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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 16:43

Avant même la proclamation des résultats des présidentielles du Cameroun du 7 octobre 2018, Maurice KAMTO, un opposant, avait revendiqué, déjà, la victoire. Mais les égos surdimensionnés, l'ethnicité, le racisme et l'absence d'une alternative crédible ont empêché l'opposition de s'unir et de créer ainsi une dynamique pour l'alternance face au régime préhistorique et monarchique de Paul BIYA (85 ans), au pouvoir depuis plus de 36 ans, et qui repart pour un 7ème mandat de 7 ans. En effet, Paul BIYA, sûr de sa victoire, ne s’était donné la peine de faire campagne, n'effectuant aucun discours ou déplacement à travers le pays, il s’est contenté de faire afficher son slogan : «La force de l’expérience». Neuf candidatures ont été validées pour ces élections. Le Conseil constitutionnel a rejeté les recours intentés. Paul BIYA est donc proclamé vainqueur avec un score soviétique de 71,28%, Maurice KAMTO arrive en deuxième position avec 14,23% et Cabral LIBII recueille 6,28%, les 6 autres candidats (Joshua OSIH, Adamou Ndam NJOYA, Garga Hamam ADJI, Ndifor Afanwi FRANKLIN, Serge Espoir MATOMBA et Akéré MUNA) se partagent les 8,21% restants.

Cependant, Maurice KAMTO ne s’avoue pas vaincu, et se considère toujours comme étant le vainqueur du scrutin du 7 octobre 2018. Les différentes tentatives de manifestation du 22 octobre ont été étouffées dans l’œuf.  Maurice KAMTO, contestant, fortement la victoire de Paul BIYA, envisage de lancer une campagne de désobéissance civile ; ce qui pourrait alimenter des tensions et des troubles permanents, notamment en vue de la succession de Paul BIYA, compte tenu de son âge avancé. Le climat est donc lourd, les Bamilékés, dont est issu Maurice KAMTO, estimant qu’ils sont ostracisés depuis l’indépendance. En effet, l’ethnicisation de la vie politique, la guerre de sécession dans les provinces du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’abstention des électeurs, ainsi que la poussée des fondamentalistes religieux dans la partie septentrionale sont autant de facteurs destabilisants.

John FRU NDI, qui ne se présentait pas à cette élection, avait déjà dénoncé le cocktail des scrutins frauduleux, des haines ethniques attisées et de la criminalisation de l'économie : «un jour, le pays va exploser» avait-il déclaré le 10 octobre 1997 au journal Libération. En effet, Paul BIYA a su utiliser, pleinement, l’arme de l’ethnicité et surtout la corruption, la compétition entre anglophones et francophones, pour opposer les uns aux autres, et entretenir ainsi une haine artificielle. La haine, l’ostracisme, un discours sectaire, ainsi que «l’obsession du complot Bamiliké», les détenteurs du pouvoir économique, suivant Jean-Claude SHANDA TONME, sont au cœur de la gouvernance de Paul BIYA, du groupe ethnique Béti.

Les Français ordinaires connaissent bien le Cameroun de Samuel ETO'O, de Roger MILLA et des "Lions indomptables". C'est une grande nation du football ; ce qu'ils connaissent moins, c'est la tragédie de ce vaillant peuple qui se bat de longue date pour sa liberté et sa dignité. Déjà, le 8 août 1914, les Allemands avaient pendu, pour rébellion, Rudolph Duala Manga BELL, fils du roi Manga BELL. La lutte armée de l’U.P.C. a été matée dans le sang par les Français. De 1960 à 1982, le président AHIDJO avait réprimé sans relâche les opposants. Et maintenant, Paul BIYA, un grand mammouth de la Françafrique, Premier ministre de 1975 à 1982, puis, officiellement, président depuis le 6 novembre 1982 (43 ans aux hautes responsabilités), a mis en place un régime ethniciste, autoritaire et sanguinaire.

