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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 21:00

Cette campagne des présidentielles de 2017 se déroule dans un contexte international marqué par une forte aspiration au renouveau contre un ordre ancien, ainsi qu'un désir d'éthique, d'efficacité et de respect des engagements électoraux. On s’attend à un grand chambardement, mais on ne sait pas lequel. En effet, cette campagne des présidentielles de 2017 est surprenante et inquiétante. Ce qu'on croyait acquis et stable, subitement s'effondre sous nos yeux, à tel point que 54% des sondés ne savent pas pour qui ils vont voter.

Le candidat idéal devrait incarner la nouveauté, s'insurger contre les élites et avoir un programme cohérent et crédible.

Prétendant être la candidate anti-système, «mains propres et tête haute», Mme LE PEN, dans sa dissimulation et sa recherche de respectabilité, vient, en quelques semaines, de montrer son vrai visage : celui de l'intolérance et du manque de probité. Dans sa xénophobie à tout-va, Mme LE PEN considère que les Français issus de l’immigration sont par principe des profiteurs et des délinquants : «Quand on aspire à s’installer dans un pays, on ne commence pas par violer ses lois. On ne commence pas par réclamer des droits», dit-elle dans son discours à Lyon du 5 février 2017. Lors de son intervention à Nantes du 24 février 2017, le F.N. vient de retrouver sa doctrine fasciste, digne de l'O.A.S., et brutalités de son père Jean-Marie LE PEN. Tel père, telle fille, dans cette entreprise familiale dynastique. Se croyant déjà élue présidente de la République française, avant l'heure, Mme LE PEN menace les juges et les fonctionnaires, et envisage, en contradiction manifeste du principe de neutralité de l'administration, de poser l'obéissance politique des agents publics conformément à sa doctrine du patriotisme. "Je veux dire publiquement, ici, aux fonctionnaires à qui un personnel politique aux abois demande d'utiliser les pouvoirs d'État […] de se garder de participer à de telles dérives", a averti Mme LE PEN. Et d'ajouter, qu’après les élections, "ces fonctionnaires devraient assumer le poids de ces méthodes illégales".

Par ailleurs Mme LE PEN qui se croît au dessus des lois, refuse de répondre aux convocations des juges. Ceux qui croyaient que le FN est un parti respectueux des principes démocratiques sont prévenus. Au moins, les choses sont claires : le FN est un adversaire résolu de la démocratie et des principes républicains. «Je n’accepterais jamais qu’on puisse mettre en cause les fonctionnaires dans notre République au prétexte qu’ils appliquent la loi et qu’ils font en sorte que la justice puisse travailler» dit le président François HOLLANDE. «Lorsque l’on remet en cause la neutralité de l’Etat, c’est qu’on est prêt à remettre en cause aussi les principes de laïcité, d’indépendance et d’impartialité» rajoute M. HOLLANDE.

M. MELENCHON, se voulant ferme vis à vis du FN, pourrait, avec son refus de l'unité avec M. HAMON, favoriser l'élection de Mme LE PEN, dès le 1er tour. En effet, la Gauche est majoritaire dans les sondages, mais avec ce comportement de la "France insoumise", on risque de se coucher devant le FN.

Un autre banquier joue sur la cosmétique ; on a vu ses lois MACRON et pour quels résultats ? Il est curieux de constater que M. BAYROU qui l'avait affublé de tous les noms désobligeants, le trouve maintenant parfait. Ni gauche ni droite, mais surtout de droite. M. MACRON devrait publier la liste de ses donateurs conformément aux souhaits de son nouvel ami, M. BAYROU, qui vitupère contre les conflits d'intérêts et les puissances d'argent.


M. FILLON, reconnaissons-le, élu brillamment lors de la primaire de la Droite sur le thème de la morale, s'est empressé déjà, de renier, dans les colonnes du Figaro, son programme de casse de la sécurité sociale. Depuis lors, avec ses emplois familiaux et tous les concerts de casseroles qui l'accompagnent, délégitimé dans sa prétendue posture de chevalier blanc, M. FILLON est devenu inaudible. Peut-on appliquer un programme de droite radicale, si on cajole les puissants et sa famille et on massacre les faibles ?


Par ailleurs, en matière pénale, M. FILLON réclame la création de nouvelles places en prison et la tolérance zéro, mais apparemment pas pour lui.


M. FILLON, dans cette affaire présumée d'emplois familiaux fictifs, disait avant qu'il avait confiance en la justice et le voilà acculé par des concerts de casseroles, comme Marine LE PEN, il veut se soustraire à la justice en parlant "d'assassinat politique".

En fait, par son obstination M. FILLON va provoquer le suicide collectif de la Droite. En se tranchant derrière une légalité formelle, M. FILLON a perdu de vue que depuis l'affaire CAHUZAC la probité est devenue une valeur politique essentielle. Il refuse de retirer sa candidature après sa mise en examen : "Qui imaginerait le général de Gaulle mis en examen" avait-il entonné en direction de M. SARKOZY ?

M. FILLON avait déclaré qu'il allait retirer sa candidature s'il était mis en examen. Pour lui, c'est une «question éthique et morale». Cependant, en annonçant qu'il maintiendra sa candidature, il a, une fois de plus, menti. M. FILLON est cramé il a pris sa famille politique en otage et l'entraîne au fond du gouffre.


La situation au PS est pleine de paradoxes : un président de la République, en chômage 4technique, inaugure des chrysanthèmes et un ancien premier est tenté de jouer au frondeur contre le candidat désigné démocratiquement par le parti. Certains même au sein de l'aile droite du PS reluquent du côté du mouvement en Marche. L'aile droite du PS pourtant battue à plate couture aux primaires veut refaire le match et s'inquiète du rapprochement avec les Verts. Sans unité de toute la Gauche point n'est de salut. En dépit du bilan contrasté de M. HOLLANDE, M. Benoît HAMON a remis le Parti socialiste dans le jeu.

Les Français issus de l'immigration, en dépit de la menace de la peste brune, ont choisi de se barricader dans leur autisme. Pourtant Mme LE PEN a prévenu : elle est, par principe, du côté de la Police. Mesdames et Messieurs "les Bamboula" la chasse est donc ouverte. Quand Mme LE PEN parle "d'autoroute entre Paris et Alger" elle instrumentalise la peur comme argument électoral et caresse les bas instincts.

Une chose est certaine : pour ma part, avant le 2ème tour, il y a un 1er tour ; il faudrait voter utile, dès le 1er tour, compte tenu de la dispersion des candidatures de la Gauche, pour un "futur désirable", pour Benoît HAMON.


Aux urnes, citoyens en avril et en mai pour faire battre le coeur de la France !


Paris, le 1er mars 2017 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

M. FILLON, un candidat carbonisé.

M. FILLON, un candidat carbonisé.

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 20:15

Dans sa conférence de presse du 22 février 2017, M. François BAYROU du MODEM constate un paysage politique décomposé et une gravité de la situation. Le Parti socialiste est représenté par un candidat frondeur. A Droite, le dévoilement des affaires, un candidat enfermé dans l'aveuglement des privilèges et des dérives et les militants l'ont accepté. La candidature de François FILLON pose «d’immenses problèmes moraux» : toujours davantage de privilèges pour ceux qui sont en haut et des efforts pour les petits. On ne croit pas en la Politique et le FN menace, les électeurs sont désorientés et désabusés. C'est une situation pleine de risques avec la dispersion des voix.

En conséquence, M. BAYROU annonce s'allier avec M. MACRON, pourtant qualifié, par lui, "d'hologramme de la finance", sous réserve de prévoir une loi de moralisation de la vie publique, que la France résiste à la loi du plus fort, en protégeant les plus faibles, et un changement dans la démocratie et au parlement. M. MACRON a accepté cette alliance.


M. François BAYROU, qui avait dit auparavant du grand mal de M. MACRON, a senti qu'il n'avait pas les moyens politiques et financiers d'engager une 4ème campagne électorale, sur un créneau du Centre-Droit déjà occupé par le mouvement «En Marche». M. BAYROU avait soutenu M. JUPPE et n'avait plus de perspectives.


Cette position de M. BAYROU interpelle directement la Gauche qui est majoritaire dans les sondages. La Gauche, à moins qu'elle ne soit suicidaire, doit faire barrage à toutes les impostures, en vue de faire battre le coeur de la France, pour rendre l'espérance. C’est le temps de la recomposition politique à Gauche. M. HAMON a imposé au Parti socialiste un virage à Gauche. Ce serait lucide et honnête des autres composantes de la Gauche de tenir compte de cette nouvelle donne et de la consolider.

Ces présidentielles sont étonnantes et déroutantes. Rien n'est prévisible. Tout peut basculer dans un sens favorable ou défavorable. Ce qu'on croyait acquis peut se révéler d'un jour à l'autre fragile et s'écrouler. En tout cas à ce jour les rapports de forces paraissent clairs : une droite dure et un Front national embourbé dans des affaires, un centre qui se construit mais avec un château de sable. On marche sans savoir où est-ce qu'on va.

M. François de RUGY s'était engagé à respecter le véridique de la Primaire de la Belle Alliance. Mais il a trahi sa promesse en allant rejoindre M. MACRON. Tout cela fait vieille politique de la IVème République. M. MACRON avec l'alliance de M. BAYROU est devenu un candidat «Centre-Droit» suivant M. Jérôme GUEDJ. M. MACRON voulait être ni de gauche ni de droite, mais François MITTERRAND avait dit que le "Centre ni de Gauche, ni de Gauche". En fait le Centre c'est un marche pied de la Droite.

C'est le moment, pour toute la Gauche de faire de la politique autour d'un projet solide. En effet, en politique, rien n'est écrit d'avance ; la volonté peut faire bouger les lignes. Ce sont, en définitive, les électeurs qui décident. L’électorat est particulièrement volatile ; 54% des électeurs ne savent pas encore pour qui voter. Donc la Gauche unie peut constituer une offre crédible.

Ce qu'on demande aux hommes politiques, c'est de s'attaquer aux vrais problèmes de la population. Un Centre qui appliquerait de vieilles recettes et un Front national qui menace la République cela vaut bien une belle alliance de la Gauche. "Hors du rassemblement populaire, il n'y a point de salut", nous avait dit François MITTERRAND.

Paris, le 22 février 2017 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«L’alliance de M. François BAYROU avec M. Emmanuel MACRON interpelle la Gauche qui devrait s'unir, sans délai", par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 22:10

M. Benoit HAMON est un état d’esprit de gagner les présidentielles de 2017. Il existe une majorité sociale qu’il veut transformer en majorité politique et M. HAMON s’adresse, non pas aux appareils politiques, mais à tous les militants de gauche qui ne veulent ni de M. MACRON, ni d’une Droite dure, ni du Front National. C’est dans le même état d’esprit des Primaires, que M. HAMON a pour ambition de gagner les présidentielles, pour faire battre le cœur de la France. Il y a une urgence à tourner la page de l'austérité et tout mettre en œuvre que cela change, vraiment. Mais M. Jean-Luc MELENCHON, avec des expressions particulièrement désobligeantes et outrancières, comme il en a le secret, ne veut pas s’accrocher «au corbillard» du Parti socialiste. M MÉLENCHON, avant même que les discussions ne démarrent, propose à M. HAMON de soutenir une candidature, la sienne. Au delà des questions de préséance ou d'outrages verbales de M. MÉLENCHON, un ex -socialiste, a des comptes à régler avec notre parti ; il avait échafaudé toute sa stratégie de lutte contre l'aile libérale du PS, mais c'est Benoît HAMON qui a gagné les primaires. Il va falloir que M. MÉLENCHON change de logiciel. Nous ne sommes pas ses ennemis, mais ses alliés pour battre la Droite et l'extrême droite qui peut gagner dès le 1er tour, si on n'y prend garde.

M. MÉLENCHON se pose en adversaire résolu du FN ; ce serait un comble si c'était lui qui faisait élire Mme LE PEN dès le 1er tour ! M. MÉLENCHON qui souhaite peut-être l'échec de la Gauche, se trompe d'ennemi. M. MÉLENCHON sera jugé par le Tribunal de l'histoire, si par mégarde les fachos prenaient le pouvoir.

M. MÉLENCHON n'a pas été correct avec ses alliés communistes. Quand on parle de préséance, tu remarqueras qu'il a pris sa décision de se lancer dans les présidentielles, sans concerter ses alliés communistes ; c'est une drôle de façon de faire quand on veut être un démocrate exemplaire. C'est vrai qu'il a une grande admiration pour Fidèle CASTRO.

Rien n'empêche les communistes, qui ont toujours travaillé de très bonne manière et dans le respect mutuel, de négocier avec Benoît HAMON, notamment pour les législatives. Et là M. MÉLENCHON se retrouvera tout nu, si je puis m'exprimer ainsi.

En revanche, si la dynamique de M. HAMON se confirmait, les égos seront vaincus. Certes, il y a une difficulté à construire le rassemblement, pour vaincre les politiques d’austérité. Cependant, M HAMON travaille pour que le rassemblement se fasse avec les Verts afin de «construire une nouvelle dynamique politique» et de gagner. Dans ces échanges, il faut des étapes transparentes, pour un modèle reposant sur des énergies renouvelables et une indépendance énergétique de la France.

M. Benoît HAMON a réussi à stopper net la tentation des électeurs socialistes d'aller vers le mouvement "en Marche". M. Emmanuel MACRON marche, mais on ne sait pas où est-ce qu'il va. "Il faut qu'Emmanuel MACRON parle à Emmanuel MACRON" recommande pour Benoît HAMON, pour plus de cohérence. En adoptant de plus en plus, un discours clivant, M. MACRON n'a pas convaincu avec son slogan "ni droite, ni gauche". Comme le dirait le cardinal de RETZ "on ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépens".

