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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE) Bnf Gallica
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  • : Ce blog personnel de M. Amadou Bal BA est destiné à l'échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble. Google News BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE ISSN 2555-3003 BNF GALLICA
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 00:35
Cet article a été publié dans le journal XALISMAN édition du 7 février 2017
 
L’affaire Théo, victime de graves brutalités policières, à Aulnay-sous-Bois, comme celle d’Adama TRAORE, mort étouffé par des gendarmes, nous invite à méditer, sérieusement, sur ce message de Martin Luther KING : «notre vie commencera à s’arrêter le jour où nous gardons le silence sur les choses graves». Le jeune homme, qui s'est vu prescrire soixante jours d'ITT après une opération consécutive à une déchirure à l'anus de 10 cm de long, reste, lui, toujours hospitalisé. Ce jour-là, alors qu'il se rend auprès d'une amie de sa sœur pour lui remettre un sac de chaussures, Théo, 22 ans, aperçoit des amis du quartier : «Je vais pour leur serrer la main comme d'habitude et lorsque j'arrive, les policiers arrivent aussi et disent : Tous contre le mur. A leur façon de parler, j'ai compris qu'ils n'étaient pas là pour rigoler», dit-il et ajoute : «Il me met un coup, et là je savais que, dans ce coin, il n'y avait pas de caméra et qu'il fallait que je me débatte pour que j’aille devant les caméras. J'ai réussi à me débattre. Ils me saisissent à trois, ils me tirent. Que des insultes, des insultes, tous les noms. Un policier tire sur tout ce qui est là avec du gaz lacrymogène, il revient vers moi et il m'insulte». Théo poursuit son récit : «A lui aussi je dis : Mais pourquoi faites-vous ça, monsieur ? Le policier, là, il me regarde. Moi, j'étais de dos, de trois quarts, donc je voyais ce qu'il faisait derrière moi. Je l'ai vu prendre sa matraque et il me l'a enfoncée dans les fesses, volontairement. Dès qu'il m'a fait ça, je suis tombé sur le ventre et là ils m'ont dit : Assieds-toi maintenant. J'ai dit : J'arrive pas à m'asseoir, je ne sens plus mes fesses. Et ils m'ont mis du gaz lacrymogène sur la tête, dans la bouche. Un coup de matraque en pleine tête. J'entends un policier dire : Attends, ici y a les caméras, on va l'emmener derrière le mur, on va lui faire sa fête. Mon pantalon était baissé. Ils m'emmènent derrière le mur et ils commencent à me passer à tabac encore. Ils me frappent, ils me frappent».
 
Le FN soutient, par principe ces bavures policières et promet de mettre en place la "légitime défense préventive". En fait, il ressort de ces faits criminels, car le viol est un crime passible de la Cour d’assises, que les enjeux de ces élections posent brutalement la place, en France, des citoyens issus de l'immigration. Ainsi, dans l'affaire Théo, ce jeune d'Aulnay-sous-Bois, violé par des policiers avec une matraque, le jeudi 2 février 2017 (Vidéo du Parisien, ci-contre), les policiers mis en cause sont libérés Aucune détention préventive. Souvenez-vous des violences urbaines de 2005 ces deux jeunes mineurs (Bouna et Zied) étaient poursuivis par des forces de l'ordre et ils n'ont eu d'autre choix que de se réfugier dans une armoire électrique, avec toutes les conséquences tragiques. On comprend mieux, dans l'affaire Théo, les risques encourus quand on se fait attraper par certaines brutes. Bouna, Zied, Amadou Koumé, Adama TRAORE et bien d'autres sont morts pour la France républicaine. En effet, j'estime que ce sont des combattants pour le bien-vivre ensemble. Vivant dans des zones de relégation, que M. VALLS avait qualifiées, fort justement, d'Apartheid, ces parias sont souvent victimes de violences arbitraires, de la part des forces de l'ordre, au mépris des règles de droit. Ce sont des indigènes de la République, qui sont, tous, potentiellement, des terroristes et des délinquants, d’où ces contrôles d’identité au faciès, et dont le sort intéresse peu de personnes. Benoît HAMON réclame justice, avec toute la célérité désirable.
 
