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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 16:44
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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 17:52
A l’issue du Congrès de Tours, quand Socialistes et Communistes se sont séparés, Léon BLUM (1872-1950) avait lancé cette formule «Pendant que vous irez courir l'aventure, il faut que quelqu'un reste garder la Vieille Maison». Entre Socialistes et Communistes, quel jugement de l’Histoire, cent après ?
Du 25 au 30 décembre 1920, le Congrès de Tours s’est inévitablement achevé dans la scission. La tendance communiste avait choisi de faire allégeance aux Bolchéviques qui avaient pris le pouvoir en Russie en 1917. Au sortir de la Première guerre mondiale, et en dépit de la profonde crise, la SFIO avait du mal à formuler des propositions alternatives crédibles de sortie de crise. Les Communistes ont été les seuls à soutenir la première lutte de libération en Afrique, celle dirigée par Abdelkrim, dans le Rif marocain (voir mon article). Dans un texte du 26 juillet 1920, Lénine impose 21 conditions préalables pour l’adhésion des sections socialistes françaises à la nouvelle Internationale Communiste (Komintern), une stratégie révolutionnaire, notamment à la fidélité absolue à savoir «la rupture avec la tradition réformiste».
Marcel CACHIN (1869-1958), Directeur de l’Humanité et un des futurs artisans du Front populaire en 1936, est venu appuyer l’adhésion aux principes posés par Lénine : «Ce fait immense de la Révolution russe doit-être, camarades, présent à toutes nos pensées; il doit si on sait le comprendre, influer de manière décisive, sur les résolutions de cette assemblée. (...)On nous demande de faire un parti solidement organisé, totalement centralisé, vigoureusement dirigé. C’est une innovation, cela je le confesse. Les Russes l’ont fait chez eux ; ils nous ont donné l’exemple qu’il faudra suivre. (...) C’est une nécessité à l’heure où des événements intérieurs graves peuvent solliciter l’action de la classe ouvrière française.(...) .Nous avons le devoir de modifier d’urgence les statuts de notre Parti, et d’imposer (...) à tous ceux qui prétendent servir utilement et totalement le Parti, des devoirs précis, stricts, sévères» dit-il dans sa plaidoirie du 27 décembre 1920. Dans son intervention au congrès, le 28 décembre 1920, Ludovic-Oscar FROSSARD (1889-1946), en faveur de l'adhésion. «Le Parti décide d’entrer dans l’Internationale communiste qui coordonne les efforts de toutes les organisations prolétariennes révolutionnaires et dirige leur action libératrice. [...] Tous les éléments non encore acquis au communisme doivent être écartés de ces organismes et [...] des postes comportant des responsabilités. [...] Le Parti est résolu à observer les décisions de l’Internationale communiste et de son comité exécutif. [...] Le Parti décide d’entreprendre une propagande persévérante dans toutes les organisations prolétariennes(syndicats, coopératives et autres groupements) en vue de les gagner au communisme. [...] À dater du Congrès, le Parti se nommera Parti socialiste, Section française de l’Internationale communiste» souligne la volonté de la tendance communiste, largement majoritaire à ce Congrès. Ludovic-Oscar FROSSARD sera le premier Secrétaire général du futur Parti communiste, tout en déclarant sa fidélité à «la tradition socialiste», tacticien et opportuniste, il «ne peut à aucun degré nous condamner à nous figer dans l’immobilité du dogme». FROSSARD votera les pleins pouvoirs au Maréchal PETAIN, le 10 juin 1940 et deviendra un de ses ministres, à Vichy. Le journal l’Humanité, fondé par Jean JAURES, devient l’organe officiel de ce jeune parti. Du côté syndical, la CGT opère quant à elle sa scission en 1921, mais seule une minorité de militants rejoint le camp communiste, fondant la CGTU (CGT Unitaire). Les autres syndicalistes demeurent fidèles à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906, qui leur enjoint de demeurer hors de toute affiliation politique.
C’est Léon BLUM, au nom des Socialistes, minoritaires au Congrès : dénonce avec lucidité l'illusion d'une révolution violente dans le contexte français et le caractère totalitaire de l'Internationale communiste : «À notre avis, [l’adhésion à la IIIe Internationale] repose sur (...) une espèce de vaste erreur de fait, qui a consisté à généraliser, pour l’ensemble du socialisme international, (...) une expérience particulière et locale, l’expérience de la Révolution russe elle-même. (...)Que sera le parti nouveau que vous voulez créer ? (...) C’est au sommet un comité directeur de qui tout doit dépendre, c’est une sorte de commandement militaire formulé d’en haut et se transmettant de grade en grade, jusqu’aux simples militants. [...] Vous ce n’est plus l’unité que vous recherchez, c’est l’uniformité. (...)C’est pour cela qu’on prévoit des épurations périodiques. (...)Est-ce là le parti que nous avons bien connu? Non ! Le Parti que nous avons connu, c’était l’appel à tous les travailleurs (...) Quel est l’objet que le parti socialiste jusqu’à présent se donnait à lui-même ? C’est la transformation du régime économique. Lisez l’article dans lequel l’Internationale définit son but. Quel est ce but ? La lutte à main armée contre le pouvoir bourgeois. (...) Il y a opposition et contradiction formelles entre ce qui a été jusqu’à présent le socialisme et ce qui sera demain le communisme» dit le leader socialiste, le 27 décembre 1920.
Sous la Troisième République, c’est le Parti radical qui dominait la vie publique. Aussi, en dépit des divergences politiques graves en Socialistes et Communistes, ils étaient obligés de s’allier à des moments importants de l’histoire de France. En 1919, la victoire de des forces dites «Bloc national» consacrait une coalition de partis de droite et du centre qui souhaitent prolonger «l’Union sacrée» du temps de guerre une volonté de reconstruction d’un pays dévasté et par l’acharnement sur l’adversaire allemand. Cependant, la gauche, animée par un désir du maintien de la paix et du règlement de la question sociale, n’avait pas pu peser dans le débat politique. Le «Cartel des Gauches», sans les Communistes souhaitant la conquête révolutionnaire du pouvoir et l’abolition du capitalisme, verra le jour le 11 mai 1924. En effet, la scission de la S.F.I.O. entre socialistes et communistes, lors du congrès de Tours de décembre 1920, permet d’envisager l’alliance entre socialistes républicains et un parti radical-socialiste reconstitué autour des valeurs clefs de laïcité et de justice sociale. La victoire de la gauche est aussi nette que l’avait été celle du Bloc national ; mais la majorité composite est bien fragile. Edouard HERRIOT (1872-1957), un radical-socialiste, affronte ce qu’on a appelé «le mur de l’argent» ; les 200 familles les plus riches de France, par défiance, font pression à la Banque de France pour refuser les avances de l’Etat. Les déficits financiers et la panique budgétaire s’installe en raison d’une propagande sophistiquée contre le «Cartel des Gauches» lancée par la Fédération nationale catholique. En raison de cet échec, Raymond POINCARE (1860-1934), un homme de droite est rappelé, le 23 juillet 1926, au poste de président du Conseil. Il rassure les milieux financiers et rétablit l’équilibre financier et la confiance pour le milieu des affaires.
