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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 12:31

En grand Seigneur, et en dépit de sa large victoire dès le 1er tour, avec 58,26%, le président Macky SALL n’a pas adopté une posture de triomphalisme. Face aux forces du Chaos et de la Discorde nationale, réélu, Macky, président de tous les Sénégalais, a choisi l’humilité, et a opté, résolument, de réconcilier le Sénégal avec lui-même. Loin de se claquemurer dans un sectarisme stérile et dangereux, il a choisi d’écouter et d’entendre ce qui nous réunit, et non ce qui nous divise. Lors de ce scrutin du 24 février 2019, dans le calme et la sérénité, les Sénégalais ont choisi un homme, Macky SALL, à la hauteur des enjeux de notre temps.

Ce que j’entends, dans cet article, par «réconcilier le Sénégal avec lui-même», c’est la défense résolue des valeurs républicaines, la Concorde nationale ; ce n’est donc pas un consensus mou, embrassons-nous fol amour. La Politique reste un champ de bataille féroce, dans lequel les féroces du Chaos et du Désordre représentent un appel permanent au meurtre ; celui qui n’est pas tué doit être tué. En effet, l’opposition, dans son grand sectarisme, sa cupidité et son ethnicité grandissante, estime que Macky SALL, un Peul, serait illégitime à diriger le Sénégal, et surtout au moment où le pays regorge de pétrole et de gaz. Par conséquent, le dialogue, la Concorde nationale, pour être durables et efficaces, doivent être bâtis, sur la loyauté, la sincérité, et autour des intérêts fondamentaux du Sénégal, et engager tous les acteurs de la vie publique. Seul l’intérêt national devrait guider l’action de l’homme public, autour du Bien-vivre ensemble, tel que l’entendait Aristote.

En ce 7 mars 2019, j’ai choisi de soulever la question de l’amnistie de Khalifa Ababacar SALL, ancien maire de Dakar et ancien député, condamné, définitivement, et qui croupit en prison depuis 2 ans. Je me souviens, enfant, j’étais avec ma mère à Kaolack, subitement, un soir de décembre 1962, j’entends des personnes se réjouir dans la rue à grand bruit «On l’a eu ce Toucouleur (Mamadou DIA)». En effet, Mamadou DIA, président du Conseil sera enfermé pendant 12 ans et perdra la vue (Voir mon article). Khalifa qui a détourné les deniers de notre capitale, ce qui est un très vilain comportement, répréhensible, surtout quand on a des ambitions présidentielles, a été condamné, définitivement, par la justice sénégalaise, et il a été débouté de l’ensemble de ses recours devant la Cour de justice de la C.E.D.E.A.O. Khalifa SALL abandonnant ses convictions socialistes, a décidé dans ces présidentielles, de se ranger aux côtés d’Idrissa SECK. Il y a ce que les juristes appellent la chose jugée. On ne refait donc pas le match. Mon propos est ailleurs, et concerne le pouvoir du chef de l’Etat de pardonner, de gracier. La faute est là, la justice est passée, mais le pardon existe aussi, surtout à l’heure du dialogue national.

Nous devrions repartir sur de bonnes bases, éviter toute campagne électorale permanente. Le Sénégal a trop perdu de temps, par la paresse de nos anciens gouvernants, et maintenant par des débats oiseux de tous les mauvais perdants, peu républicains, sans «fair play». Cette ambiance qui sent parfois le soufre, s’explique en partie, par le fait que le Sénégal est confronté à la plus longue campagne électorale de tous les temps. Ce débat politique violent et irrationnel, à mon sens, a commencé par le référendum du 20 mars 2016, en passant par les législatives de juillet 2017, la loi sur le parrainage de 2018, et enfin ces présidentielles de 2019. Maintenant, les yeux sont déjà rivés sur les élections locales de décembre 2019, les législatives de 2022 et même sur les présidentielles de 2024. Il faut savoir terminer cette guerre civile permanente, et engager le temps de l’action, pour faire avancer le Sénégal, à grands pas, afin de rattraper le temps perdu. La campagne électorale est bien finie, et c’est lui, Macky, le vainqueur. Le Chef de l’Etat doit s’atteler, sans perdre une minute, à la mission exaltante et ardue qui l’attend. Compte tenu de son excellent bilan, le Sénégal attend beaucoup de lui.

Ceux qui parlent de justice instrumentalisée et non indépendante, sont discrédités dans leurs manœuvres purement politiciennes. On se souvient encore de l’assassinat odieux de Babacar SEYE, et surtout de la loi portant amnistie de ses assassins. Dans cette campagne des présidentielles de 2019, j’ai été attristé et peiné de voir, un ancien président de la République, maître Abdoulaye WADE, encore attaché à la dévolution monarchique tant condamnée par les Sénégalais, inciter à l’insurrection et au saccage des urnes. Le sens de la mesure et la retenue, devraient inciter l’opposition à un peu plus de modestie et de vigilance dans la défense des valeurs républicaines. Pour autant, il faudrait renforcer l’indépendance des juges du siège, à travers l’inamovibilité. Cependant, aucun statut ne rend, à lui seul, nécessairement un juge indépendant ; l’indépendance, c’est la volonté et la force d’âme du Juge à n’appliquer que la Loi et rester ainsi à l’abri de toutes pressions sexuelles, amicales, de corruption ou politiques. Mon cousin et ami, Amadou BAL, juge, maltraité sous maître Abdoulaye WADE, est resté digne, et surtout discret dans ses missions, contrairement à ces magistrats que l’opposition qualifie «d’intègres et d’indépendants», mais qui ont un plan de carrière et sont, en permanence, sur les plateaux de télévision. Par ailleurs, la justice doit être égale pour tous, aucune protection particulière ne devrait être accordée, notamment, à ceux qui détournent nos deniers publics. Nous devrions rester intransigeants dans la défense de nos deniers, et cela appelle la vigilance de tous, car un point d’intérêt national que cette «gestion sobre et vertueuse» attendue de tout gouvernant, aussi bien au plan national que local, sans concession.

