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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 22:54

La Commission nationale de recensement des votes, présidée par le juge Demba KANDJI, 1er président de la Cour d’appel, assisté des représentants des 5 candidats et des observateurs, a publié le 28 février 2019, les résultats provisoires, fondés, exclusivement, sur les procès-verbaux. La Commission a un pouvoir d’annulation, de réformation ou de rectification. Le représentant d’Idrissa SECK n’a pas signé le procès-verbal et les mandataires d’Ousmane SONKO, Madické NIANG et Issa SALL ont signé avec réserves. C’est un moment historique de l’histoire politique de la démocratie sénégalaise. Le président Macky SALL a été réélu, au 1er tour, avec  58,27%. Idrissa SECK a obtenu 20,50%, Ousmane SONKO 15,67%, El Hadji Issa SALL 4,07% et Madické NIANG 1,48%. Ces résultats doivent être confirmés, de façon officielle, le vendredi 1er mars 2019 par le Conseil constitutionnel.

La première surprise de ces élections vient du bon score d’Ousmane SONKO, alors qu’Idrissa SECK a bénéficié du soutien d’une bonne partie des recalés du parrainage (17 partis sur 21). Macky SALL a gagné à Dakar, le fief de Khalifa SALL. Apparemment, les Sénégalais, y compris la diaspora, ont été sensibles aux thèmes de souveraineté et de moralisation de la vie publique, même si ne c’était qu’une posture, Ousmane SONKO a eu le mérite d’en faire son cheval de bataille ; il faudrait en tenir compte. SONKO, sur un registre nationaliste qui plaît aux jeunes, a donc pris le leadership de l’opposition. Sauf dans certaines zones mourides, c’est un échec cuisant pour Idrissa SECK qui était à sa troisième candidature aux présidentielles. Appartenant à la caste des forgerons, Idrissa SECK serait-il handicapé par ce stigmate absurde et obsolète ? J’ose espérer que non. En revanche, Madické NIANG, un dissident du PDS, plein d’humour, et Issa SALL, lié à des fondamentalistes religieux, ont été inaudibles dans ce scrutin, avec des résultats peu signifiants. Les Sénégalais ont voté utile.

Ces résultats indiquent une recomposition majeure de la vie politique sénégalaise. Le P.D.S. et le Parti socialiste ont quasiment perdu leur influence sur l’échiquier politique. A tout le moins, Ousmane Tanor DIENG et Moustapha NIASSE ont été particulièrement discrets pendant cette campagne électorale. Cependant, les cadres du parti socialiste jouent un rôle majeur dans la structuration du débat politique et le fonctionnement de l’Etat. Macky SALL a un grand intérêt à travailler sur l’organisation et l’éducation politique de l’A.P.R., dont la grande défaillance, a provoqué, notamment, un grave recul au sein de la diaspora. C’est un fait indéniable que les éléments de l’A.P.R., un parti très jeune, marqué par des égos surdimensionnés, manquent de maturité politique. Quant au Parti démocratique sénégalais, l’attitude insurrectionnelle, puis abstentionniste de maître Abdoulaye WADE, ancien président de la République. C’est un désaveu de sa stratégie incendiaire et monarchique qui risque de plonger, son parti, le PDS dans une grave crise. Un parti sans perspectives, est voué à la marginalisation.

Par conséquent, Macky SALL a gagné haut la main, dans un scrutin libre et disputé. L’opposition qui n’a pas déméritée, a été, cependant, battue à plate couture, dès le 1er tour. La campagne électorale est bien finie. La prochaine élection présidentielle, c’est bien dans 5 ans. Les citoyens ont fait preuve d’une grande maturité et ont voté, dans la sérénité, en âme et conscience, avec une participation de plus de 66%, dans un pays où il n’y a jamais eu de coup d’Etat, de guerre civile ou ethnique, avec deux alternances en 2000 et en 2012.

Cependant, les opposants, refusant tout dialogue avec la majorité depuis 2012, sont de mauvais perdants. En effet, la tradition républicaine veut que, face aux faits qui sont têtus, que la voix du peuple soit respectée. Ainsi, le président Abdou DIOUF avait félicité maître Abdoulaye WADE. De même que ce dernier avait reconnu sa défaite face à Macky SALL. Or, l’opposition actuelle, peu républicaine, conteste ces résultats et réclame un deuxième tour.

Dans une démarche purement ethniciste, avec des relents nauséabonds, certains membres de l’opposition estiment que Macky SALL serait, en tant que Peul, dès le départ, en 2012, illégitime à gouverner le Sénégal. Déjà en 1962, on avait débarqué Mamadou DIA de ses fonctions de président du conseil, avec la complicité des Mourides, pour le mettre en prison pendant 12 ans, et ses partisans embastillés ou exilés. Les membres de l’opposition s’étonnent que Macky SALL ait gagné au Fouta-Toro, avec de bons scores. Faut-il crier «Neddo Ko Bandoum ?».

