. On parle de 400 000 € ou d’1 million d’€uros de dépenses par jour pour la France, pour ses opérations militaires au Mali. Il serait utile de savoir combien ont coûté les guerres en Afghanistan, et en Libye, et pour quels résultats ?

L’immense richesse que les Occidentaux ont légué au monde n’est pas, à mon sens, la richesse matérielle, mais est la démocratie. Cependant, cette démocratie restera inachevée tant que, aussi sur le plan interne qu’internationale, la guerre n'est pas déclarée, de façon énergique, contre les inégalités et les injustices. En effet, nous avons besoin en Afrique d’une solidarité, pour améliorer la vie quotidienne des populations (accès eau potable, éducation, nourriture de base, santé, infrastructures défectueuses qui causent des accidents ou des maladies, etc.). C'est ce grand dénuement qui est la cause de certaines grandes épidémies menaçantes, comme le virus Ebola. C’est le sens de mon engagement en qualité de socialiste : l’Homme est la mesure de toute chose. "Nos vies valent bien vos millions", disait un slogan politique contre le libéralisme sauvage. Je ne comprends pas, parfois, le cynisme et la cécité des acteurs politiques, face de tels défis, alors qu'on a les moyens de les résoudre. Pourquoi s'entêter devant de tels périls ?

Paris, le 10 octobre 2014, par Amadou Bal BA, baamadou.over-blog.fr.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 18:27

L’ouvrage de M. Alain DUHAMEL intitulé, «une histoire personnelle de la Vème République», paru chez Plon, m’a laissé une très forte impression. Ce choc émotionnel me rappelle la lecture du livre de M. Michel ROCARD, «Si la Gauche savait, entretiens avec Jean-Marc BENAMOU», relatant 60 ans de militantisme, dont je vous avais rendu compte, et que je vous recommande, très vivement. Le témoignage exceptionnel d’Alain DUHAMEL couvre sept présidents successifs de la Vème République, de la démission du général de Gaulle, sa succession, les grandes et petites alternances, le renouveau de l’Europe puis sa contestation, le néolibéralisme, la chute du communisme et la crise du socialisme. La longévité de la période examinée, sa richesse, la qualité du témoin qu’est Alain DUHAMEL, journaliste et enseignant à Sciences-Po, sa proximité avec les hommes politiques, mais aussi et surtout, son souci de l’indépendance, son professionnalisme, sa rigueur, sa distance critique, son sens de la mesure, font de cet ouvrage un document de référence. Tous ceux qui s’intéressent à la vie publique, qu’ils soient enseignants, chercheurs, militants, citoyens, communicants ou hommes politiques, trouveront dans la magistrale contribution d’Alain DUHAMEL, sans nul doute, des éléments de réponse à leurs interrogations. Comment ont été menées des campagnes électorales victorieuses ou désastreuses ? Qu’est-ce qui explique le succès ou l’échec d’une politique publique ? Comment rebondir face à des difficultés ? Comment fonctionnent ceux qui nous gouvernent ?

Homme de droite, républicain, né le 31 mai 1940, à Caen, résidant dans l’un des beaux quartiers de Paris, membre de l’Académie des Sciences Morales et Politique, M. DUHAMEL est, avant tout, un chercheur libre, éclairé, intelligent et ouvert. Issu d’une famille bourgeoise, d’un père démocrate-chrétien et d’une mère radicale, Alain DUHAMEL a toujours été, avant d’entamer sa profession de journaliste, un lecteur avide de journaux. C’est un grand admirateur du général de Gaulle et de Pierre Mendès-France. Son intérêt pour la politique résulte trois rencontres. Le premier choc politique lui est venu, en 1955 de la campagne législative du Front Républicain de Pierre Mendès Franc : «Son éloquence méthodique et sévère, son autorité, son énergie me fascinaient. Sa victoire en 1956, m’enchanta. Du haut de mes 15 ans, je déclarai la guerre à la IVème République et la SFIO, l’une si faible, l’autre si retorse». Le deuxième choc politique pour Alain DUHAMEL, est venu du retour théâtral du général de Gaulle, de l’effondrement de la IVème République : «J’avais un préjugé franchement favorable envers un pouvoir exécutif enfin vigoureux, j’admirais le Général, dont les mémoires de guerre ne me quittaient pas en vacance, je renâclé devant les méthodes si cavalières et les militants parfois si patibulaires de l’Homme du 18 juin». Le troisième élément fondateur a été le putsch des généraux d’Alger en 1961, Alain DUHAMEL se rangea, aussitôt du côté du général de Gaulle, «A Sciences-Po, un comité anti-fasciste se constitua en toute hâte. J’y pris la parole, puis aussitôt dégradé. Mon ironie déplut, mais la politique me paraissait déjà une affaire trop sérieuse pour l’abandonner aux matamores et aux démagogues. Depuis, je n’ai pas changé d’avis».