Dans ce débat politique, je voulais dire, avec force, ma condamnation la plus vigoureuse de cette ethnicité grandissante de l’opposition qui stigmatise les Foutankais. Nous sommes des citoyens de la République, et sommes libres de voter pour qui nous voulons, surtout si ce candidat a bien travaillé lors de son premier mandat. A Touba et en Casamance, les Sénégalais ont voté pour l’opposition. Doit-on en conclure, nécessairement, que «Neddo Ko Bandoum ?». Les radios et les télévisions ne parlent qu’une seule langue, dynamique et riche par ailleurs, alors que le Sénégal est pluriel. Pourquoi cette caporalisation ?

Comme tous les autres Sénégalais, les Foutankais sont présents dans tous les partis politiques. Les Foutankais ont même donné un sérieux avertissement à Macky SALL, en votant massivement pour Ousmane SONKO. Restons attachés à la diversité, à l’unité et la tolérance du Sénégal ; c’est ce qui fait la force de notre pays. Dans d’autres pays africains, l’ethnicité a empêché toute alternance, ou provoqué des guerres civiles. Quand la haine se loge dans le cœur des hommes, il est difficile de l’en extirper. Ce débat national qui s’ouvre devrait favoriser les conditions d’une paix nationale.

Le Fouta-Toro qualifié, excessivement, de «titre foncier» du président Macky SALL, a récompensé, à juste titre, le bon bilan du chef de l’Etat, avec des scores soviétiques. Je salue au passage, notamment l’excellent travail fait, à travers tout le pays, de cette campagne victorieuse, par maître Malick SALL, avocat, dont la contribution a été déterminante, au sein de la diaspora et au Fouta-Toro. Le président Macky SALL a réalisé des travaux dignes d’un Pharaon des temps modernes, pour les Mourides, mais qui l’ont sévèrement sanctionné, dans leur fief. Où est la justice ?

Le Fouta-Toro qui ne vit, essentiellement, que de l’aide de sa diaspora, se sent abandonné. Si rien n’est fait pour la ruralité, la jeunesse, les artisans, les régions déshéritées, comme le Fouta-Toro, si tout est concentré dans les grands centres, on va vers de sérieuses difficultés. Jadis, Léopold Sédar SENGHOR recherchant le vote des Fountankais, les caressait du sens du poil, avec son concept «Banddiraabé, Déndiraabé» (parents et cousins). Mamadou DIA avait en 1960 avait fait construire des puits et initié un accompagnement des agriculteurs. A sa chute, en 1962, le Fouta-Toro est tombé dans l’oubli le plus complet. Le Fouta-Toro, même s’il y a des relations affectives et culturelles avec Macky, n’est le «titre foncier de personne». Nous votons pour Macky, mais rien n’est acquis pour toujours. Si le Fouta-Toro bascule, c’est l’alternance, avec son temps de lynchage. La Diaspora a déjà commencé à prendre ses distances ; nous ne vivons pas de promesses, mais nous attendons des réalisations concrètes, à la hauteur des espoirs de tous les paupérisés. Je comprends la nécessité de désengorger le Cap-Vert où vivent un tiers des 15 millions de Sénégalais, et cela par ricochet, avec des transports performants, a amélioré les conditions de vie des Sénégalais, en désenclavant notamment la Casamance, et Ila Touba est bénéfique aussi pour les Foutankais. Cette phase 2, du «Plan Sénégal Emergent», je forme le vœu que ceux qui souffrent ne soient pas oubliés.

Le président Macky SALL a appelé à un débat national, sans préalable, ni tabou. M.  El Hadji Issa SALL, à travers le P.U.R, a semblé avoir répondu favorablement à cet appel du bon sens. Espérons que les forces vives et les autres sensibilités de l’opposition ne pratiqueront pas la chaise vide, comme à l’accoutumée. Le débat national, c’est l’avenir du Sénégal, et non les intérêts ou le devenir de certains dirigeants de l’opposition, qui n’ont pas pris la mesure des vrais enjeux de notre temps. C’est l’occasion, pour cette opposition bavarde, pleurnicharde, parfois antirépublicaine et subversive, peu crédible dans son projet, et sanctionnée pour cela, de redorer son blason, et de montrer qu’elle peut contribuer à améliorer les choses, pour être, un jour, crédible. En effet, nous sommes embarqués dans la même pirogue, celle du «Sénégal Emergent», pour 2035 et qui dépasse le deuxième et dernier mandat du président Macky SALL. En effet, l’opposition, légitime, un jour va devenir la majorité, et dont l’image aux yeux des Sénégalais est peu reluisante, devrait abandonner ses calculs politiciens à courte vue, uniquement de gestion de la carrière de ses dirigeants, et s’engager sur le long terme, pour le vrai intérêt en vue d’un «Sénégal de Tous et pour Tous».

Paris, le 7 mars 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Macky SALL : réconcilier le Sénégal avec lui-même» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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