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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 22:09

Dans la perspective des législatives du 30 juillet 2017, au Sénégal, pour élire 165 députés, dont 15 représentants de la diaspora, les forces en présence qui vont s’affronter, sont désormais connues :

D’une part, nous avons la majorité présidentielle de M. Macky SALL, issue des élections de 2012, qui est restée unie, à savoir l’Alliance pour la République (APR), le Parti socialiste conduit par M. Tanor DIENG, en charge du Haut Conseil des collectivités territoriales et l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) de M. Moustapha NIASSE, président de l’Assemblée nationale.

D’autre part, 10 partis politiques se sont coalisés, le 4 mai 2017, contre le gouvernement, dans le but d'imposer une cohabitation au président au président Macky SALL. Ces forces politiques entendent «rétablir l'État de droit, une justice équitable, la bonne gouvernance» et dénoncent ce qui est qualifié de «gestion clanique du pouvoir». Cette alliance est composée :

- AJ/PADS Mamadou Diop Decroix ;

- Bës Du Ñakk Mansour Sy Djamil ;

- Bokk Gis Gis Papa Diop ;

- Front pour le Socialisme et la Démocratie–Benno Jubël (FSD-BJ) Cheikh Bamba Diéye

- Grand Parti Malick Gakou ;

- Initiative 2017 (AD Pencoo, ANC, Parti Socialiste (PS) des Valeurs et Mouvement d’initiatives et d’Actions, Taxawu Dakar) Khalifa Ababacar Sall ;

- Les Démocrates Réformateurs (LDR /Yeesal) Modou Diagne Fada ;

- Parti Démocratique Sénégalais (PDS) Président Abdoulaye Wade ;

- Rewmi Idrissa Seck ;

- Tekki.

Le Sénégal est le pays qui a le plus grand nombre de partis politiques au monde : 255 à ce jour. A titre de comparaison, les Etats-Unis d’Amérique en ont 25, la France 54, le Nigeria 31, la Côte d’Ivoire 130, le Congo 155.

Cependant, l’essentiel des forces politiques, jusqu’ici est concentré autour de 5 formations politiques. M. Macky SALL et ses alliés, lors des présidentielles de 2012 et du référendum 20 mars 2016, ont totalisé plus de 65% des suffrages.

C’est dans ce contexte que maître Malick SALL, un avocat à Dakar, mais bien implanté au Fouta-Toro, a rencontré, tout récemment, le président Macky SALL.

I – Les enjeux internes de ces législatives du 30 juillet 2017

A – M. Macky SALL, un Emmanuel MACRON avant l’heure

Comme Emmanuel MACRON, Macky SALL, qui a été premier ministre (2004-2007) et président de l’assemblée nationale (2007-2008), a rompu avec son mentor, Abdoulaye WADE, pour fonder un nouveau parti (APR), le 1er décembre 2008. Contre toute attente, M. SALL renversera, le président en exercice, maître WADE.

Comme en France, les deux grands partis de gouvernement (le Parti socialiste et le Parti démocratique sénégalais) ayant régné sur le pays de 1960 à 2012, discrédités ou victimes de l’usure du pouvoir, ont été évincés par un mouvement de «dégagisme» pour reprendre une expression de M. Jean-Luc MELENCHON.

Comme en France, et bien avant M. MACRON, et façon très habile, M. SALL, qui est de centre-gauche à l’image du Mouvement En Marche, a engagé, une recomposition du paysage politique. Il gouverne avec des socialistes.

Dans ces élections législatives du 30 juillet 2017, la coalition des 10 partis d’opposition, a pour ambition de provoquer une cohabitation au Sénégal.

Une forte tension politique, dans la perspective des élections présidentielles, qui auront lieu contrairement en France, en février 2019, est perceptible à travers des chroniques judiciaires ou un débat politique particulièrement violent. En effet, avec la réforme constitutionnelle du 20 mars 2016, adoptée par référendum, le président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans. Le mandat est renouvelable une seule fois.

Le maire de Dakar, M Khalifa Ababacar SALL, un dissident socialiste, et qui a affiché ses ambitions présidentielles, est depuis le mardi 7 mars 2017 sous mandat de dépôt et écroué pour détournement de deniers publics et d'association de malfaiteurs. En cause, le fonctionnement de la régie d’avances de la mairie de Dakar où plus de 30 millions de CFA (46 154 € euros), par mois ont disparu, sans justificatifs sérieux ; autant dire une énorme somme pour le Sénégal.

Le ministre l’Energie, M. Thierno Alassane SALL, n’a pas démissionné, mais a été démissionné. Comme en France, les questions éthiques et morales ont fait une brutale irruption dans la longue campagne électorale au Sénégal. Il semblerait que M. Thierno SALL aurait émis des réserves sur les contrats entre le Sénégal et la société française Total, visant à dynamiser l'exploration pétrolière en mer profonde et très profonde au large du Sénégal. Le premier accord est un contrat de recherche et de partage de production d'hydrocarbures sur le bloc Rufisque Offshore Profond d'une superficie de 10 357 km2, dont Total sera opérateur (90%), aux côtés de la Société Nationale des Pétroles du Sénégal (Petrosen), qui détiendra les 10% restants. Le second est un accord de coopération avec Petrosen et le Ministère de l'Energie et du Développement des Energies Renouvelables de la République du Sénégal, aux termes duquel Total réalisera une étude de la zone en mer très profonde, en vue d'en déterminer le potentiel d'exploration et de devenir opérateur d'un bloc d'exploration.

La découverte du gaz et du pétrole devrait conduire à une amélioration significative de la qualité de vie des Sénégalais. Partout en Afrique, il y a eu des matières premières stratégiques cela s’est traduit par une perte d’indépendance et des conflits internes. Nous devons rester vigilants pour que ces nouvelles ressources puissent contribuer notamment au développement des infrastructures, à la santé pour tous, et à une rénovation du système éducatif, laissé à l’abandon avec des classes surchargées et non remplacements des enseignants.

Par ailleurs il serait équitable que les grandes compagnies françaises qui gagnent des marchés publics au Sénégal, s'engagent à embaucher des cadres sénégalais notamment de la diaspora. En effet de jeunes issus de l’immigration et ayant fréquenté de grandes écoles en France ont du mal à trouver un emploi convenable en France.

B – Promouvoir de députés de la Diaspora actifs et réactifs

dans un contexte de montée du populisme dans les pays occidentaux

Pour la première fois, le Sénégal élira 15 députés de la Diaspora. Parmi les candidates on annonce le nom de Mme Racky KANE, résidant à Pontoise, dans la région parisienne. Les attentes de la diaspora en France sont nombreuses :

- la reconnaissance de l'égalité des droits en termes de retraite de sécurité sociale pour les immigrés sénégalais qui ont travaillé dur en France et qui aspirent légitimement à terminer leur vie au pays. Ils doivent pouvoir obtenir pour le reste de leurs jours une carte de séjour à durée illimitée. La carte actuelle de retraité oblige à revenir en France une fois tous les 3 ans sinon elle est annulée. Lors du renouvellement de ce titre un nombre incalculable de justificatifs est demandé au retraité remettant en cause en permanence son droit au séjour. En cas de décès la famille du retraité a toutes les peines du monde à obtenir une pension de réversion.

- de nombreuses autres vexations sont infligées aux sénégalais résidant pourtant légalement. C'est d'une part le blocage des dossiers de regroupement familial pendant plusieurs mois. C'est d'autre part le refus de faire transcrire le mariage ou la nationalité pour la femme et les enfants des français issus de l'immigration quand ils sont mariés au pays. Ces blocages peuvent entre 5 et 7 ans. Le droit à une vie familiale normale est déjà remis en cause par de nombreuses circulaires.

- rouvrir l'enquête sur le camp de Thiaroye à la suite de l'assassinat des tirailleurs sénégalais en 1944 ; ils demandaient le paiement de leurs soldes.

I I – L’impact des élections françaises de 2017 sur le jeu politique sénégalais

Le 2ème tour des élections présidentielles opposera le 7 mai 2017 deux candidats aux projets diamétralement opposés : M. MACRON et Mme LE PEN.

A – M. MACRON, l’Afrique est un continent d’opportunités à saisir

M. Emmanuel MACRON, qui a pour ambition de recomposer la vie politique française, et se voulant ni de gauche, ni de droite, est ouvertement pro-européen, avec une libre circulation dans l’espace Schengen. Il a condamné, sans appel la colonisation considérée comme «un crime comme l’humanité». La place de la diaspora dan les équipes de campagne est aussi l’un des marqueurs symboliquement important. M. MACRON a choisi, Mme Sibeth N’DIAYE, issue d’une mère togolaise et d’un père sénégalais, en charge de la presse dans ces présidentielles. Sibeth, évoque les reines combattantes de la Casamance. La légende familiale veut que sa mère l’ait découvert en lisant le quotidien national le Soleil. «Je travaille au sein d’une équipe. Dans cette équipe, chacun contribue par son regard, son parcours, ses idées, à le conseiller. Il apprécie de pouvoir bénéficier de points de vue différents, parfois divergents. C’est ce qui nourrit sa réflexion propre. Mais à la fin, il est celui qui tranche» dit Sibeth N’DIAYE.