En dépit de cet échec en demi-teinte du «Cartel des gauches», un événement retentissant va résonner dans le paysage politique français, ce sont les journées du 6 février 1934, des ligues factieuses d’extrême-droite ont failli prendre le pouvoir. La crise de 1929 venait de produire des effets désastreux. Une loi du 10 février 1936 permettant de dissoudre les ligues factieuses, mais en réalité et comme de nos jours avec la loi sur le séparatisme, il s’agit de réprimer diverses associations réclamant l’indépendance en Afrique (Algérie, Cameroun, Madagascar) en Asie (Vietnam). Contrairement aux Socialistes, toujours absents des luttes sociales ou politiques, les Communistes soutenant les mouvements de libération, ont tout de suite perçu le danger. Aussi, une stratégie commune de lutte entre les concurrents Socialistes et Communistes est établie en vue d’un «Front populaire», lors du 2ème tour des législatives du 3 mai 1936, une coalition conduite par Léon BLUM et négociée avec le communiste Maurice THOREZ (1900-1964) et le radical de gauche, Edouard DALADIER (1884-1970). Ce scrutin se déroule dans un fond de vastes revendications syndicales de plus de 2 millions de personnes, avec occupation d’usines, de chantiers et de magasin. Le gouvernement du «Front populaire» décidera de mesures exceptionnelles, encore en vigueur, notamment, des augmentations de salaires, l'élection de délégués ouvriers dans les usines, l'établissement de contrats collectifs et non plus individuels, les congés payés, la semaine de 40 heures, des nationalisations (usines d’armement) et la création d’un office interprofessionnel de blé. La Gauche rime avec l’espoir. Dans les colonies africaines, plongées depuis longtemps dans la longue nuit de l’esclavage et de la colonisation, un puissant vent de liberté souffle. Mais le chômage ne cesse de monter, en dépit d’une dévaluation du Franc. Aussi, Léon BLUM décrète «la pause» le 13 février 1937. Irrésolu devant la conduite à tenir face à la guerre civile en Espagne avec ses 500 000 réfugiés, Léon BLUM est contraint à la démission le 21 juin 1937. Remplacé par Camille CHAUTEMPS (1885-1963), il reviendra, brièvement, au pouvoir, avec un gouvernement d’union le 13 mars 1938. Mais déjà la Nazisme est triomphant. De nombreux communistes seront expulsés du Sénégal, après le Front populaire ; la chappe de plomb retombe sur l’Afrique.
A la Libération, et cela a été occulté, le premier parti de France, c’était le Parti communiste, «un Parti des fusillés». Par conséquent, contrairement à une certaine propagande, Charles de GAULLE (1890-1970) ayant perdu les élections après la Seconde guerre mondiale a été profondément vexé et s’est retiré à Colombey-les-Deux-Eglises.  Cette période est marquée par le droit de vote des femmes et une nouvelle Constitution, celle de la IVème République (1947-1958), la plus démocratique qu’ait jamais connue la France et dont le préambule a été repris intégralement dans la Constitution de la Vème République encore en vigueur. D’importantes conquêtes sociales majeures, à travers le programme du Conseil national de la Résistance dit «les Jours Heureux» du 15 mars 1944, mis en oeuvres notamment à travers la sécurité sociale sous Ambroise CROIZAT (1901-1951). Cependant, Socialistes et Communistes vont encore s’affronter sur deux terrains épineux : la Guerre froides et les guerres coloniales. En effet, dans sa démarche internationaliste, et depuis Abdelkrim, les Communistes soutiennent les peuples colonisés en lutte. Or, à la Libération de graves crimes contre l’Humanité sont les colonisés (Massacres de Tirailleurs sénégalais en décembre 1944, de Sétif en Algérie le 8 mai 1945, de plus de 100 000 Malgaches en 1947, Indochine etc). Les Socialistes s’en accommodent,  Guy MOLLET (1905-1975) et François MITTERRAND (1916-1996) réprimeront durement les indépendantistes. L’instabilité gouvernementale sous la IVème République n’était pas due à la faiblesse de la IVème République, mais à l’incapacité de la classe politique française d’apporter des solutions adéquates aux revendications des colonisés, en termes d’égalité, de justice, voire d’indépendance. Par ailleurs, l’alliance entre Communistes et Socialistes a été brisée par Paul RAMADIER (1881-1961), un socialiste moral et humaniste, originaire de l’Aveyron et qui refusera la confiance au maréchal Philippe PETAIN (1856-1951). Le 5 mai 1947, les ministres communistes ayant voté contre la confiance au gouvernement auquel ils appartenaient, Paul RAMADIER met fin à leurs fonctions, excluant ainsi le Parti communiste du jeu politique pour plusieurs décennies. Désavoué par la direction du Parti socialiste conduite par Guy MOLLET, il résiste à cette pression en refusant de démissionner. Paul RAMADIER finira par démissionner le 19 novembre 1947, tout en recherchant «une Troisième force», une alliance sans les Communistes, où la Droite et les Socialistes remettent en cause les statuts des mineurs, des gaziers et électriciens, des cheminots et des travailleurs de Renault, et entament la guerre d’Indochine, en abandonnant les demandes de réparations à l’Allemagne pour les dommages de guerre.
Pendant longtemps Socialistes et Communistes seront écartés du pouvoir, Charles de GAULLE, revenu au pouvoir en juin 1958, et ses successeurs Georges POMPIDOU (1911-1974) et Valéry GISCARD d’ESTAING (1926-2020), triompheront pendant les «Trente glorieuses». Pendant cette époque, Guy MOLLET avait conduit le Parti socialiste au désastre et à la marginalisation ; il sera débarqué au Congrès d’Epinay, au gymnase Léo Lagrange des 11-13 juin 1971, François MITTERRAND ayant entamé de rassembler tout son camp. Les dirigeants communistes encore puissants été encore handicapés par leur alliance depuis 1920 avec les Russes, en dépit de la déstalinisation engagée de longue date : «Le bilan est globalement positif. Le socialisme a supprimé l'exploitation de l'homme par l'homme, a résolu des problèmes comme la faim, l'analphabétisme, le sous-développement. Il a permis des avancées dans les domaines du sport, de la culture, et, à un pays comme l'URSS, de se doter d'une industrie et d'une agriculture modernes, malgré toutes les insuffisances» avait dit Georges MARCHAIS, au XXIIIème congrès du Parti communiste, le 9 mai 1979.
François MITTERRAND construira avec les Communistes, une solide alliance qui conduira à la victoire du 10 mai 1981. Il voulait affaiblir le Parti communiste et prendre 5 millions de voix à ce parti, encore puissamment implanté dans des villes ouvrières de la proche banlieue parisienne, «la ceinture rouge». François MITTERRAND avait gauchi son programme «Changer la vie», tel est son slogan du programme commun de la Gauche. En dépit du contexte de Guerre froide et des menaces de l’Oncle Sam, François MITTERRAND prendra, le 23 juin 1981, quatre Ministres communistes (Charles FITERMANN, Anicet Le PORS, Jack RALITE et Marcel RIGOUT) qui feront un travail exceptionnel et marquant de 1981 à 1984. Certains disent que la Gauche de cette époque avait réalisé plus de réformes qu’à la Libération : «En ce qui me concerne, j’étais très heureux de cette victoire de mai 1981. Et pour moi, qui étais encore très jeune à la Libération, ce fut le grand moment politique de ma vie. Pour la première fois, les forces populaires connaissaient un grand succès électoral. Je sais bien qu’aujourd’hui on parle d’une époque où l’on se berçait de grandes illusions. Mais moi, je pense qu’il en faut, de ces grands rêves. On ne fait pas progresser un pays sans un grand projet et sans grandes espérances. Quant à la mythologie du « grand soir », elle existait encore un peu en 1981, mais surtout au sein de la droite, qui était en proie à la panique, plutôt qu’à gauche, où les gens, s’ils éprouvaient beaucoup de fierté, avaient bien conscience que ce serait difficile» dit Charles FITERMAN, Ministre des Transports (remboursement de 50% du titre de transport). «J’avais l’impression de participer à un niveau beaucoup plus élevé que d’habitude au changement pour lequel je mettais engagé il y a longtemps et qui tardait à venir J’étais adjoint au maire à Aubervilliers, une ville rude mais tendre. Il faut bien dire que notre arrivée faisait peur à certaines personnes, qui voyaient déjà les chars de l’Armée rouge sur les Champs-Élysées !» dit Jack RALITE (1928-2017). «Nous avions conscience que le combat serait dur. Mais nous avions aussi la conviction qu’il fallait prouver que nous étions capables d’être des hommes de gouvernement et de conduire les réformes. Je crois que nous nous y sommes employés tous les quatre» dit Marcel RIGOUT (1928-2014). Le statut de la fonction publique a été modernisé et démocratisé : «Sans faire preuve d’autosatisfaction, je pense avoir réussi, tout d’abord, à moderniser le statut des fonctionnaires de l’État, en y introduisant des notions qui étaient jusque-là purement jurisprudentielles (droit de grève, liberté d’opinion, droit de négociation pour les organisations syndicales). J’ai créé, ensuite, la troisième voie d’accès à l’ENA, celle réservée aux syndicalistes, aux élus et aux dirigeants d’associations, puis étendue aux agents publics des collectivités territoriales, des établissements publics hospitaliers et de la recherche. En revanche, j’ai moins bien réussi sur le terrain des réformes administratives. François Mitterrand, semble-t-il, n’admettait pas qu’un ministre communiste de la Fonction publique puisse s’atteler à la lutte contre la bureaucratie. Pour lui, il fallait qu’il reste le ministre des fonctionnaires, et donc des bureaucrates. J’avais notamment envisagé d’élaborer une charte entre l’administration et les citoyens. François Mitterrand et ses services n’ont pas cessé de combattre ce projet, qui s’est terminé sous la forme d’un décret croupion du 23 novembre 1983, qui a disparu depuis. Cette question était à l’évidence un enjeu politique qui m’a échappé» dit Anicet LE PORS.
