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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE) Bnf Gallica
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 17:30

La participation est passée de 36% en 2012, à 60% en 2017. Les résultats ont été publiés et donc officiels.

- La coalition du président Macky SALL et ses alliés socialistes (Tanor DIENG et Moustapha NIASSE) sort très largement victorieuse de ces législatives avec 125 députés sur le 165, soit avec 75,75% des sièges. Cette coalition remporte 12 sièges sur les 15 de la Diaspora qui étaient en compétition pour la première fois. Finalement, la coalition a raflé les 7 sièges de Dakar.

Dans l’assemblée de 2012, Benno Bokk Yakkar (Unis pour le même espoir)  119 députés sur les 150. C’est une nette progression et cela est appréciable pour des élections à mi-mandat qui sont souvent difficiles pour le pouvoir en place. Macky a conservé ses forces et renforcé ses positions en raison notamment de son bon bilan. Les autres forces politiques se partagent 25% des sièges restants. Il n’est pas sain, dans une démocratie, qu’il y ait une trop forte concentration de pouvoirs. Le Sénégal confirme ainsi son leadership en matière de démocratie en Afrique.

- en deuxième position, alors que tout le monde attendait à cette place Khalifa SALL, c’est finalement maître Abdoulaye WADE à 91 ans qui prend 19 sièges soit 11,51% de l’assemblée nationale. Il est en progression par rapport à 2012 ; il avait 16 sièges. Cette donne va compliquer la tâche de rassemblement de l’opposition avec les fortes prétentions au trône de Khalifa SALL, d’Aïssata TALL SALL et la déclaration de candidature d’Ousmane SONKO. Maître WADE est frappé par la limite d’âge pour les élections présidentielles, mais il vise seulement à remettre en scelle, en 2019, son fils Karim WADE et il ne s’en cache pas. En sa qualité de doyen d’âge, c’est lui va présider la séance d’ouverture de la 13ème législature ; une bonne tribune pour une meilleure visibilité de son parti ; ce qui ne va pas renforcer la cohésion de l’opposition.

- en troisième position on retrouve Khalifa SALL, maire de Dakar et en détention, maintenu élu et bénéficiaire de l’immunité parlementaire. Son parti recueille 7 députés, soit 4,24% des sièges du Parlement. Cette détention provisoire d’un parlementaire élu et déclaré candidat des présidentielles de 2019 est cocasse ; c’est une épine dans les souliers du président Macky SALL. A mon modeste avis, il serait judicieux que Khalifa SALL sous réserves de garanties de représentation (remettre ses documents de voyage et une caution) soit libéré pour attendre chez lui son procès sur les détourements de deniers publics qu’il a reconnus.

- les autres forces politiques se partagent 9 députés, soit 8,50% des sièges. A noter l’élection de maître Aïssata TALL SALL et de M. Ousmane SONKO qui venaient de fonder un parti politique.

I - Quels enseignements pour ces législatives du 30 juillet 2017 ?

Ces législatives marquent, brusquement, un changement dans les rapports de force et annoncent probablement une recomposition ou un durcissement du jeu politique. La campagne des présidentielles de 2019 vient de démarrer.

1ère observation : Les deux têtes d’affiche pour les présidentielles de 2019 sont à dès à présent connues : Macky SALL, président en exercice et Khalifa Ababacar SALL, maire de Dakar. Comme on l’a dit, maître WADE en raison de son âge ne peut plus être candidat aux présidentielles de 2019. Même avec 7 députés, le Maire de Dakar, en détention, a réalisé une performance ; il a perdu de peu Dakar et ses 7 députés ; il ne faudrait donc pas le sous-estimer. C’est un combat, sans merci, qui va s’engager. Le Sénégal est engagé dans la campagne électorale la plus longue qu’un pays démocratique n’ait jamais expérimentée. La campagne électorale a démarré par le référendum du 20 mars 2016 qui a été d’une rare violence. Les législatives, violentes également, ne sont qu’une étape dans ce marathon électoral qui se terminera par les présidentielles de 2019.

2ème observation : ces élections marquent la marginalisation, plus ou moins accentuée, de certains partis politiques.

Ces  législatives confirment une marginalisation d’Idrissa SECK qui s’estimait être l’héritier d’Abdoulaye WADE. REWMI est devancé par un parti religieux, le P.U.R. M. SECK a une maigre consolation, il a gagné à Thiès. Là aussi, Talla SYLLA maire de la ville a été désavoué.

