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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 18:32

Ousmane Tanor DIENG, un Président éthique et moral, par Amadou Bal BA cet article a été publié dans www.ferloo.com, site du Parti socialiste du Sénégal et Socialisme et République.

Ousmane Tanor DIENG, Secrétaire Général du Parti socialiste sénégalais, s’il est désigné par BENNO SIGGIL SENEGAAL, sera immanquablement un Président éthique et moral. La coalition des partis de l’opposition au Sénégal, dénommée BENNO SIGGIL Sénégal, examine sous la haute autorité d’un comité de Sages, la candidature commune aux élections du 16 février 2012, mais avec des critères précis. Le Bureau National du parti socialiste a désigné, à l’unanimité, Ousmane Tanor DIENG candidat à la candidature unique de BENNO SIGGIL. De mon point de vue, Tanor, comme on l’appelle affectueusement, est le seul à remplir les quatre principales conditions posées par BENNO SIGGIL.

Le premier critère est celui de la représentativité du parti qui présente le candidat. Je ne ferai l’injure à personne de rappeler que le Parti socialiste (P.S) a gouverné le Sénégal pendant plus de 40 ans, sa représentativité électorale ne peut pas mise en doute au vu des différents scrutins nationaux et locaux. Par ailleurs, la seule formation politique qui est dignement représentée, non seulement dans toutes les régions et localités les plus reculées du Sénégal, mais aussi et surtout à l’étranger avec deux puissantes coordinations en France et aux Etats-Unis, c’est le PS. Sans être désobligeant vis-à-vis des partenaires du PS, qu’il faut respecter, pour l’essentiel il s’agit de formations à représentativité particulièrement limitée que d’aucuns appellent «partis de cabines téléphoniques». Deux formations émergent de conglomérat : l’A.F.P et le P.S. L’A.F.P. de Moustapha NIASSE est implantée essentiellement à Kaolack, et ne regroupe qu’une élite intellectuelle. Seul le Parti socialiste est massivement représenté dans toutes les couches de la société sénégalaise, notamment chez les jeunes, les ouvriers, les intellectuels et les paysans.

Le second critère est celui de la constance dans l’opposition au régime libéral. Il est indubitable que Ousmane Tanor DIENG n’a jamais été compromis avec le gouvernement libéral de Abdoulaye WADE. On sait que depuis 2000, le PDS qui n’avait pas de cadres, a pioché dans les effectifs du Parti socialiste. En dépit de ce phénomène dit de «transhumance» ; certains sont «allés à la soupe», mais Ousmane Tanor DIENG est resté «pour garder la vieille maison», en référence à une expression de Léon BLUM au congrès de Tours quand les communistes ont quitté en 1920 la S.F.I.O. Par ailleurs, si Abdoulaye WADE a pu conquérir le pouvoir, avec le bilan désastreux qu’on connaît, c’est parce qu’il a pu bénéficier, hélas, d’appuis de certains ex- socialistes, dont Djibo KA et Moutaspha NIASSE. C’est un fait indéniable que Moustapha NIASSE porte une partie de la responsabilité du bilan désastreux des libéraux. En revanche, et en dépit des adversités recensées, Ousmane Tanor DIENG représente l’honneur en politique ; il n’a jamais cédé à la tentation du diable, sa constance dans l’opposition au régime libéral ne peut être mise en doute.

Je rappelle également que d’autres leaders qui recherchent une virginité en politique, ne sont pas non plus des hommes neufs ; M. Macky SALL, Président de l’A.P.R, ex-premier Ministre de Abdoulaye WADE, n’est pas un homme neuf. En effet, M. Macky SALL a été Président de l’Assemblée Nationale à des moments tragiques de la vie nationale, avec le vote de la loi Ezzan du 17 février 2005, d’amnistie des assassins de maître SEYE.

Macky SALL revendique ouvertement son appartenance à la doctrine du libéralisme, et ne remplit donc pas manifestement le critère de constance dans l’opposition au régime libéral ; Conscient de cette tare congénitale, Macky SALL a pris les devants en présentant sa candidature pour le 1er tour des élections du 16 février 2012.

