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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 18:48

«L'idéal de l'enfant gâté détruit la culture sans réduire les inégalités. Il faut réintroduire l'émulation partout, et la création de classes préparatoires dans les zones dites sensibles va dans ce sens. Arrêtons de nous cacher derrière notre petit doigt bien-pensant : le chômage dans les banlieues n'est pas seulement imputable au racisme, il tient aussi à l'attrait exercé par les trafics de l'économie parallèle», dit Alain FINKIELKRAUT.  Néo-maurrassien, Alain FINKIELKAUT pense que «Les Non-souchiens», seulement du fait de leur présence, pourrissent la vie aux «Souchiens». Bref, pour Alain FINKIELKRAUT et pour les esprits lepénisés, c’était mieux, avant. Combien de fois, lors de différentes campagnes électorales ou des réunions de quartier, j’ai entendu dire, par des gens à l’esprit étriqué, redoutant la mixité, et qui en veulent à la terre entière : «avant notre quartier était petit bourgeois. Maintenant, c’est du n’importe quoi». Par ailleurs, rouspéteurs et éternels insatisfaits, certains, pas tous, de nos Ancêtres les Gaulois sont atteints d’une sinistrose contagieuse, développée et servie à souhait, par des moyens de communication peu exigeants et manipulateurs. Si ça va mal, c’est nécessairement la faute aux immigrés.

Michel SERRES est exaspéré par les plaintifs, les pessimistes, les mélancoliques, les passéistes et les nostalgiques qui portent en larmoyant le deuil du monde d'hier. En effet, Michel SERRES, un humaniste et un savant rigoureux, représentant de l’honneur en République, avec une grande distanciation, estime que «beaucoup idéalisent leur jeunesse».  Dans ce petit, mais grand livre, par les interrogations qu’il agite, «C’était mieux avant !», Michel SERRES réplique, avec humour et justesse, à ceux-là qui redoutent le cosmopolitisme : «Cela tombe bien, avant, justement, j’y étais. Je peux dresser un bilan d’expert. Avant, nous fumes guidés par Mussolini et Franco, Hitler, Lénine et Staline, Mao, Pol Pot, Ceausescu (…) rien que de braves gens, spécialistes raffinés en camps d’extermination, tortures, exécutions sommaires, guerres, épurations» dit-il. Michel SERRES relate qu’en un siècle, de 1870 à 1945, la France a affronté trois guerres. «Pendant un siècle, ma fille et moi connûmes la guerre, la guerre, la guerre, la guerre» dit-il. La guerre alimente la peur, la haine et le soupçon. Chacun peut tuer ou être tué ; chacun soupçonne en l’autre l’assassin possible. La Police frappe arbitrairement au lieu de protéger. «Chacun vit sur le qui-vive» dit-il. Je rappelle que la guerre du 18 juillet 1870 au 28 janvier 1871, a fait 120 000 tués côté français et 130 000 côté allemand. La Première guerre mondiale a occasionné 20 millions de morts et 21 millions de blessés, dont 71 100 tués des troupes coloniales levées par Blaise DIAGNE. La Deuxième mondiale, de 1939 à 1945, est la plus meurtrière avec 42 186 200 tués, dont 21 100 000 Russes et 9 128 000 Allemands soit, pour les deux pays, 88% des pertes humaines. Le massacre des Juifs (5 millions de gazés), à travers la Shoah, constitue l’un des traumatismes majeurs de ce conflit. Les bilans matériels et psychologiques sont lourds. «Depuis lors, nous vécûmes soixante cinq ans de paix, ce qui n’est point arrivé en Europe occidentale, du moins, depuis l’Iliade ou la Pax Romana» souligne Michel SERRES. Avant, ces boucheries perpétuelles et autres crimes d’Etat, goulag ou Shoah, tuèrent cent millions de morts. En réalité, le nombre des morts, par maladies infectieuses (peste, choléra, syphilis, etc.) ou le manque d’hygiène, dépassait toujours d’assez loin celui des victimes de guerre. A titre illustratif, la grippe espagnole a tué un nombre incalculables de Français, dont Guillaume APPOLLINAIRE.