Finalement les électeurs de gauche probablement utile au 1er tour pour la gauche radicale et sectaire de M. MÉLENCHON et le flou de M. MACRON. "Quand c'est flou, c'est qu'il y'a un loup" dit Martine AUBRY.

M. HAMON envisage de mettre en débat la 6ème République un projet qui sera soumis au référendum. L’exécutif, le gouvernement, comme le Président de la République, doivent être responsables devant le parlement, y compris par la procédure de l’Impeachment (non-respect de ses engagements, déviances). M. HAMON veut mettre en place un 49-3 Citoyen. Il faut que valoriser les différentes culturelles, mais aussi que les citoyens se parlent et se rassemblent. Il y a déficit démocratique ; il faut que les citoyens aient un droit d’initiative, mais celui-ci doit être encadré. La primaire a laissé des traces, à cause des débats vifs, mais il y a également un vainqueur, c’est M. HAMON. Sa responsabilité est de construire une majorité présidentielle contre une Droite dure qui veut défaire des acquis sociaux (compte pénibilité, garantie jeune, droit à la déconnexion). Il amendera la loi El KHOMERI. Il assume les désaccords sur la déchéance de la nationalité, mais il se tourne vers le futur. La Gauche trouvera matière à se rassembler. M. HAMON est favorable à la proportionnelle, avec une dose de majoritaire. Il faut que le parlement dégage des majorités, mais avec une représentativité de chaque sensibilité.

M. HAMON s’engage sur trois référendums : sur le vote blanc, le droit de vote des étrangers aux élections locales et le 49-3 citoyen. M. HAMON veut redonner la parole aux citoyens sur les grands enjeux qui nous divisent.

A propos du débat sur la colonisation, M. HAMON demande des regrets, mais ne considère pas la colonisation comme un crime contre l’humanité. «Je ne suis pas pour caractériser cela comme un crime contre l’humanité».

S’agissant des graves bavures policières dans les banlieues, la colère des habitants de ces zones est légitime. M. HAMON propose que les policiers soient mieux payés et mieux formés lorsqu’ils sont affectés en banlieue. En banlieue, il n’est pas normal que les parents soient inquiets pour leurs enfants face aux policiers dont la mission est de protéger les citoyens. Chaque père de famille a des inquiétudes et il a peur qu’un contrôle d’identité au faciès ne dégénère. M. HAMON ne sous-estime pas la colère des policiers, mais chaque citoyen n’a pas à avoir peur de la police. Chaque citoyen a le droit d’être protégé par les forces de l'ordre. M. HAMON veut rétablir la police de proximité et recruter des policiers supplémentaires ; cela a un coût, mais il l’assume. La Droite veut réduire le nombre de fonctionnement, les dotations des collectivités locales, les subventions aux associations et la culture, mais aussi construire des places de prison, en s'attaquant aux mineurs. Donc, il y aura plus d’inégalités et de violence. Par ailleurs, M. Benoit HAMON veut créer un corps d’inspection contre les discriminations (logement, d’accès à certains lieux, à un travail). Il faut respecter le principe de non-discrimination et le principe de l’égalité réelle. «Il faut faire attention aux mots qui chantent plus qu’ils ne parlent» disait Paul VALERY.

La prohibition du cannabis a échoué. Il faut sortir du déni. Il faut une campagne de prévention des addictions. On le fait contre le tabac et l’alcool et on pourra faire de la prévention contre le cannabis. On peut s’épanouir sans consommer de la drogue.

M. HAMON réclame un nouveau traité budgétaire européen (déficit, choix monétaire, calendrier budgétaire, traité énergétique). C'est le dysfonctionnement du système conduisant à venir en aide à la dette privée qu'il faut dénoncer. Même si la majorité est de droite au parlement européen, M. HAMON veut faire bouger les lignes. Ainsi, l’Allemagne n’est pas un bloc monolithique ; certains Allemands ne sont pas d’accord avec la rigueur budgétaire. Il faut reprendre une construction européenne sur la base de projets, y compris dans le domaine de la défense et la stratégie industrielle. Avec une Amérique isolationniste, les Européens doivent resserrer les rangs. La politique d’austérité a échoué et n’a pas mis fin à l’endettement qui a explosé. Il faut relancer la machine industrielle.

M. HAMON maintient son projet de revenu universel. Avec le Pacte de responsabilité et le CICE, on a dépensé des milliards, sans contrepartie. Bill GATE a reconnu que la taxe sur les robots est pertinente. Il faut de nouvelles protections sociales, et des innovations, et ainsi penser des transitions à mettre en œuvre. Il faut un nouveau pilier à la sécurité qui protège face à ces profondes mutations.

Paris, le 19 février 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Benoît HAMON au Grand jury RTL Le Monde du 19 février 2017», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 13:01

Un objet particulier et emblématique a fait irruption dans cette curieuse et angoissante campagne électorale : c'est la casserole. Si la presse est encore restée largement obséquieuse et complaisante à l'égard de cette entreprise familiale qu'est le Front National (F.N), ceux qui sont inquiets pour les menaces pesant sur la République commencent à manifester bruyamment contre cette organisation factieuse et fasciste. En effet, le FN est une véritable entreprise de démolition des valeurs républicaines d’égalité et de fraternité inscrite au fronton de toutes les mairies.

 

En dépit des casseroles qu'ils traînent, notamment au FN et chez les Républicains, certains électeurs, même en se bouchant le nez, iront sûrement voter FN. Les digues sont tombées. Pendant longtemps on avait honte de dire qu'on est du FN. Depuis que M. SARKOZY a prôné le concept de "droite décomplexée", sous l’effet de la crise, la parole raciste s'est considérablement libérée en France. Il est vrai que certains aspects du mandat de M. HOLLANDE ont desservi la cause républicaine (projet avorté de déchéance de la nationalité, débats absurdes sur certains détails vestimentaires, interdiction du concert de Black M, absence de plan des banlieues, refus du droit des étrangers aux élections locales, etc.). Depuis lors M. HOLLANDE tente de racheter ses fautes en prenant des positions audacieuses dans l'affaire Théo. C'est l'honneur des "Frondeurs" au Parti socialiste, d'avoir dénoncé ces impostures et ces dérives du mandat de M. HOLLANDE qui ne peuvent être rattachées ni à l'esprit des engagements du Bourget, ni à l’héritage de Jean JAURES. En revanche, M. Benoît HAMON a gagné, aux primaires du 29 janvier 2017, sur une véritable ligne de gauche, pour restaurer l'honneur du parti socialiste, et pour "faire battre le coeur de la France". M. HAMON, contre vents et marées, a eu le courage, et sans tenir compte de la dictature des sondages, de délivrer une parole forte, fondée uniquement sur ses convictions d'authentique socialiste. L'éthique en politique, c'est aussi et surtout défendre les valeurs auxquelles on croît, sans tenir compte du sens du vent qui ne cesse, d'ailleurs, de souffler dans toutes les directions.

Même si je ne partage pas ses points de vue, Emmanuel MACRON a eu parfaitement raison de dire que la colonisation est un «crime contre l’humanité». En effet, certains hommes de droite avaient tenté de démontrer les «aspects positifs de la colonisation ». En effet, la colonisation n’avait pas une mission de civilisation, c’était purement une entreprise de domination d’un peuple sur un autre peuple. Une partie de la France a du mal à assumer son passé colonial peu glorieux. On se souvient du massacre des Tirailleurs sénégalais en 1944, de la tuerie, avec plus de 100 000 morts, à Madagascar et de toutes ces personnes mortes dans la construction des chemins de fer en Afrique ou par le travail forcé. 500 000 morts lors de la guerre d'Algérie mais la France est dans le déni on ne parlait que "d'évènements" en Algérie. Les militaires tortionnaires ont été amnistiés. Or, l’esprit colonial est consubstantiellement lié à la démarche du FN et de la Droite qui considère les Français issus de l’immigration ne seraient que des indigènes de la République, des sous-hommes et des Français de seconde zone. L’actualité montre avec l’affaire Théo, violé par des policiers véreux ou Adama TRAORE, comme 113 autres jeunes issus de l’immigration étouffés à mort, lors de contrôles au faciès, que la vie de nos jeunes n’a aucune valeur, pour certains. De ce point de vue, dans son discours sur le colonialisme en 1950, Aimé CESAIRE avait bien caractérisé le colonialisme, un phénomène incapable de résoudre les problèmes majeurs de la société et qui se réfugie «dans une hypocrisie d’autant plus odieuse qu’elle a de moins en moins chance de tromper». En effet, pour CESAIRE, une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une «civilisation décadente ». Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. En reconnaissant le FN, comme un parti légal et respectable, la France a bafoué le principe élémentaire d’égalité républicaine qu’elle avait institué elle-même et considéré comme universel. Là aussi le jugement de CESAIRE est sans appel «Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde».

Par ailleurs, M. François FILLON en décidant de maintenir sa candidature, même dans l'hypothèse où il serait mis en examen, a pris en otage sa famille politique. M. FILLON, se fondant exclusivement sur la légalité des emplois familiaux. Or, avec un népotisme avéré, dans son autisme, M. FILLON n'a pas encore compris que la donne a fondamentalement changé depuis l'affaire CAHUZAC. En effet, la France aspire à un renouvellement des valeurs politiques et morales, en se fondant sur l'éthique, la probité et l'honnêteté. Dans son obstination dans l'erreur M. FILLON, devenu peu crédible et inaudible, est un allié objectif du Front national. M. FILLON continuera, par conséquent, d'être accueilli par un concert de casseroles à l'occasion de tous ses déplacements.


Cette entreprise familiale qu'est le FN, même si elle est légale, est fondamentalement illégitime par rapport aux valeurs républicaines d'égalité et de fraternité. Jusqu'ici le FN s'est avancé masqué, dans une recherche effrénée de respectabilité. Mais depuis que les 144 propositions du FN ont été publiées les masques sont tombés. Le FN est revenu aux fondamentaux racistes et xénophobes et cela plus d'un titre.

 

Tout d'abord, le principe de «préférence nationale» illustre parfaitement la violation du principe d'égalité qui ne manquera pas d'être condamné par la Cour européenne des droits de l'homme. Vouloir réserver en priorité l'emploi, le logement et les aides sociales, ainsi que l'inscription à l'école publique aux nationaux, entendez par là les Blancs, c'est aller vers de graves troubles de l'ordre public interne. Mme LE PEN veut interdire le regroupement familial, non pas pour les Américains et les Australiens, mais uniquement pour les Africains et les Arables, en contradiction manifeste avec le droit à mener une vie familiale normale. Il faut le dénoncer, avec une extrême vigueur, actuellement, et sous le mandat de M. HOLLANDE, et avant même l’arrivée au pouvoir du FN, par de simples circulaires, le gouvernement a rendu difficile le regroupement familial, la transcription sur les registres des mariages et des actes d’état civils des enfants des Français issus de l’immigration quand ils résident à l’étranger. Par ailleurs, les étrangers ayant séjourné régulièrement en France quand ils sont à retraite ont toutes les peines du monde à faire renouveler leur titre de séjour. En cas de décès, les familles sont soumises à des tracasseries administratives, pour la pension de réversion. Les étrangers séjournant régulièrement en France, quand ils sont d’origine africaine, voient souvent leurs demandes de naturalisation rejetées arbitrairement, contrairement aux autres groupes ethniques.

 

Ensuite, avoir une vision ethnique, esclavagiste et colonialiste de la nationalité, en considérant les Français issus de l'immigration comme étant des étrangers, c'est rechercher manifestement le désordre et la guerre civile. Ainsi, le FN, qui avait épargné jusqu'ici la communauté juive, considérera que la double nationalité et le port du kipa seront interdits. Il va de soi que les musulmans sont tous, pour le FN, potentiellement des terroristes et des fondamentalistes religieux qu'il faudra bouter hors de France.

 

Le FN, dans sa conception tribale de la nationalité, envisage de retirer massivement la nationalité aux Français issus de l'immigration et aux Juifs en vue de pouvoir les expulser. Dans son projet puérile, et comme si les États africains devraient lui obéir comme au temps de la colonisation, le FN veut imposer des accords de réadmission de ces populations françaises issues de l'immigration.


Enfin, les préconisations du FN, conduisant ce grand pays capitaliste qu'est la France à se refermer sur lui-même, causeront sa ruine et sa perte.


Au moment où M. Benoît HAMON cherche à sauver la Gauche majoritaire en voix, en organisant son unité dès le 1er tour, on nous pose les 21 conditions, comme en 1920. Autant dire qu'il y a un risque sérieux que cette entreprise familiale qu’est le FN, soit élue dès le 1er tour. En effet, avant le 2ème tour il y a toujours un 1er tour. Pourtant, même si l'arithmétique n'est pas de mise en politique, une alliance des forces de gauche, dès le 1er tour, aurait créé une dynamique de la victoire. Les égos surdimensionnés, les pitreries et les conditions préalables posées sont une perte de temps et risquent de réduire considérablement les chances de la Gauche. En effet, il n'a pas échappé à personne que les entreprises familiales, que sont le FN et les Républicains, sont engluées dans un népotisme contredisant manifestement leurs prétentions de probité. Une campagne énergique, concertée et prompte, de la gauche aurait renversé la vapeur. On perd un temps précieux. "Time is Money" disent les Anglais.


