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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 14:10

Dans certains pays, la guerre serait devenue un moyen de redorer son blason, de faire monter les sondages, en vue d’espérer de se faire réélire. Il n’y a pas si longtemps que cela Donald TRUMP exhibait, comme un trophée de guerre, la tête d’un dirigeant iranien, qu’il venait de faire exécuter. Jadis, la famille BUSH se glorifiait de la guerre en Irak et d’avoir fait pendre Saddam HUSSEIN. François HOLLANDE, le liquidateur du Parti socialiste, avait reconnu avoir réalisé des assassinats ciblés de plus de 45 Jihadistes. Nicolas SARKOZY, dont la campagne électorale de 2007, a peut-être été financée par le colonel KHADAFI, l’aurait fait assassiner. Les pays occidentaux sont allés sur la lune, sur Mars, et ont gagné la Guerre froide, ont tenté dans leur course aux armements de mettre en place un bouclier de la guerre des étoiles, mais sont en grande difficulté dans cette pandémie du Coronavirus pour des équipements simples qu’ils commandent aux Chinois, à prix d’or (Masques, ventilateurs).

Au Sénégal, comment le président de la République pourrait-il devenir chef de guerre dans un pays de paix, d’unité et d’hospitalité ?

En effet, ce qui caractérise le Sénégal, et c’est son honneur, c’est d’être un pays qui a accédé à l’indépendance par la paix, en négociant des accords de coopération avec la France. Jusqu’ici, ce grand modèle de la démocratie n’a jamais connu de coup d’Etat militaire, et les deux alternances, en 2000 et en 2012, ont été pacifiques. Certes, le Sénégal a connu, en 1963, une tentative de lutte armée des communistes, à Saint-Louis, commuée en exil. En 1962, le soi-disant coup d’Etat de Mamadou DIA, n’était, en fait, une question de leadership entre Léopold Sédar SENGHOR et son Président du Conseil, qui s’est traduite par 12 années d’emprisonnement, avec la complicité du pouvoir maraboutique. Maître Abdoulaye WADE, Pape du Sopi, un trublion de la politique, avec quelques bombes, et probablement le commanditaire de l’assassinat d’un membre du Conseil constitutionnel n’avait pas provoqué une guerre civile, mais un état d’urgence et quelques mois d’emprisonnement. La Casamance, turbulente et sécessionniste, a finalement entendu raison.

La guerre qui est arrivée au Sénégal, contre ce tueur silencieux, incolore, inodore et invisible, est finalement aussi meurtrière que surprenante. Jusqu’ici, les Occidentaux, dans leur stigmatisation, rendaient toujours les Africains responsables de toutes les guerres locales et coups d’Etat (Assassinats de Lumumba, Thomas SANKARA) toutes les catastrophes naturelles, les épidémies (Ebola, SIDA). Mais voilà que le premier cas de Coronavirus, est un cas importé, venant de l’Hexagone, et ses origines lointaines sont de Wuhan, en Chine.

Mais cette guerre contre le Coronavirus, menaçant de décimer tout le continent africain, a privé le président Macky SALL de fêter en grande pompe les 60 ans de l’indépendance. Il y avait d’autres guerres de position, peu décelables de l’étranger, comme les effets de la victoire, au 1er tour des présidentielles, le 24 février 2019, du président Macky SALL. En effet l’opposition défaite, dès le 1er tour, avait engagé une guerre des tranchées, contestant tout et menant une guerre civile permanente, celle du «contentieux électoral». C’est la faute du juge, du fichier électoral, des Foutankais, c’est à la faute à Voltaire, c’est la faute à Rousseau.

Après avoir éteint ces guerres internes du Sénégal, le président Macky SALL, dans une tribune du 8 avril 2020, sur sa page Facebook, intitulée «L’Afrique et le monde face au COVID-19 : point de vue d’un Africain», a pris le leadership, et s’est s’investi en avocat, défenseur de l’Afrique contre cette pandémie.