Le 19 juillet 1984,  l’arrivée de Laurent FABIUS, au poste de Premier ministre, met fin au mandat des Ministres communistes qui s’en tiennent à «une participation constructive». Léon BLUM, en 1945 avait fixé le cap pour les Socialistes : «Il faut que nous montrions tout à la fois que nous sommes toujours le même Parti socialiste et que nous sommes en même temps un Parti socialiste renouvelé, rajeuni, transformé» disait-il. Or, la trajectoire des Socialistes a souvent oscillé entre «l’ambition et le remord» suivant le titre d’un ouvrage de BERGOUNIOUX et Gérald GRUNBERG, un discours de gauche dans l’opposition, et une pratique libérale au gouvernement. L’honneur d’un gouvernement de gauche, c’est de laisser dans l’Histoire des traces éblouissantes. Les élections législatives de 1993 ont été un désastre pour les Socialistes. A la suite d’une dissolution du Parlement, mal avisée du président CHIRAC (1932-2019), M. Lionel JOSPIN avait inauguré, sans les Communistes, un gouvernement de «Gauche plurielle» et fait un travail remarquable. Cependant, Lionel JOSPIN insista sur le fait que l'Etat ne pouvait pas tout faire et tenta de résoudre les contradictions que générait l'action gouvernementale en économie de marché pour un parti antilibéral en mettant en évidence une nouvelle distinction : «Oui à l'économie de marché et non à la société de marché» dit-il. Lionel JOSPIN dira, fort malencontreusement, en vue des présidentielles de 2002 : «mon projet n’est pas socialiste» et refusera de se rendre aux obsèques de Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001). On connaît la dramaturgie du 21 avril 2002, le candidat Lionel JOSPIN étant éliminé au 1er tour des présidentielles, au profit de Jean-Marie LE PEN, chef du Front National.
Quel jugement de l’Histoire ?
En 1920, Léon BLUM avait, en substance, lancé aux Communistes à cette bravade, «vous êtes partis, mais nous resterons pour garder la Vieille Maison !».
Nos amis de 1917, les Communistes ont toujours été de très fidèles et loyaux alliés des Socialistes. A chaque fois leur participation à un gouvernement d’union de la Gauche, en 1936, en 1947 et en 1981, s’est traduite par des réformes éblouissantes et durables pour un progrès social. Cependant, force est de remarquer que le Parti communiste est en état de mort presque clinique. Robert HUE, avec ses défilés de mode à la Place Colonel Fabien, avait accentué la crise du PCF : «Je pense qu'il y avait des zones d'ombre, très fortes, dominantes mais qu'il y avait un certain nombre d'aspects positifs qui étaient mineurs par rapport à l'ensemble (...). Nous avons eu tort de ne pas nous séparer plus tôt de ce modèle (...). C'était une erreur» avait dit Robert HUE. Les dernières élections municipales ont été traduites par une perte de villes communistes importantes comme Champigny-sur-Marne, Saint-Denis et Aubervilliers, ville de Jack RALITE.
Les Communistes ont su toujours rebondir dans les grands moments et renaître tel un phénix. L’Histoire de notre temps est marquée par l’avancée des idées d’extrême-droite menaçant la République. Le président MACRON, dans sa stratégie vichyste, négrophobe et islamophobe a choisi, comme en 1940, le camp de la honte du déshonneur. Traditionnellement les Socialistes sont absents des grands combats syndicaux, sociaux ou de défense de la République.
Le Parti socialiste qui était au centre de la vie politique a failli disparaitre en 2017. En effet, la présidence de François HOLLANDE a été particulièrement désastreuse pour le Parti socialiste. «Le changement, c’est maintenant » avait promis François HOLLANDE qui se voulait « un président normal ». Le changement est arrivé, mais pas celui qu’on attendait, avec ce funeste projet de loi sur la déchéance de la nationalité qui lui collera aux baskets, toute la vie. Et son premier ministre, Manuel VALLS qui voulait débaptiser le Parti socialiste. Jean-Luc MELENCHON avait déjà quitté le navire, pour récupérer les électeurs de son ancien parti. Dans ces trahisons, Emmanuel MACRON que personne n’a vu venir, dans son «Ni de Droite, ni de Gauche» a débauché, bien des Socialistes tièdes et carriéristes. Finalement, Socialistes et Communistes ont actuellement un triste point de convergence : leurs Secrétaires généraux, M. Olivier FAURE et Fabien ROUSSEL sont d’illustres inconnus du grand public, confinés dans la stricte clandestinité comme en 1940.
Cependant, les forces de Gauche ont renoué avec la victoire aux dernières municipales avec la stratégie d’Union de la Gauche ; le Parti socialiste allié aux Ecologistes s’en est bien tiré.  Cette union, si elle résistait aux régionales et aux départementales de juin 2021, sera un puissant point d’appui, pour gagner aux présidentielles de 2022, j’espère avec une femme pour la première fois présidente, Mme Anne HIDALGO.
Références bibliographiques
BERGOUNIOUX (Alain), GRUNBERG (Gérard), L’ambition et le remords, les Socialistes français au pouvoir (1905-2005), Paris, Fayard, 2005, 616 pages ;
BERSTEIN (Serge), «L’argent et le pouvoir», Revue d’histoire moderne et contemporaine, juillet-septembre 1978, pages 487-499 ;
BLUM (Léon), Le Congrès de Tours, le Socialisme à la croisée des chemins : 1919-1920, Paris, Gallimard, 1919, réédition 2020, pages ;
BUTON (Philippe), «L’éviction des Ministres communistes», L’année 1947, 1999, pages 339-355 ;
GIRAULT (Jacques), «Le sens des mots ou retour sur le Congrès de Tours», Le mouvement social, oct-déc 2000, vol 93, pages 89-106 ;
GIRAULT (Jacques), 1920 Le Congrès de Tours, Paris, Messidors, 1990, 190 pages ;
GIRAULT (Jacques), Les héritages du Congrès de Tours 1920-1990, Paris, Carrefours de la pensée, 1992, 200 pages ;
KRIEGEL (Annie), Aux origines du communisme français, 1914-1920 : contribution à l’histoire du mouvement ouvrier français, Paris, Mouton, 1964, 466 pages ;
KRIEGEL (Annie), Le Congrès de Tours (décembre 1920), Paris, Julliard, 1964, 258 pages ;
KRIEGEL (Annie), Les Communistes français, essai d’ethnographie politique, Paris, Seuil, 1968, 320 pages ;
L’Humanité, «Il était une fois quatre ministres communistes dans le gouvernement Mauroy», Le Journal l’Humanité,  7 juin 2013 ;
MARCHELESI (Jean-Baptiste), Le Congrès de Tours (décembre 1920), Paris, Le Pavillon, Roger Maria éditeur, 1971, 357 pages ;
MONNIER (Frédéric), «Cartel des Gauches et gouvernements radicaux (1924-1926 et 1932-1936)», Histoire des Gauches en France, 2005, pages 227-237 ;
Parti Socialiste, (SFIO), 18ème congrès national tenu à Tours 26-30 décembre 1920, Paris 10ème, 1921, SFIO, 604 pages, spéc intervention de Ludovic-Oscar Froissard, pages 235-238 et spéc discours de Léon Blum  pages 243-251 ;
PERSON (Yves), «Le Front populaire au Sénégal (mai 1936-octobre 1938)», Mouvement social, avril-juin 1979, pages 77-101 ;
ROCARD (Michel), Si la Gauche savait, entretien avec Georges-Marc Benamou, Paris, Robert Laffont, 2005, 485 pages ;
THOREZ (Maurice), 1920-1935, Du Congrès de Tours au Front populaire : Le Parti communiste ses luttes, ses principes, ses mérites, ses progrès, Paris, Discours salle Wagram, 26 décembre 1935, 36 pages.