En dépit de grandes réalisations pour la communauté mourides, notamment l’autoroute Ila Touba et l’assainissement, et de l’assurance du Khalife général des Mourides que Macky devait avoir «l’esprit tranquille», c’est pourtant, et contre toute logique, qu’Idrissa SECK ait gagné à M’Backé et Thiès. Ousmane SONKO a fait de bons scores en basse Casamance et au sein de la diaspora, dominée par la communauté peule. Macky SALL, né à Fatick, mais d’origine peule, parlant le Ouolof, une belle synthèse de l’homme sénégalais, a largement gagné au Fouta-Toro, à Foundiougne et Kaolack, ainsi que dans la région du Cap-Vert. Par ailleurs, il est curieux de voir que l’opposition tente d’additionner, dans un scrutin uninominal, les voix d’Idrissa SECK, Ousmane SONKO, Madické NIANG et Issa SALL. La mauvaise foi n’a pas de limites, pour les mauvais perdants.  Pour l’opposition, oubliant l’assassinat de Babacar SEYE, si le juge ne leur donne pas raison, c’est que nécessairement il n’est pas indépendant. Les résultats de la Commission électorale, tout cela, suivant l’opposition n’a aucune valeur. Avec ce genre d’arguments où va-t-on ?

Par conséquent, on voit donc bien que le peuple sénégalais a gagné une grande maturité. En effet, les Sénégalais dépassent, largement, les clivages ethniques, même s’il y a des affinités, ce qui est humain. Le Sénégal a eu des présidents Sérères (Léopold Sédar SENGHOR et Abdou DIOUF) un Oulof (Maître Abdoulaye WADE) et maintenant un Peul, Macky SALL. Pourquoi donc ce procès en sorcellerie ?

Le Sénégal est un petit pays, mais une grande nation tolérante, dont il faut être fier. Cette opposition qui a perdu n’est donc pas à la hauteur des espoirs de la population et de ses valeurs démocratiques. Le Sénégal, avec son Code électoral de 1992, est un pays qui a choisi, résolument, la voie de la démocratie. Nous avons de quoi être fiers de notre pays. En dépit de certaines tensions, les citoyens ont voté, dans le calme et ont choisi, en toute sérénité, le président Macky SALL, un pharaon des temps modernes. Les Sénégalais votent depuis 1776, avec les Almamy du Fouta-Toro, de Thierno Sileymane BAL. Cette tradition a été reprise par le colonisateur, en 1848, et depuis lors, les Sénégalais sont armés d’une longue tradition démocratique. Ce résultat des présidentielles du 24 février 2019, c’est avant tout une victoire du Sénégal qui a gagné son pari démocratique. «C’est une appréciation encourageante. La culture démocratique du Sénégal s’approfondit» dit Yayi BONI, un observateur du scrutin.

Cette victoire est celle de la lucidité du peuple sénégalais qui ne s’est pas laissé embobiner par un discours démagogique d’une opposition qui n’est pas à la hauteur des enjeux du moment. Les Sénégalais sont un peuple exigeant qui ne se laisse pas manipuler par une opposition bavarde et pleurnicharde. En effet, le président Macky SALL, qui a fait du bon travail, pendant son premier mandat, ne devrait pas se laisser, pour son deuxième et dernier mandat, divertir par une opposition envieuse et pleine de ressentiments. Les forces du Chaos ont perdu leur combat de la discorde nationale. Le président Macky SALL doit se consacrer à ses missions fondamentales, en faisant entrer le Sénégal dans l’histoire, pour le bien-être de  tous.

En effet, les Sénégalais, il faut le dire aussi, à travers ce vote, ont reconnu et adoubé le bilan positif de Macky SALL en 7 ans qui a amélioré, considérablement, leurs conditions de vie. En pharaon des temps modernes, Macky en stratège a compris qu’il n’y a pas de développement sans infrastructures performantes. En effet, ces infrastructures ont désenclavé la Casamance, et il est plus facile de se rendre d’une région à une autre. C’est donc une victoire du président Macky SALL. Je dois signaler l’investissement exceptionnel de maître Malick SALL, avocat d’affaires, originaire de Danthiady, qui n’a ménagé aucun effort, à travers son mouvement «Malick pour Tous, Tous pour Macky», pour la réélection, de Macky SALL.

Macky SALL a conscience que cela ne suffit pas. Il veut, au cours de son second mandat, accentuer la cadence. Contrairement aux réformes du président MACRON qui ont été une régression sociale, Macky SALL est habité par le sens de l’Histoire. Son ambition est de faire entrer le Sénégal dans le XXIIème siècle. Même s’il a bien travaillé au cours de son premier mandat de président du Sénégal (2012-2018), il veut aller encore plus loin : «Ne croyez pas que je m’en satisfasse, et je vienne devant vous, le sourire aux lèvres. (…) Je veux plus pour le Sénégal ; ce plus de l’ordre du possible» écrit-il. Son plan «Sénégal Emergent» couvre la période jusqu’en 2035. Il a pour ambition, au cours de son deuxième et dernier mandat, de s’attaquer aux sujets suivants qu’il juge prioritaires :

- l’emploi pour les jeunes ;

- le logement ;

- l’éducation ;

- l’agriculture ;

- la santé ;

- l’instruction et l’emploi

- l’industrialisation du pays.