Luc POIGNANT chargé de communication au syndicat de la police SGP commentant cette affaire estime que "bamboula" ça convenable. Devant ces odieuses injustices, le pasteur Martin Luther KING nous rappelle notre devoir d’homme «Si un homme n’a pas trouvé quelque chose qui vaut qu’on lui sacrifie la vie, il ne mérite pas de vivre. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce en quoi il croit. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour la justice. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce qui est vrai».
 
En dépit des faits incontestables qui ont été filmés et de la matérialité des blessures de Théo, ainsi que la solidité des témoignages et des enquêtes de la presse, les policiers contestent ce viol et ces bavures, et affirment même que ce sont eux qui ont été agressés. On subodore même que le contrôle de police ne concernant les guetteurs de trafic de drogue, les dégâts collatéraux commis par les forces de l'ordre seraient excusables, voire légitimes. Par conséquent, circulez, il n’y a rien à voir ! Comme s’il y avait une hiérarchie de valeur entre différentes vies, nos dignités. Pour ma part, UN égale UN, à égalité de droits et dans le respect mutuel.
 
Les policiers mis en examen ont été libérés et placés sous contrôle judiciaire. D"autres délinquants en col blanc, comme Mme Christine LAGARDE ont été dispensés de peine. Personne n'a encore été condamné dans l'affaire Bigmalion. 2 poids, 2 mesures. Pour ceux qui voulaient construire plus de places en prison à qui sont-elles destinées ?
 
Luc POIGNANT, un chargé de la communication du syndicat de police SGP, estime que le mot "Bamboula" serait convenable. Mais est ce qu'il serait convenable qu'on enfonce à M. POIGNANT une matraque dans le derrière ?
 
Pour l'écrasante majorité des policiers, le métier est exercé dans le respect des lois républicaines. J'ai une profonde estime pour notre Police. Cependant, ces crapules qui violent brutalisent ou étouffent nos jeunes, et de surcroît nous insultent publiquement, comme M Luc POIGNANT, je n'ai que du dégoût et un profond mépris. Ces ripoux déshonorent notre chère police républicaine que tout le monde devrait défendre et honorer. Porter la tenue de policier, c'est un honneur et un privilège confère plus d'obligations que de droits. Luc POIGNANT devrait être déféré devant un tribunal ; le racisme n'est pas une opinion mais un délit.
 
Mme LAGARDE condamnée, mais dispensée de peine et continue son travail au FMI ; M. FILLON reconnaît son erreur dans son népotisme à tout-va, mais poursuit sa campagne, en dépit des révélations quotidiennes ; les policiers mis en cause sont rentrés dormir tranquillement chez eux, mais les jeunes, ainsi que les parents d'Adama TRAORE, qui protestaient contre ces violences arbitraires, sont jugés en comparution immédiate. 2 poids 2 mesures. Il faut en finir avec le Code de l'indigénat !
 