M. MACRON prône en matière d’immigration l’ouverture. Il se positionne en faveur de l’accueil des réfugiés et souhaite entre autres réduire la durée d’examen des demandes d’asile. M. MACRON veut travailler essentiellement sur l’intégration des immigrés et renforcer la coopération européenne. Il veut aussi faciliter l’obtention de visas pour les «talents» étrangers et simplifier l’accès au travail pour les étudiants étrangers titulaires d’un master. M. MACRON convaincu que l’Afrique surprendra le monde par son dynamisme, entend écrire une nouvelle page dans la relation entre la France avec l’Afrique. Loin de fermer hermétiquement les frontières, «il faudra faciliter la circulation des chercheurs et des entrepreneurs» dit-il.

Pour lui, il faut traiter les causes profondes de l’immigration. L’Europe pourra proposer aux pays africains des accords mutuellement bénéfiques, pour accompagner une politique migratoire maîtrisée et humaine.

En condamnant la vision colonialiste et paternaliste des pays du tiers-monde M. MACRON considère que l’Afrique est un «continent d’avenir». Environ 10% de la population française a des origines africaines et 300 000 ressortissants français résident en Afrique. La langue française est un trait d’union évident et crée une intimité naturelle dans les relations. Ces liens humains sont un atout pour la France. Si la France devait regarder l’Afrique avec uniquement un mélange de condescendance et de misérabilisme, elle commettrait une erreur historique. Pour M. MACRON, l’Afrique ancrée à part entière dans l’Histoire et le monde est une chance pour tous. Sans angélisme, ni naïveté, la France doit donc regarder cette «vérité africaine» en face, sans idées préconçues ni clichés, et définitivement débarrassée du surmoi de la colonisation et de la Françafrique. L’époque du pré-carré, de l’aide compassionnelle entremêlée de cynisme et des situations de rente entretenues par des réseaux occultes est révolue. «Il est grand temps que la France regarde au contraire l’Afrique comme un partenaire économique au même titre que la Chine, l’Inde, le Brésil ou la Turquie» dit-il.

M. MACRON souhaite favoriser la démocratie en Afrique et mettre fin à la Françafrique. «Je tiens à agir dans la transparence, loin des réseaux de connivence franco-africains et des influences affairistes dont on a vu que, malheureusement, ils subsistent encore dans le système politique français, en particulier à droite et à l’extrême-droite» dit-il.

M. MACRON veut accorder une place importante à la jeunesse africaine pour créer des emplois. «Il faudra pour cela que chacun prenne sa part, l’aide internationale, les gouvernements nationaux et les investisseurs privés, nationaux et internationaux, pour financer les infrastructures productives (électricité, eau, communications) et les entreprises, notamment les PME» dit-il.

B – Mme LE PEN, l’Afrique oscille entre séduction et répulsion

Mme Marine LE PEN, inspirée d’un grand conservatisme, souhaite «défendre la cause nationale» et cible surtout les étrangers d’origine africaine. Mme LE PEN est profondément nationaliste, prônant un protectionnisme et la «préférence nationale», qu'elle veut d'ailleurs inscrire dans la Constitution.

Dans sa tentative de dédiabolisation de son parti, considéré comme un parti xénophobe et raciste, Mme LE PEN travaille pour soigner sa mauvaise image en Afrique. Longtemps rejeté par le continent africain et ses dirigeants, le parti d'extrême droite tente, depuis plusieurs années, de casser son image négative. Le FN s'est entouré de connaisseurs et a noué des contacts avec la diaspora mais son plus beau coup, reste sans doute la rencontre symbolique entre Marine Le PEN et le président tchadien, Idriss DEBY en mars 2017.

Dans cette opération de séduction, Marine LE PEN, en nationaliste, a caressé dans le sens du poil, le désir des populations africaines de retrouver leur souveraineté nationale. Ainsi, Mme LE PEN, si elle est élue, entend revenir à la monnaie nationale en France, elle souhaite que les pays africains, fonctionnant avec le Franc CFA, en fassent de même.

Par ailleurs Mme LE PEN affirme qu’elle n'entendait pas continuer cette politique de la «Françafrique», faite d'ingérences et d'exigences de contreparties, parfois opaques.

Le débat du 2ème tour des présidentielles a montré le vrai visage du FN. «Chassez le naturel, il revient au galop» dit un proverbe français. Ainsi, Mme Marine Le PEN ne souhaite pas condamner la colonisation. Pour elle, il ne revient pas aux politiques de faire le travail des historiens. Les Français rejettent ces repentances qui divisent plutôt qu’elles ne rassemblent.

Mme LE PEN, et c’est l’un des marqueurs notables de son programme, entend réduire l’immigration d’origine africaine à un solde annuel de 10 000 personnes. En effet, le combat principal de Mme LE PEN est de considérer que la France subirait une immigration massive ; pour elle celle-ci n’est pas une chance, mais un facteur de désordre. C’est dans cette perspective que le programme du FN est peu séduisant pour la Diaspora et les Africains (suppression du regroupement familial et droit du sol pour les enfants d’immigrés nés en France, durcissement des conditions d’accès à la nationalité). Ainsi, le FN envisage la bi-nationalité pour les Africains, et non pour les Européens et les Américains. Ce parti veut aussi interdire toute régularisation des sans-papiers et, en attendant leur expulsion, entend mettre fin à l’école gratuite pour leurs enfants. Avec son programme d’expulsions massives, le FN projette de signer des accords de réadmission avec les pays africains. Les demandes d’asile ne seront examinées qu’à la frontière, dans des camps et le regroupement familial sera suspendu. L’aide médicale d’Etat, pour les étrangers malades sera supprimée et le droit du sol pour les enfants d’immigrés nés en Afrique, seront supprimés. Un délai de carence sera introduit avant de bénéficier de la protection sociale en France. Les conditions de la naturalisation seront durcies.

Paris, le 6 mai 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/.

 

«Législatives au Sénégal du 30 juillet 2017 : les forces en présence», par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/.

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 21:38

Bon anniversaire en ce vendredi 5 mai 2017 à M. Bernard PIVOT qui se définit comme un homme d’influence : «Je préfère parler d’influence plutôt que de pouvoir. Il y a dans le pouvoir quelque chose de rigide, de décisif, d’instantané qui ne m’a jamais plu» dit-il à propos de ses émissions «Apostrophes» et «Bouillon de culture». M. PIVOT affirme que le hasard a dominé sa vie : «j’ai été embauché comme stagiaire au Figaro Littéraire par Maurice NOEL alors que je n’étais pas du tout un lecteur enflammé mais simplement parce que, au cours de la conversation, je lui ai dit que mes parents faisaient du beaujolais, et plutôt du bon, et qu’il a souhaité en avoir un caquillon. (…). C’est à partir de ce moment que je me suis mis à lire comme un fou. A rattraper le temps perdu».

Homme de lettres Bernard PIVOT, né le 5 mai 1935 à Lyon, est journaliste et critique littéraire français, animateur d'émissions culturelles à la télévision. Créa­teur des cham­pion­nats de France puis du monde d’or­tho­graphe, il devient en 2004 membre de l’aca­démie Goncourt, et la préside à partir depuis le 7 janvier 2014.

M. PIVOT effec­tue ses études au Centre de forma­tion des jour­na­listes à Paris, et en sort vice-major de sa promo­tion. À ses débuts dans la profes­sion en 1958, il entre au Figaro litté­raire et y reste pendant treize ans. En 1973, il rejoint le petit écran en créant sur l’ORTF l’émis­sion Ouvrez les guille­mets. L’an­née suivante, alors que la chaîne dispa­raît et est rempla­cée par Antenne 2, M. PIVOT lance sa mythique émis­sion litté­raire Apostrophes. Pendant seize ans, il reçoit chaque semaine les plus grands écri­vains de l’époque : Charles Bukowski, Alexandre Solje­nit­syne, Vladi­mir Nabo­kov. En 1991, il lance l’émis­sion «Bouillon de culture» et la présente pendant dix ans. De 2002 à 2005, il présente «Double Je».

Bernard PIVOT est un homme sous influence. Il est évident que notre environnement et notre jeunesse éclaire notre avenir. En effet, M. PIVOT a découvert la lecture dans Le Petit Larousse. Il avait 6 ans, la Seconde Guerre mondiale venait d’éloigner son père, Charles PIVOT, prisonnier en Allemagne. Maryse avait fermé l’épicerie lyonnaise et rapatrié sa famille à Quincié-en-Beaujolais. Bernard vécut là des années particulières, alternance d’allégresse et de mélancolie, états d’âme qui ne le quitteront jamais: inquiétude sourde devant la menace des occupants ; plaisir intense dû à la présence féminine, la cuisine de sa mère, les attentions de ses tantes, la sensualité des vendangeuses au début de l’automne et, comme un point fixe, le calme de ses tête-à-tête avec le Larousse ou les Fables de La Fontaine. On sait, depuis Eve, sa pomme et son serpent, que curiosité intellectuelle et sexuelle vont de pair. «A cause de la guerre, je vivais dans un petit village du Beaujolais et je n’avais à ma disposition que deux livres : une édition du Petit Larousse datant des années 30 et les Fables de la Fontaine. J’aimais beaucoup me promener avec le Petit Larousse, noter des mots dans un cahier misérable que j’avais toujours avec moi. Et je prenais les mots dans les Fables de la Fontaine dont je regardais le sens dans le Larousse et que je notais également sur le carnet. J’ai donc aimé lire des dictionnaires avant de lire du tout des romans» dit M. PIVOT.

