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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 20:30

Inquiétude des résidents et des sur-occupants des foyers de travailleurs immigrants parisiens.


La ville de Paris a entrepris de réhabiliter, restructurer et transformer 25 foyers en résidence sociale sur l’ensemble de ses 45 foyers de travailleurs immigrés. Ces foyers parisiens comptent 8000 lits répartis, essentiellement, entre les 13ème, 14ème, 19ème et 20ème arrondissements. Ces foyers créés entre 1970 et 1983, qui accueillent presque exclusivement des Arabes et des Noirs, sont devenus vétustes et surpeuplés. Il convient donc de saluer les efforts de la ville de Paris de rénover ces foyers, et d’améliorer ainsi les conditions de vie et de sécurité dans ces espaces. Cependant, de graves inquiétudes et interrogations de ces résidents demeurent sur :

- les nouveaux tarifs, après ces rénovations, qui risquent d’être prohibitifs ; ces immigrés, avec de maigres salaires, viennent en aide à leur famille restée au pays,

- les conditions de relogement, dans l’attente de la rénovation ;

- les conditions de relogement des « sur-occupants », c’est-à-dire des personnes hébergées (justifier d’un titre de séjour et d’une ancienneté de 3 ans, dans le logement, à compter du 1er janvier 2006, et être présenté par un occupant en titre).

- l’adaptation des nouveaux locaux au vieillissement de cette population immigrée et célibataire,

- le maintien de certaines parties communes comme étant des lieux de culte

- la légalisation et la sécurisation des cuisines communes.

L’expérience de la réhabilitation des squats parisiens a montré que, pour l’essentiel, les populations africaines qui les occupaient, ont été rejetées en très lointaine banlieue, dans des hôtels sociaux, avec des déménagements très conséquents. Les conséquences de cette précarité permanente sont particulièrement désastreuses. Ainsi, aucune commune ne veut les accueillir ces parias. Les enfants, en raison des déplacements fréquents, ne peuvent pas être scolarisés convenablement. De plus, ces hôtels, particulièrement coûteux, les exposent à la vindicte populaire et sont peu adaptés à un lieu de vie, durable, pour des familles nombreuses avec des enfants en bas âge. La promiscuité et les nuisances sont souvent sources de conflit.


D’autres squats du secteur privé, cette fois-ci, ont connu des issues plus dramatiques : c’est la politique dite du «bidon d’essence» qui a conduite à l’assassinat, dans leur sommeil de plus de 56 personnes, dont des enfants. Aucune enquête sérieuse n’a été menée sur ces crimes sans précédent. Nous réclamons à ces marchands de sommeil du secteur, Justice et indemnité.


Paris le 4 juin 2013.

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