Je suis encore traumatisé par les violences urbaines de novembre 2005 qui avaient vu l'assassinat de Bouna et Zied, sans que justice ne soit rendue. Encore, plus près de nous, en été 2016, l'affaire Adama TRAORE demeure, sous la mandature de M. HOLLANDE, la plus grave injustice des temps modernes. Le président de la République n'a pas daigné répondre à la lettre de la famille d'Adama TRAORE. Pire encore les membres de la famille d'Adama TRAORE qui manifestaient pour que justice soit faite, ont été condamnés, fort injustement, pour rébellion. Par ailleurs, le Procureur de la République qui avait menti dans cette affaire, n'a pas été sanctionné. Au contraire, il a été gratifié d'une affectation à Paris. Plus de 113 jeunes issus de l'immigration, sont morts dans des conditions particulièrement suspectes, sans que justice ne soit rendue. Dans le passé, plus de 55 personnes sont mortes dans des incendies criminels à Paris, sans enquête sérieuse. Tout récemment, des incendies suspects ont été déclarés dans des zones abritant des réfugiés. Aucune enquête sérieuse. Maintenant dans le débat politique apparaît le concept de "légitime défense préventive" pour les forces de l'ordre que le front national a érigé en argument de campagne. Avec cette permission de tuer tout ce qui est différent, sans discernement, on peut dire que la chasse est ouverte. Mais comme le dirait, JAMES BALDWIN, un auteur américain, dans une société où règnent l'injustice et la discrimination, on ne peut pas s'attendre à une paix durable. "La prochaine fois, le feu", tel est le titre d'un ouvrage de James BALDWIN.
 
Vous remarquerez quand un individu est victime d’une injustice dans certaines communication toute la classe politique française accourt, sans délai, avec des déclarations fracassantes de solidarité, et des visages éplorés. Mais quand un Noir ou un Arabe meurt ou est violé par ceux là qui étaient censés nous protéger, c’est le mutisme le plus total. M. HOLLANDE parle de République, d'égalité et de fraternité ; il s'est montré, durant son mandat, comme le plus grand hypocrite des temps modernes. Oubliant sa promesse du droit de vote des étrangers aux élections locales, sa seule réponse, à notre égard, a été son projet funeste de déchéance de la nationalité. Cependant, devant les preuves accumulées contre les policiers et la condamnation de l’opinion publique, et pour la première fois, le président de la République est venu rendre visite à Théo. Il faut l’en féliciter. Nous aurions aimé également qu’il réponde à la famille d’Adama TRAORE, qui réclame justice ; ce jeune Adama est mort étouffé par les gendarmes en juillet 2016.
 
De vents mauvais soufflent depuis quelques temps sur le monde (BREXIT, Donald TRUMP, montée des extrémistes). Ainsi, ce dimanche 5 février 2017, dans un meeting à Lyon, du FN, des frontistes criaient : "On est chez nous. Rentrez chez vous !". Mme LE PEN, à la tête d'une entreprise familiale, a détourné des fonds européens pour employer son compagnon. Pour le FN, les Français musulmans ne sont que des étrangers, des criminels, des profiteurs de la sécurité sociale, qu'il faut expulser à tour de bras. C'est une grande escroquerie et une imposture de faire croire que les Français musulmans sont des étrangers pouvant être exclus et discriminés, à volonté. Nous sommes aussi la France. Nous sommes également chez nous et nous ne bougerons pas d'ici. Et nous nous battrons farouchement, pour notre juste place dans la société.
 
Jamais une élection présidentielle n'a été aussi incertaine et pleine de menaces pour la démocratie et la République. Pourtant, les Français issus de l'immigration, comme frappés de léthargie, ont choisi massivement de s'abstenir aux différentes consultations électorales. Il n'a échappé à personne qu'ils sont au coeur du débat politique et risquent gros si un gouvernement de droite dure ou frontiste venait au pouvoir.
 
On parle d'intégration, mais, en fait, quand on évoque la situation des Français issus de l’immigration, c'est la stigmatisation et l'exclusion qui sont mises en avant. Aujourd'hui, des Français issus de l'immigration ont toutes les peines du monde à faire venir leur famille en France ou à faire transcrire les actes d'Etat civil de leurs enfants nés à l'étranger. Le droit au regroupement familial est, en fait, abrogé par des circulaires, avant même la prise de pouvoir du FN. Par ailleurs, l'accès à la nationalité est devenu un parcours du combattant pour ceux qui vivent légalement en France. Les retraités, qui ont travaillé en France, toute leur vie, ont toutes les peines du monde à renouveler leur titre de séjour. En cas de décès, leur famille est confrontée à des tracasseries administratives pour la pension de réversion. Cette affaire de jeune Théo, de 22 ans, violé à Aulnay-sous-Bois, comme l'assassinat d'Adama TRAORE, de Bouna, Zied, Amadou Koumé, et de bien d'autres, atteste que le délit de faciès est devenu la règle.
 