J’ajouterais à ce que mentionne Michel SERRES, l’Inquisition du 12ème au 15ème siècle, a fait 9 millions de morts, sans que les historiens soient d’accord sur le nombre de victimes. «La Révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l'athéisme que l'Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l'Europe» Pierre CHAUNU, dans son livre «Eglise, Culture et Société». En fait, on avance le nombre de 14 000 exécutions pendant la Terreur. Les guerres de religions, notamment dans l’Albigeois, dans le Midi de la France pendant 30 ans, de 1208 à 1218, ont été destructrices. On estime à 10 000 le nombre de Protestants massacrés pendant la nuit de la Saint-Barthélemy du 24 août 1572, à Paris. Les huit Croisades du Moyen-âge, de 1095 à 1270, ont fait 22 millions de morts, et entre 40 000 et 80 000 sorcières persécutées par l’Eglise, ont péri atrocement, souvent par le feu. La Traite négrière, qui aura duré 4 siècles et concernant 400 millions d’Africains (10,8 milliards de bénéfices pour les esclavagistes nantais et bordelais), a fait 20 millions de morts. Tout le monde oublie que les Américains de souche, sont les Indiens, ceux qui n’ont pas péri, ont été placés dans des réserves. Quand on parle maintenant de «pays de merde» ; il faut se méfier des mots. On estime que du 7 septembre 1793 au 18 juin 1815, les guerres napoléoniennes ont coûté la vie à plus de 1 million de personnes en France et 3 millions à l’étranger. Le bilan est lourd et les résultats insignifiants ; c’est une France occupée, affaiblie avec des frontières réduites : «A mesurer l’écart entre les ambitions proclamées, les moyens déployés, les sacrifices exigés et les résultats obtenus, la réponse est non. L’Empire de Napoléon Ier, puis le second Empire, se sont achevés sur des désastres. Le général Boulanger dans l’opposition et le maréchal Pétain au pouvoir, apparentés au bonapartisme, n’évoquent pas des souvenirs glorieux» estime Lionel JOSPIN.

«C’était mieux, avant !», mais l’insécurité était grande dans ce Paris au début du XXème siècle, une véritable capitale du crime : «Paris est une ville sanglante. (…) Quand j’étais à l’hôpital Lariboisière, pas de semaine  qu’on ne ramassât au pied même du mur de l’hôpital, à ce coin sombre du boulevard Barbès (…) un homme poignardé, une fille en morceaux» écrit Louis ARAGON, écrivain et médecin, dans «Le Mentir-vrai».

Quand on dit «C’était mieux, avant», ça dépend pour qui. L’Afrique a connu l’esclavage, le colonialisme et le néocolonialisme, avec des régimes préhistoriques ou monarchiques. En effet, depuis 1945, des guerres coloniales et des guerres locales ont endeuillé l’Humanité. Ainsi la guerre d’Indochine du 20 novembre 1953 au 7 mai 1954, qui s’est soldée par une défaite à Diên Biên Phu, a causé 500 000 morts. En Algérie, le 8 mai 1945, à Sétif, alors que les Algériens avaient défendu «La Mère patrie» pendant la Seconde guerre mondiale, c’est le massacre de 80 000 personnes ; il s’en suivra une guerre d’indépendance (250 000 Algériens et 30 000 Français morts) qui se terminera par les accords d’Evian de 1962, avec 800 000 Pieds-noirs rapatriés et de 41 000 Harkis. D’autres violences, sans images et sans témoins, ont eu lieu à la Libération (100 000 morts de l’insurrection entre 1947 et 1948 à Madagascar ; massacre de 304 tirailleurs sénégalais au Camp de Thiaroye le 1er décembre 1944). «Ces évènements sont tout simplement épouvantables, insupportables. Je voulais réparer une injustice et saluer la mémoire d'hommes qui portaient l'uniforme français et sur lesquels les Français avaient retourné leurs fusils, car c'est ce qui s'est produit», a déclaré le président François HOLLANDE, à Dakar. Le système mis en place par le Général de GAULLE et Jacques FOCCART, dit de la Francafrique, a fomenté 89 coups d’Etats en Afrique au cours desquels 22 chefs d’Etat africains ont été assassinés. Les massacres de Patrice LUMUMBA et de Thomas SANKARA sont restés gravés dans notre mémoire.