Alain DUHAMEL, journaliste politique, est un «homme d’influence». Lors de campagne présidentielle de 1965, contre l’avis des gouvernants, la mise en place de la première enquête d’opinion par le journal Le Monde et Europe 1, avait pronostiqué, avec justesse, le ballotage du général de Gaulle. A 25 ans, Alain DUHAMEL, étiqueté comme hostile au pouvoir, en tira sa première leçon politique : «Cette première expérience m’enseigna l’importance du caractère et du courage, plutôt que le brio intellectuel qui m’éblouissait jusqu’ici». Pendant les événements de mai 1968, à la suite de la fuite du général de Gaulle à Baden-Baden, Alain DUHAMEL est consulté par Pierre Mendès-France. Alain DUHAMEL déteste cordialement l’Extrême-droite, Jean-Marie LE PEN est qualifié de «nostalgique brutal et cultivé. Il n’a jamais accepté les métamorphoses de la France».

Alain DUHAMEL brosse les portraits de presque tous les grands dirigeants français, avec leurs qualités et leurs défauts. Le général de Gaulle avait des accès de découragement, Georges POMPIDOU des colères froides et terribles. Alain JUPPE est «raide comme un écuyer en chef de Saumur, mais surplombant intellectuellement sa génération». Autorité et probité sont les qualificatifs attribués à Lionel JOSPIN. Dominique de VILLEPIN, ce «météore tragique», est loin d’être un ami d’Alain DUHAMEL : «Flamboyant et retors, intrépide et manipulateur, grandiloquent et machiavélique, éloquent et ténébreux, provoquant et rusé, violent et séducteur, superbe orateur, spécialiste des intrigues, des pièges et crocs-en-jambe, je ne crus pas un instant, qu’il ferait un bon premier ministre», dit Alain DUHAMEL.

Les politiques le consultent. Il a pu même lancer ou relancer la carrière de certains hommes politiques. Alain DUHAMEL se dit admirateur du général de Gaulle et de Mitterrand, il fait surtout l’éloge du second.

I – Alain DUHAMEL et les leaders de droite

A – Giscard d’ESTAING, la modernisation ratée

Pour Alain DUHAMEL, co-animateur avec Jacqueline BAUDRIER, lors du premier duel à la télévision, en 1974, entre les deux candidats à l’élection présidentielle, Giscard d’Estaing, avait fait preuve d’habilité, avec sa phrase célèbre «vous n’avez pas le monopole du cœur». «Vous êtes l’homme du passé», réplique MITTERRAND.

M. Giscard d’Estaing, c’est l’histoire de rendez-vous manqués avec son projet de modernisation de la société. Il avait bien commencé en démantelant en 1974, l’ORTF, censé être, suivant une expression de Pompidou «la voix de la France». Ses rapports à la presse vont pourtant devenir, très vite tendus. Outre le fait qu’il veut souvent jouer au professeur, il a imposé un protocole absurde : aucun journaliste ne doit être en face de lui à table. «Il était généreux, comme un suzerain, avec ses fidèles vassaux. Ceux qui le critiquaient ou le contestaient, ou tout simplement tentaient d’exprimer un jugement équilibré, en prenaient, en revanche, pour leur grade», dit Alain DUHAMEL. «Il n’hésitait pas à les appeler pour les houspiller, les apostropher, voire les menacer. Au cours des émissions, il prenait à partie, parfois rudement, ceux dont les questions lui déplaisaient», ajoute Alain DUHAMEL.

Comble de l’humiliation, son premier Jacques CHIRAC, va annoncer le 25 août 1976, qu’il mettait fin à ses fonctions et se retirer du gouvernement. Fait rare, sous la Vème République, un Premier Ministre qui démissionne.