Le président sénégalais fait tout d’abord remarquer que la pandémie, cette cochonnerie, ajoute de la difficulté à la difficulté, c’est une double punition pour l’Afrique : «Avec une population estimée à 1,3 milliard d’habitants, l’Afrique est atteinte par le COVID-19 au moment où plusieurs de ses pays, malgré les défis du sous-développement, sont sur une trajectoire d’émergence alors que d’autres continuent de faire face à la lutte contre le terrorisme. Le COVID-19 freine ainsi l’élan des uns, aggrave la situation des autres et remet en cause les efforts de tous. De plus, il soumettra à rude épreuve des systèmes nationaux de santé publique déjà vulnérables» écrit Macky SALL, président du Sénégal.

En effet, Macky SALL, ce pharaon des temps modernes, en un mandat a réalisé des travaux d’infrastructures majeures au Sénégal, que les Socialistes en 40 ans n’avaient pas pu faire avancer. Son plan «Sénégal Emergent» s’étale jusqu’en 2035. La prochaine étape concernait le rail, retardé, différents aéroports régionaux, des ports, puis l’agriculture. D’autres pays africains, comme le Niger, le Mali et le Burkina Faso sont confrontés à des questions de terrorisme les empêchant de se concentrer sur l’essentiel. Par ailleurs, le Coronavirus montre, que même les grands pays occidentaux (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Italie et Espagne) sont en grande difficulté : «Tous les pays, surpris et débordés, se sont retrouvés dans une sorte de «sauve qui peut», dévoilant au quotidien les lacunes des uns et des autres. Devant des menaces transfrontalières, grands ou petits, riches ou pauvres, nous sommes tous vulnérables» écrit le président Macky SALL. En raison de leur grande vulnérabilité les Africains risquent de mourir, comme des mouches, sans la solidarité internationale : «À l’échelle nationale, de nombreux pays ont adopté des plans de contingentement pour endiguer la propagation du virus. Mais, le niveau d’impréparation dû à la survenance brutale de la pandémie, à son évolution rapide et à l’ampleur des besoins montre clairement les limites des mesures nationales. S’y ajoutent les difficultés inhérentes à l’importation des équipements produits médicaux et pharmaceutiques nécessaires à la lutte contre le COVID-19, dans un contexte de forte demande et de perturbation du trafic aérien» précise le président Macky SALL.

Le président Macky SALL, dans sa plaidoirie au nom de l’Afrique, trace trois perspectives.

Tout d’abord et dans l’immédiat, les Africains, «pour maintenir leur capacité de riposte» ont besoin :

  • Disposer en quantité suffisante d’équipements et de matériels médicaux et de protection : kits de test, masques, équipements de protection individuelle ;

  • Aménager et équiper des centres d’isolement et de traitement des malades ;
    Assurer la détection précoce des cas d’infection liée au CODIV-19 au niveau de sites de référence ;

  • Assurer l’isolement rapide et la prise en charge des cas suspects et confirmés d’infection liée au CODIV-19 ;

  • Renforcer les mesures de prévention et de contrôle de l’infection ;

  • Assurer une bonne coordination des interventions.

Ensuite, les Africains ont jusqu’ici négligé de développer leur système de santé, notamment dans les zones rurales : «en dépit des efforts jusque-là consentis, les pays africains n’ont pas encore atteint les normes préconisées par l’Organisation Mondiale de la Santé en infrastructures sanitaires et personnels qualifiés dont la répartition reste encore inégale au détriment des zones rurales» constate le président Macky SALL et qui recommande les mesures suivantes :

  • Construction, réhabilitation et équipement des structures sanitaires de base et de référence ;

  • Acquisition d’équipements lourds et de matériels roulants : générateurs d’oxygène, scanners, appareils d’angiographie, ambulances médicalisées, entre autres ;

  • Formation de ressources humaines en qualité et quantité suffisante ;
    Utilisation optimale des TIC dans le domaine médical (télémédecine et autres applications) ;

  • Mise en réseau des expertises nationales au sein et entre les pays ;

  • Création de plateformes régionales pour faciliter le déploiement d’opérations d’urgence, à l’instar de la plateforme de Dakar qui a servi de base aérienne et logistique lors de la crise d’Ebola qui a frappé certains pays de l’Afrique de l’Ouest ;

  • Appui aux initiatives pour la Couverture maladie –ou sanitaire– universelle.

