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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 09:11

Amadou Bal BA, un parisien de Danthiady  (2ème partie, suite et fin) Cet article a été publié dans le journal www.FERLOO.com du jeudi, 26 mai 2011. rubrique société.

Ma rencontre avec l'Occident 

Ma rencontre avec l’Occident a bien démarré avant que je ne débarque en France. L’école française de mon village, en dépit de la «mission civilisatrice de la colonisation» pendant trois siècles, n’a été créée qu’en 1960, juste après l’indépendance. Ce fut un grand choc culturel à Danthiady et une violente polémique entre les partisans et les adversaires de l’école française. Un marabout de Madina Gounass, El Hadji Mamadou Saïdou BA (1900-1981), pour faire pression à la population, avait dit que «celui qui conduira son fils à l’école, ce dernier prendra sa main pour le jeter en Enfer». Prenant en compte au pied de la lettre, cette prise de position sans nuances, les villages environnants ont refusé, à l’indépendance, la construction d’une école pour leurs enfants. A Danthiady, le juste milieu et la clairvoyance y ont souvent prévalu ; on a pris une voie médiane : de la première génération des écoliers, seuls les garçons ont été admis sur les bancs, on a exclu essentiellement les filles. Mon père, connaissant l’hostilité de ma mère à l’égard de l’école française, a remis à ma mère quand on a quitté Kaolack, en décembre 1962, une lettre en Arabe cachetée, pour un de ses amis, Mamel N’DIAYE. Dès qu’on arriva au village la mission de cet ami fut de me conduire, l’après-midi même à l’école. Ma mère a aussitôt crié à la trahison, en soulignant que si elle avait su le contenu de cette missive, elle l’aurait déchirée et jetée.

J’ai rencontré ensuite la France à travers mes lectures au collège, à la bibliothèque d’une église, à côté du collège de Matam, chef lieu de région, à la frontière mauritanienne. J’ai été ému de la description de Paris que Ousmane Socé DIOP, un écrivain sénégalais, en a faite dans son roman : «Mirages de Paris». J’ai voulu approfondir mes connaissances livresques sur la capitale française, le curé m’a recommandé «l’éducation sentimentale" de Gustave FlAUBERT ; je fus totalement conquis par les pages savoureuses sur le Quartier Latin. Désormais, comme le dirait Joséphine BAKER : «J’ai deux amours : le Sénégal et Paris». Paris c'est la France et toute la France.

Les années qui suivirent furent marquées par une émigration massive des ressortissants de la vallée du Fleuve Sénégal vers la France. La destination traditionnelle des immigrants de mon village a été, initialement, la Côte- d’Ivoire, puis le Congo et le Gabon. Subitement, la France s’imposa, par les revenus tirés de l’immigration, comme la destination privilégiée. C’est dans ces circonstances, comme je l’ai mentionné plus haut, que mon oncle Balla avait entrepris, sans succès, de partir pour l’Europe.

A la fin du collège, j’obtiens le BEPC, mais je ne fus pas affecté au Lycée. Je suis resté une année à vadrouiller dans Dakar. Mes parents s’en inquiétèrent et voulurent même me renvoyer au Fouta-Toro, quand un oncle, Oumar N’DIAYE, me dit qu’on pouvait poursuivre ses études à l’Université, en suivant la capacité en droit. Voilà comment j’ai renoué avec les études jusqu’à l’obtention d’une bourse, pour la France. J’avais tellement rêvé et idéalisé Paris que mon premier contact avec la France fut décevant. En effet, je suis arrivé en France, un dimanche matin, en automne, avec un ami Samba TRAORE, les murs de la ville étaient gris, il pleuvait et il faisait un peu froid. Cependant, nous fûmes chaleureusement accueillis dans un foyer de travailleurs immigrés, à Saint-Denis, à la porte de Paris. Ce lieu fut pour moi un choc immense : les lits étaient superposés, et on dormait à trente dans la même chambre de 20 mètres carrés. Je fus très vite réconforté par l’extraordinaire hospitalité de ces immigrants Soninké, leur gentillesse et leur humanité particulièrement touchante. Dès lundi, nous nous rendîmes au consulat du Sénégal, à la rue de la Tour, dans le 16ème arrondissement de Paris. L’agent qui fut chargé de nous recevoir nous rassura : nous allons avoir une chambre individuelle, dans un Foyer–Hôtel Sonacotra, à Athis-Mons, dans l’Essonne. Quand nous avons entendu le mot «hôtel» notre visage s’illumina de joie. Là aussi quelle déception à l’arrivée, c’était un foyer de travailleurs immigrés Algériens très bruyant. Les chambres étaient si étroites que quand on tendait les bras on pouvait toucher les deux parois opposées de la pièce. Le mauvais cloisonnement faisait qu’on entendait le ronflement du voisin. L’année suivante, j’obtins une chambre en résidence universitaire à Antony, dans les Hauts-de- Seine. Trois années plus tard, je me retrouvais au Quartier Latin, à la rue de Boulangers. Voilà enfin, les «mirages de Paris», le bonheur tant rêvé ! J’y ai séjourné, avec une délectation sans limites, pendant 17 ans.

