Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • Contact

Recherche

29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 16:16

Après le vote, le 19 avril 2018, de la loi sur le parrainage, l’opposition joue la terre brûlée et recherche la confrontation, au lieu de proposer des solutions afin d’améliorer les règles du jeu politique. Le gouvernement s’est dit, plus que jamais, disposé à la concertation, notamment pour une modification durable et équilibrée du Code électoral, dans l’intérêt du Sénégal.

Force est de constater que, pour l’instant, l’opposition est peu constructive. En effet, dans une armada de mesures et de postures, l’opposition a attaqué la loi sur le parrainage devant le conseil constitutionnel, envisage de le faire devant la Cour de justice de la CEDEAO, et boude, une partie, des travaux de l’assemblée nationale. Ces recours juridictionnels, c’est son droit le plus strict, mais les arguments invoqués, dans l’attente des décisions de justice à venir, sont surprenants.

D’une part, l’opposition invente une règle de «parallélisme des formes», à savoir qu’à la suite du référendum du 20 mars 2016, le Président de la République serait, dans l’obligation, de modifier, uniquement par voie référendaire, ce texte constitutionnel du 19 avril 2018. Or, notre pays reste attaché à la souveraineté nationale, et l’article 103 de la Constitution organisant cette procédure de révision constitutionnelle, offre le choix de la procédure au chef de l’Etat, sur proposition du Premier Ministre : «L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux députés. Le Premier Ministre peut proposer au Président de la République une révision de la Constitution. Le projet ou la proposition de révision de la Constitution doit être adoptée par l’Assemblée nationale. La révision est définitive après  avoir été approuvée par référendum. Toutefois, le projet ou la proposition n’est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre à la seule Assemblée nationale. Dans ce cas, le projet ou la proposition n’est approuvé que s’il réunit la majorité des trois cinquièmes (3/5) des membres composant  l’Assemblée nationale». Par conséquent, pour réviser la Constitution, deux procédures sont ouvertes à l’exécutif : l’appel direct au peuple bien sûr, ce qu’il avait été fait le 20 mars 2016, et, en dépit des délires de l’opposition, le peuple avait suivi massivement, le président Macky SALL, ou la révision par la voie parlementaire, c’est une des solutions ouvertes au chef de l’Etat, et il fallait les 3/5ème des parlementaires votants, soit 70 députés lors de la séance du 19 avril 2018. Le projet de loi constitutionnelle, d’abord discuté en commission, avec des amendements de l’opposition, a recueilli, lors de la séance plénière, 120 votes ; ce qui va au-delà des espérances du gouvernement. Vous remarquerez que le chef de l’Etat n’a pas touché aux dispositions fondamentales de la loi du 20 mars 2016 (limitation et durée du mandat présidentiel, notamment). Il s’agissait, dans la loi du 19 avril 2018, de corriger les graves dysfonctionnements des élections locales et législatives de 2017, que l’opposition avait elle-même dénoncées. Un peu de cohérence, Mesdames et Messieurs de l’opposition !

 

D’autre part, l’opposition affirme que le projet de loi sur le parrainage serait inconstitutionnel parce qu’il n’aurait fait l’objet, ni de concertation, ni de débat, et que ce texte serait pris en  violation du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Or, de nombreux amendements ont émergés lors des débats en commission, et en séance publique du 19 avril, pendant plus de 6 heures de débat, l’opposition a pu soulever toutes les exceptions d’irrecevabilité, fait des remarques sur le texte qui ont été pris en considération par le gouvernement. Après un long débat émaillé d’invectives et même de bagarres, l’opposition était dans une logique d’obstruction systématique en vue de mener cette guérilla parlementaire jusqu’à minuit, heure de fin des travaux du parlement. Durant ce long débat, l’opposition, ne voulant pas discuter du fond du texte, mais, à travers les représentants de chacun de ses groupes, soulevait, sans cesse, des motions préalables de rejet, tendant à faire décider qu’il n’y a pas lieu à délibérer. L’opposition a aussi tenté, vainement, de faire appel au pouvoir de la rue, pour enterrer ce projet de loi constitutionnelle. Il est impérieux de rappeler que dans un système représentatif, l’opposition ne dispose d’aucun pouvoir légal, à travers des débats de procédure, de piétiner les droits de la majorité parlementaire à faire aboutir son texte. Par conséquent, les exigences d’intelligibilité, de clarté et de sincérité du débat parlementaire ont été honorées, et le président Moustapha NIASSE a donc eu raison de mettre aux voix le texte, largement approuvé, suivant une procédure régulière.

