Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
  • Contact

Recherche

6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 12:57

Pris au piège par une idéologie dominante d'un monde racisé et ethnicisé, pendant longtemps j’avais cru que Jean-Philippe SMET était américain ou Français. En Afrique, Johnny, un Blanc qui savait faire de la musique et du spectacle comme un Noir, avait bercé, avec la mode Yéyé, notre tendre enfance. «Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir» disait-il. Johnny est devenu tellement célèbre en France, comme Lino VENTURA, Charles AZNAVOUR, Marguerite DURAS, et Pablo PICASSO, qu’on avait fini par oublier qu’il venait d’ailleurs, jusqu’à, pour des raisons fiscales, il se réclama, à nouveau le 11 janvier 2006, de la Belgique "Ma filiation me lie de façon certaine à la Belgique, pays de mes racines. (…) J’aurais pu être belge le jour de ma naissance, en 1943, s'il n'y avait pas eu de discrimination, à cette époque, entre les enfants légitimes et ceux nés hors mariage" dit-il. Et même pour cet écart, et en raison de son immense talent, tout a été pardonné. Né d’un père Belge et d’une mère Française, en 1943, Johnny n’a été naturalisé Français qu’en fin 1961, et le restera. Ainsi, notre héros national, devenu un puissant symbole de la France multiculturelle, rappela aux esprits étriqués, de façon probante, que le cosmopolitisme, la différence, ne sont pas un Mal, mais c’est une formidable source de richesse.


Johnny, en grand professionnel de la musique, un homme sincère, avait un souci constant de plaire. Icône du twist des années 60, seigneur du country-rock des années 70, "survivant" des années 80 et lion flamboyant des années 90, Johnny HALLYDAY a traversé de décennies années de musique rock ; il a bercé de sa musique géniale avec un savoir-faire époustouflant. C’est artiste de talent a su défier les modes pour se forger un caractère, pour être reconnu par tous comme étant le symbole de la seconde partie du XXème siècle. En effet, Johnny, en cinquante neuf ans de carrière, a renouvelé son genre musical, en passant du twist, au Rock and Roll et à la variété. Il chantait juste, et savait émouvoir plus de trois générations de fans d’affilé ; ce qui est une extraordinaire performance. En effet, il n’a jamais été démodé parce qu’il savait, en grand artiste, pour nous surprendre et épouser son temps, s’entourer d’hommes de talent (Michel BERGER, Jean-Jacques GOLDMANN, Jean-Jacques DEBOUT, etc.).


Johnny était classé à droite, était présent au Fouquet’s avec Nicolas SARKOZY qui l’avait auparavant marié avec Laeticia BOUDOU, le 25 mars 1996, à Neuilly. «Je n’aime pas qu’on me présente comme un type de droite, sans cœur» avait-il dit. En effet, Johnny, un type fort sympa, collaborait avec les restaurants du cœur, et était pour l’abolition de la peine de mort bien avant 1981. Il s’est rapproché de M. François HOLLANDE, et a probablement voté pour M. Emmanuel MACRON qui a assisté à un de ses anniversaires. «On a tous quelque chose en nous de Johnny» a dit le président MACRON. Un hommage national a été organisé le 9 décembre 2017, pour cet artiste populaire hors norme, symbole de l’unité nationale, avec plus d’un 1 million de participants. «Le petit peuple blanc est descendu dans la rue pour dire adieu à Johnny. Il était nombreux et seul. Les Non-souchiens brillaient par leur absence» écrit Alain FINKIELKRAUT. Cet académicien qui avait eu, dans le passé des analyses lumineuses, aveuglé par la haine qui le ronge, n’a pas vu que cette France métissée, est «chassée de la lumière», des lieux de décision, suivant une expression de James BALDWIN. Il faut songer que Léopold Sédar SENGHOR, partisan de la francophonie, plusieurs fois ministre sous la IVème République, et surtout défenseur ardent des intérêts de la France en Afrique, n’a pas eu les égards dont a bénéficié Johnny. Les dignitaires politiques français ont même préféré bouder ses funérailles. «On se le disait, le répétait, sans oser y croire. Les masques sont tombés. L'affaire est entendue. La France, désormais, se moque de l'Afrique. De ses fidélités passées, de ses douleurs présentes, de l'avenir de sa jeunesse. Chacun chez soi. Le Nord avec le Nord. Les gueux du Sud entre eux. Merci la Méditerranée. La mer nous protège des appels des plus pauvres. Un grand d'Afrique vient de mourir, son dernier "Vieux". Un grammairien, c'est-à-dire un gourmand de règles sous le désordre du monde. Un poète, c'est-à-dire un chasseur d'échos secrets. Un démocrate, c'est-à-dire un respectueux de la dignité humaine. Un ministre du général de Gaulle en même temps qu'un militant indomptable de son pays. Un ami indéfectible de la France en ce qu'elle a d'universel : sa langue, celle de la liberté. Quatre-vingt-quinze années d'une telle existence, ça se salue. On se déplace, et l'on ôte son chapeau quand on porte en terre celui qui a si hautement vécu», écrit fort justement, Erik ORSENNA, écrivain et membre de l’Académie française. Un contentieux bien lourd nous oppose, non pas à la France républicaine ou populaire dont nous seront toujours solidaires, mais à cette mentalité colonialiste et esclavagiste, dont M. FINKIELKRAUT se fait l’écho. On se souvient du mandat calamiteux de M. HOLLANDE, avec son honteux projet de loi de déchéance de la nationalité, l’interdiction du concert de Black M., un petit-fils d’un ancien combattant, programmé lors d’une rencontre franco-allemande, et son mépris souverain à l’égard de la diversité qui l’avait aidé à accéder au pouvoir. On croyait que Jupiter, dans ses engagements électoraux, allait éradiquer ce «Vieux monde», rétablir la fraternité et la compréhension mutuelle. Président des riches, et voila qu’il se met à l’index nos mères africaines avec leurs sept enfants et ravale les présidents africains au rang de simples électriciens. Nous les «Non-souchiens» comme nous appelle l’odieux FINKIELKRAUT, nous aimons Johnny parce que c’est un artiste sympa, humain et fort talentueux. Nous vivons dans cette société française et nous vibrons avec elle, aussi bien pour les jours heureux que pendant les moments douloureux, parce que c’est notre France. Nous réclamons seulement notre juste place dans cette nation multicolore, dans la fraternité et le respect de tous.