 Enfin, le président Macky SALL, en avocat de tous les Africains, s’investit en chef de guerre, nous invitant, ardemment, à revenir à l’humain, le grand oublié de l’histoire de notre temps. En effet, le président Macky SALL recommande de «revenir sur terre», car cette pandémie appelle tous les pays à changer de valeurs et à plus grande modestie : «La terre est assurément ronde, mais quelque chose, quelque part, ne tourne pas rond. L’homme continue de faire des progrès tous azimuts, reculant chaque jour les limites de la science et de la technologie, y compris dans la conquête de l’espace. Pendant ce temps, sur terre, il manque de masques, de kits de test, d’équipements de protection individuelle, de lits, de respirateurs ; autant de produits, matériels et équipements indispensables à la prise en charge des malades et à la protection des personnels de santé, véritables héros engagés au front d’une lutte risquée et potentiellement mortelle contre un ennemi invisible à l’œil nu. Il est donc temps de revenir sur terre» dit le président Macky SALL.

Le président Macky SALL recommande de faire la Politique autrement, de «réaliser l’Homme intégral» en restant au service des peuples et de leurs besoins : «Il est temps d’apprendre de nos erreurs et de nos limites, de redéfinir l’ordre des priorités, de redonner plein sens à l’économie réelle en investissant plus dans l’agriculture, l’énergie durable, les infrastructures, la santé, l’éducation et la formation, pour réaliser un développement soucieux du bien-être de l’homme intégral. Il est temps de travailler ensemble à l’avènement d’un nouvel ordre mondial qui met l’humain et l’humanité au cœur des relations internationales» écrit le président Macky SALL.

Par ailleurs, le président sénégalais Macky SALL condamne, sans réserve, cette tentative de chercheurs du laboratoire de l’INSERM, de faire des Africains des cobayes, dans la lutte contre le Coronavirus «L’Afrique, berceau de l’humanité et terre de vieille civilisation, n’est pas un «no man’s land». Elle ne saurait, non plus, s’offrir comme terre de cobayes» dit le président Macky SALL, sans détour.

Le président Macky SALL en appelle à un nouvel ordre mondial, fondé sur «l’humain et l’humanité au cœur des relations internationales», sans préjugés, ni stigmatisation des Africains et sans hiérarchisation des cultures : «Il est temps de considérer les questions de santé publique au même titre que la paix, la sécurité, l’environnement, la lutte contre le terrorisme et autres criminalités transfrontalières. Ce nouvel ordre mondial, que j’appelle de mes vœux, suppose une confiance mutuelle et une volonté sincère de coopérer autour de questions d’intérêt commun et de valeurs partagées, dans le respect de nos différences et de nos diversités. Il postule surtout un nouvel état d’esprit qui reconnait que toutes les cultures et toutes les civilisations sont d’égale dignité ; et qu’il ne saurait y avoir de centre civilisationnel supérieur qui dicterait aux autres la façon d’être et d’agir. Comme le dit une sagesse africaine, «l’arc-en-ciel doit sa beauté aux tons variés de ses couleurs». Ramené aux questions planétaires de santé publique, ce nouvel ordre mondial devra exclure toute forme de discrimination, de stigmatisation et de préjugés, en particulier envers notre continent» écrit le président Macky SALL.