Paris le 24 décembre 2020 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
«Centenaire du Congrès de Tours de 1920, entre Socialistes et Communistes : Quel Jugement de l’Histoire ?» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 17:51
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22 décembre 2020 2 22 /12 /décembre /2020 19:07
Hamidou SAMAKE, élu au Conseil de Paris, et Leader de la Diaspora africaine
Un entretien instructif avec M. Hamidou SAMAKE, premier Africain élu au Conseil de Paris, membre fondateur du Mouvement Equité, Directeur des campagnes électorales victorieuses, en 2012 et 2017, de Mme George PAU-LANGEVIN, devenue Directrice Adjointe de Mme Claire HEDON, Défenseuse des Droits. En 2017 Mme George PAU-LANGEVIN a été la seule députée réélue à Paris, le Parti socialiste et la Gauche ayant été laminés par la Macronie.
M. Hamidou SAMAKE est l’un des éminents membres fondateurs du Mouvement Equité, dont M. Louis Mohamed SEYE, le président étant M. Saliou DIALLO d’Evry, Equité luttant pour l’inclusion de la diversité en politique. A l’époque, une partie importante de la population française n’était pas représentée dans les lieux de décisions en politique, notamment à l’Assemblée nationale. Une des grandes victoires du mouvement Equité a été l’élection de George PAU-LANGEVIN à Paris. Aux dernières municipales de juin 2020, Equité a soutenu «Paris en Commun» avec Mme Anne HIDALGO, et dans le 20ème ardt, la liste conduite par M. Eric PLIEZ, nouveau maire de cet arrondissement. De nos jours, c’est devenu maintenant normal que chaque parti politique, de Droite comme de Gauche, prenne en ses rangs des personnes issues de la diversité. Cependant, compte tenu de la lepénisation grandissante des esprits, la lutte pour l’égalité est toujours un combat de chaque instant. Dans les échéances électorales à venir (régionales de 2021 et législatives de 2022), on espère que les élus issus de la diversité «monteront plus haut, parce qu’ils ont les compétences, le seul critère à retenir étant l’aptitude à remplir ses fonctions d’élu. L’exclusion pour des motifs liés au quartier, de la couleur ou des mobiles ethniques est à proscrire, qu’il n’ait pas de discrimination» dit M. Hamidou SAMAKE. Or, de nos jours, il y a certains débats dans la société française qui ne sont pas dignes des valeurs républicaines : «La France doit rester un pays du bien-vivre ensemble. Avec George PAU-LANGEVIN, nous avons créé dans le 20ème l’association «Vivre ensemble», pour la promotion de l’égalité réelle» dit-il.
Docteur en biochimie et inventeur de tests rapides exploités dans le cadre de la COVID-19, M. Hamidou SAMAKE nous fait un bilan de son mandat au Conseil de Paris. A la dernière mandature, Hamidou SAMAKE était simple adjoint à la maire du 20ème en charge de l’emploi, du développement, du tourisme, des nouvelles technologies. En sa qualité de membres du Conseil de Paris, Hamidou SAMAKE a tenu à s’écarter aux domaines traditionnellement dans lesquels la diversité est confinée ; il a voulu montrer que la diaspora, comme les autres citoyens de la République, peut occuper n’importe quelle délégation municipales.
Pour ce mandat 2020-2026, M. SAMAKE est en charge des relations internationales et de la francophonie, le lien intergénérationnel et les séniors. Le 20ème est un arrondissement laboratoire de brassage ethnique, avec 140 nationalités, et où le bien-vivre ensemble est prégnant. M. SAMAKE, vice-président de la 4ème commission en charge notamment de la solidarité, de santé et de lutte contre les discriminations, s’est exprimé au Conseil de Paris sur les difficultés que rencontre le commerce de proximité.
La diversité a maintenant un bon nombre d’élus, mais ils ne sont pas toujours combatifs pour l’égalité réelle. En effet, la France compte plus de 9 députés Macronistes, mais ils sont particulièrement discrets sur les questions du bien-vivre ensemble, le racisme institutionnel et systémique, ainsi que sur les violences policières. «ces députes Macronistes ne sont pas vraiment visibles et ne participent vraiment pas sur le débat concernant au débat républicain. Nous avons créé une association dénommée ANEDAS, association nationale des élus de la diaspora subsaharienne, dont l’ambition est de répondre aux défis de notre temps, de s’impliquer dans le vivre ensemble. La communauté africaine doit s’inscrire dans le cadre du débat démocratique, et pour cela les Français issus de l’immigration devraient s’inscrire, massivement, sur les listes électorales. Actuellement, le débat démocratique est noyauté par la Macronie, qui est en train de mener des combats illégitimes contre la République, sur le « séparatisme », en stigmatisant la religion ou les origines ethniques alors que nous devrions nous battre afin que toutes les communautés puissent vivre dans une symbiose au lieu d’une confrontation. J’aimerais me battre pour une Maison des Diasporas à Paris, un lieu de ralliement, de rencontre, du bien-vivre ensemble, un modèle pour le Bien commun, avec un regard prospectif et rétrospectif de fierté. L’Afrique a bien contribué au bien-être et au bonheur des Français» dit M. Hamidou SAMAKE. D’importantes échéances sont à venir, notamment les régionales de juin 2021 et les présidentielles de 2022. Une Association Nationale des Elus des Diasporas Africaines Subsahariennes (ANEDAS) fédérera toutes les énergies, les bonnes volontés (Coopération décentralisée, questions de mémoires, accompagnement dans les projets économiques et sociaux, formation des élus, expertises diverses).
Vivre c’est participer. Or, les diasporas africaines en France sont dans la contemplation et l’abstention, s’en remettant aux élites pour agir à leur place. Cependant, M. Hamidou SAMAKE invite la Diaspora africaine, comme l’ont fait les Noirs américains, à s’investir, très activement, dans une démarche citoyenne, en vue d’un combat pour l’égalité réelle :  «Il faut faire preuve de pédagogie et citer l’exemple des Etats-Unis. Le précédent de Barack OBAMA l’investissement maintenant de Kamala HARRIS, future vice-présidente, un fait historique, ont payé. Les communautés minoritaires aux Etats-Unis se sont mobilisées et Joe BIDEN leur a fait une importante place. Cela est possible également en France, on est capable de mobiliser les différentes communautés, de les faire participer . Vivre ensemble, c’est participer et être récompensé à la hauteur de son investissement» dit M. Hamidou SAMAKE.
Quand est citoyen, on participe (inscription sur les listes électorales et voter) pour lutter contre le racisme institutionnel et systémique, les violences policières, et surtout pour réussir la bonne intégration de tous, dans le respect mutuel. Il nous faudrait reconstruire en France une démocratie vivante, loin des stigmatisations et des divisions. Les présidentiels en 2022, c’est l’élection des élections, et avant cela, on aura en juin 2021, «il faudrait se battre pour une démocratie française apaisée, d’inclusion, qui rassemble et non qui divise» dit Hamidou SAMAKE.
