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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 19:21

Contrairement à Mme Sibeth NDIAYE, je ne dispose pas de voiture de fonction et comme bien des Parisiens, j'ai marché entre les Buttes-Chaumont et la mairie du 12ème. Je suis arrivé à mon lieu de travail vers 9 h 40. C’est la grève de 1995 qui avait provoqué l’irruption massive du vélo dans Paris. Tant tout était bloqué.

La retraite, outre l'aspect de solidarité générationnelle, est avant un engagement de la Nation, une vie laborieuse d'avoir un revenu de remplacement permettant de vivre dignement. Par ailleurs, bien des retraités, isolés et malades ont du mal à payer leur maison de retraite. Au Sénégal, le président Macky SALL a consenti aux universitaires un taux de retraite à 85% primes comprises.

Ces réformes de retraites sont attentat grave contre le pacte républicain établit après la guerre et baptisé «Les Jours Heureux». En effet, depuis notamment 2003, sous prétexte d'équilibrer le régime des retraites, diverses techniques juridiques ont été mises en place conduisant presque toutes à diminuer le montant des pensions.

Ainsi, la réforme du 22 juillet 1993, dite Balladur, qui concerne le régime général et le régime aligné avait décidé de deux mesures :

  • la durée d’assurance nécessaire à l’obtention d’une retraite à taux plein passe progressivement de 37,5 années à 40 années ;

  • le salaire annuel moyen de référence servant de base pour le calcul de la pension est calculé progressivement sur les 25 meilleures années et non plus les 10 meilleures.

La réforme de Fillon du 21 août 2003, entrée en vigueur le 1er janvier 2004, et concernant tous les régimes de retraites (régime général et fonctionnaires), à l’exception des régimes spéciaux (RATP, SNCF et autres) prend diverses mesures

  • un alignement progressif entre 2009 et 2012 de la durée de cotisation pour le taux plein porté à 41 ans ;

  • un système de décote et de surcote de la pension décourageant ou encourageant à partir d’une certaine durée de cotisation pour le taux plein ;

  • le découragement des pré-retraites

  • l’institution d’une retraite additionnelle (RAFP) sur les primes des fonctionnaires ;

  • l’indexation de la pension des fonctionnaires, non plus sur le coût de la vie, mais sur la valeur du point d’indice pouvant elle-même être gelée pendant des années ;

  • La retraite pour carrière longue, mais la condition des trimestres, non pas validés, mais cotisés reste un obstacle majeur.

  • Les conditions de la cessation progressive d’activité sont drastiquement modifiées (système de temps partiel et non plus 80% du salaire, pour une activité à 50%), ainsi que les agents ayant trois enfants (condition d’interruption du travail) pouvant partir à la retraite, la validation des services ont été supprimées.

La réforme du 1er juillet 2008, sans toucher à l’âge de la retraite pour les régimes spéciaux (EDF, GDF, SNCF, Banque de France, personnels Opéra et Comédie française, agents des deux parlements, employés et clercs notaires) a institué, progressivement, le passage de la durée de cotisation de 37,5 ans à 40 ans, un mécanisme de décote/surcote et d’indexation des pensions sur l’évolution des prix et non plus sur les traitements des agents publics en activité.

La loi du 9 novembre 2010, dite loi Woerth, a encore durci ces mesures :

  • L’âge légal est passé à 62 ans en 2018

  • Le recul de la limite d’âge, pour ceux qui n’ont pas encore le taux plein, passe de 65 à 67 ans ;

  • La durée de cotisation, à taux plein est portée à 41,5 ans ;

  • Le taux cotisation vieillesse des fonctionnaires est aligné sur celui du régime général.

On ne cesse d’allonger la durée de cotisation et de réduire le montant des pensions, sans que le régime ne s’équilibre. Je crois qu’il faille recherche d’autres solutions notamment

La meilleure garantie d’équilibre du système des retraites est le retour au plein emploi. Or, ces politiques libérales, dans un capitalisme financiairisé, et non industriel, ne vont pas dans ce sens.

Il faudrait régulariser les étrangers utiles à l’économie française (bâtiment, restauration, textile, agriculture) qui travaillent et ne cotisent pas. C’est une aberration, dans ce monde lepénisée, ou par principe, on refuse tout pragmatisme consistant à rechercher l’intérêt économique concurrencée par d’autres pays à bas coûts salariaux.

On compare les fonctionnaires aux régimes général, alors que les bases de calcul de la retraite ne sont pas les mêmes. Les fonctionnaires cotisent très peu sur leurs primes (5% et cela ne devrait pas dépasser les 20% de leur traitement indiciaire). Le résultat est dramatique pour les cadres, à la retraite qui perdent 40% de leurs revenus.

La question reste comment évaluer la pénibilité, non pas en termes d’avantages acquis, mais au quotidien comment peut-on demander, raisonnablement, à un agent de restauration, en bâtiment travaillant à l’extérieur de travailler jusqu’à 67 ans ?

Qu’est-ce qui justifie ces nombreuses caisses de retraites avec leurs agents et paperasseries et tracasseries administratives ?

Paris, le 13 septembre 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Réforme des retraites, un enjeu majeur du pacte républicain des Jours Heureux» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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