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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:44

 

Ce post a été publié dans le journal FERLOO édition du 3 février 2017

Après la Primaire de la Droite et du Centre qui avait connu un retentissant succès, on croyait que M. FILLON était confortablement installé sur une autoroute le menant directement à l’Elysée. Or, ces élections présidentielles de 2017 en France ne cessent de nous réserver des surprises. En effet, l'affaire FILLON est devenue un cauchemar pour les Républicains, la pire catastrophe depuis le scandale CAHUZAC. Chaque jour apporte son lot de révélations embarrassantes. Dans une interview filmée en 2007 au Daily Telegraph, Pénélope a déclaré qu'elle n'a jamais occupé d'assistante de son mari et qu'elle ne s'est pas occupée de sa communication. Pourtant, M. FILLON qui s'enfonce davantage chaque jour, n'envisage pas encore de démissionner, s'enfonce de plus en plus. Il pense que ce qui lui arrive est injuste et il a "une colère froide". Il ne lâche pas le morceau en dépit de la succession des affaires. Il reste combatif dans l'esprit de résistance dans son programme d'une droite conservatrice. Cependant, l'unité des Républicains se fissure ; certains réclament déjà un plan B. "M. FILLON doit penser à l'intérêt de la France et non son intérêt personnel" lui assène une estocade Georges FENECH, un député Sarkozyste. La campagne de M. FILLON, en dépit de son entêtement dans une tragique erreur, quelque soit l'issue de cette affaire, est irrémédiablement plombée. Il est devenu inaudible et ne cesse de plonger dans les sondages. Son camp va donner l'hallali qui va provoquer un retrait volontaire ou forcé, de la candidature de M. FILLON.

Au-delà du problème juridique, c'est une difficulté politique et morale pour M. FILLON, à travers son programme de redressement, exigeant des autres des sueurs et des larmes. M. FILLON qui se prétendait "un chevalier blanc" rigoureux, intègre et bon gestionnaire des finances publiques, doit nous prouver, de façon convaincante et rapidement, que les 900 000 € gagnés par sa femme, en qualité d'assistante parlementaire, ne résultaient pas d'un emploi fictif. M FILLON, avec son projet de droite, "radicale", voulait privatiser la sécurité sociale, réintroduire massivement la TVA dans la fiscalité, saccager le statut de la fonction publique, réduire les allocations de chômage et remettre en cause le droit à l'avortement, et donc brutaliser les faibles, tout en protégeant et cajolant les privilégiés. M. FILLON est particulièrement dur avec les faibles, souvent qualifiés de parasites ou assistés, mais profite largement du système pour sa famille. Il a fait une annonce dans le Figaro pour corriger cette image de dur (relever les petites retraites et baisser les charges des petits salaires), mais c'est de l'improvisation et un vent de panique à la suite du "Pénélopegate". M. FILLON qui se croyait un candidat de l'alternance, est confronté à une bourrasque qui n'est pas prête de s'éteindre, à moins qu'il ne renverse, rapidement la table.

On apprend, par la bouche de M. FILLON, qu'il a aussi employé ses enfants (84 000 €), comme avocats, alors qu’ils ne l’étaient pas encore. En effet, Marie et Charles FILLON étaient encore étudiants en droit quand leur père, alors sénateur, les a rémunérés pour des «missions en raison de leurs compétences».

Par ailleurs, M. FILLON aurait touché au moins 200.000 euros en tant que «senior advisor» pour Ricol Lasteyrie.

M. Bernard DEBRE sous révèle le 31 janvier 2017 que Pénélope était aussi assistante de son mari quand il était premier ministre c'est-à-dire au même moment quand elle était assistante de Marc JOULAUD, ancien suppléant au parlement de M. FILLON. Avec ce cumul d'emplois avait-elle un double salaire ? M. FILLON ne souvient pas avoir signé les contrats de travail. Une affaire embarrassante, à suivre, attentivement.

Son frère, M. Pierre FILLON, un médecin ophtalmologue, est bénévole dans une association (Automobile Club de l’Ouest), mais touche un salaire mensuel de 12 337 € bruts. Drôle de façon de concevoir, dans la famille FILLON, une gestion désintéressée. Quel aurait été alors le niveau de son salaire s'il avait été un employé rémunéré ?

Dans son édition du 28 janvier 2017, MEDIAPART révèle également que M. François FILLON, quand il était sénateur, a empoché une partie des crédits théoriquement réservés au recrutement d'assistants parlementaires, grâce à un système de commissions occultes.

Maintenant que le Parquet financier est saisi d'une enquête préliminaire, qui osera penser qu'un candidat, comme M. FILLON, se disant intègre, et donnant des leçons de morale en politique, serait embourbé dans cette ténébreuse et glauque affaire ?

Peut-on imaginer le général de GAULLE engager sa femme, tante Yvonne, à l’Elysée ?

M. FILLON évoque "des boules puantes", de "manipulations grossières», dans ce contexte électoral, "des forces sont à l'oeuvre pour le faire taire", et la misogynie à l’égard de sa femme qui a le droit de travailler. "On ne m'intimidera pas", "Pénélope je l'aime à travers elle, c'est moi qu'on veut casser" ou encore "je n'ai peur de rien", ajoute-t-il. Cependant, la question n'est pas là ; elle est celle de savoir si c'est un emploi fictif ou non. En effet, la victimisation, la théorie du complot, l'émotion, l'irrationnel et l'indignation ne suffisent pas comme argument de défense. Pénélope n'est pas en cause, c'est le discours moralisateur de M. FILLON. Cette mauvaise communication de M. FILLON, solitaire et lâché par les siens, est «un Pénélopegate», un accident industriel majeur pour les Républicains, qui se croyaient déjà victorieux aux présidentielles de 2017. La Droite est saisie par un mouvement de panique. Si M. FILLON, en grande difficulté, se retirait qui pourrait reprendre le flambeau ? M. JUPPE, le seul éventuel candidat crédible se dit non intéressé par les présidentielles, au jour où on l'a interviewée ; ce qui signifie que sa position peut évoluer en fonction des circonstances. M. JUPPE s'est bien préparé mais avec un programme diamétralement différent de celui de M. FILLON. M. SARKOZY se cache. M. François BAYROU s'interroge : est-ce que la loi est la même pour tous ? Est-ce que les sacrifices sont équitablement répartis ?

Dans ce désarroi de la Droite en plein doute, certains militants Républicains suggèrent, dans cette épreuve que traverse M. FILLON, une solution de rechange (Mme Valérie PÉCRESSE ou M. François BAROIN). Par ailleurs, le démarrage de la campagne de M. FILLON est complètement raté. Il a une défiance à l'égard de la presse ; il fait vieux jeu. Comment pour a-t-il rebondir dans ce séisme concernant la mise en cause de sa probité ?

On prétendait que le 2ème tour des présidentielles était un plié d'avance pour la Gauche, et qu'il opposerait, immanquablement, la Droite et l’Extrême-droite. Par ailleurs, la candidature de M. Benoît HAMON ne serait que de la figuration, "une candidature de témoignage", suivant une expression désobligeante de M. VALLS pourtant devancé au 1er tour de ces primaires et traînant, comme un boulet, le bilan calamiteux de M. HOLLANDE qui lui-même a renoncé de se représenter. Ce que je reproche à M. HOLLANDE, un honnête homme, ce n'est ni son échec, ni la difficulté de la mission, mais c’est d’avoir menti au Bourget et avoir ainsi trahi le message de Jean JAURES. Amadou Hampâté BA, un sage africain, nous avait dit que "la parole c'est l'homme et l'homme c'est sa parole". Les peuples reprochent, désormais, aux élites leur dissimulation et leur mensonge. M. Lionel JOSPIN, un homme politique exemplaire, a bien dégagé les attentes : "faire ce qu'on dit et dire ce qu'on fait".

M. MELENCHON, un ancien socialiste, se croyant, jusqu’ici, favori à Gauche et qui tape sans arrêt sur le Parti socialiste, a répondu, de manière abrupte et cassante, à M. HAMON qui pourtant appelle, dans la transparence et le respect mutuel, à une unité de la Gauche. C'est le bon sens dans ces élections imprévisibles plus que jamais. L'entêtement, la fierté mal placée ou l'arrogance pourrait conduire, avec regret, l'acte de décès précipité de la Gauche au profit des entreprises familiales qui ont choisi de servir au lieu d'être au service de la République.

M. Emmanuel MACRON rêve de ramasser "les dépouilles" du Parti socialiste, qu'il croit moribond. Une partie du Parti socialiste lorgne, par opportunisme, du côté du mouvement "En Marche" pour les législatives. Mais ces députés ont perdu de vue que Benoît HAMON, dans sa dynamique de victoire et ses propositions audacieuses, a fondamentalement changé la donne à Gauche ; les cartes sont rebattues. En effet ces primaires sont un congrès qui ne dit pas son nom. Les militants estiment que le Parti socialiste doit être ancré à gauche, abandonner les politiques libérales et autoritaires, afin de faire renaître l'espérance. Depuis le congrès de Tours de 1920, le Parti socialiste a toujours oscillé entre l'ambition et le remords. J'espère que Benoît HAMON remettra le Parti socialiste, à l’endroit, dans l'éthique et les valeurs dégagées par Jean JAURES, en faisant renaître "un désir de Gauche", largement abimé par le duo HOLLANDE-VALLS.

Déjà, M. VALLS et les députés qui lui sont favorables, annoncent qu'ils ne feront pas la campagne de M. HAMON, s'il était confirmé en qualité de candidat du Parti socialiste, le dimanche 29 janvier 2017.

Mme Marine LE PEN, se disant nationaliste et souverainiste, mais dont les banques russes financent le Parti (9 millions €) est également mise en cause dans une enquête du parlement européen d'emplois fictifs (une ardoise de 340 000 €). Comment pourrait-on défendre l'indépendance de la France si on est financé par un État étranger qui demandera, le moment venu, un retour d’ascenseur ? Comment peut-on critiquer à longueur de journée l'Europe, si on émarge sur ses fonds avec des indemnités de député agrémentées de salaires d'emplois fictifs, dont un salaire de 5000 € à son compagnon, Louis ALLIOT ? Dans cette entreprise familiale, le père, M. Jean-Marie LE PEN, pourtant mêlé à une histoire douteuse d’héritage (héritage LAMBERT), disait qu’il était honnête avec «les mains propres et la tête haute».

Finalement les Républicains, comme le FN, ne défendent que leurs intérêts privés ; le masque est tombé : ce ne sont que des entreprises familiales. Or, depuis l'affaire CAHUZAC, la démocratie française a intégré des valeurs importantes dans le jeu politique qu'il ne faudrait jamais sous-estimer : celles de l'intégrité, la probité et l'exemplarité. Je vois mal comment M. François FILLON, pourrait défendre, durablement et victorieusement, sa candidature aux présidentielles, à moins qu'il ne soit disculpé, rapidement, avant que ne commence la bataille. M. FILLON s'est déjà dédit, juste après les primaires de la Droite et du Centre, dans les pages du Figaro, sur son "programme radical" concernant la sécurité sociale qui avait inquiète même les députés républicains. Pourra-t-il éteindre, à temps, cet incendie, après l'affaire Bigmallion que d'aucuns appellent, insidieusement, "Bigmillions" ?