Je m'adresse, en particulier, aux Français issus de l'immigration pour leur dire que devant cette menace grave de la peste brune, ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient. Les jeunes protestent partout en France pour que justice soit rendue pour Théo et Adama TRAORÉ. Quand on est citoyen de la République, au lieu de brûler ses équipements publics pénalisant encore d'avantage les plus fragiles, on peut se servir de son bulletin de vote, comme une arme. De ce point de vue, j'adhère pleinement à la théorie du "dégagisme" que préconise M. MÉLENCHON. Dans ce sens, voter ne signifie pas qu'on est encarté, mais qu'on élimine ses adversaires, c’est-à-dire les candidats ouvertement racistes. Le vote, ainsi conçu, est une mission de salubrité publique républicaine. En effet, le FN a déjà pris une position claire : face aux bavures, aux crimes ou viols des forces de l'ordre, il sera "par principe du côté de la police". Par conséquent, avec un gouvernement du FN on peut dire que «la chasse est ouverte», en toute impunité.


Paris, le 17 février 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

Le Front National : une entreprise familiale de démolition de la France républicaine», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
Le Front National : une entreprise familiale de démolition de la France républicaine», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 20:09

Le rassemblement pacifique, devant le Tribunal de Bobigny, le dimanche 11 février 2017, ne visait qu’un seul objectif : la justice pour Théo, violé et brutalisé le 2 février 2017, par ceux-là mêmes dont la mission était de protéger la population. Ces policiers véreux et criminels qui ont sali leur noble tenue, et déshonoré notre Police républicaine que nous respectons. L’affaire Théo, victime de graves brutalités policières, à Aulnay-sous-Bois, comme celle d’Adama TRAORE, mort étouffé par des gendarmes, nous invite à méditer, sérieusement, sur ce message de Martin Luther KING : «notre vie commencera à s’arrêter le jour où nous gardons le silence sur les choses graves».


Dans un Etat démocratique chaque individu, fut-il un citoyen issu de l’immigration, doit être respecté dans son intégrité physique et sa dignité. Or, dans le traitement de cette affaire, j’entends plusieurs petites musiques dissonantes, éloignées des lois républicaines d’égale dignité pour tous. En effet, il est regrettable que la presse ait passé sous silence le caractère singulièrement pacifique cette réunion de Bobigny qui réclamait la justice pour Théo. Les débordements ont eu lieu à la fin de la manifestation, par une minorité, dont nous désolidarisons et dont nous condamnons les actes. Depuis quelques jours avec une complaisance médiatique incroyable, Mme LE PEN, et son entreprise familiale, distille son venin et se déclare, «par principe solidaire de la police». On peut comprendre, par là que le FN, s’il arrivait au pouvoir, donnerait la permission de violer, de brutaliser et d’étouffer nos enfants, sans que justice ne soit rendue. Les Français issus de l’immigration, qui seraient tentés de s’abstenir aux élections présidentielles, sont prévenus ; ils ne pourraient pas dire : «je ne savais pas». Auparavant, on voit bien dans ce dossier de Théo, que c’est un jeune bien sage, très bien inséré dans la société, mais dont le contrôle d’identité au faciès a abouti à son viol. En dépit de ce crime, Théo et sa famille ne cessent d’appeler au calme et s’en remette à notre justice. Un syndicaliste de la police, Luc POIGNANT, qualifie les Noirs de «bamboulas». Pour lui, c’est un terme acceptable. Aurait-il été acceptable qu’on lui enfonce une matraque dans le derrière ?


Nous avons un terrible besoin d'être traités comme des êtres humains, d'un minimum de considération et respect. Or, on se rend compte, avec les affaires Théo et Adama TRAORÉ, que la barbarie est possible, même dans une démocratie qui se veut exemplaire. Pire encore certains vont même jusqu'à nier, justifier, excuser, faire l'apologie, ou nous insulter comme cet odieux syndicaliste, Luc POIGNANT, de la SGP, pourtant en charge de la communication qui nous a qualifiés de "Bamboula". Le plus insupportable encore, à défaut de valoriser l'action de ceux qui situent leur démarche dans le cadre de la légalité républicaine en réclamant justice, on minore, on discrédite ou passe sous silence une telle belle démarche. Lors de ce rassemblement du 11 février 2017, un jeune manifestant de 16 ans, Emmanuel TOULA, a sauvé un enfant oublié par sa mère dans une voiture qui allait prendre feu. La Police avait tenté, vainement, dans un premier temps, de récupérer ce geste noble à son profit, puis a fini par rendre hommage, sous la pression et la vigilance des internautes, à ce valeureux jeune manifestant.


Je dis ici, tranquillement, mais avec toute la fermeté désirable, il ne faudrait pas espérer une paix durable, dans une société où règnent l’injustice, l’arbitraire et le racisme. Plus de 113 jeunes ont été étouffés à mort, ces dernières années, sans enquête sérieuse. Dans son ouvrage, "La prochaine fois, le feu", James BALDWIN, nous a mis en garde contre l'intolérance : le racisme est aussi meurtrier que suicidaire. Cet ouvrage est un avertissement implacable pour ceux qui distillent la haine. Nous ne continuerons pas à aller à l’abattoir, tranquillement. La vie de chacun de nos enfants est aussi précieuse que celle des autres. Un égal UN : «Je ne plierai pas, je ne m’en irai pas en silence. Je ne me soumettrai pas. Je ne me retournerai pas. Je ne me conformerai pas. Je ne me coucherai pas. Je ne me tairai pas. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; ce n’est pas subir la loi du mensonge triomphant» nous disait Jean JAURES.


Pour l’instant, nous continuerons à faire confiance à la justice et c’est le sens de ce rassemblement pacifique du 11 février 2017 devant le Tribunal de Bobigny. Mais comme le dirait ma grand-mère, «je suis un aveugle, je ne vois que ce je touche». Nous serons très attentifs au traitement judiciaire des affaires Théo et Adama TRAORE. En effet, devant ces odieuses injustices, le pasteur Martin Luther KING nous rappelle notre devoir d’homme : «Si un homme n’a pas trouvé quelque chose qui vaut qu’on lui sacrifie la vie, il ne mérite pas de vivre. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce en quoi il croit. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour la justice. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce qui est vrai». Nous avons un cœur tendre, mais un esprit ferme.

 

Nous ne sommes pas des indigènes de la République. Nous sommes aussi la France, les vrais Patriotes, au même titre que ceux aiment, vraiment cette France républicaine et citoyenne.


Restons fortement mobilisés pour ces élections présidentielles et législatives à venir, qui sont lourdes de menaces pour les valeurs républicaines.


Pour ma part, je souhaiterais, avec M. Benoît HAMON, qui a pris des engagements clairs pour le bien-vivre ensemble, faire battre le cœur de la France.


Devant la menace de la peste brune, il est urgent, au préalable, que la gauche se rassemble autour d'un projet cohérent et concerté. Avec le doute et le discrédit de la candidature de M. FILLON et la candidature cosmétique de M. MACRON, si on n'y prenait pas garde, LE PEN peut être élue dès le 1er tour. En effet avant le 2ème tour il y a toujours un 1er tour. Ce n'est jamais arrivé, mais ça peut nous tomber sur la tête. A tout le moins, ce serait un comble de refuser la main tendue de Benoît HAMON et d'aller voter, par la suite, pour M. MACRON, soit disant pour défendre la République.


Par conséquent, l'enjeu est clair et connu de tous : divisés c'est le désastre assuré, mais réunis la Gauche installe une dynamique de la victoire. Chacun au-delà du verbiage traditionnel, devra prendre ses responsabilités devant le Tribunal de l'Histoire. En l'état actuel d'éparpillement des forces de gauche : c'est ou MACRON ou LE PEN. Je préfère que ce soit la Gauche. Je n'ai pas envie, comme en 2002, aller encore faire une marche à la République, ni voter pour un candidat de droite. J'ai choisi avec Benoît HAMON de faire battre le coeur de la France.

 

Paris, le 12 février 2017, par M. Amadou Bal BA, - http://baamadou.over-blog.fr/

 

"Justice pour Théo et Adama TRAORE et pour tous ceux qui ont été étouffés à mort ou brutalisés lors des contrôles d’identité au faciès", par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 00:35
Cet article a été publié dans le journal XALISMAN édition du 7 février 2017
 
L’affaire Théo, victime de graves brutalités policières, à Aulnay-sous-Bois, comme celle d’Adama TRAORE, mort étouffé par des gendarmes, nous invite à méditer, sérieusement, sur ce message de Martin Luther KING : «notre vie commencera à s’arrêter le jour où nous gardons le silence sur les choses graves». Le jeune homme, qui s'est vu prescrire soixante jours d'ITT après une opération consécutive à une déchirure à l'anus de 10 cm de long, reste, lui, toujours hospitalisé. Ce jour-là, alors qu'il se rend auprès d'une amie de sa sœur pour lui remettre un sac de chaussures, Théo, 22 ans, aperçoit des amis du quartier : «Je vais pour leur serrer la main comme d'habitude et lorsque j'arrive, les policiers arrivent aussi et disent : Tous contre le mur. A leur façon de parler, j'ai compris qu'ils n'étaient pas là pour rigoler», dit-il et ajoute : «Il me met un coup, et là je savais que, dans ce coin, il n'y avait pas de caméra et qu'il fallait que je me débatte pour que j’aille devant les caméras. J'ai réussi à me débattre. Ils me saisissent à trois, ils me tirent. Que des insultes, des insultes, tous les noms. Un policier tire sur tout ce qui est là avec du gaz lacrymogène, il revient vers moi et il m'insulte». Théo poursuit son récit : «A lui aussi je dis : Mais pourquoi faites-vous ça, monsieur ? Le policier, là, il me regarde. Moi, j'étais de dos, de trois quarts, donc je voyais ce qu'il faisait derrière moi. Je l'ai vu prendre sa matraque et il me l'a enfoncée dans les fesses, volontairement. Dès qu'il m'a fait ça, je suis tombé sur le ventre et là ils m'ont dit : Assieds-toi maintenant. J'ai dit : J'arrive pas à m'asseoir, je ne sens plus mes fesses. Et ils m'ont mis du gaz lacrymogène sur la tête, dans la bouche. Un coup de matraque en pleine tête. J'entends un policier dire : Attends, ici y a les caméras, on va l'emmener derrière le mur, on va lui faire sa fête. Mon pantalon était baissé. Ils m'emmènent derrière le mur et ils commencent à me passer à tabac encore. Ils me frappent, ils me frappent».
 
Le FN soutient, par principe ces bavures policières et promet de mettre en place la "légitime défense préventive". En fait, il ressort de ces faits criminels, car le viol est un crime passible de la Cour d’assises, que les enjeux de ces élections posent brutalement la place, en France, des citoyens issus de l'immigration. Ainsi, dans l'affaire Théo, ce jeune d'Aulnay-sous-Bois, violé par des policiers avec une matraque, le jeudi 2 février 2017 (Vidéo du Parisien, ci-contre), les policiers mis en cause sont libérés Aucune détention préventive. Souvenez-vous des violences urbaines de 2005 ces deux jeunes mineurs (Bouna et Zied) étaient poursuivis par des forces de l'ordre et ils n'ont eu d'autre choix que de se réfugier dans une armoire électrique, avec toutes les conséquences tragiques. On comprend mieux, dans l'affaire Théo, les risques encourus quand on se fait attraper par certaines brutes. Bouna, Zied, Amadou Koumé, Adama TRAORE et bien d'autres sont morts pour la France républicaine. En effet, j'estime que ce sont des combattants pour le bien-vivre ensemble. Vivant dans des zones de relégation, que M. VALLS avait qualifiées, fort justement, d'Apartheid, ces parias sont souvent victimes de violences arbitraires, de la part des forces de l'ordre, au mépris des règles de droit. Ce sont des indigènes de la République, qui sont, tous, potentiellement, des terroristes et des délinquants, d’où ces contrôles d’identité au faciès, et dont le sort intéresse peu de personnes. Benoît HAMON réclame justice, avec toute la célérité désirable.
 
Luc POIGNANT chargé de communication au syndicat de la police SGP commentant cette affaire estime que "bamboula" ça convenable. Devant ces odieuses injustices, le pasteur Martin Luther KING nous rappelle notre devoir d’homme «Si un homme n’a pas trouvé quelque chose qui vaut qu’on lui sacrifie la vie, il ne mérite pas de vivre. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce en quoi il croit. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour la justice. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce qui est vrai».
 
En dépit des faits incontestables qui ont été filmés et de la matérialité des blessures de Théo, ainsi que la solidité des témoignages et des enquêtes de la presse, les policiers contestent ce viol et ces bavures, et affirment même que ce sont eux qui ont été agressés. On subodore même que le contrôle de police ne concernant les guetteurs de trafic de drogue, les dégâts collatéraux commis par les forces de l'ordre seraient excusables, voire légitimes. Par conséquent, circulez, il n’y a rien à voir ! Comme s’il y avait une hiérarchie de valeur entre différentes vies, nos dignités. Pour ma part, UN égale UN, à égalité de droits et dans le respect mutuel.
 
Les policiers mis en examen ont été libérés et placés sous contrôle judiciaire. D"autres délinquants en col blanc, comme Mme Christine LAGARDE ont été dispensés de peine. Personne n'a encore été condamné dans l'affaire Bigmalion. 2 poids, 2 mesures. Pour ceux qui voulaient construire plus de places en prison à qui sont-elles destinées ?
 
Luc POIGNANT, un chargé de la communication du syndicat de police SGP, estime que le mot "Bamboula" serait convenable. Mais est ce qu'il serait convenable qu'on enfonce à M. POIGNANT une matraque dans le derrière ?
 
