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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 11:28

Cet article a été publié dans le journal THIEYDAKAR, édition du 2 février 2018

 

Le Sénégal accueille, pour la première fois, la conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation, dirigée par Mme Alice ALBRIGHT. Je n’ai pas compris la polémique stérile et stupide de certains fondamentalistes religieux, fustigeant la présence, à cette rencontre, de Rihanna, Ambassadrice de l’éducation, en invoquant les motifs fallacieux d’homosexualité ou de propagation de la franc-maçonnerie. Guy Marius SAGNA voulait organiser une manifestation contre le FCA. C'est une initiative un peu décalée et inopportune ; ce n'est ni un sommet franco-africain, ni une rencontre de la francophonie. Pour cette myopie, je lui demande, amicalement, de changer de lunettes.


Le Sénégal, Etat laïque, tolérant et hospitalier souhaite la bienvenue à Rihanna et au président MACRON. En effet, et tout le monde ou presque, a compris que l’éducation de qualité, pour tous, n’est pas une question politicienne, mais un objectif visant autonomiser nos populations. Cela devrait mobiliser la population et toute la classe politique.


Le président Macky SALL, du Sénégal, a estimé que l’éducation est un investissement pour l’avenir, pour l’éveil des consciences, l’homme est un capital précieux, un développement des compétences pour le progrès de l’homme c’est la condition nécessaire du développement, de la dignité de l’homme, pour un savoir-faire et un savoir-être, une lumière de la Raison éclairant contre l’obscurantisme.


Le président français, Emmanuel MACRON, présent à Dakar, a estimé que l’éducation c’est la condition du développement, du développement durable, et le chemin pour pouvoir choisir sa vie. A Saint-Louis, l'ancienne capitale et Venise du Sénégal, le président MACRON a promis 15 millions d'euros pour lutter contre l'érosion côtière et la Banque mondiale a dégagé 24 millions d'euros pour sauvegarder la vieille ville, classée au patrimoine de l'humanité. Le président MACRON annonce la mise en place de visas de circulation.

 

Cette grande «générosité» a toujours, en fait, une contrepartie. Après boudé le Sénégal un temps, au profit des Chinois, les entreprises françaises se sont, désormais, taillées la part du lion. Ainsi, le TER entre Dakar et M’Bour, et son entretien, reviennent à la Sncf, Le pétrolier TOTAM a eu des concessions intéressantes, le ciment, la SENELEC et l'exploitation des autoroutes sont confiées à des entreprises françaises. Plus de 150 entreprises françaises sont présentes au Sénégal avec un régime fiscal très bas et des salaires faibles pour les employés locaux. Dans les marchés juteux à venir pour la France ; il y a l'achat d'avions pour la compagnie nationale du Sénégal, la rénovation des aéroports, ainsi que la construction d'un nouveau port.


L’objectif de la rencontre est de lever des fonds pour la période 2018-2020. La France s’est engagée à hauteur de 200 millions. Le Canada s’est engagé pour 180 millions. Le budget du Sénégal, pour l’éducation, est de 1,2 milliard de dollars par an, soit 25,48% du budget national. En 1900, la population du Sénégal était de 1 million d’habitants, en 1960, à l’indépendance, 2,8 millions d’habitants. FAIDHERBE (voir mon post du 1er février 2018), en 1854, disait que Dakar ne comptait que 2000 habitants (3,8 millions en 2012) et Saint-Louis, 15 000 habitants (1,078 million en 2012). Cette évolution rapide de la population a des conséquences sur les politiques d’éducation. Ainsi, en 2017, pour une population de 15 millions d’habitants, le Sénégal compte plus de 3 millions d’élèves et étudiants.

 

Les défis sont multiples et importants ; il faudrait un projet éducatif innovant, de nature à sauvegarder la souveraineté et l’indépendance, et à promouvoir un début d’industrialisation du Sénégal :


- en 1960, il n’y avait qu’un lycée par région, maintenant il y’en a partout, ainsi des collèges, mais il faut les faire fonctionner et les entretenir ; l’entretien des bâtiments publics est le secteur le plus négligé au Sénégal ; une fois qu’un ouvrage est érigé, on a l’impression qu’il devrait être fonctionnel, tout seul, et sans entretien ;


- dans les universités ¾ des étudiants sont en Lettres ou en droit, au détriment des filières scientifiques ; outre le fait qu’une bonne partie sont des cartouchards et de vieux étudiants, ce sont souvent de futurs diplômés qui deviennent chômeurs ; quel gâchis !

 

- la formation professionnelle, et en particulier, pour cette masse de jeunes déscolarisés ou diplômés chômeurs, est à développer dans les secteurs de la pêche, de l’agriculture, du tourisme et du bâtiment en pleine expansion ; cette main-d’oeuvre disponible ne demande qu’à  être formée pour accéder au statut d’ouvriers qualifiés ; les filles en particulier, sont envoyées dans des voies de garage (couture, secrétariat) ; or, la politique des ressources humaines est un atout, et non un handicap, dans la mondialisation, la Chine et l’Inde l’ont compris pour sortir du sous-développement en moins de 30 ans ;

 

- de nouveaux secteurs émergent (pétrole, ports, chemins de fer, autoroutes, aéronautiques avec une compagnie nationale et 2 aéroports) ; il faudrait anticiper la formation sur ces filières d’avenir ;


- dans l’élémentaire des salles bondées, parfois plus de 100 élèves par classe, et des enseignants vacataires à former, revaloriser les enseignants (échelons, avancements de grade et promotions interne, avec effet immédiat sur le salaire), mettre fin aux abris provisoires, et créer de nouvelles classes, etc. Le niveau scolaire est devenu si bas, que cela met en danger l’avenir de la société sénégalaise ;


- avec la fuite des cerveaux, mobiliser la diaspora, avec ses compétences. A la fin de la seconde guerre mondiale, les Américains n’ont pas hésité à recueillir les savants allemands. Aujourd’hui, de nombreux Sénégalais à l’extérieur, dans des secteurs de pointe, ou des ouvriers qualifiés, sont à l’extérieur ; il faudrait une politique publique pour les inciter à revenir au pays.

Paris, le 2 février 2018, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/


 

La conférence sur l'éducation au Sénégal des 2 et 3 février 2018, en présence de l'artiste Rihanna.
La conférence sur l'éducation au Sénégal des 2 et 3 février 2018, en présence de l'artiste Rihanna.
La conférence sur l'éducation au Sénégal des 2 et 3 février 2018, en présence de l'artiste Rihanna.
La conférence sur l'éducation au Sénégal des 2 et 3 février 2018, en présence de l'artiste Rihanna.
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La conférence sur l'éducation au Sénégal des 2 et 3 février 2018, en présence de l'artiste Rihanna.

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