Même devenu célèbre, M. PIVOT est méfiant, ce qui selon lui, est une garantie de l’indépendance.

M. PIVOT ne se définit pas comme un écrivain, mais comme un journaliste. Pour lui, les grands écrivains, comme PROUST ou Céline, font évoluer le langage, la syntaxe, un choix de mots par lesquels on les reconnaît, une musique.

«Une faute ne met pas en colère, elle me rend triste» dit M. PIVOT qui n’a jamais cessé son commerce quotidien avec le plaisir des mots et des sens. On le découvre en homme sensuel, sentimental et romantique. Dans les mots de ma vie, «Mots autobiographiques, mots intimes, mots professionnels, mots littéraires, mots gourmands... Tous ces mots forment un dictionnaire très personnel. Mais les mots de ma vie, c'est aussi ma vie avec les mots. J'ai aimé les mots avant de lire des romans. J'ai vagabondé dans le vocabulaire avant de me promener dans la littérature. Sur ces mots» dit M. PIVOT.

Décidemment, M. PIVOT est un amoureux des mots. Ainsi, dans «Les dictées de Bernard PIVOT» la grammaire est une chanson douce, comme dit Erik Orsenna, et, même si elle contient des mots vaches, la dictée est une ludique et aimable façon de tirer la langue aux mots pour ne pas en avoir peur.

«On s'emploie avec raison à sauver toutes sortes d'espèces d'oiseaux, d'insectes, d'arbres, de plantes, de grosses et de petites créatures bien vivantes, mais menacées de disparition... Rares sont les personnes émues par la disparition des mots. Ils sont pourtant plus proches de nous que n'importe quel coléoptère. Dieu sait que les initiatives ne manquent pas, ni les bras ni l'argent, pour conserver le patrimoine, mais, alors que les mots en font autant partie que les pierres, les tissus, la porcelaine, l'or et l'argent, ils n'intéressent pas grand monde. L'écologie des mots est balbutiante... Et si on travaillait à sauver des mots en péril ?» écrit M. PIVOT dans son livre «100 mots à sauver».

Son «Dictionnaire amoureux du vin», il y a de l'autobiographie, des lectures, des souvenirs de cuvage, de cave, de table... Voici cependant l'essentiel : le vin, c'est de la culture. La culture de la vigne, mais aussi de la culture pour l'esprit. C'est cette dimension culturelle d'un produit universel de consommation que ce livre a l'ambition de rappeler, dans un temps où le vin n'est pas bien considéré.

«On s'arrête tout à coup de lire. Sans pour autant lever les yeux. Ils restent sur le livre et remontent les lignes, reprenant une phrase, un paragraphe, une page. Ces mots, ces simples mots, ne nous évoquent-ils pas notre enfance, un livre, une querelle, des vacances, un voyage, la mort, des plaisirs soudain revenus sur nos lèvres ou courant sur la peau. C'est sans doute pourquoi elle interrompt aussi mes lectures pour des bagatelles, des sottises, des frivolités, des riens qui sont de nos vies des signes de ponctuation et d'adieu» dit M. PIVOT dans «La mémoire n’en fait qu’à sa tête».

«Au secours ! : les mots m’ont mangé», a été écrit par admiration des écrivains, ce texte est une déclaration d'amour fou à langue française. Bernard Pivot y raconte la vie d'un homme qui, malgré ses succès de romancier, invitation à Apostrophes, consécration au Goncourt, a toujours eu l'impression d'être mangé par les mots. Leur jouet plutôt que leur maître. Un hommage malicieux, inventif et drôle aux hôtes du dictionnaire.

«Pour mon malheur, le questionnement grâce auquel je me suis fait un nom dans la presse écrite, à la radio et à la télévision, s'est étendu à ma vie privée. Je souffre d'une maladie chronique que j'appelle la "questionnite'. Son symptôme est évident, identifié de tous mes proches : je n'arrête pas de leur poser des questions. Je ne peux pas m'en empêcher. C'est plus fort que moi. C'est une seconde nature. Je suis en état de perpétuelle curiosité. Et de manque si je n'arrive pas à la satisfaire » dit-il dans «oui, mais quelle est la question ? ».

Avec «Les tweets sont des chats», confesse qu’il aime les tweets parce qu'ils partent en silence, circulent en silence et arrivent en silence. Les tweets sont des chats». Grâce aux tweets, ces messages qui ne peuvent dépasser 140 signes, M. PIVOT a redécouvert le plaisir de faire court. Ainsi, avec humour, fantaisie et pertinence, a-t-il écrit une sorte de journal très personnel constitué d'observations, de réflexions, d'aphorismes et de citations, que découvrent chaque matin ses abonnés du réseau Twitter.

 

Bibliographie sélective

PIVOT (Bernard) SOMMANT (Micheline), Les dictées de Bernard Pivot, Paris, LGF, 2006, 605 pages ;

PIVOT (Bernard), Les mots de ma vie, Paris, Albin Michel, 2011, 368 pages ;

PIVOT (Bernard), Bernard Pivot présente la bibliothèque idéale, Paris, Albin Michel, 1988, 659 pages ;

PIVOT (Bernard), NORA (Pierre), Le métier de lire, Paris, Gallimard, 1990, 193 pages ;

PIVOT (Bernard), 100 mots à sauver, Paris, Albin Michel, 2009, 144 pages ;

PIVOT (Bernard), Dictionnaire amoureux du vin, Paris, ED18, 2014, 302 pages ;

PIVOT (Bernard), La vie, oh là là, Paris, Bernard Grasset, 1966, 191 pages ;

PIVOT (Bernard), La mémoire n’en fait qu’à sa tête, Paris, Albin Michel, 2017, 240 pages ;

PIVOT (Bernard), Au secours ! : les mots m’ont mangé, Paris, Allary éditions, 2016, 101 pages ;

PIVOT (Bernard), Oui, mais quelle est la question ?, Paris, Lafont, Bouquins, Seghers, 2012, 177 pages ;

PIVOT (Bernard), Les tweets sont des chats, Paris, Albin Michel, 2013, 162 pages ;

PIVOT (Bernard), Dictées : l’intégrale des Dicos d’or, Paris, Albin Michel, 2004, 605 pages ;

PIVOT (Bernard), L’amour en vogue, Paris, 1975, LGF, 224 pages ;

PIVOT (Bernard), Les critiques littéraires : le procès des juges, Paris, Flammarion, 1968, 237 pages ;

PIVOT (Bernard) NORA (Pierre) ORY (Pascal), Apostrophes, Paris, 2015 ;

DUCAS (Sylvie), «A défaut de génie, la panthéonisation de Bernard PIVOT», Communication et Langage, 2003, vol 135 n°1, pages 73-86 ;

MARTENS (David) MEUREE (Christophe), «L’intervieweur face au discours littéraire : stratégie de positionnement chez Madeleine Chapsal, Jacques Chancel et Bernard Pivot», Communication et langage, Argumentation et analyse du discours, 2014, 14. URL : http://aad.revues.org/1639

Paris, le 5 mai 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

 

 

«M. Bernard PIVOT : un homme d’influence et sous influence», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 18:38
Cet article a été publié dans Ferloo, édition du 1er mai 2017.
 
En cette veille de 2ème tour des élections présidentielles, le 1er mai 2017 revêt, plus que jamais, une dimension hautement symbolique, les digues sont tombées. Il faut sonner le tocsin et défendre plus énergiquement la République. Le 1er mai, censé être la fête du travail, a été accaparé par le Front National. Les syndicats partent en ordre dispersé, les consignes de vote de la France Insoumise, censée combattre le FN, ne sont pas claires. Et du même coup le poison du doute est semé. Pourtant, le Front de Gauche est régulièrement présent chaque 1er mai à l’hommage de Brahim BOUAARRAM. M. MELENCHON et Mme Eva JOLY étaient là en 2012. Cette année Danielle SIMONNET est encore présente. On a aussi retrouvé Monseigneur GAILLOT.
 
Il est grand de temps de sonner le tocsin. En effet le 1er mai 1995, Brahim BOUARRAM, un jeune d'origine marocaine de 29 ans, profitait d’une journée ensoleillée sous le Pont du Carrousel, en face du Louvre. Il ne savait pas que des militants du Front National allait le précipiter dans la Seine. Le Front National pour se dédouaner, avant l’idée qu’il s’agirait d’un phénomène isolé de Skinheads. Aujourd’hui, encore, on entend cette petite musique que le Front National serait sous Marine LE PEN, un parti respectable. Pourquoi donc cette terrible déclaration de Marine LE PEN sur le Vel d’Hiv ? Si le FN dans sa tentative de dédiabolisation a fondamentalement changé pourquoi ses dirigeants qui ont tenu des propos négationnistes ont été récemment limogés ?
 