B – Jacques CHIRAC, meilleur en campagne électoral

En 1995, Jacques CHIRAC a mené sa campagne présidentielle sur le thème protestataire et racoleur de «la fracture sociale». «Déchaîné, belliqueux, mais efficace», et donnant l’image de probité, de cohérence et de fermeté, Jacques CHIRAC a vaincu Edouard BALLADUR, qui a commis une trahison. BALLADUR, par son style, son ton, son mode de vie, ses manières et jusqu’aux inflexions de sa voie, incarne «la France d’en haut».

Jacques CHIRAC a toujours été meilleur en campagne qu’au pouvoir. Dès qu’il est élu, il a vite oublié ses promesses de campagnes : les sacrifices d’abord et la distribution après. Alain DUHAMEL l’aide au cours d’une émission à négocier ce brutal revirement.

En 2002, Jacques CHIRAC savait que la présence, au second tour, de Jean-Marie LE PEN, signait l’échec de son septennat autant que la défaite de Lionel JOSPIN.

C – Nicolas SARKOZY, le bonapartiste courageux et imprudent

M. SARKOZY est le moins gaulliste des présidents de droite. Il a un style bonapartiste, «un tempérament, une méthode, une apparence, une éloquence, un activisme, une rapidité, une violence, un autoritarisme à l’évidence bonapartistes», dit Alain DUHAMEL. L’auteur précise que les deux hommes «ont en commun le privilège d’un charisme exceptionnel, le ressort d’une ambition immense, l’évidence d’une volonté de fer et d’un tempérament de feu». Leaders-nés, hommes de caractère, audacieux ayant le culte de l’action, de l’offensive, de la rapidité, Bonaparte, comme SARKOZY, il faut, pour gouverner qu’ils s’imposent des circonstances dramatiques, un besoin d’ordre et d’autorité.

Alain DUHAMEL connaît parfaitement M. SARKZY pour l’avoir rencontré en public et en privé. Il a lu presque tous ses livres. On se souvient, à l’occasion de «100 minutes pour convaincre», Alain DUHAMEL lui avait lançait cette dernière question : s’il songeait à la présidentielle, le matin, en se rasant. «Pas simplement quand je me rase» rétorque M. SARKOZY. «Il est de la race des félins impitoyables de la Vème République. J’ai été impressionné par sa rapidité d’esprit, son énergie bouillonnante, par son activité prodigieuse, par son audace, son originalité», confesse Alain DUHAMEL.

Alain DUHAMEL recense également les défauts de M. SARKOZY. «Si le stratège est réfléchi, parfois profond, le tacticien se laisse dévorer par son impatience et sa nervosité impérieuse», dit-il. M. SARKOZY est d’un autoritarisme constant, une incapacité à écouter les contradictions, d’une agressivité dangereuse, une tentation irrépressible de se mêler de tout, un goût immodéré de la lumière, les ovations, la gloire. Dans sa relation avec les journalistes, il a voulu les impressionner, les apprivoiser, mais il a fini par les hérisser et les déplaire, franchement. «Il se montre en privé d’une franchise que je n’ai jamais connue chez aucun de ses prédécesseurs, toujours d’une imprudence qui frôle l’inconscience.il détaille, sans hésiter, de ce qu’il pense de ses ministres», révèle Alain DUHAMEL.

II – Alain DUHAMEL et les leaders de gauche,

A - François MITTERRAND, l’artiste

Alain DUHAMEL a une grande estime pour François MITTERRAND, considéré comme étant un artiste de la politique ne laissant pas indifférent. Qu'on l'ait admiré ou méprisé, on reste fasciné, chez MITTARRAND l'homme privé nuançait l'homme public, lui ajoutant une dimension subtile et mystérieuse. Sa séduction, son emprise, sa réputation romanesque ou faustienne s'expliquaient en partie ainsi : il était un artiste de la politique. Alain DUHAMEL l'a bien connu pour l'avoir interviewé une soixantaine de fois et rencontré régulièrement en tête à tête pendant près de trente ans. Il ne partageait pas toujours ses vues, tant s'en faut, mais il le respecte et l’admire.

