Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • Contact

Recherche

11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 11:41

A la vieille de la grande secousse que constitue Mai 68, Pierre VIANSSON-PONTE, cofondateur et rédacteur en chef de l’Express, écrit un article dans le Monde du 15 mars 1968 : «La France s’ennuie». Pour lui, «Ce qui caractérise actuellement notre vie publique, c'est l'ennui. Les Français s'ennuient. Ils ne participent ni de près ni de loin aux grandes convulsions qui secouent le monde, la guerre du Vietnam les émeut, certes, mais elle ne les touche pas vraiment». Et, il ajoute : «La jeunesse s'ennuie. Les étudiants manifestent, bougent, se battent en Espagne, en Italie, en Belgique, en Algérie, au Japon, en Amérique, en Egypte, en Allemagne, en Pologne même. Ils ont l'impression qu'ils ont des conquêtes à entreprendre, une protestation à faire entendre, au moins un sentiment de l'absurde à opposer à l'absurdité, les étudiants français se préoccupent de savoir si les filles de Nanterre et d'Antony pourront accéder librement aux chambres des garçons, conception malgré tout limitée des droits de l'homme». En effet, la fin de la guerre d’Algérie, en 1962, a ouvert une période de paix et de stabilité et les trente glorieuses battent leur plein, marquant une ère d’expansion économique et sociale sans précédent qui sonne le glas d’une France restée longtemps petite-bourgeoise et boutiquière. A la fin des années soixante, la France était prospère, l’emploi assuré, l’avenir de la jeunesse semble tout tracé. Et pourtant, une bonne partie de la jeunesse est révoltée contre le vide de cette société d’abondance. Mai 68 demeure l’un des moments de l’histoire contemporaine de la culture de masse dans les pays occidentaux ; c’est la période qui suscite encore, cinquante ans après, des débats âpres et controversés : les «années 68» dérangent autant qu’elles fascinent. Le mouvement de mai 68 démarre à la faculté de Nanterre construite en 1964, en solidarité avec un étudiant interpellé parce qu’il a endommagé la vitrine d’une banque américaine en protestation contre la guerre au Vietnam. Le mouvement du 22 mars occupe la tour administrative et le doyen de Nanterre a eu l'imprudence de fermer sa faculté à partir du 3 mai. Les étudiants se rendent à la Sorbonne, et contrairement à une tradition des franchises universitaires depuis le Moyen-âge, le général de Gaulle envoie les CRS qui ont une triste auprès des jeunes depuis les événements de la guerre d’Algérie à Paris. Les étudiants manifestent de Denfert-Rochereau à la rue Gay-Lussac, et cela se termine par un affrontement avec les CRS et des barricades. A partir du 13 c’est la «Chienlit» et la grève générale. De GAULLE, dans le déni, s’enfuira à Baden-Baden, avant de revenir et organiser une grande marche. Il dissout l’assemblée et sort victorieux des législatives. Mais en 1969, à la suite de l’échec à un référendum, il sera contraint à la démission.

Peu d’études ont été menées sur les particularités de Mai 68 en Afrique qui présente pourtant, dans le continent noir, des aspérités, des différences par rapport au mouvement français, une révolte contre la société de consommation et des loisirs. On ne peut comprendre le Mai 68 en Afrique qu’à travers la question de l’indépendance nationale, vite confisquée par la Françafrique, la solidarité avec les peuples africains luttant encore pour leur liberté et contre l’Apartheid, notamment les pays lusophones, et le contexte de certaines locales comme au Vietnam, et la guerre froide qui se joue en Afrique pour le contrôle de nos matières premières.

En effet, de GAULLE met en place en Afrique, notamment au Sénégal, des gouvernements acquis à sa cause, et entreprend de liquider tout ce qui contrarie les intérêts de son pays. Les coups d’Etat militaires se succèdent en Afrique, certains chefs d'Etats sont tués, la promesse de liberté issue de l’indépendance récente est trahie. Au Sénégal, après l'arrestation de Mamadou DIA en 1962, c'est la chape de plomb. Les étudiants deviennent une force politique dans ce paysage où l’opposition est bâillonnée.