Le président Macky SALL, même si le dit à mots couverts, condamne l’égoïsme des bourgeoisies nationales africaines, et appelle les Africains à développer, entre eux, des coopérations, un panafricanisme plus audacieux, notamment dans le domaine de la santé : «Ce qui importe aujourd’hui, c’est plutôt de tirer les leçons de la crise et mettre en commun nos moyens et nos intelligences pour faire face, dans un même élan de solidarité humaine, à notre ennemi commun : un tueur silencieux qui se joue des frontières, des idéologies et des différences entre pays développés et en développement. En dépit de son retard, l’Afrique regorge de ressources humaines de qualité, y compris d’éminents experts, praticiens et chercheurs compétents, qui contribuent au quotidien au progrès de la médecine. Avec la mise en place du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, qui travaille en relation avec des structures nationales correspondantes et des laboratoires qualifiés comme l’Institut Pasteur de Dakar dont les origines remontent à 1896, le continent dispose d’un réseau scientifique de qualité et connecté au dispositif mondial d’alerte et de gestion de crises sanitaires internationales» écrit le président Macky SALL. Le président sénégalais, Macky SALL, en panafricaniste, lance un puissant appel aux Africains, face notamment aux défis climatiques et du terrorisme, à s’unir pour des causes dépassant largement les frontières nationales de chaque pays : «Les périls de l’environnement et du terrorisme, confirme les limites objectives de l’État-Nation dans la réponse aux menaces transfrontalières. Revenons sur terre et revenons à la sagesse des aînés, comme nous l’y invite notre compatriote Cheikh Hamidou Kane qui, dans son roman à succès, L’Aventure Ambiguë, publié il y a 59 ans, énonçait ce message prémonitoire : «Nous n’avons pas eu le même passé… mais nous aurons le même avenir, rigoureusement…l’heure des destinées singulières est révolue…nul ne peut vivre de la seule préservation de soi.» (L’Aventure Ambiguë, page 92). C’est dire que quels que soient sa puissance et ses moyens, l’État-Nation ne peut plus se suffire à lui-même. Devant les défis planétaires, nous avons tous besoin les uns des autres, surtout quand nos vulnérabilités communes s’ajoutent à nos fragilités individuelles» écrit Macky SALL.

En définitive, sur le plan interne, le président Macky SALL sort renforcé dans cette pandémie. En chef de guerre, il a su prendre, à temps, les mesures qu’il fallait dans l’intérêt du Sénégal. En particulier, il a réussi à vaincre, dans les premiers jours, l’indiscipline de certains Sénégalais bravant le couvre-feu. Le président Macky SALL a aussi vaincu la réticence des marabouts de Touba, placés hors de la République, depuis l’affaire Mamadou DIA qu’ils avaient embastillé en 1962. En homme d’Etat, le président Macky SALL a également associé l’opposition à ses décisions. C’est l’occasion de saluer le comportement très républicains de la majorité des opposants sénégalais qui ont mis la santé et la vie des Sénégalais, au-dessus des luttes, légitimes, mais parfois partisanes. C’est peut-être l’occasion, pour le président Macky SALL, dans ce climat apaisé, de mener à terme les travaux sur le dialogue national, afin de faire avancer la démocratie sénégalaise dans le XXIIème siècle.

Sur le plan africain et internationale, dans cette contribution du président Macky SALL, le Sénégal conforte sa position de leadership dans la sous-région et toute l’Afrique entière, qui a du mal à parler de la même voix. Il faut remarquer que l’Europe technocratique, chahutée par le départ de la Grande-Bretagne et par des régimes autocratiques, comme celui de la Hongrie de Viktor ORBAN, est dans une mort clinique, au sujet de sa gestion calamiteuse du Coronavirus. En effet, les Italiens et les Espagnols ont été abandonnés. Souhaitons que cette belle plaidoirie du président Macky SALL réveille, enfin, ces forces qui somnolent en Afrique.

En tout cas cette guerre contre cette cochonnerie du Coronavirus, interpelle tous les Etats africains. Il est urgent de dénoncer tous les mensonges et les instrumentalisations des bourgeoisies nationales, les régimes préhistoriques et monarchiques gaspillant nos matières premières. L’Afrique est loin d’être pauvre, mais elle victime d’égoïsmes nationaux, de mauvaise gestion et de forfaitures.

Cette guerre contre le Coronavirus a l’avantage aussi de remettre les pendules à l’heure et nous ramener à un instant majeur de Vérité : La Politique n’est utile que lorsqu’elle est mise au service de l’Homme, de l’Humain. Aucun pays africain ne pourra s’en sortir tout seul, sans un panafricanisme authentique, autour de grands projets (Santé, infrastructures, monnaie, défense).

A Diarama Lam-Toro ! Yo Kissaal Woon é maa, woon é Sénégal, é Afrique, é Adouna o Foff !

Prenez grand soin de vous et de votre entourage !

Paris, le 9 avril 2020, 24ème jour de confinement, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«24ème jour de confinement : Le président Macky SALL, chef de guerre contre le Coronavirus et avocat de l’Afrique» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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