MITTERRAND incarne la République des professeurs, un socialisme intellectuel et littéraire ; c’est un chef charismatique et incontesté de la Gauche. «Pour François MITTERRAND, sans doute le président le plus érudit de la Vème République, les livres ne relèvent pas seulement de la culture et du plaisir, de la passion intellectuelle et de la religion de la langue française, ils sont aussi une arme politique et, dans son cas, une arme redoutable», souligne Alain DUHAMEL. Son ouvrage, «Le Coup d’Etat permanent », paru en 1964, l’a installé au rang des adversaires du régime, et lui a ouvert la voie de la candidature présidentielle en 1965. «En juin 1969, Ma part de vérité, l’a littéralement remis dans le jeu », précise Alain DUHAMEL. Ce livre, qui est une série d’entretiens avec Alain DUHAMEL, a été pour MITTERRAND, une occasion de rebondir. «Autant Raymond ARON s’est montré méthodique, limpide et concis, autant MITTERRAND, était épuisant à force de retards, de digressions, de retours en arrière et d’innombrables corrections», précise Alain DUHAMEL. Ce livre a connu un gros succès et a permis de présenter MITTERRAND sous un jour nouveau, et lui a permis «d’éblouir la France par sa culture et sa subtilité». Toute sa vie, MITTERRAND témoigna une grande amitié à Alain DUHAMEL. «Si en politique, François MITTERRAND a souvent varié, en amitié sa fidélité est renommée. Désormais, j’appartenais au cercle étrange si hétéroclite de ceux pour qui il manifestait une bienveillance plus personnelle que politique», dit Alain DUHAMEL. Le 8 janvier 1996, Michel CHARASSE, va inviter Alain DUHAMEL à venir se recueillir devant la dépouille du président MITTERRAND décédé.

Alain DUHAMEL est témoin de la grande alternance du 10 mai 1981 «qui restera, à coup sûr, comme la plus marquante de l’histoire de la Vème République». François MITTERRAND enracine et légitime la Vème République. «Tout au long de ce combat, MITTERRAND fit preuve d’une habileté diabolique et d’un sang-froid presque surhumain, alors que Valérie Giscard d’Estaing, seul contre tous, obligé de défendre un bilan contesté, se montrera nettement moins inspiré que 7 ans plutôt», souligne Alain DUHAMEL.

MITTERRAND n’a jamais été aussi habile, aussi roué, aussi machiavélique que lors de la première cohabitation de mars 1986. Majestueux et pervers, MITTERRAND «s’est montré si admirablement manœuvrier, si chafouinement retors, si impavidement opiniâtre qu’il a fini par en devenir le seul bénéficiaire», avance Alain DUHAMEL. «Présider lui sied à merveille, présider longuement et fermement, plutôt que gouverner idéologiquement et imprudemment», voila un MITTERRAND à son meilleur que décrit Alain DUHAMEL.

Pour son second mandat de président, en 1988, MITTERRAND choisit son ennemi de toujours, le pape de la «deuxième gauche», un Premier ministre et complémentaire, Michel ROCARD. «Il fallait faire de Michel ROCARD, un premier ministre pour démystifier le Rocardisme, et purger le PS de la deuxième gauche», dit Alain DUHAMEL. Michel ROCARD est apprécié des Français, mais l’essentiel des enjeux politiques concerne la politique internationale (chute du mur de Berlin, guerre au Koweit).

Même au crépuscule de sa vie et de son règne, MITTERRAND a toujours voulu façonner, minutieusement, l’image qu’il laissera à la postérité. Il a un sens aigu de l’Histoire. «Que l’Homme était plus haut que l’œuvre», s’exclame Alain DUHAMEL.

B – Les autres dirigeants de Gauche

1 – Lionel JOSPIN, la probité du Janséniste,

Lionel JOSPIN, premier ministre de 1997 à 2002, avec son droit d’inventaire du Mitterrandisme et le concept de gauche plurielle, est perçu comme quelqu’un de «démodé, voire effacé». Alain DUHAMEL le décrit, pourtant, comme étant un excellent analyste, l’un des meilleurs du monde politique, «mais aussi un personnage d’une grande fermeté, voire d’une certaine raideur». Et Alain DUHAMEL de préciser, «sa sobriété, sa rigueur, sa rationalité, sa pudeur n’en font pas l’un des grands séducteurs de la politique». «La méthode JOSPIN », de gouverner, est de consulter, puis commander : les vrais débats ont lieu à l’intérieur de la majorité. Il s’informait, écoutait, recevait, mais tranchait.