I – La jeunesse remet en cause le pouvoir absolu et décalé de SENGHOR

Les étudiants africains, à travers la F.E.A.N.F, se sont battus pour l’indépendance de l’Afrique. Or, en cette année 68, une chape de plomb s’abat sur le Sénégal : Mamadou DIA et ses amis sont en prison depuis 1962, les partis d’opposition sont contraints à la clandestinité, une bonne partie des cadres sont contraints à l’exil, dont les dirigeants du Parti africain de l’indépendance, le poste de Premier ministre est supprimé, et Léopold Sédar SENGHOR concentre, en ses mains, tous les pouvoirs de l’Etat. C’est le règne du Parti unique, et la principale fédération syndicale, l’Union Nationale des Travailleurs du Sénégal (UNTS), formée en 1962, comme dans les pays stalinien, au nom de l’unité nationale, est contrôlée par le pouvoir d’Etat. Par conséquent, il y a d’importantes revendications politiques étouffées liées à l’enfermement de l’espace public qui ne laissait l’opposition que l’espace universitaire. En effet, dès la fin des années 1960, la situation du Sénégal avait commencé à se détériorer. Les Français avaient aboli les garanties de prix sur les arachides et le Sénégal connut, entre 1968 et 1969, le pire cycle de sécheresse depuis l’indépendance. Entre 1959 et 1968, le nombre des sans emploi avait augmenté de 450%, ces pertes d’emploi étant essentiellement concentrées sur Dakar.

Par ailleurs, le Sénégal étant officiellement indépendant depuis le 4 avril 1960, mais le pouvoir senghorien, président-poète, semblait parfaitement décalé par rapport aux attentes de la population. Il apparaît, tout d’abord, le poète Léopold Sédar SENGHOR, un exceptionnel homme de culture (voir mon post du 13 août 2017) privilégiait sa fonction littéraire au détriment de ses missions de chef de l’Etat. En cette première décennie de l’indépendance, le Sénégal, ex-capitale de l’AOF, avait beaucoup d’infrastructures laissées par le colonisateur et une manne financière importante, mais les réalisations sont presque inexistantes. En effet, M. Abdou DIOUF, (premier ministre de 1980 à 1980, et président de 1981 à 2000) révèle, dans ses mémoires, que le président SENGHOR s’occupait des grandes orientations de l’Etat, organisait et planifiait ses déplacements à l’intérieur et à l’extérieur du pays, dirigeait le parti socialiste, mais se réservait un temps important pour ses activités intellectuelles et littéraires (voir mon post du 30 novembre 2014). SENGHOR a été docteur honoris causa de 137 unités, et membre correspondant de 7 académies. On ne compte pas le nombre de ses voyages à l’étranger. Ses discours lancinants et répétitifs sur la négritude, ainsi que les costumes en queue de pie qu’il imposait aux membres de son gouvernement lors des réceptions faisaient de lui, aux yeux de la jeunesse, un homme décalé par rapport aux besoins de la population. Ensuite, le Sénégal étant une pièce maîtresse de la Françafrique, SENGHOR était vilipendé, à longueur de journée par le président guinéen, Sékou TOURE qui le qualifiait de «valet de l’impérialisme». Les coups d’Etat s’accumulaient en Afrique, à l’instigation de Jacques FOCCART.

Le mode de gestion de l’université de Dakar et la pénurie de hauts cadres sont mal ressentis par la jeunesse, qui ne connaît pas encore le phénomène des diplômés chômeurs. En effet, le colonisateur ne formant que des maîtres d’école et des vétérinaires, 8 ans après l’indépendance, la quasi-totalité du personnel enseignant à l’université, les hauts cadres de l’Etat sénégalis, ainsi que les mandarins du CAMES, sont presque tous des Français. L’université de Dakar, fondée en février 1957, était la 18ème université française ; gérée par une commission mixte franco-sénégalaise, cette université est largement française par son mode de fonctionnement, par ses programmes et ses enseignements, par son personnel administratif, et, partiellement, par ses étudiants (27% de Français sur les 3138 inscrits en 1968). Durant l’année universitaire 1967-1968, huit ans après l’indépendance, l’Université de Dakar avait encore un recteur français et comptait 244 professeurs français contre 44 professeurs sénégalais et africains. Les étudiants avaient ambition de «décoloniser» et «d’africaniser» l’université de Dakar. La forte présence des bases militaires françaises indiquait que l’indépendance reste tout à fait symbolique.