Paris, le 22 décembre 2020 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

 

Hamidou SAMAKE, élu au Conseil de Paris, et Leader de la Diaspora africaine» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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22 décembre 2020 2 22 /12 /décembre /2020 18:58
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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 22:27
Sale temps pour Didier LALLEMENT, «le préfet éborgneur», au Conseil de Paris
C'était la fête à Toto, ce mardi 15 décembre 2020, au conseil de Paris, lors du vote de l'état spécial de la préfecture de police (650 millions d'euros) dont l'essentiel du budget concerne la brigade des sapeurs-pompiers. Le débat budgétaire de la Préfecture de police n’est pas détachable de l’actualité législative (Loi sur la sécurité globale ou le séparatisme) des violences policières assumées par Didier LALLEMENT. Déjà, le 7 décembre 2020, 72 élus parisiens, dont plusieurs adjoints d’Anne Hidalgo, avaient déjà signé une lettre ouverte au président Emmanuel MACRON demandant la démission de Didier LALLEMENT, considéré comme un symbole des accusations de violences policières. Ces élus «s'interrogent sur la stratégie du maintien de l'ordre décidée par la préfecture de Paris».
Mme Raphaëlle REMI-LELEU, une élue des Verts est la première à engager la bastonnade du Préfet de police, Didier LALLEMENT, au Conseil de Paris. Les critères d'évaluation des dépenses de l'état spécial ont été fortement critiqués, parmi eux le nombre de dissolutions d'associations ou d'arrestations de manifestants. Didier LALLEMENT, bras armé de la politique répressive de la Macronie, a été qualifié de "préfet éborgneur". C’est lui, sous un autre nom, qui a ressuscité la Bridage des Voltigeurs, celle-là même qui avait tué Malick OUSSEKINE, lors de la grève des étudiants de 1986. Didier LALLEMENT a aussi réprimé, férocement, des demandeurs d’asile, rassemblés pacifiquement à la Place de la République ; il pratique, constamment, la stratégie abusive de l’usage du lacrymogène ou du canon à eau, l’escalade inutile contre des manifestants, «les interventions brutales devant les lycées parisiens, les arrestations arbitraires, «Plutôt qu’assurer l’ordre, vous mettez en danger, vous nourrissez les divisions, vous accentuez les tensions dans l’espace public», a dit Mme Raphaëlle REMI-LELEU.
Mais la ratonnade la plus sévère est venue de Mme Béatrice PATRIE, une élue communiste au Conseil de Paris «On a exprimé ce que des milliers de Parisiens expriment aujourd'hui: un changement de la doctrine sur le maintien de l'ordre et l'arrêt des violences policières» dit-elle. Didier LALLEMENT est lui-même réclamé dès sa prise de fonction à Paris de son expérience répressive à Bordeaux mais surtout de l'héritage des Versaillais, et en particulier du «massacreur», tristement célèbre, Gaston de GALLIFFET (1831-1909) pendant la Commune de Paris, lors de la Semaine sanglante (3000 morts). Cela ramène à une histoire plus récente. La politique répressive de Didier LALLEMENT, suivant cette élue, rappelle Vichy, mais aussi celle de son lointain prédécesseur, Maurice PAPON (1910-2007), qui après avoir déporté les Juifs de Bordeaux, est venu à Paris, réprimer les Algériens. La doctrine du préfet Maurice GRIMAUD (1913-2009), face à la jeunesse mai 1968 était que «frapper un manifestant à terre, c’est frapper soi-même». Pour Didier LALLEMENT, il ne s’agit pas d’éviter l’affrontement, l’heure, après l’honorable et le républicain préfet Michel DELPUECH, est au contact. La création très controversée de «Brav-M», une unité de police à moto, se faufilant entre les manifestants, comme «le Voltigeurs» pour mieux les réprimer. La loi de «sécurité globale» est une surenchère identitaire et sécuritaire. Par ailleurs, Didier LALLEMENT accordé la protection fonctionnelle avec les deniers de l’Etat, aux policiers qui avaient tabassé, dans le 17ème ardt, le producteur de musique noir, Michel ZECLER, et produit des rapports mensongers.
Le groupe de la France Insoumise a également formulé des reproches à l’encontre de Didier LALLEMENT : «Votre stratégie de maintien de l'ordre est contraire aux fondamentaux de notre République. C'est le choix de l'escalade de la violence (?) Vous incarnez de fait le bras armé d'un pouvoir autoritaire totalement à la dérive» a dit Mme Danielle SIMONNET.
Pendant, ces échanges, droit dans ses bottes, Didier LALLEMENT est resté imperturbable. Pendant qu’il s’exprimait, des élus communistes ont quitté la salle, dans un grand chahut.
Comme cela tournait très mal pour Didier LALLEMENT, roué de coups dans ces échanges vifs au Conseil de Paris, Mme Anne HIDALGO, maire de Paris, a eu une initiative charitable, en recommandant de ne pas s'attaquer aux fonctionnaires, mais aux responsables politiques. «J'ai entendu ici et là des mises en cause direct, personnelles, du préfet de police. Il se trouve que nous sommes des élus et j'estime que, en tant qu'élus, nous sommes des responsables politiques, nous avons à nous adresser au Ministre. Je considère que les responsables politiques n'ont pas à s'attaquer aux fonctionnaires. Si j'ai des choses à dire, je les dis aux responsables politiques", a déclaré Mme Anne HIDALGO.
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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 21:08
Michel ZECLER, un producteur Noir, de musique tabassé et victime d'insultes racistes
Une affaire George FLOYD en France. Le 21 novembre 2020, à Paris 17ème, Michel, un Noir, producteur de musique, devant son studio, mais sans masque, de peur de prendre une amende à 135 €, regagne, subitement, ses locaux. Trois policiers poursuivent, lancent une grenade, rentrent dans le studio, le rouent de coups, avec des insultes à caractère racistes ; les policiers interpellent témoins. Au poste de poste de police Michel est accusé, par ces ripoux, de rébellion et de menace avec arme. Un coup classique, comme l’affaire Théo, intimidé sur la gestion de son association. Quand on tabasse un Nègre, on dit qu’il s’est rebellé ou représentait une menace. Ceux qui sont tués, de façon illégale, ne seraient que des délinquants, comme si le casier judiciaire serait devenu une permission de tuer. Mais ici, Michel est un Noir, producteur de musique, dans un quartier chic de Paris, le 17ème, mais ça c’est peut-être louche.
Ces policiers, pourtant assermentés qui ont commis ce faux en écritures publiques, ne savaient pas qu'ils étaient filmés. Le ministre de l'intérieur, Moussa DARMANIN a été contraint, images à l'appui ayant circulé dans les réseaux sociaux, de suspendre ces ripoux. On comprend donc mieux pourquoi le Séparatiste et président, Emmanuel MACRON, dans sa politique répressive et négrophobe assumée, ne veut plus que les policiers soient filmés. Silence, on tue, on matraque et on condamne pour rébellion. On se rappelle des violences 1er mai, d’Alexandre BENALLA, du congédiement d’un grand policier républicain, le préfet de police, M. Michel DEPUECH, que nous regrettons, remplacé par un ultra-répressif, Didier LALLEMANT. Celui-là même qui a molesté, copieusement et sans état d’âme, les Gilets jaunes et les personnels soignants, dont certains ont été éborgnés. Dès que le Ministre de l’Intérieur, Christophe CASTANER, avait évoqué l’idée d’une procédure disciplinaire contre les ripoux, et on ne parle que ceux-là, il a été très vite remercié, comme un mal propre, et remplacé par Moussa DARMANIN, que rien ne distingue du Rassemblement national.
Cependant je le redis, notre police est républicaine, l'écrasante majorité de nos forces de l'ordre n'a pas peur de la transparence. La Police, en tant qu’institution, n’est pas en cause ; ce que je dénonce, et avec force, c’est cette orientation politique, revendiquée par la Macronie, avec des idées nauséabondes. Il est urgent de sonner le tocsin. Je l’écrivais, l’autre jour, les démocraties ne sont pas à l’abri d’une dictature. Donald TRUMP en la parfaite illustration. Seul le président MACRON, dans son nouveau projet vichyste, islamophobe et négrophobe, redoute de ses démons. Mais comme Donald TRUMP, il sera bientôt viré, en 2022. Il partira, comme Donald TRUMP, dans la honte et le déshonneur. La bastonnade arrivera en 2022. Contre d'Etat et cet Apartheid qui se met en place, Racisés, inscrivez-vous, massivement, sur les listes électorales, ne vous pas laissez pas tabasser, impunément, par la Macronie.