Une gestion rigoureuse des finances publiques sera au cœur de ce deuxième mandat présidentiel. En 1847, le Sénégal ne comptait que 201 000 habitants. Sa population est de 16 millions en 2018, et un tiers de celle-ci concentrée dans Dakar et sa région. Ce qui créé un engorgement de la circulation, des difficultés d’approvisionnement en eau et énergie. Par ailleurs, 65% des habitants ont moins de 35 ans ; ce qui créé une très forte demande en éducation, formation, emploi et logement. 56% du budget du Sénégal est consacré à des dépenses sociales, et tous les secteurs, avec la grévitude, réclament leur part du gâteau. Or dans notre pays, divers groupes de pression et des parasites, notamment les pouvoirs religieux, ont obtenu des avantages considérables. L’argent corrompt tout.

Le président Macky SALL a obtenu plus de 14 milliards pour le financement de la deuxième phase de son plan «Sénégal Emergent». Les bailleurs de fonds, à Paris les 17 et 18 décembre 2018, ont estimé que les réalisations de 2012 à 2018 sont suffisamment convaincantes pour faire confiance à la bonne gouvernance de Macky SALL. Sur le plan social, le gouvernement envisage de conforter des projets sociaux (Bourse de sécurité familiale, CMU, Couverture maladie universelle, amélioration de l’alimentation en eau potable de Dakar, désenclavement des zones frontalières, aménagement du cadre de vie urbain) et régler certaines dépenses de personnel, notamment les enseignants et les hôpitaux et réduire le taux d’endettement.

Jusqu’ici, le Sénégal, était connu pour sa production arachidière, sa pêche et son tourisme. Les mines de fer, d’or et de phosphates n’avaient pas rapporté de revenus substantiels. Après plusieurs décennies de prospection, voilà qu’il a été découvert d’importants gisements de gaz et de pétrole, ce qui alimente tous les fantasmes. «Je suis très heureux d’être le président qui a accompagné les formidables découvertes en matière d’énergie depuis 2015. (…) Cela a subitement projeté le Sénégal sur la scène des grands pays pétroliers et gaziers» écrit Macky. Il a une grande conscience de cette opportunité et n’aimerait pas que ces ressources se transforment en une malédiction pour son pays. Aussi, le président Macky SALL a une vision claire et stratégique de ces ressources qui ne seront pas disponibles avant 2021. En effet, l’affectation des ressources doit être diversifiée, de façon à éviter le syndrome hollandais «ne pas tout sacrifier à l’or noir, ne pas abandonner les secteurs traditionnels au profit de cette manne» écrit-il. Ces richesses doivent servir à investir plus dans l’agriculture, l’énergie l’éducation, la santé, l’industrialisation du pays. Une partie de ces revenus seront dédiés aux générations futures. Le président Macky SALL veut dégager un consensus national autour d’une transparence absolue dans l’utilisation de ces richesses, avec une traçabilité rigoureuse. Il y a de fortes attentes que les revenus du pétrole et du gaz soient gérés dans la plus grande transparence, et pour le développement du Sénégal.

Durant ce deuxième mandat, il y a encore tant de défis à relever. En effet, le président Macky SALL aura à cœur de sauver l’école sénégalaise dont le niveau ne cesse de baisser avec ces grèves endémiques, travailler pour une administration plus performante, promouvoir la ruralité et l’agriculture, renforcer l’unité et la cohésion nationale, promouvoir les règles du jeu démocratique, ainsi que l’indépendance du juge constitutionnel. «La vraie, la grande politique, c’est faire en sorte que, chaque matin, ces hommes, ces femmes et leurs familles sentent qu’on leur prête attention et qu’on pense à eux et à leurs légitimes aspirations à un mieux être» écrit Macky SALL, pour sa conception de la Politique.

Je crois aussi qu’il faudra attacher une importance au bon fonctionnement de l’administration, et notamment la dématérialisation de l’Etat civil.

En grand seigneur, Macky SALL qui avait gracié Karim WADE, saura être clément avec Khalifa SALL débouté de toutes ses requêtes, y compris devant les instances communautaires. Maintenant que la justice est passée, rien  s’oppose à ce que le chef de l’Etat puisse faire usage de sa mansuétude.

Macky SALL entre dans l’Histoire, pour un Sénégal de paix, de fraternité et de bien-être pour tous. L’unité nationale, la Vérité et l’intérêt du Sénégal vont prévaloir sur les égos surdimensionnés et la mauvaise foi. C’est une victoire du Sénégal démocratique et tolérant, sur lui-même et sur les forces obscures du Chaos. L’espoir, l’espérance et l’Amour ont prévalu sur le désordre et la haine.

Maintenant, Macky SALL au boulot pour continuer le travail entamé et mener le Sénégal, directement au XXIIème siècle, et bonne chance pour le Sénégal !

Paris, le 24 février 2019, actualisé le 28 février 2019, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

 

Victoire de Macky SALL au 1er tour du 24 février 2019, pour entrer dans l'Histoire.
Victoire de Macky SALL au 1er tour du 24 février 2019, pour entrer dans l'Histoire.
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