Enfin, un autre motif de dissension avec la jeunesse, est l’anticommunisme sans concession de SENGHOR. Ainsi, en pleine guerre froide, SENGHOR n’a pas soutenu Nelson MANDELA, mais Jonas SAVIMBI, et il a été distant dans les guerres d’indépendance des anciennes colonies portugaises (Angola, Guinée-Bissau, Iles du Cap-Vert) à l’égard des mouvements de libération nationale de ces pays. Par ailleurs, le festival mondial des arts nègres de 1966, s’il a connu un succès populaire, est loin de faire l’unanimité auprès des jeunes : «Ce fut une immense fête en hommage à la racine, mais le contexte historique de l’aliénation dévia de l’essentiel. (…) Ce qui restait de l’Afrique fut étalé dans un spectacle de divertissement entre vaincus et vainqueurs. (…) Le Festival devait manifester l’essence de l’homme noir aboutit à la déculpabilisation du colonialisme» écrit Ken Bugul M’BAYE.

II – Les étudiants entrent en scène de 1967 à 1968

Le président SENGHOR a accusé les étudiants sénégalais en grève de singer les étudiants Toubabs, c’est-à-dire d’avoir imité «Con Bandit», une déformation du nom de Daniel COHN-BENDIT. Compte tenu de l’influence des groupes d’extrême gauche, communistes ou maoïstes, SENGHOR estime que «Ce mouvement insurrectionnel vient de Pékin. Nous résisterons jusqu’à la fin». En fait, les deux principaux syndicats étudiants sont l’Union démocratique des étudiants sénégalais, dirigée par M’baye DIACK, et de l’Union des étudiants de Dakar, à sa tête le Guinéen Samba BALDE. Par ailleurs, les premières secousses de la grève des étudiants sénégalais remontent au 26 février 1966, une journée d’action et de protestation contre la chute de Kwame N’KRUMAH, président panafricaniste du Ghana. L’Université lorsque les étudiants est fermée pour permettre l’organisation du Festival Mondial des Arts Nègres. Le 17 novembre 1967 une journée d’action et protestation organisée contre la guerre au Vietnam. Et en cette année 1967, les étudiants sénégalais se mobilisent surtout contre le fractionnement des bourses. En effet, les étudiants protestaient contre les mesures de diminution du taux de leurs bourses, de moitié ou des deux tiers, et de leurs mensualités, ramenées de 12 à 10 mois, pour faire face à l’afflux massif des nouveaux bacheliers. Le calme politique fut finalement rompu dès 1967. Dans les manifestations, la foule scandait : «Le pouvoir au peuple : liberté syndicale», «Nous voulons du travail et du riz». Ce thème du fractionnement des bourses va revenir les 18 mars 1968 et 18 mai 1968.

 Après l’échec des négociations du 21 mai 1968, une assemblée générale des étudiants du 24 mai 1968, vote une grève générale et illimitée, à partir du 27 mai 1968. Le 28 mai 1968, une manifestation de soutien aux étudiants comptait entre 20.000 et 30.000 participants. Le soutien à la grève se répandant au-delà de l’université, le 29 mai 1968 la police fut envoyée sur le campus. Les étudiants furent attaqués brutalement. Les chiffres officiels font état d’un mort et de quatre vingt blessés. Six cents étudiants furent internés dans un camp de l’armée jusqu’au 9 juin 1968, et les étudiants étrangers furent expulsés du pays. L’université de Dakar accueille 23 nationalités différentes dont 38 % d’Africains francophones et 3 % d’autres nationalités. En protestation contre ces graves répressions, le 31 mai 1968, la puissante centrale syndicale des travailleurs, l’U.N.T.S, entre en grève générale, et pose ses propres revendications.

