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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 14:56

En ce 6ème jour de confinement, comme ce personnage de Féodor DOSTOÏEVSKI, dans «les carnets du sous-sol», lutteur dans l'arène, je ne cesse de fulminer contre la façon dont on fait la politique, aussi bien dans les pays du tiers-monde que dans les pays occidentaux. Le nombre 6, chargé d’une grande symbolique, représente dans la Bible l’imperfection, le pêché ou le mal. Suivant la Genèse, Dieu a créé l’univers en 6 jours, et au 7ème jour, il a pris du repos. Dans la loi hébraïque, c’est un nombre de l’épreuve, ordonnant de travailler pendant 6 jours, d’ensemencer la terre pendant 6 ans, et qu’un esclave serve son maître pendant 6 ans. Dans l’Evangile de Saint-Marc, le Jésus a été crucifié, à la veille de Pâques, à 9 heures, et «à la sixième heure, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure». 

Dans notre chère Afrique, 60 ans après l'indépendance, le bilan n'est pas toujours à la hauteur des espoirs : «L’Afrique est mal partie» avait dit, en 1962, René DUMONT. Et ce n'est pas toujours la faute du colonialisme et de l'esclavage qui ont une lourdes responsabilités, à ne pas évacuer trop rapidement. Africains, nous avons notre grande part de responsabilité dans cette situation calamiteuse. Nous avons laissé prospérer des régimes monarchiques et préhistoriques, ainsi que des bourgeoisies nationales, peu sensibles aux souffrances de leurs peuples. Ainsi, je suis dans l'incompréhensible totale, qu'en ce dimanche 22 mars 2020, en pleine pandémie, et en dépit d'un fichier électoral truffé de doublons ou d'erreurs, que le président Alpha CONDE de Guinée, arrivé au pouvoir en 2010, dans des conditions plus que suspectes, veuille encore tenir son référendum monarchique, pour se maintenir indéfiniment au pouvoir.

Je ne comprends pas, non plus, que dans mon pays d'origine, le Sénégal, que les autorités religieuses, à Touba, aient continué de célébrer, la prière du vendredi, et même en présence de hauts responsables de l'État, et cela en dépit d'une interdiction nationale de rassemblement, en raison de cette pandémie. Touba ville de 1,5 millions est l’épicentre du Coronavirus (21 cas, contaminés avec des immigrants venant d'Italie, pays ayant enregistré 793 morts le 21 mars ; l'Espagne, presque 400 morts ce 22 mars). Or, une personne vient d’être testée positive à Saint-Louis et des cas ont été signalés à Kaffrine. Les Occidentaux, qui ont beaucoup plus de moyens, dépassés par la pandémie, s’en sont réduits, à imiter la méthode autoritaire chinoise de confinement et de distanciation sociale, qu’ils avaient pourtant, auparavant raillée. Si l’épidémie se répandait dans le Sénégal, ces castes maraboutiques auront alors dans la conscience, si elles ont une, ce plus grave génocide du XXIème siècle, pouvant être évité.

Habitant des châteaux, se déplaçant avec des voitures luxueuses et des passeports diplomatiques, les héritiers de Cheikh Amadou Bamba BA (1853-1927), à qui j'ai consacré un article, ont trahi son message de nationalisme, d'amour de la patrie, de compassion et de désintéressement des choses bassement matérielles de la vie. En effet, Cheikh Ahmadou Bamba BA est mort à Touba, dans une case, dans la sobriété ; tout ce qu’il recevait en dons de ses disciples, il le redistribuait aux plus démunis. Son combat, aux côtés de Blaise DIAGNE, pourtant un franc-maçon rencontré au Gabon lors de son exil, avait conduit à la première alternance au Sénégal, le 10 mai 1914, avec l’élection d’un premier député Sénégalais depuis 1848, à l’assemblée nationale sénégalaise. Cheikh Bamba, à qui je voue une admiration, sans limites, avait dit : «Je n'ai pas fait un acte qui puisse vous faire honte». La religion n’est pas une soumission aveugle, c’est un acte de foi qui devrait nous éloigner de l’ombre, nous libérer, pour nous guider vers la lumière, le Bien souverain, la Vérité, la Justice, la Fraternité, la Compassion et la Solidarité.