L’esclavage, le Code noir ravalant au rang au chose que l’on peut tuer ou molester, c’est fini. Justice pour Michel, Théo, les familles d'Adama, de Bouna et Zyed, et pour les 113 jeunes étouffés à mort, mais aussi, les 53 Noirs, morts dans des incendies de squats à Paris, dans les années 80. On ne lâchera rien, jusqu'à ce que Justice soit faite !
Un rassemblement organisé le samedi 28 novembre 2020 à la Place de la République, a mobilisé plus de 50 000 personnes. Que les gens qui se disent indignés viennent également manifester pacifiquement et fermement contre ces violences policières. Aux différentes manifestations les racisés sont souvent peu mobilisés. Ils préfèrent le ministère de la parole dans les réseaux sociaux. Un peu de cohérence !
C'est ce défaut d'engagement citoyen cela qui cause, fondamentalement, cette impunité et cette montée du racisme et des violences à l’encontre des racisés. On nous chié sur la tête et ça passe. Et le racisme, légitimé, de devient même un argument électoral et rentable pour les négrophobes. Quand est on citoyen on s'engage activement pour ses droits et la République, même si elle est gravement menacée, offre encore des armes redoutables : la manifestation, la désobéissance civile et le vote sanction.
Je propose, depuis longtemps, que tous les racisés cessent, pendant trois jours d'aller travailler et restent chez eux et que cela se termine par une grand meeting de recueillement, sans autre slogan que "nous sommes différents, mais égaux. Inscription sur les listes électorales". Après tant de calomnies, on verra leur place irremplaçable dans cette société. Les vrais séparatistes ne sont pas ceux qu'on pense.
Vite, Mme Anne HIDALGO !
Paris le 26 novembre 2020 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 20:26
Barack OBAMA et la 1ère partie de ses mémoires : une Terre Promise (Promise Land)
Barack OBAMA, prix Nobel de la paix, dans une interview accordée à François BUSNEL, de France 2, parle de ses mémoires, un récit intime et introspectif, d’un militant associatif devenu premier président noir des Etats-Unis. Homme habité par l'espoir et l'espérance, président très cultivé, Barack OBAMA porte un regard et une appréciation extraordinaires sur l'Amérique et le monde. Le leadership peut être charismatique ou bureaucratique. Quand on est au pouvoir, à un niveau de responsabilité, il peut y avoir un décalage entre le cérémoniel et ce qu’on est vraiment, sa vraie personnalité. Le danger, c’est qu’on devienne hors sol, et on finit par croire au cérémoniel, et en oubliant que si on est au pouvoir, c’est grâce aux électeurs.
Barack OBAMA, en président amoureux des belles lettres, la littérature «l’a aidé à gouverner». Grand lecteur et admirateur de Toni MORRISON : «j'ai eu un grand privilège de fréquenter Toni Morrison. L’un des avantages d'être président, c’est de rencontrer des personnes que vous avez idolâtrées». C’est en lisant certains de ses livres, comme «Le chant de Salomon», «Sula» ou «L'œil le plus beau», que Barack OBAMA a perfectionné la qualité de son expression écrite. Toni MORRISON «est quelqu'un qui m'a appris à écrire. Je n’ai pas suivi de cours d’écriture créative ni appris à écrire de manière formelle. J'ai appris par la lecture et ses livres qui étaient une université où apprendre à s’exprimer et à décrire de belle façon les questions humaines les plus fondamentales. Peut-être que j'ai apporté des aspects d’une sensibilité littéraire à la présidence» dit-il.
Après ces années terribles de Donald TRUMP avec ses théories complotistes, son profond mépris de la différence, la démocratie américaine a vacillé. L’arrivée de Donald TRUMP au pouvoir est dû au sentiment de déclassement des petits Blancs : «J'avais une assez bonne réputation auprès du peuple américain (...). Mais ce qui était clair, c'était les divisions dues aux réactions de la mondialisation, le fait que les habitants des zones urbaines avaient mieux réussi économiquement et qu'ils avaient adopté un point de vue plus cosmopolite, qu'ils acceptaient et encourageaient la diversité. Tout cela a laissé à beaucoup de gens qui vivent dans les zones rurales, le sentiment d'avoir perdu leur statut» dit-il. Certains médias ont joué sur ces divisions et Donald TRUMP l’a exploité : «Je pense que les médias de droite ont attisé tous ces ressentiments et ont encouragé les gens à penser, d'une certaine manière, que l'Amérique dont ils se souvenaient n'existait plus. Et ça, c'est très puissant. Le politique (...) ce n'est pas seulement une question matérielle. C'est souvent une question d'histoires concurrentes pour dire qui nous sommes, ce que signifie notre vie, notre identité. La majorité des Américains a adopté l'histoire que je leur ai racontée, mais un grand nombre ne l'a pas fait et Donald Trump a certainement reflété cela» dit-il.
Le pays est profondément divisé, plus que jamais. «Je crois que les résultats de cette élection sont un nouveau départ. Comme je l’explique dans le livre, le pays est réellement divisé. C’était le cas avant Donald Trump, mais cela s’est sans doute accéléré sous sa présidence» dit-il. La victoire du ticket BIDEN-HARRIS, aux présidentielles du 3 novembre 2020, a remis les choses à l'endroit ; c’est le retour à une certaine normalité, c’est «un retour à certaines normes (...) essentielles à la démocratie». Joe BIDEN est un «homme décent, honnête et loyal». En cette année 2020, l’affaire George FLOYD ayant secoué le monde entier, est un puissante réprobation de ce racisme institutionnel et systémique et un appel à plus de Justice, de Solidarité et de Fraternité. «On ne peut pas résoudre un problème en prétendant qu'il n'existe pas (...). Un des débats qui fait rage en Amérique, c'est : comment peut-on surmonter notre fossé racial ? L'esclavage, la ségrégation... On ne peut pas prétendre que ça n'a jamais existé, parce que ça continue à avoir une énorme influence aujourd'hui. Nous sommes en pleine pandémie, et les taux de mortalité sont nettement plus élevés chez les Noirs et les gens de couleur. Tout ça remonte au passé» dit Barack OBAMA. Il faudrait sortir du déni permanent ou du ressentiment : «fouiller ce passé, pour le regarder d'une manière honnête. C'est ce regard honnête, qui permettra d'assumer ce passé et de s'en libérer, comme l'Allemagne a dû regarder de près son passé nazi ou l'Afrique du Sud ; ce qui s'est passé pendant l'apartheid. "Les Etats-Unis d'Amérique doivent travailler davantage ces questions (...). Nous avons tous la responsabilité d'aller de l'avant sur un chemin meilleur que celui du passé» précise-t-il. Chacun de nous a une responsabilité : contribuer à rendre le monde habitable et meilleur. Il faudrait que les jeunes, eux aussi, prennent la parole et s’expriment. Chaque citoyen devrait quitter le statut de spectateur pour se rendre utile à lui-même et à la société, pour le Bien commun. Il faudrait pouvoir regarder l’autre en le reconnaissant dans son humanité.