Pour l'écrasante majorité des policiers, le métier est exercé dans le respect des lois républicaines. J'ai une profonde estime pour notre Police. Cependant, ces crapules qui violent brutalisent ou étouffent nos jeunes, et de surcroît nous insultent publiquement, comme M Luc POIGNANT, je n'ai que du dégoût et un profond mépris. Ces ripoux déshonorent notre chère police républicaine que tout le monde devrait défendre et honorer. Porter la tenue de policier, c'est un honneur et un privilège confère plus d'obligations que de droits. Luc POIGNANT devrait être déféré devant un tribunal ; le racisme n'est pas une opinion mais un délit.
 
Mme LAGARDE condamnée, mais dispensée de peine et continue son travail au FMI ; M. FILLON reconnaît son erreur dans son népotisme à tout-va, mais poursuit sa campagne, en dépit des révélations quotidiennes ; les policiers mis en cause sont rentrés dormir tranquillement chez eux, mais les jeunes, ainsi que les parents d'Adama TRAORE, qui protestaient contre ces violences arbitraires, sont jugés en comparution immédiate. 2 poids 2 mesures. Il faut en finir avec le Code de l'indigénat !
 
Je suis encore traumatisé par les violences urbaines de novembre 2005 qui avaient vu l'assassinat de Bouna et Zied, sans que justice ne soit rendue. Encore, plus près de nous, en été 2016, l'affaire Adama TRAORE demeure, sous la mandature de M. HOLLANDE, la plus grave injustice des temps modernes. Le président de la République n'a pas daigné répondre à la lettre de la famille d'Adama TRAORE. Pire encore les membres de la famille d'Adama TRAORE qui manifestaient pour que justice soit faite, ont été condamnés, fort injustement, pour rébellion. Par ailleurs, le Procureur de la République qui avait menti dans cette affaire, n'a pas été sanctionné. Au contraire, il a été gratifié d'une affectation à Paris. Plus de 113 jeunes issus de l'immigration, sont morts dans des conditions particulièrement suspectes, sans que justice ne soit rendue. Dans le passé, plus de 55 personnes sont mortes dans des incendies criminels à Paris, sans enquête sérieuse. Tout récemment, des incendies suspects ont été déclarés dans des zones abritant des réfugiés. Aucune enquête sérieuse. Maintenant dans le débat politique apparaît le concept de "légitime défense préventive" pour les forces de l'ordre que le front national a érigé en argument de campagne. Avec cette permission de tuer tout ce qui est différent, sans discernement, on peut dire que la chasse est ouverte. Mais comme le dirait, JAMES BALDWIN, un auteur américain, dans une société où règnent l'injustice et la discrimination, on ne peut pas s'attendre à une paix durable. "La prochaine fois, le feu", tel est le titre d'un ouvrage de James BALDWIN.
 
Vous remarquerez quand un individu est victime d’une injustice dans certaines communication toute la classe politique française accourt, sans délai, avec des déclarations fracassantes de solidarité, et des visages éplorés. Mais quand un Noir ou un Arabe meurt ou est violé par ceux là qui étaient censés nous protéger, c’est le mutisme le plus total. M. HOLLANDE parle de République, d'égalité et de fraternité ; il s'est montré, durant son mandat, comme le plus grand hypocrite des temps modernes. Oubliant sa promesse du droit de vote des étrangers aux élections locales, sa seule réponse, à notre égard, a été son projet funeste de déchéance de la nationalité. Cependant, devant les preuves accumulées contre les policiers et la condamnation de l’opinion publique, et pour la première fois, le président de la République est venu rendre visite à Théo. Il faut l’en féliciter. Nous aurions aimé également qu’il réponde à la famille d’Adama TRAORE, qui réclame justice ; ce jeune Adama est mort étouffé par les gendarmes en juillet 2016.
 
De vents mauvais soufflent depuis quelques temps sur le monde (BREXIT, Donald TRUMP, montée des extrémistes). Ainsi, ce dimanche 5 février 2017, dans un meeting à Lyon, du FN, des frontistes criaient : "On est chez nous. Rentrez chez vous !". Mme LE PEN, à la tête d'une entreprise familiale, a détourné des fonds européens pour employer son compagnon. Pour le FN, les Français musulmans ne sont que des étrangers, des criminels, des profiteurs de la sécurité sociale, qu'il faut expulser à tour de bras. C'est une grande escroquerie et une imposture de faire croire que les Français musulmans sont des étrangers pouvant être exclus et discriminés, à volonté. Nous sommes aussi la France. Nous sommes également chez nous et nous ne bougerons pas d'ici. Et nous nous battrons farouchement, pour notre juste place dans la société.
 
Jamais une élection présidentielle n'a été aussi incertaine et pleine de menaces pour la démocratie et la République. Pourtant, les Français issus de l'immigration, comme frappés de léthargie, ont choisi massivement de s'abstenir aux différentes consultations électorales. Il n'a échappé à personne qu'ils sont au coeur du débat politique et risquent gros si un gouvernement de droite dure ou frontiste venait au pouvoir.
 
On parle d'intégration, mais, en fait, quand on évoque la situation des Français issus de l’immigration, c'est la stigmatisation et l'exclusion qui sont mises en avant. Aujourd'hui, des Français issus de l'immigration ont toutes les peines du monde à faire venir leur famille en France ou à faire transcrire les actes d'Etat civil de leurs enfants nés à l'étranger. Le droit au regroupement familial est, en fait, abrogé par des circulaires, avant même la prise de pouvoir du FN. Par ailleurs, l'accès à la nationalité est devenu un parcours du combattant pour ceux qui vivent légalement en France. Les retraités, qui ont travaillé en France, toute leur vie, ont toutes les peines du monde à renouveler leur titre de séjour. En cas de décès, leur famille est confrontée à des tracasseries administratives pour la pension de réversion. Cette affaire de jeune Théo, de 22 ans, violé à Aulnay-sous-Bois, comme l'assassinat d'Adama TRAORE, de Bouna, Zied, Amadou Koumé, et de bien d'autres, atteste que le délit de faciès est devenu la règle.
 
Dans la classe politique républicaine, ceux qui ont défendu, courageusement, le bien-vivre ensemble ont été affublés de prénoms musulmans ("Ali" JUPPE et "Bilal" HAMON). Je me réjouis que M. Benoît HAMON, pour l'honneur des socialistes, ait défendu une vraie ligne de gauche, dans laquelle il réaffirme la place des Français musulmans, non pas en temps qu'indigènes de la République, comme citoyens à part entière, à égalité de droits et d'obligations. En particulier, et contrairement à la laïcité stigmatisante (déchéance nationalité approbation des arrêtés antiburkini, etc.) de Messieurs HOLLANDE et VALLS, notre candidat victorieux, M. HAMON a, courageusement, indiqué la voie que la laïcité n'est pas une bombe pas contre les Français issus de l'immigration pour les stigmatiser. La laïcité est un outil, dans le respect de la conscience de chacun, de croire ou de ne pas croire, pour le bien-vivre ensemble. La diversité, c'est le patrimoine génétique de la France.
 
C'est pour cela que je serai présent à la Semaine anticoloniale et antiraciste du 4 au 20 mars 2017, à la Bellevilloise, 21 rue Boyer Paris, 20ème. Comme Jean JAURES, le vrai insoumis, «Je ne plierai pas, je ne m’en irai pas en silence. Je ne me soumettrai pas. Je ne me retournerai pas. Je ne me conformerai pas. Je ne me coucherai pas. Je ne me tairai pas. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; ce n’est pas subir la loi du mensonge triomphant».
 
Le 6 février 1936, de Ligues factieuses avaient tenté de renverser la République. Soyons vigilants pour défendre la République à l’occasion de ces présidentielles de 2017. En effet, dans ces élections, tous les Français musulmans, au lieu de se comporter en spectateur passif, devraient s’engager, très activement, pour une défense énergique de de la citoyenneté et du bien-vivre ensemble ; il faut en finir avec le Code de l'indigénat dont ils sont l'objet. Personne ne pourra dire, comme lors de la 2ème guerre mondiale, «je ne savais pas». Certains même osent pousser le cynisme jusqu’à dire : «Pourquoi pas le FN ? les élites ayant échoué».
 
Loin de défendre la France des "Oubliés" et du "peuple français", le Front National qui cajole nos Ancêtres les Gaulois et les Juifs, avance masqué. Son projet ethniciste est fondamentalement dangereux pour la République. Rappelons-nous d'HITLER prétendant défendre le peuple allemand, qui a, finalement, plongé l'Humanité dans la plus grande catastrophe. Cette «entreprise familiale» qu’est le F.N., sous des aspects apparemment lénifiants et anesthésiants, représente le grave danger pour la République. Nous sommes aussi la France, les vrais Patriotes, au même titre que ceux aiment, vraiment ce pays.
 
A tous les jeunes dont la vie est brisée, fort injustement, comme Théo, Adama TRAORE, et bien d'autres, je dédie ce poème écrit en 1910 de Rudyard KIPLING,"If", (Si, tu seras un homme, mon fils) :

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

Rudyard KIPLING.

 

Paris, le 6 février 2017, par M. Amadou Bal BA, - http://baamadou.over-blog.fr/

 

 

"Elections présidentielles de 2017 : en finir avec le Code de l'indigénat, justice pour Théo", par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr
"Elections présidentielles de 2017 : en finir avec le Code de l'indigénat, justice pour Théo", par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr
"Elections présidentielles de 2017 : en finir avec le Code de l'indigénat, justice pour Théo", par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 19:01
Dans une conférence de presse du 6 février 2017, M. FILLON dit ce qu'il a fait, à propos de l'emploi des membres de sa famille, est légal et transparent. Il reconnaît avoir touché une rétrocession de chèques, mais c'était, selon lui, la pratique de l'époque. Il refuse de rembourser ces sommes et ne donne aucune preuve de la réalité du travail de Pénélope, sa femme employée comme assistante. On est invité à le croire sur parole. Il estime que le Parquet financier est incompétent, dans cette affaire, en raison du principe de la séparation des pouvoirs.
 
Alors, si tout est légal pourquoi s'excuser ?
 
En fait, M. FILLON a bien compris, que sur le plan éthique et moral, l'emploi des membres de sa famille, avec d'importantes rémunérations, est suscite, désormais, une fort défiance. "Le courage en politique, c'est de reconnaitre ses erreurs. C'était une erreur, je le regrette profondément et je présente mes excuses aux Français" dit-il. Or, l'essentiel est là. M FILLON, en donneur de leçons de morale et qui promet du sang et des larmes, s'entête dans l'erreur, même en cas de chute dans les sondages auxquels il ne croit pas, il affirme qu'il continuera. Cet exercice de contrition atteste bien que M. FILLON a bien commis une faute politique majeure, dont il sera comptable devant les électeurs.
 
Pourtant, M FILLON se déclare être le meilleur candidat de la Droite. C'est, selon lui, une nouvelle campagne qui commence. Le plan B, c'est le plan Bérézina. "Je suis debout", dit-il. En sommes, "c'est moi ou le K.O" dit-il, en substance, à ses frondeurs, contraints et forcés à rentrer dans les rangs.
 
Sortira-t-il indemne de toutes ces affaires ?
 
C'est une simple opération de communication. Le rejet de la personne de M. FILLON rejaillira, immanquablement, sur la sincérité et la crédibilité de son projet politique. Le principe d'honnêteté de M. FILLON est sérieusement écorné. Effet, tout au long de la campagne des présidentielles de 2017, M. FILLON, censé être le "chevalier blanc", traînera, avec lui, cette "casserole" tout au long de ces élections. Il reconnaît qu'il y a eu "pratiques anciennes inacceptables", dont il s'est en excusé. Le candidat FILLON sera inaudible en raison du télescopage du calendrier judiciaire et du calendrier politique. Il peut faire l'objet d'une mise en examen. Depuis plusieurs semaines, M. FILLON avait du mal à comprendre le décalage entre la légalité et ce besoin majeur de moralité de transparence en politique qui a fortement émergé depuis l'affaire CAHUZAC.
 
M. FILLON, avec son programme de casse sociale et de droite dure, avec ce soupçon de tribalisme, sera sévèrement sanctionné avec le projet audacieux, de "futur désirable" conduit par M. Benoît HAMON. "On ne peut pas demander aux autres des sacrifices quand on ne les s'applique pas à soi-même", souligne M. HAMON. Même si tout ceci est légal ; cela est anormal pour le peuple. M. FILLON est complètement décalé. Qu'il continue donc dans cette tragique faute politique !
 
Paris, le 6 février 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr
M. FILLON, un candidat qui traine de nombreuses casseroles, tel un boulet.

M. FILLON, un candidat qui traine de nombreuses casseroles, tel un boulet.

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 16:40

Une bonne partie de l’histoire politique du Sénégal se confond avec l’itinéraire de maître Abdoulaye WADE, avocat, enseignant, fonctionnaire international, ancien membre du Parti socialiste sénégalais, fondateur du Parti démocratique sénégalais en 1973, député du Sénégal de 1974 à 1980, Ministre d’Etat de 1991 à 1992 et de 1995 à 1995, sous un gouvernement socialiste, et président de la République du Sénégal du 1er avril 2000 au 25 mars 2012. C’est un «Pape du SOPI» (changement, en Ouolof), un opposant de longue date au Parti Socialiste qui a régné sur le Sénégal de 1960 à 2000. Maître WADE a fini par provoquer la première alternance pacifique, consolidant ainsi la démocratie dans ce pays. Le débat est encore très passionné sur l’héritage de maître WADE : quelle trace laissera-t-il dans l’histoire politique du Sénégal ?