Je situe l'acte de parricide des héritiers de Cheikh Ahmadou Bamba BA, leur indignité nationale, lors de la crise de 1962 entre SENGHOR (1906-2001) et Mamadou DIA (1910-2009). En effet, le président du Conseil de l'époque, Mamadou DIA, avait entrepris trois actions vigoureuses de bonne gouvernance : une aide et assistance au monde agricole pour les cultures vivrières, au détriment des cultures d'exportation, un combat contre la corruption, et notamment des hauts responsables de l'Etat, et surtout il considérait que la culture de l'arachide était contraire à l'intérêt national, et nous maintenait, en permanence dans la dépendance. Les agriculteurs ne cessait de s'endetter, les revenus de la culture arachidière servant à acheter de coûteux produits d'importation comme le riz. Or, les marabouts Mourides, vivant de la rente arachidière, ont vite perçu que Mamadou DIA, un nationaliste, représentait une grave menace pour leurs intérêts, à court terme. Aussi, marabouts mourides ont liquidé Mamadou DIA, et installé un système de clientélisme politique, de connivence avec les différents gouvernements en place. Ils se sucrent en permanence sur le dos des Sénégalais. C'est pour cela que quand l'opposition au président Macky SALL parle, de manière perfide, de «Neddo Ko Bandoum» (solidarité familiale ou ethnique), il faut se méfier des mots. Depuis lors, et même au-delà de la dynastie mouride, toutes les confréries religieuses (plus de 3000 manifestations religieuses par an, les Ziara, à la charge de l’Etat), ont perçu tout le grand intérêt qu'elles pouvaient tirer profit de cette vache à lait, qu’est l'État. Personne n'ose s'attaquer à cette caste de marabouts parasites, qui sous couvert de Dieu, et dans leur grande cupidité, ne s'occupent, en fait, que de leurs intérêts personnels.

Au Sénégal, cette crise du Coronavirus a eu le grand mérite de mettre à nu ce système maraboutique qui, au lieu de nous éclairer sur le droit chemin du Seigneur, nous mène dans les voies de l'obscurantisme, afin de mieux défendre ses privilèges. Pourtant, mon ancêtre Thierno Sileymane BAL, à travers sa Révolution des Torodos, avait instauré cette gouvernance sobre et vertueuse : l’Almamat était fondé sur le savoir, la probité et tout Almamy qui s’enrichissait était immédiatement destitué. Or, pour maintenir ce système d’obscurantisme et de parasitisme, depuis 1960, à Touba, il n'y a ni écoles françaises, ni forces de sécurité (douanes gendarmerie et police). Il est grand temps de rétablir, sans délai, l'autorité de l'État républicain à Touba et de clarifier, devant le Parlement, le montant des subventions à toutes les confréries religieuses et surtout les conditions qui s'y attachent en termes d'unité et de cohésion nationales. Une autorité religieuse, digne de ce nom, devrait nous aider à trouver des solutions aux défis de la Nation, et non de nous mener au Chaos, pour ses intérêts, bassement matériels.

En France, je suis également en colère contre ces politiques libérales qui ont saccagé l'hôpital au point de mettre en danger la sécurité des personnels de santé sans masques et sans lits d'hôpitaux suffisants. Un médecin, dans l’exercice de ses fonctions, vient de mourir, et cela est particulièrement grave, quand la Nation, chaque jour, à 20 h, acclame ces grands héros de notre temps. On sait qu'en Italie, devant cette pandémie et faute de moyens, c'est aux médecins de décider qui doit vivre et qui doit mourir. C'est un constat qui fait froid au dos, et qui va nous arriver en France, avec le pic de la pandémie qui pointe du nez. «Le Nouveau monde», en France, n'est pas foutu de distribuer des masques suffisants (personnels hospitaliers, policiers, caissières, maisons de retraites), alors que l'Etat avait rendu, auparavant, un hommage national coûteux à Johnny HALLYDAY qui devait 10 millions d'euros au fisc. Ils sont capables de mener des locales injustes interminables avec des coûts faramineux, et réprimer, sans ménagement les grévistes, mais point de masques ou de tests. Je dis à mon cher président MACRON : «abrogez tout de suite et sans délai toutes vos réformes injustes invalidées par le Coronavirus et mettez fin à vos guerres locales illégitimes contre les faibles ! Il n'y a pas que les entreprises à aider. Bien des gens fragiles seront encore davantage paupérisés. Il ne faudrait pas les oublier ! Protégez nos personnels hospitaliers !».

Cette crise du Coronavirus a quelque chose de salutaire. Le libéralisme sauvage triomphant, se croyant invincible, arrogant et carnassier, depuis la chute du mur de Berlin, vient de connaitre sa plus grave défaite idéologique. Le Bien est manifestement supérieur au Mal. La Politique reste noble, suivant Aristote, si elle est au service du bien-vivre ensemble, qui n'est autre que le Bien commun, la Compassion et l'attention soutenue pour les autres.

C'est dans ce cadre, que je salue l'action humanitaire de Maître Malick SALL, Garde des Sceaux Ministre de la Justice du Sénégal, qui vient d'envoyer des médicaments au Fouta-Toro, une région particulièrement défavorisée du Nord du Sénégal. Maître Malick SALL, constant et égal à lui-même, et contrairement à cette classe maraboutique odieuse mettant en danger la vie et la santé des Sénégalais, agit au concret, pour aider les personnes en difficulté. Et si chacun, comme John Fitzgerald KENNEDY (1917-1963), se disait «Qu’est-ce que je peux faire pour mon pays ?».

Honneur et gloire Maître Malick SALL Garde des Sceaux Ministre de la Justice et honte à cette caste de marabouts cupides et inconsciente des graves dangers que courent les Sénégalais !

Prenez soin de vous-mêmes et portez-vous bien !

Paris, dimanche, 22 mars 2020, 6ème jour de confinement, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«6ème jour de confinement : Maître Malick SALL ou l’urgence d’une politique fondée sur la compassion et la bienveillance» par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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