Le PDS même en deuxième position, n’est plus au centre du jeu politique. Il y avait risque de cohabitation si le PDS s’était allié au maire de Dakar, Khalifa SALL Mais, Abdoulaye WADE, un peu décalé, n’a pas réussi son retour en politique à 91 ans. Son objectif était de remettre en scelle son fils, Karim. Maître WADE, comme au bon vieux temps a voulu la stratégie de la terre brûlée a échoué. Tout au moins, les militants du PDS ont réussi à saccager des bureaux de vote à Touba. Maître Abdoulaye WADE avec sa politique de terre brûlée, a largement contribué à une ethnicisation de la vie politique politique sénégalaise. En effet, il a fait croire aux Mourides que ceux-ci pouvaient faire et défaire nos gouvernants leur guise et en toute impunité. La période de vérité a été le référendum du 20 mars 2016. Des Mourides ont des faits des prêches dans les mosquées pour le Non au référendum qui finalement a été adopté à plus de 65%. Si Abdoulaye WADE a gagné à Touba et à M’Backé il a perdu dans les villes environnantes.

Le Parti socialiste, un solide allié de Macky SALL, depuis 2012, s’enfonce dans les divisions et entame un chemin vers la marginalisation. Il faut dire dans ces législatives, Khalifa Ababacar SALL et maître Aïssata TALL SALL, des dissidents, ont pris des voix au Parti socialiste. Ce qui a sans doute un peu affaibli Macky SALL dans ces législatives.

II  – Quelles perspectives pour les présidentielles de 2019 ?

Le président Macky SALL qui sera, sans nul doute, candidat à sa propre succession, devrait s’attaquer à certaines difficultés :

A - Professionnaliser et discipliner son parti, l’APR, qui est le maillon faible dans ces importantes batailles politiques. Si le président est un stratège et un fin politique, le chef de l’Etat ne peut pas en permanence, suppléer aux carences et aux défaillance de son parti qui sont devenues un vrai handicap pour lui. La bataille des présidentielles de 2019 sera sans doute encore plus violente que les législatives de 2017 et le référendum de 2016. Par conséquent, l’APR aura besoin d’un personnel de qualité pour faire face à ces secousses.

B - élargir la base électorale du gouvernement devant l’effritement et les fissures du Parti socialiste ; Macky SALL a réussi à bâtir une coalition solide et particulièrement loyale, mais Moustapha NIASSE a pris de l’âge et Tanor ne représente plus toute la famille socialiste ;

 

C - régler les graves dysfonctionnements dans l’organisation des élections et renforcer les compétences et la probité des agents publics de nature à éviter des couacs pour les scrutins à venir, notamment en 2019 (cartes, décentraliser les lieux de vote notamment dans la région parisienne, fraude au bac.) ;

D - rationaliser le nombre de partis politiques, dans le respect strict de la laïcité et la diversité. Sur les 155 partis, seules 4 organisations sortent du lot dont partis politiques à eux seuls ont totalisé dans ces législatives 91,5% des sièges. Il est nécessaire d’imposer un minimum de règles à ces partis (tenue de congrès, laïcité, unicité du pays, refus de la violence, de l’ethnicité et tout hégémonisme, finances transparentes, etc.).

E - assurer la cohésion et l’unité du Sénégal face aux dérives religieuses et ethnicistes. Sur le plan religieux on avait déjà vu, sous WADE l’émergence de groupuscules religieux tout puissants qui avaient défié l’Etat républicain, dont le sinistre Sérigne Béthio THIOUNE. Ces dérives ont considérablement nui à cohésion du Sénégal et ethnicisé la vie politique sénégalais, comme si les autres groupes ethniques, notamment les Hal Poularéen, n’étaient plus légitimes à exercer le pouvoir politique.

Dans ces législatives, la montée d’un parti religieux, le Parti de l’Unité et du Rassemblement (P.U.R.) dans un pays à 95% musulman, est inquiétante pour la cohésion de la nation sénégalaise. Ce parti du professeur Issa SALL arrive en 4ème position. Pour ce parti conservateur, le multipartisme aurait mené dans une impasse indescriptible, la politique n’a ni âme, ni conscience, malgré la démocratie on ne sent pas libéré, malgré l’assouplissement des codes moraux, le mal-vivre progresse, l’argent et la presse sacralisent notre quotidien.

L’autre dérive ethniciste pendant ces législatives ont été   les radios nationales qui n’ont émis qu’en Ouolof, alors que le Sénégal est pluriel, avec 7 groupes ethniques. Je ne trouve pas cela normal, pour le respect de la diversité et pour la diaspora qui ne connait pas cette langue. A tout le moins, les radios financées par les deniers publics doivent assurer l’égalité de tous devant le service public, pour le bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel.