Dès le 6 avril 1984, une tentative de putsch est déjouée et le même jour, révèle Célestin MONGA, les mutins sont exécutés, sans jugement. La Ligue des droits de l’homme du Cameroun fait état d’une «réalité banale de la torture et de l’impunité systématique» : Adolphe EWANE, journaliste à la radio de Yaoundé, tué d’une balle dans le dos ; L’abbé Joseph MBASSI, tué d’une balle dans la nuque ; Maître Toussaint Antoine NGONGO OTTOU, battu à mort chez lui ; et d'autres opposants morts en détention ; de 1984 à 1989, 26 opposants sont morts en prison à la suite de torture, 35 ont été condamnés à mort ou contraints au suicide, etc. Par ailleurs, l’épouse du président, Jeanne-Irène BIYA (1935-1992), ainsi que d’autres opposants sont morts, dans des conditions très suspectes. En effet, le 29 juillet 1992, Jeanne-Irène est déclarée, officiellement, décédée, à la suite d’une «courte maladie». Bien des observateurs avertis estiment qu’il s’agirait d’un assassinat. La réalité est que la Jeanne-Irène avait été abattue par balles. Le jour de sa mort, elle avait reçu deux religieuses françaises qui furent toutes retrouvées mortes, violées et jetées dans les broussailles, non loin de leur congrégation à Djoum. L’Abbé AMOUGOU qui avait célébré la messe des obsèques fut retrouvé mort. Une missionnaire de l’église catholique qui avait lavé le corps de la dépouille de Jeanne-Irène Biya fut aussi abattue. Le père Engelbert MVENG, confident de Jeanne-Irène, fut retrouvé nu, assassiné et le corps positionné en signe de croix, sur son lit. Le médecin légiste qui avait constaté le genre de mort fut éliminé. Le cercueil de la Première dame qui devait pourtant être ouvert pour la messe de requiem, fut scellé. Le capitaine Roger MOTAZE, aide de camp du chef de l’État, à qui Jeanne-Irène BIYA avait confié d’organiser sa fuite du Cameroun, fut tué dans un accident de voiture, après avoir déjeuné avec le Président BIYA.

Le silence qui entoure les crimes commis par Paul BIYA est à la mesure des services qu’il rend à la «Françafrique» (Voir mon post, De Gaulle et l’Afrique). Ces grands groupes industriels n’hésitent pas de faire liquider les opposants par l’intermédiaire des régimes africains aux ordres, dès l’instant que leurs intérêts seraient menacés. Ces exécutions ont commencé sous Ahmadou AHIDJO, Félix MOUMIE (1926-1960) ayant été assassiné, avec du poison, par un agent français à Genève. Des opposants, ainsi que des populations civiles, ont été gazés au napalm. Le pouvoir de Paul BIYA, comme tous ces régimes africains totalitaires et sans conscience sociale, ont favorisé un libéralisme sauvage, compromettant ainsi gravement les intérêts de leur pays. C’est pour cela que Georges COURADE, dans un ouvrage, parle de «désarroi des Camerounais», à l’épreuve de l’économie-monde : «L'ouverture à marche forcée de l'économie camerounaise aux préceptes de l'actuelle économie-monde (démocratie libérale, économie de marché, retrait de l'Etat) a créé un véritable choc. Le pays n'y était pas préparé. Les risques sociaux ou économiques habituels se sont aggravés touchant l'ensemble du corps social. Chacun a pu mesurer sa vulnérabilité et ses faibles capacités à faire face tant les règles du jeu économique, politique et social et les comportements individuels avaient été modifiés. En arriver là après avoir goûté à un début d'abondance, l'espace de quelques années, explique le désarroi actuel qui habite citadins et ruraux et inhibe leur mobilisation collective ou communautaire» écrit COURADE. Ce qui favorise "Les mains basses" du colonisateur sur cette partie de l'Afrique, en référence au titre d'un grand classique de Mongo BETI.

Pourtant, l’Afrique n’est pas pauvre, c’est un continent riche en matières premières. Le Cameroun occupe une position centrale dans le Golfe de Guinée, paradis des compagnies pétrolières et minières. Le Cameroun est doté d’un accès à la mer, des terres extrêmement fertiles dans des climats diversifiés et de grandes ressources naturelles et humaines. En dépit de ces atouts, les performances économiques et sociales de ce pays sont médiocres. «L’incapacité du Cameroun à relever le défi économique n’est pas due au hasard ou à une conjoncture économique défavorable, elle est liée aux conditions désastreuses de son accession à l’indépendance» écrit Claire PIGEAUD. Ahmadou AHIDJO avait une gestion autoritaire et patrimoniale. Paul BIYA a introduit d’autres handicaps : «une grave tendance à l’incurie, à l’inertie et à la criminalisation» précise Claire PIGEAUD. Ce régime autoritaire a conduit à la mise à l’écart de la pensée, une sorte de castration des intellectuels, une société délitée, une démobilisation, une résistance et une fuite des cerveaux, des complicités, avec des gabegies, et donc un système économique, peu performant, voire improductif. Par conséquent, ce sont ces régimes dictatoriaux qui ont réduit notre souveraineté et notre liberté à néant. L'Afrique, berceau de l'humanité, mérite mieux que cela ! Nous devrions tous lutter, fermement, pour la démocratie, la liberté et la souveraineté, et surtout l'unité de l'Afrique. Le professeur Samir AMIN (Voir mon post), récemment disparu, a préconisé pour les Africains de rechercher de nouvelles voies de développement par la «déconnexion». Samir AMIN, qui ne recommande ni le capitalisme, ni le communisme, demande aux Etats africains de recherches des solutions originales, conformes aux intérêts de leur pays, respectueuses de leur souveraineté.