Or, depuis le BREXIT l'élection de M. TRUMP aux Etats-Unis, l'échec de Messieurs JUPPE et SARKOZY et le renoncement de M. HOLLANDE, rien n'est plus sûr dans la prévision politique. Les cartes sont constamment rebattues ; nous avons perdu toutes nos repères dans nos grilles d'analyse traditionnelles.

Ma seule certitude reste ma conviction personnelle : la gauche doit rester elle même, c'est-à-dire elle doit promouvoir l'espoir et l'espérance en vue de changer la vie pour l'égalité réelle contre l'injustice et pour le bien-vivre ensemble. L'utopie et le rêve sont des enjeux majeurs en politique, face à ceux qui professent le réalisme et la résignation face aux puissants. Nous avons besoin de bienveillance pour les faibles l'argent n'a de sens que s'il est mis au service du bien commun. A quoi cela à servi ces milliards qui ont été donné aux patrons, sans contrepartie ?

Dans la perspective des présidentielles de 2017, nous avons besoin d’un authentique représentant de la Gauche, comme M. Benoît HAMON, pour combattre, énergiquement, cette Droite tatchérisée et lepénisée dont le chef de file est maintenant M. FILLON, et cette entreprise familiale de LE PEN. En effet, pour eux, les exclus ne seraient que des assistés et les Français issus de l’immigration, des indigènes de la République, nécessairement tous des délinquants potentiels, des fondamentalistes et des profiteurs de la protection sociale. Il faudrait, par conséquent, diminuer la dépense publique, réduire les allocations de chômage et le nombre de fonctionnaires, porter le temps de travail à 39 heures payées 35 heures. Ils veulent surtout réduire les impôts des riches. Mais quelqu’un devra payer ; à travers la TVA ce sont, en fait, les pauvres qui paieront pour les riches ! Ces coupes sombres dans le budget se traduiront, immanquablement, par un saccage des acquis sociaux, une destruction de la qualité du service public, et une plus grande souffrance pour les exclus. La Droite promet la retraite à 65 ans et de faciliter le licenciement ; il faudra également recruter des infirmières pour s’occuper des petits vieux qui vont contraints et forcés d'aller au boulot.

C'est une Droite ultraconservatrice sur les questions de société qui propose, notamment de durcir ou interdire le droit au regroupement familial, de rétablir le contrôle aux frontières. Dans leur programme, ils proposent de construire encore des places en prison pour nos enfants, ravalés au rang d’indigènes de la République. M. FILLON comme Donald TRUMP souhaite renforcer la relation avec la Russie tsariste de POUTINE, alliée des dictatures musclées comme la Syrie.

C'est pour toutes raisons, que j'ai appelé à voter, massivement, pour M. Benoît HAMON, le dimanche 29 janvier 2017. On avait vite enterré la Gauche, depuis la victoire de Benoît HAMON a toutes ses chances. Ce Pénélopegate montre aussi, que les cartes sont rebattues et Benoît HAMON ne cesse de monter dans les sondages, et M FILLON de descendre dans les abîmes ; il dévisse. La bulle MACRON va s'effrondrer. Le programme dangereux et raciste du FN, cette entreprise familiale, est mis à nu.

Vive la France républicaine, citoyenne et fraternelle, pour un bien-vivre ensemble !

Paris, le 28 janvier 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

Les Républicains et le FN ce n'est qu'une entreprise familiale

Les Républicains et le FN ce n'est qu'une entreprise familiale

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 12:39

Ce jeudi 26 janvier 2017 à 19 h je suis au meeting de Benoît HAMON au palais des congrès de Montreuil sous Bois, dans la proche banlieue parisienne. La Seine-Saint-Denis, dont le coeur bat à gauche, est fortement attachée à la diversité et au bien-vivre ensemble. "L'identité de la France, c'est sa diversité" avait dit Fernand BRAUDEL. La laïcité n'est pas un dogme de plus, le rejet des Français musulmans, l'obsession identitaire, colonialiste et assimilationniste de certains, mais c'est l'art de vivre ensemble. Il y a une tentative néo-conservatrice de détourner la laïcité de son objectif en stigmatisant de façon permanente les Français musulmans ; il ne faudrait pas distiller le poison dans notre belle France. M. VALLS prétend qu'il incarnerait "une gauche d'action qui assumerait ses responsabilités" contre "une gauche de témoignage", celle de M. HAMON qui serait utopiste et ne ferait que de la figuration dans ces présidentielles. Les coups de menton de M. VALLS, et son bilan peu probant, sont largement contredit par ses pretentions. En effet, la Gauche quand elle a trahi ses engagements, et qu'elle reste dans l'incantation, n'intéresse pas les Français. En réalité, la Gauche ne devrait pas être uniquement gestionnaire, fataliste et realiste ; elle doit tendre à redonner l’espoir pour changer la vie. La modernité n'est pas le renoncement et la brutalité, mais la protection des plus faibles, la poursuite de la justice sociale et l’égalité réelle. Les grandes conquêtes sociales ne résultant pas du fatalisme, mais du rêve, de l'utopie (sécurité sociale, 35 heures) ; il faut faire prospérer l'espérance : "aller à l'idéal en comprenant le réel" disait Jean JAURES. La Gauche doit se battre pour un monde désirable, en défendant énergiquement ses valeurs. En effet, la question du monde qui vient est la plus importante question (environnement, biodiversite, équilibre Nord Sud). Il faudrait en finir avec l'ordre ancien, avec ses politiques libérales inspirées de la rigueur budgétaire. Ce modèle ancien est en train de s'éteindre. Il faudrait réfléchir au "monde tel qu'il vient et non tel qu'il fut". Il existe "une forme de gauche qui s'est résignée et a baissé la tête devant les puissants" dit Benoît HAMON. Pour ce 2ème tour des primaires, dimanche 29 janvier 2017, "il faire battre le coeur de la France", avec Benoît HAMON. Le 30 janvier 2017, il reviendra à Benoît HAMON d'engager le rassemblement de toute la Gauche sur des bases claires et transparentes, sans quoi aucune perspective de victoire n'est possible pour les présidentielles de 2017. Paris le 26 janvier 2017 par M. Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr

La Seine-Saint-Denis est attachée à la diversité et au bien-vivre ensemble. "L'identité de la France, c'est sa diversité" avait dit Fernand BRAUDEL. La laïcité n'est pas un dogme de plus, le rejet des Français musulmans, l'obsession identitaire, colonialiste et assimilationniste de certains, mais c'est l'art de vivre ensemble. Il y a une tentative néo-conservatrice de détourner la laïcité de son objectif en stigmatisant de façon permanente les Français musulmans ; il ne faudrait pas distiller le poison dans notre belle France.
 
M. VALLS prétend qu'il incarnerait "une gauche d'action qui assumerait ses responsabilités" contre "une gauche de témoignage", celle de M. HAMON qui serait utopiste et ne ferait que de la figuration dans ces présidentielles. Les coups de menton de M. VALLS, et son bilan peu probant, sont largement contredits par ses prétentions. En effet, la Gauche quand elle a trahi ses engagements, et qu'elle reste dans l'incantation, n'intéresse pas les Français.
 
En réalité, la Gauche ne devrait pas être uniquement gestionnaire, fataliste et réaliste ; elle doit tendre à redonner l’espoir pour changer la vie. La modernité n'est pas le renoncement et la brutalité, mais la protection des plus faibles, la poursuite de la justice sociale et l’égalité réelle. Les grandes conquêtes sociales ne résultant pas du fatalisme, mais du rêve, de l'utopie (sécurité sociale, 35 heures) ; il faut faire prospérer l'espérance : "aller à l'idéal en comprenant le réel" disait Jean JAURES.
 
La Gauche doit se battre pour un monde désirable, en défendant énergiquement ses valeurs. En effet, la question du monde qui vient est la plus importante question (environnement, bio-diversité, équilibre Nord Sud). Il faudrait en finir avec l'ordre ancien, avec ses politiques libérales inspirées de la rigueur budgétaire. Ce modèle ancien est en train de s'éteindre. Il faudrait réfléchir au "monde tel qu'il vient et non tel qu'il fut". Il existe "une forme de gauche qui s'est résignée et a baissé la tête devant les puissants" dit Benoît HAMON.
 
Pour ce 2ème tour des primaires, dimanche 29 janvier 2017, "il faire battre le coeur de la France", avec Benoît HAMON.
 
Le 30 janvier 2017, il reviendra à Benoît HAMON d'engager le rassemblement de toute la Gauche sur des bases claires et transparentes, sans quoi aucune perspective de victoire n'est possible pour les présidentielles de 2017.
 
Paris le 26 janvier 2017 par M. Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 12:33
Benoît HAMON a été le plus convaincant à 61% au débat télévisé du 25 janvier contre M. Manuel VALLS, ancien premier ministre, pour le 2eme tour des primaires citoyennes. Les électeurs de gauche préfèrent rêver que de tomber dans un réalisme plat et conservateur qui a échoué, une continuation du social-libéralisme ayant trahi l'héritage de Jean JAURES. En effet, les électeurs de gauche rejettent cette tendance au sein du PS autoritaire, islamophobe, omnibulée par les questions identitaires, assimilationniste et raide, ne proposant que de vieilles recettes qui ont déjà conduit M. HOLLANDE, dans son bilan calamiteux, à ne pas représenter pour les présidentielles de 2017. Lors des primaires de la Droite et du Centre M. JUPPE, un bon républicain favorable au bien-vivre ensemble, a été qualifié "d'Aly" JUPPE, un prénom musulman. Il est particulièrement inquiétant qu'une partie de la Gauche utilise honteusement ces méthodes ignobles et racistes dans cette primaire. C'est pour cette raison qu'il faut soutenir énergiquement M. Benoît HAMON. En effet, il a une grande considération pour les Français musulmans qui, dans leur écrasante majorité, sont dans la République.
 
Benoît HAMON est installé dans une dynamique de victoire pour le dimanche 29 janvier.
 
Benoit HAMON a compris et proposé une offre politique de gauche capable de rassembler toute la Gauche et battre ainsi la droite et l'entreprise familiale qu'est l'extrême-droite. M. FILLON qui se prétendait rigoureux, intègre et bon gestionnaire des finances publiques, doit maintenant nous prouver, de façon convaincante, que les 500 000 € gagnés par sa femme, en qualité d'assistante parlementaire, ne résultaient pas d'un emploi fictif. Maintenant que le Pôle financier est saisi qui osera penser qu'un candidat donnant des leçons de morale en politique serait embourbé dans cette affaire ? Peut-on imaginer le général de Gaulle engager sa femme, tante Yvonne, à l’Elysée ? On apprend par la bouche de M. FILLON qu'il a aussi employé ses enfants. Cette mauvaise communication de M. FILLON est un accident industriel majeur pour les Républicains. Par conséquent, nous avons besoin, et sans délai, d'explications sérieuses et non simplement d'une indignation stérile et couroucée. Il faut donc changer de République.
 
Les attaques honteuses, de l'extrême droite dans les réseaux sociaux, en dessous de la ceinture, qualifiant M Benoît HAMON de "Bilal HAMON" un prénom musulman, ont échoué. Bilal était un muezzin noir du Prophète Mohamed. "Je suis fier qu'ils m'appellent Bilal, et je serais fier qu'ils m'appellent Eli", répond M. HAMON à l'extrême-droite.
 