Mais sans doute, que la fin de la campagne électorale et l’annonce des résultats partiels a été le point culminant, où on a frôlé le pire dans le domaine de l’ethnicisation de la vie politique. Le Sénégal, une nation unie construite savamment par les socialistes, et en particulier par Léopold Sédar SENGHOR a failli voler en éclats, à coups d’injures, le temps d’un scrutin. J’ai été choqué et scandalisé par ces injures, d’où qu’ils viennent et il ne faudrait ni les excuser, ni les minimise ; insulter un Sénégalais, en raison de son appartenance ethnique, c’est insulter tous les Sénégalais qui sont exemplaires en matière de démocratie. On a vu dans certains pays d’Afrique que l’ethnicité (RCI, Libéria, Congo, Nigéria avec le Biafra, etc.) ont des techniques des forces coloniales pour nous dépouiller de nos richesses. Nous avons maintenant du pétrole et du gaz, nous devons nous battre pour que ces ressources soient utilisées dans l’intérêt de tous les Sénégalais, notamment les plus démunis.

L’Etat doit rester très vigilants sur ces dérives ethnicistes et sanctionner, très sévèrement tout écart. En effet, une fois que la haine est enfouie dans le cœur, le mal est fait, il sera difficile de l’en déloger. Le seul critère valable en politique, c’est la pertinence des arguments en fonction de l’intérêt national. Par conséquent, je souhaite que ces présidentielles de 2019 puissent démarrer sur des bases saines, c’est-à-dire programme contre programme. Le Sénégal n’appartient à aucun groupe ethnique, mais à tous les Sénégalais. Ce qui nous intéresse ce sont les solutions que la classe politique envisage d’apporter à nos nombreux problèmes que nous affrontons chaque jour.

F - clarifier et bâtir son projet solide pour l’avenir du pays ; Qu’a à dire aux générations futures, le président Macky SALL, en termes d’espoir et d’espérance, de confiance en leur pays ?

Il faudrait que le président Macky SALL rassure sur le pétrole et gaz, définir une stratégie claire pour l’avenir du CFA ; ces polémiques et procès d’intention ont brouillé le message du gouvernement de Macky SALL ; ces débat oiseux ont nui à la qualité et au bon bilan de Macky SALL.

Les concepts éculés de «Sénégal émergent» sont trop vagues et peu parlants. Les Sénégalais ont besoin de croire en un avenir meilleur, en termes d’éducation, de santé, de logement, de transport, de révolution numérique,  de chaine de froid, d’énergie solaire, de cohésion nationale, de justice sociale, de grands travaux et de partage de la richesse du pétrole et du gaz ; ils ont besoin de pouvoir maîtriser leur destin.

 

 

III – Les résultats des élections législatives de 2017

13ème Législature du Sénégal liste des 165 députés issus du scrutin du 30 juillet 2017 :

A - BENNO BOKK YAKAAR (125)