Je suis particulièrement surpris que certaines personnes soutiennent, publiquement et énergiquement, ces régimes abominables qui dilapident nos ressources, et font souffrir nos populations. Certains n’hésitent pas de faire l’éloge de Paul BIYA, sans aucune distance critique : «Jaillissant, à la surprise générale, de la succession d'Ahmadou Ahidjo, le président Paul Biya a bravé un parcours de turbulences que peu d'acteurs politiques contemporains peuvent s'autoriser : retournement spectaculaire de la parole de son prédécesseur, deux tentatives de coup d'Etat, une crise économique féroce, la désobéissance civile, la violence de la rue, une opposition insurrectionnelle appelant à la guerre civile armée, les trahisons des fidèles, les annonces de décès, le tir groupé de la presse depuis une quinzaine d'années, les manœuvres des partisans et des adversaires qui parfois deviennent des ennemis. Depuis 1982, Paul Biya a traversé ces épreuves à la surprise générale, confondant les sceptiques et renaissant, comme l'animal de la légende, chaque jour du néant où certains l'avaient trop vite barricadé» écrit un de façon dithyrambique Michel Roger EMVANA. Pour Zacharie NGNIMAN, Paul BIYA serait l’incarnation d’un régime présidentiel «apaisé» en raison de ses traits de caractères et de ses ressources morales ; jeune, Paul BIYA a été un modèle qui n’a utilisé ni injure, ni diffamation.

En fait, Paul BIYA est arrivé au pouvoir par la force en chassant, avec la complicité des Français, Ahmadou AHIDJO, mort en exil au Sénégal. En effet, en raison de manipulations des services secrets français, Ahmadou AHIDJIO, qui se croyait gravement malade, avait remis volontairement le pouvoir, le 4 novembre 1984, à Paul BIYA. Il en a profité pour se maintenir au pouvoir par les larmes et le sang. Le professeur Achille MBEMBE, un universitaire rigoureux et intègre, a démontré, depuis l’ère AHIDJIO, puis sous BIYA, comment des opposants ont été liquidés, froidement. Cependant, Paul BIYA n’a pas seulement employé que la violence ; il n’est pas dénué de toute habilité. Au sommet de l’art de la manipulation, de la désinformation et de l’intimidation, adepte de la magie noire et des sciences occultes, suivant Daniel EBALE ANGOUNOU, le président Paul BIYA est devenu «un cauchemar» pour les Camerounais. Il sait récompenser, généreusement, ses partisans, mais aussi punir, sévèrement, toute personne censée le trahir. Par essence, ce qui empêche toute sécurité ou droits acquis dans une dictature, c’est ce caractère obsessionnel et capricieux de l’exercice du pouvoir. Par conséquent, personne, y compris dans les rangs de son groupe ethnique ou de sa famille comme sa précédente femme, n’est à l’abri, de façon certaine et définitive, d’une décision arbitraire. «Le mal du Cameroun est-il le président Paul BIYA ?», s’interroge Marc MONGBET-LAMARE. «Au Cameroun, pays que l'on dit démocratique parce qu'il renferme plusieurs partis politiques, le pouvoir est exercé de façon absolue par une seule classe politique depuis environ trente ans et qui ne montre aucun signe d'alternance. Alors que ce pouvoir prêche la démocratie mais sert la dictature, la voix du peuple est muselée qui aspire à une démocratie vraie et réelle» écrit Dieunedort ESSOME.

