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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 16:57

Ce dimanche 28 octobre 2018, pour le 2ème tour des présidentielles, au Brésil, Jair BOLSONARO recueille 55,7% des voix, son challenger Fernando HADDAD, 44,30%.  Jair BOLSONARO, le candidat d’extrême-droite, avait frôlé la victoire au 1er tour, avec 46%. C’est donc une nouvelle peu réjouissante, sauf pour Marine LE PEN et ses partisans. Qu'on ne dise pas, comme pendant la deuxième guerre mondiale, «je ne savais pas». Ils n’avaient pas vu leurs voisins que l’on déportait (Juifs, Communistes, Résistants) sous leur fenêtre, par la police française, et pourtant, par enchantement, presque tous sont devenus, subitement, des Résistants à la fin des hostilités. Contre quoi ont-ils résisté ?

J’entends aussi, souvent dire, de façon péremptoire, que la France c’est le pays des droits de l’homme, «Cela n’arrivera jamais ici». Il ne faudrait pas évacuer, rapidement, cette question fondamentale : «Comment est-ce possible ?».

En raison d'une large lepénisation des esprits, à gauche comme à droite, en agitant en permanence des peurs irrationnelles, contre notamment l’étranger et les Français issus de l’immigration, les pauvres, les fonctionnaires et les retraités, toutes les conditions sont réunies pour une victoire des fascistes en France. Les négationnistes, Eric ZEMMOUR et Alain FINKIELKRAUT, font la promotion de ces idées nauséabondes, et tentent même de réhabiliter le maréchal PETAIN, celui-là même qui est la cause de la honte et du déshonneur de 1940. La communauté juive ne s’en inquiète pas, non plus, pourvu que Marine LE PEN, dans sa recherche de respectabilité, ne les attaques plus, du moins provisoirement. Pourtant, Françoise GIROUD avait bien résumé comment meurent les démocraties «Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout du nez, on dit : «C’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis, un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser» écrit-elle. Le président MACRON se propose d’honorer le maréchal Philippe PETAIN, parce qu’il a été héros de la Première guerre mondiale, mais il a été aussi le complice de déportations des militants de gauche, des homosexuels, des tziganes, des Juifs, des francs-maçons, etc, et de bien d’autres minorités ethniques. En conséquence, «Le passé n’éclairant plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres» disait Alexis de TOCQUEVILLE qui, dans une approche descriptive et clinique de la démocratie américaine, considère que la question centrale de son étude porte sur l’égalité. En effet, le régime totalitaire n’est plus impossible dans les pays occidentaux, puisque l’Amérique, cheffe de file de ces pays, l’Italie et la Hongrie ont déjà basculé. Le projet chaotique du BREXIT en Grande-Bretagne, s’inscrit dans cette logique de la peur. L’Allemagne d’Angela MERKEL, qui a courageusement accueilli 1 million de réfugiés, vacille sous les coups de boutoir des néonazis. En France, c’est donc possible que le Rassemblement national ayant déjà conquis les esprits, prenne aussi le pouvoir politique en France. En effet, ce qui caractérise, fondamentalement, notre époque c’est la crise profonde des valeurs : «Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres» écrit GRAMSCI qui a théorisé la crise que nous vivons. «La crise consiste justement dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés» écrit Antonio GRAMSCI (voir mon article). En effet, le «Vieux monde», largement discrédité en raison notamment de ses impostures, ses instrumentalisations, ses logiques de la peur, de prédation et de violence contre les faibles, est devenu, non pas celui de l’action, mais de la contemplation et des commentaires et du renoncement. L’ultra-libéralisme écrase tout, y compris les certitudes et l’attachement aux valeurs républicaines. En effet, Hannah ARENDT (voir mon article), une grande théoricienne du totalitarisme, qu’elle ne restreint pas à la condition des Juifs, comme le fait abusivement le C.R.I.F., ne se contente pas de diagnostiquer le Mal. Le plus grand ennemi de la démocratie, c’est l’attentisme et le désengagement citoyen. Hannah ARENDT s'interroge donc sur les moyens de se préserver contre la tentation totalitaire, d’où qu’elle vienne. «Rien n’est plus dangereux que d’arrêter de penser. Le danger consiste en ce que nous devenions de véritables habitants du désert et que nous nous sentions bien chez lui» dit-elle. Hannah ARENDT recommande d’abandonner cette vie contemplative, et de militer pour la réhabilitation de l’action politique. Hannah ARENDT estime que «les hommes ne sont pas nés pour mourir, mais pour innover». Elle invite, constamment à l’action : «redonner à la politique sa raison d’être qui est la liberté et dont le domaine d’expérience est l’action».