L'élection présidentielle commence le lundi 30 janvier 2017.
 
Paris le 29 janvier 2017 par Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:42

En 2011, le Parti socialiste, conquérant, avait inauguré le système des primaires, repris depuis lors par la Droite. Avec ses 2,7 millions de participants, la Gauche, largement dominée par le Parti Socialiste, avait planté des banderilles sur un sarkozysme finissant et discrédité.

En ce 22 janvier 2017, c’est tout le contraire qui se produit (estimation de la participation entre 1,7 et 1,9 millions). C’est une participation honorable, compte tenu des délais très courts de la campagne des primaires et du désastreux bilan de M. HOLLANDE. Cependant, la primaire est devenue un acquis démocratique.

Jamais la perspective d"un scrutin presidentiel n’a été aussi incertaine et angoissante. Une Droite, dure et ultra-conservatrice, est en ordre de marche ; le FN, dans sa recherche de respectabilité, avance masqué. François HOLLANDE, tirant les leçons de ses trahisons, a renoncé de se représenter. Par ailleurs de vents mauvais soufflent sur le monde avec le Brexit en Grande-Bretagne et l’élection de Donald TRUMP, aux Etats-Unis, un candidat suprémaciste, isolationnaliste et prédateur sexuel.

Antonio GRAMSCI, un intellectuel italien, a parfaitement résumé cette angoissante période que nous vivons «Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres». GRAMSCI précise encore sa pensée «la crise est le moment où l'ancien ordre du monde s'estompe et où le nouveau doit s'imposer en dépit de toutes les résistances et de toutes les contradictions. Cette phase de transition est justement marquée par de nombreuses erreurs et de nombreux tourments».

L’ordre ancien est sérieusement bousculé, les élites et les frontières sont mises en cause au profit de revendications identitaires et populistes, mais ne savons pas exactement là où les forces nouvelles veulent nous mener. Par ailleurs, cette grave incertitude est doublée par un savant émiettement des forces de gauche. Et je dirai même qu’une bonne partie de ces forces se trouve hors du Parti socialiste (M. MACRON et M. MELENCHON). Comment donc au 2ème tour de cette primaire, le vainqueur de ce scrutin pourra –t-il sauver les meubles ?

«Je crois pour demain, comme hier, à la victoire de la Gauche, à condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la Gauche. Hors du rassemblement populaire, il n'y a point de salut», nous avait dit François MITTERRAND qui nous manque, énormément.

L’objectif de cette primaire est de désigner un candidat socialiste aux présidentielles du 23 avril et du 7 mai 2017, dans un contexte de concurrence de Messieurs MACRON et MELENCHON.

Cependant, comme à un congrès du Parti socialiste, trois forces politiques se sont dégagées de ce 1er tour de ces primaires sur 3090 bureaux de vote :

- une tendance idéaliste qui fait rêver, défendue par M. Benoît HAMON (35,21%) qui veut incarner un «imaginaire puissant». Il faut en finir avec les vieilles recettes de la politique. La question sociale est importante. Il faut choisir son temps de travail, au lieu de le subir, c'est le sens du revenu universel et de la 6ème République. Les électeurs de gauche ont voté par conviction et non par résignation. Il faut reconstruire la Gauche, dans un souci d'espérance. "Il faut faire battre le coeur de la France" tel est son slogan. Une éventuelle victoire de Benoît HAMON au 2ème tour ce serait une mauvaise nouvelle pour M. MELENCHON.

- une aile sociale-libérale incarnée raide et autoritaire incarnée par M. Manuel VALLS (31,56%) ; il assume et revendique le calamiteux bilan de M. HOLLANDE qui a préféré se désintéresser de cette primaire ; ce silence de HOLLANDE vaut-il soutien à Emmanuel MACRON ? Devancé dans ces primaires M. VALLS, très combatif, estime que "rien n'est écrit" pour le 2ème tour. «Un choix très clair se présente désormais à nous et à vous, le choix entre la défaite assurée et la victoire possible, entre des promesses irréalisables et une gauche crédible qui assume les responsabilités du pays», souligne M. VALLS. Il faut affirmer plus l'ordre républicain. "Je ne crois pas au revenu universel au coût exorbitant" dit-il. La victoire de la Gauche reste possible. "Nous pouvons nous réapproprier notre destin" dit-il. Il lance à tous ceux qui ne veulent pas renoncer, la France et le monde ont besoin de la gauche. "Je suis un combattant, je veux la clarification" dit-il. En challenger, M. VALLS prétend qu'avec M. HAMON c'est la défaite assurée et que lui c'est la Gauche de gouvernement, réaliste. On est donc en face de deux "gauches irréconciliables". Cette contreperformance de M. VALLS va requinquer M. MACRON qui va occuper tout l'espace du centre gauche. Ce 2eme tour a du piquant et un intérêt particulier ; c'est confrontation entre 2 projets diamétralement opposés qui redonner un intérêt particulier au débat au sein du Parti Socialiste.

- une option protectionniste, valorisant le monde du travail, mais compatible avec le mouvement de M. MELENCHON, conduite par M. Arnaud MONTEBOURG (18,70%) ; il appelle à voter Benoît HAMON : "ces primaires ont condamné le quinquennat de François HOLLANDE avec son austérité et sa dérive libérale". La rivière est sortie de son lit. On a été scandalisé par la déchéance de nationalité, la loi travail et l'usage abusif de l'article 49-3.

Cette primaire a donc clarifié un peu plus la ligne politique du Parti socialiste. J'appelle clairement à choisir M. Benoît HAMON c’est celui portera le mieux les valeurs de la Gauche. En effet, les électeurs de gauche se sont fortement mobilisés pour ces primaires, pour un désir de renaissance du Parti socialiste, c’est une clarification de la ligne politique du PS.

Avec cette relative abstention et cette envie de militer qui s’est émoussée sous le mandat HOLLANDE- VALLS, le Parti socialiste, jusqu’à présent au centre du jeu politique, pourra-t-il, tel un phénix, renaître de ses cendres ?

Quelle que soit la réponse, je suis fondamentalement contre toute recomposition du Parti socialiste qui ferait perdre son identité : «il faut que quelqu’un reste pour garder la vieille maison» avait dit Léon BLUM aux communistes au Congrès de Tours de 1920. Cette primaire avec une très forte mobilisation des forces de gauche qui ont placé Benoît HAMON en tête du 1er tour, atteste qu'il reste encore un désir de survie du Parti socialiste, avec ses principes et ses valeurs. Il ne reste plus qu'à congédier M. VALLS avec son projet avorté de déchéance de la nationalité, sa justification de l'interdiction du concert de BLACK-M, son refus de donner suite aux revendications légitimes de la famille d'Adama TRAORE à un procès équitable devant la bavure de la gendarmerie. Il n'y a pas que la burqa et le Burkini, nous avons soif de justice d'égalité réelle, de fraternité et de bien-vivre ensemble ; c'est ça la vraie gauche, et rien d'autre.

Paris, le 22 janvier 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Les enseignements du 1er tour de la primaire de la Belle Alliance Populaire : où va le Parti socialiste ?», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Les enseignements du 1er tour de la primaire de la Belle Alliance Populaire : où va le Parti socialiste ?», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 14:04

Œuvre de huit siècles, le Louvre est aussi le miroir d'une France qui a enraciné en ce lieu sa force, son unité et son rayonnement culturel. «Il est des monuments presque aussi célèbres que les grandes villes qui les renferment, parce qu'ils personnifient l'un des aspects les plus saillants du génie de leur peuple : le Capitule et le Vatican à Rome, Westminster à Londres, le Kremlin à Moscou, le Louvre à Paris. Le Louvre a ce caractère spécial, qu'il ne symbolise pas seulement la puissance, mais l'intelligence et l'art» nous dit Albert BABEAU. Quand a l’immense honneur d’habiter à Paris, on passe parfois, sans vraiment s’en rendre compte, à côté du privilège de faire partie de cette ville-musée. Pourtant, chaque jour un flot incessant de touristes nous rappelle que nous côtoyons des lieux hautement chargés d’histoire. Si les murs du Louvre pouvaient parler ! Ma petite Arsinoé ne cesse de me répéter qu’elle s’intéresse, du haut de huit années, à la mythologie grecque. Qu’à ne cela tienne, une visite au Musée du Louvre pourrait bien être instructive, en ces temps de fête. En effet, pour l’auteur américain, Ernest HEMINGWAY, «Paris est une fête».

«J’ai été tenté, bien des fois, de rien dire du Louvre, et même ai-je en assez de peine à surmonter cette tentation ; car, enfin, les commencements en sont cachés, les progrès sont si incertains et si différents, tous les plans sont si souvent changés et remués qu’il n’y a pas grand honneur à entreprendre une histoire si controversée et ignorée, tout ensemble, si généralement» disait Henri SAUVAL, en 1724, un contemporain de Louis XIV. En effet, cet édifice s'est appelé successivement Museum de la République française (1793), Musée central des arts (1799), Musée Napoléon (1804), Musée royal (1815), Musée national du Louvre (1848), Musée impérial du Louvre (1852), Musée national du Louvre (1870), Le Grand Louvre témoigne d’un riche passé. On y suit les phases de l'histoire de France, qui oscille de la force à l'idée : c'est successivement un château fort, un palais, une réunion d'académies, un musée, une forteresse, un château, une demeure des rois, un musée et un jardin est d’une prodigieuse histoire si controversée et ignorée. «De tous les actes, le plus complexe est celui de construire. Une œuvre demande de l’amour, la méditation, l’obéissance à ta plus belle pensée, l’invention des lois par ton âme, et bien d’autres choses qu’elle tire merveilleusement de toi-même» disait Paul VALERY.

Jusqu’à Henri SAUVAL (1623-1676), les historiens n’ont consacré au Louvre que de brèves et rares mentions, et sans indiquer leurs sources. Henri SAUVAL, essaya, le premier, de rassembler des éléments épars et de leur appliquer un système de classification et d’analyse. Certains avaient voulu faire remonter le Louvre à l’Antiquité, à l’époque du Roi CHILDEBERT (524-558). Cependant, Grégoire de TOURS (538-594), un historien, contemporain et spécialiste de cette époque, ne mentionne pas ce fait. «Ce château n’était autrefois qu’un logis de campagne, où nos rois allaient prendre de l’air, ou bien encore une forteresse destinée à commander la rivière et tenir en bride les Parisiens» dit Henri SAUVAL, dont les travaux ont été publiés à titre posthume, en 1724.

 

L’histoire du Louvre est celle de ses métamorphoses, cette perpétuelle transfiguration. C’est un bâtiment étroitement lié à l’histoire de France de Philippe AUGUSTE à François MITTERRAND vingt monarques et trente et cinq architectes se sont succédé. Le Louvre est un musée, la cause est entendue. Mais il est, d’abord et fondamentalement, un palais où le pouvoir s’est donné à voir depuis plus de huit siècles. Un palais intimement lié à l’histoire de la monarchie capétienne qui a fait la France, avec Philippe Auguste, son fondateur en 1204. Un palais consubstantiel également à l’histoire de Paris, dont il a façonné tout le développement vers l’ouest, avec son double disparu, le château des Tuileries. Aussi le domaine du Louvre incarne-t-il dans la pierre l’image du pouvoir et participe encore aujourd’hui au rayonnement de la France.