 

Ce que voulait l’opposition, le 19 avril 2018, c’est par des manifestations insurrectionnelles dans la rue, d’empêcher la majorité gouvernementale de faire ce texte. Bref, l’opposition, ne proposant rien, sinon le retrait du projet de texte, avait tenté, vainement, d’imposer son point de vue, la minorité s’était proclamée majoritaire. Mais en raison de la grande maturité politique de notre pays, les Sénégalais n’ont pas été dupes, ils ont bien compris que 2011 ce n’est pas 2018. Jadis, Abdoulaye WADE voulait imposer un régime monarchique, se représenter indéfiniment et introduire un quart bloquant. Désormais, le 23 juin 2011, signifie qu’il y a une ligne rouge à ne pas franchir. En revanche, le projet de loi constitutionnelle du 19 avril 2018, est une grande avancée démocratique corrigeant le Code électoral de 1992. Il est apparu aux élections locales avec 2747 listes et aux élections législatives de juillet 2017, avec 47 listes, que l’organisation du scrutin, dans ces conditions, n’est plus viable. Et cela a été reproché au président Macky SALL qui a corrigé le tir pour les élections à venir. Par conséquent, cette loi constitutionnelle est un progrès visant à rationaliser les 299 partis du Sénégal. Pour être président de la République, il faut un minimum de filtre, exercé directement par le peuple.

En fait, cette opposition, essentiellement dakaroise, claustrée dans des maisons climatisées, redoute de descendre les pistes, parfois, poussiéreuses, de la campagne dans les 14 régions, pour solliciter des parrainages.

L’opposition est fondamentalement divisée, alors que Macky dispose d’une alliance solide qui a résisté à l’épreuve du temps. En effet, une partie de l’opposition ressemble à un défilé d’égos surdimensionnés. Fondamentalement divisé, les opposants n’avaient pas pu s’unir aux législatives de juillet 2017. En vue des présidentielles de 2019, leur slogan ressemble au titre d’une chanson de Jacques DURONC : «Et moi, et moi». Par ailleurs, une partie de l’opposition est un quarteron d’hommes pressés ayant tenté de «tuer le père», mais ont raté lamentablement leur parricide. Quand on engage une bataille aussi importante, et qu’on la perd, on se retrouve alors tout seul et tout nu, au point de redouter les parrainages du peuple. C’est le cas notamment de Khalifa qui avait toutes ses chances de devenir le candidat du Parti socialiste après le mandat de 2019 de Macky SALL. Or, Khalifa, non seulement a foiré son coup d’Etat contre Tanor, mais en plus sa gestion de la ville de Dakar n’est pas concluante, une capitale sale aux odeurs pestilentielles, et de surcroît, il l’a rendue célèbre avec 110 fausses factures qui n’ont servi ni à acheter du riz, ni des médicaments pour les pauvres ; 2,8 millions d’euros se sont volatilisés, une bonne carte de visite pour les présidentielles. C’est le même constat avec Malick GAKOU, président du conseil régional de Dakar, qui a voulu trop vite trucider son mentor Moustapha NIASSE.  M. Idrissa SECK, l’homme des chantiers de Thiès, propose une «gestion saine», mais prend, à Paris, un hôtel luxueux, à 450 € la nuitée. Il avait eu 7% aux présidentielles de 2012, mais veut être le chef de tous les autres.