III – La gestion de la crise par Léopold Sédar SENGHOR

«Mai 1968 fut la seule vraie contestation qui fit chanceler le pouvoir de Léopold Sédar Senghor» écrit Omar GUEYE. La radio nationale, avec les interventions d’Ousseynou SECK, commença à être considérée pour la première fois comme «un outil idéologique au service du gouvernement». El Hadji Fallou M’BACKE (1888-1968), Khalife général des Mourides et El hadji Abdoul Aziz SY (1904-1997), khalife général des Tidjianes, apporteront leur soutien à SENGHOR. En revanche, le 2 juin 1968, en l’église Saint-Dominique de Dakar, à l’occasion de la fête de Pentecôte, les frères dominicains, liés à Mamadou DIA, sont du côté des étudiants grévistes. Le mouvement continua à grandir. Il y eut au début de juin une vague de répression, le gouvernement ordonnant à l’armée de tirer à vue sur les manifestants. Les troupes françaises intervinrent, occupant des installations stratégiques dans la ville, l’aéroport, le palais présidentiel. Des membres du bureau national de l’UNTS et des dirigeants de plusieurs syndicats indépendants furent placés en résidence surveillée. L’état d’urgence fut déclaré à Dakar, les attroupements de plus de cinq personnes furent interdits. Pendant ce temps, le président donnait la permission à l’ambassadeur de France de prévoir son évacuation par hélicoptère du palais, puis par avion jusqu’en France. Plus d’une centaine de syndicalistes sont arrêtés à la bourse du travail alors que la manifestation prévue ne s’est pas encore élancée.

Le président SENGHOR fit un Discours à la nation le 30 mai 1968, et que les principaux dirigeants des confréries maraboutiques appelèrent au calme à travers des messages radiodiffusés. Prudent, SENGHOR a quitté le Palais de la République et élu domicile dans la base militaire française de Ouakam. La volte-face du président est rapide. Le 1er juin il se résout à entamer des négociations qui se soldent par la libération de tous les prisonniers le 9 juin. Le 12 juin 1968, le mouvement était en grande partie désamorcé. L’UNTS ayant reçu des assurances que ses membres seraient libérés, elle entra en pourparlers avec le gouvernement. Mais l’accord final comportait d’importantes concessions aussi bien aux étudiants qu’aux syndicalistes. Le salaire minimum interprofessionnel garanti (S.M.I.G.) fut augmenté de 15%, en même temps que certains privilèges des parlementaires étaient réduits drastiquement. Quel héritage de Mai 68 au Sénégal ?

Un des héritages majeur de mai 68, est le lent, mais irréversible processus de démocratisation de la société sénégalaise.  Si initialement, le mouvement s’est radicalisé par l’assassinat d’Oumar Blondin DIOP (1946-1973) ; il a craché sur le visage de Jean COLLIN, puis a été battu à mort par ses geôliers à Gorée.

Le président SENGHOR s’est révélé un homme autoritaire pendant cette période, et n’a rétabli, qu’en 1970, le poste de Premier ministre pour décongestionner le pouvoir. Mamadou DIA et ses amis seront libérés. Un multipartisme limité sera organisé à partir de 1974 et évoluera vers un multipartisme illimité. Le Sénégal connaîtra, avec le départ volontaire du pouvoir de SENGHOR, en 1980, deux alternances démocratiques en 2000 et 2012.

En ce début du XXIème siècle, avec la fin de la guerre de la guerre froide et la disparition du communisme ainsi que du maoïsme, la marginalisation du Parti socialiste, le chômage de masse des jeunes, notamment des diplômés, les étudiants sont devenus essentiellement conformistes et résignés. En effet, les étudiants se battent pour des raisons alimentaires (bourses, chambre à la cité universitaire, prime de logement) ou lorgnent du côté de l’immigration. La question d’un projet éducatif rénovant profondément la société sénégalaise, semble négligée. Pourtant des thèmes majeurs refont surface, et interpellent la jeunesse : l’indépendance et la souveraineté nationales à travers les questions du F. FCA et de la liquidation de la Françafrique, l’unité africaine, source réelle de souveraineté nationale et de protection des matières premières du continent, ainsi que le combat contre les régimes préhistoriques et monarchiques.