Les élections au Cameroun, comme au Congo, au Tchad, en Guinée équatoriale, au Gabon et au Togo, comportent des enjeux majeurs pour une Afrique souveraine, libre, démocratique et unie. Il appartient, certes, à chaque peuple de désigner, souverainement, ses dirigeants. Cependant, en cas d’abus manifeste de pouvoir, notamment en ce qui concerne ces régimes africains dictatoriaux et préhistoriques, chaque Africain est investi d’un devoir d’ingérence. Il est tout à fait vain de dénoncer et vilipender à longueur de journée le colonisateur français qui nous opprime de façon continuelle. La France a sa grande responsabilité dans ce passé et ce présent remettant en cause nos souverainetés. 17 chefs d’Etats africains ont perdu la vie dès qu’on a estimé qu’ils avaient quitté «le bon chemin». Mais si cela est possible et continue encore, c’est que les Africains aussi devraient, 60 ans après les indépendances, faire leur profond examen de conscience. Qu’avons-nous donc fait de nos indépendances, pour rester éternellement misérables, alors que nos pays sont riches en matières premières ? Sommes-nous maudits, idiots ou inconscients à ce point ? «Et j’ai pendant longtemps idéalisé mon pays. Il a fallu que je revienne au Cameroun, que j’y vive, pour découvrir l’autre vision de l’Afrique. (…). C’était un peu la Case de l’oncle Tom : le bon Noir opprimé par le méchant Blanc, puisque pour nous, même les chefs d’Etat postcoloniaux étaient des marionnettes des Blancs. Donc la situation coloniale et esclavagiste continuait. Et c’est lorsque je suis retourné en Afrique, que je me suis aperçu que nous sommes pour moitié responsables de nos malheurs» écrit Mongo BETI, un écrivain camerounais (voir mon post).

Mongo BETI avait déjà donné la recette. La France qui profite de la situation, n’a aucun intérêt à mettre fin à la Françafrique. Les Etats n’ont que des intérêts, les sentiments et la morale occupent une faible place dans les relations internationales. Par conséquent, il appartient aux Africains, eux-mêmes, de prendre en charge leur destin : «L’Afrique n’est pas encore perdue. J’affirme que l’Afrique peut se développer, qu’elle va se développer, si du moins elle a le courage de combattre contre cette humiliation. Il faudra, certes, très longtemps, sans doute plusieurs décennies, pour extirper le cancer de la corruption» écrit Mongo BETI.

Je rappelle à mes amis Camerounais que je ne suis ni, pour ni contre telle ethnie. Je suis simplement un militant de la cause africaine et des droits de l'homme. L'homme noir doit se battre pour son identité, mais aussi, et surtout, pour sa dignité. Ceux qui s'évertuent à soutenir, ou à faire l'apologie de ces dictateurs, sont des complices de ces forfaitures ; ils font honte aussi à notre continent.

On dénonce le colonialisme et le néocolonialisme à juste titre, mais que faisons-nous pour retrouver notre dignité ?

Si nous sommes dominés par les autres, c'est que nous avons des tares et des faiblesses à travers ces complices qui soutiennent, aveuglement, ces dictateurs. Le Cameroun est un exemple emblématique de ce qui se passe, notamment au Gabon, en Guinée équatoriale au Tchad au Congo et au Togo. Tous les Africains devraient se battre pour notre souveraineté et l'unité de l'Afrique. Si dans le monde, l'homme noir est le plus méprisé de tous, ce n'est pas fondamentalement une question de couleur, mais c'est à cause de ces logiques de prédation et de violence qui nous ont dépouillés de nos richesses. Le continent noir spolié est loin d'être pauvre.

Vive la liberté, la démocratie, la souveraineté, et pour l'unité de l'Afrique !

Indications bibliographiques

COURADE (Georges), Le désarroi des Camerounais, Paris, Karthala, 2000, 283 pages ;

DELTOMBE (Thomas), DOMERGUE (Manuel) TATISTA (Jacob), La guerre du Cameroun, l’invention de la Françafrique (1948-1971), préface d’Achille MBembé, Paris, La Découverte, 2016, 200 pages ; 

EBALE ANGOUNOU (Daniel), Paul Biya, le cauchemar de ma vie, ou, confession d’un faussaire, Paris, Le Messager, 1992, 118 pages ;

EBALE ANGOUNOU (Daniel, Saint-Yves), Le vrai visage de Paul Biya, la mort de Jeanne-Irène, le pacte avec Ahidjo, 2001, non publié, mais de larges extraits dans le Messager ;

EMVANA (Michel Roger), Paul Biya : les secrets du pouvoir, préface Gervais Mendo Ze, Paris, Karthala, 2005, 290 pages ;

ESSOME (Dieunedort), Paul Biya : le pouvoir en clan, Abidjan, Harmattan, RCI, 2014, 256 pages ;

FOUMAN-AKAME (Jean) ETOGA EILY (F), Paul Biya ou l’incarnation de la rigueur, essai biographique sur le deuxième président de la République unie du Cameroun, Sopecam, 1983, 293 pages ;