Je dois préciser d’emblée au lecteur que cet article n’est ni tendancieux, ni acrimonieux, ni laudateur, mais c’est une tentative pour comprendre les enjeux politiques du Sénégal à l’aube du XXIème siècle. Je ne suis pas ni dans le jugement ou le parti pris, mais je suis fondamentalement attaché à la recherche de la Vérité, telle que la concevait mon maître GANDHI. Car seule la «vérité est révolutionnaire» comme le disait Lénine. Cependant, c’est ma part de Vérité, avec ses zones d’ombre, de lumière et d’incertitude. En effet, la recherche de la Vérité n’est pas aisée, quand on est soi-même militant pour une cause diamétralement opposée au sujet de l’étude et que le débat politique au Sénégal est souvent passionné, irrationnel, sans nuances, et parfois même d’une rare violence. En effet, mon peuple a la critique facile et féroce. Chacun est spécialiste de tout. On peut s'accorder à dire, sans polémique, que maître Abdoulaye WADE, avec les qualités de ses défauts, a contribué à renforcer la démocratie sénégalaise, pour deux raisons. D’une part, il n’y a pas de bonne démocratie, il n’y a que de bons démocrates. L’itinéraire de maître WADE avec ses alliés, depuis 1974, avec des méthodes parfois, contestables, a consisté, globalement, à rechercher l’alternance par des voies pacifiques et démocratiques. D’autre part, et pendant longtemps, le Sénégal était une démocratie sans alternance. M. Abdou DIOUF est un excellent démocrate et qui a su faire preuve de fairplay en acceptant sa défaite en avril 2000. Il est vrai que l’acceptation de cette défaite a été facilitée par la France qui a trouvé un point de chute à M. Abdou DIOUF à l’Organisation internationale de la Francophonie. L’arrivée au pouvoir de maître WADE, dans un pays sous-développé, est un événement qui fera date dans l’histoire du Sénégal et du continent noir. En renversant, après quarante ans de pouvoir socialiste, maître WADE a créée un important précédent dans la construction de la démocratie sénégalaise. On révère la nouveauté : face aux nouveaux dirigeants on lèche, on lâche et on lynche. Porté aux nues, au lendemain de l’alternance, Maître Abdoulaye WADE soupçonné de tentation monarchique, a été jeté voué aux gémonies. Ancien dignitaire du Parti Socialiste jusqu’en 1974, date à partir de laquelle, maître WADE fonde le Parti démocratique sénégalais qu’il qualifie de «parti de contribution», dès lors pouvait-il incarner un changement radical ?


En dépit dune contestation parfois violente et passionnée de son bilan, tel un phénix, maître WADE renaît à chaque fois de ses cendres, et ne cesse dans ses intrusions sporadiques, de provoquer un maelstrom dans la vie politique sénégalaise. Retranché dans une vie château, à Versailles, ce libéral ne cesse d’attaquer, depuis sa citadelle du conservatisme, les certitudes de la vie politique sénégalaise.

Maître Abdoulaye WADE, que l’on soit son partisan ou adversaire, ne laisse jamais indifférent. Artiste ou trublion de la politique, par ses coups de génie ou la révulsion qu’il suscite de ses adversaires, l’hyperactif et tonitruant maitre WADE est toujours au centre du débat politique, même quand on le croit hors jeu. Maître WADE, aux facettes multiples, a un côté père tranquille, parfois comique ou ironique. Son sens de l’humour ou de la dérision sont une redoutable arme politique. «Gorgui» ou le «Vieux» comme on l’appelle affectueusement, est un homme rusé, «Laye Diombor», (le lièvre), comme l’appelait SENGHOR, complexe et plein de paradoxes. Extraordinaire opposant au régime socialiste de Léopold Sédar SENGHOR, il a participé à certains gouvernements d’Abdou DIOUF. Porté au pouvoir dans l'euphorie, avec un slogan mobilisateur «SOPI» ou changement, l’immense espérance placée en lui, après plus de 40 ans de règne des socialistes, est devenu le signe même du désenchantement des Sénégalais. Curieusement, l’essentiel du personnel politique, sous Abdoulaye WADE, était composé de transfuges du Parti socialiste qui ont transhumé au PDS.

Abdoulaye WADE est né le 29 mai 1926, à Kébémer, mais déclaré à Saint-Louis pour avoir le statut de citoyen français. «En dépit des documents officiels qui situent ma naissance à Saint-Louis, l’ancienne capitale du Sénégal, je suis, en vérité, né au cœur du Sénégal, dans un petit village du bassin arachidier qui a pour nom Kébémer» dit maitre WADE dans un ouvrage «une vie pour l’Afrique», d’où je tire l’essentiel des éléments biographiques. Maître WADE affirme qu’il est issu d’une famille noble avec des traditions guerrières «mon grand-père, Meïssa WADE, guerrier à cheval bardé de ses fusils et de ses sabres, s’en vint, au XIXème siècle, du Gandiol au Cayor et, non loin de Kébémer (…), tua un fauve, une panthère dit-on, qui y semait la terreur, puis s’installa là-bas». Son père, Momar WADE, né en 1885, né à Saint-Louis et déclaré citoyen Français, participa aux batailles de Verdun, de la Somme et de la Champagne. Blessé, il fut hospitalisé, à l’hôpital de Sainte-Hélène à Lyon, et après un congé de trois mois au Sénégal en 1917, il revint en France et fut démobilisé en 1917.


Maître WADE, contrairement à une idée reçue, n’est pas un Ouolof de pure souche ; il est à l’image du peuple sénégalais, un métis. Ainsi, sa grand-mère, d’ethnie Soninké, a connu Faidherbe qui fut gouverneur du Sénégal de 1854 à 1861. Son grand-père maternel, Amadou Lamine DABO, de l’ethnie mandingue, était un marabout marchand d’esclaves. Il a été le marabout de Samory TOURE. Son père, roi dans le Sud de la Guinée-Bissau, qui au cours d’une altercation avec les Portugais, tua un administrateur et vint s’installer en Casamance, à Oudoucar, puis à Toby, à 4 kilomètres de Kébémer. La grand-mère maternelle de maître WADE, s’appelait Fatou DIALLO, donc d’ethnie peule. Elle était la fille d’une « Diargaa » une personne possédant un immense troupeau de vaches. «Le brassage ethnique, courant au Sénégal, constitue, justement, une des spécificités de la société sénégalaise. C’est pourquoi on dit que le Sénégal est une nation préexistant à l’Etat. (…). La création d’un parti ne peut se faire sur une seule base ethnique qui remettrait en cause l’unité nationale» dit maître WADE. Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que le gouvernement de maître WADE ait compté le nombre le plus important de ministres issus du Fouta-Toro, d’origine peule, dont M. Kalidou DIALLO, ministre de l’éducation nationale, originaire de mon village, Danthiady.


Maître WADE a été fortement influencé par son père qui est pour lui un directeur de conscience. Son père lui a inculqué des valeurs sans lesquelles l’être humain est considéré comme une «outre vide», à savoir «la dignité, la fierté et le sens de l’honneur, le courage, l’honnêteté, le travail et le goût du travail bien fait, l’altruisme». Son père était conscient de ses droits ; il avait donc souvent des démêlés avec la justice. Ainsi, il s’est battu pendant 53 ans afin d’obtenir une croix de guerre qui lui sera décernée, trois mois avant sa mort. Par conséquent, si maître WADE est avocat et un farouche opposant, un «Pape du SOPI» on peut dire qu’il tient ce caractère de son père.

«Derrière chaque grand homme, se cache une femme» suivant un vieil adage. Un poète français, Gabriel-Marie LEGOUVE (1764-182) est encore plus précis : "Les femmes polissent les manières et donnent le sentiment des bienséances, elles sont les vrais précepteurs du bon goût, les instigatrices de tous les dévouements. L'homme qui les chérit est rarement un barbare". Abdoulaye WADE se marie en 1963 avec Viviane VERT, née le 13 septembre 1932, à Besançon, (Doubs) qui lui donne deux enfants : Karim et Syndiély. Les couples mixtes, confrontés aux différences culturelles, se fracassent très souvent à un mur d’incompréhension. Mais voila une belle histoire d’amour que le temps a sanctifié depuis maintenant plus de 53 ans. Il est probable que la vitalité intellectuelle de maître WADE ainsi que son dynamisme soient liés à cette relation matrimoniale, et à cette retraite à Versailles, loin des bruits des fureurs et du poids de nos traditions parfois étouffantes. En effet, le professeur Amady Aly DIENG a sa théorie : les couples mixtes, tout en étant fragiles, favorisent la créativité intellectuelle.


Maître WADE, avocat à la suite d’un stage entre 1955 et 1957 au barreau de Besançon, et enseignant, est un redoutable tribun maîtrisant parfaitement de la langue française et le Ouolof. L’art suprême du discours, depuis la rhétorique d’Aristote est de séduire, plaire et convaincre. Maître WADE a compris, dans ses armes politiques, que savoir argumenter n’est pas un luxe. L’objectif est, non pas d’avoir raison, mais de convaincre l’auditoire. Contrairement à son fils, Karim, maître WADE a une bonne maîtrise de la principale langue du Sénégal, le Ouolof. En grand stratège et grand communiquant, il a introduit, massivement, des mots Ouolof, dans le langage politique, à commencer par le concept mobilisateur de «SOPI» (changement). Mais cette irruption soudaine du Ouolof sur la scène politique, a été perçue, inconsciemment par la communauté Peule, comme étant une volonté hégémonique et clanique de la tribu dominante, de nature à rompre le savant équilibre de la cohésion nationale, construit depuis l’indépendance par Léopold Sédar SENGHOR. Macky SALL, dont le mentor est Abdoulaye WADE, a utilisé les armes de son maître et mobilisé la solidarité de la communauté Peule, lors des élections de 2012, autour du concept «Neddo Ko Banddoum». C’est l’arroseur arrosé. Le Sénégal, nation harmonieuse et tolérante, est, pourtant l’instant, à l’abri de conflits ethniques, mais cette paix armée autour des langues nationales, est à manier avec délicatesse.


Dans ses qualités d’orateur, il ne faudrait pas oublier que maître WADE a été un universitaire et un enseignant. Diplômé en 1947 de l’école normale de William Ponty, licencié en droit de la faculté de Dijon en 1955, avec un DESS de sciences économiques et de droit public en 1958 et un certificat d’études supérieures de psychologie de la vie sociale en lettres à Besançon, maître WADE a été chargé de cours à l’université de Dakar de 1960 à 1966, assistant à Paris I en 1968, agrégé à la Sorbonne et doyen de la faculté de droit et des sciences économiques à Dakar, à partir de 1970.


Abdoulaye WADE a été franc-maçon et il le reconnaît. «Etudiant à Besançon, j'ai quitté cette ville en septembre 1959, après ma thèse, soutenue le 27 juin 1959, il y a cinquante ans. Lorsque j'étais jeune professeur, un de mes collègues eut souvent à m'entretenir de la maçonnerie", avoue maître WADE. "Par curiosité, j'y ai adhéré, espérant y trouver des échanges intellectuels de très haut niveau. Ce ne fut pas le cas. J'ai démissionné. Acte m'en a été donné depuis plus de quarante ans", précise-t-il. "S'agissant d'une association, au regard de la loi et de ses statuts, on y entre sur sélection, mais on en sort librement. C'est ce que j'ai fait", conclut-il.


Maître WADE, on l’a dit, est un homme politique plein de paradoxes. Citoyen français, Versaillais, il reste profondément nationaliste. En effet, maitre WADE, dans son ouvrage «la doctrine économique du mouridisme», pense que Cheikh Amadou Bamba prêche et sanctifie le travail ainsi que l’esprit d’initiative : «le mouridisme et le protestantisme sont les deux religions qui définissent une attitude à l’égard de l’économie».

On dit que maître WADE est généreux et accessible. Il a su mobiliser des fonds importants pour engager d’importants travaux d’infrastructures, revaloriser la fonction enseignante et l’éducation nationale. Mais, on a reproché aussi à maître WADE sa conception monarchique et patrimoniale du pouvoir, la dégradation de l’image de l’Etat sénégalais. «Wade est généreux, je réponds que l’on ne peut pas être généreux avec l’argent des autres. Wade n’était point généreux avant l’an 2000» dit un journaliste de Patriote, dans l’édition du 15 janvier 2012. On a senti des tensions diplomatiques avec certains Etats africains. Son intelligence et ses qualités de stratège sont reconnues de tous, mais maître WADE n’est pas humble. L’humilité et la modestie ne font pas partie de ses qualités personnelles. On parle même de «mégalomanie», notamment à propos du monument de la Renaissance Africaine. Par ailleurs, son rapport aux valeurs éthiques et morales, notamment son rapport à l’argent, ainsi que le développement de milices privées ou religieuses, ont fini par provoquer sa défaite en 2012.


I – Une vision audacieuse et contrastée de l’Etat


A – Maître WADE, le pape du SOPI : une lente et méthodique conquête du pouvoir


Maître WADE, depuis 1974, a construit une longue marche vers la conquête du pouvoir. Ancien membre du Parti socialiste, il se présente d’abord, comme étant le chef d’un «parti de contribution», puis progressivement, maître WADE, avec un système d’alliance hétéroclite, s’investi comme étant le chef de l’opposition. Il se présente, sans succès aux élections présidentielles de 1978, 1983, 1988 et 1993. Le 15 mai 1993, Abdoulaye WADE, ainsi que trois membres de son parti, sont arrêtés, soupçonnés d’avoir commandité l’assassinat de maître Babacar SEYE, alors vice-président du Conseil constitutionnel qui est chargé de la proclamation des résultats de l’élection législative de février 1993. Ils seront relâchés trois jours plus tard par manque de preuves. Ces accusations furent l’objet de l’ouvrage intitulé «Affaire maître SEYE : un meurtre sur commande du journaliste-écrivain sénégalais» d’Abdou Latif COULIBALY, livre qui fut censuré. En février 2002, alors devenu président du Sénégal, maître WADE accorda la grâce aux trois meurtriers de maître SEYE, et, est soupçonné d’avoir indemnisé la famille de ce dernier.


