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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 18:53

"On ne se baigne jamais dans le même marigot" dit un proverbe africain. Paris est une ville qui nous réserve sans cesse des surprises. On croit connaître cette merveilleuse ville, puis subitement, et au détour d'une escapade le charme infini vous saisit et vous envoûte. Du même coup, on se met à vadrouiller, comme s'il s'agissait d'une première découverte de notre belle capitale.

En effet, venu assister à une rencontre au Musée Dapper, dans le 16ème arrondissement, sur l'artiste sénégalais, Ousmane SOW, je n'ai pas pu obtenir une place. Contrarié, j'improvise une promenade dans les beaux quartiers. Je tombe d'abord sur la place des États-Unis, ses statues en bronze, ses demeures huppées et le musée Cristal.

Ensuite, dans ma randonnée désordonnée, j'aperçois le Palais Galliera, musée de la Mode Paris, où sont exposées actuellement 110 robes de la chanteuse Dalida. J’avais rencontré Dalida, sur le plateau de Canal Plus, lors d’une émission animée par Philippe GILDAS. Il y avait déjà en 1987, cette vague d’incendies à Paris, qui visait des squats occupés par des immigrants. Un bidon d’essence, et pas besoin de recourir aux frais d’huissier pour expulser ces indésirables. Puis, Dalida, au carrefour de plusieurs cultures, avec sa voie mélodieuse, s’est donnée la mort une semaine plus tard. Je n’arrêtais pas d’écouter ses chansons, pendant de nombreuses décennies. J’entends toujours le son de sa musique résonner dans mes souvenirs.

Le Palais Galliera, d’inspiration Renaissance italienne, abrite le musée de la mode de la ville de Paris, construit par l’architecte Léon GINAIN pour accueillir les collections de Maria BRIGNOLE-SALE, Duchesse de Galliera (1811-1888). Cette dernière légua ses biens à la ville de Gênes, mais fit don du Palais à la ville de Paris.

Le 15 avril 1878, la duchesse de Galliera manifeste son intention de laisser à l’Etat français sa collection d’œuvres d’art à la condition que cette dernière soit exposée au public dans un musée spécialement construit à cet effet. Musée qu’elle se propose de financer sur un vaste terrain lui appartenant. Ses exigences sont claires : l’ensemble se composera d’un musée entouré d’un square et, de chaque côté, sera percée une voie créant ainsi deux rues baptisées Brignole et de Galliera. Le musée, prendra, quant à lui le nom de Brignole-Galliera.

Le 11 juillet 1878, le conseil municipal accepte avec reconnaissance la donation, et le 31 octobre la duchesse ratifie devant son notaire sa proposition par une donation en règle. Cependant il demeure stipulé que la duchesse jouira sa vie durant de l’édifice à l’usage de Musée et des bâtiments de service qu’elle s’engage à faire élever. L’Etat ne pouvant disposer de l’ensemble qu’à son décès.

Le décès de la duchesse de Galliera, le 9 décembre 1888, marque l’arrêt des travaux déjà très avancés qui sont repris par l’architecte Paul-René-Léon GINAIN jusqu’à l’achèvement de l’édifice le 27 février 1894.

Depuis son inauguration en 1895, le Palais Galliera a connu plusieurs affectations avant d’être définitivement consacré à la mode, en 1977, par la Mairie de Paris.

Le 19 décembre 1895, le sort du musée est fixé : il est inauguré en tant que musée d’Art Industriel. De nombreuses expositions d’arts décoratifs y sont organisées permettant au lieu de trouver son public désireux de découvrir cette nouvelle forme d’art.

Au début du XXe siècle, l’art appliqué à l’industrie est considéré comme mineur face aux arts majeurs – architecture, sculpture, peinture –. Pour lutter contre ce préjugé, Maurice Quentin-Bauchart demande à la Ville de Paris de créer une programmation d’expositions d’art industriel au Palais Galliera.

En 1954, le Palais Galliera ouvre ses salles aux expositions annuelles du Salon des peintres témoins de leur temps. À cette occasion, il est spécialement aménagé pour offrir une meilleure présentation des œuvres d’art. Les plus grands artistes contemporains du moment se rencontrent dans les salles de Galliera : Utrillo, Rouault, Matisse, Chagall, Buffet, Picasso ou encore Léger, Braque, Kisling, et Gromaire. Chaque année un thème est imposé, en rapport avec l’Homme et son environnement, comme L’Homme dans la ville en 1954, Le pain et le vin en 1965 ou encore La vie des choses en 1973. Seuls les artistes figuratifs sont invités à en livrer leurs visions.

En 1977, changeant à la fois de nom et d’adresse, le musée du Costume devient le musée de la Mode et du Costume de la Ville de Paris en s’installant au Palais Galliera. Autonome, le musée hérite des collections de costumes et d’accessoires jusqu’alors conservées au musée Carnavalet et rejoint ainsi le réseau des musées de la Ville de Paris qui comptent alors 14 établissements.

Situé sur une ancienne carrière de calcaire à ciel ouvert, le sol de la parcelle fut consolidé. Le jardin a fait l’objet d’une rénovation profonde en 2003 et de replantation en 2005. La fontaine de l’Avril (1916), ornée d’une statue en bronze de Pierre ROCHE, les sculptures Dieu Pan et un Tigre (1897) de Jules BECQUET et Enfance de Bacchus (1875) de Jean PERRAUD, agrémentent ce jeu. Dans ce jardin écologique sont plantés des tilleuls, sophoras et marronniers.

Le Musée Galliera est entouré par le palais de Tokyo et le musée d'art moderne de la ville de Paris.

Non loin de là plastronne la tour Eiffel. J’y fais une rencontre furtive avec ces vendeurs à la sauvette, venus du Sénégal. Ces immigrés, tant vilipendés par certains et qui suscitent parfois la défiance et la peur, sont en fait des héros du quotidien. La noblesse ne vient ni de la fortune, ni de la couleur de peau, mais de l’aptitude résolue, de chaque individu, de sauvegarder sa dignité par le travail, d’être utile aux siens et à la société.

Enfin, et avant de reprendre le bus 72 pour aller à l'hôtel j'ai admiré la Seine et ses bateaux mouches.

Je constate que la "flamme de la liberté", sous le pont l'Alma, est fait devenu un lieu de pèlerinage à la mémoire de la princesse Diana.

Palais Galliera-musée de la mode de la ville de Paris, 10 avenue Pierre-1er-de-Serbie, Paris XVIe. Jusqu'au 13 août du mardi au dimanche, de 10 à 18 heures. Nocturne les jeudis et vendredis jusqu'à 21 heures.

Tarifs : 12 euros, 9 euros, gratuit pour les moins de 18 ans

Tél. 01.56.52.86.00.

Paris, le 29 avril 2017, par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Le Palais Galliera ou le Musée de la Mode, à Paris», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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