1 Mahammed Boun Abdallah DIONNE

2 Ndèye Fatou DIOUF

3 Moustapha Cissé LO

4 Aminata GUEYE

5 Abdoulaye Makhtar DIOP

6 Aissatou Sow DIAWARA

7 Aly LO

8 Salimata KORERA

9 Mouhamadou NGOM

10 Ndèye Lucie CISSE

11 Nicolas NDIAYE

12 Sira NDIAYE

13 Cheikh SECK

14 Aminata DlAW

15 Abdou MBOW

16 Marième GUEYE

17 Seydou DIOUF

18 Ndèye Fatou Bineta NDIAYE

19 Bounama SALL

20 Mously DIAKHATE

21 Djibril WAR

22 Aminata LY

23 Abdoulahat SECK

24 Yéya DIALLO

25 Seydina FALL

26 Adji Diarra MERGANE

27 Ndiagne DIOP

28 Marie Louise DIOUF

29 Alla GUENE

30 Ndéye Fatou GUISSE

Dakar

31 Amadou Ba

32 Marie Thérèse Aida Seck

33 Abdoulaye Diouf Sarr

34 Marie Pierre Faye

35 Jean Baptiste Diouf

36 Juliette Zingua (PS)

37 Santi Sène Agne (AFP)

Guédiawaye

38 Mika Ba

39 Anna Gomis

Pikine

40 Awa Niang

41 Pape Sagna Mbaye (AFP)

42 Aissatou Cissokho

43 Moustapha Mbengue

44 Khady Ba

45 Samba Demba Ndiaye

Rufisque

46 Souleymane Ndoye

47 Adama Kadane

Bambey

48 Khalil Ibrahima Fall

49 Bousso Ngom

Diourbel

50 Malick Fall

51 Sadio Diakhaté

Fatick

52 Pape Biram Touré

53 Khady Ndiaye

Foundiougne

54 Saidou Dianko

55 Adama Sylla

Gossas

56 Madické Diao

Kaffrine

57 Abdoulaye Willane

58 Amy Ndiaye

Koungheul

59 Yahya Sow

60 Socé Diop

Malem Hoddar

61 Ali Ndao

Guinguinéo

62 Mandiaye Kebe

Kaolack

63 Mariama Sarr

64 Mouhamed Khouraicky Niasse

Nioro

65 Moustapha Niasse

66 Dje Mandiaye Ba

Salémata

67 El Hadji M. Sall

Kolda

68 Sané Kandé

69 Coumba Baldé

Médina Yoro Foulah

70 Moussa Sabaly

Vélingara

71 Mamadou Oury Diallo

72 Aminata Diao

Kébémer

73 Serigne Mbaye Dia

74 Khadijatou Diallo

Linguère

75 Yoro Sow

76 Khamia Mbengue

Louga

77 Moustapha Diop

78 Rokhaya Diop

Kanel

79 Daouda Dia

80 Néné Marième Kane

Matam

81 Mamadou Diao

82 Coumba Hamidou Dème

Ranérou

83 Aliou Demba Sow

Dagana

84 Amadou Mame Diop

85 Fatim Sall

Podor

86 Cheikh Oumar Hanne

87 Yata Sow

Saint Louis

88 Amadou Mansour Faye

89 Khadidiatou Mbaye

Bounkiling

90 Malang Séni Faty

Goudomp

92 Malamine Gomis

93 Mariama Ndiaye

Sédhiou

94 Abdoulaye Diop

95 Mandiakhouko Sané,

Bakel

96 Ibrahima Baba Sall

97 Mariama Sakho

Goudiry

98 Djimo Souaré

Koumpentoum

99 Sidy Traoré

100 Tening Diao

Tambacounda

101 Sidiki Kaba

102 Awa Diagne

Mbour

103 Pape Sonko Diouf

104 Yacine Ndao

Thiès

105 Siré Dia

106 Fatou Sène

Tivaouane

107 Aymerou Gningue

108 Fatou Sène

Bignona

109 Oulimata Mané

110 Leopold Yancoba Coly

Oussouye

111 Aimé Assine

Ziguinchor :

112 Demba Keita

113 Ramatoulaye Diatta

 

Diaspora

Département Afrique du Nord :

114 Mor Kane NDIAYE ;

Département Afrique Australe :

115 Modou NDIAYE ;

Département Afrique de l’Ouest :

116 Kory NDIAYE ;

117 Marieme BADIANE ;

118 Saybatou AW ;

Département Afrique du Centrale :

119 Aboubacry NGAIDE ;

120 Bineta SECK ;

Département Amérique Océanie :

121 Aboubacry DIALLO ;

Département Moyen Orient et Asie :

122 Abdoul Kader NDIAYE ;

Département Europe de l’Ouest, Centre et Nord :

123 Demba SOW ;

124 Dieynaba SENE ;

125 Hamady GIDIAGA ;


 

 

B – COALITION GAGNANTE/WATTU SENEGAL (19 députés)

126 Abdoulaye Wade

127 Woraye Sarr

128 Pape Diop

129 Marie Sow Ndiaye

130 Mamadou Lamine Diallo

131 Yaye Mané Albis

132 Mamadou Diop (Decroix)

133 Sokhna Astou Mbacké

134 Madické Niang

135 Rokhaya Diouf

Mbacké

136 Serigne Cheikh Mbacké

137 Fatma Diop

138 Cheikh Abdou Mbacké

139 Fatou Mbaye

140 Moustapha Diop

Saraya

141 Mady Danfakha

Diapora

Département Europe du Sud

142 Nango Seck

143 Mame Diarra Fam

144 Mor Kane

C - MANKO TAKHAWOU SENEGAL (7 députés)

145 Khalifa Ababacar Sall

146 Fatou NDIAYE

147 Serigne Mansour Sy Djamil

148 Aminata Kanté

149 Cheikh Mamadou Abiboulaye Dièye

150 Aïssata Sabara

151 Déthié Fall

PUR (3 députés)

152 El Hadji Sall

153 Oulimata Guiro

154 Aboubacar Thiaw

 

D - COALITION CONVERGENCE PATRIOTIQUE/KADDU ASKAN WI (2 députés)

155 Abdoulaye Baldé

Kédougou

156 Moustapha Guirassy

Listes des candidats admis à l'issue des épreuves du 2ème groupe

E - AUTRES (9 députés)

157 Ousmane Sonko

158 Cheikh Tidiane Gadio

159 Aïssata Tall Sall

160 Aïda Mbodji

161 Demba Diopsy

162 Sokhna Dieng

163 Ibrahima Abou Nguette

164 Théodore Cherif Monteil

165 Modou Fada Diagne.

Paris, le 5 août 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

Sénégal : présidentielles de 2019 vers un affrontement Macky SALL - Khalifa SALL
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