En raison de ces 299 partis, les jeunes pousses ne manquent pas dans l’opposition, mais personne ne lâche le morceau, et celui qui émerge, son succès momentané est vite éclipsé une agitation puérile et ambitieuse des autres concurrents. Ainsi, il fut un temps où M. Ousmane SONKO semblait prendre le leadership au sein de l’opposition, mais le bruit assourdissant de ceux qui brassent l’air l’a, rapidement, plombé. Nous attendons le projet de maître Aïssata TALL SALL, une grande dame estimable.  

Par conséquent, loi sur le parrainage, instrument purement de régulation des candidatures fantaisistes, est loin d’être un obstacle pour le succès de l’opposition. Bien au contraire. Finalement, le véritable adversaire de l’opposition, ce n’est pas la majorité présidentielle, mais l’opposition elle-même, divisée, pleurnicharde et sans projet alternatif crédible.

L’opposition fait du bruit, elle s’oppose, c’est son rôle, mais s’opposer, sans projet alternatif crédible, faire du tintamarre sans redonner l’espérance, c’est brasser du vent. En raison de ces divisions stériles, l’opposition a déjà essuyé de sévères défaites lors du référendum du 20 mars 2016, aux législatives de juillet 2017, et à cette journée du 19 avril 2018. Dans les tensions sociales, l’opposition en manque de légitimité, s’abrite derrière les syndicats d’enseignants pour provoquer une année blanche. Peu importe, pour l’intérêt des enfants du secteur public, confrontés à des grèves récurrentes, à une baisse constante du niveau scolaire, et surtout sévère concurrence des écoles privées. Par ailleurs, les enseignants s’étonnent des retenus sur salaire, pour servir non fait, en raison de ces grèves. Pas de travail, pas de salaire !

Dans cette agitation permanente, le président Macky SALL, comme François MITTERRAND, est resté une force tranquille ; il travaille, résolument, pour un Sénégal émergent. La perfection n’est pas de ce monde, mais voila, sur des sujets éminemment stratégiques, nous aurions aimé aussi avoir un débat serein, projet contre projet ; après tout seul le peuple est souverain, mais il convient qu’il puisse trancher sur la base de propositions claires.

Le président Macky SALL a entrepris des projets structurants dans les domaines du Transports avec le TER, la renaissance d’Air Sénégal, la construction d’un nouvel aéroport, des projets d’un deuxième port, et des routes secondaires pour désenclaver une bonne partie du  territoire. Il a donc fait plus que continuer les projets entrepris maître WADE, il les a considérablement étendu et changé de nature.

Dans le domaine de l’Education, le président SALL, grâce à la conférence de Dakar, a rassemblé les fonds nécessaires pour mettre fin aux abris provisoires, créer un pôle scientifique, et envisager une formation professionnelle, pour les jeunes sans qualifications. La gestion optimale de nos ressources humaines est la principale richesse d’une nation ; «nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons des idées» avait dit Valérie GISCARD D’ESTAING. L’éducation étant un enjeu majeur, il sera utile de renouer les fils du dialogue, afin de mettre un terme durable à ces grèves récurrentes menaçant l’avenir de nos enfants. L’Etat, tout en arbitrant les dépenses fondamentales et en refusant la surenchère à la veille des présidentielles de 2019, devrait s’engager, fermement, à payer, de façon échelonnée, les arriérés de carrière ou de promotion des enseignants.

Toutes les propositions sont les bienvenues, pour dégager, en matière budgétaire, des marges de manœuvre afin de solutionner les problèmes prioritaires. Il n’est pas raisonnable d’encourager les détournements de deniers quel qu’en soient les auteurs. Si Karim WADE remboursait les 6 milliards d’euros détournés, cela pourrait être utile. L’opposition, comme la majorité, dans cette lutte pour l’optimisation de nos ressources, devraient s’entendre sur des règles minimales. Je crois modestement, que trop de dépenses échappent encore, largement, au contrôle parlementaire : les subventions versées aux confréries maraboutiques qui maltraitent leurs talibés, les billets de voyage à la Mecque, le nombre des Ministres conseillers, cet héritage d’Abdoulaye WADE, devrait être limité, publié et subordonné à un travail effectifs, les dons manuels à la population et à nombreux parasites, et évaluer les différents projets entrepris.