Barack OBAMA est partisan du multilatéralisme, de relations étroites avec l’Europe. Donald TRUMP a affaibli la relation avec le vieux continent. Il brosse le portrait de différentes personnalités. Ainsi, le président Nicolas SARKOZY est décrit un personnage constamment en mouvement, avec une grande énergie. Il aimait qu’on fasse attention à lui. Mais Nicolas SARKOZY, ce sont des «emportements émotifs et les discussions avec lui, étaient tour à tour amusantes et exaspérantes, ses mains bougeaient en mouvement perpétuel, sa poitrine bombée, comme celle d’un coq nain. Ce qui faisait défaut à Sarkozy en matière de cohérence idéologique, il le compensait par l'audace, le charme et une énergie frénétique. Dès lors qu'il s'agissait de stratégie politique, [il] n'hésitait pas à faire de grands écarts, souvent poussé par les gros titres ou l'opportunisme politique» écrit OBAMA. Il a de l’estime et de la considération pour la chancelière allemande, Angela MERKEL, en dépit de son tempérament conservateur «Je la trouvais sérieuse, honnête, intellectuellement exigeante et instinctivement bienveillante. C’est une politicienne aguerrie qui connaissait bien ses électeurs» écrit-il.
Une gratitude et reconnaissance infinie à France 2, après son documentaire sur la colonisation, d'avoir donné la parole à Barack OBAMA, un homme dont l'action, après le mandat calamiteux de Donald TRUMP, permis par le précédent qu'il avait créé à Kamala HARRIS d'entrer dans l'Histoire. Quand, il y a de cela 40 ans, un homme exceptionnel, François MITTERRAND, avait libéré les ondes, je m'étais extasié, sans retenue. «L'ORTF, c'est la voix de la France» disaient ces gaullistes conservateurs qui avaient brimé le pluralisme et la liberté. Et puis vinrent les télévisions de BERLUSCONI et tous ces spectacles affligeants pour l'entendement humain.
De nos jours certains médias attisent le poison de la haine et de la division. Le pouvoir médiatique préfère le bruit, la puissance de l’image, au détriment du débat de fond et de l’empathie. Le pluralisme médiatique, quand il est confisqué par quelques grands groupes financiers, est devenu une insulte grave à la démocratie. Comme quoi, le service public, quand il quitte la logique de l'audimat et de la rentabilité, peut réaliser de grandes et belles choses, afin de restaurer la bonne image de cette extraordinaire France que nous chérissons, et la seule : celle de la République.
Indications bibliographiques
OBAMA (Barack), Terre promise, Paris, Fayard, 2020, 848 pages, prix 32 € ;
OBAMA (Barack), Les rêves de mon père, traduction Danièle Darneau, Paris, Points, 2018, 550 pages ;
OBAMA (Barack), L’audace d’espérer, une nouvelle conception de la politique américaine, Presses de la Cité, 2007, 368 pages.
Paris le 17 novembre 2020 par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
 
 
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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 20:15
Contre les dictatures du tiers-monde et ailleurs. Pour l’éloge de la Souveraineté, de la Liberté et de la Dignité humaine
Un des points communs entre l’Afrique et l’Amérique latine est que ces deux blocs ont tous subi colonisations et indépendances, et sont profondément marqués des régimes dictatoriaux, monarchiques et dynastiques.
L’Afrique c’est l’indépendance dans la dépendance, à travers un système politique mis en place par Charles de GAULLE, appelée la Françafrique. Les pays africains sont devenus par un système vassalité des provinces françaises. Dans des pays comme le Gabon, le Cameroun, le Togo, le Tchad un système de patrimonialisation du pouvoir a été mis en place. René DUMONT avait donc raison d’écrire que l’Afrique est «Mal partie». En dépit du multipartisme, devant la fin de la guerre froide, les Constitutions sont tripatouillées, pour se maintenir abusivement au pouvoir, comme ce fut le cas récemment en Guinée et en Côte-d’Ivoire. Au Mali, le soulèvement populaire, a été confisqué par une junte militaire, elle-même vite récupérée par la Françafrique.
Les régimes militaires en Amérique sont nés avec la «doctrine Monroe» pendant la guerre froide afin d’éviter la contagion du cas de Cuba, un pays encore communiste. Francis Fukuyama, philosophe et économiste américain, indiquait dans son ouvrage «La fin de l’histoire et le dernier homme» que la fin de la guerre froide marquait le triomphe idéologique de la démocratie, et du libéralisme sur les autres idéologies politiques. Ce triomphe signifiait que, tôt ou tard, l’ensemble des nations convergerait vers un idéal démocratique. Or, aujourd’hui, force est de constater qu’il demeure de nombreux pays en dictature dont l’existence perdure, notamment en Amérique Latine et en Afrique. On appelle dictatures les régimes politiques autoritaires, très souvent illégitimes, qui s’installent et/ou se maintiennent par la force. Une dictature est un «régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire »  suivant le «Larousse». De tels régimes arrivent à fermer leur pays à toute influence étrangère, et à maintenir une mainmise constante sur la population, par une propagande intense et une censure de l’information.
Plusieurs pays d'Amérique latine comme le Brésil, le Chile ou l’Argentine ont été touchés par la dictature, et le Brésil a renoué avec ses vieux démons. Ces régimes dictatoriaux ont souvent adopté des politiques culturelles ou des alliances militaires dont le but était de les soutenir et les légitimer idéologiquement.
Pourtant, et défaut de pouvoir opposer une résistance culturelle dans leur pays, avec la censure, c’est curieusement, en France que cette littérature a vu le jour. Il appartient aux Africains eux-mêmes de prendre en charge leur destin. «Et j’ai pendant longtemps idéalisé mon pays. Il a fallu que je revienne au Cameroun, que j’y vive, pour découvrir l’autre vision de l’Afrique. (…). C’était un peu la Case de l’oncle Tom : le bon Noir opprimé par le méchant Blanc, puisque pour nous, même les chefs d’Etat postcoloniaux étaient des marionnettes des Blancs. Donc la situation coloniale et esclavagiste continuait. Et c’est lorsque je suis retourné en Afrique, que je me suis aperçu que nous sommes pour moitié responsables de nos malheurs» dit BETI, auteur de «Mains basses sur le Cameroun». En effet, l’opposition est muselée et bâillonnée au Cameroun et les forces vives du pays sont contraintes à l’exil.
L’écrivain, ivoirien, Ahmadou KOUROUMA, qui a vécu au Togo, avait décrit le régime dictatorial de la dynastie EYADEMA, dit Koyaga, dans son roman, «En attendant les bêtes sauvages», qui avait assassiné le président Sylvanus OLYMPIO. «Le répondeur est le diseur de vérité. Dans les prisons de Bokassa, les choses se passaient comme dans mon roman. Le personnage du colonel Otto Sacher a bel et bien existé. Les comportements des dictateurs africains sont tels que les gens ne les croient pas ; ils pensent que c’est de la fiction. Leurs comportements dépassent en effet souvent l’imagination. Les dictateurs africains se comportent dans la réalité comme dans mon roman. Nombre de faits et d’événements que je rapporte sont vrais. Mais ils sont tellement impensables que les lecteurs les prennent pour des inventions romanesques. C’est terrible ! Cela fait partie de l’art de gouverner de ces dictateurs de mélanger le vrai et le faux, de ne pas dire ce qu’on fait, de dire ce qu’on ne fait pas» écrit KOUROUMA. Dans «En attendant les bêtes sauvages», le statut de chasseur occupe une place très importante Chasseur de bêtes sauvages, il se meut en tueur d’hommes. Ici, l’homme apparaît plus cruel que la bête sauvage. En fin de compte, l’homme n’est pas un loup pour l’homme, mais bel et bien un homme pour l’homme. C’est un être monstrueux qui se révèle capable d’éliminer physiquement ses semblables par jouissance, pour en tirer un plaisir morbide, et non pas seulement pour survivre ou se défendre. «Lorsque le chasseur tue un fauve, il lui arrache les parties génitales pour les lui enfoncer dans la gueule. Par analogie, quand Koyaga tue ou assassine des hommes, il les émascule et leur enfouit le sexe dans la bouche. Parce que cela permet de neutraliser la force vengeresse des fauves, ou des hommes, tués. En leur mettant la queue ou le sexe dans la bouche, cette force est enfermée et elle tourne en rond. C’est cela la logique des chasseurs et de Koyaga», écrit KOUROUMA.