Au-delà du vernis, l’idéologie du FN est fondamentalement stigmatisante, raciste et xénophobe. Mme LE PEN avance masquée en utilisant un message apaisant. Mme LE PEN prétend, en réaction contre l’ordre établi, défendre la France qui souffre et qui travaille, en gommant les aspérités et en vampirisant les mots et en phagocytant les mots de la France Insoumise et les idées de M. FILLON. En fait, le masque est tombé, dans ses 144 propositions, en faisant référence aux concepts de «préférence nationale», le Front a un projet politique inspiré des méthodes de l’Apartheid.
 
Il a distillé son venin dans la société française, à tel point que même les Républicains finissent par l’excuser au bénéfice du doute. Pourtant le FN a une conception ethniciste et colonialiste de la nationalité, et ne considère comme Français que l’ethnie dominante. Les Français issus de l’immigration, en particulier les Noirs et les Blancs, ne seraient que des étrangers, des indigènes de la République ou des citoyens de seconde zone, à qui on peut retirer la nationalité, au moins prétexte. On dit que le FN à changé. "Chassez le naturel il revient toujours au galop" dit un dicton français. On devrait graver dans le marbre dans la Constitution le respect, sous menace de dissolution, pour chasue parti politique, des principes républicains d'égalité de liberté et de fraternité.
 
Cette lepénisation des esprits a même gagné une partie de la Gauche, avec le projet funeste de HOLLANDE et VALLS sur la déchéance de la nationalité ainsi que l’interdiction du concert Black M. Dans son projet de 2017, Mme LE PEN envisage d’interdire le regroupement famille, non pas des Canadiens, Australiens ou Américains, mais toujours des Africains et des Arabes. Le FN veut aussi réserver l’emploi, la protection sociale ainsi que l’éducation des enfants aux nationaux. Lors des graves violences policières récentes, notamment le viol à la matraque de Théo, Mme LE PEN a dit que, par principe, en cas de bavure policière, elle est du côté des forces de l’ordre à qui elle va attribuer la légitime défense préventive. Dans ses meetings, les militants du FN ne cessent d’entonner «on est chez nous», ce qui est manifestement une revendication d’une idéologie fondamentalement raciste. Il ne faut jamais oublier que Marine LE PEN est l’héritière d’un parti de son père qui assume, ouvertement, les tortures en Algérie. Les jeunes générations doivent se souvenir des massacres d’Algériens en octobre 1961, jetés à la Seine, ni du massacre au métro Charonne. On se remémore aussi d'Ibrahim, ce jeune français d'origine comorienne tué a Marseille, en 1997, par un colleur s'affiche du FN.
 
La lepénisation des esprits est devenue une donnée majeure de la vie politique française. Le FN ne cesse de progresser à toutes les élections et son idéologie dépasse largement son camp. Pour la première fois, le FN a trouvé un allié, «Debout la France» de M. DUPONT-AIGNAN, dans un 2ème tour, et les amis de FILLON de «Sens Commun» sont fondamentalement d’extrême-droite. Et auparavant, le concept de «Droite décomplexée» de M. SARKOZY et de M. COPE ont fait tombé les digues, légitimé le racisme. Et libéré de manière inconsidérée la parole raciste. Par conséquent, la bête immonde a inoculé son poison dans une grande partie de la société française, à tel point que les électeurs non encartés s’interrogent s’il est opportun ou non d’aller voter à ce deuxième tour.
 
Ce 1er mai 2017, c’est la première fois qu’un candidat aux élections présidentielles, M. MACRON, est venu se recueillir devant la plaque à la mémoire de Brahim BOUARRAM. A l"initiative de Mouloud ANOUIT d'Aubervillers et maintenant décédé et depuis 1996, j’assiste à la commémoration de cet événement. Il n’y avait que quelques personnes. La ville de Paris a attendu 2003 pour poser cette plaque. J’avais interpellé M. DELANOE venu inaugurer la plaque pour le Quai François MITTERAND. Le parti socialiste qui dépose chaque année, à la sauvette, une gerbe de fleurs, est resté en retrait dans ce combat, le laissant caporalisé par des organisations gauchistes. La Gauche devrait se battre pour une hégémonie des idées républicaines.
 
Saïd, le fils de Brahim qui n’avait que quelques années en 1995, est devenu un adulte ; il habite le 19ème arrondissement et vient d’avoir une petite fille.
 
Cet assassinat de Brahim BOUARRAM peut se reproduire. Ce ne sont pas seulement les Skineads qui ont tué Brahim, il y a des paroles qui tuent. Ces paroles de la haine du FN ne cessent de s’emparer des cœurs des gens souvent de bonne foi. Il est grand temps de sonner le tocsin et de défendre plus énergiquement la République, en votant massivement, le 7 mai 2017 pour Emmanuel MACRON. Le FN c'est un ticket sans retour contre la liberté et l'égalité, son projet n'est pas de résoudre les difficultés et les colères, mais de les exploiter comme fonds de commerce.
 
Au 1er tour on avait voté par convictions, au 2ème tour, on élimine et on sauvegarde la République. Ce n’est pas reniement. Les convictions politiques de chacun seront au cœur des législatives de juin 2017.
 
Paris, le 1er mai 2017 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Un 1er mai 2017 hautement symbolique : Les digues sont tombées ; il faut sonner le tocsin et défendre la République», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 18:53

"On ne se baigne jamais dans le même marigot" dit un proverbe africain. Paris est une ville qui nous réserve sans cesse des surprises. On croit connaître cette merveilleuse ville, puis subitement, et au détour d'une escapade le charme infini vous saisit et vous envoûte. Du même coup, on se met à vadrouiller, comme s'il s'agissait d'une première découverte de notre belle capitale.

En effet, venu assister à une rencontre au Musée Dapper, dans le 16ème arrondissement, sur l'artiste sénégalais, Ousmane SOW, je n'ai pas pu obtenir une place. Contrarié, j'improvise une promenade dans les beaux quartiers. Je tombe d'abord sur la place des États-Unis, ses statues en bronze, ses demeures huppées et le musée Cristal.

Ensuite, dans ma randonnée désordonnée, j'aperçois le Palais Galliera, musée de la Mode Paris, où sont exposées actuellement 110 robes de la chanteuse Dalida. J’avais rencontré Dalida, sur le plateau de Canal Plus, lors d’une émission animée par Philippe GILDAS. Il y avait déjà en 1987, cette vague d’incendies à Paris, qui visait des squats occupés par des immigrants. Un bidon d’essence, et pas besoin de recourir aux frais d’huissier pour expulser ces indésirables. Puis, Dalida, au carrefour de plusieurs cultures, avec sa voie mélodieuse, s’est donnée la mort une semaine plus tard. Je n’arrêtais pas d’écouter ses chansons, pendant de nombreuses décennies. J’entends toujours le son de sa musique résonner dans mes souvenirs.

Le Palais Galliera, d’inspiration Renaissance italienne, abrite le musée de la mode de la ville de Paris, construit par l’architecte Léon GINAIN pour accueillir les collections de Maria BRIGNOLE-SALE, Duchesse de Galliera (1811-1888). Cette dernière légua ses biens à la ville de Gênes, mais fit don du Palais à la ville de Paris.

Le 15 avril 1878, la duchesse de Galliera manifeste son intention de laisser à l’Etat français sa collection d’œuvres d’art à la condition que cette dernière soit exposée au public dans un musée spécialement construit à cet effet. Musée qu’elle se propose de financer sur un vaste terrain lui appartenant. Ses exigences sont claires : l’ensemble se composera d’un musée entouré d’un square et, de chaque côté, sera percée une voie créant ainsi deux rues baptisées Brignole et de Galliera. Le musée, prendra, quant à lui le nom de Brignole-Galliera.

Le 11 juillet 1878, le conseil municipal accepte avec reconnaissance la donation, et le 31 octobre la duchesse ratifie devant son notaire sa proposition par une donation en règle. Cependant il demeure stipulé que la duchesse jouira sa vie durant de l’édifice à l’usage de Musée et des bâtiments de service qu’elle s’engage à faire élever. L’Etat ne pouvant disposer de l’ensemble qu’à son décès.

Le décès de la duchesse de Galliera, le 9 décembre 1888, marque l’arrêt des travaux déjà très avancés qui sont repris par l’architecte Paul-René-Léon GINAIN jusqu’à l’achèvement de l’édifice le 27 février 1894.

Depuis son inauguration en 1895, le Palais Galliera a connu plusieurs affectations avant d’être définitivement consacré à la mode, en 1977, par la Mairie de Paris.

Le 19 décembre 1895, le sort du musée est fixé : il est inauguré en tant que musée d’Art Industriel. De nombreuses expositions d’arts décoratifs y sont organisées permettant au lieu de trouver son public désireux de découvrir cette nouvelle forme d’art.

