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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 19:21

Le jeudi 11 janvier 2017, Donald TRUMP, président des États-Unis a qualifié Haïti, le Salvador et plusieurs nations africaines de «pays de merde». Et il s’est interrogé : «Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ?». Donald TRUMP estime que les États-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège. Les 54 ambassadeurs du groupe africain à l'ONU ont exigé des excuses et une «rétractation», condamnant des «remarques scandaleuses, racistes et xénophobes». Ils se sont déclarés préoccupés par la tendance «grandissante» de l'administration TRUMP «à dénigrer le continent et les gens de couleur». Le Sénégal et le Bostwana ont, par ailleurs, convoqué, chacun, l'ambassadeur américain. «Je suis choqué par les propos du Président Trump sur Haïti et sur l'Afrique. Je les rejette et les condamne vigoureusement. L'Afrique et la race noire méritent le respect et la considération de tous» a déclaré le président sénégalais, M. Macky SALL. L'ONU a qualifié ces remarques de «choquantes et honteuses», et l'Union africaine de «blessantes» et «dérangeantes». «J’ai envie qu’on dise dans le monde entier «président de merde», comme un cri de ralliement» écrit Jack LANG Ministre de la Culture, sous François MITTERRAND. «Oui, c’est un type odieux (Donald TRUMP) qui vomit sur les Haïtiens après avoir déversé sa bile et ses mensonges sur les Africains. J’en ai ras-le-bol de l’entendre insulter, humilier des pays et des peuples que j’aime et qui souffrent déjà de tant de maux : pauvreté, violence, catastrophes climatiques. Ils n’ont pas besoin qu’on vienne en plus leur cracher dessus. Ce qu’il m’inspire n’est pas nouveau mais là c’est trop. Cet homme est un xénophobe et un raciste maladif. Il m’écoeure», persiste et signe M. Jack LANG. Quel bel homme !

Dans une Amérique puritaine, Donald TRUMP est connu, avant son accession au pouvoir, comme étant un prédateur sexuel, un homme sexiste et vulgaire : «Quand vous êtes une star, les femmes vous laissent faire, vous pouvez faire tout ce que vous voulez, les attraper par la chatte, faire ce que vous voulez», ces propos, tenus en septembre 2005 par Donald TRUMP, ont été révélés par le «Washington Post». Proférer ce genre de propos, quand on a vocation à devenir président des Etats-Unis, un pays réputé être la plus grande démocratie du monde, c’est être un gros cochon, un tas de merde qui souille la fonction présidentielle. En ce moment, 19 femmes aux Etats-Unis, ont accusé Donald TRUMP de harcèlement sexuel, mais les dossiers ont été étouffés. Si c’est un homme politique du Tiers-monde avait tenu ces propos que n’aurait-on pas dit, dans les pays occidentaux, sur ces pays, souvent qualifiés de «Républiques «bananières». J’ai été choqué de voir, lors d’une réunion internationale à Bruxelles, le président TRUMP bousculer des chefs d’Etat, pour se mettre en première place sur la photo officielle. C’est lui, aussi, lors d’une rencontre internationale, qui a débranché les écouteurs de traduction, à chaque fois qu’un Président africain prenait la parole. Quel mépris et quel geste déplacé pour un diplomate !

 

Le 9 novembre 2016, en réaction à la victoire inattendue de Donald TRUMP, j’écrivais : «ça pue le racisme !». Certains m’avaient même dit que j’exagérais, et que ce serait un discours «victimaire». Pourtant on avait tous suivi, attentivement, la campagne électorale haineuse, clivante et acrimonieuse de Donald TRUMP. Ce qui caractérisait déjà ce personnage, c’est son idéologie néoconservatrice assumée, sa démarche isolationnatiste, ses relents belliqueux, et surtout son discours antimusulman, fondamentalement raciste. Donald TRUMP a eu beau vitupéré contre la Corée du Nord, mais il a peur de l’affronter. Il méprise les Musulmans, mais épargne les Saoudiens, pays riche en pétrole ; or, l’essentiel du commando du 11 septembre 2001 sont des ressortissants de ce pays peu démocratique ; ce qui a relancé le fondamentalisme religieux. Il ne faudrait pas oublier, non plus, que c’est un certain Georges BUSH qui avait lancé la guerre contre l’Irak, au motif fallacieux que ce pays détiendrait l’arme chimique. Sadam HUSSEIN a été pendu par les Américains, l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan et la Libye sont des champs ruines. Peu importe, pour TRUMP, si ce sont des Arabes qui sont massacrés, à coups de bombes valant des milliards ! Ce sont les exodes massifs de populations et la pauvreté, créés par ces guerres locales, qui sont à la base de la montée fulgurante du racisme.