VARGAS LLOSA, à travers un roman «La fête au bouc» a bien décrit les mécanismes de la dictature en Amérique Latine. En 1961, le 30 mai, jour de la Fête au Bouc, Rafaël Leonidas Trujillo Molina qui, depuis 1930, maintenait Saint-Domingue dans un régime de terreur et d'esclavage, était abattu dans sa voiture par des conjurés postés au bord de la route qu'il avait coutume d'emprunter. Une répression terrible s'ensuivit. Le pays, loin de se libérer et de s'acheminer vers la démocratie, continua de s'enfoncer dans la décadence et la corruption. C'est par le biais d'un personnage imaginaire, qui ouvre et referme le roman, que s'opère cette reconstitution. Fille d'un sénateur qui fut l'un des suppôts de Trujillo avant de tomber en disgrâce, Urania Cabral a fui, adolescente, Saint-Domingue pour les États-Unis où elle a fait sa vie. Trente-cinq ans après, cette avocate revient sur son île natale pour y revoir son père, devenu invalide et aphasique et replonge dans les souvenirs de son enfance ; jeune elle avait subi des sévices sexuelles du dictateur.
Avant Mario VARGAS LLOSA, les plus grands écrivains sud-américains, de García Márquez à Asturias, en passant par Roa Bastos, avaient osé prendre pour sujet cette malédiction qui n’est pas propre à ce continent, qu'est la dictature. C’est un tout un système de lâcheté, de peur, de traitrise, d’ingratitude, d’endoctrinement, d’isolation ; de destruction du système social qui finit par broyer tous, et organiser un système de castration des vives de la Nation.
Comment donc s’en sortir ?
Une redoutable question. Antonio GRAMSCI, dans ses «cahiers de prison», invitait à travailler sur «l’hégémonie culturelle». Une des forces de la dictature, c’est d’isoler et instrumentaliser ; vous finissez par ne plus croire en vous-même. La victoire des idées est le meilleur chemin pour la conquête du pouvoir. «C’est toujours le bon moment de faire ce qui est juste» disait Martin Luther KING. Comme le dirait Ahmadou KOUROUMA, «Quand on refuse, on dit NON».
Le Mahatma GANDHI, Martin Luther KING et Nelson MANDELA l’ont rappelé, un peuple calme et déterminé, finira toujours par vaincre l’Injustice. Il y a naturellement un prix à payer. «Si un homme n’a pas trouvé quelque chose qui vaut qu’on lui sacrifie la vie, il ne mérite pas de vivre. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce en quoi il croit. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour la justice. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce qui est vrai», dit Martin Luther KING. En  Tunisie, en Algérie, au Zimbabwe et au Soudan des régimes monarchiques et dynastiques, se croyant invincibles, sont tombés.
Les pays occidentaux, si sûrs d’eux-mêmes, ne sont pas à l’abri d’une dictature. Déjà, au XXème siècle diverses dictatures avaient déjà secoué le vieux continent celles de Hitler, en Allemagne, le Maréchal PETAIN en France, Salazar au Portugal, Franco en Espagne et Mussolini en Italie. «L’accession de Hitler au pouvoir fut légale selon la règle majoritaire, et ni lui ni Staline n’auraient pu maintenir leur autorité sur de vastes populations, survivre à de nombreuses crises intérieures ou extérieures et braver les dangers multiples d’implacables luttes internes au parti, s’ils n’avaient bénéficié de la confiance des masses», écrit Hannah ARENDT.
De nos jours, on contemple, avec effroi que depuis 4 années, l’Amérique est dirigée par Donald TRUMP, un fou, un iconoclaste, un grand menteur, un islamophobe, un suprémaciste et un adversaire résolu de la démocratie. En Italie, en Grande-Bretagne et en Hongrie des régimes populistes ont triomphé. Personne ne songe, ou n’ose secouer Vladimir PUTIN, en Russie.
En France, la lepénisation des esprits a contaminé une bonne partie des Républicains, et ce projet de loi, de la Macronie sur le séparatisme, rebaptisé «Loi sur la sécurité globale» est d’inspiration vichyste, négrophobe et islamophobe. «Rien n’est plus dangereux que d’arrêter de penser. Le danger consiste en ce que nous devenions de véritables habitants du désert et que nous nous sentions bien chez lui» écrit Hannah ARENDT qui estimait que l’Occident peut basculer dans la dictature. George ORWELL, dans son livre 1984, ne s’adressait pas seulement qu’aux dictatures communistes. Le monde prétendument «libre» n’est pas à l’abri d’une dictature «Big Brother is watching you !».
Donald TRUMP, le 20 janvier 2021, finira par partir dans la honte et le déshonneur. D’autres également en 2022 lui emboiteront le pas. «Même la nuit la plus sombre prendra fin. Et le soleil se lévera» dit Victor HUGO.
Indications bibliographiques sommaires.
ARENDT (Hannah), L’impérialisme, les origines du totalitarisme, traduit par Martine Leiris, révisé par Hélène Frappat, Paris, Seuil, 2010, 384 pages ;
ARENDT (Hannah), Les origines du totalitarisme : Eichmann à Jérusalem, Paris, Gallimard, 2002, 1615 pages ;
ARENDT (Hannah), Les origines du totalitarisme : le système totalitaire, traduit par Jean-Loup Bourget, Robert Davreu et Patrick Lévy, révisé par Hélène Frappat, Paris, Seuil, 384 pages ;
BEJJANI (Gérard), «La fête au bouc de Mario Vargas Llosa», L’Orient Littéraire, avril 2020, n°166 ;
BETI (Mongo), Main basse sur le Cameroun : autopsie d’une décolonisation, Paris, La François Maspero, 1972 et La Découverte 2003, 269 pages ;
BORGES (José, Luis), Fictions, Louis Gallois, Paris, Gallimard, 1944 et 2014, 214 pages ;
CHAO (Ramon), «La fête au bouc, un roman de Mario Vargas Llosa. Tyrans et despotes dans la littérature latino-américaine», Le Monde diplomatique, mai 2002, pages 32-33 ;
CHEVALIER (François), SAINT-GEOURS (Yves), L’Amérique latine, de l’indépendance à nos jours, Paris, PUF, Clio, 1993, 724 pages ;
GINHUT (Thierry), «Mario Vargas Llosa, romancier des libertés», Revue des Deux Mondes, juillet-août 2003, pages 174-178 ;
KOUROUMA (Ahmadou), En attendant les bêtes sauvages, Paris, Seuil, 1998, 357 pages ;
KOUROUMA (Ahmadou), Les soleils des indépendances, Paris, Seuil, 1970, 198 pages ;
KOUROUMA (Ahmadou), Monné, outrages et défis, Paris, Seuil, 1990, 286 pages ;
KOUROUMA (Ahmadou), Quand on refuse on dit non, Paris, Seuil, 2004, 164 pages ;
LEFORT (Daniel), «Mario Vargas Llosa, de la «Fête» au «Paradis» : fictions de l’histoire et pouvoirs de l’écrivain», Esprit, n°299, novembre 2003, pages 65-75 ;
LILA (Mark), LE BIHAN (Frédéric), «Le nouvel âge de la tyrannie», Esprit, n°291, janvier 2003, pages 110-118 ;
ORWELL (George), 1984, traduction de Jean Queval, Virginie Manouguian éditrice scientifique, Paris, Belin, Gallimard, 2016, 191 pages ;
QUEMENEUR (Tramor), «L’Amérique latine entre dépendances et dictatures, rappels historiques», L’école des lettres, 2014-15, n°1, pages 69-74 ;
ROUQUIER (Alain), A l’ombre des dictatures. La démocratie en Amérique latine, Paris, Albin Michel, 2010, 379 pages ;
VARGAS LLOSA (Mario), La fête au bouc (La Fiesta del Chivo), traduction de l’espagnol du Pérou, par Albert Bensoussan, Paris, Gallimard, 2002, collection du monde entier, 608 pages ;
ZUMBIEHL (François), «La fête au bouc, anatomie littéraire d’une dictature bananière», Critique 2017, vol 5, n°840, pages 414-422.
Paris, le 22 novembre 2020, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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