Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE) Bnf Gallica
  • Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE) Bnf Gallica
  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA
  • Contact

Recherche

31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 11:50

Ces élections du 30 juillet 2017 ont considérablement abîmé l’un des importants héritages de Léopold Sédar SENGHOR, la fondation d’une nation sénégalaise. L’ethnicité a fait son apparition, de façon inconsidérée et indue dans le débat politique, plus que jamais violent. L’opposition désunie et sans programme et projet crédible, surfe sur la vague nauséabonde de l’ethnicité.


 

Les injures proférées par Peinda BA à l’encontre des Ouolofs, d’une gravité exceptionnelle et d’une violence sans précédent, doivent être condamnées, sans réserve. Insulter un groupe ethnique, c’est s’attaquer à l’ensemble de la communauté nationale qui est restée, jusqu’ici soudée. J’ai été révulsé et révolté contre cette bêtise innommable. Même si Farba N’GOM a désavoué, publiquement, Peinda, il l’a fait tardivement, et c’est regrettable. Certains tentent d’excuser Peinda BA en arguant qu’elle répondait à un post du dénommé «Le sénégalais» suivant lequel «Hitler ce qu’il a fait aux Juifs, on devait le faire aux Alpoular, racistes et xénophobes, ou on fait la castration aux hommes Alpoular racistes et on met du bétakh ou acide sulfirique dans le vagin des femmes Alpoulars. (…) Les Alpoular ne sont pas Sénégalais (…) on doit les refouler chez eux ces déchets humains». Face à ces graves dérives, d’où qu’elles viennent, tous les Sénégalais devraient réagir de manière radicale, pour préserver l’héritage du président SENGHOR. La liberté d’expression est doute un acquis majeur du Sénégal démocratique, mais elle est conditionnée par la nécessité de ne se livrer ni à l’injure ou à la diffamation. Le respect des autres, et donc de chacun, est la base essentielle du bien-vivre ensemble.


 

L’hystérie des insultes d’Assane DIOUF à l’encontre du chef de l’Etat, symbole de la nation sénégalaise, appelle plusieurs remarques. Assane DIOUF, récupéré par l’opposition dans une démarche ethniciste, a charrié dans les réseaux sociaux, des rumeurs et des contre-vérités. Alors qu’il était toujours à la Nouvelle-Orléans, il a dit, dans l’un de ces délires incroyables, que s’il était au Sénégal, il aurait attaqué la prison de Reubeuss avec un camion bélier rempli de sable pour libérer l'iman Alioune NDAW détenu depuis 2015 pour des faits de radicalisation islamiste. C’est en raison de cette «menace» ou de cette apologie du terrorisme, prise au sérieux par les Américains qui ne badinent pas avec ce genre de propos, que Assane DIOUF a été poursuivi aux Etats-Unis pour des faits de «terrorisme». Le gouvernement sénégalais n’a rien à voir avec ces poursuites. Assane DIOUF, en situation irrégulière aux Etats-Unis, avait voulu profiter du contexte électoral au Sénégal, afin d’accréditer l’idée suivant laquelle il serait un réfugié politique, menacé par son pays d’origine. En fait, il avait sollicité, initialement, une demande de régularisation exceptionnelle de sa situation qui a été rejetée par la justice, en 2016, et confirmée par une Commission spéciale, en 2017. C’est à ce moment qu’il a tenté, vainement, de rechercher le statut de réfugié. Par ailleurs, il est ubuesque de constater que cet individu agressif et ethniciste, d’une grande impolitesse, se dit Mouride. Or, Cheikh Ahmadou Bamba (voir mon post sur ce Saint homme) n’aurait pas apprécié la vulgarité et le manque de savoir-vivre. L’Afrique est maternelle, comme le dirait Cheikh Anta DIOP (voir mon post), il est évident qu’insulter la mère à quelqu’un dans notre pays est une offense inqualifiable. Le chef de l’Etat a aussi, comme les autres citoyens, droit à un minimum de respect. C’est pour cela que j’ai été ulcéré de voir certaines personnes mettre ces injures sur le compte de la liberté d’expression et les excuser.