Michel SERRES égrène tous les progrès accomplis par l’humanité. Les progrès de la médecine ont considérablement rallongé la durée de vie. «Avant, ne connaissant pas les antibiotiques, on mourait de vérole ou de tuberculose, comme à peu près tous les illustres du XIXème siècle, Schubert, Maupassant ou Nietzsche, ma tante décéda d’une méningite le mois précédent l’arrivée de la pénicilline» dit-il.  Dans une large mesure le racisme, sans disparaître et devenu difficile à déceler et prouver, semble en apparence reculer : «Avant, sans crainte de procès, nous pouvions caricaturer les Juifs et les injurier bassement dans des magasines antisémites librement répandus ; montrer, quasi scientifiquement, que les Africains, que les Aborigènes australiens, que les Noirs en général, incultes et proches des primates, dataient d’avant le néolithique» écrit SERRES. Nous avons pris conscience que la défense de l’environnement est une condition essentielle de la survie de l’homme. «L’Homme est infini, alors que le monde est fini» dit-il. Avant, il n’y avait pas de sécurité sociale «Les pauvres souffraient sans soins, voila tout ; les riches ne sortaient pas mieux. (…) On vous arrachait les dents sans anesthésie» dit-il. Par conséquent, l’espérance de vie était courte : «avant, de guerre ou de maladie, de misère ou de souffrance, on mourrait jeune, c’était beaucoup mieux» dit-il, ironiquement. Il n’y avait pas de soins intensifs ou palliatifs ; on souffrait, infiniment. «La douleur n’est pas une compagne nécessaire, parfois désirée pour prouver sa force d’âme, mais un obstacle à négocier, à franchir, à supprimer si l’on peut» dit-il. Les conditions d’hygiène et de propreté étaient déplorables : «Avant, nous faisions la lessive deux fois l’an, au printemps et à l’automne» dit-il. Le linge était lavé avec les cendres. Bien des femmes sont mortes en couches : «Avant, les obstétriciens ne se lavant pas les mains, les mères mouraient en couches de fièvre puerpérale» dit-il. Sans toilettes publiques «Avant, on pissait où on pouvait, on chiait partout, un peu comme en Inde» dit-il. En l’absence de moyens mécaniques, les conditions de travail étaient particulièrement pénibles : «Pas de mécaniques pour lever les charges, aucun moteur pour soulager la peine, tout au biceps, le dos courbé» dit-il. Les contraintes posturales causaient de redoutables dégâts dans l’organisme : «La terre est basse, plus basse que les pieds, il faut se plier, se courber, se casser pour la travailler. (…) Mais le mal de dos, c’était beaucoup mieux» dit-il, avec une pointe d’humour. Avant, sans progrès technologiques notables, les trajets sont longs, et il n’y avait ni portables, ni chauffage ou électricité ; sans contraception on est contraint à l’abstinence et c’est le culte de la virginité. «Avec le règne du fric, nous portâmes le mauvais goût ; et notre sens de la beauté en prit un mauvais coup» dit-il.

Michel SERRES, un philosophe, un humaniste et un académicien français, est né à Agen, le 1erseptembre 1930. Entré à l’École navale en 1949 et à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm en 1952, il est agrégé de philosophie en 1955. De 1956 à 1958, il sert comme officier de marine sur divers vaisseaux de la Marine nationale : escadre de l’Atlantique, réouverture du canal de Suez, Algérie, escadre de la Méditerranée. Après son doctorat en 1968, Michel SERRES, enseigne à Clermont-Ferrand, Vincennes, Paris I et Stanford University. Il est élu à l’Académie française, le 29 mars 1990, au 18ème fauteuil d’Edgar FAURE. Quand certains disent «Avant c’était mieux !» Michel SERRES, en évoquant les noms des académiciens qui l’ont précédé, nuance ce propos : «Ces patronymes scandent notre siècle au même rythme que les guerres, parmi des millions de morts sur les champs de bataille, sous les bombardements et dans les camps d’extermination. Siège terrible qui, martialement, me ramène à la jeunesse héroïque de mon père, combattant volontaire à Verdun, et à celle de ma mère, seule jeune fille de sa classe à pouvoir se marier parmi des camarades toutes veuves blanches de leur fiancé, ainsi qu’à ma propre enfance amère, assourdie de mensonges et terrifiée d’horreurs. Encore ne compté-je que les combats majeurs. Votre élu, vous le savez, représente une génération peu dense d’enfants de rescapés. L’immortalité dont, métaphoriquement, vous voulez bien m’honorer, Messieurs, s’adosse donc à ces morts bien réelles, brutales, cruelles, inoubliables». Michel SERRES pose le dilemme de notre humanité face aux armes de destruction massive : «Notre histoire coule dans une durée qui soude les petits écarts de nos morts en une continuité spécifique ; or, au plein milieu du siècle, l’événement d’Hiroshima nous enseigna l’éminente et caractéristique nouveauté que cette immortalité de l’espèce, que nous croyions évidemment donnée, nous devions la protéger, mieux, la construire. Nous ne pouvons plus inconsidérément jouer, comme le firent nos prédécesseurs, par guerres et massacres, avec une mort, qui ne fut, jusqu’à nous, qu’individuelle ou partiellement collective et qui maintenant menace la totalité du genre. Nous savons dorénavant notre espèce mortelle. Ses moyens de destruction, trop dangereux, nous acculent à ce choix : ou la philosophie, je veux dire la sagesse de l’amour, ou la disparition».