Dans la classe politique républicaine, ceux qui ont défendu, courageusement, le bien-vivre ensemble ont été affublés de prénoms musulmans ("Ali" JUPPE et "Bilal" HAMON). Je me réjouis que M. Benoît HAMON, pour l'honneur des socialistes, ait défendu une vraie ligne de gauche, dans laquelle il réaffirme la place des Français musulmans, non pas en temps qu'indigènes de la République, comme citoyens à part entière, à égalité de droits et d'obligations. En particulier, et contrairement à la laïcité stigmatisante (déchéance nationalité approbation des arrêtés antiburkini, etc.) de Messieurs HOLLANDE et VALLS, notre candidat victorieux, M. HAMON a, courageusement, indiqué la voie que la laïcité n'est pas une bombe pas contre les Français issus de l'immigration pour les stigmatiser. La laïcité est un outil, dans le respect de la conscience de chacun, de croire ou de ne pas croire, pour le bien-vivre ensemble. La diversité, c'est le patrimoine génétique de la France.
 
C'est pour cela que je serai présent à la Semaine anticoloniale et antiraciste du 4 au 20 mars 2017, à la Bellevilloise, 21 rue Boyer Paris, 20ème. Comme Jean JAURES, le vrai insoumis, «Je ne plierai pas, je ne m’en irai pas en silence. Je ne me soumettrai pas. Je ne me retournerai pas. Je ne me conformerai pas. Je ne me coucherai pas. Je ne me tairai pas. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; ce n’est pas subir la loi du mensonge triomphant».
 
Le 6 février 1936, de Ligues factieuses avaient tenté de renverser la République. Soyons vigilants pour défendre la République à l’occasion de ces présidentielles de 2017. En effet, dans ces élections, tous les Français musulmans, au lieu de se comporter en spectateur passif, devraient s’engager, très activement, pour une défense énergique de de la citoyenneté et du bien-vivre ensemble ; il faut en finir avec le Code de l'indigénat dont ils sont l'objet. Personne ne pourra dire, comme lors de la 2ème guerre mondiale, «je ne savais pas». Certains même osent pousser le cynisme jusqu’à dire : «Pourquoi pas le FN ? les élites ayant échoué».
 
Loin de défendre la France des "Oubliés" et du "peuple français", le Front National qui cajole nos Ancêtres les Gaulois et les Juifs, avance masqué. Son projet ethniciste est fondamentalement dangereux pour la République. Rappelons-nous d'HITLER prétendant défendre le peuple allemand, qui a, finalement, plongé l'Humanité dans la plus grande catastrophe. Cette «entreprise familiale» qu’est le F.N., sous des aspects apparemment lénifiants et anesthésiants, représente le grave danger pour la République. Nous sommes aussi la France, les vrais Patriotes, au même titre que ceux aiment, vraiment ce pays.
 
A tous les jeunes dont la vie est brisée, fort injustement, comme Théo, Adama TRAORE, et bien d'autres, je dédie ce poème écrit en 1910 de Rudyard KIPLING,"If", (Si, tu seras un homme, mon fils) :

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

Rudyard KIPLING.