Le Louvre est donc un musée dans un palais : cet étonnant défi, lancé par Louis XVI au début de son règne, n’a cessé de façonner l’édifice pour l’adapter à son nouveau rôle. Investi d’une mission politique par la Révolution, annexé par chaque régime pour servir sa cause, revisité par des architectes chargés de magnifier le génie du lieu tout au long des XIXe et XXe siècles, le Louvre est devenu au fil des temps un palimpseste redoutable. Pour démêler cette complexité, pour parcourir ces huit cents ans d’histoire, il faut revenir à la chronologie et aux documents, qui illustrent magnifiquement cette tension entre la pierre et le pouvoir.

Forteresse défensive érigée par Philippe AUGUSTE (1165-1223) en 1204, il s’agissait de faire face à divers périls menaçant les Parisiens. La "grosse tour" dressée est le centre de la féodalité française. Tantôt, il s’agissait de menaces d’invasions des rois anglo-normands (Plantagenêts, Richard Cœur de Lion, Jean Sans Terre) ou de troubles de l’ordre public interne (révolte des commerçants sous la houlette d’Etienne Marcel, événements de la Commune). Philippe AUGUSTE y résida et y enferma ses prisonniers à la suite de la bataille des Bouvines (Fernand de Portugal comte de Flandres). «Le Louvre est le pôle d’affermissement de l’Etat français » dit Pierre QUONIAM. C’est à partir du Louvre que les Capétiens vont procéder à des mutations de l’Etat et de l’art.

Le Louvre devient, au XIVème siècle, une agréable résidence servant épisodiquement de demeure royale. Charles V (1338-1380), préfigurant de la vocation esthétique et savante du Louvre, y installe sa bibliothèque dans la tour de la Fauconnerie. Tout en conservant son aspect médiéval, Charles V, en bon et sage monarque, avait résolu de faire du Louvre un palais de résidence de la Cour royale. La rudesse des mœurs s’étant estompée, les idées de bien-être et d’élégance ont favorisé le progrès des arts. Le château fut agrandi jusqu’au Tuileries. La Grande salle de Saint-Louis fut rénovée. Il fit disposer des jardins dans les dépendances du Louvre.

Charles VI (1368-1422) et Isabelle y firent de courts séjours. Louis XI, Charles VIII et Louis XII restèrent fidèles au Loure.

A la Renaissance, François 1er (1515-1547) vaincu de la bataille de Marignan décide en 1528, de restaurer le Louvre en sa gloire qui devient la résidence officielle royale. Il charge Pierre LESCOT, un architecte, de restaurer le château médiéval.

Catherine de MEDICIS (1519-1589), épouse d’Henri II, pour qui les «tableaux étaient devenus un luxe nécessaire» suivant VITET. Catherine de Médicis ajoute les Tuileries. Le drame de la Saint-Barthélemy est une tache sanglante au milieu des fêtes somptueuses et des bals costumés.

Henri IV (1553-1610) en fin politique, ne s’est pas tenu à l’écart des idées nouvelles et progrès de l’art. A peine installé à Paris, Henri IV décide de réunir le Louvre aux Tuileries et construit la Grande Galerie où les artistes de l'époque exposent leurs œuvres : il vient d'inventer les musées.

Louis XIII (1601-1643) lance les travaux de la Cour carrée.

En raison de l’insécurité, et notamment de la Fronde, Anne d’Autriche et le jeune Roi, Louis XIV (1638-1715) regagnèrent Paris en 1652. Louis XIV charge Louis LE VAU de restaurer le Louvre et André LE NOTRE de réhabiliter le jardin des Tuileries. En 1664, Colbert fit appel à des artistes italiens pour compléter ce travail. Une Académie de peinture s’installe dans la salle des Caryatides et le salon des artistes s’ouvre en 1699 dans la Grande galerie. Louis XIV a le temps de voir s'élever la colonnade et de contempler les jardins de Le Nôtre aux Tuileries avant de transférer le centre du pouvoir à Versailles. Pendant près d'un siècle, le double palais devient un "squat" d'artistes et de nobles ruinés. La Cour à Versailles, les monarques se désintéressent du Louvre.

Le Louvre ressuscite à la Révolution qui proclame la République aux Tuileries et transforme le Louvre en musée de la Nation. Devenu musée en 1793, le Louvre est depuis dédié à la conservation et à la présentation de milliers d'œuvres d'art et de témoins des civilisations passées.

Napoléon 1er (1769-1821) n'a de cesse de l'agrandir et de l'enrichir, notamment les quatre ailes du Vieux Louvre. Après Waterloo, les trophées de guerre repartent, mais la Vénus de Milo, les antiquités égyptiennes et les œuvres d'artistes vivants comblent les vides. La place manque. Napoléon III rénove le Vieux Louvre, puis édifie de nouveaux bâtiments le long de la rue de Rivoli. Le "premier grand Louvre" est tout juste achevé lorsque les incendies de la Commune détruisent le palais des Tuileries.

Au début du XIXe siècle, les souverains transforment les intérieurs mais construisent peu. Mais à partir du milieu du XIXe siècle, le Louvre connaît la phase d'extension la plus importante de son histoire. Napoléon III (1803-1873) achève l'unification des Tuileries et du Louvre par la construction, côté Seine, de l'aile Denon et l'achèvement de l'aile Richelieu, coté rue de Rivoli. En 1871, les Tuileries sont incendiées. Le Louvre s'ouvre désormais sur la grande perspective de l'ouest parisien.

Le projet Grand Louvre, initiative du président François MITTERRAND (1916-1996), un pharaon, qui a entrepris de grands travaux, en 1981, modernise le musée et l'agrandit en inaugurant en 1993, l'aile Richelieu qui abritait jusqu'alors le ministère des Finances. A la fin du XXe siècle, la pyramide de Peï et les galeries souterraines du Carrousel font du "second grand Louvre", voulu par François Mitterrand, l'un des plus grands musées du monde. Réorganisé, le Grand Louvre qui abrite l'une des plus éblouissantes collections d'œuvres d'art existant au monde, une incarnation de l’idéal de tous les peuples : «Le Beau a ici son temple et l’on peut y admirer ses manifestations les plus diverses. Au milieu de l’immense capitale, le musée est comme le camée qui renferme un bracelet de pierres précieuses. L’art y a posé son cachet suprême» souligne Théophile GAUTIER. Un autre auteur, A. LEMAITRE est élogieux à l’égard du Louvre «de tous nos grands monuments historiques, le plus digne d’admiration et de respect, sans contredit, c’est le Louvre».

C’est au Louvre qu’on peut admirer les œuvres DAVID, GERICAULT, POUSSIN, INGRES, DELACROIX. La peinture italienne est bien représentée dans ce musée. La Joconde, volée en 1911 et retrouvée en 1912, est sérieusement gardée sous un verre blindé. En dépit de sa petite dimension, c’est l’une des plus grandes attractions au Louvre. Léonard de VINCI a mis quatre années, entre 1503 et 1506, pour réaliser cette Mona Lisa. Pendant les séances des musiciens exécutaient des morceaux pour égayer le beau modèle. Jamais l’idéal féminin n’a revêtu de formes plus inéluctablement séduisantes, souriante avec une moquerie de volupté.

Les Grecs ont eu l’heureuse idée de représenter la victoire de Samothrace, en 190 avant Jésus-Christ, sous les traits de la déesse Niké, une femme ailée messagère de Zeus. C’est 1863 que Charles CHAMPOISEAU mit le jour le monument de Samothrace, une île du Nord-Est de la mer Egée.

La Vénus de Milo est découverte en avril 1820 dans l’archipel des Cyclades en Grèce et la statue représenterait la déesse Aphrodite que les Romains appelaient Vénus. Cette statue est datée 120 avant J-C.

En l'espace de quelques années, le Louvre est devenu le plus grand, peut-être le plus beau musée du monde. A l'origine de cette transformation, François Mitterrand qui confie à Emile BIASINI la responsabilité de l'entreprise et qui choisit Ieoh Ming PEI, l'architecte sud-américain, pour en être le maître d'œuvre.

Alors que le Grand Louvre, créé il y a vingt-six ans, attire aujourd'hui dix millions de visiteurs par an, voit ses collections s'enrichir constamment par achats et donations (création du département des Arts de l'Islam en 2012) et connaît un rayonnement international remarquable (installation d'une succursale à Abou Dhabi), il était temps de lui consacrer une histoire digne de son nom.

Bibliographie sélective :

AULANIER (Christiane), Le musée de Charles X et le département des antiquités égyptiennes, Paris, éditions des Musées nationaux, 1961, 119 pages ;

BABEAU (Albert), Le Louvre et son histoire, Paris, Firmin-Didot, 1895, 319 pages ;

BEAUCHAL (Ch), Le Louvre et les Tuileries, précis historique et critique de la construction de ces palais jusqu’au commencement du XIXème siècle, Paris, Veuve A. Morel et Cie, 1882, 78 pages ;

BEUVE de (Charles), Le Louvre depuis son origine jusqu’à Louis Napoléon, Paris, Ledoyen, Palais-Royal, 1852, 84 pages ;

BEZOMBES (Dominique), BALLOT (Jean-Christophe), MITTERRAND (François), Le Grand Louvre : histoire d’un projet, Paris, Le Moniteur, 1994, 215 pages ;

BRESC-BAUTIER (Geneviève) LINTZ (Yannick), MARDRUZ (Françoise), FONKENELL (Guillaume), sous la direction de, Histoire du Louvre, Paris, Fayard, 2016, vol 1 768 pages, vol 2 776 pages et vol 3 448 pages ;

CLARAC de (Charles, Othon, Frédéric, Jean-Baptiste), Description du musée royal des antiques du Louvre, Paris, 1830, Vinchon, 350 pages ;

CARMONA (Michel), Le Louvre et les Tuileries : huit siècles d’histoire, Paris, La Martinière, 2004, 423 pages ;

CHESNEAU (Ernest), La vérité sur le musée Napoléon III et les artistes industriels, Paris, E. Dentu, 1802, 48 pages ;

COURAJOD (Louis, Charles, Jean), La sculpture moderne au musée du Louvre, Paris, Ernest Leroux, 1894, 266 pages ;

FORT (Frédéric), Paris brûlé, Paris, 1871, E. Lachaud, 144 pages, spéc. sur le Louvre, pages 53 à 63 ;

GADY (Alexandre), Le Louvre et les Tuileries, la fabrique d’un chef-d’œuvre, Paris, Musée du Louvre Le Passage, 2015, 320 pages ;

GAUTIER (Théophile), Guide de l’amateur du musée du Louvre, suivi de la vie et les œuvres de quelques peintres, Paris, Charpentier, 1882, 356 pages ;

GUIFFREY (Jean), Le musée du Louvre, la peinture, les dessins et la chalcographie, Paris 1909, Renouard, 202 pages ;