Une certaine presse avait brocardé notre Johnny, pour sa façon de parler hésitante et peu académique. Les Guignols de l’Info sur Canal Plus, peu aimables avec lui, l’ont présenté comme étant inintelligent, et faisant trop de fautes. Longtemps, il a été snobé par la société bienpensante comme étant le jouisseur soumis à des addictions (alcool et drogue).


Pourtant, Johnny a un grand mérite ; «le chanteur abandonné» vient de loin et a su vaincre les blessures douloureuses de l’enfance. En effet, Johnny, né sous une tente, l’hôpital n’avait pas de place ce 15 juin 1943, a été abandonné par son père, Léon SMET, un artiste marginal et alcoolique qui avait vendu son landau, pour avoir de quoi boire. En effet, Léon SMET (3 mars 1908, Schaerbeeck, en Belgique – 8 novembre 1989 à Schaerbeeck), un artiste des cabarets bruxellois, est monté à Paris avant la deuxième guerre mondiale. "Toute ma vie, j'ai été obsédé par l'absence de mon père, jusqu'à sa mort. Je ne l'ai pas connu, sinon dans des moments désagréables. Il était alcoolique, séducteur, ingérable et un grand artiste, comme me l'avait un jour confié Serge Reggiani, qui l'avait eu comme professeur de comédie à Bruxelles", dit Johnny. Il ne retrouvera son père qu’en 1965 : «Il ne s'intéresse à moi que depuis ma réussite. Je n'aurai jamais de sympathie pour cet homme-là. Mais c'est quand même mon père… C'est un faible, un instable, mais je ne le juge pas. Je dis simplement qu'il n'a pas de droit sur moi puisqu'il n'a pas assumé ses devoirs quand j'avais besoin de lui", dira Johnny. Huguette CLERC (19 mars 1920, à rue de Belleville, Paris – 29 août 2007, à Fontainebleau), la mère de Johnny, un mannequin, s’est remariée en 1955, et ne s'est plus occupé de lui. C’est sa tante qui l’a élevé ; il n’a pas été à l’école. «Ne pas avoir eu de père a marqué toute ma vie. La déchirure", écrit Johnny dans son autobiographie.


En autodidacte, Johnny est devenu cet artiste exceptionnel qui fait maintenant l’unanimité. En dépit du cancer dont il souffrait, Johnny s’est révélé un sexagénaire apaisé, tout en restant fidèle à sa vie d’artiste, parfois dissipée, il a su trouver dans son entourage, tant affectif que professionnel, une stabilité qu’on ne lui connaissait pas. Laetitia est-elle protectrice ou manipulatrice ?


Il est évident que Laeticia a contribué à stabiliser financièrement et affectivement Johnny. En effet, Laeticia, consciente des différents obstacles qu’affronte le couple comme l’écart d’âge (22 ans et 52 ans) la stérilité, les addictions, la maladie et les infidélités, a été un formidable élément stabilisateur de l’artiste. Outre ses nombreuses conquêtes, Johnny a été marié 5 fois (Sylvie VARTAN, mère de David, Nathalie BAYE, mère de Laura, Adeline BLONDEAU, Elizabeth ETIENNE et Laéticia BOUDOU, adoption de Jade et Joy). Selon Laeticia : «J'ai pris conscience qu'il y avait une faille dans mon couple et, plutôt que d'accabler l'autre, j'ai cherché où était ma part de responsabilité». Ainsi, Johnny, l’homme aux mille conquêtes féminines, est resté fidèle, jusqu’au bout avec Laeticia. Le rocker dépensier est devenu, sous l’influence de sa femme, un homme d’affaires avisé à la tête d’un important patrimoine qui suscitera, sans doute des convoitises. Pour redevenir maître de son destin artistique, Johnny aura dû auparavant rompre avec sa maison de disques, la même depuis quarante ans, à la suite d’un long procès.