 

Paris, le 6 février 2017, par M. Amadou Bal BA, - http://baamadou.over-blog.fr/

 

 

"Elections présidentielles de 2017 : en finir avec le Code de l'indigénat, justice pour Théo", par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr
"Elections présidentielles de 2017 : en finir avec le Code de l'indigénat, justice pour Théo", par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr
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Published by Le blog de BA Amadou - dans Société
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commentaires

Le pédagogue 12/02/2017 18:06

Le pédagogue :

Le 2 novembre 2017, lors d’un contrôle d’identité à Aulnay-sous-Bois, Théodore dit Théo, un jeune Français originaire d’Afrique, issu du processus migratoire, a été victime, comme c’est souvent le cas dans ce genre d’opérations, d’un chapelet d’injures, où le mot « bamboula » est toujours servi lorsqu’il s’agit d’un noir.
Les crachats et les coups ont suivi, puis un policier lui a introduit la matraque dans l’anus, avant de l’embarquer au commissariat.
Son état a nécessité une hospitalisation d’urgence, et une intervention chirurgicale.
Le 9 février, durant l’émission télévisuelle « C à vous », un policier syndicaliste, invité à blablater sur ce qui est arrivé, a trouvé que « bamboula » est une insulte qui reste à peu près convenable.
Ce terme qui renvoie à une danse de noirs d’Afrique, au rythme du bamboula (tambour), est en bonne place dans le lexique des injures de la métropole contre des populations des colonies.
Il est utilisé pour humilier les noirs d’Afrique, les traiter d’inférieurs, d’incapables, de rebuts de l’humanité, d’ennemis de la civilisation.

pasdefasciste4421 09/02/2017 19:35

L'affaire est grave et sérieuse.Des policiers,de façon répétée,à l'évidence,outrepassent le cadre de leur mission et commettent des actes tombant,à plus d'un titre,sous le coup de la loi.Dans le cas présent,à l'évidence,la ligne rouge a été allègrement franchie.L'institution croit se protéger en niant le caractère intentionnel (ce serait un accident) alors que l'acte dénoncé relève a minima du viol,qu'il s'apparente même à un acte de barbarie.Les propos (insultes)tenus par les gardiens de la paix viennent éclairer leurs agissements et par là même leurs intentions.Nombre de témoignages concordants accréditent la thèse selon laquelle,tout particulièrement dans ces quartiers populaires,la police tend à cultiver une culture fascisante.Le problème ne peut pas être évacué au motif que ces quartiers ne sont pas les nôtres ou que le FN n'a aucune chance de parvenir au pouvoir.Cela serait irresponsable.Le scandale est d'autant plus réel que la police nationale ne peut pas se retrancher derrière l'argument selon lequel le jeune homme serait un dealer,un délinquant ou quelque chose comme ça.Rien de tout cela à l'évidence:l'homme en question est honnête,n'a rien à se reprocher et sait même faire preuve de civisme.La culture de l’impunité dans la police ça suffit.C’est vrai mais ce n’est pas suffisant.Comment se fait-il qu’un grand nombre de policiers,petits ou grands,se réclament plus ou moins ouvertement d’une idéologie politique qui n’est qu’un avatar de l’idéologie mise en oeuvre par le régime de Vichy (1940/1944 en France) ?Notre police est sans cesse affublée du qualificatif de « républicaine » comme si cela n’était pas évident.Car ce n’est pas évident et c’est bien le problème.Nous exigeons que tous les policiers se conforment aux lois de la République et que certains cessent de confondre leurs missions avec un quelconque soutien (actif ou occulte)à une idéologie fascisante et raciste.Si nous vivons bien dans un pays régi par un Etat de droit alors les gardiens de la paix qui ont commis les actes dénoncés doivent être sanctionnés comme le serait n’importe quel justiciable par la justice criminelle.Le fait que ces actes ont été commis dans le cadre d’une mission de service public n’est en rien une circonstance atténuante mais bien plutôt une circonstance aggravante :la peine devrait être plus lourde.Aux nostalgiques de régimes autoritaires,dictatoriaux et criminels il faut sans cesse rappeler que l’un des principes fondateurs de la République c’est l’égalité devant la loi.

Le blog de BA Amadou 11/02/2017 09:01

Merci pour votre belle contribution. Excellent week-end.

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