HAUTECOEUR (Louis), Histoire du Louvre, le château, le palais, le musée, des origines à nos jours, 1200 à 1928, Paris, L’Illustration, 119 pages ;

LAVEISSIERE (Sylvain), LENTZ (Thierry), LEROY-JAY (Isabelle), DION-TENENBAUM (Anne), sous la direction de, Le Louvre et Napoléon, Paris, Fayard, 2004, 255 pages ;

LAUGIER (Ludovic), Les antiques du Louvre : une histoire du goût, d’Henri IV à Napoléon 1er, Paris, Fayard, 2004, 239 pages ;

LE GUILLOU (Jean-Claude), Le Louvre : 800 ans d’histoire à Paris, Paris, édition des Deux Coqs d’Or, 1990, 94 pages ;

LEMAITRE (A.), Le Louvre, monument et musée, depuis leurs origines jusqu’à nos jours, Paris, Société française de numismatique, 1877, 474 pages ;

Les Grands Magasins du Louvre, Les chefs d’œuvre du Louvre, Paris, P. Mouillot, 120 pages ;

Musée national du Louvre, Histoire des collections de peinture au musée du Louvre, Paris, Musées nationaux, 1930, 107 pages ;

ORHAND (Arthur), Les musées expliqués : Le Louvre, peinture, préface Léon Riotor, Paris, éditions L. Leleu, 1912, 679 pages ;

PEI (Ieoh, Ming), BIASINI (Emile) LACOUTURE (Jean), L’invention du Grand Louvre, Paris, Odile Jacob, 2001, 288 pages ;

POISSON (Georges), La grande histoire du Louvre, Paris, ED18, 2013, 545 pages ;

PRASTEAU (Jean), Il était une fois le Louvre, Paris, Pygmalion, 1993, 299 pages ;

QUONIAM (Pierre), Histoire du palais du Louvre, Paris, La Réunion des musées nationaux, 1989, 24 pages ;

ROSENBERG (Pierre), Dictionnaire amoureux du Louvre, Paris, 2010, ED18, 570 pages ;

SAUNIER (Charles), Les conquêtes artistiques de la Révolution et de l’Empire ; reprises et abandons des Alliés en 1815, leurs conséquences sur les musées d’Europe, Paris, H. Laurens, 11902, 260 pages ;

SAUVAL (Henri), Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, Charles Moette, Jacques Chardon, 1794, tome 2, 759 et 32 pages, spéc sur le Louvre, Livre VII, pages 7 à 62 ;

VITET de (L), Le Louvre et le nouveau Louvre, Paris, Calmann-Lévy, 1853, 1866 et 1882, 370 pages ;

THOMAZO (Renaud), Les hauts lieux de l’histoire de France, Paris, 2010, Larousse, 96 pages.

Paris, le 1er janvier 2017 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Le Musée du Grand Louvre : un puissant symbole du génie, du raffinement et de l’art français», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 22:45

Ce post a été publié dans le journal FERLOO édition du 19 décembre 2016.

 

Le président sénégalais va entamer, à partir du 19 décembre 2016 et pour 4 jours, une importante visite d'Etat en France dans un contexte particulier.

D'une part, le Sénégal n'est plus ce petit pays qui n'a que des cacahuètes à proposer dans le commerce international. On a découvert d'importants gisements de pétrole et de gaz dans ce pays. Aussi les multinationales françaises et la classe politique française fait courbette pour convoiter ce juteux marché. De grandes entreprises françaises, comme Orange, sont bien installées au Sénégal avec des coûts exorbitants facturés aux clients et une qualité du service particulièrement médiocre. Le débit de l'internet est très faible. Jacques Alstom a gagné le marché du TER Dakar aéroport Blaise DIAGNE. La France est en pointe pour le transport.

C'est une excellente chose que la France revienne dans le jeu commercial en Afrique après avoir perdu des parts de marchés au profit de la Chine. Cependant, le Sénégal devrait négocier plus fermement les différents accords conclus avec la France teintés d'une atmosphère paternaliste et néocoloniale :

- la reconnaissance de l'égalité des droits en termes de retraite de sécurité sociale pour les immigrés sénégalais qui ont travaillé dur en France et qui aspirent légitimement à terminer leur vie au pays. Ils doivent pouvoir obtenir pour le reste de leurs jours une carte de séjour à durée illimitée. La carte actuelle de retraité oblige à revenir en France une fois tous les 3 ans sinon elle est annulée. Lors du renouvellement de ce titre un nombre incalculable de justificatifs est demandé au retraité remettant en cause en permanence son droit au séjour. En cas de décès la famille du retraité a toutes les peines du monde à obtenir une pension de réversion.

- de nombreuses autres vexations sont infligées aux sénégalais résidant pourtant légalement. C'est d'une part le blocage des dossiers de regroupement familiale pendant plusieurs mois. C'est d'autre part le refus de faire transcrire le mariage ou la nationalité pour la femme et les enfants des français issus de l'immigration quand ils sont mariés au pays. Ces blocages peuvent entre 5 et 7 ans. Le droit à une vie familiale normale est déjà remis en cause par de nombreuses circulaires.

- rouvrir l'enquête sur le camp de Thiaroye à la suite de l'assassinat des tirailleurs sénégalais en 1944 ; ils demandaient le paiement de leurs soldes.

Par ailleurs il serait que les grandes compagnies françaises qui gagnent des marchés publics au Sénégal s'engagent à embaucher des cadres sénégalais notamment de la diaspora. En effet de jeunes issus de l’immigration et ayant fréquenté de grandes écoles en France ont du mal à trouver un emploi convenable en France.

D'autre part devant la montée du racisme le Sénégal devrait défendre plus énergiquement ses nationaux victimes d'actes barbares ou de traitements iniques (jeunes assassinés par la police ou tués dans des incendies criminels).

Pour les législatives de 2017 la diaspora étant la 15eme région du Sénégal nous voulons choisir nos représentants et nous n'avons pas besoin de "planqués" qui gèrent leurs indemnités.

Paris, le 18 décembre 2016, par M Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr

Visite d'Etat du président sénégalais M. Macky SALL en France : Les attentes de la diaspora par M. Amadou Bal BA baamadou.over-blog.fr

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 22:38

 

Artiste à la destinée d’exception Jacques BREL est avant tout un humaniste. En effet, on est bouleversé, en temps de fêtes de fin d’année, quand on relit encore ses vœux de Nouvel An du 1er janvier 1968, sur Europe 1, pleins de poésie et chargés de sens :

«Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns.

Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.

Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences.

Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.

Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.

Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.

Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.

Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable».

Prodigieux interprète, parolier, chanteur et musicien autodidacte, Jacques BREL est aussi un poète. En effet, ses biographes, d’abord Jean CLUZET, puis Bruno HONGRE et Paul LIDSKY, ont exposé, avec brio, l’approche poétique de Jacques BREL. En effet, quelles que soient la richesse, la diversité et la complexité de la personnalité de cet artiste, Jacques BREL ne serait pas n'existerait pas s'il n'avait pas écrit. Il fut certes excellent acteur, bon pilote, homme de mouvement, d'intelligence et de tendresse. Il fut certes un très grand chanteur, tantôt prince de la scène subjuguant le public, tantôt animal blessé vivant l'éternel psychodrame des destinées humaines. Mais le génial interprète n'aurait pas eu un tel écho s'il n'avait été porteur d'un univers personnel patiemment tissé avec des mots. Il a chanté et écrit la vie, la mort et l’amour. Parce qu'en effet, un univers est sans limite, parce qu'il est rempli d'étoiles, parce qu'il est à la fois fortement structuré et toujours en mouvement, nous pensons que le mot "univers" convient particulièrement à l'oeuvre poétique de Jacques BREL. Tout d’abord, Jacques BREL se considère comme un artisan des mots, qui travaille ses textes sans relâche, et en fait varier le sens selon ses interprétations, comme c’est le cas pour «Les Bonbons». Ensuite, on peut appliquer à Jacques BREL le même terme de «sympathie poétique» que l’on applique déjà aux poètes lyriques : il a «mal aux autres», il entre en résonance avec les maux de la terre. Le public refuse toutefois de reconnaître son propre mal dans leur expression, d’où un malentendu, une certaine solitude pour le chanteur. Jacques BREL est, de plus, sensible à la contradiction qui règne entre l’intimité de ses sentiments et la nécessité de les exhiber : lorsque l’interprète met son énergie au service du poète, il permet au public de partager son univers, mais il le trahit inévitablement en l’extériorisant. Enfin, le rôle de la quête, du mouvement, est fondamental dans l’univers de Jacques BREL, qui a besoin d’aller vers les autres pour exprimer ce qu’il y a au fond de lui, qui a besoin de s’étonner de tout et de nous étonner.

Poète, chanteur, rêveur, cinéaste, acteur, artiste et passionné, Jacques BREL est un des plus grands mythes de la chanson francophone. Elevé jusqu'au rang d'idole, il séduit un large public en mettant en musique et en voix l'émotion de vivre, les valeurs et les sentiments. Magicien des mots de BREL évoque sur les contrastes de la société, les travers de chacun, la vieillesse, la force de l'amitié, les souffrances et joies de l'amour, le bonheur des enfants, les femmes, les mères et les maîtresses, la beauté des villes, la chaleur des souvenirs ou l'ironie de la vie et de la mort.

Jacques Romain Georges BREL, un artiste compositeur belge qui a composé et interprété des chansons, est né le lundi 8 avril 1929, à Schaerbeek, à Bruxelles. Attaché au pays plat, Jacques BREL avait inventé «la Belgitude».

Son père, Romain BREL (1883-1964), un flamand francophone libéral, est associé à une entreprise de cartonnerie familiale, VANESTE-BREL. Romain BREL a séjourné en Afrique, au Congo belge, de 1911 à 1919 et semble être acquis aux idées colonialiste : «un Noir c’est gentil, mais ça reste un Noir» dit-il. Romain BREL est un homme calme, taiseux, ponctuel et aime à travailler debout. Il est libéral en politique, défend le conservatisme ferme dans sa modération, mais c’est un partisan de religion sans foi. En fait, quand Jacques BREL vitupère contre le bigotisme et les bourgeois, il songe à la famille VANESTE, les associés de son père qui «ne doutent jamais de Dieu, de la Monarchie et de l’ordre» dit Jean TODD. Il a fustigé les «Flamandes» et les «Bourgeois». N’étant ni Voltaire, ni Casanova, il a pour ambition de rester lui-même.

Jacques reçoit une éducation rigide et catholique ; il fréquente des écoles privées. Rebelle contre l’autorité, il chahute en classe et redouble plusieurs fois de classe. Cette enfance étouffante a été adoucie par une bienveillante attention de la mère, Elisabeth LAMBERTINE, dite Lisette, un francophone belge. Jacques BREL tient de sa mère l’extraordinaire de l’énergie qu’il dégage et le silence de son père.