Le président Macky SALL s’est engagé dans un projet audacieux : la couverture médicale universelle ; c’est une révolution en Afrique. Toutefois, certains hôpitaux en grève, prétendent qu’ils n’ont pas les moyens de fonctionner efficacement, les fonds tardant parfois à venie. Ce serait, également, utile de vérifier ce point, d’éventuels détournements de deniers publics.  

Le président Macky SALL souhaite, avec de nouveaux tracteurs, que le Sénégal parvienne à une autosuffisance alimentaire pour le riz. Des éléments d’un modèle de consommation apparaissent à travers la promotion de l’huile d’arachide ; il faudrait aller plus loin et consommer ce que nous produisons, et surtout protéger l’agriculture sénégalaise et continuer à la moderniser ; des quotas de terres arables et non cessibles devraient être réservés à nos paysans. Cette amélioration des conditions de vie des Sénégalais a son revers, le développement à une vitesse exponentielle de maladies comme le diabète ou le cancer. Une médecine préventive, alliée à une pratique du sport adaptée, ainsi qu’une politique de  l’environnement, seraient utiles.

Le gouvernement se préoccupe de la sécurité à Dakar et sur les routes à travers le permis à points à partir de juillet 2018. Cela pourrait être complété par une aide au remplacement de ce parc automobile vieillissant, des formations de sensibilisation à la sécurité routier, et un élargissement de certaines voies. Nous avons des problèmes graves de sécurité routière : c’est ce bétail sans enclos pouvant surgir à tout sur la chaussée et ces enfants en bas âge, sans surveillance de leurs parents.

La défense de la souveraineté nationale et la question de la valeur travail, avec ces nombreuses fêtes et événements familiaux ou religieux, sont des points majeurs. Les pays d’Asie ont, dans cette mondialisation, mobilisé leurs ressources humaines.

Il n’a échappé, à personne que pendant l’hivernage, certains quartiers sont inondés, les grandes n’ont ni les égouts adéquats, ni stations d’épuration. Par ailleurs, presque 70% de la population sénégalaise est concentrée dans la région du Cap Vert et M’Bour. Une accentuation de la décentralisation, avec les moyens conséquents (Internet haut débit, transports, logements, aide à la ruralité), est devenue vitale.

Sur l’ensemble de ces questions, et sur bien d’autres encore, je dis que la démocratie n’est pas une guerre civile. Il faut mettre tout sur la table, questions économiques, sociales, politiques, notamment fixer, durablement, les règles du jeu politique, en termes de droits et d’obligations (financement des partis représentatifs, liberté de manifestation à condition de respecter l’ordre public ; un débat vigoureux, mais respectueux de chacun).

Que le débat de fond, projet contre projet, commence, enfin !

Paris, le 27 avril 2018, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/


 

«Sénégal présidentielles de 2019 : une opposition bavarde, pleurnicharde, désunie et sans projet alternatif crédible», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Sénégal présidentielles de 2019 : une opposition bavarde, pleurnicharde, désunie et sans projet alternatif crédible», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Sénégal présidentielles de 2019 : une opposition bavarde, pleurnicharde, désunie et sans projet alternatif crédible», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Sénégal présidentielles de 2019 : une opposition bavarde, pleurnicharde, désunie et sans projet alternatif crédible», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Sénégal présidentielles de 2019 : une opposition bavarde, pleurnicharde, désunie et sans projet alternatif crédible», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Sénégal présidentielles de 2019 : une opposition bavarde, pleurnicharde, désunie et sans projet alternatif crédible», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Partager cet article

Repost0

commentaires

Liens