GNWANE (George), «Opposition Politics and Electoral Democracy in Cameroon : 1992-2007», Afrique et développement, 2014, vol 39, n°2, pages 103-116 ;

HEUTCHING (Paul), Ci-gît le Cameroun, Paul Biya, son roi dictateur à vie, son fossoyeur : 50 ans de crimes permanents contre le peuple camerounais, Créteil, Auteurs du Monde, 2014, 395 pages ;

LEVINE (Victor, T.), Le Cameroun : du mandat à l’indépendance, Paris, éditions Internationales, 1970, 2 vol, 239 et 184 pages ;

Ligue camerounaise des droits de l’homme, Le bourreau tortionnaire, assassin, sanguinaire, Paul Biya, face à ses victimes, Bruxelles, 9 et 10 décembre 2003, Paris, 14 et février 2004, 35 pages ;

M’BEMBE (Joseph-Achille), Naissance du maquis dans le Sud Cameroun, 1920-1960, histoire des usages de la raison en colonie, Paris, Karthala, 1996, 438 pages ;

MATTEI (François), Les codes de Paul Biya, Paris, Balland, 2009, 365 pages ;

MBEMBE (Joseph-Achille), U’m Nyobe Ruben : le problème national Kamerunais, Paris, L’Harmattan, 1984, 444 pages ; 

MBEMBE (Joseph-Achille), U’m Nyobe Ruben, écrits sous maquis, Paris, L’Harmattan, 1989, 296 pages ;

MESSI (Léonard), Les sept péchés capitaux du régime Biya, Paris, L’Harmattan, 215, 259 pages ;

MONGA (Célestin), Cameroun : Quel avenir ?, Paris, Silex, 1985, 315 pages ;

MONGBET-LAMARE (Marc), Le mal du Cameroun est-il le président Paul Biya ?, éditions Mol, 1995, 118 pages ;

MONGO (Béti), Mains basses sur l’Afrique : autopsie d’une décolonisation, Paris, La Découverte, 2003, 269 pages ;

MOUICHE (Ibrahim), «Ethnicité et pouvoir au Nord-Cameroun», Law and Politics in Africa, Asia and Latin America, 1997, vol 30, n°2, pages 182-216 ;

NGNIMAN (Zacharie), Paul Biya, une magistrature présidentielle apaisée ?, Paris, Edi’Action,  1998, 2019, 219 pages ;

NGUONG MOUSSAVOU (Ernest), Françafrique : ces monstres qui nous gouvernent (Omar Bongo, Paul Biya, Teodore Obiang Nguema, Blaise Compaoré, Paul Kagamé, Mouammar Khadafi, Idriss Déby, Denis Sassou N’Guesso, Mamadou Tandja), Paris, L’Harmattan, collection Points de vue, 2012, 122 pages ;

NYAMNJOH (Francis, B.), «Commentary : Cameroon : A Country United by Ethnic Ambition adn Difference», African Affairs, 1999, vol 98, n°390, pages 101-118 ;

OKALA (Jean-Tobie), La décennie Biya au Cameroun : de la grâce à la disgrâce, Paris, L’Harmattan, collection Points de vue, 1996, 206 pages ;

Peuples Noirs, Peuples Africains, Le Cameroun de Paul Biya  Autopsie d’un chaos annoncé, 1987, 528 pages ;

PIGEAUD (Fanny), Au Cameroun de Paul Biya, Paris, Karthala, 2011, 276 pages ;

SHANDA TONME (Jean-Claude), L’obsession du complot Bamiléké, ma rencontre avec Jean Foshivé, mémoire des années de braise au Cameroun, fragments autobiographique politique, Paris, L’Harmattan, 2018, 266 pages ; 

SOCPA (Antoine), «L’hégémonie ethnique cyclique au Nord-Cameroun», Afrique et développement, 1999, vol 24, n°1-2, pages 57-81 ;

WANG (Sonné), «Cameroun : Pourquoi les noms des grandes figures historiques des années 50 sont-ils tabous dans la bouche du président Paul Biya ?», Afrique et développement, 1997, vol 22, n°2, pages 131-149 ;

WOUNGLY-MASSAGA, Où va le Kamerun ?, Paris, L’Harmattan, collection Points de vue, 1984, 291 pages ;

ZOGNONG (Dieudonné), «La question Bamiléké pendant l’ouverture démocratique au Cameroun», Gestion des transformations sociales, MOST, n°61 17, pages.

Paris, le 8 octobre 2018, actualisé le 23 octobre 2018, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/

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