Le troisième critère est celui de la compétence et de l’expérience des ressources humaines du parti qui présente le candidat ; Il n’a pas échappé aux libéraux, qui sont nos adversaires, que le Parti socialiste est un vivier inépuisable de compétences et d’expériences en ressources humaines, à tel point que les principaux cadres actuels du régime sont issus du Parti socialiste. Cependant, et en dépit de cette hémorragie, le Parti socialiste reste puissamment doté de fortes personnalités au sein de ses instances comme le Bureau national et le Comité central assisté de plusieurs commissions. Pour se doter d’une telle organisation particulièrement hiérarchisée et structurée, il faut avoir le personnel politique compétent pour la faire fonctionner Les autres partis de BENNO sont étroitement liés à la personnalité de leur leader ; si celui-ci disparaît tout s’écroule. En revanche, le Parti socialiste est bien implanté dans la société sénégalaise et bénéficie de fortes et nombreuses compétences, tant politiques que techniques.

En France, le PS dispose d’une organisation dénommée «Vision socialiste» qui regroupe les cadres du Parti socialiste au sein de la Coordination de France ; à elle seule, et sans faire appel à la Coordination de France, «Vision socialiste» est un très puissant réseau de cadres, capable d’alimenter la formation de plusieurs gouvernements et de ses cabinets ministériels.

Ousmane Tanor DIENG, comme l’indique le titre de cet article sera un Président éthique et moral. Tanor, que d’aucun qualifient injustement «d’austère» ou de «monstre froid», est un homme particulièrement pudique, il ne veut pas qu’on parle de lui ; cependant, je vais égratigner sérieusement la modestie de cet homme d’Etat. En effet, Tanor a perdu très tôt sa mère ; il est probable que son caractère, parfois taciturne, vient cette blessure de l’enfance. Tenace, obstiné, prudent, particulièrement avisé, doué pour la littérature et la philosophie, très attaché au respect du secret professionnel, Tanor a en horreur que ceux qui dévoilent les affaires de l’Etat. On le dit souvent «ceux qui parlent ne savent pas et ceux qui savent ne parlent pas». Sorti de l’ENAM, il est nommé d’abord conseiller des affaires étrangères entre 1976 et 1978. Le Président SENGHOR, qui ne veut s’entourer que des meilleurs, a repéré les qualités de Tanor, et le nomme son conseiller diplomatique entre 1978 et 1981 ; Tanor exercera cette fonction auprès d’Abdou DIOUF entre 1981 et 1988. En 1988, Tanor est nommé Directeur de cabinet, puis Ministre-directeur de cabinet auprès du Président Abdou DIOUF, poste qu’il occupera jusqu’en 1993, année où il est nommé Ministre d’Etat, Ministres des services et affaires présidentiels. Par conséquent, si BENNO a posé le critère de «compétence et de ressources humaines», les fonctions exercées par Ousmane Tanor DIENG répondent parfaitement à ces exigences.

J’ajouterai que dès 1988, Tanor est devenu membre du bureau politique du Parti socialiste. En 1995, il prend la coordination départementale de M’Bour, l’Union des coordinations de M’Bour et l’Union régionale de Thiès. C’est en mars 1996 que Tanor est nommé Secrétaire général du PS et Secrétaire national aux relations extérieures, et depuis septembre 1996, il est Vice-président de l’Internationale socialiste.

Par conséquent, Tanor a exercé de très hautes responsabilités au sein de l’Etat ; il a su, en dépit des adversités et toutes les tentations, préserver le Parti socialiste de l’implosion que Abdoulaye WADE avait prédite dès le premier conseil des ministres en 2000.

Le quatrième critère est le poids politique au sein de BENNO SIGGIL. Certains partis, comme le P.I.T, ont déclaré qu’ils ne présenteront pas de candidat. La Ligue démocratique est une formation à audience particulièrement restreinte. Finalement, il ne reste que deux partis en lice : le Parti socialiste représenté par Ousmane DIENG et l’AFP de Moustapha NIASSE. Sur le plan idéologique, Moustapha NIASSE qui était responsable des Jeunesses socialistes et longtemps Ministre des Affaires étrangères sous SENGHOR, aurait pu s’entendre avec Tanor sur une candidature unique du Parti socialiste. Le poids du Parti socialiste et de son idéologie au sein de BENNO est particulièrement prépondérant. Moustapha NIASSE ne remplit pas les trois autres critères énoncés ; une désignation d’un candidat autre que Tanor, serait une logique de machine à perdre.