Au début du XXe siècle, l’art appliqué à l’industrie est considéré comme mineur face aux arts majeurs – architecture, sculpture, peinture –. Pour lutter contre ce préjugé, Maurice Quentin-Bauchart demande à la Ville de Paris de créer une programmation d’expositions d’art industriel au Palais Galliera.

En 1954, le Palais Galliera ouvre ses salles aux expositions annuelles du Salon des peintres témoins de leur temps. À cette occasion, il est spécialement aménagé pour offrir une meilleure présentation des œuvres d’art. Les plus grands artistes contemporains du moment se rencontrent dans les salles de Galliera : Utrillo, Rouault, Matisse, Chagall, Buffet, Picasso ou encore Léger, Braque, Kisling, et Gromaire. Chaque année un thème est imposé, en rapport avec l’Homme et son environnement, comme L’Homme dans la ville en 1954, Le pain et le vin en 1965 ou encore La vie des choses en 1973. Seuls les artistes figuratifs sont invités à en livrer leurs visions.

En 1977, changeant à la fois de nom et d’adresse, le musée du Costume devient le musée de la Mode et du Costume de la Ville de Paris en s’installant au Palais Galliera. Autonome, le musée hérite des collections de costumes et d’accessoires jusqu’alors conservées au musée Carnavalet et rejoint ainsi le réseau des musées de la Ville de Paris qui comptent alors 14 établissements.

Situé sur une ancienne carrière de calcaire à ciel ouvert, le sol de la parcelle fut consolidé. Le jardin a fait l’objet d’une rénovation profonde en 2003 et de replantation en 2005. La fontaine de l’Avril (1916), ornée d’une statue en bronze de Pierre ROCHE, les sculptures Dieu Pan et un Tigre (1897) de Jules BECQUET et Enfance de Bacchus (1875) de Jean PERRAUD, agrémentent ce jeu. Dans ce jardin écologique sont plantés des tilleuls, sophoras et marronniers.

Le Musée Galliera est entouré par le palais de Tokyo et le musée d'art moderne de la ville de Paris.

Non loin de là plastronne la tour Eiffel. J’y fais une rencontre furtive avec ces vendeurs à la sauvette, venus du Sénégal. Ces immigrés, tant vilipendés par certains et qui suscitent parfois la défiance et la peur, sont en fait des héros du quotidien. La noblesse ne vient ni de la fortune, ni de la couleur de peau, mais de l’aptitude résolue, de chaque individu, de sauvegarder sa dignité par le travail, d’être utile aux siens et à la société.

Enfin, et avant de reprendre le bus 72 pour aller à l'hôtel j'ai admiré la Seine et ses bateaux mouches.

Je constate que la "flamme de la liberté", sous le pont l'Alma, est fait devenu un lieu de pèlerinage à la mémoire de la princesse Diana.

Palais Galliera-musée de la mode de la ville de Paris, 10 avenue Pierre-1er-de-Serbie, Paris XVIe. Jusqu'au 13 août du mardi au dimanche, de 10 à 18 heures. Nocturne les jeudis et vendredis jusqu'à 21 heures.

Tarifs : 12 euros, 9 euros, gratuit pour les moins de 18 ans

Tél. 01.56.52.86.00.

Paris, le 29 avril 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Le Palais Galliera ou le Musée de la Mode, à Paris», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 20:13

Je viens d'apprendre la mort des suites d’une longue maladie, à 71 ans, de Joe Ramanegelisa, né Issa SAMB, le 31 décembre 1945 à Ouakam dans la banlieue de Dakar.

Joe Ouakam, tout le monde semble le connaître: son nom est sur toutes les lèvres et sa silhouette est célèbre à travers tout Dakar; qui ne l'a vu pédaler son vélo le long de la corniche ou fumer sereinement sa pipe dans un coin tranquille. Avec sa pipe légendaire et son atelier d'art baptisé KHEUR (maison en Ouolof) Joe, un homme discret et haut en couleurs, avait, sous SENGHOR protecteur des arts et lettres, réussi à faire reconnaître le statut d'artiste dans un pays où l'on considérait que cette position était un symbole de marginalité.

Connu pour être l’un des premiers à critiquer ouvertement les thèses sur la Négritude de Léopold Sédar SENGHOR, son bienfaiteur, qu’il jugeait fade et imbus de sens, Il indexe aussi à plusieurs reprises le courant politique qu’empruntait le monde de l’art au Sénégal. Chose qu’il trouvait aberrant. Et comme beaucoup de ses pairs, notamment El Hadj SY, il mettra en en oeuvre une vive répulsion sur la ligne politique afin qu’elle se détache de l’art.


Figure emblématique de Dakar avec le mouvement Agit-Art créé dans les années 70 avec Djibril DIOP Mame Betty, et attaché à son territoire, c'est un de ces hommes transgressifs, ivre de liberté et de créativité, qui ont, dans l'ombre, contribué à faire du Sénégal un pays de tolérance, de fraternité et du bien-vivre ensemble.

Peintre, sculpteur, acteur et dramaturge, fils d’un dignitaire Lébou élevé par son grand père, gardien de traditions ancestrales et bercé dès sa tendre enfance dans un environnement où se côtoient ombres et lumières, Joe prend très tôt le goût de l’observation du sens des symboles. «Toute ma vie, je me suis battu avec l’idée, le temps. En tout temps, j’explore l’âme, ce puits profond» dit-il.


Joe Ouakam a étudié à l’Ecole Nationale des Arts et à l’université de Dakar en droit et philosophie. Au 17 rue Jules Ferry, à Dakar Plateau, il vivait au milieu de ses œuvres, dans sa cour où se côtoient toutes sortes d’objets depuis plus de 40 ans, une exposition permanente qui varie au fil du temps. «Le temps» compagnon de l’artiste. Chez Joe, derrière le portail en fer aux rideaux blancs, on découvre une atmosphère quasi-faustienne. Dans la cour traînent des chaises pour les visiteurs, des amas de feuilles mortes sur lesquels des chats font la sieste, de vieux livres que personne n'ouvrira plus, des amulettes inoffensives, des pipes qui ne fument plus. C'est le contraire du luxe. Tout est posé là, en vrac, comme des sédiments de civilisation urbaine. Menacé d’expulsion de la rue de Jules Ferry, le président Macky SALL viendra à son aide «cet endroit est un sanctuaire qu’il faut sauver», dit Joe Ouakam.

Joe Ouakam n’a jamais cherché à participer à des expositions, il a toujours préféré accrocher ses nombreuses œuvres dans sa cour, pour échapper au conformisme des lieux-dits d’exposition. Il lui est arrivé néanmoins de répondre à quelques sollicitations

Joe rejoint ainsi notre artiste Ousmane SOW, récemment disparu (voir mon post).

Mes condoléances au peuple sénégalais et aux habitants de Ouakam.

Paris, le 25 avril 2017 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Joe Ouakam : salut l’artiste», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 21:41

Je n’irai pas me réfugier en Suisse, je resterai dans mon 19ème arrondissement. Je résisterai contre ces vents mauvais. «Si un homme n’a pas trouvé quelque chose qui vaut qu’on lui sacrifie la vie, il ne mérite pas de vivre. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce en quoi il croit. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour la justice. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce qui est vrai», dit Martin Luther KING.

La qualification pour la deuxième fois, après le 21 avril 2002, pour le 2ème tour des présidentielles de Mme LE PEN, indique que la démocratie française est malade. Le vote frontiste n’est plus, à ce niveau là, un vote protestataire, mais une expression d’adhésion. Le Front national, un parti ouvertement raciste, souhaite abolir la bi-nationalité pour les Africains (et pas pour les Européens). Il veut aussi interdire le regroupement toute régularisation des sans-papiers et, en attendant leur expulsion, entend mettre fin à l’école gratuite pour leurs enfants. A un pays comme le Mali, qui, pour l’instant, ne veut pas signer avec l’Union européenne un accord de réadmission des migrants en situation irrégulière, Louis ALIOT, le vice-président du FN, adresse un message musclé : «Sans l’opération Serval, il n’y aurait plus de Mali aujourd’hui. L’aide militaire de la France, c’est donnant donnant. Les Maliens ne peuvent pas avoir le beurre et l’argent du beurre».

Les idées du FN, pour une préférence nationale et une fermeture des frontières, vont au-delà de ce parti politique. Dans ces élections françaises de nombreux candidats sont antieuropéens et exigent de rétablir les frontières, comme M. FILLON, M. DUPONT-AIGNAN. Ils ont des positions xénophobes assumées.

Cette élection est un succès considérable pour M. MACRON, qui vient seulement de créer son parti en moins d’un an. M. MACRON invoque un «désir de renouvellement» et de rassemblement. Cependant, son succès n’est pas garanti. D’une part, M. MELENCHON, contrairement à M. HAMON, n’appelle pas à voter pour le candidat de En Marche. D’autre part, les législatives vont relancer brutalement l’opposition Droite-Gauche.