Jacques BREL, après l’école, s’inscrit à un mouvement de jeunesse Scoute, «La France Coudée» s’occupant d’enfants des quartiers pauvres. Ce mouvement antiallemand et patriote, insiste sur la perfectibilité de l’homme, la discipline et persévérance ainsi que l’altruisme. Il commence à chanter dans les kermesses et fêtes paroissiales. Ce mouvement aura une influence considérable sur lui ; Jacques BREL se révolte contre le conformisme et l’étroitesse d’esprit de son milieu bourgeois et embrasse une démarche idéaliste, avec un souci constant de se dépasser. Il devient anticlérical et antimilitariste. C’est dans ce mouvement, que BREL rencontre Thérèse MICHIELSON, dite Miche, qu’il épousera le 1er juin 1950, et qui lui donnera trois filles : Chantal née le 6 décembre 1951, France née 1953, date de son immigration en France, et Isabelle, née en 1958.

Jacques BREL débarque le 20 juin 1953 à Paris pour rencontrer un découvreur de talent français, Jacques CANETTI. Notre artiste avait un léger préjugé sur les Français qui seraient «chauvins et les Parisiens insulaires». Pourtant, il est réaliste : «il faut que je reste à Paris car c’est ici que tout se joue» dit-il. Il s’installe à Montreuil-sous-Bois, au numéro 71 de la rue du Moulin-à-Vent, dans la proche banlieue parisienne. Le succès n’étant pas au rendez-vous. Cependant, l’artiste pense qu’il n’y a pas de génie, le vrai succès, avant de devenir une valeur commerciale, s’enracine dans le travail, BREL étant un autodidacte, François RAUBER a été toutefois, son mentor musical. Jacques CANETTI propose à BREL de composer une chanson d’amour. Le tube «Quand on n’a que l’amour» le sort de l’anonymat et connaît un succès immédiat. BREL commence à mener une double vie, à la suite d’une rencontre avec Suzanne GRABIELLO. Quand sa femme le découvre c’est naturellement la crise. Jacques BREL compose une chanson autobiographie «Ne me quitte pas». Les paroles de cette chanson s’adressent-elles à sa femme ou à sa maîtresse ? :

«Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus et le temps perdu
À savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois à coups de pourquoi
Le cœur du bonheur (…)».

Suzanne GRAVIELLO va le quitter et Jacques BREL ne divorcera jamais tout en continuant à mener cette double vie ; il a admis ses «faiblesses coupables».

Jacques BREL est conscient qu’il n’est pas un beau garçon. Il est même laid comme un pou. «J’ai toujours considéré, à juste titre, que j’avais une sale tête», admet-il. Mais l’artiste se fixe d’autres buts à sa vie : «on s’aperçoit, très vite quand on n’est pas beau, ce n’est pas du tout un complexe, mais un constat, l’intérêt qu’on peut avoir n’est pas en soi, mais dans l’apport que l’on peut faire aux autres» dit-il. Il s’estime, cependant, satisfait de sa vie : «je trouve que j’ai eu une vie formidable et que je n’espérais pas du tout du fond de moi, quand j’ai eu l’âge de la raison. Je n’ai jamais espéré avoir eu la vie que j’ai eue. Je considère cela comme un cadeau. Encore, je suis ébloui chaque matin». Jacques BREL a toujours aimé vivre intensément sa vie : «La folie n’est-elle pas de voir la vie telle qu’elle est, et non telle qu’elle devrait être» nous dit BREL qui veut savourer chaque instant : «L’important c’est de faire, d’aller, d’être au pied du mur».

Proche du Parti Socialiste Unifié, fonde par Michel ROCARD, Jacques BREL, une tumultueuse et prodigieuse énergie, n’est heureux que dans le mouvement perpétuel. Il veut vivre avant tout sans une logique financière. Libertaire, désireux de voyages, d’évasions, d’amour, ivre de lui-même et des autres, Jacques BREL avait la rage de vivre. «Dans le fond, la vie ça ne sert à rien, mais qu’est-ce c’est passionnant» dit-il. Jacques BREL qui ne chantait jamais en playback et un artiste qui ne trichait pas. Ainsi, le 3 octobre 1966, BREL annonce, après une tournée d’adieu qu’il va quitter la scène, après quinze années d’activités. Il donnera son dernier spectacle 16 mai 1967 à Roubaix. Il part en Suisse et obtient le 17 avril 1970, un brevet de pilote d’avion, sans nouvelle passion. En 1971, il entamera une carrière cinématographique et rencontre Lino VENTURA et Claude LELOUCHE. Le film «l’aventure, c’est l’aventure» connaît un succès. En revanche, le public boude «Farwest».

Dépité, il achète un bateau et part avec le 24 juillet 1974, avec sa fille, et Maddly, rencontrée lors du tournage du film «l’aventure, c’est l’aventure» faire le tour du monde. Jacques BREL décrète «il est urgent de vivre». Il a chanté ce désir d’évasion : «rêver un impossible rêve. Porter le chagrin des départs. Brûler d’une possible fièvre. Partir où personne ne part» dit-il. L’aventure commence le 24 juillet 1974, à Anvers, Jacques BREL largue les amarres de l’Askoy, son voilier, pour un voyage vers cette «île en partance» dont il rêvait «depuis l’enfance».

Le 20 octobre 1974, arrivé aux Canaries, il sent des douleurs intenses à la poitrine. Rapatrié, discrètement, en Suisse, les médecins diagnostiquent un cancer du poumon. Jacques BREL fumait plus de quatre paquets de cigarettes par jour et menait une vie faite d’excès. Le 6 novembre 1974, avec Maddy, il est opéré à Bruxelles. Il arrive le 20 juin 1975 aux Antilles, mais sa fille regagne l’Europe. Bientôt seul avec sa compagne Maddly BAMY, il traverse le Pacifique et jette l’ancre aux Marquises, à Hiva Oa dont Stevenson assurait que c’était «l’île la plus jolie et de loin l’endroit le plus inquiétant au mode». Arrivé en septembre 1975 aux Iles Marquises, Jacques BREL contribue à adoucir la vie des habitants de cette île isolée. Il fait venir des médecins, achète un avion et s’occupe de l’acheminent du courrier ainsi que des malades, à titre gratuit. Il implante une salle de cinéma.

Ce devait être une simple escale : ce sera sa dernière demeure, soixante-quinze ans après Gauguin. BREL arrête les traitements en 1978. Mais il sera rapatrié d’urgence en France le 6 octobre 1978. Fuyant les paparazzi, il va se réfugier un instant en Suisse, mais très faible, il sera contraint de revenir en France, dans une clinique de Neuilly. Sa carrière exceptionnelle n’aura durée que quelques années ; il est décédé à l’hôpital Avicenne, le lundi 9 octobre 1978, à Bobigny, à l’âge de 49 ans et six mois. Il sera inhumé le 13 octobre 1978 à Hiva Oa, non loin de la tombe Paul GAUGUIN. Bien après sa disparition, l'œuvre de Jacques BREL continue d'influencer profondément la chanson française. De Benjamin Biolay à Noir Désir, nombre d'artistes se réfèrent à lui. Jacques BREL est moderne, justement parce qu'il ne l'a jamais été, parce qu'il ne comprenait rien aux modes et qu'il ne s'en souciait guère, il a construit une œuvre intemporelle. Bien qu’il a enregistré la plupart de ses chansons en français, Jacques BREL est devenu une influence majeure sur les auteurs-compositeurs anglophones et des artistes tels que David BOWIE, Alex HARVEY, Marc ALMOND et Léonard COHEN. En parcourant Paris, j’entends parfois, les murs de ma capitale chanter BREL. En fait, «le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants» disait Jean COCTEAU.

Bibliographie très sélective

BREL (Jacques), LEFEBVRE (Gabriel), Jacques Brel, Paris, Renaissance du Livre, 2001, 141 pages ;

BATON (Patrick), Jacques Brel, éditions Labor, 1990, 212 pages ;

CLUZET (Jean), Jacques Brel, introduction de Chantal Derycke, Paris, Seghers, 1984, 201 pages ;

HIDALGO (Frédéric), Jacques Brel, l’aventure commence à l’aurore, Archipoche, 2014, 456 pages ;

HONGRE (Bruno), LIDSKY (Paul), L’univers poétique de Jacques BREL, Paris, L’Harmattan, 1998, 126 pages ;

MONESTIER (Martin), Jacques Brel : le livre du souvenir, Tchou, 1978, 253 pages ;

RICHARD (Jean-Yves), Jacques Brel, une île au large du désespoir, éditions France-Québec, 1968, 116 pages ;
 

TODD (Olivier), Jacques Brel, une vie, Paris, Robert Laffont, 2003, 464 pages.

VASSAL (Jacques), Jacques Brel, vivre debout, Place des éditeurs, 2013, 254 pages.

Paris, le 24 décembre 2016 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Jacques BREL (1929-1978), un artiste et un poète inspiré d’un impossible rêve», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 23:10

Aux jeux olympiques de Berlin organisés du 1er au 16 août 1936, alors que le Nazisme était triomphant, l'américain Jesse OWENS devenait une légende de l'athlétisme en remportant quatre médailles d'or, en parvenant à battre ou égaler neuf records olympiques et en établissant trois records du monde. Adolphe HITLER, alors chancelier de l’Allemagne installe, progressivement, un régime totalitaire, raciste et antisémite ; il vante alors la «Grande Allemagne» et la supériorité de race aryenne. Il introduit le culte du corps et de l’activité physique. Les jeux de Berlin deviennent pour HITLER l’occasion de donner l’image d’une nouvelle Allemagne, héritière légitime de la Grèce Antique. HITLER espérait que ces jeux allaient démontrer la supériorité de la race aryenne. Cependant, les exploits de Jesse OWENS sont vivement ovationnés par les Allemands.

Avant même leur ouverture, la presse du monde entier s’était interrogée sur la nécessité de participer à une fête confiée à un pays qui, depuis sa désignation en 1931, avait nettement viré au fascisme. Finalement, ce furent presque 4 000 athlètes de 49 pays qui participèrent aux épreuves. Seule l’Espagne républicaine avait formellement boycotté ces XIème Olympiades auxquelles l’URSS n’était pas invitée. Dans la capitale du Reich, GOEBBELS avait donné de fermes instructions pour que l’accueil des visiteurs étrangers soit parfait et que tout signe d’antisémitisme soit gommé. Les organisateurs teutons avaient veillé à ce qu’il ne manque pas un seul bouton de guêtre, ajoutant même quelques belles trouvailles dont la principale fut l’introduction de la flamme olympique, transportée en relais depuis la Grèce. Pendant les compétitions elles-mêmes, les controverses reprirent, cependant, avec en point d’orgue la décision de la délégation américaine de modifier son équipe de relais en remplaçant deux athlètes juifs, Marty GILCKMAN et Sam STOLLER, par leurs coéquipiers noirs Jesse OWENS et Ralph METCALFE.