 

Je suis particulièrement surpris de l’engouement pour Assane DIOUF qui ne fait que proférer des insanités. Les Sénégalais, un peuple délicat et cultivé, n’apprécient pas l’impolitesse et la vulgarité. Cependant, son cas est emblématique de l’état de notre pays et des menaces qui pèsent sur l’unité du Sénégal politique. Mme Amy Collé DIENG, une chanteuse, ainsi que d’autres personnes, pour sortir de l’anonymat, ne font qu’insulter le chef de l’Etat, resté stoïque. «Ce n’est pas la violence, mais le Bien qui supprime le Mal» disait Léon TOLSTOI.


 

Le Sénégal a eu à affronter, des secousses graves dans son histoire politique, mais elles ont été bien gérées. C’est ainsi Blaise DIAGNE, un Africain, avait battu CARPOT, un métis, aux législatives du 10 mai 1914. Le professeur Iba der THIAM avait qualifié cet évènement, en pleine période coloniale marquée par la suprématie blanche, de «tremblement de terre». Finalement, cette ascension de Blaise DIAGNE a favorisé l’émergence d’une classe politique noire au Sénégal. Ce scrutin a favorisé l’émergence des Mourides et des Lebbous sur la scène politique sénégalaise, mais les principaux bénéficiaires de cette nouvelle donne seront un Sérère (SENGHOR), un originaire du Mali (Lamine Coura GUEYE) et un Halpoulaar (Mamadou DIA).


 

Le débat ethnique a ressurgi lors de la crise de la fédération du Mali. Les Maliens voulaient nommer Amadou Lamine Coura GUEYE (né en 1891 à Médine au Soudan, décédé 10 juin 1968) président de l’assemblée fédérale. Certains pensent que s’il n’avait pas été désigné c’était en raison de ses origines maliennes. Mais Lamine GUEYE a été un extraordinaire président de l’assemblée nationale sénégalaise, respecté de tous, jusqu’à sa disparition.


 

Lors des événements de décembre 1962 opposant le président SENGHOR à Mamadou DIA, des réjouissances publiques ont été organisées par les Ouolofs pour la chute du premier ministre, Halpoulaar. La tension ethnique a été à son comble et les cadres Halpoulaar ont été exilés ou marginalisés dans le jeu politique. Cependant, le président Léopold Sédar SENGHOR a été d’une grande habilité pour maintenir les grands équilibres entre les groupes ethniques. Il cédera le pouvoir à Abdou DIOUF, qu’il a présenté comme un métis Sérère et Halpoulaar, afin de ménager les susceptibilités. SENGHOR, issu de la minorité catholique, est resté un ami proche de Seydou Nourou TALL, de la communauté Lebbou et des Mourides. Il a choisi de s’exprimer, essentiellement, en français. Le Sénégal est resté une grande nation, un modèle fondé sur la diversité ethnique, tous les gouvernements ont tenu compte de cet héritage de SENGHOR. La chute de Mamadou DIA est due, non pas à une question ethnique comme le pensaient les Ouolofs qui n’avaient pas leur président, mai à son orientation, plus nationaliste que celle de SENGHOR. Le Président du Conseil souhaitait instaurer une politique de «bonne gouvernance» en envoyant en prison tous les Ministres convaincus de détournements de deniers publics, s’ils refusaient de rembourser. Par ailleurs et surtout, Mamadou DIA a affirmé qu’il se conduirait comme «partenaire loyal » de la France, voire un ami, mais qu’il n’a jamais accepté d’être, cependant, «un partenaire inconditionnel, encore moins, un agent de la France fermant les yeux sur les manquements aux engagements contractés». Mamadou DIA était partisan d’un «socialisme autogestionnaire» comme celui de TITO, et d’un «islam éclairé, moteur du développement». Mamadou DIA se disant un militant opposé «à la vassalisation du Sénégal» à la France, a entrepris, à partir de juillet 1961, en pleine guerre froide, de nombreux voyages, notamment en Yougoslavie et en Union Soviétique ; ce rapport de Mamadou DIA avec les pays communistes a fortement déplu à la France. Le Président SENGHOR étant fortement hostile au communisme, n’a pas apprécié ces déplacements qui menaçaient sa vision des relations privilégiées avec la France.