 

Après plusieurs siècles d’esclavage, de colonisation, à l’aube du XXIème siècle, et après la chute du mur de Berlin, devant la montée du nationalisme en Europe l’ennemi n°1 est devenu l’immigré, l’Arabe ou l’Africain. On n’a plus honte, dans les pays occidentaux, à longueur de journée, dans les masses médias, de jouer sur les peurs (Immigration, terrorisme, chômage, insécurité, etc.). On n’entend que cela, et l’homme moyen finit par croire aux théories sur le «Grand remplacement». J’en ai la nausée de cette campagne de presse contre les étrangers !

 

En France, où le débat est un peu plus feutré, et la démarche plus hypocrite, on n’hésite pas parfois de dénigrer, voire d’insulter. «L’Afrique n’est pas encore entrée dans l’Histoire» avait dit l’homme du Fouquet’s. François HOLLANDE, après avoir liquidé le Parti socialiste et vendu son siège, à coups de reniements (droit de vote des étrangers, projet de loi sur la déchéance) tente de revenir au premier plan, en se cachant derrière la candidature de Stéphane LE FOLL, pour le poste de Premier secrétaire du Parti socialiste. Le candidat Emmanuel MACRON, qui avait fait un bon diagnostic sur les relations France-Afrique, est maintenant obsédé par le ventre de nos mères, et envisage de faire voter une loi scélérate sur l’immigration en avril 2018. Bref, les esprits, d’une bonne partie des dirigeants français, sont plus que jamais lepénisés.

 

Il ne suffit pas de se lamenter, mais que faire ?

 

Les relations internationales, ainsi que le respect qui s’y attache, sont fondées essentiellement sur le poids économiques des Etats. Ainsi, en France, on ne parle plus de «péril jaune» ; tout le monde fait courbette devant la Chine passée du statut d’un pays sous-développé à une grande puissance mondiale (visa, accueil dans les grands magasins, vente de cafés parisiens, etc.), en moins de 30 ans. Nous, en esclaves, on ferme les écoles pour accueillir le «Grand maître». En revanche, le président français ne vient jamais à l’aéroport pour accueillir son homologue africain en visite d’Etat en France. Le laquais de président africain, lui, n’est jamais invité, non plus, aux journaux télévisés de grande écoute, à Paris.

 

Pourtant, loin d’être des «pays de merde» les Etats africains disposent de toutes les matières premières de nature à faire trembler les Occidentaux, s’ils en manquaient. Les Africains et la Diaspora, les «Non-Souchiens», sont victimes, pour une bonne part, d’une sorte de «castration» intellectuelle, d’un défaut de faculté de réagir de façon adéquate à ces humiliations et ces insultes. «Les lumières sont ce qui fait sortir l’homme de la minorité qu’il doit s’imputer à lui-même. La minorité consiste dans l’incapacité où il est de se servir de son intelligence sans être dirigé par autrui. Il doit s’imputer à lui-même cette mino­rité, quand elle n’a pas pour cause le manque d’intelligence, mais l’absence de la résolution et du courage nécessaires pour user de son esprit sans être guidé par un autre. Aie le courage de te servir de ta propre intelligence !» avait dit Emmanuel KANT.

 

Les Africains devraient s’attacher à renforcer l’intégration et la souveraineté pleine entière du continent noir en mettant fin à cette honteuse Françafrique, et entamer une véritable coopération avec les autres pays, fondée sur la justice, l’équité et la fraternité. La francophonie n’est pas menacée, mais elle reste comme un moyen de domination culturelle de la France sur ses anciennes colonies, et non un outil de solidarité et d’enrichissement mutuel. On redoute la diversité et le multiculturalisme qui auraient pu enrichir et promouvoir la langue française en Afrique. Nos étudiants se tournent vers la Chine. Pourtant, l’Afrique reste une terre «d’opportunités» suivant l’expression du Président MACRON, et non une menace pour les autres.


Paris, le 15 janvier 2018 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Donald TRUMP, un gros cochon de président et un tas de merde !», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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