De 1995 à 1997, maître WADE occupe le poste de ministre d'État auprès du président de la République du Sénégal dans le gouvernement de Habib THIAM.


Orateur doué et fin stratège, face à un Parti socialiste indolent, frappé par l’usure du pouvoir depuis plus de 40 ans et miné par des dissensions internes, encore perceptible, maître WADE mène pour l’élection présidentielle de 2000, une campagne rapide et efficace sous le slogan du «Sopi» parvient à mettre en ballotage le président sortant, M. Abdou DIOUF, avec 31 % des suffrages au premier tour contre 41,3 %. Grâce notamment au soutien des autres candidats et d’une partie des membres du Parti socialiste (M. Moustapha NIASSE et M. Djibi Laïty KA) défait, maître WADE obtient 58,1 % au second tour du scrutin, mettant fin à quarante ans de pouvoir socialiste au Sénégal. Son directeur de campagne, M. Idrissa SECK deviendra premier du 4 novembre 2002 au 21 avril 2004. Le 1er avril 2000, maître WADE est investi président de la République du Sénégal. Cette victoire marque la première alternance à la tête du pays : pour la première fois, les Sénégalais élisent un président qui n'est pas du Parti socialiste. Lors de l’élection présidentielle du 25 février 2007, maître WADE est réélu, dès le premier tour, face à quatorze candidats, avec 55,79 % des voix.


B - Maître WADE, un nationaliste, un président bâtisseur


Dynamique et parfois accusé de mégalomanie, maître WADE a légué au Sénégal, pendant longtemps sommeillant dans une léthargie, de grands projets. Président bâtisseur, durant ces deux mandats, maitre WADE lance la construction de plusieurs milliers d'écoles, fait passer le nombre de collèges de 220 en 2000 à 749, et celui des lycées de 48 à 134 sur la même période, le budget de l’Éducation a quadruplé. Maître WADE lance de grands travaux pour moderniser le pays, tels que la corniche à Dakar et ses hôtels de luxe, le réaménagement du port de Dakar, la construction de l’aéroport international Blaise DIAGNE, et de l'autoroute, le développement du réseau routier secondaire, l'électrification des campagnes. La politique de santé se traduit par la création de dispensaires le doublement du nombre d'hôpitaux, l'ouverture de 18 centres médicaux, l’amélioration des conditions d'accès à l’eau potable et la baisse de la mortalité infantile. Maître WADE développe une grande politique agricole, la Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana) qui n'obtient pas les bénéfices escomptés, malgré les nombreuses terres cultivables disponibles.


Ces travaux ont continué sous l’ère de M. Macky SALL, et ont été étendus au chemin ferré, aux aéroports et ports. On reprochera à maître WADE le détournement d’une partie des fonds levés. En effet, l’argent coule à flot, mais le coût financier de ces grands projets a soulevé de grandes polémiques. Entre 2000 et 2010, il relève la situation économique du pays avec un taux de croissance (+ 4 %) supérieur à celui des années 1990, une inflation contenue et des ressources de l’État en augmentation7. Mais elle se détériore au début de son quinquennat avec en 2008 une dette publique qui atteint 21,4%, une croissance de 2,5 %, contre 4,3 % en moyenne pondérée sur les dernières années, et un chômage qui ne baisse pas, atteignant 47 % de la population active, plaçant le revenu de 54 % des Sénégalais sous le seuil de pauvreté. Le pays conserve sa quatrième place dans les économies d'Afrique de l'Ouest, malgré la perte d'attrait de la Côte-d’Ivoire du fait des troubles intérieurs, et l'afflux de l'aide internationale équivaut à plus de 10 % du PIB sénégalais.


Le nationalisme de maître WADE se manifeste par la création, en décembre 2009, du Monument de la Renaissance Africaine, comparé aux représentations du Christ dans les églises, soulignant que «le Christ n’est pas Dieu». Pour le cardinal Théodore Adrien SARR, archevêque de Dakar : «Une fois encore, la foi de l’Église a été bafouée par la plus haute autorité du pays». Maître WADE a présenté ses excuses. Inauguré en avril 2010, ignoré, au début, par les touristes, critiqué pour son coût pharaonique et son financement opaque, avec la participation du régime autocratique de la Corée du Nord, ce numéro fait partie, maintenant, des acquis de la Nation.

Maître WADE n’a pas connu que des succès. En effet, il a échoué à pacifier la Casamance aux aspirations sécessionnistes, en négociant officieusement avec une partie du mouvement indépendantiste sans aide des pays voisins. Des troubles, liés à la vie chère, naissent en 2008 alors que le FMI note que le choc engendré par l’augmentation des prix des aliments et de l'énergie a eu un impact sur la balance des paiements représentant 5¼ % du PIB en 2008 ; les problèmes se sont aggravés par les retards de paiement du secteur public. Maître WADE s’est surtout illustré comme étant le président ayant une vision très contestable de l’Etat. C’est sur ce point que ses deux mandats présidentiels ont été le plus sévèrement jugés par les Sénégalais.

II – Maître Abdoulaye WADE et sa vision contestable de l’Etat


Un des grands héritages des socialistes, c’est d’avoir consolidé la construction de la Nation et de l’Etat. Or, maître WADE s’est illustré comme étant celui qui a désacralisé l’Etat, et instauré une tentative monarchique.


A – La désacralisation de l’Etat : un affaissement des valeurs éthiques et morales


«Maître WADE a introduit dans la gestion des affaires de la république au cours de son mandat, des pratiques étrangères et irrationnelles tendant à dénaturer et à banaliser nos institutions. Et dans ce cadre précis, aucun domaine de la vie nationale n'a été épargné (...) Nous devons agir pour sauver la république du Sénégal» souligne Mandiaye GAYE. Maître WADE quand, il était opposant s’est senti menacé dans sa sécurité et a fondé à partir de 1988, une milice d’autodéfense, qui progressivement s’est écartée des règles républicaines. Ainsi, les «Calots Bleus», une milice présidentielle, ont fait la pluie et le beau temps tout au long du régime de maître WADE. Certains nageaient même dans un luxe insolent. Les «calots bleus» ce sont ces hommes qui assuraient la sécurité de maître WADE et de ses ministres et qui s'affichaient de façon très ostensible, et en toute impunité. Ces «gros bras», étaient prêts à «tout» pour leur candidat. Ils constituaient une organisation paramilitaire illégale qui utilise la force pour parvenir à ses fins. Ils sont en d’autres termes les milices d’Abdoulaye WADE et sont impliqués dans des affaires louches, des scandales, voire des agressions et autres crimes. C’est le cas de l’agression de Talla SYLLA, à coups de marteau, dans la nuit du 5 au 6 octobre 2003 ou dans l’affaire Barthélémy DIAS.


Maître WADE a entretenu, et encouragé diverses milices religieuses. En effet, le sinistre Serigne Béthio THIOUNE, avec ses sept épouses, a laissé dans l’esprit des Sénégalais un grand traumatisme. Le double meurtre qu’il a commis, l’a conduit devant la Cour d’assises le 26 avril 2012.


Durant sa magistrature, maître WADE a multiplié les signes d’appartenance au Mouridisme. Il est même allé se prosterner devant le chef religieux mouride, puis il s’est s’agenouillé, baissé la tête et tendu les mains pour recueillir les bénédictions de celui-ci. Ce qui avait soulevé d’importantes polémiques autour de la laïcité. «Je suis allé à Touba en disciple mouride, et non en ma qualité de chef de l’État» avance-t-il, sans convaincre. Le président de la République étant un symbole de l’Etat, cette attitude a marqué les esprits. Par ailleurs, ses opposants ont exhumé son passé de franc-maçon qui serait incompatible avec la religion musulmane. Dans un Etat démocratique, laïque, fondé sur la diversité et tolérant, maître WADE a installé la toute puissance de Mourides. Il lui est, en particulier, reproché de favoriser sa confrérie religieuse, celle des Mourides au détriment d'une stabilité religieuse qui faisait la réputation du Sénégal. À Touba, les Mourides ne paient aucun impôt. Ils font de l'import-export et ne sont soumis à aucune taxe. Ils pratiquent une concurrence déloyale tout en bénéficiant des infrastructures payées par tous les Sénégalais. Au Sénégal, le poids des confréries religieuses est important, mais discret. Or, maître WADE n'a jamais caché son affiliation à celle des Mourides, l'une des plus grandes et des plus puissantes du pays. Il a reconnu avoir été élu avec l'appui mouride et s'en est même allé à Touba, leur capitale se prosterner devant le Khalife des Mourides. Ce faisant, il a rompu avec une tradition républicaine qui voulait que les chefs d'État ne fassent pas étalage, publiquement, de ces liens religieux.


C’est, sans nul doute, son rapport à l’argent, qui a été l’une des critiques majeures à l’encontre de maître Abdoulaye WADE. L'enrichissement rapide d'une minorité n'a rien arrangé. Les coupures d'électricité, incessantes pendant une décennie, ont-elles aussi puissamment nourri la déception. Son fils, Karim WADE, a été condamné pour un détournement estimé à 117 milliards de F CFA (178 626 000 millions d'euros). La réponse de maître WADE est désinvolte «Foutaises ! Je note qu'au début on parlait d'un patrimoine de 694 milliards de F CFA, et qu'aujourd'hui c'est descendu à 117 milliards. La commission d'instruction a donc effacé 80 % des accusations. Mais même dans les sommes que les juges retiennent aujourd'hui - des comptes en banque imaginaires, des sociétés avec lesquelles il n'a rien à voir, des maisons qui m'appartiennent mais qui lui reviendront lorsque sa mère et moi quitteront ce monde, presque rien n'appartient à Karim. Avec la CREI, demain, un juge peut vous dire : "Monsieur, il paraît que vous avez acheté la tour Eiffel à Paris, démontrez-moi que ce n'est pas vrai". Pour maître WADE cet argent provient des dons de l’Arabie Saoudite, mais c’est de l’argent à lui : «C'était au début de ma présidence. J'étais allé en Arabie saoudite. Vous connaissez les pratiques africaines et arabes : quand on a un hôte, il faut lui offrir un cadeau. Le roi m'a donné 5 millions de dollars. Mais pour éviter toute confusion, j'ai donné cet argent à mon fils, qui l'a placé. Une partie de l'argent est allée sur un compte à New York, puis à Monaco». Cet argent n’a pas été restitué à l’Etat du Sénégal «Pour quelle raison aurais-je fait cela ? C'est à moi !». Pourtant, maître WADE avait dit que les dons devaient revenir à l’Etat : «S’il (Karim) est membre du gouvernement, à Londres, il était banquier. Il fait partie des cadres du Sénégal. Il est apte à rechercher des financements. L’essentiel c’est de verser cet argent au Ministre des Finances» dit maître WADE dans une interview à TRIBUNE du 28 février 2010.


Le rapport de maître WADE à l’argent est illustré dans l’affaire Mamadou DIA, ancien premier ministre déchu lors de la crise de 1962, et emprisonné pendant 12 ans, et dont il a été l’avocat. M. Amath DANSOKHO, un compagnon de route pendant un certain temps de maître WADE, est sévère à l’égard de son ancien allié, qualifié de «taupe de SENGHOR». En effet, suivant Amath DANSOKHO, «Lors de ce procès : Abdoulaye Wade se prévaut d’avoir été son avocat; mais ça s’est mal passé, parce qu’il (Wade) faisait du renseignement au profit de Senghor». Amath DANSKHO ajoute que suivant Mamadou DIA, maître WADE serait «une fripouille». Il est intéressé uniquement par les gains financiers : «Il (Wade) a demandé de l’argent à Valdiodio (Ndiaye). Il leur (Dia et Valdidio) demandait s’ils avaient un compte en banque en Suisse, alors qu’ils n’en avaient pas».

El Hadji DIAGOLA évoque l’histoire d’un «président fou» qui illustre à merveille les déchirements politiques auxquels est confrontée l’Afrique : la corruption du pouvoir et l’insoutenable cynisme de ses élites. «C’est vrai que le pouvoir rend fou, mais la perte du pouvoir rend encore plus fou» dit Syndiély WADE, sa fille.

B – Une tentative monarchique avortée

Maitre WADE a une conception patrimoniale et familiale de l’Etat. Officiellement, il avait dit qu’il n’avait pas d’héritier : «Ils le disent, mais je n’ai pas d’héritier. Je n’ai jamais dit que mon fils devait me remplacer, ça c’est une invention des mauvaises langues». Mais il n’écarte pas la possibilité, pour Karim WADE, de prendre le pouvoir : «Mon fils a de grandes capacités. Personne dans l'opposition n'a la compétence économique et financière de Karim».Karim WADE est l’une des personnalités la plus controversée du paysage politique sénégalais, n’a pourtant jamais dit, officiellement, qu’il voulait embrasser une carrière politique. Encore moins qu’il voulait succéder à son père, à qui il ressemble tant. Cependant, son ascension fulgurante, jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat, est pourtant de nature à alimenter tous les soupçons. Nommé conseiller à la présidence, peu après la victoire de WADE en 2000, il est en charge des grands travaux lancés par son père. Il est alors inconnu des Sénégalais. Ses attributions vont progressivement s’étoffer jusqu’à devenir un «Premier ministre bis», voire un «président bis», ou encore «un Ministre du Ciel et de la Terre» comme le raillent certains adversaires politiques.