Fernando HADDAD, un fils d’immigré Libanais, un homme de la gauche modérée, a donc perdu cette élection, sa campagne a été terne en raison d’une revendication tiède des valeurs de gauche. Devancé au 1er tour, il avait durci son discours face aux critiques estimant qu’il s’est éloigné des pauvres, dont la grande masse c’est les Noirs et les Métis. Distancé dans les sondages, il a fini par préconiser, notamment la fin du gel des dépenses publiques, l’interruption des privatisations, la lutte contre l’évasion fiscale et les détournements de deniers publics, sans une criminalisation des Politiques, et une «perspective inclusive, non raciste, non sexiste et sans discrimination de la communauté LGBT». Mais ce virage a été tardif, et peu convainquant a vu des résultats du scrutin.

Jair BOLSONARO, fils d’immigrés Italiens, le nouveau président brésilien, est un ancien militaire et candidat du Parti Social-Chrétien, d’une Droite dure assumée, il est classé à l’extrême-droite. Partisan de l’ordre, dans un pays miné par la criminalité et les gangs, défendant fermement ses idées, il préconise, notamment de «changer le Brésil», mais «à travers la défense des lois et l’obéissance à la Constitution». Faisant l'apologie de la dictature et de la torture, il envisage de donner des pouvoirs de légitime défensive à la police, en tirant dès qu’elle s’estime menacée. Sa campagne fondée sur la peur, a été fondamentalement populiste. En effet, il a misé sur la colère de la population face à la délinquance endémique, il se veut candidat «anti-système», contre la corruption, avec un ancien président en prison. En effet, Lula, l’ancien président, est condamné à 12 ans pour ce motif. Jair BOLSONARO, le nouveau président brésilien, est surtout connu pour sa vulgarité, son racisme primaire, son homophobie, son populisme, sa misogynie. Dans son histoire récente, le Brésil, un pays lusophone d'Amérique latine a mené un processus original d'indépendance, qui a abouti à une monarchie, à la construction de l'Etat national, et le passage d'une économie agro-exportatrice à une économie industrielle. Ce pays, en fait, n’est sorti de la dictature qu’en 1989. Dans ce développement du Brésil, populisme comme mode de gouvernement, a été utilisé contre les pauvres et les anciens esclaves. Les séquelles de l’esclavage y sont prégnantes. Adhemar PEREIRA de BARROS (1901-1969), l’idéologue du populisme au Brésil, avait résumé, en 1949, ainsi son slogan de promotion pour la prédation : «Voleur, mais efficace». Ainsi, BOLSONARO, n’hésite pas de qualifier le «Mouvement des Travailleurs Sans Terre» de «vagabonds», les droits de l’homme c’est du «pop corn». Il réclame le port d’armes pour «les gens bien» et va instaurer, s’il est élu, l’incarcération des mineurs. Il a déclaré que les Noirs ne sont même pas bons à procréer et les étrangers sont de la vermine.

Pour la diaspora et l’Afrique, le Brésil n’est pas comme un autre, c’est la plus importante population de Noirs et de Métis vivant hors de l’Afrique, soit plus de 81 millions, pour 207 millions d’habitants, et 8 500 millions km2. En raison de 400 années d’esclavage et de millions d’esclaves venus d’Afrique et des Antilles, la reconnaissance d'une identité noire africaine chez les Afro-Brésiliens est due, à l'origine, à une intelligentsia qui cherchait ses références. Les cultures africaines ont survécu dans cette démocratie ethnique. Par conséquent, et donc contrairement à une idée reçue, ce n’est ni la France, en dépit de certains délires, ni les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne qui seraient confrontés à ce qu’ils appellent «le Grand remplacement». Le Brésil, avec ses importantes agglomérations de Rio de Janeiro, Bahia et Recife, était composé, au début du XIXème siècle, de 4 millions d’habitants, dont un tiers sont des esclaves. Les «Reinos» Portugais ou Européens dominaient la vie politique, au détriment des esclaves, des Créoles et des Noirs venant d’Afrique.