Même s’il a fait une belle campagne électorale, à 65 ans, M. MELENCHON s’est heurté à un plafond de verre. Pourtant la Gauche était majoritaire en voix, s’il avait accepté, dès le départ une alliance avec M. HAMON. En fait, l’ambition de M. MELENCHON, un ancien socialiste, n’était pas de gagner les présidentielles, mais de devancer le Parti socialiste. Le «dégagisme» qu’il avait si bien théorisé a bien eu lieu, pleinement contre les partis traditionnels, y compris contre cette «France Insoumise».

Ce résultat de 6,5% pour Benoît HAMON est immérité et sévère. Mais, il a prévenu il sera là bien au-delà du 23 avril 2017. La campagne a été difficile en raison des trahisons de son camp, notamment du président HOLLANDE et de M. VALLS qui ont choisi M. MACRON. Par ailleurs, Benoît HAMON a avancé des idées si nouvelles et audacieuses, qu’elles finiront, dans un futur proche par être entendues et partagées par la grande majorité. Le PS fondé par Jean JAURES le 23 avril 1905 a survécu de ses crises en 1920 et 1971. Il renaîtra tel un phénix, face à la montée de la peste brune, comme un rempart contre le totalitarisme.

Pour l’instant, tous les Républicains ont un combat : vaincre la bête immonde du racisme représentée par Mme LE PEN et une Droite dure. «Je ne plierai pas, je ne m’en irai pas en silence. Je ne me soumettrai pas. Je ne me retournerai pas. Je ne me conformerai pas. Je ne me coucherai pas. Je ne me tairai pas. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; ce n’est pas subir la loi du mensonge triomphant» disait Jean JAURES.

Paris, le 23 avril 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Présidentielles françaises de 2017 : un 2ème coup de tonnerre», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 12:39

Le constat serait que l'Afrique est patriarcale et que les hommes, par le pouvoir dont ils disposent, ont asservi la femme (excision, culte de la virginité, discriminations et refus de permettre à la femme de choisir son orientation sexuelle, mariages forcés et violences faites aux femmes). Les femmes ont été exclues de l'espace politique et public.

Ces dérives résulteraient aussi de l'héritage colonial (cheveux frisés décoloration de la peau). Mais cette démarche victimaire n’explique pas tout, même si la colonisation a eu des impacts négatifs. L'Europe est aussi un espace de liberté qui peut aider à travers la diaspora aux femmes noires de se libérer.

Pourtant, même si la situation de la femme est loin s'être enviable en Afrique, il y a des raisons d'espérer.

Tout d'abord, le professeur Cheikh Anta DIOP considère que l'Afrique est fondamentalement maternelle. Les femmes étaient considérées comme magiciennes parce qu'elles ont le pouvoir de donner la vie et de donner l'amour infini. En Afrique, un homme qui a réussi dans la vie, pense qu'il le doit à sa mère. Par ailleurs, les femmes ont un pouvoir occulte : celui de l'oreiller. En effet, Les femmes ont un important pouvoir d'influence de l'homme dans la sphère privée.

Ensuite, au sein de la diaspora ce sont les femmes qui ont réussi à le mieux percer dans la sphère politique (Ramata YADE à Droite, Sibeth N’DIAYE avec MACRON et Aïssata SECK avec Benoît HAMON).
 

Enfin, les femmes de la diaspora sont les plus combatives pour défendre leurs droits et réussir dans leurs études.

Finalement la femme doit regagner l'estime de soi. On n'est pas noire, mais on est une femme avant tout court, pour défendre sa dignité, face à cet ordre masculin.

Le féminisme est une vision révolutionnaire pour transformer la société ; il faut être en cohérence avec soi rompre avec le conformisme et l'oppression La femme doit prendre toute la place qui est lui est dans la société. Il faut bâtir une société fondée sur l'égalité et la justice pour libérer la femme de l'oppression.
 

Restons debout l'avenir appartient aux femmes. La libération des femmes est une exigence du futur.

Paris le 22 avril 2017 par M. Amadou Bal BA  - http://baamadou.over-blog.fr/

«Les féminismes en Afrique, Paris, ADEAS, La Sorbonne», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 11:59

Le taux de participation national à 12 heures est de 28,54% contre en 2012, 28,29% 31,21% en 2007 et 21% en 2002. La presse avait annoncé une participation médiocre. Avec cette légère hausse de la participation nationale, l'élection présidentielle continue d'intéresser les électeurs. Dans ces présidentielles, les citoyens sont critiques à l’ égard de ces candidats fortement contrastés (un FN raciste et antirépublicain ; M. FILLON et les questions d’éthique et de morale ; M. MACRON est-il de gauche ou de droite ? Les rapports de forces au sein de la Gauche). Ils estiment que l'offre politique n'est pas à la hauteur de leurs attentes et qu'on ne parlait pas assez des questions qui les intéressaient. Avec une offre politique qui se prétendait nouvelle, sans convaincre, il y avait beaucoup d'indécis dans les sondages, mais cela ne signifiait pas le refus de participer au scrutin. En effet, on avait le sentiment que la campagne abordait le débat sous le bout de la lorgnette et était confisquée par les affaires et l'esprit du "dégagisme", au détriment de la confrontation des idées et des propositions constructives. Même si cette campagne a été violente les citoyens ont besoin de plus de participation et de délibération. En fait, cette participation atteste de l'intérêt pour ce scrutin majeur que sont les présidentielles.

Dans mon 19ème arrondissement, à 10 heures, le taux de participation était de 18% alors qu'il était, traditionnellement, entre 8 et 9%. C'est la première fois, depuis que je vote, que j'observe une telle hausse de la participation à mon bureau de vote se situant dans l'école de ma petite Arsinoé. Venu voter pour Benoit HAMON, je tombe nez à nez avec François DAGNAUD, maire du 19ème arrondissement, Roger MADEC, notre Sénateur et ancien maire du 19ème Jean-Christophe CAMBADÉLIS mon député, ainsi que la délicieuse et excellente Jessica Masson, assistante de notre député.

Quand je suis sorti de mon bureau de vote, non seulement la queue ne cessait de s'allonger, j'ai aussi constaté un flot discontinu des électeurs qui allaient voter.

En raison de cette très affluence j'ai dû faire la queue plus d'une heure (photo) pour voter. Mes deux bureaux ont déjà leurs dépouilleurs, là où il fallait supplier, auparavant les volontaires.

Dans ces présidentielles la presse et les sondages avaient ses favoris et écarté les soi-disant "petits candidats". Mais les électeurs qui ont condamné l'ordre ancien en rejetant les élites sont un électorat exigeant, volatile, mobile, réflexif et particulièrement critique. Il est à noter que le service public de la télévision a été particulièrement défaillant dans son devoir d'information des citoyens laissant ainsi le champ libre à la presse privée qui a privilégié l'information spectacle et les candidats liés aux puissances d'argent. Il n'est pas étonnant dans ces conditions que les électeurs soient indécis jusqu'au dernier moment.

Pour cette grande mobilisation matinale, j'espère que les sondages recevront un démenti cinglant. Car en démocratie, ce n'est pas la dictature des sondages qui décide, ce sont vous les électeurs.

Le 23 avril 1905, Jean JAURÈS fondait la S.F.I.O, l'ancêtre du Parti socialiste qui a vu le jour en 1920 au congrès de Tours. Dans les quartiers on a tendance à s'abstenir mais c'est un jour hautement symbolique. Vous la «France métissée», si vous vous abstenait, le FN peut passer au 1er tour. C’est l’abstention des BONS qui peut faire triompher le MAL.

Il faut donc renverser la table !

Alors, je vous dis : citoyens cette élection n'est pas comme les autres, il faut défendre la République, pour faire battre le coeur de la France.

Aux urnes citoyens, votez pour vous !

Paris, le 23 avril 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«1er tour des présidentielles 2017 en France : une importante participation des électeurs à mon bureau de vote», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«1er tour des présidentielles 2017 en France : une importante participation des électeurs à mon bureau de vote», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 13:40

Au meeting du 19 avril 2017, à Paris, Place de la République, Benoît HAMON a rappelé sa détermination solide, comme les lions en bronze de la place de la république. Il sera là le dimanche 23 avril, et bien après, pour défendre l'égalité, la fraternité et la justice. Il tiendra bon par rapport aux puissances d'argent. En bon Breton, Benoît HAMON a des "convictions granitiques". Il ne pliera pas, il ne renoncera pas, il défendra ce en quoi il croit.


La Droite est arrimée au présent et la Gauche pense l'avenir. Seule la vérité est révolutionnaire. Ne laissez personne douter de vous. En effet, "Espérer c'est démentir l'avenir" dit-il aux jeunes. Benoît HAMON n'est ni un démago ni un populiste ; il a choisi des propositions innovantes, dans le cadre de l'Europe, pour un futur désirable.