Par ailleurs, j’ajouterai deux autres critères qui font que la candidature de Tanor est la plus crédible.

D’une part, Ousmane Tanor DIENG est un porteur de valeurs républicaines. On sait que l’un des héritages de Léopold SENGHOR c’est de nous avoir légué un Etat qui fonctionne sur la base de la légitimité et de la légalité. Sous la mandature de WADE, ces principes républicains ont été mis à mal par une déliquescence morale ; au lieu d’être au service du Bien public, les libéraux ont préféré se servir dans les caisses de l’Etat. Avec WADE c’est le seul pays, où les anciens ministres, même après perdu leurs fonctions officielles continuent, sans limites, de percevoir leurs émoluments. Les crimes d’Etat, comme dans l’affaire SEYE, ont été amnistiés ; la Justice a été mise aux ordres, puisque le Conseil Constitutionnel ne rend que des décisions d’incompétence. Des groupements privés et des autorités religieuses, en dépit du principe de laïcité, dictent à l’Etat, la conduite à tenir. Pire encore, on a vu l’émergence d’une police politique, la Division des Investigations Criminelles (D.I.C) qui persécute la moindre opposition au régime. Avec la DIC, faire de la politique au Sénégal est devenu un crime de droit commun.

Grand commis de l’Etat, Ousmane Tanor DIENG saura, avec le PS et BENNO, remettre les choses à l’endroit, dans le respect des valeurs républicaines. Les crimes commis au nom de la raison d’Etat devront être jugés ; ceux qui ont eu des biens mal acquis devront rendre compte à la Justice dont l’indépendance devra être préservée en toutes circonstances ; la D.I.C, compte tenu de ses procès politiques, devrait être dissoute sans tarder. L’Etat qui procède de la République c'est-à-dire de la chose de tous, devra être rendu aux citoyens.

D’autre part, Ousmane Tanor DIENG a une vision stratégique, démocratique et un projet axé sur le progrès. Il existe de nombreuses exigences, à l’alternance de 2012, que seul le Parti socialiste et Tanor prendront efficacement en compte :

-       L’exigence de vérité ; les libéraux qui vont même jusqu’à financer les campagnes de certains partis politiques en France, laisseront les caisses de l’Etat vides ; l’exigence de vérité recommande de dire aux Sénégalais que tout ne sera pas facile, nous devront retrousser nos manches, pour affronter les nombreux défis, dont celui de l’optimisation de nos ressources humaines et financières. Il ne sera pas facile de modifier les mauvaises habitudes des libéraux qui ont confondu les finances de l’Etat avec leurs biens personnels.

-       L’exigence de Justice dans ses facettes multiples ; chacun participera à l’effort national en fonction de ses facultés contributives ; il faudra rééquilibrer la ville et la campagne, avec un nouveau souffle à la décentralisation ; les privilèges accumulés par les libéraux seront abolis, les gouvernants seront justiciables au même titre que les citoyens ordinaires, bref l’égalité devant la loi sera le principe qui animera l’action des pouvoirs publics ;

-       L’exigence de répondre à certaines urgences, notamment en termes d’indépendance énergétique, de rénovation de l’école sénégalaise paralysée par des grèves et des mouvements sociaux qui remettent en cause l’avenir de notre jeunesse, de nouvelles perspectives à notre paysannerie qui sombrent dans l’endettement, de sauvegarder de ce qui nous reste de notre industrie locale qui a été bradée aux intérêts étrangers ;

- l’exigence de redonner l’espérance aux Sénégalais ; comme l’a dit Jean JAURES, il faut aller à l’idéal en comprenant le réel ; aujourd’hui, avec les libéraux, le Sénégalais ont sombré dans le désespoir ; avec Tanor, il s’agit de redonner espoir à tout un chacun ;

-       L’exigence de promouvoir la construction africaine et des rapports internationaux plus justes, fondés sur l’égalité, l’interdépendance et une rémunération plus équitable de nos matières premières.

Paris le 24 octobre 2011.

Amadou Bal BA

 

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