 

Cependant, Laeticia semble avoir, aussi, avoir isolé Johnny et  mis le grappin sur sa fortune, au détriment de Laura et David, par des montages financiers savants et un testament contestable. Johnny doit 9 millions d'euros au fisc avec de lourdes pénalités. J’ai toujours été frappé, en France, que même les familles les plus unies, s’entredéchirent au moment de l’héritage, parfois pour des broutilles. Certains, qui ont accompagné le malade avant sa mort, n’hésitent pas de vider son compte bancaire ou de lui faire signer des donations douteuses. Et voila ceux qui ne se sont jamais occupé du mort pendant sa longue maladie, subitement, se souviennent du lien familial avec le de cujus, et s’imagent une immense fortune dissimulée ou détournée. En France, l’héritage est un élément qui fait ressurgir les rancunes enfouies et la cupidité, et fait exploser le peu d’amour restant encore au sein de la famille. Il est vrai que, dans mon Fouta-Toro, au Nord du Sénégal, les gens sont pauvres. Au décès, on ne parle que de remboursement de dettes, avant l’enterrement. A Dakar, il existe un important contentieux judiciaire sur la maison familiale, pouvant concerner plus de 50 personnes, et une parcelle de terrain acquise par le défunt polygame, avec des enfants hors mariage.


Artiste fragile et influençable, cela n’enlève en rien à l’immense talent de Johnny, un chanteur populaire, humain et fort sympathique, le seul capable de remplir des stades, et dont la performance vocale ne s’est pas modifiée. Il s’est produit 266 fois à l’Olympia, un nombre incalculable de fois au stade de France, et son concert au Parc des Sceaux est resté mémorable. Le Parti communiste sachant qu’il pouvait toucher le cœur des classes populaires, l’avait invité, à trois fois, à la Fête de l’Humanité. Les communistes, en nationalistes, l’aimaient. Robert HUE, celui organisaient les défilés de mode à la Place Colonel Fabien et amateur de musique, s’est rappelé de la fréquentation de Johnny. Dans les années 60, alors que Johnny, un garçon turbulent et dérangeant était houspillé par le Caudillo, De Gaulle, a été défendu par le couple mythique et penseur du Parti communiste : Elsa TRIOLET (1896-1970) et Louis ARAGON (1897-1982). «Ils font un de ces potins, un tintamarre, un fracas énorme. On se trouve à l’Olympia comme à l’intérieur d’une cloche qu’on est en train de sonner» écrit Elsa TRIOLET. Que reproche-t-on en ces années Yéyé à Johnny ? «Le malheur d’être trop bien servi par les Dieux. De quoi lui en veut-on à ce splendide garçon, la santé, la gaieté, la jeunesse mêmes ? De sa splendeur ? De la qualité de ses dons et de son métier acquis ? De la sottise de jeune poulain ? De l’argent qu’il gagne ? C’est de la même haine que pour Brigitte Bardot. (…) Je suis, comme vous le voyez, des fans de Johnny Hallyday. Vous trouverez cela grotesque ? Vous avez tort, je suis à l’âge où, si on n’est pas un monstre, on aime ce qui est en devenir» écrit Louis ARAGON. Cet intellectuel communiste majeur du XXème siècle rajoutait un pronostic : «Quels que soient ceux qui l’expriment, poètes, chanteurs ou autres, c’est toujours la poésie qui gagne Peut-être que plus tard, on considérera Johnny Hallyday comme le Roi de Navarre».


Artiste hors norme, Johnny a "allumé le feu" de la passion musicale dans notre coeur ; il aurait voulu avoir comme épitaphe sur sa tombe : «Ci-gît, Jean-Philippe SMET, un homme sincère».

Bibliographie sélective


ALEXANDRE (Paul), Johnny Hallyday : toute la musique, Paris, Prélude et Fugue, 1999, 137 pages ;


BRIERE (Jean-Dominique), FANTONI (Mathieu), Johnny Hallyday : histoire d’une vie, Paris, Fayard, Brézzole, Chorus, 2009, 409 pages ;

 

CHENUT (Jean-François), Johnny Hallyday : 50 ans de scène et de passion, Paris, Flammarion, 2008, 252 pages ;


FRANK (Tony), HALLYDAY (Adeline), Le dernier rebelle : Johnny Hallyday, Paris, Fillipachi, 1990, 115 pages ;


HALLYDAY (Johnny), Destroy, l’intégrale : autobiographie, Neuillys-sur-Seine, Michel Lafont, 2003, 753 pages ;


LOUPIEN (Serge), Johnny Hallyday, la dernière idole, Paris, Bernard Grasset, 1984, 261 pages.


Paris, le 6 décembre 2017, actualisé le 11 décembre 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
"Jean-Philippe SMET alias Johnny HALLYDAY (1943-2017), l’artiste belge, idole des Français et du monde entier», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Partager cet article

Repost0

commentaires

Liens