 

 

En définitive, comme on le voit, toutes ces tensions ne sont pas à proprement parler ethniques, elles sont éminemment politiques. Par conséquent, le fond du problème n’est pas ethnique, mais purement politique. En effet, le débat unique sur la conquête ou la conservation du pouvoir politique. Le Sénégal n'appartient à aucun groupe ethnique, mais à tous les Sénégalais et qui ont fait preuve de maturité politique, en provoquant trois alternances en 17 ans. Désormais les élections législatives ne sont plus remportées avec des scores soviétiques mais l'issue du scrutin est parfois serrée. Je déplore l'irruption d'un parti religieux sur la scène politique cela constitue un danger pour la cohésion de la nation sénégalaise. Certaines confréries religieuses croyaient pouvoir faire et défaire les gouvernants ; ils ont en eu pour leurs frais. Par conséquent, le Sénégal n’appartient ni aux Ouolofs, ni aux Halpoulaarèen, mais à tous les Sénégalais qui décident à l’occasion de chaque consultation électorale. Or, à ces législatives du 30 juillet 2017, l’opposition, partie divisée et sans programme politique crédible autre que l’argument ethnique, alors que la majorité de Macky SALL était unie, a été battue à plate couture. Macky SALL, avec son bon bilan, a, en fait, conservé toutes ses forces politiques, et sa légitimité est intacte dans la perspective des présidentielles de 2019. C’est là tout le fond du problème. Tout le reste n’est qu’enfumage.  Les Foutankais, s’ils restent dans leur grande majorité solidaires avec Macky SALL, ne lui ont pas donné un chèque en blanc. La théorie complotiste développée insidieusement par l’opposition suivant laquelle «Neddo Ko Banddoum» ne repose que sur du vent. Les Foutankais considérant que leur région est marginalisée attendent du chef de l’Etat, comme pour le reste du pays, à engager des mesures énergiques pour lutter contre la pauvreté.  Par conséquent, le Fouta n’est pas un «titre foncier» pour le président Macky SALL, ce sont des hommes et femmes qui se battent pour leur survie et pour améliorer leurs conditions de vie ; ils seront intraitables sur cette question et n’ont donné aucun chèque en blanc au pouvoir politique. C’est le sens de leur engagement et de leur mobilisation.


 

Par conséquent, le Président SENGHOR a été le fondateur de la Nation sénégalaise. La Nation est une communauté humaine ayant une conscience d’être unie par une identité historique, culturelle ou religieuse. Je souscris entièrement à la définition qu’en donne Ernest RENAN, à savoir que la Nation «c’est le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis». Le Sénégal étant à plus de 96% musulman, le Président SENGHOR, issu d’une minorité ethnique (les Sérères) et religieuse (les catholiques) a su préserver cet héritage du «vouloir vivre en commun», en négociant habilement et prudemment l’indépendance, en instaurant une paix sociale entre les différents groupes ethniques, en faisant fructifier l’héritage démocratique ancré dans ce peuple de longue date.


 

Il est nécessaire que chaque citoyen, ou responsable politique soucieux de l’intérêt national, participe à l’apaisement des tensions et à la consolidation de la nation sénégalaise. Pour ma part, il faudrait recadrer le débat politique autour de la défense de la démocratie, de l’unité nationale et du bien-être de tous, notamment les plus défavorisés. Ce ne sont pas les injures, les calomnies et la haine qui feraient avancer notre cher Sénégal. Bien au contraire. Dans un système démocratique la liberté d’expression est essentielle si elle est fondée sur le respect mutuel, mais elle n’a de sens que si un choix clair est proposé aux Sénégalais, un débat programme contre programme. Par conséquent, l’ethnicité n’est pas un argument électoral, mais un délit. Chaque personne doit savoir que la liberté et la responsabilité sont indissociables. Par ailleurs, dans certains pays où l’ethnicité avait prévalu, notamment en Côte-d’Ivoire, on a vu les dégâts incommensurables dans ce pays beau pays parti en lambeaux. «L'obscurité ne peut pas chasser l'obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l'amour peut faire cela» disait Léon TOLSTOI. Un vrai leader politique c’est celui qui saura proposer aux Sénégalais, dans l’unité et la diversité ethnique, des objectifs vers le bien-être de tous, dans l’unité et la fraternité. «Ceux qui vivent sont ceux qui luttent, ce sont ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front, ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime, ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime» disait Victor HUGO.