L’histoire du célèbre footballeur, Pélé, avait contribué à faire la promotion de ce «pays métis», une démocratie raciale, un mélange quasi réussi et harmonieux de populations aux origines variées. Par ailleurs, en raison de ses performances économiques, de l’immensité de son territoire, de ses ressources importante, ainsi que la baisse de sa population, le Brésil ne cesse d’attirer de nouveaux immigrants. Traditionnellement, l'identité nationale au Brésil fut construite autour de l'idée de démocratie raciale, allant de pair avec le développement d'une «spécificité positive» du peuple brésilien issu du métissage entre Blancs, Noirs et Indiens. Cette nation arc-en-ciel s’est construite, en partie au détriment des racisés : «Dieu a fait le café et le lait, il n’a pas fait le café au lait» entonnent les racistes. Sous l'impulsion du président Lula, le traitement ethnique de la démocratie a été revu et valorisé. La préservation des minorités invisibles dans l'histoire et la culture brésilienne ont trouvé, péniblement, leur place. Le Brésil étant en passe de devenir un pays multiculturaliste, avec une idée culturelle fondée sur le métissage, certains estiment que l’emprisonnement de Lula serait un complot des conservateurs. Lula serait donc un prisonnier politique, confiné à l'isolement le plus complet, comme Antonio GRAMSCI (Voir mon article sur GRAMSCI) sous MUSSOLINI, avec son régime fasciste. Cependant, c’est une lecture rapide de notre histoire immédiate. La Gauche, quand elle accède au pouvoir, doit rester morale et s’en tenir à ses propres valeurs, sinon, elle fait le lit du fascisme. Ainsi, en Amérique après deux mandats au bilan mitigé d’un président Noir, Barack OBAMA, succède un populiste, Donald TRUMP. Au Brésil, le mandat de Lula, un président de gauche, a été marqué par des allégations de corruption, et Lula est en prison, quel qu’en soient les motifs et les mobiles politiques, c’est une mauvaise carte de visite pour les forces de gauche. En France, la Gauche a été presque décapitée après un mandat calamiteux d’un socialiste, François HOLLANDE, président de 2012 à 2017, avec, notamment, son honteux projet de déchéance de la nationalité et sa trahison des engagements du Bourget. Depuis 2017, Emmanuel MACRON, qui se voulait être un combattant résolu contre le «vieux monde», est, en fait, le plus grand serviteur d’un libéralisme féroce qui écrase les faibles. Ces mécontentements accumulés peuvent ainsi favoriser la conquête du pouvoir en faveur de Marine LE PEN, qui pourra dire, «on a tout essayé, sauf le populisme».

Au Brésil, Jair BOLSONARO, rêve de devenir le Donald TRUMP de son pays. En effet, le populisme, avec son racisme exacerbé et banalisé, ne cesse de progresser dans le monde, avec une grande indifférence des partisans de la République. Cependant, il faut rappeler qu’il y a des paroles qui tuent. Ainsi, Robert BOWERS, un Blanc, militant d’extrême, qui avait soutenu Donald TRUMP pendant les présidentielles américaines, a tué, lâchement, 11 Juifs et blessé 6 autres, dans une synagogue, à Pittsburg, en criant : «Il faut tuer tous les Juifs». Donald TRUMP, président de la plus grande démocratie du monde, vomit son discours de haine à longueur de journée ; ce qui a conduit, probablement, à cet attentat antisémite. TRUMP avait dit que les immigrants du Honduras qui frappent à la porte de l’Amérique, sont des terroristes, et Robert BOWERS, un esprit faible, l’a cru, et a tué des Juifs pendant le Sabbat. Il faut rappeler aussi des bombes ont été envoyées à d’éminentes personnalités démocrates et à C.N.N. Tout en prêchant l’unité nationale, Donald TRUMP s’est attaqué immédiatement aux médias ; la haine destructrice, c’est plus fort que lui, c’est dans l’A.D.N du populisme. Donald TRUMP, dans sa démagogie, ainsi que Jair BOLSONARO, sont acquis aux lobbies de vente d’armes, et partisans de l’autodéfense, avec tous ses risques de dérapage.

En France, pays marqué par une banalisation du Rassemblement national, la situation est inquiétante. Je demeure convaincu que la légalisation du Front National, devenu Rassemblement National, est une erreur tragique. C’est un parti qui avance masqué. Pour l’instant, Marine LE PEN, dans sa stratégie électorale, ménage les Juifs. Mais si par malheur, elle était élue, la communauté juive en ferait aussi les frais. On ne peut pas être raciste à moitié ; on l’est ou ne l’est pas. Si on s’attaque aux racisés, dès que Marine LE PEN en aura l’occasion, elle persécutera, immanquablement, les Juifs. Par conséquent, nous devons être solidaires contre toutes les formes d’intolérance (racisme et antisémitisme), d'où qu'elles viennent, sans indignation sélective. Les grands partis étant discrédités en France, ce qui frappe c’est l’avancé des populistes, dans la plus grande indifférence : «A la fin nous ne souviendrons pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis» avait dit, fortement, Martin Luther KING. Je suis persuadé, c’est par un front large républicain, que la démocratie sera mieux défendue dans notre chère France, tant attachée, dans ses principes fondamentaux, à l’égalité et à la fraternité. Aucune communauté, ne s’en sortira toute seule.