On a parfois l’impression que les grands moyens de communication, confisqués par le grand capital, font tout, par sensationnalisme, stigmatisation, et par les petites phrases assassines, pour nous égarer des enjeux fondamentaux devant nous mobiliser. Or, cette opuscule de Michel SERRES, «C’était mieux, avant !», fait penser à Frantz KAFKA, pour qui, un «livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous». Michel SERRES est un admirateur du philosophe Gottfried Wilhelm LEIBNIZ (1646-1716) : Un promoteur «de réacquérir la liberté de créer par soi». Pour le philosophe allemand, «Dieu, c’est la Raison». Michel SERRES estime que la philosophie a encore un rôle éminent à jouer dans nos sociétés modernes «Les classes dirigeantes sont tellement incultes, les gens qui dirigent l’information ignorent tellement tout, que la philosophie est de plus en plus nécessaire». Cependant, le philosophe ne devrait pas participer au commentaire du commentaire. Il devrait indiquer une direction, c’est un éveilleur de conscience contre le mensonge ambiant ; c’est ce que semble faire Michel SERRES pour qui la France cultive la morosité : «Cette morosité, cette mélancolie (…) tient au fait que la représentation médiatique de la cité est fondée sur les lois les plus élémentaires de la représentation telles qu’Aristote les a décrites depuis toujours. Au fond, pour intéresser les gens, c’est la terreur et la pitié». Pour Michel SERRES, le philosophe doit rompre avec ce diktat du sensationnalisme et de l’audimat ; le philosophe doit dire la «vraie citée» et non telle qu’elle est représentée par le mensonge et l’instrumentalisation. Par conséquent, il faut distinguer l’information, assimilable parfois à l’intoxication, à la dissimulation ou aux Fake News, à la vraie connaissance faisant avancer l’esprit humain. «De nos jours, le vrai nom de Dieu, est communication. Surfez !», écrit, avec sarcasme, Michel SERRES.

Michel SERRES ne dit pas que notre période actuelle est bonne, mais qu’elle est meilleure par rapport au passé plombé par des guerres mondiales. Ce qui signifie, qu’en dépit des progrès majeurs qu’il a recensés, il faut aller vers le sens de l’amélioration constante de nos conditions de vie. C’est pour cela, que face aux ronchonneurs et rouspéteurs, et insatisfaits perpétuels, je crois que notre monde a les ressorts pour accomplir des bonds plus gigantesques que par le passé, pour aller de l’avant. Maintenant, nous vivons seuls, nous avons cessé d’attendre, nous ne vivons plus ensemble.

Quand on dit «Avant c’était mieux», je me demande, au lieu de stigmatiser et de mettre en cause les étrangers, si ce n’est pas, en fait, un procès en règle contre les trahisons de nos gouvernants. En effet, la France est un grand pays, avec des ressources et des potentialités énormes ; je ne vois pas la cause profonde de ce pessimisme et de cette sinistrose ambiants. A tout le moins,  le grand scandale de notre époque ne serait-il pas que la classe politique, en dépit de la paix durable et des moyens financiers considérables, a décidé de gouverner, uniquement en faveur  des nantis ?