Maître Abdoulaye WADE a écarté, progressivement, les adversaires potentiels de son fils. M. Idrissa SECK, maire de Thiès, directeur de campagne en 2000 et artisan de l’alternance, Ministre d’Etat, puis Premier Ministre, est subitement devant la justice qui s’intéresse à la gestion des «chantiers de Thiès», des grands travaux menés dans la ville dont il est le maire. Et le 23 juillet 2005, soupçonné de malversations, M. SECK reste sept mois derrière les barreaux. Libéré en février 2006, il défie Wade à la présidentielle de 2007, puis c’est la disgrâce : «Tu sais que les grands bandits ont un code d’honneur, ils s’y tiennent toujours. Ils ne se battent qu’au moment du partage du butin» dit maître WADE.

Maître WADE a aussi écarté, provisoirement, du chemin de la présidence, M. Macky SALL, qui l’a finalement battu en 2012, provoquant ainsi une nouvelle alternance. En effet, M. Macky SALL, actuel président du Sénégal depuis 2012, a été un ancien dauphin de maître WADE pendant plus de vingt ans. Ex-homme de confiance d’Abdoulaye WADEM. Macky SALL, avec un exceptionnel parcours, entre au gouvernement en 2001 comme ministre des Mines. Deux ans plus tard, il passe à l’Intérieur. Avant d’être nommé Premier ministre de 2004 à 2007. En bon géologue, M. SALL fait son trou, en toute discrétion. En 2007, il est directeur de campagne du président Wade. Il prend de plus en plus d’importance, est de plus en plus visible. Trop peut-être. Après la réélection de son mentor, il n’est pas reconduit à la Primature et décroche comme lot de consolation, la présidence de l’Assemblée nationale.

En 2008, M. Karim WADE est en pleine ascension politique, ses réseaux s’activent pour le projeter en première ligne. En 2006, Karim crée «La Génération du Concret», une association que ses détracteurs présentent comme un nouveau parti politique en puissance pour accompagner ses présumées ambitions présidentielles. M. Macky SALL sort de sa réserve naturelle et convoque M. Karim WADE, le fils du président WADE, devant les députés pour qu’il s’explique sur les accusations de malversations à l’Agence Nationale de l’Organisation de la Conférence Islamique (A.N.O.C.I). En effet, en 2004, Karim est nommé par son père président de l’A.N.O.C.I, chargée de préparer le sommet de l’O.C.I. de 2008 à Dakar. On pense que l’A.N.O.C.I. n’a pas dépensé 72 milliards de FCfa, pour réaliser les travaux nécessaires à l’accueil du sommet qui a eu lieu en mars 2008 dans la capitale Sénégalaise. Elle en a dépensé plus du double. Les Sénégalais exigent un bilan complet et transparent de la gestion de l’agence. Les soupçons de malversations ou de gaspillage de deniers publics concernent certains frais de gestion. Ainsi, suivant un ouvrage, «Contes et mécomptes de l’ANOFI» d’Abdou Latif COULIBALY paru en 2009, pour équiper ses bureaux dans les trois étages de l’immeuble abritant le siège de l’ANOCI à Dakar, M. Karim WADE aurait dépensé plus d’un demi-milliard de FCfa (750 millions de FCfa) et ses dépenses de communication avec les pays du Golf, s’éléveraient à 500 millions de FCfa.

Le président WADE en homme politique aguerri sent le piège tendu à son fils. Les débats à l’assemblée se font très souvent en Ouolof une langue que Karim WADE est loin de maîtriser comme son père. La convocation du «fiston» est annulée. La disgrâce du dauphin, Macky SALL, commence ; le poste de numéro 2 du Parti présidentiel, qu’il occupe, est supprimé. Le camp WADE demande à Macky de démissionner du perchoir. Il le fait, en novembre 2008, mais entre aussitôt en «résistance républicaine» en formant son parti, l’Alliance pour la République (APR). Macky rejoint l’opposition, soigne ses relations avec les bailleurs de fonds. Se pose comme le candidat le plus sérieux à la succession de maître WADE. Lors des élections locales, première bonne surprise, son parti réussit une implantation véritablement nationale, contrairement à celui d’Idrissa SECK.

Face à l’hyperactif maître WADE, M. SALL semble austère. Mais comme son ex-mentor, il sait qu’une élection se gagne sur le terrain. Il multiplie les déplacements en province et auprès de la diaspora.

C’est donc sans surprise que l’on vit, le 23 juin 2011, des mouvements citoyens à l’initiative du sursaut républicain qui fit reculer le pouvoir, alors que le Chef de l’Etat tentait d’opérer un véritable coup d’Etat constitutionnel. Ainsi, plusieurs mouvements sociaux se forment, dans le secteur médical, celui des transports et dans l'éducation nationale. Critiqué à Dakar, en particulier par la jeunesse, mais conservant en partie sa popularité dans les campagnes, maître WADE est investi, le 23 décembre 2012 en qualité de candidat du PDS, pour les présidentielles de 2012. Malgré la contestation de l’opposition politique et civile, réunie au sein du M23, Mouvement du 23 juin, en référence aux manifestations de juin 2011, pour laquelle cette nouvelle candidature est inconstitutionnelle du fait qu'il a déjà effectué deux mandats. La présence au scrutin présidentiel de WADE est validée par le Constitutionnel le 27 janvier 2012, contrairement à celle Youssou N’DOUR qui s’alliera par la suite avec Macky SALL. À l'issue du premier tour, lors duquel il vote sous les huées d'opposants, il arrive en tête avec 34,81 % des suffrages exprimés, mis en ballotage par son ancien Premier ministre, M. Macky SALL alors qu'il espère une large victoire dès le premier tour. Maître WADE est battu le 25 mars 2012 par M. SALL, qui recueille 65,80 % des voix. Maître WADE félicite le vainqueur au soir du second tour, comme l’avait en 2000 Abdou DIOUF et quitte ses fonctions présidentielles le 2 avril 2012, pour aller s’installer à Versailles.

Dans une interview accordée à I-Télé du 26 octobre 2016, le président Macky SALL a tiré le bilan de cette collaboration avec maître WADE : «ce n’est pas mon ennemi. Il (maître WADE) a été mon adversaire. Je l’ai vaincu. C’est un élève qui a vaincu le maître. Il a été mon maître en tant que leader politique. (…). C’est un leader charismatique qui a marqué l’histoire politique du Sénégal. Ce n’est pas un vain mot si on l’a appelé le Pape du SOPI. De ce point de vue, je ne renie rien sur mon engagement à ses côtés qui a été un engagement total et un engagement sincère. (…). Il m’a permis d’avoir l’expérience d’Etat à ses côtés. Cela je le reconnais et je ne regrette rien du tout». Le président SALL ajoute ceci : «à un moment donné, nous avons divergé sur les visions et les principes. Malheureusement, cela a entraîné ma destitution à l’assemblée nationale, mais ce n’est pas le plus important et cela a entraîné ma sortie du PDS et j’ai rendu tous les mandats que j’avais obtenus à travers ce parti et la rupture était consommée. J’ai pris mon destin en mains».

Conclusion :

Maître WADE, qui a maintenant 91 ans, affirme que sa famille est bénéficiaire d’une longévité de la vie. Ainsi, son père est mort, en 1984, à l’âge de 99 ans. Sa grand-mère, née en 1822, est décédée en 1947, à l’âge de 125 ans. Aussi, ceux qui avaient annoncé, hâtivement, la mort de maître WADE en ont pour leur frais : «Ceux qui souhaitent ma mort qu’ils se rassurent, je me pencherai sur leur tombe. Je suis bien portant. Quand je sentirai que mes forces m’abandonnent, je ne me ferai pas invité, parce que je saurais que j’ai accompli ma tâche» dit –il.

Bibliographie sélective

1 – Maître Abdoulaye WADE

WADE (Abdoulaye), Economie de l’Ouest-africain (Zone franc) : unité et croissance, Paris, Présence Africaine, 1964, 371 pages ; 

WADE (Abdoulaye), KEBE (M’Baye, Gana), Les chevaliers noirs, Dakar, Maguilen 2008, 206 pages ;

WADE (Abdoulaye), L’effet de percussion en économie, Paris, Pédone, 1964, 16 pages ;

WADE (Abdoulaye), La doctrine économique du Mouridisme, Paris, L’Interafricaine éditions, 1970, 36 pages ;

WADE (Abdoulaye), Les mathématiques de l’analyse économique moderne, Paris, Economica, 850 pages ;

WADE (Abdoulaye), Maître Abdoulaye Wade : le Sopi en marche ; 2007-2012, objectifs chiffrés et datés du quinquennat, Dakar, Coalition Sopi, 2007, 58 pages ;

WADE (Abdoulaye), Que reste-t-il de la notion de «Take-Off» ?, Paris, Guillemot et de Lamotte, Université de Dakar, Faculté de droit et de sciences économiques, 1961, 22 pages.

WADE (Abdoulaye), Un destin pour l’Afrique, Paris, Karthala, 1989, 190 pages ;

WADE (Abdoulaye), Une vie pour l’Afrique, entretien avec Jean-Marc KALFLECHE et Gîlles DELAFON,  Paris, Lafon, 2008, 450 pages ;

2 – Critiques Abdoulaye Wade,

«Révélations de Amath Dansokho sur le procès de Mamadou DIA : l’avocat Wade était une taupe de Senghor», Xalisman, 1er février 2011 ;

 «Viviane Wade : le social comme crédo», in «Femmes au Sénégal», Les Cahiers de l'Alternance (Dakar), Partenariat Fondation Konrad Adenauer et Centre d’études des sciences e techniques de l’information (C.E.S.T.I.), no 10, décembre 2006, p. 97-98 ;

«Wade : franc-maçon», Le Figaro du 5 février 2009.

AMATH (Amadou), Karim Wade : une tentation dynastique, Dakar, 26 août 2011, 6 pages ;

AMATH (Amadou), Wade ou la descente aux enfers du «Sénégal qui gagne», éditions du Ceddo, 2012, 44 pages ;

Association des écrivains du Sénégal, L’hommage des écrivains au président Abdoulaye Wade : premier protecteur des arts et lettres, défenseur des artistes, Dakar, Imprimerie Saint-Paul, 2004, 58 pages ;

BARRY (Mamadou Alpha), Abdoulaye Wade : sa pensée économique : l’Afrique reprend l’initiative, préface Pascal Salin, Paris, Hachette, Livre international, 2006, 220 pages ;

BOISBOUVIER (Christophe), «Interview accordée à RFI, Abdoulaye Wade, la veille de son retour au Sénégal, après deux ans d’absence», RFI du 23 avril 2014 ;

BOZONNET (Charlotte) «Interview au journal Le Monde», Le Monde du 21 avril 2014 ;

CHOUALA (Yves, Alexandre), «L’Afrique dans le nouveau partenariat international : enjeux de civilisation et de puissance», in Etudes internationales, 2001, vol 34, n°3, pages 53-78 ;

COLOMBANI (Jean-Marie) CHERRUAU (Pierre), «Abdoulaye Wade : je n’ai pas d’héritier», SlateAfrique, 23 mars 2012 ;

COULIBALY (Abdou Latif), Wade, un opposant au pouvoir : l’alternance piégée ?, Dakar, Sentinelles, 2003, 300 pages ;

COULIBALY (Abdou, Latif), Sénégal, affaire maître Sèye, un meurtre sur commande, Paris, L’Harmattan, 2006, 220 pages ; 

COULIBALY (Abdou, Latif), Comptes et mécomptes de l’ANOCI Paris, l’Harmattan, Dakar, Les Sentinelles, 2009, 204 pages ;

DIA (Fadel), Le temps des choses jamais vues : chroniques des années croisées Wade-Sarkozy, 2007-2012, préface de Babacar Touré, Paris, L’Harmattan, 2013, 261 pages ;

DIA (Fadel), Wade-mecum ou la Wadisme en quinze mots clé, Paris, L’Harmattan, 2010, 188 pages ;

DIAGOLA (El Hadji), Un président fou, Paris, Publibook, 2011, 149 pages ;

DIENG (Malick), Président Wade, un symbole pour l’Afrique, Paris, éditions Duboiris, 2008, 196 pages ;

DIOP (Momar-Coumba), sous la direction, Le Sénégal sous Abdoulaye Wade, préface de Mamadou Diouf, Dakar, CRES, Paris, Karthala, 2013, 835 pages ;

DIOP (Souleymane, Jules), Wade, l’avocat et le diable, Paris, L’Harmattan, 2007, 228 pages ;

DRAMANE (Patrick), «La monumentalisation du passé colonialiste et esclavagiste au Sénégal : controverse et rejet de la Renaissance africaine», Revue de la Société historique du Canada, vol 22, n°2, 2011, pages 237-265 ;

FAYE (Amadou Abdoulaye), Le Sénégal sous Abdoulaye : rupture avec les modèles d’adaptation, L’Hémicycle, 2005, 278 pages ;

FOFANA (Mamadou, Lamine), Maître Abdoulaye Wade, sa vision libérale de la gouvernance, Paris, L’Harmattan, 2011, 270 pages ;

GAYE (Mandiaye), Le Sénégal sous Abdoulaye Wade : banqueroute, corruption et liberticide, Paris, L’Harmattan, 2010, 318 pages ;

GWET (Zachée), Abdoulaye Wade, le bâtisseur, Dakar, Maguilen Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon, 2010, 108 pages ;

GWET (Zachée), Abdoulaye Wade, l’architecte, roman, Paris, Société des écrivains,  2009, 67 pages ;

HART (Adrien), «Les trois fils d’Abdoulaye Wade», SlateAfrique, 26 mars 2012 ;

KITANE (Alassane, Khodia), Le Sénégal sous Wade, cahiers d’une démocratie sans démocrates, Paris, L’Harmattan, 2010, 221 pages ;