Je sais aussi que bien des racisés, les principales victimes de cette xénophobie, de cette islamophobie et des ces massacres de jeunes par les forces de l’ordre (Cas Adama TRAORE), se sont désintéressés de la politique, en raison de cette démocratie ethnique qui ne protège que les plus forts. Les Français issus de l’immigration disent souvent : «Je ne fais pas de la politique». Si la politique politicienne, c’est la duplicité et le mensonge, en revanche, la politique, au sens de l’art de gérer la cité, et notamment pour le bien-vivre ensemble, la justice, l’égalité et la fraternité, restera toujours une affaire hautement noble. Si on laisse aux politiques les mains libres, ils ne s’occuperont que leur petite soupe : «Votez pour moi, je ferai le reste» ont-ils coutume dire. Si on ne s’occupe pas de la politique, la politique s’occupera de vous, à travers ces discours négrophobes et islamophobes, d’instrumentalisation des peurs et du bouc-émissaire. C’est en ce sens que l’indifférence du citoyen menace gravement l’essentiel, c’est-à-dire nos libertés. «Je hais les indifférents. Je crois (…) que «vivre signifie être partisans». Il ne peut exister seulement des hommes, des étrangers à la cité. Celui qui vit vraiment ne peut qu’être citoyen, et prendre parti. L’indifférence c’est l’aboulie, le parasitisme, la lâcheté, ce n’est pas la vie. C’est pourquoi je hais les indifférents. L’indifférence est le poids mort de l’histoire» avait proclamé Antonio GRAMSCI. Notre objectif, à nous tous, devrait être de réhabiliter la Politique et le Politique, c’est-à-dire, l’art de gérer la Cité, dans le bien-vivre ensemble et le respect mutuel, c’est-à-dire dans les valeurs fondamentales de la République, d’égalité, de liberté et de fraternité.

Indications bibliographiques

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BETHELL (Leslie), Brazil : Essays on History and Politics, Institute of Latin American Studies, 2018, 250 pages, spéc pages 175-194 sur le populisme au Brésil ;

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CAMPANEMA (Silvia), ALMEIDA de (P.) FLECHET (Anaïs), De la démocratie raciale au multiculturalisme : Brésil, Amériques, Europe, Peter Lang, 2009, 273 pages ;

ENDERS (Armelle), Histoire du Brésil contemporain : XIXème, XXème siècles, Paris, éditions Complexe, 1997, 282 pages ;

ENDERS (Armelle), Nouvelle histoire du Brésil, éditions Chandeigne, 2008, 286 pages ;

GUMERY (Claude), «La difficile construction de l’identité métisse au Brésil» in MONTORO ARAQUE (Mercedes), Identité culturelle d’hier et d’aujourd’hui, Peter Lang, 2010, 144 pages, spéc  pages 99 et suivantes ;

MONTAGU-WILLIAMS (Patrice), Brésil : dans les pas du géant : Les âmes du peuple, Primento, 2014, 98 pages ;

ROLLAND (Denis), CHASSIN (Joëlle), Pour comprendre le Brésil de Lula, Paris, L’Harmattan, 2004, 336 pages ;

ROLLAND (Denis), MUZART FONSECA dos SANTOS (Idelette), QUEIROS  MATTOSO de (Katia), Le Noir et la culture africaine du Brésil, Paris, L’Harmattan, 2003, 270 pages ;

SAGLIO-YATZIMIRSKY (Marie-Caroline) GREBRIM (Anna), «Nouvelles migrations au Brésil : des représentations de l’accueil aux formes contemporaines de racisme», Bresil(s), 2016 et 2017, 2, Open édition ;

SALLES (Severo), Dictature et lutte pour la démocratie au Brésil, Paris, L’Harmattan, 2005, 261 pages.

Paris, le 28 octobre 2018, par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/

«Brésil : l’enjeu des présidentielles pour la diaspora et l’Afrique» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Brésil : l’enjeu des présidentielles pour la diaspora et l’Afrique» par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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