En effet, rien n’est fait pour le bien-vivre ensemble, pour les plus démunis, la classe moyenne, l’intégration des étrangers, l’emploi, le logement, le transport, bref toutes ces préoccupations majeures jugées constamment prioritaires dans tous les sondages. Les moyens financiers existent pour répondre à ces défis. En effet, au sortir de la Seconde guerre mondiale, alors que la France était ruinée, des partis de gauche ont mis en place, un système de solidarité, «Les Jours heureux». En revanche, dans notre période, pourtant d’abondance, tout est mis en oeuvre pour démolir ces acquis sociaux, au détriment des retraités, des fonctionnaires, de la classe moyenne et des collectivités territoriales. Pour dégager ces ressources et ces marges manoeuvre, il faudrait mettre fin à ces 5 interminables guerres locales coûteuses, sans objectifs cohérents et inefficaces pour nous protéger. Chaque jour on annonce la fin du fondamentalisme et chaque jour des populations sont les «dégâts collatéraux» de bombardements intensifs. Des pays, jadis stables et prospères, sont devenus des champs de ruines. Nos politiques semblent jubiler devant les morts, le sang et les larmes. Lucrèce, un latin, évoquant la Nature dominée qui vient d’apostropher l’homme dominé par l’appétit insatiable de la vie, lui dit «Si, une voix de la Nature des choses, se levait lasse enfin de nos terreurs sans cause et gourmandait ainsi quelqu’un des mécontents : Mortel, pourquoi ce deuil ? Pourquoi ces pleurs constants ?».  Ces sommes folles, englouties dans des guerres sans vainqueurs, auraient pu être investies pour bien-être ici, de ceux-là qui croient que «C’est mieux avant». La haine appelant la haine, rien n’en sortira de bon. Comme le dirait Voltaire "Presque toute l'Histoire est une suite d'atrocités inutiles". Par conséquent, «Nos vies valent mieux que leurs profits» avait, fort justement, dit M. Olivier BESANCENOT.

En Afrique, continent riche de ses matières premières et de sa jeunesse, mais spolié de ses richesses par une Françafrique scandaleuse, on rejette l’aumône que constitue la soi-disant aide à la recolonisation. Nous voulons un monde fondé sur une coopération équitable, sur la fraternité et la justice. Pour l’instant, nos jeunes, s’ils ne meurent pas dans le Sahara ou en Méditerranée, sont réduits en esclavage en Libye ou internés dans des camps à Calais, avec des risques de rafles ; cela rappelle bien de mauvais souvenirs de la Deuxième guerre mondiale. Il faut chasser ces régimes préhistoriques ou monarchiques en Afrique, un continent d’opportunités et d’avenir que rien ne condamne, éternellement, au désespoir !

Finalement, quand on dit que "C'était mieux avant !", il ne faudrait pas se tromper de colère.

Référence bibliographique

1 – Quelques contributions de Michel SERRES

SERRES (Michel), C’était mieux avant !, Paris, Manifeste le Pommier, 2017, 95 pages, au prix de 5 €uros ;

SERRES (Michel), Le parasite, Paris, Pluriel, 2014, 461 pages ;

SERRES (Michel), Le système de Leibnitz et ses modèles mathématiques, Paris, collection Epimethée, 2002, 840 pages ;

SERRES (Michel), Les cinq sens, philosophie des corps mêlés, Paris, Grasset, 1985, 381 pages.

2 – Critiques

ABRAHAM (Luc), «Un entretien avec Michel Serres», Horizons philosophiques, 2000, vol 10, n°2, pages 97-116 ;

CARETTE (Jean), «Michel Serres, un philosophe lumineux», Nuit blanche, le magasine du livre, Hiver 1997, n°69, pages 81-83 ;

LAGADEC (Claude), «Michel Serres et le vrai nom de Dieu», Horizons philosophiques, Automne, 1997, vol 8, n°1, pages 41-54 ;

SIMARD (Jean-Claude), «Anthropologie des sciences : un programme pour la philosophie ? Entretien avec Michel Serres», Philosophiques, Automne, 1987, (14) 1, pages 146-171 ;

HENAFF (Marcel), «Des pierres, des anges et des hommes», Horizons philosophiques, Automne, 1997, vol 8, n°1, pages 65-95 ;

Paris, le 20 février 2018, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

"C'était mieux avant !", il ne faudrait pas se tromper de colère !
"C'était mieux avant !", il ne faudrait pas se tromper de colère !
"C'était mieux avant !", il ne faudrait pas se tromper de colère !
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