MARMOZ (Robert), «La dame blanche du Sénégal (Viviane Wade)», Le Nouvel Observateur, 20 avril 2004 ;

M’BOW (Amadou, Maktar) sous la présidence de, Assises nationales, An 50, bilan et perspectives de refondation, Paris, l’Harmattan, 2012, 398 pages ;

MENDY (Toumany), Crise de valeurs et des institutions sous Wade : aux origines de l’incompétence politique, Paris, L’Harmattan, 2012, 295 pages ;

MENDY (Toumany), N’DIAYE (Alassane, Mamadou), L’illusion démocratique en Afrique : l’exemple du Sénégal, Paris, L’Harmattan, 2010, 244 pages ;

MENDY (Toumany), Politique et puissance de l’argent au Sénégal : les désarrois d’un peuple innocent, Paris, L’Harmattan, 2007, 256 pages ;

MOREAU (Elie Charles), Abdoulaye Wade, maître ! : et pour toujours !, Dakar, éditions Maguilen, 2007, 191 pages ;

MULAGO (Jean-Pierre), «Les Mourides d’Ahmadou Bamba : un cas de réception de l’islam en terre négro-africaine», in Laval théologique et philosophique, 2005, vol 61, n°2, pages 291-303 ;

N’DAO (Alassane), «L’informalisation de la violence physique légitime : le Sénégal à l’épreuve des milices islamiques», in Lien social et Politiques, 2016, n°76, pages 96-113 ;

NAUDE (Jean-François), «Wade joue avec le feu sacré», Jeune Afrique,‎ 6 janvier 2010 ;

NIANG (Mody), Le clan des Wade, Dakar, Sentinelles, 2011, 270 pages ;

NIANG (Mody), Maître Wade et l’alternance, le rêve brisé du Sopi, Dakar, 2004, 222 pages ;

NIANG (Mody), Qui c’est cet homme qui dirige le Sénégal, Paris, L’Harmattan, 2006, 308 pages ;

NIASSE (Sidy Lamine), Un président par défaut : Abdoulaye Wade, le politique à l’épreuve de l’Etat, Dakar, éditions Walf, 2005, 127 pages ;

SALL (Macky), «Interview à ITV», relayée N’DarInfo, du 26 octobre 2015 ;

SAMB (Sérigne, Saliou), Pap Samb M’Boup chef de cabinet d’Abdoulaye Wade : ange ou démon ? Confidences, récits et témoignages, Dakar, éditions Maguilen, 2009, 233 pages ;

SAMBA (Pape, Moussa), Le président Wade ou le génie solitaire, Brest, éditions, CJFB, 2006, 96 pages ;

SECK (Mamadou), Les scandales politiques sous Abdoulaye Wade, Paris, L’Harmattan, 2006, 222 pages ;

SENE (Ibrahima), La diplomatie sénégalaise, de Léopold Sédar Senghor à Abdoulaye Wade, préface du professeur Assane Seck, 2013, 370 pages ;

THIAM (Mamadou), Chroniques sénégalaises : il était une fois, Abdoulaye Wade, Paris, L’Harmattan, 2012, 120 pages ;

THIAM (Tidjane), «Interview  à radio Walfadjiri», Senegoo du 22 mars 2016 ;

TILOUINE (Joane), «Abdoulaye Wade, un versaillais pas comme les autres», Jeune Afrique du 18 novembre 2013 ;

WATHIE (Mame, Birane), Affaire Karim Wade/Macky Sall : la double victimisation gagnante de maître Wade : la grande entente, Les Impliqués, 2016, 190 pages.

Paris, le 4 février 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Maître Abdoulaye WADE, un Pape du SOPI : artiste ou trublion de la politique ?», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 16:36

Pour Mme Anne HIDALGO, maire de Paris, 150 000 Parisiens ont participé à la primaire citoyenne. Les grandes idées ne meurent jamais. Nous avons un idéal et une vision pour construire l'avenir et non pour le reproduire. Benoît est là pour porter cette espérance. Il y a quelque temps les socialistes étaient enterrés, et voilà que le Parti socialiste, grâce à l'audace de M. HAMON, est maintenant au centre du jeu.

Benoît n'est pas le candidat de l'ubérisation, mais de la protection et contre la fatalité.

Les nuances et les différences sont une force. L'équipe municipale de Paris qui réussit et est diverse, est fondée sur le débat et le respect mutuel ; ce qui nous unit est plus fort que tout.

Benoît porte l'écologie qui n'est pas une affaire de bobos ; c'est l'un des enjeux majeurs de notre époque. "Vive les bobos !" s'exclame Mme HIDALGO.

Avec Benoît on a un bulletin de vote fidèle à nos valeurs de gauche ; il faut refuser le mythe de l'homme providentiel. "C'est en allant à la mer que le fleuve est fidèle à sa source", disait Jean JAURES. En avant Benoît HAMON, pour "un futur désirable !"

«Marcher c'est bien, mais choisir un chemin c'est mieux » en faisant allusion au mouvement «En Marche». M. MACRON c’est l’hallucination collective, une rockstar, cosmétique.

Pour Mme Dominique MEDA, chercheuse, il y a une double attente dans la valeur travail : avoir un revenu décent et une place honorable dans la société. Mme MEDA plaide pour une réduction du temps de travail et une redistribution du travail. C'est la clé de l'égalité hommes femmes. En vue d'aboutir à une production décente, il faut démocratiser l'entreprise.

On ne croit pas en l'homme providentiel ; il faut un coup d'État des citoyens pour faire entendre leur voix. La démocratie, c'est l'égale possibilité de chacun d'influencer la décision.

La laïcité, c'est la liberté de croire et ne pas croire, ainsi que l'enseignement de la citoyenneté. La laïcité est au coeur du bien-vivre ensemble. La laïcité permet de transcender nos différences c'est un principe de concorde. Face à un FN identitaire, islamophobe et revendiquant la guerre des civilisations de façon affichée et assumée, en revanche, M. HAMON rassure et indique la voie républicaine d’égalité, de solidarité et de fraternité.

Pour Mme Christiane TAUBIRA, très longuement ovationnée qui a connu un triomphe, nous faisons la politique, à Gauche, parce que nous avons le souci de l'humain et de la justice. La pauvreté n'est pas une valeur d'ajustement. Nous voulons maîtriser notre futur et "nous allons nous éblouir nous-mêmes". La Gauche a souvent accédé au pouvoir par des temps rudes où les espoirs sont immenses, mais la Gauche saura faire face. Ce monde qui change a plus que besoin de la gauche en termes d'égalité et de justice. Les femmes sont la moitié de tout et notamment partout où se prennent les décisions. Avec Benoît HAMON on repart à la conquête des coeurs et des esprits une gauche de combat et non de constat. La Gauche est résolue à mettre en cause toutes formes de domination d'exclusion et de discrimination pour la justice sociale la liberté et l'égalité.

Notre avenir doit être lumineux. L'économie n'est pas obligée d'être brutale. La solidarité est un joyau de civilité. Il faut veiller au bien-vivre ensemble et au bien-être de tous. Nous refusons la guerre de tous contre tous : "Nous sommes sans limites" disait Paul ELUARD.

M. Benoît HAMON dans son intervention dit qu'on avait exclu la Gauche par principe ; ces faits sont démentis un mouvement et une aspiration est en train de se lever pour un futur désirable. Il faut rassembler les socialistes et la Gauche. Mais le rassemblement n'est pas seulement une affaire d'appareils politiques. Il existe démarche collaborative qui montre la voie. Il faut dessiner, ensemble, un horizon là où nous voulons aller ensemble dans la clarté et la transparence.

Pour le bilan de François HOLLANDE, le gouvernement a dû prendre des décisions graves. La Droite veut défaire des décisions importantes notamment dans le domaine de l'éducation et le refus opposé au traité transatlantique tout cela va dans le bon sens. Ce bilan a aussi fait des mécontents et des déçus ; il faut se tourner vers l'avenir. On ne peut pas faire une campagne uniquement sur un bilan. La question essentielle est : Où voulons aller ? C'est la question fondamentale. La Droite voulait mener une campagne sur l'identité nationale et la laïcité, en écartant une partie de la population. C'est un monde qui change, mais M. Benoît HAMON réaffirme qu'il n'est pas un homme providentiel ; le projet du camp d'en face, c'est une tromperie et une imposture. M. HAMON croit en ligne l'intelligence collective. Il ne faut pas abdiquer, mais choisir une option politique de transformation. C'est une conclusion d'un cycle et le début d'un autre. Le seul cap n'est pas là croissance, il faut se préoccuper de la transition écologique radicale.

Il a été créé la sécurité sociale au sortir de la guerre quand la France était à terre. La Gauche continuera de rêver, jusqu'à ce que cela soit possible.

Face à Donald TRUMP et M. POUTINE, l'Europe doit disposer d'une défense complète. La France a une politique indépendante. Il faut un traité de l'énergie et sécuriser ses approvisionnements et il faut une transition écologique (plan à 1000 milliards d'euros) et la lutte contre les inégalités. Il faut qu'il y ait une régulation politique et démocratique de la zone euro. La question du déficit est secondaire par rapport à nos convergences collectives par rapport à ce qu'il faut protéger. L'alliance des gauches est nécessaire.

M. Benoît HAMON propose la 6ème République et pour "faire respirer la démocratie" ; les citoyens ne doivent plus être invisibles entre deux élections. Le fossé entre les citoyens entre les élus est là. Il faut un "49-3 citoyen". Très souvent le peuple est en avance sur la classe politique.

Dans ce "futur désirable" la politique peut faire quelque chose. Les nuages sont nombreux, mais "désirez cet été qui vient" suivant une expression d'Albert CAMUS, et alors nous serons invincibles.

Paris, Maison de la Mutualité, le 5 février 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

Convention d'investiture de M. Benoît HAMON à la Maison de la Mutualité, à Paris le 5 février 2017», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 20:23

Ce post a été publié dans le journal FERLOO édition du 3 février 2017

Je suis ce dimanche 29 janvier 2017, soir, à la Mutualité dans le camp de M. HAMON qui a terrassé la Gauche gestionnaire et libérale, à 58,89%. M. HAMON veut faire "battre le coeur de la France". L'utopie et le rêve ont vaincu le réalisme plat et le fatalisme.

Depuis 1920, au congrès de Tours, "deux gauches irréconciliables" s'affrontent au sein du Parti Socialiste. Le Parti Socialiste est traversé par deux lignes politiques : une de gauche et autre une sociale-libérale ; jusqu'ici synthèses molles ont empêché d'y voir clair. Par ailleurs, le Parti socialiste quand il lorgne du côté du pouvoir est hanté à la fois par l'ambition et le remords. En effet débordé par un Parti communiste qui est resté puissant jusqu'à une certaine période, le Parti socialiste a souvent eu un discours de Gauche dans l'opposition et une pratique de droite au gouvernement. Le socialisme c'est la liberté et le rêve, le refus du goulag, et il faut aller "à l'idéal en comprenant le réel" avait dit Jean JAURES. Ce succès de M. HAMON a, désormais, clarifié la ligne politique du Parti socialiste. L'utopie et le rêve doivent rester au coeur du projet socialiste pour redonner l'espérance et l'espoir.

Benoît HAMON doit reprendre en main le Parti Socialiste et savoir tenir ses engagements. Comment se rassembler, sans se renier ? Ces présidentielles nous réservent, sans cesse, des surprises. Ont été congédiés notamment : Messieurs JUPPE, SARKOZY, COPE, HOLLANDE et maintenant M. VALLS. Une attente majeure se dégage de ces échecs : un politique doit faire ce qu'il dit et dire ce qu'il fait en référence à une expression de Lionel JOSPIN.

M. FILLON qui se croyait imbattable, est en ce moment, en grande difficulté, ainsi que Mme LE PEN qui ont choisi de se servir au lieu de servir. La Droite et l'extrême-droite qui réclament des politiques de rigueur pour les faibles, arrosent leur famille de salaires exorbitants provenant, de surcroît, d'emplois fictifs. Finalement, les masques sont tombés. Les Républicains et le FN ont un point ce ne sont que des entreprises familiales : durs avec les faibles, ils dont complaisants avec leur tribu. François FILLON promet 250 € aux braves travailleurs qui vont passer à 39 heures. A ce niveau, comme pour le revenu universel, on est un "assisté". Mais avec un salaire de 900 000 € on ne peut être qu'une "assistante".

Désormais, M. Benoît HAMON a la lourde responsabilité de rassembler et faire gagner la Gauche, la vraie, vivante et vibrante qui redonne de l'espérance.

Les soutiens de M. HAMON que j'ai rencontrés au palais de la Mutualité, en plein Quartier Latin, c'est un public jeune qui représente donc l'avenir. De nombreuses retrouvailles dont Léa FILOCHE et maître Aude EVIN.

Devant les attaques à caractère raciste qui l'avaient affublé d'un prénom musulman, "Bilal", le muezzin du Prophète Mohamed, M. HAMON est un partisan du bien-vivre ensemble, pour redonner aux Français musulmans la dignité qu'ils n'auraient pas dû perdre. En effet, M. Benoît HAMON a passé son enfance au Sénégal, où il est arrivé à l'âge de 8 ans pour suivre son père, un ingénieur du génie civil. Il a fait ses études à Dakar, au cours Sainte-Marie de Hann, du CE2 à la 5ème. Il découvre dans ce pays, à majorité musulmane, la mixité et la tolérance religieuse.

Paris, La Mutualité, le 29 janvier 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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«Primaires citoyennes : victoire de M. Benoît HAMON pour un avenir désirable», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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