Alain DUHAMEL l’a interviewé entre octobre 2001 et janvier 2002, à propos de l’ouvrage «Le temps de répondre». Jamais il ne sortait de son rôle d’interviewé, mais M. Aquilon MORELLE, «bonne plume et esprit délié», gauchisait les réponses du Premier ministre. Alain DUHAMEL a observé qu’à aucun moment, pendant ces rencontres, il ne chercha pas à influencer ses éditoriaux, ni même de lui livrer, telle ou telle information. «Janséniste jusqu’au bout. En matière de morale et de probité, il méritait tous les éloges».

En 2002, il s’est trompé de campagne, fier de son bilan, il fait une campagne de deuxième tour, et non sur son projet présidentiel.

2 – François HOLLANDE, celui qui a surpris

Il est resté tel qu’en lui-même, «vivacité et opiniâtreté, habileté et jovialité, affabilité et réactivité». Alain DUHAMEL qui le voyait souvent, dit qu’il n’est pas avare d’analyses toujours fines, jamais découragé. C’est un personnage équilibré aux goûts simples et à l’humour naturel, aimable distance qui va de paire avec le sang-froid et avec une discrète indifférence.

A –t-il sous-estimé la profondeur de la crise ? Pourquoi, et contrairement à la tradition de la Gauche, a-t-il choisi d’abord la rigueur, avant la redistribution ?

Bibliographie très sélective :

DUHAMEL (Alain), de l’Institut, Une histoire personnelle de la Vème République, Paris, Plon, 2014, 299 pages ;

DUHAMEL (Alain), La républicaine giscardienne, anatomie politique de la France, Paris, Grasset, 1980, 252 pages ;

DUHAMEL (Alain), La République de François Mitterrand, portrait d’un artiste, Paris, J’ai Lu, 1998, 258 pages ;

DUHAMEL (Alain), De Gaulle-Mitterrand, la marque et la trace, Paris, Le Grand Livre du Mois, 1991, 232 pages ;

DEBRE (Michel), Une certaine idée de la France, entretiens avec Alain DUHAMEL, Paris, Fayard, 1972,

DUHAMEL (Alain), La République de Monsieur Mitterrand, Paris, 1982, Grasset, 257 pages ;

JOSPIN (Lionel), Le temps de répondre, entretiens avec Alain DUHAMEL, Paris, Le Grand Livre du Mois, 2002, 283 pages ;

MITTERRAND (François), Ma part de vérité, de la rupture à l’unité, entretiens avec Alain DUHAMEL, Paris, Fayard, 1969, 207 pages ;

ARON (Raymond), La révolution introuvable, entretiens avec Alain DUHAMEL, Paris, Fayard, 1968, 191 pages ;

Paris, le 10 octobre 2014, M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/.

M. Alain DUHAMEL, journaliste et essayiste.
M. Alain DUHAMEL, journaliste et essayiste.

M. Alain DUHAMEL, journaliste et essayiste.

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 13:54

Samedi 4 octobre 2014 - Trois fêtes, l'Aïd, pour les Musulmans, Yom Kippour pour les Juifs et la Saint-François d'Assise pour le Franciscains.

La Fête de l'Aïd Al Adha (fête du mouton, Tabaski), pour les Musulmans, et le Yom Kippour (Jour du Grand Pardon), pour les Juifs, tombent le même jour, le samedi 4 octobre 2014. Ces deux grandes religions monothéistes s'inspirent du calendrier lunaire, mais des coïncidences de dates peuvent survenir, une fois tous les 33 ans, en moyenne.

La fête de Saint-François d'Assise, fondateur de l'ordre des Franciscains, est généralement célébrée, le 4 octobre.

Excellentes fêtes à tous, et pour le bien-vivre ensemble.

Aïd Mubarak.

Paris, le 4 octobre 2014 Baamadou.over-blog.fr.

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 17:46

Il y a de cela trois ans, en ma qualité de grand électeur à Paris,j'avais assisté, avec un immense honneur et une grande fierté, au Sénat, à l'élection de Jean-Pierre BEL, président de gauche au Sénat, une première sous la Vème République.

Ce dimanche 28 septembre 2014, on s'achemine vers une défaite de la Gauche au Sénat, mais ce n'est pas seulement qu'un effet mécanique de la défaite aux municipales de mars 2014. En effet, pour la première fois, le Sénat va compter deux jeunes sénateurs frontristes qui ont bénéficié de voix qui vont largement au-delà de leur camp. Un tabou est encore brisé ; la dédiabolisation du FN se poursuit. Le F.N. accentue sa pression sur les Républicains.