Sur le plan professionnel, je suis comme ce héros de STENDHAL, Julien SOREL qui a hésité entre le rouge et le noir. En effet, j’ai hésité entre l’enseignement et le barreau. Après ma thèse de doctorat en droit public, sous la direction du professeur Jean COMBACAU, j’ai obtenu le certificat d’aptitude à la profession d’avocat en décembre 1995. Dans l’attente de trouver un cabinet d’avocats, pour mon stage, j’ai passé un concours administratif, mais c’est en dilettant que j’ai réussi. Je croyais rester dans l’administration, de façon provisoire ; mais j’ai appris par la suite, dans ce secteur, que tout ce qui est provisoire est définitif. Il faut avouer que même si le secteur des ressources humaines est ingrat, travailler sur l'humaine est mais très passionnant.

A la faveur d’un concours à la Préfecture de Police, j’obtins, en octobre 1995, un appartement plus spacieux dans le 19ème arrondissement. C’est un quartier de l’Ouest parisien marqué par de fortes ruptures. On y admire de charmantes maisons individuelles du côté de la rue Mouzaïa, de Botzaris ou de la rue des Solitaires. Mais, non loin de là, à la Place des Fêtes, il y a des tours peu enviables. Le 19ème arrondissement concentre, à lui –seul, plus de 38% des logements sociaux parisiens, avec les difficultés que cela peut comporter. Jean-Philippe, mon fils aîné, est né quand je résidais à la rue de la Corrèze. Arsinoé, ma fille, est venue au monde à la suite de mon déménagement à la rue des Annelets, dans un quartier qu’on appelle le «hameau de Belleville», non loin du jardin des Buttes-Chaumont.

C’est le Sénateur - Maire du 19ème arrondissement, Roger MADEC et son Premier Adjoint François DAGNAUD, qui m’ont donné l’occasion d’être de 2001 à 2008 le premier conseiller africain, élu à PARIS ; quand on vient du Fouta, c’est un événement qui flatte l’ego. Quand, j’étais étudiant à l’Université de Paris 2 Assas, nous avions une association, INTERCAPA, de défense des droits des étrangers qui s’occupait des étudiants confrontés au refus de renouvellement de leurs titres de séjour.

Cette activité militante et associative a connu un regain dès mon arrivée dans le 19ème arrondissement, lieu de forte concentration de personnes d’origine africaine, maghrébine et asiatique en difficulté. J’ai fondé avec quelques amis une association, AIDEMA, en vue d’assister ces personnes dans leurs démarches administratives. Très tôt ce travail s’est également étendu aux travailleurs immigrés, notamment d’origine sénégalaise ; le 19ème arrondissement compte plus de 20 foyers de travailleurs immigrés, dont l’essentiel sont des Soninké et des Haal Pularen. Notre association qui avait siége au sein même de la mairie du XIXème, grâce à un bureau prêté par le député Jean-Christophe CAMBADELIS, sera transféré à la maison des associations, à la rue Edouard Paillon, non loi du métro Bolivar.

Mon grand-père, qui a été tirailleur sénégalais lors de la deuxième Guerre mondiale, m’a enseigné que, parmi les biens les plus précieux de l’humanité, il y a la solidarité, la liberté et la fraternité. Se fondant sur cette solide conviction, je me suis fixé une ligne de conduite, devenir un militant des droits de l’homme, et m’inspirer ainsi de la doctrine de Protagoras, «l’Homme est la mesure de toutes choses». Au congrès extraordinaire du Parti Socialiste du 24 janvier 1981, à CRETEIL, nous avions applaudi, à tout rompre l’une des propositions de François MITTERRAND visant à octroyer aux étrangers le droit de vote aux élections locales. Plus de trente ans après, cette promesse n’a pas été tenue. François HOLLANDE élu en 2012 n'a pas non plus honoré cette promesse, pourtant un grand marqueur de gauche. Les idées du Front National ont considérablement progressé en France ; le droit aux élections locales est l’une des solutions contre l’intolérance. La régularisation des sans-papiers, ainsi que de nouveaux rapports, fondés sur l’équité, avec les Etats africains, sont des éléments auxquels nous sommes fondamentalement attachés. C'est une question d'égalité et de justice.