Refusons les votes fondés sur la peur de l'autre et la stigmatisation. Lundi 24 avril, après le 1er tour, ceux qui sont tentés par l'abstention, se rendront compte que c'est trop tard. Les différentes marches et autres protestations, comme en 2002, n'auront aucun impact décisif pour sauver la République. Choisir entre la peste et le choléra, quelle épreuve insupportable pour un Républicain quand il a choix dès le 23 avril ! Par conséquent, avant 2ème tour, il y a toujours un 1er tour. Je dis à cette "France métissée" : défendez votre dignité, dès le dimanche 23 avril 2017, avec Benoît HAMON.

Dans ces présidentielles, la presse n'a pas traité de manière équitable la candidature de M. HAMON. Par ailleurs, les télévisions d’information continue ne font que relayer les petites phrases, l’information de spectacle au détriment du fond, la peur et la stigmatisation. Le service public de l’information n’a pas été à la hauteur des enjeux. L’anecdotique a primé sur le débat de programme contre programme. Il n’a échappé à personne que Benoît HAMON a été trahi par une partie de son camp, en dépit d'une victoire nette et sans bavure aux primaires. En effet, un ancien Premier Ministre, battu à ces primaires, refuse de soutenir son camp et un Président de la République socialiste en exercice ne donne pas de consignes de vote au 1er tour et distille, comme du venin, de petites phrases assassines. M. HAMON est resté digne et ferme dans ses convictions, il a recherché, au départ, à rassembler toute la Gauche, et au risque de perdre l'avance qu'il avait acquise à presque 17% des sondages. En fait, ce qui guide et anime M. HAMON ce n'est de regarder le baromètre des sondages, c'est de défendre fermement les choses auxquelles il croit.


Ces élections présidentielles ne sont pas comme les autres il y a un profond et puissant appel pour une rénovation des moeurs politiques. Cet ordre ancien calculateur et méprisant est condamné : il y a un besoin d'éthique de moralité de justice et de fraternité. Benoît HAMON, que l'on qualifie de "frondeur", est justement le premier, quand il était au gouvernement de HOLLANDE – VALLS, à dénoncer, courageusement, les trahisons du message de Jean JAURÈS. Il a été cohérent avec lui-même en quittant ce gouvernement de la dissimulation et des vaines incantations sur la sur l’inflexion de la courbe du chômage. Armé uniquement de la justesse et de la pertinence des idées, Benoît HAMON a gagné la Primaire socialiste sur une ligne de gauche, là où personne ne l'attendait pas. La politique, au sens noble du terme, ne doit pas être fondée sur les humeurs du moment, sur des mises en scène et la duplicité, mais des convictions et sur l'intérêt général. Or, les politiciens véreux ont sali la chose publique qui est devenue une affaire de «petite soupe» et de cuisine électorale. Par conséquent, dès le 23 mars 2017, il faudrait «renverser la table», et tout reconstruire au Parti socialiste pour les législatives et les prochaines municipales. Les citoyens ont le pouvoir, par leur droit de vote, de décider, ils doivent refuser de se laisser imposer ou intimidé par cette politique du spectacle, ils peuvent donc mettre fin à cette misérable politique du spectacle et du mensonge.

En définitive, en démocratie on ne vote pas utile, ce n'est pas un choix au champ de courses, pour un cheval supposé favori, mais on vote par adhésion et conviction pour changer vraiment. Voter pour l’ordre ancien, c’est prendre gravement le risque, d’être à nouveau confronté à des déceptions douloureuses. Par conséquent, le 23 avril votre main ne doit pas trembler : il faut tenir bon pour "un futur désirable" et "faire vibrer le coeur de la France" en votant Benoît HAMON.

"Ces derniers mois, à votre rencontre, j'ai voulu parler à votre coeur et à votre intelligence. Dimanche, c'est à vous de décider de voter pour notre avenir, notre projet. J'ai confiance en vous !" dit Benoît HAMON.


Paris, le 21 avril 2017, par M. Amadou Bal BA- http://baamadou.over-blog.fr/

Le 23 avril 2017, aux présidentielles, un choix de conviction et de coeur.

Le 23 avril 2017, aux présidentielles, un choix de conviction et de coeur.

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 14:51

Cet article a été publié par les journaux Ferloo et Léral, édition du 16 avril 2017.

A l'initiative d'Aïssata SECK, élue à Bondy, dans la proche banlieue parisienne, le président HOLLANDE a honoré, ce samedi 15 avril 2017, 28 tirailleurs sénégalais qui vont accéder à la nationalité française. Je suis reconnaissant pour ce geste hautement symbolique. Il faut savoir apprécier les bonnes choses, à leur juste valeur. Aussi, j'adresse mes chaleureuses félicitations à Mme Aïssata SECK dont le long combat pour l'égalité et la dignité vient d'être couronné de succès. C’est une reconnaissance tardive (plus de 60 ans d’attente), mais "Mieux vaut tard que jamais" a-t-on coutume de dire. "Justice trop tardive est déni de justice" dit Turgood MARSHALL (1908-1993), un juge noir américain à la Cour suprême des États-Unis, confronté aux pratiques discriminantes.

En 1914, Blaise DIAGNE, député du Sénégal (voir mon post) qui a créé la troupe des Tirailleurs sénégalais avec l’appui de Georges CLEMENCEAU, avait promis la nationalité française à tous. Sitôt la guerre finie, les relents colonialistes ont pris le dessus. Bakary DIALLO, un ancien tirailleur sénégalais et premier écrivain africain raconte dans son livre «Force-Bonté», en 1926, cette expérience amère (voir mon post et le film de Mélanie BOURLET). On avait cru, avec humour, que le terme de «Tirailleurs» serait péjoratif ; ce serait des soldats maladroits qui «tirent ailleurs». En fait, il s’agissait de bataillons fantassins qui n’avaient le droit de reculer et qui ont servi de chair à canon. Pendant la guerre des publicités racistes sur la boisson de cacao ont été diffusées en France «Y a bon banania». Face à coup du mépris, Léopold Sédar SENGHOR avait réagi vigoureusement dans son recueil de poèmes «Hosties Noires» : «Vous Tirailleurs Sénégalais, mes frères noirs à la main chaude sous la glace et la mort. Qui pourra vous chanter si ce n'est votre frère d'armes, votre frère de sang ? Je ne laisserai pas la parole aux ministres, et pas aux généraux. Je ne laisserai pas -non!- les louanges de mépris vous enterrer furtivement. Vous n'êtes pas des pauvres aux poches vides sans honneur. Mais je déchirerai les rires banania sur tous les murs de France».

 

Je rappelle que les pensions des tirailleurs ont été gelées depuis 1960 : vont-ils avoir un rappel de leur solde revalorisée avec un effet rétroactif ?

Après la défaite de Dien Bien Phu, lorsque les anciens combattants indochinois allaient toucher leurs pensions à l’ambassade de France, ils étaient systématiquement rackettés. Pour y remédier, le ministère des Finances a proposé en 1959 un rachat de leurs pensions pour une période de 10 ans. C’est ce qu’on a appelé la cristallisation totale. Ainsi, un Tirailleur sénégalais ne touche que l’équivalent de 20% d’une pension normale. Ainsi, un ancien combattant français, bénéficiant d’une invalidité totale, percevait environ 1 034 euros par mois en 2001, contre environ 407 euros pour un Sénégalais, 187 euros pour un Guinéen et environ 113 euros pour un Marocain. En 1980, près de 700 anciens combattants ont porté plainte et obtenu gain de cause contre la France devant la Commission des droits de l'homme de l'ONU pour discrimination raciale. Une décision de réévaluation complète qui concerne 85 000 personnes aurait couté à la France 3 milliards d’euros, voila le montant de la spoliation dont sont victimes les Tirailleurs sénégalais. Le 30 novembre 2001, le Conseil d’État, dans son arrêt Amadou DIOP, tranche en jugeant que le fait de verser des prestations «cristallisées» aux anciens combattants et aux anciens fonctionnaires civils ou militaires viole la Convention européenne des droits de l’Homme et «constitue une discrimination illégale». Le 30 novembre 2001, le Conseil d'État a rendu un arrêt condamnant la France, pour «discrimination», à verser au plaignant, un tirailleur sénégalais, Amadou DIOP, une pension établie au même taux que celui en vigueur pour les Français et à lui payer les arriérés dus. En 2005, Tahar SAIM, ancien militaire algérien vivant à Oran avec 76 euros par mois, a obtenu du tribunal administratif de Poitiers la revalorisation complète de sa pension. Cependant, Amadou DIOP et Tahar SAIM, à l'instar d'autres anciens combattants, sont morts avant d'avoir pu bénéficier de cette décision des tribunaux. A travers la loi de finances rectificative de 2002, le Gouvernement a refusé d'appliquer l'égalité de traitement, reconnue par les tribunaux, et il s'est contenté d'une faible réévaluation, supposée fondée sur le taux de parité du pouvoir d'achat. Le 26 septembre 2006, sous la pression de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour les Libertés (HALDE), les pensions des Tirailleurs sénégalais ont «décristallisées». Cet effort financier paraît cependant bien tardif, et presque dérisoire, pour des «petits soldats de l’Union française» isolés, oubliés et, bien souvent, en fin de vie. Mais combien ont réussi à faire valoir leurs droits dans une administration digne des méthodes de Vichy ? Etant entendu que l’administration française oppose systématiquement aux requérants la déchéance quadriennale. Ce déni de droit ne fait que renforcer les injustices connues pendant la période coloniale, mais il révèle aussi qu'un racisme institutionnel perdure.