Sur le plan sportif, les jeux de 1936 furent marqués par le triomphe de l’athlète noir américain Jesse OWENS qui remporte quatre médailles d’or en athlétisme. C’est bien après la cérémonie de clôture que s’imposa un scandale resté dans les mémoires : Hitler a quitté le stade, refusant ainsi  de serrer la main à Jesse OWENS après sa victoire au saut en longueur, le  4 août 1936, venant après celles du 100 mètres du  3 août 1936, en attendant celles du 200 m (5 août) et du relais 4 x 100 m du 9 août 1936. Suivant la théorie d’un nazi, le professeur WAITZER si les Noirs gagnent à l’athlétisme, c’est «en raison de la construction atomique de leur corps. Chez eux, l’angle formé par la cuisse et les os du bassin serait toujours plus grand que chez le Blancs». De sorte qu’en pleine course, selon ce professeur,  le travail des muscles des Noirs, leur contraction et leur allongement serait plus rationnel ; chacun des pas de l’athlète noir dépasserait de huit à dix centimètres, ceux de ses adversaires blancs. Face à cette théorie absurde et stupide, Jesse OWENS estime que la victoire d’un athlète dépend des secrets de son entraînement, «c’est la qualité qui compte, les dons particuliers, chez les Blancs, comme chez les Noirs. La maitrise de soi-même y a sa part et même la chance. (…). Question de race ? Erreur. La valeur de l’individu est, à mes yeux, le principal facteur qui compte» dit-il dans une interview du 11 août 1936  accordée à Maurice SALLET de Paris-Match.

Dans Paris-Soir du 6 août 1936, Gaston BENAC considère Jesse OWENS comme «l’athlète le plus prodigieux des jeux de Berlin, et des temps modernes aussi» ; «ce fut hier la journée de Jesse OWENS, qui donna aux spectateurs quelques aperçus de vitesse et de détente musculaire, toujours dans ce style plein de finesse et de légèreté qui est le sien. Quel est celui des 100 000 spectateurs […] qui ne conservera pas […] la mémoire de ces «foulées merveilleuses » du grand lévrier noir ?».

Aux jeux olympiques de 1936, Adolf HITLER voulait prouver la supériorité de la race aryenne. Jesse OWENS démontra qu'il se trompait. En effet, c’est la première de ses quatre médailles d’or à venir avec le saut en longueur, le 200 mètres et le relais 4X100 mètres. Seul Carl LEWIS égalera cet exploit aux Jeux de Los Angeles en 1984. Ultime affront à la propagande hitlérienne : Lutz LONG, l’une des égéries du sport allemand défait par l’Américain, tombera dans les bras de Jesse OWENS après sa victoire. Le chancelier Adolf Hitler quitte le stade. Issu d’une famille bourgeoise de Leipzig, en Saxe, LONG est un blond qui vit dans un manoir, où ses performances sportives lui permettent, à 16 ans, d’intégrer le célèbre Leipzig Sport Club. Très vite, il deviendra un athlète adulé, dans un pays où le nouveau régime utilise le sport comme un efficace outil de propagande nazie. Même le journal d’extrême-droite, l’Action Française, dirigé à l’époque par Léon DAUDET et Charles MAURRAS a été obligé de rendre compte, tardivement, de cette extraordinaire performance : «au début de la saison, on entendit parler des exploits accomplis par un de ces Nègres que les Américains blanchissent  en universitaires : le nommé Jesse OWENS. (…) c’est extraordinaire, puisque cela n’a jamais été fait par personne. Pourtant les spécialistes ont déclaré que ce n’était pas incroyable, ni inhumain. (…). Ce sont des records du monde, c’est-à-dire qu’ils reculent la limite du pouvoir de l’animal humain». Le journal «Le Temps» qualifie Jesse OWENS de «phénomène noir».  Face à incroyable performance : «son exhibition fit sensation. Son style particulier, sa souplesse féline, sa maîtrise, sa facilité en un mot, ont démontré qu’à l’heure actuelle, OWENS cet aussi imbattable comme sauteur que comme coureur de vitesse».

Jesse OWENS est en cette période l’homme le plus rapide du monde, et le restera jusque bien des années plus tard. Fils de henry CLEVELAND et Marie Emma OWENS, Jesse OWENS issu d’une fratrie de six frères et soeurs, né le 12 septembre 1913 à Oakville, dans l’Alabama, quitta son Sud natal avec sa famille pour chercher du travail dans les aciéries du Nord industriel. Il passa son enfance à Cleveland en Ohio. Doté de qualités athlétiques hors du commun, il développe un don naturel pour l’athlétisme dès15 ans. Quand il était encore étudiant à l’East Technical High School, il égala le record du monde de 100 yards (91 m) en 9.4 secondes, pendant le National High School Championship du 1933, à Chicago. Il commença à fréquenter sa future femme, Minnie Ruth SOLOMON (1935-1980), quand il avait 15 ans et qu'elle en avait 13. Ils se marièrent en 1935. Leur première fille, Gloria, naquit avant leur mariage, en 1932, et ils eurent deux autres filles, Marlene,  née en 1939 et Beverly,  née en 1940. Alors qu'il fréquenta l’université d’Etat de l’Ohio, Jesse OWENS gagna huit championnats individuels. Toute sa vie, il attribua sa carrière aux encouragements de Charles RILEY, son entraîneur du collège, qui l'avait repéré et lancé dans l'équipe nationale.

Les Jeux terminés, l’athlète rentre aux États-Unis, où la ségrégation raciale a toujours cours. S’il est reconnu pour sa performance, il est de nouveau confronté à la ségrégation raciale. En effet, en pleine campagne électorale, Franklin ROOSEVELT refusera ainsi de recevoir l’athlète à la Maison Blanche. La star olympique déchante, et reste un citoyen de seconde zone. Il faudra attendre 1955 et Dwight EISENHOWER pour que Washington lui décerne les honneurs. Quarante ans après ses exploits, le président américain Gerald FORD, lui remettra en 1976, The Presidential Medal of Freedom, la plus haute distinction accordée à une personnalité civile. Georges BUSH lui accordé, à titre posthume, en 1990, The Congressional Gold Medal.

Jesse OWENS mourra le 31 mars 1980 d’un cancer du poumon, à Tucson en Arizona. En 2016, un biopic, «La couleur de la victoire» (Race en anglais) retrace son exceptionnel parcours.

Bibliographie sélective

1 – Références en langue française

NEIMARK (Paul), Jesse OWENS : autobiographie spirituelle, Le Havre, Le Mont sur Lausanne, éditions Foi et Victoire, 1980, 223 pages ;

RAINFROY (Claire), «Retour sur la performance de Jesse Owens aux Jeux Olympiques de 1936 de Berlin», Jeune Afrique, 21 juillet 2016 ;

NIEL (Aurélien), SIROST (Olivier), «Sportifs de haut niveau : du record au mythe», Ethnologie française, 2005, n°3,  vol. 35, pages 411-423 ;

SALLET (Maurice), «Une interview de Jesse Owens», Paris-Match, n°530, 11 août 1936, 19 pages, spéc page 10 ;

TAELMAN (René), BILLIC (Pierre), DOVOS (Daniel), LOISEAU (Maurice), Les 100 plus grands sportifs de tous les temps : de Jesse Owens à Lionel Messi, Paris, Bruxelles, éditions Jourdan, 2014, 315 pages ;

«L’athlétisme», Action Française, n°177, 26 juin 1935, page 5 ;

«Les jeux olympiques de Berlin», Le Temps, n°27863, du 6 août 1936, page 5.

2 – Références en langue anglaise

EDMONSON (Jacqueline), Jesse Owens, Greenwood publishing Group, 2007, 104 pages ;

McDOUGALL (Chrs), Jesse Owens : Trailblazing Sprinter, Abdo, 2011, 112 pages ;

MERYL HENDERSON (M. M. Eboch), Jesse Young Record Breaker, Simon and Schuster, 2008, 196 pages ;

STREISSGUTH (Thomas), Jesse Owens, Twenty-First Century Books, 1999, 112 pages ;

STUCLIFFE (Jane), Jesse Owens, Carolroda Books, 2000 48 pages ;

WAGNER (Tony, Gentry, Heather, Lehr), Jesse Owens : Champion Athlete, 2009, 116 pages.

Paris, le 17 décembre 2016 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Jesse OWENS (1913-1980), l’athlète noir qui a défié les démons du racisme», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 14:08

La Politique est un monde féroce et violent ; le seul slogan qui vaille, c’est l’instinct de tueur : «ôte-toi de là que je m’y mette !». Pendant longtemps, les rumeurs faisaient croire que, dans sa loyauté indéfectible vis-à-vis du président de la République, M. VALLS attendait son tour pour les présidentielles de 2022. Extraordinaire stratège, M. VALLS a su rebondir, avec ses 6%, lors des primaires de 2011, et trouver une place de choix dans l’équipe de HOLLANDE, là où MONTEBOURG avait fait pourtant 17%. M. VALLS, un «Sarkozyste de Gauche» a su utiliser ses fonctions de Ministre de l’Intérieur, puis celles de Premier Ministre, pour pousser M. HOLLANDE à la sortie. Et de quelle manière ! M. VALLS qui avait qualifié M. MACRON de «Brutus», a su, très habilement, «tuer le père», sans que son geste ne soit perçu comme une trahison. Reconnaissons-lui son grand talent de communicateur et son habileté, dans sa conquête du pouvoir. M. VALLS a d’autres qualités que personne ne peut, sérieusement, contester : transgressif, il a de l’expérience, de l’autorité et particulièrement ambitieux, il se donne les moyens pour parvenir à réaliser ses objectifs personnels, proprement et efficacement. Par ailleurs, il est cohérent, transparent et assume sa ligne politique orientée vers la droite du Parti Socialiste.

En tant que militant, je suivrai avec vous, attentivement, les primaires de la Gauche sans, apparemment, M. MELENCHON et M. MACRON. Pourtant, François MITTERRAND nous avait prévenu : «Je crois pour demain, comme hier, à la victoire de la Gauche, à condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la Gauche. Hors du rassemblement populaire, il n'y a point de salut». Dans cette déclaration de candidature de M. VALLS, j’ai quelques interrogations que je me pose à haute voix.

Tout d’abord, M. VALLS réussira-t-il à mobiliser tous les Hollandais ?

Il n’a échappé à personne que cet «assassinat du père» laissera des rancoeurs tenaces au sein des partisans de M. HOLLANDE. La candidature de Vincent PEILLON à ces primaires, soutenue par les Hollandais les amis de Martine AUBRY et Pierre MOSCOVI, posera des difficultés à M. VALLS. Comment donc M. VALLS s’y prendra-t-il pour rassurer et mobiliser les amis de M. HOLLANDE ?

Le président de la République, un tacticien, à travers la renonciation à sa candidature en 2017, veut se refaire une nouvelle virginité, pour laisser une trace plus honorable dans l’Histoire. Sans doute que certains Hollandais ayant des vestes hautement réversibles, n’hésiteront pas de «venir à la soupe», mais quid de la garde rapprochée qui pourrait avoir une capacité de nuisance ?

Ensuite, ce bilan du quinquennat de M. HOLLANDE ne sera-t-il pas un boulet pour M. VALLS ?

La renonciation de M. HOLLANDE de se présenter aux présidentielles de 2017 a été interprétée comme un échec cuisant de son mandat. Comment donc M. VALLS pourra-t-il transformer cette faiblesse en force ?

Quelle sera la vraie place de la diversité dans les engagements de M. VALLS ?