J’ai souvent rappelé à nos compatriotes, que je reçois dans mes permanences, l’impérieuse nécessité de respecter les lois de la République. Je suis fortement attaché au respect mutuel, à la tolérance et au devoir qui pèse sur chaque individu de s’astreindre à mener une vie irréprochable. Chaque citoyen devrait faire sienne la devise de Marguerite Yourcenar : «Aimer les autres pour soi-même». Car réclamer des droits, c’est aussi pouvoir assumer les obligations qui en constituent la contrepartie nécessaire. Tout en rejetant la théorie des quotas ou de la «discrimination positive» à l’américaine, je prône la vraie égalité des chances, une égalité et je rejette la diversité cosmétique. Aucune demande ne devrait être rejetée, a priori, sur la base de préjugés raciaux. Le traitement de toute revendication et l’accès aux responsabilités, doivent être fondés sur les mérites de chacun.

Pour mes hobbies, je suis passionné par la littérature, la philosophie, la mythologie grecque, le cinéma et les ballades. Je suis également, sur le terrain du militantisme, un peu fétichiste : j’adore conserver les photos ou les vidéos des principaux événements politiques parisiens. Mais, plus que tout, je suis un véritable amoureux de Paris. Mon plus grand plaisir est d’être attablé à une terrasse, dégustant un café, un livre à la main. Cette joie intense est, selon moi, comparable au goût de la madeleine de Marcel PROUST.

En dépit de la distance, il existera toujours des liens irrationnels et affectifs avec son pays d’origine ; le Sénégal, havre de paix, pays de l’hospitalité «La Téranga», de la tolérance et de la diversité, restera toujours présent au coeur ; quand est né là-bas, on ne peut jamais oublier cette richesse et la chance d’être venu d’ailleurs. C’est à ce titre que je me définis souvent comme étant un "Parisien de Danthiady". En effet, je suis balloté entre deux pays que j’apprécie hautement : la France pays des droits de l’Homme et d’égalité des chances, le Sénégal pour les raisons que je viens d’évoquer. Je souhaite ardemment que les valeurs de la démocratie et de la République soient rétablies et consolidées au Sénégal, et cela contre toute tentation monarchique et de patrimonialisation du pouvoir.

Ce temps qui passe, inexorablement.

L’autre jour, ma petite Arsinoé m’assène cette terrible remarque : «papa tu es vieux». Désarçonné, un certain temps, j’ai, comme mon Jean-Philippe, bredouillé. Puis vint le temps de ma réplique : «selon toi, ma petite chérie, à partir de quel âge devient-on vieux ?». «17 ans», me répond-t-elle. Alors en cette auguste journée, je crois que tout est foutu pour moi. Venu retirer mon billet SNCF, à la gare de l’Est, pour aller au Congrès de Poitiers, la vendeuse me conseille d’attendre le mardi 2 juin, j’aurai droit aux réductions de la carte Sénior. Trop c’est trop.

Ce temps qui passe, inexorablement, nous questionne sur le sens de notre existence. En Europe, dans un monde matérialiste et inspiré de l’hédonisme, la vieillesse, même prématurée à 17 ans, est un «naufrage» en référence à une expression du Général de Gaulle. Pour le continent noir, berceau des valeurs ancestrales, l’âge avancé est une source de sagesse. «En Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle», disait Amadou Hampâté BA, un gardien de la tradition africaine.

Enfant, je n’ai pas vu le temps passer. L’insouciance et le bonheur infini de chaque instant de cette époque, comme la madeleine de PROUST, me font maintenant savourer tous les moments fugaces de la vie qui nous délivrent du poids de l’âge. A défaut de pouvoir retourner à ces heures privilégiées et choyées, je ne cesse de rêver, chaque instant, de redevenir l’enfant que je fus.