Ces tirailleurs ne pourront pas voter lors de ces présidentielles, seront t-ils encore là pour les prochaines élections ? Faisons en sorte, pour ce scrutin présidentiel de 2017, que leur bravoure et leur dignité soient honorées, contre la haine et les trahisons.

En effet, quand je contemple le bilan de M. François HOLLANDE, pour qui j'ai milité, sans réserves, pour sa victoire en 2012, avec d'autres amis du Mouvement Équité (Louis Mohamed SEYE, Saliou DIALLO, Hamidou SAMAKé, et bien d'autres), je ne peux que constater de nombreuses occasions manquées.

Ainsi, nous demandons, depuis plus de 70 ans, la réouverture du procès concernant le massacre de 300 tirailleurs sénégalais en 1944 au camp de Thiaroye. Ces tirailleurs revenus au pays étaient démobilisés ; ils réclamaient le paiement de leur solde, et ont été massacrés pour faits de "rébellion". Toutes les demandes de révision du procès ont été rejetées par la justice française qui détient les archives. Je rends hommage au professeur Armelle MABON qui mène un exceptionnel travail pour la révision de ce procès inique.

L'autre jour le 11 avril 2017, en traversant le Jardin du Luxembourg, j'ai eu un grand pincement au coeur. Subitement je me suis rappelé que la Gauche, sous le mandat de M. HOLLANDE, avait eu tous les pouvoirs, y compris la majorité au Sénat, sous la présidence de M. Jean-Pierre BEL. M. HOLLANDE avait promis le droit de vote des étrangers aux élections locales. Rien ne contraignait le candidat HOLLANDE d'inscrire cette promesse à son programme. M. Malek BOUTIH avait même tenté de le dissuader de ne pas le faire, s'il n'allait pas la réaliser. Mais il s'est entêté, et pour quel résultat !

J'ai pris acte que le président HOLLANDE considère que le funeste projet de loi sur la déchéance de la nationalité, a été une tragique erreur. Jusqu'à présent je m'interroge : comment l'homme du Bourget a pu ainsi trahir ses promesses, à tel point qu'il est devenu le liquidateur du Parti socialiste, avec des menaces avérées du FN ou du communisme ?

Ce que je comprends encore moins, en dépit de cet examen de conscience et de cet acte de contrition, c'est le soutien à peine voilé que M. HOLLANDE apporte au candidat des banques, et donc son torpillage de la campagne de Benoît HAMON pourtant issu des primaires de la Belle alliance.


Aujourd'hui, sous le mandat M. HOLLANDE, le concert de Black M., dont le grand-père un tirailleur sénégalais, a été interdit, par une mairie socialiste, sous la pression du FN, et de bien d'autres lobbies.


En effet, l'influence du FN, bien avant son arrivée au pouvoir, dépasse largement le cadre de ce parti. On crie au loup, et pourtant une forme de lepénisation des esprits a bien gagné une partie de cette gauche caviar et hors sol.

Sinon comment expliquer le sort de ces cadres issus de la diversité qui ont été marginalisés sous ce calamiteux mandat ? C'est le cas, notamment de Louis Mohamed SEYE qui a été au Q.G. de campagne de M. HOLLANDE et que j'avais souvent accompagné.

Pourquoi ces retraités qu'on martyrise et méprise ?

Je vous avais relaté l'histoire tragique de Mamoudou Mody BA qui avait travaillé pour la patronne de l'hôtel Négresco à Nice, pendant plus de 30 ans, devenu aveugle, il a attendu plus de 18 mois la délivrance de sa carte de retraité. Il est mort quelques semaines après la délivrance de sa carte de séjour. J'ai également en charge le cas d'Alpha DJIGO, un oncle qui résidait au foyer de la Commanderie à Paris 19ème, décédé en 2013. Il a fallu 2 ans de procédure pour la délivrance du relevé de carrière, là où le délai normal est de 10 jours maximum. En dépit de diverses interventions, sa famille (2 femmes et 8 enfants) attend depuis plus de 4 ans la pension de réversion !

Je suis encore saisi, depuis 3 semaines, de la pension de Hamadel BA, né en 1946, et qui a travaillé légalement en France à partir de 1974. La CNAV refuse de répondre à sa demande de délivrance d’un relevé de carrière. Il a payé, avec ses maigres économies, son billet pour venir liquider sa pension. Respectueux de la légalité son visa va expirer. Il est obligé de repartir, et encore revenir au mois d'août, sans être sûr d’avoir sa pension. Je hais l'injustice et toutes ces tracasseries administratives contre les "sans-dents" !

En moins de 10 ans plus de 112 jeunes issus de l'immigration ont perdu leur vie lors de contrôle d'identité au faciès. M. HOLLANDE est allé voir Théo victime d'un viol à la matraque. Remercions-le, pour ce geste hautement symbolique. C’est la première fois, que dans ces drames, un haut représentant de l’Etat venait voir une victime issue de l’immigration, là où on fait la courbette pour d’autres communautés. Devant ce viol inqualifiable de Théo, on sait maintenant, pourquoi Bouna et Ziad, dans l’affaire des violences urbaines fuyaient les policiers qui les poursuivaient et se sont réfugiés dans une armoire électrique et ont brûlé de ce fait. M. HOLLANDE a t-il répondu à la famille d'Adam TRAORÉ qui réclame justice ? Le procureur en charge de l'affaire a menti et falsifié les faits, mais il a été récompensé par une mutation à Paris. La famille d'Adama TRAORÉ qui manifestait pour réclamer justice a été condamnée pour faits de rébellion. Ça pue déjà le racisme qui ne dit pas son nom !

Ces tirailleurs sénégalais viennent d’avoir la nationalité. Mais pour faire venir leur famille ce sera la croix et la bannière. En effet, le sort de certains citoyens français issus de l'immigration est encore moins enviable notamment lorsqu'ils mariés en Afrique. Ainsi Mamadou AW vient seulement, depuis 2011 et après intervention de mon député Jean-Christophe CAMDELIS, d'obtenir le certificat de nationalité de l'un de ses enfants, et pour l'autre le certificat de nationalité a été refusé, parce qu'enfant prématuré ! Mon cousin Abdoulaye N’DIAYE, de Nice, fondateur d'une entreprise DIARAMA COSMÉTIQUE, attend depuis plus de 2 ans et demi le regroupement familial pour sa femme. Voilà le calvaire que vivent quotidiennement, sous un gouvernement se disant de gauche, de nombreux français traités en indigènes de la République.

Le dernier coup de poignard dans le dos c'est notre premier ministre, tout un symbole, qui a refusé d'honorer sa parole et a appelé à voter pour le candidat des banques.

Benoît HAMON avait appelé dès le départ M. MÉLENCHON à l'unité de la Gauche. Il y a passé du temps et de l'énergie au risque de compromettre ses chances. M. MÉLENCHON a décliné cette offre, avec un agenda caché ; il veut tourner le dos à l'Europe et instaurer le communisme. Il appartiendra aux électeurs, et non aux sondages, de trancher. "Je refuse de m'accrocher au monde ancien, je me projette" dit M. HAMON. Il faut renverser la table, contre cette caste de régnants sourds aux besoins de la population.

En Afrique, dans bien des pays on se bat pour pouvoir voter. En France, nous avons le droit de vote, une arme redoutable en démocratie, mais les Français issus de l’immigration négligent d’aller voter. On a frôlé la catastrophe en avril 2002. Cette année la menace est encore plus forte. Je dis à tous : ne vous abstenez pas le 23 avril, ne vous fiez pas aux sondages. Votez utile ! Votez pour vous-mêmes, pour un futur désirable et pour «faire battre le coeur de la France» avec Benoît HAMON !

Je saisis cette occasion pour présenter mes sincères condoléances au peuple sénégalais endeuillé plusieurs fois ces temps-ci et dans le silence des médias occidentaux comme s'il y avait une hiérarchie pour la vie des hommes. En en effet le 12 avril 2017 à Madina Gounasse dans le Sud du Sénégal vers Vélingara, entre 22 et 40 hommes, essentiellement des Foutankais, ont péri d'un incendie. Ils observaient une retraite spirituelle de 10 jours. On dénombre plus de 120 brûlés. Le Sénégal a aussi été endeuillé par 53 morts en mars à la suite d'accidents tragiques de la circulation. Le chef des Tidjiane, M. Cheikh Tidjiane SY vient de disparaître. Paix sur leur âme.

En ce week-end de Pâques, bonnes fêtes à nos amis catholiques, que la paix du cœur et de l’esprit soit avec vous !

Paris, le 15 avril 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Des tirailleurs sénégalais honorés à l'Elysée : le goût amer du mandat de François HOLLANDE, entre reconnaissance tardive et occasions manquées», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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