Qu'avons nous fait de notre victoire de 2012 ?

Pour la première de l'histoire avait tous les pouvoirs à l'échelon local et national. On aurait pu faire adopter ce totem de la Gauche, qu'on attend depuis 33 ans : le droit des étrangers aux élections. Mais pire, la majorité au Sénat, de 2012 jusqu'à ce funeste dimanche 28 septembre, est restée rebelle à la majorité présidentielle et a rejeté certaines lois.

Il n'est jamais trop tard, de prendre conscience de forte ascension de la peste brune et de sauver, ce qui peut encore l'être, de la République.

En 2015, on aura des cantonales et des régionales, derniers remparts, avant les présidentielles de 2017.

Paris, le 28 septembre 2014, par M. Amadou Bal BA - baamadou.over-blog.fr

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 18:53

Je suis saisi par un sentiment d'horreur, à la suite de la décapitation d'Hervé-Pierre GOURDEL. Je dénie, avec la dernière énergie, à ces barbares, de se réclamer de ma religion. Comment peux--t-on justifier un lâche assassinat, au nom de la religion, de personnes innocentes comme un journaliste, un humanitaire ou un paisible randonneur ?

Il se trouve si M GOURDEL s'est rendu en Algérie s'est parce qu'il comptait de nombreux amis, et qu'il aime les gens défavorisés. Cela ajoute encore de la condamnation la plus ferme. Tant il est vrai, quelque soit les idées ou les affinités de chacun, la vie de chaque être sur terre est sacrée, unique et irremplaçable.

Je ne trouve pas les mots pour exprimer ma colère devant ce genre d'actes qui constituent, non seulement un attentat contre la France, mais contre toute l'humanité entière. Ce n'est pas une guerre de l'Occident contre l'Orient, c'est une guerre de la démocratie et de l'humanisme contre le fondamentalisme et l'intolérance. Dans les faits, les principales victimes de ces barbares, en grand nombre, ce ne sont pas des Occidentaux, mais des musulmans et les minorités ethniques dans les pays arabes, avec une médiatisation moindre. Cependant, la mise en scène de l'exécution des Occidentaux marque les esprits et témoigne d'une grande cruauté faisant froid dans le dos. Par conséquent, ce sont des crimes odieux qui font mal aux vrais musulmans et font reculer le bien-vivre ensemble si fragile en France et ailleurs. On aspire à vivre ensemble dans la paix, la concorde, la fraternité et le respect mutuel.

Ces criminels ne sont ni Musulmans, ni des êtres humains. Comme le diraient les Britanniques : "Not in My Name". Nous devrions aller manifester à la Place de la République, le vendredi, après la prière vers 18 heures. Peu importe combien nous serons, l'essentiel c'est d'entamer un long mouvement citoyen. Tous les musulmans de France doivent réaffirmer, fortement, leur engagement pour la dignité humaine et leur attachement aux valeurs républicaines. Nous sommes aussi la France, contrairement à ceux qui construisent leur fonds de commerce électoral sur la peur de l'autre.

Toute la communauté nationale doit rester solidaire face à cette barbarie innommable. Tout doit être fait pour mieux intégrer les musulmans de France et encore isoler davantage ces malades d'un autre âge. Tout doit aussi être fait, pour faire progresser la démocratie, la justice et coopération internationales, afin de faire reculer, durablement, l'indescriptible (voir mon post du 15 septembre 2014).

Je vais animer une conférence le samedi 26 septembre 2014, à la ville de Plaisir, dans les Yvelines, à partir de 15 h 30. Vous y êtes cordialement invités.

Paris, le 24 septembre 2014, baamadou.over-blog.fr.

Hervé GOURDEL, lâchement décapité par des barbares fondamentalistes "Not in My Name".

Hervé GOURDEL, lâchement décapité par des barbares fondamentalistes "Not in My Name".

"Not in My Name", Indignation, solidarité, justice et démocratie, face à la barbarie de la décapitation d'Hervé-Pierre GOURDEL, par Amadou Bal BA - baamadou.over-blog.fr
Hervé GOURDEL, lâchement décapité par des barbares.

Hervé GOURDEL, lâchement décapité par des barbares.

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