On a comparé la vie à une colline dont on gravit l'un des coteaux pendant la jeunesse ; la maturité se passe sur le plateau culminant, à dominer d'une vue perçant et exercée les vastes horizons du monde ; puis les poumons ne peuvent plus supporter l'air vif du sommet ; la vieillesse nous pousse à descendre, en trébuchant, vers l'autre versant, au pied duquel s'étend la vaste plaine semées de pierres blanches tumulaires.

J’ai vécu l’adolescence tantôt comme une force irrésistible qui me faisait pousser des ailes, tantôt comme une étape anxiogène sur l’existence. Discuter, contester, négocier, je me pose, m’oppose en m’opposant à tout. Entre séduction et impertinence, je ne savais plus où me situer, dans le degré de la rébellion. Me croyant autonome, instruit de tout, j’ai brûlé ces années de ma vie dans la musique, les palabres interminables avec ma classe d’âge, mes tentatives maladroites de séduire la gente féminine. Et puis, soudain, Gustave FLAUBERT, avec son «éducation sentimentale», et Ousmane Socé DIOP, auteur de «Mirages de Paris», me font découvrir le goût de la lecture ainsi que l’amour infini de Paris.

Curieusement, c’est à l’âge de 30 ans que m’est venue la crise existentielle. Passé ce temps que je définirai comme un passage à vide, un trou d’air, j’ai fini par reprendre le dessus et vaquer à mes activités habituelles. Les moments de joie, de doute et d’espérance se sont succédé ou alterné. Le rapport au temps est finalement devenu une ardente invitation à savoir «écouter la forêt qui pousse plutôt que l’arbre qui tombe», disait Hegel.

Certains pensent que la quarantaine ou cinquantaine sont un moment difficile à passer. Les outrages du temps commencent à faire leur oeuvre sur notre corps fragile. "Oh temps suspend ton vol", supplie Alphonse de LAMARTINE. C’est, en effet, une période qui correspond à un bilan et aussi à une profonde remise en cause de notre vie. C’est un moment silencieux qui peut nous perturber, mais c’est également une occasion d’un nouveau départ, pour nous épanouir. «Celui dont l’âme est heureuse ne ressent pas le poids des ans», disait Platon. J’ai donc décidé de profiter, pleinement, du jour présent «Cueillez, dés aujourd’hui, les roses de la vie», s’exclame Ronsard, dans ses sonnets pour Hélène.

Comme Julien SOREL, un personnage de Stendhal dans le «Rouge et le Noir», j’ai souvent vu mes rêves se fracasser devant la puissante force des réalités. A force d’hésiter, Julien SOREL a fini par perdre la vie. Enfant, là où mes camarades de classe voulaient être Président ou aviateur, je rêvais, secrètement, de devenir médecin pour soigner tous les maux de la terre. Ma petite sœur, Sally, est morte de coqueluche, à l’âge de 4 ans. Je voyais souvent des enfants arrachés, prématurément, à la vie. Entre l’enseignement et le barreau, j’ai finalement choisi, péniblement, l’administration territoriale. Et j’ai fini par y prendre goût.

Ma femme, inspirée d’une tradition bouddhiste, pense que je brûle ma vie à de futiles et vains combats. Il vaudrait mieux que je me consacre davantage à gagner plus d’argent. Pour les Bouddhistes, la notion centrale de leur pensée est le perfectionnement, constant de l’Individu. La réussite suppose, d’abord et avant tout, d’être utile à soi-même, puis à sa famille, et viendront, par la suite, les objectifs communs à la société. Cette perfection nécessite six vertus : la générosité, la discipline, la patience, la volonté, la méditation et la sagesse.

Qu’est-ce que donc en référence au titre d’un ouvrage de Luc FERRY, «une vie réussie» ou heureuse ? Qui suis-je ? Qu’est-ce que cette réalité insaisissable dans laquelle je vis ? Que dois-je croire ? Qu’ai-je donc fait de ma vie ?

Une partie de notre société pense que la réussite dépend de la position sociale et des valeurs matérielles. En réalité, une vie heureuse revêt tant de significations diverses qui dépendent de notre culture et de nos valeurs. Quelle vie mener pour atteindre notre bonheur ?

Pour DESCARTES, dans son «Discours sur la méthode», l’homme est sujet, il l’est, pour ainsi dire, trois fois : «conscient de ce qu’il est, maître de ce qu’il fait, auteur de la science».