 

1ère partie – Défendre l’éthique et la morale en politique


 

En 2012, il a apparu dans la lutte menée par la société civile, et notamment par le groupe M. 23, que les grandes questions politiques auxquelles le Sénégal est confronté concernent l’éthique et la morale dans la vie publique.


 

A – Un refus sans concession de toute dérive monarchique ou népotiste


 

Je reconnais à maître Abdoulaye WADE, président du Sénégal de 2000 à 2012, d’avoir mobilisé des fonds importants et engagé d’importants travaux d’infrastructures. Cette politique a été poursuivie et amplifiée par le président Macky SALL. Cette dynamique des grands travaux paraît désormais irréversible, et tant mieux pour le Sénégal. Il faut rendre justice sur ce point à maître WADE.


 

En revanche, le népotisme, le gaspillage des deniers publics, mais surtout la tentation monarchique sont la marque de fabrique et l’obsession de maître WADE. Je ne comprends pas que ceux qui avaient combattu cette dérive monarchique hier, l’encense aujourd’hui. En particulier, il est surprenant que M. Barthélémy DIAS, qui avait fait l’objet d’une tentative d’assassinat, fasse maintenant la courbette devant maître WADE. Le Sénégal est, et restera une République. Or maître WADE n’a pas caché à l’occasion de ces législatives, alors qu’il est frappé par la limite d’âge en 2019, de remettre en scelle son fils. Karim WADE, condamné pour détournements de deniers publics, et qui s’est enfui en jet privé, doit rembourser ce qu’il doit au Sénégal, et être écarté à vie de toute compétition électorale.


 

Le plus grave, c’est aussi l’attitude maître WADE dans ces législatives de 2017, qui a attisé la violence et utilisé insidieusement l’argument ethniciste. Les violences à Touba, disons-le clairement, ont été à l’instigation de maître WADE. Tout leader politique devrait s’engager à respecter l’unité nationale et à renoncer à la violence illégitime, sous peine de dissolution de son organisation. J’ai un profond respect pour les idées du Saint homme Cheikh Ahmadou Bamba, à qui j’ai consacré un article. Mais je crois que son héritage a été  trahi par une partie des Mourides qui se sont devenus des politiciens véreux. Nous devrions rester les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba, «Je n’ai jamais de toute ma vie accompli un acte dont mon discipline puisse avoir honte, aussi n’aimerais-je pas que mes disciples se comportent d’une façon qui me fasse honte» disait-il.


 

B - Un refus de tout gaspillage ou détournement des deniers publics


 

M. Khalifa SALL, maire de Dakar, ne cache pas ses ambitions présidentielles pour 2019. Or, il a avoué, lui-même avoir détourné plus de 1,8 milliards de FCA (2 748 091 €). Dans son argument de défense, M. SALL affirme que tout le monde fait pareil. Dans un pays sous-développé, détourner les deniers publics devrait être criminalisé, et être puni d’une privation des droits civiques à vie. Si les ambitions présidentielles de chaque citoyen sont légitimes, il n’en reste pas moins que les voleurs ont été, par leurs fautes, disqualifiés de la compétition. Par ailleurs, j’ai du mal à comprendre le débat sur l’immunité parlementaire. En effet, l’action publique a été mise en œuvre avant qu’il ne soit député et les faits qui lui sont reprochés ne se rattachent donc à son mandat de député. En revanche, et c’est mon modeste avis, si Khalifa donnait des garanties de représentation, la détention ne sera plus nécessaire pour l’éclatement de la vérité, pour des faits qu’il a reconnus.


 

Ces législatives, les Sénégalais ont gravement sanctionné REWMI d’Idrissa SECK, celui qui avait détourné 47 milliards dans les chantiers de Thiès. Son mouvement est en voie de marginalisation avancée.