En effet, la théorie de M. VALLS des «guerres des civilisations» n’est pas de nature à rassurer et à mobiliser, la diversité retranchée dans l’abstention aux élections. Or, les élections présidentielles se gagnent souvent à la marge. La Droite a mobilisé son camp. Cette «France métissée» en référence à une expression de Ségolène ROYAL, est, globalement favorable à la Gauche, mais pourvu que sa place dans la République ne soit pas ravalée au rang d’indigènes de la République. Le président HOLLANDE a reconnu que son pitoyable projet de loi sur la déchéance de nationalité a été une erreur tragique. On sait M. VALLS avait défendu vigoureusement ce texte, au point d’exclure, fort injustement, Mme TAUBIRA de son gouvernement. Le droit de vote des étrangers aux élections locales, promesse datant de 1981, ainsi que la place de la diversité dans la haute administration, ont disparu dans le discours de nos candidats, au profit du «Burkini» et de la laïcité, concept noble, mais détourné de ses objectifs en devenant un vrai repoussoir contre les Français musulmans, dans leur écrasante majorité sont pour le bien-vivre ensemble.

Quelle est la conception de M. VALLS des relations entre la France et l’Afrique ?

La FrançAfrique est toujours là. On ne parle que des opérations au Mali, mais des régimes ignobles, devenus héréditaires, continuent d’être soutenus par la France (Congo, Togo, Gabon, Cameroun, Tchad). L’alternance, contestée aux élections présidentielles en Gambie, est à surveiller. La France qui défend ses intérêts, ce qui est légitime, devrait aussi favoriser et encourager la démocratie en Afrique, pour une vraie coopération.

Par ailleurs quel mode de gouvernance M. VALLS va-t-il mettre en œuvre ?

Nous avons besoin d’autorité et non d’autoritarisme. Les primaires de 2011 avaient fait émerger «les Frondeurs» et la mise en œuvre de l’article 49-3 a laissé un goût amer. Comment assurer l’unité dans la diversité, la cohérence et la solidarité gouvernementale ?

Enfin, ces primaires ne seraient-elles qu’un congrès «clandestin» du PS qui ne dit pas son nom ? La ligne sociale-libérale, face à une droite musclée, sera-t-elle adaptée pour les présidentielles de 2017 ?

En effet, le peuple de Droite a clairement indiqué sa volonté de violenter les plus faibles et de stigmatiser les Français issus de l’immigration. En revanche, la Gauche tâtonne encore dans sa ligne politique. Accordons-nous de le dire ces primaires de la Droite et du Centre indique est une victoire nette et sans bavure d’une Droite musclée, la plus conservatrice depuis MAC-MAHON.

M. VALLS avait préconisé, lors des primaires de 2011, de changer le nom du Parti Socialiste «Il faut transformer de fond en comble le fonctionnement du PS, nous dépasser, tout changer: le nom, parce que le mot socialisme est sans doute dépassé; il renvoie à des conceptions du XIX° siècle", dit-il dans une interview à Sud Ouest Dimanche du 14 juin 2009.  M. VALLS a toujours assumé cette ligne située sur l’aile droite du PS, et a été en cohérence avec cette position. Mais avant d’être désigné candidat aux présidentielles, il faudrait d’abord franchir le cap des primaires. Or, les militants sont en demande d’une vraie offre de gauche, face à une Droite dure et lepénisée. Une gauchisation du discours de M. VALLS, qui se dessine actuellement, serait considérée comme étant une «Gauche cosmétique», sans sincérité des engagements. En effet, si M. HOLLANDE a été sanctionné, c’est en grande partie, non pas du fait de sa politique, mais parce qu’au cours des primaires il avait annoncé une autre ligne politique qu’il n’a pas appliquée par la suite : «La Finance est mon ennemi», «le changement c’est maintenant», ou cette fameuse tirade «Moi, Président» ; or, en termes d’exemplarité les épisodes CAHUZAC et Léonarda ont laissé un goût amer.

Dans sa déclaration de candidatures aux Primaires, M. VALLS se veut être un candidat de la «conciliation» et de «réconciliation» pour rassembler toute la Gauche.  Or, pour gagner les présidentielles de 2017, sa théorie des «Gauches irréconciliables» mériterait une clarification : «Le problème n’est pas d’organiser une primaire qui irait de Mélenchon à Macron. Parfois, il y a des positions irréconciliables à gauche et il faut l’assumer. Moi, je ne peux pas gouverner avec ceux qui considèrent que François HOLLANDE, c’est pire que Nicolas SARKOZY, ou que Manuel VALLS, c’est pire que Jean-Marie Le PEN» avait-il dit le 15 février 2016. 

M. VALLS avait pour mentor, M. Michel ROCARD, avec sa fameuse théorie de la «2ème Gauche» qui me semble être contredite par cette théorie Vallséenne des «Gauches irréconciliables». En effet, progressivement, M. VALLS est en train construire une ligne politique, à lui, qui semblait originale, par rapport aux démons du Congrès de Tours de 1920. Le Parti Socialiste a souvent un discours de Gauche quand il est dans l’opposition, et pratique une politique de droite quand il est au pouvoir. Seuls François MITTERRAND, dans une certaine mesure, et Lionel JOSPIN, pour une large part, ont honoré leurs engagements. Le drame du PS, depuis la disparition de Jean JAURES, c’est que sa ligne oscille entre «l’ambition et le remords» en référence au titre d’un ouvrage sur le PS d’Alain BERGOUNOUX et de Gérard GRUNBERG. Les vrais militants sont à Gauche, et s’estiment trahis à chaque fois que le PS est confronté au pouvoir. Comment donc clarifier les engagements politiques, à l’avance, et afin d’éviter toute «erreur sur la marchandise», toute dissimulation ? Il est incontestable que Messieurs MACRON et MELENCHON ont pris de l’avance ; leurs voix vont compter pour le 2ème tour des présidentielles et pour les législatives de 2017, et bien au-delà. Cette tendance des hommes politiques à la duplicité est un problème majeur de notre siècle.

Il est bien évident que, derrière ces primaires, se faufile la perspective du contrôle du Parti Socialiste. Le vainqueur du Parti Socialiste sera le vrai patron du Parti Socialiste, mais s’il le dirigeait à distance. Cette position de M. HOLLANDE soit-disant d’absence de contact direct avec les députés et le parti majoritaire, est hypocrite. En effet, dans les faits, M. Stéphane LE FOLL a été toujours, de façon officieuse, le gardien vigilant du temple.

Ces primaires sont aussi une technique du partage «partage du gâteau» ou ce qui en restera, les prochaines élections locales (municipales, départementales et régionales) ; les grandes manœuvres ont déjà commencé. Chacun des barons du PS veut déjà placer ses pions. Le fait que Mme Marie-Noëlle LIENEMANN ait retiré, subitement, sa candidature, dès qu’elle a été investie pour les sénatoriales, montre bien que ces postures ne trompent personne.

A mon sens, ne soyons pas dupes, ces primaires ne pourront pas résoudre, immédiatement, ces questions fond. Nous serons en présence de postures ; les convictions sincères seront souvent occultées. En effet, je suis persuadé, qu’après les élections législatives, suite aux congrès de Tours en 1920 et d’Epinay-sur-Seine en 1971, il faudrait un autre congrès du Parti Socialiste, pour clarifier sa ligne politique devenue illisible et inaudible. Car, là est tout le problème : qu’est-ce socialiste à notre époque, s’il s’agissait seulement d’appliquer les politiques libérales ?

Pour ma part, notre identité est brouillée ; il faudrait éclaircir notre ligne politique. Ceux qui n’ont rien à voir avec le Socialisme devraient rejoindre le Centre (M. MACRON, M. BAYROU).

Vive la France républicaine, citoyenne et fraternelle et pour un bien-vivre ensemble !

Paris, le 11 décembre 2016 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Primaires à Gauche : Manuel VALLS a tué le père», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 14:24

En dépit d'une tentative de destabilisation, George PAU-LANGEVIN est sortie victorieuse, de haute lutte, dans son 20ème arrondissement, pour l'investiture aux législatives de juin 2017, avec 4 voix de plus que la maire Vallsiste, de cet arrondissement, Mme Frédérique CALANDRA.

Je me réjouis, pleinement, que les militants socialistes du 20ème aient confirmé leur choix en faveur de Mme George PAU-LANGEVIN. Majoritaire dans son arrondissement, les Parisiens ont reconnu la qualité du travail de George PAU-LANGEVIN en tant que députée depuis 2007, et Ministre. Ce qui promet une belle bataille pour les prochaines municipales. Cette légitimité permet d'entrevoir l'avenir, avec plus de sérénité.

J'associe mes félicitations, le Mouvement Equité et particulièrement M. Hamidou SAMAKé qui fait un travail remarquable dans le 20ème ardt.

George PAU-LANGEVIN a engagé une importante bataille pour l'égalité réelle en faveur des ultramarins quand elle était Ministre. Vice-présidente du Conseil représentatif des français d’outre-mer (Crefom), elle avait réagi, vigoureusement aux propos scandaleux de Nadine MORANO sur la France en septembre 2015, qui disait que la France est un «pays de race blanche». Mme PAU-LANGEVIN avait répliqué : «Pour moi, députée noire de la République, la France décrite par Mme MORANO, n’est pas la mienne». Mme George PAU-LANGEVIN, en désaccord avec le honteux projet de loi sur la déchéance de nationalité, a été poussée à la sortie du gouvernement. Nous n'oublierons jamais ce coup de poignard dans le dos contre la diversité.

Bravo également à M. Jean-Christophe CAMBADELIS, mon député du 19ème ardt, pour son score soviétique, à 75,5%. Un bonjour aux guerrières de l'ombre, Jessica MASSON et Karine GAUTREAU. Léa FILOCHE n'a pas démérité pour ses 25%.

Jean-Christophe CAMBADELIS, contrairement aux hypocrites parés d'un double langage sur l'égalité, mais qui trahissent leurs promesses, a toujours été du côté des exclus. Je n'ai jamais été complaisant à l'égard de la classe politique. Je peux témoigner, personnellement dès mon arrivée en octobre 1995, dans le 19ème ardt, Jean-Christophe, nous avait prêté son bureau pour recevoir les habitants du 19ème afin de les aider dans leurs démarches administratives. Jean-Christophe ne se contente pas de ces lettres d'attente scandaleuses, à la con, assimilables à un "foutage de gueule" ; on nous prend souvent pour des imbéciles. En effet, Jean-Christophe continue toujours d'intervenir, de façon efficace, vigoureuse et particulièrement discrète, quand une personne est victime d'une grave injustice. On a tendance à lyncher, facilement, les homes politiques. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien, il ne faudrait pas hésiter de le dire. Aussi, permettez-moi, de remercier, publiquement, très chaleureusement, pour ces exclus, mon député Jean-Christophe CAMBADELIS.

Myriam EL KHOMERI, en dépit d'une grande polémique nationale sur la loi travail, est sortie victorieuse dans le 18ème circonscription (9ème et 18ème ardts) face à Afaf GABELOTAUD.

Paris, le 9 décembre 2016 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Investiture PS pour les législatives de juin 2017 : Victoire de George PAU-LANGEVIN dans la 15ème circonscription (20ème ardt) et confirmation de Jean-Christophe CAMBADELIS dans la 16ème circonscription (18ème et 19ème ardts», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Investiture PS pour les législatives de juin 2017 : Victoire de George PAU-LANGEVIN dans la 15ème circonscription (20ème ardt) et confirmation de Jean-Christophe CAMBADELIS dans la 16ème circonscription (18ème et 19ème ardts», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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