En accord avec Antoine de SAINT-EXPURY, dans son Petit Prince, je n’ai jamais cessé de rêver. «C’est une folie de haïr toutes les roses parce qu’une épine vous a piqué, d’abandonner tous les rêves parce que l’un d’eux ne s’est pas réalisé, de renoncer à toutes les tentatives parce qu’on a échoué. C’est une folie de condamner toutes les amitiés parce qu’une d’elles vous a trahi, de ne croire plus en l’amour juste parce qu’un d’entre eux a été infidèle, de jeter toutes les chances d’être heureux parce que quelque chose n’est pas allé dans la bonne direction. Il y a toujours une occasion, un autre ami, un autre amour, une force nouvelle. Pour chaque fin, il y a toujours un nouveau départ».

Adepte de Socrate, j’aspire à devenir ou rester moi-même et réaliser mes profondes aspirations. Se respecter, respecter ses propres choix, nécessite d’être à l’écoute de notre ressenti, d’être centré en soi et non pas de répondre aux attentes des autres et des normes de la société. A ce titre, j’ai plusieurs confidences à vous livrer.

Je crois à la force de l’Amour et à ses vertus curatrices. Comme mon maître Gandhi, Dieu est Vie, Vérité et Lumière. Il est Amour. Il est le Bien suprême. «De même que le feu n’éteint pas le feu, le mal ne peut éteindre le mal. Seul le bien, face à face avec le mal, sans en subir la contagion, triomphe de lui», disait TOLSTOI. Je rejette, sans concession et sans ménagement, la violence et la haine, destructrices de la cohésion sociale. Je prétends que l’Amour est une puissante ligne directrice qui nous sauve du désespoir.

Je crois aux forces des valeurs républicaines d’égalité, de fraternité et de liberté. Il faut défendre la République contre les impostures de la Droite et de l’Extrême-droite qui tentent de saper le Bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel.

Je crois «aux forces de l’esprit», en référence à une expression de François MITTERRAND.

Je crois au souffle des Ancêtres : «Ecoute plus souvent les Choses que les Etres, la Voix du Feu s’entend. Entends la Voix de l’Eau. Ecoute dans le Vent Le Buisson en sanglots : C’est le Souffle des ancêtres», nous dit Birago DIOP, un poète sénégalais (1906-1989). Wole SOYINKA, Prix Nobel de littérature, nous rappelle les exigences de ces civilisations premières : «Mon esprit est une conscience de coton ; il prend tout et ne rend rien. Dans la mort du caveau, je suis immobile dans le soleil, et j’attends».

Je crois au message de Paix et d’Amour de ma religion l’Islam, telle qu’elle m’a été enseignée par mon aïeul Thierno Souleymane BAL et par El Hadji Omar TALL Foutiyou.

Face aux doutes et aux interrogations, aux heures sombres, j’ai retenu, comme un jaillissement de l'optimisme, le puissant message de Jean-Paul II : «N’ayez pas peur. Entrez dans l’Espérance». En paix avec moi-même, j’ai donc décidé de foncer, tête baissée. Faisons-confiance à la vie.

M. Amadou Bal BA, à Paris 19ème.

Commentaires

SODA, 29 mai 2011

Ah que ça fait un baume au coeur de lire ces ligne et y retrouver des symboles et autres choses qui nous sont familiers. J’ai toujours eu du plaisir à rappeler lors de certains débats que DANTHIADY et la famille ont un élu à PARIS. Et ça c’est une fierté pour nous tous. Que de chemins parcourus depuis“ galle NDIAYEBE”, un vrai parcours du combattant dont la couronnement est aussi ne l’oublions pas le sacrifice et l’appui de personnes dont grand frère vous deviez aussi remercier dans ce brillant portrait.

Paris,  Amadou Bal BA, «Un Parisien de Danthiady» - http://baamadou.over-blog.fr/.

Amadou Bal BA
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commentaires

BA Amadou Bal 31/08/2013 14:57

Merci, Ibrahima.

Ibrahim Baila Ndiaye 04/08/2013 14:31

Que de plaisir et de fierté d’être tombé accidentellement sur ces quelque lignes ma fierté et tellement immense qu’il m’est difficile d’exprimer ce que je récent, vous avez été brillant mais peux
mieux faire. Surtout un retour aux sources. que d'émotions merci cousin

djiby 15/08/2011 21:44


la vie avec ces hauts et ces bas.la famille de baaba harouna une histoire tragique d"une part et une grande réussite d
autre part.
une autobiographie digne d'un très grand écrivain et y aura encore des centaines de pages à ecrire dans ta vie.
longue vie kaw amadou


Le blog de BA Amadou 15/08/2011 23:33



Merci mon neveu



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