 

C – Réguler la place de l’argent dans la vie publique


 

Une question essentielle est posée à la démocratie sénégalaise : quelle est la place de l’argent dans le jeu politique ?


 

Tout d’abord, sans moyens financiers, l’opposition est neutralisée ou vassalisée par le parti au pouvoir. En effet, on a vu depuis 1981, des dirigeants politiques rejoindre la majorité présidentielle, «transhumer», sous Abdou DIOUF, Abdoulaye WADE et maintenant avec Macky SALL. Une des grandes faiblesses de notre démocratie reste que nos dirigeants sont des professionnels de la politique, mais sans métier et sans fortune. L’Etat devient, dans ce cadre, un moyen de survie ou d’enrichissement rapide. En conséquence, nos dirigeants ne sont plus crédibles dans leur programme qui ne vise qu’à accéder à une part du gâteau. Le grand perdant cette escroquerie politique est le peuple sénégalais éternellement cocu, et notamment les masses défavorisées.


 

Ensuite, les personnes qui affirment appartenir à la société civile sont confrontées à un dilemme grave : ou se jeter dans l’arène politique, avec un risque de dilapider leur fortune personne, ou rester en marge du jeu politique, avec des incantations stériles. Dans tous les cas, les personnes qui descendront dans la fosse aux lions doivent être vierges et complètement irréprochables, ce qui est rare dans nos pays. En effet, il manque dans le jeu politique sénégalais la pratique de la levée de fonds, comme aux Etats-Unis, pour financer une campagne électorale et assurer ainsi l’indépendance des hommes politiques honnêtes.


 

Enfin, les religieux se sont taillés de véritables prébendes, d’importants privilèges sur le dos des Sénégalais. L’Etat arrose à coup de millions les grandes familles maraboutiques qui vivent des deniers publics. Tous viennent à la soupe, au nom du Seigneur.


 

2ème partie – Défendre les intérêts fondamentaux du Sénégal


 

Le Sénégal naguère qui ne vivait que de ressources halieutiques ou arachidières, est devenu riche avec la découverte de l’or, du pétrole et du gaz. Cette nouvelle donne est au cœur de la tension politique et la violence du débat politique fait de rumeurs, d’approximations, de calomnies ou d’une grande dose de mauvaise foi. En particulier, l’Internet charrie, souvent, des choses nauséabondes, sans aucune vérification rigoureuse.


 

Le débat est légitime s’il se situe au niveau de la transparence de la gestion de ces ressources avec un minimum de principes directeurs :


 

- des clauses sur les contrats de concession (pourcentage d’au moins de 50% revenant à l’Etat du Sénégal, le recours à la main-d’œuvre nationale, y compris dans les emplois qualifiés, un transfert de technologie)


 

- Une commission spéciale au Parlement, composée de représentants de la majorité et de l’opposition avec un pouvoir d’investigation et de saisine du juge, pour examiner ces clauses et leur bonne application, évaluer l’impact budgétaire de ces contrats de concession pour le Sénégal et contrôler les flux financiers avec l’étranger ainsi que les déclarations de patrimoine de toute personne qui manie des fonds publics, quelle que soit son niveau de responsabilité ;


 

- la possibilité pour cette Commission d’enclencher une procédure de destitution ou de sanctions pénales, de privation de droits civiques, ainsi que de confisquer les biens mal acquis.


 

Le débat fait rage également autour de l’avenir du Franc CFA. Il serait utile de nommer une Commission spéciale d’économistes indépendants afin d’évaluer les avantages et inconvénients de la sortie du FCFA. L’Etat tranchera après un débat public à l’Assemblée nationale.


 

Vive le Sénégal démocratique, uni, fraternel et solidaire !


 

Paris, le 30 août 2017, par M. Amadou Bal BA, - http://baamadou.over-blog.fr/

«Consolider et développer la nation sénégalaise, un précieux héritage de Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001)», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Consolider et développer la nation sénégalaise, un précieux héritage de Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001)», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
«Consolider et développer la nation sénégalaise, un précieux héritage de Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001)», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Partager cet article

Repost 0
Published by Le blog de BA Amadou - dans Politique
commenter cet article

commentaires

Articles Récents

Liens