Bibliographie sélective :

ARTIERES (Philippe), ZACHARINI-FOURNEL (Michelle), 68, Une histoire collective (1962-1981), Paris, La Découverte, 2008, 847 pages ;

BAILLEUL (André), L’université de Dakar, institutions et fonctionnement (1950-1984), thèse faculté de droit du 7 juillet 1984, 436 pages ;

BAT (Jean-Pierre), «Mai 68 à Dakar», Libération édition du 23 novembre 2017 ;

BATHILY (Abdoulaye), DIOUF (Mamadou) et M’BODJ (Mohamed), «Le mouvement étudiant sénégalais, des origines à 1989», Les Jeunes en Afrique, la politique et la ville, Paris, L’Harmattan, 1992,  pages 282-310 ;

BATHILY (Abdoulaye), Mai 68 à Dakar ou : la révolte universitaire et la démocratie, Paris, Chaka, Afrique Contemporaine vol 15, 1992, 191 pages ;

BIANCHINI (Pascal), «Le mouvement étudiant sénégalais : un essai d’interprétation» in La société sénégalaise entre le local et le global, Paris, L’Harmattan, 2002, 723 pages, spéc pages 359-393 ;

BLUM (Françoise), «Sénégal 68 : révolte étudiante et grève générale», Revue d’Histoire Moderne et Contemporaine, 2012, (2) n°59-2, pages 144-177 ;

DAMAMME (Dominique, GOBILLE (Boris),  MATONTI (Frédérique) et PUDAL (Bernard), sous la direction de, Mai juin 1968, Paris, L’Atelier, 2008, 445 pages ;

DEBORD (Guy), La Société du spectacle, Paris, Gallimard, coll. «Folio» n°2788,1992 et 1996, 224 pages ;

DIOP (Momar Coumba) (éd.), La société sénégalaise entre le local et le global, Paris, Karthala, 2002, p. 359-395 ;

DISTER (Alain), Oh, hippie days ! Carnets américains (1966-1969), Fayard, 2001, 360 pages ;

FOUCAULT (Michel), Les mots et les choses, une archéologie des sciences humaines, Paris, Gallimard, 2014, 406 pages ;

FOUCAULT (Michel), Surveiller et punir, naissance de la prison, Paris, Gallimard, 2014, 340 pages ;

GEISMAR (Alain), Mon mai 68, Paris, Librairie académique Perrin, 2008, 249 pages ;

GUEYE (Omar), Mai 68 au Sénégal, Senghor face au mouvement syndical, thèse, Université d’Amsterdam, 2014, 286 pages ;

GUEYE (Omar), «Relire Mai 68 au Sénégal», in Babacar FALL, Ineke-Rheineberger, Andrea Eckert, éditeurs, Travail et culture dans un monede globalisé : de l’Afrique à l’Amérique Latine, Paris, Karthala, Berlin, Humbolt, Université de Berlin, 2015, 358 pages, spéc pages 3-20 ;

JOFFRIN (Laurent), Mai 68, une histoire du mouvement, Paris, Seuil, 2008, 434 pages ;

KAIROUZ (Matthieu), «Ce jour-là, Léopold Sédar Senghor mettait un terme au mai 68 sénégalais», Jeune Afrique, édition du 13 juin 2016 ;

LAMARE (Jean), DRAME (Patrick), 1968 : des sociétés en crise, une perspective globale, Presses de l’Université de Laval, 2009 216 pages ;

LE GOFF (Jean-Pierre), Mai 68, L’héritage impossible, 1998, Paris, La Découverte, 2014, 1986 pages ;

MESLI (Samy), «La grève de mai-juin 68 à l’université de Dakar», Des sociétés en crise : une perspective globale, Québec, Presses de l’Université de Laval, 2009, pages 101-119 ;

MORIN (Edgar), L’Esprit du temps, Paris, Armand Colin, 1962 et 2008, 218 pages ;

ROTMAN (Patrick), Mai 68 raconté à ceux qui ne l’ont pas vécu, Seuil, 2008, 168 pages ;
 

THIOUB (Ibrahima), «Le mouvement étudiant de Dakar et la vie politique sénégalaise : la marche vers la crise de mai-juin 1968», in Les jeunes en Afrique, Paris, L’Harmattan, 1992, vol. 2, p. 267-281.

VIANSSON-PONTE (Pierre), «Quand la France s’ennuie», Le Monde du 15 mars 1968.

Paris, le 22 mars 2018, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.
Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.

Mai 68 au Sénégal, la jeunesse en opposition à la chape de plomb.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Evy 11/02/2018 17:30

Merci pour ce partage bonne soirée

Liens